Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Sunday, February 28, 2010

La fracturation hydraulique et le principe de précaution

Photo: Wikipedia

Nos voisins du sud s'informent des activités des gazières dans le schiste de la formation Marcellus. Les gazières regardent aussi dans le schiste de la formation Utica, dans la vallée du Saint-Laurent, ce pourquoi je suis ce dossier de très près. Dans un quotidien de l'état de New-York, j'ai trouvé un compte rendu d'une soirée d'information et j'ai appris quelques faits additionnels.

Les gazières font de l'exploration et de l'exploitation en utilisant la méthode de fracturation hydraulique: ils injectent sous pression des quantités phénoménales d'eau et de sable dans le roc afin de forcer le gaz de sortir. Les gazières ajoutent souvent une recette secrète au mélange d'eau et de sable pour faciliter le processus, mais même si elles n'injectent que de l'eau et du sable, les eaux usées qui en ressortent sont souvent assez contaminées de métaux lourds et souvent radioactives, assez pour être classées comme déchêts dangereux.

Mais les gazières ajoutent aussi d'autres composés: les autorités des É.-U. comptent 257 produits chimiques distincts dont les données toxiques et les effets sur la santé humaine et l'environnement sont médiocres. Nous avons affaire à beaucoup d'inconnus, et le principe de précaution est absent.

Le liquide utilisé dans la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz naturel est 99,5% de l'eau et du sable, mais parce qu'un seul puit peut utiliser 3 à 5 millions de gallons d'eau, c'est 10 à 30 tonnes de chimiques. Le risque de l'utilisation des produits chimiques n'est pas tellement le procédé d'hydrofracturation lui-même, mais le transport et le traitement des eaux usées. Les chances sont plus élevées d'avoir des problèmes dans le transport des 10 à 30 tonnes de chimiques au site de forage. C'est arrivé en mars l'an passé quand un camion citerne s'est renversé en Pennsylvanie, obligeant la fermeture de la route et l'évacuation de 5,000 résidents.

Même une très petite quantité de ces chimiques agissent comme des imitateurs d'hormones endocriniens. Une étude qui s'est penché sur la composition de l'un de ces fluides ulitisés dans la fracturation hydraulique a trouvé que plus de 40% des produits chimiques sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent provoquer des malformations de foetus, des problèmes de reproduction et des cancers. Suivre la trace des perturbateurs endocriniens est très difficile, et peut avoir des effets dans la prochaine génération seulement.

Les compagnies de forage devraient non seulement expliquer pourquoi ils utilisent des fluides de fracturation, mais devraient dévoiler leur composition chimique, pour que les autorités puissent évaluer le risque et étudier les effets dans l'avenir. Une des raisons que les compagnies gardent leurs recettes secrètes sont brevetées, mais elles ne veulent pas que l'on pose trop de questions.

Dernièrement, Louis-Gilles Francoeur nous a appris qu'au Québec, les compagnies de forages nous assurent qu'elles utilisent que de l'eau pour leur fracturation hydraulique. Sauf que si j'ai bien compris l'article dans Le Devoir, la décision gouvernementale de superviser ces opérations n'a pas été fixée entre le MRNF et le MDDEP. Ce qui n'empêche pas les gazières de forer des dixaines de puits par année dans la vallée du Saint-Laurent! On peut aussi se demander quelles usines d'épuration municipales sont équipées pour traiter des métaux lourds et la radioactivité?
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"Marcellus Shale: Spills of drilling chemicals worry experts

Even with no additional chemicals added by gas companies, the water that flows back from hydro-fracked wells has enough heavy metals -- and often radioactivity -- to be classified as hazardous waste, said Ron Bishop, a biochemist at SUNY Oneonta who has also worked in construction with gas drillers.

The state Department of Environmental Conservation's draft regulations on gas drilling list 257 distinct chemicals that could be used in hydraulic fracturing; compound-specific toxicity data on many of those chemicals and their effects on human health and the environment are "very limited," he said."We're looking at a vast unknown," Shelley said. "Remember the precautionary principle? We don't see any of it here."

Of the fluid used to fracture a natural gas well to release the gas, 99.5 percent is water and sand, Shelley said. However, because one well can require 3 to 5 million gallons of water, that equates to 10 to 30 tons of chemicals, Bishop said.The risk with chemical use is not from the actual hydrofracking process but from transport and disposal, Bishop said. "Hydrofracturing is not the boogeyman under the bed; it is not going to hurt you," Bishop said. "You're more likely to have problems with transporting the 10 to 30 tons of chemicals to the drilling site." That kind of accident has occurred, Shelley said, citing an incident last March when a tanker truck filled with hydrofluoric acid overturned in Pennsylvania, requiring emergency crews to close the road and evacuate 5,000 residents.

Even tiny amounts of some chemicals can act as endocrine disruptors, said Adam Law, a physician at Cayuga Medical Center who specializes in endocrinology. One study on the chemical makeup of some fluids used in hydrofracking determined that more than 40 percent of the chemicals used are endocrine disruptors, which can cause things like birth defects, reproductive problems and cancer, he said. Tracing a cause of endocrine disruption is sometimes extremely difficult -- in the case of one medication frequently given to pregnant women a generation ago, the negative health effect appeared in their children, who developed extremely unusual tumors.

Companies should disclose not just what their fracking fluids are used for, but the actual chemical composition, so state regulators can assess risk and study future effects, Law said.

Part of the reason for non-disclosure is because the fracking formulas are proprietary, but the other part is that gas companies "don't want us to ask too many questions," Law said."

Excerpts of article written by Krisy Gashler in ithacajournal.com here: http://www.theithacajournal.com/article/20100223/NEWS01/2230375/1001/news/Spills-of-drilling-chemicals-worry-experts

Saturday, February 27, 2010

Grand nettoyage de printemps de la Saranac River


Les efforts pour enlever les sédiments contaminés dans une section de la rivière Saranac près de Plattsburgh va commencer ce printemps. On prévoit enlever 39,200 tonnes cubes de sédiments et de rive contaminée avec du goudron de houille venant de l'usine de gaz de houille qui occupait l'adresse de Saranac Street pendant des décennies. Pendant plus de 60 ans, un volume considérable de goudron de houille a pénétré le sol sablonneux et s'est fait un chemin vers la rivière Saranac.

Les ingénieurs ont passé les quelques dernières années à nettoyer le sol contaminé de la propriété à côté du site: les plaintes d'odeurs et des craintes pour la santé ont changé les habitudes de certains voisins, mais le travail terminé l'automne passé aura enlevé 151,970 tonnes de sols contaminés par le goudron qui se serait retrouvé éventuellement dans la rivière Saranac et le lac Champlain.

Le prochain projet de nettoyer la rivière devrait durer 3 ans, et se limitera entre les mois de mai et septembre pour réduire l'impact sur les populations de poissons durant le printemps et l'automne. Durant l'été, un passage à poissons sera construit. Le creusage de sédiments du fond de la rivière se fera à sec entre deux barrrages qui couperont la circulation de l'eau pour éviter le lessivage des sédiments en aval. Un canal temporaire continuera d'alimenter le lac en eau et l'aspect de la rivière devra être restaurer à la fin de la saison. Le canal temporaire sera navigable, mais un sentier de portage sera aménagé pour les amateurs de canot et de kayac.

Plusieurs stations de prélèvement de spécimens d'air seront installés pour connaître la qualité de l'air dans la région, où se trouvent une école et un terrain de soccer. Les sédiments contaminés enlevés du fond de la rivière seront asséchés sur place pour être ensuite envoyé à un site d'enfouissement approuvé pour les produits toxiques. Les travailleurs essayeront de redonner à la rivière nettoyée un aspect naturel en aménageant des fosses à poissons et des grosses roches où les poissons peuvent s'abriter. Des photos digitales seront archivées avant le début des travaux afin d'aider les travailleurs à remettre la rivière dans son aspect original à la fin des travaux.

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"Saranac River cleanup to begin this spring

PLATTSBURGH — Efforts to remove contaminated sediment along a section of the Saranac River near downtown Plattsburgh will begin this spring. The Department of Environmental Conservation is overseeing plans to remove an estimated 39,200 cubic tons of sediments and riverbank contaminated with coal tar from a manufactured-gas plant that operated for decades at the Saranac Street location.

“A considerable volume of coal tar leaked into the sandy soil and eventually found its way into the Saranac River over a 60-year period,” DEC Project Manager Lech Dolata said during a public hearing at Stafford Middle School. “We’ve looked at several plans and have come up with an option we feel benefits everyone — the fish, the residents, the school.”

Engineers have spent the past few years cleaning contaminated soil from the property adjacent to the work site and had to occasionally adjust activities when concerns of foul odors or other health issues arose from area residents or nearby Stafford Middle School. That project, which ended last fall, helped remove 151,970 tons of tar-contaminated soils, materials that would have eventually made their way into the Saranac and Lake Champlain.

The upcoming river phase of the project is expected to take three years, with activities in the river itself limited to May through September to reduce the project’s impact on the spring and fall spawning runs for the fish populations. “Our design provides for a fish passage (during those months of activity),” Dolata said. “The option we’ve selected requires excavation under dry conditions to prevent the re-distribution of contaminants down river.”That means workers will place dams above and below the work site to stop the river flow while contaminated sediment between the dams is removed.

A temporary canal will be built around the work site to provide a continued flow of river water to the lake, but the project requires that workers return the river to its original condition before work ends for the season. Warning signs will be placed above and below the temporary dams. A portage will be installed for canoeists and kayakers moving up and down the river, though Dolata said the temporary passage should be navigable as well.

