Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Saturday, July 30, 2011

Gaz de schiste - le Québec et ses propriétaires

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Agriculture - dur, dur sur les poissons et les rivières

Photo: travelpod.co.uk

Les pesticides sont probablement la cause des poissons morts trouvés dans des rivières de l'Île-du-Prince-Édouard. Les enquêteurs tâchent de savoir si le ruissellement de pesticides est à blâmé pour les centaines de truites trouvées mortes dans 2 rivières. Le ministère de l'environnement disait lundi le 25 juillet dans un communiqué de presse que des poissons morts avaient été aperçus flottants, morts, en fin de semaine dans Trout River et dans Big Pierre Jacques River après une forte précipitation. Le communiqué ne précisait pas la cause de la mortalité soudaine des poissons, mais ajoutait que les enquêteurs faisaient des tests de sols et de spécimens d'eau.

Rosanne MacFarlane, une biologiste dans le département qui travaillait sur le site disait dans une entrevue que c'était possible que a théorie d'un ruissellement agricole contaminé aux pesticides sera vérifié. Précisant que l'enquête étant toujours en cours, elle ajouta qu'on ne mettait pas de côté la possibilité que la cause vienne du ruissellement, mais ne pouvait pas en être certaine pour le moment. MacFarlane précise qu'environ 200 poissons morts avaient été ramassés sur les rives sur 4 kilomètres de Trout River. Elle dit qu'il y a probablement des milliers de poissons morts de l'incident mais que c'est difficile à dire à cause des prédateurs et des courants de la rivière qui emportent les carcasses. "La quantité de poissons que nous ramassons est seulement une petite partie de ceux qui en sont morts." dit-elle.

Les poissons morts de Trout River ont été rapportés samedi tandis qu'une deuxième vague de poissons morts a été rapportée dimanche dans la Big Pierre Jacques River. MacFarlane dit que la 2e vague semble avoir été dans une plus petite région et qu'il y a moins de poissons morts.

Sharon Labchuk, la chef du Parti Vert de la province, dit qu'elle est pratiquement certaine que les pesticides sont la raison pour laquelle les poissons sont morts. "Soyons réalistes: est-ce que çà jamais été autre chose que des pesticides?" dit-elle dans une entrevu téléphonique. Elle fait référence au fait qu'à la fin juillet, les fermiers épandant des pesticides à toutes les semaines sur des milliers d'hectares de récoltes riveraines, c'est la saison des mortalités de poissons.

L'été passé, il y a eu des truites et d'autres poissons morts sur une partie de 2 kilomètres de long dans la rivière Montrose après de fortes pluies.

En juillet 2007, les enquêteurs avaient laissé entendre que les pesticides venant des champs agricoles avaient tué des milliers de poissons qui avaient été trouvés flottant le ventre à l'air dans les rivières Dunk et Tryon.

"C'est routinier. Rien d'autre n'aboutit dans ces cours d'eau bordés de champs de patates qui pourrait tuer des poissons." dit Labchuk. "Ce qui me préoccupe le plus, c'est que çà devienne chose normale et acceptée à l'Île-du-Prince-Édouard, et que çà ne soulève plus de controverse, qu'on dise "c'est juste d'autres poissons morts. Peut importe".

Les cours d'eau de l'Île se déversent dans les estuaires d'eau salée qui sont riche en habitat du poisson, et où une industrie d'aquaculture est en plein essor.

La chef du Parti Vert dit que les vagues de mortalité de poisson sont un signe pour prévenir les industries de l'estuaire et nuisent à l'image qu'on se fait de l'Île comme étant pleine de rivières ondulantes et immaculées où les touristes peuvent aller tranquillement pêcher.

MacFarlane dit que le gouvernement va continuer d'enquêter pour tenter de trouver la cause, mais ajoute que c'est difficile à blâmer précisément les pesticides avec les tests sur des spécimens d'eau. Pour répondre à notre question de pourquoi les mortalités de poissons surviennent, elle mentionne que la province a mis en place des règlements de bandes riveraines depuis quelques années et a restreint l'usage de certains chimiques. "Cela a réduit le nombre d'incidents de poissons morts." dit-elle. Toutefois, elle ajoute que le plus récent incident est désolant pour ceux qui tentent de restaurer les populations de poissons dans les rivières de lhttp://www.blogger.com/img/blank.gifa province. "C'est toujours inquiétant, c'est toujours désolant de voir çà arriver. Les groupes communautaires mettent beaucoup d'efforts à la restauration des cours d'eau et stocker les cours d'eau en poissons ici." dit-elle.

MacFarlane dit que cela peut prendre de 5 à 6 années pour que les populations de truites récupèrent d'un incident sérieux de ruissellement de pesticides.

Voir la photo de beaux saumons morts par pesticides dans l'article ici: http://www.cbc.ca/news/canada/prince-edward-island/story/2011/07/27/pei-fish-kill-environmental-disaster-584.html
Photo: superstock.com

"Pesticides probed as possible cause of latest P.E.I. fish kills

Prince Edward Island investigators are looking at whether pesticide runoff is to blame for the deaths of hundreds of trout in two rivers. The Environment Department said Monday (July 25 2011) in a news release that dead fish had appeared over the weekend on the Trout River and Big Pierre Jacques River following sudden downpours of rain. The release didn't specify a cause, saying investigators were doing soil and water checks.

Rosanne MacFarlane, a biologist with the department working on the scene, said in an interview that a possible pesticide runoff is being investigated. Cautioning that the investigation was still underway, she added: "We've got an area of interest we're looking at in terms of possible runoff. But we can't say for sure right now." MacFarlane said so far about 200 dead fish have been collected along a four-kilometre section of Trout River in western P.E.I. She said it's likely thousands more fish died, but estimates are difficult as predators and river currents quickly take away the remains. "The amount (of fish) we pick up are only a small portion of what's actually killed," she said.

The Trout River fish kill was reported on Saturday while a second kill was reported Sunday in the Big Pierre Jacques River. MacFarlane said the second fish kill appears to have affected a smaller area and there are fewer dead fish.

Sharon Labchuk, the leader of the province's Green party, said she believes it's almost certain that pesticides are behind the latest kill. "Let's get real — when has it been anything but pesticides?" she said in a telephone interview. She refers to late July — a time when farmers apply pesticides each week to thousands of hectares of riverside crops — as "fish kill season."

Last summer, there was a kill of trout and other fish over a two-kilometre section of the Montrose River after heavy rainfalls.

In July 2007, investigators suggested that pesticides from farmers' fields had killed thousands of fish that were found floating in the Dunk and Tryon rivers in western P.E.I.

"This is routine, there's nothing else that's going to flow into those streams lined by potato fields that is going to kill fish," said Labchuk. "My biggest concern is that this is now being accepted on Prince Edward Island as normal, and it doesn't raise too much comment anymore. "It's just another fish kill. Whatever."

The streams of the Island flow into salt water estuaries that are rich fishing grounds, and areas where a growing aquaculture industry is based.

The Green party leader said the fish kills are a warning sign for these estuary industries and are also killing off the image of the Island as home to winding, pristine rivers where tourists can enjoy tranquil angling.

MacFarlane said the government will continue its investigation to attempt to find the cause, but she added it's difficult to precisely blame pesticides from water tests. Asked why the fish kills are occurring, she noted the province has brought in buffer zone regulations in recent years and restricted the use of some chemicals. "That has reduced the number of fish kills," she said. However, she added the latest event is disappointing to those attempting to restock the province's rivers. "It's always a concern, it's always disappointing to see this happen. The community groups are putting a lot of effort into stream restoration and managing the fishery here," she said.

MacFarlane says it can take five to six years for trout populations to fully recover from a significant pesticide runoff."

Excerpts of article written by Michael Tutton for The Canadian Press published here: http://www.brandonsun.com/lifestyles/breaking-news/126118578.html?thx=y

Friday, July 29, 2011

Liberté d'expression - quand Ottawa veut tout contrôler, même la science

Photo: Marvina Munch/USFWS

Ottawa fait taire une scientifique sur son étude des saumons de la côte ouest.

Les bureaucrates à Ottawa ont empêché une scientifique spécialisée en pêcheries dont la découverte pourrait aider à expliquer pourquoi les populations de saumons sont à la baisse tout le long de la côte ouest du Canada, selon des documents obtenus par Postmedia News. Les documents indiquent que le Bureau du Conseil privé qui travaille pour le bureau du Premier Ministre Stephen Harper a donné ses instructions à Kristi Miller pour qu'elle ne parle pas de l'une des plus importantes découvertes des laboratoires des pêcheries fédérales depuis des années.

La célèbre revue scientifique "Science" de renommée mondiale a publié les travaux de Miller en janvier. La revue a tellement apprécié le travail qu'elle a avisé plus de 7,400 journalistes sur la planète pour les aviser de l'étude de Miller intitulée "Suffering Salmon". La revue Science a dit à Miller de "sentez-vous bien libre de parler aux journalistes, s'il-vous-plaît." Elle a avisé les journalistes qu'ils pouvaient contacter Diane Lake, une responsable des médias avec Pêches et Océans du fédéral à Vancouver pour obtenir du temps d'entrevues avec la Docteur Miller.

Miller est à la tête d'un projet de génétique du saumon de $6 millions au Pacific Biological Station fédéral sur l'île de Vancouver.

Les documents indiquent que les plus importants médias attendaient en ligne pour parler avec Miller, mais que le Bureau du Conseil privé refusait d'accorder les entrevues. Le Bureau du Conseil privé a aussi dénigré un communiqué de presse de Pêches et Océans à propos de l'étude de Miller, qualifiant le communiqué comme n'étant pas très bon, se concentrant surtout sur les saumons morts et pas sur l'aspect de la nouvelle science, selon les documents obtenus par Postmedia News grâce à leur demande d'accès à l'information. Miller ne peut toujours pas parler publiquement de sa découverte, et le Bureau du Conseil privé et Pêches et Océans se défendent d'empêcher Miller de parler.

Mais certains disent que c'est inexcusable et une autre preuve que le gouvernement mine la crédibilité de ses scientifiques. "C'est clair pour moi que le gouvernement bâillonne ses scientifiques." dit Jeffrey Hutchings, un scientifique sénior en pêcheries à l'université de Dalhousie à Halifax. "Quand l'auteur principal d'un papier publié dans Science n'a pas la permission de parler de son travail, cela s'appelle de la suppression." dit-il. "Il n'y a aucun doute."

