Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Monday, January 7, 2013

Gaz de schiste: les mythes et la réalité

Anthony Ingraffea

Andrew Nikiforuk entreprend l'analyse des différentes affirmations de l'industrie de la fracturation hydraulique qu'elle utilise pour rassurer le public. Une traduction libre d'un reportage qui est le premier d'une série à venir.

L'industrie et le gouvernement répètent certaines affirmations pour dire que la fracturation hydraulique est sécuritaire parce que c'est une technique règlementée qui a fait ses preuves sur le terrain depuis plus de 60 ans.

Est-ce un mythe ou la réalité?

Une bonne personne à qui poser la question est Anthony Ingraffea, un homme scientifique de petite stature mais sympathique qui sait comment séparer les faits de la fiction de l'industrie du gaz de schiste.

Le 14 décembre de l'année passée, l'ingénieur de Cornell University, l'un des meilleurs experts mondiaux en la matière de la science de la fracturation hydraulique, a fait une présentation impressionnante sur les mythes et les faits autour du développement du gaz de schiste non conventionnel devant une salle pleine d'académiciens et d'hommes du pétrole de Calgary.

Il avait quand même quelques papillons dans le ventre à parler dans cette ville du pétrole et du gaz, bien qu'il a déjà fait quelques 120 conférences publiques sur le sujet depuis les 4 dernières années devant des auditoires de communautés rurales et urbaines.

"L'enjeu n'est pas égal pour tout le monde." disait-il à Tyee. "Les pétrolières et gazières sont terriblement riches et ont des conférenciers très imposants. Ils peuvent s'acheter de la publicité à pleine page et des annonces à la télévision et se faire voir n'importe où. "

Il en résulte qu'Ingraffea croit que c'est de son devoir comme scientifique de rendre disponible l'information manquante, défier les mensonges effrontés, et mettre à jour la science inconfortable d'extraire le méthane du roc fracturé.

Fidèle à lui-même, Ingraffea présente au gens une science peu connue du grand public, mais très spécifique aux pratiques de la fracturation hydraulique. Il a documenté des cas prouvés et répétés de contamination d'eau souterraine dus aux schiste fracturé ainsi qu'à cause des fuites chroniques de méthane (un facteur important des changements climatiques) sur presque 7% des nouveaux puits forés.

"Je n'invente rien. Je n'ai pas de blogs." dit-il à une auditoire de plus de 100 types du monde du pétrole et des universitaires. "Je suis un ingénieur licencié de l'état de New York. Je tente d'être le plus exact que possible."

Deux décennies d'enquêtes sur la fracturation

Ingraffea a mis au point l'une des premières modélisations par ordinateur de la fracturation hydraulique. Pendant les 20 dernières années, le scientifique a étudié la propagation non linéaire des fractures dans le roc, dans le béton, dans les barrages et les formations de schiste qui contiennent du méthane. Pendant ce temps, Ingraffea, vivant au-dessus de la formation de schiste du Marcellus dans l'état de New York, a aussi consulté de façon régulière avec des compagnies comme Schlumberger.

Il sait aussi que la pratique de la fracturation hydraulique ou le dynamitage des formations rocheuses profondes avec un mélange à haute pression d'eau, de sable et de produits chimiques toxiques ont suscité des débats passionnés auprès du public dans des communautés rurales de l'Afrique du Sud jusqu'au Nouveau-Brunswick. Dans son état à lui, New York, il y a un moratoire temporaire de cette technologie de force brutale.

Alors! Qu'est-ce qu'Ingraffea a à dire sur cette affirmation bien souvent répétée, même par Resources Naturelles Canada, qui dit que "la fracturation hydraulique a été utilisée par l'industrie pour stimuler la production du pétrole et du gaz de façon sécuritaire en Amérique du Nord dans des réservoirs conventionnel pour plus de 60 ans"?

Ou quand la l'Association des Producteurs Pétroliers du Canada (CAPP) dit sur son site Web que "la fracturation hydraulique est une activité sécuritaire règlementée par le gouvernement"?

Ce sont davantage des mythes que des faits réels, ces affirmations, dit Ingraffea, et contiennent une petite parcelle fracturée de l'entière vérité.

Une petite compagnie pétrolière américaine a en effet effectué la première fracturation commerciale en 1947 au Kansas dans un puits de gaz conventionnel en utilisant 1,000 gallons de napalm ainsi que du sable venant de la rivière Arkansas.

Alors la pratique de pomper de petites quantités (de 1,000 à 10,000 gallons) de fluides toxiques dans des puits verticaux (de 2,400 pieds de profondeur) avec 600 chevaux-vapeur de pression date vraiment de 60 ans.

Mais ce n'est pas cela qui se passe en Pennsylvanie, au Texas ou au nord-est de la Colombie-Britannique aujourd'hui. Maintenant, l'industrie injecte des millions de gallons d'eau dans les trous forés à 2 milles de profondeur et ensuite sur le biais ou horizontalement pour un autre kilomètre de long sous terre. Ils brisent ensuite le roc avec plus de 40,000 unités de chevaux-vapeur disponibles sur le site à des pressions si extrêmes que la pratique déclenche de petits séismes.

Une technique plus jeune qu'on le dit

De plus, la technologie de fracturer horizontalement ou de biais pour du gaz ou du pétrole non conventionnel "ne date pas de 60 ans", fait remarquer l'expert mondialement reconnu.

C'est seulement durant les 2 dernières décennies qu'on a combiné 4 différentes technologies pour rendre possible la fracturation dans des formations de schiste très profondes sur un à 2 kilomètres sous terre. Ils sont le forage directionnel (des puits qui descendent pour 1 kilomètre pour ensuite se prolonger horizontalement sur un autre kilomètre); l'emploi de millions de litres de fluides de fracturations qui incluent du sable, de l'eau et des produits chimiques toxiques; l'usage de "slick water" (des gels et des fluides à gros volumes injectés à 100 barils la minute); ainsi que des sites de forages à plusieurs puits et des forages en groupes (cluster drilling - le forage de 6 à 9 puits à partir d'une seule plate-forme industrielle).