Air quality will be monitored throughout the work seasons, with a minimum of six monitoring stations located around the site. Two monitors will also be in place at Stafford Middle School: one at the school’s main air intake and a second at the soccer field. Those stations will monitor both dust particles and vapor levels in the air. The school’s air system also has 54 carbon air filters capable of filtering out volatile substances. Excavated sediment will be treated on site to remove water, and the dry sediment will then be shipped off site to a licensed hazardous-waste landfill.

Workers will attempt to restore the river to its original state, including the replacement of large boulders and deep pools that give fish resting and hiding spots. Digital mapping of the river bottom before work will give workers a snapshot to help return the river to its natural setting, Dolata said. Also, surveys will continue on the Saranac River below the work site to determine how much coal tar has made its way downstream and what kind of remedies may be needed for those portions of the lake.

Gas was manufactured at the Saranac Street site from 1896 to 1944 by the Plattsburgh Light, Heat and Power Co. and from 1944 to 1960 by New York State Gas and Electric. Gas produced from the plant was used for lighting, cooking, heating and other purposes. NYSEG has been investigating and working on correcting the site since 1976 and signed an agreement with DEC in 1994 to remove the contamination. NYSEG is not required to release figures on the overall cost of the project, Dolata said, but he estimated the cost for Phase 2 at between $13 million and $20 million."

Excerpts from article written by Jeff Meyers for pressrepublican.com here: http://www.pressrepublican.com/evening/local_story_050160048.html?start:int=30

Friday, February 26, 2010

Une rivière sur l'Internet


Le Comité des rivières de l'Oklahoma commencera bientôt à afficher des données en temps réel sur les concentrations de bactéries et de phosphore de la rivière Illinois sur l'Internet. Certains s'inquiètent du message négatif que pourrait donner ces renseignements au grand public. D'autres, scientifique compris, affirment que l'information est nécessaire et la connaissance, une bonne chose. De l'information instantanée sur la qualité de l'eau aidera le public à comprendre l'état actuel de la rivière.

Un propriétaire d'un camp et une compagnie de location de bateaux sur la rivière s'objecte qu'il n'a jamais entendu parlé de quiconque tomber malade de la rivière Illinois durant les 20 ans de tenir son commerce. D'autres ont précisé que quand les gens tombent malades, ils ne peuvent pas toujours dire ce qui a causé la maladie.

Il semblerait que les 6 rivières touristiques de l'état de l'Oklahoma ont été déclarées contaminées par les bactéries et atteignent des niveaux impropres au contact de la peau. Tous seraient mieux servis en étant mieux renseignés sur l'état de santé des rivières. Les données instantanément disponibles au public ne peuvent que sensibiliser les gens à la précarité des rivières et aideront à la protection et à la préservation des cours d'eau.

Au Québec, le MDDEP a arrêté de publier les apparitions des algues bleues-vertes, se limitant à annoncer les fermetures de plages et d'alertes à l'eau potable. Seuls les plages désignées comme telles et sur une liste spéciale bénéficient de prélèvements et d'analyses de pathogènes et sont publiées sur l'Internet. À la plage du Parc Fortier, à Richelieu, la baignade est interdite par la municipalité, mais l'accès facile encourage plusieurs de s'y aventurer par temps doux.

J'ai déjà averti le MDDEP et Santé Publique quand mes résultats de ColiPlates décelaient des concentrations importantes de coliformes et même d'E.coli. au Parc Fortier à Richelieu: le MDDEP plaide le manque d'effectifs pour avertir le public, et la Santé Publique dit que la baignade dans des cours d'eau se fait au risque du baigneur.

Même un grand-père de Richelieu qui s'est objecté ouvertement à la porcherie industrielle en amont au nom de la santé de sa petite fille va se saucer avec elle dans la rivière Richelieu durant les chaleurs de l'été, ne pouvant pas me répondre quand je lui demande s'il en connaît la concentration en coliformes, s'il a suivi les quantités de pluies tombées depuis les derniers jours ou s'il sait s'il y a eu de l'épandage de purin sur les terres agricoles en amont depuis les dernières semaines! Combien de personnes parfaitement logiques et intelligentes ne font pas le lien entre l'épandage de purin sur les terres agricoles, la pluie tombée pendant les derniers jours et les pathogènes dans la rivière où ils vont se baigner ou pratiquer des sports nautiques?

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"OSRC mulls river conditions on Internet

TAHLEQUAH — The Oklahoma Scenic Rivers Commission may soon begin real-time Internet reporting of bacteria and phosphorus levels in the Illinois River. The proposal was made to commissioners by the U.S. Geological Survey during the OSRC’s regular meeting Tuesday night. The OSRC tabled the proposition to allow time to plan for funding.

Two members questioned the proposal, and voiced concern about the negative message that could be sent about the river should the public have unfettered access to raw water quality data. OSRC Chairman Gerald Hilsher, along with commissioners Dr. Riley Needham and Randy Corp, said the information is necessary. “Knowledge is good, and I’m not afraid of the information,” said Hilsher. Needham, a scientist, said instantaneous water quality information might help the public understand what river conditions actually are.

OSRC Commissioner David Spears, co-owner of Arrowhead Camp, said that in his 20-year experience running a float operation on the river, he’d never heard of anyone who had become ill from the Illinois River. Hilsher countered Spears’ remark, saying people often can’t pinpoint what makes them sick. “If I came to the river and got sick, I’d probably blame it on too much beer or a bad piece of fried chicken [before] I would on bacteria in the river,” said Hilsher.

The estimated cost of the project is $95,000, half of which must come from the OSRC. In the meantime, commissioners hope to get an update from the Oklahoma Water Resources Board stating whether the Illinois River is meeting state beneficial use standards.

According to Ed Brocksmith, former OSRC commissioner and member of Save the Illinois River Inc., every one of Oklahoma’s six scenic rivers is listed by the state as impaired by bacteria and failing to meet the criteria for body contact. Brocksmith thinks the USGS proposal would provide invaluable information on safety conditions for the public.

“From my more than 30 years’ experience in news reporting and public information, I know of no cases where the public has not been well-served by too much timely and accurate information,” said Brocksmith. “When I was at KRMG in Tulsa, the station once was criticized by the police chief for making live, continuous tornado reports. To our great satisfaction, hundreds of our listeners wrote letters to the station, saying that just knowing what was happening eased their fears.

“Instantaneous reporting of bacteria and pollution data and making the information available to the public on the Web can only help protect and preserve the Illinois River and Lake Tenkiller,” he said. “Objections by canoe outfitters who sell float trips even during flood conditions just don’t compute.”"

Excerpts from article written by Teddye Snell in the Tahlequah Daily Press here: http://tahlequahdailypress.com/local/x1004922914/OSRC-mulls-river-conditions-on-Internet

Thursday, February 25, 2010

C'est pas l'azote, stupide!


Le Dr David Schindler fait une autre sortie: les millions de dollars dépensés pour enlever l'azote du Lac Winnipeg sont une dépense inutile. Il devrait le savoir. Çà fait 40 ans que son travail de scientifique lui fait étudier ce lac qui est l'un des plus grands lacs d'eau douce de la planète.

Selon lui, le monde entier se concentre à réduire le phosphore, le vrai coupable qui nourrit les algues bleues-vertes. L'argent que la province oblige Winnipeg à dépenser devrait être utilisé pour s'attaquer au phosphore, parce que les gens boivent l'eau du lac Winnipeg qui a une concentration élevée de toxines à bien des endroits. Selon Schindler, on doit dépenser cet argent, mais pas sur l'azote.

Le Manitoba s'était engagé il y a 6 ans à ramener les niveaux de phosphore et d'azote dans le lac Winnipeg aux niveaux d'avant 1970. Pour y arriver, le gouvernement a mis en place des contrôles aux éleveurs de porcs en obligeant la réduction d'utilisation de pesticides près des cours d'eau et en limitant l'épandage de purin, mesures critiquées par certains.

Les municipalités s'objectent aussi à leur obligation de modifier leurs usines de traitement d'eaux usées pour en retirer l'azote, les forçant à augmenter les taxes des contribuables. Schindler compare les proposants à la réduction de l'azote à ceux qui nient l'existence des changements climatiques: "Il y en a 1,000 d'un côté et 2 ou 3 personnes très arrogantes et vocales qui parlent bien de l'autre côté."dit Schindler, "On a eu 50 ans pour saloper le lac et çà va prendre au moins quelques décennies d'efforts concertés pour réparer les dommages".
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"Removing nitrogen from Lake Winnipeg a waste of millions: water expert

WINNIPEG - One of Canada's leading scientists says Manitoba is squandering millions on a plan to reduce nitrogen to clean up Lake Winnipeg, one of the world's largest bodies of fresh water. David Schindler, who started studying the lake 40 years ago, says other lakes around the world are being rehabilitated by targeting phosphorus, the real culprit in feeding damaging blue-green algae blooms.

The province is forcing Winnipeg to spend $350 million to reduce nitrogen, but Schindler says that's not the right substance to focus on. "Removing the nitrogen is wrong," says Schindler, a University of Alberta professor who has won international awards for his fresh water research. "We need that money. I would be the last person to say let's cut corners on pollution or let's cut corners and have poor water quality. People drink the water from that lake and, in the summer, it's high in toxins in a lot of places. "That money is needed, but not to remove nitrogen."

Satellite images have shown massive blooms of algae taking over large swaths of Lake Winnipeg's north end. The algae can suck oxygen from the water and produce a number of toxins that are harmful to fish, humans and other living things.
Manitoba committed six years ago to bring nitrogen and phosphorus amounts in Lake Winnipeg back down to pre-1970 levels. To that end, the NDP government has placed controversial restrictions on hog farmers, seriously curbing the use of pesticides near waterways and limited the spreading of manure.

A ban is expected to come into effect this year on dishwasher detergents that contain phosphorus. But the province has raised the ire of Winnipeg municipal officials by forcing taxpayers to spend $350 million to upgrade the city's wastewater treatment facilities in the name of nitrogen reduction.

