Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Friday, May 20, 2011

Barrages - on va de l'avant, malgré les coûts à la hausse

Photo: waterwarcrimes.blogspot.com

Les sites avantageux pour construire des barrages hydro-électriques se font de plus en plus rares, et les coûts pour les construire sont à la hausse par dessus le marché. Et ce n'est pas un phénomène qui se retrouve seulement au Québec. Voici la traduction libre d'un article d'un quotidien ontarien bien connu.

La Colombie-Britannique va de l'avant avec le barrage hydro-électrique controversé, malgré les hausses de coûts de $2 milliards. Le gouvernement de la C.-B. promet de se lancer dans le projet du barrage du Site C malgré les coûts fulgurants, ajoutant aux pressions des tarifs d'électricité hydro-électrique qu'il essaye de baisser. Les derniers estimés des coûts pour le projet de 1,100 mégawatts sont de $7.9 milliards. C'est une augmentation de $2 milliards depuis que le gouvernement a annoncé en grandes pompes une évaluation environnementale l'an passé. Il y a 5 ans, on avait prédit que le projet coûterait $3,2 milliards au maximum.

Bien que l'évaluation environnementale et la consultation publique n'ont pas encore débuté, le ministre de l'énergie Rich Coleman a promis en fin de semaine que le Site C sera construit. Mais M. Coleman est à passer en revue les finances de la compagnie de la Couronne pour essayer de diminuer les augmentations de tarifs d'Hydro projetées de 50% sur les 5 prochaines années. Il a déjà approuvé une autre amélioration majeure en infrastructures, le programme Smart Meter, ce qui lui laisse moins de jeu pour essayer de réduire le fardeau fiscal des consommateurs durant les prochaines années.

BC Hydro dit que le projet est nécessaire pour répondre aux besoins énergétiques futurs de la province. "C'est un projet qui a un bon rapport coût-efficacité." dit Susan Yurkovich, la vice-présidente exécutive de BC Hydro pour le Site C.

Ces nouvelles données ont dans les nouveaux plans présentés pour lancer le procédé de révision environnementale. En 2006, BC Hydro avait estimé les coûts du Site C entre $2,3 et $3,2 milliards. Cela ne tenait pas compte des frais généraux, de l'inflation et les intérêts durant la construction. À ce moment-là, la corporation avait prévenu: "Cette fourchette de coûts pourrait ne pas représenter entièrement l'incertitude des coûts potentiels en capital pour l'installation."

Mme Yurkovich dit que le projet contrôle mieux maintenant ces coûts en capitaux, mais que le prix a augmenté aussi parce que le nouveau modèle inclus des détails seismiques, sécuritaires et environnementaux. "C'est un estimé des coûts très rigoureux qui n'avait pas été fait depuis 2 décennies." elle a dit dans une entrevue. "Il inclus tout le monde dans le projet." Elle dit que le coût de produire de l'énergie au Site C, qui prendra 7 années à construire, sera entre $87 et $95 par mégawatt heure. Le coût d'acheter l'électricité de producteurs indépendants, selon Hydro, est $129 par mégawatt heure.

John Horgan, le critique du New Democratic Party de la C.-B., dit que le gouvernement devrait s'assurer que le projet en vaut la chandelle. "L'évaluation environnementale semble être une supercherie." dit-il, puisque le ministre de l'énergie lui a déjà donné le feu vert. M. Horgan dit que le projet est un gâchis qui laissera une dette de plusieurs milliards aux citoyens qui sont propriétaires de la société publique. "et nous ne sommes même pas certains que nous en avons besoin."

Malgré les efforts de conservation, BC Hydro n'a pas réussi à réduire la consommation résidentielle en énergie. L'organisme prédit que les besoins énergétiques de la province augmentera de 40% dans les 2 prochaines décennies.

BC Hydro a déclaré que le barrage hydro-électrique sur la Peace River était un projet énergétique propre, mais les environnementalistes, les fermiers et les Premières Nations sont tous en désaccord. Tria Donaldson du Wilderness Committee a déclaré que le projet est destructeur et non nécessaire. "Le Site C n'est ni propre, ni de l'énergie verte, et la facture pour le payeur de taxes sera énorme." a-t-elle dit dans un communiqué.

