Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, February 24, 2015

Du pétrole en Gaspésie


Gaspésie - Junex a extrait 300 barils de pétrole par jour dans le cadre d’essais de production

Publié dans Le Devoir le 24 février 2015 |Alexandre Shields | Actualités sur l'environnement

C’est grâce au forage horizontal, une première au Québec, qu’il a été possible d’extraire plus de 2700 barils en quelques semaines.

Junex a réussi à extraire quotidiennement plus de 300 barils de pétrole dans le cadre de nouveaux tests de production réalisés en Gaspésie. Un signal très encourageant pour l’entreprise, qui envisage de réaliser pas moins d’une trentaine de forages dans un secteur situé à l’ouest de Gaspé.

« Le puits a réagi au-delà de nos attentes et il a atteint un débit constant de 316 barils de pétrole par jour, ce qui est significativement plus élevé que le débit de 161 barils de pétrole par jour publié dans notre communiqué de presse du 27 janvier », a fait valoir lundi le président et chef de la direction de Junex, Peter Dorrins.

« Bien qu’il soit trop tôt pour confirmer ce que pourrait être ce débit optimal, que ce soit ultimement supérieur ou inférieur au débit actuel, tous les résultats observés depuis le forage de ce puits démontrent l’importance de notre découverte de pétrole », a-t-il ajouté. Et selon lui, « il s’agit d’un débit de production de pétrole commercial même aux prix actuels du pétrole ».

Ce puits, nommé Galt no 4, est situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaspé. En fait, Junex a foré de nouveau dans un puits foré en 2012 à plus de 2000 mètres de profondeur. Mais, cette fois, le forage a été dévié à l’horizontale, en direction d’un autre puits foré en 2003. Réalisé à l’époque en partenariat avec la filiale Hydro-Québec Pétrole et gaz, ce dernier avait permis de détecter la présence de pétrole et de gaz naturel.

2700 barils

C’est grâce au forage horizontal, une première au Québec, qu’il a été possible d’extraire plus de 2700 barils en quelques semaines seulement. Pour M. Dorrins, les résultats obtenus jusqu’ici démontrent que la technique est prometteuse pour les pétrolières qui explorent la Gaspésie. « Nous avons démontré que nous sommes en mesure de réaliser des forages horizontaux au Québec et de produire du pétrole conventionnel, donc sans fracturation. »

Fait à noter, cette technique a déjà été employée ailleurs dans le monde. Mais au Québec, les forages horizontaux n’ont jusqu’ici fait l’objet d’aucune évaluation environnementale indépendante. Et pour le moment, il n’existe au Québec aucune loi spécifiquement conçue pour encadrer l’exploration pétrolière et gazière. Le gouvernement de Philippe Couillard prévoit déposer un projet de loi à cet effet à l’automne 2015.

Chose certaine, les forages horizontaux constituent la technique désormais privilégiée par Junex et Pétrolia dans le cadre de leurs travaux d’exploration. Ce sont les deux entreprises à mener actuellement des forages en Gaspésie.

D’ailleurs, Junex a déjà déterminé l’emplacement de son prochain forage dans le secteur, et qui sera nommé Galt no 5. Ce puits devrait être foré au cours de l’été prochain, a souligné Peter Dorrins. Si tout se déroule bien, l’entreprise espère ensuite réaliser des levés sismiques, puis forer deux autres puits.

Une demande de bail de production pourrait suivre en 2016, a-t-il précisé. En tout, a expliqué M. Dorrins, plus de 30 puits pourraient être forés en phase d’exploitation, à partir de six plateformes de forage.

Pour Junex, il est clair que cette portion du sous-sol gaspésien peut renfermer un potentiel intéressant. Selon une évaluation de la firme texane Netherland, Sewell and Associates, le secteur pourrait contenir 330 millions de barils d’or noir. Environ 15 % de ce pétrole pourrait être exploitable. Cette quantité équivaut à 142 jours de consommation pour le Québec.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/432731/gaspesie-junex-a-extrait-300-barils-de-petrole-par-jour-dans-le-cadre-d-essais-de-production

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Junex has extracted 300 barrels of oil per day during production trials in the Gaspésie

My translation of above article published in Le Devoir

Thanks to horizontal drilling, a first in Quebec, it was possible to extract more than 2,700 barrels in a few weeks.

Every day, Junex was able to extract more than 300 barrels of oil during new production tests done in the Gaspésie. A very encouraging sign for the company that plans to do about 30 drilling sites in a sector just West of Gaspé.

"The well reacted well beyond our expectations and achieved a constant flow of 316 barrels of oil per day, which is significantly more than the 161 barrels of oil per day published in our January 27 press release", said Junex president and CEO Peter Dorrins.

"Even if it is too early to confirm what could be this optimal flow, be it ultimately over or below actual flow, all results observed since the drilling of this well demonstrate the importance of our oil discovery", he added. He maintains that "it is a commercial oil production output, even at today's oil prices".

This well called Galt #4 is about 20 km West of Gaspé. Indeed, Junex has drilled once more in a well drilled back in 2012, more than 2,000 meters deep. But this time, the drilling was turned horizontally, towards another well drilled in 2003. Done at the time in partnership with Hydro-Quebec Pétrole et gaz, this well had detected some oil and natural gas.

2,700 barrels

Thanks to horizontal drilling, a first in Quebec, it was possible to extract more than 2,700 barrells in only a few weeks. For Mr Dorrins, up to now the results prove that the technique is promising for oil companies that do exploration in the Gaspésie Peninsula. "We have demonstrated that we are able to do horizontal drillings in Quebec and produce conventional oil, without fracturing."

It should be noted that this technique had already been used elsewhere on the planet. But in Quebec, horizontal drilling has never been subjected to any independent environmental assessment. And for now, there is no law specifically written to oversee oil and gas exploration in Quebec. The Philippe Couillard government plans to present a bill on this subject during the Fall of 2015.

What is sure is that horizontal drilling will be the technique of choice for Junex and Petrolia during their exploration work. These are two companies that are drilling in the Gaspésie Peninsula.

Besides, Junex has already decided of the location of its next drilling in this sector, and it will be called Galt #5. This well should be drilled during next summer, says Peter Dorrins. If all goes well, the company hopes to do seismic surveying afterwards, then drill two more wells.

A request for a production lease could follow in 2016, he added. In all, explained Mr Dorrins, more than 30 wells could be drilled during the exploitation stage, done from 6 drilling pads.

For Junex, it is clear that this portion of the Gaspésie Peninsula underground can present an interesting potential. As per an assessment done by the Texan company Netherland, Sewell and Associates, this sector could hold 330 million barrels of oil. About 15% of this oil could be extractable. This quantity is the equivalent of 142 days of Quebec's consumption.

Monday, February 23, 2015

Having faith...



While he was struggling to let himself down in his car, I said: "You have to have faith, T!", meaning you had to let yourself hope that the seat would be there when you let yourself drop in it. He replied: "I had faith, and look where it got me."

Sunday, February 22, 2015

Un rapport sur les impacts du fracking sur la santé caché du public

Photo: Cougar Energy Inc.com

Le Ministre de la Santé de la C.-B. garde pour lui un rapport sur les impacts de la fracturation hydraulique sur la santé.

Ma traduction libre d'un reportage publié dans le Globe and Mail.

Le ministre de Santé publique de la Colombie-Britannique garde sur son bureau les résultats d'une recherche scientifique faite sur les opérations pétrolières et gazières dans les communautés au nord-est de la province et leurs impacts sur la santé humaine.

Le Ministre de Santé Terry Lake disait jeudi que le rapport qui est sur son bureau depuis l'automne passé est toujours examiné par plusieurs départements gouvernementaux et il espère que les résultats seront rendus publics "bientôt".

Mais la député indépendante Vicki Huntington dit que cette répression de données ressemble à du camouflage de la part d'un gouvernement qui ne veut aucune entrave à ses ambitions de se développer dans le nouveau secteur du gaz naturel liquéfié (LNG).

"Les citoyens du nord de la C.-B. veulent savoir si la règlementation actuelle qui encadre l'industrie pétrolière et gazière protège leur santé, oui ou non. Le gouvernement a entre les mains l'information et refuse de la rendre publique jusqu'à date," a-t-elle dit à la législature.

Mme Huntington fait des pressions pour déclencher une enquête depuis qu'elle a rencontré des résidents préoccupés de la région de Peace River pour la première fois en 2011. Le gouvernement insiste pour dire que la fracturation hydraulique, ou le fracking, est sécuritaire, mais le grand nombre de nouveaux puits qui se font forer dans la région a causé des pressions additionnelles pour obtenir des réponses à propos des impacts potentiels sur la santé.

Elle dit que son bureau a présenté une demande d'accès à l'information et n'a obtenu aucun résultat. Après 86 jours d'attente, on lui a dit qu'elle ne pouvait même pas obtenir les données brutes, encore moins les conclusions, parce que l'information pourrait nuire aux intérêts financiers d'un organisme public.

Le gouvernement a rendu public un rapport en 2012 qui compilait les préoccupations des résidents qui croyaient que leurs problèmes de santé, dont des symptômes d'asthme, de bronchite et de cancers, avaient des liens avec les activités pétrolières et gazières autour d'eux. Le rapport de suivi devrait évaluer si il y a une base scientifique à ces préoccupations, et le gouvernement a aussi promis d'évaluer si les règlements actuels encadrant l'industrie pourraient être améliorés afin de mieux gérer les risques pour la santé humaine.

"Je veux voir si les données confirment que les craintes du public sont justifiées," dit Mme Huntington.

Le Ministre de Santé ne pouvait pas promettre la publication des données brutes. Toutefois, il dit qu'il rendra le sommaire du rapport public une fois que tous les ministères impliqués auront la chance d'y réagir à l'interne. Il y a au moins 5 ministères impliqués.

