Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Tuesday, August 13, 2013

Une belle journée d'août



Je crois que je ne peux rien demander de mieux que de contempler le ciel bleu du bleu de mes Gloires du Matin, regarder les petits nuages s'effilocher et se déferlant au fil du vent, deux aigles pêcheurs jouissant de leur maturité adulte planer au-dessus de moi, écoutant la cygale chanter du haut des arbres, le vent mugissant dans les branches m'apportant parfois le rugissement de la rivière, un petit coup de vent vient chatouiller le carillon, et puis les criquets heureux crissent partout sur la propriété; je suis entourée de mes plantes sur mon balcon neuf, assise dans ma chaise Adirondak que j'ai peinturé d'un jaune vif ce printemps, admirant les rouges, les oranges, les jaunes et les bleus de mes fleurs qui ne font que mieux ressortir le vert végétal qui m'entoure. Le tic-tic-tic de l'oiseau-mouche me dit qu'il apprécie, lui aussi. Au loin, tout à coup, un bruant chanteur partage avec moi cette lassitude de l'après-repas sous le soleil tout juste passé son zénith. Le mois d'août, c'est non seulement le mois de ma fête, mais c'est aussi mon mois préféré, la terre bien réchauffée me permettant de rester pieds nus toute la journée. L'angle du soleil laisse deviner la saison plus froide qui s'en vient, mais me rappelle de jouir de chaque journée chaude qui nous reste cette année. Si je pouvais aller me saucer à la rivière, ce serait, en effet, le Paradis.

How can I ask for anything more out of life than to look up at the sky, blue of the blue of the Morning glories, studying the folding and unfolding of the small wispy clouds, two mature Ospreys in their prime soaring above me, listening to the cicada in the treetop, the wind whispering in the branches, sometimes bringing me the roar of the river to my ears, tickling the wind chimes once in a while, accompanying the crickets all around me on the property; I'm sitting on my new back porch in the Adirondack chair I painted bright yellow this spring, soaking up the reds, oranges, yellows and blues of my flowers that make the rest of the green vegetation surrounding me seem even greener. The tick-tick-tick of the hummingbird tells me he's enjoying the moment also. Far away, a Song Sparrow shares with me the after-lunch lull of the day, the sun just past the high-noon point. August, not only my birthday month, but my favorite month of the year by far, the earth at last warm enough to spend the whole day barefoot, the angle of the sun reminding me that it will be all over soon and that cooler times are ahead, so to make me appreciate each warm day left this year. If I could go and have a dip in the river, it would be Paradise indeed.

Sunday, August 11, 2013

Agriculture - les monocultures sont un désert vert



"Un «désert vert»


David Riendeau
La Voix de l'Est

(Granby) La vente presque systématique de semences enrobées de pesticides de la classe néonicotinoïdes dans les monocultures sème l'inquiétude dans les cercles apicoles et environnementalistes (voir encadré).

La friction des semences à l'intérieur du semoir soulève des poussières nocives au cheptel de François Dubreuil. «Nous détectons des traces de ce produit dans le cadavre des abeilles depuis quelques années, soutient-il. Faut-il revoir sa méthode d'utilisation? Doit-on utiliser ces pesticides mur-à-mur? Je recherche une solution équitable pour tout le monde», s'interroge-t-il.

L'apiculteur Stephen Crawford de la ferme Les trois acres à Dunham est partisan d'un bannissement des néonicotinoides. «Malheureusement, je doute que cela se fasse. Les compagnies fabricantes ont un pouvoir énorme.»

Contexte défavorable

Le médecin vétérinaire Claude Boucher estime que le contexte agricole actuel n'est guère favorable à l'apiculture. «La majorité des colonies sont en milieu agricole où fait on fait usage de ce type de pesticides, ce qui n'a rien de bon pour les abeilles. Ajoutons à cela la raréfaction de la biodiversité, car elles ont besoin de fleurs pour vivre. Un champ de maïs à perte de vue est une sorte de désert»"



Lien: http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201308/09/01-4678707-un-desert-vert.php

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A green desert

I have often deplored our province's new way of doing farming: those endless GM corn and soy fields as far as the eye can see have nothing to do with ecosystem diversity and must be murder for the natural flora and fauna of our countryside. Well, at last, I am not alone in thinking so. Here's my translation of an article published in an important newspaper in farm country, no less!

The almost systematic selling of seeds covered with pesticides of the neonicotinoid class for monocultures is starting to worry beekeepers and environmentalists.

Friction inside the sowing machine raises dust that is toxic to François Dubreuil hives. "We detect traces of this product in the bodies of dead bees for the past few years, he says. Should we rethink our way of using these seeds? Should we be using these pesticides uniformly? I'm looking for a solution that would be fair for everybody", he wonders.

Beekeeper Stephen Crawford from the Les Trois Acres farm in Dunham is for banning all neonicotinoids. "Unfortunately, I doubt very much that this will happen. Makers of this product are extremely powerful."

Unfavorable context

Claude Boucher, veterinary by trade thinks that today's agricultural context is not very favorable towards beekeeping. "Most of the colonies in farming areas, this kind of pesticide is being used, which is not good for bees. Add to that problem lack of biodiversity, because bees need flowers to survive. A corn field as far as the eye can see is some kind of desert."

Wednesday, June 12, 2013

Agriculture - les OGM rendent les porcs malades

Photo: Christian Charisius, Reuters

Voici ma traduction libre d'un récent reportage portant sur une autre étude qui démontre que manger des OGM, çà rend malade.

Des scientifiques disent qu'une nouvelle étude scientifique démontre que la santé des porcs est endommagée par la moulée OGM.

Des cochons qui ne mangent que de la moulée faite avec des grains génétiquement modifiés souffraient davantage d'inflammations de l'estomac que les cochons qui étaient nourris avec de la moulée conventionnelle, selon une nouvelle étude menée par une équipe de scientifiques australiens et de chercheurs américains.

L'étude continue d'ajouter au débat grandissant chez le publique qui se préoccupe des récoltes génétiquement modifiées, récoltes vastement cultivées aux É.-U. et dans des fermes de l'Amérique latine, ainsi que beaucoup d'autres pays partout sur la planète.

L'étude a été publiée dans l'édition de juin de la revue scientifique révisée par les pairs Journal of Organic Systems, rédigée par des chercheurs en Australie qui ont travaillé avec 2 vétérinaires et un fermier de l'Iowa afin d'étudier des porcs aux É.-U.

Le chercheur en chef Judy Carman est une épidémiologiste et biochimiste en plus d'être directrice de l'institut Institute of Health and Environmental Research à Adelaide, en Australie.

L'étude s'est tenue pendant plus de 22,7 semaines auprès de 168 porcelets tout récemment sevrés dans une porcherie commerciale des É.-U.

Un groupe de 84 a reçu de la moulée faite d'un mélange de soya et de maïs génétiquement modifiés, et l'autre groupe de 84 porcelets a reçu de la moulée équivalente, mais non génétiquement modifiée. La moulée de maïs-grain et de soya venait de fournisseurs commerciaux, selon l'étude, et les porcelets ont été engraissés suivant les mêmes conditions d'élevage. Les porcs ont ensuite été abattus environ 5 mois plus tard et des vétérinaires en ont fait l'autopsie qui ne savaient pas quels porcs avaient reçu la moulée GM
et quels porcs étaient du groupe de contrôle.

Les chercheurs ont dit qu'il n'y avait pas de différence entre les porcs nourris aux OGM et les autres pour ce qui est de la quantité de moulée consommée, la prise de poids, la mortalité précoce, et dans les tests de biochimie effectués de routine sur leur sang.