"Toutes 4 de ces technologies devaient se combiner pour permettre la fracturation du gaz de schiste." dit Ingraffea.

Le premier puits horizontal de gaz de schiste a été foré en 1991; la première fracturation avec du "slick water" a eue lieu en 1996; et la pratique de forages regroupés (cluster drilling) à partir d'un seul site ne s'est pas fait avant 2007.

Jusqu'à un dizaine d'années, ce n'était tout simplement pas possible d'ouvrir des fractures dans les formations de schiste de quelques 20 mètres d'épaisseur à un kilomètre sous terre avec 20 millions de litres de fluides de fracturation pompés avec une pression de 20,000 chevaux-vapeur pour extraire le méthane emprisonné dans une région aussi grande que 2 kilomètres par 1 kilomètre carré.

Les compétences étaient aussi manquantes. Sur les 75 pétrolières et gazières qui ont envahi la Pennsylvanie dernièrement pour exploiter la région du Marcellus, seulement une demi-douzaine avaient de l'expérience à combiner toutes ces 4 technologies.

Alors quand l'industrie se vante de dire que la fracturation hydraulique est une technologie qui a fait ses preuves depuis plus de 60 ans, c'est bien un mythe provoquant qui contient une parcelle de vérité.

En réalité, la vérité est beaucoup plus nuancée, ajoute Ingraffea. La fracturation du gaz de schiste est tout au plus un développement d'une décennie d'âge qui se fie sur 4 nouvelles technologies qui ont encore besoin d'être raffinées.

Comme tel, la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste est une expérimentation scientifique toujours en cours avec peu ou peut-être même pas de contrôles. De plus, la recherche sur les impacts demeure marginale à son meilleur. Ce n'est pas non plus une pratique d'opération standardisée à cause de ses coûts, dit Ingraffea.

La plupart des ingénieurs pétroliers connaissent la vérité, eux aussi. Une présentation de 2008 à Tulsa, en Oklahoma, incluait une image qui qualifiait la fracturation hydraulique une technologie éprouvée exceptée pour une longue liste d'inconnus et d'incertitudes dont "la profondeur qu'elles pénètrent, leur portées verticales, les symétries autour du trou du puits, leurs géométries dans les périmètres, leurs directions et leurs conductivités."

Vu la relativement récente technologie aux multiples éléments, ses impacts sur la santé n'ont pas été examinés adéquatement non plus.

"Il a manqué de temps pour mener une enquête scientifique sur les impacts à cause du procédé lui-même et les accidents inévitables." dit Ingraffea.

Conseils d'un expert

À la fin de sa conférence à Calgary, Ingraffea a présenté 2 conclusions critiques sur la fracturation hydraulique pour le gaz et le pétrole de schiste au Tyee.

Premièrement, et surtout, "N’autorisez pas la fracturation hydraulique si cela ne se fait pas déjà dans votre région." dit-il. Les menaces pour l'eau souterraine ainsi que les impacts sur les changements climatiques venant des fuites de méthane chroniques sont tout simplement trop graves.

"Nous devrions nous sevrer des combustibles fossiles."

Pour des régions comme la Colombie-Britannique qui ont déjà permis la pratique avec peu d'études scientifiques, il conseille qu'on ralentisse l'exploitation ainsi qu'une régulation sur la fracturation hydraulique parce que la technologie compliquée continuera probablement à cause de l'élan politique et économique déjà engagé."

Des nouveaux règlements sur la fracturation hydraulique doivent être développées afin de protéger la santé publique ainsi que les sources d'eau. On doit faire activement le monitorage de ces règlements et voir à ce qu'ils soient respectés.

Cela veut dire pleine transparence des ingrédients des fluides de fracturations, du monitorage de la qualité de l'eau souterraine incluant un niveau de référence de base, des régions interdites et des organismes règlementation qui prennent réellement la défense de l'intérêt public au lieu de faire la promotion du développement. "L'industrie devra accepter une plus grande transparence, ce qu'il refuseront de faire vigoureusement."

La conclusion d'Ingraffea: "Le principal rôle du gouvernement est de protéger les gens. Vous ne devriez pas établir une politique publique avant d'avoir la science sur la fracturation."

Demain: Le mythe numéro 2: la réduction des impacts sur la surface.


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"Shale Gas: Myth and Realities

Nikiforuk tackles top claims fracking industry uses to reassure public. First in a series.

By Andrew Nikiforuk, Today, TheTyee.ca

Industry and government repeatedly claim that hydraulic fracturing is safe because it is a well-regulated technique proven in the field over 60 years.

It that myth or reality?

A good person to ask is Anthony Ingraffea, a short and engaging scientist who knows how to separate fact from fiction in the shale gas industry.

On Dec. 14 of last year the Cornell University engineer, one of the world's foremost authorities on the science of hydraulic fracturing, gave a stunning talk on the myths and realities of unconventional shale gas development to a room full of Calgary academics and oilmen.

He did so with some trepidation in the oil and gas city, even though he has given some 120 public talks on the subject over the last four years to rural and urban audiences.

"The playing field isn't level," he told the Tyee. "Oil and gas companies are tremendously wealthy and have very loud speakers. They can buy TV and full page ads and place them wherever they want."

As a consequence, Ingraffea feels it is his duty as a scientist to provide missing information, challenge outright lies, and expose the uncomfortable science about mining methane from shattered rock.

True to form, Ingraffea presented science, little known by the public, that was highly critical of the practice of hydraulic fracturing. He documented proven and repeated cases of groundwater contamination due to shale rock fracturing as well as chronic methane leaks (a climate change driver) at nearly seven per cent of all new well sites.

"I don't imagine things. I don't blog things," he told an attentive audience of more than 100 petroleum types and academics. "I'm a licensed professional engineer in the state of New York. I'm trying to be as accurate as possible."

Two decades of fracking investigations

Ingraffea developed one of the first computer simulation models for hydraulic fracturing. For the last 20 years the scientist has studied the non-linear propagation of fractures in rock, concrete, dams and shale formations containing methane. During that time, Ingraffea, who lives overtop the Marcellus shale formation in upstate New York, has also consulted regularly with companies such as Schlumberger.

