Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, October 19, 2010

GAZ DE SCHISTE - LES IMPACTS SUR LA SANTÉ PUBLIQUE (3)

Photo: The Endocrine Disruption Exchange, Inc.

Voici la conclusion, 3e partie, d'une traduction libre d'un rapport écrit par Dr Theo Colborn, Carol Kwiatkowski, Kim Schultz et Mary Bachran, accepté pour mettre sous presse dans le International Journal of Human and Ecological Risk Assessment, 4 septembre 2010 sous le titre de "Natural Gas Operations from a Public Health Perspective".

La Docteur Theo Colborn est consultante et co-fondatrice du regroupement The Endocrine Disruption Exchange: http://www.endocrinedisruption.com/about.introduction.php

Produits chimiques volatiles et solubles dans l'eau

En classifiant nos données par voies de contact, nous constatons une différenciation des catégories de problèmes de santé venant des produits chimiques volatiles et solubles dans l'eau. À peu près 37% des chimiques sont volatiles et peuvent se propager dans l'air. Plus de 89% de ces chimiques peuvent endommager les yeux, la peau, les organes des sens, les voies respiratoires, le système gastro-intestinal ou le foie. En comparaison, les chimiques solubles, bien plus que les chimiques volatiles (81%), peuvent endommager le cerveau et le système nerveux. 71% des chimiques volatiles peuvent endommager le système cardio-vasculaire et le sang, et 66% peuvent endommager les reins. En tout, les chimiques volatiles présentent un risque plus élevé et ont un potentiel de nuire d'une façon plus fréquente que les chimiques solubles. De plus, parce qu'ils s'évaporent, non seulement ils peuvent être respirés, mais aussi ingérés et absorbés par la peau, augmentant ainsi la possibilité d'en être exposé.

Produits chimiques du forage

Nous avons regardé les 22 produits chimiques employés durant le blow-out au Wyoming. Cela était une occasion unique à plusieurs niveaux. Tous les chimiques utilisés dans le fluide de forage avaient des effets néfastes sur les voies respiratoires. Presque 60% étaient liés à la catégorie "autres effets" qui inclut la mortalité en bout de ligne. Un pourcentage relativement élevé de chimiques qui ont un impact sur le système immunitaire avaient aussi été utilisés.

Produits chimiques des étangs d'entreposage

Nous avons regardé ici les 40 produits chimiques et métaux trouvés dans les étangs au Nouveau Mexique. Ces chimiques avaient des effets néfastes sur la santé encore plus dangereux que ceux des chimiques de forage et de fracturation. En y regardant de plus près, nous avons découvert que 98% des 40 chimiques trouvés dans les étangs sont sur la liste de l'EPA appelée CERCLA 2005 Superfund, et 73% sont sur la liste EPCRA 2006 qui dénombre les produits chimiques toxiques que l'on doit de rapporter. Sur les 9 chimiques qui dépassaient la limite tolérable par l'état, tous étaient sur la liste de CERCLA et tous excepté un étaient sur la liste EPCRA.

Analyses du monitorage de la qualité de l'eau

Pour se guider sur le monitorage de la qualité de l'eau, nous avons analysé les données en regardant les chimiques les plus nocifs et les chimiques les plus utilisés par l'industrie. La moitié des chimiques les plus nocifs et qui sont liés à au moins 10 problèmes de santé sont dans un seul produit sur notre liste, ce qui fait que ce n'est pas aisé et une perte de temps que d'essayer de tester l'eau pour déceler les chimiques les plus dangereux. Ce serait plus pratique de tester les chimiques les plus employés. Bien que nous ne connaissons pas la fréquence d'utilisation de chacun de ces produits, nous prétendons que si un produit qui contient un certain chimique est employé plus souvent, plus grande la possibilité de détecter ce chimique dans un spécimen d'eau. Nous avons regardé les chimiques qui se trouvent dans au moins 7 produits différents et plusieurs de ces chimiques sont relativement inoffensifs. Le chimique qui revient le plus souvent est la silice cristalline (quartz) qui a été mentionné dans 125 différents produits. Il faut savoir que les distillats pétroliers et un certain nombre d'alcools sont dans plusieurs produits, ainsi que plusieurs composés de potassium, qui est un chimique que l'on peut détecter relativement aisément et à peu de frais (ce qui confirme ce que Daniel Green nous dit). Notre liste pourrait être utile dans un programme de monitorage. Peut importe le nombre d'effets nocifs pour la santé liés à un chimique, des niveaux élevés d'un chimique employé fréquemment trouvés dans une source d'eau pourrait fournir la preuve d'un échange entre les opérations de gaz naturel (forage, exploration, exploitation, fracturation) et les ressources d'eau.

Discussion

Les représentants de l'industrie ont dit qu'il y a très peu de raisons pour s'inquiéter parce que les concentrations des chimiques dans leurs opérations sont très basses. Malgré cela, les échanges entre les chimiques toxiques à des concentrations de moins 1 PPM sont mal étudiés et plusieurs de ces chimiques ne devraient pas être ingérés à aucune concentration. Plusieurs systèmes du corps humain, comme le système endocrinien, sont très sensibles à l'exposition de très basses concentrations de chimiques de parties par billions ou moins. Les dommages peuvent ne pas se manifester au moment de l'exposition au chimique mais peuvent avoir des effets imprévus à retardement pour le reste de la vie chez l'individu affecté et/ou sa progéniture. Des effets semblables seraient plus difficile à percevoir que ceux qui sont plus évidents comme les irritations de la peau et des yeux qui se manifestent immédiatement après en être exposé. Les problèmes de santé pourraient demeurer latents pendant des décennies et s'étendre sur des générations. Des dénouements spécifiques pourraient être une production diminuée de sperme, l'infertilité, des déséquilibres hormonaux et d'autres problèmes de fertilité. Pour ajouter à cela, il y a le potentiel d'effets combinés de ces contaminants, surtout ceux qui impactent le même et/ou plusieurs systèmes d'organes du corps humain.

C'était difficile d'arriver à une liste écourtée de chimiques qui pourrait nous aider en monitorage de qualité de l'eau à cause de la grande variété de produits qui sont constamment inventés et le grand nombre de chimiques utilisés dans ces produits. Nous pouvons par contre fournir des suggestions en pointant 4 différents types de chimiques qui sont relativement souvent utilisés dans beaucoup de ces produits. Ils sont 1- les silices qui sont souvent parmi les composés des produits 2- les composés chimiques à base de potassium qui sont souvent dans ces produits, bien qu'ayant des niveaux bas de toxicité 3- les dérivés pétroliers trouvés sous différentes formes (incluant ceux sans numéros CAS) et ceux qui sont toxiques à basses concentrations et pourrait être détectés avec des tests organiques pour le diesel et les essences et 4- les alcools our lesquels la nouvelle technologie de détection se développe actuellement et parce que ce sont parmi les chimiques qui sont liés avec le plus d'effets nocifs sur la santé.

