Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Sunday, July 29, 2012

Une rivière, ses arbres et une invitation

Si vous me le permettez, j'aimerais énumérer ici quelques-uns des nombreux avantages d'avoir des arbres le long d'une rivière.

D'abord l'été, les arbres réduisent l'érosion des sols, c'est-à-dire ralentissent le processus de la terre qui se fait laver et emporter dans la rivière. C'est une bonne chose, car çà ralentit l'écroulement des rives, çà réduit la sédimentation des frayères (où les poissons se reproduisent) et çà garde l'eau plus propre (n'oubliez pas que cette eau est puisée pour nous abreuver et nous laver). L'impact des gouttes de pluie qui tombent est adouci par le coussin du couvert végétal et les racines consolident les sols.

Aussi, les arbres absorbent et transforment les polluants, les pesticides et les matières toxiques qui, autrement, migreraient directement dans la rivière. C'est aussi important dans nos villes, avec nos engrais de pelouses et nos autos, qu'à la campagne, avec les épandages de purin et les applications de pesticides dans les champs.

Aussi, l'ombre que projette les arbres riverains garde le sol plus frais; donc, quand la pluie tombe et ruisselle, elle reste à une température plus fraîche quand elle aboutit dans la rivière. Et çà aussi, c'est une bonne chose, car quand l'eau est plus fraîche, les poissons sont moins stressés, les algues prolifèrent moins (rapidement) et l'eau est plus facile à traiter à la SECTeau (NDLR: usine de filtration d'eau potable pour Chambly, Richelieu et Marieville). Bien sûr, cette ombre est aussi agréable pour les humains en temps de canicule. Avez-vous remarqué comme c'est plus frais sous un gros arbre ou quand on passe dans la forêt lors d'une balade en auto?

Même l'hiver, les arbres le long d'un plan d'eau jouent un rôle important: on sait comment il vente le long d'une rivière. La vallée du Richelieu est d'ailleurs reconnue par les météorologues comme étant un corridor de vent. Un écran d'arbres joue alors le rôle de coupe-vent et contribue à diminuer les factures de chauffage des maisons riveraines.

Si vous ne me croyez pas ou si vous désirez plus de détails, je vous invite à lire le Guide des bonnes pratiques - Protection des rives, du littoral et des plaines inondables, publié par Environnement et Faune Québec, 1998. L'invitation s'adresse surtout à ceux qui se permettent (encore) de couper des arbres le long de la rivière Richelieu, sur la propriété de la municipalité de Richelieu. Vous savez qui vous êtes.

Johanne Dion
Richelieu

Lettre parue dans Le Journal de Chambly sous la rubrique Opinions, dans l'édition du mardi 15 octobre 2002 à la page 5.
Lien pour le Guide des bonnes pratiques: http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/rives/index.htm#guide
Les photos ci-hautes d'arbres coupés sur le site de l'ancienne centrale hydro-électrique d'Hydro-Québec à Richelieu démontrent que pour toutes sortes de raisons, les arbres riverains continuent d'être abattus à tous les ans.

Saturday, July 28, 2012

Les arbres se parlent entre eux

Non seulement est-ce que les arbres sont considérés comme les "poumons" de la planète, mais ils sont aussi les reins et filtrent le sol et l'eau qui passent entre leurs racines.

Et maintenant la science commence à comprendre qu'un arbre n'est pas un organisme qui vit en solitaire, mais communique avec les autres arbres qui poussent autour de lui, même les arbres d'essences autres que la sienne.

Les arbres d'une forêt forment un écosystème communiquant sous terre. Pas surprenant que la forêt est le milieu le moins polluant pour une rivière! (Excepté pour un milieu humide, bien sûr!)

Wednesday, July 25, 2012

Pétrolia commence à forer en Gaspésie


" Pétrolia a annoncé hier (22 juillet 2012) avoir débuté le premier de deux forages pétroliers qu’elle compte mener dans un secteur de la Gaspésie situé à l’est de Murdochville. L’entreprise fonde beaucoup d’espoirs sur ces nouvelles opérations, d’autant que la zone forée présente des similitudes géologiques avec une région de l’Alberta très riche en or noir. Ces travaux de recherche d’énergie fossile, menés en partie grâce à des fonds publics, ne sont soumis à aucun processus d’évaluation de leurs impacts environnementaux.

La pétrolière, très active en Gaspésie, compte forer deux puits dans une zone nommée « projet Bourque ». Pétrolia l’a d’ailleurs désignée ainsi en l’honneur de feu Pierre-André Bourque, un géologue québécois qui avait déjà déterminé, il y a plusieurs années, que le sous-sol de la Gaspésie pourrait renfermer d’importantes quantités de pétrole. Selon ce qu’il faisait valoir en 2006, la preuve que le Québec comptait un potentiel pétrolier très intéressant n’était plus à faire. Mais à cette époque, le gouvernement Charest avait déjà abandonné les travaux de recherche lancés quatre ans plus tôt par les péquistes. Il était alors acquis que le secteur privé prendrait seul le relais.

L’entreprise Pétrolia, qui possède 45 permis d’exploration en plein coeur de la péninsule, croit pour sa part au potentiel en hydrocarbures de la Gaspésie. Son président, André Proulx, n’avait d’ailleurs pas caché son enthousiasme lors de la dernière assemblée annuelle de l’entreprise : « Par sa taille, la structure de Bourque pourrait contenir 100 millions de barils de pétrole facile à exploiter et dont la rentabilité ne fait pas de doute. »

Si cette évaluation s’avérait exacte, la valeur de la ressource dépasserait le milliard de dollars. Quant à la zone d’exploration, elle recoupe essentiellement deux permis. Ceux-ci coûtent au total 3753,90 $ par année, à raison de 10 ¢ l’hectare.

En entrevue hier, M. Proulx a toutefois pris soin de préciser que Pétrolia attendait de voir les résultats des deux forages avant de juger de la présence ou non de pétrole dans la zone identifiée. Pétrolia a déjà investi trois millions de dollars dans des relevés sismiques dans le secteur en 2008. Selon l’interprétation des résultats, il est possible qu’on retrouve dans le sous-sol du gaz flottant au-dessus d’un liquide. On veut donc maintenant déterminer si le liquide en question est bel et bien du pétrole.

Chose certaine, a dit M. Proulx, la « cible » de forage visée compte « une capacité importante de rétention de pétrole ». Et s’il y a effectivement du pétrole, le premier forage « devrait produire en assez bonne quantité ».



Qui plus est, le secteur foré comporte des similitudes géologiques avec une zone nommée Leduc, en Alberta. Selon ce que fait valoir Pétrolia dans son dernier rapport annuel, ce secteur de l’Ouest canadien compte des champs pétrolifères « géants ». Leur découverte a d’ailleurs « marqué un tournant décisif de l’exploration pétrolière dans cette province ».

Et comme toute production pétrolière est liée à une production de gaz naturel, Pétrolia songe déjà à vendre une partie d’une éventuelle production. André Proulx estime que certains clients pourraient se montrer intéressés dans la région. C’est le cas, notamment, de projets miniers en développement. Selon lui, le gaz naturel pourrait être commercialisé en Gaspésie comme souhaite le faire le gouvernement Charest sur la Côte-Nord.

Pétrolia a par ailleurs obtenu l’accord du gouvernement pour mener une « production test » en cas de découverte. Cela veut dire que la pétrolière pourra extraire, pendant une dizaine de jours, de l’or noir. Mais elle n’aura pas à verser de redevances sur ces ressources non renouvelables, puisque les tests seront menés dans le cadre de la phase d’exploration. Pétrolia a déjà extrait du pétrole dans la région de Gaspé aux termes de ces dispositions. Le précieux liquide a été vendu à la raffinerie d’Ultramar, près de Québec. L’entreprise a aussi reçu plus de trois millions de dollars en « aide gouvernementale à l’exploration » au cours des dernières années. Plus récemment, Investissement Québec a injecté plus de 10 millions pour acquérir des actions de l’entreprise.

Certains espèrent déjà faire de la Gaspésie « la nouvelle Alberta ». Les forages du projet Bourque pourraient donc être les premiers d’une série dans le coeur de cette vaste péninsule. André Proulx a expliqué hier que les travaux menés au cours des dernières années ont en effet permis de déterminer que la région comporterait d’autres structures susceptibles de contenir d’importantes réserves d’hydrocarbures.

Pour le moment, ces travaux sont menés sans aucune évaluation de leurs impacts environnementaux. M. Proulx a aussi dit hier que son entreprise n’est pas soumise aux travaux de l’évaluation environnementale stratégique (EES) lancée par Québec pour étudier l’épineuse question du gaz de schiste. « C’est une bonne affaire pour nous, parce que ça nous permet d’avancer. Sans cela, les projets seraient latents », a-t-il fait valoir.

En plus du projet Bourque, Pétrolia compte forer un nouveau puits plus tard cette année dans la région de Gaspé. Il s’agira d’un puits horizontal qui devrait permettre de préciser le potentiel d’un secteur nommé Haldimand."

Article écrit par Alexandre Shields publié dans Le Devoir ici: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/355211/titre

Photo: Pétolia

"Évaluation environnementale - Le ministère ferme les yeux sur les ressources pétrolières

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs tient pour acquis le fait que le comité qui mène l'évaluation environnementale stratégique sur l'industrie du gaz de schiste étudiera aussi l'exploration et l'exploitation pétrolière au Québec. Son président a pourtant clairement indiqué au Devoir qu'il ne prévoit pas l'inclure dans ses travaux. Mais pas question de lui forcer la main, selon ce qui se dégage des réponses fournies par le cabinet du ministre Pierre Arcand.

