Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Monday, June 23, 2014

Quand dire NON peut bâtir une nation


Un pipeline qui divise le pays

Non, Northern Gateway n'unifiera pas la nation

Au contraire, il aura pour effet de susciter un choc des civilisations. À moins qu'on l'arrête.


Ma traduction libre d'une chronique d'Andrew Nikiforuk publié dans le quotidien The Tyee.

Dans un commentaire publié dernièrement dans le Globe and Mail, la directrice exécutive du School of Public Policy de l'université de Calgary (financé en parti par Imperial Oil) écrit que vous ne pouvez pas simplement unifier une nation en refusant de construire un pipeline.

Il nous donnera cette déesse à jamais populaire, la prospérité. De la prospérité pour nous, et pour des générations à venir.

Je peux m'imaginer la conversation (et ici je fais un lien avec Robert Skinner, un géologue de Calgary expert pétrolier, qui a fait un commentaire semblable en 2003).

"Grand-père?"

"Oui, mon chéri."

"As-tu utilisé de l'eau fraîche pour fracturer du gaz de schiste de la Colombie-Britannique pour bouillir de l'eau pour faire de la vapeur pour faire fondre le bitume des sables bitumineux?"

"Oui."

"Et ensuite as-tu envoyé ce produit dans un tuyau vers des raffineries de Beijing pour que les Chinois puissent consommer encore plus de gaz pour transormer les pauvres molécules de bétume en essence, pour qu'ils puissent eux aussi conduire des véhicules de 4 tonnes sur 5 kilomètres pour se rendre à des centres sportifs pour passer 15 minutes à pédaler sur des vélos d'exercice?"

"Oui, j'ai bien peur que nous avons fait çà."

"Et as-tu vraiment appelé çà un projet national?"

"Oui."

"Et as-tu miner notre démocratie avec des projets de lois omnibus qui ont sacrifié la Loi sur les Pêches, la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale et la Loi sur la protection des eaux navigables pour faciliter la chose aux compagnies de pipelines à mettre en danger nos côtes et nos rivières?"

"Oui, nous avons fait çà aussi."

Je crois que si l'opinion de Hall sur la signification de oui représente ce que l'on pense à Ottawa ces jours-ci, alors elle a facilité les choses pour le reste du pays.

Vu que je suis de l'Alberta, je sais exactement quelle genre de conversation je veux avoir avec mes petits-enfants, et la plupart des gens de la Colombie-Britannique aussi. Cela commence par un "non".

La folie de dire oui.

Je prédis qu'il y aura une énorme confrontation des civilisations à cause de ce pipeline et ses nombreux cousins.

D'un côté, il y aura les défendeurs de l'honneur de la nation, ou ce qui en reste: habituellement, les Canadiens qui se soucint du saumon, de l'eau, de la démocratie, des droits autochtones, de la vie marine, des Premières Nations, de la résilience économique et l'avenir de nos enfants.

Du côté du oui, il y aura les vendeurs de la nation: ceux qui nient les preuves, les pollueurs de l'eau et les politiciens pétroliers qui acceptent l'instabilité du climat et l'acidification des océans pour quelques pétro-dollars.

Le côté du non demande de la retenue, des changements de consommation énergétique et de production; le côté du oui demande le "business as usual" au nom de la cupidité, de l'hédonisme et pour leur intérêt personnel.

Il y a quelques années, le philosophe Nassim Nicholas Taleb parlait de corruption dans le système financier. Il nous prévenait que les gens qui conduisaient des autobus scholaires les yeux fermés et avaient un accident (tout comme les gens qui gèrent Wall Street) ne devraient pas recevoir de nouveaux autobus.

Il en va de même pour les systèmes énergétiques et les constructeurs de pipelines.

En 2010, Enbridge a détruit un gros pipeline au Michigan. L'éruption de bitume de Kalamazoo, le plus important déversement terrestre de l'histoire des É.-U., chassa 150 familles de leur maison. Le désastre de 20,000 barils a coûté plus de $1 milliard à nettoyer et ce n'est pas fini. Pendant des mois, la compagnie a nié qu'elle avait déversé du bitume dilué.