La détection de concentrations croissantes ou élevées de ces chimiques près des opérations gazières pourrait déceler une communication (un passage) entre les activités de gaz naturel et les ressources en eau douce comme les puits d'eau potable, les ruisseaux, les étangs, les milieux humides. Si un programme de monitorage longitudinal était pour révéler une augmentation de concentration dans l'une de ces catégories cibles, même si les concentrations seraient bien en-dessous des limites acceptées en qualité de l'eau, cela déclencherait une augmentation de prélèvements, de tests et d'analyses de spécimens immédiatement.

Pendant plusieurs années, les foreurs ont insisté pour dire qu'ils n'utilisaient pas de chimiques toxiques en forant à la recherche du gaz et n'employaient que de la gomme de guar, de la boue et du sable. Pendant que l'on portait notre attention sur les chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique, notre recherche indique que les chimiques utilisés durant le forage peuvent être autant, sinon plus, dangereux. Ce que nous avons appris sur les chimiques employés dans le blow-out du puits Crosby nous laisse entrevoir la raison pour laquelle les citoyens qui vivaient tout près souffraient de détresse respiratoire sévère, de la nausée, de vomissements et devaient être évacués de leur résidence pour quelques jours. Cela pourrait nous faire comprendre pourquoi d'autres individus habitant près des puits de gaz ont connus des symptômes similaires pendant l'étape de forage avant la fracturation hydraulique.

À partir de la première journée de forage quand la mèche est insérée dans le sol jusqu'à ce que le puits soit complété, des matériaux toxiques sont introduits dans le trou de forage et reviennent à la surface avec les eaux usées et d'autres liquides d'extraction. Dans la partie ouest des États-Unis, il était d'usage de garder ces liquides dans des étangs (fosses) d'évaporation jusqu'à ce que les puits soient scellés, ce qui pourrait dire pendant 25 ans. Ces fosses (pits) ont rarement été examiné pour connaître leurs contenus chimiques à part quelques paramètres vagues comme les métaux, les chlorides et les matériaux radioactifs. Nos données ont révélé qu'il s'y trouve des chimiques extrêmement toxiques et qu'en effet, ces fosses et autres sites similaires pourraient être désignés comme sites Superfund pour être décontaminés. Dans la partie est des États-Unis, et de plus en plus dans la partie ouest, ces chimiques sont réinjectés dans le sous-sol, créant potentiellement d'autres sources de contamination chimique toxique extrême. En d'autres mots, ce qui aboutit dans les fosses d'évaporation dans l'ouest sera injecté dans le sous-sol à d'autres parties du pays.

Recommandations

TEDX a colligé les noms de presque un millier de produits employés pendant les opérations gazières aux États-Unis. Nous n'avons aucune idée si l'industrie en utilise encore plus et combien. Nous avons les informations sanitaires sur seulement un petit pourcentage de ces chimiques utilisés parce les numéros CAS ne sont pas disponibles sur les FDS bien souvent et sans ces numéros CAS, c'est impossible de trouver les données sur la santé. Travailler en prenant pour acquis que nos résultats sous-estiment les conséquences des impacts sur la santé des travailleurs sur le terrain, les résidents qui vivent près des puits et ceux qui dépendent sur l'eau potable et l'eau destinée à l'irrigation des terres agricoles qui pourraient être touchés par les opérations gazières, nous présentons les recommendations suivantes:

(1) Les étiquettes de produits et/ou les FDS doivent énumérer les formulations complètes de chaque produit, incluant le nom précis et le numéro CAS et quantité de tous les chimiques, de même que la composition du vecteur utilisé pour remplir le contenant du produit. Pour prévenir des accidents sévères et des mortalités, les produits employés durant les opérations gazières devraient exemptés de confidentialité.

(2) Si un ingrédient n'a pas de numéro CAS, il doit être clairement défini pour ne laisser aucun doute sur les impacts potentiels sur la santé.

(3) Des registres devraient être compilés sur chaque opération de forage et de fracturation, détaillant la liste des volumes totaux de fluides injectés, la quantité de chaque produit employé, la profondeur où ces produits ont été injectés et le volume de fluides récupérés.

(4) Le volume et la concentration de tous les liquides et les solides récupérés des sites de forage devraient être disponibles pour consultation par le public. Sans cette information, on ne peut pas prédire les dangers à la santé et à l'environnement potentiels de la production de gaz naturel d'une façon rigoureuse.

(5) Le monitorage de la qualité de l'air pour les VOC et l'ozone devraient être routinier dans n'importe quelle région où l'activité gazière se déroule et doit commencer avant le début des travaux pour obtenir les niveaux de base. Faire l'estimé de tonnage des VOC et des NO relâchés ne devraient plus se faire sans tenir compte de l'ozone ne devrait plus se faire.

(6) Des programmes de monitorage de qualité de l'eau devraient être instaurés dans toutes les régions avant le début des forages et après le début de la production, qui devraient inclure des indicateurs de nouvelles espèces chimiques basés sur la toxicité et la mobilité dans l'environnement, et la pollution dans la ressource d'eau pour fins domestiques et agricoles souterraine et de surface, et tous les aquifères et sources souterraines qui alimentent les puits privés.

(7) Nous recommandons le développement de l'étiquetage des empreintes isotopique des composés chlorés dans les produits utilisés dans le forage et la fracturation. Chaque fabriquant aurait sa propre empreinte. Un traçage de cette donnée isotopique trouvée en aval d'un puits fracturé pourrait aider les autorités de l'état ou du fédéral à identifier la source de contamination.

(8) Vu la constance des effets nocifs pour la santé humaine rapportés par les citoyens et les employés dans plusieurs régions forées par les gazières, les autorités sanitaires devraient implanter un programme de monitorage épidémiologique aux niveau de l'état et national afin d'accroître le pouvoir et pouvoir arriver à des conclusions hâtives. Les buts de l'étude devraient inclure le monitorage de l'air et de l'eau ainsi que les changements dans l'état de santé de ceux qui vivent et travaillent dans des régions où il se fait des opérations gazières. Le monitorage sanitaire devrait être capable de détecter rapidement les paramètres comme l'asthme, l'hypertension, la sensibilisation aux produits chimiques, les irritations chroniques de la peau et des yeux, les changements neurologiques.