«Les enjeux relatifs aux opérations de fracturation, que celles-ci visent à extraire du pétrole ou du gaz, font partie du mandat donné à l'évaluation environnementale stratégique et le ministre s'attend à ce qu'ils soient traités. Le mandat du comité prévoit prendre en considération tous les autres impacts et toutes les autres questions pertinentes relatives à l'exploration et à l'exploitation des ressources pétrolières et gazières. Cela inclut l'aspect du pétrole de schiste», a répondu par courriel Sarah Shirley, l'attachée de presse du ministre.

Le comité qui dirige l'évaluation environnementale stratégique (EES) entend effectivement étudier la question de la fracturation hydraulique dans le cas du gaz de schiste, mais aussi l'impact de cette industrie sur le milieu. Il ne prévoit toutefois aucune analyse propre au pétrole, bien que des entreprises mènent déjà plusieurs projets de recherche d'or noir, dont certains qui sont très avancés. Ceux-ci se situent essentiellement dans la région de Gaspé et sur l'île d'Anticosti. «Pour le moment, on n'a rien mis dans le plan qui touche directement les ressources pétrolières», a admis au Devoir le président du comité, Robert Joly. «On s'est concentré sur le gaz [de schiste] dans le shale de l'Utica.»

Malgré les propos de M. Joly, le ministre ne compte pas forcer le comité à étudier les projets d'exploration et d'exploitation pétrolière qui sont actuellement développés au Québec. M. Arcand n'entend pas non plus mandater quelque comité que ce soit pour analyser les impacts de cette industrie lourde qui s'implante dans la province. «Les projets de fracturation, que ce soit dans le gaz ou le pétrole, sont évalués par l'évaluation environnementale stratégique et doivent être autorisés par le ministère, a insisté Mme Shirley. Les projets gaziers et pétroliers conventionnels sont déjà assujettis à la fois à la réglementation du ministère des Ressources naturelles et du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, chacun dans son champ d'expertise.»

Pas question, par exemple, d'analyser les impacts des projets d'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti. Ceux-ci nécessiteront très probablement des travaux de fracturation, a maintes fois reconnu le président de l'entreprise Pétrolia. Mais le comité qui dirige l'EES ne compte pas s'y intéresser, puisque les pétrolières actives sur la plus grande île du Québec n'ont toujours pas annoncé leurs intentions quant à d'éventuelles opérations de fracturation. Chose certaine, les pétrolières y mèneront des travaux puisque le potentiel du sous-sol est estimé à 40 milliards de barils d'or noir.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) n'a pas non plus jugé bon d'inclure les «tests d'injectivité» menés par Pétrolia dans la région de Gaspé dans les travaux de l'EES. L'entreprise a mené l'automne dernier deux de ces tests, dont un sur un puits nommé Haldimand no 1. Pour ce faire, elle a injecté un mélange de pétrole sous haute pression dans le sous-sol gaspésien.

La vice-présidente de Pétrolia, Isabelle Proulx, a dit que ces «tests d'injectivité» ont surtout servi à faire «casser» la roche en profondeur. Mais elle a refusé de parler de «fracturation». «Dans les faits, ces essais d'injectivité visaient à identifier le niveau de pression auquel la roche se fracture», a-t-elle précisé dans une lettre publiée dans un journal de la région de Gaspé.

Selon ce qu'a expliqué Pierre Paquin, le directeur du pôle d'expertise industrielle au MDDEP, les tests menés par Pétrolia ne sont pas considérés comme de la fracturation. Ceux-ci «n'étaient pas assujettis à notre réglementation, notamment à l'obtention d'un certificat d'autorisation pour des essais de fracturation», a-t-il indiqué. "

Du même auteur publié ici: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/347324/evaluation-environnementale-le-ministere-ferme-les-yeux-sur-les-ressources-petrolieres

Photo: Pétrolia

Monday, July 23, 2012

Bandes riveraines du ruisseau Corbin

"Un an après la fondation du COBAVERCO
La revitalisation du ruisseau Corbin va bon train
Photo: Valérie Normandin, COBAVERCO
Bande riveraine exemplaire. La largeur respecte facilement les 3 mètres prévus par le règlement et on remarque la présence d’arbres.
Exploitant plus de 200 hectares de terres, Yves Barré est un important producteur agricole résidant à Saint-Damase. Le ruisseau Corbin traverse son terrain sur une longueur de 6 kilomètres. En 2009, lui et quelques voisins ont réalisé des travaux majeurs pour contrer les problèmes d’érosion qui affectaient leurs terres : des pans de la rive se décrochaient et tombaient dans le ruisseau, entraînant pour eux des pertes de sol et, par conséquent, une dégradation de l’eau.

Prenant conscience qu’il fallait remédier à la situation de façon durable, il a contacté par la suite le maire de Saint-Damase, Germain Chabot, pour essayer de trouver une solution. Monsieur Chabot, lui aussi producteur agricole, n’a pas été difficile à convaincre de l’urgence d’agir. Ainsi, au printemps 2011, ils fondaient avec d’autres agriculteurs de Saint-Damase le Conseil de Bassin Versant du Ruisseau Corbin (COBAVERCO) [1], un OBNL qui « vise à sensibiliser, informer et encourager les producteurs agricoles à poser des actions portant autant sur les pratiques agricoles durables que sur les mesures de protection des berges et des aménagements hydroagricoles dans le but d’améliorer la qualité de l’eau. » (Extrait du bulletin d’information Le Corbin, du Mont à la Rivière). Huit administrateurs siègent sur son conseil, tous producteurs agricoles. Le COBAVERCO est donc une initiative locale, émanant directement d’agriculteurs consciencieux et soucieux de la qualité de l’environnement.

Avec l’appui du programme Cultivons l’avenir, une initiative conjointe fédérale-provinciale, et de l’UPA, le COBAVERCO a pu embaucher Mme Valérie Normandin à titre de coordonnatrice pour faire avancer le projet. Détenant une maîtrise en Environnement et un bac en Géographie de l’Université de Sherboorke, Mme Normandin est originaire de l’Ange-Gardien où elle a pu côtoyer de près le monde agricole. Le COBAVERCO est un des rares comités de bassin versant à jouir des services d’une employée permanente, présente 5 jours par semaine, à l’Hôtel de Ville de Saint-Damase. À moins qu’il ne soit reconduit, son contrat prendra fin en 2014.

Un bassin versant important

Le bassin versant du ruisseau Corbin comprend en réalité deux cours d’eau, soit les ruisseaux Corbin et d’Argenteuil, alimentés par huit tributaires. Il recouvre 28,9 km2 et regroupe 73 producteurs agricoles. Il prend sa source dans le mont Rougemont pour terminer sa course dans la rivière Yamaska, dans le rang Bas-de-la-Rivière (tout près de Saint-Hyacinthe). Mais ce ne sont pas tous ces producteurs agricoles qui sont directement concernés par le ruisseau Corbin, car certains ne cultivent plus ou louent leurs terres. Par conséquent, c’est 60 producteurs qui sont véritablement concernés par la problématique du Corbin.

Dans ce bassin versant, 79 % de la superficie est en grandes cultures (maïs, soja) et 10,8 % en cultures maraîchères. On retrouve 398 bovins laitiers, 734 veaux, 60 500 poulets et 8970 porcs (selon les données de 2010). Par conséquent, les concentrations de phosphore total sont de quatre à huit fois supérieurs à la norme environnementale. Pour les nitrites-nitrates (résidus de l’azote), on observe des concentrations qui sont au-delà de huit fois supérieures à la norme. Pour ce qui est des coliformes fécaux et les matières en suspension, les cotes sont de « qualité douteuse » et de « mauvaise qualité » (données de 2010).

Photo: Valérie Normandin, COBAVERCO
Cette bande riveraine, tout à fait exemplaire, est aménagée en bordure d’un affluent du Corbin.
Le projet Piquets

Aucun inspecteur n’est chargé de faire respecter le règlement sur les bandes riveraines. Il appartient donc à chacun de s’en occuper. La responsabilité collective passe avant tout par une une responsabilité individuelle. C’est pourquoi au COBAVERCO on croit à une approche volontaire. Or, pour inciter les agriculteurs à protéger leur bande riveraine, des balises temporaires sous forme de petits drapeaux seront plantées là où devraient commencer la bande riveraine à respecter. Ces repères permettront aux producteurs de visualiser l’espace qu’ils doivent laisser intact en bordure de leurs terres. Au cours de l’été, le COBAVERCO plantera des pancartes chez les agriculteurs qui respectent leur bande riveraine afin de faire la promotion de pratiques agricoles durables. Ces panneaux vise un double objectif : montrer au public que plusieurs producteurs agricoles respectent déjà leur bande riveraine et inciter les autres producteurs à en faire autant. Actuellement, 75 % des producteurs agricoles respectent une bande riveraine d’au moins un mètre, mais un seul d’entre eux respecte une bande réglementaire de 3 à 4 mètres.

Des résultats à long terme

Valérie Normandin et Yves Barré croient à une approche volontaire et ils sont convaincus qu’en modifiant peu à peu les pratiques agricoles d’aujourd’hui, la qualité de l’eau de demain s’améliorera. Mais il faudra attendre encore une dizaine d’années pour constater les effets des interventions menées en 2012.

Note: [1] Il ne faut pas confondre « comité » de bassin versant et « organisme » de bassin versant. Les organismes de bassin versant (OBV) sont une initiative gouvernementale et sont regroupées en un réseau, le ROBVQ, créé en 2001. Les comités, quant à eux, sont issus d’initiatives locales et indépendantes. Ils disposent de moyens plus modestes que les OBV. Dans la MRC des Maskoutains, on retrouve d’autres comités de bassin versant, notamment ceux des ruisseaux Salvail, Mercier et des Douze."

Article écrit par Alain Charpentier publié dans Journal Mobiles ici: http://www.journalmobiles.com/spip.php?article370

Photo: Valérie Normandin, COBAVERCO
Exemple de travail d’entretien réalisé en 2009. La berge a été évasée pour prévenir le décrochement. Il faut maintenant planter arbres et arbustes pour retenir le sol.

