Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, May 31, 2011

Rivière Richelieu - crue de 2011, du soleil, enfin!

Enfin! trouvé un abri du courant!
L'eau passe encore bien par-dessus la base de la vieille centrale hydro-électrique:
Là où l'on se baignait l'an passé, dans le déversoir, il n'en est pas question aujourd'hui!

L'arbre en amont de l'ancien déversoir tient encore bon...
...et un seul en aval du déversoir (qui n'est plus) est toujous là:
un peu plus en aval, une ligne d'arbres qui étaient jadis sur une île tiennent toujours...

et encore plus en aval, quelques arbres tiennent encore...
finalement, la pointe de ce qui reste de l'île:

Le "fishing hole" des années passées est innondé:
Le pied d'un jeune orme, maintenant un point de référence:
Une visite au Parc Fortier,
on peut maintenant y faire du surfing:
le panneau d'interprétation de Conservation de la Nature
beaucoup de bois à ramasser...
le chêne à gros fruits planté par Conservation de la Nature en 2006, juste sur la ligne des hautes eaux:

l'arbre dans mon profil de mon blog est maintenant sur le bord de la plage...
la clôture entre le Parc Fortier et le terrain de Conservation de la Nature:
Comparez avec mes photos du 2 mai ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2011/05/riviere-richelieu-un-paysage-en-devenir.html

Monday, May 30, 2011

OGM - l'étiquetage demandé par plusieurs


Le débat sur l'innocuité des OGM continue toujours, mais serait-il trop demander d'exiger l'étiquetage de la nourriture qui en contient? Il me semble que c'est un droit bien légitime d'un consommateur de savoir ce qu'il achète pour se nourrir!

Je parle d'OGM dans un blog sur les rivières, car il a été démontré dans plusieurs études scientifiques que le pollen des plantes OGM se retrouve dans les sédiments dans le fond des rivières et que cela nuit à la croissance et la reproduction des micro-organismes qui sont à la base de la chaîne alimentaire. De plus, les plantes OGM qui sont résistants aux herbicides semblent encourager davantage l'épandage des herbicides, jamais une bonne nouvelle pour la vie aquatique des rivières et les humains qui consomment les fruits et labeurs de nos agriculteurs!

Voici un article d'un journal des États-Unis, mais il serait tout aussi valable au Canada, si seulement les médias accordaient plus d'importance aux problèmes et impacts des récoltes de plantes génétiquement modifiés!

Sans étiquetage, peu de personnes se rendent compte qu'elles consomment de la nourriture génétiquement modifiée.

Certains consommateurs sont préoccupés car ils doutent que cette nourriture pourrait avoir des risques pour la santé et disent que les fabricants devraient être obligés d'identifier leurs produits qui contiennent des OGM. Quand une équipe d'activistes portant des combinaisons Hazmat se sont montrés devant une épicerie de Chicago pour protester contre la vente de nourriture génétiquement modifiée, ils ont choisi un établissement qui en a surpris plusieurs: Whole Foods Market.

La nourriture biologique, par définition, ne peut pas sciemment contenir des organismes génétiquement modifiés (OGM). Mais le maïs, le soya et d'autres récoltes GM sont devenus des ingrédients tellement répandus dans la nourriture transformée que même l'un des détaillants les plus importants des É.-U.avoue qu'il n'a pas été capable d'éviter d'avoir certains produits qui en contiennent sur ses tablettes. "Personne ne pourrait se douter qu'il y a de la nourriture génétiquement modifiée ici à Whole Foods." dit Alexis Baden-Mayer, le directeur politique d'Organic Consumers Associtation qui a organisé la manif. Les activistes ont démoli avec vigueur des marques santé reconnue comme Tofutti, Kashi et Boca Burgers.

Bien que les humains ont modifié ce que nous mangeons depuis longtemps par croisements sélectifs et d'autres méthodes depuis des centenaires, les récoltes génétiquement modifiées sont différentes car ces plantes viennent de graines dans lesquels les gènes ont eu leur ADN divisé et des gènes d'une autre source ont été insérés dans la plante. De cette façon, la récolte peut survivre à un herbicide, par exemple, ou une toxine anti-bactérienne peut être incorporée pour éloigner les insectes nuisibles. Certains consommateurs se préoccupent du fait que ces changements pourraient avoir des impacts à risque pour la santé et disent que les fabriquants devraient être obligés de faire la preuve que les OGM sont sécuritaires et sans danger pour la consommation humaine avant de les mettre sur le marché. Ils disent aussi que les produits qui contiennent des ingrédients génétiquement modifiés devraient être identifiés pour le consommateur: les États-Unis (et le Canada) est l'un des quelques pays industrialisés qui n'exige pas un tel étiquetage ou même obliger de faire des tests.

Les représentants de l'industrie disent que les OGM sont sécuritaires et que l'étiquetage n'est pas nécessaire, citant un communiqué de 1992 de la FDA (Food & Drug Administration) qui dit que l'agence n'a pas de raisons de croire que les OGM sont différents des autres nourritures de façon importante ou uniforme. Aucune organisation législative importante au É.-U. ne s'est opposée à l'introduction des OGM. "La FDA possède l'expertise scientifique et en nutrition pour établir l'étiquetage de la nourriture et évaluer la sécurité alimentaire." dit Ab Basu, un haut placé du Biotechnology Industry Organization pour la nourriture et l'agriculture. "Vous pouvez consulter le site Web de la FDA et constater que si le maïs est majoritairement l'équivalent du maïs cultivé conventionnel, il n'y a pas de raison d'étiqueter comme quoi il est différent."

Les critiques de la technologie disent qu'ils sont préoccupés non seulement pour les risques possibles à la santé mais aussi pour les pertes de nutriments dans le sol et la plante, la contamination des récoltes non-OGM et l'usage accru des pesticides.

Pendant qu'une quantité à jamais croissante de récoltes GM approuvées par l'administration Obama depuis quelques mois, malgré le débat public sur le sujet, sont le maïs pour faire de l'éthanol, la luzerne et les betteraves à sucre sous certaines conditions, certains opposants disent que la question rejoint graduellement les consommateurs en général, bien au-delà de ceux qui achètent santé chez Whole Foods. Ils mentionnent les sondages fait par le Pew Center, par Consumers Union et Harris Interactive depuis la dernière décennie qui ont rapporté encore et encore que la grande majorité des Américains aimeraient que la nourriture MO soit mieux règlementée et étiquetée. "Si les compagnies dsent que la modification génétique est sécuritaire, alors il ne devrait pas y avoir de problème à l'étiqueter et laisser le consommateur prendre ses décisions par lui-même." dit Michael Hansen, un scientifique sénior à Consumers Union qui publie Consumer Reports. "C'est ce que disent tous les proposants du marché libre. Alors, laissons le marché fonctionner comme il doit."

Michael Jacobsen, directeur exécutif du Center for Science in the Public Interest, qui ne s'oppose pas aux OGM, dit que plusieurs fabricants pensent que l'étiquetage comporte trop de risques. "Aucune compagnie qui produit de la nourriture n'utiliserait des OGM si elle devait l'étiqueter car il n'y a pas d'avantages pour les compagnies." dit-il. "Le terme OGM est devenu une expression toxique, alors si une compagnie calcule qu'elle perderait peu-être 2% de ses ventes, pourquoi le ferait-elle? Ce serait une perte pour elle."

Dans les faits, une étude de 2006 pour le Pew Initiative for Food and Biotechnology a rapporté que seulement 23% des femmes (ce sont elles surtout qui prennent les décisions lors des courses) pensaient que la nourriture génétiquement modifiée était sécuritaire. Mais les connaissances sur ce sujet demeurent limitées. La même étude de Pew a trouvé que seulement 26% des consommateurs Américains croyaient qu'ils n'avaient jamais mangé de nourriture génétiquement modifiée, et un sondage de 2010 fait par le International Food Information Council avait rapporté que seulement 28% des répondeurs savaient que cette nourriture se vendait dans les épiceries.

En ce moment, 14 états ont préparé des projets de loi sur l'étiquetage des OGM mais la plupart ne se sont pas rendus plus loin que les comités qui les ont présentés, dont celui de l'Illinois qui a présenté un projet de loi en février. La Démocrate qui l'a présenté se prépare à le refaire à la prochaine session. Seul l'Alaska et son industrie de saumon sauvage a passé une loi d'étiquetage de bio-technologie pour les fruits de mer.

Pour ce qui est de la sécurité alimentaire, les 2 côtés du débat viennent appuyés de travaux de recherche. Cette année, des chercheurs espagnols ont publié une révision des études sur la sécurité de la nourriture OGM dans Environment International qui a rapporté que les études revues par les pairs ont trouvé autant d'études qui trouvaient des risques pour la santé que ceux qui disaient qu'il n'y en avait pas. Leur étude ajoute par contre que plusieurs études qui disent qu'il n'y a pas de danger sont appuyées par l'industrie bio-technologique ou leurs associés.

Cette année, des chercheurs Canadiens ont rapporté que le sang de 93% des femmes enceintes et 80% du sang de leur cordon ombilical contenaient un pesticide qui est implanté dans le maïs-grain GM de la compagnie Monsanto, bien que la digestion devrait l'éliminer du corps humain. "Vu le potentiel de toxicité de ces polluants environnementaux et la fragilité du fœtus, plus d'études sont nécessaires" ont-ils écrit dans Reproductive Toxicology.