He also knows that the practice of hydraulic fracturing or the blasting of deep rock formations with high-pressured slurry or water, sand and toxic chemicals has spurred passionate public debates in rural communities from South Africa to New Brunswick. His own state of New York placed a temporary moratorium on the brute force technology.

So what does Ingraffea have to say about the familiar sounding claim made by Natural Resources Canada that "hydraulic fracturing has been used by the industry to safely stimulate oil and gas production in North American conventional reservoirs for more than 60 years"?

Or the claim made by the Canadian Association of Petroleum Producers (CAPP) on its pro-fracking website that "hydraulic fracturing is a safe activity regulated by government"?

More myth than fact, these claims, says Ingraffea, contain only a fractured kernel of the whole truth.

A small U.S. oil firm did indeed perform the first commercial frack job in 1947 in Kansas on a conventional gas well using 1,000 gallons of napalm as well as sand from the Arkansas River.

So the practice of pumping small volumes (1,000 to 10,000 gallons) of toxic fluid into vertical wells (2,400 feet) using about 600 horsepower of pressure is indeed 60 years old.

But that's not what is happening in Pennsylvania, Texas or northern British Columbia today. Now industry injects millions of gallons of water into wellbores two miles deep that then angle or deviate horizontally another kilometre underground. They then break up the rock with up to 40,000 units of horsepower onsite and at pressures so extreme that the practice triggers small earthquakes.

Technique younger than claimed

Moreover the technology for fracking horizontal or deviated shallow gas or tight oil "is not 60 years old," notes world expert Ingraffea.

Only in the last two decades have four different technologies made it possible to fracture deep shale rock formations one to two kilometres underground. They include directional drilling (wells that go down a kilometre and then extend horizontally for another kilometre): the use of millions of litres of fracturing fluids including sand, water and toxic chemicals; slick water (the use of gels and high fluid volumes at 100 barrels a minute) and multi-well pad and cluster drilling (the drilling of six to nine wells from one industrial platform).

"All four of these technologies had to come together to allow shale gas fracturing," says Ingraffea.

The first horizontal shale gas well was drilled in 1991; the first slick water fracture took place in 1996; and the use of cluster drilling from one pad didn't happen until 2007.

Until a decade ago it just wasn't possible to open fractures in walls of shale rock 20 metres thick a kilometre under the ground with 20 million litres of fracking fluid pumped by 20,000 worth of horsepower to drain trapped methane in an area as large two kilometres by one kilometre.

Expertise is also limited. Of 75 oil and gas firms that recently invaded Pennsylvania to develop the Marcellus shale play, only a half dozen had any experience combining all four technologies.

So the industry claim that hydraulic fracturing is a proven 60-year-old technology is just that: a provocative myth containing a pebble of truth.

The real facts are much more nuanced, adds Ingraffea. Shale gas fracturing is at best a decade old development based on four new technologies that are still being refined.

As such current shale gas fracturing is an ongoing science experiment with few if any controls. Moreover research on its impacts remains scanty at best. Nor is it a standard operating practice due to its cost, says Ingraffea.

Most petroleum engineers know the truth too. A 2008 presentation delivered in Tulsa, Oklahoma, included a slide that jokingly called hydraulic fracturing a proven technology except for a long list of unknowns and uncertainties including "How Deeply they Penetrate; Their Vertical Extents; Their Symmetries About the Wellbore; Their Geometries At the Perimeter; Which Directions They Go; What their Conductivities Are."

Given the relative newness of the multi-faceted technology, its health impacts have not been adequately explored either.

"There has been insufficient time to conduct scientific investigation of the impacts due to the process itself and inevitable accidents," says Ingraffea.

Advice from an expert

At the end of his Calgary talk Ingraffea offered two critical conclusions on hydraulic fracturing of shale gas and tight oil to the Tyee.

First and foremost, "Don't allow it (hydraulic fracturing) if it is not already happening in your region," he says. The threats to groundwater as well as the exacerbation of climate change from chronic methane leaks are just too serious.

"We should be ramping down fossil fuels."

For jurisdictions such as British Columbia that have already allowed the practice with little scientific study, he advised slowing down as well as rigorous regulations on hydraulic fracking because the complicated technology will likely continue due to "political and economic momentum."

New rules on hydraulic fracturing must be developed to protect public health as well as water supplies. These rules must be actively monitored and enforced.

That means full disclosure on fracking fluids, widespread groundwater baseline monitoring, no-go zones and regulatory bodies that actually defend the public interest as opposed to promoting development. "Industry will have to accept greater transparency which they will actively refuse."

Concludes Ingraffea: "The primary purpose of government is to protect the people. You should not make public policy before you have done the science on fracturing."

Tomorrow: Myth Number Two: Reducing land impacts? [Tyee] "

Link: http://thetyee.ca/News/2013/01/07/Shale-Gas-Realities/

Sunday, January 6, 2013

Développement immobilier ou milieux naturels?

"Saint-Mathias demande à Richelieu de refuser l'annexion

Saint-Mathias - La municipalité de Saint-Mathias demande à Richelieu de ne pas faire suite à la demande d'annexion déposée il y a deux semaines devant le conseil municipal de Richelieu par des propriétaires qui souhaitent développer leur terrain le long du chemin des Patriotes.

NDLR: Pour mieux se situer les terrains en question, voir mon entrée de blog ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2012/12/saint-mathias-lots-boises-menaces-par.html

Au dernier conseil municipal de Richelieu, un groupe de propriétaires de lots à Saint-Mathias a déposé une demande d'annexion de leur terrain à la municipalité de Richelieu. Ils croient qu'ils obtiendront plus de soutien de la part de Richelieu pour développer sur leurs terres un quartier intégré. Les propriétaires disposent actuellement d'un droit acquis qui leur permet de construire une bande de maisons le long du chemin des Patriotes. Ils affirment toutefois que s'ils allaient de l'avant avec la construction de ces résidences, tout développement futur serait bloqué.

La municipalité de Saint-Mathias affirme ne pas être contre le développement des terrains en question, mais il y a des règlements qui ne sont pas de son ressort, par exemple le plan d'aménagement de la MRC et la protection des terres agricoles, qui limitent le type de constructions qu'on peut y faire.