Enbridge et l'establishment de pipelines ont perdu leur légitimité à cause de cet évènement catastrophique.

Pourquoi une communauté saine d'esprit risquerait leur gagne-pain et leurs cours d'eau pour donner à une telle compagnie la permission de construire un autre pipeline qui traverserait la région la plus difficile et techniquement compliquée du monde?

Construire Gateway, bien sûr, augmenterait aussi la production de bitume des sables bitumineux. Et voilà donc un autre danger moral: une historique de négligence environnementale nationale et une autre folie d'avoir dit oui.

Ce que dire oui nous a donné

Voici ce qu'une suite de oui sans fin aux pétrolières a donné au nord de l'Alberta. Un anneau de mercure entoure maintenant les opérations minières.

Les régulateurs ont permis à l'industrie d'accumuler une responsabilité publique de $20 milliards de déchets miniers toxiques avec un dérisoire fond d'urgence d'un milliard.

Il n'y a pas de plan pour gérer la source d'émissions carbone qui croit le plus rapidement du pays.

Malgré des changements sans précédents à l'hydrologie de la région par les opérateurs de stations de vapeur, aucun régime de monitorage efficace de l'eau souterraine est en place.

La dette pour la bonification des lieux augmente à tous les ans parce que la réparation de la destruction des tourbières et des milieux humides est presque impossible.

Tous les ans, la fonte des neiges délave toute les saletés de la pollution aérienne des sables bitumineux dans la rivière Athabasca.

La contamination équivaut à un déversement annuel qui varie en importance de 5,000 à 13,000 barils de bitume. Et oui, il y en a encore plus.

Les revenus du projet financent un état d'un seule parti depuis 43 ans qui dépense son argent comme un adolescent gâté qui ne fait aucune économie, porte un chapeau du Tea Party et agit comme le tyran de la nation. Vous ne pouvez pas trouver une province qui compte plus de femmes et d'hommes qui disent toujours oui que l'Alberta.

Construire des pipelines pour un tel groupe de soit-disant opérateurs est un peu comme prêter de l'argent à des banques qui échangent des dérivés financiers ou construire des aéroports pour des vendeurs de drogue. Appelez çà comme vous voudrez, ce n'est pas comme çà qu'on bâtit une nation.

Taleb avait déjà dit: "Nous devenons civilisés seulement en sachant sur quoi se retenir de faire."

Jacques Ellul, l'éminent philosophe français a dit un peu la même chose: "Une personne ne peut pas vivre privé de la vérité et situé dans la fiction. Seulement le non apporte le changement et l'avancement."

Le philosophe Chrétien C.S. Lewis le croyait également.

"Nous sommes tous pour le progrès, écrivait-il, "mais si vous êtes sur le mauvais chemin, le progrès demande de rebrousser chemin et revenir sur le droit chemin; dans ce cas-là, l'homme (ou la femme) qui rebrousse chemin le premier est celui qui est le plus pour le progrès."

Les Premières Nations de la côte et les citoyens de la C.-B. ont dit non, et marchent maintenant sur le droit chemin.

Ce chemin pourrait rapprocher notre vie financière plus près de notre environnement biologique où les petites compagnies l'emportent. Et il pourrait aussi changer la quantité et la qualité de l'énergie que nous consommons et pour quels besoins humains.

C'est un chemin de possibilités, un chemin qui n'a pas été conçu par les pontifes de Calgary ou par des régimes autoritaires, mais tracé par des Canadiens ordinaires.


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No, Northern Gateway Is Not a Nation Builder

On the contrary, its legacy will be a momentous clash of civilizations. Unless it is stopped.


By Andrew Nikiforuk, Today, TheTyee.ca

In a recent Globe and Mail commentary, the executive fellow for University of Calgary School of Public Policy (funded in part by Imperial Oil) writes that you simply can't build a nation by saying no to a pipeline.

It will bring us that ever-popular deity, prosperity. Prosperity for us, and for generations to come.

Now, I can already imagine the conversation (and here I paraphrase Calgary geologist and oil expert Robert Skinner, who made similar comments in 2003).

"Grandfather?"

"Yes, my dear."

"Did you use fresh water to frack shale gas from British Columbia to boil water to make steam to melt tar out of the oilsands?"