L'industrie de la construction, par contre, se réjouit du nouveau modèle du projet. Philip Hochstein, le président de Independent Contractors and businesses Association, a déclaré que le projet était "un tableau d'affichage de la confiance de la C.-B." qui génèrera 7,000 personnes par année d'emplois dans la construction.
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"B.C. presses ahead with controversial hydro dam despite $2-billion jump in cost

The B.C. government is vowing to move ahead with the proposed Site C dam despite soaring costs, adding pressure to the Hydro rates it is trying to rein in. Estimates released Tuesday (May 17 2011)put the cost of the 1,100-megawatt project at $7.9-billion. That is a $2-billion jump since the government announced with great fanfare last year it would proceed to an environmental review. Five years ago, the project was forecast to cost a maximum of $3.2-billion.

Although the environmental assessment and community consultation has not begun, Energy Minister Rich Coleman vowed on the weekend that Site C will be built. But Mr. Coleman is in the process of reviewing the Crown utility's finances to try to whittle down projected Hydro rate increases of 50 per cent over the next five years. He has already approved another major infrastructure upgrade, the Smart Meter program, leaving him with less flexibility to reduce the burden facing consumers in the coming years.

BC Hydro says the project is needed to meet the province's future energy needs. “It’s a cost-effective project,” said Susan Yurkovich, BC Hydro’s executive vice-president for Site C.

The new figures were included in the redesigned plans just filed to launch the environmental review process. In 2006, BC Hydro put the cost of Site C at between $2.3-billion and $3.2-billion. That did not include corporate overhead, inflation and interest costs during construction. At the time, the corporation warned: “This range of costs may not fully reflect the uncertainty that exists in the potential capital costs for the facility.”

Ms. Yurkovich said the project now has a better handle on those capital costs, but the price has also climbed because the new design offers improved seismic, safety and environmental details. “It’s a very robust cost estimate, one that hasn’t been done for two decades,” she said in an interview. “It includes everyone on the project.” She said the cost of producing energy at Site C, which will take seven years to build, will be between $87 and $95 per megawatt hour. The cost of buying electricity from independent power producers, according to Hydro, is $129 per megawatt hour.

John Horgan, the B.C. New Democratic Party energy critic, said the government should be taking a hard look at whether the project provides good value for the money. “The environment assessment process appears to be a sham,” he said, since the Energy Minister has already given the project a green light. Mr. Horgan called the project a “boondoggle” that will leave British Columbians owing billions through the publicly owned utility, “and we’re still not sure we really need it.”

Despite conservation efforts, BC Hydro has not been able to reduce household energy use. It predicts the province’s electricity needs will rise by 40 per cent over the next two decades.

BC Hydro has branded the hydroelectric dam on the Peace River as a clean energy project, but environmentalists, farmers and natives have lined up in opposition. Tria Donaldson of the Wilderness Committee called the project destructive and unnecessary. “Site C is neither clean nor green power, and the cost to the taxpayer will be enormous,” she said in a statement.

The construction industry, however, welcomed the latest redesign. Philip Hochstein, president of the Independent Contractors and Businesses Association, called the project “a billboard for B.C.’s confidence” that will generate 7,000 person-years of construction jobs."

Excerpts from article written by Justine Hunter published in The Globe & Mail here: http://www.theglobeandmail.com/news/national/british-columbia/bc-politics/bc-presses-ahead-with-controversial-hydro-dam-despite-2-billion-jump-in-cost/article2027594/

Saturday, March 19, 2011

Colombie-Britannique - que retenons-nous de Gordon Campbell?

Photo: CTV.ca

Gordon Campbell est l'un des politiciens avec la plus longue carrière politique du Canada. Il vient tout juste de quitter le poste de leader du parti libéral de la Colombie-Britannique et premier ministre de la province. Son règne aura été caractérisé par des contradictions dans le dossier environnemental.