(9) L'injection de déchets dans le sous-sol est le choix le plus souvent préféré pour se débarrasser des déchets. Une comptabilité complète des dates, des volumes et des sources de tous les matériaux, et l'endroit exact dans les formations géologiques dans lesquels ils sont injectés devraient faire partie des registres permanents du gouvernement qui demeureront accessibles au public pour les générations futures.

(10) Avant d'accorder un permis pour forer à la recherche de gaz naturel, des plans complets de disposition des déchets devraient être revus et approuvés et devenir partie intégrante du permis.

(11) L'injection des fluides de fracturation hydrauliques devraient être règlementés sous la loi Safe Drinking Water Act. Ceci est nécessaire pour assurer l'intégrité mécanique des puits injectés et garder la séparation entre les zones injectées et les sources souterraines d'eau potable.

Monday, October 18, 2010

Lac Champlain, un assainissement long et pénible

Photo: Jessica Wackerman

Les températures élevées du mois de juillet 2010 ont provoquées des floraison d'algues bleues-vertes dans le Lac Champlain, amenant le département de la santé du Vermont d'avertir les plaisanciers, les baigneurs, les propriétaires de chiens et les autres résidents d'éviter de toucher l'eau contaminée. L'eau n'est peut-être pas claire, mais on s'entend pour dire que la pollution au phosphore qui aboutit dans le lac est une menace sérieuse pour les eaux du Lac Champlain.

Même 7 ans après la mise en marche du plan d'action "Clean and Clear" de l'état pour nettoyer le lac, le montant de phosphore qui se rend au lac est seulement légèrement moindre, de 1% à 3% comparé à 2003. C'est d'autant plus frustrant que 97% du phosphore qui entre dans le Lac Champlain vient de sources diffuses plutôt que de sources facilement identifiables comme des usines d'épuration ou des industries.

Contrairement aux sources de pollution chronique, les sources de pollutions diffuses demandent un changement de comportement de la part de tous. Les lois ne sont qu'une solution au problème. Les gens doivent être convaincu du bien fondé de leurs efforts, doivent comprendre pourquoi ils le font et quels comportements ils doivent modifier, sinon nous vivrons un cycle infernal de règlementations non respectées.

Entre temps, les surveillants des eaux militent pour un changement de culture, surtout en agriculture, car les activités agricoles comptent pour la moitié du ruissellement de phosphore dans le Lac Champlain. "Les gens sont encore convaincus que la seule façon de protéger et préserver notre héritage agricole au Vermont est de constuire des méga fermes laitières qui continuent un modèle économique qui ne fonctionne pas dans l'économie agricole" selon Anthony Iarrapino, un avocat de Conservation Law Foundation.

CLF a proposé quelques solutions pour faire des changements, comme la formation des employés de l'état qui enquêtent les cas de qualité de l'eau sur les fermes du Vermont. Pendant ce temps-là, James Maroney, un producteur laitier biologique à la retraite milite pour que plus de fermes laitières du Vermont adoptent les méthodes biologiques depuis longtemps. Il pense qu'une coop biologique du Vermont pourrait exporter du lait aux marchés lucratifs dans le nord-est, reçevant des meilleurs prix tout en diminuant les récoltes de maïs-grain et l'usage généreux d'engrais.

Sur au moins une ferme laitière bio, celle de Mike Eastman dans Addison, les principes de cette sorte d'agriculture est déjà en place. Mike a la voix douce et est tempéré de nature, mais il est convaincu qu'il a pris les bonnes décisions pour sa ferme: "Je crois que j'ai toujours senti depuis le début que je voulais une agriculture basée sur l'élevage aux prés. Je pense que c'est mieux pour les vaches, mieux pour l'environnement, et mieux pour mon budget. C'est excellent dans tous les domaines." Et les autres fermiers? "Je pense qu'ils font le mieux qu'ils peuvent, mais je pense que la solution est que nous devrions tous retourner à l'élevage sur l'herbe. Tant que nous cultiverons beaucoup de maïs, c'est presque impossible d'empêcher les sols de ruisseller vers le lac."

Le Lac Champlain peut facilement accomoder 427 tonnes métriques de nutriments par année, mais en ce moment, de 600 à 1,200 tonnes métriques rejoignent le lac à tous les ans. Comment est-ce que les fermiers, les résidents et les développeurs peuvent changer leurs habitudes pour réduire de 50% ou plus l'apport de nutriments qui aboutissent dans le lac et les rivières en ce moment? La plupart répondrons que ce sera en adoptant des changements de comportements importants, comme les pratiques agricoles et la gérance des eaux pluviales urbaines des grands centres comme Burlington, en plus des douzaines de petits changements mineurs comme bannir le phosphore dans les savons et en continuant d'être vigilants dans nos efforts à diminuer la pollution des lacs et des cours d'eau 365 jours par année.

La conscientisation de la pollution et l'assainissement du lac ne peut pas demeurer un évènement annuel quand les journées chaudes provoquent des blooms d'algues sur l'eau. On s'énerve beaucoup quand cela arrive, mais on a besoin de faire des efforts à l'année longue pour réduire la pollution par le phosphore.
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"Pollution in Lake Champlain, Part 3: Treading water: slow clean up continues

Warm weather earlier this month (July 2010) sparked blue-green algae blooms in Lake Champlain’s waters, prompting the Vermont Department of Health to caution boaters, swimmers, pet-owners and other residents to avoid contact with the contaminated water. The water may not be clear, but this much is: Pollution in the form of phosphorus entering the lake poses a serious threat to Lake Champlain’s waters.

But seven years after the state’s “Clean and Clear” action plan for cleaning the lake debuted, the amount of phosphorus entering the lake is only slightly smaller — to the tune of 1 to 3 percent — than it was in 2003. It’s made all the more daunting by the fact that 97 percent of the phosphorus entering Lake Champlain comes from non-point sources rather than identifiable culprits like wastewater treatment plants or factories.

“Unlike point source pollution, non-point source requires behavioral change (from everybody),” Moore said. “Regulation is only part of the solution. If people don’t buy into what it is they’re doing, why it is they’re doing it, and what they have to change … we’re going to have a never-ending cycle of failed regulation.”

Meanwhile, some water-watchers are pushing for a culture shift — particularly in the field of agriculture, which accounts for half of the phosphorus runoff into Lake Champlain. “People are stuck in the mindset that the only way to protect and preserve our agricultural heritage in Vermont is to prop up mega-dairies that are pursuing an economic model that’s not working for the farm economy,” said Anthony Iarrapino, an attorney with the Conservation Law Foundation.

CLF has floated a couple of ideas for making changes, including better training for state employees tasked with investigating water quality concerns on Vermont farms. Meanwhile, former organic dairy farmer James Maroney has been making the push for more Vermont dairies to go organic for a long time. He thinks a Vermont organic dairy co-op could export milk to high-paying markets in the Northeast, bringing in better prices while cutting back on the cultivation of crops like corn and the heavy use of fertilizer.