Schindler likened those advocating nitrogen removal to climate change deniers. "There are 1,000 people on one side and two or three obnoxious, vociferous people on the other who are very smooth," says Schindler, adding the province has been misled. "No matter how good you are, you blow one once and a while and I think they've blown this one." Manitoba Conservation Minister Bill Blaikie was not available for comment.

Schindler says any rehabilitation of the 10th largest body of freshwater in the world, covering 24,000 square kilometres, is going to take time. He says it took 50 years to "screw it up" and will likely take at least a few decades of concerted effort to undo that damage.

But Terry Sargeant, chairman of Manitoba's Clean Environment Commission, says Schindler's arguments haven't changed his mind. High levels of nitrogen are harmful to the lake and reducing them isn't a waste of money, he says. "Nitrogen is a serious nutrient that has a lot of negative effects," Sargeant says. "It does affect other plants and animals in the environment. It can potentially affect amphibians, other plankton in the water column. It can affect the growth of plants in the water column which is all part of the food chain in the lake." The commission took arguments like Schindler's into account before it made recommendations to the government, advocating the reduction of nitrogen, he says. "There was nothing new presented here today," Sargeant says.

Winnipeg Mayor Sam Katz is still hoping Schindler's science will sway those at the commission and the Manitoba legislature. They are ignoring "hard science," he says. "I think most citizens would agree that $350 million, plus another $9 million annually in operating costs, is a huge expenditure that should be receiving far more scrutiny," Katz says. "

Excerpts from article written by Chinta Puxley of the Canadian Press here: http://www.cftktv.com/news/14/1081277

Wednesday, February 24, 2010

Dénonciateur de l'industrie nucléaire


Vermont Yankee veut rallonger la vie utile de sa centrale nucléaire de 20 ans. Son permis de fonctionner était pour 40 ans, et demande des réfections pour fonctionner encore un autre 20 ans. Mais il y a des fuites souterraines de tritium qui s'infiltrent jusqu'à la rivière Connecticut. La Législature de l'état du Vermont doit décider si elle accorde une rallonge au permis et recevait des commentaires du public jusqu'à la semaine dernière. Paul Blanch, un ingénieur nucléaire à la retraite après 40 ans à travailler dans le nucléaire, a décidé de faire le voyage de 200 milles en auto pour prévenir: Vermont Yankee ne fait pas de l'électricité d'une façon sécuritaire.

Paul Blanch n'est pas anti-nucléaire, mais fait la promotion de la sécurité. En 1988, il a dénoncé son employeur, Millstone Nuclear Power Plant au Connecticut, à cause d'une pièce de sécurité qui malfonctionnait. Ce n'était pas seulement à son usine: le problème est à la grandeur de l'industrie nucléaire.

Il affirme que la Nuclear Regulatory Commission, la commission qui surveille l'industrie nucléaire, est déficiente. Elle a une politique de "fonctionner jusqu'à la panne" et selon lui est un exemple des régulateurs trop familiers avec l'industrie. Ils n'ont pas de ligne de conduite quand il s'agit de fuites de tritium et sont maintenant en mode panique. Selon Paul Blanch, le même problème se vit à la centrale nucléaire Indian Point: il y a eu une fuite majeure de tritium en février 2009 et le NRC ne s'est pas préoccupé de la fuite de plusieurs milliers de gallons, ne souciant même pas d'émettre un communiqué de presse. Paul Blanch dit que çà fuit à cet endroit depuis 30 ans.

Paul Blanch dit que le problème n'est pas tellement les fuites de tritium, mais que les centrales sont vieillissantes et souffrent d'un manque d'entretien et de rénovations retardées ad nauseam.

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"Ex-industry insider goes extra mile to fight Vt. Yankee

MONTPELIER — When Paul Blanch heard that the Vermont Legislature would take one more day of testimony before voting on the future of its nuclear power plant, the West Hartford, Conn., resident jumped into his car and drove to the Green Mountain State. Blanch, a retired nuclear engineer with more than 40 years of experience in the field, made the 200 mile drive on his own dime.

"I'm not here representing anyone," Blanch said. "I'm also not anti-nuclear. I consider myself a proponent of safe nuclear power." Vermont Yankee, Blanch contends, is not safe nuclear power. "The place was designed for 40 years," he told the Senate Natural Resources Committee on Thursday morning. Hours later, he was called over to the Senate Finance Committee, which was finalizing testimony on this week's Vermont Yankee bill. "It's unacceptable to me to imagine that plant running for another 20 years," he told that committee.

In 1988, Blanch became a nuclear power whistleblower when he told the Nuclear Regulatory Commission that his employer, Millstone Nuclear Power Plant in Connecticut, was experiencing major malfunctions with a piece of safety equipment. It wasn't just that plant; the problem was industry-wide.

"The NRC has a run-to-failure policy," said Blanch, who says this is a classic case of the regulators being too close to the industry. "They don't have a plan for dealing with things like tritium. Right now, they are in panic mode over what's happening."

New York state's Indian Point 2 reactor had what Blanch calls a major tritium leak in February 2009 when a pipe ruptured and sent an estimated millions of gallons of radioactive water into the environment. Blanch said the NRC shrugged off the accident, not even issuing a news release about the problem. Entergy, which owns Indian Point 2, determined that the cause of the leak was corrosion of its underground pipes.

"I believe that plant leaked millions of gallons of water," he said. "I contend that it had been leaking for 30 years."

But Blanch contends that tritium leaks from underground pipes are not the main problem facing nuclear power plants such as Vermont Yankee and Indian Point. These leaks are symptoms of a larger issue: the advanced age of the facilities and the continued delay in upkeep of the infrastructure. These power plants are simply too old, he said."

Excerpts from article written by Daniel Barlow published in timesargus.com here: http://www.timesargus.com/article/20100221/NEWS01/2210346

Tuesday, February 23, 2010

Les plantes génétiquement modifiées et les cours d'eau


J'apprends que des plantations d'eucalyptus génétiquement améliorés en Tasmanie seraient la source de toxiques trouvés dans la rivière George. Une rivière de ce pays qui sert de source d'eau potable, comme le Richelieu, est pleine d'une toxine qui vient des feuilles d'une espèce d'eucalyptus dont la génétique a été améliorée par les foresteries. Après s'être rendu comte que des insectes et des espèces aquatiques en souffraient, on a fait analyser l'eau selon des normes humaines. Résultat: l'eau est 100% toxique pour des cellules de peau, de foie et de poumons humains.

Je ne peux pas m'empêcher de penser aux "forêts" de maïs-grain GM qui peuplent les champs du bassin versant de la rivière Richelieu. Il y a 50 ans, des pâturages, vergers et récoltes de toutes sortes poussaient dans la vallée. Maintenant, regardez autour de vous: du maïs-grain GM, probablement Bt, c'est-à-dire insecticide, et du soya GM, juste pour dire qu'on fait la rotation des cultures, quelques fois! Plusieurs études ont soulignées les dangers des mono-cultures: on s'expose aux infestations, aux caprices de la météo. On détruit la biodiversité, privant la faune de sources de nourriture quand la récolte GM n'est pas en floraison, la saturant d'une seule source de nourriture quand elle l'est. De plus, les récoltes GM insecticides contaminent les cours d'eau avoisinant, comme certaines études scientifiques ont découvert dans le Richelieu: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16499967

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"Toxic water linked to forestry trees

RESEARCH has linked toxicity in a Tasmanian river used for drinking water to the leaves of genetically improved plantation eucalypt trees, prompting calls for a wider inquiry. A long investigation by Dr Bleaney and Sydney scientist Marcus Scammell -- involving the testing of water at independent laboratories interstate -- concluded a toxin found in the George River on Tasmania's east coast was from the leaves of the eucalyptus nitens.The species is widely used by forestry companies for plantation forests, which cover an estimated 300,000ha of Tasmania.

Having found that water samples from the George River were toxic to water fleas, oyster larvae and sea urchins, the two doctors sent water samples to the University of NSW for testing on human cell lines.

University environmental toxicologist Christian Khalil said whatever agent was in the water was 100 per cent toxic to human skin, liver and lung cells."

Excerpts from article written by Matthew Denholm published in The Australian here:
http://www.theaustralian.com.au/news/nation/toxic-water-linked-to-forestry-trees/story-e6frg6nf-1225832747793

Monday, February 22, 2010

Le castor à l'oeuvre


Le castor de la rivière Richelieu devant chez moi est toujours à l'oeuvre. Il y a eu une débâcle avec le redoux, et le niveau de l'eau a baissé. Ce qui fait que son habitat a bien changé depuis l'automne. Mais un gros arbre qui n'était que grugé il y a 3 semaines est maintenant bel et bien abattu!

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The beaver that adopted the section of the river in front of our home is still at work. Things have changed a lot in the past few weeks: temperatures are milder, the water level went down, and the tree that the beaver ringed 3 weeks ago is now down.

Sunday, February 21, 2010

Le prix de la destruction environnementale n'existe pas


Voici une traduction libre d'une lettre d'opinion imprimée dans un quotidien britannique signée Andrew Simms, auteur du livre "Ecological Debt" : http://www.neweconomics.org/publications/ecological-debt

Mettre un prix à la nature est un non-sens si nous percevons les écosystèmes sur lesquels nous dépendons pour survivre comme des marchandises avec un prix pour le négoce. On a déjà vu l'économie se crééer son propre monde virtuel avec peu ou pas de lien avec le vrai. Nous avons tous été témoins des dommages causés quand les banques pensaient avoir trouvé la recette secrète pour transformer des mauvais investissements en bons.