Mais les porcs qui étaient sur la diète des OGM avaient un taux plus élevé d'inflammations graves de l'estomac: 32% des porcs nourris aux OGM en souffraient à comparé à 12% des porcs nourris normalement. Les inflammations étaient plus graves chez les porcs mâles nourris aux OGM à comparer avec les mâles nourris sans OGM d'un facteur de 4,0, et les femelles nourries aux OGM, comparées aux femelles nourries sans OGM d'un facteur de 2,2. Aussi, les cochons nourris aux OGM avaient des utérus 25% plus pesants que les cochons sans OGM, selon l'étude.

Les chercheurs disent que des études à long terme sur la nourriture des animaux devraient être faites.

Les graines issues de la biotechnologie sont modifiées génétiquement afin de faire pousser des planes qui tolèrent des épandages d'herbicides et mieux résister aux attaques des insectes nuisibles, facilitant ainsi le travail des fermiers qui cultivent ces récoltes. Certaines critiques avancent depuis des années que les changements à l'ADN fait aux plantes transgéniques créent de nouvelles protéines qui peuvent causer des problèmes de digestion chez les animaux, et possiblement chez les humains également.

Les compagnies qui développent ces récoltes transgéniques en se servant de l'ADN venant de d'autres bactéries et d'autres espèces vivantes affirment que ces récoltes se sont avérées sécuritaires à l'usage depuis 1996.

CropLife International, une fédération globale qui représente l'industrie de la science des plantes, dit que plus de 150 études scientifiques ont été faites sur les animaux nourris avec des récoltes venant de la technologie de la vie et que jusqu'à date, il n'y a pas de preuves scientifiques qu'il y a des impacts négatifs.

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"Scientists say new study shows pig health hurt by GMO feed

Reuters) - Pigs fed a diet of only genetically modified grain showed markedly higher stomach inflammation than pigs who dined on conventional feed, according to a new study by a team of Australian scientists and U.S. researchers.

The study adds to an intensifying public debate over the impact of genetically modified crops, which are widely used by U.S. and Latin American farmers and in many other countries around the world.

The study was published in the June issue of the peer-reviewed Journal of Organic Systems by researchers from Australia who worked with two veterinarians and a farmer in Iowa to study the U.S. pigs.

Lead researcher Judy Carman is an epidemiologist and biochemist and director of the Institute of Health and Environmental Research in Adelaide, Australia.

The study was conducted over 22.7 weeks using 168 newly weaned pigs in a commercial U.S. piggery.

One group of 84 ate a diet that incorporated genetically modified (GM) soy and corn, and the other group of 84 pigs ate an equivalent non-GM diet. The corn and soy feed was obtained from commercial suppliers, the study said, and the pigs were reared under identical housing and feeding conditions. The pigs were then slaughtered roughly five months later and autopsied by veterinarians who were not informed which pigs were fed on the GM diet and which were from the control group.

Researchers said there were no differences seen between pigs fed the GM and non-GM diets for feed intake, weight gain, mortality, and routine blood biochemistry measurements.

But those pigs that ate the GM diet had a higher rate of severe stomach inflammation - 32 percent of GM-fed pigs compared to 12 percent of non-GM-fed pigs. The inflammation was worse in GM-fed males compared to non-GM fed males by a factor of 4.0, and GM-fed females compared to non-GM-fed females by a factor of 2.2. As well, GM-fed pigs had uteri that were 25 percent heavier than non-GM fed pigs, the study said.

The researchers said more long-term animal feeding studies need to be done.

Biotech seeds are genetically altered to grow into plants that tolerate treatments of herbicide and resist pests, making producing crops easier for farmers. Some critics have argued for years that the DNA changes made to the transgenic plants engineer novel proteins that can be causing the digestive problems in animals and possibly in humans.

The companies that develop these transgenic crops, using DNA from other bacteria and other species, assert they are more than proven safe over their use since 1996.

CropLife International, a global federation representing the plant science industry, said more than 150 scientific studies have been done on animals fed biotech crops and to date, there is no scientific evidence of any detrimental impact.

(Reporting By Carey Gillam; Editing by Cynthia Osterman)"

Link: http://www.reuters.com/article/2013/06/11/us-gmo-pigs-study-idUSBRE95A14K20130611

Monday, May 13, 2013

La vie sous nos pieds


Pourquoi discuter de la vie dans le sol dans un blogue sur les rivières, me demanderiez-vous?

Quand on sait que l'eau des rivières vient du ruissellement de surface et des nappes aquifères qui sont sous le sol, c'est facile à comprendre que dans la nature, tout est relié.

Les écosystèmes en santé dépendent les uns des autres pour se maintenir et s'alimenter mutuellement. Quand l'homme aura compris cela, on en sortira tous gagnants.

Voici ma traduction libre d'un texte intéressant écrit par un homme passionné par son sujet.

Le monde caché sous nos pieds.

On sait bien que la biodiversité mondiale est à son déclin. Certains experts disent que nous nous acheminons bien vers la 6e grande extinction et que d'ici 2100, la moitié des espèces de plantes et d'animaux auront disparu.

Malgré cela, l'une des menaces les plus importantes à la biodiversité reçoit très peu d'attention, bien qu'elle est juste ici, sous nos pieds.

Les scientifiques ont trouvé, grâce à des nouvelles techniques d'analyse développées depuis une dizaine d'années, que les vastes étendues de sol est l'un de nos plus grands réservoirs de biodiversité. Il contient presque un tiers de tous les organismes vivants, selon un centre de recherche européen, mais seulement 1% de sa flore microbienne a été identifiée, et les liens entre toute cette variété de vie sont très peu compris.

La terre est la base sur laquelle la maison de la biodiversité mondiale est construite. Sans des écosystèmes robustes dans les sols, la chaîne alimentaire de la planète serait menacée.

Pour mieux comprendre, des scientifiques ont lancé dernièrement ce qu'ils appellent le Global Soil Biodiversity Initiative (lien: http://www.globalsoilbiodiversity.org/ ) afin d'évaluer ce que l'on sait sur la vie dans les sols, déterminer où elle est menacée et mesurer la santé des services essentiels rendus par les écosystèmes du sol.

Ils ne regardent pas seulement le sol dans des paysages éloignés dans des pays étrangers. L'une des études les plus sérieuses se déroule dans le fameux Central Park de New York.

On se concentre sur la vie dans le sol: les microbes, les champignons, les nématodes, les mites et même les gaufres, car ils font tous parti d'une toile d'interdépendances.

Une cuillerée de terre peut contenir des milliards de microbes de 5,000 types différents, des milliers d'espèces de champignons et de protozoaires, de nématodes, de mites et quelques espèces de termites. Comment ces espèces sont liées entre elles est toujours un mystère.

"Il y a une organisation bien rodée sous terre, une usine, avec des animaux terrestres et des microbes, chacun jouant son propre rôle." dit Diana H. Wall, un professeur de biologie à l'université du Colorado qui a étudié la biodiversité des sols en Antartique et au Kansas depuis 2 décennies et qui est la présidente scientifique de l'organisme. "Une feuille tombe d'un arbre, et les vers et les termites les déchirent sans arrêt, et les microbes et les champignons transfèrent les nutriments aux plantes."

Oubliez les mauvaises langues qui dénigrent la terre. Les écosystèmes complexes dans les sols est très évolué et sophistiqué. Ils transforment les déchets organiques en sol. Ils filtrent et nettoient la majorité de l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons en retenant la poussière et les pathogènes. Ils jouent un rôle important à régulariser la quantité de dioxyde de carbone qu'il y a dans l'atmosphère. Les sols, avec toute leurs matières organiques, sont le deuxième océan dépositaire du carbone de la planète. Le labourage annuel, l'érosion et les autres mauvaises gestions font relâcher le carbone sous forme de dioxyde de carbone, et empirent les changements climatiques.

