Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, September 30, 2010

Gaz de schiste: un lexique du jargon de l'industrie

Photo: petroworth.com

Ce lexique est originalement anglophone, et vise surtout la Pennsylvanie, mais c'est une occasion épatante pour se familiariser avec le jargon de l'industrie et apprendre quelques détails techniques employés par celle-ci.

2005 Energy Policy: la règlementation mise en place par l'administration G.W. Bush souvent critiquée pour avoir édenté le "Clean Water Act" et le "Safe Drinking Water Act" en exemptant le forage par fracturation hydraulique de ces lois. Un rapport venant du Congress a expliqué ces exceptions. Le "Frack Act" est toujours devant le Congress et tente de renverser ces exceptions.

Acid mine drainage (AMD): l'écoulement venant de l'eau qui traverse des régions dont les sols sont riches en souffre, comme les mines de charbon et de métaux. C'est l'une des principales sources de polluants de l'eau de surface de la région, suscitant des inquiétudes écologiques et économiques à long terme. Cela a un très grand impact environnemental en Pennsylvanie, surtout dans la partie occidentale. On propose d'utiliser ces écoulements miniers comme source de fluides hydrauliques une fois qu'ils seront traités par des centres de recyclage pour réduire les impacts sur les cours d'eau.

Appalachian basin: les formations souterraines géologiques qui suivent grosso modo la chaîne des Appalaches. Les foreurs ont commencé à utiliser ce terme quand ils parlent de toute formation exploitable dans cette région, que ce soit le gaz de schiste, le pétrole ou le charbon, peut importe si ces ressources se trouvent dans les montagnes ou pas. Les foreurs ont "claimé" le bassin des Appalaches de New York jusqu'au Tennessee. Certains disent que cette formation s'étend loin jusqu'au Canada, ou même toute la côte est de l'Amérique du Nord. Le United States Department of Energy associe le Appalachian basin avec le Marcellus Shale, le Devonian Shale (surtout en Ohio) et le Utica Shale en Virginie. (Note: nous, on sait que l'Utica se rend jusqu'au Québec).

Brine: ou saumure, un mélange d'eau salée et de produits chimiques résultat de la fracturation hydraulique d'un puits. Ce liquide remonte à la surface avec un taux de solides tissous (Total Dissolved Solids (TDS) très élevé et contient souvent des substances toxiques comme le barium et le strontium. Après avoir servi au fracking, la saumure doit être traitée puisque elle est par définition des eaux usées contaminées.

Clean Water Act: la loi fédérale aux États-Unis qui règlemente les décharges dans les cours d'eau.

Containment ponds (aussi appelés reserve pits): bassins de décantation (aussi appelés fosses de réserve). Ce sont des bassins artificiels conçus pour emagasiner les rejêts des centrales électriques, des complexes industriels et des sites de forage. Les défis d'utiliser cette méthode conventionnelle sont de gérer le volume du déchêts, les coûts d'installation et d'entretien, la contamination des sols et/ou de l'eau à cause des fuites et les coûts liés à la décontamination des lieux, le potentiel de pollution dû aux infiltrations.

Closed loop system: ou système à boucle fermée fait habituellement référence aux opérations de forage dont le cycle de l'eau n'est jamais exposé à l'air libre, contrairement aux bassins de décantation. Les foreurs du système à boucle fermée travaillent à un puits qui est trop isolé ou trop petit pour permettre la construction d'un étang ou d'une fosse.

Cryogenic plant: usine cryogénique, une installation de transformation de gaz naturel par basse température pour condenser le gaz naturel extrait pour le transformer en liquide, facilitant la séparation des composés d'hydrocarbures et le transport du gaz.

Department of Environmental Protection (DEP), ou département de la protection environnementale, l'agence de l'état qui règlemente les permis et est l'autorité en première ligne sur l'industrie du gaz naturel à l'intérieur de l'état.

Directional drilling: forage directionnel qui permet les foreurs de percer un puits à une certaine profondeur pour ensuite diriger le forage vers une direction latérale vers un endroit visé. Le forage directionnel permet un meilleur accès aux endroits qui contiennent du gaz ou du pétrole mais difficiles à atteindre, ce qui veut dire que les foreurs peuvent couvrir plus de territoire avec un site de forage (puits).

Department of Conservation and Natural Resouces (DCNR): l'agence de l'état qui émet les permis et gère les politiques de location pour les forages sur les terres appartenant à l'état. Le DCNR ne règlemente pas les puits. En ce moment, environ la moitié de toutes les terres qui appartiennent à l'état (de Pennsylvanie) sont louées aux foreurs, ce qui inclut les régions désignées comme réserves naturelles.

Delaware River Basin Commission (DRBC): commission du bassin versant de la rivière Delaware est une agence qui couvre plusieurs états et inclus les gouverneurs de la Pennsylvanie, le New Jersey, le Delaware et New York sur son conseil. Elle règlemente les prélèvements d'eau de la Delaware River ainsi que ses effluents. Cette agence est au centre du débat à savoir si du forage devrait être permis dans la partie nord-est de la Pennsylvanie. Dernièrement, cette agence a ordonné d'arrêter la plupart des forages dans son bassin versant et a promis d'étudier les impacts de la fracturation hydraulique pour ensuite émettre de nouvelles règlementations promises tentativement pour l'automne de cette année.

Dry gas: gaz sec, l'un des 2 types de gaz naturel à l'état brut. Le gaz sec contient de petites quantités de composés condensables, aussi appelés liquides de gaz naturels - natural gas liquids (NGLs) comme le butane et le propane, le rendant plus propice aux gazoducs. Le gaz est considéré comme étant sec quand il est composé presqu'entièrement de méthane.

Environmental Protection Agency (EPA): agence fédérale de protection de l'environnement aux États-Unis qui règlemente les impacts industriels sur l'environnement. Malgré son mandat environnemental, l'EPA s'est très peu impliqué en Pennsylvanie depuis que le forage dans la formation Marcellus (schiste ou shale) a débuté en 2005. L'agence fédérale a commencé une étude cet été qui durera 2 ans pour examiner les nouvelles lois qui pourraient règlementer l'industrie après 2012.

Exploration and Production companies (E & P): compagnies d'exploration et de production sont la première étape dans le procédé pour extraire le gaz naturel. Elles trouvent le gaz naturel, forent et extraient le gaz du sol. Les compagnies intermédiaires (midstream) collectent et traitent le gaz naturel (grâce à des installations cryogéniques ou pas). Les compagnies de pipelines (gazoducs) transportent ensuite le gaz.

Evaporation pits: les bassins d'évaporation sont une technique de traitement dont le but est de récupérer le produit de saumure (l'eau s'évapore en laissant derrière une solution salée concentrée). Une méthode utilisée surtout dans les régions chaudes et arides parce que la pluie nuit à ce procédé. Comme pour les fosses d'entreposage, il y a des risques d'infiltration et de débordement, ainsi que de la pollution de l'air.

Fish and Boat Commission: commission des pêches et des embarcations nautiques. À cause des impacts du forage dans la formation Marcellus sur les cours d'eau, ce département de l'état s'est aussi impliqué dans le dossier du forage dans le shale du Marcellus en Pennsylvanie.

Hydraulic fracturing (fracking, hydrofracking): la fracturation hydraulique est le procédé qui permet de forcer des fractures dans le roc non poreux comme le shale du Marcellus, en utilisant des solutions liquides à base d'eau injectées dans les puits à très haute pression. Les fissures dans le roc permet de faire relâcher le gaz naturel pour l'extraire.

The Frack Act: La loi sur la fracturation hydraulique, ou son nom au complet, The Fracturing Responsibility and Awareness of Chemicals Act, cherche à renverser certaines politiques mises en vigueur dans la politique énergétique de 2005 et veut obliger la divulgation complète des produits chimiques, et surtout les concentrations des chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique. En ce moment, la quantité de chaque produit chimique est considérée comme de l'information commerciale privilégiée de l'industrie. Le sénateur démocrate Bob Casey de la Pennsylvanie et la représentante au Congrès Diana DeGette du Colorado sont les promoteures principaux de ce "bill".

Frack fluid: le fluide hydraulique est le produit à base d'eau que les foreurs utilisent pour fracturer le roc (shale ou schiste). Il est composé de très grandes quantités d'eau, jusqu'à plusieurs millions de gallons, mélangées avec un nombre indéterminé de produits chimiques en plus du sable. L'impact environnemental du fluide hydraulique a été un sujet de controverse en Pennsylvanie dès les tout débuts du forage dans le Marcellus dans cet état.

Frack water recycling: le recyclage des eaux de fracturation ou saumures qui remontent à la surface du puits après la fracturation du roc (shale ou schiste). Certaines compagnies traitent les eaux usées et les diluent avec de l'eau fraîche. Après que l'état de la Pennsylvanie a passer des limites plus sévères aux solides dissous totaux (total dissolved solids (TDS) déversés, les compagnies ont commencé à recycler les eaux de fracturation davantage.

Held by production: Les prolongements à cause de la production est un procédé légal qui permet aux compagnies d'exploration et de production de prolonger les ententes du contrat original de location et de redevances durant la vie d'un puits en production, même si les prolongements vont au-delà des termes originaux du bail original.

Horizontal well: le puits horizontal est une technique qui est souvent utilisée en production de gaz de schiste car elle permet d'avoir moins de sites de forage tout en augmentant l'accès aux réserves souterraines. C'est une technique utilisée en tandem avec la fracturation hydraulique.

Injection wells: les puits d'injection sont des puits profonds utilisés partout pour se débarasser de contaminants, souvent en suspension dans l'eau, pour les entreposer d'une manière plus ou moins permanente sous la couche de l'aquifère. Les puits d'injection sont une pratique courante avec plusieurs industries. Ils sont règlementé par l'EPA qui les trient grossièrement par le type de liquide réinjecté dans le sol.

Lease rates: les tarifs de location sont le montant payé par la compagnie pour les droits miniers et terriens. Ils sont habituellement valides pour des périodes de 5 ans.

Liquified natural gas (LNG): le gaz naturel (souvent de l'éthane ou du méthane) est transformé à l'état liquide (grâce à des procédés cryogéniques) à des fins de transport ou de stockage.

