Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Monday, October 31, 2011

Pollution - le phosphore dans les cours d'eau

Photo: i4u.com

Que j'aimerais donc qu'on ait un Docteur David Schindler ici au Québec pour qu'il gueule publiquement sur la pauvre qualité des cours d'eau dans ma province! Et j'aimerais donc que notre MDDEP suive de plus près et rende public ses données sur la qualité de l'eau où les gens font des sports nautiques et de la natation!

À défaut duquel je vais traduire cet article de la Presse Canadienne.

Un scientifique dit que les lacs de l'Alberta ont besoin d'être protégés de la pollution résidentielle et agricole.

Un scientifique dit que la province de l'Alberta doit limiter le développement de propriétés récréatives (maisons de villégiature) et agricole autour de ses lacs si on veut garder l'eau à l'abri d'éruptions de bactéries toxiques.

Cet été, la province a émis des avis de santé publique qui ont effectivement fermé 12 lacs fréquentés à cause des floraisons de bactéries toxiques puantes connues sous le nom d'algues bleues-vertes.

Le professeur David Schindler de l'Université de l'Alberta dit que les égouts des maisons de villégiature et le ruissellement agricole ajoute aux concentrations déjà élevées de phosphore dans les lacs, ce qui aide à provoquer ces efflorescences algales. Il nous prévient que sans action immédiate et efficace, la qualité de l'eau dans plusieurs lacs de la province va s'empirer.

"On ignore le problème." dit Schindler. "Nous devrions tout simplement déclarer un moratoire sur n'importe quel sorte de développement ou de déboisement autour de n'importe quel bassin versant où ne voulons pas avoir ces problèmes."

Pine Lake, Pigeon Lake, Wizard Lake, Shiningbank Lake, Baptiste Lake, Calling Lake et Lake Isle sont parmis les lacs mentionnés dans les avis de santé publique.

Le potentiel d'attraper des maladies sérieuses était si élevé que les services de santé de l'Alberta ont avisé les gens de ne pas se baigner, de ne pas manger le poisson pêché dans ces lacs ou même de marcher dans l'eau ou sur la plage. Les bactéries peuvent provoquer des maladies graves dont la nausée, les vomissements et des diarhées. Les gens qui boivent de cette eau peuvent endommager leur foie. Les effets sont encore plus grave chez les enfants.

Il y a eu des reportages qui mentionnaient que les bactéries avaient causé des hécatombes de poissons dans certains de ces lacs. Mais avec la température plus fraîche, tous les avis publics ont été retirés.

Les efflorescences algales problématiques surviennent juste au moment où des communautés dans le coeur de l'Alberta veulent permettre des développements immobiliers de maisons secondaires autour de Sylvan Lake et Gull Lake. La santé publique de l'Alberta dit que la décision incombe aux municipalités pour encadrer les développements domiciliaires et d'autres départements provinciaux sont responsables de réglementer le ruissellement des fumiers d'élevages.

Le Docteur Gerry Predy, le directeur médical, dit que la santé publique de l'Alberta a intensifié son monitorage des lacs et travaille avec les gouvernements locaux pour s'assurer que les nouveaux développements immobiliers n'empirent pas les problèmes. L'été passé était la première fois qu'une agence provinciale soit responsable d'émettre les avis publics sur la qualité de l'eau des lacs. Avant, les avis étaient émis par les instances locales de santé en région. Predy dit que jusqu'à date, aucune personne n'a souffert de problèmes de santé importants causés par les bactéries, mais que du bétail est mort après avoir bu de l'eau. "Je pense que nous commençons à voir des améliorations potentielles dans certains de ces lacs très populaires." dit Predy. "Je pense que la plupart des propriétaires installent maintenant des nouveaux systèmes sceptiques qui sont plus efficaces que les anciens qui avaient été installés par les premiers arrivants qui ont construits des chalets d'été autour de ces lacs."

Les efflorescences algales sont fréquentes en Alberta durant l'été, surtout durant les périodes de canicules ou quand des pluies abondantes délavent encore plus de phosphore venant des excréments et des fumiers dans les eaux des lacs. Certains fonds de lacs ont des couches de dépôts de phosphore qui ont accumulé durant des années et peuvent être brassées par des pluies abondantes.

Predy dit qu'il est sûr que la santé des Albertains n'est pas en grand danger à cause des efflorescences algales pour le moment, mais il n'es pas aussi certain pour l'avenir. "Au fur à mesure que les lacs deviendront plus populaires pour les propriétés de villégiature, le défi sera de maintenir la qualité de l'eau." dit-il. "Si nous constatons une hausse de problèmes, nous allons certainement travailler avec d'autres départements gouvernementaux pour s'en occuper."

Schindler dit que la province devrait prendre exemple de ce qui se fait en Suisse et d'autres pays d'Europe pour s'inspirer de ce qui s'y fait pour réhabiliter les lacs. Il dit que la solution clé est d'établir des lois strictes pour empêcher le ruissellement de rejoindre les cours d'eau. Même avec de telles mesures, il dit que cela prendrait des décennies pour que les couches de phosphore soient recouvertes de sédiments au fond des lacs. "Je pense que nous pourrions sauver certains de ces lacs ici, mais nous devons prendre çà beaucoup plus au sérieux." dit Schindler. "Et pour le moment, personne ne prend çà au sérieux."Photo: Diane Orihel

"Scientist says Alberta lakes need protection from cottage and farm run-off

EDMONTON - A scientist says Alberta needs to limit recreation property development and farming around its lakes if it wants to keep the water free of serious outbreaks of poisonous bacteria. This summer the province issued health advisories that essentially closed 12 popular lakes due to blooms of smelly toxic bacteria known as blue-green algae.

Professor David Schindler of the University of Alberta says sewage from cottages and agricultural run-off is adding to already naturally high levels of phosphorus in the lakes, which help cause the blooms. He warns that without prompt and effective action, the condition of the water in many of the province's lakes will get worse. "The problem is just being ignored," Schindler says. "We ought to just simply declare a moratorium on any sort of development or clearing around any basins where we don't want these problems."

Pine Lake, Pigeon Lake, Wizard Lake, Shiningbank Lake, Baptiste Lake, Calling Lake and Lake Isle were among the lakes included in the health advisories. The potential for serious illness was so bad that Alberta Health Services warned people not to swim, eat fish from the lakes or to even wade in the water or walk on the shore. The bacteria can cause serious illness including nausea, vomiting and diarrhea. People who drink the water can suffer liver damage. The effects on children can be more severe. There were reports the bacteria caused large-scale fish kills in some of the lakes. With the colder weather all of the advisories have now been rescinded.

The serious algae blooms come as communities in central Alberta consider approving new recreational subdivisions around Sylvan Lake and Gull Lake. Alberta Health Services says it is up to municipalities to regulate housing developments and other government departments are responsible for regulating run-off from livestock manure.

Dr. Gerry Predy, senior medical officer of health, says Alberta Health Services has stepped up monitoring of the lakes and is working with local governments to ensure new residential develops aren't adding to the problem. Last summer was the first time one provincial agency was responsible for issuing advisories about the quality of lake water. Previously the advisories were issued by individual health regions. Predy says so far no people have suffered serious health problems from the bacteria, but livestock have died from drinking the water. "I think we are starting to see some potential improvements on some of these heavily utilized lakes," Predy said. "I think most homeowners now are putting in new disposal systems that are much safer then the old ones that were in place when people first started to build cottages around these lakes."

Algae blooms are common in Alberta lakes in the summer, especially during hot weather or when there are heavy rains that wash more phosphorus from sewage and manure into the lake water. Some of the lake bottoms have layers of phosphorus deposits that have accumulated over the years that can be stirred up by heavy rain.

Predy says he is satisfied that the health of Albertans is not at serious risk by the algae blooms now, but he is not so sure about the future. "As more of the lakes become popular for recreation properties the challenge will be to maintain the water quality," he says. "If we start to see more issues arising, we will certainly work with other government departments to address these."

Schindler says the province should look to Switzerland and other European countries for ideas on how to restore the health of the lakes. He says the key measure is to bring in stringent rules to stop more run-off from getting into the water. Even with such measures he says it could take decades for the layers of phosphorus to become safely buried by silt on lake bottoms. "I think we could turn some of the lakes back here, but we would have to get serious," Schindler says. "And right now nobody is serious.""

Excerpts from article written by John Cotter forThe Canadian Press published here: http://www.winnipegfreepress.com/arts-and-life/life/greenpage/scientist-says-alberta-lakes-need-protection-from-cottage-and-farm-runoff-132679403.html

Sunday, October 30, 2011

Gaz de schiste - lettre ouverte au comité de l'ÉES


Lettre ouverte aux membres du comité qui dirige l'évaluation environnementale stratégique (EES) de l'industrie du gaz de schiste au Québec

Depuis des années, je voyais l'exploitation du gaz de schiste prendre de l'ampleur aux États-Unis, en Alberta et en Colombie-Britannique et constatais les confrontations entre les exploitants et les résidents. Alarmée par l'annonce que ce phénomène voulait prendre racine au Québec, j'ai tenté de sonner l'alarme en publiant une analyse sur GaïaPresse et dans un bouquin de MCN21 au début de 2009.

Trouvant de plus en plus d'exemples de conflits d'usage entre les exploitations gazières par fracturation hydraulique et les résidents, de plus en plus de cas de pollution, de contamination, de déversements, de blowouts et de maladies, et ne trouvant pas d'écho dans les médias québécois, j'ai commencé à documenter ceux qui étaient intéressés à la question et ainsi a débuté ma revue de presse quotidienne nord-américaine sur le gaz de schiste qui est distribuée à tous les jours depuis l'été 2010.

Messieurs-Dames du comité de l'ÉES, je ne reconnais pas votre démarche: jamais n'a-t-on questionné la validité de se lancer dans l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste. Jamais n'a-t-on demandé si cela vaut les problèmes auxquels font face les municipalités à gérer les conflits entre les exploitants et leurs résidents. Jamais n'a-t-on questionné si cela valait le risque de nuire à la santé des citoyens qui doivent vivre avec cette invasion dans leur milieu de vie. Jamais n'a-t-on poser la question: est-ce que l'usage de l'eau à extravagance de cette industrie et des déchets qui seront générés valent la pitance économique qu'elle nous apportera.