"On peut trouver dommage qu'une portion du boisé soit utilisée à des fins résidentielles, mais les propriétaires ont des droits acquis qui sont indéniables. Cependant, il y a des règlementations provinciales et les propriétaires doivent s'y conformer" explique Yanik Maheu, maire de Saint-Mathias.

"On a reçu différents projets, certains ne cadraient pas avec la règlementation. Suite à la dernière rencontre avec le service d'urbanisme, les propriétaires avaient un certain nombre de devoirs à faire pour que leur projet soit jugé acceptable", ajoute M. Maheu.

La municipalité souhaiterait entre autres qu'une évaluation soit faite par des experts concernant le milieu humide et le cours d'eau qu'on retrouve sur les lots en question. "Les propriétaires doivent faire évaluer leur dossier par un professionnel et nous le présenter pour qu'on soit en mesure de se prononcer. On ne donnera pas un permis à des propriétaires seulement sur des échanges verbaux. Il faut avoir des faits", souligne M. Maheu.

Selon M. Maheu, la situation ne sera pas différente en allant ailleurs. Les règlements problématiques pour les propriétaires ne vont pas changer s'ils font partie de Richelieu. La municipalité de Saint-Mathias est contre l'annexion à Richelieu. Elle va demander à Richelieu de ne pas donner suite à cette demande.

"Si jamais il y a un projet, on est prêts à s'entendre avec Richelieu pour que les propriétaires soient desservis par les infrastructures de Richelieu. D'ailleurs, Richelieu a le même genre d'entente avec la ville de Marieville pour certains de ses citoyens. Si cela se fait à Richelieu, cela peut se faire chez nous aussi", conclut M. Maheu."

Reportage d'Alex Bernard publié dans Le Journal de Chambly du 21 décembre 2012.
Sous la photo, Stéphane Faille près d'un noyer caryer ovale.
"Développement durable?

Saint-Mathias - Lors du dernier conseil municipal, plusieurs questions de citoyens ont été posées concernant la demande d'annexion à Richelieu par des propriétaires de Saint-Mathias et les projets de développement sur ces terrains. Stéphane Faille qui habite à proximité déplore qu'on développe un terrain sur lequel se trouve une forêt compte tenu du peu de couverts forestiers à Saint-Mathias.

"Il y a des arbres dans ce milieu qui sont uniques. On y retrouve surtout de l'érable rouge qui pousse presque dans l'eau. Cette espèce n'a pas de grande valeur écologique, mais elle est accompagnée par le noyer caryer ovale qui est très rare. On ne le retrouve que dans le sud du Québec et dans la région de Montréal." affirme M. Faille qui est géographe de formation et enseigne au Collège Saint-Hilaire.

"Les promoteurs parlent de développer en respectant l'environnement. Ils veulent développer 4,7 millions de pieds carrés. On peut rentrer entre 600 et 800 maisons là dedans. Il y a des zones en friche ailleurs. C'est facile de dézoner vert pour bâtir, mais l'inverse n'arrive pas." ajoute M. Faille.

M. Faille considère que s'il y a de la construction, elle pourrait être problématique pour le milieu humide présent sur ce terrain. Il affirme avoir eu des problèmes d'inondation en juin dernier. Si jamais on bâtissait à cet endroit, la situation risquerait d'être pire puisque la forêt ralentit la pluie, et agit comme une éponge, explique-t-il. "

Reportage écrit par Alex Bernard publié dans Le Journal de Chambly le 21 décembre 2012.

Saturday, January 5, 2013

Esclaves pétroliers

L'esclavage de l'ère du pétrole

Traduction libre d'une entrevue avec l'auteur du dernier livre du journaliste et écrivain Andrew Nikiforuk

En ce 21e siècle, nous aimons penser que nous sommes plus évolués, plus sophistiqués et dépassons l'ancienne civilisation des Romains, mais quand il s'agit de notre comportement vis-à-vis nos ressources, le journaliste d'enquête et auteur Andrew Nikiforuk prétend que nous sommes très semblables.

Et bien que nous n'acceptons plus et ne participons plus à l'esclavage d'êtres humains, bien que cette pratique continue à travers le globe: Nikoruk en fait l'argumentaire dans son dernier livre intitulé "The Energy of Slaves: Oil and the New Servitude". Nos vies modernes et nos comportements nous rendent esclaves et abusent de nos ressources, en particulier le pétrole, de la même manière que les propriétaires d'esclaves à travers les temps ont abusé des autres êtres humains pour en extraire de l'énergie à bas prix et des bienfaits que cela apporte aux propriétaires.

"(L'esclavage) était une institution puissante qui gouvernait tellement de civilisations différentes et faisait partie de notre vie jusque dans les années 1850 et continue d'exister dans plusieurs parties du monde." dit Nikiforuk durant une entrevue pour Outlook.

"Cette institution inspire beaucoup de nos comportements actuels dans notre façon de consommer l'énergie et notre indifférence flagrante envers le gaspillage et les conséquences de vivre de façon si extrême et gourmande d'énergie. Nous ne sommes pas vraiment différent des propriétaires terriens riches de Rome qui ne se souciaient pas de leurs esclaves quand ils étaient bon marché. Çà, c'est le point critique: quand tout est à bas prix, on en abuse." dit-il.

La différence, aujourd'hui, c'est qu'au lieu de maîtriser l'énergie des esclaves, nous utilisons nos ressources, le pétrole, le charbon et l'électricité, pour faire fonctionner des "esclaves de l'énergie", une expression apparue durant la révolution industrielle du 19e siècle.

Chacun de nous, en moyenne, possédons 89 esclaves de l'énergie à notre portée, que ce soit un téléphone cellulaire, un ordinateur, un GPS, un lave-vaisselle ou une poêle à gaufrettes, tous des objets sensés nous rendre la vie plus aisée et meilleure, tous consommateurs d'énergie.

Mais dans notre empressement à acheter les tout dernier gadgets qui sont sensés nous économiser du temps et du labeur, nous oublions les implications de cet esclavage a sur notre environnement, nos familles et nos vies.