Marcellus Shale: la formation Marcellus est l'une des types de roche sédimentaire les plus riches à cause de sa densité et son imperméabilité qui permettent de stocker des réserves d'hydrocarbures. Le shale de Marcellus est une formation géologique qui traverse environ les deux tiers de la Pennsylvanie, des parties de l'état de New York et la Virginie Occidentale. Les géologistes évaluent qu'il se trouve assez de gaz naturel dans le schiste pour alimenter les États Unis entre 1 et 8 ans.

Mineral rights: les droits miniers permettent la recherche et l'extraction des mineraux sur une parcelle de terrain.

Mud or drilling mud: la boue ou la boue de forage est un autre nom donné au fluide de forage, qui est un liquide à base d'huile ou d'eau qui sert à lubrifier et à refroidir les mèches de forage. Les ingrédients spécifiques varient selon la compagnie et le site de forage. Comme pour les fluides de fracturation, les compagnies d'exploration et d'exploitation ne sont pas obligées de publier les ingrédients ou leurs recettes.

Natural gas liquids (NGL): les gaz naturels liquides comme le propane, le butane, le pentane, l'hexane et l'heptane sont sous formes liquides à la température et à la pression atmosphérique de la surface (ce qui n'est pas le cas pour les autres composés du gaz naturel comme le méthane et l'éthane qui doivent être refroidis pour être liquéfiés). Les gaz naturels liquides sont des dérivés à valeur rajoutée durant la transformation du gaz naturel. Quand le gaz naturel contient des NGL, on l'appelle du gaz mouillé - wet gas - et sans ces composés, il est baptisé "dry gas", ou gaz sec.

Pennsylvania Oil and Gas Act: la loi Pennsylvania Oil and Gas est une loi de l'état qui donne au DEP le droit de règlementer et d'émettre des permis à l'industrie du pétrole et du gaz. Le DEP insiste pour dire que cette loi lui donne priorité sur toutes les autres lois et règlements, même les lois locales, quand il s'agit de donner des permis pour des nouveaux puits, mais la Cour Suprême de l'état a permis aux municipalités de passer des lois de zonage pour règlementer les puits.

Pipeline: les pipelines sont des réseaux de tubes ou de tuyaux à la surface ou enterrés qui traversent les états, les pays et les continents pour transporter des fuels. Des nouveaux pipelines sont construits en Pennsylvanie et au New Jersey pour transporter le gas naturel, et de l'eau pour rendre l'exploitation du gaz plus économique. Des nouveaux gazoducs sont aussi projetés pour connecter plusieurs états à l'ouest et l'Alaska pour connecter des sources et des forages au Canada et aux États-Unis.

Pooling or land pooling: le regroupement est un procédé légal qui permet aux compagnies d'exploration et d'exploitation de forcer les propriétaires terriens et miniers de louer ou vendre leur terres et/ou leurs droits miniers pour explorer, forer ou installer des gazoducs si il y a assez de voisins qui sont déjà d'accord. Les agences gouvernementales exigent un minimum d'acres avant d'émettre un permis de forage. Grâce au pooling, ou regroupement, les compagnies peuvent accumuler des plus petites parcelles de terrain qu'elles accumuleront pour atteindre ce minimum total d'acres. Le pooling n'est pas une loi en Pennsylvanie, mais il y a des propositions légales qui ont été présentées pour l'implanter.

Propping agent: des agents de soutient sont ajoutés aux fluides hydrauliques pour garder les micro-fractures ouvertes dans le shale (schiste). C'est souvent du sable ou d'autres substances granuleuses qui sont utilisés, ce qui permet au gaz de pénétrer dans le trou de forage.

Pumping station or Compression station: les stations de pompage ou de compression sont des installations pour pomper le gaz naturel dans le gazoduc à un volume d'environ 700 millions de pieds cubes par jour. Ces installations sont à tous les 50 à 100 milles le long du gazoduc.

Rig: la tour de forage est l'équipment utilisé pour forer et fracture un puits. Ce sont des installations portatives imposantes qui sont assemblées sur place et démontées quand le puits a été bouché (capped) ou entre en production.

Roughneck: le surnom donné aux travailleurs qui entretiennent et opèrent la tour de forage. Ce sont souvent des employés non-spécialisés ou avec très peu de formation assignés aux travaux manuels avec des salaires qui varient entre $27,000 et $54,000 par année. Ils travaillent habituellement sur des quarts de travail de 12 heures, et peuvent être séparés de leurs familles pour jusqu'à 6 mois à la fois.

Royalties: les redevances sont le montant payés par les compagnies d'exploration et d'exploitation (production) aux propriétaires miniers d'un puits en production. La loi de la Pennsylvanie exige que ce tarif est plus que 12% du prix du marché de mille pieds cubes de gaz la journée que le gaz sort du sol. Souvent les propriétaires des droits miniers négocient des redevances plus élevées. C'est aussi une pratique courante pour les compagnies E & P de déduire les dépenses de la production du gaz de ces redevances.

Safe Drinking Water Act: c'est la loi fédérale qui règlemente la qualité de l'eau potable.

Shale basin: un bassin de schiste est une formation géologique de shale (schiste) qui est souvent une couche qui s'étend à une certaine profondeur sous la surface. Il y a plusieurs sortes de shale (schiste), chacune avec certaines charactéristiques propres.

Shale gas: le gaz de schiste est du gaz naturel emprisonné dans une formation géologique de schiste (shale).

Susquehanna River Basin Commission (SRBC): la commission du bassin versant de la rivière Susquehanna est une agence législative qui gère les prélèvements d'eau de la Susquehanna River, mais n'a pas de contrôle législatif sur ce qui se déverse dans la rivière.

Total Dissolved Solids (TDS): les solides dissous totaux est la quantité de sels et minéraux qui sont en suspension dans l'eau. Les TDS sont parfois un phénomène naturel dans l'eau souterraine, mais à de hautes concentrations, les TDS peuvent être corrosifs, et peuvent faire classer des puits d'eau potable comme étant contaminés. Les nouvelles lois du DEP de la Pennsylvanie sur les déversements de TDS entreront en vigueur en janvier 2011 et exigeront que les déversements dans les cours d'eau de la Pennsylvanie respectent des standards de 500 PPM.

Unconventional fuels: les sources d'énergie non conventionnels sont tous les fuels que les compagnies produisent utilisant d'autres techniques que les puits verticaux. Elles incluent les gaz de schiste et le méthane extrait des formations de charbon.

Vertical wells: les puits verticaux sont habituellement la technique utilisés pour extraire le gaz et le pétrole traditionnel (conventionnel) et forent directement dans la réserve. Les puits verticaux peuvent être moins dispendieux à creuser, mais on les considère comme ayant une plus grande empreinte environnementale.

Well bore: le trou de forage est la longueur totale creusée par le forage dans le sol et le roc. Il y a beaucoup de logistique d'ingénieurs pour concevoir le trou de forage, et fait parti intégrante de l'intégrité structurale du puits.

Well casing: le coffrage fait d'acier et de ciment qui assure l'étanchéité du trou de forage a comme but d'empêcher le gaz ou le pétrole de s'échapper du puits et contaminer le sol environnant.

Wet gas: le gaz mouillé est le gaz naturel qui contient des gaz naturels liquides qui sont plus pesants que le méthane gazéifié. Certains d'entres eux comme le propane, le butane, le pentane, l'hexane et l'heptane peuvent sortir du puits sous forme liquide ou peuvent demander une certaine transformation. On a appelé le gaz de schiste du Marcellus dans le Washington County du gaz mouillé. Les gaz naturels liquides sont des sous-produits valorisés durant la transformation du gaz naturel.
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"The Shale Game: Natural gas glossary

"2005 Energy Policy: The G.W. Bush administration policy that has been criticized for stripping the teeth from the Clean Water Act and Safe Drinking Water Act with regard to hydrofracture drilling. A report for Congress explained those exemptions. The Frack Act, still in committee in Congress, seeks to reverse them.

Acid mine drainage (AMD): Runoff caused by water flowing over and through sulfur-rich areas, such as coal or metal mines, is one of the main pollutants of surface water in this region, raising long-term ecological and economic concerns.
This has had a huge environmental impact in Pennsylvania, especially in the western part of the state. There are proposals to use AMD as a source for frack water (see definition below) with the help of recycling facilities to reduce AMD’s impact on waterways.

Appalachian basin: The subterranean geologic formations that roughly follow the Appalachian Mountain range. Drillers have started to use the term to refer to any exploitable formations in this area – shale gas, oil or coal, regardless of whether they are found in the mountains at all. Drillers have claimed the Appalachian basin stretches from New York to Tennessee; others say it extends well into Canada or that it’s analogous to the entire eastern seaboard. The United States Department of Energy associates the Appalachian basin with the Marcellus Shale, the Devonian Shale, primarily of Ohio, and the Utica Shale in Virginia.

Brine: A salt water and chemical mix that is produced after fracking a well. This liquid comes out of the ground with very high Total Dissolved Solids (TDS) levels and often toxic substances such as barium and strontium. After use in fracking, brine must be treated as contaminated waste water

Clean Water Act: The federal law that regulates discharges into waterways.

Containment ponds (also called reserve pits): Man-made ponds intended to capture waste from power plants, industrial complexes, and drilling sites. Challenges in using this conventional method include managing the volume of waste product; installation and maintenance costs; contamination of land and/or water due to pit failure and associated cleanup costs; potential for pollution due to leaching.

Closed loop system: Generally refers to drillers operating with a water cycle that is never exposed to the open air, unlike containment ponds. Closed loop drillers might operate on a well pad that is too isolated or too small to allow for construction of a pond.

Cryogenic plant: A type of natural gas processing plant that uses low temperatures to condense the collected natural gas to a liquid state, making it easier to separate the component hydrocarbons and transport the gas.

Department of Environmental Protection (DEP): This state agency has permitting and primary regulatory authority over the natural gas industry in the state.

Directional drilling: The process that allows drillers to sink a well to a certain depth and then aim it in a lateral direction toward a target area. Directional drilling allows greater access to hard to reach stores of gas or oil and it means drillers can cover more territory with one well.

Department of Conservation and Natural Resources (DCNR): The state agency that issues permits and enacts leasing policy for drilling on state-owned lands. The DCNR does not regulate wells. Currently close to half of all state lands are leased to drillers, including areas designated as wildlife preserves.