Sunday, July 22, 2012

La foudre frappe un gazoduc hier en Pennsylvanie

Photo: TAMMY MCKINLEY / BE

Hier après-midi, la foudre a frappé un pipeline, probablement un gazoduc, et a déclenché une incendie. Vers 20:00 heures, une autre explosion a forcé tout un voisinage d'évacuer leurs maisons.

La photo dit tout le reste...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Yesterday afternoon, lightning struck a pipeline. This could be anywhere. This boy could be anyone. Is this what we want for Quebec? Or for anybody?

Thursday, July 19, 2012

Connaissez-vous la docteur Wilma Subra?

Photo: CNN

Elle était conférencière dernièrement sur les périls de la fracturation hydraulique en Pennsylvanie. Je traduis ici un article de journal sur ses présentations durant la 2e semaine de juillet. Ensuite, je traduis un article qui date de 2001 qui décrit son travail acharné contre les pollueurs en Louisiane. C'est pas d'hier que Wilma se dévoue pour les communautés qui veulent se protéger contre la pollution!

Plusieurs dangers guettent les forages: selon la conférencière Docteur Wilma Subra, les déchets générés par les forages gaziers sont exemptés des lois fédérales régissant les déchets dangereux.

Le procédé de fracturation hydraulique en Pennsylvanie peut avoir des impacts nuisibles sur les eaux de surface et souterraines de la région, sur la qualité de l'air, sur les sols agricoles, sur la valeur des propriétés et les coûts d'entretien des routes et des services d'urgence, selon une chimiste de renommée et activiste environnementale.

La docteur Wilma Subra était conférencière durant la 2e semaine de juillet dans des salles d'églises de Kingston Township, grâce à l'initiative du groupe environnemental Gas Drilling Awareness Coalition.

Mme Subra a expliqué que les déchets générés par la fracturation hydraulique sont exemptés des lois et règlements fédéraux qui encadrent la disposition des déchets dangereux, même si 60% ou presque de tous les déchets de fracturations qui ont été testés se sont avérés toxiques.

La fracturation hydraulique est un procédé durant le quel de l'eau, des sédiments et des produits chimiques sont injectés dans un puits pour provoquer des fissures et faire relâcher le gaz naturel qui est emprisonné dans le schiste.

L'eau qui reste dans la terre après le procédé de forage dans la formation de schiste du Marcellus contient une certaine quantité de produits chimiques toxiques et cancérigènes, dont le benzène et le formaldéhyde, qui peuvent être la cause de plusieurs maladies graves chez l'humain, selon Mme Subra.

Selon elle, la Pennsylvanie est mal préparée pour gérer les dangers potentiels des forages de gaz de schiste dans son territoire, et des règlements plus sévères seraient nécessaires pour enforcir la protection de l'environnement.

"Pendant des années, l'industrie du gaz naturel s'est débarrassé des déchets de la fracturation hydraulique chez des usines de traitement d'eaux usées municipales." dit Mme Subra. "Le problème, c'est que ces usines ne sont pas conçues pour traiter les eaux de fracturation, et ajouter du chlore aux reste ne fait qu'ajouter des composés chimiques toxiques."

Mme Subra ajoute que jusqu'à ce que les scientifiques environnementaux n'interviennent, la Pennsylvanie permettait aux foreurs d'utiliser leurs eaux usées pour contrôler la poussière sur les sites de forages en les épandant avec des camions-citernes munis de gicleurs.

De l'information additionnelle sur les dangers potentiels pour la santé venant de l'industrie du gaz de schiste en Pennsylvanie est disponible sur le site Web de la coalition Gas Drilling Awareness Coalition: GDACoalition.org. Lien: http://www.gdacoalition.org/

Mme Subra, que l'on peut voir dans le documentaire Gasland de 2009 sur les dangers potentiels pour la santé et l'environnement causés par l'industrie du forage pour du gaz naturel, est une graduée du Southeast Louisiana University et a déjà gagné le prix MacArthur en chimie. Un reportage de l'émission Health Report de CNN a déjà parlé de son travail, et elle a été reconnue comme étant l'une des femmes les plus féroces de l'année 2010.

Elle est la présidente de Subra Company, une compagnie qui offre de l'aide technique aux individus et aux groupes communautaires.

Dès 2001, elle avait déjà fait beaucoup de boulot. Voici la traduction d'un article du temps:

Une gentille grand-mère est experte en activisme environnemental.

Sur les berges du fleuve Mississippi, près de l'embouchure:

Après avoir reçu un appel téléphonique, elle démarra son véhicule et se dirigea vers des champs de canne à sucre qui poussent comme des rideaux de bambou. Un mystère empoisonné et des gens malades l'attendaient.

C'est un scénario familier pour Wilma Subra. Cette fois-ci, c'était des résidents d'un parc de roulottes de Myrtle Grove Trailer Park dans le sud de la Louisiane qui vivaient un problème: leur eau potable contenait une concentration élevée de chlorure de vinyle, un cancérigène. Ils voulaient savoir depuis combien de temps leurs puits étaient contaminés. Ils étaient préoccupés par des irritations cutanées, des maux de tête, maux de ventre et des fausses couches. Ils espéraient avoir des réponses de Mme Subra. Elle ne les a pas laissés tomber. "Après une rencontre avec Wilma, au moins, vous y comprenez quelque chose." dit Albertha Hasten, une activiste de la communauté. "Elle ne vous considère pas comme un illétré, même si vous venez du voisinage défavorisé de votre ville. Elle vous fait sentir que vous êtes quelqu'un de bien."

Pendant 2 décennies, Wilma Subra, une chimiste de métier et militante en environnement de réputation, a aidé plus de 800 communautés, beaucoup d'entre elles les plus pauvres de la région, tout le long du fleuve Mississippi, à se battre ou repousser des pollueurs.

Choisissez un endroit pollué le long du Mississippi, et il y a de bonnes chances qu'elle sache quels poisons se cachent dans le sol ou dans l'eau, comment ils se sont retrouvés là, et s'ils seront nettoyés.

"Elle est une championne quand elle visite une communauté." dit Marylee Orr, à la tête du groupe Louisiana Environmental Action Network, une coalition qui regroupe plusieurs groupes locaux.

Mais ne vous l'imaginez pas comme la belle Erin Brockovich avec ses talons hauts et ses mini-jupes. Wilma Subra préfère des sandales confortables et des tricots qui lui font ressembler, car elle l'est véritablement, à une gentille grand-mère. Elle est aussi une scientifique sans détours qui va directement au but et a été conférencière à Harvard, a témoigné devant le Congress des É.-U., a aidé à rédiger des projets de lois environnementaux, a servi de consultante lors de concentrations de cancers et de déversements toxiques, s'est débattue contre des producteurs de canne à sucre et des opérateurs de sites d'enfouissement, pour finalement recevoir une bourse pour son génie du groupe renommé MacArthur Foundation.

Même ses opposants ont des bons mots à son sujet: "Wilma est une figure de proue pour le mouvement environnemental." dit Dan Borne, le président d'un groupe d'affaires appelé Louisiana Chemical Association.

"Ils m'aiment parce que je suis plus douce que les "radicaux"." dit Mme Subra avec un sourire de La Joconde.

Son amie Doris Falkenheiner dit que la douceur de Mme Subra lui permet d'être directe sans se faire d'ennemis. "Elle peut dire des choses d'une façon telle que les gens la comprennent intellectuellement mais ne veulent pas nécessairement lui donner un coup de poing." dit Falkenheiner, une avocate qui a fait appel à l'expertise de Mme Subra. "Moi, je peux dire X, Y et Z, et quelqu'un va vouloir me jeter en bas du pont."

Bien que Mme Subra travaille partout au pays, elle se concentre surtout le long du corridor de 85 milles sur les rives du Mississippi entre Baton Rouge et la Nouvelle-Orléans, une région que les environnementalistes appellent "Cancer Alley", la ruelle du cancer, parce que les usines de produits chimiques et d'engrais ainsi que les raffineries y ont produits des dizaines de milliers de livres de polluants à tous les ans.

"Çà me met en colère quand je pense comment les gens se servent du fleuve comme un égout à ciel ouvert." dit Mme Subra, surveillant du coin de l'oeil la poussière s'élevant d'un chargement de grain dans une barge. Ici, des milles et des milles de cheminées s'enlignent jusqu'à l'horizon, la puanteur du pétrole pend dans l'air et les torchères des raffineries brûlent dans la noirceur de la nuit comme des chandelles géantes. Ici, Mme Subra est comme un général qui surveille les troupes sur un champs de bataille.

Elle connaît l'ennemi: des toxines comme le benzène, le toluène, le xylène, des dioxines. Elle connaît le terrain: où chaque site d'enfouissement et chaque incinérateur de déchets médicaux se trouvent. Et elle connaît les victimes: les milliers de personnes qui vivent dans les bayous et les routes de l'arrière pays qui souffrent d'asthme, d'irritations cutanées, de dommages au système nerveux ou de cancers et croient que tout est relié à l'environnement.

Certains jettent le blâme sur leur mode de vie, comme la cigarette, pour leurs problèmes. Mme Subra n'est pas d'accord: "Ce sont les produits chimiques." elle dit en insistant.

Dans le Myrtle Grove Trailer Park de la paroisse d'Iberville, à environ une douzaine de milles au sud de Bâton Rouge, la capitale de l'état, des résidents ont demandé à Mme Subra d'enquêter sur le chlorure de vinyle dans les puits. Des procès entamés dernièrement avancent que l'état était au courant des niveaux élevés du produit chimique dans les puits d'un parc avoisinant pendant plus de 3 ans avant que les résultats de tests avaient été dévoilés au public.

"C'est comme si vous vous leviez un matin pour apprendre qu'il y a un gros monstre vert que vous ne comprenez pas." explique Mme Subra.