Comme le plus important fabriquant de graines GM et le pesticide compatible Roudup, la compagnie Monsanto dont les bureaux chefs sont au Missouri est au cœur du débat des OGM. Monsanto a présenté un communiqué sur le manque d'études à long terme sur la sécurité animale et humaine des cultures GM. "Des experts en sécurité alimentaire sont satisfaits de l'approche actuelle et croit qu'elle est suffisante et sûre pour confirmer que les récoltes génétiquement modifiées sont aussi sécuritaires que leurs équivalents conventionnels." affirme le communiqué. "Cette communauté d'experts ne voit pas le besoin et donc ne recommande pas des tests à long terme su les humains et les animaux pour s'assurer de la sécurité alimentaire." Bien que la FDA ait permis la vente et la culture de nourritures GM depuis 15 ans, l'organisme n'a jamais exigé des évaluations sécuritaires avant de les mettre sur le marché alimentaire.

"Ultimement, ce sont les fabricants de nourriture qui sont responsable d'en assurer la sécurité" écrivait la FDA dans un communiqué, faisant remarquer que les fabricants sont encouragés à consulter avec leur agence au sujet de leurs produits. Les récoltes génétiquement modifiées sont dans 70% de tous mets préparés aux É.-U. et 93% du soya, 86% de tout le maïs et 93% de toutes les graines de canola sont génétiquement modifiés aux É.-U., ce qui fait qu'entreposer séparément les produits non GM est très difficile, dit Joe Dickson, le coordinateur des normes de qualité de Whole Foods Market. "Tant que le fédéral n'obligera pas l'étiquetage obligatoire des ingrédients OGM, il n'y a pas de moyen de savoir si un produit empaqueté contient des ingrédients OGM." dit Dickson. "Notre approche est de travailler avec un esprit d'équipe avec nos fournisseurs...pour les encourager de prendre des mesures pour éviter les ingrédients OGM."

Basu fait remarquer que les récoltes OGM ont été adoptées par les fermiers dans plusieurs pays, mais pas au Japon, ni en Europe, ni en Grande-Bretagne, et ajoute qu'une étude du International Food Information Council a rapporté que 68% de ceux qui avaient été sondés croient que les pratiques d'étiquetage de la FDA sont suffisantes. "Si vous réalisez que plus de 24 pays et plus de 2 milliards d'acres de récoltes OGM ont accepté les produits OGM depuis les 15 dernières années qu'ils sont sur le marché, les consommateurs les achètent." dit-il.

Quand même! Nielsen a annoncé l'année dernière que les produits non-OGM sont l'argument le plus popularisé pour la promotion de produits santé des marchandises sur les tablettes en 2009, une augmentation de 67% de l'année précédente, et cela représente $60,2 millions de ventes. L'année 2010 a vu l'apparition du nouveau sceau "non-GMO Project Verified", assurant une certification par un tiers que moins de 0,9% des ingrédients dans le produit sont des OGM. Plus de 4,000 produits, dont tous les produits de la marque Whole Foods ont été enregistrés dans le programme, selon le directeur exécutif Megan Westgate.

La semaine dernière, les consommateurs chez Whole Foods n'étaient pas tous d'accord à savoir si le magasin devrait vendre de la nourriture GM. Mais la majorité ont dit qu'ils étaient surpris d'apprendre que le magasin en vendait. "C'est désappointant et démoralisant. Je trouve que Whole Foods s'est installé dans la communauté pour les gens qui croient dans la nourriture saine et je pense que la compagnie représente cela. Alors je penserais qu'elle aurait des standards très élevés et empêcherait ce genre de nourriture d'être vendu ici." dit Melissa Hayes de Chicago. "Mais je ne pense pas que ce soit juste la faute de Whole Foods." ajoute-elle. "Je pense que c'est également important pour le consommateur de devenir pro-actif et s'informer sur les OGM et Monsanto. Chaque fois que vous achetez, c'est voter, et les gens doivent en être plus conscient et au courant."
"With no labeling, few realize they are eating genetically modified foods.

Some consumers are concerned that such foods may pose health risks and say manufacturers should be required to identify them for consumers. When a team of activists wearing white hazmat suits showed up at a Chicago grocery store to protest the sale of genetically modified foods, they picked an unlikely target: Whole Foods Market.

Organic foods, by definition, can't knowingly contain genetically modified organisms, known as GMOs. But genetically modified corn, soy and other crops have become such common ingredients in processed foods that even one of the nation's top organic food retailers says it hasn't been able to avoid stocking some products that contain them. "No one would guess that there are genetically engineered foods right here in Whole Foods," said Alexis Baden-Mayer, political director of the Organic Consumers Association, which organized the protest. The activists dramatically trashed a battery of well-known health food brands outside the store, including Tofutti, Kashi and Boca Burgers.

Though people have been modifying foodstuffs through selective breeding and other methods for centuries, genetically modified crops differ in that the plants grow from seeds in which DNA splicing has been used to place genes from another source into a plant. In this way, the crop can be made to withstand a weed-killing pesticide, for example, or incorporate a bacterial toxin that can repel pests. Some consumers are concerned that such changes may pose health risks and say manufacturers should be required to prove GMOs are safe for human consumption before putting them on the market. They also say products containing genetically modified ingredients should be identified for the consumer; the U.S. is one of the few industrialized nations that does not require such labeling or testing.

Industry representatives say that GMOs are safe and that labeling them is unnecessary, citing a 1992 statement from the FDA saying the agency had no reason to believe GMOs "differ from other foods in any meaningful or uniform way." No mainstream regulatory organization in the U.S. has opposed the introduction of GMOs. "FDA has the scientific and nutrition expertise to establish food labeling and to assess food safety," said Ab Basu, the Biotechnology Industry Organization's acting executive vice president for food and agriculture. "You can look at the FDA website and see that if the corn is substantially equivalent to corn produced conventionally, there is no reason to label it as being any different."

Critics of the technology say they are concerned not only about possible health risks but also about soil and plant nutrient losses, contamination of non-GMO crops and increased pesticide use.

With an unprecedented number of genetically modified crops being greenlighted by the Obama administration in recent months amid public debate — including ethanol corn, alfalfa and sugar beets under certain conditions — some advocates say the issues may be reaching the awareness of consumers beyond the health-conscious shoppers who frequent Whole Foods. They cite polls taken by the Pew Center, Consumers Union and Harris Interactive over the last decade that have consistently found the vast majority of Americans would like to see genetically modified foods better regulated and labeled.
"If companies say genetic engineering is fine, then OK let's label it and let the consumers make their own decisions," said Michael Hansen, a senior scientist at Consumers Union, which produces Consumer Reports. "That's what all the free market supporters say. So let's let the market work properly."

Michael Jacobsen, executive director for Center for Science in the Public Interest, which does not oppose GMOs, says many manufacturers see labeling as too risky. "No food company would use GMOs if they had to label them because there is no benefit to the companies," he said. "The term GMO has become a toxic term, and so if a company figures they will lose maybe 2 percent of their sales why should they? It's all loss for them."

In fact, a 2006 study for the Pew Initiative for Food and Biotechnology found that only 23 percent of women (the primary shopping decision makers) thought genetically modified foods were safe. But knowledge on this topic also remains low. The same Pew study found that only 26 percent of American consumers believed they'd ever eaten genetically modified food, while a 2010 survey by the International Food Information Council reported that only 28 percent of respondents knew such foods were sold in stores.

Currently 14 states have introduced legislation on GMO labeling but most of it has not moved out of committee, including an Illinois bill introduced in February by Rep. Deborah Mell, D-Chicago. She says she plans to reintroduce it next session. Only Alaska, with its huge wild salmon industry, has passed a biotech seafood labeling law.

On the issue of safety, both sides of the debate come armed with research. This year Spanish researchers published an overview of GMO food safety studies in Environment International, finding that peer-reviewed studies had found health risks and no health risks in roughly equal numbers. The paper notes, however, that many studies finding no risks were sponsored by the biotech industry or associates.

Canadian researchers this year reported that the blood of 93 percent of pregnant women and 80 percent of their umbilical cord blood samples contained a pesticide implanted in GMO corn by the biotech company Monsanto, though digestion is supposed to remove it from the body. "Given the potential toxicity of these environmental pollutants and the fragility of the fetus, more studies are needed," they wrote in Reproductive Toxicology.

As the biggest producer of GMO seeds and the compatible pesticide Roundup, Missouri-based Monsanto is at the heart of the GMO debate. Monsanto would not make a representative available for an interview but did offer a statement on the lack of long-term animal or human safety studies on genetically modified crops. "Experts in the field of food safety are satisfied that (the current) approach is sufficient and reliable to assure the genetically modified crops are as safe as their conventional counterparts," the statement said. "This expert community does not see a need and thus does not recommend long-term tests in humans or animals in order to establish food safety." While the Food and Drug Administration has allowed the sale and planting of genetically modified foods for 15 years, it has never required premarket safety evaluations of the foods.