Delaware River Basin Commission (DRBC): This multi-state agency includes the governors of Pennsylvania, New Jersey, Delaware, and New York on its board. It regulates water withdrawals from the Delaware River as well as effluent into the river. It has been at the center of the debate over drilling in Northeastern Pennsylvania. Recently it issued an executive order halting most drilling in its watershed. It has promised to study the impacts of hydrofracturing and issue new permanent rules, possibly in the fall of 2010.

Dry gas: One of two types of raw natural gas, dry gas contains low amounts of condensable compounds, also called natural gas liquids or NGLs (such as butane and propane), making it more “pipeline ready.” Gas is considered to be “dry” when it is composed of almost entirely methane.

Environmental Protection Agency (EPA): Federal agency that regulates industrial impacts on the environment. Despite its environmental mandate, the EPA has shown little activity in Pennsylvania since Marcellus shale drilling began in 2005. The federal agency began a two-year study this summer aimed at considering new rules for the industry after 2012.

Exploration and Production companies (E & P): They are the first step in the process of harvesting natural gas; they find the natural gas, drill, and get the gas out of the ground. Midstream companies then collect and process the natural gas (using cryogenic or non-cryogenic plants). Pipeline companies then take over and transport the gas.

Evaporation pits: A common brine disposal technique intended to recover the brine product (water evaporates leaving behind a concentrated salt solution). Best used in arid regions because rainfall will hinder the process. As with containment ponds, there are concerns regarding leaching and overflow, as well as air pollution.

Fish and Boat Commission: Because of the Marcellus gas drilling impact on waterways, this state department has also emerged as an active regulator of Marcellus shale drilling in Pennsylvania.

Hydraulic fracturing (“fracking,”, “hyrdofracking”): The process of creating fractures in non-porous rock, such as Marcellus shale, using specially formulated water-based solutions forced into wells at extremely high pressure; the cracks in the rock allow for the release and collection of the natural gas.

The Frack Act: The Fracturing Responsibility and Awareness of Chemicals Act seeks to reverse some of the policies enacted in the 2005 energy policy and compel full disclosure of the chemicals, and specifically the concentrations of the chemicals used in hydraulic fracturing. Currently, the amount of each chemical is considered proprietary information. Democratic Senator Bob Casey (Pennsylvania) and Congresswoman Diana DeGette (Colorado) are the primary sponsors of the bill.

Frack fluid: This is the water-based compound drillers use to fracture the shale. It’s composed of very large amounts of water – up to several million gallons — mixed with any number of chemicals, plus sand. It is pumped into wells under very high pressure to break up underground rock formations, which releases natural gas. The environmental impact of frack fluid has been a running controversy in Pennsylvania, almost since Marcellus drilling began in the state.

Frack water recycling: The reuse of water or brine that comes up out of the well after the shale has been fractured. Companies treat the used fluid and dilute it with new fresh water. After Pennsylvania passed stricter limits on total dissolved solids (TDS) discharge, companies have been recycling more frack fluid.

Held by production: A legal process that allows exploration and production companies to extend the terms of the original contract for lease and royalties for the life of a producing well, even if that term goes beyond the stipulated term of the original lease.

Horizontal well: A technique in well drilling common to shale gas production that allows for fewer drill sites, while increasing the access to the reserves underground; used in combination with hydraulic fracturing.

Injection wells: Deep wells used worldwide to dump contaminants, often suspended in water, so that they are more or less permanently sequestered below the aquifer. Injection wells are used by many industries. They are regulated by the Environmental Protection Agency, which also classifies them roughly by the type of liquid being put back into the ground.

Lease rates: How much a company pays for land or mineral rights. These are typically executed in five-year increments.

Liquified natural gas (LNG): Natural gas (often ethane or methane) converted to a liquid (via cryogenic processing) for transport or storage.

Marcellus Shale: Shale is one of the most prolific types of sedimentary rock whose density and impermeability provide tight stores for hydrocarbon reserves [http://geology.com/usgs/marcellus-shale/] below. Marcellus Shale is a rock formation running through about two-thirds of Pennsylvania, and areas of New York and West Virginia. Geologists estimate that there is a large enough natural gas reserve within the shale to power the United States for one to eight years.

Mineral rights: Legal rights that allow for search and removal of minerals on a particular parcel of land.

Mud or drilling mud: Also referred to as drilling fluid, drilling mud is the oil- or water-based liquid compound used to lubricate and cool working drills. The specific ingredients vary according to company and drill site. As with fracking fluids, exploration and production companies are not required to publish the ingredients or their specific formulas.

Natural gas liquids (NGL): Components of natural gas, such as propane, butane, pentane, hexane and heptane, that are liquid at surface temperatures and pressures (unlike other components of the natural gas, such as methane and ethane, that need to be cooled before they liquefy). Natural gas liquids are considered valuable by-products of natural gas processing. When natural gas contains NGL, it is called “wet gas;” without these compounds, it is called “dry gas.”

Pennsylvania Oil and Gas Act: State law that gives the Department of Environmental Protection regulatory and permitting authority over the oil and gas industry. DEP asserts that this law gives it primacy, even over local regulations, when it comes to permitting new wells, but the state Supreme Court has allowed local municipalities some authority regarding well zoning.

Pipeline: Underground or surface tubing or piping that is installed across states, countries and continents to deliver fuel. New pipelines are being built in Pennsylvania and New Jersey to transport natural gas, liquid natural gas, and water to make gas production more economical. New gas pipelines are also planned to connect many western states more effectively and to link Alaska with drillers and market sources in Canada and the United States.

Pooling or land pooling: A legal process that allows exploration and production companies to compel unwilling land and mineral rights holders to lease or sell their land and/or mineral rights for exploration, drilling, or pipeline installation if enough of their neighbors have already agreed. Government agencies require a minimum number of acres of land before granting a well permit; with pooling, companies can collect smaller tracts of land that will accumulate to this total minimum acreage. Pooling is not a law in Pennsylvania, but there are legal proposals to make it so.

Propping agent: An additive to the frack fluid, often sand or other granular substance, that props open micro-fractures of the shale, allowing gas to seep into the well bore.

Pumping station or Compression station: These pump natural gas through pipelines at a rate of about 700 million cubic feet per day. They tend to be situated 50 to 100 miles apart.

Rig: The physical apparatus used to drill and frack wells. These are large portable operations that are assembled on site and disassembled when the well has been capped or brought into production.

Roughneck: Workers who maintain and operate a drill rig; usually unskilled or semi-skilled manual laborers with salaries ranging from $27,000 to $54,000. They usually work 12-hour shifts, and can be away from home for as many as six months at a time.

Royalties: The amount exploration and production companies pay to the mineral rights owners of a producing well. Pennsylvania state law requires this rate be no less than 12% of the market price per 1000 cubic feet of gas on the day that gas comes out of the ground. Often mineral rights owners have negotiated higher royalties. It has also been common for E&P companies to deduct well production expenses from these royalties.

Safe Drinking Water Act: Federal law that regulates drinking water quality.

Shale basin: An underground deposit of shale, often in a layer that extends along a plane at a certain depth under the surface. There are many different types of shale, each with certain defining characteristics.

Shale gas: Natural gas trapped in a shale formation.

Susquehanna River Basin Commission (SRBC): Regulatory body that governs water withdrawals from the Susquehanna River, but it does not have regulatory control over what flows into the river.

Total Dissolved Solids (TDS): The amount of salt and minerals that are suspended in water. TDS occur naturally in groundwater, but at high concentrations, TDS can be corrosive, and can cause ground (drinking) water to be classified as contaminated. New Pennsylvania Department of Environmental Protection rules on TDS discharges will take effect in January 2011, and will require discharges into Pennsylvania waterways to meet stricter standards of 500 parts per million.

Unconventional fuels: Any fuels that companies produce in ways other than traditional vertical oil wells. These include shale gasses and coal bed methane.

Vertical wells: Traditional gas and oil well technique that bores straight down into a reserve. Vertical wells may be cheaper to develop, but are considered to have a larger environmental footprint.

Well bore: This is the entire length of hole that the drill makes in the ground; there is a great deal of engineering software for the design and casing of a well bore, as it is integral to the overall structural integrity of the well.

Well casing: Steel or cement containment that is installed on the inside of the well bore intended to keep gas or oil from seeping out of the wells into the surrounding ground.

Wet gas: Natural gas that contains natural gas liquids, which are heavier than gaseous methane. Some of these, such as propane, butane, pentane, hexane, and heptane, may come out of the well in liquid form or may need to be processed. The Marcellus shale gas in Washington County has been described as a wet gas. Natural gas liquids are considered valuable by-products of natural gas processing."

Excerpts from glossary written by Patrick Cobbs and Anna Shipp that was published here: http://whyy.org/cms/news/health-science/2010/09/27/the-shale-game-natural-gas-glossary/46636

Wednesday, September 29, 2010

La manif à Saint-Hyacinthe hier soir

Les eaux souterraines du Canada

Photo: Ressources Naturelles Canada

L'état des eaux souterraines au Canada n'est pas aussi critique que dans d'autres régions du globe selon une nouvelle étude des Pays-Bas. Mais les Canadiens ne sont pas à l'abri de problèmes potentiels selon un expert de l'eau.

Dans les pays où les eaux de surface se font plus rares, les gens pompent plus d'eau des nappes phréatiques. Cette eau sert à irriguer les récoltes, à fournir de l'eau potable et pour l'industrie. Il en résulte que les rivières et les milieux humides s'assèchent et l'aquifère s'abaisse tellement qu'il devient presque impossible de le renflouer. Cette disparition des ressources en eau souterraine peut mener à des désastres écologiques et même la famine.

John Pomeroy, la Chaire en Recherche Canadienne en ressources de l'eau et changements climatiques de l'Université de la Saskatchewan disait vendredi (24 septembre 2010) que le Canada s'en tire à bon compte pour ce qui est de ses nappes phréatiques, mais ajoute que plusieurs questions restent sans réponses parce que les effectifs pour faire le monitorage laissent à désirer.

"C'est une ressource étrange parce que nous ne pouvons pas la voir, nous avons tendance à ne pas y penser et assumons que tout va bien" dit Pomeroy. "C'est intéressant quand il y a une telle réduction de la ressource et c'est une vraie inquiétude. Nous sommes relativement chanceux ici car nous n'utilisons pas les nappes phréatiques pour usage agricole à grande échelle."