Comme dans les provinces maritimes, en Alberta, en Colombie-Britannique et dans plusieurs états des É.-U., les sondages sismiques ont secoué nos maisons, les camions ont parcouru nos routes, les tours de forage ont commencé à percer des trous et des bassins de décantations sont installés, remplis puis laissés à ciel ouvert, et jamais n'a-t-on pensé à demander l'avis des Québécois sur la question, lui demander sa permission en tant qu'individu et en tant que société. Et à force de lui tordre le bras, le gouvernement s'est enfin résigné à lui dire (partiellement) les vraies affaires.

Ce sont nous au début, les citoyens, qui avons documenté les tenants et aboutissants de la fracturation hydraulique, les contaminations, les résidents et leurs bêtes malades, les déversements, les explosions, les incendies et pertes de contrôle pendant les forages, les déversements d'eaux toxiques sur les sites de forage et sur le bords des routes, les eaux de reflux à peine traitées et rejetées dans les cours d'eau, et j'en passe.

Et pour ajouter l'insulte à l'injure, le comité qui dirige l'évaluation environnementale stratégique (EES) de l'industrie du gaz de schiste ne croit pas pertinente la présence de citoyens "ordinaires" dans ses rangs?

Chers membres du comité: commencez par vous poser la question: "Le Québec doit-il se lancer dans le gaz de schiste, ou dans les énergies renouvelables et la biométhanisation?", et ensuite reconnaissez la valeur de la contribution citoyenne au débat qui secoue la planète toute entière, et je reconnaîtrai, moi, peut-être, la valeur de vos conclusions.

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Photo: résistons.net

To the members of the committee in charge of the environmental assessment of shale gas in Quebec

For years I had seen shale gas activities taking over more and more in the United-States, in Alberta and in British Columbia, and could see the conflicts that came with them between the industry and the local folks. Alarmed to hear that the same was planned for the province of Quebec, I tried the best I could to sound the alarm by publishing an analysis in Gaïapresse and in a book put together by MCN21 in the beginning of 2009.

Finding increasing examples of gas activities and fracking coming in conflict with day to day life for people living near them, more and more cases of pollution, contaminations, spills, blowouts and illnesses, and nothing of that mentioned in Quebec newspapers and broadcastings, I started sharing what I found with people around me interested in knowing more on the subject. And so started my daily press review on shale gas in North America, broadcasted far and wide every day since the summer of 2010.

Ladies and gentlemen of the ÉES committee, I do not acknowledge your assignment: never was questioned the validity of going ahead in the exploration and extraction of shale gas. Never did the problems that our towns and villages have to deal with between its' citizens and the companies was worth the hassle. Never was the risk of putting in danger the health of our citizens that have to live with this invasion of their daily lives was worth going ahead with shale gas. Never was the question asked: is the blatant appropriation of water by this industry and the waste generated are worth the financial pittance it could bring us.

Like in the Maritime provinces, in Alberta, in British Columbia and in many states in the US, thumper trucks shook our houses, heavy machinery rolled on our roads, derricks started rising and dig deep in our soil; settling ponds were put up, filled and then left uncovered, and never did anybody took the time to ask what Quebecers thought of all this, ask the individual or Quebec society permission to invade property and rip the shale apart. Only by insisting with all our might did our government finally give a bit of information on what the whole thing was all about.

In Quebec, it is us the citizens in the beginning that have looked up and shared with the public what we found out: all the impacts of fracking, the contaminations, the sick and dying people and their animals, the spills, the blowouts, the fires and loss of control of the pressure while drilling, the toxic water spills on the drilling pads and on the roadsides, the flowback barely being treated before throwing back in the rivers, and so on.

And to add insult to injury, the comitee does not think that at least one citizens' representative would be a valuable asset to your group?

Dear members of the commitee: start by asking yourselves this question: " Should Quebec start extracting shale gas right now, or should it concentrate on developing renewables?", and then recognize the value of what the citizens have contributed to the debate all across the planet, and then, and maybe only then, will I recognize the value of your work.

Saturday, October 29, 2011

Gaz de schiste - le rapport de New York retardé

Image: Peter and Maria Hoey

Le comité aviseur sur la fracturation hydraulique retarde le dépôt de son rapport pour conseiller l'état sur les mesures à prendre pour encadrer l'industrie gazière.

Voici une traduction libre d'un papier publié dans le blog du quotidien The New York Times.

C'est un signe que l'état de New York doit tempérer son impatience à donner le feu vert à une nouvelle méthode d'exploiter le gaz naturel: un comité aviseur retarde l'émission de ses recommandations sur les moyens que l'état pourrait prendre pour payer des nouveaux employés qui auront la tâche de faire respecter les règlements autour des opérations de forages.

Le rapport du comité devait être remis le 1er novembre, mais les membres disent que les agences de l'état comme la santé et le transport ont de la difficulté à soumettre leurs statistiques de leur budget d'ici ce temps-là, et le comité a besoin de ces données pour pouvoir faire une estimation des ressources nécessaires pour faire le monitorage des opérations de forage connues sour le nom de fracturation hydraulique horizontale ou fracking.

Le comité prévoit donc travailler jusqu'en février avant de pouvoir présenter ses recommandations.

Le DEC (Department of Environmental Conservation) de New York est à préparé une évaluation environnementale et des lois pour gérer le procédé de forage controversé qui implique l'injection d'eau et de chimiques dans le roc profond à haute pression afin d'en extraire le gaz naturel.

Les forages prévus ont soulevé beaucoup d'inquiétudes à cause des risques potentiels pour l'environnement et la santé humaine, dont la contamination des eaux souterraines.

Le commissaire du département, Joe Martens, dit depuis longtemps qu'il s'attend à ce que les permis soient émis l'an prochain d'après les nouvelles réglementations.

Maintenant, ce n'est pas clair si le département pourra respecter ses échéanciers. Mercredi le 26 octobre, leur communiqué disait: " Le DEC ne pourra pas émettre de permis tant que les besoins en ressources de l'état et des instances locales soient rencontrés et les programmes soient en place pour assurer un encadrement sévère de cette activité. L'échéancier est moins important que la minutie et l'exactitude de la révision et les recommandations du comité."

Après la réunion avec le comité aviseur jeudi, M. Martens disait que les dates étaient "difficile à prédire" selon certains membres du comité.

L'un des membres, Eric A. Goldstein, un avocat du Natural Resources Defense Council (NRDC), a qualifié la remise de l'échéancier du comité comme un bon signe que l'empressement à fracturer semble ralentir à une vitesse plus raisonnable.

Brad Gill, directeur exécutif du Independent Oil and Gas Association of New York, dit que l'industrie respecte le besoin de l'état de faire une analyse approfondie et sa détermination à faire les choses comme il faut. Il ajoute: "Nous espérons certainement que ceci ne retardera pas le processus réglementaire, et sommes toujours optimistes que les forage se feront en 2012."

Rob Moore, un autre membre du comité et le directeur exécutif du Environmental Advocates of New York, dit que le délai diminuait les pressions sur l'agence de l'état pour en arriver rapidement à une conclusion sur ses projets de règlements sur la fracturation.

La prochaine réunion du comité aviseur se tiendra le 9 novembre.
Photo: DoNotGasNY.org

"N.Y. Advisory Panel Delays Report on Fracking
By MIREYA NAVARRO

In a sign that New York State may have to slow down a bit before authorizing a new kind of natural gas drilling, an advisory panel is delaying its recommendations on how the state should pay for new staff members to enforce regulations on the drilling operations.

The panel’s report had been due next Tuesday (November 1 2011). But members say that state agencies like the health and transportation departments are having a tough time coming up with budget figures by then that the panel will need to figure out what resources are needed to monitor the drilling operations, known as horizontal hydraulic fracturing or fracking..

The panel is now expected to work through February before producing its recommendations.

New York State’s Department of Environmental Conservation is in the midst of finishing an environmental assessment and rules to govern the controversial drilling process, which involves injecting water and chemicals into rock deep underground under high pressure to extract natural gas.

The proposed drilling has raised broad concern about potential environmental and health risks, including the possibility of groundwater contamination.

The department’s commissioner, Joe Martens, has long said that he expects drilling permits to be issued next year under the new regulations.

Now it is unclear whether the department will keep to that timetable. On Wednesday (October 26 2011), it said in a statement: “D.E.C. will not issue any permits until the state and local resource needs are met and programs are in place to ensure strong oversight of this activity. The timing is less important than ensuring the thoroughness of the panel’s review and recommendations.”

After meeting with the advisory panel on Tuesday, Mr. Martens said the timing was “hard to predict,” according to some panel members.

One member, Eric A. Goldstein, a senior attorney with the Natural Resources Defense Council, called the extension of the panel’s deadline “an encouraging sign that the fracking express may be slowing down to a more moderate speed.”

Brad Gill, executive director of the Independent Oil and Gas Association of New York, said the industry respected the state’s need for thorough analysis and its “commitment to getting it right.”

He added, “We certainly hope this doesn’t delay the regulatory process, and we’re still optimistic that drilling will occur in 2012.”

Rob Moore, another panel member and the executive director of Environmental Advocates of New York, said the delay lessened pressure on the state agency to “rush to a conclusion” on its proposed fracking regulations.

The advisory panel’s next meeting is Nov. 9."

Link:
http://green.blogs.nytimes.com/2011/10/27/n-y-fracking-panel-defers-report/#

Friday, October 28, 2011

L'eau - source de toute vie

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Securing Our Water Future
Quand:
28.10.2011
Où:
Centre culture et environnement Frédéric Back - Québec
Catégorie:
Général

Description DE L'ÉVÉNEMENT

De la série des discussions nationales du Forum for Leadership on Water (FLOW), « Securing Our Water Future » se veut une rencontre gratuite et ouverte à tous qui permettra de débattre sur la question de la gestion de l'eau et des leçons que l'on peut tirer d'exemples de gestion canadiens et internationaux.

Cette conférence, qui se déroulera en anglais (mais dont l'animation globale sera en français) sera prononcée par Robert Sandford, président EPCOR de l’Initiative de partenariat canadienne de la Décennie internationale d’action « L’eau, source de vie » des Nations Unies, une initiative nationale de partenariat axée sur la promotion de la qualité de l’eau à long terme et les questions d’accès à l’eau dans l’optique des changements climatiques. Il est également directeur du Western Watersheds Climate Research Collaborative (EPCOR Chair of the Canadian Partnership Initiative in support of United Nations “Water for Life” Decade).

