Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Saturday, March 30, 2013

Ernst versus Encana - les juges jouent à la chaise musicale

Photo: Colin Smith

Le juge en chef de l'Alberta entendra le fameux procès de fracturations hydrauliques

Ma traduction libre d'un reportage d'Andrew Nikiforuk publié dans le quotidien The Tyee le 29 mars 2013.

Le juge en chef de la province de l'Alberta sera le nouveau gestionnaire de cas dans le fameux procès de plusieurs millions de dollars qui met en vedette les impacts de la fracturation hydraulique sur l'eau souterraine enclenché par la scientifique Jessica Ernst contre Encana et des régulateurs de l'Alberta.

Le juge en chef Neil Whittman s'est porté volontaire pour prendre en main le dossier après que le gouvernement Harper ait promu la juge Barbara L. Veldhuis qui présidait le procès à la Cour du Banc de la Reine pour l'envoyer à la Cour d'Appel de l'Alberta le mois passé.

En réalité, la promotion retirait Veldhuis du célèbre procès et menaçait de retarder de plusieurs mois, et de plus causer des coûts additionnels à la plaignante.

De plus, la juge Velduis était sur le point de trancher à savoir si le régulateur de l'énergie de l'Alberta pourrait être poursuivi ou pas par un propriétaire terrient pour avoir manqué à son devoir de faire respecter les règlements provinciaux, protéger l'eau souterraine et le respect des droits constitutionnels des Canadiens.

Un avocat représentant le conseil de conservation des resources énergétiques Energy Resources Conservation Board (ERCB), le régulateur du pétrole et du gaz de l'Alberta, avait présenté l'argumentaire qu'il n'avait pas de devoir de protéger les systèmes d'eau souterraine qui alimentent les eaux de surface, ou envers chacun des propriétaires terriens.

Murray Klippenstein, l'avocat de Toronto qui représente Jessica Ernst, a acceuilli la nouvelle du nouveau juge qui prendra en charge le dossier.

"Le fait que le juge en chef de la cour du Banc de la Reine de l'Alberta deviendra le juge gestionnaire du cas indique ici l'importance des questions soulevées par le procès de Jessica Ernst." disait Klippenstein au journaliste du quotidien The Tyee.

"Nous espérons que le dossier peut maintenant aller de l'avant sans retards inutiles. Les Albertains ont le droit de savoir ce qui c'est réellement déroulé à Rosebud." (Rosebud est un joli hameau au nord de Calgary où Encana a mené des forages peu profonds intensifs dans les formations de schiste de houle.)

La résolution des Albertains ruraux veut une règlementation plus sévère

La pratique de la fracturation hydraulique, l'injection d'importantes quantités d'eau et de produits chimiques dans des formations géologiques qui contiennent des hydrocarbures à des milles de profondeur est un sujet controversé à la grandeur de la planète à cause du peu de protection de l'eau souterraine, une science inadéquate et des régulateurs captifs.

Le Québec, l'Allemange, la Bulgarie et l'état de New York ont des moratoires sur la pratique tandis que des communautés rurales en Afrique du Sud et l'Australie ne permettent pas l'accès à leurs terres aux opérations de fracturations hydrauliques pour du gaz non conventionnel, et ce afin de protéger l'eau souterraine et le bétail.

Le 19 mars, une association appelée Alberta Association FOR Municipal Districts and Communities (AAMDC), qui représente la majorité de la ruralité albertaine, a voté majoritairement en faveur d'une règlementation plus sévère pour encadrer la fracturation hydraulique et un niveau plus élevé de protection de l'eau souterraine dans la province.

La résolution demande au gouvernement de l'Alberta de faire la cartographie de tout le réseau d'eaux souterraines et son contenu, faire des tests sismiques avant et après les fracturations hydrauliques, ainsi que protéger les sources d'eau souterraine et de surface en imposant un coffrage d'une profondeur minimum sous les zones aquifères.

De plus, l'AAMDC demande que l'industrie pétrolière et gazière cesse d'utiliser de l'eau douce pour le processus de fracturation hydraulique et d'injections dans toutes les régions de l'Alberta puisque que l'eau douce est un besoin nécessaire pour la consommation humaine.

Brenda Knight, conseillère de Wheatland County, qui ne s'oppose pas au développement pétrolier et gazier s'il est fait correctement, dit qu'elle a présenté la résolution après avoir colligé des preuves sur plusieurs incidents impliquant la fracturation hydraulique dans son comté.

Elles incluent des cas de contamination d'eau souterraine, de perte de puits d'eau potable, des coffrages de puits inadéquats, et de grandes ouvertures béates qui sont apparues soudainement sur des terrains. Dans un de ces cas, un fermier a perdu son tracteur dans une source qui s'est agrandie.

La pratique de la fracturation hydraulique se fait depuis longtemps dit Knight, "Mais avant, c'était un vieux Modet-T de Ford, maintenant, c'est une Lamborghini" pour ce qui est de la force utilisée pour faire éclater les formations géologiques qui contiennent du pétrole ou du gaz.

"Nous devons nous tenir à jour de ce que font les compagnies pétrolières et gazières. On ne peut pas rester sur nos lauriers. Elles ont changé leur technologie et peut-être qu'il serait temps que l'on change nos règlements."

La protection des propriétaires terriens et l'environnement, c'est pas sorcier, continue Knight. "L'eau souterraine est la source de vie pour nos familles et notre bétail. Nous ne pouvons pas laisser gâcher çà."

La longue lutte de $33 de Ernst

Jessica Ernst est une résidente de Wheatlan County, une vaste région à l'est de Calgary qui a connu des forages intensifs et de la fracturation hydraulique pour du gaz de houille depuis quelques années.

Son procès de $33 millions prétend qu'Encana, l'un des plus importants producteurs de gaz naturel du Canada, aurait foré et fracturé des puits de gaz de houille à faible profondeur directement dans la source d'eau potable entre 2001 et 2004 près de Rosebud, en Alberta, et aurait donc pollué l'eau du puits de Ernst avec assez de produits chimiques toxiques et de méthane pour rendre l'eau inflammable.

De plus, la requête décrit en détails comment les régulateurs de l'énergie de l'Alberta, le ERCB et Alberta Environment (équivalent du ministère de l'environnement) n'auraient pas suivi les processus d'enquête et pour faire respecter les règlements qu'ils avaient établis et publicisés malgré les preuves directes de pollution causée par l'industrie et les avoeux publics que la fracturation hydraulique à faible profondeur met l'eau souterraine à risque.

À date, Encana, le gouvernement de l'Alberta et le ERCB n'ont pas présenté leurs requêtes pour la défense pour les incidents qui se sont produits il y a 9 années de cela déjà. Alors, l'industrie forait et fracturait des milliers de puits peu profonds dans une formation de houille au coeur de l'Alberta, avec pour résultat qu'il y a eu plusieurs plaintes pour l'eau souterraine, des protestations et des réunions publiques.

Un communiqué sur le site Web d'Encana clame que la compagnie a produit du gaz naturel de façon sécuritaire et responsable et que la requête de Ernst est sans mérite.

Le ERCB a tenté de faire annuler le procès l'an passé. Ses avocats ont présenté comme argumentaire que le régulateur, une agence en qui les propriétaires terriens pour la plupart n'ont pas confiance partout dans la province, est immunisée des procès. Les représentants de l'agence ont aussi écrit que le régulateur n'a pas le devoir de protection des citoyens qui se plaignent de contamination d'eau souterraine parce que cela pourrait créer une marée de litiges.

Le juge Whittman va soupeser si c'est préférable de réentendre les arguments déjà présentés à la cour bondée de Calgary en janvier. Soit qu'il lira les transcriptions ou demander une autre audience pour réécouter les argumentaires.

Avant d'être nommé comme juge en chef il y a de cela 3 ans, Wittmann était un juge populaire de Calgary et avant cela, il travaillait comme partenaire à la firme d'avocats Code Hunter Wittman pendant 27 ans.

Wittman est aussi co-auteur d'un livre sur les responsabilités et dommages environnementaux intitulé "Western Canadian Hazardous Waste Management & Liability" qui date des années 1990. Le livre avait été publié par The Canadian Institute en 1989.


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"Alberta's Top Judge to Hear High Profile Fracking Case

Flaming tap water lawsuit by Jessica Ernst faced delay after previous judge promoted.

By Andrew Nikiforuk, March 29 2013, TheTyee.ca

Alberta's top judge will be the new case manager for a celebrated multi-million lawsuit on the groundwater impacts of shallow hydraulic fracturing by scientist Jessica Ernst against Encana and Alberta regulators.

Chief Justice Neil Whittman volunteered to take over the case after the Harper government promoted Honourable Barbara L. Veldhuis, a Court of Queen's Bench judge presiding over the landmark case, to the Court of Appeal of Alberta last month.

The promotion effectively removed Veldhuis from the celebrated lawsuit and threatened months of delay and additional cost for the plaintiff.

Moreover Justice Velduis was about to rule on whether or not Alberta's energy regulator could be sued by a landowner for failing to uphold provincial rules, protect groundwater and respect the constitutional rights of Canadians.

A lawyer representing the Energy Resources Conservation Board, Alberta's oil and gas regulator, had argued that it owed "no duty of care" to groundwater systems that sustain surface waters or to individual landowners.

Murray Klippenstein, the Toronto-based lawyer representing Jessica Ernst, welcomed the new judge to the case.

"The fact that the chief justice of Alberta's Court of Queen's Bench will be the case management judge in this case is indicative of the importance of the issues raised by Jessica Ernst's lawsuit," Klippenstein told The Tyee.

"We hope that the case can now move forward without unnecessary delay. Albertans are entitled to know what really happened in Rosebud." (Rosebud is a pretty hamlet north of Calgary where Encana has done extensive shallow drilling for coal bed methane.)

Rural Albertans' resolution wants stricter regulations

The practice of hydraulic fracturing, the injection of large volumes of water and chemicals into hydrocarbon bearing formations miles underground, has been the subject of global controversies due to lax groundwater protection, inadequate science and captive regulators.

Quebec, Germany, Bulgaria and New York state have placed a moratoriums on the practice while rural communities in South Africa and Australia have locked their gates to shale gas fracking operations to defend groundwater and livestock.

On March 19 the Alberta Association FOR Municipal Districts and Communities (AAMDC), which represents much of rural Alberta, voted overwhelmingly in favor of a resolution calling for stricter regulation of hydraulic fracturing and higher levels of protection for groundwater in the province.

The resolution calls on the Alberta government to directly map all groundwater and its contents; perform pre and post seismic testing on frack jobs; and "Protect surface and groundwater supply by imposing a minimum wellbore casing depth below aquifer zones."

In addition the AAMDC called for "the cessation of the use of fresh water to the oil and gas industry for the hydro-fracking and water injection process in all areas of Alberta as fresh water is required for human consumption."

Wheatland County Councillor Brenda Knight, who is not opposed to oil and gas development done right, says she introduced the resolution after gathering evidence on several hydraulic fracturing incidents in her county.