"Nous avons utilisés des principes scientifiques pour analyser les questions possibles de santé, d'opérations et de règlements sur le développement pétrolier et gazier," disait-il au Parlement. "Les recommandations se font évaluer, et on met les différents ministères au courant. Nous espérons d'être capable de rendre ce rapport public dans un proche avenir."

Durant une entrevue, Mme Huntington disait qu'elle est troublée de voir que la province ait permis une augmentation importante du développement dans la région sans évaluation d'impacts cumulatifs.

"C'est une façon arriérée de faire de affaires et une approche non professionnelle aux demandes actuelles d'une ressource majeure," dit-elle.

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B.C. Health Minister mum on report of fracking health effects

Published in the Globe and Mail, written by JUSTINE HUNTER

B.C.’s Ministry of Health is withholding the results of scientific research on how oil and gas operations in the province’s northeast communities are affecting human health.

Health Minister Terry Lake said Thursday that a report, which has been on his desk since last fall, is still being studied by several departments in government and he hopes to release the results “soon.”

But Independent MLA Vicki Huntington says the suppression of data looks like a cover-up from a government that wants nothing to stand in the way of its ambitions to secure a new liquefied natural gas sector.

“Northern British Columbians want to know whether the current regulation of the oil and gas industry does or does not protect their health. The government has the information and has so far refused to release it,” she told the legislature.

Ms. Huntington has been pushing for an investigation since she first met with concerned residents in the Peace River region in 2011. The government has maintained that hydraulic fracturing, or fracking, is safe, but the large number of new wells being drilled in the region has created additional pressure to answer questions about the potential health impacts.

She said her office filed a freedom of information application that produced no results. After 86 days of waiting, she was told she could not have even the raw data, much less the conclusions, because the information could be harmful to the financial interest of a public body.

The government released a report in 2012 that compiled the concerns of residents who believe their health problems, including asthma, bronchitis and cancer, are linked to the oil and gas activity around them. The follow-up report is meant to assess if there is a scientific basis for those concerns, and the government also promised to review whether its current regulations around the industry could be improved to better manage human health risks.

“I want to see whether the data show if the public concern is justified,” Ms. Huntington said.

The Health Minister would not promise to release the raw data. However, he said he will make the summary of the report public once all the relevant ministries have had a chance to respond internally. There are at least five ministries involved.

“We have applied scientific principles to analyze the possible health, operational and regulatory issues with oil and gas development,” he told the House. “The recommendations are being reviewed, and the different ministries are being briefed. We hope to be able to release that report in the very near future.”

In an interview, Ms. Huntington said she is disturbed that the province has allowed a huge increase in development in the region without any cumulative impact assessment.

“It’s a backward way of doing business and an unprofessional approach to the major resource demands of our time,” she said.

Link: http://www.theglobeandmail.com/news/british-columbia/bc-health-minister-mum-on-report-of-fracking-health-effects/article23107175/

Saturday, February 21, 2015

Le Québec a gelé en janvier 2015...

Graphique de la NASA

...contrairement au reste de la planète!

Friday, February 20, 2015

#speakvert



Pipeline Énergie Est - Une coalition exige la suspension des travaux

Publié dans Le Devoir le 20 février 2015 12h23 |Alexandre Shields

Malgré la fin de non recevoir catégorique de l’Office national de l’énergie, une coalition d’une vingtaine de groupes québécois exige la suspension des travaux d’étude du projet de pipeline Énergie est tant que sa version finale ne sera pas connue, mais aussi que tous les documents seront disponibles en français.

Les groupes ont ainsi rappelé vendredi matin que les 30 000 pages de documents déposés à l’Office national de l’énergie (ONÉ) n’ont jamais été traduits dans leur intégralité. En fait, la vaste majorité sont uniquement disponibles en anglais.

« L’ONÉ s’est vu confier un mandat d’évaluation environnementale et ne peut être simplement considéré comme un tribunal ordinaire où l’entreprise peut choisir de témoigner dans la langue de son choix, a fait valoir Christian Simard, directeur général de Nature Québec. On peut difficilement imaginer un promoteur qui présenterait une étude d’impacts en anglais seulement au Québec dans la procédure d’examen public par le BAPE. La même logique devrait prévaloir à l’ONÉ. »

« Le projet Énergie Est est un projet de 12 milliards de dollars. Si TransCanada peut se payer de la publicité et une campagne de relations publiques pour salir les écologistes, elles devrait pouvoir fournir des documents en français », a ajouté Steven Guilbeault, cofondateur et porte-parole d’Équiterre.

En attente d’une version finale du projet

Les représentants de groupes écologistes, agricoles et syndicaux ont aussi fait valoir qu’on ne connaît toujours pas la version définitive du projet de TransCanada pour le Québec. Avec l’abandon attendu du projet de port de Cacouna, tout indique que le tracé du pipeline Énergie Est sera appelé à être modifié. Dans ce contexte, ils estiment que l’ONÉ devrait suspendre les travaux d’évaluation, le temps que la pétrolière albertaine dépose une version finale de son projet.

« Sans tracé définitif, et avec la difficulté supplémentaire d’avoir à traduire et comprendre les documents techniques, il devient difficile pour les groupes de citoyens de savoir où et comment les cours d’eau ou prise d’eau municipale peuvent être menacés », a expliqué Martine Chatelain, présidente de la Coalition Eau Secours.

Non, dit l’ONÉ

Plus tôt cette semaine, la Cour fédérale a refusé d’accorder une injonction au Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) et une propriétaire de terrain qui réclamaient la suspension temporaire des audiences de l’ONE sur Énergie Est. Ils demandaient de suspendre le processus de participation aux audiences sur le projet de TransCanada en attendant le rapport du Commissaire aux langues officielles, qui se penche actuellement sur le cas de la société pétrolière.

Pour l’ONÉ, la cause est déjà entendue : pas question de traduire les documents pour les francophones, même si le pipeline Énergie Est traversera le territoire du Québec sur plus de 700 kilomètres. « La Loi sur les langues officielles n’exige pas qu’une partie comparaissant devant l’Office, en l’occurrence [Énergie Est], traduise sa demande et autres documents afférents qu’elle souhaite déposer au dossier », a fait valoir l’ONE le mois dernier, dans une réponse adressée au CQDE.

« En outre, précise la lettre de quatre pages, l’Office n’a pas l’habitude de traduire la preuve écrite d’une partie à l’intention d’autres parties, car la traduction ne serait pas officielle et pourrait mal interpréter la version originale de la preuve, ce qui, en bout de ligne, pourrait entraîner des erreurs factuelles. »

Pendant ce temps, le processus d’évaluation lancé par l’ONE se poursuit. Les gens qui souhaitent déposer une demande de participation aux consultations peuvent le faire jusqu’au 3 mars 2015. Il ne sera toutefois pas possible de traiter des impacts environnementaux de l’exploitation pétrolière qui alimentera ce pipeline. Qui plus est, on ne connaîtra pas alors le tracé final du pipeline au Québec.

Ce qu’on sait, c’est que le projet de TransCanada est le plus important pipeline en développement en Amérique du Nord. Celui-ci transportera 1,1 million de barils par jour, soit plus de 400 millions par année.

Au Québec, il traversera non seulement de très nombreux secteurs agricoles, mais aussi le territoire de plusieurs dizaines de municipalités des deux rives du Saint-Laurent. Tout au long de son tracé, le pipeline doit aussi traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, dont plusieurs sont utilisées comme source d’eau potable par les municipalités.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/432488/pipeline-energie-est-une-coalition-exige-la-suspension-des-travaux

Liste des groupes:

Mouvement Québec Français
Équiterre
Greenpeace
Société Saint-Jean-Baptiste Montréal
Fondation Suzuki
Coalition EauSecours
Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec
Nature Québec
Conseil Central du Montréal Métropolitain (CSN)
AQLPA
Société Pour Vaincre la Pollution (SVP)
Club Sierra Québec
Éco-Étudiants contre les oléoducs
Chapitre montréalais Conseil des Canadiens


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#speakvert

Energy East Pipeline - a coalition demands work suspension


My translation of article above written by Alexandre Shields published in Le Devoir.

Even though the Federal Court denied a motion for interlocutory injunction for the Energy East project , a coalition of some twenty Quebec groups demand the suspension of assessment studies of the Energy East pipeline until it's final version is known publicly, and also that all the documentation be made available in French.

The groups also mentionned Friday morning (during a press conference) that the 30,000 pages of documents presented to the National Energy Board (NEB) were never translated in full. Indeed, the vast majority are only available in English.

"The NEB was given a mandate to do an environmental assessment and cannot simply be considered as an ordinary court where a company can chose to testify in the language of it's choice, says Christian Simard, general director of Nature Québec. It is hard to imagine a promoter presenting an environmental assessment only in English in Quebec during a public examination by the BAPE. The same logic should apply for the NEB."

"The Energy East project is a 12 billion dollar project. If TransCanada can afford publicity and a public relation campaign to smear environmentalists, it should be able to provide documents in French", adds Steven Guilbeault, co-founder and spokesperson for Équiterre.

Still waiting for the final version of the project

The representatives of the environmental, agricultural and union groups also added that the definite version of the TransCanada project in Quebec is still unknown. With the much awaited abandonment of the harbor project in Cacouna, all signs let believe that the Energy East pipeline route will be modified. If so, they think that the NEB should suspend all assessment studies, until the Alberta oil company presents its final version of the project.

Without the final route, and with the added difficulties of having to translate and understand the technical documents, it becomes difficult for the citizens' groups to know where and how watercourses or municipal water withdrawal points could be threatened", explains Martine Chatelain, president of the Coalition EauSecours.