Le gouvernement Harper a serré la laisse qui contrôle les scientifiques fédéraux dont le travail est payé par les contribuables et qui est souvent d'intérêt public et important, que ce soit sur les stocks de poisson, la pollution de l'air ou la sécurité alimentaire.

Dans un cas qui a fait les manchettes qui a été rapporté par Postmedia News l'année passée, Scott Dallimore, un scientifique de Ressources naturelles Canada devait attendre pour le feu vert de la part des fonctionnaires du bureau du ministre à Ottawa avant de pouvoir parler d'une étude sur une inondation importante dans le nord du Canada pendant la dernière ère glaciale.

Les chercheurs avaient l'habitude d'avoir toute liberté pour discuter de leur science doivent maintenant suivre un procédé qui utilise des "media lines", des phrases toutes faites ou infocapsules à donner aux médias qui sont approuvées par les officiers en communication, les stratèges et les employés des ministères à Ottawa. Ils filtres les demandes des médias, demandent des questions aux médias à l'avance et décident quand et si les chercheurs peuvent leur accorder des entrevues.

Environnement Canada a même des responsables de médias à Ottawa qui enregistrent les entrevues accordées aux scientifiques.

Pourtant, la transparence et une communication libre ainsi que la discussion sont essentiels pour faire de la science, dit Hutchings, et le contrôle excessif qu’exerce Ottawa sur les communications empoissonne réellement l'environnement scientifique à l'intérieur du gouvernement. Un mur de fer s'est élevé autour des communications scientifiques depuis les 5 à 6 années, selon lui.

Le Bureau du Conseil privé et Pêches et Océans disent que Miller n'a pas la permission de parler de son travail à cause de la Commission Cohen, une enquête judiciaire lancée par le Premier Ministre pour se pencher sur le déclin des stocks du fameux saumon sockeye de la rivière Fraser. Elle devrait témoigner devant la commission vers la fin d'août. Le Bureau du Conseil privé a la responsabilité de gérance de la commission et a décidé que Miller ne devrait pas donner d'entrevues aux médias à propos de son étude à cause de l'enquête en cour, dit Raymond River, le porte-parole du Bureau. "Pêches et Océans Canada est conscient des exigences pour être sûrs que notre conduite n'influence pas, et ne soit pas perçue comme voulant influencer, les témoignages durant l'enquête." dit Melanie Carkner, une porte-parole du ministère, dans un communiqué écrit.

Hutchings n'en croit rien, dit qu'il trouve çà inconcevable que la Commission Cohen aurait considéré que les communications sur des nouvelles informations scientifiques auraient nuit aux procédures de la commission. Selon Hutchings, bâillonner Miller est une question de contrôle: contrôler le message et contrôler l'information.

Le gouvernement a déposé 762 pages de documents ayant affaire à l'étude de Miller à Postmedia New. Plusieurs passages et plusieurs pages sont noircis. Les documents laissent deviner les manigances des stratèges de média, les spécialistes en communication et comment les fonctionnaires contrôlent et dictent ce que les scientifiques du gouvernement disent, ou dans le cas de Miller, ce qu'ils ne peuvent pas dire à propos de leurs travaux. Les documents prouvent que Pêches et Océans voulaient publiciser l'étude de Miller qui laisse penser qu'un mystérieux virus tuent beaucoup de saumons de la rivière Fraser avant qu'ils puissent rejoindre leurs endroits de fraie.

En novembre, 2 mois avant que les travaux de Miller ne soient publiés dans la revue Science, les fonctionnaires en communication de Pêches et Océans avaient commencé à préparer des "media lines", ces fameuses infocapsules. Les infocapsules disaient que les travaux de Miller "démontraient sans équivoque que le saumon remontait la rivière dans un état déjà compromis et que la survie pouvait être prédite en se basant sur l'expression d'un gène à plus de 200 kilomètres avant que le saumon n'atteignent la bouche de la rivière."

L'équipe de Miller n'a pas encore identifié le coupable, mais l'étude publiée dans la revue Science dit qu'une cause possible soit un virus semblable à celui de la leucémie qui pourrait être transmis d'un poisson à l'autre.

Les journalistes de Postmedia News, de la CBC et beaucoup d'autres médias dont Time Magazine ont demandé à parler avec Miller après avoir reçu le communiqué du 9 janvier envoyé par Science. Les documents montrent que les fonctionnaires de Pêches et Océans ont envoyé une série de courriels libellés comme étant "URGENT" pour tenter d'avoir le feu vert d'Ottawa pour relâcher les infocapsules de Miller et la permission de laisser Miller parler aux médias. Ils ont finalement reçu la permission du sous-ministre de Pêches et Océans et du bureau du ministre des pêcheries fédéral mais devaient ensuite aller au Bureau du Conseil pour le dernier feu vert, selon les documents. "Vous devez écrire une note pour recevoir une approbation urgente" a précisé Rhonda Walker-Sisttie, directrice de relations publiques et communications stratégiques de Pêches et Océans à Ottawa à la filiale de communications à Vancouver par courriel, les avisant d'utiliser la lettre type de Pêches et Océans pour les demandes de médias.

À l'approche de l'heure de tombée des journalistes, Terence Davis, le directeur régional en communications de Pêches et Océans pour la côte pacifique priait Ottawa de laisser Miller parler librement. "Si nous sommes incapables d'organiser un briefing technique ou des entrevues pour plus tard aujourd'hui, l'occasion de Pêches et Océans d'obtenir la couverture espérée pour le travail de Kristi pourrait être perdue ou très diluée." Davis disait dans un courriel. "Nous faisons des pressions autant que nous le pouvons" assurait Walker-Sisttie.

Ensuite, des semaines après que le ministère ait appris que les travaux de Miller étaient pour être publié dans la revue Science et quelques jours après que 7,400 journalistes aient été avisés de l'étude, le Bureau du Conseil privé a décidé de ne pas laisser Miller parler de ses travaux et de son importance. "Le Bureau du Conseil privé a décidé que nous pouvions seulement répondre par écrit." dit Walker-Sisttie d'Ottawa. Un autre expliquait: "Kristi n'a pas reçu la permission d'accorder des entrevues."

Les documents montrent que les journalistes étaient perplexes et choqués par l'incapacité de Pêches et Océans de laisser Miller parler au téléphone ou à la caméra pour des entrevues, et les journalistes ont donc publié des articles en se basant sur son rapport très technique de la revue Science et les entrevues avec certains collègues de Miller à l'université de la C.-B.

Miller ne peut toujours pas parler de son rapport publié dans Science qu'elle précise dans une mémo daté du 12 novembre ne représente qu'une fraction de ce que nous savons. Mais Miller sera finalement capable de parler de son travail à la fin août quand elle aura témoigné devant la Commission Cohen.

Hutchings dit que les stratèges en communication du gouvernement sont probablement affairés en ce moment à dire à Miller: "Voici ce que vous pouvez dire. Voici ce que vous ne pouvez pas dire. Vous devez vous en tenir à ceci. Ne parlez pas de cela. Je serais surpris qu'elle ne reçoive pas des "conseils" entre parenthèses." dit Hutchings.

D'autres cas de silence média sur les travaux des scientifiques Canadiens: http://thecanadian.org//k2/item/924-dfo-muzzle-kristi-miller-kemano-alcan-rafe-mair

Dans la même veine, Charles Monnett, un scientifique des É.-U. qui avait affirmé que le forage dans l'Arctique menaçait la survie de l'ours polaire a perdu son emploi. Voir l'article ici: http://www.guardian.co.uk/world/2011/jul/28/arctic-scientist-polar-bear-oil

"Ottawa silences scientist over West Coast salmon study

Top bureaucrats in Ottawa have muzzled a leading fisheries scientist whose discovery could help explain why salmon stocks have been crashing off Canada's West Coast, according to documents obtained by Postmedia News. The documents show the Privy Council Office, which supports the Prime Minister's Office, stopped Kristi Miller from talking about one of the most significant discoveries to come out of a federal fisheries lab in years.

Science, one of the world's top research journals, published Miller's findings in January. The journal considered the work so significant it notified "over 7,400" journalists worldwide about Miller's "Suffering Salmon" study. Science told Miller to "please feel free to speak with journalists." It advised reporters to contact Diane Lake, a media officer with the federal Department of Fisheries and Oceans in Vancouver, "to set up interviews with Dr. Miller."

Miller heads a $6-million salmon-genetics project at the federal Pacific Biological Station on Vancouver Island.

The documents show major media outlets were soon lining up to speak with Miller, but the Privy Council Office said no to the interviews. The Privy Council Office also nixed a Fisheries Department news release about Miller's study, saying the release "was not very good, focused on salmon dying and not on the new science aspect," according to documents obtained by Postmedia News under the Access to Information Act. Miller is still not allowed to speak publicly about her discovery, and the Privy Council Office and Fisheries Department defend the way she has been silenced.

But observers say it is indefensible and more evidence of the way the government is undermining its scientists. "There is no question in my mind it's muzzling," said Jeffrey Hutchings, a senior fisheries scientist at Halifax's Dalhousie University. "When the lead author of a paper in Science is not permitted to speak about her work, that is suppression," he said. "There is simply no ifs, ands or buts about that."

The Harper government has tightened the leash on federal scientists, whose work is financed by taxpayers and is often of significant public interest — be it about fish stocks, air pollution or food safety.

In one high-profile case reported by Postmedia News last year, Natural Resources Canada scientist Scott Dallimore had to wait for "pre-clearance" from political staff in the minister's office in Ottawa to speak about a study on a colossal flood that swept across northern Canada at the end of the last ice age.

Researchers, who used to be free to discuss their science, are now required to follow a process that includes "media lines" approved by communications officers, strategists and ministerial staff in Ottawa. They vet media requests, demand reporters' questions in advance and decide when and if researchers can give interviews.

Environment Canada now even has media officers in Ottawa tape-recording the interviews scientists are allowed to give.

Yet transparency as well as open communication and discussion are essential to science, Hutchings said, and Ottawa's excessive control over communication is "really poisoning the science environment within government." "An iron curtain has been draped over communication of science in the last five to six years," he said.

The Privy Council Office and the Fisheries Department said Miller has not been permitted to discuss her work because of the Cohen Commission, a judicial inquiry created by the prime minister to look into declines of the famed Fraser River sockeye salmon. She is expected to appear before the commission in late August. The Privy Council Office has "management responsibility" for the commission and decided Miller should not give media interviews about her study because of the ongoing inquiry, said PCO spokesman Raymond Rivet. "Fisheries and Oceans Canada is conscious of the requirement to ensure that our conduct does not influence, and is not perceived to be attempting to influence, the evidence or course of the inquiry," department spokeswoman Melanie Carkner, said in a written statement.