On at least one organic dairy farm — Mike Eastman’s spread in Addison — the tenets of that kind of farming are already in place. Eastman is soft-spoken and mild mannered, but he feels strongly about his farming decisions. “I guess I’ve always felt since I started farming that I wanted to have a grass-based, grazing type of farming. I felt it was best for the cows, best for the environment, and best for my profitability. In all areas it really excels,” he said. As for other farmers? “I think they’re honestly trying to do the best they can, but on the other hand I think the key is to move everyone back toward a grass-based type of agriculture,” he said. “As long as you’re growing a lot of corn, it’s nearly impossible to keep soil out of the lake.”

Lake Champlain can reasonably accommodate 427 metric tons of the nutrient annually, but right now anywhere from 600 to 1,200 metric tons reaches the lake each year. How do Vermont farmers, residents and developers shift habits to reduce 50 percent or more of the current phosphorus nutrients that currently seep into the lake and our rivers? The answer, most agree, lies in adopting a few significant changes — like farming practices and the run-off from larger metropolitan centers like Burlington — to dozens of more minor changes, such as banning phosphorus in dishwasher soap and then remaining vigilant in our efforts to curb pollution into Vermont’s lakes and streams 365-days a year.

Moore said the conversation about lake clean-up efforts can’t be a once-a-year occurrence, when warm weather sparks the growth of toxic algae blooms on the water. “There’s a lot of hand-wringing going on right now as the algae take off,” Moore said. “The flip side to that is what’s really needed is year-round, long-term support for efforts to reduce phosphorus pollution.”"

Excerpts from article written by Kathryn Flagg published here: http://www.addisonindependent.com/201007pollution-lake-champlain-part-3-treading-water-slow-clean-continues

I sure would like to see the Lake Champlain and Richelieu River cleaned up before I'm too old and grey to be able to go down the shore and have a dip on a hot summer day!

Sunday, October 17, 2010

Les humains modifient les rivières et la chaîne alimentaire

Photo: Municipalité de Richelieu

Selon une étude récente menée par une équipe de chercheurs aux États-Unis, les activités humaines contribuent à changer l'écoulement naturel des rivières qui provoquent des répercussions involontaires et imprévisibles. Pourtant, les rivières et les ruisseaux sont une importante source d'eau potable, de poissons et servent à irriguer les terres agricoles.

L'équipe de chercheurs menée par le Professeur John Sabo du Arizona State University a rendu public un rapport qui démontre que les humains modifient les rivières par les détournements de rivières, en érigeant des barrages et en changeant les usages terrestres riverains et nuisent ainsi à l'écoulement naturel des cours d'eau. Dans une entrevue, Sabo dit qu'un des meilleurs exemples de cela au Canada sont les nombreux barrages hydro-électriques qui créent des niveaux artificiellement stables à cause du contrôle humain imposé sur ces cours d'eau. "Cela permet la présence de poissons qui ne peuvent pas tolérer les innondations. Les espèces de poissons qui vivent habituellement dans les lacs s'installent dans les rivières parce que les courants sont si contrôlés que cela leur procure un habitat qui est compatible avec leur mode de vie." explique Sabo.

De tels résultats pourraient sembler positifs à première vue, reconnaît Sabo, surtout si notre but est d'encourager la pêche sportive à certains endroits. Mais cela "allonge la chaîne alimentaire" selon Sabo. Cela mène à des conséquences déplorables comme une augmentation de concentration de contaminants dans les poissons pêchés et mangés par les humains, ainsi que le niveaux de concentration des produits toxiques qui augmentent à chaque niveau de la chaîne alimentaire.

Sabo mentionne le fleuve Saint-Laurent comme cours d'eau qui a joué un rôle clef dans la recherche de son groupe. Il dit que le fleuve Saint-Laurent connaît très peu de variations dans son débit. Cela est partiellement dû à sa grosseur mais aussi à cause de l'intervention humaine dans l'écoulement du fleuve qui sert de route de transport important entre l'Océan Atlantique et les Grands Lacs. "Si le fleuve Saint-Laurent aurait des innondations comme il y en avait avant la construction de la voie maritime du Saint-Laurent dans les années 1950, sa chaîne alimentaire ne serait probablement pas aussi longue" selon lui. Il ajoute que c'est possible que ce manque d'innondation est la raison pour laquelle on retrouve des concentrations plus élevées de contaminants dans les poissons qui y vivent.

L'une des principales raison de se concentrer sur l'irrigation agricole qui abaisse les niveaux d'eau dans les rivières en Californie également est que cela menace des espèces de poissons importantes économiquement parlant comme le saumon: "La question devient: pouvons-nous avoir des poissons et des tomates dur la même table?" demande Sabo. "Ils se font compétition pour la même ressource et la société dépend sur les deux - l'agriculture pour les graminés, les fruits, les légumes et les poissons de rivières pour les protéines, surtout dans les pays en développement."

Le rapport de Sabo a aussi bénéficié du travail de chercheurs de l'université du Minnesota, de l'université de Yale et du U.S. Geological Survey. Catherine Coumans est coordinatrice à la recherche du groupe environnemental MiningWatch Canada et dit que la manipulation des rivières est une source d'inquiétude importante dans notre pays parce que nous avons l'habitude de les dévier pour usages miniers. Malgré cela, un problème plus inquiétant est la pratique approuvée par les changements aux règlements en 2002 qui permettent aux industries de se servir de lacs, de rivières ou de milieux humides comme endroits de rejets pour les déchêts miniers, à la seule condition qu'il y a un barrage qui sépare l'eau contaminée du restant du système aquatique. "Nous nous en inquiétons à cause des impacts sur les eaux de surface. Il est évident que n'importe quel lac ou rivière ou milieu humide qui sert à cela est perdu à tout jamais" dit-elle. "Mais nous nous inquiétons aussi parce que ce ne sont pas des systèmes hermétiques."
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"Human meddling threatens rivers, human food chain: U.S. study

Rivers and streams are important sources of drinking water, fish and irrigation for people, but human activity is contributing to changes in their natural flows with sometimes unintended and unpredictable repercussions, research released Thursday (October 14 2010) shows. A team of U.S. researchers, led by Prof. John Sabo at Arizona State University, has produced a report showing that various activities, such as water diversion, dam building and changes in land use, are interfering with the natural flow of rivers.

In an interview with Postmedia News, Sabo said one of the prime examples of this in Canada is the prevalence of hydroelectric dams, which create artificially stable water levels because of human control of the involved waterways. "It allows for fish that just can't handle floods. So lake fish persist in rivers systems, for example, because the flows are so regulated that it provides a habitat that's consistent with their life history," Sabo said.