"Yes."

"And then did you pipe that stuff raw to Beijing refineries so the Chinese could use more natural gas to turn the poor tar molecules into gasoline, so that they too can drive four-tonne vehicles five kilometres to sport clubs to spend 15 minutes riding stationary bikes?"

"Yes, I'm afraid we did."

"And did you really call that a national project?

"Yes."

"And did you undermine your democracy with omnibus bills that gutted the Fisheries Act, the Canadian Environmental Assessment Act and the Navigable Waters Act to make it easier for pipeline companies to put our coasts and rivers at risk?"

"Yes. We did that, too."

I believe if Hall's view on the meaning of yes represents some of the thinking going on in Ottawa these days, then she has made things very easy for the rest of us.

As an Albertan, I know exactly what kind of conversation I want to have with my grandchildren, and so do most British Columbians. It begins with a no.

The folly of yes

I predict there will be a momentous clash of civilizations over this pipeline and its many cousins.

On the no side will stand the defenders of the nation's honour, or what's left of it: ordinary Canadians who care about salmon, water, democracy, treaty rights, coastal wildlife, First Nations, economic resilience and the future of our children.

On the yes side will gather the nation-sellers: the evidence deniers, the water polluters and petro-politicians who would embrace climate instability and acidify the oceans for a few oil dollars.

The no side calls for restraint and changes in energy consumption and production; the yes side demands business as usual in the name of greed, hedonism and self-interest.

A few years ago, the philosopher Nassim Nicholas Taleb spoke about corruption in the financial system. He warned that people who drove school buses blindfolded and crashed them (much like the folks running Wall Street) should not be given new school buses.

The same applies to energy systems and pipeline builders.

In 2010, Enbridge crashed a big pipeline in Michigan. The Kalamazoo bitumen eruption, the largest onshore spill in U.S. history, drove 150 families from their homes. The 20,000-barrel disaster cost more than $1 billion to clean up and counting. For months the company denied that it had spilled diluted bitumen.

Enbridge and the pipeline establishment lost their legitimacy with this catastrophic event.

Why would any fair-minded community risk their livelihoods and waterways to give such a company permission to build another pipeline over the world's most challenging and technically difficult terrain?

Building Gateway, of course, would also increase bitumen production in the oilsands. And therein festers another moral hazard: a record of national environmental neglect and another example of the folly of yes.

What yes hath wrought

Here's what an unending string of yeses to Big Oil has done in northern Alberta. A ring of mercury now surrounds the mining operation.

Regulators have allowed industry to accrue a $20-billion public liability of toxic mining waste with a paltry billion-dollar corporate bond.

There is no plan to manage the fastest growing source of carbon emissions in the country.

Despite unprecedented changes to the hydrology of the region by steam plant operators, no effective groundwater-monitoring regime exists.

The reclamation debt is growing every year because restoring destroyed peat bogs and wetlands is almost impossible.

Every year, snow melt flushes all the dirt from oilsands air pollution into the Athabasca River.

The contamination amounts to an annual spill ranging in size from 5,000 to 13,000 barrels of bitumen. And yes, there is more.

Revenue from the project supports a 43-year-old one party state that spends money like an entitled adolescent, saves nothing, wears a Tea Party hat and acts like a national bully. You can't find a province composed of more yes-men and yes-women than in Alberta.

Building pipelines for such a bunch of sorry operators is a bit like loaning more money to banks peddling financial derivatives or constructing airports for drug dealers. Whatever it is, it is not nation building.

Taleb once noted that, "We become civilized only by knowing what to refrain from doing."

Jacques Ellul, the great French philosopher said the same: "A person cannot live deprived of truth and situated in fiction. Only the no produces change and advance."

The Christian philosopher C.S. Lewis believed that too.

"We all want progress," he wrote, "but if you're on the wrong road, progress means doing an about-turn and walking back to the right road; in that case, the man (or woman) who turns back soonest is the most progressive."

Coastal First Nations and citizens of B.C. have said no, and are now walking down the right road.

This road may take our economic life closer to our biological environment in which smaller companies prevail. And it may also change how much and what kind of energy we spend and for what human purposes.