Avec la participation de Nature Québec : Marc Hudon (paneliste), et M. Christian Simard, directeur général (modérateur).

Lieu de la rencontre :
Centre culture et environnement Frédéric Back
870, avenue de Salaberry, locaux 322-324
Québec (Québec) G1R 2T9

Thursday, October 27, 2011

Gaz de schiste - Vous n'entrerez pas chez nous!


Invitation médias - Gaz de schiste - Des citoyens disent « Vous n'entrerez pas chez-nous » !

LECLERCVILLE, QC, le 26 oct. 2011 /CNW Telbec/ - Des représentants de citoyens membres des comités de vigilances sur les gaz de schiste de la Vallée du St-Laurent se rendront dans les bureaux de Talisman Energy à Québec le jeudi 27 octobre à 11 heures afin d'y remettre des centaines de lettres signées par des citoyens s'opposant à ce que cette compagnie effectue des travaux d'exploration ou d'exploitation de gaz de schiste sur leur propriétés.

Cette opération « Vous n'entrerez pas chez-nous » se fait à la grandeur du territoire de la Valée du St-Laurent et démontre qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour le développement d'une telle industrie au Québec.

Les médias sont conviés à cette livraison de lettres ainsi qu'à une rencontre de presse qui se tiendra par la suite.

QUAND : Le jeudi 27 octobre 2011
HEURE : 11 heures
OÙ : Talisman Energy (Québec), 475, boulevard de l'Atrium, Québec. Carte Google ici.
Renseignements :

Pierre Bluteau 418-254-4787
Serge Fortier 819-371-7370

Communiqué de presse

Il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour les gaz de schiste !

Sainte-Marie-de-Blandford, le 27 octobre 2011 - Une délégation de citoyens, impliqués dans différents Comités de vigilance sur les gaz de schiste de la Vallée du St-Laurent, se sont présentés ce matin aux bureaux de Talisman Energy à Québec afin de remettre plusieurs centaines de lettres signées par des citoyens qui refusent la présence de cette compagnie sur leur terrain.

L’opération « Vous n’entrerez pas chez-nous » se déroule depuis quelques mois dans un grand nombre de municipalités de la Vallée du St-Laurent. Les citoyens sont invités à signer une lettre adressée à la compagnie qui détient le permis de recherche de pétrole et de gaz sous leur propriété. Il est stipulé dans cette lettre que, selon les articles 170 et 235 de la Loi sur les mines du Québec, les compagnies gazières doivent obtenir le consentement du propriétaire d’un terrain pour accéder et effectuer des travaux de recherche de pétrole ou de gaz sur sa propriété. Le signataire de la lettre déclare aussi que « Si votre compagnie entendait éventuellement procéder à des travaux d’exploration sur mes lots, je vous informe, à titre de propriétaire, que je ne consens pas à ce que de tels travaux soient effectués sur ma propriété, ni par vous, ni par aucun de vos contractants et associés. »

Pour monsieur Serge Fortier, porte parole de la délégation « cette action citoyenne de grande envergure est rendue possible grâce au dévouement de centaines de bénévoles oeuvrant dans plus de soixante-cinq comités de vigilance sur les gaz de schiste dans la Vallée du St-Laurent ».

Les lettres déposées dans les bureaux de Talisman proviennent de quatre municipalités du Centre du Québec : Fortierville, Ste-Cécile-de-Lévrard, St-Pierre-les-Becquets et Sainte-Gertrude (Bécancour). En reportant sur une carte de cadastre l’étendue du territoire représentée par toutes ces lettres de refus nous pouvons réaliser que la non-acceptabilité sociale représente de 65 à 80 % du territoire de certaines municipalités. Voilà autant de territoire où l’industrie ne sera pas la bienvenue.

Cet état de situation en date du 27 octobre est un peu comme un cliché de la situation aujourd’hui dans ces quatre municipalités. Le travail se continuant dans les semaines à venir des taux de non acceptabilité plus élevés seront ainsi atteints. Sur le terrain, les bénévoles constatent une prise de position de non acceptabilité sociale de l’ordre de 90 à 95%. Ce qui prouve que le gouvernement et l’industrie faussent les faits dans l’opinion publique en affirmant qu’il n’y a qu’une minorité de citoyens qui s’oppose dans ce dossier.

« Devant le refus du Gouvernement du Québec de nous accorder un moratoire complet sur l’exploitation et l’exploration des gaz de schiste on assiste à la mise en place d’un véritable moratoire citoyen et à la reprise de possession de leur droits par des citoyens qui en sont dépossédés par l’archaïque loi sur les mines » conclut monsieur Fortier.
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Press release - Shale gas - Citizens say : "You are not welcome here!"

Leclercville, Quebec, October 26 2011 - Representatives of citizens' groups against shale gas in the St.Lawrence Lowlands will go to Talisman Energy offices in Quebec Thursday October 27 at 11AM to present hundreds of letters signed by citizens refusing to let the company do exploratory or exploitation activities for shale gas on their property.

This action is called "Vous n'entrerez pas chez-nous" - you are not welcome here - is ongoing in all the St.Lawrence valley and demonstrates that the social acceptability of the development of this kind of industry is not acheived in Quebec.

The media is invited to this letter delivery and a press conference will be held afterward.

When: Thursday October 27 2011
Time: 11 AM
Where: Talisman Energy (Québec), 475 Atrium Bl, Quebec
Information: Pierre Bluteau, 418-254-4787
Serge Fortier 819-371-7370

Press release

There is no social acceptability for shale gas!

Sainte-Marie-de-Blandford, October 27 2011 - A delegation of citizens involved in various citizens' groups against shale gas in the St.Lawrence Lowlands have shown up this morning in the office of Talisman Energy in Quebec in order to present many hundreds of letters signed by citizens refusing access to their property to this company.

The operation "Vous n'entrerez pas chez-nous" - you are not welcome here - is ongoing for the past few months in many municipalities in the St.Lawrence valley. Citizens are invited to sign a letter addressed to whatever company owning the claim that allows it to explore for oil or gas under their property. This letter specifies that according to the Articles 170 and 235 of the mining laws of Quebec, the gas companies have to get the landowner's permission to access his land and proceed in activities to find oil or gas under his property. The signatory of the letter also states that "If your company intends to eventually proceed in exploratory activities on my plot, as the owner, I thereby inform you that I do not give my consent and refuse that such activities take place on my property, neither by yourself or any of you contractors or associates."

Mr Serge Fortier, spokesperson for the delegation, says that "this citizen's action of such a scale is made possible thanks to the dedication of hundreds of volunteers working within more than 65 citizens' groups against shale gas in the St.Lawrence Valley."

The letters delivered at the office of Talisman come from 4 municipalities of the Centre du Québec, in the heart of the province: Fortierville, Ste-Cécile-de-Lévrard, St-Pierre-les-Becquets and Sainte-Gertrude (Bécancour). By transposing all these letters of refusal on a land register, we can demonstrate the lackof social acceptability in between 65% and 80% of the surface territory of some of these municipalities. That is at least the portion of territory where the industry will not be welcome.

This state of affairs today, October 27, is some kind of snapshot of the situation as it is today in these 4 municipalities. The ongoing work during the next weeks will make sure that this percentage of non acceptability is on the rise. Out in the field, the volunteers notice that people are taking a firmer stand and the social non acceptability is rising to between 90% and 95%. This only goes to show how the government and the industry give a twisted perception of the facts to the public by stating that a minority of citizens oppose the shale gas file.

"In reaction to the Government of Quebec's refusal to give us a complete moratorium on the exploration and exploitation of shale gas, we now can see a real citizen's moratorium taking hold. The citizens are claiming back their rights that the archaic mining laws had taken away from them." states Mr Fortier.

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Wednesday, October 26, 2011

Pesticides et santé humaine - jouer avec le feu

Légende: un lamentin vient passer l'hiver dans les eaux chaudes de Blue Spring State ParkPhoto: Hear and Their

Quand j'ai vu cet article de journal, le coeur m'a serré. J'ai fait plusieurs voyages en Floride, et je pense que la région que je préfère le plus, jusqu'à date, c'est autour de DeLand. Les sources d'eau douce sont immaculées, du moins, je le croyais. La nature y est encore préservée à plusieurs endroits, et les gens sont aimables (pour des Américains!).

Mais c'est le même problème comme partout ailleurs. Afin de préserver les maisons des termites, certaines ont été construites sur des sols arrosés d'un insecticide, et maintenant, plusieurs puits privés d'eau potable sont contaminés. Et comme toujours, c'est la vigilance d'une citoyenne qui a sonné la première alarme.

Voici la traduction libre de cet article:

Les inspecteurs de l'état font enquête pour déterminer comment des puits ont été contaminés par un chimique interdit près de DeLand.

Pendant des mois, des résidents d'une communauté près de DeLand s'inquiétaient du fait que plus de 100 puits privés d'eau potable étaient empoisonnés par un insecticide dont l'usage est interdit. Durant la première semaine d'octobre, une équipe d'enquêteurs engagée par le département de protection de l'environnement (DEP) espère trouver d'où vient le dieldrin, le pesticide qui a rendu l'eau des puits dangereuse à boire. En prélevant des spécimens d'eau et de sol du voisinage, l'équipe espère découvrir comment ce chimique s'est infiltré dans l'eau et évaluer l'étendue de la contamination.

"C'est un puzzle." dit William Martin, le géologue en chef du DEP pour la division enquête sur le terrain. "Nous devons tester selon différents scénarios, mais la topograghie et la géologie de cette région ne sont pas simples."

Le dieldrin était utilisé pour tuer les termites, les fourmis de feu et d'autres insectes. Le gouvernement fédéral a interdit son usage sur les fermes en 1974 et comme termicide en 1987. Selon un rapport de l'Organisation Mondiale pour la Santé, le dieldrin peut provoquer des cancers, surtout dans le foie. Le département de la santé publique de la Floride a déterminé les normes acceptables de concentration de dieldrin dans l'eau potable à des niveaux très bas à cause des risques pour le cancer.

La contamination dans ce voisinage près de DeLand a été découvert cette année quand Janice Potter, une résidente de la place, a demandé des tests spéciaux pour son puits privé. Elle s'inquiétait de voir que son mari avait le cancer du cerveau, ses animaux de compagnie avaient eu des cancers et plusieurs voisins avaient des cancers ou des problèmes neurologiques.