NEB says no

Earlier this week, the federal court denied the Centre québécois du droit à l'environnement (CQDE) and a landowner a motion for interlocutory injunction demanding a temporary suspension of NEB hearings for the Energy East project. They had asked for a suspension of the process of hearings for the TransCanada project until the report of the Official languages commissioner currently studying the case of the oil company.

The NEB considers the case has already been heard: no way the documents will be translated for the French speaking, even though the Energy East pipeline will cross Quebec for more than 700 km long. "The official languages law does not force any party in front of the Bureau, in this case Energy East, to translate its request and other related documents that it wishes to present with the case", answered the NEB last month to the CQDE.

"Also, reads the four page letter, the Bureau is not in the habit of translating the written proof of one party for the use of other parties, because the translation would not be official and could misinterpret the original version of proof, which would, in the end, could cause factual errors."

Meanwhile, the assessment process started by the NEB is still going on. People who wish to present a participation request to the consultations can do so till March 3 2015. It will not be possible, though, to discuss the environmental impacts of oil exploitation that will feed this pipeline. Also, the final route of the pipeline in Quebec will still be unknown.

What is known, though, is that the TransCanada project is the most important pipeline to be implemented in North America. It will move 1,1 million barrels per day, 400 million per year.

In Quebec, it not only cross many farming regions, but also the territory of many dozen municipalities on both sides of the St. Lawrence River. All along its route, the pipeline must also cross many major rivers of southern Quebec, many of those being sources of municipal drinking water.

Ce soir!

Wednesday, February 18, 2015

Tommy laisse passer cette fois-ci


Conservation de la Faune: vous me lancez de la poudre aux yeux avec votre prix honorifique


Texte de Tommy Montpetit, Chargé de projet en environnement, publié dans le Huffington Post


La Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) fêtait ses 25 ans en juin dernier. Dans le cadre du Forum science environnement qui se tient le 18 février 2015, le gouvernement du Québec souhaite souligner la contribution de quelques individus à la protection des espèces menacées, dont la mienne dans la catégorie Conservation de la Faune.

J'ai eu la chance de recevoir nombre de prix et reconnaissances au cours des dernières années pour le travail acharné que l'on me reconnaît à vouloir protéger la rainette faux-grillon. À chaque occasion, je me suis senti honoré et privilégié. Cette fois-ci, cependant, c'est un profond malaise qui m'envahit. Plutôt qu'une médaille au cou, j'ai l'impression que c'est une poignée dans le dos qui m'attend si je participe à cette cérémonie. À l'image de la mise en œuvre de cette loi, cette reconnaissance m'apparaît n'être que de la poudre aux yeux.

Ce forum sera également l'occasion de faire le bilan de la LEMV. Qu'en est-il au juste ? Il aura fallu attendre 10 ans après son adoption pour qu'enfin une espèce faunique soit désignée. Parallèlement à cette première désignation qui voyait le chevalier cuivré devenir espèce menacée, Québec modifiait la définition de l'habitat d'une espèce faunique menacée pour éviter toute forme de protection automatique sur les terres publiques. Quand on sait que la protection des habitats est cruciale pour la survie des espèces menacées, comment expliquer qu'aucun des gouvernements qui se sont succédé au cours des 25 ans d'existence de la loi n'ait été à l'écoute des demandes répétées des biologistes pour que soient incluses, minimalement, des dispositions permettant de protéger leurs habitats sur terres privées ?

Que dire du tristement célèbre dossier de la rainette faux-grillon. Malgré trois avis scientifiques successifs (2007, 2010 et 2014) de l'équipe de rétablissement dont je suis membre qui alertaient Québec du dangereux déclin de l'espèce, malgré la publication d'un bilan catastrophique de la mise en œuvre de son plan de rétablissement, malgré l'élaboration d'une dizaine de plans de conservation adaptés aux situations locales, le gouvernement du Québec continue sans gêne d'autoriser la destruction de pans entiers de l'habitat de cette espèce. L'année dernière, alors même que les cloches sonnaient le 25e anniversaire de la LEMV, Québec autorisait la destruction du cœur de l'habitat de l'une de ses plus importantes populations située à La Prairie. Les avis des scientifiques du gouvernement et de l'équipe de rétablissement n'ont pas fait le poids devant les charmes des promoteurs du projet Domaine de la Nature maintenant devenu le projet Symbiocité.

Au cours des derniers mois, Québec a successivement éliminé le famélique budget des équipes de rétablissement, mis à la porte des dizaines de biologistes spécialisés en conservation de la faune menacée et continué à délivrer des certificats d'autorisation menant à la destruction d'habitats fragiles.

Quiconque prend conscience que le budget alloué par le gouvernement du Québec à la protection de l'environnement est inférieur à 0,5 % du budget annuel total se rend rapidement compte qu'il s'agit avant tout de coupures idéologiques qui n'ont rien à voir avec l'équilibre budgétaire. Comment accepter une telle reconnaissance dans ce contexte ? Vous me lancez de la poudre aux yeux. Je vous réponds avec la foudre aux yeux et la conviction que mon absence à votre funeste cérémonie contribuera davantage à la protection de la rainette, mon âme sœur nature, que votre sinistre loi.

Lien: http://quebec.huffingtonpost.ca/tommy-montpetit/conservation-de-la-faune-prix-honorifique_b_6700468.html


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Fauna conservation: your honorary prize is just smoke and mirrors

My translation of Tommy Montpetit's reaction published in the Huffington Post.

The Endangered or Vulnerable Species Act (LEMV) was 25 years old last June. During the Science and Environment Forum going on February 18 2015, the Quebec government wanted to take note of the contribution of a few individuals to the protection of endangered species, including mine in the Fauna Conservation category.

In the past few years, I have been lucky enough to receive many prizes and acknowledgements for the hard work I have done trying to protect the chorus frog. Each time, I felt honored and privileged. But this time, I'm struck by a deep malaise. Rather than a medal hanging from my neck, I have the impression that I will be taken for a fool if I go to this ceremony. Just like the implementation of this law, this recognition seems to me to be just smoke and mirrors.

This forum will also be the time to take stock of the LEMV. So what of it? It will have taken 10 years after its passing to have at last one fauna species designated. While this first designation seeing the Copper Redhorse becoming an endangered species, Quebec modified the definition of the habitat of an endangered fauna species to avoid any automatic form of protection on public land. When one knows that the protection of habitats is crucial to the survival of endangered species, how to explain that not one of the governments that came into power through all these 25 years of the existence of the law has refused to hear the repeated requests from biologists so that minimally be included dispositions that would allow the protection of their habitat on private land?

What can one say about the sadly famous file of the chorus frog. Even after three successive scientific opinions (2007, 2010 and 2014) from the recovery team of which I am a member that warned Quebec about the dangerous decline of the species, even after the publication of a catastrophic results of the implementation of its recovery plan, even after the elaboration of a dozen conservation plans adapted to local situations, the Quebec government continues boldly to authorize the destruction of whole sections of this species' habitat. Last year, during the celebrations of the 25th anniversary of the LEMV, Quebec was authorizing the destruction of the heart of the habitat of one of the most important population in LaPrairie. The opinions of the government scientists and of the recovery team were no match against the charms of the promoters of the Domaine de la Nature now called the Symbiocity project.

During the last few months, Quebec has successively eliminated the already inadequate budget of the recovery teams, sacked dozens of conservation specialized biologists in endangered fauna and continued to give out authorization certificates allowing the destruction of vulnerable habitats.

Anybody who is aware that the Quebec government allowed budget for environment protection is less than 0.5% of the annual total budget quickly realizes that these ideological cuts have nothing to do with budgetary balance. How to accept such a recognition in this context? This is but smoke and mirrors from your part. I answer back with fury in my eyes and the strong belief that my absence to your sorry ceremony will do more to contribute to the protection of the chorus frog, my nature sister at heart, than your sinister law.

Monday, February 16, 2015

Le fracking sans frontières



"La fracturation hydraulique n'aura pas vraiment cessé tant qu'il n'y en aura plus nulle part. Ce n'est pas comme si les changements climatiques s'arrêtaient aux frontières des états ou des pays.

Et le "fracking" ne se limite pas uniquement aux têtes de puits."

Wendy Lynne Lee
Professeure universitaire en Pennsylvanie


Lien: http://thewrenchphilosleft.blogspot.ca/
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"Fracking does not really stop anywhere until it stops everywhere. It's not as if climate change recognizes the borders of states or countries.

And "fracking" in no way ends at the well head."

Wendy Lynne Lee

Link: https://www.facebook.com/wendy.l.lee?fref=nf

Monday, February 9, 2015

La loi de l'état policier de Harper

Oeuvre de Greg Perry

Elle équivaut à la "mort de la liberté" écrit la chef du Parti Vert Elizabeth May.

Ma traduction libre de sa lettre d'opinion publiée dans The Tyee.

Je me rappelle des évènements du 22 octobre. Pendant que nous étions confinés dans le Parlement, je me rappelle qui se cachait dans les garde-robes et qui se sont précipités vers les coups de feu. Le gars dans le garde-robe est à planifier la concentration des pouvoirs de l'état vers sa propre personne tout en transformant l'agence d’espionnage du Canada en police secrète possédant des pouvoirs pratiquement illimités.

Et en même temps, il a décidé de rétrograder l'équipe de sécurité qui remplissait son devoir avec héroïsme, l'agence de sécurité de la Chambre des Communes, ayant à sa tête le Sergeant Kevin Vickers, et mettre la GRC en charge de la Colline du Parlement. De ces deux décisions, il est clair que de créer une police secrète est la plus dangereuse, mais ignorer le principe constitutionnel qui dit que le gouvernement doit se rapporter au Parlement n'est pas une mince affaire (et en tant que membre du Parlement, je préfèrerais que la sécurité soit la responsabilité des gens qui étaient sur le qui-vive cette journée là, et non pas la GRC qui semblerait avoir manqué de voir un homme courant à côté de plusieurs de leurs véhicules immobilisés cette journée là.)