Il semblerait qu'une erreur encore plus grave est en train de se produire. La richesse sans cesse croissante des corporations globales est restée aveugle à la liquidation du capital naturel. C'est comme si nous étions si distraits par notre vitesse vertigineuse de notre voyage économique que nous avons oublié de jeter un coup d'oeil au jauge de carburant ou le nuage de smog derrière nous.

Un nouveau rapport des Nations Unies estime qu'un constat des dommages environnementaux des 3,000 plus grosses compagnies consumerait un tier de leurs profits. Andrew Simms du New Economics Foundation (NEF) a calculé que la facture totale pour BP et Shell dépasserait amplement les profits et mettrait ces 2 corporations dans le rouge.

Mettre un prix à la nature nous porte à espérer que nous serons moins portés à traiter la planète et ses ressources naturelles comme si c'étaient un commerce en liquidations. Mais à un moment donné, çà devient insensé de négocier les écosystèmes sur lesquels nous dépendons pour survivre comme s'ils étaient des biens avec un prix à négocier. Par exemple, quel sera le prix de la tonne de carbone de plus qui rendra les changements climatiques irréversibles? Qui peut se donner le droit de négocier le climat qui permet la civilisation humaine de survivre sur la planète? Éviter ce désastre n'a tout simplement pas de prix!

Ce qui est louable du travail de l'ONU est qu'il tente d'améliorer le système d'information entre l'économie et son ultime maison-mère: la biosphère. Une meilleure évaluation des risques et des mesures de valeur sont essentielles pour éviter que la planète souffre de la même crise que les banques.

L'idée d'équilibre budgétaire, si chérie par les conservateurs quand il s'agit du monde de la finance et des dépenses, semble être un concept de martiens quand il s'agit de consommation de ressources naturelles et de production de déchêts. Pourtant, c'est bien plus important d'atteindre un équilibre budgétaire environnemental qu'économique! Les pays peuvent toujours imprimer plus de billets, mais on ne peut pas imprimer plus de planète! Seule la vie a de la richesse!

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"The price of environmental destruction? There is none

Putting a price on nature becomes meaningless if we treat the ecosystems upon which we depend as mere commodities with a price for trading. The economy is no stranger to creating its own fantasy world with little or no relation to the real one. We witnessed the damage that can cause when the banks thought they had stumbled on financial alchemy and could transform bad debt into good – economic base metal into gold.

Now it's possible that a much bigger error is coming to light. The rise and rise of global corporations lifted on a wave of apparent productivity gains may have been little more than a mask for the reckless liquidation of natural capital. It's as if we've been so distracted by our impressive speed of economic travel that we forgot to look at the fuel gauge or the cloud of smog left in our wake.

A new UN report estimates that accounting for the environmental damage of the world's 3,000 biggest companies would wipe out one-third of their profits. Any precise figure, however, is a matter of how risk is quantified and of where you draw the line. In 2006, for example, the New Economics Foundation (NEF), of which I am the policy director, looked at the oil companies BP and Shell, who together had recently reported profits of £25bn. By applying the Treasury's own estimates of the social and environmental cost of carbon emissions, we calculated that the total bill for those costs would reach £46.5bn, massively outweighing profits and plunging the companies into the red.

Yet in exercises like this, we quickly hit the paradox of environmental economics. By putting a price on nature, hopefully it makes it less likely that we will treat the world, and its natural resources, as if it were a business in liquidation. Yet there is a point when it becomes meaningless to treat the ecosystems upon which we depend as mere commodities with a price for trading. For example, what price would you put on the additional tonne of carbon which, when burned, triggers irreversible, catastrophic climate change? Who would have the right to even consider selling off the climate upon which civilisation depends? The avoidance of such damage is literally priceless.

If that sounds dramatic, consider that last September a large, international group of scientists published a paper in the journal Nature which identified nine key planetary boundaries for key biological systems upon which we depend. They found that we had already transgressed three of those, and were on the cusp of several others. All are potential points of no return as such complex systems begin interacting.

The huge advantage of the UN work is that it attempts to improve the feedback system between the economy and its ultimate parent company, the biosphere. Better risk assessment and value measurement is essential to help prevent what happened to banks happening to the planet.

The concept of a balanced budget, so loved by conservatives in relation to finance and spending, seems to be an alien concept when the consumption of natural resources and the production of waste is concerned. Yet it is far more important to achieve a balanced environmental budget than an economic one. You can always print more money, but you can't print more planet. As John Ruskin put it, "There is no wealth but life.""

• Andrew Simms is policy director of the New Economics Foundation (NEF) and author of Ecological Debt
Excerpts from article written by Andrew Simms published in guardian.co.uk here:
http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/18/price-of-environmental-destruction

Saturday, February 20, 2010

Manger des monstres au lieu d'arrêter de polluer: créer un problème pour en régler un autre


Canwest apprend qu'Environnement Canada annoncera le 20 février 2010 que les porcs génétiquement modifiés de l'Université de Quelph ne sont pas toxiques. Bravo. On a pris des gènes de souris et en les mêlants aux gènes de porcs, et bingo: les EnviroPigs qui chient avec moins de phosphore dans leur merde! Tout cela pour supposément mieux contrôler la pollution!

Plutôt que d'élever des porcs sur de la litière, au lieu de les élever sur du grillage et laver leurs excréments avec des gallons d'eau! Plutôt qu'élargir les bandes riveraines autour des champs, on les a rendus plus étroites, impropres à la croissance de végétation filtrantes. Plutôt que d'installer des étangs de sédimentation ou de filtration, on continue de redresser les ruisseaux, de les "nettoyer" parce que les rives s'effondrent, parce que les fossés se remplissent de "sédiments" (comprendre terre agricole délavée à chaque pluie). Plutôt que de cesser l'épandage de purin après la saison de croissance, on continue d'épandre le purin en octobre, en novembre, si possible avant une pluie annoncée le lendemain.

Comme si ce n'était pas assez insultant, une prochaine étape est l'appobation de Santé Canada déclarant l'EnviroPig propre à la consommation humaine. Et puisque les aliments génétiquement modifiés ne sont pas étiquetés au Canada, on mangera bientôt du cochon qui contient des gènes de rongeur, qui aura vécu toute sa vie sans voir le soleil, sans fouiner dans le sol, engraissé à la moulée faite avec du maïs-grain GM et de la soya GM sous-dosée aux anti-biotiques et "fertilisés" avec le purin de ses confrères! Amen.

"Genetically modified pork one step closer to dinner table

OTTAWA — Genetically engineered pigs are one step closer to becoming meat on Canadian kitchen tables with the federal government poised to declare that they do not harm the environment. Canwest News Service has learned Environment Canada has determined that Yorkshire pigs developed at the University of Guelph are not toxic to the environment under the Canadian Environmental Protection Act. The official declaration will be made on Saturday.

This is the first regulatory hurdle to get the pigs to market, which will be a first in the country if Health Canada approves Guelph's pending application, submitted last year, seeking a government declaration that its transgenic pig is fit for human consumption. The so-called "Enviropigs," the world's first transgenic animal created to solve an environmental problem, were created in 1999 with a snippet of mouse DNA introduced into their chromosomes. The pigs produce low-phosphorus feces.

(...)

Guelph's Enviropig research project has received funding from both industry and government, including Ontario Pork, the Ontario Ministry of Agriculture and Agriculture Canada.

In the United States, the Food and Drug Administration last year paved the way for Americans to eat genetically engineered meat and fish when the regulator ruled that transgenic animals will be considered as an "animal drug" — and held to the same requirements already existing for conventionally bred animals treated with hormones or antibiotics."

Excerpts from article written by Sarah Schmidt publishhed in The Vancouver Sun here:
http://www.vancouversun.com/technology/Genetically+modified+pork+step+closer+dinner+table/2583723/story.html

Friday, February 19, 2010

Trop d'asphalte, pas assez de surveillance: l'EPA va resserrer les règles


Au travers le pays, le ruissellement d'eaux pluviales est une source importante de pollution. Environ 13% des rivières des États-Unis, 18% des lacs et 32% des estuaires sont reconnus comme étant détériorés par les eaux pluviales, ce qui veut dire qu'ils deviennent impropres à la baignade et à la pêche. Le ruissellement des eaux pluviales contribue aussi à la dégradation de beaucoup de cours d'eau.

Il y a des impacts marins, sur les écosystèmes et sur la santé publique. Les polluants de sources urbaines sont nombreux et d'une grande variété, et aboutissent tous dans le cour d'eau ultime du bassin versant, une rivière, un lac ou l'océan, si la pollution n'est pas réduite ou traitée.

Dans un système naturel, l'eau de pluie ne va pas très loin. Elle pénètre dans le sol et est absorbée par les plantes. L'infiltration rapide empêche l'eau de transporter les contaminants et ralentissent l'érosion des cours d'eau.

Mais le béton et l'asphalte de la jungle urbaine n'ont rien de naturel. Au lieu de s'infiltrer dans le sol, la pluie ruisselle sur des surfaces imperméables tout en ceuillant les contaminants sur son passage. Quand elle rejoint un ruisseau ou un lac, l'eau de ruissellement peut être chargée de métaux, d'huile, de graisses, de bactéries et d'autres contaminants.

En cours de route, les eaux pluviales prennent de la vitesse. Arrivées à un cours d'eau, elles brassent les sédiments, arrachent les invertébrés benthiques sont arrachés de leur milieu et les rives sont érodées: l'habitat naturel est effectivement démoli.

En réponse aux nombreuses critiques, l'EPA rédige des nouveaux règlements qui devraient faire loi en 2012, décrivant ce que l'on attend des contracteurs et planificateurs urbains: possiblement en fixant des limites de volumes d'eaux de ruissellement ou de concentrations de contaminants.