Les tests ont confirmé que 108 maisons, ou environ 39% des puits testés, avaient des niveaux dangereux de dieldrin. Les résidents impactés ne peuvent plus boire leur eau et doivent installer des systèmes de filtration dispendieux ou se brancher à l'aqueduc municipal de DeLand.

La famille Potters, et quelques-uns de leurs voisins, entament un procès contre Shell Chemical, le fabriquant du chimique, ainsi que le terrain de golf avoisinant, dont ils suspectent qu'il est la source de l'insecticide. Le cas est toujours devant les tribunaux, mais les administrateurs du terrain de golf disent qu'à leur connaissance, cet insecticide n'est pas employé sur le terrain de golf.

Pour l'équipe environnementale de l'état, le terrain de golf est seulement l'une des sources possibles, selon Martin. D'après des recherches historiques, les résidences ont été construites sur ce qui était auparavant des pâturages et des forêts, selon Martin. Des photos aériennes historiques ne montrent pas de vergers d'agrumes ou d'autres sortes d'agriculture. Toutefois, le chimique aurait pu été utilisé durant la construction, en mettant du dieldrin sous chaque fondation de maison, selon lui. Plusieurs maisons ont été construites dans les années 1950 jusque dans les années 1980.

Au début d'octobre, l'équipe prélève des douzaines de spécimens d'eau et de sol qui seront analysés dans un laboratoire de l'état à Tallahassee. En sachant mieux les proportions chimiques de ces échantillons, Martin dit qu'ils peuvent cartographier où se trouve le chimique et sa migration au travers les cours d'eau souterrains.

C'est la même méthode qui aide l'état à retracer les panaches d'essence laissés par les citernes souterraines qui fuient ou enquêter les fuites venant des sites d'enfouissement.

L'analyse complète ne sera pas prête avant l'an prochain. Photo: aquarianbath.com

"State inspectors investigate how banned chemical poisoned wells near DeLand

For months, residents of the Country Club estates neighborhood near DeLand have worried why more than 100 private wells were poisoned by a banned insecticide. This week (first of October 2011), an investigative team with the state Department of Environmental Protection hopes to find the source of the dieldrin, the pesticide that has made the well water unsafe to drink.
Collecting water and soil samples from the neighborhood, the team hopes to find how that chemical seeped into the water and how extensive is the contamination.

"It's a puzzle," said William Martin, the DEP geologist-administrator for the site investigation section. "We need to test the different scenarios, but the topography and the geology of this area isn't simple."

Dieldrin was used to kill termites, fire ants and other insects. The federal government banned its use on farms in 1974 and for termite control in 1987. According to a World Health Organization report, dieldrin can cause cancer, particularly in the liver. The Florida Department of Health has set limits for dieldrin in drinking water at minute levels because of that increased cancer risk.

Contamination at the DeLand neighborhood was discovered this year, when resident Janice Potter requested special testing of her private well. She became alarmed because her husband has brain cancer, their pets have had cancer and several neighbors have cancer or neurological disorders.

Tests have confirmed 108 homes, or about 39 percent of the wells that were tested, have unsafe levels of dieldrin. Affected residents can no longer drink that water and must install more expensive filtration systems or connect to the DeLand city water system.

The Potters, and some of their neighbors, are suing Shell Chemical, which manufactured the chemical, and nearby DeLand Country Club golf course, which they suspect as the source of the insecticide. The case is pending, but the current golf course managers have said they are not aware it was used there.

For the state environmental team, the golf course is just one of the possible sources, Martin said. From historical research, the homes were built on former pasture and forest, Martin said. Historic aerial photos don't show citrus groves or other farms. However, the chemical could have been used during construction, with dieldrin placed under each house foundation, he said. Many homes were built from the 1950s through the 1980s.

This week, the team is taking dozens of water and soil samples, which will be analyzed at a state laboratory in Tallahassee. With a more exact reading of the chemical content of those samples, Martin said they can map out where the chemical is and how it has traveled along underground waterways.

It's the same method that has helped the state trace gasoline plumes left from leaky underground tanks and investigate other chemical dump sites.

The full analysis won't be ready until next year."

Excerpts from article written by Ludmilla Lelis for the Orlando Sentinel published here: http://www.orlandosentinel.com/news/local/volusia/os-contaminated-wells-deland-20111004,0,1613146.story
PHoto: darrenstravels

Tuesday, October 25, 2011

Activisme environnemental - Robert F. Kennedy, fils

Photo: availableimages.com

En m’étouffant presque sur les quelques descriptions récentes de Robert F. Kennedy, fils, j'ai commencé à chercher sa biographie en français pour me rendre compte qu'il y en existe très peu, ce qui expliquerait peut-être pourquoi les Québécois le connaissent si peu.

Comme tous les êtres humains, il n'est ni tout blanc, ni tout noir. Sa sortie récente contre les gaz de schiste, alors qu'il s'était prononcé pour il y a de cela quelques années, illustre bien ce personnage tout en nuances, mais néanmoins bien dédié à la cause environnementale.

Voici donc une traduction libre de quelques extraits pertinents de sa biographie disponible dans Wikipedia en anglais.

Robert Francis Kennedy, Junior est né le 17 janvier 1954. Il est le 3e enfant d'Ethel Skakel Kennedy et Robert F. Kennedy qui ont eu onze enfants en tout. Il est un avocat spécialisé en droit environnemental et est co-animateur d'une émission radio appelée "Ring of Fire".

Il est un gradué d'Harvard en 1976, baccalauréat en Arts d'histoire américaine et de littérature. Il a ensuite obtenu un diplôme de droit de l'université de la Virginie et une maîtrise en droit de Pace University.

En 1983, il a été arrêté dans le Dakota du Sud en prenant l'avion pour possession d'héroïne. À 29 ans, en plaidant coupable d'une première délit, il a dû faire 1,500 heures de travaux communautaires. C'est ainsi qu'il s'est joint à l'organisme Riverkeeper en 1984 pour entamer des procès contre des pollueurs de la rivière Hudson. Après ses 1,500 heures terminées, le groupe Riverkeeper l'ont engagé comme avocat. Pour ceux qui ne connaissent pas l'organisme Riverkeeper, le groupe a été fondé en 1966 par un groupe de pêcheurs commerciaux et sportifs ainsi que des résidents de New York pour forcer le gouvernement à assainir la rivière Hudson.

Kennedy a ensuite fondé (et est toujours président) d'un organisme affilié appelé Waterkeeper Alliance qui est une coalition de groupes surveillants les cours d'eau tout en leur apportant de l'aide que ces groupes auraient besoin. Partout au monde, il y a 191 programmes "waterkeeper" qui portent les noms de "Riverkeeper", "Lakekeeper", "Baykeeper" ou "Coastkeeper".

Depuis 1987, Kennedy est un professeur clinique en droit environnemental et co-dirige le Pace Environmental Litigation Clinic au Pace University School of Law. La clinique permet aux étudiants en droit dans leur 2e et 3e année d'entamer des poursuites contre des présumés pollueurs de la rivière Hudson. Kennedy est aussi l'avocat en chef du Natural Resources Defense Council (NRDC), un OBNL dont les bureaux sont à New York et qui travaille à élargir les lois environnementales.

En 1998, avec Chris Bartle et John Hoving, Kennedy a lancé une compagnie d'eau embouteillée dont tous les profits vont au Waterkeeper Alliance. (!)

Kennedy a écrit 2 livres et plusieurs articles sur des sujets environnementaux. Ses articles ont apparu dans les quotidiens The New York Times, The Washington Post, le Los Angeles Times, le Wall Street Journal, les publications Newsweek, Rolling Stone, Athlantic Monthly, Esquire, The Nation, la revue Outside et beaucoup d'autres. Depuis mai 2005, il blogue à l'occasion dans le célèbre The Huffington Post.

Dans un éditorial du New York Times du 16 décembre 2005, Kennedy écrivait: "En tant qu'environnementaliste, je suis pour l'éolien, dont les parcs éoliens en haute mer. Je suis également d'accord pour avoir des parcs éoliens dans des paysages appropriés. Mais je crois que certains endroits ne devraient pas avoir aucun développement industriel. Je ne construirais pas un parc éolien dans le parc national du Yosemite. Ni dans le détroit du Nantucket, ce qui est exactement ce que la compagnie Energy Management tente de faire avec son projet "Cape Wind". Ceci attira la grogne de plusieurs environnementalistes.

En mai 2010, Kennedy a été nommé l'un des "Héros de la Planète" de la revue Time pour avoir réussi à aider Riverkeeper d'assainir la rivière Hudson. En juin 2011, il a participé à la tournée de visionnements du film "The Last Mountain" sur les déboires vécus par les communautés aux prises avec les mines de charbon dans les Appalaches.

Comme passe-temps, Kennedy possède un permis de fauconnier et a déjà été le président du New York State Falconer's Association. Il aime aussi faire du rafting en eaux vives et a descendu plusieurs rivières sauvages au Canada et en Amérique Centrale. Il était dans le documentaire en IMAX intitulé "Grand Canyon Adventure: River at Risk" et a descendu la rivière Grand Canyon avec sa fille et l’anthropologue Wade Davis. (çà vous rappelle pas "Chercher le Courant"?)

Gaz de schiste - l'industrie VS The New York Times et la vérité

Photo: Kaitlin Gladney

Voici une traduction libre d'un texte écrit par un homme que j'admire beaucoup, Robert F. Kennedy, junior

L'industrie de la fracturation mène une guerre contre le journal The New York Times et la vérité.

À cause d'un travail superbe en journalisme d'enquête mené par le quotidien The New York Times, le journal a été la cible de la foudre de l'industrie du gaz naturel. Cette campagne d'intimidation et d’offuscation a été orchestrée par des grands joueurs comme Exxon et Chesapeake en ligne avec les pires crapules de l'industrie. Cette coalition a lancé un effort impressionnant de propagande supportée par des firmes expertes en relations publiques, des groupes servant de façade à l'industrie qui les finance, et une panoplie de flagorneurs de la droite comme les postes de télé sur le câble et de radio-poubelles. En se cabrant contre la transparence envers le public et une législation raisonnable, l'industrie du gaz naturel fait la preuve encore une fois qu'elle est sont propre pire ennemie.

