Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, June 7, 2016

Le site de déchets nucléaires au coeur des incendies au Canada



Ma traduction libre d'un reportage européen.

Juste au sud de la ville canadienne de Fort McMurray, dans une région partiellement brûlée par les flammes, se situe un site d'entreposage de déchets nucléaires.

Situé à l'extrémité nord du site d'enfouissement de Beacon Hill, il contient plus de 42,500 mètres cubes de minéraux radioactifs, dont de l'uranium et du césium.

Mais est-il une menace pour la santé publique en ce moment? Selon l'information obtenue par le journaliste Renaud Gardette d'euronews, le site est au beau milieu d'incendies énormes qui brûlent sauvagement depuits le premier mai.

Pourquoi ce site d'enfouissement?

Pour comprendre les origines du site d'enfouissement, on doit reculer dans le temps jusqu'en 1982 quand le Canada s'est lancé dans un vaste programme d'exploration et de confinement de terres faiblement radioactives partout sur le territoire. Il était mené par le Bureau de gestion des déchets radioactifs de faible activité (BGDRFA).

À Fort McMurray, les minéraux radioactifs étaient régulièrement déversés et utilisés le long de la route Northern Transportation Road. Construite durant les années 1930, la route était utilisée au début pour transporter l'uranium venant de la mine de Port Radium dans les Territoires du Nord-Ouest vers Fort McMurray. De là, l'uranium était aussi transporté par train vers Port Hope, en Ontario.

La mine Port Radium fermait en 1960. Des vols et du pillage sont survenus le long de la route et c'est là où la contamination est la plus visible.

Le BGDRFA a détecté d'autres sites radioactifs autour de Fort McMurray. Les travaux ont commencé en 1992, et jusqu'en 2003, 42,500 mètres cubes de déchets ont été envoyés vers un site d'enfouissement spécialement conçu avec une couche doublée d'argile, plusieurs systèmes de gestion, de protection et de monitorage, ainsi qu'une couche de terre et de gazon.

Le BGDRFA fait le monitorage du site annuellement.

Est-ce que le site existe vraiment?

L'existence du site est confirmée par plusieurs rapports, dont l'Inventaire de déchets radioactifs au Canada publié par le BGDRFA en 2012.

Mais qu'arriverait-il si?

Plusieurs questions sont soulevées. Est-ce que le site a brûlé avec les incendies de Fort McMurray? Est-ce que des particules radioactives ont été relâchées dans l'atmosphère? Quels sont les risques pour l'environnement?

Pour le moment, aucune alarme n'a été déclenchée.

La réponse des autorités canadiennes:

Laboratoires Nucléaires Canadiens et notre BGDRFA sont responsables de la gestion des déchets historiques à faible intensité radioactifs situés dans le site d'enfouissement de Beacon Hill à Fort McMurray. Le site est à l'extrémité nord du site d'enfouissement de Beacon Hill, qui est à son tour au sud de la ville de Fort McMurray et à l'ouest de l'autoroute 63. Les coordonnées aproximatives sont: 56 degrés 39' 10" N, 111 degrés 20'56" O.

LNC fait les gestion de ces sites pour Énergie atomique du Canada Limitée, la corporation fédérale qui est ultimement responsable pour la gestion sécuritaire des déchets historiques à faible intensité radioactifs.

Les déchets de faible intensité de Beacon Hill consistent à des résidus de minerai d'uranium, mélangés avec du sol et isolés dans une cellule séparée, qui est recouverte avec une couche épaisse de sol peu perméable, ensuite d'une autre couche de sol sain. En tout, il y a au moins 45 centimètres de sol sain au-dessus du sol contaminé.

Selon l'information disponible, il semblerait que le site ait été affecté par les incendies. Ceci étant dit, ceci n'est pas un risque immédiat pour la santé et la sécurité des personnes et de l'environnement. Il y a aussi aucune inquiétude pour l'intégrité physique de la cellule.

Vu la composition du sol contaminé, c'est-à-dire les résidus de minerai mélangés avec de la terre, il n'y a pas de danger qu'il prenne feu. Comme dans un champs ou un jardin, le feu peut prendre dans le gazon, mais la terre elle-même ne prend pas en feu.

Nous continuons de faire le monitorage de la situation de près.

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The nuclear waste site at the heart of Canada's wildfires

Just south of the Canadian city of Fort McMurray, in an area partly ravaged by flames, sits a nuclear waste site.

Situated at the extreme north of the Beacon Hill landfill tip, it contains some 42,500 m3 of radioactive minerals, including uranium and cesium.

But does it pose a threat to society today? According to information gained by euronews reporter Renaud Gardette, the site lies in the middle of the huge wildfires, blazing uncontrollably since May 1.

Why was the landfill created?

To understand the origins of the landfill site, we must first go back to 1982 when Canada launched an extensive exploration and containment of low-level radioactive land programme all over the territory. It was piloted by the Low-Level Radioactive Waste Management Office (LLRWMO).

In Fort McMurray, radioactive minerals were regularly discharged and used along the Northern Transportation Road. Built in the 1930s, the thoroughfare was initially used to transport uranium from the Port Radium mine (Northwest Territories) to Fort McMurray. From there, uranium was also transported by train to Port Hope, Ontario.

The Port Radium mine closed in 1960. Thefts and pillages occurred along the road and that is where the contamination is most visible.

The LLRWMO detected more radioactive sites around Fort McMurray. Work began in 1992 and, up to 2003, 42,500m3 of waste were sent to a specially-engineered landfill with a double layer of clay, several management systems, protection and monitoring, as well as a layer of earth and grass.

The site is monitored annually by the LLRWMO.
Does the site really exist?

The site’s existence is confirmed in several reports, including the Inventory of Radioactive Waste in Canada, published in 2012 by the LLRWMO.
What if?

Several questions have arisen. Was the site burnt in the wildfires? Have radioactive particles been emitted into the atmosphere? What is the risk to the environment?

For the moment, no specific warning has been triggered.

The response from the Canadian authorities

(Translated from French)

Canadian Nuclear Laboratories and our Low-Level Radioactive Waste Management Office are responsible for managing historic low-intensity radioactive waste located in the Beacon Hill dump at Fort McMurray. The site is at the north end of the Beacon Hill landfill site, which itself is south of the city of Fort McMurray and west of Highway 63. The approximate coordinates are: 56 degrees 39 ’10 “ N, 111 degrees 20 ’56 “W.

CNL manages these sites on behalf of Atomic Energy of Canada Ltd, the federal corporation that is ultimately responsible for the safe management of historic low-intensity radioactive waste.

The low-intensity waste at Beacon Hill consists of uranium ore residue, mixed with soil and placed in isolation (in a separate cell), which is covered with a thick layer of low-permeability soil, then another, dense layer of clean earth. In total, there are at least 45 centimetres of clean soil over the contaminated soil.

According to the information available, it appears that the site was affected by the fires. That said, this does not pose any immediate risk to the health and safety of people and the environment. There are also no concerns about the physical integrity of the cell.

Given the composition of the contaminated soil, that is to say, ore residue mixed with earth, there is no risk that it will catch fire. In a similar way to a field or garden, fire can ignite the grass, but the earth itself does not catch fire.

We continue to monitor the situation closely.

Link: http://www.euronews.com/2016/05/18/the-nuclear-waste-site-at-the-heart-of-canadas-wildfires/

Monday, June 6, 2016

On fracture à Gaspé, ou pas?



À Gaspé, on fracture le roc en faisant des tests d'injectivité, mais ce n'est pas de la fracturation hydraulique, nous rassure-t-on!

"On a également fait valoir que le projet Haldimand ne nécessiterait pas de fracturation hydraulique, et ce, même s’il s’agit d’un forage horizontal et que Pétrolia a déjà mené, par le passé, des « tests d’injectivité » dans le secteur. Ces tests consistent à fracturer la roche du sous-sol."

- Le Devoir, 6 juin 2016

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They did injectivity tests in Gaspé, but they say it is not hydraulic fracturing, while admitting that they did fracture the rock to do these tests.

Sunday, June 5, 2016

Tugging at my heartstrings



My heart sank when I saw you were not in town early Saturday morning. I came back home with the groceries, listening to "our" music while driving slowly, and sat despondently in the sun to mend the hurt in my legs and in my heart. I was yearning for you like I did so many years ago when I did not know any better, when I did not know anything at all except what my parents told me and what I had read in books.

But what is wrong with me? What do I really want? I do not want to start an intimate relationship with anyone, and I especially do not want to hurt you. So?

So, at my age, I should know better and take control of my urges. So let's take back control of my life, now. I realize that I forgot two very important things on my shopping list so, reluctantly, I grab my purse and the car keys and hit the road again. Driving by, listening to the music you burned for me, I can see that you drove down from the city and are here! There is a lot to do on the property, and driving back home again, I can see that others from your family are here to help you open the summer cottages. I wave over the top of my car roof, not knowing if anybody will see me, but I do it anyways.

So, as I have done during all these years, (has it really been 50?), I do my thing, keeping busy, especially in the garden, but looking up once in a while; maybe you will drive by. Or take a walk with members of your family. But you don't, and the day ends. And it's okay.

Sunday, the rain comes. Driving in town should be hell today because of the bicycle Tour de l'Île, so you probably went back at your place last night. Indeed, having to go out Sunday afternoon, I see that there is nobody left at the cottages today.

Maybe I'll catch a glimpse of you next Saturday. And that is okay too.

Saturday, June 4, 2016

Le purin de porc contamine le sol et l'eau

Photo aérienne du site choisi juste avant le début de la construction de la plus grosse nouvelle porcherie sur gestion liquide jamais implantée au Québec, à Richelieu. Capacité de 5,800 porcs.