Les nouvelles lois pourraient inclure des normes de méthodes comme des jardins pluviaux, des barils d'eau de pluie, des toits verts, des rues vertes et des pavages poreux.
"Too much pavement, too little oversight: EPA to tackle stormwater runoff

Nationwide, stormwater is a leading source of water pollution. About 13 percent of U.S. rivers, 18 percent of lakes and 32 percent of estuaries are classified as impaired by stormwater, which means they are rendered unsafe for swimming or fishing. It also contributes to the degradation of many more waterways.

“You have marine impacts, ecosystem impacts, and public health impacts,” said David Beckman, co-director of the National Resource Defense Council’s national water program. “It’s really a multiplicity of problems. Pollutants in urban settings are many and of a wide variety, and all of them - if you don’t treat and successfully reduce the pollution - are getting into the receiving water, be it a river or lake or the ocean.”

In a natural system, rainwater doesn’t travel very far. It soaks into the soil and is taken up by plants. The quick infiltration prevents the water from transporting contaminants and keeps waterways from eroding.

But the concrete and asphalt of the urban jungle is anything but natural. Instead of soaking into the ground, rain runs across impervious surfaces, picking up contaminants along the way. By the time it reaches a stream or lake, the runoff can be full of metals, oil, grease, bacteria and other contaminants.

Stormwater also picks up speed. When it hits a stream it scours sediment, dislodges benthic invertebrates and erodes banks, effectively demolishing the natural habitat.

Responding to the criticism, the EPA is now writing new regulations - expected to be enacted in 2012 - that will define what is expected of developers, possibly by setting limits for stormwater volume or concentrations of contaminants.

The rules may include guidelines for techniques such as rain gardens, rain barrels, green roofs, green streets and porous pavements, said Connie Bosma, the municipal branch chief in the EPA’s water permits division."

Excerpts from article written by Sarah Coefield for Environmental Health News here: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/news/epa-to-tackle-runoff

Thursday, February 18, 2010

Des boues municipales sur les terres agricoles

Photo: fermecarignan.blogspot.com

Un fermier de la 8e génération de la Nouvelle-Écosse donne son opinion sur l'épandage des boues municipales sur les terres agricoles. Je vous traduis l'essentiel de sa pensée ici.

Monsier Greg Webster est la 8e génération qui fait de l'agriculture dans sa province. Il cultive des fruits, des petits fruits et des fèves. Et il n'a pas la langue dans sa poche: il ne se gène pas pour dire sa pensée sur l'épandage des boues municipales sur les terres agricoles. Il croit que d'utiliser les boues comme engrais met en péril les sols agricoles et suscite des inquiétudes sanitaires de la nourriture dans l'esprit du consommateur, ce qui fera du tort aux agriculteurs en bout de ligne.

Il pense que l'agriculture, en tant qu'industrie, doit viser l'excellence, et non pas niveller par le bas. Il siège sur plusieurs comités agricoles et a travaillé avec le Conseil canadien de l’horticulture pour établir un programme de sécurité alimentaire pour les producteurs de fruits. La sécurité alimentaire et la préservation des terres agricoles devraient empêcher les fermiers d'épandre des boues municipales traitées sur leurs terres: selon lui, ce qui respecte la loi n'est pas nécessairement éthique.

La ferme Webster vend à Loblaw et Sobeys qui ont des protocoles de sécurité alimentaire. L'industrie de vente au détail a donné les instructions aux fournisseurs qu'ils doivent garantir la qualité de leur nourriture. Le Conseil canadien de l'horticulture avec l'appui de l'Agence canadienne d'inspection des aliments a pris ces 8 dernières années à établir des programmes de sécurité alimentaire, et l'un des problèmes discutés sont les biosolides. Dans le programme de sécurité alimentaire, les égouts municipaux ne peuvent pas être utilisés, point à la ligne.

Loblaw demande à tous ses fournisseurs de suivre les programmes du conseil de sécurité alimentaire et de subir une vérification annuelle. L'utilisation des biosolides sur les terres agricoles fait échouer automatiquement la vérification. Selon les programmes de sécurité alimentaire, les fermiers sont responsables et doivent savoir ce qui c'est passé sur leur terre pendant les 5 dernières années. Avec la rotation des terres, si l'épandage des boues restreignent le nombre de terres disponibles pour les rotations, cela va à l'encontre de la protection des terres agricoles.

Nous savons que les municipalités ont un problème de disposition de leurs boues municipales, mais est-ce prudent de pelleter le problème dans la cour de l'agriculture, notre source de nourriture? Il dit que les consommateurs vont éviter d'acheter la nourriture qui vient de terres engraissées aux biosolides. Si on permet l'épandage de boues municipales sur les terres agricoles, les agriculteurs vont se couper du marché. Pourtant, la province de la Nouvelle-Écosse laisse encore l'agriculteur choisir s'il veut épandre des boues ou pas sur ses terres.Photo: fermecarignan.blogspot.com

"No biosolids on his back 40
Sewage sludge has no place in agriculture, farmer says. Greg Webster is an eighth-generation farmer in Nova Scotia.
And apart from the fruit, berries and beans that he grows on his farm in Cambridge, Kings County, Webster is known for speaking his mind. So it shouldn’t come as a surprise that he’s weighing in on the controversial issue of spreading treated sewage sludge on farmland.

The use of biosolids as fertilizer will compromise the land and raise food safety issues in the minds of consumers, hurting farmers in the long run, he said in an interview at his large farm that abuts both sides of Highway 1 just east of Berwick. "I think, as an industry, we need to take the high road, not the low road," said Webster, who sits on several agricultural committees and worked with the Canadian Horticultural Council in developing a food safety program for fruit growers. Food safety and land preservation issues should prevent farmers from spreading treated sewage sludge on their land, he said. "And it may be legal, but there is legal and there is right, and this just isn’t right."

Webster Farms, also owned and operated by brothers Chris and Brian, sells product to Loblaw Companies Ltd. and Sobeys, which have food safety protocols. "The retail industry has basically told suppliers they must guarantee the quality of their food," Webster said. The Canadian Horticultural Council, with support from the Canadian Food Inspection Agency, spent the last eight years putting together food safety programs. "And one of the issues is biosolids," said Webster, who sat on the berry crops safety committee. "In the food safety program, it says that municipal waste cannot be used, period."

Loblaw is requiring all of its suppliers to use the council’s food safety programs and to pass an annual food safety audit.
Using biosolids on farmland results in an automatic failing grade, "and when they score you with a fail in any audit, the auditor walks out the door and you’re done," said Webster. As part of the food safety programs, farmers are responsible for knowing what took place on that land over the previous five years.

"There is a lot of land trading and crop rotation in the Valley," Webster said. "If we get enough land covered with municipal waste that we can’t rotate fruit and vegetable crops through it, we’ve diminished our viable land base." And that flies in the face of recent efforts to protect prime agricultural land, he said."I know Halifax Regional Municipality has a sewage problem, but is it prudent to shove the problem onto your own food supply?"

He said consumers will shun products grown in biosolids. "If we keep this up, we won’t need to protect farmland, because we’re going to have denied ourselves the market." The province says it is up to individual farmers if they want to use the material on their land."

Excerpts from article published in The Chronicle Herald here: http://thechronicleherald.ca/NovaScotia/1167757.html

Wednesday, February 17, 2010

"La rivière ne conte pas de mensonges, mais sur la rive l'homme malhonnête les entends quand même." Oma Desala


Cette phrase prononcée par un être d'un grand âge, d'un autre univers, peut être interprêtée de bien des façons. Pour moi, vivant toute ma vie sur les rives d'une grande rivière qui peine à survivre, cette phrase a plusieurs visages.

La rivière de conte pas des mensonges: en effet, tout ce qu'il faut savoir est là devant nos yeux. La couleur de son eau, l'état de son fond, les bêtes qui y vivent, les plantes qui y poussent: il suffit d'accepter ce que l'on voit pour s'outrer de la détérioration de la santé de nos cours d'eau.

Les études scientifiques, les rapports des commissions, les recommendations des fonctionnaires: les faits sont connus depuis longtemps. Ils font la une des journeaux pendant une journée ou deux, puis sont remisés aux oubliettes par ceux qui ne veulent pas ou ne se sentent pas capables de réagir.

J'ai entendu un éminent fonctionnaire du MDDEP prononcer devant un groupe d'élus et de citoyens dire qu'on en prenait soin, de l'eau, au Québec, l'air très sérieux. Ceux à qui çà fait leur affaire le croient.
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"The river tells no lies, yet standing at its shores the dishonest man still hears them" Oma Desala

That saying from a being that lived many years in another universe can be understood in many ways. I lived all my life on the shores of a great river and seen its deterioration through the years, and I feel for these words.

The river tells no lies, indeed, for those who are willing to see what is there in plain sight: the color of the water, the river bottom, the living beings and the plants all say the same thing. It is getting dirtier, no doubt about that. The scientific research, the reports, the recommendations: the facts have been known for a while now, but brushed aside by those that or can't act on them or don't want to.

Tuesday, February 16, 2010

La rencontre porcine à McMasterville le 12 septembre 2006


Le 25 août 2006, les députés de Verchères et de Borduas lancent une invitation pour une rencontre d'échanges et d'information concernant la production porcine dans le bassin versant de la rivière Richelieu qui s'est tenue le 12 septembre 2006 à McMasterville. Des représentants des Ministères de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, de l'Environnement, de la Santé et des Services sociaux et des Affaires Municipales sont là et qui prendront la parole. L'intention est d'avoir ensuite une période d'échanges entre les personnes ressources et les participants.

Comme la lettre d'invitation l'indique, et je cite: "Cette invitation fait suite à une démarche initiée...par des citoyens...". La rencontre commence à 9 heures et devrait se terminer à 11:30 heures. Mais le représentant du MDDEP, monsieur Jacques Roy, arrive en retard. On s'empresse de lui donner la parole à 11:11 heures. Il termine à 11:29 heures. Il a parlé pendant 18 minutes et la salle n'a pas eu la chance "d'échanger" encore!