La recherche de la dernière décennie a changé un concept clé. Pendant des décennies, les scientifiques croyaient qu'il y avait de tout partout, c'est à dire que les sols étaient pas mal partout pareils sur la planète. Cela s'avère être très faux.

Une étude de 2003 publiée dans la revue scientifique Ecosystems évaluait la biodiversité de presque 5% des sols de l'Amérique étaient à risque d'une extinction complète à cause de l'agriculture et l'urbanisation, bien que cela pourrait être un estimé très conservateur, puisque les sols de la planète étaient encore moins explorés à ce moment-là que maintenant, et les techniques d'étude étaient moins raffinées alors que maintenant.

Ce qui veut dire que des espèces qui jouent un rôle primordial pourraient avoir déjà disparues ou être tout près de l'être. Ce pourquoi l'évaluation des sols sur le globe est un dossier urgent.

Il y a plusieurs menaces à la vie dans la terre. Les méthodes de labours mordernes en sont une, parce qu'elles privent le sol de la matière organique qu'il a besoin pour se nourrir, le laisse sécher et ajoutent des pesticides, des herbicides et de l'azote de synthèse. Sceller le sol avec de l'asphalte et le béton à cause de l'étalement urbain détruit aussi la vie dans la terre, ainsi que la machinerie lourde et la pollution. Même les assauts d'antan comme les pluies acides continuent de nuire à la vie dans la terre en rendant les sols plus acide.

Le problème est mondial. Dans presque la moitié de la surface de l'Afrique, par exemple, le sur-pâturage et l'agriculture intensive ont détruit le topsoil et accéléré la désertification.

Pourtant, il y a très peu de choses aussi essentielles à la vie que la santé de la vie des sols. Notre nourriture commence par les sols. Les plantes sauvages ont besoin de sols en santé pour bien croître, alors que d'autres espèces se nourrissent des feuilles et des graines et des fruits, et les prédateurs se nourrissent de ces animaux végétariens.

La santé du sol peut prévenir la maladie chez les humains. La fièvre de la vallée terrasse le sud-ouest des É.-U. et vient d'un fongus (champignon) qui devient aérien quand la terre se dessèche: c'est à ce moment-là qu'on peut l'inhaler. On la détecte de plus en plus. Les systèmes des sols jouent aussi un rôle qu'on pense primordial, même si on le comprend très peu, dans la propagation du choléra, de la méningite fongique et d'autres maladies qui passent une partie de leur cycle de vie dans la terre.

Des sols en santé détiennent aussi le remède pour d'autres maladies. Des composés d'antibiotiques sont les armes chimiques de microbes des sols qui sont en compétition, et la plupart des antibiotiques que nous utilisons viennent de là. Des scientifiques cherchent les sols à plusieurs endroits maintenant pour trouver une nouvelle classe d'antibiotiques pour combattre les maladies résistantes aux antibiotiques. Qui sait? La réponse se trouve peut-être sous les fontaines et les trottoirs de Central Park!

Des nouvelles technologies qui permettent aux scientifiques d'étudier les gènes des microbes de la terre et suivre les quantités microscopiques du carbone et de l'azote dans leur périple au travers des écosystèmes dans la terre ont aidé beaucoup à comprendre l'écologie des sols. Mais plus les scientifiques en connaissent, plus ils se rendent compte qu'il y en encore beaucoup à apprendre.

Les changements climatiques font compliquer sans doute les menaces à la biodiversité des sols. La sécurité alimentaire est une préoccupation en haut de la liste des priorités. Qu'arrivera-t-il aux récoltes quand la terre se réchauffera? Des petits changements en température et en humidité peuvent avoir des impacts profonds sur les sols, en changeant la composition de la vie dans la terre et les types de plantes qui peuvent y pousser. Nous pourrions ne plus être capable de faire pousser du blé au Kansas, par exemple.

Certaines plantes devraient migrer lentement vers le nord dans des climats plus frais à cause des changements climatiques, mais d'autres pourraient ne pas pouvoir s'adapter aux nouvelles communautés des sols. "Le monde sur terre et le monde sous terre sont liés très étroitement." dit Docteur Wall.

Des scientifiques découvrent aussi qu'un écosystème d'un sol en santé peut maintenir la vie des plantes naturellement, sans intrants chimiques (de synthèse). "Plus la biodiversité du sol est importante, les plantes souffrent de moins de maladies." dit Eric B. Nelson qui étudie l'écologie des sols et des maladies à Cornell. Les insectes aussi sont découragés par la croissance des plantes dans un sol en santé, dit-il.

Que peuvent faire les fermiers et les jardiniers pour protéger leurs sols? Commencer par cultiver sans labourer, dit la Docteur Wall, ce qui veut dire ne pas labourer tous les ans et permettre à la végétation morte de décomposer. Ceux qui jardinent à la maison peuvent faire la même chose. Éviter d'utiliser des produits chimiques synthétiques est aussi important. Ajouter du compost, surtout du compost de vers de terre, peut aider à garder les écosystèmes de la terre plus robustes.

La question commence à recevoir l'attention qu'elle mérite. Le Docteur Wall vient de recevoir le prix Tyler Prize for Environmental Achievement, un prix honorifique qui vient avec $200,000 qu'elle prévoit dédier à sa recherche. "C'est l'heure de gloire pour la biodiversité des sols." it la Docteur Wall.

L'auteur de ces lignes, Jim Robbins, écrit souvent sous la rubrique Science pour le quotidien The New York Times et est l'auteur du livre intitulé "The Man Who Planted Trees."


"The Hidden World Under Our Feet


By Jim Robbins
Published: May 11, 2013

HELENA, Mont.

THE world’s worrisome decline in biodiversity is well known. Some experts say we are well on our way toward the sixth great extinction and that by 2100 half of all the world’s plant and animal species may disappear.

Yet one of the most important threats to biodiversity has received little attention — though it lies under our feet.

Scientists using new analytical techniques over the last decade have found that the world’s ocean of soil is one of our largest reservoirs of biodiversity. It contains almost one-third of all living organisms, according to the European Union’s Joint Research Center, but only about 1 percent of its micro-organisms have been identified, and the relationships among those myriad life-forms is poorly understood.

Soil is the foundation on which the house of terrestrial biodiversity is built. Without robust soil ecosystems, the world’s food web would be in trouble.

To understand more, scientists recently embarked on what they call the Global Soil Biodiversity Initiative to assess what is known about soil life, pinpoint where it is endangered and determine the health of the essential ecosystem services that soil provides.

They are not just looking at soil in remote, far-off landscapes. One of the more intensive studies is taking place in New York’s Central Park.

The focus is on the life that resides in the soil — the microbes, fungi, nematodes, mites and even gophers that make up a complex web of interrelationships.

A teaspoon of soil may have billions of microbes divided among 5,000 different types, thousands of species of fungi and protozoa, nematodes, mites and a couple of termite species. How these and other pieces all fit together is still largely a mystery.

“There’s a teeming organization below ground, a factory, with soil animals and microbes, each with their own role,” said Diana H. Wall, a professor of biology at Colorado State University who has studied soil biodiversity in Antarctica and Kansas over the last two decades and who is the scientific chairwoman of the soil biodiversity initiative. “A leaf falls, and earthworms and termites are constantly ripping and tearing it apart, and microbes and fungi pass the nutrients on to plants.”