They included groundwater contamination, water well losses, improper well casing, and large openings that have appeared unexpectedly in the ground. In one case a farmer "lost his tractor in a spring that opened up."

The practice of hydraulic fracking has been around for a long time says Knight. "But it used to be a Model-T, now it's a Lamborghini" in terms of horsepower deployed to shatter oil and gas formations.

"We have to stay ahead of oil and gas companies. We can't stay idle. They've changed their technology and maybe its time to change some of our regulations."

Protecting landowners and the environment is not exactly "a rocket science," adds Knight. "Groundwater is the source of life for our household and our cattle. We can't ruin that."

Ernst's long, $33 million battle

Jessica Ernst is a resident of Wheatland County, a large area east of Calgary that has witnessed heavy drilling and fracking for coal bed methane and tight gas in recent years.

Her $33 million lawsuit alleges that Encana, one of Canada's largest natural gas producers, drilled and fracked shallow coal bed methane wells directly in the local groundwater supply between 2001 and 2004 near Rosebud, Alberta and thereby polluted Ernst's water well with enough toxic chemicals and methane to make it flammable.

In addition the claim details how Alberta's energy regulators, the Energy Resources Conservation Board and Alberta Environment "failed to follow the investigation and enforcement processes that they had established and publicized" despite direct evidence of industry-caused pollution and public admissions that shallow fracturing puts groundwater at risk.

To date Encana, the Alberta government and ERCB have not yet filed statements of defense on incidents that took place nine years ago. At the time industry drilled and fracked thousands of shallow wells in a coal formation in central Alberta resulting in scores of groundwater complaints, protests and public meetings.

A statement on Encana's website says it has been "safely and responsibly producing natural gas" and that Ernst's claim "is without merit."

The ERCB moved to strike the case last year. Its lawyers have argued that the regulator, an agency that landowners largely distrust throughout the province, is immune from lawsuits. The board's legal representatives have also written that the regulator owes "no duty of care" to citizens complaining about groundwater contamination because such a finding would create " a flood litigation."

Justice Whittman will consider how best to re-hear arguments presented in a crowded Calgary court room last January. He will either read the transcripts or require a rehearing of the arguments.

Prior to his appointment as chief justice three years ago Wittmann served as a popular Calgary judge and prior to that he worked as partner for the law firm Code Hunter Wittmann for 27 years.

Wittman also co-authored a book about environmental liabilities and damages titled Western Canadian Hazardous Waste Management & Liability in the 1990s. It was published by the Canadian Institute in 1989. [Tyee] "

Link: http://thetyee.ca/News/2013/03/29/Alberta-Fracking-Case/

Friday, March 29, 2013

Gaz de schiste - un développement à 'petite échelle' passerait par Bécancour


Paru dans Le Courrier Sud, signé: Sébastien Lacroix

Dans un document publié vers la fin de 2012, le Comité d'évaluation environnemental stratégique (CÉES) sur le gaz de schiste a choisi de retenir 5 scénarios de développement plausible sur un horizon de 25 ans.

Les scénarios retenus varient de "aucun développement" à un développement à "grande échelle", en passant par "l'exploration seulement", le développement à "petite échelle" et le développement à "moyenne échelle".

Pour le moment, le gouvernement péquiste a décider d'imposer un moratoire sur les activités d'exploration et d'exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent jusqu'à l'adoption d'une législation pour encadrer l'industrie.

Étant donné le statut minoritaire du gouvernement en place, cette position pourrait toutefois changer si jamais il est battu aux prochaines élections.

Or, si jamais un éventuel gouvernement décidait d'autoriser un développement à "petite échelle", la région serait durement touchée par les activités d'exploration et d'exploitation de la filière, puisqu'ils seraient concentrés dans la MRC de Bécancour et le comté de Lotbinière.

En effet, ce scénario vise le secteur nord-est de la zone située entre la faille Yamaska et la ligne de Logan. C'est-à-dire la zone située sur la Rive-Sud du fleuve St-Laurent et au Nord de l'autoroute Jean Lesage, ainsi qu'à l'Est de l'autoroute 55 jusqu'à Saint-Antoine, une municipalité située en face de Nenville.

Selon le CÉES, environ 1,000 puits pourraient être forés, et 166 plate-formes pourraient être installées, dans le cadre de ce scénario en appliquant l'hypothèse selon laquelle 50% du territoire visé est libre de contraintes. Le tout se ferait sur une période de 10 ans à partir de 2014.

Le CÉES explique que ce territoire de 1, 258 kilomètres carrés correspond aux conditions minimales, en termes de volumes et de prix en deçà desquelles l'industrie ne serait pas en mesure d'exploiter économiquement la resource.

Le calcul selon lequel ce territoire représenterait le minimum requis tient compte du potentiel gazier du corridor 2 qui est situé entre la faille de Yamaska et la ligne de Logan en faisant l'hypothèse que le gaz y est uniformément distribué.

NICOLET-YAMASKA SERAIT LA SUIVANTE...

Si un gouvernement va de l'avant avec un développement à "moyenne échelle", c'est tout le corridor 2 où les activités seraient autorisées, c'est-à-dire la zone située entre la faille Yamaska et la ligne de Logan jusque dans la région de Montréal.

C'est donc dire que la majeure partie de la MRC de Nicolet-Yamaska sera elle aussi visée par les activités de l'industrie.

Dans cette zone, déjà une vingtaine de puits ont déjà été forés au cours de 2007 à 2010, dont plusieurs l'ont été dans les environs.

Que l'on pense à Junex qui a foré à Bécancour, St-Grégoire et Villeroy, Talisman Energy qui a des puits à Gentilly, Fortierville, La Visitation, St-David et Ste-Gertrude, ainsi que Gastem et Canadian Forest Oil, qui ont un puits à St-Francois-du-Lac.

Le développement à moyenne échelle proposé par le CÉES représenterait entre 2,500 et 5,000 puits ainsi que l'installation de 425 à 830 plateformes. La période de déploiement serait de 15 ans, à partir de 2014."
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A journalist named Sébastien Lacroix took the time to go through files published at the end of last year made public by the Strategic Environmental Assessment committee on shale gas in Quebec that elaborated 5 possible shale gas development scenarios over 25 years.

The scenarios studied went from "no development" at all to "large-scale", and in between, "only exploration", "small-scale" and "medium scale".

For the moment, the Parti Québécois (PQ) government decided to declare a moratorium on exploration and exploitation shale gas activities in the St. Lawrence Valley until legislation is voted in to oversee the industry.

Since the current government is a minority government, this could change if ever the PQ is voted out of power in the next elections.

But, if ever the future government decided to authorize a "small-scale" development, this region would be hard hit by exploration and exploitation activities since they would be concentrated in the Bécancour MRC (regrouping of municipalities) and the Lotbinière county.

Indeed, this scenario means that the north-east sector of the zone between the Yamaska fault and the Logan Line would be the main region seeing the activities of the industry. More precisely, it would be the zone on the South-shore of the St. Lawrence River and north of the Jean Lesage auto route (Trans-Canada Highway), and east of highway 55 up to St. Antoine, a municipality just across Nenville.

The CÉES report says about 1,000 wells would be drilled, and 166 well pads could be installed in this scenario, if we suppose that 50% of the region is free of constraints. It would all be done within 10 years starting in 2014.

The CÉES explains that this territory of 1,258 square kilometres would correspond to minimal conditions in terms of volumes and prices; any less and the industry could not exploit the resource in an economical manner.

The calculation used to determine the minimum area required takes into account the potential of gas extractable of corridor 2, between the Yamaska fault and the Logan Line, assuming that the gas is uniformly distributed in that area.

NICOLET-YAMASKA REGION WOULD BE NEXT...

If a government goes ahead with a "medium scale" development, it's all of corridor 2 that would see activities be permitted, in other words the region between the Yamaska fault and the Logan Line all the way down to the Montreal region.

Which means that the major part of the Nicolet-Yamaska MRC would also be part of the playing field of the industry.

In this zone, already some 20 wells have already been drilled between 2007 and 2010, a lot of them around here.

Be it Junex that drilled in Bécancour, in St. Grégoire and Villeroy, Talisman Energy that has wells in Gentilly, in Fortierville, in La Visitation, in St. David and Ste. Gertrude, and also Gastem and Canadian Forest Oil that have wells in St. François-du-Lac.

The medium scale development proposed by the CÉES would represent between 2,500 and 5,000 wells drilled and the installation of between 425 and 830 drilling pads. The activities would last for 15 years starting in 2014.

Thursday, March 28, 2013

La vie aquatique dans nos rivières souffrent de la pollution


La majorité des ruisseaux et des rivières ne sont pas assez en bonne santé pour maintenir la vie aquatique selon l'EPA.

Cinquante-cinq pourcent des longueurs de rivières et de ruisseaux aux États-Unis étaient en mauvais état pour maintenir la vie aquatique, surtout menacées par le ruissellement contaminé par les engrais, selon l'EPA (Environmental Protection Agency, l'agence fédérale chargée de protéger l'environnement) dans un communiqué sorti à la fin mars 2013.

De hautes concentrations de phosphore et d'azote, le ruissellement de régions urbaines, la couverture végétale à la baisse et la pollution par le mercure et les bactéries font que 1,2 millions de milles (1,9 millions de km) de ruisseaux et de rivières sondées sont stressées, dit l'EPA.

"Cette nouvelle science nous démontre que les ruisseaux et les rivières de l'Amérique sont impactées sérieusement." dit Nancy Stone, administrateur du bureau de l'EPA pour l'eau, dans un communiqué de presse.

Vingt-et-un pourcent des longueurs de cours d'eau aux É.-U. sont en bon état biologique, une donnée à la baisse du 27% en 2004, selon le sondage tenu en 2008 et 2009 sur quelques 2,000 sites.

Vingt-trois pourcent était en état raisonnable et pour 55%, l'état était mauvais, indique le sondage. Les données utilisent un index qui met ensemble des mesures de vie aquatique, comme les écrevisses et les insectes aquatiques.

Des trois régions climatiques majeurs sondées, les terres hautes de l'est, les plaines et les basses terres, et l'ouest, c'est l'ouest qui est en meilleure condition avec 42% des cours d'eau en bon état.

Dans les terres hautes de l'est et les plaines, ainsi que les basses terres, 17% et 16% des longueurs de cours d'eau étaient en bon état.

Le facteur de stress le plus répandu, et ce de façon importante, est le phosphore et l'azote qui sont utilisés comme engrais. Quarante pourcent des longueurs de cours d'eau montraient des concentrations élevées de phosphore et 28% montraient des niveaux élevés d'azote, selon le rapport.

Les niveaux à risque de mercure dans les tissus des poissons dépassaient la norme dans 13,144 milles de rivières. Les ruisseaux n'avaient pas été étudiés pour çà. Dans 9% des longueurs de cours d'eau, des spécimens de bactéries enterococci dépassaient les normes acceptables pour protéger la santé humaine.