It is a road of possibilities, one not engineered by Calgary pundits or authoritarian regimes, but carved by ordinary Canadians. [Tyee]

Link: http://thetyee.ca/Opinion/2014/06/23/Northern-Gateway-Not-Nation-Builder/

Friday, June 20, 2014

Gaz de schiste: Lévis veut un moratoire et «les pleins pouvoirs»


Un reportage de Stéphanie Martin publié dans Le Soleil

(Québec) Il doit revenir à la Ville de Lévis de décider, sur l'ensemble de son territoire, si elle accepte ou non que des compagnies s'y installent pour extraire du sol des gaz de schiste. Parce que l'exploitation de cette ressource pourrait semer «le chaos» et représenter une «menace réelle» pour la population, plaide la municipalité qui demande maintenant un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste.

La Ville de Lévis avait soumis en 2010 un mémoire très critique au Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE) sur l'exploitation des gaz de schiste sur son territoire. Pour la seconde ronde de consultations publiques, menée à la suite du dépôt du rapport découlant de l'Évaluation environnementale stratégique, le BAPE entendra de nouveau la Ville mardi.

Celle-ci ira cependant plus loin cette fois-ci, en réclamant dans son mémoire un moratoire sur toute activité d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste tant et aussi longtemps que les nombreux questionnements qui persistent sur cette industrie n'auront pas été éclaircis.

La Ville veut savoir si la sécurité de la population est menacée, si les mesures sont en place pour faire face à des incendies, des explosions ou des déversements toxiques. Elle se demande comment les compagnies entendent disposer des dizaines de milliers de mètres cubes de boues de forage qui seront produites annuellement. Car la Ville refuse que celles-ci se retrouvent dans son site d'enfouissement. Pas plus qu'elle n'a l'intention de traiter les eaux usées issues de la fracturation dans ses usines municipales.

Lévis se questionne aussi sur les risques d'affaissement de sol ou de séismes liés à l'exploitation, sur la possible contamination de la nappe phréatique et des cours d'eau, sur l'utilisation de l'eau, sur le nombre de puits qui chambarderont le paysage et la qualité de vie des résidants, sur l'impact sur l'agriculture, sur l'accroissement du camionnage, sur la présence de redevances suffisantes pour compenser les inconvénients.

Inquiétudes partagées

Ces inquiétudes sont partagées par la population, note la Ville. Pour le maire Gilles Lehouillier, la solution passe par l'octroi de pouvoir supplémentaire aux villes. «On veut avoir les pleins pouvoirs. Non seulement sur le périmètre urbain, mais sur tout aménagement qui touche notre territoire.» Cela comprend les milieux humides, comme la Grande Plée bleue, et les autres milieux naturels protégés, a-t-il insisté.

Cela ne signifie pas que ce sera non à toute activité d'exploration ou d'exploitation des gaz de schiste, mais cela donnera la possibilité à la Ville de refuser des projets là où elle ne veut pas de puits de forage. «On veut avoir le plein contrôle.» Et cette autonomie doit être accordée aux villes avant que tout projet d'exploitation franchisse l'étape de l'autorisation.

«En l'absence de pouvoirs municipaux, l'exploitation des gaz de schiste risque de semer le chaos dans notre communauté, d'abord en créant des nuisances pour la population lévisienne (bruit, camionnage, pollution visuelle), mais surtout en bradant pour du développement à courte vue, nos richesses naturelles les plus importantes : l'eau et les sols», lit-on dans le mémoire que le conseiller Pierre Lainesse et le cadre responsable du dossier à la Ville, Benoît Chevalier, présenteront aujourd'hui.

Dans l'état actuel des choses, la Ville a des raisons de penser que l'exploitation des gaz de schiste «pourrait représenter une menace réelle pour la qualité de vie de la population lévisienne, et les générations qui nous suivent», ajoute-t-on.


Lien: http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201406/16/01-4776400-gaz-de-schiste-levis-veut-un-moratoire-et-les-pleins-pouvoirs.php

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My translation of above article

Shale gas: Lévis wants a moratorium and "full powers"

Quebec; The decision must be up to the Town of Lévis, for its complete territory, if it accepts of not to see companies come and extract shale gas from the ground. Because the exploitation of this resource could bring "chaos" and represent a "real danger" for the population, pleads the municipality that now asks for a moratorium on exploration and exploitation of shale gas.

