Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, November 30, 2010

Gaz de schiste: ce que l'on sait et ce que l'on peut prédire

Photo: frackcheckwv.net

Voici une traduction libre d'un résumé de ce qui s'est dit à la conférence "Health Effects of Shale Gas Extraction: What is Known and What can we Predict?" à l'University of Pittsburgh Graduate School of Public Health.

"Les préoccupations pour la santé et la sécurité durant l'extraction des combustibles fossiles"

Le Docteur Bernard Goldstein, un professeur au département de santé environnementale et au travail a lancé la conférence avec une discussion sur la nécessité d'employer des techniques de communication du risque adéquates de la part de la santé publique, du gouvernement et de l'industrie quand ils discutent avec le public des dangers de forer pour le gaz naturel. Par exemple, si l'industrie avait divulgué d'une façon transparente les ingrédients dans les fluides qui fracturent le shale et les rôles de ces ingrédients dans la fracturation hydraulique dès le début, cela aurait été au devant des craintes du fait que l'exacte recette de chaque stimulation de puits est un secret corporatif.

De plus, le docteur Goldstein a demandé à la santé publique de commencer une recherche anticipative sur les risques potentiels du forage pour le gaz de shale sur la santé publique, parce que cela est difficile de faire des liens après les faits. Il a aussi remarqué que la Pennsylvanie est désavantagée quand il s'agit des fonctionnaires chargés de veiller à la santé du public.

La géochimie inorganique des eaux de fracturation du Marcellus

Carl S. Kirby a commencé sa présentation en définissant les termes "slick water" et "frack-water", puisque la chimie de chacun est tellement différente. " Slick water" est fait d'eau, de sable et des agents lubrifiants qui sont pompés dans le puits foré. "Frack water" est le nom donné aux liquides qui reviennent à la surface après la fracturation hydraulique. Ce liquide contient le "slick water" ainsi qu'une certaine concentration de saumures venant du puits. La concentration de saumure (eau salée) varie beaucoup et dépend de la géochimie des formations géologiques et du temps que le "slick water" a passé dans le puits foré avant de remonter à la surface comme eaux de fracturation. Le degré de concentration des saumures dans les eaux de fracturation est d'une importance majeure, puisque les traitements actuels des eaux de fracturation ne peuvent pas assurer que ces chimiques seront retirés des eaux de fracturation. Alors, on peut emmagasiner les eaux de fracturation, les recycler et les réutiliser, les transporter à des usines spécialisées pour les traiter ou les réinjecter. Pour le moment, une grande partie des eaux de fracturation de la Pennsylvanie va en Ohio où elles sont réinjectées dans des puits vides très profonds, une méthode que l'industrie appelle "closed loop", boucle fermée.

Les charactéristiques chimiques des eaux de fracturation sont surtout des TDS (Total Dissolved Solids - total de solides dissous) élevés, comme le Na, Ca, Cl, Ba, Sr et de basses concentrations de Mg et de SO4. Les eaux de fracturation sont radioactives et ont un pH entre 5 et 8, ce qui est plutôt neutre. Certaines eaux de fracturation sont aussi un tier des matières solides. Le volume de "flowback" , les eaux qui reviennent à la surface, est très élevé au début pour ensuite diminuer avec le temps, et pendant ce temps-là la concentration saline augmente beaucoup, pense-t-on, car il manque des données pour confirmer cette dernière affirmation. On s'est penché sur la radioactivité: les rayons alpha viennent surtout du gaz radon qui a une durée de vie plutôt courte. Les rayons beta par contre sont plus inquiétants, car ils indiquent habituellement la présence du radium qui demeure sous forme de particules en suspension.

La technologie existe pour pouvoir analyser certains aspects du forage, de la fracturation et les étapes de la production du gaz naturel. Les modèles hydro-géologiques ont été menées mar le travail du Docteur Kirby et son équipe. Les résultats des modèles démontrent que la source principale du fer (Fe) est la pyrite, pendant que la source principale du barium (Ba) vient des acides organiques. D'autres techniques sont aussi disponibles pour aider à prévenir la dégradation environnementale. En employant la conductivité pour surveiller les fuites dans les infrastructures des eaux de fracturation est l'une des solutions proposées, mais on doit prendre des précautions dans l'interprétation des changements de la qualité de l'eau de surface. En particulier, la conductivité est non-spécifique, et il y a aussi la possibilité du manque de brassage des eaux de surface et qu'ainsi le monitorage ne se rende pas compte d'un évènement .

La chimie des métaux dans la formation Marcellus

Tracy Bank a parlé de la chimie du Marcellus en commençant par la géologie de la formation. Le shale est un roc sédimentaire d'une composition mixte de minéraux granulés finement. Bien que la plupart des minéraux de glaise existent, les métaux s'y trouvent en quantités variables. Le Marcellus est un shale noir qui s'est formé sous des eaux relativement profondes sans oxygène. Les matières organiques en décomposition dans ces régions il y a presque 400 millions d'années ont aussi permis de garder le gaz, le pétrole et le charbon. Ces conditions favorisent aussi la présence de métaux comme le fer, le zinc, le molybdenum et l'uranium.

La solubilité des métaux, c'est-à-dire leur habilité à se dissoudre dans une solution homogène ou se trouver dans une solution d'eau dépend un peu de la quantité d'oxygène, de la pression et de la quantité du solvant. La recherche du Docteur Bank s'est concentré sur la solubilité de l'uranium, et dans sa présentation de vendredi, elle a expliqué que la solubilité de l'uranium dépend des conditions du redox (oxydation et réduction). Aussi, les concentrations d'uranium, par exemple, sont plus élevées quand les niveaux de carbone organique sont plus élevés, et des concentrations plus élevées de gaz naturel sont certainement ce que l'industrie cherche.

Le Docteur Bank suggère que la couche de shale et les formations de roc à des milles pieds sous terre manquent sûrement d'oxygène et donc réduise les taux de redox. Quand de grandes quantités d'eau à haute pression sont introduites dans ces formations par la fracturation, l'oxydation et les conditions sont ainsi changées et il peut en résulter une solution d'uranium, de fer et de zinc. Ceci arrive naturellement aux formations de roc qui sont exposées aux éléments quand le Marcellus perce à la surface.

L'exploitation du gaz non conventionel dans des paysages: les incertitudes dans l'histoire, la contamination

Dan Bain, professeur assistant dans le département de la géologie et les sciences planétaires de l'université de Pittsburgh a parlé des liens entre les paysages de la Pennsylvanie et l'exploitation du gaz naturel. Un danger préoccupant pour la santé publique est le potentiel de communication entre les différentes compositions de l'eau utilisées dans les procédés de production et le mouvement des métaux dans les sédiments résultant des travaux miniers dans la région. Selon le Docteur Bain, les interactions chimiques se font surtout dans les sédiments en contact avec l'eau, donc il est important de monitorer l'eau souterraine et de surface pour suivre l'augmentation de concentrations en métaux. Le mouvement du sodium est particulièrement inquiétant pour les écosystèmes riverains.

Comme les activités minières ont laissé leurs traces sur la région, l'exploitation du gaz du Marcellus laissera également ses traces dans les sédiments. Le Docteur Bain suggère que d'autres recherches sur nos connaissances des plaines innondables et les couches rocheuses près de la surface seront nécessaires pour se faire des modèles des effets qu'auront les activités de l'industrie sur les eaux par les sédiments qu'elle produira.

Les défis de la gestion de l'eau et la production du gaz du Marcellus

John Veil a présenté de l'information à partir de son travail financé par le U.S. Department of Energy. Premièrement, de l'information de base sur le gaz de schiste et son développement. Les types de gaz explorer mentionnés sont le méthane venant des couches de charbon, le gaz conventionnel sur terre et en mer, le gaz qui vient avec le pétrole brut, le gaz non conventionnel sur terre et le gaz importé. M. Veil affirme que le gaz de schiste ne peut que prendre plus de place sur le marché. Il mentionne les différents états et provinces qui ont des formations de schistes qui contiennent du gaz et il décrit les différentes étapes d'exploration: obtenir l'accès aux terrains par location ou par achat, l'exploration, la préparation du site, le forage, la préparation du puits pour la production (incluant la fracturation hydraulique) et finalement la production du gaz et la gestion de l'eau.

M. Veil s'est ensuite attardé sur la question de l'eau. Durant la préparation d'un site de forage, le ruissellement pluvial devrait être pris en ligne de compte à tous les endroits que le sol a été dérangé durant la construction, ce qui inclus le respect de toutes les pratiques de contrôle de sédiments et la stabilisation des surfaces dérangées ( habituellement préparées avec du gravier). Différentes firmes de forage adoptent différentes pratiques de gestion d'eaux pluviales. L'eau est aussi nécessaire pour les fluides de forage et les besoins varient entre 1 million de gallons dans le shale de Haynesville jusqu'à 60,000 gallons dans le shale de Fayetteville. La quantité d'eau nécessaire dépend des types de fluides de forage utilisés et la profondeur ainsi que la distance horizontale des puits. Le volume nécessaire pour forer dans le shale de Marcellus est plutôt vers la quantité la moindre dans cette échelle et se situe vers 800,000 gallons par puits. Les déchêts de forage sont ensuite envoyés dans des bassins de rétention. La fracturation hydraulique est un autre problème d'eau majeur. L'eau nécessaire pour un seul puits dans la formation Marcellus peut exiger de 1 à 5 millions de gallons d'eau. Chaque puits et sa demande en eau n'est peut-être pas un problème aigü, mais dans le cas d'une région où il se trouve plusieurs puits, cela devient plus criant. Les sources en eau peuvent venir d'un ruisseau, d'une rivière ou d'un lac, d'un puits de surface, d'un réservoir aménagé par l'exploitant, ou d'une source d'aqueduc public. Des pipelines ou dans la plupart des cas, des camions-citernes peuvent faire la livraison de l'eau sur le site. L'eau est ensuite entreposée dans des bassins ou des citernes.