Wilma Subra la scientifique, sait quelles questions doivent être répondues, quelles rapports demander et comment expliquer les données aux gens effrayés. Wilma Subra, l'activiste, fait des pressions pour obtenir d'autres tests afin de déterminer la source du produit chimique.

Elle n'est jamais à la tête d'une bataille d'une communauté, mais fournit des faits appropriés, et parfois d'importance vitale, pour ceux qui le sont. "Si vous faites toutes les démarches et êtes la seule à parler, vous n'êtes qu'un tueur à gage." dit-elle. L'ancienne prof de 57 ans encourage les autres de fouiller pour se procurer les informations d'eux-mêmes, et ensuite les aide à composer leur témoignage pour être lu durant les audiences publiques, parfois des cinquantaines à une seule réunion. "Ils doivent être maîtres d'oeuvre." explique-t-elle.

Mme Subra n'a pas peur de se salir les mains, si c'est nécessaire. Elle patauge dans des marais jusqu'aux genoux et se fraie un chemin dans des rizières inondés pour prélever des spécimens qu'elle analyse dans son laboratoire. Elle travaille gratuitement pour environ 75% du temps. Elle paie ses dépenses en étant à la tête d'une entreprise de tests avec un personnel de 3 personnes à New Iberia où ses clients sont des compagnies alimentaires, entre autres. Wilma Subra, la micro-biologiste, peut analyser les sauces épicées, aussi.

Durant les 20 années qu'elle a aidé à combattre les sites d'enfouissement en Louisiane, en Illinois et dans Utah, elle a forcé le nettoyage de centaines de dépotoirs et de sites de déchets pétroliers. Elle a aussi aidé à forcer l'industrie de rapporter ce qu'elle déverse dans le Mississippi.

Certains lui reproche de priver les communautés d'emplois.

Elle a perdu des batailles, aussi. Après 15 ans de luttes, elle n'a pas réussi à stopper un projet d'incinérateur. Après 2 décennies d'essayer de relocaliser des résidents de race noire qui vivaient près d'une raffinerie, sans succès. Elle est convaincue qu'une série d'effractions dans ses bureaux est lié à son travail. Mais elle et son mari ont toujours accepté ces évènements avec un grain de sel: "Wilma, tu ennuis qui ces temps-ci?" taquine son mari quand la police vient les voir à la maison.

Au cours des ans, Mme Subra dit que le problème le plus récurrent contre lequel est doit toujours faire face, c'est le racisme environnemental: une tendance qu'ont les industries polluantes de s'installer près des régions pauvres, habitées par les minorités, où elles pensent que les résidents ne se défendront pas.

Quand une compagnie appelée Shintech Inc. a proposé un projet d'usine de plastique de $700 millions près d'une communauté majoritairement noire de Convent, en Louisiane, il y a de cela plusieurs années, Mme Subra s'est fait demandé par les gens de la place d'enquêter sur les conséquences possibles d'une telle industrie près de chez eux. Sa conclusion était que des produits chimiques dangereux seraient relâchés dans l'air et dans l'eau. Quand elle a rencontré les ministres auxquels on avait promis une création d'emplois si souhaités, elle n'a pas mâché ses mots.

"Combien de gens dans votre paroisse réussiront un test pour les drogues?" demanda-t-elle. "Combien d'entre eux auront les qualifications pour obtenir ces emplois?"

"Ils ont alors compris que les emplois, ils n'étaient pas pour eux. Mais la pollution, elle, l'était." avait-elle dit.

NDLR: C'est peut-être difficile de comparer l'implantation des industries dans les régions pauvres de la Louisiane avec l'invasion des gazières dans nos campagnes québécoises, mais rappelez-vous les reportages des pauvres agriculteurs qui se plaignent de conditions financières difficiles, de l'isolation dont ils souffrent et des taux de suicide et de dépressions parmi leurs rangs. L’appât du gain possible et les tentations présentées par les landmen qui font signer des baux pour permettre des forages sur nos terres agricoles, est-ce si différent?
Photo: Dublinsky Photography

"Genial Grandmother Is 'Top Gun' in Environmental Activism
by Sharon Cohen

ON THE LOWER MISSISSIPPI -- When the call came, she stepped into her silver Impala and drove through sugar cane fields that sprout like bamboo curtains. She was greeted by a mystery, poison and sick people.

It was a familiar scenario for Wilma Subra. This time it was the people of Myrtle Grove Trailer Park in southern Louisiana with the problem: Their drinking water had high levels of vinyl chloride, a cancer-causing chemical. They wanted to know how long their wells had been contaminated. They worried about rashes, headaches, stomach pains, miscarriages. They turned to Subra for answers. She didn't disappoint them. "When you leave a Wilma meeting, at least you understand something," says community activist Albertha Hasten. "She makes you feel like you're not illiterate, like you didn't come from the poor side of town. She makes you feel like you're special."

For two decades, Wilma Subra, a chemist by trade and environmental crusader by reputation, has helped more than 800 communities--many of them poor towns along the Mississippi River--take on or fend off polluters.

Pick a spot along the Mississippi that's polluted, and chances are she knows what poisons lurk in the soil or water, how they got there and whether they're being cleaned up.

"She's like a champion when she goes into a community," says Marylee Orr, head of the Louisiana Environmental Action Network, an umbrella of grass-roots groups. "She's larger than life."

But stop if you're imagining a stiletto-heeled, miniskirted Erin Brockovich type. It's sensible sandals and gray knit for Wilma Subra, who looks like--and is--a genial grandmother. She's also a no-sass, all-sober scientist who has lectured at Harvard, testified before Congress, helped draft environmental laws, consulted on cancer clusters and toxic spills, fought sugar cane growers and landfill operators--and, in return, joined the elite club of MacArthur Foundation "genius" grant recipients.

Even opponents offer kind words. "Wilma is a top gun for the environmental movement," says Dan Borne, president of the Louisiana Chemical Assn., a business trade group.

"They like me because I'm a lot easier to deal with than the 'radicals,' " Subra confides with a Mona Lisa smile.

Her friend Doris Falkenheiner says Subra's soft-spoken ways allow her to be blunt without making enemies. "She can say things in a way where people understand them intellectually and don't want to hit her," says Falkenheiner, a lawyer who has called upon Subra's expertise. "I can say X, Y and Z, and someone will want to throw me off the bridge."

Though Subra works across the nation, much of her focus has been the 85-mile corridor along the Mississippi from Baton Rouge to New Orleans that environmentalists call "Cancer Alley," where chemical and fertilizer plants and refineries pump out tens of millions of pounds of pollutants each year.

"Knowing how people use the river as a sewer makes me angry and frustrated," Subra says, warily eyeing swirling dust clouds as grain is loaded onto a river barge. Here, miles of smoke-belching pipes stretch across the horizon, the stench of oil hovers in the air and refinery plumes glow in the night like giant eerie candles. Here, Subra is a general surveying a battlefield.

She knows the enemy: toxins like benzene, toluene, xylene, dioxin. She knows the terrain: where each landfill and every medical waste incinerator is located. And she knows the casualties: the thousands of people along bayous and back roads who have asthma, skin rashes, nerve damage or cancer and believe it's connected to their environment.

Some blame lifestyle, such as cigarette smoking, for these ills. Subra disagrees. "It's the chemicals," she insists.

In the Myrtle Grove Trailer Park in Iberville Parish, about a dozen miles south of Baton Rouge, the state capital, residents asked Subra this spring to investigate vinyl chloride in the wells. Recently filed lawsuits maintain the state knew of high levels of the chemical in wells at a nearby park for more than three years before test results this spring informed the public.

"It's like you woke up one morning and there was a horrible green monster, and you didn't understand it," Subra explains.

Wilma Subra, the scientist, knew what questions to answer, what records to request and how to explain the findings to frightened people. Wilma Subra, the activist, pressed for more tests to determine the source of the chemical.

She never leads a community's fight, but provides facts, savvy and, at times, backbone for those who do. "If you do all the walking and talking," she says, "you're just another hired gun." The 57-year-old former teacher urges others to dig up facts themselves, then helps them compose their testimony to be read at public hearings--sometimes 50 speeches in a single meeting. "They have to have ownership," she explains.

Subra gets dirty, too, if necessary. She wades knee-deep in oil-caked swamps and trudges through flooded rice fields to gather samples she analyzes in her lab. About 75% of the time she works for free. She pays her bills heading a three-person chemical testing firm in New Iberia, where her clients include food companies. Wilma Subra, the microbiologist, can analyze hot sauce too.

In 20 years she has helped defeat landfills in Louisiana, Illinois and Utah. She has gotten hundreds of dumps and oil field waste areas cleaned up. And she was instrumental in forcing industry to report more specifically on what it releases into the Mississippi.

Some critics say her activism deprives communities of jobs.

She has faced setbacks too: A 15-year fight to stop an incinerator failed. A two-decade effort to relocate black residents who live next to a refinery has been unsuccessful. And she's convinced that a string of break-ins at her office was related to her work. The burglar always ate from her refrigerator--and may have been trying to send her a message, police said. But she and her husband took it in stride. "Wilma, who are you harassing this time?" he would tease when another call from the cops came in to her home near New Iberia.

Over the years, Subra says one of the most persistent problems she has faced has been environmental racism--a tendency for polluting industries to locate in poor, minority areas where they think residents won't put up a fight.

When a company called Shintech Inc. proposed a $700-million plastics plant near the predominantly black community of Convent, La., a few years ago, Subra was asked by local folks to investigate the possible consequences. She concluded it would release dangerous chemicals into the air and water. When she met with ministers who were promised the plant would bring desperately needed jobs, she was blunt.

"How many people in your congregation can pass a drug test?" she asked. "How many people can meet the job requirements?"

"They realized the jobs weren't going to be theirs," she says, "but the pollution was."