Des chercheurs fédéraux, des états et des tribues ont participé au sondage sur des sites qui variaient largement, du fleuve Mississippi jusqu'aux ruisseaux en montagne.

Le rapport de l'enquête est la première révision basée sur des statistiques sur l'état des rivières et des ruisseaux des É.-U.

"Most streams, rivers in poor health for water life : EPA

(Reuters) - Fifty-five percent of U.S. river and stream lengths were in poor condition for aquatic life, largely under threat from runoff contaminated by fertilizers, the U.S. Environmental Protection Agency said on Tuesday (March 26 2013).

High levels of phosphorus and nitrogen, runoff from urban areas, shrinking ground cover and pollution from mercury and bacteria were putting the 1.2 million miles (1.9 million km) of streams and rivers surveyed under stress, the EPA said.

"This new science shows that America's streams and rivers are under significant pressure," Nancy Stone, acting administrator of the EPA's Office of Water, said in a statement.

Twenty-one percent of the United States' river and stream length was in good biological condition, down from 27 percent in 2004, according to the survey, carried out in 2008 and 2009 at almost 2,000 sites.

Twenty-three percent was in fair condition and 55 percent was in poor condition, the survey showed. The finding uses an index that combines measures for aquatic life, such as crayfish and water insects.

Of the three major climatic regions surveyed - eastern highlands, plains and lowlands, and the west - the west was in the best shape, with 42 percent of stream and river length in good condition.

In the eastern highlands and the plains and lowlands, 17 percent and 16 percent of waterway length respectively was in good condition.

By far the most widespread stress factor was phosphorus and nitrogen, which are used in fertilizer. Forty percent of river and stream length had high levels of phosphorus and 28 percent had high levels of nitrogen, the report said.

Risk levels of mercury in fish tissue were exceeded in 13,144 miles of rivers. Streams were not surveyed. In 9 percent of river and stream length, samples for enterococci bacteria topped levels for protecting human health.

Federal, state and tribal researchers carried out the survey at sites ranging from the Mississippi River to mountain streams.

The survey report is the first statistically based overview of the condition of U.S. rivers and streams."

Link: http://www.reuters.com/article/2013/03/26/us-usa-rivers-idUSBRE92P0XY20130326

Wednesday, March 27, 2013

Itinéraire des manifestations: la pression monte sur Québec


"QS, Juripop et l'Association des juristes progressistes demandent au PQ de ne plus tolérer ces règlements à Québec et Montréal

La Presse canadienne

Le gouvernement péquiste a abrogé la loi 78, et ainsi l'obligation faite aux manifestants de dévoiler leur itinéraire. Mais cette disposition est demeurée en vigueur à Montréal et Québec, qui avaient fait voter des règlements municipaux à cet effet.
Québec — Le gouvernement péquiste devrait demander aux villes de Montréal et Québec d'abroger leur règlement municipal obligeant les manifestants à dévoiler leur itinéraire, ont affirmé lundi (25 mars 2013) trois regroupements.

Le parti politique Québec solidaire, le service d'aide juridique Juripop et l'Association des juristes progressistes (AJP) estiment que le gouvernement est dans une position contradictoire en tolérant ainsi ces règlements, qui ont motivé des arrestations récemment dans les deux villes.

En septembre dernier, dès son premier conseil des ministres, la première ministre Pauline Marois a abrogé les dispositions de la loi 12 limitant les manifestations, qui avaient été introduites par les libéraux avec le projet de loi 78, durant la crise étudiante du printemps précédent.

Le gouvernement péquiste levait ainsi l'obligation faite aux manifestants de dévoiler leur itinéraire. Mais cette disposition est demeurée en vigueur à Montréal et Québec, qui avaient profité du projet de loi 78 pour voter des règlements municipaux à cet effet.

Le président de QS et coporte-parole André Frappier croit qu'en tolérant ce statu quo dans les deux villes, le gouvernement se place dans une position contradictoire.

M. Frappier estime que les péquistes devraient demander aux deux villes d'abroger leur règlement municipal.

«Ils s'en lavent les mains, a-t-il dit. C'est contradictoire maintenant de ne pas aller plus loin et de ne pas demander aux deux municipalités de l'abroger, même si le gouvernement n'a pas le pouvoir, au moins de ne pas rester silencieux.»

Le directeur général de Juripop, Marc-Antoine Cloutier, a relevé que dans l'opposition, plusieurs péquistes, dont Mme Marois et la ministre Véronique Hivon, se sont indignés des excès permis par le projet de loi 78, qui est devenu la loi 12 lorsqu'elle a été adoptée.

M. Cloutier a affirmé qu'il ne comprend pas comment le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, peut maintenant demeurer muet face aux arrestations de masse vues à Montréal, que les policiers motivent en invoquant un règlement qui oblige la divulgation des itinéraires de manifestations.

«Tous, en réunion, quand on discutait de la loi 78, se scandalisaient de cette obligation d'itinéraire, a-t-il dit. Alors moi je ne comprends pas comment aujourd'hui, M. Bergeron, ministre de la Sécurité publique, peut demeurer muet face à ce genre d'arrestations de masse.»

Le cabinet de M. Bergeron a plutôt dirigé les questions vers celui de son collègue aux Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

Mais l'attaché de presse de M. Gaudreault a indiqué que le gouvernement ne fera aucun commentaire sur la situation puisque le règlement montréalais P-6, qui touche notamment l'itinéraire des manifestants, est contesté devant la Cour supérieure.

L'avocate Sibel Ataogul, présidente de l'AJP, a affirmé que Mme Marois ne s'était pourtant pas gênée pour dire que les dispositions portant sur les manifestations nuisaient aux droits et libertés, en septembre, même si la cause était déjà devant le tribunal.

«C'est très inquiétant et c'est complètement incohérent, considérant que la même disposition pour elle était tellement contraire aux droits et libertés qu'elle l'a abrogée avant que les tribunaux statuent dessus», a-t-elle dit.

Selon Mme Ataogul, depuis le 15 mars, les policiers montréalais ne tolèrent plus les manifestations sans itinéraire connu, alors que c'était le cas l'an dernier.

À Québec, au début du mois, le même phénomène a été observé, les policiers intervenant aussitôt que le cortège s'est mis en marche. "

Lien: http://www.ledevoir.com/societe/justice/374122/itineraire-des-manifestations-la-pression-monte-sur-quebec
Photo: Montreal Gazette

Itinerary of rallies: pressure increasing on Quebec

The Québec Solidaire political party, Juripop and the Association des juristes progressistes are asking the Parti Québécois to stop tolerating regulations in Quebec City and Montreal

My translation of a French article signed by The Canadian Press

The Péquiste government abrogated the Law 78, and thus revoked the obligation for rallies to reveal their itinerary. But this disposition is still enforced in Montreal and Quebec City, whose municipalities had voted in these bylaws.

So the Parti Québécois should ask these cities to abrogate their municipal regulation that force rallies to reveal their itinerary, so say three groups Monday March 25 2013.

The Québec solidaire political party, the legal aid service called Juripop and the AJP ( association of progressive jurists ) think that the government is in a contradictory position by tolerating these bylaws that are behind recent arrests in these 2 cities.

Last September, at the first council of ministers, Prime Minister Pauline Marois abrogate Law 12 dispositions that limited rallies, introduced at the time by the Liberals with Bill 78 during the student crisis of last spring.

The péquiste government thus lifted the obligation of the people that held a rally to reveal their itinerary. But this disposition remained in force in Montreal and Quebec City, taking advantage of Law 78 to vote their municipal bylaws.

The president of the Quebec solidaire party and co-spokesperson André Frappier believes that by tolerating this status quo in these 2 cities, the government is then in a contradictory position.

Mr Frappier thinks that the péquistes should ask the 2 cities to abrogate their bylaws.

"They are washing their hands of it," he said. "It's contradictory to stop now and not ask those 2 municipalities to abrogate, even if the government has no power over them in this; they should at least not stay silent about it."

The general manager of Juripop, Marc-Antoine Cloutier, mentioned that in the Opposition, many members of the PQ, like Mrs Marois and Minister Véronique Hivon, had been outraged by the excesses Bill 78 allowed, bill that became Law 12 when it was passed (adopted).

Mr Cloutier said that he does not understand how the Minister of Public Safety Stéphane Bergeron can now stay silent when confronted with the mass arrests that occurred in Montreal, that the police excuse by referring to a bylaw that forces people who rally to reveal their itinerary.

"All of them, in a meeting discussing Law 78, were outraged of this obligation to give out an itinerary", he said. "So me, I don't understand now how today Mr Bergeron, Minister of Public Safety, can stay silent when these mass arrests occur."

The cabinet of Mr Bergeron referred all questions to the cabinet of his colleague in Municipal Affairs, Sylvain Gaudreault.

But Mr Gaudreault's press attaché said that the government will not comment on this subject because the Montreal bylaw P-6, that regulates among other things the itinerary of anyone doing a rally, is in Superior Court.

President of the AJP, lawyer Sibel Ataogul, said that Mrs Marois had not been shy to mention that the dispositions that oversaw the rallies were harmful to the rights and freedoms, back in September, even if the cause was already in court.

"It's very troubling and completely incoherent, considering that the same disposition for her was so contrary to the rights and freedoms that she abrogated even before the tribunals had statuated on it." she said.

Mrs Ataogul said that since March 15, the Montreal police do not tolerate rallies without known itineraries anymore, even thought they did last year.

In Quebec City, at the beginning of the month, the same thing happened: the police intervened immediately as soon as the people in the rally started to move."

Also, read editorial in the National Post here: http://fullcomment.nationalpost.com/2013/03/26/davide-mastracci-montreals-assault-on-democracy/

Tuesday, March 26, 2013

Gaz de schiste - Si l'industrie nous écrivait...

Photo: Jim Rydbom

Le professeur Anthony Ingraffea de Cornell University avait composé une lettre idéale que l'industrie nous aurait écrite pour nous ranger de son bord. Montez pas trop vite sur vos grands chevaux avant de lire la réponse imagée à une telle lettre fictive...

Afin d'évaluer la valeur de tout commentaire ou texte rédigés par Tony, lisez sa biographie (en anglais): http://www.cee.cornell.edu/people/profile.cfm?netid=ari1

Ma traduction libre (NDLR: remplacez "Marcellus" par "Utica", et son texte s'appliquerait tout aussi bien aux Québécois qu'aux citoyens de la Pennsylvanie):

Lettre de 9 points rédigée par le professeur Ingraffea pour l'industrie du gaz de schiste du Marcellus.

Si l'industrie du gaz de schiste du Marcellus avait tout fait comme il faut pour s'assurer que le développement de la filière du gaz naturel se fasse "correctement", çà ne serait toujours pas assez selon le professeur de l'université Cornell, le docteur Anthony Ingraffea.

La lettre que j'aurais aimé qu'on nous écrive...


Le 1 juillet 2007,

Aux citoyens des états au-dessus du Marcellus
De l'industrie du gaz naturel

Nous vous écrivons pour vous demander la permission de développer le gaz naturel dans vos états en utilisant le procédé de fracturation hydraulique grâce à des fluides à grand volume dans des puits horizontaux à grand empattement.