Forget the term “dumb as dirt.” The complex soil ecosystem is highly evolved and sophisticated. It processes organic waste into soil. It filters and cleans much of the water we drink and the air we breathe by retaining dust and pathogens. It plays a large role in how much carbon dioxide is in the atmosphere. Soil, with all of its organic matter, is second to the oceans as the largest carbon repository on the planet. Annual plowing, erosion and other mismanagement releases carbon in the form of carbon dioxide, and exacerbates climate change.

The last decade of research has overturned a key concept. For decades there was a saying among soil scientists — “everything is everywhere,” which meant that soil was largely the same across the globe. That has proved to be spectacularly untrue.

A 2003 study in the journal Ecosystems estimated that the biodiversity of nearly 5 percent of the nation’s soil was “in danger of substantial loss, or complete extinction, due to agriculture and urbanization,” though that was most likely a very conservative guess, since the planet’s soil was even more unexplored then than today, and study techniques were far less developed.

That means that species critical to some important functions could have already disappeared or be on their way out. That’s why the global soil assessment is a matter of some urgency.

There are numerous threats to soil life. Modern tillage agriculture is a big one, because it deprives soil life of organic matter it needs for food, allows it to dry out and adds pesticides, herbicides and synthetic nitrogen. Soil “sealing” from the asphalt and concrete of suburban sprawl destroys soil life, as do heavy machinery and pollution. Even long-ago insults like acid rain still take a toll on life in the soil by having made the soil more acidic.

THE problem is global. In nearly half of Africa, for example, overgrazing and intensive agriculture has destroyed topsoil and led to desertification.

Yet few things are more vital than healthy soil life. Our food supply begins in the soil. Wild plants need healthy soil to grow well, so other species can eat the leaves and seeds and fruit, and predators can eat the plant eaters.

Healthy soil can prevent human disease. Valley fever is found in the southwest United States and is caused by a fungus that becomes airborne when soil dries out and is inhaled. It is rapidly increasing. The soil system also plays what is thought to be a key, if poorly understood, role in the spread of cholera, fungal meningitis and other diseases, which live part of their life cycle in the soil.

Healthy soils also hold the cure for some diseases. Antibiotic compounds are the chemical weapons of competing soil microbes, and most of the antibiotics we use came from there. Scientists are searching soil in various places now for a new class of antibiotics to deal with antibiotic-resistant diseases. Who knows, the answer may lie underneath the fountains and sidewalks of Central Park.

New technologies that enable scientists to study the genes of soil microbes and to track microscopic amounts of carbon and nitrogen as they pass through the soil ecosystem have provided leaps in the understanding of soil ecology. But the more scientists learn, the more they realize how little they know.

Global warming will no doubt greatly compound the threats to soil biodiversity. Food security is a big concern. What will happen to crops as the earth gets warmer? Slight changes in temperatures and moisture can have profound impacts on soil, altering the composition of soil life and the types of plants that will grow. We may no longer be able, for example, to grow wheat in Kansas.

Some plants are expected to gradually migrate north to cooler climates as it warms, but others may not be able to adapt to new soil communities. “The world above ground and the world below are very tightly linked,” said Dr. Wall.

Scientists are also discovering that a healthy soil ecosystem may sustain plants naturally, without chemical inputs. “The greater the soil diversity, the fewer diseases that emerge in plants,” said Eric B. Nelson, who studies soil and disease ecology at Cornell. Insects are also deterred by plants grown in healthy soils, he said.

What can farmers and gardeners do to protect their soils? Practice no-till agriculture for one, Dr. Wall said, which means not plowing every year and allowing dead vegetation to decompose. Backyard gardeners can do the same. Avoiding synthetic chemicals is also important. Adding compost, especially worm compost, can help by making soil ecosystems more robust.

The topic is starting to get the attention it deserves. Dr. Wall was just awarded the Tyler Prize for Environmental Achievement, a distinguished prize that comes with $200,000 that she says plans to use for her research. “It’s showtime for soil biodiversity,” Dr. Wall said. "

Jim Robbins is a frequent contributor to the Science section of The New York Times and the author of “The Man Who Planted Trees.”

Link: http://www.nytimes.com/2013/05/12/opinion/sunday/the-hidden-world-of-soil-under-our-feet.html?ref=opinion&_r=0

Tuesday, May 7, 2013

La civilisation industrielle est l'ennemi des abeilles


Voici ma traduction libre d'une chronique publiée dans un quotidien de la Colombie-Britannique de la plume de Pete McMartin.

Les abeilles confrontent leur ennemi: nous!

Les insectes sur lesquels les humains dépendent pour faire la pollinisation souffrent des impacts de la civilisation.

La professeure Elizabeth Elle nous appelle de son travail. Son bureau en cette belle journée de semaine ensoleillée est au beau milieu d'un champs de bleuets à Pitt Meadows où elle s'affaire à compter les abeilles.

Comment compte-ont des abeilles?

"Vous vous tenez en face d'un plant de bleuets," dit-elle, "et quand vous en voyez une, vous dites: Un! Et quand vous en voyez une autre, vous dites: Deux!"

"Très high-tech!"

Aujourd'hui, elle a compté 5 différentes espèces d'abeilles qui s'affairent - l'abeille domestique à miel importée, l'apis mellifera, apportée par le cultivateur, et 4 espèces indigènes qui se sont retrouvées ici de leur propre accord.

Le journaliste lui demande s'il y a plusieurs espèces d'abeilles?

Toute enthousiasmée, elle lui répond: "Vous savez combien d'espèces d'abeilles se trouvent en C.-B.? Environ 450! Et il y en a probablement beaucoup plus, parce que nous continuons à en trouver d'autres! N'est-ce pas emballant? Il y aurait autant d'espèces d'abeilles en C.-B. qu'il se trouve d'espèces d'oiseaux au Canada au complet!"

Elle est une biologiste à Simon Fraser University. Elle connaît ses abeilles. Elle veut passionnément les sauver, surtout les espèces indigènes, qui connaissent un déclin marqué partout sur la planète.

Notre propre espèce indigène de bourdon, par exemple, était nombreux dans les terres basses il y a de cela 20 ans. On ne l'a pas vu depuis quelques années, dénonce-t-elle, et pourrait être disparu pour de bon.

Il y a plusieurs raisons à cela, dit-elle: les pesticides, le climat, la résistance croissante des parasites d'abeilles à cause de nos mesures. Et il y a le stress des monocultures infligé aux abeilles.

"Imaginez-vous à manger que du brocoli pendant un mois d'affilé," dit-elle. "On dit que c'est bon pour vous. Mais après avoir mangé que cela, vous pourriez commencer à connaître des carences. Cela vous rendrait faible. Il en va de même pour les abeilles à qui on demande de manger rien d'autre qu'un champs de bleuets."

Comme le reportage le mentionnait lundi, il y a une pénurie d'abeilles domestiques à miel pour polliniser les fermes de bleuets dans les basses terres. La fermeture soudaine de 2 fournisseurs d'abeilles en Alberta n'a fait qu’aggraver la pénurie, et les fermiers doivent se débrouiller.

Ce genre de nouvelles a aidé à donné un arôme d’apocalypse au déclin des abeilles depuis quelques années: si les abeilles disparaissent, dit-on, la famine mondiale suivra.

Mais Mme Elle n'est pas une alarmiste.

"Nous n'allons pas tous mourir de faim. On n'a pas documenté de cas de pénurie d'aliments encore. Mais, comme dit le dicton, une bouchée sur trois est là grâce aux abeilles. Alors une grande partie des récoltes dépend d'une sorte de pollinisation par les abeilles."