Pas besoin de vous dire que ceux qui osaient encore parler sentait la pression de le faire le plus rapidement que possible. Tout le monde avait faim. Ce devait être l'occasion pour les citoyens d'en savoir un peu plus long. Commode, n'est-ce pas, de ne pas leur laisser le temps de poser des questions? Le plus insultant dans tout cela, c'est l'intervention de Marcel Comiré, là pour représenter la "table de concertation" COVABAR, qui doute que "...les gens sont renseignés comme il faut...".

J'ai fait un enregistrement de la rencontre, bien sûr, et j'ai pris des notes. Sur l'enregistrement, c'est ma voix que l'on entend le mieux, puisque je porte l'appareil. Je fait des gros efforts pour ne pas me fâcher. Je me force de parler calmement d'un sujet qui m'enrage, et j'insiste pour qu'on m'entende jusqu'au bout. Voici un résumé de ce que j'ai dit:

Je me présente comme représentante du CRMQV, le comité de citoyens de 600 membres payés qui regroupe des gens de Richelieu et des villes avoisinantes, même de Montréal. Je commence à éclaircir de ce dont quoi on s'objecte: l'industrie porcine, parce que j'avais entendu dire qu'on était contre les agriculteurs, et on affirmait que l'on faisait de l'exagération quand on appelait çà des méga-porcheries, plaidant notre petitesse comparé aux porcheries des USA. Je dit que l'ultime insulte était de ne pas avoir eu un mot à dire, le CA était déjà donné, on nous informe du projet. J'insiste sur ce point car dans le manuel d'instruction de la FPPQ, le premier conseil donné au producteur de porc est d'aller en parler à ses voisins.

Je dis que j'ai beaucoup de commentaires à faire sur ce qui c'est dit à cette rencontre à McMasterville. Je commence à expliquer qu'une des différences à Richelieu (on s'étonnait encore que la révolte à Richelieu était beaucoup plus grande qu'ailleur au Québec, ce qui n'est pas vrai. Nous avons peut-être eu plus de couverture médiatique, mais çà brassé ailleurs aussi, bien avant nous!) c'est l'assiette fiscale: les revenus de la ville sont 73% de sources résidentielles. Il y a peut-être 5 fermes à Richelieu, et 2 promoteurs ont décidé d'avoir une industrie porcine sans que personne n'ait eu un mot à dire. Pire, nous venions d'avoir une augmentation de taxes de 20%! (sachant que les agriculteurs se font rembourser une partie de leurs taxes municipales, c'est insultant). On était au courant, on s'est informé. "C'est pas parce qu'on était pas au courant qu'on était émotifs": entre le 6 septembre, la date qu'on a appris qu'on aurait une porcherie, et le 18 octobre, la date de la consultation publique-bidon, on a lu le rapport 179 du BAPE sur la production porcine sorti en septembre 2003, et je recommande à tous ceux présents de le lire (car je sais que plusieurs y étaient en personne, mais se gardent bien de l'avouer). Le rapport a des recommandations qui ne sont pas mis en application; on en a gardé les beaux mots, comme consultation publique, mais en pratique, c'est une soirée d'information. "On s'est fait passé un sapin à Richelieu, un pas drôle, en plus." Je mentionne que les liens de confiance entre les gens de Richelieu et les élus de tous les niveaux et certains fonctionnaires se sont brisés. "On s'est rendu compte qu'on parle dans le vide! C'est la langue de bois partout!"

Je dénonce que l'on parle seulement de pollution par le phosphore: que si il n'y avait pas d'érosion des sols, il n'y aurait pas de pollution par le phosphore. On ne mentionne pas qu'on a trop de purin, qu'il faut s'en débarasser, qu'il contient aussi des antibiotiques, des pesticides, des produits qui agissent comme imitateurs d'hormones endocriniens. On en parle pas de l'utilisation de sous-dosages d'antibiotiques dans la moulée de l'industrie porcine qui génère des pathogènes résistants aux antibiotiques qui marchent plus dans nos hôpitaux. Je pose la question: pourquoi est-ce que les antibiotiques ne fonctionnent plus dans les hôpitaux?

Dans la réunion, on mentionne que c'est notre MRC qui décide où vont les porcheries. Je dis qu'on devrait fonctionner par bassin versant. J'explique que la rivière Richelieu reçoit son eau du Lac Champlain, relativement propre, et que ce sont ses effluents qui draînent les terres agricoles qui la pollue. Avant d'ajouter des porcheries, il faut regarder où cela va aboutir dans le bassin versant et c'est à ce niveau que les décisions devraient se prendre.

Un représentant du MDDEP avait dit qu'on regarde les impacts sur l'eau et le sol avant d'accorder un permis pour une porcherie. Je dis carrément que je ne suis pas d'accord: la firme d'ingénieurs Dessau-Soprin a confirmé à la S.E.C.T.'eau (qui fournit l'eau potable à 3 villes) qu'ils devraient demander une étude en impact de la porcherie à Richelieu. Cela n'a pas été fait. Depuis qu'il se fait de l'épandage de purin importé à Richelieu, des puits privés potables il y a 3 ans sont maintenant contaminés. Tout ce que la Santé Publique trouve à dire sur le sujet est: c'est la responsibilité du propriétaire du puits de tester son eau, aux frais du propriétaire.

La présence du Refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin qui veut protéger une espèce menacée n'a pas été prise en considération. Mon commentaire écrit soumis à la Consultation Publique en parlait: pourtant le rapport de la consultation publique ne mentionne même pas le Chevalier cuivré.

En parlant de senteurs, on mentionne ici l'épandage. Mais on oublie que les bâtisses et les fosses sont sources d'odeur: notre comité a mandaté la firme NOVE Environnement pour regarder la dispersion des odeurs: c'est pas des mètres comme notre gouvernement exige en distances séparatrices, ce sont des kilomètres qu'on a besoin. Le MDDEP a dit que c'est une étude valable: nous demandons que le MDDEP et Ministre fassent quelque chose avec, parce que ce sont les gens de Saint-Jean-sur-Richelieu et Chambly qui seront incommodés, et cela à des kilomètres à la ronde. Et on parle ici des bâtisses et des fosses, même pas d'épandage!

Ici, on me demande de terminer. "Je regrette! Monsieur Roy a eu 18 minutes! Il me semble je j'ai le droit de prendre mon temps pour dire ce qui doit être dit ici. Je vais faire çà le plus vite que je possible, okay?" Dans l'enregistrement, on entend ici une femme étouffer un rire.

En parlant des grosses pluies: on a constaté qu'à Richelieu on fait l'épandage avant les grosse pluies. Avant l'hiver, on se dépêche d'épandre le purin avant les pluies pour qu'il soit délavé dans les ruisseaux pour être capable d'en épandre encore. Je mentionne que l'année précédente, en octobre ou novembre, à la veille d'une veille météo de pluie abondante annoncée par Environnement Canada, il y a eu de l'épandage à Richelieu.

On a parlé (encore) des suicides et du stress chez les producteurs de porcs et je pose la question: est-ce que ce ne serait pas l'endoctrinement de l'UPA et les pressions pour s'endetter venant des intégrateurs qui rendent les agriculteurs si mal à l'aise.

En parlant des menaces: UPA mentionne qu'elle reçoit des menaces. Mais c'est l'UPA qui est venu à l'hôtel de ville pour dire: "On est capable de fermer des rues: on l'a déjà fait"! C'est l'UPA qui a été voir des agriculteurs à Richelieu pour leur dire d'arrêter de s'associer avec le CRMQV. Un agriculteur a même payé une annonce dans le Journal de Chambly pour dire que ce n'est pas l'UPA qui l'oblige à annoncer qu'il cesse de s'associer avec le CRMQV. J'ajoute que je connais d'autres personnes qui ont reçues des lettres d'intimidation de l'UPA et de la FPPQ. "C'est qui qui fait de l'intimidation. Ce n'est pas le monde de Richelieu: on essaie de se défendre!"

On ne cesse pas de dire qu'avoir une porcherie n'affectera pas la valeur des maisons: pourtant la plupart des agents d'immeubles vont vous dire que c'est plus difficile ou plus long à vendre une maison qui est ou qui sera voisine d'une porcherie.

Je conclue: "Si je prends mon temps et je parle de même, c'est parce qu'on est en beau tabarnouche à Richelieu, okay!?"
After the scandal of the pig farm in Richelieu in the fall of 2005, the people downriver decided they needed a meeting with elected officials, representatives of the different ministries involved and have some information made available. It is meant to be the ultimate meeting where citizens could have their concerns addressed regarding the pork industry within our mists. The meeting is to start at 9AM and end at 11:30. My favorite civil servant shows up VERY late and is given the mike at 11:11. He stops talking at 11:29. If he thought that meant us "regular folks" would go home in peace, he was WRONG!

With a strained voice, I tried to go point by point the things that had been said that I did not agree with. Richelieu is famous for its noisy public consultation on the pig farm. I've heard many say its the most objection they ever saw to a pig farm. It is not true. Maybe we had the most media coverage, but for years now people have been in revolt against the ever increasing pig production in the province. The farmer's union and the pig production federation like to split hairs, saying we have small pig farms compared to the US and we should not call them mega-porcheries. I then clarify the subject by saying we call it the pork industry, not farming. Another key phrase that keeps creeping up is that we had an emotional reaction to the pig farm, and that if we were more informed of the facts, we would accept the pig production within our mists. I object to that by saying we had plenty of time to read the BAPE report on the pig production that traveled all through the province, and citizens are revolted to observe that most recommendations of the BAPE have not been put in application. THAT is why we are so emotional about the subject, not because we don't know anything about it.