"La situation canadienne n'est pas si grave qu'à certains endroits ailleurs sur la planète, mais nous avons identifié plusieurs menaces aux nappes phréatiques au Canada" comme l'urbanisation accélérée, les changements climatiques, la production croissante d'énergie et les contaminations. Pomeroy dit que dans bien des endroits au Canada, les eaux souterraines se retrouvent dans les ruisseaux durant l'hiver. En 1990, il y avait environ 3,600 ruisseaux mesurés au travers le pays, mais ce nombre est maintenant à 2,900, rendant plus difficile de calculer les taux de recharge des nappes phréatiques.

Environ 30% des Canadiens prennent leur eau potable des nappes phréatiques selon Pomeroy, et 80% des ruraux utilisent les eaux souterraines pour tous leurs besoins. "Notre demande en eau va en s'acroissant, alors nous devons en savoir plus sur sa disponibilité" selon lui.

Pomeroy dit que les Prairies canadiennes sont uniques en ce que la région utilise très peu d'eau souterraine pour irriguer, ce qui n'est pas le cas pour les régions plus au sud aux États-Unis qui irriguent beaucoup avec de l'eau souterraine, stressant ainsi la ressource. Il dit que l'eau souterraine serait plus en demande dans les Prairies si elle était plus accessible, mais dit que la majorité de l'eau se trouve dans des couches de glaise et le taux de recharge est très bas.

La baisse des niveaux d'eau souterraine contribue également à la hausse du niveau des océans. L'usage des eaux souterraines pour l'agriculture, la consommation humaine et l'industrie contribue à la hausse du niveau annuel de l'océan d'environs 0,8 millimètres, ou environs le quart de la hausse estimée de 3,1 millimètres, juste derrière le réchauffement de l'eau salée des océans et la fonte des glaciers.

L'étude dit que le Panel intergouvernemental des changements climatiques a reconnu le rôle joué par l'usage des eaux souterraines dans la hausse des niveaux des océans, mais exactement jusqu'à quelle mesure est difficile d'évaluer. "Notre étude confirme que l'épuisement des eaux souterraines est un facteur important" selon Marc Bierkens, l'auteur principal de l'étude dans le communiqué de presse. "Les régions qui connaissent les baisses les plus importantes sont aussi les régions où la nourriture et l'eau ne sont pas soutenables et où l'on s'attend à des problèmes importants" ajoute Bierkens.
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"Canada 'ahead of game' in groundwater drain: Expert

Canada's groundwater situation isn't as dire as that of some nations included in a new Dutch study that says "ecological disasters and even famine" are possible due to depleted levels. But Canadians aren't in the clear, says one water expert. The report from Utrecht University, scheduled for release in the journal Geophysical Research Letters, says the U.S., India, Pakistan and China are the sources of greatest depletion of groundwater resources.

"The drier areas of the world where surface water is scarce, people often make use of pumped groundwater. This groundwater is used for irrigating crops, as water for drinking or for industry," says a news release from the university. "The result is that rivers and wetlands dry up and groundwater levels sink so deep that it becomes impossible to inflate. This depletion of groundwater resources can lead to ecological disasters and even famine."

John Pomeroy, Canada Research Chair in water resources and climate change at the University of Saskatchewan, said Friday (September 24 2010) that Canada is "ahead of the game" in terms of groundwater supply, but added many questions are left unanswered because monitoring supplies are difficult.

"It's a funny resource because we can't see it, we tend not to think about it and presume it's OK," Pomeroy said. "It's interesting when there's such a massive global reduction of supply and . . . that's a real worry. We're relatively fortunate here that we don't have major agricultural use of groundwater.

"The Canadian situation is not as dire as some of these places around the world, but we've identified many threats to Canadian groundwater," including rapid urbanization, climate change, increasing energy production and contamination.
Pomeroy said that in much of Canada, groundwater is found in streams during the winter. In 1990, there were about 3,600 stream gauges across the country, but that number is now down to about 2,900, making it more difficult to calculate recharge rates.

Roughly 30 per cent of Canadians depend on groundwater for their drinking water, Pomeroy said, while 80 per cent of rural Canadians use groundwater for all uses. "Our demand for water is increasing, so we need to know much more about its availability," he said.

Pomeroy said the Canadian Prairies are unique in that they use very little groundwater for irrigation, unlike similar regions in the United States, which depend heavily on groundwater to maintain agriculture operations, thus forcing a lot of strain on supplies in that country. He said it's likely groundwater would be used in the Prairies if it were more feasible, but said most supplies are in a layer of clay and recharge rates are very low.

Groundwater depletion is also leading to an increase in sea level, the report says. It says that groundwater use for agriculture, human consumption and industry results in an annual sea-level jump of about 0.8 millimetres — or about one-quarter of the estimated increase of 3.1 millimetres, behind the leading causes of warming sea water and glacial melting.

The study says the Intergovernmental Panel on Climate Change recognized the role groundwater use played in rising sea levels, but the extent of its impact was not known. "Our study confirms that groundwater depletion is indeed a significant factor," Marc Bierkens, the study's lead author, said in the news release. "(The areas of highest depletion) are also areas where food and water are not sustainable and which will have important problems to be expected," Bierkens said."

Excerpts of article written by Bradley Bouzane from Postmedia News here:
http://www.canada.com/technology/Canada%20ahead%20game%20groundwater%20drain%20Expert/3576298/story.html

Tuesday, September 28, 2010

Les coûts cachés de la viande à rabais

Photo: ediblearia.com

Je traduis ici un article adressé aux citoyens des États-Unis, mais n'allez pas croire que les choses se passent autrement ici au Québec! Je pense que la production porcine, entre autres, est encore plus soutenue par subventions, assurances, exceptions non-imposables et autres mesures de soutien financier de toutes sortes dans La Belle Province!

Les critiques des élevages industriels intensifs disent que nous payons trop cher la nourriture à rabais. Si on tient en ligne de compte l'inflation et les salaires, les citoyens des États-Unis n'ont jamais si peu dépenser pour leur nourriture depuis quelques années. Pourtant, plusieurs disent que nous n'avons jamais si chèrement payé. Le département de l'agriculture des É.-U. démontre avec ses données que l'Américain moyen a seulement dépensé 9,5% de ses revenus nets pour se nourrir, un pourcentage moindre que la plupart des pays du monde entier. Et bien que l'on mange plus de viande depuis les 40 dernières années, son impact sur le portefeuille est moins que la moitié que dans les années 1970. La proportion dépensée pour de la viande est passée de 4,1% en 1970 à 1,6% en 2008!

La majorité de cette source de protéines est disponible grâce aux élevages intensifs qui engraissent des milliers d'animaux entassés dans des bâtisses fermées. Ces "opérations concentrées d'engraissement d'animaux", ou CAFO, produisent des quantités massives de nourriture à bas prix. Mais le système a aussi créé des désastres comme le rappel d'un demi milliard d'oeufs contaminés à la salmonelle du mois passé. Les critiques disent que la consolidation de la production de nourriture cause des dommages environnementaux, la perte de millions de petites fermes indépendantes, des risques croissants à la santé publique et des milliards de subventions alimentées par des fonds publics pour produire de la moulée à rabais.

"Les coûts peu élevés sont perçus par les comptables" dit Daniel Imhoff, un chercheur qui lance un nouveau livre intitulé "CAFO: The Tragedy of Industrial Animal Factories" - les élevages intensifs ou la tragédie des usines à viande. "Nous semblons avoir oublié comment additionner les coûts totaux de la production de viande à rabais sur notre santé, notre environnement, la perte de communautés vibrantes avec beaucoup de fermes familiales."

Des coûts qu'on ne calcule pas dans le prix au consommateur pour la viande et les produits de source animale, des coûts appelés des externalités qui affectent plusieurs facettes de notre vie comme:

La santé:

Les éleveurs ajoutent des antibiotiques dans la moulée afin d'accélérer la prise de poids et pour prévenir les maladies. Mais cet été, les autorités de plusieurs agences fédérales comme le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont plaidé pour des nouvelles règlementations qui réduiraient l'usage non thérapeutique des antibiotiques dans les CAFO, faisant un lien avec une augmentation des infections résistantes aux antibiotiques.

Une production de viande à rabais impacte aussi la santé publique en encourageant les gens de manger plus de viande. Les Américains mangent déjà plus de protéines que la quantité recommandée par les guides de nutrition. On estime que l'Américain consomme 5,5 onces de protéines par jour venant des viandes, poissons, légumineuses et noix. Les guides diététiques des É.-U. ajouteront à cette liste les oeufs tout prochainement.

"Alors c'est peut-être le temps de prendre du recul et se demander si c'est vraiment nécessaire d'avoir de la viande à si bas prix" dit David Kirby, l'auteur du livre intitulé "Animal Factory: The Looming Threat of Industrial Pig, Dairy and Poultry Farms to Humans and the Environment" - les usines à viandes, la menace venant des producteurs de porcs, de volaille et laitiers aux humains et à l'environnement. "Peut-être que nous en avons pas besoin autant. Peut-être que nous avons besoin plutôt de produits de meilleure qualité en modération."

La sécurité alimentaire

Bien que les producteurs disent que leurs élevages profitent d'avoir assez d'argent pour engager des consultants pour les aider à mener des installations plus sécuritaires et efficaces, les multiples infractions de l'installation de Wright County Egg qui est au coeur de la contamination à la salmonelle démontre que "plus gros" n'égale pas nécessairement "plus sécuritaire".

L'année passée, la Consumers Union a dévoilé que deux tiers des poulets testés venant de supermarchés aux É.-U. étaient contaminés avec de la salmonelle ou campylobacter, une autre bactérie qui peut rendre les humains malades. Tout aussi longtemps que le système d'élevages industriels est en place, les règlements stricts de sécurité alimentaire et leurs mise en application dans le pratique seront nécessaires selon Kirby: "En ce moment, nous n'avons tout simplement pas assez d'inspecteurs sur le terrain" selon lui.

Les fonds publics

L'industrie de la viande ne reçoit pas de subventions directes du gouvernement, mais dépend beaucoup de la production de maïs-grain et de soya, ingrédients de base pour une moulée peu dispendieuse destinée à l'engraissement des bêtes. Ces cultures dépendent des milliards de dollars en subventions annuelles. Elles reçoivent aussi des crédits pour gérer la pollution des élevages, et le gouvernement a acheté $150 million de porc et de jambon d'une industrie souffrant des craines suscitées par l'épidémie de grippe porcine l'an passé.