La fracturation ou la stimulation du puits nécessite des volumes considérables d'eau, de sable et des additifs pompés à haute pression dans le puits à diffférentes étapes. Ce processus est monitoré en temps réel en enregistrant les pressions et les températures durant chaque étape (stage). Premièrement, il y a de grandes quantités de "flow back fluides", des fluides de refoulement qui reviennent à la surface dans les premières heures ou les premières journées, habituellement storées dans des bassins ou des étangs. Les sites les plus vastes entreposent les fluides de flowback dans des citernes de saumures où ils sont filtrés et réutilisés pour fracturer d'autres puits. La deuxième étape (stage) est quand les eaux usées (produced water) reviennent à la surface, de quantité moindres au fil du temps. Ces eaux usées sont entreposées dans des citernes et ramassées par camions-citernes. Ces eaux ramassées doivent être transportées vers d'autres puits vides ou à des usines de traitement d'eaux usées. Les puits d'injection sont une autre méthode de se débarasser des eaux usées, mais ne sont pas disponibles partout, et deviennent ainsi une source de traffic lourd qui va et vient entre les 2 sites.

M. Veil a mentionné la quantité d'eau utilisée durant une bonne année de production. Il dit que c'est difficile de prévoir le nombre maximum de puits, mais qu'un rapport du United States Geological Survey (USGS) qui date de 2005 a des mesures assez justes. La quantité totale utilisée dans les 3 états de la Pennsylvanie, de la Virginie Occidentale et de New York est d'environ 25 millions de gallons par jour. La quantité totale d'eau prélevée est 7,457 millions de gallons par jour par année, ce qui veut dire que moins de 1% de la source d'eau est utilisée. Ce qui veut dire qu'il y a amplement d'eau dans la région du Marcellus pour alimenter le forage, mais les besoins en eau et les facteurs variront selon la localisation géographique et les saisons.

Les effets cumulatifs et à long terme attendus des impacts du forage dans le Marcellus

Michel Boufadel, chaire du Département d'Ingénierie civile et environnementale du Temple University a parlé des factuers qui jouent dans la migration et la rétention des eaux de flowback. Le Docteur Boufadel mentionne que ceci peut venir du fond du puits durant l'injection et la fracturation, ainsi que du sol autour des fuites dans les coffrages.

Bien que le puits typique creusé dans le shale du Marcellus est environ 7,000 pieds de profondeur, les formations géologiques sont très fracturées, et quand les eaux de flowback sont injectées ou fracturées hydrauliquement à des pressions jusqu'à 10,000 psi (livres par pouce carré), c'est possible pour cette eau de migrer à des milles pieds de distance, selon les connections entre les failles géologiques et les joints.

L'autre façon que les eaux de flowback peuvent se déplacer est le danger des renversements. Le Docteur Boufadel insiste pour dire que la plupart des modèles sont inadéquats parce qu'ils ne tiennent pas compte de la grande densité des saumures. À cause de cela, les eaux de flowback tendent à pénétrer plus profondément dans le sol que l'eau douce, et demeurer dans les aquifères plus longtemps. De plus, les détecteurs de surface peuvent ne pas être capable de détecter la contamination pendant des années.

Des questions et des manques dans nos connaissances relevées par la salle:

L'interprétation des données est importante. Nous avons besoin de groupes de recherche pour colliger l'information afin de mieux diriger la communication des risques.

Les compagnies qui traitent les eaux usées "frac water", les eaux qui résultent des stimulations des puits, promettent que leurs techniques de purification peuvent produire de l'eau potable et des sels qui pourraient être utilisés comme appâts de chevreuils (blocs de sel). Quelle est la qualité de l'eau qui ressort de ces installations? Est-ce que le sel est sécuritaire pour la consommation animale ou pour saler les routes l'hiver? Que doit-on faire des composés qui viennent des fluides traités?

Bien que certaines compagnies ont des feuilles de route meilleures que d'autres, elles ont toutes commis des infractions en Pennsylvanie.

Le temps écoulé entre la revue par les pairs et la réponse donnée aux communautés est trop grand. De plus, les gens peinent à comprendre les études revues par les pairs de toute façon.

Est-ce quelqu'un a calculé la quantité totale de dioxide de carbone émis par toutes ces opérations du début du processus jusqu'à la fin?

"Recap of GSPH's Shale Gas Conference (Morning)

If you were unable to attend the University of Pittsburgh Graduate School of Public Health's all day conference, HEALTH EFFECTS OF SHALE GAS EXTRACTION: WHAT IS KNOWN AND WHAT CAN WE PREDICT?, here is a recap of the morning sessions for you provided by CHEC's staff. The conference was also recorded on video. We will post the link to the videos on this blog once the videographer has a chance to cut the tape into sections by speaker.

“Health and Safety Considerations in the Extraction of Fossil Fuels”

Bernard Goldstein, MD is a professor in GSPH's Department of Environmental and Occupational Health, as well as the school's past dean. Dr. Goldstein started off the conference with a discussion about the need for public health, government, and industry to use proper risk communication techniques when discussing risk of natural gas drilling with the public. For example, if the industry had openly discussed the ingredients of the fluid used to hydraulically fracture the shale and the purposes of those ingredients when hydraulic fracturing was first used, for example, it would have prevented a significant amount of [often times] unnecessary fear regarding the fact that the exact composition of each company's well stimulation mixture is proprietary (a trade secret).

Additionally, Dr. Goldstein called for public health to conduct prospective research on the potential public health impacts of shale gas drilling, because it is difficult to make connections retrospectively (looking back).

He also noted that Pennsylvania is at disadvantage when it comes to our public health workforce (the folks with the expertise and know-how to look out for the welfare of PA residents). - Only 6 of 67 counties in PA have a public health authority, and we have the smallest workforce in this field of any state in the U.S. In essence, "PA is a third world country in relation to its inadequate public health workforce."

“Inorganic Geochemistry of Marcellus Shale Hydrofracturing Waters”

Carl S. Kirby, PhD began his presentation by defining the terms “slick water” and “frack-water”, since the chemistry of each is so different. Slick water consists of water, proppant, and slicking agents that are pumped down into the drilled well. Frack water identifies the liquids returning up to the surface after hydrofracturing has been completed. This liquid includes the slick water, as well as a concentration of brine water from within the well. The concentration of brine is largely irregular, and depends upon the geochemistry of the drilled strata, and the amount of time the slick water remained in the well bore, before returning as frack water. The extent of dissolution of salts/brines in the frack water is a major concern, since the current treatments of frack water do not provide an assurance that these chemicals can be removed from the frack water. Therefore, the options for frack water are storage, recycling and reusing, transporting the frack water to be treated at specialized facilities, or reinjection. Much of the frack water goes to Ohio where it is injected into deep wells - a method the industry calls a “closed loop.”

The chemical characteristics of frack water are dominated by high TDS, specifically: Na, Ca, Cl, Ba, Sr, and low concentrations of Mg, SO4. The frack water is radioactive, and has a pH in the 5-8 range, which is rather neutral. A Durov diagram was presented to show the signature of anions and cations. Some frack waters are also 1/3 solids. The volume of flowback frack water is very high at first and then slows down while salinity is thought to increase dramatically with time, although there is currently not enough data to confirm the increasing salinity. The radioactivity was investigated; the gross alpha is typically due to radon gas, which is short-lived. The gross beta on the other hand is of higher concern, as it typically signifies radium, which remains particulate-bound.

Technologies are available to characterize certain aspects of the drilling, fracking, and production phases of natural gas production. Hydro-geological modeling with the geochemical program PhreeqC has been conducted by Dr. Kirby’s work group. Modeling results indicate that the main source of iron (Fe) is pyrite, while the main source of barium (Ba) is from organic acids. Other techniques are also available to help prevent environmental degradation. Using conductivity to investigate leaks in the frack water infrastructure is a possibility, but one would have to be careful when interpreting changes in surface water quality. In particular, conductance is non-specific, and there is also the potential for lack of mixing in surface water such that the monitors miss the event.

“Trace Metal Chemistry of the Marcellus Shale”

Tracy Bank, PhD discussed the chemistry of the Marcellus, beginning with the geology of the formation. Shale is a sedimentary (meaning deposition) rock type consisting of a fine-grained composition of a mixture of minerals. Though mostly clay minerals exist, metals species can exist in varying amounts. The Marcellus Shale is considered a black shale that was formed in relatively deep waters, devoid of oxygen. Trapped decaying matter in and around these areas nearly 400 million years ago lent to the conservation of natural gas, oil, and coal. Conditions that conserve organic matter also favor the conservation of redox sensitive metals such as; iron, zinc, molybdenum, and uranium.