Hutchings doesn't buy it, saying he finds it "inconceivable that the Cohen Commission would have viewed the communication of brand new scientific information as somehow interfering with its proceedings." To Hutchings, the muzzling of Miller is "all about control — controlling the message and controlling communication."

The government released 762 pages of documents relating to the Miller study to Postmedia News. Many passages and pages were blacked out before they were released. The documents give a glimpse of the way media strategists, communication specialists and officials control and script what government scientists say — or, in Miller's case, do not say —about their research. The documents show the Fisheries Department wanted to publicize Miller's study, which raises the spectre of a mysterious virus killing huge numbers of Fraser River salmon before they reach their spawning grounds.

In November, two months before Miller's findings were published in Science, Fisheries Department communications staff started preparing "media lines." The lines said Miller's findings "demonstrate unequivocally that salmon are entering the river in a compromised state and that survivorship can be predicted based on gene expression more than 200 kilometres before salmon reach the river."

Miller's team has not yet identified a culprit, but her Science study said one possibility was a virus associated with leukemia, which can be transmitted from fish to fish.

Reporters from Postmedia News, CBC and many other media, including Time Magazine, asked to speak with Miller after receiving the Jan. 9 notice from Science. The documents show DFO communications staff firing off a series of "URGENT" emails as they tried to get clearance from Ottawa for Miller's "media lines" and the OK for her to speak with reporters. They eventually got approval from DFO's deputy minister and the federal fisheries minister's office but then had to go "to PCO for sign off," the documents say. "You need to write a note for hot-button approval," Rhonda Walker-Sisttie, director of DFO public affairs and strategic communications in Ottawa, told the Vancouver communications branch by email, advising them to use the "PCO template for media requests."

As the reporters' deadlines loomed, Terence Davis, DFO's Pacific regional director of communications, implored Ottawa to clear Miller to talk. "If we are unable to set up a technical briefing or interviews for later today, the opportunity for DFO to gain the profile we would like for Kristi's work may be lost or very much diluted," Davis said in one email. "We are pushing hard," Walker-Sisttie assured the Vancouver communications office.

Then, weeks after the department learned Miller's findings were to be published in Science and several days after 7,400 journalists were notified about the study, the PCO decided not to let Miller talk about her findings and their significance. "PCO has decided that we can only respond in writing," Walker-Sisttie reported from Ottawa. Another explained: "Kristi was not approved to provide interviews."

The reporters, who the documents show were baffled and miffed by DFO's inability to get Miller on the phone or on camera for interviews, filed stories based on her highly technical Science report and interviews with some of Miller's colleagues at the University of B.C.

Miller is still not allowed to speak about the Science report, which she wrote in a Nov. 12 memo "reflects only a fraction of what we know." But Miller will finally be able to discuss her work in late August, when she is scheduled to testify at the Cohen Commission.

Hutchings said government communication strategists are likely now busy telling Miller: "Here is what you can say. Here is what you can't say. Here is what we want you to stick to. Don't talkabout this." "I'd be amazed if she is not receiving such quote, unquote 'advice,' " said Hutchings."

Excerpts from article written by Margaret Munro from Postmedia News published here: http://www.vancouversun.com/opinion/letters/Chickens+city/2781953/Kash+Heed+Began+career+with+Vancouver+Police+Department/2784628/Reality+cheque+Harper+claims+economy/4511905/Feds+silence+scientist+over+West+Coast+salmon+study/5162745/story.html

Wednesday, July 27, 2011

Gaz de Schiste - un juge nomme un martyr de la cause

Photo: Jim Urquhart, Associated Press

L'activiste qui a participé illégalement à un encan de claims au Utah reçoit sa sentence: 2 ans de prison et $10,000 d'amendes pour avoir acheté des claims sur 22,000 acres au Utah qu'il ne pouvait pas payer dans un encan fédéral. Des manifestants bloquent la circulation à Salt Lake City et 26 sont arrêtés.

L'homme, résident de l'Utah, est vénéré par les environnementalistes pour avoir agit dans un encan du gouvernement en 2008 qui mettait en vente des baux près de 2 parcs nationaux. Tim DeChristopher a reçu sa sentence de 2 ans en prison et une amende de $10,000 mardi le 26 juillet. Le juge Dee Benson de Salt Lake City a ordonné l'arrêt immédiat de DeChristopher: "Je ne dis pas que la désobéissance civile n'a pas sa place." dit Benson. "Mais çà ne peut pas être à l'ordre du jour."

Tim DeChristopher s'est ensuite adressé à la cour pendant 35 minutes. L'accusé de 29 ans dit que ses actions étaient nécessaires pour souligner les menaces des changements climatiques sur la planète. "Mon intention au moment de l'encan et maintenant est de mettre au grand jour, embarrasser et tenir responsable les industries pétrolières et gazières, que cela mangeait dans leurs profits de $100 milliards. " dit-il.

Son avocat Pat Shea promet d'aller en appel. "C'est un abus de justice flagrant." dit Shea.

DeChristopher aurait pu écoper de 10 ans de prison et une amende de $1,5 millions.

En mars, un jury l'a condamné pour 2 crimes: faire une fausse déposition et enfreindre les lois de location pétrolières et gazières. Il n'a pas pu témoigné pour expliquer ce qui l'a motivé pour avoir misé sur les droits pétroliers dans 22,000 acres rocheux de l'Utah près des parcs nationaux Arches et Canyonlands.

Avant de recevoir sa sentence, des douzaines de sympathisants, dont Peter Yarrow du trio folk Peter, Paul and Mary, se sont réunis devant la cour de justice, portant des bandeaux oranges et agitant des marionnettes représentant des animaux sauvages et "Big Oil". Peter Yarrow a encouragé environ 100 protestataires à chanter. Ensuite, les sympathisants dans la cour de justice se sont mis à chanter et une personne a crié: "Ceci n'est pas la justice!". Ensuite, environ 100 protestataires se sont réunis dehors: plusieurs pleuraient et criaient. Ils ont bloqué la porte. Les protestataires ont utilisé des attaches en plastique autour de leurs poignets pour faire une chaîne humaine et se sont déplacés dans les rues du centre-ville, bloquant le trafic et le tramway, selon Lara Jones, porte-parole de la police de Salt Lake City. Elle confirme que 26 personnes ont été arrêtées.

L'encan des claims pétroliers s'était tenu en décembre 2008, juste avant que le président George W. Bush termine son mandat. Les environnementalistes accusent l'administration Bush d'avoir essayé d’accélérer la vente de terres environnementalement fragiles avant que le président Obama prenne ses fonctions.

Tim DeChristopher était un étudiant en économie à ce moment-là, et dit qu'il a été ému de voir un ami environnementaliste qui regardait l'encan se dérouler et pleurait. Il espérait retarder le sort qui attendait les 13 parcelles de terrains qu'il a offert de louer à presque $1,8 millions avant que les autorités le sorte des locaux de l'encan. "J'étais assis là à voir une parcelle après l'autre passer aux mains des pétrolières et je savais que la région serait probablement détruite." a-t-il dit au journal The Times en 2009. "J'étais arrivé à un point que je ne pouvais plus rester assis là et m'en tenir à regarder."

Le département de l'intérieur d'Obama a éventuellement déclaré que son prédécesseur avait administré incorrectement la vente de baux et a retiré les parcelles de l'encan. (Un juge fédéral a prononcé plus tard que les actions de l'administration d'Obama étaient inappropriées, mais n'a pas réintégré les baux.)

L'industrie de l'énergie a fait des pressions pour qu'il y ait des poursuites légales, inquiète que DeChristopher donne des idées à d'autres activistes. Après la condamnation, le procureur fédéral a demandé qu'il soit condamné à une sentence d'emprisonnement importante pour faire la promotion du respect de la loi. Le procureur insistait pour dire que DeChristopher a coûté des centaines de milliers de dollars aux pétrolières en augmentant les mises pour d'autres parcelles.

En s'adressant à la cour mardi, DeChristopher a dit au juge que la prison ne le ferait pas taire.

"Vous avez autorité sur ma vie, mais pas sur mes principes. Ils sont à moi." dit-il. "Je continuerai à affronter le système qui menace notre avenir."
Photo: triplepundit.com

"Activist who faked Utah energy lease bids sentenced to 2 years
Tim DeChristopher is also fined $10,000 for winning bids on 22,000 acres in Utah that he couldn't pay for at a federal energy auction. Protesters in Salt Lake City block traffic; 26 are arrested.

A Utah man lionized by environmentalists for crashing a 2008 government auction of energy leases near two national parks was sentenced to two years in prison and fined $10,000 on Tuesday (July 26 2011). U.S. District Judge Dee Benson in Salt Lake City ordered Tim DeChristopher taken into custody immediately. "I'm not saying there isn't a place for civil disobedience," Benson said. "But it can't be the order of the day."

In a roughly 35-minute address to the court, DeChristopher, 29, said his actions were necessary to highlight the threat that climate change poses to the planet. "My intent both at the time of the auction and now was to expose, embarrass and hold accountable the oil and gas industry, to point that it cut into their $100-billion profits," he said.

Defense attorney Pat Shea vowed to appeal. "There's been a serious abuse of justice," Shea said.

DeChristopher could have received up to 10 years in prison and a $1.5-million fine.

In March, a jury convicted him of two felonies: making a false statement and violating laws on oil and gas leasing. He was not allowed to testify about his motivations for bidding on the oil rights to 22,000 acres in Utah's red rock country, near Arches and Canyonlands national parks.

Before sentencing, dozens of supporters — including Peter Yarrow of the folk trio Peter, Paul and Mary — gathered near the courthouse, wearing orange sashes and waving puppets representing wildlife and "Big Oil." Yarrow led about 100 protesters in a singalong. Afterward, supporters in the courtroom broke into song and one person shouted, "This is not justice." Then about 100 protesters, many crying and shouting, gathered outside the courthouse and blocked the doors. Protesters used plastic ties around their wrists to form a human chain and moved into downtown streets, blocking car and light-rail traffic, Salt Lake City police spokeswoman Lara Jones said. Twenty-six people were arrested, she said.

The oil lease auction occurred in December 2008, just before President George W. Bush left office. Environmentalists accused the Bush administration of trying to ram through the sale on the environmentally sensitive land before President Obama was sworn in.

An economics student at the time, DeChristopher said he was moved by a fellow environmentalist who was watching the sale and weeping. He hoped to delay the fate of 13 parcels, which he'd offered to lease for nearly $1.8 million before officials ejected him from the auction. "I sat there watching one parcel after another going into the hands of oil developers, and I knew the land would be pretty much ruined," he told The Times in 2009. "I got to the point where I couldn't sit there and watch anymore."