"La question est pourquoi consommons-nous cette énergie? Cette énergie sert à quoi? Et le pouvoir de tous ces convertisseurs ou esclaves de l'énergie, quel genre de travail effectuent-ils, exactement?

"Nous nous posons jamais la question: combien d'esclaves inanimés avons nous vraiment besoin? Et la question un peu plus philosophique est: nous les utilisons vers quel but? Est-ce que nous les utilisons pour devenir obèses, incompétents et paresseux?"

Mais Nikiforuk ne dit pas que posséder des esclaves de l'énergie est nécessairement mauvais. Certains des meilleurs bienfaits à la société, comme la démocratie et l'émancipation des femmes, se sont réalisés grâce aux esclaves de l'énergie qui ont permis un changement important à la société en nous donnant plus de temps.

"Cette invasion perpétuelle des esclaves de l'énergie dans nos demeures se produit, et que constatons-nous quelques décennies plus tard? Tous ces gadgets ont changé le rôle des femmes à la maison, et ensuite l'émancipation des femmes est survenu une décennie plus tard, et nous n'avons pas encore fait ce lien, mais il se trouve que quand vous commencez à utiliser ces esclaves inanimés en grand nombre, il y a des conséquences sociales, politiques et économiques, tout comme la révolution industrielle est survenue grâce au déploiement de milliers d'esclaves de l'énergie." dit-il.

Bien sûr, les problèmes d'abuser d'une bonne chose surviennent avec les esclaves de l'énergie tout comme avec l'abus du chocolat ou du vin.

Et bien que les esclaves de l'énergie nous rendent la vie plus facile et accélère les choses, Nikiforuk nous fait réaliser qu'ils nous détourne l'attention et peuvent même nous compliquer la vie. Prenez, par exemple, le temps passé à tenter de se tenir à jour dans les médias sociaux, les courriels et les textos.

"Plus vous possédez des esclaves de l'énergie, moins de temps il vous reste à la fin de la journée pour être un être humain parce que vous passez votre temps à être moulés, transformés et adaptés par toutes ces machines. Vous perdez votre vitalité comme personne humaine." dit-il.

"Nous ne sommes pas différents des Romains même si nous consommons des hydrocarbures. Nous n'avons pas encore assimilé cette question fondamentale. Cela fait partie de l'être humain et je crois que nous en avons beaucoup à apprendre, mais nous devons commencer à se poser ces questions.

"Nous sommes obsédés en Amérique du Nord par l'idée que nous avons besoin d'une grande armée d'esclaves de l'énergie à notre portée pour consommer toutes sortes de combustibles fossiles afin d'être heureux, et cette pensée était aussi celle des propriétaires d'esclaves, quand, en réalité, la quantité d'énergie que vous consommez n'a rien à voir avec le bonheur.

"Cela se résume par la qualité et le fait que quand beaucoup de cette énergie vient de vous et de votre famille et de votre communauté, c'est là que vous êtes le plus heureux."

Le livre "The Energy of Slaves: Oil and the New Servitude" est distribué par D&M Publishers en partenariat avec la Fondation David Suzuki pour $29.95.

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" Servitude in the age of oil
Jan 03, 2013 06:00 am | By Rob Alexander | Rocky Mountain Outlook

In this, the 21st century, we like to think we are advanced, sophisticated and evolved far beyond the ancient Romans, but when it comes to our attitudes about our resources, Alberta investigative journalist and author Andrew Nikiforuk said we are no different.

And while we no longer condone and participate in human slavery – even though it still continues as a practice throughout the world – Nikiforuk argues in his latest book, The Energy of Slaves: Oil and the New Servitude, our modern lives and attitudes enslave us and abuse resources, specifically oil, in the same manner slave owners throughout time have enslaved and abused people: for cheap power and benefit that brings the masters.

“(Slavery) was a powerful institution that governed so many different civilizations and was part of our life to the 1850s and is still alive in many parts of the world,” Nikiforuk said during an interview with the Outlook.

“From that institution we have derived a lot of our attitudes about spending energy and our callous disregard for waste and our callous disregard for the consequences of extreme and high-energy living. We’re really no different than wealthy Roman landowners who had virtually no regard for their slaves, when they were cheap. That was a critical thing; when everything is cheap, you abuse it,” he said.

The difference today is, rather than harnessing the energy of human slaves, we take resources – oil, coal and electricity – and use it to power “energy slaves,” a term that appeared during the Industrial Revolution of the 19th Century.

Each of us, on average, has 89 energy slaves at our disposal, be it a cellphone, computer, GPS, dishwasher or waffle iron, all of which are intended to make life easier and better, all of which use energy.

But in our rush to buy the latest gadgets and gizmos and time and labour saving devices, we forget to consider the implications this servitude has on our environment, our families and our lives.

“It’s about what we are using that energy for. What are you feeding that energy to? And the power for all those convertors or energy slaves, what kind of work are they doing?

“We never ask the question how many inanimate slaves do we need? And then the more philosophical question is what are we using them for? Are we using them to become fat, incompetent and lazy?”

But Nikiforuk isn’t saying having energy slaves is necessarily wrong. Some of the greatest benefits society has undergone, such as democracy and women’s liberation, came as a result of energy slaves allowing for massive societal change by freeing up time.

“This endless march of energy slaves into the household happens and then what do we see a decade or two later? All of these gadgets changed the role of women in the household and then women’s lib appears a decade later and we still haven’t made that connection, but the story is that when you start employing inanimate slaves in huge numbers, there are social, political and economic consequences, just like the industrial revolution was the product of deploying billions of energy slaves,” he said.

Of course, the informal rule of too much of a good thing applies to energy slaves as it does to chocolate or wine.

And while energy slaves do make tasks easier and faster, Nikiforuk pointed out they also become distracting and can make life complicated. Take, for example, the amount of time needed to stay on top of social media, email and texting.

“The more energy slaves you employ, at the end of the day the less time you have time to be a human being because your time is being constantly shaped, moulded and engineered by all these machines. You lose your vitality as a person,” he said.

“We’re no different than the Romans even though we’re using hydrocarbons. We still haven’t wrestled with that fundamental question. It’s something about human beings and I think we can still learn a lot, but we have to start asking those questions.