The solubility of metals, meaning the ability to form a homogeneous solution or become mobilized with water (solvent) for instance, is partly dependent on the amount of oxygen, amount of pressure, and availability of a solvent. Dr. Bank’s research focused on the solubility of uranium, and in her presentation on Friday, she explained that the solubility of uranium is dependent upon redox conditions. Also the concentrations of uranium, for instance, are higher where there are higher levels of total organic carbon, and higher levels of natural gas is certainly what industry is seeking. Redox reactions, in short, describe the changing of a molecule’s oxidation number, commonly in the form of a gain or loss of electrons.

Dr. Bank presented that the shale layer and rock formations thousands of feet underground, are surely lacking oxygen, and thus are in a reducing redox state. When large amounts of pressure and water are introduced into these underground formations by fracing, the oxidation states and reducing conditions can be altered leading to the mobilization of uranium, iron, and zinc. This can and does happen naturally to rock layers exposed to weathering, as it does in the Marcellus Shale outcrops. Dr. Bank’s previous work, focused on Superfund sites containing relatively much higher levels of uranium and other radioactive contamination. Interesting to note, that in those projects - to clean contaminated areas - the bioremediation efforts focus on creating reducing redox conditions; the opposite of what fracing induces.

“Unconventional Gas Extraction in Legacy, Energy Production Landscapes: Uncertainties in History, contamination, and Interactions”

Dan Bain, PhD, assistant professor in the Department of Geology and Planetary Science at the University of Pittsburgh addressed the correlation of Southwestern Pennsylvania’s legacy landscapes and natural gas extraction. An important public health concern is the potential for the interaction of varying water compositions used in the Marcellus Shale production process and mobilization (or movement) of metals through legacy surface sediment i.e. sediment resultant from the effects of coal mining on the region. According to Dr. Bain, sediment drives most chemical interactions at the water-sediment interface. Therefore, it is critical to continue to monitor ground and surface water for increases in metal content. The mobilization of sodium is of particular concern to riparian ecosystems.

As coal mining left its imprint on the region, gas extraction from Marcellus Shale will undoubtedly leave another set of legacy sediment types. Dr. Bain proposes that continued research regarding comprehension of flood plains and near surface bed rock is necessary to appropriately model possible outcomes from movement of industry specific waters through legacy sediment.

“Water Management Challenges in Marcellus Shale Gas Production”

John Veil presented information based on his work funded by the U.S. Department of Energy. First, background information about shale gas and how it is developed was presented. The types of gas exploration include coal bed methane, conventional on-shore and off-shore, gas associated with crude oil, unconventional on-shore, and net imports. Mr. Veil stated that the contribution of shale gas is bound to expand. Shale is located in many places in US, and the most significant are the: Barnett (Texas), Fayetteville (Arkansas), Antrim Shale (Michigan), Haynesville (Louisiana), Marcellus (Northeast U.S.), and Woodford (Oklahoma). There are also shales located in Canada, the Horn River Shale in British Columbian, and Nontney Shale in British Columbia and Alberta. The steps in the shale gas extraction process include: gaining access to the gas through property leasing or acquisition, searching for natural gas, preparing the site, drilling the well, preparing a well for production (includes hydraulic fracturing), and finally gas production and water management.

Mr. Veil then elaborated on water issues:
During site preparation, storm water runoff should be considered from all land areas disturbed during construction, which includes following proper sediment control practices and stabilizing exposed surfaces (generally prepared with gravel). Different operators follow different degrees of storm water management. Water is also necessary for the drilling fluids and can range from 1 million gallons in the Haynesville Shale to 60,000 gallons in the Fayetteville Shale. The amount of water depends on the types of drilling fluids used and the depth and horizontal extent of the wells. The Marcellus Shale drilling volume falls near the lower end of this range at 800,000 gallons per well. Drilling waste is then sent to lined pits. Hydraulic fracturing is another major water issue. The water needed for a single well in the Marcellus region may require 1 to 5 million gallons. Individual well volumes of water are generally not a critical issue, but collectively can be important within a region. Sources of water can be a stream, river or lake, ground water well, impoundment created by the producer, and a public water supply. Pipelines or tanker trucks (more often) can deliver water to the site. Water is then deposited in impoundments or tanks.

Fracturing (or stimulation) of the well, involves pumping large volumes of water, sand, and additives under high pressure into the well in stages. This process is monitored in real-time, recording the pressures and temperatures during each stage. After fracturing is complete, there is a period of time where water will flow back to the surface in two stages. First, there is the large volume of "flow back fluids" that return to the surface in the first few hours or days, typically collected into pits or ponds. Some larger sites collect flow back fluid in brine tanks where it is filtered and reused to fracture other wells. The second stage is when the "produced water" returns to the surface, slowing in volume over time. This low flow is stored in tanks and picked up by tanker trucks. Collected water must be removed from site by tank truck and hauled off site to commercial disposal wells or waste water treatment plants. Injection wells are another method of disposal. Commercial injection wells are not viable solutions in PA, but there are several in Ohio, causing high truck traffic back and forth between the states.

Mr. Veil discussed how much water would be needed in a high production year. He stated that it is hard to predict the maximum number of wells, but that the report by the United States Geological Survey (USGS), goes back to the year 2005 and does accurate measurements. The totals for the three states of PA, WV, and NY are about 25 millions of gallons/day. The total water withdrawal is 7,457 million gallons per day annually, which means that less than 1% of the total water supply is used. That means there is ample water in the Marcellus region for well drilling, but water needs and considerations will differ according to geographic location and the season.

“Long-Term and Cumulative Assessment of the Impact of Marcellus Shale Drilling”

Michel Boufadel, Ph.D., P.E., Chair of the Department of Civil and Environmental Engineering from Temple University, spoke about factors leading to the movement and retention of flowback water in his presentation. Dr. Boufadel indicated that this can happen from the bottom of the well up during injection and fracturing, as well as from the ground down in the case of pit leaks.

Although the typical Marcellus Shale well is 7,000 feet deep, the earth is highly fractured, and when the flowback water is injected or hydraulically fractured at pressures up to 10,000 psi (pounds per square inch), it is possible for this water to migrate up thousands of feet, depending on the connectivity of the faults and joints.

The other method for flowback water migration is the possibility of pit spills. Dr. Boufadel stressed that most current models are inadequate, because they do not account for the high density of the brine. Because of this, the flowback water tends to seep deeper in the ground than fresh water would, and remain in the aquifers longer. In addition, shallow sensors may not be able to detect the contamination for years.

Conversation with participants about the gaps in the science and future directions from the morning speakers
Radisav Vidic, PhD, PE was the moderator for the morning sessions. Dr. Vidic did an exceptional job guiding the speakers and discussions with the audience, despite the tensions present. The first part of this session involved summarizing the morning's presentations. During the second part of his session, participants were given the opportunity to ask questions and provide their input on what seems is missing from the repository of shale gas research.

Questions and Research Gaps Identified by the Audience:

Translation of data to information is important. We need to assemble cohorts (research groups) to gather background information in order to guide proper risk communication.
Companies dealing with "frac water" (the fluids produced after wells are stimulated) are promising that their water purification techniques can produce potable water and salt (e.g. for deer licks). What is the quality of the water coming out of these plants? Is the salt safe for animal consumption or use on the roads during wintertime? How should the components of the treated fluids that their systems claim to be able to filter out be handled?
Secretary Hanger of the PA DEP has referred to drilling companies as A, B, C students, meaning that some are better than others. Regardless, all of the companies have caused violations in PA.
The time between peer review and addressing community concerns is too much. Additionally, people have trouble understanding what peer reviewed research actually says anyway.
Has anyone calculated the amount of carbon dioxide we've put into the atmosphere from these operations collectively from the beginning of the process to the end?
Would you like to contribute your own comments about the conference? A link to the survey will be available soon."

Excerpts from article published here: http://www.fractracker.org/2010/11/recap-of-gsphs-shale-gas-conference.html

Thanks for the recap! Like we were there!

Monday, November 29, 2010

L'hydroélectricité - C'était en 1991


"Ceux qui ne peuvent pas se rappeler le passé sont condamnés pour le répéter." George Santayana

"Chambly-Richelieu
Le barrage de Chambly est à vendre"


David Penven
Journal de Chambly

"Dans le cadre de son nouveau programme de développement des petites centrales hydro-électriques, le gouvernement du Québec a décicé de confier à l'entreprise privée la rénovation et l'exploitation de ses centrales.

C'est ainsi que depuis le 20 décembre, la ministre de l'Énergie et des Ressources, madame Lise Bacon, a rendu publique une première liste de treize sites hydrauliques "à vendre" sur laquelle apparaît le barrage de Chambly. Sur cette liste on apprend que le barrage de Chambly avec ses 16,120 kilowatts de puissance, présente une occasion des plus intéressantes pour d'éventuels investisseurs. Les autres sites fournissent en moyenne mille kilowatts.

Coûts

Rejoint à Québec au téléphone, M. Ronald Gignac, responsable de la concession des forces hydrauliques au ministère de l'Énergie et des Ressources, a déclaré au Journal que le prix de vente approximatif du barrage de Chambly serait de $630,000. Cependant M. Gignac tenait à préciser que les futurs acquéreurs devraient investir un montant global de 32 millions de dollars. "Le barrage de Chambly demande beaucoup d'investissements, puisque seul la dalle de déversement y est présente. Il faudra construire un poste de contrôle et installer des turbines."

À cause des investissements majeurs, Québec obligera les firmes intéressées par l'achat de sites hydrauliques à signer un bail d'une durée de vingt ans, renouvelable pour le même nombre d'années.