"Ultimately, it is the food producer who is responsible for assuring safety," the FDA wrote in a statement to the Tribune, noting that manufacturers are encouraged to consult with the agency about their products. Used in an estimated 70 percent of all American processed food, genetically modified crops make up 93 percent of all soy, 86 percent of all corn and 93 percent of all canola seeds planted in the U.S., which makes stocking only non-GMO products difficult, said Joe Dickson, quality standards coordinator for Whole Foods Market. "Until there's federal government mandated labeling of GMO ingredients, there's no way to tell if packaged products contain GMO ingredients," Dickson said. "Our approach is to work in the spirit of partnership with our suppliers … to encourage them to take active steps to avoid GMO ingredients."

Basu notes that GMO crops have been embraced by farmers in many countries — although not in Japan, Europe or Britain — and cites an International Food Information Council study that found 68 percent of those surveyed believe that FDA's current labeling practices are sufficient. "If you look at the adoption of biotech by over 24 countries and over 2 billion acres of biotech crops globally that have been grown in the last 15 years of commercialization, consumers are buying these products," he said.

Still, Nielsen announced last year that "non-GMO" was the fastest-growing health and wellness claim on store-brand foods in 2009, up by 67 percent from the previous year and representing $60.2 million in sales. And 2010 brought a new "Non-GMO Project Verified" seal, offering third-party certification that less than 0.9 percent of the ingredients in the product came from genetically modified organisms. More than 4,000 products — including all Whole Foods store brands — have been enrolled in the program, according to executive director Megan Westgate.

Shoppers at Whole Foods last week were conflicted about whether the store should be selling genetically modified foods. But the majority said they were surprised to find it did. "It's disappointing and disheartening. I feel like Whole Foods has established itself as a community for people who believe in healthy food and I feel like they embody that. So I would think that they would uphold standards and prevent foods like this from being sold here," said Melissa Hayes, of Chicago. "But I don't think it's fair to just blame Whole Foods," she added. "I think it's equally important for the consumer to take an active role and find out information on GMOs and Monsanto. Every time you make a purchase it's a vote and people just need to be more conscious and aware.""

Excerpts from article written by Monica Eng published in the Chicago Tribune here: http://www.chicagotribune.com/health/ct-met-gmo-food-labeling--20110524,0,5841902.story

Sunday, May 29, 2011

Gaz de schiste - manif à La Présentation

Le puits, entouré d'un cour d'eau derrière, un boisé d'un côté, un élevage de poulets de l'autre, et tout autour, des élevages, des grandes cultures et des maisons.
Les gens commencent à arriver...
Notre célèbre MC
La foule bien attentive:
Comment manquer la vache qui pète du feu et crache de la boucane?

La manif:

Saturday, May 28, 2011

Nous perdons contact avec la nature


Pendant que notre vie est de plus en plus règlementée par les nouveautés technologiques, nous nous éloignons de plus en plus de ce qui nous inspire et nous fortifie, écrit Lisa Kretz. "Silent Spring", le livre écrit par Rachel Carson nous a initié au mouvement environnemental. Le titre du livre à lui seul était un avertissement pour ce qui aurait pu arriver si nous aurions continuer d'utiliser le pesticide DDT: un printemps sans oiseaux. Le DDT n'est qu'un exemple de plusieurs avancées technologiques destructrices qui apparaissent sur le marché à une vitesse accélérée.

Les humains n'ont jamais autant été capable de manipuler la nature, et cela vient avec des impacts dévastateurs. Il y a 50 ans déjà, dans son livre "The Sense of Wonder", Carson s'inquiétait de nous voir déconnecter de la nature. Elle disait que si elle pouvait donner un seul cadeau à chaque enfant, ce serait la capacité de s'émouvoir devant les merveilles de la nature: "si indestructible qu'elle durerait pendant toute sa vie, un antidote infaillible contre l'ennui et l'apathie dans ses vieux jours, les préoccupations stériles avec des choses qui sont artificielles, l'aliénation des sources de notre force."

Quand je lis ces lignes, cela décrit parfaitement quelque chose qui jusqu'à date m'était resté intangible.

Ses écrits ont structuré un sentiment de vide que je ressent après avoir lu les profils dans Facebook de personnes que j'ai déjà rencontré dans le passé. Cela explique le sentiment désabusé que je ressens après une journée de travail passée surtout devant le clavier, la souris et l'écran. Marcher dehors après une telle journée de travail est un choc pour mes sens qui avait été privé de grands espaces, de lumière naturelle et du mouvement.

Je vis avec une douleur chronique à l'épaule qui s'est empirée avec l'usage de l'ordinateur. La solution? Mon médecin m'a recommandé d'améliorer ma posture et prendre souvent des pauses pour étirer mes muscles. Pourquoi est-ce que la solution ne serait-elle pas de reconnaître que nos corps souffrent de devoir se pencher sur ces technologies pendant de longues heures, et se demander pourquoi nous nous rendons esclaves de ces machines? Pourquoi ne pas décider de la fréquence et des façons de vivre notre vie avec ces technologies?

Durant ma vie de 33 années, je me rappelle du temps sans ordinateurs. Ma mère utilisait une dactylo pour travailler. Je me rappelle encore d'avoir écrit à la main, avec un crayon. Je me rappelle encore comment il a été difficile de m'habituer à enregistrer mes idées dans un ordinateur, où les choses pouvaient s'effacer et se ré-écrire si rapidement que je n'avais pas besoin de réfléchir aussi longuement pour écrire une phrase.

Mon talent pour épeler les mots s'est lentement détérioré avec l'usage accéléré de "spellcheck". J'ai appris d'une amie bibliothécaire que les étudiants de nos jours ont de la difficulté à lire les documents historiques écrits à la main: ils ont grandi avec le mot imprimé. Je m'inquiète de la difficulté grandissante de transmettre les connaissances d'une génération à l'autre, à cause des méthodes pour enregistrer nos connaissances deviennent obsolètes.

La réponse facile à la question pourquoi nous devons nous adapter à ces nouvelles technologies est que si nous nous adaptons pas, nous ne serons pas à jour. Mais la course au rattrapage dans la course de la vie avec les attentes toujours croissantes ainsi que les quantités d'information à digérer ne me laissent pas avec l'impression que je suis plus avancée, seulement très fatiguée et manquant les façons que j'avais l'habitude de garder contact avec le monde.

Ne me méprenez pas! Il y a des avancées technologiques importantes qui ont amélioré le monde. Les avancées en communication aident à démocratiser l'actualité. Les avancées technologiques sauvent des vies et nous aident à correspondre entre nous à travers la planète. Je suis épatée par l'accessibilité croissante à l'art. Par exemple, j'ai plus de musique emmagasinée dans mon ordinateur que de temps pour l'écouter.

En même temps, je m'inquiète du fait que quand je marche dans la rue, les gens avec leur iPods ne me voient même pas. De plus, ils chantent à tue-tête. Ce n'est pas le fait que les gens chantent qui m'inquiète (c'est plutôt comique), mais surtout qu'ils ne se rendent pas compte que je suis là. Ils ne sont pas conscients de ce qui les entoure.

Je me demande si les gens ont les oreilles bouchées par leur musique pour échapper à la vie urbaine, le rugissement constant des autos et de la construction. Il y a de cela quelques années, j'ai grimpé sur le pic d'une montagne dans Jasper National Park et j'ai été saisis d'émotions. Ce n'était pas le paysage qui m'a renversée, c'était le son: c'était silencieux. Il n'y avait pas de crépitement d'électricité, seulement le vent, les oiseaux et les insectes. J'en ai pleuré: je me sentais si soulagée.

Pour me soulager de l'ennui et le désenchantement des années adultes dont fait mention Carson, les préoccupations stériles avec les choses artificielles, l'aliénation des sources qui nous fortifient, je prends des marches durant mon heure de dîner (si j'ai le temps de dîner). Je travaille près de la falaise du Niagara, et je peux observer des couleuvres, des cardinals, des carouges à épaulettes, des corneilles et même parfois un chevreuil. Lors de la saison d'accouplements des grenouilles, j'emmenais des gens avec moi pour écouter la symphonie de l'étang de grenouilles: l'air vibrait avec leur chant.

J'ai pris une marche sur les rives du lac Ontario, l'autre jour. Après avoir été scandalisée de voir un gros arbre que quelqu'un avait abattu et tous les déchêts, je me suis arrêté sur un quai. Il faisait encore assez froid: il n'y avait pas encore de sports aquatiques motorisés pour gâter la sauce et épeurer la faune.

Quand je me suis pencher pour regarder dans l'eau, j'ai vu des ménés bleuâtres nager dans l'eau claire. Après quelques minutes, j'ai touché la surface de l'eau avec un doigt, me demandant si les poissons viendraient voir si c'était de la nourriture, mais ils ont immédiatement disparus, nageant dans toutes les directions.

Comme la plupart de mes contacts avec la vie sauvage, je me suis rendue compte que d'observer à une bonne distance est la seule façon pour que les animaux restent assez longtemps pour les observer et voir leurs comportements de tous les jours. Je reviens de ces marches rafraîchie et revigorée. Quand j'explore des espaces verts, je ramène toujours avec moi une aventure, une découverte et un sentiment accru d'intimité avec la nature.

Comme Carson, je m'inquiète de voir que nous nous créons un monde où de tels contacts avec la nature se font plus rares.