Copyright 2001 Associated Press"

Link: http://www.commondreams.org/headlines01/1021-03.htm

And more recently:

"Speaker: Drilling has many hazards
Dr. Wilma Subra said gas waste is exempt from federal hazardous waste laws.
STEVEN FONDO, Times Leader Correspondent
Jul 14


KINGSTON TWP. – The hydraulic fracturing process used in gas drilling in Northeastern Pennsylvania can negatively affect the region’s surface and ground water tables, air quality, agricultural land and property values, as well as roads and emergency response costs, says a renowned chemist and environmental activist.

Dr. Wilma Subra spoke Wednesday night (July 11 2012) at the Unitarian Universalist Congregation Church in Kingston Township and Tuesday night at Temple B’nai B’rith in Kingston during presentations sponsored by the Gas Drilling Awareness Coalition.

Subra explained that waste products produced in the hydraulic fracturing, or fracking, process are exempt from federal hazardous waste laws and regulations, even though up to 60 percent of all fracking waste that is tested is found to be toxic.

Hydraulic fracturing is the process in which water, sediment and chemical additives are injected through a well to create fissures and release the natural gas trapped in shale.

The water remaining in the earth after the drilling process in the Marcellus Shale Reserve contains a number of toxic and carcinogenic chemicals including benzene and formaldehyde, which can cause a host of serious illness in humans, Subra said.

She said Pennsylvania is "ill-prepared" to deal with the potential hazards of natural gas drilling in the state and further regulations are needed to strengthened environmental protections.

"For years, the natural gas industry has been disposing of fracking waste in municipal sewage treatment plants," said Subra. "The problem with this is that the plants are not designed to treat fracking water, and adding chlorine to the waste only produces additional toxic compounds."

Subra continued that until environmental scientists intervened by raising concerns, Pennsylvania allowed gas drillers to use waste water in sprinkler trunks "to tamp down dust" near drilling areas.

Additional information on the potential health hazards from Pennsylvania’s natural gas drilling industry are available at the Gas Drilling Awareness Coalition’s website, GDACoalition.org.

Subra, who appeared in the award-winning 2009 documentary "Gasland," about the potential health and environmental hazards associated with the natural gas drilling industry, graduated from Southeast Louisiana University and is a past winner of the MacArthur Award for Chemistry. Subra was profiled on CNN’s Health Report; and was voted one of 2012’s "fiercest women" in 2010.

She is the president of the Subra Company, which provides technical assistance to individuals and community groups deal."

Link: http://timesleader.com/stories/Speaker-Drilling-has-many-hazards,175811

Wednesday, July 18, 2012

Gaz de schiste - un poème

Photo: DAN CEPEDA

Voici la traduction libre d'un poème composé spécialement pour la campagne contre le gaz de schiste

Méfiez-vous de celui qui vous parle de l'avenir de vos enfants

car il vient avec une machine à séismes

qui va ruiner la vie de vos enfants.

Méfiez-vous de celui qui vous parle d'investissements et de projets communautaires

car il va graisser la patte des faibles et des lâches parmi vous

et investira dans la division et la haine.

Méfiez-vous de celui qui vous parle de protection de l'environnement

et de procédures de sécurité. Elle reçoit des millions

pour vous mentir et se protègera

de toutes les conséquences

avec une armée d'avocats.

Mais par dessus tout, méfiez-vous de celui qui vous parlera de création d'emplois.

Il cherche le butin, et après qu'il ait mis la main dessus,

il vous laissera tous vous noyer dans le fond d'un trou

duquel vous pourriez ne jamais en sortir.

Je vous dis ceci maintenant:

Il y a des années de cela, la Créatrice d'Emplois est venue dans ma ville

nous crachant des centaines de jobs à la figure.

Elle a ouvert des mines et des usines,

dépossédant la terre et ses gens.

Encore plus de fric a été donné à la Créatrice d'Emplois

grâce aux politiciens

qui se sont assurés que tout comme eux,

elle n'aurait pas à se soucier des taxes

ou payer le loyer pour les usines et les mines,

qui appartiennent, dans les faits, au bon peuple.

Bien sûr, le peuple ne s'appartient toujours pas

à soi-même. La Créatrice d'Emploi a payé le peuple

juste assez pour qu'il

lui appartienne sans problèmes

pour le court temps qu'elle en avait besoin pour voler-exploiter.

Pour résumer en quelques mots une longue triste histoire:

quelques années ont passé et puis, bien sûr, la Créatrice d'Emploi est partie

avec tout le butin, et toutes les jobs.

Et tout ce qui est resté est un grand trou béant,

un grand trou immense magnétique dans le sein de ma communauté.

On a donné plusieurs noms à ce trou

baptisé par les différentes gens

qui ont tombé dedans depuis ces nombreuses années.

Pour la plupart, il s'appelle Le Trou du Chômage.

Pour beaucoup, c'est Le Trou de la Dépendance.

Pour d'autres, c'est Le Trou de la Grande Dépression.

Tellement de gens sont tombés et tombent toujours

dans Le Trou du Suicide.

Au cour des années, j'ai entendu beaucoup de femmes hurler

sans réponse dans Le Trou des Femmes Battues.

Cet immense grand trou dans le sein de ma vieille ville, grugée

d'un coup de pelle par la Créatrice d'Emploi: je l'appelle Le Trou de Mémoire.

Je l'appelle Le Trou de Mémoire

parce que trente ans plus tard

les gens tombent toujours dedans

et très peu se rappellent

et encore moins n’admettront jamais

qui a creusé ce trou.

Alors mon conseil pour vous -

venant de quelqu'un qui l'a vécu -

est ceci: quand la Créatrice d'Emploi se pointera chez vous,

prenez votre courage à deux mains,

aller chercher le plus de monde que possible,

marchez ensemble comme un seul homme dans sa direction

et chassez ce bâtard menteur et tricheur de votre ville.

Signé: Dave Lordan
Photo: Andrew Vaughan

"Anti-Fracking Poem

Poem for the anti-Fracking Campaign

Beware the one who talks to you of your children’s future

for he carries an Earthquake machine

that will rubble the lives of your children.

Beware the one who talks to you of Investment and Community Projects

for he will bribe the weak and the craven among you

and invest in division and hatred.

Beware the one who talks to you of protecting the environment

and of safety procedures. She is getting millions

to lie and will protect herself

from every consequence

with an army of lawyers.

Most of all, beware the one who talks to you of jobs.

He is searching for loot and, after he gets it,

will leave you all to drown in a hole

you might never get out of.

I’ll tell you how I know this:

Years ago a Jobsman came to my old town

spitting hundreds of jobs at us.

He opened mines and factories,

looting the earth and the people.

Even greater loot came to the Jobsman

by way of the politicians

who made sure that, just like them,

he didn’t have to worry about taxes

or for paying any rent for the factories and mines,

which, by rights, belonged to the people.

Of course, the people did not (and yet do not)

even belong to themselves. The Jobsman paid the people

just enough so that they

would unproblematically belong to him

for the little while he needed them for loot-extraction.

To cut a long, sad story short:

a few years passed and then, of course, the Jobsman fucked off

with all the loot, and all the jobs.

All he left was a great big hole,

a great big magnetic hole in the side of my town.

This hole has had many different names

for all of the different people

who have fallen into it over the years.

For most it’s called The Unemployment Hole.

For many, it’s been Addiction Hole.

For other’s, Black Depression Hole.

So many have fallen and fall and are falling

into The Suicide Hole.

Over the years I have heard many women screaming

unanswered in Wife-Beating Hole.

This great big hole in the side of my old town, gouged out

in one swoop by the Jobsman: I call it Memory Hole.

I call it Memory Hole

because thirty years on

people are still falling into the hole

and very few remember

and even fewer will ever admit

who it was that dug the hole.

So, my advice to you-

from someone who knows-

is this: when the Jobsman comes,

gather your strength,

gather your greatest numbers around,

march as one in his direction

and run the lying cheating bastard

out of town."

Signed: Dave Lordan

Link: http://davelordanwriter.com/2012/04/27/anti-fracking-poem/


Photo: Pandora Caravan

Monday, July 16, 2012

Sunday, July 15, 2012

Gaz de schiste - des artistes s'impliquent dans la cause



Cette semaine, des artistes américains se sont regroupés pour tenter de convaincre le gouverneur Cuomo qu'il ne devrait pas laisser l'industrie du gaz de schiste s'installer dans l'état de New York.

Aussi, au Canada, un nouveau groupe a été annoncé cette semaine: il s'est donné pour mission de dénoncer les demi-vérités, les fausses affirmations et les cachettes prononcées par les gouvernements, l'industrie et les médias partout au Canada, l'accent étant mis sur les nouvelles scientifiques et les applications possibles découlant de celles-ci.

J'ai mis le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec au courant de cette nouvelle entité dont la mission recoupe la leur.

Voici le lien pour leur site: http://www.badsciencewatch.ca/

Friday, July 13, 2012

La rivière Yamaska

Les effets du phosphore dans la rivière : prolifération d’algues et de cyanobactéries (algues bleues).
(Photo : OBV Yamaska)
"Seconde ronde d’échantillonnages
La Yamaska ne se porte guère mieux
Alain Charpentier - 8 juillet 2012

L’OBV Yamaska a présenté le 21 juin dernier les résultats de son échantillonnage effectué sur le territoire de Saint-Hyacinthe pour l’année 2011. Cette démarche s’inscrit dans l’analyse du bassin versant de la Yamaska entamée en 2010. Les résultats présentés à l’Hôtel de Ville de Saint-Hyacinthe par Mme Catherine Laurence-Ouellet, présidente de l’OBV Yamaska, ont permis de voir que depuis le début des analyses, la situation de la Yamaska ne s’est guère améliorée.