Bien que vous nous avez permis de produire du pétrole et du gaz en forant des milliers de puits durant toutes ces années, nous reconnaissons que nous vous demandons maintenant de nous permettre de faire du développement beaucoup plus intense en utilisant une technologie jamais encore employée dans votre région. Nous reconnaissons que nos projets de développement pour vos états pourraient éventuellement compter plus de 400,000 puits dans le Marcellus uniquement, avec des milliers additionnels dans d'autres formations de schiste, qui pourraient valoir des milliards de dollars au cour des décennies à venir.

Nous avons constaté comment un tel développement intense avec cette technologie a causé des problèmes où nous l'utilisons en ce moment dans les schistes gaziers. Nous avons écouté attentivement vos préoccupations à propos de ces problèmes, et d'autres qui pourraient survenir, alors nous vous écrivons maintenant pour en arriver à une convention sociale avec vous. Nous comprenons que vous nous accordez un privilège, et que vous tous devez collectivement nous donner le droit de développer votre gaz, parce que, bien honnêtement, nos projets vous affecterons tous considérablement, pas seulement les propriétaires terriens avec qui nous pourrions avoir une relation d'affaires.

Donc, si vous nous donnez la permission que nous vous demandons, voici ce que nous vous promettons de faire:


1- Puisque nous de commencerons pas à exploiter dans votre région pour un autre 2-3 ans, nous avons le temps de vous aider à vous préparer pour notre arrivée:

Nous allons immédiatement financer des programmes de formation dans vos collèges communautaires pour former des travailleurs locaux pour notre industrie. Nous allons subventionner des bourses pour les étudiants qui s'engagent à travailler pour notre industrie. Ces travailleurs auront le droit de refus les premiers pour les offres d'emplois que nous afficherons.

Nous allons immédiatement financer des programmes de formation appropriés pour vos équipes de premiers répondants: pompiers, police, santé et risques de déversements, et nous allons leur fournir l'équipement nécessaire à nos frais.

Nous reconnaissons que notre équipement lourd endommagera plusieurs de vos routes et de vos ponts. Nous allons commencer dès maintenant à les améliorer pour qu'ils demeurent praticables, non seulement pour nos équipements, mais pour votre usage également, tout le long du processus de développement. Ceci sera un stimulus pour aider vos problèmes de chômage immédiats. Quand le développement du gaz sera complété dans une région, nous allons payer pour les réparations finales pour laisser toutes les routes et les ponts impactés dans les meilleurs conditions possibles. Ceci sera un héritage que l'industrie vous laissera à son départ.

Nous allons financer la construction ou la mise à jour des usines de traitement de déchets industriels dans votre région et les sites d'enfouissement avec une capacité adéquate pour gérer sécuritairement tous les déchets solides et liquides que nous générerons. Nous n'allons pas transporter par camion vos déchets vers d'autres états.

2- Nous serons transparents pour tout notre projet de développement:

Nous allons vous dire aussitôt que possible, mais pas plus tard qu'un an avant le début des activités, l'endroit et la date que nous allons forer, et quels gazoducs et stations de compression qui seront nécessaires, à quels endroits et les dates d'échéances.

Nous allons publier les données de production de gaz et de déchets pour chaque puits, et ce sans erreurs, et à l'heure.

Nous allons vous dire où votre gaz ira sur le marché. Nous n'allons pas vendre votre gaz sur un marché étranger.

Nous allons dévoiler complètement tous les produits chimiques et les autres substances que nous utilisons.

3 - Nous allons accepter, sans discussion, tous les nouveaux règlements qui pourraient être proposés par vos agences régulatrices: vos règlements actuels sont inadéquats pour encadrer les nouvelles technologies et prendre en compte les impacts cumulatifs. Nous allons présenter nos suggestions à vos agences pour une évolution constante de la règlementation suite aux leçons que nous allons tirer de nos travaux.

4- En tout respect de votre héritage naturel environnemental:

Pour chaque arbre que nous allons descendre, nous allons planter au moins un autre arbre de remplacement. Nous allons reboiser toutes les routes d'accès aussitôt que nous le pourrons, et minimiserons la largeur de toute coupe forestière.

Nous allons payer un prix équitable pour l'eau que nous allons prélever de vos lacs et de vos rivières, qui s'élèveront à quelques millions de gallons par puits gazier en moyenne.

Peu importe ce que nous briserons, dépouillerons ou polluerons, nous allons réparer, remplacer ou remédier à nos frais.

5 - Nous allons disposer sécuritairement de tout déchet liquide ou solide généré par notre développement:

Nous n'allons jamais stocker de fluides de reflux ou eaux usées dans des bassins de décantation à ciel ouvert. Tous ces fluides seront recyclés le plus que possible par les technologies existantes, peu importe l'augmentation du prix qui nous sera imposé.

Tous les déchets liquides et solides qui resteront après avoir fait le recyclage seront traités aux usines de traitement de déchets industriels mentionnés ci-haut. Nous allons fournir de l'équipement de monitorage de radioactivité pour chaque site de forage: tous les matériaux, incluant les rognures de forages, qui quitteront le site de forage et qui déclencheront l'alarme seront envoyés à une site licencié pour recevoir des déchets radioactifs.

6- Nous ne causerons pas de hausse de taxes pour vos citoyens.

Nous allons être d'accord pour subir une augmentation importante du prix des permis pour couvrir l'augmentation probable de travail que vous subirez à cause du nombre de permis à réviser.

Nous allons accepter une taxe de séparation de l'état, le niveau duquel sera flottant, selon une comptabilité exacte de tous les coûts subis par l'état et les municipalités.

7- Nos gestes suivront nos paroles à propos des sources d'énergies propres et les émissions;

Chaque camion, chaque génératrice, chaque pompe, chaque compresseur fonctionnera au gaz naturel; pas de moteurs fonctionnant au diesel ni à l'essence.

Nous empêcherons les émissions gazeuses de s'échapper de tous nos processus: pas d'évaporation de bassins à ciel ouvert, pas de relâchements de pression aux stations de compressions ou de citernes de condensats.

8- Nous verrons au bruit et à la pollution lumineuse, même si une communauté n'a pas de règlement de zonage en place pour règlementer:

Tous nos sites de puits et de stations de compression verront des mesures d'atténuation de bruit et de lumière en place avant le début des travaux.

Nous situerons tous les sites de forages, les stations de compression et les pipelines en collaboration avec la communauté.

9- Nous ne ferons pas subir de stress indu à vos communautés:

Nous n'allons jamais faire d'expériences à forer plusieurs puits sur une petite surface en un court laps de temps.

Nous allons obéir à toutes les restrictions de sites et d'heures permises.

Nous n'allons jamais contester les affirmations d'un citoyen qui dit avoir perdu sa source d'eau souterraine. Si un puits est perdu, nous allons le remplacer, peu importe la façon nécessaire pour fournir l'eau demandé par le propriétaire, et ce à nos frais.

Nous demanderons jamais à un citoyen lésé par notre développement de garder le silence en retour d'une remédiation.

Finalement, et humblement, nous remarquons que même nos meilleures planifications et nos meilleurs efforts ne suffiront pas, à un moment donné, à un endroit donné, d'une façon ou d'une autre. En conséquence, en plus de toutes les contributions mentionnées ci-haut, nous promettons aussi d'établir un dépôt fiduciaire qui encaissera 1% de la valeur de tout le gaz produit des puits de gaz de schiste utilisant la fracturation hydraulique horizontale à grand volume annuellement. Ce compte sera administré par une tierce partie indépendante de votre choix, et sera utilisé comme fond d'urgence pour compenser financièrement ceux qui seront lésés financièrement ou physiquement par notre développement dans votre état.

Merci pour porter attention à notre demande.



Voici la réponse que j'espère on leur donnera:

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Le 1er juillet 2011

Adressée à l'industrie du gaz naturel de la part des citoyens des états au-dessus du Marcellus.

Nous avons observé, calculé, réfléchi, étudié la science pertinente, et nous sommes venus à la conclusion que même quand c'est "bien fait", ce n'est pas suffisant.

Non merci.


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Texte présenté à la conférence Rachel Carson Legacy de 2010 à Pittsburgh, en Pennsylvanie, le 24 septembre 2010.

Photo: Dermot Tatlow

"Prof. Ingraffea’s 9-Point Letter from the Marcellus Shale Industry

If the Marcellus gas industry did everything it should to make sure natural gas development is "done right," that still would not be good enough for Cornell Professor Dr. Anthony Ingraffea.



The Letter I Wish Had Been Written

July 1, 2007

To: The Citizens of States Over the Marcellus
From: The Natural Gas Industry

We are writing to ask your permission to develop shale gas in your states using high-volume, slickwater, hydraulic fracturing from long horizontal well legs (HVSHF).

Although you have allowed us to produce oil and gas from thousands of wells over many years, we recognize that we are now asking you to allow us to do much more intense development than ever before, using a technology never before used in your area. We acknowledge our development plan for your states might eventually involve over 400,000 Marcellus wells alone, with thousands more in other shales, and be valued in the trillions of dollars, over decades to come.

We have seen how such intense development with this technology has caused problems where we are using it already in gas shales. We have listened closely to your concerns about these problems, and others on the horizon, so we are writing you now to make a compact with you. We understand that you are granting us a privilege, that, collectively, all of you have to give us the right to develop your gas, because, quite honestly, our plans will significantly affect all of you, not just landowners with whom we might have a business relationship.

Therefore, if you give us the permission we seek, here are our promises to you:

1. Since we will not be developing in your area for another 2-3 years, we have time to help you prepare for our arrival:

We will immediately fund appropriate training programs in your community colleges to produce homegrown workers for our industry. We will subsidize tuition for the students who commit to work in our industry. Those workers will get right-of-first-refusal on our job openings.
We will immediately fund appropriate training programs for your emergency response teams--fire, police, medical, and spill hazards--and we will equip them at our expense.
We recognize that our heavy equipment will damage many of your roads and bridges. We will start now to pay to upgrade these so that they all remain usable not just by our equipment, but by you, too, throughout the development process. This will be a "stimulus" to help your unemployment situation now. When development is complete in an area, we will pay for final repairs necessary to leave all impacted roads and bridges in state-of-the-art condition. This will be a legacy gift to you from our industry.
We will fund the construction or upgrading of regional industrial waste treatment and disposal facilities with adequate capacity to process safely all of the solid and liquid wastes we produce. We will not truck your wastes to other states.

2. We will be transparent about our entire plan for development:

We will tell you as soon as practicable, but no later than 1 year before start of activity, where and when we will drill, and what pipelines and compressor stations will be needed where and by when.
We will publish gas and waste production figures from every well, accurately, and on-time.
We will tell you where your gas is going to market. We will not sell your gas to a foreign market.
We will disclose, completely, all chemicals and other substances we use.