Obama's Interior Department eventually ruled that its predecessor had incorrectly administered the lease sale and yanked the parcels off the auction block. (A federal judge later ruled that the Obama administration's actions were improper, but did not reinstate the leases.)

The energy industry pushed for a prosecution, worried that DeChristopher would inspire future auction-crashers. After his conviction, federal prosecutors asked that he be sentenced to a "significant prison term" to "promote respect for the law." They maintained that he cost oil firms hundreds of thousands of dollars in higher bids for other parcels.

In his courtroom address Tuesday, DeChristopher told the judge that prison would not silence him.

"You have authority over my life, but not my principles. Those are mine," he said. "I'll continue to confront the system that threatens our future.""

Excerpts from article written by Ashley Powers from Los Angeles Times published here: http://www.latimes.com/news/science/environment/la-na-oil-leases-20110727,0,1513175.story

Tuesday, July 26, 2011

Baignade - une incendie ferme les plages de New York

Photo: Tina Fineberg for The New York Times

Un feu dans une usine de traitement d'eaux usées de la ville de New York est la cause d'avis d'interdiction de baignade dans New York et le New Jersey, car les égouts aboutissent dans le fleuve Hudson sans traitement.

Les autorités environnementales conseillent aux baigneurs et aux plaisanciers de ne pas aller à l'eau jeudi le 21 juillet, en pleine canicule, parce qu'une usine de traitement d'eaux usées est endommagée par une incendie, ce qui fit que des millions de gallons d’égouts se déversent directement dans le fleuve Hudson. Le DEP (Department of Environmental Protection) de la ville de New York avisent les gens de ne pas se baigner, ni faire du kayak, ou toute autre activité aquatique qui impliquerait un contact direct avec l'eau jusqu'à au moins dimanche le 24 juillet, dans le port de New York sur le fleuve Hudson, sur la rivière East dans Manhattan (East River), et dans la rivière Harlem.

Les policiers de l'escouade du port faisaient la patrouille près de l'usine pour s'assurer que les plaisanciers ne s'approchent pas. Le département des parcs de la municipalité empêchait la descente au fleuvee au 79th Street Boat Basin et affichait des pancartes avisant que toutes les activités aquatiques étaient interdites à partir de toutes les descentes de bateaux sur le fleuve Hudson et les autres sites tout près, selon Farrell Sklerov, un porte-parole du DEP.

Le personnel du DEP et des sous-contractants ont inspectés les lieux pour évaluer la portée des dommages et commencer le nettoyage. Les autorités ne peuvent pas dire quand l'usine recommencera à traiter les eaux d'égouts. Une partie des égouts sont redirigées vers d'autres usines, selon Sklerov.

Des représentants du DEP et de la santé publique municipale prenaient des échantillons d'eau dans le port et aux plages environnantes qui demeurent ouvertes au public.

L'usine de traitement North River Wastewater Treatment Plant a cessé de fonctionner mercredi le 20 juillet après une incendie qui a demandé 4 équipes de pompiers pour éteindre le feu dans la salle des machines. Les eaux d'égouts ont commencé à couler directement dans le fleuve sans traitements à partir de 17:15 heures mercredi. L'usine opère depuis 1976 et traite en moyenne 120 millions de gallons d'eaux usées par jour.

Le département de la santé Westchester County Health Department a avisé les résidents d'éviter les contacts directs avec le fleuve Hudson toute la fin de semaine.

Le commissaire du département de la protection de l'environnement du New Jersey Bob Martin dit que les tests continuent pour mesurer les concentrations de bactéries et de pathogènes. Il prétend qu'il n'y aura pas d'impact sur les plages au sud de Sandy Hook sur le Jersey Shore.

"Nous maîtrisons la situation et nous voulons que le public sache que nous sommes au-dessus de nos affaires et que nous continuerons de faire connaître l'information au fur à mesure qu'elle est disponible." Martin disait jeudi après-midi. Photo: seaandskyny.com

"Caution urged in NY, NJ as wastewater treatment plant fire sends raw sewage into Hudson River

Environmental officials urged swimmers and kayakers to stay out of New York City waters Thursday (July 21 2011) because a wastewater treatment plant disabled by fire was spewing millions of gallons of raw sewage into the Hudson River.

New York City Department of Environmental Protection officials urged people to avoid swimming, canoeing, and any other recreational activities involving direct contact with the water through at least Sunday in New York Harbor on the Hudson River, on the East River along Manhattan, and the Harlem River.

Police harbor units were patrolling near the plant to ensure boaters keep a proper distance. The city Parks Department was restricting access to the river at the 79th Street Boat Basin and placing signs prohibiting recreational water activities from all city boat launch sites along the Hudson River and other nearby sites, according to DEP spokesman Farrell Sklerov.

DEP staff and contractors were inside the facility assessing damage and performing cleanup. Officials gave no word on when the plant would be running again. Some wastewater was being diverted to other facilities, Sklerov said.

DEP and city health officials were taking samples in the harbor and at area beaches, which remain open.

The North River Wastewater Treatment Plant was taken offline Wednesday (July 20 2011)following a four-alarm fire in the engine room. Untreated wastewater began flowing into the river beginning at 5:15 p.m. Wednesday and has continued since. The plant has been in operation since 1976 and treats on average 120 million gallons of wastewater a day.

The Westchester County Health Department notified its residents to avoid direct contact with the Hudson River along Westchester County through the weekend.

New Jersey Environmental Protection Commissioner Bob Martin said water tests were being done for bacteria and pathogens. He said no impact is expected south of Sandy Hook at the Jersey Shore.

"We're on top of it, we want the public to be aware we're staying on top of it and we're going to continue to communicate as we learn more information," Martin said Thursday afternoon."

Article written by Tom McElroy for the Associated Press published here: http://www.newser.com/article/d9okb0600/caution-urged-in-ny-nj-as-wastewater-treatment-plant-fire-sends-raw-sewage-into-hudson-river.html

Monday, July 25, 2011

Eau potable - le mythe de l'eau organique


Le terme anglais "organic" peut être traduit en français par "biologique" ou "organique". Il y a sur le marché, en ce moment, de l'eau en bouteille vantée comme étant "organic" en anglais, suggérant que l'eau est "biologique", mais le texte traduit ici le prend au sens littéral, donc signifiant "organique".

Encore et toujours, les équipes de marketing ont fait la preuve que les gens vont acheter pas mal n'importe quoi. Il y a tellement d'exemples que Brooks Jackson a écrit un livre sur le sujet. L'une des plus récentes promotions est la vente d'eau organique. Vous avez bien compris. De l'eau. Organique. Quelques journalistes de NPR (la radio publique aux É.-U.) se spécialisant en santé ont découvert un étal particulièrement chic d'une marque Welsh d'eau organique à une exposition à Washington au début de juillet 2011. Mais il y a plusieurs marques de commerce qui vante la supériorité des produits biologiques.

Comme les journalistes de NPR ont remarqué, il n'y a rien d'organique dans l'eau. Fait de molécules d'hydrogène et d'oxygène, il n'y a pas d'atomes de carbone nécessaires pour mettre l'eau dans la classification des produits organiques. L'eau devrait être sans couleur, sans odeur et sans saveur décelable. Au fait, les matières organiques sont la dernière chose que vous voulez avoir dans votre source d'eau potable si on lui ajoute du chlore. Quand des matières organiques comme des feuilles, des corps d'insectes, des brindilles, de la cendre d'incendie de brousse et des choses de ce genre se mêlent au chlore utilisé dans le procédé de traitement de l'eau potable, ils se combinent pour faire ce que l'on appelle des sous-produits de désinfectant. Les principaux sont le trihalométhane et les acides haloacetiques, 2 cancérigènes reconnus comme causant des problèmes de foie, du rectum et du système reproducteur. Enlever les matériaux organiques de l'eau douce destinée à être traitée pour être potable par des traitements de filtration et d'ozone (qui devraient en principe remplacer la chloration si ce n'était que des lois actuelles de qualité de l'eau) coûtent de l'argent, mais font parti des procédés habituels pour préparer l'eau destinée à la consommation humaine.

L'autre véritable eau organique que vous pouvez obtenir (mais dont vous nous voudriez pas) est la sorte qui contient des composés organiques volatils, ou des VOC. Il y a plusieurs VOC souvent trouvés dans l'eau potable près des sites industriels, dont des dégraisseurs, des chimiques pour enlever la caféine dans le café, ainsi que dans les chimiques des fosses septiques. Plusieurs stations d'essence ont eu des fuites de benzène dans l'eau souterraine dans le passé, et la désignation "superfund" de l'EPA est l'un des quelques programmes coûteux en marche pour nettoyer les dégâts.

Cela ne veut pas dire que la marque SOURCE de Ilanllyr et les autres vendeurs d'eau embouteillée "biologique" empoisonnent les gens avec des chimiques cancérigènes. Mais il reste que leur méthodes de marketing est trompeuse en plus d'être stupide. Réveillez-vous, le monde! L'eau ne devrait rien sentir, et elle n'est pas organique. Peut-être que l'eau du robinet serait plus attirante si toute l'argent dépensé pour acheter de l'eau en bouteille (qui vient très souvent d'un robinet en quelque part, de toute façon) serait investi dans des projets d'amélioration des infrastructures et en protection des bassins versants.
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"The Fairytale of “Organic” Water

Time and time again, marketing teams have proven that people will buy pretty much anything. So many examples exist that the topic was enough for Brooks Jackson to write an entire book about it. One of the more recent flim-flam schemes is selling organic water. Wait a tick, did I just say that? Yes, I did. Organic. Water. A couple of NPR health reporters stumbled upon a marketing display for a particularly chic Welsh brand of organic water at a trade show in Washington, D.C. last week(July 2011). But there are several marques purporting organic superiority.

As our friends at NPR pointed out, there’s nothing organic about water. Formed from hydrogen and oxygen molecules, it lacks the carbon atoms necessary to be classified as organic. It should be colorless, odorless, and free of any discernible flavor. As a matter of fact, organic material is one of the last things you want in a drinking water supply if it’s going to be chlorinated. When organic material such as leaves, dead bugs, sticks, wildfire ash, and things of that sort mix with chlorine used in the treatment process, they form what are known as disinfectant byproducts. The chief ones are trihalomethane and haloacetic acid, both carcinogens known to cause liver, rectal and reproductive problems. Removing organic material from pretreatment drinking water through filtration and ozone treatment (which, technically, could replace chlorination but for current water quality regulations) costs money, but is a normal part of the drinking water supply chain.