The Town of Lévis had presented a very severe paper in 2010 to the provincial environmental public hearings body (BAPE) on shale gas exploitation in its territory. During the second series of public hearings after the publication of the report that came from the Strategic Environmental Assessment, the Town will return to the BAPE Tuesday to be heard again.

The town will ask even more this time by demanding in its paper a moratorium on all exploration and exploitation activities for shale gas as long as the many questions that remain about this industry will not be answered.

The Town wants to know if the security of the population is threatened, if the measures are in place to see to the fires, the explosions or toxic spills. It wonders how the companies intend to get rid of the ten of thousands of cubic meters of drilling mud that will be produced every year. Because the Town does not want them to end up in its landfill. Nor does the Town intend to treat wastewater produced from fracking in its municipal plants.

Lévis also wonders about subsidence or earthquakes that come with exploitation, about the possible contamination of groundwater and surface water, about water consumption, the number of wells that will change the landscape and the quality of life for its residents, about the impacts on farming, increase in truck circulation, about enough royalties that could compensate the inconveniences.

Shared preoccupations

These preoccupations are shared with the population, says the Town. For Gilles Lehouiller, Mayor, the solution asks for more powers for the towns. "We want full powers. Not only for the urban core, but for all regions within our territory." That would include wetlands, like Grande Plée bleue, and other protected wilderness, he insists.

That would not mean that it will refuse all exploration or exploitation shale gas activities, but will give itself the possibility to refuse projects where it does not want any wells. "We want full control." And this autonomy must be given to towns before any exploitation project gets to the authorisation stage.

"Without municipal powers, the exploitation of shale gas risks bringing chaos in our community, first by bringing nuisances for the Lévis population (noise, traffic, visual pollution), but especially by promoting short term development by using our most important natural resources: water and soil", says the paper that Councilor Pierre Lainesse and responsible party at City Hall, Benoît Chevalier will present today.

For now, the Town has reason to believe that the exploitation of shale gas "could represent clear and present danger for the quality of life of the population of Lévis, and futur generations to come", it goes on to say.

This week-end!

Wednesday, June 18, 2014

Appel pour l'interdiction de la fracturation hydraulique



Le Québec devrait interdire la fracturation hydraulique sur l’ensemble de son territoire
L’AQLPA aux audiences du BAPE sur le gaz de schiste


Saint-Léon-de-Standon, 18 juin 2014 – L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) présentera aujourd’hui son mémoire à la Commission du Bureau d’audiences publiques sur les enjeux liés à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans le shale d’Utica des basses-terres du Saint-Laurent, dont l’unique recommandation va comme suit :

Pour des raisons environnementales et de santé publique, le Québec devrait interdire la fracturation hydraulique sur l’ensemble de son territoire.

« Avec ce mémoire, nous souhaitons réitérer notre ferme opposition au développement de l’industrie du gaz de schiste au Québec. Depuis la publication du rapport de l’évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste en février dernier, une foule de nouvelles données sont venues préciser à quel point cette industrie est dangereuse tant pour l’environnement que pour la santé des populations et c’est ce que nous voulons mettre en lumière. » a précisé Sophie-Anne Legendre, analyste à l’AQLPA.

Parmi les récentes mises à jour présentées dans le mémoire de l’AQLPA notons la révision du potentiel de réchauffement planétaire (PRP) du méthane par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), passé de 25 (chiffre de référence scientifique précédent) à 36 fois celui du CO2 sur un horizon de 100 ans, et de 75 à 87 fois sur un horizon de 20 ans. Selon Alain Brunel, directeur climat-énergie de l'AQLPA, «le gaz naturel n'est pas une énergie aussi propre qu'on le pense au regard des effets fortement sous-estimés du méthane sur le climat. Il faut absolument utiliser les nouvelles valeurs du potentiel de réchauffement et avoir des données fiables sur les émissions fugitives de méthane de l'industrie gazière et pétrolière pour avoir une idée juste de la contribution du secteur aux émissions de gaz à effet de serre (GES) québécoises et canadiennes. Les inventaires québécois et canadien actuels des émissions de GES liées au méthane sont inexacts. Ils sont encore basés sur un potentiel de réchauffement planétaire du méthane de 21 fois celui du CO2, valeur qui date de 1995 et qui n’a jamais été mise à jour depuis. C’est une différence énorme de 71% avec la valeur actuelle sur 100 ans et une valeur quatre fois inférieure au nouveau potentiel de réchauffement sur un horizon de 20 ans. »