Et les abeilles, qui vivent dans une boîte, parce qu'elles ont acceptées d'être domestiquées, sont les insectes les plus accommodants. Ce sont elles, les meilleures amies de l'homme, pas le chien.

Pendant que leurs nombres est à la baisse, notre dépendance envers les abeilles est à la hausse. Les surfaces de récoltes qui dépendent de la pollinisation continuent d'augmenter. Le café. Le chocolat. Les fruits. Les noix.

C'est une des raisons pour laquelle Mme Elle s'est retrouvée dans un champs de bleuets lundi. Elle tente de quantifier l'efficacité des abeilles à faire la pollinisation.

"Nous tentons une expérience pour observer si les agriculteurs ont tant besoin de services de pollinisation pour obtenir un fruit.

"Nous comparons certaines fleurs qui viennent d'éclore aux insectes pollinisateurs qui sont dans le champs à des fleurs semblables auxquelles nous ajoutons du pollen à la main.

"Si nous, comme pollinisateurs manuels, pouvons augmenter le nombre de fruits, mieux que le font les abeilles, alors nous pourrons aviser ce cultivateur qu'il lui manque des insectes pollinisateurs."

La nouvelle n'est pas encourageante.

"Nous avons documenté des cas depuis les quelques dernières années que les cultivateurs n'ont pas autant de fruits que s'ils avaient assez de pollinisation de leurs récoltes."

C'est pour cette raison que Mme Elle a dépensé autant d'efforts à la conservation des abeilles indigènes et la propagation de méthodes agricoles qui pourraient augmenter leur population. Les abeilles indigènes sont plus efficaces, et, tout simplement, elles sont déjà là.

Du moins, c'était le cas d'une espèce de bourdon.

"Je ne crois pas que nous sommes rendus au point d'un pinson dans la mine." dit-elle.

"Je crois que la perte d'une espèce est un signe d'un état environnemental plus vaste. Mais la perte d'une chose comme une espèce d'abeille qui nous rend des services devrait nous préoccuper tout particulièrement."

Elle croit que le public se réveille. Mais elle tente de ne pas trop avoir d'espoir.

"Je crois qu'au moins il y a une conversation sur notre environnement naturel et la conservation."

"Mais où les choses se compliquent, ce qu'il y a un conflit apparent entre l'extraction des ressources et être vert. Je crois personnellement qu'il doit y avoir là un conflit, sinon, je ne travaillerais pas pour une industrie agricole en tant que biologiste en conservation."

"Alors, nous avons entendu beaucoup de rhétorique à propos de c'est çà, ou rien d'autres, mais pas beaucoup de gens qui veulent trouver un compromis à tout çà. Et je pense que ceux-là devraient parler plus fort. Et j'ai cette opinion pas seulement sur les problèmes de conservation, mais aussi sur les changements climatiques et d'autres questions environnementales qui auront des impacts sérieux sur notre province durant la prochaine décennie."

"Finalement, les abeilles font face à un problème, et le problème, c'est nous. C'est un malaise de la civilisation."



"Bees have met the enemy, and it is us

The insects humans rely on for pollination suffer from the effects of ‘civilization’

By Pete McMartin, Vancouver Sun

Prof. Elizabeth Elle calls from work. Her office this sunny weekday morning is in the middle of a Pitt Meadows blueberry field, where she is busy counting bees.

How does one count bees?

“You stand in front of a blueberry bush,” she says, “and when you see one, you go ‘One.’ And when you see another, you go ‘Two.’

“Very high-tech.”

On this day, she has counted five different species of bees going about their business — the non-native honey bee, apis mellifera, brought in by the grower, and four native bee species that have found their own way there: the blue orchard mason bee, the yellow-fronted bumblebee, the mixed bumblebee and the red-tailed bumblebee. (“It has a big red bum,” Elle says. “Seriously.”)

There are that many types of bees, her interviewer asks?

Elle, suddenly excited, replies:

“You know how many species of bees there are in B.C.?

“About 450! And there are probably lots more! Because we keep finding them! How cool is that? That’s as many species of bees in B.C. alone as there are species of birds in all of Canada.”

Elle is a biologist at Simon Fraser University. She knows bees. She is passionately concerned about saving them, especially native species, which have been facing a well-documented decline around the world.

Our own native Western bumblebee, for example, was plentiful in the Lower Mainland 20 years ago. It hasn’t been seen in the past few years, she says, and now may be extirpated here.

The reasons, she says, are myriad — pesticides, weather, the increasing resistance of bee parasites to our corrective measures. And there is the stress that monoculture has on bees.

“Think of eating broccoli for a month,” Elle says. “Supposedly, it’s good for you. But after a steady diet of it, you’d start to experience deficiencies. It would weaken you. The same goes for bees that are expected to feed on nothing but a field of blueberries.”

As it was reported in The Sun Monday, there’s a shortage of honey bees to pollinate Lower Mainland blueberry farms. The sudden closure of two bee suppliers in Alberta exacerbated the supply shortage, and farmers were left to scramble.

This kind of news has helped to lend the decline of bees in recent years an apocalyptic air: If the bees go, the story goes, global starvation follows.

Elle isn’t as alarmist.

“We’re not all going to starve to death. Nothing like food shortages have been documented yet.

“But, as the saying goes, one out of three bites you eat is thanks to a bee. So there’s a large percentage of crop production that is reliant on some sort of insect for pollination.”

And bees, which will live in a box, which consent to domestication, are the most obliging of insects. They are man’s best friend, not Rover.

While their numbers decline, our reliance on them has increased. The global acreage of pollinated-dependent crops keeps going up. Coffee. Chocolate. Fruit. Nuts.

That was one of the reasons Elle found herself in a Pitt Meadow blueberry field Monday. She was trying to quantify how well the bees were doing at pollinating.

“We’re doing an experiment to see if the growers are getting as much pollination service as they need to get a full fruit set.

“We compare some flowers that are just opening to whatever (insect) pollinators are in the field to similar flowers that we add pollen to by hand.

“If we (as hand-pollinators) can improve the size of the number of fruit over what the bees are doing, then we can tell this grower that he has a pollination deficit.”

The news is not heartening.

“We have documented over the past couple of years that growers are not getting as much fruit as if they had full pollination of their crops.”

It’s for this reason Elle has spent much of her efforts on the conservation of native bees and the spread of agriculture methods that would help propagate them. Native bees are more efficient and, simply, they’re here.

At least, in the case of the Western bumblebee, they were.

“I do think there is something of a canary-in-the-mine situation here,” Elle says.

“I think any species loss is a barometer of a greater environmental state. But a loss of things like bees, which do things for us, should be especially concerning.”

The public, she believes, is waking up. But she tempers her sense of hope with caution.

“I think there is at least some conversation about natural environment and conservation.

“But where it’s getting complicated is in that apparent conflict between resource extraction and being green. I personally don’t think they have to be in conflict, or I wouldn’t, as a conservation biologist, be working in an agricultural industry.

“So we have heard a lot of rhetoric about it’s ‘either/or’ but not a lot of talk about people looking to find a middle way. And I think it needs to be louder. And I think not just about conservation issues but also about climate change and other environmental issues that are going to have profound effects on our province in the coming decade.

“Basically, the problem honey bees face is us. It’s a disease of civilization.”"

Link: http://www.vancouversun.com/opinion/columnists/Pete+McMartin+Bees+have+enemy/8345850/story.html

Wednesday, May 1, 2013

Abeilles : trois pesticides interdits dans l'Union européenne


La Commission européenne va suspendre, pendant deux ans à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques (Apis mellifera). Après un vote, lundi 29 avril en Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, quinze Etats de l'Union se sont prononcés favorablement à la proposition de Bruxelles d'interdire l'imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sur quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton).