The other real life organic water you can get (but wouldn’t want to) is the kind containing volatile organic compounds, or VOCs. There are a number of VOCs commonly found in drinking water near industrial sites, mostly from chlorinated solvents and benzene. Chlorinated solvents are used in all kinds of household and industrial products, including degreasers, coffee decaffinators, and septic tank chemicals. Many filling stations have leached benzene into ground water over the years, and EPA’s superfund designation is one of a handful of costly programs underway to clean it all up.

That’s not to say that llanllyr SOURCE and other carriers of “organic” bottled water are poisoning people with cancer-causing chemicals. But the fact is that not only is their marketing schtick misleading, it’s also dumb. Wake up and smell the water, world. It shouldn’t smell like anything at all, and it’s not organic. Perhaps tap water would be less scary to people if all the money spent on bottled water (which often comes from the tap anyway) was invested into infrastructure projects and watershed protection."

Article written by Benjamin Preston published in State of the Planet here: http://blogs.ei.columbia.edu/2011/07/15/16268/

Sunday, July 24, 2011

Agriculture - un meilleur cochon

Photo: zmojournal.blogspot.com

Voici une traduction libre d'une opinion publiée dans le journal The New York Times.

Au mois de mai, j'ai visité l'Iowa, surtout pour en apprendre plus sur l'agriculture qu'on appelle conventionnelle: les fermes de plusieurs milliers d'acres qui cultivent le maïs-grain et le soya, planté, soigné et récolté mécaniquement. (ce que nous appelons au Québec "de la grande culture"). Il y a aux États-Unis encore ce que nous appelons l'agriculture traditionnelle, alternative ou non-conventionnelle, surtout dans le nord-est. À cause des conditions gagnantes de l'Iowa, le topsoil, le climat, la topographie et le climat, cet état est parmi les meilleurs pour l'agriculture en Amérique du Nord, et il s'y pratique une variété de méthodes de faire l'agriculture.

À Dyersville, j'ai trouvé Becker Lane Organic Farm, une opération biologique de 2e génération gérée par Jude Becker. C'est une visite incontournable quand on visite l'Iowa. Jude Becker n'a que 34 ans, travaille fort et est un homme décidé. Il a commencé à faire de l'agriculture en 1997 sur une terre louée de sa grand-mère. Jude est la 6e génération à travailler sur ces terres. Il a commencé avec des tracteurs empruntés et 7 cochons. Depuis, il a voyagé en Europe pour étudier les techniques biologiques et élève maintenant 5,000 porcs par année sur 300 acres. Il a 5 employés, dont un vendeur à plein temps.

Si ce n'était que pour le goût de la viande, son histoire illustre bien le succès. Le porc de Becker est l'un des meilleurs que je n'ai jamais goûté. Mais quand on visite sa ferme, qui n'est pas petite, vu qu'il élève 400 porcs à la fois, tout en faisant la rotation de ses récoltes, sub-divisant ses terres en ordre qui semble logique, vous commencez à comprendre comment l'agriculture peut être pratique, éthique et belle à la fois.

C'est facile à voir que Becker pense de même, également. "Si j'étais quelqu'un d'autre, je serais jaloux de moi." dit-il.

D'une certaine manière, Becker fait parti d'une progression naturelle qui a commencé, commercialement, avec Paul Willis. Il y a de cela 40 ans, en revenant d'un voyage au Niger, il a commencé à donner un coup de main sur la ferme familiale à Thornton, en Iowa. Il a commencé avec une seule truie et ses porcelets, en les élevant à la manière ancienne, dehors. Mais quand son entreprise a pris envol, il se sentait à part du modèle industriel tout autour de lui: "On nous coinçait: la tendance était vers l'élevage intensif en bâtisse, et cela ne me tentais pas du tout."

Il a commencé à se demander s'il pouvait mettre sur le marché son porc plus traditionnel comme étant autre chose que d'être "l'autre viande blanche". En 1994, il rencontra le partenaire parfait, Bill Niman. Paul commença à organiser un réseau informel d'éleveurs de porc du midwest qui est maintenant connu sous le nom de Niman Ranch Pork, dont Paul est le gérant.

Paul n'est plus aussi actif sur la ferme comme il l'a déjà été, mais il met environ 400 cochons sur le marché à tous les ans. L'opération Niman Ranch est impressionnante: 500 fermiers sous contrat, 150,000 porcs qui vont à l'abattoir annuellement. Ce nombre est bien modeste quand on pense que la production de porc industriel abat 400,000 porcs par jour. Mais pour les cochons de Niman, c'est la qualité de la vie qui compte, pas la quantité.

Le porc Niman n'est pas bio, mais il est "naturel" dans le sens qu'on lui donnait dans le passé: pas d'antibiotiques, pas de cages ni de stalles. Les porcs se tiennent en groupes et ont l'accès libre à l'extérieur: une vie souhaitée pour tous nos cochons.

La viande produite par les opérations Becker Lane et Niman est dispendieuse: çà coûte 2 fois plus cher que le porc élevé de façon conventionnelle. Ils ne produisent pas autant que les installations industrielles. Mais si vous acceptez le concept que "moins, c'est mieux", c'est-à-dire que si nous produisons, achetons et mangeons moins de viande, nous pouvons nous permettre de produire de la viande de meilleure qualité: moins de médicaments, des animaux mieux traités, ainsi de suite. Ce genre d'élevage coûte plus cher, mais comme dit Becker: "La nourriture n'est pas seulement un tas de choses à être mesuré par le poids et le volume, et il y a une raison pour laquelle la viande produite de façon industrielle coûte juste un petit peu plus que des ordures." C'est une question de quantité versus qualité.

Et c'est évident que la qualité est bien appréciée par le fait que les deux opérations peuvent à peine fournir la demande pour leurs produits. La compagnie Chipotle achète toutes les épaules de porcs disponibles, et la majorité de la production va aux restaurants et aux chaînes d'épicerie partout aux É.-U. Environ la moitié du prosciutto non biologique de La Quercia vient de Niman. Tout leur prosciutto bio vient de Becker Lane.

Pour moi, l'important n'est pas que les cochons sont élevés selon les normes bio ou "naturels"; l'important c'est qu'ils soient élevés correctement. Les antibiotiques et les installations intensives qui sont devenus la norme menacent la santé et le bien-être des cochons et des humains. De plus, le système produit du porc qui n'est pas très bon à manger.http://www.blogger.com/img/blank.gif

Bien que Becker ait choisi de faire l'élevage bio (c'est pas facile parce que la moulée bio est parfois difficile à trouver), il admet que les autres ont de bonnes raisons pour ne pas suivre son exemple. Mais il croit que de petits détails pourraient améliorer toute la production porcine, comme se débarrasser des cages de gestation et l'habitude de donner des antibiotiques de façon routinière. Cela a déjà été fait en Grande Bretagne, en Suède et au Danemark, et le reste de l'Europe devrait suivre bientôt. Puisque davantage de fermiers suivent l'exemple de pionniers comme ceux-là, nous pouvons le faire, nous aussi.

Visitez le site Web de la ferme Becker ici: http://www.beckerlaneorganic.com/

"A Better Sort of Pig

In May, I went to Iowa, primarily to learn more about so-called conventional agriculture, those thousand-acre farms growing corn and soybeans, planted, tended and harvested largely by machine. (We have plenty of the other type — what’s variously called traditional, or alternative, or non-conventional — in the Northeast.) But thanks to an auspicious combination of topsoil, climate, topography and weather, Iowa is among the best locales for farming in North America, and I saw a wide range of practices.

In Dyersville, I found Becker Lane Organic Farm, a next-generation organic operation run by Jude Becker. (When I told Michael Pollan I would be driving around Iowa, he said I’d be making “a huge mistake” if I didn’t visit Jude Becker; he was right.)

Jude Becker is young (34), hard-working and determined. He began farming in 1997 on land leased from his grandmother (he’s the sixth generation to farm this land), with borrowed tractors and seven pigs. He’s since traveled to Europe to study organic techniques and is now raising 5,000 pigs a year on 300 acres; he has five employees, including a full-time salesperson.

If for no reason other than taste, this is a success story: Becker’s pork is among the best I’ve ever had. But when you see his operation, which is far from small — he’s raising 400 pigs at a time, along with rotating crops throughout pie-shaped sectors of his acreage, in a scheme that seems logical and orderly — you start to appreciate just how practical, ethical and simply beautiful sustainable farming can be.

Becker himself clearly appreciates it. “If I were someone else I would be jealous of me,” he tells me.

Becker, in a way, is part of a natural progression that, commercially at least, began with Paul Willis. Some 40 years ago, Willis — having returned from a stint in the Peace Corps in Nigeria — began helping out on the family farm in Thornton, Iowa, about 150 miles northwest of Dyersville. Starting with a single sow and her piglets, Willis raised pigs the old-fashioned way — outside — but as his business grew, he felt himself apart from an increasingly industrial format: “We were being squeezed: the trend was towards more and more confinement, and it didn’t appeal to me.”

He began wondering whether he could market his more traditional pork as something besides “the other white meat.” And, in 1994, he met the perfect partner, Bill Niman (a friend of mine, a gem of a human and a man who ranks high among those who’ve brought naturally raised meat to the fore in the last 20 years or so). Paul began to organize a loose network of Midwestern pork farmers into what’s now Niman Ranch Pork, which Paul manages. (Bill Niman is no longer involved with Niman Ranch.)

Paul himself is not as active a farmer as he was, but he still brings about 400 pigs to market each year. (I hung out with about 50 of them in Paul’s pasture one gorgeous day; afterwards, Paul and I headed into town for breakfast at the Chit Chat Café.) The Niman Ranch operation is impressive: 500 farmers under contract, 150,000 pigs a year (including Paul’s contribution) are sent to slaughter. This number pales a little when you consider that industrial pork producers kill 400,000 pigs a day, but given that the Niman pigs are treated well it’s a number that matters.

Niman pork is not organic, but it’s “natural” in the old-fashioned sense: no antibiotics, no stalls or crates, the pigs hanging out in groups with unrestricted access to outside; pretty much the way you want your pigs to be treated.

The meat produced by both the Becker Lane and Niman operations is expensive — it costs at least twice as much as conventionally raised pork — and they don’t produce all that much, at least by industrial standards. But if you buy the “less is more” argument — that is, if we produce, buy and eat less meat we can afford to make that meat higher quality: fewer drugs, better-treated animals and so on. That treatment costs money, but as Becker says, “Food isn’t just a pile of stuff to be measured by weight and volume, and there’s a reason industrially produced meat is just a little more expensive than garbage.” It’s a quantity versus quality argument.