Profits

Le barrage de Chambly, grâce à ses 16,120 kilowatts, pourrait, une fois de nouveau opérationnel, rapporter annuellement $4,200,000 (16,120 Kw X nb d'heures dans une année, soit 8,760h X le facteur d'utilisation évalué à 75% X le prix qu'Hydro-Québec paye pour le kilowatt-heure 0,4 cents = $4,200,000 - montant approximatif). En effet, Hydro-Québec s'engage à acheter l'électricité produite par les exploitants du secteur privé afin de l'intégrer à son réseau de distribution.

M. Gignac n'a pas voulu dévoiler les noms des firmes intéressées par le barrage de Chambly. Il s'est contenté de dire que les investisseurs étaient québécois."


"Petites centrales hydroélectriques - La ministre Lise Bacon annonce les sites retenus

La vice-première ministre et ministre de l'Énergie et des Ressources, madame Lise Bacon, annonce que 10 projets, représentant 28,4 MW ont été retenus parmi les 35 propositions d'aménagement qui lui ont été soumises dans le cadre du programme des petites centrales hydroélectriques.

"Malgré les programmes d'efficacité énergétique, a expliqué la ministre, la croissance de la demande d'énergie nécessite le développement des sources d'énergie les plus économiques à aménager et les moins dommageables pour l'environnement." Les petites centrales hydroélectriques sont l'une de ces sources. Leur remise en exploitation témoigne des efforts du gouvernement pour favoriser un développement durable, c'est-à-dire une croissance économique qui respecte l'environnement. En effet, on estime que les promoteurs choisis pour développer ces centrales investiront plus de 50 millions de dollars pour mener à terme leur projet.

Les propositions soumises ont été analysées par un comité formé de représentatnts du ministère de l'Énergie et des Ressources, du ministère de l'Environnement et d'Hydro-Québec. La valeur relative de ces propositions a été évaluée en tenant compte de l'expertise du promoteur et de son équipe, du financement, de la qualité technique et de l'impact environnemental du projet. Le comité prenait aussi en considération l'impact du projet sur l'emploi de la main-d'oeuvre régionale et l'utilisation de matériaux québécois.

Le comité a jugé inacceptables les projets pour deux sites, soit celui de Saint-Elzéar et celui des chutes Wilson."


Suit un tableau illustrant les 10 projets retenus dont le site de Chambly (qui est dans la rivière Richelieu et dont l'accès se trouve du côté de la municipalité de Richelieu!) qui aurait une capacité de 14,0 MW et dont le promoteur serait Janin Inc. Tous les autres auraient une capacité allant de 0,4 MW pour le plus petit à 2,4 MW pour le plus gros après celui de Chambly.

"Pour la ministre, la mise en valeur de ces sites s'inscrit par ailleurs dans des objectifs de gestion intégrée du domaine public, et se justifie sur le plan du développement régional. Mais elle ne peut remplacer le recours à d'autres formes de production d'électricité.

Ving-cinq promoteurs différents avaient présenté des offres pour la mise en exploitation de 12 des 13 sites offerts. Les appels d'offres pour ces 13 sites avaient été publiés en janvier dernier et les promoteurs avaient jusqu'au 9 septembre pour transmettre leur offre. Maintenant les promoteurs retenus ont jusqu'au 17 février 1992 pour décider d'aller de l'avant ou non avec leur projet.

Il est agréable, a conclu la ministre de l'Énergie, de voir prendre forme le partenariat et la coopération que nous avons si vivement souhaités pour le succès de cette entreprise de production privée et je suis confiante que des promoteurs sauront exploiter adéquatement ces sites en s'assurant de la collaboration des intervenants du milieu." de conclure la ministre."

Journal de Chambly, édition du 13 décembre 1994, page A-6

"Le ministre péquiste François Gendron met fin à une brève saga médiatique - Pas de centrale hydroélectrique sur la rivière Richelieu"


article signé par Eric Cloutier

"Ressuscité par un quotidien montréalais le lundi 5 décembre, le projet de construction d'une centrale hydroélectrique en amont du bassin de Chambly a aussitôt été relégué aux oubliettes, quatre jours plus tard, par le ministre des Ressources naturelles, François Gendron. En effet, le ministre a indiqué dans les médias nationaux le vendredi 9 décembre, que sa décision a été prise après la réception d'une lettre provenant du sous-ministre de l'Environnement et de la Faune, Jean Pronovost (le même qui présidait le BAPE porcin en 2002-2003) , qui recommandait l'abandon définitif du projet en raison des problèmes environnementaux qui menaçaient la rivière Richelieu.

Rappelons que le promoteur Janin Inc., dont les actions sont en majorité détenues par GTM-Hydrovolt qui, à son tour, appartient à la multinationale française GTM (Grand Travaux de Marseille), avait ratifié une entente avec Hydro-Québec, le 21 novembre dernier. Ce contrat prévoyait la mise en place d'une petite centrale hydroélectrique de 14 mégawatts, sur la structure d'un ancien barrage déjà en place depuis 1898. La centrale aurait servi à alimenter 3,000 maisons en éclairage et en chauffage.

Le Journal de Chambly a effectué plusieurs appels à Paris, afin de réaliser une entrevue avec le président de GTM-Hydrovolt, Jean-Claude Borel. Celui-ci étant en constant déplacement d'affaires d'après sa secrétaire, il n'a pas été possible de lui parler. Le Journal a néammoins pu s'entretenir avec Alain Boisset, président-directeur de la filiale canadienne de GTM-Hydrovolt, Janin Inc., dont les bureaux sont situés à Montréal, le 5 décembre.

Peu loquace, M. Boisset a toutefois déclaré, lors d'une entrevue exclusive, que "si on ne trouve pas une solution afin d'assurer la survie du suceur cuivré (scientifiquement nommé Moxostoma hubbsi) et la qualité de l'eau, il est très clair que Janin Inc. ne construira pas la centrale. La compagnie abandonnera plutôt complètement le projet", a confié M. Boisset, qui, selon lui, aurait coûté $25 millions, en plus d'entraîner la création d'environ 250 emplois pour la durée des travaux de construction.

Rappelons que la diffusion de l'information entourant la signature du contrat pour la mise en place de ce projet, dont les discussions initiales remontaient à 1991, a provoqué une réaction négative chez le minstre de l'Environnement, Jacques Brassard, le 6 décembre. Il trouvait curieux de voir la société d'état mettre en branle de telles démarches avec une entreprise privée, alors que le gouvernement n'a pas encoire entâmé les débats devant mener, en 1995, à la création d'une politique énergétique.

Un candidat à la mairie (?) déçu

Le maire par intérim de Richelieu, Raymond Guertin (le même qui a approuvé la porcherie de 5,800 cochons à Richelieu en 2005!), à qui le Journal de Chambly a appris la décision du ministre François Gendron lors d'un entretien téléphonique, le 9 décembre en début de matinée, a manifesté sa déception.

"Si on ne fait çà qu'en raison de la survie du poisson, je trouve çà fort déplorable. Vous pouvez être certain que si je suis encore là dans quelques mois, le conseil municipal va essayer de faire des revendications auprès de notre députée, Louise Beaudoin", a lancé M. Guertin. Ce dernier n'a toutefois pas encore voulu, à la suite de cette allusion indirecte aux élections municipales, préciser ses intentions quant à sa candidature à la mairie de Richelieu. Cependant, selon des sources du Journal de Chambly, Raymond Guertin aurait l'intention de briquer les suffrages le 5 mars prochain. Celui-ci avoue qu'il compote rendre plublique sa décision bientôt."


Raymond Guertin sera en effet élu maire de Richelieu plus tard, et considèrera probablement la construction d'une porcherie de 5,800 bêtes (annoncée au public en 2005 mais dont il en aura déjà le vent dès 2002) et l'épandage de leur purin sur des terres agricoles riveraines en amont du Refuge Faunique Pierre-Étienne-Fortin une "sweet revenge", une façon de se venger de ce maudit poisson qui l'aura privé d'une centrale hydroélectrique dans sa municipalité!Photo: Ghislain Caron, Projet Rescousse

"La mise au rancart du projet de redémarrage du barrage de Chambly - Une décision rapide de Québec


article signé David Penven

"La rapidité de la décison du minstre des REssources naturelles, François Gendron, d'enterrer le projet du promoteur Janin inc. semble en avoir surpris plusieurs.

Rien ne semblait laisser présager, dans l'immédiat, une telle réponse de la part du ministre, du moins, si l'on se fie à l'entretien téléphonique qu'a accordé Louise Beaudoin, députée-ministre de la circonscription de Chambly, la veille de la décision en question.

Questionnée sur le dossier de la réactivation du barrage, Mme Beaudoin voulait attendre que les études sur l'impact environnemental du projet soient réalisées avant de se prononcer clairement. Par son attitude, Mme Beaudoin laissait voir qu'elle était du même avis que l'ancien maire de Richelieu, Robert Ostiguy.

"Le point de vue de Robert Ostiguy, à cette époque, était qu'il fallait attendre les résultats des études du ministère de l'environnement (MENVIQ) sur le suceur cuivré, une espèce unique au monde que l'on retrouve à proximité du barrage. Si on oublie toute la dimension environnementale, le projet est intéressant pour la ville de Richelieu.