Saint-Hyacinthe pollue la Yamaska

L’eau qui sort de la Ville de Saint-Hyacinthe est de moins bonne qualité qu’à son entrée : par exemple, le taux de coliformes fécaux présent dans la Yamaska est de 70 UFC/100 ml à l’entrée de Saint-Hyacinthe, alors qu’il est de 400 UFC/100 ml à la sortie de la Ville [1]. La qualité de l’eau passe donc de « bonne » à « satisfaisante » pour ce critère. Dans le cas du phosphore est des matières en suspension, les deux autres paramètres à considérer pour évaluer l’état de santé de la rivière, ils ont aussi augmenté après le passage de la Yamaska dans Saint-Hyacinthe. Point positif, la qualité de l’eau de la Yamaska va néanmoins en s’améliorant et la Ville de Saint-Hyacinthe a fait beaucoup de travail dans ce domaine depuis 2010.

Comme en 2010, on a établi treize stations d’échantillonnage le long de la Yamaska à Saint-Hyacinthe. Trois d’entre elles retiennent principalement l’attention : celles situées sur les ruisseaux Mercier (à la Providence, à la Métairie), Décharge des Douze (ruisseau Donat-Giard) et Daignault (à la Providence). L’état de santé de ces tributaires avait déjà été considéré comme préoccupant dans l’analyse de 2010. Depuis, cet état s’est maintenu ou s’est très légèrement amélioré.

La Décharge des Douze : légère amélioration

Dans la Décharge des Douze (aussi nommé ruisseau Donat Giard, il part des carrières St-Dominique pour traverser des terres agricoles et le Boisé des Douze), les taux de phosphore, de matières en suspension et de coliformes fécaux ont diminué de manière substantielle (de près du tiers dans chacun des paramètres). Cependant, ce ruisseau présente le plus haut niveau de matières en suspension de toute l’étude avec 46 mg/l. Comme cause à ces différents problèmes, on évoque l’érosion ou décrochage des berges, les branchements croisés (égouts sanitaires et pluviaux qui se déversent l’un dans l’autre) et peut-être même les Carrières St-Dominique, mais l’impact de certaines pratiques agricoles est passé sous silence.

Ruisseau Daignault : pas d’amélioration

Dans le cas du ruisseau Daigneault (ou Daignault ?), le taux de coliformes fécaux a diminué à 280 UFC/100ml, ce qui le classe comme « satisfaisant » pour ce critère. Le taux de matière en suspension est demeuré sensiblement le même qu’en 2010. Mais pour ce qui est du phosphore présent dans l’eau, à 230 ug/l, le ruisseau Daigneault affiche un résultat « très mauvais » pour cette catégorie, se classant deuxième derrière le ruisseau Mercier. Pour expliquer ces problèmes, on évoque l’impact possible de la « faune » ou « d’animaux domestiques » (doit-on comprendre « animaux d’élevage » ?… On ne parle sans doute pas de déjections de perruches ou de chats ici). Pour ce qui est du taux de phosphore, on croit que le Golf La Providence pourrait en être en partie responsable avec l’épandage d’engrais et le non-respect de bandes riveraines en bordure du ruisseau qui le traverse. C’est certes à vérifier, mais encore une fois, pas un mot sur les pratiques agricoles ; même que le mot « bétail » est atténué par l’euphémisme « animaux domestiques ».

Ruisseau Mercier : toujours dernier de classe

Pour le ruisseau Mercier (le ruisseau de la Métairie), le portrait est moins réjouissant. Ce cours d’eau, l’un des plus mal en point de l’analyse de 2010, a vu son taux de phosphore augmenter à 250 ug/l, ce qui en fait l’eau la plus phosphorée de tout le territoire. Les coliformes fécaux n’ont pas connu de pointe aussi spectaculaire qu’en 2010 (un niveau de 5500 UFC/100 ml avait été alors atteint), mais ils se maintiennent tout de même à 1100 UFC/100 ml, ce qui le classe deuxième dans cette catégorie après le ruisseau Sirois (Rapide-Plat Nord). Ajoutons à cela que le taux de matières en suspension est demeuré lui aussi important (troisième dans cette catégorie) et nous avons là le cours d’eau le plus mal en point de tout le territoire, et ce, malgré une nette amélioration par rapport à 2010. Parmi les causes de ces problèmes, on suspecte encore une fois des branchements croisés en secteur urbain, mais l’impact que pourraient avoir l’épandage de lisier de porc et le non-respect des bandes riveraines par les agriculteurs en amont est, encore une fois, absent de l’étude.

L’industrie agricole oubliée ?

Dans les démarches annoncées pour 2012, on propose de rencontrer la Ville de Saint-Hyacinthe, les Carrières St-Dominique et le Golf la Providence pour faire un suivi, mais aucune rencontre avec l’UPA ou des exploitants agricoles n’est prévue dans ce plan d’action. Désormais, TOUS les acteurs du milieu économique et industrielle de la MRC doivent mettre l’épaule à la roue, même ceux qui ont été passés sous silence dans cette étude de caractérisation. Enfin, il sera intéressant de voir quel sera l’impact des efforts d’aujourd’hui dans l’étude de 2012."
_________________________________________

[1] Les coliformes fécaux sont des bactéries. Pour les mesurer, on compte le nombre de colonies formées par les bactéries pour calculer « l’unité formant colonie » (UFC) par 100 ml d’eau, par exemple. Une eau de moins de 200 UFC/100 ml est jugée, dans cette étude, de bonne qualité. Le phosphore présent dans l’eau se mesure en ug/l (microgramme par litre). Dans l’analyse, l’eau est jugée de bonne qualité quand le taux de phosphore dissous est de moins de 30 microgrammes par litre. Pour les matières en suspension, on calcule la quantité présente dans l’eau en milligrammes par litre. Une eau de moins de 6 mg/l est de bonne qualité.

Lien: http://www.journalmobiles.com/spip.php?article364
Les matières en suspension dans la Yamaska proviennent de l’érosion des berges ce qui lui donne cette couleur grise.
(Photo : OBV Yamaska)

Thursday, July 12, 2012

Le financement des groupes environnementaux - un problème récurrent

Comme vous allez voir, les coupures de budget dans tout ce qui touche de près ou de loin l'environnement est une habitude bien ancrée dans les politiques du parti Conservateur au niveau fédéral. Un retour en arrière d'une question qui est toujours d'actualité, malheureusement.

"La plupart des gens semblent actuellement convaincus qu'il faut protéger l'environnement, que la situation est critique et qu'il est grand temps d'investir temps et argent dans ce domaine. Malheureusement, le financement des groupes environnementaux d'éductation est loin d'être assuré et des bénévoles doivent investir un temps précieux pour remplr des formulaires interminables afin d'obtenir les suventions indispensables à la survie de ces groupes. Ces démarches ne sont même pas assurées d'aboutir car certains politiciens ne semblent pas encore convaincus de la nécessité de ces organismes.

En effet, la semaine dernière on pouvait lire dans les journeaux locaux que Monsieur Serge Bégin, candidat du parti Conservateur dans le comté, estime que Nature-Action a déjà reçu pas mal d'argent.

Soyons clairs: Nature-Action a reçu environ $60,000 l'an dernier d'Emploi et Immigration Canada pour engager 5 employés à temps plein durant 6 mois. Ces 5 personnes, dont plusieurs biologistes, ont fait un travail remarquable pour un pix dérisoire compte tenu de leurs qualifications: elles ont monté une exposition photographique, composé des dépliants de promotion, créé le Conseil régional de l'environnement de la Montérégie et organisé un colloque sur l'environnement, conjointement avec ce nouvel organisme. Grâce à cela, Nature-Action s'est fait connaître dans toute la Montérégie et les appels téléphoniques pleuvent pour toutes sortes de besoins: conférences, expositions, conseils, documenttion, etc. Le bénévolat ne suffit pas pour répondre à toutes ces demandes et rares sont les groupes qui peuvent payer pour un conférencier ou une exposition. Malheureusement, Nature-Action n'a plus que $1,000 en banque et bien souvent c'est le répondeur téléphonique qui est au poste actuellement.

La survie de Récupération Montérégie dépend aussi des subventions du fédéral. Comme l'entreprise est très peu mécanisée, il faut beaucoup de main d'oeuvre pour la ceuillette et le tri. Une partie des employés est payée par Emploi et Immigration Canada, sans cela le service coûterait beaucoup plus cher aux villes participantes. les villes doivent leur part, c'est vrai, mais la récupération devrait faire partie d'une politique globale de conservation d'énergie et des ressources nationales, çà presse!

Les groupes environnementaux ont besoin d'un programme de financement stable sur 3 ou 5 ans. C'est un non-sens de subventionner un organisme pendant 6 mois pour le laisser tomber après. Par ailleurs, il faudrait une concertation rapide entre les divers niveaux de gouvernement afin de partager clairement les responsabilités financières vs les groupes d'éducation populaire en environnement.

La question est essentiellement politique et c'est ici qu'il faut s'assurer d'élire des politiciens éclairés, convaincus que la détérioration de l'environnement est le problème majeur en cette fin de siècle. C'est une question de survie."