Voici ce que Stephen Harper veut que les Canadiens pensent:

Nous sommes en guerre. Nous faisons face à une menace terroriste massive. Nous devons avoir très, très peur, et ne devons pas mettre en doute aucune loi préparée soit-disant pour combattre le terrorisme. Quiconque qui soulève des préoccupations pointilleuses ou frileuses pour nos libertés civiles a des liens avec ISIS.

Voici la vérité:

Nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en période de paix. (Est-ce que le lieutenant et ministre en qui Harper a le plus confiance aurait démissionné si nous étions vraiment en guerre?)

Des actes de terrorisme sont une menace. Ils sont des actes criminels d'une cruauté horrible et sadiques. Le fait d'attirer des Canadiens marginaux, aliénés, dans leur croisade barbare doit être examiné, mais le projet de loi C-51 n'est pas essentiellement une loi anti-terrorisme. Et des experts légaux sont déjà à indiquer qu'elle "mine des façons plus prometteuses de s'adresser au terrorisme." (Se référer au document des professeurs Kent Roach et Craig Forcese sur le projet de loi C-51.)

Quand il s'agit de l'avenir du Canada, la crise du climat est une bien plus grande menace.

Nous ne devons pas avoir peur.

Nous devons être intelligents. C'est vraiment difficile de penser quand on est paralysé par la peur. N'importe quelle personne intelligente se lèvera et s'opposera au C-51 de toute ses forces.

Harper dit croire que le Canada est un pays qui aime la liberté. S'il dit vrai, il se trompe s'il espère que nous pourrions être figés de peur.

Nous avons déjà des lois anti-terrorisme. Le terrorisme, la trahison, la sédition, l'espionnage, la prolifération d'armes nucléaires et biologiques et d'autres délits mentionnés dans C-51 sont déjà illégaux. La police profite déjà de pouvoirs étendus quand il s'agit de terrorisme. La GRC possède des pouvoirs pour démonter des projets de terroristes. C'est comme cela qu'ils ont arrêtée le Toronto 18, le complot de Via Rail des sympathisants d'ISIS à Ottawa, avant qu'ils puissent mener leur complot à terme. Bravo à la GRC pour ces succès pro-actifs. Ceux que l'on soupçonne de terrorisme ont déjà une deuxième série de lois style Kafka pour permettre leur arrestation grâce à des certificats de sécurité. L'encadrement des opérations de SCRS a été réduit par le projet de loi omnibus C-38 en 2012.

En quelques mots, le Canada déjà empiète sérieusement sur les droits de la Charte pour donner à la GRC, au SCRS et au Centre de la sécurité des télécommunications (CST) davantage de pouvoirs et moins de surveillance.

Grâce à Edward Snowden, nous savons maintenant que le CST a amassé des millions de communications sur l'Internet tous les jours des Canadiens, même si le mandat du CST était supposé de s'appliquer seulement sur des activités étrangères. Sous le projet "Levitation, le CST amasse jusqu'à 15 millions de dossiers téléchargés tous les jours.

Justifications pour plus de pouvoirs: aucune

Personne de l'establishment de la sécurité n'a pu justifier une demande pour davantage de pouvoirs.

C-51, la soit-disant Loi Anti-terrorisme, crée des nouveaux pouvoirs pour le SCRS. Le SCRS a été créé pour séparer les fonctions policières de la GRC du travail d'espionnage après le fiasco d'une grange incendiée durant une opération de sting sur le FLQ. Ce projet de loi donne au SCRS les pouvoirs de faire n'importe quoi. (D'accord, peut-être pas n'importe quoi. Çà mentionne en particulier que le SCRS ne peut pas directement tuer ou blesser des gens ou "violer l'intégrité sexuelle d'un individu," mais pour le reste, le SCRS jouira d'une panoplie d'importants pouvoirs).

Le SCRS sera capable de mener n'importe quelle opération qu'il pense est dans l'intérêt de protéger la sécurité du Canada. La définition de "miner la sécurité du Canada" est plus qu'une liste de suggestions qu'une définition, utilisant le mot "incluant" avant de donner une liste de 9 types de menaces. En utilisant le mot "incluant" au début de sa liste laisse ouvert la possibilité que le SCRS pourrait penser que d'autres choses auraient dû être sur cette liste.

La plupart des activités sur la liste sont déjà illégales, comme la trahison, l'espionnage, causer des dommages sérieux, etc. À ceci, on ajoute "interférence avec des infrastructures critiques," ce qui soulève des préoccupations légitimes à savoir que le projet de loi vise les Premières Nations et les groupes environnementaux qui s'opposent aux pipelines. Il y a un avertissement dans la loi: "Pour une plus grande certitude, il n'inclut pas la revendication légale, les protestations, la dissidence et l'expression artistique."

Les Tories se taisent quand on demande d'être rassurés

Jusqu'à date, j'ai demandé par deux fois aux ministres de la sécurité publique et de la justice durant la période de questions pour qu'ils mettent au clair si la loi s'appliquera aux désobéissances civiles non légales et non violentes, comme bloquer la voie d'un tracé de pipeline. Ni Stephen Blaney ni Peter MacKay n'on voulu me fournir cette assurance.

Cette loi pourrait s'appliquer à Rosa Parks qui s'est assise dans la partie "Blancs seulement" de l'autobus. Elle pourrait s'appliquer à n'importe qui qui lui en aurait parlé auparavant. Elle pourrait s'appliquer aux journalistes qui ont écrit qu'elle devrait être saluée d'avoir enfreint à la loi.

Les plus vagues de ces choses qui pourraient miner la sécurité du Canada est comme suit:

"Interférence avec la capacité du Gouvernement du Canada en relation avec l'intelligence, la défense, les opérations de frontières, la sécurité publique, l'administration de la justice, les relations diplomatiques ou consulaires ou la stabilité économique ou financière du Canada."

La liste d'activités vagues a le même statut que le terrorisme pour plonger les opérations de SCRS dans un monde obscur avec des pouvoirs pour "prendre des mesures, à l'intérieur ou hors du Canada, pour réduire la menace."

Alors, l'Arabie Saoudite qui pompe assez de pétrole pour faire baisser le prix du pétrole? Les spéculateurs en devises mondiales? Les décisions des juges que le Premier Ministre n'aimerait pas? Qualifier cette section de vague est un euphémisme. Et le SCRS n'a besoin que d'aller voir un juge pour obtenir un mandat dans les cas où il décide seul que les actions violeront la Charte des Droits et des Libertés. Ensuite il va voir un juge pour un processus secret pour obtenir un mandat. Le mandat peut permettre qu'on défonce la porte et pénétrer un lieu pour obtenir n'importe quoi et y installer n'importe quoi.

La mort de la liberté

Voici ce que je pourrais faire avec cette section comme premier ministre. Les changements climatiques sont sûrement une menace à la sécurité publique et la stabilité économique du Canada. Alors envoyons le SCRS se mêler de ceux qui sont dans l'industrie des combustibles fossiles. Installons des programmes malveillants. Impliquons-les dans des accusations de pornographie juvénile fausses. Défonçons des portes et pénétrons dans des commerces pour voir si ils ont caché les brevets de panneaux photovoltaïques, de véhicules électriques et de meilleurs piles. Une police secrète au service du Premier Ministre. Et bien sûr, si jamais j'étais premier ministre, l'une des premières choses que je ferais serait de révoquer cette loi.

Ce n'est pas assez de demander pour une meilleure surveillance des citoyens comme le demande l'un des partis d'opposition. Et c'est certainement un acte flagrant de lâcheté de la part de l'autre parti d'opposition que d'appuyer ce projet de loi.

C'est triste à dire, mais quand nous abdiquons notre liberté, ce sont les terroristes qui y gagnent. Et même appuyer ce projet de loi est de tomber dans le piège de Harper qui en fait un projet de loi sur le terrorisme. Ce n'est pas sur le terrorisme. C'est pour créer une police secrète. C'est la mort de la liberté.

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Harper's Police State Law

Passing it means 'death of freedom' writes Green leader Elizabeth May.


By Elizabeth May, Today, TheTyee.ca

I remember the events of Oct. 22. While I was in lock-down on Parliament Hill, I remember who hid in a closet and who ran toward gun fire. The guy in the closet is now planning to concentrate the powers of the state in his own hands while converting the Canadian spy agency into a secret police with virtually unlimited powers.

And, at the same time, he has decided to demote the security team that performed its role heroically, the House of Commons Security, led by former Sergeant-at-Arms Kevin Vickers, and put the RCMP in charge of Parliament Hill. Of the two moves, clearly creating a secret police is the most dangerous, but upending the constitutional principle that the government reports to Parliament is no small matter (and, as a member of Parliament, I would prefer security to be in the hands of the people who paid attention that day and not the RCMP who somehow missed an armed man running past their multiple idling vehicles.)

Here is what Stephen Harper wants Canadians to think:

We are at war. We face a massive terrorist threat. We must be very, very afraid and we must not question any law brought in allegedly to fight terrorism. Anyone who raises finicky, lily-livered concerns about civil liberties is a fellow-traveller of ISIS.

Here's the truth:

We are not at war. We are at peace. (Would Harper's most trusted lieutenant and minister of foreign affairs quit if we were really at war?)

Acts of terrorism are a threat. They are criminal acts of horrific cruelty and sadism. Luring of disenfranchised, disenchanted, alienated Canadians into their barbaric crusade must be addressed, but the new law, C-51, is not primarily an anti-terrorism law. And legal experts are already pointing out it "undermines more promising avenues of addressing terrorism." (See Bill C-51 backgrounder by professors Kent Roach and Craig Forcese.)