“We’re fixated on this idea in North America that you have to have a great army of energy slaves at your command consuming all sorts of fossil fuels in order to be happy and that was also the assumption of slave holders, when in fact the quantity of energy you consume has nothing to do with happiness.

“It all comes down to the quality and the fact that when a lot of that energy is provided by your own family and your community, that is when you are the happiest.”

The Energy of Slaves: Oil and the New Servitude, published by D&M Publishers and in partnership with the David Suzuki Foundation, is available for $29.95."

Link: http://www.rmoutlook.com/article/20130103/RMO0302/301039996/-1/rmo03/servitude-in-the-age-of-oil

Friday, January 4, 2013

Les David

Joseph David, 1868-1952, épouse Sophie Fortin en premières noces à Sainte-Rose en 1892 et ils ont 8(?) enfants.

Leur fils Émile David, 1896-1979, épouse en 1923 à Sainte-Rose Marie-Reine Ouimet, 1900-1964.

Ils ont 5 enfants:

Les quatre soeurs, Émilienne, Reina, Anita et Jeannine

et le dernier né, Raymond

-Photo de groupe: Clément Charpentier, Reina David, Raymond David, Lise Brien, Anita David avec Johanne Dion et Marie-Reine Ouimet:

-Et chacun à leur tour:

+Reina David, 1923-2011, épouse en 1945 à Montréal Jean-Paul Dion, 1920-2012, et ont une fille, Johanne Dion
Reina David avec sa mère
Reina David dans son jardin, derrière sa première maison, vers 1948
Construction de sa 2e maison terminée en 1991
Avis de décès: "Paisiblement, le 24 janvier 2011, à la Résidence Sainte-Croix à Marieville, est décédée Mme Reina David, mère bien-aimée de Johanne Dion, après un long combat contre la maladie d'Alzheimer. En plus de sa fille unique et son conjoint Tim, elle laisse dans le deuil sa soeur Émilienne, ses belles-soeurs et ses beaux-frères, nièces et neveux, ainsi que d'autres parents et amis.
Afin de respecter les volontés de la défunte, il n'y aura pas de cérémonie religieuse, mais la lecture d'une lettre écrite de sa main pour l'occasion sera faite jeudi le 3 février 2011 à 13h30 à la COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA RIVE-SUD DE MONTRÉAL."

+Émilienne David, 1925-2015 épouse Paul Alix, 1925-2006
X - Paul ALIX
Nom : ALIX
Prénom : Paul
Date de décès : 2006-10-09
Paru le : 2006-10-14
Père : ALIX
Mère :
Conjoint(e)(s) : Émilienne David
ALIX, Paul 1923-2006 De la région de St-Sauveur-des-Monts, le 9
octobre 2006, à l'âge de 83 ans, est décédé M. Paul Alix. Il laisse dans
le deuil son épouse Émilienne David, sa soeur Yvette, ses belles-soeurs
Jeannine et Reina, ses neveux, ses nièces, ainsi que plusieurs parents et
amis. La famille vous accueillera au: COMPLEXE FUNÉRAIRE DE
L'EST, MAGNUS POIRIER INC. 6825 SHERBROOKE EST,
MONTREAL. Les funérailles seront célébrées le mardi 17 octobre, à
11 heures, en l'église Notre-Dame-du-Foyer, 5999 40e ave. Rosemont.
Heures des visites: le lundi 16 octobre, de 14 à 17 heures et de 19 à 21
heures, le mardi 17 octobre, dès 9 heures.

+Anita David, 1927-199? épouse Clément Charpentier, 1925-2014 et ont un garçon, Alain Charpentier, et une fille Josée Charpentier, qui a un fils, Kristopher.
Les cousin(e)s Alain Charpentier, Johanne Dion, Josée Charpentier et France David

+Jeannine David, 1928-2006 épouse Paul Deslauriers, 1925-2011 et ont trois enfants, Guy, Diane et Jacques.
Obituary:DESLAURIERS, Jeannine died At the York Central Hospital, Richmond Hill, on Wednesday, October 18, 2006, in her 79th year. Beloved wife of Paul. Dear mother of Guy and his wife Judith, Diane and her husband Wayne Collins, Jacques and his wife Deb. Loving grandmother of David, Rachelle, Gabrielle, Stephanie, Heather, Michelle, and Jennifer.
Obituary for Paul Deslauriers:
Passed away at York Central Hospital. Dear husband of the late Jeannine David Deslauriers. Loving father of, Guy (Judith), Diane (Wayne), and Jacques. Will be remembered by his grandchildren, David, Rachelle, Gabrielle, Stephanie, Heather, Michelle, and Jennifer.


+Raymond David, 1931-20?? épouse Lise Brien en 1956 à Montréal, et ont une fille, France David, qui épouse Denis Grégoire et ont un fils, Marc.

Thursday, January 3, 2013

Les Dion

Louis Thomas Dion, 1819-1907, épouse en 1843 Apoline (Pauline) Couillard, 1818-1892

Leur fils Elzéar Dion, 1852-1939, épouse en 1879 Marie Azelie (Arzilie?) Picard - 1856-1918

Ils auront 12 enfants, dont Georges Dion, 1892-1967 et Marie Ange Dion, 1899-196?

La maison paternelle à Montmagny

Elzéar Dion avec ses filles Valérie, 1881-1953 et Marie Ange 1900-196?

Le salon d'hiver de la maison paternelle des Dion à Montmagny avec Marie Ange (au centre, debout) et ses neveux Roland et Jean-Paul (assis à sa gauche)

Georges Dion et Yvonne Clavet

Voici les enfants de Georges Dion, 1892-1967 et Yvonne Clavet, 1893-1989, mariés en 1914:


Serveurs de messe de Notre-Dame de Grâce à l'automme de 1925. Source: http://ndgquebec.blogspot.ca/2008_10_01_archive.html


Dans l'ordre habituel debout: Fernande, Florence, André, Georges, Roland, et à l'avant: Raymond, Yvette et Françoise

Une autre photo prise plus tard d'une partie de la famille de Georges Dion


Maintenant, chacun à leur tour:


+Roland Dion, s.j. 1915-2006
Dans son avis de décès: "À Saint-Jérôme, le 9 septembre 2006, est décédé, à l'âge de 90 ans, le père Roland Dion, s.j.. Né à Montmagny, il fit ses études au Séminaire de Québec et entra chez les Jésuites en 1935. (...) Outre ses confrères jésuites, il laisse dans le deuil sa soeur Fernande (C. Lowman), ses frères Jean-Paul (Thérèse), André (prêtre), Raymond, un beau-frère Louis Desbiens (feu Françoise) et leurs familles."