3. We will accept, without debate, all new regulations that might be proposed by your regulatory agencies: your existing regulations are inadequate to cover the new technologies and cumulative impact of HVSHF. We will offer your agencies suggestions for continuous evolution of the regulations as a result of lessons we are learning.

4. With respect to your natural environment legacy:

For every tree we uproot, we will plant at least 1 replacement. We will reforest all access roads as quickly as we can, and minimize the width of all forest cuts.
We will pay a fair price for the water we extract from your lakes and rivers, which will average several million gallons per gas well.
Whatever we break, despoil, or pollute, we will repair, replace, or remediate, at our expense.

5. We will safely dispose of all liquid and solid wastes from our development:

We will never store any flowback fluids or produced water in open pits. All such fluids will be recycled to the highest extent possible by existing technologies, regardless of increase in cost to us.
All liquid and solid wastes remaining from recycling will be treated at the above-mentioned industrial waste treatment plants. We will provide radiation monitoring equipment on every well pad: any materials, including drill cuttings, leaving a well pad that trigger an alarm will be sent to a licensed radioactive waste disposal facility.

6. We will not cause an increase in any tax levy on your citizens.

We will agree to a substantial increase in permit fees to reflect the expected 4-fold increase in person-time we expect you to spend on review of permits for HVSHF.
We will agree to a state severance tax, the level of which will be floating, according to an accurate accounting of all costs to the state and municipalities.

7. We will practice what we preach about clean fuels and emissions:

Every truck, every generator, every pump, every compressor will run on natural gas--no diesel, no gasoline engines.
We will not allow uncaptured gaseous emissions from any of our processes: no evaporation from open pits, no pressure releases from compressor stations or condensate tanks.

8. We will be sensitive to noise and light pollution, even if a community does not have zoning restrictions in place to regulate such:

All of our pads and compressor stations will have sound/light suppression measures in place before startup.
Site drill pads, compressor stations, and pipelines in collaboration with the community.

9. We will not unduly stress any of your communities:

We will never experiment with drilling many wells in a small area over a brief period of time.
We will abide by all area and time restrictions on permitting.
We will never contest loss of well water use by any citizen. If a well is lost, we will replace it with whatever type of supply is requested by its owner at our expense.
We will never require a citizen harmed by our development to promise silence in return for remediation.
Finally, and humbly, we note that even our best plans and efforts will come up short, sometime, someplace, somehow. Therefore, in addition to all the contributions noted above, we also pledge to establish an escrow account which will receive 1% of the value of all gas produced from shale gas wells using HVSHF each year. This account will be administered by an independent 3rd party, advised by an independent panel you select, and will be used as an emergency fund to compensate those financially or physically harmed by our development in your state.

Thank you for your attention to our request.

The Letter I Hope Will Be Written

July 1, 2011

To: The Natural Gas Industry
From: The Citizens of States Over the Marcellus

We have observed, calculated, thought, done the science, and we have concluded that even “doing it right” is wrong.

No thanks.

Presented at the 2010 Rachel Carson Legacy Conference in Pittsburgh, PA on September 24, 2010"

Link: http://www.marcellusprotest.org/Ingraffea-9-point-letter
Photo: Andrew Harrer

Monday, March 25, 2013

Gaz de schiste - Le 15 novembre 2010

Photo: Yves Rivard

Une date mémorable dans l'histoire du Québec, mais qui n'aura probablement la place qui lui est due dans les manuels d'école.

Durant l'après-midi, au BAPE sur les gaz de schiste à Longueuil, des Québécois ont tenté du mieux qu'ils pouvaient de faire passer le message:

« Merci de laisser les gaz de schiste dans la terre pour une génération ».

"Une trentaine d’autres citoyens dans la salle se sont levés ensemble pour proclamer la même phrase à tour de rôle : « Merci de laisser les gaz de schiste dans la terre pour une génération ». Le président de la commission n’est pas intervenu, il a préféré conclure, avec une pointe d'ironie, « Je m’appelle Pierre Fortin, et je vous remercie d'avoir participé à cette séance. »"

Lien: http://mediasud.ca/nouvelle.php?id=3468

et en soirée, dehors, devant les portes de l'hôtel, quelques centaines de personnes venues de partout dans la province sont venus scander, chanter, crier.

Mais le plus beau moment est venu quand Lise Perreault, personne timide de nature (et qui m'a confié qu'elle a aussi peur des foules!), a pris la place d'honneur et a sommé tout le monde de chanter "L'hymne à la beauté du monde". C'est ainsi que des voix d'hommes et de femmes se sont élevées dans la noirceur de la nuit comme un cantique religieux et ont entonné:

LA BEAUTÉ DU MONDE

L'hymne à la beauté du monde

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas la beauté du monde

Ne tuons pas la beauté du monde
Chaque fleur, chaque arbre que l'on tue
Revient nous tuer à son tour

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas le chant des oiseaux
Ne tuons pas le bleu du jour

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas la beauté du monde

Ne tuons pas la beauté du monde
La dernière chance de la terre
C'est maintenant qu'elle se joue

Ne tuons pas la beauté du monde
Faisons de la terre un grand jardin
Pour ceux qui viendront après nous
Après nous

Ne tuons pas la beauté du monde
La dernière chance de la terre
C'est maintenant qu'elle se joue

Ne tuons pas la beauté du monde
Faisons de la terre un grand jardin
Pour ceux qui viendront après nous
Après nous

Paroles de Luc Plamondon

Désormais, cette chanson sera associée, pour moi, à la résitance des Québécois à l'invasion gazière, et j'avoue que j'en pleure de fierté!

November 15 2010

An important date in Quebec's history.

It's the day when the provincial environmental public hearings body BAPE was in Longueuil.

In the afternoon, many people in Quebec were there to testify that shale gas and fracking was not for us.

"Thank you for leaving the shale gas underground for another generation." said each one in turn about 30 people after stating their name. The president of the commission had tried to keep control of the hearings, but he could not stop this wave of peaceful people stating calmly what the whole province was trying to say.

And later on, during the evening, a crowd had gathered outside the hotel entrance. A lot of shouting, signing and protesting was going on.

But the most memorable moment for me when a shy, crowd fearing lady took center stage in the middle of us and encouraged us to sing the hymn to the world's beauty. Many men and women's voices started to sing the words of the famous Luc Plamondon and their song soared in the dark night like a church choir.

THE BEAUTY OF THE WORLD

The hymn to the beauty of the world

Let's not kill the beauty of the world
Let's not kill the beauty of the world

Let's not kill the beauty of the world
Each flower, each tree we kill
Comes back to kill us in turn

Let's not kill the beauty of the world
Let's not kill the bird song
Let's not kill the blue of the day

Let's not kill the beauty of the world
Let's not kill the beauty of the world

Let's not kill the beauty of the world
The Earth's last chance
It is now in jeoperdy

Let's not kill the beauty of the world
Let's make the world a vast garden
For those that will come after us
After us

Let's not kill the beauty of the world
The Earth's last chance
It is now in jeoperdy

Let's not kill the beauty of the world
Let's make the planet a big garden
For those that will come after us
After us.

From now on, in my view, this is the theme song of Quebec's resistance against the shale gas invasion. I admit that it brings tears to my eyes, I'm so proud!


Sunday, March 24, 2013

Hydrocarbures: un projet de loi avant l’évaluation environnementale


23 mars 2013 | Alexandre Shields

"Le président du Comité de l'évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste, Robert Joly, croit que le MNR pourra utiliser les résultats du rapport de son comité même s’il ne sera dévoilé qu’au moment de l’élaboration d’un projet de loi pour encadrer l’industrie pétrolière.

Comme les libéraux avant eux, les péquistes entendent présenter un projet de loi pour encadrer l’exploitation des hydrocarbures au Québec avant même d’en avoir évalué les impacts sociaux et environnementaux.

Selon ce que le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a confirmé, le gouvernement Marois entend travailler au cours des prochains mois sur un projet de loi dédié spécifiquement à encadrer les filières pétrolières et gazières. Celui-ci doit être déposé au cours de la session parlementaire de l’automne. Il sera sous la responsabilité du ministère des Ressources naturelles (MRN).

Mais ce projet de loi, réclamé depuis longtemps par l’industrie de l’énergie fossile, sera élaboré avant que le gouvernement ait en main l’évaluation complète de la filière gazière. Le Parti québécois a en effet décidé récemment de confier de nouveau le dossier du gaz de schiste au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Ce dernier commencera son travail en s’appuyant sur le rapport que doit lui remettre le comité qui dirige l’évaluation environnementale stratégique du gaz de schiste.

Son président, Robert Joly, a toutefois précisé cette semaine au Devoir que ce rapport synthèse - basé sur un total de 76 études - ne sera pas transmis au gouvernement avant le mois de novembre. Le BAPE aura alors de quatre à huit mois pour étudier le controversé dossier et formuler des recommandations.

M. Joly estime tout de même que le MRN pourra utiliser le fruit des travaux de son comité. « Je pense que le rapport qu’on va remettre ne sera pas inutile pour autant, même s’il y a quelque chose sur la table. Il va y avoir une discussion s’il y a un projet de loi qui est mis sur la table. Le rapport va arriver à temps pour l’alimenter. » Toutes les études commandées par le comité devraient être terminées d’ici la fin de l’été, a précisé son président dans le cadre d’une présentation au salon international des technologies environnementales Americana 2013. Celles-ci sont rendues publiques au fur et à mesure qu’elles sont reçues.

Que faire du pétrole ?

Tout indique par ailleurs que le gouvernement n’aura pas complété d’évaluation environnementale de la filière pétrolière avant le dépôt d’un projet de loi. Les péquistes n’ont toujours pas annoncé quelle forme prendra celle-ci. Pauline Marois a récemment promis de mandater le BAPE pour étudier le cas de l’île d’Anticosti. On ne sait pas encore ce qui sera fait pour la Gaspésie. En ce qui concerne le possible gisement d’Old Harry, Québec n’a toujours pas en main le rapport de l’évaluation environnementale stratégique confiée à la firme Genivar par les libéraux. Ce document devait en théorie être remis en novembre dernier, mais le gouvernement Marois a accordé un délai supplémentaire à la firme d’ingénierie.

Chose certaine, le Parti québécois souhaite laisser les pétrolières exploiter les ressources d’or noir du sous-sol québécois. Les péquistes y voient une façon de consommer du pétrole d’ici au lieu de l’importer. Le gisement de Haldimand, le plus près d’une éventuelle exploitation, contiendrait 7,7 millions de barils d’or noir. Cela équivaut à 22 jours de consommation au Québec.

Lorsqu’ils étaient au pouvoir, les libéraux avaient l’intention d’adopter une loi pour encadrer les hydrocarbures avant d’avoir étudié les impacts de leur exploitation. Une situation qu’avait dénoncée le Parti québécois."

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/374014/hydrocarbures-un-projet-de-loi-avant-l-evaluation-environnementale



Hydrocarbons: a bill before the environmental assessment

My translation of an article published in Le Devoir March 23 2013

The president of the provincial environmental strategic assessment on shale gas, Robert Joly, believes that the Natural Resources Ministry will be able to use the results of the report issued by his committee, event if it will only made public when the elaboration of the bill to oversee the oil industry will be done.