J'avoue avoir été un optimiste, au début, au sujet du gaz naturel. En juillet 2009, j'avais écrit un papier largement distribué pour le Financial Times, prédisant que les nouveaux sites prometteurs et accessibles de gaz naturel avaient le potentiel de nous libérer rapidement de notre dépendance mortelle au charbon des Appalaches et en finir pour toujours des catastrophiques mines à ciel ouvert qui font sauter les montagnes. À ce moment-là, les géologues du gouvernement et de l'industrie prédisaient que des nouvelles méthodes de fracturer les formations de schiste riches en gaz pouvaient nous donner accès à un impressionnant 2,000 à 5,000 trillions de pieds cubes de gaz naturel, assez, selon eux, pour fournir de l'énergie pour tout le pays pour un siècle.

Ces riches réserves auraient pu permettre à l'Amérique de fermer ou ralentir les vieilles et inefficaces centrales au charbon, les remplaçant avec les centrales sous-utilisées au gaz. Cette transition pourrait réduire les émissions de mercure aux États-Unis de 20% à 25%, diminuer dramatiquement les émissions de particules et de polluants qui causent des pluies acides, et diminuer les émissions de CO2 des centrales de 20%, presque du jour au lendemain! Le gaz aurait pu accompagné naturellement l'énergie éolienne et solaire avec sa capacité de transformer l'énergie variable en source d'énergie de base, et aurait pu être une source d'énergie servant de pont vers une nouvelle économie énergétique tirée des renouvelables abondants de l'Amérique.

Le gaz naturel de l'Amérique aurait pu aussi nous aider à nous libérer de notre dépendance débilitante au pétrole étranger qui nous coûte maintenant chèrement en sang, en sécurité nationale, en indépendance énergétique, en leadership mondial, en autorité morale, et un trésor totalisant $700 milliards par année, le coût total en importations pétrolières annuelles pour notre pays, en plus de 2 guerres dispendieuses qui nous coûtent en ce moment $2 milliards par semaine.

Ma mise en garde était que l'industrie du gaz naturel et les législateurs du gouvernement devaient agir responsablement afin de protéger l'environnement, prémunir les communautés contre les pratiques irresponsables, et d'informer franchement le public sur les vrais risques et avantages d'exploiter le gaz de schiste.

C'est le contraire qui s'est produit.

Les pires joueurs de l'industrie ont combattu avec succès la réglementation raisonnable et étouffé la divulgation publique tout en influençant les législateurs gouvernementaux conciliants pour concevoir des exceptions aux lois environnementales existantes. Les agences captives et les chefs politiques ont volontairement réduit les ressources d'impositions de respect des lois et aidé à faire la propagation des projections économiques trompeuses. Il en est résulté que le scepticisme du public envers l'industrie et des législateurs gouvernementaux qui la réglemente est à son plus haut.

Avec une armée de plus de 40,000 activistes très motivés seulement à New York, la méfiance populaire envers l'industrie est un obstacle considérable à son expansion.

Je siège dans le comité de travail du gouverneur Andrew Cuomo de l'état de New York, le "High Volume Hydraulic Fracturing Advisory Panel". Les autres membres et moi ont la tâche d'élaborer des recommandations pour le Commissioner afin d'établir des règlements qui, nous l'espérons, garderons les New Yorkais à l'abri des calamités que d'autres communautés ont subies de l'industrie du gaz naturel juste l'autre côté de la frontière avec la Pennsylvanie. Nous passons la plupart de notre temps à faire le tri parmis les mythes qui se trament autour de la fracturation inventés par les beaux parleurs de "landsmen", les PDG insidieux et les législateurs fédéraux.

Des études récentes ont soulevés des doutes sur plusieurs des arguments de base de l'industrie:

Par exemple, les fuites de méthane, un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant, pourraient contrebalancer presque tous les bienfaits de réductions de CO2 projetés en substituant le charbon par du gaz.

Les impacts de l'exploitation du gaz sur la santé humaine dans les communautés locales pourraient faire compétition avec ceux qui viennent avec le charbon. Une nouvelle étude publiée par le Centers for Disease Control a rapporté que le taux de cancers du sein ont baissés dans tous les comtés du Texas, mais a augmenté dans les 6 comtés où les émissions aériennes de gaz naturel étaient les plus élevées.

Le US Geological Survey vient de diminuer son estimation sur la quantité de gaz qui se trouverait dans la formation du Marcellus de 80%, ce qui soulève des doutes sur toutes les projections optimistes économiques sur les emplois créés, les redevances et les revenus. L'industrie s'était fier pour ses projections sur les estimations de la ressource que le gouvernement fédéral vient de rejeter.

Entre-temps, les communautés locales découvrent que les coûts encourus à cause des forages irresponsables les ruinent. Les puits d'eau potable contaminés, l'air empoissonné, les nuisances à cause du bruit et de la poussière, la diminution des valeurs immobilières et une qualité de vie effondrée sont souvent les dommages collatéraux prévisibles qui viennent avec le développement du gaz de schiste dans les villes rurales de l'est.

L'industrie reconnait maintenant à reculons qu'elle ne peut absolument pas se permettre de payer aux régions les coûts encourus pour les routes endommagées par les milliers de voyages de camions nécessaires à chaque tête de puits, laissant le fardeau aux payeurs de taxes locaux, dont la plupart ne verront aucun bénéfice financier du boom gazier, mais seulement une détérioration de leur qualité de vie.

À moins de quelques exceptions, comme Southwest Energy, l'industrie a fait la démonstration qu'elle favorise le secret tout en appuyant des politiques législatives qui favorisent les pratiques les plus irresponsables et les pires joueurs.

La campagne de l'industrie du gaz de schiste contre le journal The Times illustre bien les problèmes à obtenir de l'information à tout épreuve sur laquelle on peut établir une base législative. Le Times fait un travail rigoureux à rapporter cette question si importante et complexe. La série de reportages du journal sur les forages de gaz naturel est l'un des meilleurs exemples de journalisme d'enquête cette année sur n'importe quelle question aux nouvelles. Heureusement, le Times fait des reportages sur ce sujet important avec rigueur et neutralité. Mais il fait des efforts particuliers pour documenter ses reportages, une mesure qui hausse les standards du journalisme au service du public.

En ces temps où très peu de journaux ou de médias de nouvelles sont prêts à entreprendre des questions importantes d'intérêt public, le Times a suivi des questions biens difficiles sur l'une des industries les plus riches et les plus agressives de notre pays. En ces temps où l'accès aux documents se fait difficilement à cause des entraves importantes, la série de reportages a pris presque un an à colliger et publier de la documentation originale grâce à des outils déficients. Les archives publiées par The Times incluent des milliers de pages obtenues grâce à des fuites et-ou des demandes d'accès à l'information de dossiers publics. Les journalistes du Times fournissent des annotations page par page pour expliquer les documents pour que le lecteur puisse passer au travers d'une façon efficace.

Parmi les révélations rendues publiques grâce aux reportages admirables du Times, il y a :

Les usines de traitement d'eaux usées dans la région du Marcellus ont accepté des millions de gallons d'eaux usées générées par l'industrie du gaz naturel qui contiennent des concentrations importantes d'éléments radioactifs et d'autres polluants qu'ils sont incapables de traiter efficacement.

Une étude de l'EPA publiée dans le Times démontre que des rivières et cours d'eau qui reçoivent les déversements de ces usines sont incapables de diluer de façon constante cette sorte d'affluent hautement toxique.

La plupart des prises d'eau potable de l'état, des ruisseaux et des rivières n'ont pas été testés pour la radioactivité depuis des années, depuis bien avant le début du boom gazier.

L'industrie fait des affirmations gonflées de façon routinière sur les quantités d'eaux usées qui sont vraiment recyclées.

L'EPA plie l'échine devant les lobbyistes de l'industrie et l'interférence politique à hauts niveaux qui rappellent l'ère de Bush et de Cheney, et a restreint considérablement la portée de son étude nationale sur la fracturation hydraulique, malgré les protestations des scientifiques de l'agence. Par exemple, l'EPA avait planifié d'étudier en détails les impacts sur les rivières des eaux usées radioactives rejetées par les usines de traitement, mais a laissé tomber ces projets durant la phase pendant laquelle la révision de la Maison Blanche a eut lieu.

Des études semblables dans le passé ont été restreintes à cause des pressions venant de l'industrie, ce qui a mené à une importante liste d'exemptions pour les industries pétrolières et gazières, les soustrayant aux lois environnementales.

Le journal The Times a mis à jour un débat effréné et se déroulant toujours à l'intérieur de l'EPA sur la question selon laquelle l'agence devrait obliger la Pennsylvanie à encadrer la manutention et disposition des déchets de forage plus sévèrement et renforcer la réglementation reconnue comme très permissive de cet état et son peu de suivi pour s'assurer du respect de ses lois.

Les enquêtes du Times ont aussi fait éclater la mantra de l'industrie qui la répète depuis une décennie selon laquelle "il n'y a pas un seul cas documenté d'eau potable étant contaminée par la fracturation." L'enquête du Times dans les archives de l'EPA a bien mis au grand jour le fait que cette affirmation est bien fausse.

Une deuxième série d'articles du New York Times a aussi démontré que même à l'intérieur de l'industrie gazière et parmi les fonctionnaires en énergie fédéraux, il y avait de sérieuses réserves sur les promesses économiques du gaz de schiste.

Les représentants de l'industrie et du gouvernement ont bien pris soin de garder leurs discussions privées sur toutes leurs réserves et ne jamais les révéler au public. Les commentaires internes de ces fonctionnaires sont frappants car ils font tellement contraste avec la rhétorique publique toute emballée de ces mêmes agences, législateurs, autorités de l'industrie et les experts en énergie sur le gaz de schiste.

Plusieurs experts de l'industrie ont des réserves à savoir si les puits produisent autant de gaz que ce que rapporte l'industrie et si les compagnies trompent les investisseurs, les propriétaires terriens et le public sur les vrais coûts du gaz de schiste.

Les puits de gaz de schiste se tarissent souvent beaucoup plus rapidement que ce à quoi s'attendaient les compagnies, parfois plusieurs décennies plus rapidement que prévu.

Plutôt que d'être honnêtes, les compagnies minimisent ce que cela coûte pour maintenir la production de ces puits et gonflent les profits qu'elles engrangent grâce à ces puits.

De plus, seulement un petit pourcentage des terres dans chaque région forée s'avère être très productive, même dès le début. Néanmoins, les compagnies font souvent semblant que toutes leurs claims seront également prometteuses.