Such results might sound positive on the surface, Sabo acknowledged, particularly if your goal is maintaining recreational fishing in a certain area. However, he noted that this "lengthens the food chain." That leads to negative consequences such as a concentration of contaminants in the fish people eat, as the level of toxins tends to intensify with each step up the food chain.

Sabo cited the St. Lawrence River as a waterway that was key to his group's research. He said the St. Lawrence has a low variation in its water flow. That is partly because it's so big but also because of human intervention in the flow of the river, which serves at a major shipping route between the Atlantic Ocean and the Great Lakes. "If it flooded like it did before (the St. Lawrence Seaway was developed in the 1950s) it probably wouldn't have as long of a food chain," he said, adding that "it's possible" this lack of natural flooding causes a higher concentration of contaminants in the fish there.

One of the main areas of focus for the study is agriculture irrigation in California, which lowers water levels in river systems there, threatening economically important fish species such as salmon. "The question becomes: Can you have fish and tomatoes on the same table?" Sabo said. "They compete for the same resource and society depends on both — agriculture for grain, fruits, vegetables and river-caught fish for protein, particularly in the developing world."

The report Sabo worked on also involved researchers from the University of Minnesota, Yale University and the U.S. Geological Survey. Catherine Coumans, research co-ordinator for the environmental group MiningWatch Canada, said the manipulation of rivers is a major concern in this country because of the common practice of diverting them for use in mining operations. However, she said a bigger concern is the practice — cleared by a change in federal regulations in 2002 — of allowing industry to use lakes, rivers or watersheds as dumping grounds for mining waste, as long as there is a dam separating the contaminated water from the rest of the water system. "We're concerned about it in terms of the impact on surface waters. Obviously any lakes or rivers or wetlands that get used this way are gone forever," she said. "But we're also concerned because these are very often not sealed systems."

Excerpts from article written by By Derek Abma for Postmedia News published here:
http://www.thestarphoenix.com/news/Human%20meddling%20threatens%20rivers%20human%20food%20chain%20study/3672819/story.html

Saturday, October 16, 2010

GAZ DE SCHISTE - LES IMPACTS SUR LA SANTÉ PUBLIQUE (2)

Photo: The Endocrine Disruption Exchange, Inc.

Voici la suite, 2e partie, d'une traduction libre d'un rapport écrit par Dr Theo Colborn, Carol Kwiatkowski, Kim Schultz et Mary Bachran, accepté pour mettre sous presse dans le International Journal of Human and Ecological Risk Assessment, 4 septembre 2010 sous le titre de "Natural Gas Operations from a Public Health Perspective".

La Docteur Theo Colborn est consultante et co-fondatrice du regroupement The Endocrine Disruption Exchange: http://www.endocrinedisruption.com/about.introduction.php

Sources de données

Afin de connaître quels produits chimiques sont utilisés pour extraire le gaz naturel, nous avons profité des informations sur les fiches signalétiques, ou fiches de données de sécurité (FDS) qui accompagne chaque produit utilisé pendant les opérations de gaz naturel. Les FDS sont là pour informer les personnes qui manipulent, transportent et utilisent les produits qui contiennent des produits chimiques dangereux. Grâces à elles, on peut connaître les caractéristiques physiques et chimiques des chimiques dans un produit, ainsi que les effets immédiats et à long terme sur la santé afin de prévenir les accidents au travail durant l'utilisation du produit. Elles sont aussi conçues pour renseigner les équipes d'urgence de première ligne en cas d'accident ou de déversement. En plus des FDS, nous avons aussi consulté les rapports obligatoirement soumis à l'état lors de l'entreposage de ces produits. La loi relativement récente EPCRA exige que l'on rapporte l'entreposage d'un produit qui contient un minimum fixé d'une substance dangereuse. Nous avons aussi complété notre analyse avec l'information de produits disponible dans les soumissions d'études en impacts environnementaux, les rapports d'accidents et les rapports de déversements. Au début, nous nous limitions aux renseignements du Colorado, mais avec les années nous avons pu obtenir des renseignements du Wyoming, du Nouveau Mexique, du Texas, de Washington, du Montana, de la Pennsylvanie et de New York. La liste de produits et de chimiques a rapidement pris de l'ampleur, évidence même qu'une centaine de différents produits pour différents usages étaient employés pendant les opérations autour du gaz naturel au travers le pays. Le nombre de fabricants de ces produits a aussi grossi car c'est une industrie avec beaucoup de compétition.

Ce devrait être évident que notre liste n'est pas complète, mais représente seulement les produits et les chimiques que nous avons pu identifier grâce à plusieurs sources qui étaient employés par l'industrie pendant l'exploration et l'exploitation du gaz naturel. Pour la plupart des produits, nous ne pouvons pas être certains s'ils ont été utilisés pendant le forage ou pour la fracturation hydraulique. Par contre, un "blow-out" d'un puits au Wyoming nous a fourni une occasion unique pour pouvoir analyser les chimiques employés durant le forage, car la fracturation n'avait pas encore commencé dans ce puits-là. Quand le "blow-out" est survenu, le méthane et d'autres gaz, des condensations de pétrole et des fluides de forage (boues) ont été relâchés par les fissures dans le sol adjacent au puits. Pendant les 58 heures que dura l'éruption, 25,000 pieds carrés de surface de terrain ont été contaminés. Le foreur a rendu disponible les FDS des produits qu'il avait employé et plus tard nous avons trouvé les noms de certains de ces produits dans les plans de restauration des lieux.

À une autre occasion, nous avons pu obtenir des données d'une étude au Nouveau Mexique de 2007, payées par 19 compagnies de pétrole et de gaz et menée par un consultant et un laboratoire. Cela nous a permis de regarder les effets sur la santé des chimiques dans les échantillons de solides prélevés dans le fond de six étangs d'évaporation où les activités s'apprêtaient à se terminer.

Les limites des données

Les FDS et les rapports ne fournissent pas de l'information complète sur les formulations des produits. Les autorités en sécurité au travail ne fournissent que des conseils généraux pour le format et le contenu des FDS. Les fabricants des produits sont libres de décider quels renseignements seront révélés sur les FDS. Les formulaires ne sont pas approuvés par les autorités en sécurité au travail à moins qu'ils ne font parti d'une inspection. Certaines FDS ne révèlent très peu ou pas d'information sur la composition chimique d'un produit. Celles qui le font peuvent inclure une petite partie de la composition totale, parfois moins que 0,1%. Certaines FDS fournissent qu'une description générale du contenu, comme "plastifiant", ou "polymère", alors que d'autres qualifient les ingrédients comme étant brevetés ou nomment la classe de chimique. Selon le système règlementaire actuel, toutes ces façons d'identifier les produits sont acceptées. Par conséquent, ce n'est pas surprenant qu'une étude faite par le U.S. General Accounting Office (1991) ait révélé que les FDS pourraient facilement être inexactes ou incomplètes.