Lien: http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/29/abeilles-trois-pesticides-vont-etre-interdits-dans-l-union-europeenne_3168273_3244.html

Craintes par plusieurs en raison de leur piqûre douloureuse, les abeilles n’en sont pas moins essentielles à l’alimentation humaine, en raison de leur rôle dans la pollinisation. La Commission européenne a d’ailleurs reconnu leur importance lundi en votant l’interdiction de trois insecticides mortels pour ces insectes, malgré les fortes pressions de l’industrie et des lobbies agricoles.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/376923/trois-pesticides-interdits-en-europe-pour-proteger-les-abeilles



Bee-harming pesticides banned in Europe

EU member states vote ushers in continent-wide suspension of neonicotinoid pesticides

The vote by the 27 member states of the European Union to suspend the insect nerve agents was supported by 15 nations, but did not reach the required majority under EU voting rules. The hung vote hands the final decision to the European commission (EC) who will implement the ban. "It's done," said an EC source.

Tonio Borg, health and consumer commissioner, said: "Our proposal is based on a number of risks to bee health identified by the EFSA, [so] the European commission will go ahead with its plan in coming weeks. I pledge to do my utmost to ensure that our bees, which are so vital to our ecosystem and contribute over €22bn annually to European agriculture, are protected."

"This decision is a significant victory for common sense and our beleaguered bee populations," said Friends of the Earth's head of campaigns, Andrew Pendleton. "Restricting the use of these pesticides could be an historic milestone on the road to recovery for these crucial pollinators."

Link: http://www.guardian.co.uk/environment/2013/apr/29/bee-harming-pesticides-banned-europe

Thursday, April 4, 2013

Pollution - les visons peinent à se reproduire dans le fleuve Hudson



La vie des bébés visons est mise à risque par une nourriture et un habitat contaminés

Les visons plongent profondément dans le fleuve Hudson de l'état de New York à la quête de crapauds et de poissons. Scrutant les rives de la rivière, ils fouinent dans la terre, se creusent des tunnels. Mais leur nourriture et leur habitat leur administrent des doses importantes de produits chimiques industriels qui pourraient tuer leurs bébés et mettre en danger la survie de leurs populations.

Voici ma traduction libre d'un résumé de rapport scientifique rédigé par Brian Bienkowski de Environmental Health News.

Dans cette nouvelle étude, on a donné comme nourriture à des visons d'élevage des poissons attrapés dans la rivière Hudson, en amont, qui sont très contaminés avec des BPC. Les bébés nés de parents qui ont ingérés les composés chimiques avaient une plus grande possibilité de mourir que les bébés nés des bêtes dont la nourriture était moins contaminée.

"En se basant sur la mortalité des bébés, nous croyons que la contamination aux BPC est la cause de la baisse de population et de densité des visons dans la région en amont de la rivière Hudson." dit Kathryn Jahn, une biologiste du U.S. Fish and Wildlife Service (pêches et faune au fédéral) qui avait travaillé en coopération avec des chercheurs de l'université du Michigan pour cette étude.

Tous les bébés des 15 mères qui n'ont pas ingéré de BPC ont survécu, ainsi que 96% de ceux nés des 10 mères qui en ont ingéré que les plus petites quantités. Mais des 4 groupes auxquels ont a exposé des quantités plus importantes des produits chimiques, tous les bébés en sont morts, la plupart en moins de 10 semaines.

La population de visons sauvages de la région consomme des quantités semblables de BPC. Il en résulte probablement que le nombre de mort-nés et de mortalité en bas âge est semblable dans la nature, selon les scientifiques. "Une diète qui contient moins de 10% de poissons qui comptent des concentrations de BPC dans l'environnement pourrait prévoir une mortalité de bébés." écrivent les auteurs de l'étude.

Pendant des décennies, des scientifiques ont su que le vison était plus sensible que d'autres animaux aux effets nuisibles des BPC pour leur système de reproduction et immunitaire, mais la cause demeurerait un mystère.

Des animaux d'environ 2 pieds de long avec une merveilleuse fourrure, le vison vit pas mal partout aux États-Unis et au Canada dans des endroits marécageux et d'autres milieux humides semblables. Ils ont besoin de l'eau pour se nourrir, plongent dans les rivières et les lacs pour se nourrir de rats musqués, de mouffettes, de poissons, de crapauds et d'oiseaux. À leur tour, ils sont la cible de trappeurs et élevés pour leur fourrure.

Le nombre de visons semble stabilisé, selon le département de conservation de l'environnement de New York (DEC). Toutefois, les données de trappe laissent penser que les populations autour du fleuve Hudson sont moins importantes qu'ailleurs dans l'état.

La nouvelle étude se base sur deux études semblables dans lesquelles les visons qui ont consommé des poissons contaminés au BPC pêchés dans la baie Saginaw du Michigan et dans la rivière Housatonic du Massachusett ont aussi connu une mortalité élevée de leurs petits.

Parce ce qu'ils sont au sommet de la chaîne alimentaire, rarement victimes de prédateurs eux-mêmes, les visons accumulent de grandes quantités de produits chimiques, selon Niladri Basu, un prof de l'université du Michigan qui étudie les poissons et la faune comme indicateurs de dangers pour la santé.

Comme espèce sentinelle, leur santé est un indicatif de la santé des écosystèmes environnants.

"À un niveau régional ou local, ces produits chimiques ont des effets sur les populations et cela devrait nous préoccuper." dit Basu. "Ces régions isolées comme le fleuve Hudson et la rivière South River en Virginie, où se trouvait jadis des installations de Dow, laissent voir que le vison a des problèmes à cause des BPC et le mercure."

Le fleuve Hudson est l'un des sites Superfund le plus vaste du pays. À partir des années 1940 jusqu'à environ 1976, deux usines de General Electric auraient relâché 1,3 millions de livres de BPC dans le fleuve de 315 milles de long. Maintenant interdits, ces produits chimiques jadis utilisés surtout comme isolant dans l'équipement électrique, sont un fléau pour ce cours d'eau depuis ce temps-là parce qu'ils persistent dans l'environnement.

Le public reçoit des avertissements depuis 4 décennies pour éviter de consommer la plupart du poisson de ce cour d'eau. Les BPC sont associés avec de nombreux effets sur la santé, dont le cancer et un QI réduit chez les enfants des états riverains des Grands Lacs.

Aussitôt que 1982, des scientifiques ont commencé à documenter des concentrations élevées de BPC dans les visons le long du fleuve. En dedans de 3 milles de la rivière, environ la moitié des visons ont des concentrations dans leur foie qui dépasse la norme limite pour éviter des problèmes de santé, selon un rapport du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Et les problèmes demeurent: les niveaux de BPC sont demeurés les mêmes pour environ 3 décennies. Aussi, les concentrations moyennes de BPC dans les poissons de l'amont de l'Hudson n'ont pas changées depuis les dernières années, selon l'EPA.

"Il y a tout simplement beaucoup de BPC ici et ils ne se décomposent pas." dit Jahn. "Les sédiments, l'eau, le poisson, les oiseaux, les chauve-souris, les musaraignes, les insectes, les visons, tout ce que nous étudions dans le fleuve Hudson est contaminé aux BPC."

La contamination est préoccupante pour les élevages de vison situés un peu partout dans la région.

Michael Whelan, président de Fur Commission USA, une association de métier pour les éleveurs de visons, dit que les problèmes des produits chimiques est l'une des raisons que les éleveurs de visons au nord de New York ne donnent pas beaucoup de poissons à leurs animaux.