Ces questions émergentes ont aussi déclenché des discussions privées parmi les experts en énergie au fédéral qui ont exprimé leurs préoccupations sérieuses sur le fait que les prédictions de leur agence étaient trop influencées par l'excès d'optimisme de l'industrie du gaz naturel. Le Times a découvert que l'EPA se fiait beaucoup sur les données soumises par des compagnies qui ont des liens avec l'industrie du gaz de schiste.

L'auteur scientifique pour le site Web Knight Ridder Journalism a bien résumé la signification des révélations du Times sur les espoirs économiques exagérés de l'industrie: "D'après moi, il semblerait que le Times et l'auteur en chef des séries d'articles, M. Urbina, ont calmement dit que nous devrions tirer une leçon sur la bulle dot.com et la bulle immobilière, en suggérant aux investisseurs et aux législateurs et aux planificateurs du gouvernement doivent procéder avec soin et ne pas se laisser aveugler par tout l'argent qui leur tombe du ciel."

L'attaque organisée contre le Times et sa réputation par la machine à propagande bien rodée de l'industrie illustre bien les périls et les vrais défis auxquels font face le vrai journalisme au service du public d'aujourd'hui.

Les articles du Times ont été la mire d'une réplique massive de l'industrie. Des groupes de facade financés par l'industrie comme Energy in Depth, une armée bien rodée de firmes de relations publiques et d'anciens fonctionnaires législatifs comme le commissaire du DEP (Department of Environement Protection) de la Pennsylvanie John Hanger qui travaille maintenant pour l'industrie, tous ces gens ont conçu habilement des argumentaires et commenté sur des blogs qui ont été répétés par des journalistes à la recherche d'une réplique venant de l'industrie sur les reportages du Times, et ont ensuite envoyé par courriel ces "faits" à ceux qui soutiennent l'industrie et ses serviteurs inféodés au Congress.

Ironiquement, plusieurs de ces attaques contre les reportages ont prétendus que les articles étaient pauvres en références ou la recherche n'avait pas été suffisante. Pourtant, le Times n'a pas dû imprimer une seule correction. Ceci est sûrement un record admirable dans le monde du reportage pour une série qui apparaît dans le journal depuis presque une année. Cela est parce que, malgré des efforts importants de l'industrie pour trouver des erreurs, aucune critique n'a pu identifié un seul fait mal rapporté par le journal The Times. Le Times a affiché des milliers de pages de documents annotés studieusement de leur sources originales accompagnant ses articles de nouvelles.

Rarement aura-t-on vu une série de reportages ayant un tel impact à grande portée et immédiat. Les articles du journal The New York Times ont amené des changements majeurs dans la façon que l'industrie, autant que les législateurs des états et fédéraux, gèrent l'une des questions énergétiques les plus importantes de l'Amérique.

Des documents révélés par le Times ont déjà servi dans des litiges impliquant des gens lésés cherchant à obliger des usines de traitement d'arrêter de traiter des eaux usées de fracturation. Les séries du Times ont aussi mis de la pression sur l'EPA pour que l'agence commence à revoir les permis accordés aux usines de traitement (possiblement à interdire les usines de traitement de déverser les eaux usées traitées dans des rivières sans tests pour déceler des contaminants venant du gaz de schiste). Un scepticisme bien sain réveillé par les reportages a jeté une douche froide qui a tempéré l'exubérance des banquiers de Wall Street qui étaient aux petits oiseaux avec le boom gazier, des législateurs fédéraux qui baignaient dans l'argent de l'industrie, ainsi que les communautés rurales aux prises d'un marasme économique séduites par les promesses vides de redevances généreuses, de prospérité locale et de création d'emplois abondante.

Pendant que notre commission tente de se faire une tête de ces problèmes complexes et difficiles, nous avons trouvé que la principale embûche à aller de l'avant avec les recommandations vers une réglementation qui permettrait la fracturation dans notre état est la méfiance générale envers les affirmations que nous entendons venant de l'industrie et des législateurs fédéraux. Les révélations du journal The New York Times et d'ailleurs ont jeté un doute sur toutes les assurances de l'industrie au sujet de la fracturation, et n'ont que compliqué la tâche pour ceux d’entre nous qui doivent conseiller les agences législatives pour qu'elles puissent établir les lois qui permettraient à l'industrie de progresser tout en protégeant les intérêts publics.

Pour plusieurs d’entre nous, membres de la commission sur la fracturation pour l'état de New York, la seule bonne nouvelle a été la présence de Mark Boling, le vice-président et avocat général de Southwest Energy. Boling veut foncer dans le gaz de schiste, mais sa passion pour la transparence avec le public et un encadrement législatif rigoureux et rationnel, sa candeur sur les périls de certaines pratiques et son évaluation honnête sur les coûts et les avantages de l'exploitation du gaz de schiste inspirent confiance et confidences parmi les membres de la commission qui siègent avec lui. Peut-être que la franchise de Boling en a fait un paria auprès de son industrie, mais la confiance de la commission dans son intégrité est la seule chose qui pourrait nous permettre d'aller de l'avant avec les recommandations vers un plan législatif qui permettrait certaines façons de fracturer dans l'état de New York. Aucun d'entre nous ne veut se laisser séduire par des douces promesses qui se transformeront rapidement en gaz nocif et en communautés appauvries.

Les promotions gazières font routinièrement des promesses extravagantes de création d'emploi et de revenus pour les communautés rurales appauvries. Si ces emplois et ces redevances ne se réalisent pas, comme ils ne se sont pas réalisés pour les gens de Bradford County, en Pennsylvanie, les gens de New York vont avoir raison d'être fâchés, et se demanderont pourquoi le gouvernement et notre commission ne les auront pas protégés alors qu'il y avait tant de signes précurseurs des dangers à venir.
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"The Fracking Industry's War on the Truth

The fracking industry's war on The New York Times - and the truth.


Superb investigative journalism by the New York Times has brought the paper under attack by the natural gas industry. That campaign of intimidation and obfuscation has been orchestrated by top-shelf players like Exxon and Chesapeake, aligned with the industry's worst bottom feeders. This coalition has launched an impressive propaganda effort carried by slick PR firms, industry-funded front groups and a predictable cabal of right-wing industry toadies from cable TV and talk radio. In pitting itself against public disclosure and reasonable regulation, the natural gas industry is once again proving that it is its own worst enemy.

I confess to being an early optimist on natural gas. In July of 2009, I wrote a widely circulated op-ed for the Financial Times predicting that newly accessible deposits of natural gas had the potential to rapidly relieve our country of its deadly addiction to Appalachian coal and end forever catastrophically destructive mountaintop-removal mining. At that time, government and industry geologists were predicting that new methods of fracturing gas-rich shale beds had provided access to an astounding 2,000-5,000 trillion cubic feet of natural gas in the lower 48 - enough, they claimed - to power our country for a century.

These rich reserves might have allowed America to mothball or throttle back our 336 gigawatts of mainly antiquated and inefficient coal fired electric plants, replacing them with underutilized capacity from existing gas-generation plants. That transition could reduce US mercury emissions by 20%-25%, dramatically cut deadly particulate matter and the pollutants that cause acid rain, and slash America's grid-based CO2 by an astonishing 20% - literally overnight! Gas could have been a natural companion for wind and solar energy with its capacity to transform variable power into base load, and could have been a critical bridge fuel to the new energy economy rooted in America's abundant renewables.

American-sourced natural gas might also have helped free us from our debilitating reliance on foreign oil now costing our country so dearly in blood, national security, energy independence, global leadership, moral authority, and treasure amounting to $700 billion per year - the total cost to our country of annual oil imports - in addition to two pricey wars that are currently running tabs of $2 billion per week.

My caveat was that the natural gas industry and government regulators needed to act responsibly to protect the environment, safeguard communities from irresponsible practices, and to candidly inform the public about the true risks and benefits of shale-extraction gas.

The opposite has happened.

The industry's worst actors have successfully battled reasonable regulation and stifled public disclosure while bending compliant government regulators to engineer exceptions to existing environmental rules. Captive agencies and political leaders have obligingly reduced already meager enforcement resources and helped propagate the industry's deceptive economic projections. As a result, public skepticism toward the industry and its government regulators is at a record high. With an army of over 40,000 highly motivated anti-fracking activists in New York alone, popular mistrust of the industry is presenting a daunting impediment to its expansion.

I sit on the New York State Governor Andrew Cuomo's High Volume Hydraulic Fracturing Advisory Panel. I, and the other panelists, are charged with developing recommendations to the Commissioner regarding rules that will hopefully safeguard New Yorkers from the kind of calamities caused by the natural gas industry to communities just across our border with Pennsylvania. We spend much of our time sorting truth from the web of myths spun about fracking by fast talking landsmen, smarmy CEOs and federal regulators.

Recent studies have raised doubts about many of the industry's fundamental presumptions;

For example, releases of methane, a far more potent greenhouse gas, may counterbalance virtually all the benefits of CO2 reductions projected to result from substituting gas power for coal.

The human health impacts of gas extraction on local communities may rival those associated with coal. A new study by the Centers for Disease Control finds that breast cancer rates have dropped in every county in Texas, but have increased in the six counties with the heaviest natural gas air emissions.


The US Geological Survey just slashed its estimate on the amount of gas in the Marcellus Shale by 80%, raising doubts about all the industry's positive economic projections about jobs, royalties and revenues. Industry based those projections on resource estimates that the federal government has now jettisoned.


Meanwhile, local communities are finding the costs of irresponsible drilling to be ruinous. Contaminated well water, poisoned air, nuisance noise and dust, diminished property values and collapsing quality of life are often the predictable collateral damage of gas-shale development in the rural towns of the east.

In a devastating admission, the industry now acknowledges that it absolutely cannot afford to pay localities the costs of roads damaged from the thousands of truck trips per wellhead, leaving those ruinous costs to local taxpayers, many of whom will see no benefits from the shale boom, but only declines in their quality of life.


With several notable exceptions, like Southwest Energy, the industry has demonstrated a disturbing fervor for secrecy while advocating regulatory policies that favor the most irresponsible practices and the worst actors.

The shale gas industry's campaign against The Times illustrates the difficulty in getting solid information upon which to base a regulatory scheme. The Times is doing an unusually rigorous job at covering this extremely important and complex issue. The paper's ongoing series on natural gas drilling is one of the strongest pieces of investigative journalism this year from any news venue. Thankfully, The Times is covering this extremely important topic with rigor and balance. But it is also going the extra mile in the level of documentation it provides to bolster its stories, a move that raises the bar on public-service journalism.