Il a présenté un projet ambitieux pour combattre les changements climatiques, dont des cibles obligatoires pour diminuer les émissions de GES, un code des bâtiments sévère pour économiser l'énergie et une taxe sur le carbone la plus sévère de l'Amérique du Nord. À cause de ces démarches, il a reçu l'accolade de biens des scientifiques du climat, de scientifiques et d'économistes. En fixant un prix à la pollution du carbone, source des changements climatiques, il a utilisé l'outil le plus efficace qu'un gouvernement peut prendre pour diminuer rapidement les émissions de GES.

Malgré le leadership qu'a fait preuve le Premier Ministre Campbell, son gouvernement a aussi promis plus de $1 milliards de subventions aux compagnies pétrolières et gazières et a aussi fait une promotion agressive des méga projets énergétiques qui sont contraires à l'obligation de faire prendre un virage à la province de sources d'énergies environnementalement dommageables vers des énergies renouvelables à moindre impacts environnementaux.

Aucun méga-projet énergétique n'a probablement soulevé autant de controverse que la suggestion de ranimer le plan du Site C sur la Peace River. Pendant ses derniers mois comme premier ministre, M. Campbell a annoncé que le gouvernement irait de l'avant avec l'étape d'évaluation du barrage imposant de $6,6 milliards près de Fort St.John dans le nord-est de la Colombie-Britannique.

Ce barrage pourrait être le 3e plus grand barrage hydro-électrique dans l'un des cours d'eau les plus pittoresques de la C.-B. La rivière Peace court sur 2,000 kilomètres à partir des montagnes Rocky Mountain à l'ouest, ensuite tourne vers le nord-est au travers l'Alberta pour éventuellement rejoindre le bassin versant des rivières Athabasca et Mackenzie pour finir dans l'Océan Arctique. Le barrage inonderait la partie avale de la très fertile Peace Valley.

La Lower Peace River et les écosystèmes qui en dépendent est l'habitat d'une faune et une flore diversifiée, dont les ombles à tête plate, les ours grizzly, les gloutons et une multitude de plantes et d'animaux. À cause de ses sols fertiles, du climat modéré et ses espaces accessibles, les basses terres le long de ses rives et les pentes douces de la vallée ont nourri des familles de fermiers pour plus d'un siècle. Ces fermiers cultivent du fourrage, des céréales, des récoltes d'oléagineuses tout en élevant du bétail et en entretenant des potagers dont les produits sont destinés aux marchés locaux.

Quand le premier ministre Campbell a annoncé ses projets, il l'a fait à une conférence de presse devant un autre projet hydro-électrique, le barrage W.A.C. Bennett Dam, à quelques kilomètres en amont du Site C, le site projeté pour ce barrage. Ayant comme arrière plan le W.A.C. Bennet Dam et son gigantesque réservoir, le Premier Ministre argumentait que le Site C produirait de l'énergie propre et renouvelable. Mais pour les Premières Nations et d'autres gens de la place dont les terres traditionnelles et les fermes avaient été inondées par le barrage W.A.C. Bennet Dam dans les années 1960, entendre qu'un autre barrage viendra inonder d'autres vastes régions de la vallée de la Peace River, détruisant les fermes et les forêts, est inacceptable.

Le barrage du Site C de 60 mètres de haut est conçu pour produire 900 mégawatts par année, assez d'électricité pour alimenter 400,000 résidences. Bien que le barrage produira de l'électricité avec beaucoup moins d'émissions de GES que le charbon, par exemple, le projet n'est pas nécessaire pour répondre aux demandes d'énergie de la Colombie-Britannique selon les opposants du projet, et aura des coûts très élevés en impacts environnementaux et sociaux, surtout en détruisant des milles hectares de régions essentielles pour servir de pâturage d'hiver à la faune, ainsi qu'un territoire important pour la chasse, le piégeage et la pêche, sans oublier les précieuses terres agricoles. Le projet pourrait également contaminer des eaux et la vie aquatique avec du mercure toxique.