« Encore une fois l’AQLPA revient à la charge pour remettre les cadrans à l’heure, l’évaluation environnementale stratégique n’est pas à jour et sous estime significativement les risques liés au gaz de schiste et à la fracturation hydraulique. Il est de plus en plus clair que cette aventure comporte trop de dangers à court, moyen et long termes pour être acceptable au Québec et encore plus dans la vallée du St-Laurent qui n’a rien d’un laboratoire et ses habitants n’ont rien de cobayes» de préciser André Bélisle.

« Promouvoir la consommation d’hydrocarbures locaux, quels qu’ils soient, sans égard au fait qu’ils participent à dégoupiller une bombe climatique relève d’une irresponsabilité que nous n’avons plus le luxe de nous permettre. Ceci-dit, bien que nous ayons mis l’emphase dans notre mémoire sur les GES et la qualité de l’air, évaluer la filière schisteuse sur ces seules bases, est un piège qu’il faut éviter puisque les impacts de cette industrie en général et de la technique de fracturation hydraulique en particulier touchent aussi la qualité de l’eau, des sols, la santé humaine, et la qualité de vie. Absolument rien ne justifie d’aller de l’avant avec cette industrie et son programme d’empoisonnement du monde » de conclure Sophie-Anne Legendre.

Le mémoire « Le développement de la filière du gaz de schiste au Québec : c’est non » est disponible sur le site web de l’AQLPA :
http://www.aqlpa.com/sites/default/files/publications-aqlpa/memoireaqlpasurgazdeschiste_bapejuin2014.pdf

COMPLÉMENT : L’AQLPA a dévoilé hier un important rapport sur le du pétrole de schiste. Plusieurs éléments du mémoire sur le gaz de schiste sont puisés dans ce rapport qui présente une mise à jour des connaissances sur la fracturation hydraulique :
http://www.aqlpa.com/sites/default/files/publications-aqlpa/petroledeschiste_rapportaqlpa_juin2014.pdf

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Source : Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)

Louise Lévesque, directrice des communications

T 418-642-1322 poste 294 / C 418-264-5575 / louise.levesque@aqlpa.com



Contacts

André Bélisle, président AQLPA

T 418-642-1322 poste 223 / C 418-386-6992 / andre.belisle@aqlpa.com



Alain Brunel, directeur climat-énergie AQLPA

C 514-835-3402 / alain.brunel@aqlpa.com



Sophie-Anne Legendre, analyste et adjointe aux communications stratégiques, AQLPA

C 514-691-1829 / Slegendre@aqlpa.com

Lien: http://www.aqlpa.com/actualites/le-quebec-devrait-interdire-la-fracturation-hydraulique-sur-lensemble-de-son-territoire

NOTE PERSONNELLE: À ma connaissance,la première fois que l'AQLPA parle publiquement du gaz de schiste au Québec, c'est durant une conférence de presse en septembre 2009. Cela aura pris presque 5 ans pour que le groupe environnemental prenne définitivement la seule position véritablement durable vis-à-vis la fracturation hydraulique. Voici le communiqué de presse d'alors: http://www.newswire.ca/fr/story/523171/avis-aux-medias-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-au-quebec-pertinent-et-securitaire-l-aqlpa-questionne-le-gouvernement



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My translation of above press release


Quebec should ban fracking everywhere in Quebec -
The group AQLPA is at the provincial environmental public hearings on shale gas


Saint-Léon-de-Standon, June 18 2014 - The AQLPA (loosely translated as the Quebec Association to Fight Atmospheric Pollution) will present its paper today at the Provincial Environmental Public Hearings Commission on the exploration and exploitation of shale gas question in the Utica shale of the St. Lawrence Lowlands, whose only recommendation is as follows:

For environmental and public health reasons, Quebec should ban hydraulic fracturing everywhere in the province.