Les rapports Tier II peuvent manquer d'information également, puisque les exigences pour soumettre les rapports varient d'un état à l'autre, d'un pays à l'autre, et d'une compagnie à une autre. Certains formulaires montrent seulement un nom de catégorie selon sa fonction (exemple: "matériaux de consistance" ou "biocides") sans donner le nom du produit. Le pourcentage de la composition totale du produit est rarement sur ces formulaires.

La limite la plus restreingnante pour notre recherche était que les numéros de la Chemical Abstract Service (CAS) étaient souvent absents des FDS. L'organisme American Chemical Society avait instauré le système CAS pour identifier les substances chimiques uniques. Une seule substance peut porter plusieurs noms, mais un seul numéro CAS. Les numéros de CAS identifient les substances qui peuvent être un seul produit chimique, une isomérie d'un produit chimique, un mélange d'isoméries, des polymères, des séquences biologiques ou un mélange de produits chimiques de la même classe. Pour les besoins d'exactitude, notre recherche dans les effets sur la santé des produits chimiques employés dans les opérations de gaz naturel s'est limitée aux seuls chimiques dont le numéro CAS était disponible.

Les effets sur la santé

L'information sur les effets sur la santé associée aux chimiques identifiés vient des FDS et des banques de données gouvernementales sur les produits chimiques toxiques comme TOXNET et Hazardous Substances Database, ainsi que la littérature de recherche des études en biochimie. L'information disponible sur certains chimiques est limitée à cause du manque d'accessibilité des études faites sur la toxicité des substances. Par exemple, plusieurs études en laboratoire soumises à l'EPA pour l'enregistrement des chimiques ne sont pas disponibles, plaidant que l'information appartient à l'industrie(breveté).

Les effets sur la santé ont été divisés en 14 catégories, se concentrant surtout sur les organes ou les systèmes qui sont surtout impactés selon les FDS, les rapports toxicologiques gouvernementaux et la littérature médicale. Les catégories contiennent les 7 conditions de santé prioritaires identifiées par l'organisme Agency for Toxic Substances and Disease Registry. Nous avons amenés toutes ces catégories à 12 en combinant les impacts sur la santé sur le développement et la reproduction sous la catégorie "endocrine disruption" - perturbateurs endocriniens. Il en résulte un total de 12 catégories: La peau, les yeux et les organes des sens, le système respiratoire, le système gastro-intestinal et le foie, le cerveau et le système nerveux, le système immunitaire, les reins, le système cardio-vasculaire et le sang, le cancer, le système mutagène, les perturbateurs endocriniens et les autres effets écologiques.

L'analyse des données

En employant les sources de données décrites plus haut, nous avons comptabilisés tous les noms des produits et des chimiques sur un spreadsheet, une feuille de calcul. Au début, les chimiques étaient classés selon la source de l'information. Les analyses des effets sur la santé mentionnaient peu de différences entre les états, alors pour ce rapport, nous avons combinés toutes les données pour en faire une analyse qui couvre tous les états. En choisissant seulement les chimiques sur la liste dont les numéros CAS étaient disponibles, nous avons établi un profil basé sur le nombre de fois que les 12 effets possibles sur la santé associés aux chimiques. Nous avons bâti un profil séparé pour les produits chimiques solubles dans l'eau séparément, et les chimiques volatiles également. Nous avons aussi fait une analyse des chimiques de forage du blow-out du Wyoming et une analyse des chimiques trouvés dans les étangs d'évaporation du Nouveau Mexique. Finalement, nous avons constaté l'utilité du spreadsheet pour nous guider à propos du monitorage de la qualité de l'eau, nous concentrant sur les produits chimiques les plus dangereux et les plus employés.

RÉSULTATS

L'information sur les produits

À partir de mai en 2010, le TEDX a identifié 944 produits employés dans les opérations de gaz naturel (exploration, exploitation, fracturation) aux États-Unis. De ceux-là, entre 95% et 100% des ingrédients étaient disponibles pour 131 (14%) des produits. Sur 407 (43%) des produitsm moins que 1% de la composition totale du produit était disponible. Pour 407 de ces produits, seul le nom du produit avec aucun nom chimique identifiable ou pourcentage de composition était rapporté. Un total de 632 chimiques ont été rapportés dans les produits et nous avons pu trouver les numéros CAS de 353 (56%) d'entre eux.

Profil sur les effets sur la santé

En prenant l'information sur les effets sur la santé des 355 produits chimiques qui avaient des numéros CAS, nous avons créé un profil des effets sur la santé possibles qui décrit le pourcentage des chimiques liés ave chacun des 12 catégories des impacts sur la santé. En regardant le profil de gauche à droite, plus de 75% des chimiques sur la liste qui ont des effets sur la peau, les yeux et d'autres organes des sens, le système respiratoire, le système gastro-intestinal et le foie. Plus de la moitié des chimiques on des impacts sur le cerveau et le système nerveux. Ces 4 premières catégories représentent des effets qui pourraient être immédiatement ressentis en y étant exposé, comme des irritations des yeux et de la peau, de la nausée et ou des vomissements, de l'asthme, de la toux, maux de gorge, des symptômes de la grippe, des picotements, des étourdissements, des maux de tête, des sentiments de faiblesse, des évanouissements, de l'engourdissement aux extrémités et des convulsions. Les produits qui contiennent des chimiques en poudre, des irritants ou des chimiques très corrosifs et volatiles pourraient tous être accompagnés de FDS portant des avertissements d'une ou plusieurs de ces catégories. En toute probabilité, aucun des chimiques de ces catégories ne seraient normalement ingérés pendant les opérations normales d'exploration, d'exploitation, de forage et de fracturation, mais un contact direct avec les yeux, les voies respiratoires comme le nez et les sinus, l'épiderme et l'inhalation pourraient provoquer une absorption rapide et être la cause d'exposition directe avec le cerveau et d'autres systèmes d'organes vitaux.

D'autres catégories de santé qui sont associées avec des dommages chroniques et à long terme aux organes et aux systèmes de l'organisme humain sont le système nerveux (52%), le système immunitaire (40%), les reins (40%) et le système cardio-vasculaire et le sang (46%). Plus de 25% des chimiques peuvent provoquer des cancers et des mutations. On peut aussi noter que 37% des chimiques qui affectent le système endocrinaire, ce qui inclus plusieurs systèmes de l'organisme incluant ceux qui sont essentiels aux système de reproduction et de développement. La catégorie "autres" est plus commune et inclue les effets sur le poids, les dents et les os ainsi que la capacité d'un produit chimique à provoquer la mort. Plus de 40% des chimiques ont des effets sur l'écologie, ce qui veut dire qu'ils peuvent nuire à la vie aquatique, la flore et la faune.