Le fertilisant de porc chargé d’antibiotiques
Des sous-produits d’antibiotiques présents en abondance dans le lisier contaminent les sols agricoles et les eaux de drainage


Publié dans Le Devoir le 14 mai 2016 |Pauline Gravel |

Que deviennent les antibiotiques qui sont ajoutés à l’alimentation des porcs d’élevage ? L’équipe de Sébastien Sauvé, professeur en chimie environnementale à l’Université de Montréal, a découvert que les produits de la dégradation de ces antibiotiques sont présents à des concentrations largement supérieures à celles des antibiotiques eux-mêmes dans les sols et les eaux de drainage des champs sur lesquels on avait répandu du lisier de porc.

Étant donné que de faibles doses d’antibiotiques sont ajoutées de façon systématique à la moulée offerte aux animaux afin d’accélérer leur croissance, M. Sauvé, qui est aussi directeur de l’Institut de l’environnement, du développement durable et de l’économie circulaire (EDDEC), s’attendait à trouver des antibiotiques de la famille des tétracyclines dans le lisier de porc répandu dans les champs, ainsi que dans les sols et les eaux de drainage de ces champs, soit dans les fossés bordant les champs et qui servent à recueillir et éliminer le surplus d’eau des champs.

Produits de dégradation des antibiotiques

Il a toutefois été étonné de découvrir la présence d’abondantes quantités de substances issues de la dégradation de ces antibiotiques par les mécanismes microbiens se déroulant dans la fosse à purin et dans le sol des champs, ou sous l’action des rayons ultraviolets du soleil. Qui plus est, les concentrations de ces sous-produits étaient largement supérieures à celles des molécules initiales dans les eaux de drainage d’un champ agricole sur lequel on avait répandu une quantité de lisier de porc respectant les normes du plan de fertilisation d’un éleveur de porcs. Rappelons que les éleveurs procèdent à l’épandage de lisier sur leurs terres dans le but de les enrichir en azote et phosphore. « Chaque producteur est tenu d’avoir un plan de fertilisation qui lui permet d’évaluer la quantité d’azote et de phosphore qu’il peut répandre dans ses champs sans trop contaminer les cours d’eau environnants. Or, ces plans de fertilisation ne tiennent pas compte du fait que le lisier contient aussi des antibiotiques et leurs sous-produits », a fait remarquer M. Sauvé lors d’une conférence présentée dans le cadre du congrès de l’Acfas. Il s’agit pourtant d’un élément important à considérer, puisque deux sous-produits d’antibiotiques étaient jusqu’à 100 fois plus abondants que les molécules mères de la famille des tétracyclines et des chlortétracyclines. De plus, alors que certains sous-produits étaient moins toxiques que les molécules initiales, d’autres étaient aussi toxiques, voire jusqu’à deux fois plus toxiques.

« Ces résultats nous indiquent qu’il ne faut pas juste s’intéresser aux molécules qui sont ajoutées à l’alimentation des animaux, mais également à leurs sous-produits. Et cette leçon devrait s’appliquer aussi à toutes les autres substances, telles que les pesticides et les herbicides, qui sont utilisées sur les fermes », a souligné le chimiste.

Un an après l’épandage de lisier, les chercheurs ont également détecté des antibiotiques, et plus encore leurs produits de dégradation, jusqu’à 40 centimètres de profondeur, et ce, même si le lisier est déposé à la surface des sols. La concentration de certaines molécules diminuait rapidement en fonction de la profondeur, alors que pour d’autres, elle demeurait élevée même en profondeur, « ce qui signifie que ces molécules se retrouvaient fort probablement dans les eaux souterraines ». « Les concentrations de substances antibiotiques mesurées dans les sols un an après l’épandage — lesquelles étaient passablement élevées — représentent les concentrations de base présentes en permanence dans les champs, soit le moins mauvais des scénarios puisque les concentrations augmentent lors d’un nouvel épandage », a précisé M. Sauvé.

Conséquences

« La présence de résidus de substances antibiotiques dans les sols fait en sorte que les microorganismes qui vivent dans le sol y sont constamment exposés. Il y a aussi la possibilité que ces molécules soient absorbées par les plantes, qui sont habituellement destinées à l’alimentation des porcs. Également, la présence de ces mêmes substances dans les eaux de drainage est particulièrement problématique parce qu’elles sont exportées directement dans les cours d’eau environnants et plus largement dans l’environnement », a indiqué le chercheur.

« Notre inquiétude est que ces antibiotiques, ainsi que leurs produits de dégradation qui se retrouvent dans l’environnement, contribuent à la résistance aux antibiotiques. En présence d’antibiotiques, les organismes les plus faibles sont tués ou empêchés de croître, tandis que certains autres, qui sont plus forts, survivront. Les souches survivantes se reproduiront et développeront une résistance aux antibiotiques. Plus on expose un grand nombre de bactéries aux antibiotiques, plus nombreuses seront celles qui développeront des mécanismes physiologiques pour résister aux antibiotiques », a expliqué le chercheur.

Hormone stéroïdienne

L’équipe de M. Sauvé a par ailleurs été très surprise de trouver dans le lisier de porc de l’acétaminophène et de la médroxyprogestérone, une hormone qui est utilisée dans les thérapies de remplacement prescrites aux femmes ménopausées et qui est administrée par voie orale aux truies d’une même production afin de synchroniser leur cycle de reproduction et de faciliter ainsi l’insémination. Or, les chercheurs de l’Université de Montréal ont mesuré dans les eaux de drainage des concentrations de médroxyprogestérone supérieures à celles rencontrées dans les eaux usées de station d’épuration. « Bien que l’acétaminophène soit plutôt inoffensif pour les humains, il s’avère toxique pour les chats domestiques et peut-être aussi pour d’autres espèces de la faune. Le médroxyprogestérone est quant à lui un perturbateur endocrinien [susceptible de causer des anomalies physiologiques chez l’humain et ses descendants] », s’est inquiété M. Sauvé.

Lien: http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/470941/le-fertilisant-de-porc-charge-d-antibiotiques#

Friday, June 3, 2016

Méthane: un feu éclair, des brûlures au 3e degré et une enquête qui n'en finit plus

Cody Murray avec son épouse et ses enfants, courtoisie Cody Murray

Ma traduction libre d'un reportage trouvé en ligne:

NDLR: Vous direz, Oui, mais c'est au Texas! Çà se passera pas comme çà au Québec! Mais çà se passe comme çà en Alberta aussi. Il y a eu un cas très semblable en Alberta et les mêmes excuses, les mêmes choses se sont passées en Alberta aussi. Alors c'est facile de conclure que les pétrolières internationales traitent les gens partout pareil (et par osmose les législateurs aussi). Et l'industrie a tendance à influencer les élus et les législateurs de la même façon partout également. C'est un cancer mondial auquel nous ne sommes pas habitués ici au Québec, mais il serait bon de s'en familiariser avant que l'industrie pétrolière et gazière s'installe avec ses gros sabots dans notre province.


Perrin, au Texas - Lors d'un bel après-midi un samedi, l'eau de puits de Cody Murray a explosé en flammes.

Du gaz naturel est monté sans préavis avec l'eau et s'est enflammé quand un interrupteur se déclencha dans la cabane de la pompe où il était. L'air s'est transformé en incendie.

Murray, un rancher solide d'âge mûr, travailleur pétrolier et père de deux enfants, a subi des brûlures de 2e et 3e degré sur presque un quart de son corps. Son père et sa fille de 4 ans ont aussi soufferts de brûlures à cause de ce feu éclair en cette journée du mois d'août en 2014.

Les régulateurs pétroliers et gaziers de l'état ont rapidement entamé une enquête à savoir si les puits de pétrole et de gaz tout autour du voisinage de Murray auraient pu faire migrer du méthane dans son eau. Le travail était mené par le Texas Railroad Commission (RRC - un peu l'équivalent de la régie de l'énergie au Québec), l'agence de l'état au nom étrange en charge du pétrole et du gaz dans l'état du Texas.

Presque deux ans plus tard, les autorités du RRC disent qu'ils ne savent toujours pas si les puits pétroliers et gaziers ont eu un rôle à jouer dans l'explosion. Bien qu'ils aient retracés le gaz à des couches profondes d'où le gaz naturel est extrait, ils ont qualifié la source de la contamination comme étant "peu concluante."

Mais des milliers de pages de dossiers du RRC et des courriels obtenus par EnergyWire grâce aux lois d'accès à l'information du Texas laissent voir des lacunes considérables dans l'enquête et laissent comprendre qu'au moins une source potentielle n'a pas été examinée.

Un puits gazier endommagé et possiblement avec des fuites tout près n'a pas été testé pour voir si le gaz était le même que le gaz trouvé dans l'eau de Murray. Avant l'explosion, les autorités de l'agence ont rejeté du revers de la main des signes avant-coureurs d'une fuite de gaz dans le puits d'eau potable d'un voisin.

Et des autorités de la RRC ont trouvé des erreurs possibles dans leurs mesures de protection pour empêcher le gaz de migrer vers l'eau souterraine.

Des tentatives d'interviewer les trois commissaires élus qui gèrent l'agence n'ont pas porté fruit. Mais la porte-parole du RRC Ramona Nye défend l'enquête de l'agence de l'incendie éclair.

"Chaque enquête menée par la commission est faite de façon à s'assurer qu'elle soit minutieuse et complète," dit Nye, "et les conclusions sont basées sur la science et les données amassées durant le processus d'enquête."

La contamination de l'eau souterraine est l'une des plaintes les plus persistantes des booms de forages du payas, alimentés par la fracturation hydraulique améliorée. Les autorités pétrolières et gazières des états, ainsi que l'EPA des É.-U., ont essayé de rassurer le public en leur disant que les problèmes ne sont pas généralisés. Pourtant, la question demeure.