Like the Liberals before them, the Parti Québécois want to present a bill to oversee the exploitation of hydrocarbons in Quebec even before having assessed the social and environmental impacts.

The ministry of the Environment confirmed that the Marois government intends to work on a bill during the next few months that will only address the oil and gas industry. This bill should be presented during the parliamentary session this fall. It will be under the responsibility of the Natural Resources Ministry.

But this bill, that the industry has been asking for so long now, will be elaborated before the government will have in hand the complete assessment of the shale gas question. The Parti Québécois has indeed decided recently to give the new shale gas file to the provincial environmental public hearings body (BAPE). This committee will start it's work by starting from the report made available by the strategic environmental assessment on shale gas.

It's president Robert Joly made it clear this week to the newspaper Le Devoir that this summary review, based on a total of 76 studies, will not be presented to the government before November. The BAPE will then have 4 to 8 months to study this controversial question and come out with it's own recommendations.

Mr Joly thinks that the Natural Resources Ministry will be able to use the results of his committee's work anyway. "I think that the report we will put forward will not be in vain, even if things are already forging ahead. There will be a discussion if there is a bill in preparation. The report will be ready in time to help." All the studies ordered by the committed should be done by the end of summer, pointed out the president during a presentation at the international Americana 2013 for environmental technologies. They will be made public as soon as they receive them.

And what about oil?

It seems that the government will not have completed the environmental assessment on oil before the presentation of the bill. The Parti Québécois still have not given the details about it. Pauline Marois promised recently to mandate the BAPE to study the Anticosti Island question. We still don't know what will be done for the Gaspésie Peninsula. As for the possible activities of Old Harry, Quebec still hasn't received the report of the strategic environmental assessment from Genivar, ordered by the Liberals. This document should, in theory, have been ready last November, but the Marois government gave it more time to fill out it's mandate.

One thing is certain: the Parti Québécois hopes to let the oil industry extract the resources in Quebec. In this way, the PQ prefers it's own oil rather than import it. The Haldimand play, the one closest to be ready for exploitation, would hold 7,7 million barrels of oil. That would represent what Quebec consumes in 22 days.

When they were in power, the Liberals intended to adopt a bill to oversee hydrocarbons before studying the impacts of their extraction. The Parti Québécois had condemned this way of doing things at the time.
Photo: Marc Lafrance

Saturday, March 23, 2013

Greenwashing - How much more can we take?

Je suis désolée, Enbridge! C'est pas un farmer conduisant son gros tracteur dans son champs de maïs-grain génétiquement modifié qui va me faire avaler ta sale soupe! C'est presque faire insulte à la réputation déjà effritée des producteurs de grandes cultures.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Sorry Enbridge! If you think I'll swallow your greenwashing any easier if you show me a farmer driving his big tractor in his genetically modified corn, you've got another thing coming! It's adding insult to injury to the already badly frayed reputation of those producers feeding the CAFO industry!

Friday, March 22, 2013

Agriculture - Association de médecins veulent interdire les antibiotiques dans la moulée


Vous allez me dire, "Mais c'est la journée mondiale de l'eau! Tu devrais pas parler de çà?". Mais moi je vous dit: si on ne permettait pas le sous-dosage d'antibiotiques dans les moulées pour nourrir les animaux destinés à la consommation humaine, nos rivières agricoles s'en porteraient beaucoup mieux, et nous aussi! Il faudrait alors changer nos pratiques agricoles, donner une vie plus acceptable aux bovins, porcs et volailles que nous engraissons pour les destiner à notre table, et du même coup, la pollution agricole s'en verrait diminuée automatiquement. D'une pierre deux coups, quoi! Et que dire sur la salubrité de notre nourriture! Çà fait d'une pierre, trois coups!

L'Association des Médecins de l'Ontario (OMA) veulent l'interdiction de l'ajout d'antibiotiques dans les moulées d'élevage.

La OMA demande l'interdiction de leur usage dans la moulée agricole et un encadrement plus sévère pour la consommation humaine dans la province et au pays.

Craignant une augmentation considérable de la menace de perte d'efficacité des antibiotiques, la OMA demande l'interdiction de leur utilisation dans la moulée et une règlementation plus sévère pour la consommation humaine en Ontario et au Canada.

Prévoyant une augmentation alarmante de pathogènes résistants aux antibiotiques, dont des souches de pneumonie, de staphyloccocus et de tuberculose, l'OMA dit que l'usage de ses médicaments devraient être sévèrement restreint, surtout comme additif pour accélérer la prise de poids dans les diètes dans les élevages.

"Nous devons émettre un certain nombre de recommandations qui ira contre la menace des dommages causés par la résistance aux antibiotiques." dit le président de l'OMA, le docteur Doug Weir, qui a rendu public son rapport à la fin de mars 2013.

"Nous espérons qu'en projetant les projecteurs du problème sur la place publique, le gouvernement prendra des mesures immédiates pour freiner l'abus des antibiotiques à la fois pour l'humain et dans les élevages."

Répétant ces avertissements depuis les quelques derniers mois par le médecin hygiéniste en chef de la Grande Bretagne, Dame Sally Davies, qu'une catastrophe pathogénique nous guette, le rapport dit que la résistance croissante aux antibiotiques les plus utilisés menace de reculer la médecine moderne d'un siècle.

Davies disait la semaine dernière que les décès après des chirurgies mineures pourraient devenir chose commune dans son pays d'ici 2 décennies parce que les antibiotiques contre les infections seraient de moins en moins efficaces, selon le quotidien The Independent.

"C'est un problème de plus en plus important, et si nous manquons notre coup, nous allons nous retrouver avec un système de santé bien semblable à celui du début du 19e siècle." disait-elle.

Weir est d'accord avec elle, ajoutant qu'il y a un risque de plus en plus grand de voir le monde régresser dans un univers d'infections et de pestilence.

"En ce moment, il y a beaucoup d'infections que les gens prennent pour acquis qu'elles seront traitées efficacement, alors qu'elles auraient été mortelles il y a 100 ans." dit-il.

"Et nous risquons de revenir comme çà quand les antibiotiques que nous avons ne serons plus efficaces."

Depuis la découverte de la pénicilline en 1928, les antibiotiques sont devenus un succès marquant de l'histoire de la médecine.

Non seulement ils ont guéris des maladies bactériennes communes qui étaient mortelles de façon routinière et rendaient des millions de personnes au travers notre histoire, mais ils sont aussi devenus des outils essentiels pour prévenir des infections après les chirurgies et des agents nécessaires pour des patients en rémission de cancers qui subissent des traitements de chimio-thérapie pour réprimer leur système immunitaire.

Mais en avoir abusé durant les décennies récentes ont provoqué une augmentation de souches de bactéries qui ont de la résistance génétique aux médicaments, à un point tel que plusieurs pathogènes sont maintenant immunisés à une vaste panoplie de médicaments antibiotiques.

Et les nouvelles drogues, sur lesquelles nous comptions pour remplacer les médicaments standards qui ont perdu leur efficacité, ne sont pas disponibles assez rapidement.

"Nous perdons la course contre la montre." dit le docteur Ted Boadway, un ancien directeur de santé de l'OMA qui a aidé à écrire ce rapport.

Le rapport de l'OMA, qui a pris 2 ans de préparation, a passé au peigne fin la littérature mondiale pour examiner les meilleures pratiques en antibiotiques. Il en est arrivé avec 10 recommandations qui se penchent sur 3 catégories générales du problème de la résistance.

1- L'usage outré des antibiotiques comme accélérateur de croissance (prise de poids) pour la majorité du bétail élevé en Amérique du Nord.

Les médicaments ont longtemps été ajouté à la moulée pour aider les animaux gardés entassés à combattre des maladies transmissibles qui peuvent ralentir leur croissance et réduire leur poids de mise en marché.

"Leur usage dans les moulées devrait être interdit." dit Weir.

"Et cela est peut-être la recommandation la plus importante parce que c'est réellement pendant cet usage qu'un milieu propice pour la propagation de bactéries qui sont résistants à ces antibiotiques les plus utilisés."

Bien que les antibiotiques agricoles sont souvent un peu différents que ceux prescrits aux humains, ils sont chimiquement assez semblables pour créer des bactéries qui peuvent sauter la barrière des espèces et affecter les médicaments pour les humains.

La résistance aux antibiotiques se produit parce que de petits pourcentages de souches de bactéries nuisibles peuvent développer des mutations génétiques, et elles le font, qui leur donne une immunité à des sortes spécifiques des médicaments.

Parce que les bactéries génétiquement normales sont généralement tuées par les médicaments, ces super-pathogènes sont parmi les seuls qui restent pour se multiplier et se reproduire.

Et plus un antibiotique est consommé, plus grande est la chance que ces microbes résistants pourront survivre et profiter du terrain libre, devenant la forme dominante de la bactérie.

Weir dit que les antibiotiques pour les animaux devraient être administrés uniquement au bétail malade et administré seulement d'après l'avis d'un vétérinaire.

Le rapport recommande aussi que bien plus d'attention soit portée sur les quantités et les types de médicaments antibiotiques qui sont importés dans la province pour des fins agricoles.

"En ce moment, nous ne suivons pas vraiment l'usage des antibiotiques à la ferme, alors nous devons commencer à surveiller çà." dit Weir.

Il ajoute que des failles dans les règlements fédéraux qui permettent aux fermiers d'importer leur propres antibiotiques devraient être corrigées immédiatement.

LeaAnne Wuermli, une porte-parole de l'association des éleveurs de bovins de l'Ontario dit que le groupe n'avait pas encore vu le rapport et ne voulait pas passer de commentaires avant de l'avoir lu.

Le rapport demande aussi pour le développement de nouvelles consignes pour ralentir l'usage inapproprié chez les patients humains.

Des antibiotiques sont souvent prescrits de façon routinière pour des infections d'oreilles chez les enfants, par exemple, quand la vaste majorité de ces maux sont viraux par leur nature et ne réagiront pas à ces médicaments.

"La recommandation est vraiment pour établir une institution indépendante pour développer et maintenir un guide d'usagers d'antibiotiques pour que les médecins de l'Ontario puissent s'en servir dans leur pratique." dit Weir.

Il ajoute qu'un mécanisme de surveillance devrait être instaurée pour s'assure que l'usage approprié d'antibiotiques est maintenue chez les médecins de l'Ontario.

"Nous devrions avoir un organisme très pointilleux qui développerait des directives et s'assurerait que les médecins en soient conscients."

Weir dit aussi qu'un système de suivi devrait être mis en place pour enregistrer et enquêter les incidents de résistance aux antibiotiques au fur à mesure qu'ils surviennent partout au pays.
Photo: USGS

"OMA wants ban on antibiotics in livestock feed

The Ontario Medical Association is calling for a ban on their use in agricultural feed and stricter guidelines for their human use across the province and country

Fearing a freefall in potency now threatening antibiotic drugs, the Ontario Medical Association is calling for a ban on their use in agricultural feed and stricter guidelines for their human use across the province and country.