Les produits chimiques volatiles et solubles dans l'eau (à suivre)

Friday, October 15, 2010

Un ouvrier des sables bitumineux congédié à cause de son blog

Photo: Bruce Edwards

Mike Thomas attendait de reprendre l'avion pour retourner au chantier McKenzie ou Voyager de Suncor au nord de Fort McMurray, mais son patron l'a appelé pour lui dire qu'il était congédié. Mike pense que c'est parce qu'il a osé se plaindre des conditions insalubres du chantier sur son blog.

Mike est un apprenti électricien et insiste pour dire: "Les gens sont déprimés, se sentent impuissants et sont en colère parce que Suncor se fiche d'eux." Sur son blog, Mike avait écrit que 50 employés doivent partager 4 urinoirs, toilettes et douches. Par exemple, les douches sont encrustées de dépots de calcium.

Il avait aussi décrit les bâtisses qui ont une mauvaise circulation de l'air et provoquent des épidémies d'influenza et de rhumes parmis les centaines d'employés. Il a pris des photos et des vidéos des mauvaises conditions de travail, témoignant de longues lignées d'attente aux cuisines pour des repas de fritures. Il sait que c'est moins pire dans d'autres chantiers.

Deux jours après avoir écrit dans son blog le 4 octobre, son employeur, un contracteur, l'a congédié à la demande de Suncor et a été avisé qu'il était banni de tous les chantiers de la compagnie. Selon Mike, Suncor a la politique de bannir la prise de photos sur les chantiers, plaidant la protection des secrets commerciaux. Il dit qu'on abuse de cette politique qui transforme les clôtures de grillage en mur du silence.

"Dites-moi pas maintenant que le tout le nord de l'Alberta est un secret?" dit Mike, "Les arbres, les toilettes, les ours, les assiettes - tout cela n'est pas breveté!" Mike Thomas dit qu'il s'est plaint aux gérants du ménage des conditions insalubres mais cela n'a rien changé. Il dit que les employés sont découragés de parler des conditions du chantier pendant les réunions quand on parle de sécurité au travail, mais les deux sont reliés.

"Çà bouleverse vraiment tout le monde", ajoute-t-il "Quand les employés se blessent parce qu'ils ne mangent pas bien, quand ils ne dorment pas bien. Ils ne peuvent pas se concentrer sur leur travail parce qu'ils se sentent négligés." Il dit qu'il a contacté des employés aux chantiers Firebag et tous espèrent que cet incident va aider à changer les choses et améliorer la qualité de vie. Mike dit que son union croit qu'il a été remercié injustement et en discute avec des avocats avant de prendre une décision. Mike dit qu'il est privé de son salaire de $2,450 par semaine en plus d'avoir perdu son fonds de pension et les avantages sociaux à cause de son congédiement.

Un représentant de Suncor n'était pas disponible au moment d'écrire ces lignes mais un commentaire dans le blog de Mike écrit par un employé de la compagnie dit qu'on travaille à améliorer les conditions sur le chantier.
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"Oilsands worker says he was fired over blog

As Mike Thomas sat on his front porch last week (first week of October 2010) waiting to go to the airport and fly up north for work, his employer called him and said not to bother. He’d been fired for what he claims was blogging about camp conditions. The apprentice electrician wrote two blog posts about the Suncor McKenzie and Voyager camps on the Firebag 3 project north of Fort McMurray, detailing what he said were unsanitary and inhumane conditions. “People are beat down, they’re feeling helpless, they’re angry,” he said. “Suncor doesn’t care.”

On his blog, adhdcanuck, Thomas wrote that 50 workers have to share four urinals, toilets and showers, the latter of which are encrusted with calcium buildups. He also said the camps have shared ventilation, which leads to outbreaks of cold and flu among hundreds of workers. Thomas also took pictures and videos of the poor conditions, showing long lineups for food and plates of deep-fried items. He said these conditions are markedly worse than what is offered in other camps.

Two days after that Oct. 4, post was written, Thomas said he was terminated by his employer AECON Lockerbie & Hole, a contractor, at the request of Suncor and banned from all company sites. He said Suncor has a policy prohibiting photography within work sites, which is intended to protect industry secrets. He said the policy is being abused to turn the chain-link fences around work sites into a wall of silence.

"How are you going to tell me that all of northern Alberta is secret?" he said. "Trees, toilets, bears, dinner plates -- these are not proprietary technologies." Thomas said he had complained to the cleaning and housing managers about unsanitary conditions but nothing was done. He said workers are discouraged from talking about camp conditions at meetings where they discuss safety, but the two are inextricably linked.

"It makes everybody really upset," he said. "Then you get injuries because guys aren't eating right, not sleeping right. They can't focus on their jobs because they don't care." He said he has been in contact with workers at the Firebag camps and that they are all hoping this incident will result in improvements to living conditions. Thomas said his union, IBEW local 424, believes he was wrongfully terminated and is discussing the issue with lawyers before deciding how to proceed. He said he is losing $2,450 a week, plus pension and benefits, as a result of his being fired.

A representative for Suncor could not be reached Saturday, but a commenter on Thomas's blog claiming to be a company employee said they are working to improve camp conditions."

Excerpts from article written by Conal Pierse, edmontonjournal, published here: http://www.edmontonjournal.com/news/Oilsands%20worker%20says%20fired%20over%20blog/3650422/story.html

Thursday, October 14, 2010

Abominations entendues au BAPE hier soir


Parmis les abominations entendues au BAPE sur de développement durable de l'industrie du gaz de schiste hier soir, voici les meilleures:

-Un expert consultant de l'industrie, dans sa présentation pour démontrer le peu de déversements et de contaminations rapportés causés par l'entreposage et le stockage des eaux usées dans les bassins d'entreposage, se référait à une étude qui datait de 1989.

-Ce même expert consultant vantait la capacité de forer sous les résidences et les écoles grâce au forage horizontal, sans sourciller le moindrement.

-Le représentant du MDDEP dont je préfère oublier le nom, en banalisant l'inquiétude d'un citoyen pour la ressource en eau, a déclaré que "de toute façon, l'eau va dans la rivière qui se déverse dans le fleuve puis la mer et est perdue".