+Florence Dion, 1917- ???? épouse Hank Lambton et ont une fille Carol-Ann

+Yvette Dion, 1918- 199?

+Fernande Dion, 1919-2011, épouse C. Lowman

+Jean-Paul Dion, 1920-2012, épouse en 1945 Reina David, 1923-2011
et ont une fille, Johanne:

+André Dion, 1923- 2016 , fransciscain
"Father André Dion, Canada's first worker priest, grew up in Montreal East on the wrong side or Rue Saint-Laurent, the main street which divides the city better than railroad tracks do in the U.S. But his father, a truck driver and a daily communicant, would not let his family be spooked by the environment. His four girls were to learn something besides housekeeping. And his four boys would go to college. Jean Paul and Raymond became electrical engineers. Roland was the scholar of the family, and became a Jesuit." from "One Man's Parish" written by Kenny Joel, published in The Catholic Digest, June, 1977

+Françoise Dion, 1930- , épouse Louis Desbiens en 1954

+Raymond Dion, 1931-2013 , épouse Françoise Duchaussoy en 1966 et ont les enfants Nathalie, Marie-Claude et Raymond Jr
Françoise Dion, Jean-Paul Dion, Reina David et Raymond Dion

Wednesday, January 2, 2013

Gaz de schiste - des citoyens osent enfin critiquer le système

Photo: Jessica Ernst

Oui, il y a une loi du silence en Alberta: les gens n'osent pas parler contre les pétrolières et les gazières, tout comme au Québec, personne n'ose parler contre les méga-porcheries et leurs "grandes cultures"!

Voici une traduction libre d'un article publié dans un hebdomadaire local près de Cochrane. Les citoyens commencent à en avoir assez et osent briser l'omerta.

Une résidente locale répond à la demande le l'ERCB qui veut les commentaires du public

Une résidente locale n'est pas impressionnée par la demande de l'ERCB (Energy Resources Conservation Board) pour recevoir les commentaires du public au sujet de sa réglementation du développement futur des ressources non conventionnelles.

Patty Pearsall-Pickup est propriétaire d'une résidence dans la région de Lochen, au nord-est de Cochrane, une région qui a vécu une augmentation importante d'activités pétrolières et gazières depuis les 2 dernières années. Elle dit que l'Albertain moyen n'a pas le temps d'étudier les implications possibles de la fracturation hydraulique.

L'agence para-provinciale a rendu public dernièrement un document intitulé "Regulating Unconventional Oil and Gas in Alberta - a Discussion Paper" qui décrit une nouvelle approche à la régulation de l'industrie pétrolière et gazière.

Pearsall-Pickup dit que le document compte 30 pages, et les 15 directives du ERCB, l'agence qui règlemente le développement de l'industrie pétrolière et gazière en Alberta, ont plusieurs pages chacune.

"C'est scandaleux de voir que le gouvernement provincial, l'industrie pétrolière et gazière, le ERCB et le gouvernement fédéral nous disent continuellement que la fracturation hydraulique horizontale (fracking) est sécuritaire pour la santé humaine, notre air et notre eau." dit Pearsall-Pickup. "C'est juste une autre façade, une autre tentative à faire taire les voix des milliers d'Albertains qui ont demandé de l'aide."

Pearsall-Pickup dit qu'un bon nombre de résidents de la région de Lochend, dont elle-même, ont déjà présentés beaucoup de commentaires.

Elle dit que plusieurs études démontrent que la fracturation hydraulique peut être nuisible à la santé humaine et animale, à l'environnement et avoir des impacts négatifs économiques pour les propriétaires terriens.

"Il y a assez de réactions déjà qui témoignent d'histoires affreuses mais ces voix ont été marginalisées, mises de côté par la quête à la richesse, peu import la souffrance des résidents." dit-elle.

"On nous dit que c'est sécuritaire, qu'il n'y a pas de preuves que les toxines mortelles dans les fluides de fracturations ne sont pas un risque pour notre eau et notre air, alors qu'il y a amplement de preuves scientifiques que la santé humaine est sérieusement impactée."

La réaction de Pearsall-Pickup est adressée à la demande de réactions du public du ERCB sur le papier de discussion de l'agence et à son annonce récente que les compagnies devront soumettre les fluides qu'elles utilisent durant les fracturations hydrauliques sur le site Web www.fracfocus.ca à partir du 31 décembre 2012.

Selon un communiqué de presse du ERCB, la nouvelle consigne, qui a été ficelée après une révision extensive des expériences et des régulations en Alberta et dans les juridictions au travers l'Amérique du Nord, encourage un engagement véritable des partis concernés dès le début tout en minimisant les impacts sur la surface et protège l'eau tout en maximisant l'extraction de la ressource.

"L'Alberta a une longue expérience à règlementer le développement responsable du pétrole et du gaz de façon sécuritaire" dit Dan McFadyen, le président du ERCB.

"Le papier de discussion continue dans la même veine en décrivant une nouvelle approche de règlementer qui est innovatrice et progressive. Nous invitons les gens de l'Alberta à présenter leurs commentaires sur l'approche proposée afin d'assurer que les objectifs des règlements soient appropriés."

Selon le communiqué de presse du ERCB, la technologie utilisée pour développer les ressources non conventionnelles ne sont pas nouvelles en Alberta. Toutefois, l'échelle du développement pourrait être potentiellement plus importante à l'avenir.

Pour réagir à ces défis potentiels, le papier suggère une nouvelle approche réglementaire qui propose de passer d'une règlementation du puits par puits à une règlementation qui se concentre sur le développement à l'intérieur d'une région bien définie.