Des interactions directes avec la nature arrivent se moins en moins souvent. C'est en parti à cause que nous avons encouragé un style de vie qui utilise constamment une technologie quelconque. C'est aussi parce que notre utilisation de ces différentes technologies détruisent le monde naturel qui nous inspire un sens du merveilleux et qui nous donne des forces. Nous oublions trop souvent que nous avons le choix: notre trajectoire pourrait être différent.
"We're losing touch with nature

As we become more immersed in technology, we grow further away from that which inspires wonder and gives us strength, writes Lisa Kretz. Rachel Carson's Silent Spring helped initiate the environmental movement. The title for the book was a warning about what would result if the widespread use of the chemical DDT as a pesticide didn't stop -a spring without birds. DDT is just one example of many destructive technological "advances" that are being generated at an unprecedented rate.

Never before have humans been able to manipulate nature with such far-reaching and devastating impacts.

Approximately 50 years ago, in The Sense of Wonder, Carson worried that we were becoming disconnected from nature. She said that if she could leave one gift for every child it would be sense of wonder at nature, "so indestructible that it would last throughout life, as an unfailing antidote against the boredom and disenchantment of later years, the sterile preoccupation with things that are artificial, the alienation from the sources of our strength."

When I read this, it perfectly described something I hadn't been able to quite put my finger on.

The quote gave shape to that empty feeling I get after surfing Facebook profiles of people I once knew a little. It explains the dried-out feeling I have after spending a workday interacting primarily with a keyboard, mouse and computer monitor. Walking outside after a workday like this is a shock to deprived senses -a blissful and sudden exposure to wide open space, natural light, and movement.

I live in chronic pain because of shoulder problem that developed through laptop use. The solution? My doctor recommends better posture and regular breaks at intervals to stretch my body. Why isn't the solution one where we recognize human bodies are pained by the growing expectations to interact with particular technologies for long hours, and question why we are slaves to these machines? Why don't we decide how often and in what ways we want to have our lives mediated through technologies?

In my lifetime, 33 years, I remember a time without personal computers. My mom used a typewriter to work. I still remember writing in longhand, pencil in hand. I remember how uncomfortable it felt to begin to record my ideas on a computer, where things could be erased and rewritten so quickly I didn't put nearly as much thought into any one sentence.

My ability to spell words correctly decreased with the increase in how often I used spellcheck. I learned from a librarian friend that students these days have difficulty reading the cursive of historical documents -they grew up with typed words. I worry about how difficult it is becoming to transfer knowledge from one generation to the next, because older methods for recording what we've learned are becoming obsolete.

The common answer for why we "need" to adapt to new technologies is that if we don't, we'll be "left behind." But racing to keep up with an increased pace of life, increased performance expectations, and increased information processing isn't leaving me feeling ahead, it's leaving me tired and missing a lot of the ways I used to relate to the world.

Don't get me wrong, there are crucial technological advancements that better the world. Advances in communication are helping to democratize the news. Technological advances save lives and help us to communicate more effectively across the globe. I'm amazed at the increased accessibility of art. For example, I have more music than I could ever listen to saved on my computer.

At the same time, I worry about the fact that when I walk down the street people with their iPods now not only don't make eye contact -they sometimes belt out songs. It isn't the fact that people are singing that worries me, public outbursts of song are smileworthy. Rather, it is that they are oblivious to my presence; to their environment.

I wonder how much of the time people have their ears plugged with earphones to escape the drone of city life, the constant rumble of cars and construction. A few years ago I climbed to the top of a mountain in Jasper National Park. I was overcome with emotion, not by the view, but by the sound. It was quiet. There was no buzz of electricity, just the wind and birds and bugs. It made me cry, I felt such a sense of relief.

In sharp relief to the "boredom and disenchantment of later years" that Carson mentions, "the sterile preoccupation with things that are artificial, the alienation from the sources of our strength" are the walks I take at lunch (if there is time for lunch). I work near the Niagara escarpment, and can spot not only garter snakes, cardinals, red-winged black birds, and crows, but the occasional deer. When the frogs were mating I brought people out to the frog bog for the symphony; the air reverberated with their song.

I walked down to Lake Ontario the other day. After being crestfallen by the tree someone had cut down and the growing amount of litter, I stopped by a dock. It was still cold enough that there weren't jet skis and power boats making a racket and terrifying the local wildlife.

So when I peered into the water I saw blue minnows swimming in the clear water. After a few minutes I reached out and put my finger on the surface of the water, wondering if they'd come to nibble -but they immediately swam in the opposite direction.

Like most of my interactions with wildlife, I find looking from a safe distance to be the only hope for the animal to stay around long enough for you to watch what sorts of things their day-to-day life involves. I come back from such walks refreshed and feeling alive. When I explore green spaces I always carry home with me an adventure, a discovery, and a deeper relationship with nature.

Like Carson, I worry that we are creating a world where such interactions are becoming a rarity.

Direct interactions with nature happen less often. This is, in part, because we are encouraged to have lifestyles mediated nearly constantly by technology. It is also because our use of various technologies destroys the natural world that inspires wonder and gives us strength.

Too often we forget that we have a choice for the trajectory to be otherwise.

Lisa Kretz is an organizational, research and volunteer co-ordinator with the Ontario Public Interest Research Group. She holds a PhD in philosophy from Dalhousie University specializing in environmental ethics."

Published here: http://www.ottawacitizen.com/opinion/losing%20touch%20with%20nature/4825700/story.html

Friday, May 27, 2011

Gaz de schiste - les impacts sur la santé humaine

Cliquez sur la photo pour l'agrandir
Photo: InLander.com selon la Wyoming Oil Gas Conservation Commission et The Endocrine Disruption Exchange

Thursday, May 26, 2011

Contamination - Des excréments dans la nourriture importée

Photo: Wiedmaier

À la toute récente assemblée générale de l'American Society for Microbiology qui se tenait à la Nouvelle Orléans, Michael Doyle, un microbiologiste de l'université de la Georgie, s'adressait à son auditoire. Les scientifiques sont de plus en plus préoccupés par la qualité de la nourriture importée de pays moins développés que les É.-U.: nous mangeons de plus en plus de la merde, selon des scientifiques américains. Doyle et d'autres sonnent l'alerte pour décrier les quantités croissantes de nourriture importée, surtout parce qu'elle est moins dispendieuse, et vient de pays où les normes sanitaires durant la production n'est pas aussi sévère que dans d'autres pays comme le Canada et les États-Unis.

Les fruits de mer et les produits frais comme les fruits et légumes sont particulièrement visés ici. Dans un communiqué préparatoire à la présentation de la Nouvelle Orléans, l'American Society for Microbiology souligne que plus de 80% du poisson et des fruits de mer consommés aux É.-U. sont importés, la plupart de l'Asie. Le communiqué rapporte qu'en Thaïlande, des poulaillers de plus de 20,000 volailles sont souvent suspendus en rangées au-dessus d'étangs d'élevage de crevettes et de poissons. La vie marine se nourrit des excréments de poulets qui tombent dans l'eau.

Dans une entrevue, Doyle dit que les producteurs de nourriture en Chine utilise souvent des excréments d'humains et d'animaux non-traités pour nourrir les poissons d'élevage destinés à la consommation humaine ou pour engraisser des terres destinées à cultiver des récoltes de fruits ou légumes. "Les excréments est le principal nutriment pour engraisser le tilapia en Chine." dit-il. Doyle ajoute que les compagnies qui importent de la nourriture d'outre-mer, et ces compagnies avec des installations là-bas devraient être tenues responsables pour la qualité de la nourriture qui aboutit sur les marchés occidentaux. Il dit que la législation en vigueur aux É.-U. l'an passé visait justement cet objectif, mais la Food and Drug Administration (FDA) n'a pas encore mis en pratique les détails pour appliquer efficacement les nouvelles lois. "Si les compagnies vont dans ces pays et en tirent des ingrédients et des produits transformés, c'est de leur responsabilité de s'assurer qu'ils sont sur place pour surveiller adéquatement la nourriture qui est cultivée ou transformée." dit-il.

Une porte-parole de l'Agence canadienne d'inspection des aliments a répondu par courriel à une question sur la sécurité des aliments importés: "Au Canada, les exigences sécuritaires des aliments sont autant pour la nourriture produite localement ou importée." Selon la représentante, on s'assure de la qualité de la nourriture importée par des ententes d'équivalences avec d'autres pays, et des inspections faites au hasard à divers stages du cycle d'approvisionnement, à partir du moment où la nourriture arrive au Canada jusqu'à la nourriture déjà sur les tablettes.

Par contre, une vérification interne rendue publique en septembre a découvert des déficiences dans les procédures de vérification de la nourriture importée. L'audit a découvert qu'il n'y avait pas de mécanismes en place pour s'assurer que la qualité de la nourriture importée est la même que la nourriture produite au Canada, à part de la viande, du poisson et des œufs. Le système de suivi est très déficient pour la qualité des produits comme les breuvages, les préparations pour nourrissons, les bonbons, les céréales, les épices et les produits transformés.