"La nourriture est locale dans la plupart des cas. Dans certains états riverains des Grands Lacs et les états du nord-ouest côtiers du Pacifique, les éleveurs peuvent mettre du poisson dans la moulée," dit Whelan. "Mais dans des régions comme au nord de New York, ils font des mélanges avec du fromage, du boeuf et de la volaille maintenant."

Toutefois, le vison domestique qui s'échappe des élevages sont davantage contaminés par les BPC que leurs congénères sauvages riverains du lac Érié, selon une étude de 2012 faite par des chercheurs du Canada. Ils pourraient avoir été nourri avec de la nourriture contaminé à la ferme, c'est possible aussi que les visons qui se sont échappés ne sont pas de bons chasseurs et pourraient possiblement se nourrir davantage de choses plus contaminées, dit Jeff Bowman, un scientifique qui fait de la recherche à l'université Trent et auteur principal de l'étude.

"Nous avons observé un vison, un vison qui s'était échappé qui avait l'une des concentrations les plus élevées de BPC, marcher de long en large sur les plages du lac Érié et se nourrissant de moules zébrées qui filtrent les sédiments" qui sont très contaminées, dit Bowman.

Le vison adulte aussi pourrait être à risque. En plus de la mortalité des petits, les chercheurs ont fait des liens avec les poissons contaminés de BPC du fleuve Hudson avec des lésions aux mâchoires et des organes aux dimensions altérées chez les adultes.

La recherche sur le vison va être utile pour aider à déterminer si des efforts d'assainissement de la rivière devraient aussi inclure des mesures spécifiques pour aider aux animaux de récupérer. Une augmentation de dragage de sédiments, la démolission des barrages et ajouter plus de couverture végétale sont tous des remèdes à envisager, dit Jahn. Le dragage, financé par General Electric sous un programme d'assainissement Superfund, a déjà débuté dans certaines parties en amont du fleuve."
Photo: dec.ny.gov

" Mink babies jeopardized by contaminated food, shelter

Mink dive deep into the depths of New York’s Hudson River to hunt frogs and fish. Scurrying along the river shore, they nose around in the dirt, building dens. But their food and shelter are giving them heavy doses of industrial chemicals, which could be killing their babies and jeopardizing their populations.

By Brian Bienkowski
Staff Writer
Environmental Health News

April 2, 2013

Mink dive deep into the depths of New York’s Hudson River to hunt frogs and fish. Scurrying along the river shore, they nose around in the dirt, building dens.

But their food and shelter are giving them heavy doses of industrial chemicals, which could be killing their babies and jeopardizing their populations.

In a new study, farm-raised mink were fed fish caught in the upper Hudson River, which is highly contaminated with polychlorinated biphenyls (PCBs). Kits born to the parents that ate the compounds were much more likely to die than the kits of those that ate less-contaminated food.

“Based on the kit mortality, we believe PCB contamination is causing decreased abundance and density of mink in the upper Hudson River,” said Kathryn Jahn, a U.S. Fish and Wildlife Service biologist who worked closely with Michigan State University researchers on the study.

All of the kits from 15 mothers that ate no PCBs survived, along with 96 percent of those from the 10 mothers that ate the lowest amounts. But in the four groups fed increasing amounts of the chemicals, all 50 kits died – most within 10 weeks.

The region’s wild mink consume similar amounts of PCBs. As a result, it’s likely that large numbers are stillborn or dying young in the wild, too, the scientists said. “A diet comprised of less than 10 percent fish with these environmentally relevant PCB concentrations could be expected to result in kit mortality,” the study authors wrote.

For decades, scientists have known that mink are more sensitive than other animals to reproductive and immune damage from PCBs, but it remains a mystery as to why.

About two feet long with luxurious fur, mink are found throughout much of the United States and Canada in places with abundant marshes and other wetlands. Dependent on water for food, they dive into rivers and lakes to eat muskrats, chipmunks, fish, frogs and birds. They are trapped and farmed for their soft pelts.

Mink numbers appear stable, according to the New York Department of Environmental Conservation. However, trapping data suggest that the Hudson River populations are smaller than elsewhere in the state.

The new study builds on two similar studies in which mink fed PCB-tainted fish from Michigan’s Saginaw Bay and Massachusetts’ Housatonic River also had large numbers of kits die.

Since they’re near the top of the food chain – rarely falling victim to predators – mink accumulate large quantities of chemicals, said Niladri Basu, a University of Michigan professor who studies fish and wildlife as indicators of health hazards.

As a sentinel species, their health is indicative of the surrounding ecosystem’s health.

“At a regional or local level, these chemicals’ affect on populations should be a concern,” Basu said. “These isolated areas like the Hudson River and the South River in Virginia, where there used to be a Dow facility, show [mink] are really struggling with PCBs and mercury.”

The Hudson River is one of the largest, most contaminated Superfund sites in the country. From the 1940s to about 1976, two General Electric plants released an estimated 1.3 million pounds of PCBs into the 315-mile river. Now banned, the chemicals, which were used largely as insulators in large electrical equipment, have plagued the river since because they linger in the environment.

People have been warned for four decades to avoid eating most fish from the river. PCBs are linked to many human health effects, including cancer and reduced IQs in children from Great Lakes states.

As early as 1982, scientists began documenting elevated PCBs in mink along the river. Within three miles of the river, about half of them have levels in their liver above the threshold for health problems, according to a report from the National Oceanic and Atmospheric Administration.

And the problem isn’t going away; their PCB levels have stayed the same for about three decades. Similarly, average PCB levels in the fish of the Upper Hudson have not changed significantly in recent years, according to the Environmental Protection Agency.

“There are just a lot of PCBs here and they don’t break down,” Jahn said. “Sediments, water, fish, birds, bats, shrews, insects, mink, everything we study in the Hudson River is contaminated with PCBs.”

The contamination is a concern for the mink farms scattered throughout the region.

Michael Whelan, executive director of Fur Commission USA, a trade association for fur farmers, said chemical concerns are one reason that mink farmers in upstate New York don’t feed much fish to their animals.

“The food is localized in most cases. In some Great Lakes states and the Pacific Northwest farmers may use some wild fish in the feed,” Whelan said. “But in places like upstate New York, they mix in more cheese, beef and poultry now.”

However, domestic mink that escaped farms had higher PCB loads than their wild counterparts along Lake Erie, in a 2012 study from researchers in Canada. While they could have been fed tainted food at the farms, it’s possible that escaped mink aren’t good hunters and eat things more likely to be contaminated, said Jeff Bowman, a research scientist at Trent University and the lead author of the study.

“We watched one mink – an escaped mink that had some of the highest PCB levels – walk up and down the beaches at Lake Erie eating zebra mussels, which filter sediment” that is highly contaminated, Bowman said.

Adult mink also may be at risk. In addition to the kit deaths, researchers linked the PCBs-tainted Hudson River fish to jaw lesions and altered organ sizes in adults.

The mink research will be used to help determine if cleanup efforts at the river should include specific provisions to help the animals recover. Increased dredging of sediment, dam removal and adding more plant cover are all possible remedies, Jahn said. Dredging, funded by General Electric under a Superfund cleanup, already has begun on sections of the upper river."

Link: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/news/2013/contaminated-hudson-river-mink-123

Thursday, March 28, 2013

La vie aquatique dans nos rivières souffrent de la pollution


La majorité des ruisseaux et des rivières ne sont pas assez en bonne santé pour maintenir la vie aquatique selon l'EPA.

Cinquante-cinq pourcent des longueurs de rivières et de ruisseaux aux États-Unis étaient en mauvais état pour maintenir la vie aquatique, surtout menacées par le ruissellement contaminé par les engrais, selon l'EPA (Environmental Protection Agency, l'agence fédérale chargée de protéger l'environnement) dans un communiqué sorti à la fin mars 2013.