L'étude du MENVIQ, réalisée, entre autres, par le biologiste Pierre Dumont lequel a déjà accordé une entrevue au journal durant la saison estivale, serait complétée. À ce propos, Mme Beaudoin a retracé dans le dossier de cette étude une lettre du sous-ministre Jean Pronovost du MENVIQ, datant d'août dernier, expédiée à son collègue d'alors, du ministère des Richesses naturelles, François Geoffrion, l'actuel sous-ministre de Mme Beaudoin. On pouvait y lire, selon Louise Beaudoin, que M. Pronovost recommandait de rayer le site de Chamblly de la liste des petits barrages que la société d'état Hydro-Québec voulait revendre à l'entreprise privée. La raison: le nombre d'études d'impacts que la société Janin inc. serait obligée d'effectuer et la présence du poisson le suceur cuivré.

Louise Beaudoin avait souligné qu'un délai de deux ans s'écoulerait avant que Janin inc. puisse construire sa centrale électrique, le temps qu'une étude d'impact environnemental (ne pas confondre avec celle du MENVIQ qui portait sur le suceur cuivré) au frais de Janin Inc. soit effetuée et que les audiences publiques du BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) aient lieu.

Dans l'éventualité que Janin Inc. aurait franchi, sans trop de difficulté ces deux étapes, rien ne garantissait le succès de son entreprise, car au printemps 1995, se tiendra un débat de société sur l'énergie, orchestré par le gouvernement. À l'intérieur de ce forum, la privatisation des petits barrages à travers la province, fera partie d'un des nombreux aspets étudiés.

"On se questionnera sur la production de l'énergie versus l'économie d'énergie", a précisé Mme Beaudoin.

Stabilisation de la berge du parc des Rapides

Avec la mise au rancart du projet de réactivation du barrage de Janin Inc., c'est le retour à la case départ pour le réaménagement d'une partie de la berge du parc des Rapides qui se trouve en bordure du barrage d'Hydro-Québec à Chambly.

En ce moment, les travaux de stabilisation qui devaient débuter en septembre sont stoppés le temps qu'Hydro examine les titres de propriété. En effet, même si le site du parc a été vendu à Chambly en 1968, il semble bien qu'une partie de la berge appartient toujours à la société d'état.

Louise Beaudoin, se dit prête à collaborer avec Vivre-au-vert, un organisme sans but lucratif qui est le maître d'oeuvre du projet de stabilisation.

"Vivre-au-vert ne m'a pas téléphoné à ma connaissance. Si les responsables de l'organisme venaient me rencontrer, je les écouterais attentivement et si je pouvais faire quelque chose, je le ferais absolument", conclut-elle."

Plusieurs propriétaires

Ce n'est pas la première fois que des compagnies spécialisées dans la production d'hydroélectricité sont devenues propriétaires, tour à tour, du barrage de Chambly depuis 1898. La Richelieu Hydrolic Compagny (sic), la Chambly Manucfacturing (sic) Compagny (sic), la Royal Electric Compagny (sic), la Montreal Light and Heat and Power Consolidated et finalement Hydro-Québec se sont succédées. Ces informations proviennent de l'organisme Vivre-au-vert."

Sunday, November 28, 2010

En canot sur la Black River

Photo: whitescreek.blogspot.com

Voici la traduction libre d'une entrée de blog d'un ami virtuel qui habite au Tennessee. Sa passion, c'est le canot-kayak. Et il prend de superbes photos aussi!

C'est juste une rivière d'eau noire du sud qui se faufile au travers un marécage plein d'hiboux, de dindes, d'otaries, et un ours aussi, nous pensons.

Voici la Black River près de Kingstree, en Caroline du Sud.

Nous étions arrêtés sur l'un des ponts qui la chevauchent pour regarder nos cartes routières afin de trouver un bon endroit pour la mise à l'eau. C'est à ce moment-là qu'un gars dans son pickup s'est arrêté et a descendu sa vitre. Çà, c'est un bon signe ou un mauvais signe quand on est en voyage comme çà. M. Kirby voulait savoir si nous aimerions qu'il ouvre la barrière pour que nous puissions s'approcher de la rivière: "Je garde la barrière fermée parce que les gens la salopent tant!" nous dit-il. Je sais exactement ce qu'il veut dire.

Les castors étaient apparemment fâchés de nous voir camper là, près de leur demeure le premier soir. C'étaient comme s'ils jetaient des frigos dans l'eau pour la première partie de la nuit! Je n'avais jamais entendu une telle opposition soutenue de tappages de queues de castor! Ils se bornent habituellement à faire un gros bruit en plongeant puis disparaissent.

Nous avons parcourus 30 milles environs en 3 jours et 2 nuits. Pour nous, c'est un petit voyage agréable.
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Above is a brief translation of a blog entry of a virtual friend I made after the Tennesse Kingston ash disaster of December 22 2008. The original blog entry in its original English is posted here:
http://whitescreek.blogspot.com/2010/11/where-ive-been-for-last-few-days.html

I do hope to visit that corner of the world one day!Photo: Whitescreek.blogspot.com

Saturday, November 27, 2010

Gaz de schiste - vivre dans un état policier


Feuillet distribué par des agents de la SQ au barrage routier destiné aux participants de la manif du 27 novembre 2010 au site de forage à Saint-Denis-sur-Richelieu. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
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Living in a police state - demonstration against nat gas drilling and fracking

Driving towards the drilling pad on a public road near St.Denis, a police roadblock gave out these instructions to the people who wanted to demonstrate peacefully in front of the site.

Manif à Saint-Denis-sur-Richelieu















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This nat gas drilling pad has just gone up: work started a few weeks ago. It's smack dab in the middle of farmland. Nearby, family homes are nestled in the few woodlots left in the valley.

The main crop is corn to feed livestock. Drying bins dot the countryside.

This demonstration has been planned by concerned citizens who hear about these drilling sites sprouting all along the St.Lawrence valley lowlands, looking for shale gas in the Utica geological formation.

The people you see in the pictures come from all over the province and are from all age groups: retirees, young families with their kids, family dogs, all were braving the cold wind and the first real snowfall of the year for this part of the province of Quebec. I figure we were almost 200.

Gaz de schiste - pourquoi j'ai refusé de signer avec une gazière

Photo: John Collier

Voici la traduction libre d'une lettre écrite par un propriétaire terrien qui a refusé de signer un bail pour laisser forer sur ses terres.

"Je suis un propriétaire terrien qui choisit de ne pas louer. J'ai fait le choix d'être un bon voisin, de voir à ce que les eaux souterraines restent propres et que la chaîne alimentaire demeure saine.

J'ai fait le choix de ne pas risquer d'exposer mes voisins à une expropriation forcée, à de l'eau empoisonnée, à de la pollution de l'air et à des valeurs immobilières en chute libre.

J'ai choisi d'être responsable pour le bien-être de mes voisins, de ma communauté et des générations futures.

J'ai fait le choix de ne pas imposer à ma communauté la destruction de nos routes, le bruit, la pollution lumineuse et les coûts des premiers répondants d'urgences pour le bénéfice des compagnies énergétiques et mes propres désirs égoïstes.

J'ai choisi de travailler plutôt à trouver des moyens pour soutenir l'économie locale pour que tout le monde puisse en bénéficier et pour que tout le monde soit gagnant.

J'ai fait le choix de ne pas changer ma communauté pour en faire une zone industrielle.

Je choisi d'agir de façon à atteindre l'indépendance énergétique sans avoir besoin de forages destructeurs et polluants.

Je choisi de ne pas répandre le mythe que le gaz naturel est une source d'énergie de transition peu coûteuse et propre.

J'ai fait le choix pour une communauté sécuritaire et saine pour tous."

Signé: Chris ApplegatePhoto: J. Béliveau, Saint-Denis, 21 Novembre 2010

"This landowner makes a choice on gas drilling

I am a landowner who chooses not to lease. I choose to be a good neighbor and work to keep the watershed clean and the foodshed pure.

I choose not to put my neighbors at risk for compulsory integration, eminent domain, poisoned water, air pollution and decreased property values.

I choose to take responsibility for the welfare of my neighbors, my community and future generations.

I choose not to subject my community to road destruction, noise and light pollution, and the cost of emergency response for the sole benefit of energy companies and my own selfish desires.

I choose to work toward ways to support the local economy so that everyone prospers and everyone wins.

I choose not to change my community into a permanent industrial zone.

I choose to act in ways that support energy independence without the need for dirty and destructive gas drilling.

I choose not to perpetuate the myth that natural gas is a cheap and clean transition fuel.

I choose a safe and healthy community for all.

Chris Applegate"

Originally published in PressConnects.com in Greater Binghamton here: http://www.pressconnects.com/article/20101126/VIEWPOINTS03/11260306/1120/This-landowner-makes-a-choice-on-gas-drilling

I sure wish all farmers and land owners in Quebec would take the same pledge!

Friday, November 26, 2010

Manif à Saint-Denis-sur-Richelieu demain matin

116 maisons polluent les cours d'eau

Photo: Alain Dion

"(Roxton Pond) Plus d'une centaine de maisons dans la MRC de la Haute-Yamaska continuent d'envoyer leurs eaux usées dans des cours d'eau, révèle une nouvelle étude. Et ce sont encore les lacs Roxton et Waterloo ainsi que la rivière Yamaska Nord qui écopent de cette pollution.

Sur les 117 inspections menées cette année par le groupe Hémisphères sur autant de propriétés en bordure de ces plans d'eau, 116 déversent en partie ou en totalité leurs eaux usées dans la nature.