Ce rapport de l'ACIA rapporte que la valeur ajustée à l'inflation de cette nourriture importée a passé à $21,8 milliards en 2006, alors qu'elle n'était que de $14,2 milliards en 1997. Sur son site Web, on y lit que plus de 70% des produits de nourriture vendus au Canada sont importés.
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"Feces in imported food from less developed countries a rising concern: scientists

Importing food from less developed countries increasingly leads to people literally eating more crap, according to scientists in the United States. Michael Doyle, a microbiologist with the University of Georgia, was to address that topic Monday (May 23 2011) while making the keynote address at the general meeting of the American Society for Microbiology in New Orleans. Doyle and others are sounding the alarm about increasing proportions of food being imported - mostly because it costs less - from countries where sanitary standards for production are not as stringent as in places such as Canada and the United States.

Seafood and fresh produce are of particular concern. In a statement issued in advance of the New Orleans presentation, the American Society for Microbiology pointed out that more than 80 per cent of the fish and seafood consumed in the U.S. is imported - much of it from Asia. It said most of the cases of contamination involving imported food in the U.S. are related to exposure to fecal matter. The group cited how, in Thailand, chicken coops with as many as 20,000 birds are often suspended in rows above ponds used for farming shrimp and fish. The sea life feeds on the chicken waste that falls in the water.

In an interview, Doyle said food producers in China regularly use untreated human and animal waste for feeding farmed fish meant for eating and for fertilizing land to grow produce. "(Feces) is the primary nutrient for growing the tilapia (in China)," he said. Doyle said companies importing food from overseas, and those with production operations there, should be held responsible for the quality of food making it to western markets. He said legislation passed in the U.S. late last year aims to do so, but the Food and Drug Administration has yet to work out the details necessary to effectively implement the new law.
"If companies are going to go to these countries and obtain ingredients and finished product, then it's incumbent on these companies to ensure they have boots on the ground and have appropriate oversight of the food that's being produced or processed," he said.

A Canadian Food Inspection Agency spokeswoman, when asked for comment on the safety of imported food, said in an email that "Canada's rigorous food safety requirements apply equally to imported and domestic foods." Some of the ways that imported food quality is ensured, the CFIA official said, is through "equivalency agreements" with other countries, and random inspections at various points in the supply cycle ranging from when the product first gets to Canada to the testing of food already on store shelves.

However, an internal audit of CFIA released in September found there were "deficiencies" with regard to its procedures dealing with imported food. The audit found that there are no mechanisms in place to ensure the quality of imported food is equivalent to that produced in Canada, other than for meat, fish and eggs. It said there was poor tracking to ensure the quality of products including beverages, infant formula, confectionaries, cereals, spices and seasonings, and baked products.

That CFIA report said the inflation-adjusted value of food imported increased to $21.8 billion in 2006 from $14.2 billion in 1997. On its website, the CFIA says more than 70 per cent of food products sold in Canada are imported."

Excerpts from article written by Derek Abma for Postmedia News published here: http://www.vancouversun.com/health/Feces+imported+food+from+less+developed+countries+rising+concern+scientists/4827169/story.html

Wednesday, May 25, 2011

Pesticides - et les hommes infertiles


De nouveaux tests fait sur des pesticides populaires laissent penser qu'ils rendent les hommes infertiles. On a fait des tests sur des pesticides et on a constaté que ces poisons avaient des propriétés de perturbateurs endocriniens. Ces pesticides employés at large semblent bloquer les récepteurs d'hormones mâles dans les cellules, ce qui pourrait provoquer l'infertilité chez les hommes. Les tests ont été fait sur des cellules humaines. Le rapport de ces chercheurs indique que 23 pesticides populaires, dont 9 qui n'avaient jamais été testés, peuvent bloquer les récepteurs de l'hormone androgène dans les cellules.

Ces produits chimiques sont utilisés pour différentes raisons, dont un fongicide sur les récoltes et la nourriture, comme revêtement protecteur pour le bois, et certains usages dans l'industrie. Quelques uns de ces chimiques remplacent d'autres dont l'usage est maintenant interdit, ou désuets, et plusieurs sont utilisés ensembles en tant que mélange.

Les résultats de cette étude illustre bien les lacunes béantes dans les tests de composés chimiques sur les activités hormonales ainsi que dans les études qui font le monitorage des façons que les humains sont exposés à ces chimiques. Seulement un petit pourcentage des dizaines de milliers de chimiques fabriqués et utilisés en ce moment aux États-Unis sont testés pour vérifier leurs effets sur les activités hormonales ou d'autres effets sur la santé.

Le récepteur d'androgène est un récepteur important de l'hormone sexuelle mâle activé par le testostérone. Ces effets agissent sur le développement sexuel des hommes et sur les caractéristiques spécifiques au sexe mâle, comme les poils du visage ou le développement musculaire.

Des produits chimiques retrouvés souvent dans l'environnement comme ceux testés dans cette étude pourraient contribuer à l'infertilité mâle, un phénomène de plus en plus courant à travers la planète, et les malformations génétiques mâles comme l'hypospadias et la cryptorchidie, sont causés en dérangeant les effets du testostérone et les autres hormones mâles transportés par les récepteurs hormonaux. Les chercheurs appelent ce phénomène de tous les problèmes testiculaires de santé masculine "syndrome de dysgénésie testiculaire".

Les chercheurs de l'université de Londres ont vérifié les données sur 34 pesticides employés souvent et qui pourraient être souvent présent dans la nourriture. Ils ont vérifié les effets de ces chimiques sur les activités anti-androgéniques dans des cellules humaines. Certains de ces pesticides n'avaient jamais été testés, bien qu'on prévoyait qu'ils auraient un effet sur les récepteurs d'androgène à cause de leur structure chimique.

Les chercheurs ont trouvés que tous les 14 pesticides qui avaient déjà démontré d'avoir des effets antiandrogéniques avaient aussi des effets de blocage sur l'androgène. De plus, les chercheurs ont identifié 9 nouveaux pesticides qui n'avaient jamais rapporté comme ayant un effet sur l'activité des récepteurs de l'androgène. Beaucoup d'entre eux sont employés pour tuer les fongus (champignons) qui nuisent aux récoltes agricoles.

Les résultats démontrent que les tests fait avec des cellules peuvent rapidement et efficacement prédire la toxicité de chimiques utilisés couramment.

En se basant sur l'efficacité, l'usage, l'exposition et le manque de connaissances, les auteurs suggèrent fortement que plus de tests sont fait pour identifier les effets hormonaux de 6 des chimiques identifiés comme étant anti-androgene. Davantage d'études sont nécessaires pour déterminer les expositions et les effets dans différents modèles et d'espèces également, selon les auteurs.
"Widely used but just tested pesticides may contribute to infertility

Widely used pesticides with previously unknown endocrine activity revealed as in vitro anti-androgens. Common pesticides tested for the first time in human cells block male hormone receptor activity, which could lead to infertility. Several newly tested pesticides can block male hormone receptors in ways that could affect fertility in men, report researchers who tested the chemicals' hormonal actions in human cells. They report that 23 widely used pesticides – including nine previously untested chemicals – can block the androgen hormone receptor in the cells.

The chemicals vary in use, including as fungicides on crops and food, as wood preservatives and in industrial applications. Some of them replace banned or phased-out chemicals, and many are applied together as mixtures.

The results underscore the large gaps in testing compounds for hormonal activity as well as monitoring studies that track human exposures. Only a small percentage of the tens of thousands of chemicals currently produced and used in the United States are tested for hormonal activity or other health effects.

The androgen receptor is a critical male sex hormone receptor activated by testosterone. Its actions control men's sexual development and sex-specific characteristics, such as facial hair and muscle growth.

Environmentally prevalent chemicals such as those tested in the study may contribute to male infertility – which is reported to be rising worldwide – and male genital birth defects such as hypospadias and undescended testicles – by disrupting the activity of testosterone and other male sex hormones carried out through hormone receptors. Researchers call this collection of male health problems testicular dysgenesis syndrome.

Researchers at the University of London selected from a European database 34 widely used pesticides with high exposures through diet. They tested the chemicals for anti-androgenic activity in human cells. A number of the pesticides had never been tested but were predicted – based on their chemical structure – to interact with the androgen receptor.

Researchers used human cells with fluorescent readouts to examine changes in levels of genes that are controlled by the androgen receptor. A yeast assay directly measured the effects of candidate pesticides on androgen receptor activity.

The authors found that all 14 pesticides previously reported to have antiandrogenic effects also displayed androgen blocking effects in their study. Additionally, researchers identified nine new, previously unreported pesticides that altered androgen receptor activity. Many are used to kill fungus that grows on agricultural crops.

The results show that cell-based assays can quickly and efficiently predict toxicity of widely-used chemicals.

Based on potency, use, exposure and lack of knowledge, the authors "strongly recommend" additional testing to identify hormonal effects of six of the chemicals identified as anti-androgens. Further studies to determine exposures and effects in different models and species are warranted, the authors suggest."