Le cas dont il est question ici, juste en bordure de la petite ville texane du nom de Perrin, diffère de la plupart des disputes sur les contaminations de l'eau souterraine dans des places comme Pavillion, au Wyoming et Dimock, en Pennsylvanie. Ici, la contamination n'a pas seulement causé l'eau de devenir imbuvable, mais des blessures horribles.

Et cela soulève des questions sur la façon dont les autorités de l'état poursuivent agressivement les cas contre l'industrie pétrolière et gazière, qu'elles contrôlent et font la promotion en même temps.

Rob Jackson, un professeur de Stanford University qui a étudié les contaminations de l'eau souterraine, dit que les autorités du RRC ont ignorés des trajectoires potentielles du méthane et n'a pas fait les tests qui démontreraient si oui ou non l'explosion était reliée au pétrole et au gaz.

"Ce qui est frustrant, c'est que le Railroad Commission aurait pu finir par savoir qu'est-ce qui est vraiment arrivé," dit Jackson qui a passé en revue les données du RRC. "Ils n'y semblent pas particulièrement intéressés, par contre."

'Sors d'ici au plus vite'

Le 2 août 2014 a commencé comme un samedi pas mal normal pour Cody Murray et son épouse Ashley. Elle était en congé de son emploi chez une banque pas trop loin. Les parents de Cody était en visite. Sa mère surveillait son fils pendant qu'il prenait un somme.

Les Murray sont propriétaires d'un ranch de 165 acres ici: un champs de foin et du pâturage entouré de prosopis rabougris et des touffes de cactus. Installé bien au milieu se trouve un site d'un puits où EOG Resources Inc extrait du gaz du schiste de la formation Barnett. Le voisinage autour d'eux est parsemé de puits en production appartenant à EOG et une autre compagnie, Fairway Resources LLC.

Vers midi, les Murray pompaient de l'eau dans les abreuvoirs pour leur bétail. Après diner, Ashley entrait dans la maison et disait à son mari que quelque chose n'allait pas. De l'eau s'échappait sous la porte de la cabane de la pompe.

Il sorti de la maison avec son père en pensant: "Mais qu'est-ce qu'elle a pu briser maintenant?" ("Je dis souvent des choses comme çà," dira-t-il plus tard en grimaçant.)

La pompe est dans une cabane fait de bois brun foncé à environ 40 pieds de leur maison. Murray ouvrit la porte, rouvrit le robinet de l'eau et était confus de voir l'eau gicler dans toutes les directions. Pendant qu'il essayait de comprendre ce qui se passait, woosh! un bruit insolite l'avertit immédiatement. Son expérience dans les champs pétroliers lui disait rien de bon. Il se tourna vers son père et cria, "Sors d'ici au plus vite!"

Pas assez vite, pensait Murray. Il agrippa le vieil homme des deux bords et le poussa vers l'entrée en gravier.

Derrière lui, la pompe s'enclencha, créant une étincelle suffisante pour allumer les vapeurs et en faire une boule de feu. La boule de feu enveloppa le dos et la figure de Murray, puis s'éteignit.

Il pouvait voir des flammes: son T-shirt était en flammes. Il s'étendit au sol, roulant tout en enlevant son chandail.

En se levant, il pouvait voir des flammes dans la cabane. Il chercha un boyau, l'échappa puis se pencha pour le reprendre.

"Et ma peau," dit-il, "tombait par terre."

Murray raconte l'évènement calmement, comme s'il parlait comment il changeait ses vêtements.

Des hélicoptères ont atterries dans le champs de foin et c'est comme çà que Murray fut emmené à l'hôpital à Dallas avec sa fille de 4 ans, Alyssa.

Murray n'a réalisé que beaucoup plus tard qu'Alyssa était dans la cour avec sa femme quand la boule de feu éclata. Elle était brûlée sur son bras, une jambe et sa joue gauche.

Elle était gravement blessée à l'intérieur également. La voix de Murray se précipite quand il en parle.

"Elle a encore des cauchemars. Elle a peur que la cabane du puits va la brûler," dit-il. "Elle s'éveille au milieu de la nuit en hurlant 'Papa est en feu, Papa est en feu."

Il passa une semaine aux soins intensifs pour brûlés à Parkland, souffrant de brûlures au 2e et 3e degré sur 22% de la surface de son corps. Il n'en parle pas, excepté pour dire que ses enfants avaient trop peur de le regarder.

Même après son retour de l'hôpital, dans le salon de sa soeur, les brûlures et les pansements effrayaient ses enfants.

"Vous êtes assis dans une chaise, les bras couverts de pansements. Et vos enfants veulent venir s'asseoir sur vos genoux. Et ils arrivent. Et votre femme les mets sur vos genoux. Et les enfants regardent vos bras et voient les pansements et disent 'Hon-hon'. Et ne veulent plus rien savoir de toi. Jamais."

Debout devant son pickup en une belle journée de janvier, il a l'air bien vu de loin, à quelques pieds. Il porte un chapeau John Deere et des lunettes soleil. Un T-shirt, même si le temps est un peu frais. Ses bras ont l'air comme si il a planté quelques poteaux de clôture, parce qu'ils l'ont fait.

Mais il ne peut pas lacer ses propres souliers.

Les nerfs de ses bras ont été brûlés jusqu'en haut de ses coudes. Le message parti de son cerveau pour faire un poing ne se rend pas à ses doigts. Il a trouvé un moyen de faire bouger ses mains avec les muscles de son avant-bras. Il peut tenir un cellulaire, et il a trouvé un moyen pour prendre ses enfants dans ses bras. Mais conduire une auto exigerait qu'il regarde ses bras et la route en même temps.

De plus près, on peut voir les cicatrices sur ses bras et son cou. Son dos a été brûlé, ainsi que ses bras et sa figure.

À cause de ses blessures, il a perdu son emploi comme contremaître des opérations sur le terrain pour une pétrolière de Fort Worth.

"Je ne peux pas conduire," explique-t-il. "Je n'ai plus la force de monter une clôture, tenir une pelle ou tenir un râteau. C'est juste si je peux attacher le bouton de mes pantalons."

En marchant vers ses pâturages, Murray est pas mal fier de lui quand il finit par être capable d'ouvrir la barrière.

"Tu dois faire la preuve que ce n'est pas ta faute"

Richard Singleton se demande si on aurait pu éviter l'explosion. Après tout, il avait appelé la Railroad Commission à cause du gaz dans son puits d'eau potable cinq mois avant l'évènement de la boule de feu.

Peut-être que si les inspecteurs avaient agi à ce moment-là, Cody Murray n'aurait pas été brûlé par le feu.

"Je pense que si ils avaient agi, au lieu d'étirer çà..." dit-il, "çà n'aurait pas fait de tort."

Singleton et son épouse Stella, avec les Murray, ont engagé l'avocat Christopher Hamilton de Dallas et entamé une poursuite contre EOG et Fairway.

Les deux compagnies n'ont pas voulu commenter pour une affaire en litige, bien que Fairway a nié formellement les allégations. La Railroad Commission n'est pas incluse dans la cause.

Singleton, un cowboy grand et mince avec des cheveux sel et poivre, enlève son chapeau Steton pour s'asseoir dans sa cuisine bien rangée et raconte son histoire. Une bouteille d'eau réfrigérée se trouve près de l'évier.

Les Singleton habitent à environ un quart de mille des Murray sur une route en terre: une seule habitation les sépare. Leur milieu rural, tout brun en hiver et parsemé de bétail et de chevalets de pompage, se trouve à une heure de route de Fort Worth. Des compagnies forent ici depuis au moins la fin des années 1960.

L'eau des robinets des Singleton a commencé à être brune et laiteuse vers l'Action de Grâce de 2013.

Les familles ici dépendent de leurs puits pour l'eau, au moins pour se laver, faire la vaisselle et leur bétail. Les gens ne boivent pas l'eau s'ils peuvent faire autrement. Elle a toujours goûté un peu bizarre.

Malgré cela, les Singleton n'avaient pas de problèmes avant. Quelques mois auparavant, Fairway Resources finissait de forer un nouveau puits de pétrole derrière leur maison, à environ 750 pieds de la porte arrière de leur maison.

En décembre, ils ont remarqué des irritations cutanées et des démangeaisons. Après une douche, leurs cheveux devenaient raides. En janvier, Stella ira voir un dermatologue pour une sensation de brûlure sous les yeux qui cessa quand elle arrêta de se servir de son eau de puits.

Richard essaya de purger le puits pour voir si le problème était pour se régler. En vain.

Un certain dimanche en février 2014, il entendit du gaz sortir d'un trou du couvert sur le puits d'eau potable. Deux jours plus tard, Singleton, qui avait travaillé dans une centrale de gaz naturel pendant 19 ans, appela la Railroad Commission.

Des inspecteurs se montrèrent deux jours plus tard. Debbie Garcia et Tammy Shelton, du bureau de district de la commission à Abilene, entendait le gaz s'échapper et constata que l'eau des Singleton était laiteuse et pleine de sédiments.

Elles ont dit au Singleton que la contamination n'avait rien à voir avec l'exploitation du pétrole. Ils ont mené un test sur le terrain qui montrait une faible concentration de composés chimiques appelés chlorures, chose habituelle constatée dans des cas de contamination d'exploitations pétrolières. Elles ont dit que cela pourrait être un problème de fosse septique.

Mais des tests menés par d'autres agences ont contredit les inspecteurs. Le service d'extension de l'état trouva des chlorures à des concentrations plusieurs fois plus concentrées que ce qu'avaient trouvé les tests de la commission. Un test mené par la Santé publique locale ne trouva pas de problèmes avec la fosse septique.

Alors Singleton appela la Railroad Commission encore une fois. Au début d'avril 2014, trois femmes sont venues: Garcia, Crystal Denson et Trish Hudson, dont le poste était coordonnatrice du nettoyage du bureau de district.