Sighting an alarming global rise in prevalence of antibiotic resistant pathogens — including strains of pneumonia, staphylococcus and tuberculosis — the OMA says use of the medications should be substantially curtailed here, especially as growth additives in livestock diets.

“We need to put in a number of recommendations that will reverse the threat that antibiotic resistance is causing,” says OMA president Dr. Doug Weir, who released the report Wednesday (March 20 2013).

“Our hope is that by bringing this to the public’s attention, the government will take immediate steps to start curbing the overuse of antibiotics in both people and in livestock.”

Echoing warnings over the past months by Britain’s chief medical officer, Dame Sally Davies, of a looming, pathogenic catastrophe, the report says the growing resistance to common antibiotics threatens to cast modern medicine back a century.

Davies said last week that death following minor surgeries could become commonplace in her country within two decades as infection-fighting antibiotics increasingly fail, the Independent newspaper reports.

“This is a growing problem, and if we don’t get it right, we will find ourselves in a health system not dissimilar from the early 19th century,” she said.

Weir agrees, saying there was a rising risk of regressing to a world of widespread infection and pestilence.

“Right now there’s a lot of infections that people take for granted are easily treated that 100 years ago would have been lethal,” he said.

“And the risk we have is returning to (a similar time) when the antibiotics we have don’t work.”

Since the discovery of penicillin in 1928, antibiotics have arguably become the signal success story in all of human medicine.

Not only have they cured common bacterial ailments that routinely killed and sickened millions throughout history, they’ve also become essential tools in preventing post surgical infections and necessary agents for cancer patients undergoing immune system-suppressing chemotherapy treatments.

But their overuse during the intervening decades has bred a growing number of bacteria strains with genetic resistances to the drugs — to the point where many pathogens are now immune to a wide range of antibiotic medications.

And new drugs — once counted on to fill the void as standard medications have lost effectiveness — are not coming on line fast enough.

“We’re losing the arms race,” says Dr. Ted Boadway, a former OMA health policy director who helped write the report.

The OMA report, two years in the making, scoured literature from across the globe on best antibiotic practices. It came out with 10 recommendations that address three broad categories of the resistance problem.

Number one is the wanton use of antibiotics as growth promoters for much of the livestock raised in North America.

The drugs have long been added to feed to help keep the close-quartered animals free of communicable ailments that can slow their growth and reduce their market weights.

“The use of them in feed would be banned,” Weir says.

“And that maybe is the most important (recommendation) because it’s really in that use that . . . creates a breeding ground for bacteria that are resistant to these common antibiotics.”

While agricultural antibiotics are often slightly different from those prescribed to people, they are chemically close enough to create cross-over bacteria with resistances to the human medications.

Antibiotic resistance occurs because a small percentages of harmful bacterial strains can and will develop genetic mutations that give them immunity to specific forms of the drugs.

Because the genetically normal bacteria are mostly killed off by the medications, these so called “superbugs” are among the only ones left to grow and replicate.

And the more an antibiotic is used, the greater the chance that these resistant microbes will be left to flourish as the dominant form of the bacteria.

Weir says animal antibiotics should be limited to sick livestock and administered only on a veterinarian’s advice.

The report also recommends that far more oversight be given to the amounts and types of antibiotic drugs being imported into the province for agricultural purposes.

“Right now we aren’t really keeping track of the use of antibiotics in (farming), so we need to start surveillance,” Weir says.

He also says loopholes in federal regulations that allow farmers to import their own antibiotics should be closed immediately.

LeaAnne Wuermli, a spokesperson for the Ontario Cattlemen’s Association said the group had not seen the report Tuesday and did net want to comment until it had.

The report also calls for the development of new guidelines to curb inappropriate use in human patients.

Antibiotics are routinely prescribed for children’s ear infections, for example, when the vast majority of these are viral in nature and don’t respond to the drugs.

“The recommendation is really to establish an independent institution to develop and maintain the optimal antibiotic use guidelines so that Ontario physicians can use those to guide their practice,” Weir says.

He also says an oversight mechanism should be established to ensure proper antibiotic use is being maintained by Ontario doctors.

“We should have a very active body that is going to be . . . developing the guidelines and making sure that physicians are aware of them.”

Weir also says a tracking system should be put in place to record and investigate incidents of antibiotic resistance as they crop up across the country."



Link: http://www.thestar.com/news/canada/2013/03/20/oma_wants_ban_on_antibiotics_in_livestock_feed.html

Photo: thebaconblogger

Thursday, March 21, 2013

Pierre Renaud - Deceit and Betrayal

Photo: Droit-Inc

Back in 2002, this Pierre Renaud, lawyer by profession, was President of the Quebec chapter of Nature Conservancy Canada. He came in Richelieu's city hall to do a press conference to announce that there would be a provincial natural reserve in front of my home to help protect endangered species, the Copper Redhorse among others.

I was so happy! I thought this would turn things around and the river would at last get cleaned up! After the press conference, I went up to him to thank him and I had tears running down my cheeks.

I explained to him how I had been trying to stop the clear-cutting along the riverbanks in my town and that I was relieved to see that somebody would help me at last! He asked me where I lived and if there were trees in front of my home. I told him not only there was a forest growing on the riverbank in front of my home, but that I myself had planted hundreds of trees there for many years, even though the property wasn't mine.

How naive I was!

Since last year, Nature Conservancy is talking about handing over the shore properties Nature Conservancy bought in Richelieu to the municipality, the very people who either cut the trees or let homeowners do it!



Later on, Pierre Renaud was named president of the BAPE (provincial environmental public hearings body). This body has no legislative power, only recommendations come out of it. But still, some questionable recommendations and opinions came out from this group during his watch. I was disappointed.

When Daniel Breton was named Environment Minister, one of the first things he did was to throw him out of the BAPE. Daniel had often told me that the man was not to be trusted, nor could Nature Conservancy.


And today, this comes out in the newspaper. Link: http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201303/13/01-4630799-douze-personnes-menent-le-jeu-selon-lancien-president-du-bape.php

Here's my translation:

Twelve people run the place says previous president of the BAPE

Pierre Renaud, the previous president of the provincial environmental public hearings body, claims that the mining industry "lost the media battle" against "twelve people that run the environment game in Quebec".

Mr Renaud, president of the BAPE from 2007 to the end of 2012, took the stage Wednesday (March 13) during the meeting of the mining industry leaders in Quebec held in Montreal. Now freed from his duty of neutrality, he says that twelve people hold the cards in the environmental game in Quebec, and some of those are now Ministers and that these people make statements on things they know nothing about. He did not name those 12 persons, but some of them will be at the Forum on royalties Friday (March 15).

"Some people take the floor and some journalists with little scruples will mention things without considering the truth," he added. "And that's a problem in Quebec right now."

He called upon the mining industry to storm the media.

"Today, either you let the media and twelve people manage Quebec, or you grab the bull by the horns and tell yourself that it's your turn to be in the media and make sure the good news comes out."

But the "good news" is not only financial, says Mr Renaud. He claims that the industry should insist even more on the sustainable aspects of it's projects. Mr Renaud gave for example the open-pit project of Osisko in Malartic, as an example of sustainable development. He had presided at the public hearings for that project in 2008.

The previous president of the BAPE, now counsel at McCarthy Tétrault, maintains also that the industry should find itself an artist that would accept being their spokesperson.

During the meetings of leaders of the mining industry, held by the federation of chambers of commerce of Quebec, among others, the 200 participants did recognize failures in the public communication and media plan.

Marcel Côté, co-founder and associate of Secor-KPMG, deplored that the present government did not know the industry.

Communications director of ArcelorMittal Mines Canada, Eric Tetrault, said that the mining lobby would make itself heard quite more often from now on.

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"La proximité de l'ex-patron du BAPE avec les minières est indécente, dit Khadir

PC | Par Alexandre Robillard, La Presse Canadienne

QUÉBEC - Le député de Québec solidaire Amir Khadir juge que l'ex-président du BAPE Pierre Renaud fait preuve d'indécence en conseillant les minières si peu de temps après son congédiement de l'organisme gouvernemental.

M. Khadir a fait ce commentaire jeudi au lendemain d'un discours de M. Renaud à la Tribune des leaders de l'industrie minière, à Montréal, au cours duquel l'avocat a invité les entreprises du secteur à investir la sphère médiatique.

M. Renaud a déploré que «12 personnes mènent le jeu environnemental au Québec, dont certaines sont devenues ministres».

L'ex-patron du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, congédié l'automne dernier par l'ex-ministre de l'Environnement Daniel Breton, a ajouté que ces personnes se prononcent sur des sujets qu'elles ne connaissent pas.

Le cabinet d'avocats McCarthy Tétrault a annoncé en janvier la nomination de M. Renaud, en précisant que son expertise environnementale servirait à ses clients du secteur des ressources naturelles.

Pour M. Khadir, la sortie de M. Renaud illustre la situation de «conflit d'intérêts patent» dans laquelle il se retrouve en raison de ses fonctions au BAPE, qu'il a présidé de 2007 à 2012, après avoir été commissaire de l'organisme de 1993 à 1996.

Sans s'avancer sur la possibilité d'une contravention à des règles d'après-mandat, M. Khadir croit que cela soulève à tout le moins des questions.

«C'est indécent qu'un ancien président du BAPE prenne la défense de l'industrie minière, fasse la promotion des intérêts de l'industrie minière et leur demande d'être plus agressifs et de se chercher des artistes pour nous faire avaler la légitimité de la complainte des riches et des multinationales», a-t-il dit en entrevue.

Selon le député, la situation de M. Renaud soulève aussi des doutes sur la façon dont il a supervisé l'étude d'impacts environnementaux de divers projets.

«Ça expliquerait pourquoi tous ces processus ont forcé les citoyens à avaler tant de couleuvres, a-t-il dit. Je pense au mégadépotoir à côté de mon hôpital à Le Gardeur, je pense à la mine à ciel ouvert en plein milieu d'une ville à Malartic, des projets qui ont tous été avalisés par le BAPE.»

Un porte-parole du cabinet McCarthy Tétrault a fait savoir que M. Renaud n'était pas disponible pour réagir aux propos de M. Khadir.

Le code d'éthique du BAPE stipule que les anciens membres ne doivent pas tirer d'avantages indus de leurs fonctions antérieures.

Il leur est aussi interdit de divulguer les informations confidentielles obtenues dans leurs fonctions ou de les utiliser à leur profit ou pour celui d'un tiers."

Lien: http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/03/14/ex-patron-bape-khadir_n_2878933.html?utm_hp_ref=politique


Wednesday, March 20, 2013

Les poissons perdent leur odorat dans des eaux polluées


Les poissons dans les lacs contaminés avec des métaux perdent leur sens de l'odorat, ce qui suscite de l'inquiétude auprès des experts parce que le problème pourrait sonner le glas pour les populations de poissons. Mais si les poissons peuvent retourner à de l'eau plus propre, même s'ils ont été exposés aux polluants toute leur vie, ils peuvent recommencer à sentir correctement, selon une nouvelle recherche faite au Canada.