L'environnement

Sur les petites fermes familiales traditionnelles, les excréments des animaux sont utilisés pour fertiliser les récoltes. Les CAFOs génèrent trop de purin et les terres avoisinantes sont surfertilisées. Ce qui veut dire que le purin doit être entreposé, pompé et transporté par camion-citerne. Souvent, les environnementalistes disent que ce purin dégage des émanations toxiques, soit dans les fosses ou quand il est épandu au champ, ruisselle dans les cours d'eau, s'échappe des champs ou s'écoule des fosses et dégoutte des véhicules.

Au Iowa, où des centaines de CAFO se trouvent déjà, le département des ressources naturelles a enregistré 99 cours d'eau contaminés en 2008, suffisamment impactés pour provoquer la mort de poissons, et de ces incidents, 47 des contaminations peuvent être liées directement au purin. De telles contaminations ont tué jusqu'à 150,000 créatures aquatiques à la fois. Les activistes disent que de telles statistiques sont des sous-estimations du problème car elles ne comptent que les déversements qui sont rapportés et enquêtées.

Une analyse par le Chesapeake Bay Program (un organisme de bassin versant) a dévoilé que l'agriculture, incluant l'élevage et la culture de récoltes, est la plus grande source de pollution de la Baie de Chesapeake et contribue 42% de l'azote, 46% du phosphore et 76% des sédiments de la Baie.

Cette année, l'EPA a dévoilé que 21% des eaux souterraines dans la région agricole Yakima Valley autour de Washington contenait des niveaux dangereux de nitrates, les rendant impropres à la consommation résidentielle. Un rapport final devrait être rendu public dans quelques semaines, mais on soupçonne les excréments d'animaux riches en azote comme étant la source.

Les fermes

Les représentants des producteurs de viande admettent que la consolidation a contribué à la perte de presque 5 millions de fermes indépendantes familiales depuis 1935. Les critiques dont la USDA disent que ces pratiques mettent en danger ce qui reste des fermiers indépendants en les rendant moins compétitifs, surtout quand les indépendants se voient allouer des prix à la baisse pour leurs viandes que ceux qui sont à contrats.

Le bien-être animal

Les promoteurs d'élevages intensifs disent que l'entassement des animaux les protègent des prédateurs et de la température extérieure et facilite la distribution de la nourriture et des médicaments. Les défenseurs des droits des animaux et autres opposants aux CAFOs disent que le manque d'espace impose un stress aux animaux qui a un impact négatif sur leur santé et augmentent les chances d'infections massives. Ils objectent aussi à ce qu'ils perçoivent comme de la cruauté, comme la coupe des becs des poules et les queues des porcs.

En conclusion

Imhoff maintient qu'investir dans des pratiques de production de nourriture plus soutenables économiseraient de l'argent ailleurs: "Ce que nous entendons encore et encore de l'industrie est que nous ne pouvons pas nous permettre d'accroître les coûts croissants de la production de nourriture, mais nous n'avons même pas essayé! Et je ne crois pas que comme société, comme pays, les gens ne seraient pas prêt à payer plus s'ils comprenaient ce que çà prend pour produire de la viande à rabais."

Kirby ajoute: "C'est étrange que dans ce pays nous sommes si insistants sur le contrôle de la qualité quand il s'agit des jouets pour nos enfants, leur literie, les sièges d'auto...mais quand nous sortons faire nos courses, nous achetons la nourriture la moins chère disponible. C'est ce que nous nous mettons dans notre bouche, ce que nous servons à nos enfants. Pourquoi est-ce que nous ne règlementons pas mieux ce produit de consommation et pourquoi mettons-nous tant d'emphase à ce qu'il ne soit pas trop dispendieux?"
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"The costs of cheap meat

Critics of factory farms say we pay a high price for low-cost food. If you adjust for inflation and income, Americans have never spent less on food than they have in recent years. And yet many feel we've also never paid such a high price. U.S. Department of Agriculture figures show the average American spent just 9.5 percent of his or her disposable income on food last year, a lower percentage than in any country in the world. And although meat consumption has risen slightly over the past 40 years, its impact on the pocketbook is less than half of what it was in 1970, falling from 4.1 percent to 1.6 percent in 2008.

The majority of this cheap protein is delivered by "factory farms" that house thousands of animals in confinement. These concentrated animal feeding operations, or CAFOs, produce mass quantities of food at low cost. But the system also has created disasters like last month's recall of half a billion salmonella-tainted eggs. Critics say the consolidation of food production has led to environmental damage, the loss of millions of small independent farms, rising health care expenditures and billions in tax-funded subsidies to produce cheap animal feed.

"Cheap is in the eyes of the accountant," said Daniel Imhoff, a researcher who edited the new book "CAFO: The Tragedy of Industrial Animal Factories." "Somehow we've forgotten how to add the total costs of cheap meat production to our health, environment, the loss of vibrant rural communities with lots of family farms."

The costs not calculated in the direct consumer price of meat and other animal products — called externalities — touch on a variety of issues. Among them:

Health

Meat producers put antibiotics in feed to make the animals grow faster and to prevent disease. But this summer, officials from several federal agencies, including the Centers for Disease Control and Prevention, testified in support of new guidelines that would curb CAFOs' nontherapeutic use of antibiotics, citing a rise in dangerous antibiotic-resistant infections.

A cheap meat supply also may affect health by encouraging people to eat more of it. Americans already eat more protein than the USDA dietary guidelines recommend — an average of 5.5 ounces of protein from meat, fish, beans and nuts combined daily. The USDA is expected to add eggs to that list of protein sources this year.

"So maybe it's time to step back and ask if it really needs to be that cheap," said David Kirby, author of "Animal Factory: The Looming Threat of Industrial Pig, Dairy and Poultry Farms to Humans and the Environment." "Maybe we don't need so much. Maybe we need better-quality animal products in moderation and less regularly."

Food safety

While some CAFO supporters say these operations benefit from having enough money to hire consultants who help create safer and more efficient facilities, the multiple violations at the huge Wright County Egg operation at the center of the salmonella outbreak show that larger doesn't always mean safer.

Last year, the Consumers Union found that two-thirds of American supermarket chickens they tested were contaminated with salmonella or campylobacter, another bacterium that can sicken humans. As long as the factory-farming system is in place, stringent safety rules and better enforcement are needed, Kirby said. "Right now we just don't have enough inspectors and boots on the ground," he said.

Taxpayer dollars

The meat industry doesn't receive direct subsidies from the government. However, it relies heavily on cheap corn and soy feed whose farming soaks up billions in subsidies each year. It also receives government grants for CAFO pollution management, and the government bought $150 million of pork from an industry damaged last year by swine flu fears.

Environment

On small traditional farms, animal waste is used to fertilize crops. On CAFOs, there are not enough crops nearby to absorb the enormous amount of waste, which must be stored, pumped out and transported away. Often, environmentalists say, the excrement creates toxic fumes (both while stored and when sprayed onto fields), leaks into waterways, runs off fields and spills from lagoons and transit vehicles.

In Iowa, home to hundreds of CAFOs, the Department of Natural Resources recorded that 99 waterways were contaminated enough in 2008 to cause fish kills and that 47 of the incidents that caused the contamination could be positively traced back to animal waste. Such contamination has killed as many as 150,000 aquatic animals at a time. Activists say such figures underestimate the problem because they account only for spills that are reported and investigated.

An analysis by the Chesapeake Bay Program found that agriculture — both livestock and crops — is the single biggest source of pollution in the bay, contributing 42 percent of the nitrogen, 46 percent of the phosphorus and 76 percent of the sediment in the troubled waterway.

This year the Environmental Protection Agency found that 21 percent of the groundwater sampled in Washington's agricultural Yakima Valley contained unsafe levels of nitrates, leaving it unfit for residents to use. A final report is due out in coming weeks, but nitrogen-rich animal waste is a suspected contributor.

Farms

Representatives of the meat industry acknowledge that consolidation has contributed to the loss of nearly 5 million independent family farms since 1935. Critics — including the USDA — say these practices put the remaining independent farmers at a disadvantage, especially when independents are given a lower price for their meat than the ones operating under contract.

Animal welfare

Supporters of CAFOs say housing animals this way protects them from predators and harsh weather and makes it easier to feed and medicate them. Animal rights supporters and other opponents say the crowded indoor conditions lead to stress that affects the animals' health and increases the likelihood of mass infection. They also object to what they view as mistreatment of the animals, such as the clipping of chicken beaks to prevent closely packed birds from wounding each other.

In conclusion:

Imhoff responds that investing in more sustainable food practices would save money elsewhere. "What we will hear time and time again from the industry is that we can't afford to have increases in food production costs, but we haven't tried," he said. "And I don't think as a society, as a country, people wouldn't pay more if they understood what it took to make the food cheap."

Kirby added: "It's strange, in this country we are crazy about quality control for our kids' toys, bedding, car seats … but then we will go out and buy the cheapest food we can find. "This is what we put in our mouth, what we feed our children," he said. "Why aren't we regulating it better and why is cheap such an important factor?""

Excerpts from article written by Monica Eng published in the Chicago Tribune : http://www.chicagotribune.com/health/ct-met-cheap-protein--20100923,0,6328357,full.story

And, my fellow Quebecers, don't think we're very different here, in "La Belle Province"! Because of our climate, fattening pigs and growing corn is even more expensive and taxpayers' money is wasted at a grand scale in this corrupted system !

Monday, September 27, 2010

Gaz de schiste: un forage exploratoire expliqué par l'industrie

Photo: New York State Water Resources Institute

J'ai trouvé un communiqué de presse daté du 13 septembre 2010 émis par une compagnie de forage, la Celtic Exploration Ltd, qui fait part à ses actionnaires le progrès de ses travaux en Alberta, et décrit en quelques détails son procédé de forage pour explorer le gaz de schiste. J'ai pensé que cela pourrait intéresser quelques curieux.

La compagnie Celtic, une compagnie de forage, a creusé et complété son premier puits horizontal exploratoire à Kaybob South dans la formation géologique de shale Duvernay. Le puits situé à 00/15-33-060-20W5, a été foré et coffré pendant 42 jours à un coût de $4 millions. Le forage horizontal latéral est de 1,787 mètres, ce qui est 500 mètres plus long que ce qu'on avait projeté, ce qui permet d'ajouter 2 fracturations, amenant le total des fracturations à 13 à 175 mètres de distance, ce qui pourrait être fracturé par perforation.