Leur détecteur de méthane s'est mis à crier presque immédiatement.

"L'odeur du gaz qui sortait du puits sentait l'essence à prime abord," écrivit Hudson dans son rapport, "mais après une dizaine de minutes, çà sentait plutôt la colle au caoutchouc."

Mais encore une fois, les inspecteurs leur ont dit que le problème ne venait pas du pétrole ou du gaz. Hudson suggéra aux Singleton que leur problème venait peut-être d'une accumulation de souffre et de calcium appelée "black slime" (mucosité noire). Elle recommanda de nettoyer le filtre de leur chauffe-eau.

Ils n'ont pas nettoyé le filtre. Ils ont changé le chauffe-eau au complet. L'eau n'était pas mieux.

Singleton s'en venait frustré, se sentant comme si les gens qu'il avait appelé pour l'aider l'attaquaient plutôt.

"Ils vous accusent," dit-il dans une entrevue, "et vous devez faire la preuve que ce n'est pas votre faute."

Après avoir reçu un courriel de Stella Singleton, exaspérée, en juin, à cause de l'eau qui était rendue si épaisse qu'elle sortait à peine des robinets, un employé de district du bureau d'Abilene a écrit à la maison-mère à Austin pour savoir quoi faire. Un géologue du bureau-chef appelé Monty Newton révisa le dossier et écrivit que le problème était le puits d'eau potable des Singleton, pas le pétrole ni le gaz.

"Ils devraient probablement sortir la pompe et purger le puits, l'approfondir ou quelque chose comme çà," écrivit Newton. "Mais je ne peux pas blâmer les opérations pétrolières ou gazières."

Deux mois plus tard, à un quart de mile de là, l'eau du puits de Cody Murray sauta.

"Voyons si on peut faire un lien entre tout çà"

À la Railroad Commission, ils appellent les cas problèmes chauds "red-border complaints", des plaintes sur le bord du rouge. L'explosion qui a brûlé Murray fut classée comme un red-border complaint.

Garcia, l'inspecteur du RRC, a été appelé sur les lieux ce samedi-là en août 2014. Singleton, qui lui a parlé, dit qu'elle avait l'air ébranlée.

Le lundi suivant, Joe Cress, à la tête du bureau de district de l'agence, mobilisa ses troupes.

Ils voulaient que les inspecteurs retournent à la maison des Murray pour faire des prélèvements d'échantillons de l'eau pour voir si le gaz s'échappait toujours, prendre des photos et vérifier la pression des puits de pétrole et de gaz de la région (il souligna le mot "aujourd'hui"). Il donna les instructions au personnel d'appeler le bureau-chef de l'agence à Austin et voir à ce que l'eau soit testée pour la présence de gaz. Il remarqua que Garcia avait enquêté sur du gaz dans le puits des Singleton tout près.

"Voyons si on peut faire un lien entre tout çà par la profondeur de réalisation ou type de gaz si possible," dit Cress.

Le jour suivant, Hudson, le coordonnateur de nettoyage du bureau de district qui avait suggéré que les problèmes d'eau des Singleton étaient à cause de muqueuses noires prit note de la frénésie d'activités dans un courriel.

"Çà l'air que j'ai manqué tout le plaisir vu que j'étais en congé hier," écrivit-elle.

Les autorités du RRC ont ordonné à EOG et Fairway de prélever des spécimens de gaz de leurs puits en production. Ils l'ont comparé avec le gaz des puits d'eau potable des Murray et des Singleton. En avril 2015, Peter Pope, le directeur adjoint de restauration de sites du RRC à Austin écrivit un mémo résumant ce que l'agence avait constaté jusqu'à date.

Il constata que le gaz dans le puits d'eau potable ne s'y trouvait pas là de manière naturelle dans la nappe aquifère. Sa signature chimique indiquait qu'il était "thermogénique", d'origine des profondeurs d'où les compagnies extraient le gaz. Mais les tests avaient exclu le gaz du schiste de la formation Barnett, la formation géologique profonde exploitée par EOG. Pope qualifia les données "peu concluantes" à savoir si le gaz venait de profondeurs un peu plus en surface duquel les puits de Fairway exploitait.

Mais l'évaluation était incomplète. Les spécimens de Fairway excluaient deux de ses puits dans la région. Les autorités de Fairway ont dit au RRC qu'ils avaient fermé les puits en attendant un changement pour un nouveau pipeline, et ne pouvait pas fournir de spécimens.

L'un des puits que Fairway n'a pas testé s'appelait J.T. Cook A2. Il avait été abandonné deux ans auparavant, après que des ingénieurs avaient déterminé qu'il était endommagé.

Ce puits là est à environ un demi mille de la maison des Singleton, au bout d'un sentier. Il avait été foré en 1980 et avait arrêté de produite en 1999. Il avait été acheté en 2008 en même temps que quelques autres puits de la région par Fairway, une compagnie des banlieues de Dallas qui opère avec une filiale de Goldman Sachs Group Inc.

Fairway réussit à extraire d'autre gaz après l'avoir travail en 2010. En 2012, une équipe revient pour refaire une fracturation hydraulique sur le puits. Mais les travailleurs constatèrent que le coffrage était endommagé à 2,700 pieds de profondeur. Ils cessèrent la fracturation, et les ingénieurs ont rapporté à Fairway que le puits avait peut-être un coffrage "possiblement effondré".

Le coffrage d'un puits en production, une couche d'acier autour du tuyau qui transporte le gaz à la surface, est le joint qui sépare le gaz de l'eau souterraine. Si le coffrage est endommagé, le puits peut avoir une fuite.

La fuite massive de méthane colmatée en février près de Los Angeles, par exemple, a été causée par une brisure dans le coffrage dans un puits d'entreposage de gaz naturel aux installations de Southern Caifornia Gas Co. dans Aliso Canyon.

Fairway a fermé le puits J.T. Cook A2. Mais un puits, un étroit trou foré profondément dans le sol, n'arrête pas nécessairement de produire du gaz quand la soupape est fermée à la surface. Le gaz continue de monter. Il ne sort pas toujours par le trou qu'on lui avait fait.

Les pires dommages trouvés

Bien qu'ils n'ont pas eu des spécimens de gaz du puits J.T. Cook A2, les autorités du RRC ont trouvé beaucoup de problèmes avec le puits endommagé après l'explosion.

Ils l'ont fermé trois fois à cause des infractions. Les autorités du RRC appellent cela "severing" un puits (couper), et ils le considère leur pénalité la plus sévère, sinon la plus stricte. Ils l'ont coupé la première fois en février en 2015 après que des résultats de tests soumis par la compagnie "n'avaient pas pu démontrer l'absence de menace de pollution."

Les fermetures pourraient ne pas avoir été une punition sévère pour Fairway, parce que le puits n'était pas en production. Malgré cela, la compagnie a dû payer deux fois le frais de reconnection de $750.

Finalement, la commission a dit à Fairway cette année que le puits devrait être bouché. C'est arrivé vers la fin mars, pendant que les autorités du RRC étaient sur place pour surveiller. Les rapports sur la procédure indiquent que les dommages sur le puits étaient pire qu'on pensait. En plus de l'effondrement possible du coffrage, l'équipe de travailleurs a trouvé un trou dans le coffrage un peu plus haut à 1,400 pieds.

Pourtant, les autorités du RRC disent que le puits endommagé ne pourrait pas avoir pu causer la contamination de l'eau des puits des Singleton et des Murray.

"En se basant sur les inspections du Railroad Commission de ce site de puits, et notre monitorage et notre révision, il n'y a pas de preuve de quelque menace à l'eau souterraine venant de ce puits," a dit la porte-parole Nye du RRC à EnergyWire.

Elle dit qu'une inspection du 25 janvier "n'a trouvé aucun signe de fuites." Mais le rapport de l'inspecteur ne dit pas absence de fuites ou qu'il y a eu un effort de fait pour chercher des fuites.

Il mentionne par contre que l'indicateur du puits ne montrait pas la pression annulaire du gaz qui sortait du trou. Une telle pression peut être un signe qu'il y a une fuite. Mais les soupapes étaient ouvertes à l'arrivée de l'inspecteur. Des obstructions dans le tuyau ou des dommages au trou du puits peuvent empêcher la pression d'enregistrer sur l'indicateur.

L'EOG a rapporté la pression annulaire de deux puits près de la maison des Murray et dit que la pression a augmenté au fil des semaines. L'EOG a dit aux autorités du RRC que les pressions annulaires "reflètent des conditions normales d'opérations."

Nye a dit également que le puits était bien colmaté pour protéger l'eau souterraine. Selon l'enquête du RRC, par contre, a soulevé des questions à savoir si cela était véridique.

Le puits est scellé à 364 pieds de profondeur avec un coffrage qui est collé au mur extérieur avec du ciment. Si les puits ne sont pas scellés assez creux, les gaz peuvent s'infiltrer vers le haut dans l'eau souterraine et la contaminée.

Nye dit que le puits "non seulement rencontre, mais dépasse" les exigences du RRC qui veulent que les puits de pétrole et de gaz soient scellés à 350 pieds.

Les géologues dans l'unité aviseur de l'eau souterraine du RRC, appelé GAU (Groundwater Advisory Unit), établit la profondeur selon la plus grande profondeur de l'eau utilisable de la région. Mais durant l'enquête sur l'explosion, un chercheur du RRC à Austin appelée Madelyn Flannagan a trouvé plusieurs personnes de la région utilisaient l'eau de puits beaucoup plus profonds que 350 pieds.

Nye dit que les profondeurs de l'eau peuvent varier beaucoup d'un endroit à l'autre. Mais le chef du bureau à Abilene, Cress, semblait surpris d'apprendre que de l'eau utilisable se trouvait bien plus creux que les niveaux fixés par les géologues du GAU.