"With this paper, we wish to insist on our firm opposition to the development of the industry of shale gas in Quebec. Since the publication of the report on the strategic environmental assessment on shale gas last February, a whole lot of new data brought details on the danger of the industry, as much for the environment as for the health of the population, and that is what we want to insist upon." noted Sophie-Anne Legendre, analyst for the AQLPA.

Among the updates presented in the AQLPA paper, our attention is to the revision of the planetary warming up potential of methane by the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), that went from 25 (previous scientific reference figure) to 36 times more potent than CO2 over 100 years, and from 75 to 87 times over 20 years. As per Alain Trudel, climate-energy director of AQLPA, "natural gas is not as clean energy (source) as we thought because of the highly under-estimated effect of methane on the climate. We absolutely must use the new figures of the potential on warming of the climate and get dependable data on fugitive emissions of methane coming from the oil and gas industry in order to have a better idea of the contribution of this sector to the greenhouse gases emissions of Quebec and Canada. Actual inventory in Quebec and Canada of greenhouse gases emissions of methane are wrong. They are still based on a planetary warming potential of methane being 21 times more than CO2, a figure that dates back to 1995 and never updated since. It is a big difference of 71% with the actual figure on 100 years and a value 4 times under the new potential of warming on a 20 year horizon."

"Once again, AQLPA comes out to put us on the right track, the Strategic Environmental Assessment is not up to date and under-estimates significantly the risks that come with shale gas and hydraulic fracturing. It is getting more and more obvious that this adventure is too dangerous on the short and long term to be acceptable in Quebec, and even more so in the St. Lawrence Valley that is not a laboratory, and its inhabitants are not lab rats", says André Bélisle.

"Doing the promotion of local hydrocarbons consumption, no matter what they are, without taking into account that they contribute to a climatic bomb is irresponsible, a luxury we cannot give ourselves. That said, even though we have put the emphasis of greenhouse gases and air quality in our paper, to evaluate the shale file on these questions only is a trap we must avoid since the impacts of this industry in general and the hydraulic fracturing technique in particular also affect the quality of air, soil, human health and our quality of life. Absolutely nothing justifies us going ahead with this industry and it's program of poisoning the world" Sophie-Anne Legendre adds in conclusion.

PERSONAL OBSERVATION: As far as I can tell, the first time the AQLPA, one of Quebec's oldest environmental groups, talked about shale gas, it was during a press conference in September 2009, even though their Website says they have been speaking out against shale gas since 2008. It took almost 5 years before they finally took the only sustainable position against fracking possible: demand that it be banned.

Pas obligé de tuer quelqu'un

"Même s'il a commis un crime épouvantable et qu'il doit être jugé, nous savons tous que le Dr Turcotte n'est ni un criminel, ni un fou. Juste un monstre comme vous et moi." Pierre Foglia

Lien: http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/201105/12/01-4398522-le-monstre.php


J'avais épousé un ami d'adolescence depuis 5 ans. Après 10 années de mariage, le gars me torturait mentalement: j'étais devenue une servante, une femme de ménage, une "quick-order cook", une couturière qui reprisait ses vêtements. Et au lieu de remerciements, je ne récoltais que du dénigrement. J'ai décidé que j'en avais assez.

Je n'avais pas d'enfants pour faire des ultimatums. Je n'ai pas menacé de me tuer pour obtenir un divorce. J'ai tout simplement dit: la porte est là. Il n'avait jamais aimé la maison que nous avions acheté ensemble. J'ai offert d'acheter sa moitié. J'ai offert d'acheter la moitié de l'auto. Et s'il continuait à me violenter mentalement, j'appellerais sa mère pour tout lui dire. Cela a suffit.

J'ai acheté sa moitié de la maison, la moitié de l'auto, et j'ai payé tous les frais du divorce. Bon débarras. Et personne n'est mort.

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One of my favorite columnist says in this piece that we are all a bit monsters when it comes to getting what we want. This Dr Turcotte, in a fit of jealousy, it seems, killed his 2 kids after a row with his wife, their mother.