That the quality is appreciated is evident from the fact that neither operation can keep up with demand. Chipotle buys all the pork shoulder that Niman Ranch offers them, and much of the rest goes to restaurants and supermarket chains around the country. About half of the non-organic prosciutto made by La Quercia comes from Niman; all of their organic prosciutto comes from Becker Lane. (Both, by the way, are better than almost all of the Italian prosciutto you can buy in the States, and as good as much of the considerably more expensive Spanish stuff.)

To me, the biggest issue is not whether pigs are raised organically or “naturally”; it’s whether they’re raised well. The prophylactic antibiotics and containment that have become routine practice threaten the health and welfare of both pigs and humans; the system also produces pork that doesn’t make very good eating.

While Becker has chosen to farm organically (not easy, because organic grain can be hard to come by), he acknowledges that others have good reasons not to. But he believes there are simple things that can improve all pork production, like getting rid of gestation crates and routinely administered antibiotics. That’s been already done in the U.K., Sweden and Denmark, and it’s scheduled to happen in much of the rest of Europe as well. When more farmers follow the example of pioneers like these, we can do the same."

Article written by Mark Bittman published here:
http://opinionator.blogs.nytimes.com/2011/07/19/a-better-sort-of-pig/
Photo: nochoiceatall.blogspot.com

Saturday, July 23, 2011

Activisme - quand les pétrolières veulent nous faire taire

Photo: Greenpeace

La compagnie pétrolière qui a été dans la mire d'activistes environnementaux à cause de ses opérations de forage sur une plate-forme dans la mer Arctique a été accusée de se servir d'un ordre de la cour pour les empêcher de divulguer les détails de ses plans d'urgence en cas de désastre.

Je traduis ici un article d'un journal d'Écosse, car je songe aux documents à télécharger dans les sites des comités citoyens, des courriels échangés entre les membres, les photos prises et affichés sur nos sites et blogs, tout le travail accumulé par des citoyens engagés dans la lutte contre la filière du gaz de schiste au Québec. Se pourrait-il que nous recevions un jour, nous aussi, de tels ordres?

Plus de 60 membres de Greenpeace habillés en ours polaires ont occupé les bureaux chefs de Cairn Energy lundi le 18 juillet 2011, en parti pour illustrer leur recherches de documents manquants de la compagnie décrivant leurs efforts en cas de déversements accidentels de pétrole dans les régions arctiques.

Le groupe environnemental dit que le jugement intérimaire que Cairn a réussi d'obtenir est un ordre de bâillonnement à grande portée exigeant que tous les écrits fait par les protestataires en Tweets et sur Facebook durant l'occupation des bureaux soient effacés. Qualifiant ces ordres comme étant un marteau légal, Greenpeace affirme que ces ordres sont en apparence conçus pour empêcher la publication de leur plan secret de réponse d'urgence dans l'Arctique.

Entre-temps, un groupe de 10 femmes et 7 hommes ont passé devant le juge à cause de l'incident aux bureaux de Cairn. Les activistes nient les allégations portant sur l'occupation des bureaux sur Lothian Road et ont été relâchés sous cautions à la condition qu'ils n'iront pas à moins de 300 mètres de Clydesdale Plaza. Les 17 personnes ont été ordonnées de se présenter en cour en octobre ou novembre.

L'ordre séparé accordé à la pétrolière après l'évacuation des protestataires par la police ordonne l'interdiction de "disséminer, imprimer, télécharger, partager, copier ou publier d'autre façon les images, les photos, les clichés ou tout autre matériel (ou leurs copies) prisent ou enregistrées par les activistes de Greenpeace qui se trouvaient à 50 Lothian Road à Edinburgh le ou autour du 18 juillet 2011.

Les avocats qui conseillent le groupe environnemental ont dit aux participants de la protestation que l'injonction les force à retirer les Tweets et les mises à jour dans Facebook qui portent des photos des protestataires, et que les photos envoyées aux journaux nationaux par Greenpeace devraient aussi être retirées.

Le groupe environnemental avait déjà entrepris des actions contre cette compagnie dans le passé et avait occupé un vaisseau de forage qui opérait pour la compagnie dans la région.

Cairn avait annoncé le mois passé que la compagnie avait commencé à forer 2 puits à environ 100 milles et 185 milles au large de Nuuk, la capitale du Groenland. Chaque opération de forage est dans une mer de plus de 900 mètres de profondeur.

Le forage avait été retardé par 2 protestataires de Greenpeace qui ont occupé le vaisseau de forage de 53,000 tonnes opéré au nom de Cairn Energy. John Sauven, le directeur exécutif de Greenpeace Grande-Bretagne, accuse la compagnie d'essayer de cacher les opérations par tous les moyens à sa disposition. "Cairn Energy emploi son pouvoir légal pour essayer de nous baîllonner et nous empêcher de dévoiler la vérité sur leurs forages pétroliers dangereux dans l'environnement fragile de l'Arctique." dit-il. "C'est bien clair que la compagnie est inquiète de peur que nos bénévoles aient pu mettre la main sur leurs documents secrets de leurs plans de réponse en Arctique, et maintenant elle est décidée à continuer les cachettes par tous les moyens possible, même si cela veut dire enfreindre aux importantes libertés d'expression." M. Sauvern insiste pour dire que le groupe ne se laisserait pas décourager dans sa campagne contre Cairn.

Plus tard, la compagnie Cairn a confirmé qu'elle avait reçu un interdit intérimaire contre Greenpeace lié à l'occupation de ses bureaux. "L'interdit intérimaire a été accordé par la cour Court of Session à Edinburgh et les empêche de répéter des actions semblables dans les bureaux de Cairn à l'avenir." affirme la compagnie dans un communiqué. "Comme mentionné auparavant, Cairn respecte le droit d'expression des individus et des organismes de façon sécuritaire et pacifique mais serait préoccupé par n'importe quelle action qui serait une entrave à la sécurité et qui serait un risque à la sécurité des gens et de l'équipement." Cairn insiste pour dire que ses opérations respectent les mesures de sécurité les plus rigoureuses et sévères. "C'est dans l'intérêt du gouvernement du Groenland de mettre en place les mesures les plus sévères et rigoureuses." Cairn ajoute: "Cairn prend très au sérieux ses responsabilités comme ses plans d'intervention en cas d'urgence."

Pour en lire plus, visitez le site de Greenpeace ici: http://www.greenpeace.org/belgium/fr/actualites-blogs/actualites/Des-ours-polaires-a-lassaut-du-siege-social-de-Cairn-Energy/
Photo: Greenpeace

"Oil firm accused of gagging protest group

THE Scottish oil company which was the target of a protest by environmental activists over its oil drilling operations in the Arctic has been accused of using a court order to gag them from divulging details of its emergency spill plans. More than 60 Greenpeace members dressed as polar bears occupied Cairn Energy's Edinburgh headquarters on Monday (July 18 2011) in what they claimed was a search for the company's missing documents setting out its response to any oil spill in the Arctic region.

The environmental group said that the interim interdict Cairn had obtained against it was a "wide-ranging gagging order" requiring that any Tweets and Facebook updates made by the protesters during the incident be redacted. Describing it as a "legal hammer", Greenpeace alleged that this was "apparently aimed at preventing the publication of their secret Arctic response plan."

Meanwhile, a group of ten women and seven men appeared in court yesterday (July 19 2011) in relation to the incident at Cairn's headquarters. The activists denied allegations relating to the occupation of the offices in Lothian Road and were granted bail on the condition that they do not go within 300 metres of the Clydesdale Plaza. All 17 were ordered to return to court in either October or November.

The separate court order granted to the oil company on Monday night, following the removal of the protesters by police, is said to prohibit the "disseminating, printing, uploading, sharing, copying or otherwise publishing any images, photographs, pictures or other material (or copies thereof) taken or recorded by Greenpeace activists present within 50 Lothian Road, Edinburgh on or around 18 July 2011".

Lawyers advising the environmental group have told campaigners involved in the protest that the injunction meant they must remove Tweets and Facebook updates carrying pictures of protesters – and that photographs issued to national newspapers by Greenpeace should also be retracted.

The environmental group has targeted the firm before and occupied a drilling vessel operated on its behalf in the region.

Cairn announced last month that it had begun drilling in two wells approximately 100 miles and 185 miles off Nuuk, the capital of Greenland. Each drilling operation is in water deeper than 900 metres.

The drilling had been delayed by two Greenpeace protesters who occupied the 53,000-tonne drilling vessel, operated on behalf of Cairn Energy. The executive director of Greenpeace UK, John Sauven, accused the firm of attempting to cover up the operations "by any means they can". "Cairn Energy is using its legal muscle to try and gag us from telling the truth about their dangerous oil drilling in the fragile Arctic environment," he said. "The company is clearly worried that our volunteers may have got their hands on their secret Arctic spill response documents and now they are determined to continue their cover-up by any means they can – even if that means impinging on important freedoms of expression." Mr Sauvern insisted that the group would not be deterred from its campaign against Cairn.

Last night, Cairn confirmed that it had been granted an interim interdict against Greenpeace in relation to the occupation. "The interim interdict was granted by the Court of Session in Edinburgh and prevents them from carrying out similar action in Cairn's offices in the future," it said. "As previously stated, Cairn respects the rights of individuals and organisations to express their views in a safe and peaceful manner but would be concerned with any action that represents a breach of security and that may pose a risk to the safety of people and equipment." Cairn insisted that its operations worked within the "most stringent and robust" safety measures. "It is in the interests of the Greenland government to put in place the most stringent and robust measures," it added. "Cairn takes its responsibilities such as oil spill contingency and response plans very seriously.""

Excerpts from article written by Craig Brown published here: http://news.scotsman.com/news/Oil-firm-accused-of-gagging.6804319.jp

Friday, July 22, 2011

Agriculture - un problème de ruissellement pour le lac Champlain

Photo: clf.org

Le lac Champlain étant la principale source d'eau pour la rivière Richelieu, sa santé est particulièrement importante pour faire avancer l'assainissement de la rivière. Voici une traduction libre d'un article de journal local.

Le ruissellement qui vient de la ferme Ferrisburgh soulève un tollé (et pue)

Cela fait 7 ans que Garry Clark dit que le purin coule dans son étang près de sa résidence à Ferrisburgh, et depuis le plus récent incident, il dit qu'il en a assez. Ce n'est pas seulement le fait que le purin salope sa propriété: il dit qu'il s'inquiète pour la santé du lac Champlain, tout près de là.