"Avez-vous montré ces documents de puits d'eau potable à votre GAU?" écrivait Cress à Pope en septembre 2015.

Le trou du puits est scellé à 364 pieds de profondeur. Mais des scientifiques disent que le gaz pourrait facilement migrer vers la surface autour des coffrages et s'infiltrer dans le sol jusqu'aux puits des Singleton et des Murray, qui sont à environ 200 pieds de profondeur.

"Cela peut arriver. C'est très possible que cela pourrait se rendre jusqu'à
la surface," dit Hugh Daigle, un professeur adjoint à l'université du Texas à Austin au département d'ingénierie pétrolière et de systèmes géologiques. "Les coffrages de surface ne peuvent pas arrêter çà."

Jackson, le professeur de Stanford, dit que c'est "très facile de s'imaginer" le gaz monter jusqu'au niveau des puits d'eau potable des Murray et des Singleton.

La construction du puits, dit-il, crée un passage pour le gaz qui fuit. Entre 3,200 pieds et 364 pieds, les coffrages du puits qui a plusieurs décennies d'âge ne sont pas collés au roc avec du ciment. Ce qui laisse un jour entre le mur de roc du trou de puits et le coffrage en acier.

"Trois milles pieds de trou de puits sans ciment font que la contamination au gaz est beaucoup plus probable," dit Jackson. "Vous avez créé une cheminée en forme de beigne pour laisser le gaz monter vers la base du niveau où il y a de l'eau souterraine."

Jackson a révisé les données des tests sur l'eau et le gaz du Railroad Commission du dossier Murray. Il dit qu'il semble "très probable" que la contamination venant d'un puits de pétrole ou de gaz est la source du gaz dans l'eau de puits des Murray.

Ce serait difficile, dit-il, d'avoir la signature du gaz que le RRC a trouvé dans le puits d'eau potable des Murray "et que l'extraction du pétrole et du gaz n'ait rien avoir avec çà." Les autorités du RRC, dit-il, semblent vouloir trouver une correspondance exacte avec le gaz de la formation Barnett. Ils élèvent la charge de la preuve à un niveau très élevé, dit-il, sans faire les tests en profondeur nécessaires pour l'atteindre.

Environnement règlementaire reconnu mondialement

En étant le plus éminent régulateur énergétique dans l'état qui produit le plus de pétrole et de gaz, le Railroad Commission joue un rôle surdimensionné dans les politiques énergétiques nationales.

Il s'est mis à règlementer les affaires du pétrole et du gaz durant une époque quand les spéculateurs et les magnats du pétrole livraient le pétrole par train, pas dans des pipelines. Mais cela n'a rien à voir avec le rail depuis 2005. On compte plus de 700 employés et un budget annuel d'environ $86 millions, et l'agence se considère l'un des plus importants régulateurs du pétrole et du gaz au monde.

L'agence est gouvernée par trois commissaires élu qui reçoivent la majorité de leurs contributions électorales des compagnies pétrolières et gazières. Elle a la tâche de jouer le rôle de policier ainsi que faire la promotion de l'industrie, et elle se félicite d'avoir la main légère.

Dans une allocution en mars, le président de la commission David Porter mettait en contraste "l'environnement règlementaire reconnu mondialement" pour le pétrole et le gaz du Texas aux "règlements excessifs et lourds" des autres états.

L'agence a longtemps dû faire face à des questions sur la façon agressive qu'elle poursuit les transgresseurs. Il y a quelques années, un comité législatif de l'état a comparé le RRC à un policier d'état qui donne des avertissements au lieu de distribuer des contraventions. Le comité. appelé le Sunset Advisory Commission, a renouvelé ses critiques dernièrement, rapportant que l'agence "n'avait pas réussi à dissuader les opérateurs de violer à répétition les règlements, ce qui pourrait résulter à des contaminations de l'eau souterraine."

L'agence minimalise les menaces à l'eau souterraine. Les autorités du RRC répètent souvent au grand public que leurs dossiers "n'indiquent pas un seul cas documenté de contamination de l'eau associée avec le processus de fracturation hydraulique." Le sujet de discussion laisse grand ouvert la possibilité de contamination venant des autres étapes des forages.

La contamination de l'eau souterraine causée par des opérations de forages est un risque reconnu dans le champ pétrolifère. Mais un rapport de 2013 de l'inspecteur général de l'EPA pose la question: est-ce que la Railroad Commission a jamais eu l'intention de jeter le blâme sur le pétrole et le gaz. L'inspecteur général rapporte que les autorités du RRC ne pouvaient pas expliquer quelle preuve ils auraient besoin pour pouvoir faire le lien entre les forages et la contamination de l'eau potable.

"Ils nous ont dit qu'ils ne le savaient pas," écrivaient les enquêteurs fédéraux. "Ils ont dit que le RRC n'a jamais eu de cas où ils ont trouvé un lien direct entre un puits de pétrole ou de gaz et un puits d'eau potable."

Nye avait répondu à ces affirmations dans le temps en disant que l'agence base ses décisions sur "la science et les faits"

Mais la science et les faits n'ont pas pondu une décision du Railroad Commission dans le cas de l'explosion chez les Murray. Cody Murray a reçu une lettre le mois passé disant que l'agence "continue d'enquêter." La prochaine révision sera en septembre.

Mais Hamilton, l'avocat des Murray et des Singleton, ne s'attend pas à grand chose rendu là. Il pense que les autorités du RRC savent que le gaz dans l'eau de ses clients vient des puits pétroliers et gaziers tout près. Mais il dit qu'ils ont rejeté les plaintes de contamination de l'eau souterraine pendant si longtemps que c'est trop tard pour eux de changer leur fusil d'épaule.

"La raison pour laquelle nous ne recevons pas de décision est parce qu'il y a vraiment seulement une seule décision finale possible," dit Hamilton. "Et ils ne veulent pas la prendre."

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METHANE:
A flash fire, third-degree burns and an investigation without end

Mike Soraghan, E&E reporter
EnergyWire: Wednesday, June 1, 2016

PERRIN, Texas -- On a sunny Saturday afternoon, Cody Murray's water well exploded in flames.

Natural gas unexpectedly flowed up with the water and ignited when a switch flipped in the pump house where he stood. It turned the air to fire.

Murray, a sturdy middle-aged rancher, oil worker and father of two, suffered second- and third-degree burns over nearly a quarter of his body. His father and 4-year-old daughter were also burned in the August 2014 flash fire.

State oil and gas regulators quickly launched an investigation into whether the oil and gas wells scattered around Murray's neighborhood could have leaked methane into his water. The effort was led by the Texas Railroad Commission (RRC), the oddly named state agency in charge of oil and gas in the Lone Star State.

Nearly two years later, RRC officials say they still don't know whether oil and gas wells played a role in the explosion. Although they've traced the gas to the deep layers from which natural gas is produced, they've left the source of the contamination as "inconclusive."

But thousands of pages of RRC records and emails, obtained by EnergyWire under Texas open records law, show significant gaps in the investigation and suggest at least one potential source wasn't fully examined.

A damaged and possibly leaking gas well nearby wasn't tested to see whether it matched the gas in Murray's water. Before the explosion, agency officials dismissed warning signs of stray gas in a neighbor's water well.

And RRC officials found possible errors in their safeguards for keeping stray gas out of groundwater.

Attempts to interview the three elected commissioners who oversee the agency were unsuccessful. But RRC spokeswoman Ramona Nye defended the agency's investigation into the flash fire.

"Every investigation the commission conducts is done so in a way that ensures it is thorough and comprehensive," Nye said, "and conclusions are based on sound science and data collected in the investigative process."

Groundwater contamination has been one of the most persistent complaints about the country's drilling boom, powered by advanced hydraulic fracturing. State oil and gas officials, along with U.S. EPA, have tried to assure the public the problems are not widespread. Still, the issue hasn't gone away.

The case here, outside the tiny Texas town of Perrin, is different from most disputes about contaminated groundwater in places like Pavillion, Wyo., and Dimock, Pa. The contamination here led not only to undrinkable water, but to horrible injuries.

And it raises questions about how aggressively state officials will pursue cases against the oil and gas industry, which they both police and promote.

Rob Jackson, a Stanford University professor who has studied groundwater contamination, said RRC officials have ignored potential pathways for stray methane and failed to do the testing that would show whether the explosion was related to oil and gas.

"What's frustrating is that the Railroad Commission could figure out what actually happened," said Jackson, who has reviewed the RRC's data. "They don't seem particularly interested, though."

'Get the hell out of here'

Aug. 2, 2014, started as a pretty normal Saturday for Cody Murray and his wife, Ashley. She was home from her job at a nearby bank. Cody's parents were over. His mother was sitting with his son while he napped.

The Murrays have a 165-acre ranch here, a hayfield and pasture surrounded by stubby mesquite trees and clumps of cactus. Plopped in the middle is a well pad where EOG Resources Inc. produces gas from the Barnett Shale. The neighborhood around them is dotted with production wells owned by EOG and another company, Fairway Resources LLC.

Around midday, the Murrays were pumping water into troughs for their cattle. After lunch, Ashley came inside and told her husband something was wrong. Water was running out from under the door of the pump house.

He headed out the door with his father, thinking, "What the hell'd she screw up now?" ("That's just me," he says later with a mischievous grin.)

The pump is in a shed made of dark brown wood about 40 feet from their house. Murray opened the door, turned the water back on and found himself confused by water spraying out of valves in strange directions. As he tried to make sense of it -- whoosh -- a sound brought focus. Murray's oil field experience told him this was bad. He turned back to his father and yelled, "Get the hell out of here!"

Too slow, Murray thought. He grabbed the older man on either side and heaved him toward the gravel driveway.