Pendant les dernières étapes du forage, 6 fracturations ont eu lieu sur une période de 10 jours. Chaque fracturation (stage) s'est faite en utilisant environ 100 tonnes de sable et 1,500 mètres cubes de "slick water" - eau à laquelle on ajoute des produits chimiques. En essayant de fracturer une 7e fois, on croit qu'une rupture dans le coffrage s'est produite dans le coude dans la partie horizontale, empêchant les dernières fracturations. Il a été décidé de tester le potentiel du puits avec les 6 stages de stimulation tout en évaluant la possibilité de compléter les fracturations planifiées. Les tubes et les instruments de mesure ont été installés et les tests d'évaluation du potentiel du puits ont commencé le 11 septembre. Avant le test de volume et de pression, le puits a produit pour des fins de nettoyage pour un total de 140 heures.

Après 3 jours de tests, le puits produit du gaz naturel en ce moment à un volume de 2.1 MMCF par jour à 56 degrés API de condensation. Le gaz est riche en liquides et on s'attend à ce qu'il produise des liquides à un rythme de 75 barils par MMCF de gaz brut incluant la condensation.

Quand je lie des textes comme celui-ci, qui parlent ouvertement de rupture dans un coude, je me dis qu'ils nous mentent sans gêne quand ils affirment qu'il y a absolument pas de risques de contamination. Ils nous prennent vraiment pour des valises!
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"Celtic Provides Exploration Update on Kaybob Duvernay and Fir Montney Activity

CALGARY, ALBERTA--(Marketwire - Sept. 13, 2010) - Celtic Exploration Ltd. (TSX:CLT) ("Celtic" or the "Company") is pleased to provide shareholders with an exploration activity update with respect to its recent drilling and completion results at Kaybob (Devonian Duvernay formation) and Fir (Triassic Montney formation).

Celtic, as operator, has drilled and completed its first exploration horizontal well at Kaybob South targeting the Devonian Duvernay shale formation. The well, which is located at 00/15-33-060-20W5, was drilled and cased over 42 days at a cost of $4.0 million. The horizontal lateral was 1,787 metres, which was 500 metres longer than originally planned, allowing the addition of two frac stages making the total planned frac stages to 13 and leaving a 175 metre interval, which could be fractured by perforating.

During the completion of the well, six stages were fractured over a time interval of 10 days. Each stage was fractured with approximately 100 tonnes of sand and 1,500 cubic metres of slick water. While attempting to fracture the seventh stage, it is believed that a rupture in the casing occurred at the heal portion of the horizontal leg preventing the fracture of the remaining stages. It was decided to flow test the well with the six stimulated stages while determining the feasibility of fracturing the remaining stages. Tubing and recorders were run and the well has flowed on test starting September 11th. Prior to the flow test, the well flowed on clean-up for a total of 140 hours.

After three days on test, the well is currently producing natural gas at a rate of 2.1 MMCF per day and 56° API condensate. The gas is liquids rich and is expected to yield total liquids of approximately 75 barrels per MMCF of raw gas including free condensate."

Excerpts from press-release here: http://www.marketwire.com/press-release/Celtic-Provides-Exploration-Update-on-Kaybob-Duvernay-and-Fir-Montney-Activity-TSX-CLT-1318102.htm

Like I've always said, "Know thy ennemy!" And in doing that, I've always learned a bit more about their weaknesses. When they say there is absolutely no risk of contamination and then I read about incidences like the one above, I know they're lying through their teeth...

Saturday, September 25, 2010

Les Grands Lacs sont plus pollués


Le Commissaire à l'Environnement de l'Ontario Gord Miller a présenté son rapport annuel de 228 pages et critique sévèrement le Premier Ministre McGuinty et son gouvernement pour parler vert mais faire très peu pour l'environnement, mettant à risque l'eau potable et la qualité de l'air et ne protégeant pas la vie sauvage de la province.

Le rapport dénonce plusieurs manquements, comme le manque d'évaluation d'impacts environnementaux pour une nouvelle centrale gazière à côté des milieux humides Holland Marsh dans la région de York, des standards peu sévères pour la qualité de l'air et des dépotoirs abandonnés depuis plusieurs années qui ne sont pas suivis. "Ce gouvernement se vante des progrès législatifs en passant des nouvelles lois pour protéger l'environnement, mais les actions sur le terrain n'appuient pas ces progrès." Miller nous annonçait mercredi le 22 septembre 2010.

Par exemple, il n'y a pas assez d'employés pour inspecter les claims miniers dans le nord de l'Ontario visés par la législation récente pour protéger les vastes forêts boréales nécessaires pour créditer la bourse carbone des émissions afin de combattre les changements climatiques. Deux lignes de claims miniers qui s'étendent pour des centaines de kilomètres ont été enregistrées par des compagnies d'exploration minières pour faire place à des futurs rails de chemin de fer qui déserveront le "Ring of Fire", l'anneau de feu, une vaste région riche en or, en diamants et en chromite. Le gouvernement est "définitivement en manque d'employés et en manque d'effectifs, parce qu'ils construisent des camps miniers et des pistes d'atérissage pratiquement sous leur nez" selon Miller.

Cela fait 27 ans que la province n'a pas réajusté ses standards de propreté pour les usines de traitements d'eaux d'égouts qui déversent leurs eaux usées dans les Grands Lacs, ce qui est un problème majeur à cause de la population grandissante dans le sud de l'Ontario. "Nous avons la technologie pour traiter les eaux d'égouts à de très basses concentrations" continue Miller, notant que les États-Unis ont fait un bien meilleur travail grâce au Clean Water Act et ont réussi à avoir des plages et des rivages plus propres qu'en Ontario.

Le rapport du Commissaire mentionne aussi les centaines de dépotoirs fermés et les considère comme des "pollueurs oubliés" avec le potentiel de contaminer l'eau souterraine de la région ainsi que les ruisseaux et les lacs en plus de relâcher des gaz à effets de serre dans l'atmosphère. Le problème est que le ministère de l'environnement a "perdu la trace" de plusieurs de ces dépotoirs et plus de suivi est nécessaire.
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"Great Lakes getting dirtier, watchdog warns

Great Lakes pollution is getting worse because sewage systems are outdated and Ontario’s north is turning into a Wild West for miners and forestry companies, warns Environmental Commissioner Gord Miller. His annual report slams Premier Dalton McGuinty’s government for talking a good game on the environment but not following through, putting at risk everything from drinking water to air quality and wildlife.

The 228-page volume released by the province’s independent environmental watchdog sounds a number of alarm bells, including the bypassing of a full environmental assessment for a new gas-fired power plant beside the Holland Marsh in York Region, lax air quality standards and dangers from landfills closed years ago. “This government rightly prides itself on the progress it has made in passing legislation to protect the environment, but actions on the ground often undermine it,” Miller said Wednesday.

For example, there aren’t enough government employees to police mining claims in the north, the subject of recent legislation to protect massive boreal forests key to cleansing carbon emissions from the air in the fight against climate change. Two lines of mining claims stretching hundreds of kilometres were staked by mining exploration companies to make way for future railway tracks out of the “Ring of Fire,” a vast area rich in gold, diamonds and chromite. The government is “clearly understaffed and under resourced, because they are building mining camps and airstrips under their noses, so to speak,” Miller said.

It’s been 27 years since the province tightened cleanliness standards for sewage treatment plants emptying waste water into the Great Lakes — a major problem because of the fast-growing population in southern Ontario. “We have the technology to treat the sewage to very low concentrations,” Miller said, noting the Americans have done a better job through their Clean Water Act and have cleaner beaches and shorelines than Ontario.

The report also dubs hundreds of closed landfill sites as “forgotten polluters,” with the potential to contaminate nearby groundwater, streams and lakes or release greenhouse gases into the sky. The problem is that the environment ministry has “lost track” of many of them and more monitoring is needed."

Excerpts from article written by Rob Ferguson and Tanya Talaga published in the Toronto Star here: http://www.thestar.com/news/sciencetech/environment/article/864660

Friday, September 24, 2010

Marée noire du Golfe: la faune ne sait plus où se réfugier

Photo: P. J. Hahn de Reuters

Des milliers de poissons morts flottent dans le Bayou Robinson en ce dimanche de septembre. C'est la quatrième fois dans la région que l'on découvre des marées de poissons morts. "Des millions de poissons, absolument des millions" affirme P.J. Hahn, le directeur de gestion de la région côtière. "Nous sommes habitués de voir des poissons morts à ce temps-ci de l'année, mais pas en si grand nombre. Des quantités massives de poissons meurent maintenant, et à des intervalles beaucoup plus fréquents."

Les 4 régions n'ont pas seulement les poissons morts en commun, mais aussi le fait qu'elles ont été envahies par la marée noire du désastre de BP dans le Golfe du Mexique, ce qui fait demander aux autorités locales qu'on analyse les chairs des poissons: "Nous n'avons pas l'expertise. J'ai un département de la santé avec seulement 6 employés" dit le président des Plaquemines.

Le département de la faune et des pêcheries de la Louisiane est l'agence qui enquête sur les morts massives de poissons. Le département a envoyé des biologistes sur le terrain et ils ont attribué la mort des poissons à des concentrations trop basses d'oxygène dans l'eau, une conclusion qu'ils ont arrêté sans tester un seul poisson mort.

Les biologistes ont déterminé que les poissons fuyaient une zone morte dans le Golfe, ce qui arrive à tous les ans, ce qui a forcé les poissons de remonter les cours d'eau à l'intérieur des terres. "Si la marée baisse trop le niveau d'eau, les poissons y sont emprisonnés et meurent. Il y a tout simplement trop de poissons dans un espace restreint. C'est ce qui arrive ici et partout ailleurs le long de la côte." Les biologistes n'ont pas analysé la chair des poissons car il n'y avait pas de pollution visuelle de produits pétroliers.

Pourtant l'agence comprend qu'il s'agit d'un problème de perception, surtout pour ceux qui veulent avancer la consommation du poisson et des fruits de mer du Golfe en affirmant qu'ils sont sains à manger. Trente minutes après l'entrevue, un porte-parole du Wildlife and Fisheries a contacté le poste pour dire que le département ferait en effet des tests sur les poissons du Bayou Robinson.
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"State officials to test latest fish kill

Thousands of dead fish floated along Bayou Robinson on Sunday (September 19 2010), the latest in a string of four major fish kills plaguing Plaquemines Parish. "Millions of fish, absolutely, millions," said P.J. Hahn, Plaquemines Parish Coastal Zone Management director. "We're used to seeing fish kills out here at this time of year, but not at this number, mass number of fish that are dying, and not in the frequency that they are occurring now."