L'étude, commandée par la MRC grâce au programme d'aide à la prévention des algues bleues financé par Québec, a permis de découvrir 39 propriétés qui n'avaient pas de fosse septique ou de champ d'épuration. Les inspections ont aussi permis d'identifier 77 propriétés où une contamination indirecte existe, dont 70 exigent des corrections «prioritaires».

Des trois cours d'eau touchés, le lac Roxton est celui qui présente le pire bilan. Le groupe Hémisphères a découvert que 28 maisons déversaient directement leurs eaux usées dans le lac et que 55 autres éprouvaient des problèmes importants avec leurs systèmes de captation et d'épuration.

La situation du lac Roxton aurait pu être pire. Les auteurs de l'étude n'ont en effet pas tenu compte des maisons de l'avenue du Lac Ouest entre le village et la 4e rue. Ces résidences seront branchées d'ici le printemps au nouveau réseau d'égout de la municipalité. Or, plusieurs de ces maisons envoient leurs rejets directement dans le lac, confirme le maire Raymond Loignon.

Des maisons contaminent également le lac Waterloo. Selon l'étude d'Hémisphères, sept propriétés de la municipalité de Shefford rejettent leurs eaux usées dans le lac Waterloo et les installations septiques de cinq autres présentent d'importantes anomalies. Des corrections immédiates s'imposent, juge-t-on.

Quant à la rivière Yamaska Nord, deux maisons de St-Joachim-de-Shefford et une de Roxton Pond la polluent directement parce qu'elles n'ont aucune installation pour capter et traiter leurs eaux usées. Notons aussi que des travaux «prioritaires» doivent être effectués sur les fosses septiques et champs d'épuration de cinq maisons de Shefford et deux de Saint-Joachim-de-Shefford. Elles sont sources de contamination indirecte de la rivière.

Le lac Boivin n'est pas épargné par cette pollution d'eaux usées. L'étude démontre qu'une maison dans la rue Drummond ne traite pas ses rejets et que trois autres contaminent indirectement le lac.

Ces cas sont les derniers qui restent à régler pour mieux protéger le lac Boivin. Les travaux de prolongement du réseau d'égout l'été dernier sur les rues de l'Estrie, Quévillon et Des Rossignols ont permis de corriger les autres situations problématiques.

Éléments de preuve

Ces informations visent à donner des munitions aux municipalités dans l'éventualité où les propriétaires concernés refusent de corriger la situation, explique Mathieu Charest, coordonnateur à la gestion des cours d'eau à la MRC. Elles pourraient être utilisées en cour pour forcer les propriétaires à effectuer les travaux nécessaires pour se conformer. «En cour, ça prend une preuve hors de tout doute. On a maintenant les éléments de preuve qu'il nous faut», dit-il.

D'autres propriétés pourraient poser problème. L'étude d'Hémisphères s'est limitée aux 118 propriétés jugées inquiétantes. Les rapports d'inspection des fosses septiques et champs d'épuration menés depuis 2006 dans l'ensemble des municipalités de la MRC ont permis à l'organisme paramunicipal de dresser une liste des priorités d'intervention. La MRC compte 600 propriétés équipées de fosses septiques et de champ d'épuration qui se trouvent à moins de 300 mètres d'un lac et 100 mètres d'une rivière.

L'étude du groupe Hémisphères a coûté 70 000$ et a été payée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs."

Extraits d'un article écrit par Michel Laliberté de La Voix de l'Est publié ici: http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201011/16/01-4343123-116-maisons-polluent-les-cours-deau.phpPhoto: parcsquebec.com

Thursday, November 25, 2010

Expédition Yamaska Phase II

Photo: Eau secours de la Yamaska

C'est un groupe de huit élèves et deux éducateurs qui part à la découverte de la rivière Yamaska, à partir de sa source jusqu'à son embouchure, pour devenir ses yeux, ses oreilles et lui redonner droit de parole.

Cette aventure se réalisera à pied, en canot et à vélo sur une distance d’environ 130 kilomètres, de Saint-Hyacinthe au lac Saint-Pierre (fleuve Saint-Laurent), du 6 au 10 octobre 2010. Cette deuxième phase suit l'expédition de 2009, de Lac-Brome à Saint-Hyacinthe.

Visionnez les vidéos, les photos et lisez leur journal de bord ici: http://www.csm.qc.ca/expedition/index0.html

Wednesday, November 24, 2010

C'était en janvier 1997

La première fois que j'entends parler de Lucie Sauvé.


Cliquez sur les images pour les agrandir: ce sont des articles du Journal de Chambly du 28 janvier 1997.

Tuesday, November 23, 2010

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Fumier de poulet génère des poissons intersexuels

Photo: Hashime Murayama

Des expériences scientifiques en laboratoire ont confirmé que le fumier de poulet dans l'eau affecte le développement sexuel des poissons. Leur étude pourrait faire le lien entre les conditions qui entravent au sexe du poisson et le fumier de poulet qui est épandu sur les terres agricoles.

L'étude s'est penché sur l'achigan à grande bouche dans 6 lacs et étangs de la péninsule Delmarva au Maryland dans la région Eastern Shore depuis 2 ans. Des poissons mâles portaient des oeufs, selon les scientifiques de l'Université du Maryland. C'est la première fois que l'on rapporte des poissons intersexuels à cet endroit, bien que des chercheurs avaient trouvé la même chose il y a quelques années dans l'achigan à petite bouche dans la Potomac et ses tributaires, et tout récemment des achigans à petite bouche dans la rivière Susquehanna.

L'existence des poissons intersexuels est préoccupante, disent les scientifiques, parce qu'ils pourraient être des indicateurs de contaminants dans l'eau qui nuisent à leur croissance et leur reproduction. Le nombre et l'état des poissons intersexués trouvés dans Eastern Shore ne sont pas aussi graves que ceux du Potomac ou de la Susquehana selon les scientifiques, mais cela semble être chose répandue, du moins dans la population d'achigan à grande bouche dans les lacs et étangs de la péninsule: "Nous en avons trouvé dans tous les lacs où nous avons regardé." dit Daniel J. Fisher, le chercheur en chef "Nous avons trouvé des poissons intersexuels dans tous les lacs, et le pourcentage qui souffrait de la condition anormale allait de 33% à 100% des poissons prélevés."

Dans des tests en laboratoire à part, les chercheurs de l'U du M. disent qu'ils ont trouvé des alevins qui montraient des signes de problèmes sexuels et de croissance quand ils étaient mis en contact avec de l'eau contaminée avec des excréments de volaille. Avec l'aide de d'autres chercheurs, ils ont élevés 3 espèces de poissons en laboratoire pendant 3 semaines dans de l'eau dosée avec les stéroïdes sexuels produits par des poules femelles. Bien que 2 des espèces en ont très peu souffert, la troisième avait des changements dans leurs gonades, leurs organes sexuels, et les alevins étaient féménisés considérablement. Les stéroïdes ou hormones des tests en labo sont des hormones produits naturellement par les volailles et non pas venant des substances dans la moulée de ces animaux, mais ont été détectés dans les excréments des volailles ainsi que dans les ruisseaux après les pluies du printemps.

La litière des volailles, un mélange d'excréments et de bran de scie, est épandue sur les champs agricoles comme engrais. L'EPA a déjà dénoncé le ruissellement des engrais chimiques et des fumiers venant des champs agricoles comme la principale source majeure de polluants du Chesapeake Bay.

On s'inquiète d'ailleurs déjà que l'arsenic ajouté à la moulée des volailles par certains éleveurs pourrait provoquer les problèmes intersexuels des poissons. L'arsenic est utilisé pour contrôler les parasites dans la volaille et est seulement l'un des plusieurs produits chimiques trouvés à des basses concentrations dans certains cours d'eau que les scientifiques suspectent comme jouant un rôle de perturbateur endocrinien, pouvant nuire à la croissance, à la reproduction et à la résistance aux maladies.

Dans certaines rivières où l'on a constaté que les achigans à petite bouche intersexuels étaient présents souffraient aussi d'une baisse de la population dans le bassin versant de ces rivières. Les poissons intersexués semblent se trouver un peu partout aux États-Unis. Une étude l'an passé a constaté la présence de poissons mâles avec des oeufs dans leurs testicules dans 9 rivières au travers les É.-U. Ils sembles être surtout dans les rivières du sud-est, et surtout chez les achigans. On n'est pas sûr pourquoi les achigans sont particulièrement sujets à ce problème.

Les scientifiques se doutent que l'intersexualité chez les poissons est probablement liée aux contaminants dans les rivières, les ruisseaux et les lacs. Les chercheurs ont pu reproduire le problème chez les poissons en les mettant en contact avec des produits chimiques qui agissent comme des hormones et peuvent déranger la croissance de l'animal, sa capacité de se reproduire ou son système immunitaire. Parmis les contaminants les plus mis en doute sont les pesticides, les produits pharmaceutiques (médicaments), les produits de beauté et les excréments d'animaux. Ces produits se retrouvent tous dans les cours d'eau, bien que les chercheurs n'ont pas réussi à prouver un lien de cause à effet avec la condition d'intersexualité, les problèmes de reproduction ou la maladie chez le poisson.
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"Intersex fish found in Delmarva lakes
In lab studies, scientists also find fish affected by poultry waste in water

Scientists have found more intersex fish in Maryland, this time on the Eastern Shore, and their research suggests one possible source of the gender-bending condition could be the poultry manure that is widely used there to fertilize croplands.