The first recommendation from the pork federation to farmers who want to build a piggery is to go talk to the neighbors. Nobody in Richelieu knew about the pig farm till much after the permit was given out by the government to go ahead and produce (except the booted-out mayor). The so called "public consultation" meeting is nothing but an information session: the permit is already given and the paying taxpayers have nothing to say about it. In Richelieu, 73% of taxpayers' money come from residential sources, and we had just been subjected to a 20% increase: how many know that farmers get refunded part of their municipal taxes?

Public confidence in our elected officials of all levels is broken: all our objections to the pig farm were answered by empty political gibberish. A lot of our public servants have also given us empty answers that just monopolize public meetings. When they talk about pollution, only phosphorus is mentioned, while everybody knows pig slurry also spreads pesticides, hormones, antibiotics and superbugs. Great emphasis is given to the fact that MRCs decide where pig production and spreading can be done: I mention the fact that nobody looks downriver, and pollution within a given watershed should be taken into account before any permits are given. A public servant says soil and water conditions are taken into account before a permit for a pig farm is given: I say it is a lie. Our public water system was told that an environmental impact study should be done before the pig farm be built, otherwise it is very possible that upgrades will have to be done to our water filtering plant to insure drinking water quality. I add that a lot of private wells were fine till imported liquid manure spreading started in Richelieu and all Public Health has to say about this is that private water wells should be tested twice a year by the owner, at his own expense.

I add that the provincial fauna refuge was never taken into account before the piggery was approved: I had submitted a written commentary at the public consultation, but the consultation's report does not even mention the Copper redhorse. I add that our citizens' group paid a firm to do a scientific evaluation of odor dispersion coming from the barns and manure pits and that the meters recommended by our government for distances between piggeries and people should be in kilometers, not meters. I added that it is good that our government recognized the validity of our study, but it should also be incorporated into the laws.

At this point, the moderator wants me to hurry up and conclude. I point out that the late Jacques Roy had 18 minutes to talk, and that I also had the right to take the time to say the things I had to say and agreed to do so as quickly as possible.(Here, we can hear a woman giggle in the background).

Someone during the meeting noted that a lot of unusually heavy rainfall was observed recently. I added here that indeed, people in Richelieu could see that before fore-casted rain, it was usual procedure to spread the slurry. I recalled that in October or November last year, just before a heavy rainfall warning from Environment Canada, slurry spreading was done in Richelieu. And as usual, when the agriculture sector is present, emphasis is given to the suicide rate and depression in the farming community. I observed that perhaps it was the farmers' union indoctrination that was the cause, or the pressure from integrators to get deeper in dept that was the cause. The farmer's union UPA even complained of intimidation and threats. Well I mentioned that our City Hall received their visit and the UPA made a point in saying that they can block roads and have already done so in the past. I asked why a farmer had to pay an ad in the local newspaper to specify that he would no longer work with the CRMQV and that he is saying so not because he received instructions from the UPA to do it! "Who is doing the intimidation here?, I asked. We are just trying to defend ourselves!" I added.

Another argument from the pro-pork side is that the value of houses is not affected. I said that any real estate agent would agree that a house near a pig farm or that will be near a pig farm takes longer to sell, and it would be foolish not to agree with that.

I finish by saying that my tight voice and slow enunciation is due to the fact that we are very mad in Richelieu.

Monday, February 15, 2010

Même le Fleuve Mackenzie n'échappe pas à la pollution


Des scientifiques ont analysés la chair de poissons pêchés dans une des rivières les plus sauvages du Canada, et ont été surpris de se rendre compte que même dans des régions aussi éloignées, la pollution de la civilisation humaine contamine la faune aquatique.

De plus, on suspecte que les changements climatiques sont la raison pour laquelle la concentration de mercure, des BPC et du DDT va en augmentant. Depuis une vingtaine d'années, les BPC ont augmenté par 6 fois, le DDT 3 fois, et le mercure 1,6 fois dans la chair de la lote.

La hausse de température dans les régions nordiques augmentent les activités biologiques, ce qui expliquerait que ces substances pourtant moins présentes dans les régions plus tempérées se retrouvent davantage incorporées dans la chaîne alimentaire dans les régions les plus froides.

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"Mackenzie River's fish contaminated with dangerous toxins: scientists

Scientists studying burbot in the Mackenzie River, one of the country's most pristine rivers, have been surprised to discover that mercury, PCBs and DDT in the fish are rising rapidly, a finding they say is linked to climate change.

The increase in the amount of harmful chemicals has been huge. In the period from the mid-1990s to 2008, PCBs have risen up to six times, DDT by three times, and mercury by 1.6 times in the burbot, a delicacy in the north described as tasting like a freshwater lobster.

The discovery of the rising tally of harmful pollutants in fish in such a remote area of the Northwest Territories was doubly unusual for researchers because contaminant levels should have been going down, based on the declining amount of the chemicals in the general environment. Both PCBs and DDT have been banned for at least the past quarter-century, while mercury concentrations have generally been stable or falling slightly.

Dr. Stern said researchers do not know whether contaminants are increasing in fish elsewhere. The burbot were caught near Fort Good Hope, where temperatures have risen an average of 1.9 degrees since the early 1970s. But he has been part of a wider research effort that has found strong hints that warming is driving a rapid increase in biological activity in the north, with the potential to increase harmful chemical residues in animals."

Excerpts from article written by Martin Mittelstaedt published in The Globe and Mail here: http://www.theglobeandmail.com/news/national/mackenzie-rivers-fish-contaminated-with-dangerous-toxins-scientists/article1462248/

Saturday, February 13, 2010

La Saint-Valentin et les oiseaux


Bonne Saint-Valentin!

Bonne chance avec votre Grand Dénombrement des oiseaux de février!



Happy Saint-Valentine's Day!

Good luck with your Great Backyard Birdcount!

Des pierres pour "réparer" les rives d'une rivière



Rivière Nicolet: 40 000 tonnes de pierre nécessaires

"(...)Lorsque les travaux ont commencé, le 18 janvier, l'entrepreneur a d'abord procédé au déboisement des deux chemins d'accès qui ont par la suite été aménagés à partir du rang du Petit Saint-Esprit dans le but de permettre aux camions de transporter la pierre jusque sur le bord de la rivière Nicolet, de chaque côté du pont du rang de l'Île.

Les ministères de la Sécurité publique et des Transports avaient avisé les autorités municipales en août dernier que «de nouveaux travaux de stabilisation étaient souhaitables en raison de divers risques de glissements de terrains» dans ce secteur.(...)"

Extraits de l'article de Marcel Aubry paru dans Le Nouvelliste ici:
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/vie-regionale/rive-sud/201002/11/01-948513-riviere-nicolet-40-000-tonnes-de-pierre-necessaires.php

La rivière Richelieu a aussi subit des "réparations" avec des pierres pour les mêmes raisons. Difficile à croire que ces empierrements sont une solution respectueuse de l'environnement. En tout cas, visuellement, çà fait dur!

In Quebec, when roads and property are in danger of crumbling down into nearby rivers because of erosion, the official way to make repairs is to use a lot of rock to replace eroded banks. On the street where I live, because of continuous encroachment and tree and brush cutting, the road and infrastructures also where in danger of tumbling into the river. Major work had to be done. It's not a pretty sight!

Friday, February 12, 2010

Les prions dans les boues municipales

Photo: fermecarignan.blogspot.com

Un article signé Helane Shields, qui fait des recherches sur les boues depuis 1996, m'a fait découvrir d'autres risques auxquels on s'expose en épandant des boues municipales sur des terres agricoles: la dispersion de prions, des cellules de protéines qui sont fatales aux humains et aux animaux.

Pour vous donner une idée de la dangerosité des prions, pensez maladie d'Alzheimer, pensez vache folle, pensez la maladie de Creutzfeldt Jakob(CJD). Les prions infectueux sont dans les muscles comme le coeur, la sallive, l'urine, les excréments et d'autres organes.

Les prions peuvent aboutir dans les égouts puis les usines de traitement des eaux usées municipales via les effluents d'abattoirs, de gibier nettoyé à la maison, ou par les excréments d'humains qui souffrent de CJD. Il y a 5,3 millions de personnes souffrant d'Alzheimer aux États-Unis qui sécrètent des prions dans les égouts.

Les usines de traitement des eaux usées (égouts) ne font que concentrer la teneur de prions dans les boues municipales. L'EPA des USA affirme que les usines de traitement des eaux usées n'inactivent pas les prions. Et il semblerait que composter ou traiter les boues municipales n'inactivent pas les prions non plus. Les prions de la vache folle survivent à la digestion anaérobique. L'Université de Guelph, en Ontario, affirme que des températures au-dessus de 760C degrés sont nécessaires pour inactiver les prions. Et des prions humains sont 100,000 fois plus difficiles à inactiver que les prions d'animaux.

De plus, une fois les boues épandues sur des terres agricoles, certains prions deviennent 680 fois plus infectueux dans certains types de sols. Des prions peuvent survivre plus de 3 ans dans le sol.
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"Prions In Sewage Sludge

Recently, researchers at UC Santa Cruz, and elsewhere, announced that Alzheimer's Disease (AD) is a prion disease. “Prion” = proteinaceous infectious particle which causes always fatal TSEs (Transmissible spongiform encephalopathies) in humans and animals including BSE (Mad Cow Disease), scrapie in sheep and goats, and Chronic Wasting Disease in deer, elk and moose. Human prion diseases are AD and CJD (Creutzfeldt Jakob Disease,) and other rarer maladies. Infectious prions have been found in human and animal muscle tissue including heart, saliva, blood, urine, feces and many other organs.