In terms of Canada's future, the climate crisis is a much larger threat.

We must not be afraid.

We must be smart. It's really hard to think when paralyzed by fear. Any thinking person will stand up and oppose C-51 with every ounce of their strength.

Harper claims to believe Canada is a freedom-loving country. If he's right, he miscalculated in hoping we could be scared out of our wits.

We already have anti-terror laws. Terrorism, treason, sedition, espionage, proliferating of nuclear and biological weapons and other offences repeated in C-51 are already illegal. The police already have expanded powers in relation to terrorism. RCMP have powers to disrupt terrorist plots. That's how they broke the Toronto 18, the VIA rail plot and ISIS sympathizers in Ottawa, before they could move their plots into action. Full marks to the RCMP for these proactive successes. Those suspected of terrorism already have a second set of Kafka-esque laws to allow their detention through security certificates. Oversight of the operations of Canadian Security Intelligence Service (CSIS) was reduced in the 2012 omnibus Bill C-38.

Put simply, Canada has already significantly intruded on charter rights to give the RCMP, CSIS and the Communications Security Establishment (CSE) broader powers and less oversight.

Thanks to Edward Snowden, we now know that CSE has been gathering millions of internet communications every day from Canadians -- even though CSE's mandate was supposed to apply only to foreign activities. Under project "Levitation" CSE collects as many as 15 million records of uploads and downloads every day.

Case for expanded powers: none

No one from the security establishment has made a case for requiring expanded powers.

C-51, the so-called Anti-Terrorism Act, creates new powers for the CSIS. CSIS was created to keep the RCMP policing functions separate from intelligence work after the fiasco of burning down the barn in an FLQ sting operation. This bill gives CSIS the power to do anything. (Okay, not anything. It specifically says CSIS cannot directly kill or harm people or "violate the sexual integrity of an individual," but otherwise, CSIS will have a vague set of sweeping powers).

CSIS will be able to conduct any operation it thinks is in the interests of protecting the security of Canada. The definition of "undermining the security of Canada" is more a list of suggestions than a definition, using the word "including" before listing nine types of threats. Using "including" as the heading for its list leaves open the possibility that CSIS may think something else should have been on that list.

Most listed activities are already illegal, such as treason, espionage, causing serious harm, etc. To this is added "interference with critical infrastructure," raising legitimate concerns that the bill is targeted at First Nations and environmental groups opposing pipelines. There is a caveat in the act: "For greater certainty, it does not include lawful advocacy, protest, dissent and artistic expression."

Asked for assurance, Tories mum

I have now twice asked the public safety and justice ministers in question period to clarify if the act will apply to non-lawful, non-violent civil disobedience, such as blockading along a pipeline route. Neither Stephen Blaney nor Peter MacKay would provide that assurance.

This act could apply to Rosa Parks sitting in the "Whites Only" section of the bus. It could apply to anyone who talked with her about it ahead of time. It could apply to journalists who wrote she should be commended for breaking the law.

The vaguest of those things that undermine the security of Canada reads as follows:

"Interference with the capability of the Government of Canada in relation to intelligence, defence, border operations, public safety, the administration of justice, diplomatic or consular relations or the economic or financial stability of Canada."

That list of vague activities has the same status as terrorism in launching CSIS operatives into a murky world with powers to "take measures, within or outside Canada, to reduce the threat."

So, Saudi Arabia pumping out enough oil to cause the dropping price? Global currency speculators? Judges' decisions the PM doesn't like? Calling this section vague is an understatement. And CSIS only needs to go before a judge for a warrant in cases where it decided for itself that its actions will violate the Charter of Rights and Freedoms. Then it goes to a judge for a secret warrant process. The warrant can allow break and enter to take anything and to install anything.

Death of freedom

Here's what I could do with this section as prime minister. Climate change is surely a threat to public safety and the economic stability of Canada. So let's launch CSIS at messing with the heads of all those in the fossil fuel business. Install malware. Implicate them in bogus child porno charges. Break and enter and see if they have been hiding the patents for photovoltaic, electric vehicles, better batteries. A secret police at the PM's beck and call. Of course, if I ever were prime minister, one of the first things I would do is to repeal this act.

It's not enough to call for better citizen oversight as one opposition party urges. And it is certainly an act of egregious cowardice for the other opposition party to support this bill.

It is trite to say that when we surrender our freedoms, the terrorists win. Even to level that charge at this bill is to fall into the Harper trap of making this bill about terrorism. It's not. It's about creating a secret police. It's the death of freedom. [Tyee]

Link: http://thetyee.ca/Opinion/2015/02/09/Harper-Police-State-Law/

Saturday, February 7, 2015

Un message important pour les membres du RVHQ!


Subject: STOLT

From: Marc Brullemans

Date: Fri, February 06, 2015 3:07 pm


Bonjour à vous tous,

La compagnie norvégienne STOLT, en liens avec Norsk-Hydro, Halliburton (http://www.oilpubs.com/oso/article.asp?v1=3474), Total et autres compagnies que nous connaissons bien, compte s'implanter dans le paysage québécois dès 2016. Sa filiale Stolt LNGaz fait des démarches depuis plus de deux ans pour s'installer dans le parc industriel de Bécancour, situé juste en face de la municipalité de Champlain sur la rive-nord. Le 18 mars 2014, quelques-uns d'entre nous assistions à la présentation du projet par le promoteur norvégien. Dans l’article du Courrier Sud, on peut lire : « SLNGaz évaluera également les occasions d’affaires permettant d’exporter le GNL aux industries présentes dans les Maritimes, le Nunavut, ainsi qu’en Europe et aux États-Unis. »

Ce projet de gaz naturel liquéfié n'est pas le seul (http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2014/10/20141025-204021.html ; http://www.journaldemontreal.com/2014/10/25/la-consommation-de-gaz-explosera-dici-2018 ; http://radiogaspesie.ca/portfolio/petrolia-et-le-plan-nord/ ; http://www.tugliq.com/fr/presse.html ) et peut-être apprendrez-vous que nous sommes déjà actionnaires de certains et si nous n'y prenons garde, nous nous retrouverons le long du St-Laurent et de ses affluents navigables avec un chapelet de ports méthaniers dont certains auront 3 fois la taille de Rabaska (le projet de Grande-Anse à Ville de La Baie par exemple).

Déjà, le projet Stolt à Bécancour requiert une quantité de gaz naturel correspondant au quart de la consommation totale de gaz du Québec. C'est beaucoup plus que la consommation du secteur résidentiel québécois... À quoi et à qui servira ce gaz naturel liquéfié? Comment nous parviendra ce gaz? Ce projet fait-il partie d'un plan plus vaste de sortie du gaz de schiste américain? Ce projet Stolt avec ses unités de liquéfaction fera t-elle en sorte d'accroître le transport par rail et par camions d'hydrocarbures dans nos régions? Plusieurs questions ont déjà été posées lors des séances d'informations et lors de la séance d'introduction du BAPE (voir pages 1,2 et 3).

Les audiences du BAPE commencent ce lundi et il faut être présents afin de questionner le promoteur et les experts des différents ministères et de l'industrie. Notre présence fut importante lors du BAPE sur les enjeux du gaz de schiste et souhaitons qu'il en soit encore de même avec STOLT et ses probables suites, mauvaises pour le climat disons-le encore.

Si vous ne pouvez être présents, prière de faire parvenir vos questions à l'adresse courriel suivante: bape-stolt@rvhq.ca. Les gens sur place feront de leur mieux pour les porter à la Commission du BAPE.

Nous comptons sur vous car il semble bien que nous serons les seuls à nous opposer à cette autre filière insensée qu'est la liquéfaction de gaz naturel, majoritairement issue de procédés non-conventionnels il faut se le dire.

N'oublions pas que la zone s'étendant de Nicolet à Québec est la plus prometteuse pour l'industrie et toute infrastructure de ce type crée une demande sur notre territoire et pourrait en fait justifier 10 000 puits sous nos terres. Pour de plus amples informations sur ce projet, prière de consulter le site du BAPE. Un document-synthèse pourrait aussi vous être acheminé sur demande.

Vous remerciant à l'avance,


Marc Brullemans

Coordonnateur interrégional "Nord" du Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec

In Oakland today!

Friday, February 6, 2015

Les inconnus du dilbit

Photo: Des travaux de nettoyage du déversement dans la rivière Kalamazoo, au Michigan, courtoisie Andre J. Jackson

Les inconnus du dilbit: un résumé préparé par The Canadian Press

Ma traduction libre.

Une étude encore non publiée commandée par le gouvernement en est venu à la conclusion qu'il y a 10 points importants que nous ignorons sur les effets des produits extraits des sables bitumineux sur les rivières, les lacs, et les océans:

1- Toxicologie: la recherche sur les impacts biologiques des produits des sables bitumineux laisse à désirer. Le rapport n'a pas pu trouver aucune étude révisée par des pairs.

2- Le bitume dans l'eau: Il y a très peu d'information sur la façon dont le bitume, le bitume dilué (dilbit) ou les produits utilisés pour diluer le bitume, réagissent dans l'eau, même à savoir si le bitume cale au fond ou flotte à la surface.

3- Les métaux: bien que le bitume a des concentrations variables de métaux lourds et des composés chimiques différents que le pétrole conventionnel, les réactions durant un déversement n'ont pas été étudiées.

4- Les condensats: on en connaît très peu sur la toxicité des condensats, qui sont des hydrocarbures légers utilisés pour diluer le bitume pour qu'il puisse être pompé, une fois qu'ils se retrouvent dans un cours d'eau.