Signé: Édith Smeesters, Nature-Action

Publié dans la section Opinions de l'hebdomadaire Le Journal de Chambly, édition du mardi 30 janvier 1990, page A-6

Wednesday, July 11, 2012

Des légumes du jardin version abrégée

Je cherche le soleil sur mon terrain où les arbres jettent de plus en plus d'ombre pour faire pousser mes légumes. J'ai dû abandonner mon potager qui faisait 20' X 40' (6,1m X 12,2m) où nous avons fait construire un nouveau garage (à l'arrière plan). J'ai préservé la bonne terre que je dorlotais depuis 30 ans pour tenter d'autres sites de culture sur ma propriété. Par exemple, sur cette petite parcelle de 45" X 120" (1,15m X 3m), c'est surprenant ce que je réussi à cultiver:

-Quelques plants de tomates (en plus de ceux en pots en rangée à droite - des petites tomates Tiny Tim, des moyennes et des grosses Beefsteak)

-2 sortes de concombres (qui grimpent dans le grillage à l'avant plan)

-Quelques soleils (des graines de nourriture d'oiseaux qui se sont resemées toutes seules)

-2 rangées de laitue Buttercrunch avec des radis entre-semés

-2 rangées de betteraves

-2 rangées d'aneth

-4 plants de basilic

-3 rangées de pois

-2 rangées de fèves vertes

-2 rangées de fèves jaunes

Remarquez mon pluviomètre en premier plan sur un poteau à droite qui me permet de constater la quantité de pluie réellement tombée chez moi, le tout pour éviter de gaspiller l'eau potable pour irriguer en cas de rares besoins.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Ever since I've given up on my 20' X 40' vegetable garden because of tree shade, I'm trying different things around my property, looking for the best sun patches around the house. I've saved the soil I'd been coddling for more than 30 years and one of the things I've tried is this relitavely small patch (45" X 120") that surprises me by it's production:

-A few tomato plants (besides the ones in pots all in a row on the right - Tiny Tims, medium and the big Beefsteaks)

-2 kinds of cukes climbing in the sceen

-A few sunflowers growing from seeds that fell from the bird feeder

-Two rows of Buttercrunch lettuce mixed with radish

-Two rows of beets

-Two rows of dill

-Four basil plants

-Three rows of peas sowed 3 weeks apart

-Two rows of green beans

-Two rows of yellow beans

The rainmeter on the post to the right of the photograph helps me decide if watering is necessary. I rarely do, given that this is clay-based soil.

Monday, July 9, 2012

Gaz de schiste - Jessica Ernst en Nouvelle-Écosse


Soirée d'information publique à la salle communautaire Wallace

Le 9 juillet à 19:00 heures

Aussi au gymnase municipal de Westville

Le 10 juillet à 19:00 heures

Venez entendre ce que Jessica Ernst a à nous dire de sa vie sur une propriété qui a un puits d'eau potable contaminé après des forages et des fracturations menés tout près de chez elle à Rosebud, en Alberta.

Son eau de puits contenait tellement de méthane qu'elle a dû fermer la pompe et la déconnecter de sa maison et sa grange pour éviter des explosions.

Venez entendre parler de la pénurie d'eau à Penobsquis, au Nouveau-Brunswick, après les sondages sismiques et plus tard, des fracturations hydrauliques tout près.

Quels sont les effets sur la valeur de votre maison d'avoir un puits de forage près de chez vous?

Saviez-vous qu'il y a de vastes bassins de décantation pleins d'eaux de reflux contaminées ici-même en Nouvelle-Écosse? Des eaux contenant des radionucléides et de l'arsenic. Vous en apprendrez davantage lors des réunions.

L'entrée est libre et les places sont limitées. Les dons sont bienvenus pour couvrir les coûts.

Sunday, July 8, 2012

Junex débarque sur Anticosti (suite)

Photo: SÉPAQ

"île d’Anticosti - Une nouvelle campagne d’exploration inquiète
Des citoyens craignent le déboisement et les perturbations engendrées par la prochaine campagne d’exploration de Junex"

Article écrit par Alexandre Shields publié dans Le Devoir du 7 juillet 2012

"L’entreprise Junex, qui possède une partie des permis d’exploration pétrolière de l’île d’Anticosti, entend mener une campagne de levés au cours des prochaines semaines afin de préciser les lieux où pourraient avoir lieu des forages traditionnels dès 2013. Certains s’inquiètent toutefois du déboisement qui sera effectué pour mener ces tests.

Selon ce qu’a expliqué hier Dave Pépin, vice-président aux affaires corporatives et chef des finances de Junex, il faut absolument passer par une première étape de levés sismiques afin de déterminer où doivent être forés les puits exploratoires. Car même si on sait que la formation géologique du Macasty contient du pétrole, il faut être en mesure de déterminer le meilleur endroit pour tenter de préciser le potentiel.

Si tout se passe bien pour la société spécialisée dans l’exploration pétrolière et gazière, on espère forer des puits conventionnels l’an prochain. M. Pépin a d’ailleurs tenu à préciser qu’il n’était pas question de forages horizontaux ni de fracturation. Mais selon ce qu’a déjà fait valoir la direction de Pétrolia - qui possède elle aussi des permis d’exploration sur Anticosti -, il est probable que les pétrolières devront recourir à la fracturation pour extraire l’or noir du sous-sol de l’île. Cette méthode n’a jamais été utilisée au Québec et n’a fait l’objet d’aucune évaluation environnementale.

Selon ce qu’ont indiqué certaines sources au Devoir, les opérations de levés sismiques des prochaines semaines nécessiteront un certain déboisement de couloirs afin qu’il soit possible de progresser avec l’équipement. Ainsi, il serait question de déboiser sur une largeur de trois mètres et une longueur totale de 150 kilomètres. Tous les 60 mètres, un trou de huit mètres de profondeur devrait être creusé afin de mener les opérations. On mobilisera aussi un hélicoptère pour transporter le matériel. Certains citoyens s’inquiètent des perturbations qu’entraînent ces opérations. Il n’a pas été possible hier de rejoindre la mairie de Port-Menier pour obtenir des réactions.

Junex contrôle près de 945 kilomètres carrés de permis sur la plus grande île du Québec. Ceux-ci longent la rive sud d’Anticosti. Le sous-sol de ses cinq permis pourrait contenir pas moins de 12,2 milliards de barils de pétrole, selon la « meilleure estimation » inscrite dans un rapport publié en septembre dernier et produit par Netherland, Sewell and Associates, une firme d’ingénierie basée au Texas.

Au total, le sous-sol d’Anticosti pourrait receler au moins 40 milliards de barils de pétrole. Hydro-Québec contrôlait, jusqu’en 2008, la majorité des permis sur l’île. Ceux-ci ont été cédés à Pétrolia pour un montant qui n’a jamais été rendu public. Les entreprises qui contrôlent les permis doivent débourser 10 ¢ l’hectare chaque année pour conserver leurs droits d’exploration exclusifs."

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/354097/une-nouvelle-campagne-d-exploration-inquiete


Photo: trailcanada.com

Anticosti Island: a new exploration campaign worrisome to locals

Citizens are afraid the tree cutting and Junex's exploration activities will disturb island

"The company Junex, owning part of the oil exploration permits on Anticosti Island, intends to survey the island during the next few weeks in order to determine where the drilling could be done as soon as 2013. Some worry about the tree cutting needed to do these tests.

As explained by Dave Pépin, vice-president of corporate affairs and chief financial officer of Junex, the first necessary step is to do seismic surveys in order to determine where to drill the exploratory wells. Because even if we know the Macasty formation has oil, we have to be able to determine the best place to try to estimate it's potential.

If all goes well for this company specialized in oil and gas exploration, they hope to drill conventionnal wells next year. Mr Pépin also added that there was no planned horizontal drilling nor fracking. But by what Pétrolia has already made clear, also owning exploration permits on Anticosti, it is possible that the industry will have to do fracking to be able to extract the oil from under the island. This method has never been used in Quebec and has never been a subject of any environmental study.

As per some sources of Le Devoir, the seismic surveys that will be done during the next weeks will require a certain amount of land clearing to make corridors to let in some equipment. To do this, there will be brush clearing 3 metres wide an 150 kilometres long. At every 60 metres, an 8 metres deep hole will have to be dug. There will also be an helicopter involved to move some equipment. Some citizens are worried about the disturbance brought on by these operations. It wasn't possible to reach anybody at Port-Menier city hall yesterday (July 5 2012) to get their reaction to the news.

Junex holds permits for 945 square kilometres on the biggest island in the province of Quebec. They are mostly along the southern coast of Anticosti. The geological formation underneath could hold at least 12,2 billion barrels of oil as per the best estimations quoted in a report published in September by Netherland, Sewell and Associates, an engineering firm based in Texas.

All in all, Anticosti could be above at least 40 billion barrels of oil. Until 2008, Hydro-Quebec owned the majority of permits on the island. They were sold to Pétrolia for an undisclosed amount that was never made public. Companies holding these permits have to spend 10¢ per hectare per year in order to keep their exclusive exploration rights.
Photo: http://dtoursidsir.blogspot.ca


Saturday, July 7, 2012

Junex débarque sur Anticosti


entrée Facebook de Marc Anticosti du 5 juillet:


Junex rencontrera la population de Port Menier ce soir a 19hrs au local des Chevalier de Colomb.C,est pas encore afficher sur le babillard mais sa le sera a 13hrs cet apres midi.
J,aime ça quan on nous donne le temps de se retourner de bord sur un 10cent .:(((
La radio l,avais annoncée et la municipalitée a envoyer un mail a ses abonnés 24hrs avant.Merde je suis pas abonné moi et j,écoute pas la radio:((((

Email de Marie-Hélène Parant du 6 juillet

Suite à une rencontre* avec JUNEX à la Municipalité d'Anticosti hier soir le 5 juillet 2012 à Port-Menier

Nous avons appris ceci;

Il y aura 250 km de lever sismique a l'Île d'Anticosti cet été … oui 250 km.
150 km nécessiteront de la coupe de bois sur une largeur de 3 mètres … oui 150 km.
C'est comme attaquer la forêt amazonienne.

La coupe se fera de façon manuelle et à l'aide d'une déchiquetteuse, le paillis reste au sol. Pour les levées, des trous seront forés a tout les 60 mètres a une profondeur de 8 mètres. Le matériel de captation sera transporté sur les lieux par hélicoptère en "respectant l'espace aérien de Pygargue a tête blanche". (Ah ouais grosses mesures de prtection de l'environnement!)

La compagnie n'avait pas pensé a offrir des emplois au gens du village mais va faire savoir a la municipalité le genre de poste qui pourrait être disponible.(bucheron,signaleurs,tireur de ligne) Il est prévu d'y avoir de 30 a 70 employés pour une période d'un mois et demi. Logés en grande majorité dans les camps de la SEPAQ et ainsi qu'au camp forestier de PFA.

(Bravo à la SEPAC qui devrait être le protecteur de l'environnement de loger l'ennemi !!!)