Les autorités de l'état qui étudient le cas de Clark, disent que le ruissellement agricole est un problème récurrent dans un état et un comté agricole.

Clark habite sur Cross Road depuis presque 18 ans. Il dit que le purin fait son apparition de 2 à 3 fois par année, toujours le printemps, l'été et l'automne. L'étang change de couleur: de brun à noir, et des bulles apparaissent, les poissons morts se mettent à flotter le ventre à l'air à la surface de l'eau. Quand cela arrive, selon lui, la puanteur venant de l'étang devient intenable, et les grenouilles qui se réfugient habituellement dans l'eau sautent dans l'eau pur une seconde seulement pour en ressortir aussitôt. "Je suis habitué à ce que l'eau soit boueuse dans l'étang," dit-il, "Mais çà prend beaucoup de purin pour se rendre jusqu'ici. Ce n'est pas une chaudière de 5 gallons dont il s'agit ici." Clark dit qu'il a rapporté le problème à l'état pendant 6 ans, maintenant, et que Deer Valley Farm, juste en amont de chez lui, est la source du ruissellement. La ferme Deer Valley, dont Rayond and Cornelius Brands est le propriétaire, opère avec un permi de ferme de grosseur moyenne, un permis donné aux fermes qui élèvent entre 200 et 699 vaches laitières.

Jim Leland est le directeur du laboratoire et des normes de la division Agricultural Resourc Management and Environmental Stewardship du Vermont Agency of Agriculture, a dit l'an passé que la ferme était en infraction de 2 aspects de son permis: épandre du purin en quantité supérieure que la quantité permise par son plan de fertilisation, et épandre du purin de façon à ce que le purin se rende dans des eaux de l'état. L'état a eu une assurance de cessation de la part de Raymond Brands à ce moment-là, avec des amendes administratives à être évaluées si les infractions n'étaient pas corrigées. Leland dit que les amendes dont il s'agit peuvent monter jusqu'à $50,000, bien que dans ce cas-ci, le montant était de $1,500. L'état avait fixé des exigences pour la ferme, dont l'implantation de bandes riveraines plantées avec des plantes vivaces autour des récoltes dans les champs et des bandes tampons de 10 pieds entre les récoltes et les cours d'eau pour minimiser le risque de contaminer l'eau. "Nous tentons de résoudre le problème et pas nécessairement d'être une police." dit Leland. Il ajoute qu'avant les infractions de ruissellement de Deer Valley Farm, la ferme s'était aussi assuré d'avoir des systèmes de purin et de stockage de fourrage qui respectaient les meilleures pratiques pour la taille et les spécifications techniques. Leland ajoute qu'il n'est pas certain que les zones tampons sont la solution au problème. "D'après ce que j'ai vu sur les terres cultivées, toute l'eau draîne dans une seule direction." dit-il. "C'est une situation difficile et je ne suis pas sûr de la solution. Ils ont bien répondu à nos demandes."

Un problème récurant

Le ruissellement de purin le plus récent est arrivé il y a quelques semaines, que Clark a rapporté à l'état. Cette fois-ci, il a pris des photos des 30 à 40 poissons morts qui flottaient dans son étang. Clark dit que plusieurs représentants de l'agence de l'agriculture et du Vermont Agency of Natural Resources (Ressources Naturelles du Vermont) sont venus chez lui depuis plusieurs années pour inspecter l'étang. Il dit que plusieurs personnes officielles, comme l'ancien secrétaire à l'agriculture Roger Allbee, ont promis de regarder le problème. Depuis le dernier incident, Clark a reçu un appel du secrétaire de l'agriculture en poste, Chuck Ross.

"Je peux vous assurer que nous allons suivre çà de près." disait Ross dans un message laissé dans la boîte vocale de Clark. "Je m'assure que nos employés vont faire le suivi." Leland dit que ses bureaux ont démarré une enquête quelques jours après la dernière plainte de Clark, bien qu'il n'est pas certain du temps que çà prendra pour prendre une décision. Pour Clark, ce ne sera jamais assez vite. Il dit que le ruissellement répété dans son étang l'a rendu inquiet pour la pollution du lac Champlain qui est à environ un quart de mille en ligne droite de sa maison. "Je ne suis pas inquiet pour mon étang, mais c'est le lac qui m'inquiète." dit-il. "Je fait de la plongée sous-marine, je fait du bateau: je passe beaucoup de temps sur le lac."

Un problème à la grandeur du Vermont.

Leland croit que son bureau fait de 100 à 150 enquêtes par année pour répondre aux plaintes sur les infractions de pratiques agricoles permises, pas seulement sur le ruissellement. "Nous constatons des pratiques discutables dans 12% à 15% des cas." dit-il. De plus, l'état inspecte de façon routinière les gros élevages annuellement, tandis que Leland dit que les fermes moyennes sont inspectées à tous les 3 ans environ.

Les fermiers qui veulent adopter de meilleurs pratiques agricoles comme des bandes riveraines peuvent profiter de différents programmes d'aide financière de l'état ou fédéral, ainsi que demander des conseils et des ressources de planification d'Agency of Agriculture, le Natural Resources Conservation Service de l'USDA et de groupes locaux de bassins versants et de conservation.

Rick Hopkins, un analyste environnemental pour l'Agency of Natural Resources, division de la qualité de l'eau, dit que même si les fermes adoptent les meilleures pratiques, le ruissellement agricole, dont le purin et le topsoil, peuvent être un problème. Ce printemps s'est avéré être une période particulièrement difficile pour les cours d'eau du Vermont, dit Hopkins, vu les précipitations abondantes dans la région. "Beaucoup de ruissellement s'est écoulé dans les rivières et les ruisseaux, aboutissant dans le lac Champlain." dit Hopkins. Le ruissellement qui se retrouve dans l'eau peut provoquer des niveaux élevés d'azote et de phosphore, ce qui accélère la croissance des plantes. Hopkins remarque que cela est une bonne chose pour les terres agricoles, mais que cela augmente la croissance des algues et diminue la teneur en oxygène dissous dans l'eau, ce qui rend l'eau moins accueillante pour les autres créatures aquatiques. Ce ne sont pas seulement les sources agricoles qui impactent les cours d'eau du Vermont: il dit que les eaux pluviales venant des banlieues, les terrains de stationnement, et même des forêts finissent dans l'eau, et que c'est difficile de différencier les différentes sources.

Mais selon un rapport du Vermont Department of Environmental Conservation de 2010, des sections d'Otter Creek, la rivière Middlebury et Lewis Creek étaient au-dessus de la limite recommandée pour la contamination d'E. coli, à cause du ruissellement agricole.

Hopkins insiste pour dire que depuis quelques années, les meilleurs pratiques ont aidé à baissé la quantité de ruissellement agricole qui aboutit dans les cours d'eau, bien qu'il dit que c'est difficile de faire la différence entre les sources de pollution de l'eau. "Nous avons vu, et devrions être fiers du progrès que nous avons constaté dans la qualité de l'eau depuis les 30 dernières années."dit-il. Mais il souligne qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire pour résoudre les questions de pollution. "Çà nous a pris tout ce temps pour en arriver à ce point-ci, pour ce qui est de la qualité de l'eau et les problèmes qui y sont associés. Çà va probablement prendre encore un peu de temps pour arriver au but."Photo: FOX News

"Ferrisburgh farm runoff raises stink

It’s been seven years since Garry Clark says manure first ran through the pond at his Ferrisburgh home, and after the most recent incident, he said that he’s had enough. It’s not just that the manure fouls his property, he said he’s worried about of the health of nearby Lake Champlain.

State officials, who are looking into Clark's case, said farm runoff is an issue they constantly encounter in an agricultural state and county.

Clark has resided on Cross Road for almost 18 years. He said the influx of manure generally happens two to three times a year, always during the spring, summer and fall. The pond changes from muddy brown to pitch black, bubbles form, and dead fish pop up on the surface of the water. When it happens, he said, the stench from the pond becomes unbearable, and the frogs that usually take shelter in the water will jump in for just a second, then hop straight back out. “I’m used to muddy water (in the pond),” he said. “But it takes a lot of manure to get here. It’s not just a five-gallon bucket.” Clark says he has been reporting the issue to the state for six years now, and that Deer Valley Farm, just upstream from him, is the source of the runoff. Deer Valley, owned by Raymond and Cornelius Brands, operates under a medium farm operation permit, which covers farms with between 200 and 699 mature dairy animals.

Raymond Brands declined to comment on the issue.

Jim Leland, lab and standards director in the division of Agricultural Resource Management and Environmental Stewardship at the Vermont Agency of Agriculture, said last year the farm was found to be in violation of two statutes of its permit: applying manure in excess of the amount that the farm’s nutrient management plan allows and applying manure in such a way that it entered waters of the state. The state entered into an assurance of discontinuance with Raymond Brands at the time, with administrative penalties to be assessed if the violations were not addressed. Leland said penalties in agreements like these can total up to $50,000, though the penalty was set at $1,500 in this case. The state set requirements for the farm, including installing perennially vegetative buffers around row crops and fields and 10-foot buffers between crops and waterways to minimize the risk of water contamination. “We are trying to resolve the problem and not necessarily be an enforcement arm,” said Leland. He added that before Deer Valley Farm was found to have runoff violations, the farm had also ensured that its manure and silage storage systems met best practice recommendations for size and engineering specifications. Leland also said he’s not sure whether buffers will be the solution to the problem. “From what I’ve seen there on the cropland they’re managing, (water) all drains in one direction,” he said. “It’s a type of situation where I’m not sure what the solution is going to be. They’ve done quite a bit in response to the issues they’ve had.”

A RECURRING ISSUE

Three weeks ago was the most recent manure flow that Clark reported to the state. At that point, he snapped photographs of the 30 to 40 dead fish that turned up on the surface of his pond. Clark said numerous officials from the Agency of Agriculture and the Vermont Agency of Natural Resources have been to his house over the years to inspect the pond. He said numerous officials, including former Vermont Secretary of Agriculture Roger Allbee, have promised to address the issue. After the most recent incident, Clark got a call from current secretary of agriculture, Chuck Ross.