Les poissons se servent de leur odorat pour leur reproduction (trouver un partenaire), et trouver leur nourriture, tout en évitant d'être une proie à leur tour. Leur odorat les aide à naviguer dans leur univers souvent trouble et est nécessaire pour leur croissance et leur survie.

Mais quand des métaux entre en contact avec leurs narines, les neurones se désactivent pour protéger le cerveau. "Nous avons menés des tests sur tout ce qui bouge, des sangsues jusqu'aux puces d'eau, autant que plusieurs espèces de poissons." dit le scientifique canadien Greg Pyle. "Chaque espèce s'en ressent et tous les métaux que nous avons observés ont eu des effets à de faibles concentrations environnementalement pertinentes.

Des métaux ont déjà été associés avec des problèmes de reproduction et de croissance chez les poissons mais maintenant, il s'avèrent qu'ils sont des toxiques "cachés", dit Keith Tierney, un assistant professeur de l'université de l'Alberta qui n'a pas travaillé pour cette étude. "Si vous ne pouvez pas sentir votre nourriture, ou éviter vos prédateurs, alors il y a de bonnes chances que vous ne survivrez pas. C'est aussi simple que çà!"

Greg Pyle, un professeur de l'université de Lethbridge en Alberta dit qu'il a des soupçons et qu'un odorat déficient a des effets importants et profonds sur plusieurs espèces de poissons. Cela pourrait mettre en danger des populations entières de poisson, dont plusieurs espèces menacées.

La plupart des lacs contaminés ont des mélanges de métaux, ce qui fait qu'il est difficile de déterminer quels polluants sont à blâmer.

Dans cette récente étude, Pyle et son équipe de chercheurs se sont penchés sur la perchaude dans des lacs de l'Ontario contaminés avec du mercure, du nickel, du cuivre, du fer et du manganèse et les ont déplacé dans des lacs plus propres. En 24 heures, les poissons ont retrouvé leur odorat dans les lacs plus propres.

Cela démontre que les poissons de lacs contaminés peuvent retrouver leur sens de l'odorat une fois que le lac est assaini, selon les auteurs du rapport publié dans l'édition du mois courant de la revue scientifique "Ecotoxicology and Environmental Safety Journal".

Tout comme les lacs propres ranimaient l'odorat des poissons, les perchaudes transportées d'un lac plus propre vers un lac plus contaminé ont vu leur odorat impacté en dedans de 24 heures après leur immersion dans un lac plus contaminé. Leur temps de réaction à des substances qui sentaient comme leur nourriture passait de 75% à 59%.

Des résultats semblables ont été observés chez d'autres espèces de poissons, et certains métaux semblaient diminuer leur capacité à se faufiler des prédateurs.

Certains métaux s'attaquent à certains neurones spécifiques dans les narines qui réagissent à certaines senteurs, selon Pyle. Le nickel s'attaque aux neurones qui aident au poisson à sentir sa nourriture, comme le cuivre, à de faibles concentrations, vise les neurones qui aident les poissons à éviter leurs prédateurs. À des concentrations plus élevées, le cuivre nuit au sens de l'odorat au complet.

"Le cuivre est le polluant clé de l'eau." dit nathaniel Scholz, un gérant d'un programme d'écotoxicologie au centre de science Northwest Fisheries Science Center du National Oceanic and Atmospheric Administration. "Le cuivre est intensivement utilisé dans les pesticides, les fongicides...On en trouve dans les autos, dans la peinture pour bateau, alors les chantiers maritimes sont souvent contaminées. On en trouve souvent aussi dans les effluents industriels et près des sites d'opérations minières abandonnés. C'est un polluant rare qui est de source à la fois agricole et urbaine."

L'usage du cuivre a plus que doublé aux É.-U. depuis les 3 dernières décennies selon une étude de 2012 du Copper Development Association.

Le cuivre et d'autres métaux contaminants sont un facteur qui joue dans la difficulté de survie du saumon coho de la côte ouest américaine, menacé ou en voie de disparition dans la majorité de la région dit Scholz.

Les jeunes saumons coho exposés à des concentrations faibles de cuivre ne pouvaient pas s'enfuir des prédateurs aussi facilement que le saumon qui n'avait pas été exposé, selon une étude en laboratoire faite par Scholz et ses collègues.

Cela est inquiétant, dit Scholz, parce qu'ils sont sur la liste des espèces menacées ou en danger de disparaître presque partout dans le nord-ouest des É.-U.

Le problème est probablement répandu dans plusieurs habitats aquatiques d'eau douce." selon un rapport de NOAA. Le rapport dit que le temps de réaction aux senteurs est à la hausse en dedans de 10 minutes après l'exposition dans certains cas.

Certains pesticides aussi affectent l'odorat des poissons, comme l'atrazine et le chlorpyrifos, selon de la recherche faite à l'université de l'Oregon et des scientifiques canadiens.

Ce qui est encore plus préoccupant, c'est que Tierney a découvert que le poisson zèbre se tenait où l'herbicide s'introduisait dans l'eau, au lieu de l'éviter. Les poissons semblaient penser qu'il y avait plus de nourriture où les produits chimiques se trouvaient à cause du surplus de nutriments et les bactéries.

Pyle dit qu'un moyen de mitiger le problème serait de nettoyer la contamination près des sites de reproduction (de fraies) puisque les embryons sont sensibles aux métaux. Pyle dit que pondre dans de l'eau claire, même si le poisson finit par se retrouver dans de l'eau sale, augmente sa chance de préserver son sens de l'odorat.

"Vous et moi communiquons et apprenons des choses de notre environnement par la vue et l'ouïe," dit Pyle. "Mais quand on vit dans l'eau, l'information est perçue beaucoup plus facilement grâce aux molécules dissoutes dans votre environnement immédiat. C'est crucial pour eux."

" Fish lose sense of smell in polluted waters

Fish in lakes tainted with metals are losing their sense of smell, stoking concern among experts that the problem could devastate populations. But if the fish can just get into cleaner water – even if they’ve been exposed to pollutants their whole life – they start sniffing things properly again, according to new research out of Canada. Fish use their sense of smell to find mates and food, and to avoid getting eaten. It helps them navigate their often murky world, and it is necessary for their growth and survival. But when metals contact fish nostrils, the neurons shut down to protect the brain. “We’ve tested everything from leeches to water fleas to several species of fish,” said Canadian scientist Greg Pyle. “Every species and every metal we’ve observed has had effects at low, environmentally relevant concentrations.”

By Brian Bienkowski
Environmental Health News

March 18, 2013

Fish in lakes tainted with metals are losing their sense of smell, stoking concern among experts that the problem could devastate populations.

But if the fish can just get into cleaner water – even if they’ve been exposed to pollutants their whole life – they start sniffing things properly again, according to new research out of Canada.

Fish use their sense of smell to find mates and food, and to avoid getting eaten. It helps them navigate their often murky world, and it is necessary for their growth and survival. But when metals contact fish nostrils, the neurons shut down to protect the brain.

Metals already have been linked to impaired reproduction and growth in fish but now they are proving to be “covert toxics,” said Keith Tierney, a University of Alberta assistant professor who did not participate in the new study. “If you can’t smell food, or avoid predators, you’re more likely to die – simple as that.”

Greg Pyle, a professor at the University of Lethbridge in Alberta said he suspects that impaired sense of smell “has meaningful and profound effects” on many fish species. It may be jeopardizing entire populations of fish, including some endangered species.

“We’ve tested everything from leeches to water fleas to several species of fish,” Pyle said. “Every species and every metal we’ve observed has had effects at low, environmentally relevant concentrations.”

Most contaminated lakes have a metallic mix, making it hard to tease out which pollutants are to blame.

In the latest study, Pyle and his team of researchers took yellow perch that lived in Ontario lakes contaminated with mercury, nickel, copper, iron and manganese, and put them in a cleaner lake. Within 24 hours of basking in the clean water, the fish regained their sense of smell.

This shows “fish from metal contaminated lakes have the ability to recover once the lake recovers,” the authors wrote in the paper published in last month’s Ecotoxicology and Environmental Safety journal.

The researchers used wild fish from two lakes with metal contamination (Ramsey and Hannah lakes) and from a cleaner one (Geneva Lake). Ramsey and Hannah, located in Sudbury, Ontario, are polluted from more than a century of mining, particularly with nickel. Hannah Lake is one of the worst-polluted lakes in the area, while Ramsey is similar to other North American lakes near industrial areas. Geneva Lake is far enough northwest to escape most contaminants.

Just as the clean lake revived the sense of smell for the Ramsey and Hannah fish, Geneva Lake’s perch had decreased smell after just 24 hours of hanging out in the dirtier lakes. Their response times to substances that smelled like their food dropped 75 to 59 percent.

Similar results have been reported with minnows and perch, with metals apparently reducing their ability to escape predators.

Some metals attack specific neurons in the nostrils that respond to certain smells, Pyle said. Nickel targets the neurons that help fish smell food, while copper – at low concentrations – targets the neurons that help fish avoid predators. At higher concentrations, copper impairs their smell for everything.

“Copper is a poster child for water pollution,” said Nathaniel Scholz, an ecotoxicology program manager at the National Oceanic and Atmospheric Administration's Northwest Fisheries Science Center. “Copper is intensively used as a pesticide, fungicide…It’s found in cars, in boat paint, so boatyards are often contaminated. And it’s often found in industrial discharge and near legacy mining operations. It’s a rare pollutant that’s both agricultural and urban.”

Copper use has more than doubled in the United States over the past three decades, according to a 2012 report from the Copper Development Association.

Copper and other metal contaminants are a factor in the poor survival of the West Coast’s coho salmon, which are endangered or threatened in most of the region, Scholz said.

Young coho salmon exposed to low levels of copper did not evade predators – cutthroat trout – nearly as well as unexposed salmon, according to a lab study by Scholz and colleagues.

This is concerning, Scholz said, because they are listed as endangered or threatened throughout most of the Northwest United States.

The problem is “likely to be widespread in many freshwater aquatic habitats,” according to a NOAA report. The report said that increases in salmon response time to smells came within 10 minutes of exposure in some cases.

Some pesticides also affect fish smell, including atrazine and chlorpyrifos, according to research by Oregon State University and Canadian scientists, respectively.

Adding to the concern, Tierney found that zebrafish hung out where the herbicides entered their water, instead of avoiding it. The fish seemed to think that there was more food where the chemicals were because of excessive nutrients and bacteria.

Pyle said one way to mitigate the problem is cleaning up contamination near spawning sites, as embryos are sensitive to the metals. Pyle said hatching in clean water, even if the fish ends up in dirty water, bolsters the chance it will maintain its sense of smell.

“You and I can communicate and learn about our environment from seeing and listening,” Pyle said. “But when you’re living in water, you get a lot better info from molecules dissolved in your immediate surroundings. It’s crucial for them.”"

Link: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/news/2013/fish-smell