Behind him, the pump switched on, creating enough of a spark to ignite the drifting vapor into a fireball. It wrapped around Murray's back and face, and was gone.

He could see flames -- the flash had lit his T-shirt on fire. He dropped to the ground, rolled and managed to pull his shirt off.

When he got up, flames were burning in the shed. He got a hose, dropped it and reached down for it.

"And my skin," he says, "just falls off on the ground."

Murray relates these events calmly, as though he is talking about changing clothes.

Helicopters set down on the gray-brown hayfield and whirled Murray to Parkland Memorial Hospital in Dallas, along with his 4-year-old daughter, Alyssa.

Murray didn't realized until later that Alyssa had been in the yard with his wife when the fireball erupted. She was burned on her arm, leg and right cheek.

Her injuries were just as bad on the inside. Murray's voice speeds up as he talks about it.

"She still has nightmares. She thinks that well house is going to burn her up," he says. "She'll wake up in the middle of the night screaming, 'Daddy's on fire, Daddy's on fire.'"

He was in the intensive care and burn units at Parkland for a week with second- and third-degree burns on 22 percent of his body. He doesn't talk about it, except for describing how his kids were too scared to look at him.

Even after he was out of the hospital, staying in his sister's living room, the burns and bandages frightened his children away.

"You're sitting there in a chair with bandages all over your arms. And your kids want to go sit with Daddy. And they come out. And your wife sets them in your lap. And they look down at your arms and see the bandages and say, 'Uh-uh.' And they won't have anything to do with you. Again."

Standing in front of his pickup, on a bright January morning, he looks fine from a few feet away. He wears a John Deere hat and sunglasses. A T-shirt even though it's a little cold. His arms look as if they've set a few fence posts, because they have.

But he can't tie his own shoes.

The nerves in his arms were burned off to above his elbows. The signal from his brain to make a fist can't reach his fingers. Somehow, he moves his hands using his upper arm muscles. He can hold a cellphone, and he's figured out a way to pick up his kids. But steering a car would require him to watch his arms and the road at the same time.

Up close, you can see the scar tissue on his arms and neck. He was burned on his back, arms and face.

The injuries cost him his job as a field operations foreman for a Fort Worth oil company.

"I can't drive," he explains. "I don't have the strength to build a fence, hold a shovel, hold a rake. I just got where I can button my pants."

Walking back to his pasture, Murray is pretty pleased with himself when he manages to unlock the gate.

'You have to prove that it's not you'

Richard Singleton wonders whether the explosion could have been prevented. After all, he'd called the Railroad Commission about gas in his water well five months before the fireball erupted.

Maybe, if the inspectors had taken action then, Cody Murray wouldn't have been burned in the fire.

"I think, if they had done something, instead of dragging it out ..." he says, "it couldn't have hurt."

Singleton and his wife, Stella, along with the Murrays, have hired Dallas attorney Christopher Hamilton and filed suit against EOG and Fairway.

Both companies declined to comment on a matter in litigation, though Fairway has formally denied the allegations. The Railroad Commission is not named in the suit.

Singleton, a lanky cowboy with salt-and-pepper hair, doffs his black Stetson to sit in his tidy kitchen and tell his story. A water cooler sits a few feet from the sink.

The Singletons live about a quarter-mile from the Murrays around a dirt road corner, with one homestead between them. Their rural neighborhood, relentlessly brown in winter and peppered with cattle and pumpjacks, is an hour west of Fort Worth. Companies have been drilling here since at least the 1960s.

The Singletons' faucets started flowing muddy and cloudy around Thanksgiving 2013.

Families out here rely on wells for water, at least for showering, for washing dishes and for their cattle. People don't drink the water if they have a choice. It's always tasted a little funny.

Still, the Singletons hadn't had these problems before. A few months earlier, Fairway Resources had finished drilling a new oil well behind their house, about 750 feet from their back door.

In December, they noticed skin irritation and itching. Showering made their hair stiff. In January, Stella went to a dermatologist for a burning under her eyes that went away when she stopped using the water.

Richard tried purging the well to see if the problem would go away. It didn't.

On a Sunday in February 2014, he heard gas coming out of a hole in the top of the water well. Two days later, Singleton, who had worked in a natural gas plant for 19 years, called the Railroad Commission.

Inspectors showed up two days later. Debbie Garcia and Tammy Shelton, from the commission's district office in Abilene, heard the gas venting and saw that the Singletons' water was cloudy and full of sediments.

They told the Singletons the contamination wasn't oil-field-related. They did a field test that showed a low count of compounds called chlorides, which are common with oil field contamination. They said it might be a septic tank problem.

But testing by other agencies contradicted the inspectors. The state extension service found chlorides many times higher than what the commission's field tests had shown. A test by the local health department showed no septic tank problem.

So Singleton called the Railroad Commission again. In early April 2014, three women came out -- Garcia, Crystal Denson and Trish Hudson, whose title is district office cleanup coordinator.

Their methane detector screeched almost immediately.

"The odor of the gas coming out of the well bore initially smelled like gasoline," Hudson wrote in her report, "but after 10 minutes or so, it smelled like rubber cement."

But the inspectors again told them the problem wasn't from oil and gas. Hudson suggested to the Singletons their problem might be a naturally occurring buildup of sulfur and calcium called "black slime." She recommended that they clean the filter for their water heater.

They didn't clean the filter. They replaced the whole water heater. The water didn't get any better.

Singleton was getting frustrated, feeling as if he was under attack from the people he'd called for help.

"They accuse you," he says in an interview, "and you have to prove that it's not you."

After receiving an exasperated email from Stella Singleton in June about water so thick it would barely run through faucets, a district employee in the Abilene office wrote to headquarters in Austin for guidance. A headquarters geologist named Monty Newton reviewed the case and wrote that the problem was with the Singletons' water well, not oil and gas.

"They should probably pull the pump and jet the well, deepen or whatever," Newton wrote. "But I can't attribute this to Oil and Gas ops."

Two months later, a quarter-mile away, Cody Murray's water well exploded.

'Let's see if we can tie these together'

At the Railroad Commission, they call the hot-button cases "red-border complaints." The explosion that burned Murray was deemed a red-border complaint.

Garcia, the RRC inspector, was called to the scene that Saturday in August 2014. Singleton, who talked to her, said she looked visibly shaken.

On the following Monday, Joe Cress, the head of the agency's district office, mobilized his troops.

He wanted inspectors back at the Murray house to collect water samples, see if gas was still venting, take photographs, and check pressure on oil and gas wells in the area (he underlined "today"). He told staff to call agency headquarters in Austin and arrange to have the water tested for gas. He noted Garcia had been investigating gas in the Singletons' well nearby.

"Let's see if we can tie these together by completion depth or gas type if possible," Cress said.

The next day, Hudson, the district office cleanup coordinator who'd suggested Singleton's water problems were "black slime," took note of the flurry of activity over email.

"Looks like I missed out on all the fun, being off yesterday," she wrote.

RRC officials ordered EOG and Fairway to gather samples of the gas from their production wells. They compared it with the gas in the Murray and Singleton water wells. In April 2015, Peter Pope, the RRC's assistant director for site remediation in Austin, wrote a memo summarizing the agency's findings to date.

He found that the gas in the water well didn't occur naturally in the aquifer. Its chemical signature showed it was "thermogenic" -- originating from the deep layers from which companies produce gas. But the tests had ruled out gas from the Barnett Shale, the deep formation from which EOG is producing. Pope called the data "inconclusive" on whether the gas came from the slightly shallower depths from which the Fairway wells produced.

But the review was incomplete. Fairway's sampling excluded two of its wells in the area. Fairway officials told the RRC they had shut the wells down, awaiting a switch to a new pipeline, and they couldn't get a sample.

One of the wells Fairway left untested was called the J.T. Cook A2. It had been abandoned two years before, after engineers determined it was damaged.

It's about a half-mile up the road from the Singletons' house, down a short two-track path. It was drilled in 1980 and stopped producing in 1999. In 2008, it was purchased, along with several other wells in the area, by Fairway, a company based in the Dallas suburbs that operates in partnership with a subsidiary of the Goldman Sachs Group Inc.

Fairway got some gas flowing after doing some work on it in 2010. In 2012, a crew came to re-frack the well. But the crew found that the casing was damaged about 2,700 feet down. The crew gave up on the frack job, and engineers reported back to Fairway that the well had a "possible collapsed" casing.

The casing on a production well, a steel sheath around the pipe that carries gas to the surface, is the seal that keeps gas separate from groundwater. If the casing is damaged, the well can leak.

The massive methane leak plugged in February near Los Angeles, for example, was caused by a casing breach in a natural gas storage well in Southern California Gas Co.'s Aliso Canyon facility.

Fairway shut down the J.T. Cook A2. But a well, a narrow hole drilled deep into the earth, doesn't necessarily stop producing gas when a valve is turned at the surface. The gas can keep coming. It just doesn't always come out the hole it was supposed to.

Worse damage found

Although they didn't get gas samples from the J.T. Cook A2, RRC officials found a lot of problems with the damaged well after the explosion.

They shut it down three times for violations. RRC officials call this "severing" a well, and they consider it one of their strongest penalties, if not the strongest. They severed it the first time in February 2015 after test results submitted by the company "failed to show no threat of pollution."

The shutdowns may not have been a dire penalty for Fairway, because the well wasn't producing. Still, the company has twice paid the $750 "reconnect fee."

Finally, the commission told Fairway this year that the well had to be plugged. That happened in late March, as RRC officials watched on-site. Reports from the plugging indicate the damage to the well was worse than had been thought. In addition to the possible collapsed casing, the crew found another hole in the casing higher up at 1,400 feet.

Still, the RRC officials say the damaged well couldn't have caused the water contamination at the Singleton and Murray wells.