Cette règlementation d'orientation régionale (play-focused) serait basée sur la performance afin d'atteindre des résultats spécifiques en sécurité publique, en protection de l'eau, en qualité de l'air, en gestion des déchets, en impacts sur la surface, en conservation de la ressource et en développement ordonné, selon le communiqué de presse.

Environ 171,000 puits en Alberta ont été stimulés en utilisant la fracturation hydraulique depuis l'introduction de cette technologie durant les années 1950.

Depuis 2008, environ 5,000 forages horizontaux ont été forés en Alberta en utilisant des fracturations hydrauliques à multiples étapes pour augmenter la récupération du pétrole et du gaz, selon le communiqué de presse du ERCB.

Kim Magnuson, conseillère au comté Rocky View, dit qu'elle a assisté à une séance d'information à Cochrane au début de décembre. Des représentants du ERCB étaient présents et disponibles pour discuter des récentes activités pétrolières et gazières dans la région.

Magnuson dit qu'il y avait des tensions palpables durant la réunion qui a commencée à 16:00 heures et a durée jusqu'à 23:00 heures: il y a eu aussi une période de questions-réponses.

"Il y avait beaucoup de colère et des cris et il y avait des gens de tous les âges présents." dit-elle. "Les gens veulent des réponses et aimerait que le gouvernement fasse ses devoirs et s'occupe de leurs problèmes."

Magnuson encourage les résidents à présenter leurs commentaires et partager leurs préoccupations.

"Il est grand temps que les gens qui vivent où se passe ces activités se fassent entendre." dit-elle.

"Beaucoup d'entre eux pressentent que cela affecte leur santé, nuit à leur qualité de vie, à la valeur de leur propriété et leur eau. Ils sont vraiment inquiets."

Pour plus d'information ou pour présenter vos commentaires, consultez le site www.ercb.ca
Photo: Jessica Ernst

"Local resident responds to ERCB's request for feedback

A local resident is not impressed by the Energy Resources Conservation Board’s (ERCB) call for public input on the regulation of future unconventional resource development.

Patty Pearsall-Pickup, who owns a home in the Lochend area northeast of Cochrane, which has seen a large increase in oil and gas activity over the past two years, says the average Albertan doesn’t have time to study the possible implications of horizontal fracturing.

The ERCB recently released Regulating Unconventional Oil and Gas in Alberta - a Discussion Paper, which outlines a new approach to oil and gas regulation.

Pearsall-Pickup said the discussion paper is 30 pages long and ERCB’s 15 directives, which regulate how the Alberta oil and gas industry are developed, are each multiple pages.

“It is outrageous that the provincial government, the oil and gas industry, the ERCB and the federal government consistently say horizontal hydraulic fracturing (fracking) is safe for human health, our air and our waters,” said Pearsall-Pickup. “This is just another façade, another attempt to squelch the voices of throngs of Albertans who have pleaded for help.”

Pearsall-Pickup said a number of residents in the Lochend area, including herself, have already provided a multitude of feedback.

She said numerous studies show fracking may damage animal and human health, the environment and have negative economic impacts on landowners.

“There is enough feedback already that tells a hideous story but these voices have been marginalized to the sidelines in the quest for wealth and the suffering of residents be damned,” she said.

“We are told all is safe, that there is no evidence that the deadly toxins in frack fluid are not endangering our waters or our air when scientific evidence abounds that human health is being severely affected.”

Pearsall-Pickup’s response was directed to the ERCB’s call for public input on the agency’s discussion paper and to its recent announcement that companies will have to report the fluids they use in fracking at www.fracfocus.ca, effective Dec. 31.

According to an ERCB press release, the new approach, which was determined through an extensive review of the experiences and regulations in Alberta and jurisdictions across North America, encourages early and meaningful stakeholder engagement, minimizes surface impacts, protects water and maximizes resource recovery.

“Alberta has a long history of regulating safe and responsible oil and gas development,” said ERCB Chairman Dan McFadyen.

“The discussion paper continues that strong record by describing a proposed regulatory approach that is innovative and progressive. We invite Albertans to comment on the proposed approach to ensure that the regulatory objectives are appropriate.”

According to the ERCB’s press release, the technology used to develop unconventional resources is not new in Alberta. However, the scale of the developments has the potential to be much larger in the future.

To address those potential challenges, paper suggests a new regulatory approach that includes moving from well-by-well regulation to regulation focused on development within a defined area.

This play-focused regulation would be performance-based to achieve specific outcomes in public safety, water protection, air quality, waste management, surface impacts, resource conservation and orderly development, said the press release.

About 171,000 wells in Alberta have been stimulated using hydraulic fracturing since the technology was first introduced in the 1950s.

Since 2008, approximately 5,000 horizontal wells have been drilled in Alberta using multi-stage hydraulic fracturing to enhance oil and gas recovery, according to the ERCB press release.

Rocky View County Councillor Kim Magnuson said she attended an information session in Cochrane in early December. ERCB representatives were on hand to talk about recent oil and gas activity in the area.

Magnuson said tempers flared during the meeting, which started at 4 p.m. and lasted until 11 p.m. and included a question–and-answer session.

“There was a lot of anger and shouting and there was a good variety of age groups there,” she said. “People want answers and they would like the government to step up and look into their concerns.”

Magnuson encourages residents to provide input about their concerns.

“It is time that people who live in the areas where this activity is happening, they need to be heard,” she said.

“A lot of them feel it is impacting their health, it is impacting their lifestyle, property values and water. They are really concerned.”

For more information or to provide feedback, visit www.ercb.ca"

Article written by Dawn Smith published in the Rocky View Weekly here: http://www.rockyviewweekly.com/article/20121231/RVW0801/312319987/local-resident-responds-to-ercbs-request-for-feedback


Photo: Jessica Ernst




Tuesday, January 1, 2013

2013 Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau

Pourvu qu'on ne soit pas obligés de coopérer avec les frackeurs qui viennent chez nous mettre main mise sur l'eau pour extraire les combustibles fossiles des formations rocheuses sous nos pieds!
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I'm all for cooperation, as long as we don't have to cooperate with the frackers that want to come and get hold of all the water in sight in order to get to the fossil fuels under our feet!