5- Exposition: les mécanismes d’interaction entre le bitume et les autres produits venant des sables bitumineux avec des organismes (vivants) sont inconnus.

6- Toxicité de l'air: davantage de recherche serait nécessaire sur la toxicité et le dépôt chimique en phase vapeur des hydrocarbures des sables bitumineux dans l'air.

7- Les plans d'eau en particulier: peu de recherche a été faite sur les effets des déversements d'hydrocarbures spécifiquement dans des eaux du Canada, comme les Grands Lacs par exemple.

8- Photo-toxicité: on devrait tenir des études pour savoir si les produits chimiques dans le bitume sont rendus plus toxiques quand ils sont exposés aux rayons solaires, comme on le constate pour certains hydrocarbures.

9- Les dispersants: on doit en savoir davantage sur les interactions entre le bitume, l'environnement et les agents dispersants qui sont des produits chimiques parfois utilisés pour déconstituer et accélérer la décomposition des déversements de pétrole.

10- La glace: le comportement du pétrole, du bitume et des agents dispersants dans les eaux froides couvertes de glace de l'Arctique canadien est majoritairement inconnu.


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10 things we don’t know about bitumen toxicity


By Staff The Canadian Press


Ten things an unpublished government-commissioned study found remain unknown about the effects of oil and oilsands products in rivers, lakes and oceans:

1. Toxicology: Research on the biological effects of oilsands products is lacking. Report found no peer-reviewed articles at all.

2. Bitumen in water: There is little information on how bitumen, diluted bitumen or products used to dilute bitumen behave in water, including whether bitumen sinks or floats.

3. Metals: Although bitumen has different heavy-metal concentrations and components than conventional oil, their behaviour in a spill hasn’t been studied.

4. Condensate: Not much is known on the toxicity of condensate — a lighter hydrocarbon used to dilute bitumen for pumping — once it enters a body of water.

5. Pathways: The mechanics of how bitumen and other oilsands products interact with organisms is unknown.

6. Air toxicity: More research is needed on the toxicity and deposition of oilsands hydrocarbons through the air.

7. Specific water bodies: Little research has been done on the effects of hydrocarbon spills specific to Canadian waters such as the Great Lakes.

8. Photo-toxicity: Studies should be conducted on whether chemicals in bitumen are made more toxic by sunlight, as happens with some hydrocarbons

9. Dispersants: More needs to be known about the interaction of bitumen, the environment and dispersants, which are chemicals sometimes used to break up and speed the decomposition of oilspills.

10. Ice: The behaviour of oil, bitumen and dispersant in the ice-choked, cold and dark waters of the Canadian Arctic is largely unknown.

Link: http://globalnews.ca/news/1808065/10-things-we-dont-know-about-bitumen-toxicity/

Tuesday, February 3, 2015

Les séismes dus au fracking s'ajoutent aux risques et nécessitent plus d'étude prévient cette experte.

Photo: The Tyee

Ma traduction libre d'un reportage d'Andrew Nikiforuk publié dans The Tyee.

Les chercheurs ont besoin de plus de données sismiques afin de comprendre les dangers propres aux séismes artificiels.

L'un des plus éminents experts du Canada en matière de risques sismiques a récemment dit à un auditoire composé d'ingénieurs de Calgary que les séismes provoqués par la fracturation hydraulique peuvent dépasser "ce que les risques naturels posaient en premier lieu" et sont des dangers pour les infrastructures strictement construites pour résister aux risques des séismes naturels.

Aussi, les séismes créés par le fracking peuvent produire davantage de mouvement des sols dommageables à des magnitudes plus faibles que les séismes naturels à cause du fait qu'ils se produisent à faible profondeur, dit Gail Atkinson, la chaire de recherche industrielle du SERC/TransAlta/Nanometrics sur les risques causés par la séismicité induite à l'université Western en Ontario.

Les séismes naturels se produisent habituellement en moyenne à une profondeur de 10 kilomètres, tandis que les secousses provoquées par l'industrie sont beaucoup moins profondes et plus près de la surface où les gens peuvent les ressentir davantage.

Typiquement, les séismes naturels causent des dommages structurels dans des édifices quand ils sont d'une magnitude de 5,0, selon Atkinson. Mais les séismes provoqués par le fracking pourraient possiblement causer des mouvements du sol dommageables à des magnitudes aussi faibles que 3,5 à 4,0 à cause du fait qu'ils sont moins profonds.

La fracturation hydraulique crée à dessein des centaines d'évènements micro-sismiques en fissurant des formations géologiques profondes ou près de la surface à l'aide d'injections d'eau, de sable et de produits chimiques. Mais la technologie, qui ne peut pas encore prédire où toutes les fractures se produiront, a activé des failles et des glissements en Ohio, en Oklahoma, en Angleterre, en Colombie-Britannique et en Alberta, créant ainsi des séismes qui ont fait les manchettes depuis les 3 dernières années.

Les séismes fait de main d'homme sont peut-être le sujet de l'heure en ce moment, mais ne sont pas nouveaux, explique Atkinson.

Depuis les années 1920, des ingénieurs pétroliers ont déclenché des séismes soit en faisant l'extraction de fluides ou en injectant des fluides. L'extraction de gaz sulfureux du développement Strachan à Rocky Mountain House, en Alberta, par exemple, a déclenché une série de séismes durant les années 1980 en dépressurisant la formation. Plusieurs séismes ont brassé la région encore une fois l'an passé, dont le plus important mesurait 3,9 et a causé une panne de courant dans la région.

L'extraction du gaz naturel du champs d'exploitation Gronigen dans le nord de la Hollande a causé l'effondrement du sol, provoquant des séries de séismes qui ont endommagé des centaines de maisons depuis quelques années.

Les puits d'injections et d'entreposage, où l'on pompe à grande pression des déchets ou des saumures à grande profondeur, ont causé une panoplie de séismes au Colorado, en Ohio et au Texas en surpressurisant le roc et déclenchant des fissures.

L'injection de fluides dans des projets géothermiques, une autre forme de fracturation hydraulique, a aussi causé des séries de séismes importants en Californie, en Australie et en Europe.

"Ce qui est nouveau, c'est la fréquence de séismicité induite. Depuis les 5 dernières années, il y a eu une augmentation très remarquée au coeur des États-Unis," dit Atkinson.

L'Oklahoma est maintenant plus actif séismiquement parlant que la Californie, si on regarde le nombres de séismes de magnitude de plus de 3,0 par année et par kilomètre carré.

Un séisme a détruit 14 résidences et blessé 2 personnes à Prague, en Oklahoma en 2011. En 2014, des scientifiques ont blâmé d'immenses puits d'injections d'eaux usées à grand volume pour l'augmentation des séismes.

L'an passé, le U.S. Geological Survey a prévenu les résidents de cet état de se préparer à "des risques à la hausse." Des avertissements similaires sont maintenant émis dans la région au nord du Texas, le lieu de naissance de la révolution du gaz de schiste et de la fracturation hydraulique.

Les séismes canadiens sont différents

Les séismes causés par l'industrie sont aussi à la hausse en Colombie-Britannique et en Alberta, mais l'expérience canadienne est différente de celle aux É.U.

"Aux É.-U., nous observons beaucoup d'activité sismique causée par l'injection de fluides, et au Canada, l'activité semble être davantage provoquée par la fracturation hydraulique," disait Atkinson durant sa présentation.

Les séries de séismes dans le schiste de Montney en C.-B. et dans le schiste Duvernay en Alberta, où l'industrie fait des fracturations à grand volume pour fissurer le roc, partagent maintenant la réputation mondiale des plus importantes secousses déclenchées par la technologie jusqu'à date: une ampleur de 4,4.

Ces évènements ont motivés les chercheurs des É.-U. d'aller revoir leurs données sismiques pour vérifier s'ils n'auraient pas vu des signaux sismiques causés par des opérations de fracking, selon Atkinson.

Atkinson donne comme exemple la récente série de séismes à Fox Creek, en Alberta, presque certainement provoquée par la fracturation hydraulique faite dans des puits horizontaux, comme étant une "nouvelle source sismique" dans la région.

Le nombre de séismes dans une région source de secousses suit une distribution d'évènements reconnus dans une proportion relative de séismes de faible et grande ampleur: pour chaque 100 séismes de magnitude 3,0, on s'attend à avoir environ 10 séismes de magnitude 4,0 et un de 5,0.

Des scientifiques sont toujours à étudier les séismes artificiels pour savoir si ils ont une distribution semblable. L'évènement à Fox Creek semble le faire, ce qui fait que l'évènement récent de magnitude 4,4 n'est pas si surprenant que cela.

Ces évènements provoqués par l'activité humaine sont tellement plus fréquents dans une région à faible activité sismique comme Fox Creek et la majorité de l'Alberta qu'ils pourraient mettre au défi l'adéquation des évaluations courantes des risques sismiques utilisées présentement pour établir le code du bâtiment et des infrastructures essentielles.

"Dans des environnements à faible sismicité comme Fox Creek où les séismes naturels sont rares, les risques venant d'un évènement sismique artificiel peuvent dépasser les risques venant d'une source naturelle," prévient Atkinson.

L'industrie ne partage pas ses données

Selon l'évaluation préliminaire d'Atkinson, presque un puits sur cinq dans la région de Fox Creek pourrait provoquer de l'activité sismique.

En ce moment, les scientifiques n'ont pas les moyens pour prédire de façon précise si un puits horizontal sur cinq provoquera un séisme artificiel ressenti, ou si un puits sur 1,000 le fera. L'industrie ne sait tout simplement pas où se trouvent toutes les failles, ou les possibilités de provoquer du mouvement dans des failles géologiques.