C'est évident que ce monsieur n'apprécie pas la complexité des écosystèmes qui lui fournissent sa darne de saumon, son filet de poisson ou ses fruits de mer!
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The province of Quebec is holding a BAPE, a public consultation on the natural gas industry. Problem is no public servant here knows zip about the subject and most of what they and our elected officials is what the industry tells them.

Most of the regular folks and environmental groups know better after reading about what is happening in Pennsylvania and Texas, and want all exploratory drilling to stop right now. A dozen drilling pads have appeared here and there all across the St.Lawrence Valley, in Province owned forests, in the middle of country villages, basically without any approval from Mayors, city counselors, citizens and neighbors, basically because their approval is not needed!

The gas and drilling companies want to do it where rivers are already polluted by bad agricultural practices and deficient municipal water treatment plants. The most promising areas to drill in the Utica shale is between Montreal and Quebec, the most populated region of the province, and also it's breadbasket.

The present laws that should regulate this industry are outdated. Landowners do not own what is under their feet here, so almost no money would go to the landowners that sign a lease to let drilling happen on their land, and barely no financial compensation goes to the province either.

Perdre sa job pour l'avoir trop bien faite

Photo: Alexey Buhantsov
Robert Majchrazak pensait bien faire. Il s'est plaint à une réunion publique en juillet parce qu'il croyait que le manque d'entretien d'une station de pompage pourrait causer des débordements d'égouts, possiblement des déversements d'eaux usées à peine traitées dans le lac St.Clair, au Michigan, entre les Grands Lacs Huron et Érié. Six jours plus tard, il perdait son emploi de méchanicien.

L'homme de 46 ans entreprend des mesures légales contre Wayne County et le directeur des travaux publics, prétendant que la perte de son emploi viole la loi qui protège les dénonciateurs et ses droits de liberté d'expression. "Me faire congédier pour avoir fait mon travail est pas mal difficile à accepter", dit Majchrzak, un opérateur d'usine de traitement d'eaux usées certifié par l'état. "C'est comme si le comté ne voulait pas prendre ses responsabilités et prendre soin de son équipment."

Les autorités ne veulent pas parler du procès, mais affirment que tout se fait en respect des lois contre la pollution. La station construite en 1959 pompe les eaux d'égouts et les eaux pluviales pour les acheminer dans le système d'épuration de Détroit. Pendant les pluies abondantes, la station ajoute du chlore et pompe les eaux dans des bassins de rétention souterraines. Si le volume dépasse la capacité de stockage des bassins, la station relâche les effluents partiellement traités dans la rivière Milk River qui se vide dans le lac.

S'inquiétant que les pompes de la station ne fonctionnent pas et que les sédiments (boues) n'étaient pas nettoyés dans un des bassins comme exigé par le permis du comté, Majchrzak s'est plaint aux autorités du comté mais n'avait pas reçu de réponse. Voyant cela, il s'adressa au comité intermunicipal qui gère la station de pompage: il avait écrit une lettre qui détaillait les problèmes et prit la parole brièvement lors d'une réunion le 1er juillet. Dans les documents légaux, on cite qu'un citoyen avait aussi été présent lors de cette réunion et s'était plaint de matières qui flottaient dans la rivière.

Selon les documents du procès, le 7 juillet le directeur rencontra Majchrzak dans son bureau, lui dit qu'il avait entaché la réputation du comté et que ses commentaires le mettait en conflit d'intérêt. L'avocat de Majchrzak dit que çà prenait beaucoup de courage pour parler "Ils auraient dû réparer les problèmes au lieu de le congédier."

Bien que les membres du comité disent ignorer s'il y a des débordements d'égouts ou si des eaux usées brutes sont déversées dans la rivière, le Ministère des Ressources Naturelles et de l'Environnement du Michigan dit qu'il a reçu des plaintes concernant la station de pompage et enquêtera: "Nous croyons que le problème mérite que l'on examine çà" affirme la porte-parole, "S'ils ne sont pas conformes, nous allons les ordonner de l'être."

Majchrzak est marié et a 3 enfants, et cherche un emploi. Il entame un procès pour se faire réengager, se faire payer son salaire rétroactivement et une compensation pour l'entachement à sa réputation.
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"Pump station worker aired sewage concern in public

Robert Majchrzak thought he was performing a public service. He complained at a public meeting in July that declining maintenance at the Milk River Pumping Station could cause sewer backups in Grosse Pointe Woods and polluted water to be dumped into Lake St. Clair. Six days later, he said, Wayne County officials fired him from his $70,000-a-year job as a pump station mechanic for speaking out at the meeting.

Now, Majchrzak, 46, of Richmond is suing Wayne County and Kerreen Conley, director of the Wayne County Facilities Management Division, saying they fired him in violation of the Michigan Whistleblowers' Protection Act and his free-speech rights. "Getting fired for doing the right thing is pretty tough to take," said Majchrzak, a state-certified, wastewater-treatment plant operator. "It just seemed like the county didn't want to step up to the plate and take care of things."

County officials wouldn't discuss the suit, but spokesman Dennis Niemiec said the plant is in full compliance with pollution laws. The station, built in 1959, pumps sewage and storm runoff from Grosse Pointe Woods and Harper Woods into the Detroit sewer system. During heavy rain, the station blasts the wastewater with chlorine and stores it in underground retention basins. If the volume exceeds storage capacity, the station releases the partially treated effluent into the Milk River, which empties into the lake.

Concerned that station pumps were out of commission and that sludge wasn't being cleaned out of one of the basins as required by the county's pollution permit, Majchrzak said he complained to county officials and got nowhere. So, he said, he decided to alert the Milk River Intercounty Drainage Board, a three-member group that oversees the county-operated pumping station. The suit said he gave the board a letter outlining the problems and spoke briefly at a July 1 meeting. The suit said a citizen also attended and complained about seeing floating pools of sludge in the river.

On July 7, the suit said, Conley summoned him to a meeting, told him he had hurt the county's reputation and that his comments amounted to a conflict of interest. Majchrzak's lawyer, Richard Mack Jr. of Detroit, said it took a lot of courage for his client to speak out. "They should have fixed the problems instead of firing him," Mack said of county officials.

Though drainage board members said they are unaware of any sewage backups or undertreated sewage being discharged into the river, the Michigan Department of Natural Resources and Environment said it has heard complaints about the pumping station and will investigate. "We believe there's a problem worth looking into," said DNRE spokeswoman Mary Dettloff. "If they're not in compliance, we will order them to be in compliance."

Majchrzak, who is married and has three children, said he's looking for work. He's suing for reinstatement, back pay and for damage to his reputation."

Excerpts from article written by David Ashenfelter from the FREE PRESS published here: http://www.freep.com/article/20101011/NEWS06/10110395/Pump-station-worker-aired-sewage-concern-in-public