Six lakes and ponds on the Delmarva Peninsula sampled over the past two years have yielded male largemouth bass carrying eggs, according to University of Maryland scientists. Those are the first intersex fish reported there, though researchers found the condition several years ago in smallmouth bass in the Potomac and its tributaries, and recently found it in smallmouth bass in the Susquehanna.

Intersex fish are a concern, scientists say, because they could be indicators of contaminants in the water, affecting their growth and reproduction.

The intersex condition in the Shore fish is not as severe as it is among fish from the Potomac or Susquehanna, the researchers said, but it appears to be widespread, at least in largemouth bass in the peninsula's lakes and ponds. "We find it in every lake that we look," said Daniel J. Fisher, senior research scientist at UM's Wye Research and Education Center in Queenstown. "We found fish with intersex in all of the lakes, and the percentage [with the condition] ranged from 33 percent of fish we sampled to 100 percent."

The Maryland lakes checked were Tuckahoe in Queen Anne's County and Smithville and Williston in Caroline County. In Delaware, Hearns Pond in Sussex County and Moores Lake and McColley Pond in Kent County were sampled. The sampling was performed under a grant from the U.S. Environmental Protection Agency.

In separate laboratory tests, the UM researchers said, they found the sex and development of certain juvenile fish were affected when exposed to water contaminated with poultry waste.

Working with other scientists, the UM researchers kept three species of laboratory fish — fathead minnows, sheepshead minnows and mummichogs — for three weeks in water dosed with the sex steroids produced by female chickens. While two of the species showed little or no effect, fathead minnows displayed changes in their gonads, or sex organs, and larval minnows experienced "pronounced feminization." Assistant research scientist Lance T. Yonkos, Fisher and other colleagues reported their findings in October's Environmental Toxicology and Chemistry journal.

Fisher stressed that the steroids or hormones used in the lab tests were produced by the chickens naturally and were not substances fed to the animals. "We've actually measured those hormones in waste material," Fisher said. The substances have been detected in Delmarva streams after spring rains, he said.

Roughly 600 million chickens are raised annually on the Delmarva Peninsula. Estimates of the waste generated by them vary, from 600,000 tons to 1 million tons or more. Much of that poultry "litter," chicken manure mixed with wood shavings, is spread on croplands as fertilizer. The EPA has identified runoff of chemical fertilizer and manure from farm fields as a major source of the pollutants fouling the Chesapeake Bay.

Concerns have been raised about the possibility that arsenic added to chicken feed by some growers could trigger such intersex conditions in fish. Arsenic, used to control parasites in chickens, is just one of a variety of chemicals found at low levels in some waters that scientists say can act as an endocrine disruptor, potentially interfering with growth, reproduction and disease resistance. Environmental activists this week declared they would renew efforts to get Maryland lawmakers to ban the use of arsenic in chicken feed in the state.

But Fisher and Yonkos said they haven't detected arsenic in runoff from manure-fertilized farm fields they sampled, and they've only picked up the toxic chemical in one batch of poultry litter they sampled directly. Yonkos noted that the poultry manure they've used in their research has come mainly from growers raising chickens for Perdue Farms. The Salisbury-based poultry company has said it stopped adding arsenic-containing roxarsone to its birds' feed several years ago.

William Satterfield, executive director of Delmarva Poultry Industry Inc., representing many of the more than 1,600 growers on the peninsula, said the laboratory setup under which fish were exposed to poultry-waste hormones "seems extreme and not representative of real-world conditions. The levels being used by the researchers seem unrealistically high." Fisher said the levels of hormones to which fish were exposed were similar to what researchers have measured in runoff from fields. But he acknowledged that the lab tests may not mirror water-quality conditions fish experience in the wild, where pollution may come in pulses and not remain constant for three weeks at a time. That's why, he added in an email, "We now are going to streams and lakes in the 'real' world outside the lab to see if we see anything happening there."

Don Cosden, assistant fisheries director with the Maryland Department of Natural Resources, said the finding of intersex largemouth bass on the Shore was "a little surprising," since the condition had seemed limited mainly to smallmouth bass in the Potomac and Susquehanna watersheds. Cosden said largemouth and smallmouth bass populations declined in Shore rivers several years ago after drought made the water saltier, forcing the fresh-water fish farther upstream. There'd been no reports of die-offs or illness — until lately, when officials discovered a virus particular to largemouth bass in rivers on the Shore and in the Potomac. The UM researchers did check some Shore streams, Yonkos said, but didn't find many intersex fish. Then again, he said, they didn't find that many male largemouth bass.

Roger Tragesar, president of the Maryland Bass Federation, said his group's members are concerned about reports of intersex bass, but still unclear what if anything they may mean to the health or abundance of the fish. "I don't think we're flip-flopping or losing a lot of sleep over it just yet," Tragesar said, "but we certainly want people to stay focused on it and do everything they can to determine why this is happening." Intersex smallmouth bass were first detected by accident in the Potomac River seven years ago as scientists were investigating fish kills and lesions there. The same intersex condition turned up subsequently in fish in the South Branch of the Potomac, the Shenandoah and the Monacacy.

Vicki S. Blazer, a U.S. Geological Survey scientist who found those intersex fish, this year found the trait in smallmouth bass caught in the Susquehanna River and in the Juniata River. Biologists had noted a drop in young smallmouth bass in that watershed in recent years. Intersex fish appear to be fairly widespread, though. A U.S. Geological Survey study published last year found male fish with eggs in their testes in nine rivers nationwide. The trait was most common in the Southeast, and particularly in bass. "The largemouth and smallmouth bass do seem to be more prone to the condition," said Jo Ellen Hinck, lead author of that study. "But we're not sure why. We do not know what is causing it."

Scientists suspect that the intersex fish may be linked to contaminants found in rivers, streams and lakes. Researchers have been able to induce the condition in fish by exposing them to a wide variety of chemicals or mixtures that act like hormones and can disrupt an animal's development, reproduction or immune system. Among the suspected contaminants are pesticides, pharmaceuticals, personal care products and animal waste. They have all been widely found in water ways, though researchers have yet to prove any connection with the intersex condition, reproductive problems or illness in fish."

Excerpts from article written by Timothy B. Wheeler from The Baltimore Sun published here:
http://www.baltimoresun.com/features/green/bs-gr-intersex-fish-shore-20101111,0,4527836.story

Also in Nature, chemicals in wastewater affect fish: http://www.nature.com/news/2010/101112/full/news.2010.607.html

One has to wonder if these same chemicals affect human reproduction, and would there be a link with people having problems falling pregnant, or the low sperm count in modern man?

Monday, November 22, 2010

Gaz de schiste: son exploitation et la pollution de l'air

Photo: wvobserver.com

On sait que le Texas et l'extraction du gaz naturel du shale de Barnett contribue beaucoup à la pollution de l'air de l'état. Certaines municipalités ont de leur propre chef installé des stations de monitorage de qualité de l'air. D'autres citoyens ont pris l'intitiative eux-mêmes, comme nous le faisons avec l'eau ici au Québec avec les ColiPlates de Daniel Green. Pour une idée du travail fait par la clinique RIVE, téléchargez le pdf d'une page ici: http://eausecours.org/esdossiers/rive-cvert.pdf . Voici une traduction libre d'un article qui parle de ces citoyens débrouillards au Texas et au Nouveau-Mexique.

Des analyses d'échantillons d'air prélevés par des activistes détectent des composés chimiques que les autorités n'avaient pas décelés à cause de leurs méthodes inadéquates. Des prélèvements fait à la fin de septembre par des personnes qui n'ont pas de degrés scientifiques contenaient des niveaux élevés de composés chimiques organiques volatils près des opérations gazières à Cow Canyon près de Bondad et à deux endroits près de Bloomfield, au Nouveau-Mexique. Les échantillons d'air ont été prélevés par des membres du San Juan Citizens Alliance avec l'aide de citoyens des communautés.

Josh Joswick, un organisateur de l'Alliance dit: "C'est vraiment pas compliqué. Et çà ne coûte pas cher non plus." Un test pour détecter des composés organiques volatils (VOC) coûte $400. Les échantillons d'air sont pris avec des chaudières en plastique clair de 5 gallons et envoyés au Columbia Analytical Services à Simi Valley, en Californie. La méthode d'échantillonnage et l'analyse est reconnue par l'EPA (Environmental Protection Agency, agence fédérale).

C'est la première fois que les gens se rendent compte par eux-mêmes ce qu'ils sentent et respirent depuis des années. Les tests varient d'un endroit à l'autre, et parfois certains VOCs ne sont pas détectés. Mais ce qui importe aussii c'est le fait que les gens se prennent en main et contrôle le processus. Si les ministères gouvernementaux ne font pas ce qu'ils devraient faire, les gens obtiennent des résultats parfois révélateurs.

Une firme d'ingénieurs en environnement ont perfectionné le système qui utilise des chaudières en 1995 pour simplifier et baisser le coût de tester l'air pour déceler des gaz toxiques. Denny Larson, le directeur exécutif du Global Community Monitor, a fondé sa compagnie en 2002 et travaille dans des communautés au travers le globe pour aider les gens à savoir ce qu'il y a dans l'air qu'ils respirent.