Ils ne connaissent pas non plus jusqu'à quel point un séisme causé par la fracturation hydraulique peut prendre de la puissance et devenir destructrice. Afin de diminuer l'incertitude, Atkinson plaide pour plus de données sismiques et un accès libre à ces données, ainsi qu'un accès rapide aux données opérationnelles.

De nombreuses compagnies pétrolières et gazières colligent elles-mêmes leurs données sismiques, mais ne partagent pas cette information avec le public, ni avec les scientifiques en sismicité.

"Il y a des centaines et des centaines de scientifiques qui travaillent sur cette question en ce moment, mais ils ne sont pas capable d'accéder à ces données, il n'y a pas d'avantages scientifiques pour les colliger," dit Atkinson.

En Alberta, deux ou trois années peuvent s'écouler avant que les régulateurs sortent un rapport sur des évènements sismiques causés par l'industrie pétrolière et gazière.

Quand on lui demande comment on pourrait améliorer comment la façon dont le public perçoit l'industrie, Atkinson recommande à l'industrie qu'elle "arrête de faire des affirmations sur ce qui ne peut pas se produire" avec la fracturation hydraulique, et se concentre à la place d'améliorer les prédictions de vraisemblance.

Il y a deux ans, des experts de l'industrie affirmaient que les évènements sismiques causés par la fracturation hydraulique ne pourraient jamais être ressentis à la surface et ne pourraient jamais être une nuisance, et encore moins un danger.

Des scientifiques ont fait des affirmations semblables durant les années 1960 et 1970 au sujet des risques sismiques venant des centrales nucléaires qui se sont souvent avérées fausses quand il s'agit de prédire où les séismes pourraient se produire, ajoute Atkinson.

Atkinson a fait sa présentation devant la société de géo-physiciens Canadian Society of Exploration Geophysicists à Calgary le 29 janvier.

Une publication de 2012 du groupe reconnaissait il y a trois ans que la fracturation hydraulique pouvait activer les failles géologiques et causer d'importants séismes ressentis avec des mouvements puissants du sol.

"De la perspective d'activation des failles, souvent ceci est une conséquence indésirable de stimulations hydrauliques si ces failles fournissent des passages aux fluides pour échapper de la formation," lisait-on dans l'article. "Encore une fois, être capable de situer ces failles dans le réservoir de stimulation est d'une préoccupation primordiale. Finalement, si ces évènements génèrent des mouvements du sol assez importants pour être ressentis à la surface, alors il y a un besoin d'évaluer les risques sismiques sur le terrain pour pouvoir répondre aux questions, à savoir où est-ce que les mouvements seront les plus intenses et selon quelles normes les équipements devront être construits pour résister à de tels mouvements."

Dans une présentation récente faite par Usman Ahmed, le vice-président de Baker Hughes, une importante compagnie de fracking, il soulignait la nature chaotique et non-linéaire de fissurer la roche de schiste qui se trouve déjà très stressée.

Ahmed disait que 70% des puits non conventionnels aux É.-U., même ceux qui sont fracturés, ne rencontrent pas leurs cibles de production; que 60% de toutes les étapes de fracturations sont inefficaces; et que 73% des opérateurs disent qu'ils n'en savent pas assez sur la subsurface, et encore moins sur la localisation des failles.

Il termina sa présentation en disant que l'industrie "évite les failles et les géorisques."

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Fracking Quakes Pose Added Risks and Require Study, Expert Warns

Researchers need more seismic data to understand unique hazards.


By Andrew Nikiforuk published in TheTyee.ca

One of Canada's foremost experts on earthquake hazards recently told an audience of Calgary engineers that earthquakes triggered by hydraulic fracturing can exceed "what the natural hazard was in the first place" and pose risks to infrastructure only built to withstand natural earthquake hazards.

As well, earthquakes induced by fracking can produce more damaging ground motion at lower magnitudes than natural quakes due to their shallowness, said Gail Atkinson, the NSERC/TransAlta/Nanometrics Industrial Research Chair in Hazards from Induced Seismicity at Ontario's Western University.

Natural earthquakes have an average depth of 10 kilometres, whereas industry-made tremors are much shallower and closer to the ground surface where people can feel them more strongly.

Natural earthquakes typically cause structural damage in buildings at a magnitude of 5.0, Atkinson said. But earthquakes triggered by fracking could possibly cause damaging ground motions at magnitudes as low as 3.5 to 4.0, due to their shallowness.

Hydraulic fracturing intentionally creates hundreds of microseismic events by cracking deep or shallow hydrocarbon formations with high-fluid injections of water, sand and chemicals. But the technology, which can't yet model where all the fractures will go, has activated faults and slips in Ohio, Oklahoma, England, British Columbia and Alberta, creating headline-making earthquakes in the last three years.

Man-made earthquakes may be "a hot topic now," but they are not a new issue, Atkinson explained.

Since the 1920s, petroleum engineers have set off earthquakes either by fluid extraction or fluid injection. The withdrawal of sour gas from the Strachan pool in Rocky Mountain House, Alberta, for example, triggered a swarm of earthquakes in the 1980s by depressurizing the formation. Several quakes rocked the region again last year, the largest of which had a magnitude of 3.9 and caused a power outage in the region.

The extraction of natural gas from the Gronigen field in northern Holland has caused the land to sink, sparking swarms of earthquakes that have damaged thousands of homes in recent years.

Injection and disposal wells, which pump waste or salt water at high pressure deep into the ground, have caused a variety of earthquakes in Colorado, Ohio and Texas by over-pressuring rock and triggering faults.

Fluid injection at geothermal projects, another form of hydraulic fracturing, has also caused significant swarms of earthquakes in California, Australia and Europe.

"What has changed are the rates of induced seismicity. In the last five years, there has been a very noticeable increase in the central United States," said Atkinson.

Oklahoma is now more seismically active than California, as measured by the number of earthquakes of magnitude 3.0 and greater per year, per square kilometre.

One earthquake destroyed 14 homes and injured two people in Prague, Oklahoma in 2011. In 2014, scientists blamed massive high volume wastewater injection wells for the increased seismicity.

Last year, the U.S. Geological Survey warned the state's residents to prepare for "increased hazard." A similar warning has now been issued for North Texas, home to the shale gas and fracking revolution.

Canadian quakes differ

Industry-made earthquakes have also been on the rise in British Columbia and Alberta, but the Canadian experience is different than the U.S. one.

"In the U.S. we are seeing a lot of seismic activity from fluid injection, and in Canada more of the activity seems to be triggered by hydraulic fracturing," Atkinson said during her talk.

Earthquake swarms in B.C.'s Montney shale and Alberta Duvernay shale basin, where industry uses high-volume fracks to crack rock, now likely share the global distinction of generating the largest tremors set off by the technology to date: 4.4 magnitude.

These events have sent U.S. researchers back to look at their seismic data to see if they've missed seismic signals from fracking operations, Atkinson said.

Atkinson cited the recent Fox Creek, Alberta earthquake swarm, almost certainly triggered by the hydraulic fracturing of horizontal wells, as an example of "a new seismic source" in the region.

The number of earthquakes in a seismic source follows a well-known distribution in the relative proportion of small to large earthquakes, so that for every 100 magnitude 3.0 earthquakes, we should expect about 10 magnitude 4.0 earthquakes and one magnitude 5.0 earthquake.

Scientists are still investigating whether induced earthquakes follow this same distribution. The events in Fox Creek appear to do so, which is why the recent event of magnitude 4.4 is not entirely surprising.

These man-made events are so much more frequent in a low seismic area such as Fox Creek and most of Alberta that they could challenge the adequacy of current seismic hazard assessments now used to set current building and critical infrastructure codes.

"In low seismic environments like Fox Creek where the natural earthquakes are infrequent, the hazards from an induced seismic event can exceed the hazards from a natural source," warned Atkinson.

Industry doesn't share data

According to Atkinson's preliminary estimate, as many as one in five wells in the Fox Creek region may be triggering seismic activity.

Right now, scientists have no accurate way of predicting whether one-in-five horizontal wells will provoke a felt man-made earthquake, or whether one-in-1,000 wells will do so. The industry simply doesn't know where all the faults are, nor the likelihood of triggering fault movement.

Nor do they know how large or destructive an earthquake trigged by hydraulic fracturing might be. To reduce uncertainty, Atkinson appealed for more seismic data and open access to that data, as well as timely access to operational data.

Many oil and gas companies currently collect their own seismic data, but do not share this information with the public or earthquake scientists.

"There are hundreds and hundreds of scientists working on this issue right now, but if they are not able to see the data, there is no scientific benefit from collecting it," Atkinson said.

In Alberta, two or three years may pass before regulators report on earthquake events caused by the oil and gas industry.

Asked how to improve the industry's public perception, Atkinson recommended that it "stop making statements about what can't happen" with hydraulic fracturing, and instead focus on improving the estimates of likelihood.

Two years ago, industry experts argued that seismic events caused by fracking could never be felt at the surface and could never be a nuisance, let alone a hazard.

Scientists made similar claims in the 1960s and 1970s about seismic risks to nuclear power plants and were repeatedly proven wrong in terms of what earthquakes could happen where, added Atkinson.

Atkinson made her presentation to the Canadian Society of Exploration Geophysicists in downtown Calgary on Jan. 29.

A 2012 publication of the organization recognized three years ago that hydraulic fracturing can activate faults and cause significant felt earthquakes with powerful ground motions.

"From the perspective of fault activation, often this is an undesirable consequence of hydraulic stimulation if these faults provide pathways for fluid to escape formation," said the article. "Again, being able to position these faults with respect to the reservoir stimulation is of prime concern. Finally, if these events are generating ground motions large enough to be felt on surface, then there needs to be an assessment of the seismic hazard on site to answer questions about where shaking may be most intense and to what standards equipment needs to be built to withstand such motion."