Synopsys written by Tamara Tal published by Environmental Health News here: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/newscience/test-show-current-pesticides-block-androgen-receptor-actions/

Tuesday, May 24, 2011

Innondation - pollution, engrais et égouts

Photo: pixdaus.com

ABC News décide de faire ses propres tests sur les eaux de crue de la rivière Mississippi. Les résultats ne sont pas brillants. Je ne peux pas m'empêcher de penser aux odeurs d'urine et d'excréments que l'on peut sentir le long de la rivière Richelieu également en crue. Voici une traduction libre d'un article d'ABC:

Les inondations du fleuve Mississippi de 2011 autour de Memphis charrient des engrais, des huiles, des pesticides, des déchets et du ruissellement agricole, et les eaux se dirigent vers le Golfe du Mexique, selon les autorités sanitaires publiques. Certains de ces polluants sont très dangereux, et les gens devraient prendre des précautions. Les autorités conseillent de ne pas toucher à l'eau à moins de porter des bottes et des gants, et se laver sérieusement si l'on s'y mouille par mégarde.

"Il pourrait y avoir beaucoup d'eaux d'égouts non traitées venant de l'amont." dit Wilma Subra, une scientifique environnemental et activiste de la Louisiane qui en a vu d'autres avec les compagnies pétrolières et chimiques. "Les gens doivent être en alerte."

ABC News a fait des tests indépendants, prenant des spécimens d'eau de 2 endroits le long de la rivière et les a envoyé chez un laboratoire près de Memphis. L'E. coli et les coliformes qui se trouvent habituellement dans les eaux usées brutes sont à des concentrations 2,000 fois la norme acceptable. Le laboratoire n'a pas trouvé d'essence, d'huiles ou des chimiques toxiques. Il y avait des traces de métaux lourds, mais pas plus que la normale selon le rapport du labo.

Subra dit qu'elle serait inquiète si les digues de Morganza Spillway était pour être défoncées en amont de la Nouvelle Orléans et Baton Rouge. Cela protégerait les villes mais inonderait les milieux humides du sud de la Louisiane. Et cela deviendrait un problème sanitaire pour les gens qui reviendraient dans leurs maisons pour les nettoyer.

"Si vous douter, jeter-le" est le conseil donné par le Tennessee Department of Health dans un communiqué adressé aux gens qui essayent de nettoyer leur maison une fois le niveau de l'eau est à la baisse. "Les eaux d'inondations ramassent plusieurs contaminants venant des routes, des fermes, des usines et des entrepôts, dont des égouts et des chimiques."

L'état prévient aussi que les eaux stagnantes fournissent un endroit de propagation idéal pour les maringouins. "C'est très important d'employer des anti-moustiques et de prendre des mesures pour protéger sa santé" dit Abelardo Moncayo, directeur du département de la santé du programme des maladies transmissives.

L'impact le plus important sera probablement le déversement de nutriments dans le Golfe du Mexique: il créera une zone morte très vaste sur les côtes du Texas et de la Louisiane où les poissons et autres créatures aquatiques manquent d'oxygène et ne peuvent pas survivre. Une zone morte s'y forme à presque tous les mois de juillet et août, mais les scientifiques disent qu'elle sera probablement plus vaste cette année à cause des algues qui se nourriront des excès d'engrais et se multiplieront pour ensuite mourir, épuisant ainsi la réserve d'oxygène dans l'eau.

"Nous savons qu'à chaque fois que nous avons beaucoup de pluie ici, c'est le moment que la zone morte se forme." dit Mark David, un professeur de sciences environnementales à l'université de l'Illinois.

C'est une mauvaise nouvelle pour les familles qui dépendent de la pêche et qui se remettent encore du déversement de BP de l'an dernier et auront encore moins de poissons pour compenser de leurs pertes.

Les villes et municipalités de 31 états prélève l'eau du bassin versant du fleuve Mississippi, et la plupart relâche des eaux usées traitées dans les effluents du Mississippi. Les ingénieurs se préoccupe du fait que les usines de traitement d'eaux usées pourraient être débordées par les eaux de crue.

David dit qu'il ne s'en fait pas trop jusqu'à date: "Nous nous protégeons pas mal bien le long du Mississippi parce que nous savons qu'il déborde."

Plusieurs scientifiques conseillent de faire la part des choses. Les grandes quantités d'eau qui s'écoule diluent naturellement les polluants qu'elles charrient. "Je pense que les dommages économiques sont plus important." dit Nancy Rabalais du Louisiana Universities Marine Consortium. "D'abord que les gens sont vigilants, ce ne sera pas un problème de personnes vivant dans l'eau."Photo: Getty Images

"Mississippi River Flooding: Pollution, Fertilizers, Sewage in the Flood Waters; ABC News Does its Own Testing

The great Mississippi River flood of 2011, cresting south of Memphis today (May 11 2011), carries a mix of fertilizer, oil, pesticides, trash and farm runoff as it flows toward the Gulf of Mexico, say public health officials. Some of it is nasty stuff, and officials say people are wise to be careful. They urge people not to touch the water unless they're wearing rubber boots and gloves, and wash thoroughly if they get wet.

"There could be a lot of untreated sewage coming downstream," said Wilma Subra, an environmental scientist and activist in Louisiana who has tangled with oil and chemical companies. "People need to be aware."

ABC News arranged some testing of its own, taking water samples from two places along the river to a laboratory near Memphis. E. coli and coliform -- commonly found in untreated waste water -- were 2,000 times acceptable limits. The lab did not find gasoline, oil or chemical toxins. There were trace levels of heavy metals, but no more than would be found ordinarily, the lab reported.

Subra said she would be concerned if the giant Morganza Spillway were opened upriver from New Orleans and Baton Rouge. It would protect the cities, but flood the wetlands of southern Louisiana. And it could be a health issue as people return to flooded homes to clean up.

"When in doubt, throw it out," said the Tennessee Department of Health in an advisory to people trying to clear out their homes when the water goes down. "Flood water picks up numerous contaminants from roads, farms, factories and storage buildings, including sewage and chemicals." The state also warned that standing water provides a perfect breeding ground for mosquitoes. "It's very important that mosquito repellents be used and other precautions be taken to protect individual health," said Abelardo Moncayo, who directs the health department's vector-borne diseases program.

Dead Zone

Perhaps the largest effect: the overflow of nutrients into the Gulf of Mexico is likely to create an unusually large "dead zone" -- a giant patch of water off the Texas-Louisiana coast where fish and other marine creatures lack enough oxygen to survive. A dead zone forms there almost every July and August, but scientists said it will be bigger this year because algae, feeding on the excess fertilizer, will bloom and then die, choking off the oxygen supply.

"We know that any time we have a lot of rain up here, that's when we have a large dead zone," said Mark David, a professor of environmental science at the University of Illinois. It is bad news for fishing families, still trying to recover from the effects of last year's BP oil spill, who will have less to catch to make up for their losses. Cities and towns in 31 states use water that flows into the Mississippi River Basin, many of them releasing treated wastewater into tributaries of the Mississippi. Engineers worried that sewage treatment plants could be overwhelmed by floodwaters. David said he was not very concerned: "We protect things pretty well along the Mississippi because we know it floods."

Several scientists said to keep the pollution issue in perspective. With large volumes of water rushing downriver, they naturally dilute any pollutants they carry. "I think it's the economic damage that's the biggest issue," said Nancy Rabalais of the Louisiana Universities Marine Consortium. "As long as people are vigilant, it won't be a people-living-in-the-water issue." "

Excerpts of article written by Ned Potter for ABC News published here: http://abcnews.go.com/Technology/mississippi-river-flooding-2011-pollution-waste-water-flood/story?id=13571053Photo: 2011flood.com

Monday, May 23, 2011

Gaz de schiste - De Rimouski au Bic, Moratoire d'une génération

Voici un bref vidéo réalisé entre Rimouski et le Bic. Nous étions déjà plus de 30 marcheurs!
La campagne Moratoire d'une génération est un réseau citoyen autonome qui s'inscrit dans la MOUVANCE populaire et majoritaire qui exige un MORATOIRE sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste au Québec, comme élément prioritaire pour sortir le Québec des énergies fossiles.

Sunday, May 22, 2011

Et si les arbres pouvaient nous actionner?



Çà pourrait être choquant, à premier abord, de penser qu'on pourrait donner des droits légaux à la nature un peu comme les humains, mais c'est une réalité à certains endroits au travers la planète. Voici une traduction libre d'une allocution donnée par un conférencier en choses légales en Australie.

En 1972, le professeur Christopher Stone de l'université de Southern California achevait une conférence en droit des biens. Il faisait remarquer que tout comme la culture humaine, le droit des biens est une créature sociale en devenir. Des êtres humains ont déjà été perçus comme une propriété: attaquer, ou même tuer volontairement un esclave était considéré comme faisant parti du droit des biens, pas une question de droits humains. Stone ayant été interrompu par des voix dans la salle, fit un effort pour reconquérir leur attention en se posant une question tout haut: "Alors! Qu'aurait l'air une conscience menée par une loi complètement différente? Une dans laquelle la Nature aurait des droits? Oui, les rivières, les lacs, les arbres, la faune..."