L'air dans Cow Canyon contenait 7,9 microgrammes par mètre cube d'acrylonitrile, tandis que l'EPA trouve acceptable jusqu'à 2 microgrammes par mètre cube et les normes de la Californie tolèrent 5 microgrammes par mètre cube. La présence de dichlorométhane dans Cow Canyon était bien sous les normes californiennes de 400 microgrammes par mètre cube, tandis qu'on n'a pas décelé du benzène et de l'éthylbenzène. Les tests de l'air près de Bloomfield ont révélé qu'en général, les résultats étaient plus élevés qu'à Cow Canyon.

Selon Mike Eisenfeld du San Juan Citizens Alliance au Nouveau-Mexique, les agences fédérales et de l'état ne font pas leur travail: "Des échantillons de l'air prélevés simplement mais scientifiquement crédibles ont confirmé que des émissions toxiques sont émises par les installations gazières. Si nous pouvons le faire, pourquoi est-ce que les autorités officielles qui permettent de telles installations dans notre région ne monitorent pas mieux la qualité de l'air chez nous?"

On peut constater le beau travail fait par le San Juan Citizens Alliance sur leur site ici: http://www.sanjuancitizens.org/

Pour en savoir plus sur la Bucket Brigade du Global Community Monitor, leur site est ici: http://www.gcmonitor.org/section.php?id=9Photo: Robert Skinner de La Presse

"Activists’ air tests uncover compounds
They say regulators’ methods inadequate

Screening done by nonscientists at the end of September revealed elevated levels of cancer-causing volatile organic compounds near natural-gas operations in Cow Canyon near Bondad and at two locations near Bloomfield, N.M. Air samples were taken by the San Juan Citizens Alliance with the participation of community members organized through the Bucket Brigade program of Global Community Monitor.

“Talk about low-tech,” Josh Joswick, energy issues organizer at the San Juan Citizens Alliance, said Friday. “It doesn’t break the bank, either.” A test for volatile organic compounds costs $400. Air samples are gathered in a clear-plastic 5-gallon bucket and sent to Columbia Analytical Services in Simi Valley, Calif. The sampling method and analysis are approved by the Environmental Protection Agency.

“This is the first time that people are finding out for themselves what they have been smelling and breathing for years,” Denny Larson, executive director of Global Community Monitor, said by telephone. “Test results differ from place to place, and sometimes certain VOCs aren’t found.” But the results aren’t as significant as the fact that people are taking charge of the process, Larson said. “In the absence of government agencies doing what they’re supposed to do, we’re finding significant results at times,” he said.

Telephone calls and e-mails seeking comment from the Environmental Protection Agency were not immediately returned.

An environmental engineering firm developed the bucket system in 1995 to simplify and cut the cost of testing toxic gases in the air. Larson formed his company in 2002 and has worked with communities around the world that want to know what’s in their air.

Air in Cow Canyon registered 7.9 micrograms per cubic meter of acrylonitrile, compared with an EPA guideline of 2 micrograms per cubic meter and California’s Office of Environmental Health Hazard Assessment standard of 5 micrograms per cubic meter. The presence of methylene chloride in Cow Canyon was well below the 400 micrograms-per-cubic-meter standard of the California agency. Benzene and ethylbenzene were not detected.

Readings near Bloomfield in general were higher than in Cow Canyon, said Ruth Breech, program director for Global Community Monitor.

Federal and state regulatory agencies aren’t doing their job, said Mike Eisenfeld, the San Juan Citizens Alliance energy issues coordinator in New Mexico. “Simple but scientific, credible air samples have verified that toxic emissions are being released from natural-gas facilities,” Eisenfeld said. “If we can do it, why aren’t regulatory agencies doing air sampling of the facilities they permit in our region?”

Joswick said air sampling was done in La Posta Canyon recently, and results should be known soon."

Excerpts from article written by Dale Rodebaugh published in The Durango Herald here: http://durangoherald.com/article/20101107/NEWS01/711079925/-1/s

I guess that to have things done well, you still have to do it yourself!

Sunday, November 21, 2010

Algues toxiques en haute mer

Photo: ecodelmar.org

Une équipe de chercheurs scientifiques de l'Université de la Californie à Santa Cruz confirme qu'on a trouvé des blooms d'algues toxiques en haute mer. On a déjà pensé que c'était un problème des zones côtières uniquement, causant des arrêts de pêche et des mortalités de la faune. Mais leur recherche ont trouvé des populations d'algues qui pourraient exploser dans des blooms toxiques.

Ils ont trouvé des algues qui produisent des toxines presque partout où ils ont cherché dans des régions en haute mer dans le Pacifique. Ils ont aussi détecté de l'acide domoïque, la neurotoxine produite par ces algues. La toxicité montait en flèche quand on ajoutait du fer à l'eau, ce qui provoquait une augmentation soudaine de la densité de la population d'algues: "Ils se reproduisaient furieusement" affirme la scientifique Mary Silver qui gère cette étude. "ils réagissent beaucoup au fer."

Les efflorescences algales visibles de la lune ont proliféré pendant d'autres expériences qui fertilisaient les océans avec du fer en 1995 et en 2002. On ne pouvait pas savoir alors qu'elles étaient toxiques car les outils pour les analyser n'existaient pas alors. Mais même 12 ans plus tard, les toxines dans les spécimens d'algues prélevés sont toujours présentes. Kenneth Coale, le directeur du Moss Landing Marine Laboratories qui avait dirigé ces expériences dit: " J'ai toujours eu un pressentiment à propos de l'acide domoïque. En travaillant avec le groupe de Mary Silver, ce pressentiment qui me hantait s'est confirmé."

Puisque les algues consomment le dioxide de carbone, les expériences de Coale ont suggéré des solutions aux changements climatiques: ensemencer massivement les océans! La découverte de la toxicité des algues met des bâtons dans les roues de ce projet. "Nous devrions accepter cet avertissement, dit Silver. La fertilisation au fer comme solution aux changements climatiques pourrait être dangereuse."

L'acide domoïque attaque le système nerveux. Pendant les efllorescences d'algues, l'algue qui produit cette toxine devient un aliment important pour les petits poissons et les crustacés. Les animaux plus en haut dans la chaîne alimentaire accumulent des montants dangereux de la toxine parce que l'algue se loge dans les entrailles de ses victimes. "Quand la concentration d'algues est élevée, les poissons les ingèrent, dit Silver. Leurs estomacs pleins de cellules, ils peuvent devenir pas mal toxiques."

Les efflorescences d'algues nocives se développent à l'occasion le long de la côte de la Californie, ce qui déclenche un arrêt de pêche de crustacés entre mai et novembre pour protéger la santé publique. Chez les humains, la toxine attaque le cerveau, causant de la confusion, de la perte de mémoire et des hallucinations.

Les mammifères marins qui s'empoisonnent avec l'acide domoïque s'en remettent rarement, selon Coale. "Ils ne peuvent pas s'alimenter, ils ne peuvent pas migrer. Ils se perdent et s'échouent sur les plages, même si on les remet à l'eau. C'est pas mal la fin pour eux."

Non, il n'y a pas de recettes miracles aux changements climatiques et à la pollution. Il va falloir cesser de polluer, nettoyer les dommages et espérer que comme espèce vivante, les humains ne s'élimineront pas eux-mêmes par empoisonnement.
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"UC Santa Cruz scientists find toxic algae in open ocean

Blooms of toxic algae can occur in the open ocean, a team led by UC Santa Cruz and Moss Landing Marine Lab scientists reported last week. Once thought to be a problem plaguing only the coast, causing fisheries closures and wildlife deaths, the research shows that open sea algae populations also occasionally bloom into toxic soup.

The scientists found toxin-producing algae almost everywhere they looked within open regions of the Pacific. The scientists also detected domoic acid, the toxin that the algae produces. The toxicity exploded whenever iron was added to the water, producing a population boom. "They grew like a fury," said UCSC ocean scientist Mary Silver, who designed the research. "They are really responsive to iron."

Algae blooms visible from the moon grew during previous studies fertilizing open ocean waters with iron. Kenneth Coale, director of the Moss Landing Marine Laboratories, led these studies in 1995 and 2002. The toxicity of the blooms could not be confirmed until more sensitive measures were invented.

Even up to 12 years later, algae toxin remained in the iron-enriched seawater samples Coale had in storage. "It was always a nagging, gut feeling about domoic acid," said Coale. "After teaming up with Mary Silver's group, that nagging suspicion was confirmed."

Since the algae consume the carbon dioxide, Coale's research led to proposals to fertilize the ocean on a mass scale to stave off global warming. The discovery of the algae's toxicity throws a wrench into these plans. "We should use this as a caution," said Silver. "Using iron fertilization as a remedy for global warming would be dangerous."

Domoic acid attacks the nervous system. During blooms, the algae that produces it become a dominant food for small fish and shellfish. Animals higher up in the food chain amass poisonous amounts of the toxin because the algae lodges in the guts of their prey. "With high algae levels, fish pick them up," said Silver. "With their stomachs loaded with cells, they can be quite toxic."

Harmful algae blooms occur seasonally along California's coast, leading to a ban on shellfish harvesting between May and November to protect public health. In humans, the toxin attacks the brain, producing confusion, memory loss and hallucinations.

Marine mammals with domoic acid poisoning rarely recover, according to Coale. "They can't forage; they can't migrate. They get lost and re-strand themselves," he said. "It's pretty much the end of the line for them.""

Excerpts from article written by Keith Rozendal published in the Santa Cruz Sentinel here: http://www.santacruzsentinel.com/ci_16603801

I guess there's no silver bullet, no magic solution to pollution, is there? No FM (f...ing magic)! We'll just have to clean up our act!