In an era when few papers or news outlets are still willing to take on very powerful interests, The Times has pursued very difficult questions about one of our country's richest and most aggressive industries. At a time when accessing documents through open records requests faces an obstacle course of daunting roadblocks, the series has spent nearly a year using these flawed tools to collect and publish an extraordinary trove of original documentation. Archives published by The Times include thousands of pages obtained through leaks and/or public records requests. The Times reporters provide page-by-page annotations explaining the documents so that the reader can sift through them in guided fashion.

Among the revelations uncovered by The Times' admirable reporting;

Sewage treatment plants in the Marcellus region have been accepting millions of gallons of natural gas industry wastewater that carry significant levels of radioactive elements and other pollutants that they are incapable of treating.


An EPA study published by The Times shows receiving rivers and streams into which these plants discharge are unable to consistently dilute this kind of highly toxic effluent.


Most of the state's drinking water intakes, streams and rivers have not been tested for radioactivity for years - since long before the drilling boom began.


Industry is routinely making inflated claims about how much of its wastewater it is actually recycling.


EPA, caving to industry lobbyists and high level political interference reminiscent of the Bush/Cheney era, has narrowed the scope of its national study on hydrofracking despite vocal protests from agency scientists. The EPA had, for example, planned to study in detail the effect on rivers of sending radioactive wastewater through sewage plants, but dropped these plans during the phase when White House-level review was conducted.


Similar studies in the past had been narrowed by industry pressure, leading to widespread exemptions for the oil and gas industry from environmental laws.


The Times revealed an ongoing and red-hot debate within the EPA about whether the agency should force Pennsylvania to handle its drilling waste more carefully and strengthen that state's notoriously lax regulations and anemic enforcement.


The Times investigation also explodes the industry's decade-old mantra that a "there is not a single documented case of drinking water being contaminated by fracking." The Times investigation of EPA archives exposes this claim as demonstrably false.

A second round of New York Times stories showed that within the natural gas industry and among federal energy officials, there were serious and disturbing reservations about the economic prospects of shale gas:

Government and industry officials made sure that all of their reservations were discussed privately and never revealed to the American public. Internal commentary by these officials is striking because it contrasts so sharply with the excited public rhetoric from the same agencies, lawmakers, industry officials and energy experts about shale gas.


Many industry experts have reservations over whether the wells produce as much gas as industry is claiming and whether companies may be misleading investors, landowners and the public about the true costs of shale gas.


Shale gas wells often dry up faster than companies expected - sometimes several decades faster than predicted.


Rather than coming clean, the companies downplay how much it costs to keep these wells flowing and overstate how much profit companies can make by these wells.


Furthermore, only a small percentage of the land in each shale gas field turns out to be highly productive, even at the start. Nevertheless, companies routinely pretend that all of their acreage will be equally promising.


These emerging issues also sparked private discussion among federal energy experts, who expressed grave concern that their agency's predictions were too heavily influenced by the natural gas industry's over-optimism. The Times found that the EPA was heavily reliant on data provided by companies with shale-gas industry ties.

The science writer for the Knight Ridder Journalism website summed up the significance of the Times' revelations about the industry's ballyhooed economic prospects: "From here, it appears that the Times and [the series' principal author] Mr. Urbina are calmly saying we should learn a lesson from the dot-com bubble and the housing bubble, suggesting investors and regulators and gov't planners step with care and not be blinkered by all the money that's pouring in."

The organized attack on the Times and its reputation by well-financed industry spin machines is illustrative of the perils and real challenges facing public-service journalism today.

The Times' piece has been the target of massive industry blowback. Industry-funded front groups like Energy in Depth, an army of slick PR firms, and former regulatory officials like PA DEP Commissioner John Hanger - now on industry's payroll, have artfully manufactured deceptive talking points and posted blogs that are parroted by journalists looking for an industry response to the Times' coverage, and then emailed as "facts" to the industry's supporters and its indentured servants in Congress.

Ironically, many of the attacks against the series have claimed that the articles were poorly sourced or under-researched. Yet, The Times has not printed a single factual correction. This is certainly an admirable reporting record for a series that has been running in the paper for nearly a year. This is because, despite massive efforts by the industry to find errors, no critic has been able to identify a single fact that The Times actually got wrong. The Times posted thousands of pages of closely annotated original-source documents along with its news articles.

Rarely has a series had such wide-reaching and immediate impact. The New York Times articles have led to major changes in how the industry as well as state and federal regulators are handling one of America's most important energy issues.

Documents uncovered by The Times have already been put to use in litigation by injured parties seeking to force some treatment plants to stop handling the frack wastewater. The Times' series has also pressured the EPA to begin a review of treatment plant permits (signaling the agency's possible intent to prohibit plants from discharging treated waste into rivers without comprehensive testing for shale gas contaminants). Healthy skepticism raised by the series has dampened some of the thrilled exuberance among Wall Street bankers ecstatic about the latest gold rush, federal lawmakers in the thrall of industry money, and in hard-pressed rural communities seduced by hollow promises of massive royalties, local prosperity and abundant jobs.

As our panel grapples with these complex and difficult problems, we have found that the principal impediment to going forward with recommendations regarding regulations that could allow fracking in our state is a general mistrust of the claims we are hearing from industry and federal regulators. Revelations from The Times series and elsewhere have cast doubt upon all the industry's assurances about fracking, and have complicated the task for those of us charged with advising the regulatory agencies on developing rules that could allow the industry to proceed while safeguarding the public interest.

For many of us on New York State's fracking panel, the one bright light has been the presence of Southwest Energy's Vice President and General Counsel Mark Boling. Boling is bullish on shale gas but his passion for public disclosure and a rigorous and rational regulatory framework, his candor about the perils of certain practices and his honest assessments of the costs and benefits of gas-shale extraction have inspired trust and confidence among his fellow panelists. Boling's candor may have made him a pariah in his industry, but the panel's confidence in his integrity is the one thing that might allow us to go forward with recommendations regarding a regulatory scheme that could allow certain kinds of fracking to proceed in New York State. None of us wants to be in the position of getting seduced by sweet and lofty promises that quickly turn into a sour gas and impoverished communities.

Gas-fracking flacks routinely make extravagant promises about bringing jobs and income to the depressed rural communities. If those jobs and royalties don't come - the way they have not come for people in Bradford County, Pa. - New Yorkers will be justifiably angry, as they wonder why the government and our panel did not protect them when there were so many warning signs."

Written by By Robert F. Kennedy Jr., published in the Reader Supported News here: http://readersupportednews.org/opinion2/271-38/7998-the-fracking-industrys-war-on-the-truth

Monday, October 24, 2011

Gaz de schiste - Grand Tintamarre

Mère Nature est de notre bord: pas trop froid, et le soleil est sorti!
Et comme toujours, la riviére est là pour fêter mon retour!

Sunday, October 23, 2011

Gaz de schiste - grand tintamarre à Montréal


Dans le cadre de la Conférence annuelle de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), le lundi 24 octobre 2011, venez manifester votre indignation envers les fossiles de ce monde.


Des puits de gaz de schiste fuient toujours, des Pennsylvaniens nous prient de ne pas reproduire leurs erreurs, l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur les gaz de schiste n’est pas transparente, ni inclusive, et n’étudie pas les alternatives au gaz. L’autre ÉES sur le pétrole dans le Golfe Saint-Laurent est mal partie, des compagnies privées veulent forer les Îles-de-la-Madeleine, etc.

Allez-vous laisser le président de l’APGQ, Lucien Bouchard, les gazières et les pétrolières décider de notre avenir sans rien dire ?

Où : Devant le Hilton Montréal Bonaventure, 900 de La Gauchetière Ouest, métro Place Bonaventure.

Quand : 7h00 : Rendez-vous des Madelinots – Exit Gastem des Îles-de-la-Madeleine !

Café et beignes offerts par l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) (en compétition avec GASTEM, commanditaire principal du petit-déjeuner de l’APGQ J)

AM : Occupation constante, animation et bruit devant le HILTON.

12h00 : GAZ DE SCHISTE RIEN N’EST RÉGLÉ

Animation, tintamarre et discours « enflammés » pour le dîner (apportez lunch, sourire et instruments)

Pour informations : apgq aqlpa.com

AUSSI:

Conférence-échanges : Pétrole et gaz dans le Saint-Laurent?
mardi, à 19:00
Montréal


demain à 19:00
Ville de Québec
Cliquez sur l'image pour l'agrandir:
Lien: http://dveloppementetpaixqubec-rivesud.blogspot.com/2011/10/sauvons-le-golfe-saint-laurent-des.html

Tomorrow morning, 7AM, come to Montreal to show the Quebec Oil and Gas Association that we don't want fracking in Quebec! People from all over the province will come and make some noise to be heard and claim our right to clean air, water, good food and renewable sources of energy!

Saturday, October 22, 2011

Gaz de schiste et forages pétroliers - Marche en Gaspésie

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Gaz de schiste - les gazières se désistent à Saint-Hyacinthe



LuLu et Binnion devaient rencontrer les élus à Saint-Hyacinthe, mardi le 25 octobre, mais ils ont cancellé la visite. Serait-ce à cause de la manif planifiée pour cette journée-là?



Communiqué de presse
St-Hyacinthe, le 19 octobre 2011
Le Comité de citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain
(CCCPEM) tient à informer la population, les groupes de citoyens opposés à l’exploration des gaz de schiste, les élu(e)s municipaux et les médias que le rassemblement prévu pour le 25 octobre prochain a été annulé.


En effet, ce rassemblement ayant pour but de donner un support moral aux élu(e)s qui
devaient rencontrer Messieurs Bouchard et Binnion, représentants des compagnies
gazières, n’a plus sa raison d’être étant donné que la rencontre a été reportée à une date indéterminée. Les représentants de l’industrie ont en effet décidé de ne pas se présenter devant le conseil des maires tel que prévu.