Ce commentaire et l'argumentaire qui s'en suivit dans l'article classique de Stone intitulé: "Est-ce que les arbres devraient être reconnus?" ont été reçus avec curiosité et résistance, selon. En effet, bien que la loi des États-Unis a eu le temps de changer et reconnaître l'égalité raciale et des sexes, elle n'était pas prête à penser sérieusement à donner des droits à la nature. Stone avait prévu cette résistance, en remarquant qu'"à travers l'histoire légale, chaque extension successive aux droits à une nouvelle identité avait été au préalable considéré comme un peu improbable. Chaque fois qu'il y a un mouvement pour donner des droits à une quelconque nouvelle "identité", la suggestion sera probablement perçue comme bizarre ou épeurante, ou comique." Cela est parce que jusqu'au moment où cette identité est reconnu comme ayant des droits, "nous ne pouvons pas la percevoir comme autre chose qu'un objet qui nous est utile - nous qui avons des droits à ce moment-là." Cela est vrai pour la nature, comme ce l'était pour les esclaves, les femmes et les enfants à différents moments de notre histoire.

Trois décennies plus tard, les législateurs et les communautés commencent à prendre la thèse de Stone au sérieux comme nouveau et puissant moyen de protéger l'environnement. Par exemple, aux États-Unis, plus de 20 communautés ont préparé des projets de lois et légiférer pour aider à protéger des écosystèmes locaux des industries comme les mines de charbon, les usines d'embouteillage et des forages pour le gaz de schiste.

En 2008, le comté de Barnstead au New Hampshire a adopté un règlement qui cite: "Les communautés naturelles et les écosystèmes ont des droits inaliénables et fondamentaux: ils ont le droit d'exister et de prospérer dans le territoire de Barnstead. Ces écosystèmes incluent, mais ne se limitent pas aux milieux humides, aux ruisseaux, rivières, aquifères et les autres systèmes aquatiques."

Ces développements se reflètent au niveau de la loi constitutionnelle dans la République de l'Équateur quand en 2007, l'Équateur a commencé le procédé de rédiger sa nouvelle constitution. Comme plusieurs pays du tiers monde, l'Équateur avait connu plusieurs désastres environnementaux. En 1995, Texaco, une filiale de Chevron, avait déversé 60 millions de litres de pétrole et 75 milliards de gallons de déchets dans 7,000 hectares de forêts vierges. En plus des impacts environnementaux, les groupes indigènes avaient déclaré que les déversements avaient provoqué des taux plus élevés de cancers et de fausses couches. En septembre 2008, une très grande majorité des citoyens avaient adopté la nouvelle constitution et l'Équateur est devenu le premier pays au monde à légiférer sur les droits de la nature dans leur constitution. Cette année, une cour légale de l'Équateur a donné une pénalité de $8,6 milliards à Chevron pour ces déversements.

En imitant l'Équateur, Julio Salazar, le président de la commission du territoire, des ressources naturelles et de l'environnement du sénat de la Bolivie, a présenté le 20 avril cette année une loi pour la mère Terre qui devrait intégrer les droits de la nature dans les lois de la Bolivie. En parlant du projet de loi, Salazar dit: "Nous allons trouver un équilibre entre l'humanité et la nature, parce que sous les lois précédentes, les ressources naturelles étaient dédiés à la commercialisation, et maintenant, avec les nouvelles lois, nous allons rendre ce que la nature nous offre en bien commun pour le bienfait de toute créature vivante." Une transcription non-officielle de la loi bolivienne reconnaît ces droits: à la vie, la diversité, l'eau, l'air propre, l'équilibre, la restauration et la vie sans pollution. Ces droits sont en ligne avec une Déclaration des Droits de la Nature, qui est aussi présentée aux Nations Unies par la Bolivie.

Reconnaître les droits légaux de la nature est nouveau, mais c'est un pas important vers une présence humaine écologiquement durable sur la Terre. Quand le statut juridique d'une identité change, notre compréhension de cette identité change également. À travers l'histoire, nous avons constaté une évolution constante dans les genres de choses que nous possédons, qu'est-ce qui peut être considéré comme un bien qui peut être possédé, et l'idée que nous nous faisons des possessions. Stone avait dit à ses étudiants: "c'est facile de constater que chaque changement dans la reconnaissance des droits change la notion et la qualité du pouvoir. Chaque avancée dans le concept de possession dans la législation provoque un changement dans notre conscient, dans la portée et la profondeur de ce que nous ressentons." Ou, comme Stone a demandé à sa classe: "Comment une telle position dans la loi pourrait affecter ce qu'une communauté pense d'elle-même?"

Dans un pays comme l'Australie (le Canada?), qui n'a pas sa déclaration des droits pour les êtres humains, nous sommes loin de concevoir la reconnaissance des droits de la nature. Mais si la nature est reconnu comme une valeur de base et une limite à l'activité humaine, alors cela créerait une opportunité pour une relation mutuellement profitable pour l'humanité et la Planète. Bien sûr, atteindre cet équilibre délicat entre l'usage qu'en fait l'humain et l'accès à la nature et ses droits serait crucial. Par contre, traduire les droits existants des lois naturelles de façon à protéger l'environnement serait un pas important pour le gouvernement.

"What if trees could sue?

Giving nature legal rights in a similar way as humans do may sound far fetched, but there are places around the world where this is becoming reality.

IN 1972, PROFESSOR Christopher Stone from the University of Southern California was approaching the final minutes of an introductory lecture on property law. He was noting that like human culture, property law is an evolving social construct. Human beings were once considered property: assault or even the intentional killing of a slave was considered a matter for property law, not a matter for human rights. Stone was awakened from his historical narrative by the shuffling and voices of his students who had begun to "pack away their enthusiasm for the next venture". In an effort to maintain their attention, he wondered aloud: "So, what would a radically different law-driven consciousness look like? … One in which Nature had rights … Yes, rivers, lakes … trees … animals."

These comments and their subsequent defence in Stone's classic article 'Should Trees Have Standing?' were greeted with both curiosity and resistance. Indeed, while US law had at that time shifted to recognise racial and gender equality, it was not yet ready to consider seriously an extension of rights to nature. Stone anticipated this resistance, noting "throughout legal history, each successive extension of rights to some new entity has been, thereto, a bit unthinkable … each time there is a movement to confer rights onto some new 'entity', the proposal is bound to sound odd or frightening or laughable". This is because until the entity in question is recognised as having rights, "we cannot see it as anything but a thing for the use of 'us'—those who are holding rights at the time". This is true for nature, as it was for slaves, women and children at different points in history.

Three decades later, lawmakers and communities are beginning to take Stone's thesis seriously as a novel and potentially powerful means to protect the environment. For example, in the United States over 20 communities have drafted and adopted municipal ordinances to help protect local ecosystems from industries such as coal mining, water bottling and gas drilling (fracking).

In 2008 the township of Barnstead New Hampshire adopted an ordinance that reads: "Natural communities and ecosystems possess inalienable and fundamental rights to exist and flourish within the Town of Barnstead. Ecosystems shall include, but not be limited to, wetlands, streams, rivers, aquifers, and other water systems."

These developments were mirrored at the level of constitutional law in the Republic of Ecuador when in 2007 Ecuador began the process of drafting a new constitution. Like many other third world countries, Ecuador has experienced its share of environmental disasters. In 1995, Texaco (a subsidiary of Chevron) dumped nearly 60 million litres of oil and 75 billion gallons of waste into 7,000 hectares of pristine forest. In addition to the environmental impacts, local indigenous groups have claimed that the dumping has resulted in higher rates of cancer and miscarriages. In September 2008, an overwhelming majority of citizens approved the new constitution and Ecuador became the first country in the world to codify the rights of nature in their constitution. This year a court in Ecuador fined Chevron US$8.6bn for the dumping.

Following Ecuador, the president of the Bolivian Senate's Commission on Land, Territory, Natural Resources and Environment, Julio Salazar, introduced on April 20 this year a Law of Mother Earth, which would officially enshrine the 'rights of nature' in Bolivian law. Commenting on the bill, Salazar noted: "We are going to seek an equilibrium between man and nature, because under previous law natural resources were anticipated to be commercialised, and now with the new laws we are converting what nature offers into a common good for the benefit of all living beings." An unofficial transcript of the Bolivian law recognises the following rights: to life, diversity, water, clean air, balance, restoration and to live free from pollution. These rights are consistent with a Declaration for the Rights of Nature, which is also being promoted at the United Nations by Bolivia.

The legal recognition of nature's rights is a novel but potentially important step toward an ecologically sustainable human presence on Earth. When the legal standing of the entity shifts, so too does our understanding of it. Throughout history, we have seen a continual evolution in the types of things that can be owned, who was considered capable of ownership and the meaning of ownership itself. Stone commented to his students "it was easy to see how each change [in the recognition of rights] shifted the locus and quality of power … each advance in the law-legitimated concept of 'ownership', fuelling a change in consciousness, in the range and depth of feelings". Or, as Stone asked his class "How would such a posture in law affect a community's view of itself?"

In a country like Australia, which does not recognise a Bill of Rights for human beings, we are a long way off achieving such recognition for nature. But if nature is recognised as a bedrock value and limit on human activity, then it could create opportunity for a mutually enhancing human-Earth relationship. Of course, achieving the delicate balance between human use and access to nature and its rights would be key. However, to translate existing rights of nature law in a way that protects the environment would certainly be a decisive step for an Australian government.

Peter Burdon is a lecturer in law at the University of Adelaide."