“I want you to know we’re going to follow up on this,” said Ross in a voice message that Clark played for the Independent. “I’ll have our staff follow up on this issue.” Leland said his office initiated their investigation within days of Clark’s most recent complaint, though he is unsure how long his office will take to reach a final decision. For Clark, it can’t be soon enough. He said the repeated runoff flows have raised concerns for him over pollution in Lake Champlain, about a quarter mile from his house as the crow flies. “I’m not so worried about my pond, but it’s the lake I’m worried about,” he said. “I’m a scuba diver, I’m a sailor — I spend a lot of time on the lake.”

A STATEWIDE PROBLEM

Leland estimated that his office does 100 to 150 investigations a year in response to complaints about accepted agricultural practice violations — not just about runoff. “We may find issues in 12 to 15 percent of them,” he said. In addition, the state routinely inspects large farm operations annually, while Leland said medium farm operations are inspected every three years, on average.

Farmers looking to implement best management practices like buffer zones can access a variety of state and federal cost-sharing programs, as well as seek advice and planning resources from Agency of Agriculture, the USDA’s Natural Resources Conservation Service, and local watershed and conservation groups.

Rick Hopkins, an environmental analyst for the Agency of Natural Resources water quality division, said that even for farms that implement best management practices, agricultural runoff, including manure and eroded topsoil, can be an issue. This spring proved to be an especially difficult time for state waterways, said Hopkins, given the large amounts of rainfall across the region. “A lot of runoff ended up flowing downhill into our rivers and streams and ended up in Lake Champlain,” said Hopkins. Runoff in the water can lead to escalated levels of nitrogen and phosphorous, which stimulate plant growth. While Hopkins said that is desirable on agricultural fields, it can encourage algae growth and deplete dissolved oxygen in the water, making it less habitable for other water-dwellers. It’s not just agricultural sources that affect Vermont’s waterways — he said runoff from suburban areas, commercial parking lots and even forests enters the water, and that it’s difficult to differentiate between different sources.

But according to a 2010 Vermont Department of Environmental Conservation report, portions of Otter Creek, the Middlebury River and Lewis Creek were found to be over the recommended limit for e. coli contamination due to agricultural runoff.

Still, Hopkins said that in recent years, best management practices have helped to lower the amount of agricultural runoff flowing into state waterways — though he said it’s difficult to separate the sources of water pollution. “We’ve seen and should feel very proud about the water quality progress we’ve made in the past 30 years,” he said. But he emphasized that there’s still a long way to go toward curbing pollution issues. “It’s taken us quite a while to get to this point as far as water quality issues go. It’s probably going to take us a while to get to where we need to be.”"

Excerpts from article written by Andrea Suozzo published here: http://www.addisonindependent.com/201107ferrisburgh-farm-runoff-raises-stink

Wednesday, July 20, 2011

Gaz de schiste - le New York Times réplique aux critiques



Les éditeurs du journal The New York Times défendent leur article sur les courriels internes qui mettent en doute la propagande de l'industrie. Voici une traduction libre.

Tout le monde à droit à son opinion. Mais les faits sont les faits. Et la critique sur notre article du 26 juin sur les aspects économiques du gaz de schiste ne s'en tient pas aux faits. Il en résulte que les conclusions de la critique sont erronées et sans fondement.

La critique disait, par exemple, que notre article avait besoin de plus de preuves convaincantes. Ce qu'il ne dit pas est que les données que nous avons relevés à partir de plus de 9,000 puits, des révisions de documents du S.E.C. (Securities and Exchange Commission) de 2 douzaines de compagnies, et les douzaines de courriels de l'industrie que nous avons publié. La critique ne tient pas compte des plusieurs douzaines d'entrevues que nous avons eu avec des experts, le document en ligne de plusieurs centaines de pages et l'article de suivi avec des douzaines de courriels additionnels et des documents des autorités fédérales qui répètent les préoccupations de l'industrie. Il serait difficile de trouver une entreprise journalistique qui a étudié la question financière avec plus de rigueur et autant documenté comme nous l'avons fait.

La critique dit que notre article avait besoin de plus de place pour une explication raisonnée venant du camps opposé. Pourtant notre article rapporte textuellement 8 déclarations venant des promoteurs de l'industrie et inclut plus d'une douzaine de plus dans le document d'appui en ligne, avec des annotations détaillées. Dans l'article et dans le document d'appui, nous nous sommes efforcé d'expliquer les nuances, éclaircir et prendre les mots mesurés pour démontrer ce que les courriels révélaient et aussi, très important, ce que les courriels ne disaient pas.

La critique évite de mentionner que M. Brisbane s'est penché sur plusieurs allégations précises sur l'article, dont celle que The Times pourrait avoir été manipulé par des sources qui auraient pu profiter de nuire à l'industrie du gaz de schiste, et a conclu que toutes ces allégations étaient sans fondements dans les faites et entièrement non corroborés.

La critique dit que l'article jette un doute sur le gaz de schiste sans jamais mentionner que c'était une source d'énergie émergente qui prenait de l'ampleur rapidement. Pourtant, nous avons expliquer plusieurs fois que la quantité de gaz produite maintenant n'est pas la preuve que l'industrie est ou sera profitable à long terme, ce qui était le but de notre article.

La critique mentionne que notre article n'incluait pas des opinions divergentes venant d'experts qui ne sont pas campé d'un côté ou de l'autre du sujet. Cette affirmation est tout de moins intrigante. Qui sont ces gens? N'importe qui qui connaît la question suffisamment pour une entrevue a une opinion. Nous avons interviewé des douzaines de ces experts qui avaient plusieurs points de vue. Rapporter une entrevue d'un professeur qui se tient sur la clôture aurait pu ajouter à la valeur journalistique, mais n'aurait pas rendu service aux lecteurs qui veulent entendre les opinions des gens qui sont informés. Pour illustrer cette question, regardez le groupe de travail de MIT que vous considérez dans votre critique comme étant un observateur neutre. Ce groupe a été traité de partisanerie car il est financé par l'industrie et co-présidé par un ancien exécutif de BP, ce que vous négligez de préciser dans votre critique.

Dans l'ensemble, la plus grande faiblesse de la critique est qu'elle ne comprend pas le but ultime de ces articles. Elle décrit comme étant un coup de dés journalistique notre décision de rendre public le scepticisme des gens à l'interne de l'industrie et l'incertitude financière de certaines compagnies de gaz de schiste. En réalité, c'était le contraire d'un pari journalistique: c'était notre responsabilité de faire connaître ces préoccupations aussitôt que nous en avions vent, à cause de la grande portée des conséquences. Cette responsabilité était d'autant plus pressante puisque nous avions les preuves que ces incertitudes économiques étaient débattues avec vigueur, non seulement par les autorités des compagnies pétrolières et gazières, mais aussi parmi des analystes du marché, des géologues de certains états, ainsi que des législateurs du fédéral. Pour continuer la logique de la critique, il semblerait qu'il aurait été mieux pour nous d'attendre, de s'asseoir sur toutes les preuves et les rapports, jusqu'à ce soit clair que les inquiétudes vécues par l'industrie se réalisent. En effet, il n'y aurait pas eu de chances à prendre de cette façon là. Mais en suivant cette logique, les journalistes devraient présumer que parce qu'aucune avion ne s'est écrasé aujourd'hui, le système aéronautique est sécuritaire et ne mérite pas que l'on le surveille. En suivant cette logique, le boom immobilier était la preuve en soi que l'industrie se portait bien, et que les articles sur les bulles devraient être écrit après qu'elles aient éclatées. Pour nous de s'asseoir sur nos reportages aurait été irresponsable.

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"Times Editors Respond to my Shale Gas Column

Everyone is entitled to opinions. But facts are facts. And the public editor’s column about our June 26 story on shale gas economics gets many of them wrong. As a result, the column’s conclusions are, quite simply, misguided and unsupported.

The column said, for example, that our story needed “more convincing substantiation.” What this ignores is the data we assessed from over 9,000 wells, the S.E.C. document review of two dozen companies, and the dozens of industry emails we published. It overlooks the several dozen interviews with experts we conducted, the several-hundred page online document reader and a follow-up story with dozens more emails and documents from federal regulators echoing industry concerns. It would be tough to find a news organization that has explored these financial issues more thoroughly and documented them more extensively.

The column claims that our story needed “more space for a reasoned explanation of the other side.” And yet our story directly quotes eight pro-industry voices and includes input from over a dozen more in the online document readers, with detailed annotations. In the story and the document reader we went to great lengths to explain the nuances, clarify and calibrate wording to show what the emails did and, just as important, did not say.

The column fails to mention that Mr. Brisbane looked into numerous specific allegations about the stories, including claims that The Times might have been manipulated by sources who aimed to profit from shorting shale gas, and found every single one of those allegations to be factually baseless and entirely unsubstantiated.

The column says the piece “cast doubt on shale gas without mentioning that it had grown rapidly as an energy source” And yet we explained repeatedly that the amount of gas being produced now is not proof of the industry’s profitability or long-term prospects — i.e. the focus of our stories.

The column mentions that our story “didn’t include dissenting views from experts who aren’t entrenched on one side or another of the subject.” This is a puzzling casting call. Who are these people? Anyone who knows these issues well enough to merit interviewing has an opinion. We interviewed dozens of these experts from varying points of view. An “on-the-one-hand-on-the-other-hand” quote from some middle-ground professor may have added journalistic hedging. But it would also have been a disservice to readers who want to hear from people with an informed perspective. To underscore these points, consider the MIT study group, invoked in your column as a neutral observer. This group has been called partisan because it has been funded by industry and co-chaired by a former BP executive — a point that went undisclosed in the column.

Overall, the biggest flaw with the column is that it fails to understand the core mission of the stories. It describes as a “journalistic gamble” our decision to air the skepticism from industry insiders and the financial uncertainty of some shale gas companies. In fact, it was the opposite of a journalistic gamble; it was our responsibility, once we learned of them, to report these concerns because they have such broad consequences. This responsibility was all the more pressing because we had evidence that these financial uncertainties were being vigorously debated — not just by oil and gas company officials but also among market analysts, state geologists and federal regulators. To follow the logic of the column, it seems the preferred course would be for us to have waited – and sat on all the evidence and reporting – until it was clear whether the concerns voiced within the industry play out. Indeed, there would be no gamble in doing that. But by this logic, journalists should assume that because no planes crashed today, the aviation system is safe and does not merit scrutiny. By this logic, the booming housing market was proof, in and of itself, that the industry was strong, and that stories about bubbles should only be written post-burst. For us to sit on our reporting would have been irresponsible.

Rick Berke, National Editor
Adam Bryant, Deputy National Editor"

Published in The New York Times here: http://publiceditor.blogs.nytimes.com/2011/07/17/times-editors-respond-to-my-shale-gas-column/