What the four areas have in common is not just the fish kills, but also the fact they were previously hit by oil from the spill, prompting parish leaders to ask the state to test the dead fish. "We don't have the expertise. I've got a health department with six people in it,” said Plaquemines Parish President Billy Nungesser.

The Louisiana Department of Wildlife and Fisheries is the responding agency for fish kills. They sent biologists out to the sites and blamed the kills on low oxygen levels in the water -- a conclusion they reached without doing a single test on the dead fish.

Pausina said the agency's teams looked at the fish kills, so they concluded an offshore dead zone, which occurs annually, forced fish towards inland waterways. "If the tide drops they get trapped in there and they die. There’s just too much fish jammed in there, and that’s kind of what we’re seeing right now that’s happening along the coast,” Pausina said. No further testing was done, Pausina said, because the teams dispatched to the fish kills didn't see any oil related pollution.

Yet Pausina said the agency recognizes that the fish kills present a perception problem, especially for those trying to get the message out that Gulf seafood is safe to eat. Within 30 minutes of our interview, a spokesperson for Wildlife and Fisheries contacted Eyewitness News, saying they would now in fact be testing the fish from the fish kill in Bayou Robinson."

Excerpts from article written by Maya Rodriguez from Eyewitness News published here: http://www.wwltv.com/news/State-officials-to-test-latest-fish-kill-for-oil-103484999.html

That's what infuriates me about scientific people: they have such a obtuse view of the world. What caused the offshore dead zone that prompted the fish to go up the bayou, do you think? Don't you think it could be caused by the spill in the Gulf? The fish are running scared! (okay, okay, swimming scared...)

Thursday, September 23, 2010

Déchêts radioactifs provenant des forages dans le schiste

Photo: idahogeology.org

Si on veut se donner une idée de la façon que le forage pour le gaz naturel va se faire au Québec, rien de mieux que de regarder ce qui s'y passe ailleurs au Canada, surtout quand les départements sont les mêmes! On sait que le "reflu", ou les eaux qui remontent lors des forages et des fracturations hydrauliques sont radioactives, on peut s'attendre à ce que les déversements, fuites et accidents peuvent arriver aussi au Québec. J'ai trouvé un exemple du comportement de la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Le 23 août 2006, au Nouveau Brunswick, un camion-citerne a renversé son chargement légèrement radioactif, des eaux usées venant d'un forage dans le schiste: http://www.cbc.ca/canada/new-brunswick/story/2006/10/02/nb-spill.html .

Le 3 octobre 2006, un article dans le quotidien local New Brunswick Telegraph-Journal fait un suivi de ce qu'on a fait avec les dégâts. Voici une traduction de l'article écrit par Khalid Malik:

Un porte-parole de la Commission canadienne de sûreté nucléaire dit qu'il n'y a pas d'inquiétudes pour la santé ou la sécurité à se faire quand il s'agit des déchêts légèrement radioactifs entreposés dans une fosse à ciel ouvert près de Penobsquis. Le matériel vient d'un site près de Sussex où Corridor Resources fait de l'exploration à la recherche de pétrole et de gaz. Aurele Gervais a dit dans une entrevue que le volume du matériel était d'environ 2,000 litres. "Le matériel a été disposé sans inquiétudes tant qu'à sa radioactivité" dit-il.

Norman Miller, le président de Corridor Resources dit que le "matériel à très basse radioactivité" est utilisé dans un sable qui détermine la forme et la grosseur des fractures existantes dans le sol et que les données sont utilisées pour établir le potentiel en gaz. "Il y avait une rupture dans la ligne de surface et le matériel s'est écoulé sur la surface (du sol)" dit-il. Il dit que le déversement a été nettoyé et transporté sur un site privé à environs 2 kilomètres de là où on a disposé du matériel dans une fosse à ciel ouvert. "On a pas besoin d'enterrer ce matériel au site temporaire" dit Miller, "Cela peut rester là indéfiniment, mais selon une entente (avec le propriétaire terrien), nous allons le récupérer d'ici la mise en activité du puits de gaz naturel d'ici février 2007."

Mais l'entente avec le propriétaire terrien de la fosse donne à la compagnie de Miller jusqu'au 15 septembre 2009 pour complètement enlever le mélange radioactif. Il dit que d'autres matériaux ont déjà été déversés dans ce site avant de recevoir des fluides de forages ou de la boue et d'autres déchêts.

Gervais dit que la commission a confirmé avec le titulaire de license que le matériel radioactif a été envoyé à une fosse pour y être enterré. "Les procédures de nettoyage de la région impactée ont été révisées par la CCSN et ont été approuvées" selon lui. Il dit que certaines personnes ont exprimé leurs inquiétudes au sujet de l'entreposage et un inspecteur de la CCSN sur le terrain va faire un suivi en inspectant les lieux le plus tôt que possible pour confirmer que le matériel a été entreposé correctement. Il ne pouvait pas donner une date approximative de la visite.

Ian McConnell, le directeur régional de Protechnics, une division de Core Laboratories du Canada, qui a été assigné par la commission de sécurité nucléaire pour faire le nettoyage au site Corridor dit que le matériel contient "d'extrêmement petites quantités de radiation". "Nous devons utiliser un instrument très sensible pour le détecter" dit McConnell.

En expliquant le procédé dans une entrevue, McConnelle dit que le matériel radioactif dans une éprouvette de la grosseur d'un ongle de pouce est mélangé avec 40 tonnes de sable. "Vous devez en manger 200 livres de matériel pour atteindre la limite acceptable d'une exposition interne radioactive, ou vous tenir à côté pendant 3 ans pour recevoir la même quantité de radiation" précise-t-il.

Donald Beyea, le directeur du programme de médecine nucléaire au Atlantic Regional Health Science Corporation ajoute que les bas niveaux de radiation ne sont pas nocives. Il dit que les hôpitaux utilisent la radiation pour diagnostiquer leurs patients. Les effets demeurent pour environ 6 heures après les procédures, ajoute-il.

Une résidente de la région, Beth Nixon dit qu'elle ne s'inquiète pas tellement de son exposition à la radioactivité maintenant qu'on lui a expliqué que le niveau est très faible. Mais elle s'inquiète encore de la substance gélatineuse qui est mélangée avec le sable. Çà sent comme du diesel ou de l'huile, dit-elle.

Mais McConnell dit que c'est tout simplement de l'eau à laquelle on a ajouté de la gelée pour l'épaissir.

Et Canada laisse le tritium de Gentilly II migrer vers le Saint-Laurent, tra-la-lère...
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"October 3, 2006
NB Telegraph-Journal
Radioactive material not a threat, say officials

Khalid Malik

A spokesman for the Canadian Nuclear Safety Commission says there are no health and safety concerns about the mildly radioactive material disposed off in an open pit near Penobsquis. The material came from a site near Sussex where Corridor Resources is doing exploration for oil and gas. Aurele Gervais said in an interview from Ottawa Monday the material measured about 2,000 litres. "The material can be disposed off without any radiological concerns," he said.

Norman Miller, president of Corridor Resources, said the "very low radioactive material" is used in a sand that determines the shape and size of existing fractures in the earth and that data is used to measure gas flow potential. "There was a rupture of the surface line and the material flowed out on the surface," he said in an interview from Halifax. He said it was cleaned up and taken to a private land site about two kilometres away where it has been placed in an open pit. "There is no need to bury the material at the temporary site," Miller said. "It can stay there indefinitely, but under an agreement (with the land owner) we are going to remove it by the time we come on stream with the gas by February 2007."

But the agreement with pit owner gives Miller's firm until Sept. 15, 2009, to completely remove the radioactive mixture. He said other material has been dumped at the site before including drilling fluid or mud and some other waste materials.

Gervais said the commission has confirmed with the licensee that the radioactive material was sent to a burial pit. "The clean-up procedures of the affected area were reviewed by the CNSC and deemed appropriate," he said. He said now that some people have expressed concern about the disposal, a CNSC field inspector will follow up with a visit to the area as soon as possible to confirm that the material was properly disposed of. He could not give an approximate date for the visit.

Ian McConnell, national manger for Protechnics, a division of Core Laboratories of Canada, that has been licensed by the nuclear safety commission to do the cleanup at the Corridor site, said the material has "extremely small amounts of radiation. "We have to use a very sensitive instrument to find it," said McConnell.

Explaining the process in an interview from Calgary, McConnell said radioactive material in a vial about the size of a thumb is mixed in with 40 tonnes of sand. "You have to eat 200 pounds of the material to reach internal (radiation exposure) limit or you have to stand beside it for three years to get the same level of exposure," he said.

Donald Beyea, manager of nuclear medicine program at the Atlantic Regional Health Science Corporation, also said low levels of radiation are not harmful. He said the hospital uses radiation for diagnostic purposes. Its affect stays for about six hours after the procedure, he said.

Area resident Beth Nixon said she is not that concerned about radiation exposure now that they have explained that its level is very low. But she is still concerned about "the jelly like substance" that is mixed in with the sand. It smells like diesel or oil, she added.

But MConnell says it is simply water, which has been thickened by adding a jelly."

Source: http://www.nben.ca/environews/media/mediaarchives/06/October/radioactive_e.htm

And it's only a bit of tritium from Gentilly II migrating underground towards the St.Lawrence river...

Wednesday, September 22, 2010

Oléoduc Keystone XL: les Premières Nations plaident à Washington

Photo: environmentaljusticeblog.blogspot.com

Lundi le 20 septembre, des chefs de Premières Nations sont à Washington D.C. pour persuader les autorités de ne pas accepter le projet d'oléoduc qui transportera le pétrole sale de l'Alberta vers les États-Unis. La délégation inclut deux chefs de communautés du Canada et un autre du Minnesota.

François Paulette du Smith's Landing Treaty 8 First Nation expliquera aux politiciens des É.-U. que les polluants des sables bitumineux impactent déjà plus de 30 communautés de Premières Nations en aval. En augmentant la production des sables bitumineux, on empirerait une situtation déjà intenable. "Je pense que les Américains ont besoin de voir la situation dans son ensemble" dit l'ex chef de la Nation Dene en entrevue téléphonique de Fort Smith dans les Territoires du Nord-Ouest avant son départ pour Washington. "J'espère qu'ils remettront en question leur projet de construire leur pipeline." Paulette en réalité veut un moratoire sur l'agrandissement de l'oléoduc Keystone XL. "Le pétrole qu'ils achètent est du pétrole sale" dit-il.