Nous sommes d’avis que la couverture médiatique du voyage des 55 citoyens concernés
en Pennsylvanie les 14-15 et 16 octobre dernier a eu pour effet de faire reculer les gens de l’industrie. Ces citoyens sont revenus de leur voyage mieux informés et très motivés à ne pas laisser cette industrie se développer au Québec. Ce vent de sympathie aura certainement été une raison prépondérante de ce désistement. Nous avons ainsi la preuve que l’engagement citoyen a une grande importance dans l’issu de ce combat, car il s’agit bel et bien d’un combat pour la sauvegarde de notre patrimoine environnemental et social.

Une conférence sera donnée le 9 novembre par le CCCPEM à Ste-Rosalie au centre
communautaire Rosalie Papineau, 5250 rue Gérard Côté afin d’informer les citoyens et
citoyennes des réels tenants et aboutissants de cette industrie, à la lumière des
informations recueillies lors des audiences du BAPE de septembre 2010 et du récent
voyage en Pennsylvanie. C’est un rendez-vous à ne pas manquer.

Lien: http://www.cccpem.com/SitePages/Accueil.aspx

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Press release

St.-Hyacinthe, October 19 2011

The citizens' group Le Comité de Citoyens et Citoyennes pour la Protection de l'Environnement maskoutain (CCCPEM) wants to advise the population, the citizens groups opposed to shale gas exploration, municipal elected officials and the media that the rally planned for this October 25 has been canceled.

Indeed, this rally organized in order to give moral support to elected officials that had to meet Mr Bouchard (Lucien Bouchard is chairman and spokesperson by the Quebec Oil and Gas Association) and Mr Binnion (Michael Binnion is the President and founding shareholder of Questerre Energy), representatives of gas companies, is no longer required since this meeting has been put back to an undetermined future date. The representatives of the gas industry have indeed decided to not meet with the council of mayors has previously planned.

We are of the opinion that the media coverage of the trip of 55 concerned citizens in Pennsylvania this last October 14-15 and 16 has given second thoughts to the gas people. These citizens came back from their trip better informed and very motivated to not let this industry take hold in Quebec. This wave of sympathy would certainly be a main reason for this cancellation.

We thus have proof that citizen's engagement is of great importance in the turn of events during this struggle. Because saving our environmental and social heritage is indeed a battle.

A conference will take place November 9 organized by the DDDPEM in Ste.Rosalie in the Rosalie Papineau community center at 5250 Gérard Côté Street to inform citizens of the ins and outs of this industry, especially after the information acquired during the BAPE hearings in September 2010 and the recent trip in Pennsylvania. Hoping to see you there.

Gaz de schiste - le puits de Saint-Antoine fuit toujours

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Friday, October 21, 2011

Agriculture - les inondations de 2011 ont-elles nui aux terres certifiées bio?

Photo: greenmountaingarlic.com

L'une des conséquences désastreuses des inondations que les gens ont connues pourrait peut-être bien la perte de leur certification biologique pour les agriculteurs. En effet, les eaux de crues peuvent contaminer une terre et lui faire perdre les critères sévères qui lui permettent la certification bio.

Silence complet sur ce sujet au Québec, alors voyons ce que l'on a fait chez nos voisins du sud, c'est-à-dire au Vermont. Voici une traduction libre d'un article d'un journal local.

Les champs biologiques sont sains après l'inondation.

Après voir fait de l'agriculture au Vermont pendant 40 ans, Paul Harlow a tendance à prendre les choses sur le long terme. Alors quand l'un de ses champs a été inondé après le passage de la tempête tropicale Irene, Harlow était inquiet de sa récolte ruinée, de la perte de ses ventes et des employés qu'il devait remercier, mais ce qui l'inquiétait vraiment, c'était la perte de sa certification biologique.

Après l'inondation, quand environ les deux tiers de ses champs étaient sous l'eau, il y avait un potentiel de contamination qui pourrait lui faire perdre sa certification biologique.

Les premiers tests menés par l'université du Vermont ont démontré que sa ferme, Westminster Organics, n'était pas affectée négativement par l'eau et donc que sa ferme continuera de recevoir sa certification bio du Northeast Organic Farming Association (NOFA).

"Si les tests auraient montré qu'il y avait contamination, cela aurait été terrible." disait Harlow à la mi-octobre. "Aujourd'hui, nous sommes optimistes et devrions être prêts pour l'année prochaine."

Les eaux d'inondation auraient pu potentiellement laissées derrière une variété de contaminants comme des hydrocarbures, des métaux lourds, des pesticides ou des pathogènes. Les fermiers bios doivent faire la preuve que leurs champs sont sans résidus de pesticides ou de d'autres produits chimiques.

Tous les champs qui étaient sous l'eau ont été testés par UVM Extension, et Harlow dit que la terre sera saine quand il labourera au printemps prochain. "J'ai fait faire des tests parce que je voulais savoir, et je paierai peut-être pour faire faire d'autres tests, juste pour me rassurer." dit Harlow. "Il semblerait bien qu'il n'y a rien là. Jusqu'à date, çà va."

Vern Grubinger, le spécialiste de légumes et petits fruits de l'UVM Extension a fait des tests semblables partout dans l'état, et il dit que jusqu'à date, aucune ferme bio ne risque de perdre sa certification bio à cause des inondations.

Grubinger dit que l'UVM a reçu du financement pour mener des tests pour les métaux lourds, et 80 champs agricoles de l'état on été testés.

"Il y avait beaucoup d'inquiétude parce que les métaux lourds peuvent persister pour longtemps et il n'existe pas de façon facile de s'en débarrasser." dit Grubinger. "Nous n'avons pas trouvé de concentrations élevées. C'est de très bonnes nouvelles."

Grubinger dit que c'est beaucoup plus difficile de faire des tests pour des pathogènes comme l'E.coli ou la listériose, mais ils pourraient se trouver dans n'importe quel champ, n'importe quand, et c'est très difficile et coûteux de tester les sols pour çà. Et même s'il y avait des pathogènes dans les eaux d'inondation, les pathogènes meurent après un certain temps, et les champs seraient prêts pour les semis après la fonte des neiges.

"C'est clair qu'il n'y a pas de gros problèmes." dit Grubinger. "Tous les tests sont sur base volontaire et les fermiers travaillent avec nous parce qu'ils veulent savoir. Jusqu'à date, il n'y a rien de plus dans les champs inondés que les petites quantités normales trouvées dans des champs qui n'ont pas été inondés."

Nicole Dehne, une administratrice de certification biologique pour la Vermont Farmers Certification Agency, dit que l'organisme décidera durant l'hiver combien de fermes pourraient devoir être testées avant le printemps. Elle a vérifié les résultats des tests de Grubinger et elle dit que jusqu'à date, il semblerait que la majorité des fermes biologiques du Vermont ne perdront pas leur certification à cause des inondations. Elle dit que NOFA ainsi que l'agence Agency of Agriculture et d'autres agences de l'état se concentreront aux endroits plus susceptibles d'avoir été endommagés, comme ceux qui se trouvent en aval de déversements chimiques ou pétroliers. Elle pense que la grande quantité d'eau et les courtes périodes de temps que les terres ont été inondées ont probablement protégé les fermiers bios d'être endommagés à long terme.

"Il y a eu de grands volumes d'eau et beaucoup de personnes étaient préoccupées, craignant que les champs pourraient être contaminés." dit Dehne. "Si les doutes persistent, nous feront plus de tests au printemps prochain, mais pour le moment, les tests nous reviennent avec des résultats négatifs, ou très bas. C'est bon signe." Photo: skinnypancake.com

"Organic fields OK after flood

After farming in Vermont for 40 years, Paul Harlow tends to take the long view on things.

And so when some of his fields were flooded following Tropical Storm Irene, Harlow worried about his ruined produce, his lost sales, and the staff he had to lay off, but he was really concerned about the status of his organic certification.

Following the flood, when Harlow had about two-thirds of his fields under water, there was a potential for contamination that could have put his organic certification at jeopardy.

Initial tests, conducted by University of Vermont Extension, show that his farm, Westminster Organics, was not adversely affected by the water and the farm will most likely continue to receive organic certification by the Northeast Organic Farming Association, or NOFA.

"If the tests showed there was contamination it would have been devastating," Harlow said Monday (October 17 2011). "At this point we are optimistic we will be in good shape next year."

The flood waters could have potentially left behind any number of contaminants including hydrocarbons, heavy metals, pesticides and pathogens. Organic farmers must prove that their fields are free of pesticide residue and other chemicals.

All of the fields that were under water have been tested by UVM Extension, and Harlow said the soil will be safe when he turns it over next spring.

"I did the testing because I wanted to know, and I may pay for more tests for my own peace of mind," Harlow said. "It does not seem like there is anything there. So far, so good."

UVM Extension Vegetable and Berry Specialist Vern Grubinger did similar tests all over the state, and he said so far not one organic farm is in danger of losing its organic certification due to flooding.

Grubinger said UVM received funding to conduct heavy metal tests and across the state 80 flooded fields were tested.

"There was great concern because heavy metals stick around a long time and there is no easy way to remove them from the soil," Grubinger said. "We did not find any elevated levels. It is extremely good news."

Grubinger said it is much more difficult to test for pathogens such as E. coli or Listeria, but they could show up in any field, at any time, and it is very difficult and expensive to test soils.

And even if there were pathogens in the flood water, the pathogens die out after time and fields should be ready for their first seeds once the snow melts.

"Clearly we are not having a big problem," said Grubinger. "All of the tests are voluntary and farmers are working with us because they want to know. So far there has been nothing more in the flooded fields than the tiny amount of background levels we find in non-flooded fields."

Nicole Dehne, organic certification administrator for the Vermont Farmers Certification Agency, said the organization will decide over the winter how many farms might need to tested before the spring.

She has been going over Grubinger's test results and she said so far it is looking like the majority of organic Vermont farmers will not lose their certification due to flood waters.

She said NOFA, along with the Agency of Agriculture and other state agencies, will look at areas that might have been more susceptible to damage, such as those down stream from chemical or petroleum spills.

Though she said the large amount of water, and relatively short amount of time that the fields were flooded, most likely protected organic farmers from long term damage.

"There was a high volume of water and a lot of people were concerned that the fields would be contaminated," Dehne said. "If there are any doubts, we will do some tests in the spring, but right now the tests are coming back negative, or very low. It is a good sign." "

Excerpts of article written by Howard Weiss-Tisman published here: http://www.reformer.com/localnews/ci_19135459

I can't help but wonder about the many fields that were flooded during the crest of the Richelieu River in May and June. Has any of OUR farmers took the time to have their soil tested?
Photo: Monkshood Nursery