Excerpts from article written by Peter Burdon published here: http://www.abc.net.au/environment/articles/2011/05/17/3216161.htm

Saturday, May 21, 2011

Boues municipales - le débat continue



L'article parle d'un conseil de ville, celle d'Hamilton en Ontario, mais pourrait tout aussi bien parler de n'importe quelle ville en Amérique du Nord. Quoi faire avec les déchets solides qui proviennent du traitement des eaux usées des égouts? Les enfouir dans un dépotoir comme on l'a toujours fait? Les épandre sur des terres agricoles? Les bruler?

Le débat du projet d'incinérateur occupe encore beaucoup de temps au conseil de ville. Est-ce que la municipalité devrait investir $150 millions ou plus pour devenir partenaire d'une compagnie privée qui construirait un incinérateur dans le parc industriel riverain? Ou est-ce que le camionnage du produit continue à le transporter à la campagne pour l'épandre sur des terres agricole au prix de $3 millions par année?

Trois projets d'incinérateurs ont été proposés au conseil, mais ne fait pas l'affaire de tous les conseillers. L'un d'eux se rappelle que le gouvernement provincial encourage et fait la promotion du recyclage des boues municipales pour en faire des biosolides, une source de nutriments agricoles reconnue comme sécuritaire.

Mais tout comme le choix de l'incinération, l'épandage est aussi un sujet controversé. Malgré la surveillance étroite du provincial, les inquiétudes pour la santé publique sont toujours présentes: les contaminants, les craintes que des terres agricoles ne soient pas toujours disponibles, en plus d'une stratégie à long terme pour l'incinération. La plupart des gens ne se doutent pas de ce que deviennent les excréments humains une fois la chasse d'eau tirée et le trajet dans les égouts et l'usine de traitement.

Au fait, Hamilton envoie ses boues municipales traitées comme engrais agricole depuis 1996, la même année de la fermeture de l'ancien et vétuste incinérateur municipal de Woodward Avenue à cause des coûts d'entretiens trop élevés. Hamilton a de cette façon réglé le problème comme les 80% des municipalités de l'Ontario. Pas une grosse surprise. Si on ne les brûlent pas, si on ne les étends pas, le dépotoir reste votre seule autre solution.

À ce jour, les boues municipales d'Hamilton aboutissent sur des fermes à Hamilton, à Haldimand et dans Oxford County. L'an passé, cela a coûté $3 millions environ pour engager un contracteur privé pour qu'il transporte 39,000 tonnes de boues, selon Geoff Rae, le directeur en chef des infrastructures environnementales et durables d'Hamilton. Cela représente environ 1,100 voyages de camion par année et revient à un peu moins de $73 la tonne.

Par contre, le coût d'incinération serait entre $100 et $200 la tonne, selon le projet d'incinérateur choisi par le conseil.

La ville elle-même ne négocie pas avec les fermiers. Rae dit que les contrats privés sont signés par la compagnie de transport, Terratec Environmental d'Hamilton. Mais cela veut aussi dire, admet Rae, que la municipalité n'a aucune espèce d'idée si les boues épandues sur les récoltes sont consommés par les humains.

Selon la province qui règlemente parmi autres choses les fréquences d'épandage et les distances d'épandage entre les résidences et les puits, les biosolides sont généralement pas utilisés sur les fruits et légumes. La préoccupation constante, bien sûr, est que les excréments humains ne sont pas les seuls déchets qui aboutissent dans les systèmes d'égouts. Le mélange inclut les métaux toxiques, les pathogènes, les chimiques, les restes pharmaceutiques, parmi les autres éléments industriels et commerciaux.

Les égouts d'Hamilton subissent des procédés de nettoyage chimiques et biologiques pour assainir l'eau et séparer les solides. Les solides sont ensuite traités pour enlever les bactéries et les virus et réduire les pathogènes et les métaux lourds. Le procédé est règlementé sévèrement et la province fait le monitorage pour s'assurer que les biosolides sont sécuritaires pour les terres agricoles: les ministères de l'environnement, de l'agriculture et d'affaires rurales se partagent ces responsabilités. "Les règlements sont très sévères." assure Rae.

Mais clairement, la perception négative des épandages agricoles est répandue. Cette perception peut être le plus important argumentaire à conquérir pour les opposants à l'incinérateur, bien que les règlements municipaux s'assurent à améliorer la qualité environnementale des boues. Par exemple, le conseiller municipal Robert Pasuta cultive 300 acres de soya et de maïs-grain dans Flamborough et dit qu'il n'épandra jamais "cette chose" parce qu'il ne se sent pas à l'aise avec le produit. "On ne sait tout simplement pas ce qu'il y a dedans." Par contre, Pasuta ajoute que d'autres fermiers ont d'excellentes récoltes avec et ne jurent que par çà.

La position du département environnemental d'Hamilton illustre parfaitement bien les hauts et les bas de cette question. Le groupe est également préoccupé par l'incinération dans un environnement aérien déjà éprouvé par la pollution que par l'épandage des biosolides sur les terres agricoles.

En d'autres mots, ils sont pris entre l'arbre et l'écorce.

Le directeur exécutif Lynda Lukasik dit qu'ils penchent vers l'investissement dans des nouvelles technologies pour rendre les biosolides encore plus sécuritaires et entre-temps utilisent les boues pour réhabiliter des sites.

Vous pourriez avoir remarqué que la question implique environ le même montant d'argent et est encore plus importante socialement parlant, mais est beaucoup moins populaire que le débat d'un nouveau stade. Néanmoins, le conseil de ville retourne en débattre à la prochaine réunion.
Photo: vernonsludge.blogspot.com

"City council is up to its neck in sludge

Hamilton, Ont. - The sewer sludge hits the fan again this week as the great incinerator debate resumes at city council. Should the city invest $150 million or more and possibly partner up with a private company to build a poop burner in the industrial harbourfront? Or should we just keep on trucking the stuff out to the country and spreading it on farmlands for about $3 million a year?

Councillor Sam Merulla, among others, strongly supports the latter choice. “Where’s the fire and what’s the rush about?” he asked before the clock ran out on last week’s presentations on the three incineration options facing council. Merulla rightly points out that the provincial government encourages and promotes recycled municipal sewer waste — known as biosolids — as a safe and valuable source of agricultural nutrients.

But like the incineration option, so-called “land application” is also not without controversy. Despite strict provincial oversight, there are health concerns about contaminants and fears that farms willing to accept the sludge may not always be available, thus the talk of a long-term incineration strategy. Most people probably have no idea what currently happens to human excreta after its journeys down the toilet, through the sewer system and into the city’s water and wastewater treatment plant.

The fact is, Hamilton has been hauling the treated sludge away as farm fertilizer since 1996, the same year the city’s Woodward Avenue biosolids incinerator was shut down due to age and high maintenance costs. That puts the city in line with about 80 per cent of Ontario municipalities. No surprise there. If you don’t burn it or spread it, landfill is about the only other available option.

Today Hamilton’s sewer sludge ends up on farms in Hamilton, Haldimand, and Oxford County. Last year, it cost the city about $3 million to have a private contactor haul away about 39,000 tonnes of the stuff, according to Geoff Rae, Hamilton’s senior director of environment and sustainable infrastructure. That represents about 1,100 truck loads per year and works out to a little under $73 dollar per tonne.

By contrast, the cost to burn it would be $100 to $200 per tonne, depending which incineration option council chose.

The city itself has no dealings with the farmers. Rae says private contracts are arranged through the haulage firm — Hamilton-based Terratec Environmental. But that also means, as Rae acknowledges, that the city has no idea if the sludge is used on crops that are consumed by humans.

According to the province, which regulates, among other things, application rates and spreading distances between residences and wells, biosolids typically are not used on fruits and vegetables. The ongoing concern, of course, is that human waste is not the only crap that ends up flowing into the sewer system. The cocktail includes toxic metals, pathogens, chemicals, and pharmaceutical residue, among other industrial and commercial elements.

Hamilton’s sewage goes through chemical and biological cleaning processes to clean the water and separate the solids. The solids are then treated to remove bacteria and viruses and reduce pathogens and heavy metals. The process is tightly regulated and monitored by the province to ensure biosolids are safe for agricultural land, with the Ministry of the Environment and Ministry of Agriculture Food and Rural Affairs sharing oversight responsibilities. “The regulations are very strict,” says Rae.

But clearly negative perceptions about land application are, no pun intended, widespread. Those perceptions may be the biggest hurdle incinerator opponents like Merulla face, even though stronger enforcement of the city’s sewer-use bylaw has seen marked improvements in the environmental quality of the sludge. Councillor Robert Pasuta, for example, farms 300 acres of soybeans and grain corn in Flamborough but says he “wouldn’t touch the stuff” because he just doesn’t feel comfortable about it. “You just don’t know what’s in it.” Then again, Pasuta also says others farmers have had great results and swear by it.

Environment Hamilton’s position captures the push and pull of the debate. The group is equally concerned about incineration in the city’s compromised airshed as it is about spreading biosolids on agricultural land.

In other words, they’re between a rock and hard place.

Executive director Lynda Lukasik says their preference is for the city to invest in new technologies to make the biosolids even safer and in the interim use the sludge for land reclamation.

You may have noted that the issue involves about the same amount of money and is arguably more socially important, but it has none of the allure of the great stadium debate. Nonetheless, council returns to it Thursday."

Excerpts of article written by Andrew Dreschel published here: http://www.thespec.com/news/local/article/532650--city-council-is-up-to-its-neck-in-sludge