NOUS DEVONS PROTESTER ÉNERGIQUEMENT ! CITOYENS DEBOUT !
1- MANIFESTATION DEVANT LE PARLEMENT DE QUÉBEC
2- FAIRE DES ACTIONS DE DÉSOBÉISCENCE CIVILE SUR ANTICOSTI DÈS CET ÉTÉ (volontaires recherchés)

* à noter que la rencontre a été annoncée aux citoyens d'Anticosti seulement quelques heures avant. De plus, cette décision de raser 150 km de forêt ne repose sur aucune étude environnementale et sans qu'un débat publique n'aie eu lieu.


Friday, July 6, 2012

Ce n'est pas d'hier qu'on fait dur en environnement


Un article dans le quotidien The Globe and Mail en 1994 me met en beau fusil, assez pour écrire au Premier Ministre Jean Chrétien.

Non, ce n'est pas d'hier que le Canada ne tient pas ses promesses internationales et environnementales.

Thursday, July 5, 2012

Gaz de schiste - un fournisseur de sable?

Après une recherche sommaire sur la compagnie Sables Collette sur la Toile, il semblerait que ce fournisseur se spécialise en projets de construction. Et ce camion aperçu hier sur la route 116 près des Promenades Saint-Bruno était vide.

Mais il m'est quand même venu à l'idée qu'il pouvait desservir un site de forage un jour. Alors voici mes photos prises d'un véhicule en mouvement. Pas évident...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Quebec is not an oil and gas province, so we are not used to seeing heavy equipment used to drill wells.

I don't want to suffer from paranoia and see it everywhere, but I freaked out when I saw this truck yesterday. This company specializes in construction projects, but who knows?

Wednesday, July 4, 2012

Gaz de schiste - Jessica en Nouvelle-Écosse demain

En plus d'engager des procédures judiciaires contre Encana et son gouvernement pour recevoir réparations pour son puits d'eau potable contaminé à Rosebud, en Alberta, Jessica fait une tournée après l'autre, conférencière pour informer les gens des périls de la fracturation hydraulique. Elle arrive d'une tournée en Grande-Bretagne, et a ensuite fait d'autres présentations aux États-Unis.

Elle repart pour la Nouvelle-Écosse demain.

Mais à la maison, elle laisse un jardin plein de mauvaises herbes, à son grand désarroi. Elle doit aussi aller mener son bien-aimé Magic, son petit chien, au chenil, qui revient à la maison, à chaque fois, un peu plus traumatisé de l'expérience.

Elle se sent bien coupable de négliger ce qu'elle aime pour partir militer contre les gazières, mais se croit responsable et s'oblige à partager ses connaissances scientifiques et personnelles pour que les autres puissent en bénéficier.

Et vous, quels sacrifices faites-vous pour la cause?

Tuesday, July 3, 2012

Canada: les coupures de la recherche en eau douce

Photo: THE CANADIAN PRESS

J'ai traduit ici un billet d'opinion dans un quotidien en ligne de l'Ontario. C'est sur un important centre de recherche en eau douce du Canada dont les découvertes ont révolutionné les méthodes d'assainissement des cours d'eau au travers la planète.

La tentative d'Ottawa de vendre un centre de recherche en eau douce est une autre gifle à la science.

Le plus important centre de recherche en eau douce de la planète est à vendre pour $1 et le gouvernement Conservateur a fait de son mieux pour s'assurer que personne ne peut se permettre de l'acheter.

La région appelée Experimental Lakes Area, un centre de recherche dont les bureaux centraux sont à Kenora qui a fait des découvertes importantes aux études des écologies des lacs d'eau douce pendant 50 ans, a vu son budget disparaître comme neige au soleil dans le budget voté tout dernièrement. Pêches et Océans dit que le centre de recherche ne cadre plus parmi ses priorités de plus en plus pratiques et devrait fermer en mars 2013, à moins qu'un nouveau directeur soit engagé d'ici ce temps-là.

On en cherche un en ce moment, bien que le gouvernement doit probablement savoir que c'est inutile. Les universités se serrent la ceinture et ne sont pas disposées à faire un achat impulsif d'une installation qui coûte $2 millions par année d'entretien, en plus du $1 dépensé pour l'acheter. C'est surtout vrai depuis que l'on sait que les Conservateurs ont déclaré un moratoire au Programme d'appui aux ressources majeures du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le choix de financement le plus adéquat pour avoir pu rendre cet achat réalisable.

Probablement que les universités se méfieront de s'engager à financer la fermeture du site et réhabiliter les lacs de la région si elles risquent de ne pas pouvoir continuer de recevoir du financement. À la place, il semblerait que le gouvernement paiera le prix estimé de $50 millions pour le fermer afin d'économiser la somme annuelle de $2 millions.

Pourquoi est-ce que les Conservateurs ne garderaient pas le site actif pour disons, 3 ans, afin de donner une chance aux universités le temps de soit attendre que la levée du moratoire du NSERC ou trouver d'autres moyens de ramasser les fonds afin de garder le centre ouvert? Dépenser $6 millions pour économiser $50 millions, et sans oublier que c'est un centre de recherche environnemental de renommée mondiale, serait un investissement bien avisé.

Peut-être, comme l'a suggéré la communauté scientifique canadienne, que le gouvernement ne veut tout simplement pas le faire parce qu'il n'a nullement l'intention de sauvegarder le centre. Après tout, les découvertes de l'ELA sont souvent malcommodes pour les promoteurs, incluant le gouvernement, à cause du développement agressif des sables bitumineux de l'Alberta.

Tout dernièrement, par exemple, l'ELA a découvert que les lacs pollués au mercure peuvent être réhabilités si on cesse l'intrant de mercure. Cela contredit l'argumentaire souvent avancé par les sables bitumineux qui génèrent beaucoup de mercure, qu'un lac pollué par le mercure le restera à jamais.

Cela est le genre d'information que n'importe quel gouvernement devrait tenter de s'approprier et diffuser avec le public tout en prenant des décisions sur ses dépenses. Mais les Conservateurs ont démontré maintes et maintes fois, par exemple la fois qu'ils ont décidé d'annuler le formulaire version allongé du recensement, ou leur volonté de faire taire leurs scientifiques, et maintenant la fermeture du ELA, qu'ils ont l'intention de garder les Canadiens dans l'ignorance des faits gênants, même si cela veut dire qu'ils doivent gouverner dans l'ignorance également.

Le gouvernement continue toujours sa poursuite d'objectifs à court terme au détriment des coûts à long terme. C'est une approche politique contre l'information qui démontre, au mieux, de l'indifférence, et au pire, un antagonisme à la capacité de faire de la recherche nécessaire pour gouverner correctement.

NDLR: contrairement à ce que dit le commentaire de beancounter, les sables bitumineux génèrent du mercure comme l'affirme l'étude scientifique menée par le célèbre David Schindler ici: http://www.theecologist.org/News/news_round_up/581400/canada_tar_sands_industry_ignoring_toxic_river_pollution.html

Pour en lire plus sur le sujet, un article écrit par Charles Côté dans La Presse ici: http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201206/14/01-4534936-laboratoires-federaux-des-installations-neuves-fermees.php

Photo: USGS

"Ottawa’s attempt to sell freshwater research centre another blow to science

The most important freshwater research centre in the world is being sold for one dollar and the Conservative government has done its best to ensure that no one will be able to afford it.

The Experimental Lakes Area, a Kenora-based research facility that has been making key contributions to the study of freshwater lake ecologies for 50 years, saw its funding slashed to nil in the outsized omnibus budget bill passed earlier this month (June 2012). The Department of Fisheries and Oceans said the centre no longer fits with its increasingly practical priorities and would be closed in March of next year unless a new operator could be found.

The search is now on, though, as the government must know, it is likely futile. Cash-strapped universities are in no position to impulse-buy a facility that costs $2 million per year to maintain on top of its one-dollar price tag. This is especially true given that the Conservatives have put a moratorium on the Major Resources Support Program of the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada — the funding option most likely to have made the purchase possible.

Universities are probably also wary of having to bear the cost of shutting the facility down and remediating the lakes in the area should they be unable to maintain funding. Instead, it seems, the government will pay the estimated $50-million price of closing it in order to save the relatively paltry annual sum of $2 million.

Why wouldn’t the Conservatives keep the facility open for, say, three years as a way to buy universities time to either wait out the NSERC moratorium or find alternative means of raising the funds to keep the facility open? Spending $6 million to save $50 million — not to mention a world-class environmental research centre — would be a wise investment.

Perhaps, as Canada’s scientific community has suggested, the government is unwilling to do so because it has no desire to see the centre saved. After all, the ELA’s findings are often inconvenient for supporters, including the government, of the aggressive development of the Alberta oilsands.

Recently, for instance, the ELA discovered that mercury-polluted lakes can be rejuvenated if mercury input is staunched. This contradicts the argument, often made by the massively mercury-emitting oilsands, that a lake once polluted by mercury will always remain so.

This is the sort of information any government ought to seek and share with the public as it makes decisions about how to spend. But the Conservatives have shown repeatedly — with, for example, the scrapping of the long-form census, the ongoing silencing of scientists, and now the closure of the ELA — that they intend to keep Canadians in the dark about the messy facts, even if it means they have to govern in the dark, too.

The government is once again pursuing short-term goals at a great long-term cost. It’s an anti-enlightenment approach to policy-making that shows, at best, indifference, and at worst, antagonism to the research capacity necessary for good government."

Opinion piece published in theStar.com here: http://www.thestar.com/opinion/editorials/article/1219669--ottawa-s-attempt-to-sell-freshwater-research-centre-another-blow-to-science

Note: Contrary to the comment of beancounter, the tar sands DO spread mercury in the environment as per David Schindler's research here: http://www.theecologist.org/News/news_round_up/581400/canada_tar_sands_industry_ignoring_toxic_river_pollution.html