"Based on the Railroad Commission's inspections of this well site, and our monitoring and review, there is no evidence of any threat to groundwater from this well," RRC spokeswoman Nye told EnergyWire.

She said a Jan. 25 inspection "found no evidence of leaks." But the inspector's report doesn't mention an absence of leaks or an effort to look for leaks.

It does indicate the gauge on the well didn't show "Bradenhead" pressure from gas coming up the hole. Such pressure can be a sign of a leak. But the valves were open when the inspector arrived. Obstructions in the pipe, or damage to the well bore, can prevent pressure from registering at the gauge.

EOG has reported Bradenhead pressure on two wells near the Murrays' house and said that pressure slowly built up over weeks. EOG told RRC officials that the Bradenhead pressures "reflect normal operating conditions."

Nye also said the well was properly sealed off to protect groundwater. The RRC's own investigation, though, has raised questions about whether that's true.

The well is sealed off 364 feet down with casing that's bonded to the outer wall with cement. If wells aren't sealed deeply enough, gases can seep up into the groundwater and contaminate it.

Nye said the well "not only meets, but also exceeds" the RRC's requirement that oil and gas wells be sealed to 350 feet.

Geologists in the RRC's Groundwater Advisory Unit, or GAU, set the required depth based on the deepest "usable water" in the area. But during the investigation into the explosion, an RRC researcher in Austin named Madelyn Flannagan kept finding that people in the area were using water from wells a lot deeper than 350 feet.

Nye said water depths can vary greatly in the area. But the head of the Abilene office, Cress, seemed surprised that usable water was found so much deeper than the level set by GAU's geologists.

"Have you showed those water well records to our GAU?" Cress wrote to Pope in September 2015.

The well bore is sealed 364 feet down. But scientists say the gas could easily flow up around the surface casing and seep upward through the soil to the Singleton and Murray wells, which are about 200 feet deep.

"That can happen. It's entirely possible that could make it to the surface," said Hugh Daigle, an assistant professor in the University of Texas, Austin, Department of Petroleum and Geosystems Engineering. "Surface casing isn't going to stop that."

Jackson, the Stanford professor, said it's "very easy to envision" the gas rising to the level of the Murray and Singleton water wells.

The well's construction, he said, creates a pathway for stray gas. Between 3,200 feet and 364 feet, the casing in the decades-old well is not bonded to the rock with cement. That leaves open space between the rock wall of the well bore and the steel casing.

"Three thousand feet of uncemented well bore makes gas contamination much more likely," Jackson said. "You've created a donut-shaped chimney for gas to rise to the base of groundwater."

Jackson reviewed the Railroad Commission's water and gas testing data from the Murray case file. He said it appears "very likely" that contamination from an oil and gas well is the source of the gas in the Murrays' water well.

It would be difficult, he said, to have the chemical signature of the gas the RRC found in the Murrays' water well "and not have oil and gas extraction play a role." RRC officials, he said, appear to be demanding an exact match with Barnett Shale gas. They're setting the burden of proof very high, he said, without doing the extensive testing needed to meet it.

'World-renowned regulatory environment'

As the top energy regulator in the biggest oil-and-gas-producing state, the Railroad Commission plays an outsized role in national energy policy.

It got into the business of oil and gas regulation in an era when Texas wildcatters and oil magnates delivered oil by trains, not pipelines. But it's had nothing to do with railroads since 2005. It has a staff of more than 700 and an annual budget of about $86 million, and it considers itself one of the premier oil and gas regulators in the world.

The agency is governed by three elected commissioners who get most of their campaign contributions from oil and gas companies. They're charged with both policing and promoting the industry, and they pride themselves on having a light touch.

In a speech in March, commission Chairman David Porter contrasted Texas' "world-renowned regulatory environment" for oil and gas to the "excessive, burdensome regulations" in other states.

The agency has long faced questions about how aggressively it pursues violators. Several years ago, a state legislative panel compared the RRC to a state trooper who writes warnings instead of tickets. The panel, called the Sunset Advisory Commission, recently renewed its criticism, reporting the agency "failed to deter operators from repeatedly violating regulations that could result in groundwater contamination."

The agency downplays threats to groundwater. RRC officials frequently remind the public that their records "do not indicate a single documented water contamination case associated with the process of hydraulic fracturing." The talking point leaves open the possibility of contamination from other aspects of drilling.

Groundwater contamination from drilling operations is a recognized hazard in the oil field. But a 2013 report from EPA's inspector general questioned whether the Railroad Commission has ever been willing to blame oil and gas for it. The IG reported RRC officials couldn't explain what proof they would need to connect drilling to drinking water contamination.

"They told us that they did not know," the federal investigators wrote. "They said the RRC has never had a case where they found a direct connection between an oil or gas well and a drinking water well."

Nye responded to the assertions at the time by saying the agency bases its decisions "on science and fact" (EnergyWire, Jan. 2, 2014).

Science and fact, though, have not yielded a determination from the Railroad Commission in the Murray explosion. Cody Murray got a letter last month saying the agency "continues to investigate." The next review will be in September.

But Hamilton, the attorney for the Murrays and Singletons, doesn't expect much even then. He thinks RRC officials know the gas in his clients' water came from nearby oil and gas wells. But he says they've reflexively dismissed groundwater contamination complaints for so long, they can't change now.

"The reason we're not seeing a determination is because there's really only one determination they can make," Hamilton says. "And they don't want to make it."

Link: http://www.eenews.net/stories/1060038097

Tuesday, May 31, 2016

La pivoine de ma mère


La pivoine sur la tombe de Fillette, la chatte de ma mère, a ouvert ses 2 fleurs ce matin. Çà me touche tout particulièrement, parce que Fillette a été choisie à La SPCA de la Montérégie en 1998 pour ma mère qui commençait à montrer des signes certains de la maladie d'Alzheimer. Dès 2001, j'ai dû "placer" ma mère parce que sa maladie était rendue trop sévère, et Fillette est venue vivre chez moi. La dernière chose que j'ai emmené chez moi du jardin de ma mère a été la pivoine rouge sang qui se trouvait en arrière de chez elle. L'intégration de Fillette à la vie chez moi, déjà avec 2 chats, n'a pas toujours été facile, mais nous avons quand même vécu de bons moments ensemble. Juste avant Noël 2009, Fillette a souffert d'un cancer du sein fulgurant et j'ai dû la faire endormir avant le Jour de l'An 2010. J'ai choisi de planter la pivoine rouge de chez ma mère sur la tombe de Fillette, la petite chatte que ma mère aimait tant. Elles ont toutes les deux été de bonnes amies à moi et elles me manquent beaucoup.



Today, the blood red peony bloomed its 2 flowers. It is on Fillette's tomb, my mother's cat. It really took me back in time and gave me a heavy heart. Fillette was picked out from the many cats at the SPCA back in 1998 especially for my mother. She was an itsy bitsy thing then. My mother was already showing signs of Alzheimer's and I was hoping that the company and the responsibility of feeding her and cleaning her litter box would help my mother keep track of time and remind her of feeding herself too. In 2001, my mother was too sick to stay alone at home by herself anymore, so she had to go in a home, and Fillette came to stay with me, along with the 2 other cats I already had. The last thing I brought from my mother's home was that blood red peony she had in the back of her garden. Life with Fillette wasn't always easy, but we had some good times together. Just before Christmas 2009, Fillette got rapidly progressing breast cancer and I had to have her put down before the New Year of 2010. I thought it was particularly fitting to plant the blood red peony on Fillette's tomb, my mother loved her Fillette so much. They were two good friends of mine, and I miss them both a lot.

Monday, May 30, 2016

Pourquoi les scientifiques sont surpris des niveaux de smog des sables bitumineux



Ma traduction libre d'un reportage d'Andrew Nikiforuk

Le rapport sur la pollution de l'air publié dans la revue Nature choque même les meilleurs chercheurs du Canada.

Pendant n'importe quelle chaude journée, les guides de tournées des sites de Shell et Syncrude qualifiaient les vapeurs semblables à celle de l'essence qui s'émanaient des immenses mines à ciel ouvert de Fort McMurrray de "l'odeur de l'argent."

Mais une nouvelle étude publiée dans Nature donne un autre nom pour la puanteur: pollution de l'air en volumes d'une méga-cité.

En réalité les sables bitumineux, qui sont déjà la plus importante source de gaz à effet de serre du Canada, portent un nouveau sobriquet sinistre: "l'une des plus importantes sources d'aérosols organiques secondaires anthropiques de l'Amérique du Nord."

Les chercheurs décrivent les "aérosols organiques secondaires" ou AOS sont des gaz et des particules qui interagissent avec la lumière solaire de façons complexes et sont relâchés par les matières végétales de la planète ainsi que les machines et les industries qui brûlent des combustibles fossiles.

Que l'exploitation des sables bitumineux crée du smog n'est pas une nouvelle en soi pour les chercheurs, mais la sorte de pollution de l'air qu'on a identifié et son ampleur sont ce qui surprennent et inquiètent la communauté scientifique.

La pollution générée par les mines de bitume se compose d'hydrocarbures similaires à ceux qui viennent des autos et des camions, explique John Liggio, chercheur d'Environnement Canada et le principal auteur de l'étude.

Les vapeurs réagissent avec les rayons du soleil et forment des particules dans l'air. "Ce sont des molécules plus grosses que les hydrocarbures qui seraient générées par une ville. Ces vapeurs réagissent dans l'atmosphère pour former des aérosols organiques secondaires, une partie du smog."

Les AOS ont été associés avec une variété d'impacts négatifs pour la santé dont des maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

Tous les jours, la pollution venant des opérations industrielles du bitume s'élève dans l'atmosphère à un rythme de 55 à 101 tonnes par jour. Les scientifiques ne sont pas certains si la pollution vient des sites miniers, des raffineries, ou les 220 kilomètres de lacs contenant les déchets miniers, ou les trois à la fois.