But I resent that.

As an example to "there is always another way", I mention that after going out for 5 years with a teen friend, we got married. The marriage lasted for 10 years. I had enough of him taking me for granted.

He admitted that he married me to do some social climbing, and when he saw that that did not work, he shamelessly used me. And kept verbally abusing me and mentally torturing me. I had become a slave in my own home and was being browbeaten for my trouble.

At some point, I said I had enough. Showed him the door. At first he thought I was kidding. When I found the solution, calling his mother and telling her everything, he moved out.

I bought his share of the house (he never wanted it anyway), his share of the car, paid for the divorce papers. Good riddance.

And nobody got killed.

Tuesday, June 17, 2014

Exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti : la machine se met en marche


L'exploration pétrolière s'organise sur l'île d'Anticosti. Hydrocarbures Anticosti, un consortium, entre autres, formé par le gouvernement du Québec (Ressources Québec) et la compagnie Pétrolia, en a fait l'annonce aujourd'hui.

Des équipements nécessaires à la réalisation des travaux de sondages stratigraphiques, qui consiste à l'exploration de l'écorce terrestre, seront acheminés à compter de cette semaine, sur l'île.

Le consortium procédera à l'aménagement des sites. Entre 15 et 18 sondages seront ensuite réalisés dès juillet. Ils s'étaleront jusqu'à la fin de l'année.Les résultats de ces sondages permettront de déterminer la localisation de trois futurs forages de puits pétroliers.

« C'est, en premier temps, d'aller caractériser le gisement et d'avoir l'information géologique [...] avec l'objectif de choisir trois sites de forage pour l'été prochain », explique le président du conseil d'administration de Pétrolia, Myron Tétreault.

Ces travaux plus poussés seront réalisés à l'été 2015 si les résultats d'une évaluation environnementale stratégique (EES) spécifique à l'île d'Anticosti sont favorables.

« L'objectif de ces forages exploratoires sera de connaître les taux de production, de récupération et le mix entre le pétrole et le gaz qui va venir de ces puits », précise M. Tétreault.

La première phase permettra d'ailleurs de contribuer aux travaux de l'ESS, peut-on lire dans le communiqué envoyé par Hydrocarbures Anticosti.
Le gouvernement a déjà annoncé une évaluation environnementale stratégique (EES) qui porte sur l'ensemble de la filière des hydrocarbures au Québec. L'EES devrait déboucher sur le dépôt d'un projet de loi intégré sur la filière des hydrocarbures dès 2015.

À la fin mai, le gouvernement Couillard a donné son feu vert pour des activités sur l'île d'Anticosti.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, avait alors indiqué qu'une quinzaine de sondages seraient effectués conformément à l'entente conclue par l'ancien gouvernement péquiste avec les partenaires.

Le consortium a rappelé qu'il respectera et la sécurité de la communauté.

Lien: http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2014/06/17/010-exploration-petrole-ile-anticosti-petrolia.shtml

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Anticosti Hydrocarbons L.P.: Stratigraphic Surveys Equipment Arrives on Anticosti 6 hours ago by Marketwire Canada

(TSX VENTURE:PEA)(TSX:CDH)(EPA:MAU): Anticosti Hydrocarbons L.P. announces the kickoff of the Anticosti project with the shipment starting this week of the necessary equipment for the summer stratigraphic surveys program.

Anticosti Hydrocarbons L.P. will begin by preparing 15 to 18 sites where stratigraphic surveys will occur, starting in July and continuing until the end of the year. The first phase of the program will contribute to the Strategic Environmental Assessment (SEA) and help prepare for the second phase, planned for summer 2015. The results of these stratigraphic surveys will allow a better understanding and a geological characterization of the Macasty Formation, and will also help determine the best drilling sites for the three oil wells anticipated in the second phase.

Anticosti Hydrocarbons L.P. will work along with regulatory authorities to ensure its operations are conducted safely and with respect for the community by employing the highest industry standards. This work is being planned with the intent of maximizing the economic benefits for the Anticosti Island community.

Link: https://research.tdwaterhouse.ca/research/public/Markets/NewsArticle/100-168u8937-1