Au mois de septembre, les aînés des Premières Nations, accompagnés des jeunes et les élus, se sont joints avec les fermiers et les éleveurs de bétails pour voyager les 1,300 kilomètres entre Peace Valley jusqu'à Victoria pour présenter au Premier Ministre une déclaration historique pour s'opposer au barrage. Le document portait la signature de 23 représentants de Premières Nations de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest.

La déclaration était enveloppée dans un contenant traditionnel d'écorce de bouleau venant d'arbres qui poussent dans la région qui sera inondée par le barrage proposé. Bien que ni le Premier Ministre Campbell ni personne de son gouvernement ne voulait rencontrer la délégation pour accepter leur déclaration, elle a été introduite officiellement dans la législature par le NPD, le parti de l'opposition.

Le Premier Ministre Campbell quitte son poste pendant que le mouvement d'opposition au barrage prend de l'ampleur. Plusieurs citoyens de la C.-B. croient que les coûts environnementaux qui viennent avec les gros projets d'hydro-électricité sont beaucoup trop élevés, et que le prochain Premier Ministre de la province devrait faire des sources d'énergies renouvelables à faible impact, comme le solaire, l'éolien, le géothermique et les autres technologies, à la base de notre avenir énergétique.

Traduction libre d'un texte écrit par David Suzuki et Faisal Moola publié ici: http://www.canada.com/What%20will%20Gordon%20Campbell%20legacy%20Peace%20country/4446093/story.htmlPhoto: Troy Media – By Dr. David Suzuki

"What will be PM Gordon Campbell's legacy in Peace country?

One of Canada's longest-serving politicians, Gordon Campbell, recently stepped down as leader of the B.C. Liberal Party and premier of British Columbia. Mr. Campbell's long tenure as premier was fraught with contradictions when it came to the environment.

He brought in an ambitious plan to tackle climate change, including mandatory targets for reducing greenhouse gases, a more energy-efficient building code, and North America's strongest carbon tax, for which he received widespread support from many climate scientists, environmentalists, and economists. Putting a price on the carbon pollution that causes global warming is one of the most effective tools a government can employ to bring greenhouse gas emissions down quickly.

Despite B.C.'s leadership on the carbon tax, Premier Campbell's government also committed more than $1 billion in subsidies to oil and gas companies and aggressively pushed mega-energy projects that are at odds with the need to shift B.C. from costly and environmentally damaging forms of energy to low-impact renewable power generation.

Perhaps no mega-energy plan has generated as much controversy as resurrecting the dam proposal for Site C on the Peace River. During his last few months as premier, Mr. Campbell announced that the government will move ahead with the assessment stage for the massive $6.6 billion hydroelectric dam, near the town of Fort St. John in northeast B.C.

This dam would be the third major hydro development on one of B.C.'s most picturesque waterways. The Peace River flows for about 2,000 kilometres from the Rocky Mountain alpine in the west, then northeast across Alberta, eventually joining the Athabasca-Mackenzie watershed on its way to the Arctic Ocean. The dam would flood the highly productive lower Peace Valley.

The Lower Peace River and its associated ecosystems support a diverse range of wildlife, including threatened populations of bull trout, grizzly bears, wolverines, and countless other plants and animals. Because of its fertile soils, moderate climate, and accessible terrain, the bottomlands along its banks and gentle valley slopes have supported farming families for more than a century. These farmers grow forage, cereal, and oilseed crops, as well as raising cattle and growing market gardens.

When Premier Campbell announced his plans, he did so at a news conference in front of an earlier hydro-development project, the W.A.C. Bennett Dam, a few kilometres upstream from the Site C dam location. With the W.A.C. Bennett Dam and its massive reservoir as his backdrop, the premier argued that the proposed Site C dam would provide a clean and renewable source of energy. But to First Nations and other local people whose traditional lands and farms were flooded and livelihoods destroyed by the W.A.C. Bennett Dam in the 1960s, the prospect of yet another dam that will flood long sections of the Peace River Valley, destroying farms and forest, is unacceptable.