Les scientifiques d'Environnement Canada étonnés

La piètre qualité du bitume, à comparer avec le pétrole conventionnel, explique les volumes extrêmes de polluants semblable au smog. Le bitume, un mélange d'eau, de sable, d'argile et de pétrole semblable au goudron lourd dégradé par des bactéries, est si riche en carbone et pauvre en hydrogène qu'il doit être raffiné pour en faire un carburant utilisable.

Actuellement, l'industrie extrait, raffine et traite environ 2,4 millions de barils de bitume par jour.

L'échelle a même surpris les chercheurs d'Environnement Canada parce que cette sorte de pollution des AOS est habituellement liée aux grandes villes.

Mais la pollution venant des sables bitumineux, mesurée en avion, est maintenant "comparable à celle trouvée sous le vent des méga-cités comme Mexico et Paris, et est plus élevée que celle observée à Tokyo et la Nouvelle-Angleterre."

Les sables bitumineux dépassent même la pollution qui vient du centre-ville de Toronto qui atteint 67 tonnes par jour.

De plus, le taux absolu de la pollution de l'air journalière est comparable aux vapeurs nocives qui se sont évaporées pendant le déversement de BP de 5 millions de barils de pétrole du Deepwater Horizon dans le Golf du Mexique en 2010.

L'étude de Nature fait remarquer que les combustibles fossiles conventionnels ne génèrent pas autant de AOS que le pétrole dense ou le bitume de moindre qualité. Le pétrole non conventionnel ou extrême, un des pétroles les plus dispendieux et les plus sales du monde, compte pour 10% des extractions de pétrole annuelles mondiales.

"À la lumière de la tendance actuelle de l'augmentation de production de pétrole lourd relativement au brute conventionnel, il est nécessaire d'enquêter davantage pour mieux comprendre l'ampleur de cette question mondiale potentielle."

Des polluants mystérieux

Les scientifiques en savent pas beaucoup sur les AOS. Ils ne connaissent pas leurs sources les plus courantes ni leur composition chimique complète. Ils ne savent pas non plus ce qui arrive à la pollution pendant son déplacement dans l'atmosphère ou même les impacts qu'elle pourrait avoir sur les changements climatiques.

Les vapeurs toxiques venant du stockage du bitume et des citernes de ventilation près des opérations de sables bitumineux à Peace River ont rendu des résidents malades pendant des années et en ont obligé plusieurs de quitter la province.

La nouvelle étude fédérale suit un autre rapport scientifique accablant d'il y a 3 ans. Cette étude fédérale là avait confirmé qu'un programme de monitorage discrédité, financé par l'industrie, n'avait pas pu dire: la pollution qui contamine maintenant les lacs aussi loin que 90 kilomètres de distance du projet minier gigantesque.

À cause "de l'absence de monitorage environnemental adéquat dans les sables bitumineux de l'Athabasca," les chercheurs d'Environnement Canada ont prélevé des échantillons des sédiments de 6 lacs entre 35 et 90 kilomètres de distance du projet.

Dans les sédiments des lacs de la zone boréale les chercheurs ont découvert que les polluants aériens venant de la production des sables bitumineux étaient maintenant de 2 à 23 fois plus importants que les niveaux des sédiments datés des années 1960.

L'étude avait démontré que, contrairement à la propagande de l'industrie des sables bitumineux et du gouvernement, la pollution du bitume "n'est pas naturelle, s'accroit avec le temps et l'empreinte de l'industrie est beaucoup plus importante que quiconque l'aurait cru," dit John Smol, l'un des écologistes d'eau douce les plus importants du Canada, un professeur du Queen's University et collaborateur à cette toute récente étude.

Le plus important émetteur de gaz à effet de serre

En même temps, les sables bitumineux demeurent la plus grande source unique des gaz à effet de serre du pays. Environnement Canada a rapporté cette année que le secteur pétrolier et gazier de la nation était le plus gros émetteur de gaz à effet de serre au Canada et produisait 192 mégatonnes, ou 26% des émissions totales de la nation.

Le secteur grandissant du transport au Canada vient au second rang avec 171 mégatonnes ou 23% des émissions.

Selon Environnement Canada, la pollution néfaste pour le climat venant des sables bitumineux pourrait augmenter de 124% (64 mégatonnes) entre 2010 et 2030 et atteindre environ 115 mégatonnes.

Plus tôt cette année, le Conference Board du Canada a accordé au pays la note "D" pour sa piètre performance en environnement. Seulement deux autres pays ont fait pire: les États-Unis et l'Australie. Le Board a décrit la performance de l'Alberta et de la Saskatchewan, deux producteurs de pétrole lourd, comme étant "lamentable" pour la pollution de l'air et les changements climatiques.

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Why Scientists Are Amazed at Oilsands Smog Levels

Air pollution report in Nature shocks even Canada's top researchers.


By Andrew Nikiforuk, published in The Tyee May 30 2016

On any hot day Shell and Syncrude tour guides used to call the gasoline-like vapours that wafted from Fort McMurray's huge open-pit bitumen mines "the smell of money."

But a new study in Nature has another name for the stench: air pollution and megacity volumes of it.

In fact the tarsands, already the largest source of climate disrupting greenhouse gas emissions in Canada, have a new grim moniker: "one of the largest sources of anthropogenic secondary organic aerosols in North America."

Researchers define "secondary organic aerosols" or SOAs as gases and particles that interact with sunlight in complex ways and that are released by both the globe's plant matter as well as fossil-burning machines and industries.

That mining the oilsands would create smog isn't news to researchers -- but the kind of air pollution identified and the sheer magnitude of it is what startles, and concerns, the scientific community.

Pollution from bitumen mines are composed of hydrocarbons similar to those spewed from cars and trucks, explained Environment Canada researcher John Liggio, and the study's lead author.

The vapours react with sunlight and form particles in the air. "They are larger molecules than the hydrocarbons that would be emitted from a city. These vapours react in the atmosphere to form secondary organic aerosols, which is part of smog."

SOAS have been linked to a variety of bad health impacts including respiratory and cardiovascular diseases.

Every day pollution from industrial bitumen operations pulsates into the atmosphere at the rate of 55 to 101 tonnes a day. Scientists aren't sure if the pollution is coming from mine sites, upgraders, or 220 kilometres of lakes containing mining waste -- or all three.

Environment Canada scientists taken aback

Bitumen's poor quality compared to conventional oil accounts for extreme volume of smog-like pollutants. Bitumen, a mixture of water, sand, clay and bacteria-degraded heavy tar-like oil, is so carbon rich and hydrogen poor that it must be upgraded into a usable fuel.

Everyday industry now extracts, upgrades and processes about 2.4 million barrels of bitumen.

The scale even surprised researchers at Environment Canada because that sort of pollution from SOAs is normally associated with large cities.

But air pollution from the oilsands, measured by airplanes, is now "comparable to downwind of megacities such as Mexico City and Paris, and is higher than that observed in Tokyo and New England."

The tarsands even outdo the pollution drifting from the Greater Toronto Area at 67 tonnes a day.

Moreover the absolute rate of daily air pollution is comparable to the noxious vapours that evaporated during BP's 5-million-barrel oil spill at Deepwater Horizon in the Gulf of Mexico in 2010.

The Nature study noted that conventional fossil fuels don't release as many SOAs as lower quality heavy oil or bitumen. Unconventional or extreme oil, some of the world's costliest and most dirty oil, now accounts for 10 percent of the globe's annual petroleum extraction.

"In light of the current trend for increasing heavy oil production relative to conventional crude, further investigation is required to fully understand the magnitude of this potential global issue."

Mysterious pollutants

Scientists don't know a lot about SOAS. They don't know their most common sources or their complete chemical composition. Nor do they know what happens to the pollution as it travels through the atmosphere or even what impact it may have on climate change.

Toxic vapours from bitumen storage and venting tanks near oilsands operations in Peace River have sickened residents for years and forced many to flee the province.

The new federal study follows another damning scientific report three years ago. That federal study confirmed what a discredited industry-funded monitoring program could not: that pollution has now contaminated lakes as far as 90 kilometres away from the massive mining project.

Due to "the absence of well-executed environmental monitoring in the Athabasca oilsands," Environment Canada researchers cored the sediment of six lakes ranging from 35 kilometres to 90 kilometres away from the project.

In the sediment of boreal lakes researchers discovered that airborne pollutants from the tarsands production were now two to 23 times greater than levels deposited in the 1960s.

The study showed, contrary to pro-tarsands industry and government propaganda, that bitumen pollution "is not natural, is increasing over time and the footprint of the industry is much bigger than anyone thought," said John Smol, one of Canada's leading freshwater ecologists, a Queen's University professor and a contributor to the study.

Largest greenhouse gas emitter

At the same time, the tarsands remain the largest single source of greenhouse gases in the country. Environment Canada reported this year that the nation's oil and gas sector was the largest greenhouse gas emitter in Canada and accounted for 192 megatonnes or 26 per cent of the nation's total emissions.

The country's sprawling transportation sector came second with 171 megatonnes or 23 per cent of emissions.

According to Environment Canada, climate disruptive pollution from the tarsands could increase by 124 per cent (64 megatonnes) between 2010 and 2030 and reach about 115 megatonnes.

Earlier this year the Conference Board of Canada gave the country a "D" for its poor environmental performance. Only two other countries ranked worse: the United States and Australia. In particular the board described the performance of Alberta and Saskatchewan, two heavy oil producers, as "dismal" on air pollution and climate change. [Tyee]

Link: http://www.thetyee.ca/News/2016/05/30/Oilsands-Smog-Levels/