A recent talk by Usman Ahmed, the vice president of Baker Hughes, a major fracking company, highlighted the chaotic and non-linear nature of cracking shale rocks which are already under high stress.

Ahmed said that 70 per cent of unconventional wells in the U.S., even with fracking, do not met their production targets; that 60 per cent of all fracture stages are ineffective; and that 73 per cent of operators say they do not know enough about the subsurface, let alone where the faults are.

He ended his talk by asking that the industry "avoid faults and geohazards." [Tyee]

Link: http://thetyee.ca/News/2015/02/02/Fracking-Quakes-Study-Required/

Monday, February 2, 2015

Pipeline Saint-Laurent: ouvert en 2012 et déjà rouillé



Pendant que tous les yeux sont tournés vers le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada, le pipeline Saint-Laurent de la société Énergie Valero connaît des problèmes de corrosion depuis son ouverture en décembre 2012, a appris La Presse.

Neuf mois après la mise en service du pipeline qui relie la raffinerie d'Énergie Valero - dont le premier actionnaire est Ultramar - à son centre de distribution de Montréal-Est, les premières traces de corrosion ont été détectées au cours d'une inspection avec une sonde intelligente. Deux mois plus tard, les résultats étaient connus chez Valero: la corrosion était concentrée dans le secteur est de la conduite de 243 km, c'est-à-dire entre Lévis et Saint-Agapit.

Ce n'est toutefois qu'un an plus tard, soit le 4 novembre dernier, que le Comité de liaison créé pour assurer «le dialogue avec les propriétaires et les populations concernés» a reçu des explications officielles de l'entreprise. Cette dernière avait signalé discrètement la situation dans un bulletin d'information d'avril 2014.

«Les problèmes de corrosion équivalaient à une usure prématurée comme si les tuyaux avaient 10 ans, nous a dit la compagnie», explique France Lamonde, qui siège au comité de liaison contrôlé par Valero. En plus d'être présidente de l'Association des propriétaires privés, agricoles (acéricoles) et forestiers (APPAF), Mme Lamonde est propriétaire de terres traversées par le pipeline Saint-Laurent.

Corrosion et fuite

Selon une analyse des ruptures dans les principaux réseaux de pipelines du pays menée pour le compte de l'Office national de l'énergie du Canada (ONE), en 2003, «les causes principales de rupture sont, par ordre d'importance, la corrosion externe, la fissuration par corrosion sous tension (FCST) et les dommages par des tiers». Dans son rapport de juillet 2007 concernant le pipeline Saint-Laurent, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) note que le promoteur lui-même a évalué les risques de fuite et qu'il estime que la corrosion peut être à l'origine de fuites, mais dans une moindre mesure que ne le disent les travaux de l'ONE.

Chez Valero, on soutient avoir agi promptement. «La vérification a été faite parce qu'il y avait un besoin de surveillance, étant donné qu'il s'agit d'une nouvelle installation, même si normalement, la sonde intelligente n'est utilisée que tous les cinq ans. On a fait des excavations et on a trouvé de la corrosion de surface. On a réparé les taches et on a ajouté des rubans de zinc», affirme Julie Cusson, porte-parole de Valero. Mme Cusson insiste pour dire que «jamais l'intégrité de la conduite n'a été mise en question».

La corrosion s'explique par la combinaison des terres humides que traverse le pipeline ainsi que la proximité des pylônes d'électricité. Le pipeline Saint-Laurent longe l'emprise d'Hydro-Québec.

L'automne dernier, Valero a procédé à l'inspection d'autres tronçons de son pipeline. Des traces de corrosion ont été décelées dans deux secteurs de la Montérégie. «La protection cathodique a aussi été renforcée et les systèmes de suivi ont été installés», a donné l'assurance Mme Cusson.

Agir de façon responsable

Valero a prévenu la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) en février 2014 alors qu'elle n'avait aucune obligation de le faire, souligne-t-on à la RBQ. «Valero prend ses responsabilités. S'il y avait une fuite, Valero a 24 heures pour prévenir le ministère de l'Environnement», indique Sylvain Lamothe, de la RBQ.

Ces problèmes sont toutefois source de préoccupation, croit le professeur des HEC, Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l'énergie. Ils s'ajoutent aux craintes soulevées la semaine dernière par une première étude environnementale indépendante quant à la possibilité d'un déversement de pétrole lourd avec le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

Les vérifications et les réparations qui ont été faites par Valero sont plutôt de bon augure, note le professeur Pineau. Il rappelle toutefois que le pipeline Saint-Laurent échappe à la juridiction de l'Office national de l'énergie. «Ce cas de pipeline se trouve dans une zone d'ombre qui vient notamment du partage des responsabilités entre le fédéral et le provincial. Valero passe sous le radar jusqu'à un certain point. Ça peut engendrer des problèmes de transparence», ajoute-t-il.

Le pipeline Saint-Laurent a été créé après l'adoption de la loi privée 229, en juin 2005.

Lien: http://www.lapresse.ca/actualites/201502/01/01-4840425-pipeline-saint-laurent-ouvert-en-2012-et-deja-rouille.php

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Barely 3 years old, this pipeline is already corroded

My translation of above article.

St. Lawrence Pipeline: opened in 2012 and already corroded.

While all the attention is given to TransCanada's Energy East pipeline project, Energy Valero's St. Lawrence pipeline has corrosion problems since it opened in 2012 learned La Presse.

Nine months after the opening of the pipeline that ties the Energy Valero refinery, whose main stockholder is Ultramar, right in the middle of the Montreal-East distribution center, first signs of corrosion were detected during an inspection with a smart probe. Two months later, Valero knew the results: the corrosion was concentrated in the eastern sector of the 243 km pipe, between Lévis and Saint-Agapit.

But it is only one year later, on November 4 last year, that the liaison committee put in place to insure "dialogue between the owners and concerned populations" had receive official explanations from the company. The company had discreetly mentioned the situation in an information bulletin in April 2014.

"Corrosion problems equivalent to premature wear, as if the pipes were 10 years old, the company told us", explains France Lamonde, president of the liaison committee controlled by Valero. On top of being president of the Private Farming (Maple products) and Forest Owners Association (APPAF), Mrs Lamonde is owner of land crossed by the St. Lawrence pipeline.

Corrosion and leak

As per an analysis of ruptures in the main network of pipelines in the country done for the National Energy Board of Canada (NEB) back in 2003, "the main causes of ruptures are, by order of importance, external corrosion, cracking because of corrosion under tension (FCST) and damages caused by a third party". In the July 2007 report regarding the St. Lawrence pipeline, the BAPE (provincial environmental public hearings body) observes that the promoter himself assessed the risks of leaks and estimates that the corrosion could be the cause of leaks, but less so that what the ONE studies have concluded.

At Valero, they say they reacted promptly. "Verification was done because there was a need to do surveillance, since it is a new installation, even if normally, the intelligent probe is only used every 5 years. We did some digging and found surface corrosion. We repaired the spots and added zinc ribbons", confirms Julie Cusson, spokesperson for Valero. Mrs Cusson insists in saying that "never has the integrity of the conduit was called into question".

The explanation for the corrosion is the combination of marshlands crossed by the pipeline and the proximity of electric poles. St. Lawrence pipeline runs along a Hydro-Quebec right of way.

Last Fall, Valero inspected other portions of its pipeline. Traces of corrosion were detected in two Montérégie sectors. "Cathodic protection was increased and follow-up systems were put in place", assured Mrs Cusson.

Acting responsibly

Valero warned the Régie du bâtiment du Québec (RBQ) in February 2014 when it was not obligated to do so, mentions the RBQ. "Valero is taking its responsibilities seriously. If there ever is a leak, Valero has 24 hours to warn the Environment Ministry" adds Sylvain Lamothe from the RBQ.

These problems are preoccupying, says Pierre-Olivier Pineau, professor at the HEC, chair of the energy sector. They add to the fears brought up last week by a first independent environmental study on the possibility of an heavy oil spill from the TransCanada Energy East pipeline project.

Verifications and repairs that were done by Valero are rather a good sign, says professor Pineau. He reminds us though that the St. Lawrence pipeline is not under the National Energy Board jurisdiction. "This case of pipeline is in a grey zone because partly of the responsibility sharing between the federal and the provincial. Valero slips under the radar up to a point. This could cause transparency problems", he adds.

The St. Lawrence pipeline was designed after the passing of the private bill 229 back in June 2005.

Mourir à petit feu...

Photo: Amy Sussman Corbis

En Alberta, les fracturations hydrauliques à faible profondeur dans les formations de houille près des communautés habitées endommagent et contaminent les champs d'épuration, faisant suinter les égouts et les fluides de forage à la surface, polluant les propriétés et les cours d'eau qui les égouttent. Les odeurs nauséabondes se propagent sur le vent et pénètrent dans les demeures, rendant les habitants malades. Personne n'ose s'en plaindre, craignant que l'industrie ne refasse une fracturation hydraulique pour les punir.

Photo: Jessica Ernst

Les eaux usées générées par les opérations de fracturations hydrauliques sont produites à grand volume et s'en débarasser est devenu un important problème pour l'industrie. Une solution simple et économique est de les épandre sur les terres agricoles. Les épandages sont négociés un à un avec les différents producteurs agricoles, ce qui fait que bien souvent, les eaux usées de fracturations hydrauliques contenant des produits probablement toxiques mais non dévoilés, se retrouvent sur des terres qui produisent de la nourriture humaine. Dans la photo ci-haut, l'épandage près de Rosebud, en Alberta, d'eaux usées produites par Encana, s'est fait à la mi-novembre sur un champs de blé, une denrée reconnue par le monde entier pour sa haute qualité, surtout pour le pain et les pâtes.