“Prions could end up in wastewater treatment plants via slaughterhouse drains, hunted game cleaned in a sink, or humans with vCJD shedding prions in their urine or faeces. Alzheimer's rates are soaring as Babyboomers age - there are now over 5.3 million AD victims in US shedding infectious prions in their blood, urine and feces, into public sewers. This Alzheimer's epidemic has almost 500,000 new victims each year. No sewage treatment process inactivates prions - they are practically indestructible. The wastewater treatment process reconcentrates the infectious prions in the sewage sludge.

The US Environmental Protection Agency, says wastewater/sewage treatment does not inactivate prions. U. S. Dept. of Agriculture: “Bovine spongiform encephalopathy (BSE), or “mad cow disease” can survive anaerobic digestion.”
University of Guelph, Toronto, Canada, says temperatures in excess of 1400 F (760C) are needed to inactivate prions. Prions become 680 times more infectious in certain types of soil. Prions can survive for over 3 years in soils. And human prions are 100,000 times more difficult to inactivate than animal prions."

Excerpts of article written by Helane Shields published in vernonslludge.blogspot.com here: http://vernonsludge.blogspot.com/2010/02/prions-in-sewage-sludge.html

Thursday, February 11, 2010

Restauration des milieux humides au Vermont


En 2009, le Vermont avait $6 millions à investir pour restaurer les milieux humides, mais n'a pu dépenser que $1,5 millions. La date limite pour soumettre les travaux ou perdre les fonds est le premier mars. On essaye de convaincre les agriculteurs dans le bassin versant de la Baie Missisquoi d'embarquer, mais les programmes gouvernementaux ne sont pas très populaires dans cette tranche de la population.

C'est décevant, puisque les milieux humides servent d'éponges et de reins, pour filtrer les sédiments et les nutriments qui se déposent pour que les plantes des zones humides peuvent s'en nourrir. Ces zones servent aussi de tampons pour ralentir le ruissellement lors des pluies abondantes, encaissant la majorité des dégâts d'une innondation.

Les milieux humides avaient été originalement asséchés pour servir de pâturage ou de terres à foin lorsque la demande était très forte, mais depuis les quelques dernières années humides et pluvieuses, la plupart de ces terres qui sont retournées à leur mission originale servent de points de ravitaillement à la sauvagine et d'endroits de fraie pour plusieurs poissons.

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"Government, nonprofits move to restore wetlands

An unusual public-private coalition is on a search for landowners willing to turn their marginal, boggy farm fields back into wetlands. Time is running out, at least for this year. By March 1, the Vermont office of the federal Natural Resources Conservation Service must commit up to $2.5 million to wetlands restoration, or lose access to the money. In 2009, the local office was able to use only $1.5 million of the $6 million available to it.

Ducks Unlimited, the hunting and conservation group, is helping with outreach to farmers. Wetlands near Lake Champlain provide important stopping places for migrating geese and ducks. Friends of Northern Lake Champlain, a Franklin County group, is talking to farmers in the Missisquoi Bay watershed. Wetlands play an important role in protecting and improving water quality. Both private groups have funding from Clean and Clear, the state government program dedicated to reducing fertilizer pollution that drives algae blooms and weed growth in Lake Champlain.

"Wetlands are a giant environmental sponge," Clean and Clear Director Julie Moore said Monday. "They are a sink, where sediment and nutrients can be deposited and taken up by wetland plants." Wetlands also trap water after storms, slowing down the floods that erode streambanks and further contribute to nutrient pollution.

The U.S. Fish and Wildlife Service announced last week it is adding a technical specialist whose job will be to design the changes needed on a piece of land to allow it to revert to wetlands. Wetlands along some rivers provide spawning grounds for northern pike and other fish. The federal Wetlands Reserve Program pays landowners an average of just under $1,200 an acre for a permanent easement to turn fields back into wetlands. The program also pays the cost of restoration.

Land in the program tends to be low-lying, along the edge of rivers like Otter Creek and its tributaries. Once, the land was floodplain forest or swamp. In the heyday of agriculture, farmers ditched and drained the swamps to create land for corn and hay.Trouble is, a lot of that land wants to be wet, still frequently floods and is marginal for crop production.

The Wetlands Reserve Program has been around in Vermont since 1998, but until last year it was a tiny program, spending about $200,000 on a couple of projects a year. In 10 years, the program restored 1,700 acres of wetlands."

Excerpts of article written by Candace Page published in burlingtonfreepress.com here: http://www.burlingtonfreepress.com/article/20100207/NEWS03/2070305

Wednesday, February 10, 2010

Fini, le droit de polluer!


Voici une traduction d'une lettre d'opinion d'un lecteur de l'Iowa publiée dans un quotidien en ligne. Pas besoin de vous dire que je suis pleinement d'accord avec cette personne! (mes commentaires sont entre parenthèses)

Protégez les cours d'eau avec les mêmes règlements pour tous les pollueurs!

L'Iowa (et le Québec!) fait deux poids deux mesures quand il s'agit d'eaux usées. Les règlements incohérents de l'état qui s'appliquent aux eaux usées des municipalités et des industries, comparés avec es règlements qui s'appliquent à l'agriculture intensive, mettent en danger la qualité de notre eau et punissent les citoyens de nos communautés.

Les lois de l'état (et de la province de Québec) et les règlements exigent que les usines de traitements des eaux usées des municipalités et des industries receuillent leurs égouts et leurs eaux usées et doivent obtenir des permis pour rejeter leurs effluents provenant de leurs usines de traitement. Nous connaissons qui sont ces pollueurs de sources ponctuelles, et nous nous efforçons de les surveiller.

Les élevages d'engraissement intensifs produisent aussi des eaux usées, mais ces productions ont échappé aux restrictions des sources ponctuelles parce qu'elles sont définies comme étant "agricoles". Mais à l'échelle industrielle actuelle, ces installations ne sont pas différentes des villes et des industries en termes du volume d'eaux usées produites. Bien que ces eaux usées sont produitent par des animaux de ferme, elles ne sont pas ce que les gens concoivent être du "fumier". Le purin repose dans une fosse et marine pendant quelques mois, virant en une soupe toxique. Ce purin génère de l'hydrogène sulfuré et de l'ammoniaque: des gaz d'égoûts toxiques qui s'échappent dans l'air que les voisins doivent respirer. Les élevages intensifs produisent aussi du méthane, un gas à effet de serre toxique qui contribue aux changements climatiques.

Les villes et les industries doivent récupérer et traiter leurs égouts avant de les déverser. Au contraire, les élevages intensifs se bornent à accumuler leur purin pour ensuite s'en débarasser sur les champs agricoles sans le traiter. Ces excréments non-traités aboutissent souvent dans nos rivières, nos cours d'eau et l'eau souterraine.

Il est temps d'exiger que la communauté agricole paye sa part du nettoyage. Nous devrions appliquer les mêmes normes aux élevages intensifs qu'aux municipalités et industries. Comme elles, nous devrions exiger que les élevages intensifs traitent leurs eaux usées, et si ces producteurs ne veulent pas se plier aux normes qu'on exige de la part des villes et des industries, les éleveurs industriels devraient adopter des méthodes soutenables d'agriculture qui retournent le fumier à la terre comme engrais plutôt que d'en faire un déchêt toxique.

Peu importe la source, les excréments nont traités polluent nos eaux, tuent nos organismes aquatiques, ont un effet sur la santé de nos citoyens et impactent la qualité de vie. Ceux qui produisent des excréments, que ce soient les villes, les industries ou les élevages intensifs, devraient obéir aux mêmes règlements environnementaux sévères. Jusqu'à ce que cela se réalise, c'est inutile d'imposer des nouveaux règlements.

Fini le droit de polluer!Eau de rivière après une pluie~River water after rain

"Protect waterways with same rules for all polluters

Iowa has a double standard about sewage. The state's inconsistent rules for waste from cities and industries, compared with the regulations that apply to industrial agriculture, are jeopardizing our water quality and punishing the citizens of our communities.

State laws and agency regulations require municipal and industrial wastewater treatment plants to collect and treat their sewage, and to obtain permits to discharge effluent from their treatment facilities. We know who these "point-source" polluters are, and we strive to keep them in check.

Industrial livestock confinements also produce sewage, but these operations have escaped the point-source restrictions because they have been defined as "agriculture." With today's industrial scale, however, these confinements are no different than cities or industries in terms of the amount of waste produced. Although confinement waste is produced by agricultural animals, it is not what most people would describe as "manure." Confinement animal waste sits in a pit, tank or lagoon and cooks for several months, turning into a toxic sewage. That confinement waste generates hydrogen-sulfide and ammonia - poison sewer gases that are constantly vented into the air that neighbors must breathe. Confinements also produce and discharge methane, a toxic greenhouse gas that contributes to global warming.

Cities and industries must collect and treat their waste before discharging it. In contrast, industrial confinements only collect and store their waste, but then are allowed to dispose of it on farm fields without treating it. That untreated sewage often enters our rivers, streams and groundwater.

It's time to require the agricultural community to pay its share of the cleanup. We should apply the same standards to the wastewater from confinement operations as we do to municipal and industrial wastewater treatment facilities. We should require them to build a treatment facility, just as we impose that requirement on Iowa communities. If producers of livestock sewage don't want this regulation, they should adopt sustainable models of agriculture that return manure to the land as fertilizer, rather than convert it to a toxic waste.

Whatever the source, untreated sewage pollutes our waters, kills aquatic organisms, affects the health of our citizens, and impacts the quality of life. Those who produce sewage - whether cities, industries, or industrial confinements - should follow the same strict environmental rules. Until this happens, it is pointless to impose any further regulations, including these anti-degradation regulations, on point-source dischargers."

Excerpts from an Opinion paper published in the desmoinesregister.com here:
http://www.desmoinesregister.com/article/20100203/OPINION01/2030342/-1/SPORTS12/Guest-column-Protect-waterways-with-same-rules-for-all-polluters