The 60-metre-tall Site C dam is designed to produce 900 megawatts a year, enough electricity to power 400,000 homes. Although it will generate power with a far lower greenhouse gas footprint than an energy source such as coal, the project, according to opponents, is not needed to meet B.C.'s energy demands and will result in unacceptably high ecological and social costs -- most notably the destruction of thousands of hectares of ungulate winter range and important hunting, trapping, and fishing grounds; the loss of precious farmland; and the possible contamination of waters and wildlife with toxic mercury.

In September, First Nations elders, youth, and elected officials, along with non-native farmers and ranchers, travelled 1,300 kilometres from the Peace Valley to Victoria to present the premier with a historic declaration opposing the dam. The document was signed by 23 First Nations from across B.C., Alberta, and the Northwest Territories.

The declaration was wrapped in a traditional birch bark container, from trees growing in the flood zone of the proposed dam. And while neither Premier Campbell nor anyone from his government would meet with the delegation to accept their declaration, it was later formally introduced into the legislature by the NDP opposition.

Premier Campbell leaves office with a growing movement against the dam that he championed. Many British Columbians believe that the environmental costs associated with big hydro are just too high and that the next premier of B.C. must make lower-impact renewable energy sources -- like solar, wind, geothermal, and other technologies -- the basis of our energy future. "


By David Suzuki with Faisal Moola, Special to The Citizen, published here: http://www.canada.com/What%20will%20Gordon%20Campbell%20legacy%20Peace%20country/4446093/story.html

Tuesday, May 4, 2010

Des barrages: pas seulement au Québec!

Photo: Ian Lindsay du Vancouver Sun

Çà fait depuis les années '60 qu'on veut mettre un barrage hydro-électrique dans la Peace River, ou Rivière de la Paix, pour quelques kilowatts de plus. Un barrage innonderait une vallée fertile qui nourrit son monde et des forêts denses. C'est une rivière dans le nord de la Colombie Britannique, à l'intérieur de la province, et elle coule vers l'est, vers la province voisine.

Là-bas aussi, certains pensent que c'est de l'énergie que l'on veut vendre aux États-Unis. Les terres innondées empièteraient sur l'agriculture diversifiée locale dont l'autonomie nourricière serait mise à risque. De plus, il n'est pas encore certain que les tribus autochtones seraient d'accord, malgré le nombre d'emplois promis générés par ce projet.

Mais les politiciens provinciaux sont convaincus que c'est un bon projet à mettre de l'avant sans tarder.
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"British Columbia to go ahead with multi-billion-dollar dam

A controversial 6.6 billion Canadian dollar (5.9 billion US dollar) energy project will go ahead in northern British Columbia, provincial officials announced Monday (April 19th, 2010). The Site C dam has yet to pass independent environmental assessments, but if construction is on schedule the 900 megawatt dam on the Peace River would start powering some 410,000 homes in 2020.

The dam would flood about 83 square kilometers (32 square miles) of rolling forests and farmland in the Peace River Valley, and is expected to affect the watershed in neighboring areas to the east and in Canada's far north.

Debate about the third dam to be built on the Peace River has raged since the 1960s with both supporters and opponents citing environmental sustainability and the project's impact on youth to make their arguments.But the Peace Valley Environment Association argues the dam would destroy some of western Canada's best agricultural land, release carbon now stored in trees, disrupt a wildlife migration corridor and destroy heritage sites.

"It is misguided to destroy British Columbia river valleys to satisfy the energy demands of the United States," it said in a background document.

"The ability of the North to feed itself locally would be lost forever," wrote northern resident Carolyn Robe in a letter to a local newspaper. "How can it be considered green or clean to force the North to import food?" Under provincial and federal law plans must pass independent environmental assessments, and if agreement is not reached with aboriginal organizations, the dam could be held up for years through court challenges."

Excerpts from AFP article published here: http://www.terradaily.com/reports/British_Columbia_to_go_ahead_with_multi-billion-dollar_dam_999.html

Another similar article in The Globe and Mail here: http://www.theglobeandmail.com/news/national/british-columbia/bc-opens-floodgates-with-third-peace-river-dam/article1540014/