George Poitras, un ex-chef de la Nation albertaine Mikisew Cree rejoindra Paulette à Washington, ainsi que Marty Cobenais, un membre de Indigenous Environmental Network. De lundi le 20 jusqu'à mercredi le 22 septembre, les chefs ont des rencontres planifiées avec le State Department, un conseil de la Maison Blanche, le Department of Interior, à l'ambassade canadienne et dans des bureaux du Congrès. Paulette dit qu'il mentionnera les données récentes de l'étude qui a fait un lien entre l'exploitation des sables bitumineux et les niveaux élevés de plomb, de mercure et d'autres métaux lourds dans l'écosystème de la rivière Athabasca.

La semaine dernière, un groupe de scientifiques et d'autochtones ont demandé à Ottawa d'intervenir et vérifier si la pollution des sables bitumineux rend les poissons malades. Paulette dit que de plus en plus de prises en aval, dans un réseau de cours d'eau qui s'étend sur 1,600 kilomètres, contiennent des poissons qui ont la chair molle et gélatineuse. "C'est un gros gâchis, et cette saloperie abouti à l'océan Arctique: nous devons agir" dit Paulette, dont les rencontres sont appuyées par le Pembina Institute et le Natural Resources Defense Council. "Le mode de vie des autochtones est complètement boulversé."

Keystone XL a reçu l'aval des autorités canadiennes et attend maintenant l'accord du U.S. State Department. Le pipeline de TransCanada Corp pourrait se rendre jusqu'au Golfe du Mexique.

Plus tôt ce mois-ci, les Premières Nations et des groupes environnementaux ont rencontré Nancy Pelosi, chef de la Maison des Représentants (Speaker of the House of Representatives) pendant sa visite au Canada. Ils ont plaidé avec l'influente politicienne pour demander que le Canada produisent du pétrole plus propre et de faire pression auprès d'Ottawa d'être plus sévère envers l'industrie des sables bitumineux.
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"First Nations leaders in D.C. to urge politicians to reject oilsands pipeline

First Nations leaders are heading to Washington on Monday (September 20 2010) to persuade officials to reject a pipeline project that would pump more "dirty oil" from Alberta into the United States. The delegation is composed of two community leaders from Canada and another from Minnesota.

Francois Paulette, of the Smith’s Landing Treaty 8 First Nation, will explain to U.S. politicians that pollutants from the oilsands already affect more than 30 downstream First Nations communities. Increasing oilsands production would make matters worse, he said. I think the Americans really need to see the big picture," the former Dene Nation chief said in an interview from Fort Smith, N.W.T. before leaving for Washington. "I hope that they rethink their plan of engaging our pipeline." In fact, Paulette wants a moratorium on the Keystone XL pipeline expansion. "The oil that they're buying is the dirty oil," he said.

Paulette will be joined in Washington by George Poitras, a former chief of Alberta's Mikisew Cree First Nation, and Marty Cobenais, a member of the Indigenous Environmental Network. From Monday until Wednesday, the leaders have meetings scheduled with the State Department, a White House environment council, the Department of Interior, the Canadian Embassy, and congressional offices. Paulette said he will point to the findings of a recent study that linked oilsands operations to high levels of lead, mercury and other heavy metals in the Athabasca River system.

Last week, a group of scientists and aboriginals asked Ottawa to step in to see if pollution from the oilsands is making fish sick. Paulette said more and more downstream catches — a network that stretches 1,600 kilometres — contain fish with soft, mushy flesh. "It's a big mess, but this mess is reaching the Arctic Ocean and we need to do more," said Paulette, whose meetings are sponsored by the Pembina Institute and the Natural Resources Defense Council. "The whole way of life of the indigenous people is disrupted."

Keystone XL has been approved by Canadian regulators, and is now awaiting a green light from the U.S. State Department. The TransCanada Corp. pipeline would reach all the way to the U.S. Gulf Coast.

Earlier this month, First Nations and environmental groups met with Nancy Pelosi, Speaker of the U.S. House of Representatives, during her visit to Canada. They urged the powerful politician to demand cleaner oil from Canada and to call on Ottawa to take a tougher stance on the oilsands industry."

Excerpts from article written by Andy Blatchford of The Canadian Press here: http://www.brandonsun.com/national/breaking-news/first-nations-leaders-in-dc-to-urge-politicians-to-reject-oilsands-pipeline-103239034.html?thx=y

Oil and gas companies have to stop working like they owned the place! They don't! And people, use as little as you can.

Tuesday, September 21, 2010

Gaz de schiste: Soirée d'information à Mont Saint-Hilaire

La montagne, toute rougissante de plaisir dans le soleil couchant
Les sourires des conférenciers en disent long...
Standing room only! La chaise vide, c'est la mienne!

Bravo Mobilisation gaz de schiste Mont-Saint-Hilaire et Belœil!

Des déchêts nucléaires sur le Saint-Laurent?


Après avoir démantelé sa centrale nucléaire dans les années 1990, Bruce Power pense recycler 16 génératrices en les envoyant en Suède. 90% des métaux seront recyclés là-bas et le reste trop radioactif reviendra au point de départ, en Ontario. Voir mon entrée de blog du 31 juillet 2010 pour plus de détails et une photo d'une des génératrices ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/07/des-gros-dechets-nucleaires-vogueront.html

La route projetée est le Lac Huron, la rivière St.Clair River, le lac St.Clair, la rivière Detroit, le lac Érié, le lac Ontario, la voie maritime du Saint-Laurent, le fleuve Saint-Laurent lui-même et enfin l'océan Atlantique.

Ce qui fait peur aux résidents aux États-Unis et au Canada, c'est le matériel à l'intérieur des génératrices de la grosseur d'un autobus de ville: des déchêts nucléaires. Les environnementalistes et les élus disent qu'un accident pourrait contaminer les lacs, une source d'eau potable. Ils sont aussi inquiets: ce serait un précédent et d'autres déchêts nucléaires pourraient commencer à naviguer les Grands Lacs.

Les municipalités des 2 côtés des rives de la route proposée sont insultées de ne pas avoir été consultées. Elles ont été mises au courant grâce à un environnementaliste du Michigan qui lisait des documents de la Commission canadienne de Sûreté nucléaire. Trois maires de villes canadiennes et deux politiciens du Michigan s'opposent au projet. Une pétition en ligne a déjà été signée par 60 groupes environnementaux et 2,717 personnes.

La Commission canadienne ne prévoyait pas faire de consultation publique mais devant le tollé publique, siégera une audience le 29 septembre. Le permis de transport n'avait pas besoin d'audience publique puisque les génératrices sont considérées comme ayant un niveau de radiation faible. De tels permis sont émis par un officier désigné de la Commission, pas le comité formé de 8 membres.

"Çà devrait être arrêté" dit Kay Cumbow, une environnementaliste de Brown City près de Lapeer qui était l'une des premières personnes à découvrir le projet de transport de matières nucléaires. "Nous avons mieux à faire que de mettre les Grans Lacs à risque."

Après ce chargement, Bruce Power prévoit envoyer 16 autres génératrices en Suède dans un temps futur.
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"Nuclear waste shipping on Lakes protested

A plan to ship 16 steam generators on the Detroit River and Great Lakes has sparked an international outcry. What alarms residents on the U.S. and Canadian sides of the waterways is the material inside the generators -- nuclear waste. The generators, which are the size of a city bus, were used by a nuclear power plant in Canada that now wants to send them to a recycling plant in Sweden.

Environmentalists and elected officials said a shipping mishap could contaminate the lakes, a source of drinking water in the region. They're also worried the plan could lead to more radioactive waste being transported on the Great Lakes. "It's a bad idea," said Michael Keegan, chairman of the Monroe-based Coalition for a Nuclear Free Great Lakes. "It sets a dangerous precedent."

U.S. and Canadian towns along the proposed route are miffed they were never told about the plan. Alerted by a Michigan environmentalist perusing the records of Canada's nuclear regulatory agency, three Canadian mayors and two Michigan state legislators opposed the shipment. An online petition against the project was signed by 60 environmental groups and 2,517 people.

It's one more threat to the Great Lakes, which already contends with pollution and Asian carp, said state Rep. Sarah Roberts, D-St. Clair Shores. The Canadian Nuclear Safety Commission, which is deciding whether to approve the shipment, originally didn't plan to seek public input. After several weeks of criticism, however, it scheduled a public hearing for Sept. 29.

Bruce Power, the Canadian firm that operates the power plant, said the shipment is safe. The radiation is limited to the interior of the generators, whose openings have been sealed to prevent anything from leaking out, said spokesman John Peevers. And the amount of nuclear material is small, he added. The 16 generators were removed from the Bruce Power plant in the mid-1990s and placed in a concrete warehouse near the firm's headquarters in Tiverton, Ontario, which is on Lake Huron across from the Michigan Thumb. They were going to stay there permanently, but Bruce Power learned about a Swedish company that could recycle 90 percent of the machines, Peevers said.

The recycling process reduces the radioactivity of the material, which can then be used as scrap. The remaining 10 percent is too contaminated to recycle and will be returned to Bruce Power for storage.

According to the plan, a freighter would carry the generators down Lake Huron, the St. Clair River, Lake St. Clair, the Detroit River, Lake Erie, Lake Ontario, the St. Lawrence River and then across the Atlantic Ocean.

The permit didn't require a public hearing because generators are considered to have a low level of radiation, said commission spokesman Aurele Gervais. Such permits are issued by a designated officer from the commission, not the eight-member board.

"It should be stopped," said Kay Cumbow, an environmentalist from Brown City near Lapeer, who was one of the first people to discover the proposed shipment. "We have better things to do than put the Great Lakes at risk."

After this shipment, Bruce Power eventually plans to send 16 more generators to Sweden."

Excerpts from article written by Francis X. Donnelly of The Detroit News published here: http://www.detnews.com/article/20100911/METRO/9110372/1409/metro/Nuclear-waste-shipping-on-Great-Lakes-protested

The nuclear plants that are built in Canada and should be dismantled, recycled and processed here, as close as possible to their initial location. If that cannot be done, then it is another sign that we should not build any more...