De hautes concentrations de phosphore et d'azote, le ruissellement de régions urbaines, la couverture végétale à la baisse et la pollution par le mercure et les bactéries font que 1,2 millions de milles (1,9 millions de km) de ruisseaux et de rivières sondées sont stressées, dit l'EPA.

"Cette nouvelle science nous démontre que les ruisseaux et les rivières de l'Amérique sont impactées sérieusement." dit Nancy Stone, administrateur du bureau de l'EPA pour l'eau, dans un communiqué de presse.

Vingt-et-un pourcent des longueurs de cours d'eau aux É.-U. sont en bon état biologique, une donnée à la baisse du 27% en 2004, selon le sondage tenu en 2008 et 2009 sur quelques 2,000 sites.

Vingt-trois pourcent était en état raisonnable et pour 55%, l'état était mauvais, indique le sondage. Les données utilisent un index qui met ensemble des mesures de vie aquatique, comme les écrevisses et les insectes aquatiques.

Des trois régions climatiques majeurs sondées, les terres hautes de l'est, les plaines et les basses terres, et l'ouest, c'est l'ouest qui est en meilleure condition avec 42% des cours d'eau en bon état.

Dans les terres hautes de l'est et les plaines, ainsi que les basses terres, 17% et 16% des longueurs de cours d'eau étaient en bon état.

Le facteur de stress le plus répandu, et ce de façon importante, est le phosphore et l'azote qui sont utilisés comme engrais. Quarante pourcent des longueurs de cours d'eau montraient des concentrations élevées de phosphore et 28% montraient des niveaux élevés d'azote, selon le rapport.

Les niveaux à risque de mercure dans les tissus des poissons dépassaient la norme dans 13,144 milles de rivières. Les ruisseaux n'avaient pas été étudiés pour çà. Dans 9% des longueurs de cours d'eau, des spécimens de bactéries enterococci dépassaient les normes acceptables pour protéger la santé humaine.

Des chercheurs fédéraux, des états et des tribues ont participé au sondage sur des sites qui variaient largement, du fleuve Mississippi jusqu'aux ruisseaux en montagne.

Le rapport de l'enquête est la première révision basée sur des statistiques sur l'état des rivières et des ruisseaux des É.-U.

"Most streams, rivers in poor health for water life : EPA

(Reuters) - Fifty-five percent of U.S. river and stream lengths were in poor condition for aquatic life, largely under threat from runoff contaminated by fertilizers, the U.S. Environmental Protection Agency said on Tuesday (March 26 2013).

High levels of phosphorus and nitrogen, runoff from urban areas, shrinking ground cover and pollution from mercury and bacteria were putting the 1.2 million miles (1.9 million km) of streams and rivers surveyed under stress, the EPA said.

"This new science shows that America's streams and rivers are under significant pressure," Nancy Stone, acting administrator of the EPA's Office of Water, said in a statement.

Twenty-one percent of the United States' river and stream length was in good biological condition, down from 27 percent in 2004, according to the survey, carried out in 2008 and 2009 at almost 2,000 sites.

Twenty-three percent was in fair condition and 55 percent was in poor condition, the survey showed. The finding uses an index that combines measures for aquatic life, such as crayfish and water insects.

Of the three major climatic regions surveyed - eastern highlands, plains and lowlands, and the west - the west was in the best shape, with 42 percent of stream and river length in good condition.

In the eastern highlands and the plains and lowlands, 17 percent and 16 percent of waterway length respectively was in good condition.

By far the most widespread stress factor was phosphorus and nitrogen, which are used in fertilizer. Forty percent of river and stream length had high levels of phosphorus and 28 percent had high levels of nitrogen, the report said.

Risk levels of mercury in fish tissue were exceeded in 13,144 miles of rivers. Streams were not surveyed. In 9 percent of river and stream length, samples for enterococci bacteria topped levels for protecting human health.

Federal, state and tribal researchers carried out the survey at sites ranging from the Mississippi River to mountain streams.

The survey report is the first statistically based overview of the condition of U.S. rivers and streams."

Link: http://www.reuters.com/article/2013/03/26/us-usa-rivers-idUSBRE92P0XY20130326

Wednesday, March 20, 2013

Les poissons perdent leur odorat dans des eaux polluées


Les poissons dans les lacs contaminés avec des métaux perdent leur sens de l'odorat, ce qui suscite de l'inquiétude auprès des experts parce que le problème pourrait sonner le glas pour les populations de poissons. Mais si les poissons peuvent retourner à de l'eau plus propre, même s'ils ont été exposés aux polluants toute leur vie, ils peuvent recommencer à sentir correctement, selon une nouvelle recherche faite au Canada.

Les poissons se servent de leur odorat pour leur reproduction (trouver un partenaire), et trouver leur nourriture, tout en évitant d'être une proie à leur tour. Leur odorat les aide à naviguer dans leur univers souvent trouble et est nécessaire pour leur croissance et leur survie.

Mais quand des métaux entre en contact avec leurs narines, les neurones se désactivent pour protéger le cerveau. "Nous avons menés des tests sur tout ce qui bouge, des sangsues jusqu'aux puces d'eau, autant que plusieurs espèces de poissons." dit le scientifique canadien Greg Pyle. "Chaque espèce s'en ressent et tous les métaux que nous avons observés ont eu des effets à de faibles concentrations environnementalement pertinentes.

Des métaux ont déjà été associés avec des problèmes de reproduction et de croissance chez les poissons mais maintenant, il s'avèrent qu'ils sont des toxiques "cachés", dit Keith Tierney, un assistant professeur de l'université de l'Alberta qui n'a pas travaillé pour cette étude. "Si vous ne pouvez pas sentir votre nourriture, ou éviter vos prédateurs, alors il y a de bonnes chances que vous ne survivrez pas. C'est aussi simple que çà!"

Greg Pyle, un professeur de l'université de Lethbridge en Alberta dit qu'il a des soupçons et qu'un odorat déficient a des effets importants et profonds sur plusieurs espèces de poissons. Cela pourrait mettre en danger des populations entières de poisson, dont plusieurs espèces menacées.

La plupart des lacs contaminés ont des mélanges de métaux, ce qui fait qu'il est difficile de déterminer quels polluants sont à blâmer.

Dans cette récente étude, Pyle et son équipe de chercheurs se sont penchés sur la perchaude dans des lacs de l'Ontario contaminés avec du mercure, du nickel, du cuivre, du fer et du manganèse et les ont déplacé dans des lacs plus propres. En 24 heures, les poissons ont retrouvé leur odorat dans les lacs plus propres.

Cela démontre que les poissons de lacs contaminés peuvent retrouver leur sens de l'odorat une fois que le lac est assaini, selon les auteurs du rapport publié dans l'édition du mois courant de la revue scientifique "Ecotoxicology and Environmental Safety Journal".

Tout comme les lacs propres ranimaient l'odorat des poissons, les perchaudes transportées d'un lac plus propre vers un lac plus contaminé ont vu leur odorat impacté en dedans de 24 heures après leur immersion dans un lac plus contaminé. Leur temps de réaction à des substances qui sentaient comme leur nourriture passait de 75% à 59%.

Des résultats semblables ont été observés chez d'autres espèces de poissons, et certains métaux semblaient diminuer leur capacité à se faufiler des prédateurs.

Certains métaux s'attaquent à certains neurones spécifiques dans les narines qui réagissent à certaines senteurs, selon Pyle. Le nickel s'attaque aux neurones qui aident au poisson à sentir sa nourriture, comme le cuivre, à de faibles concentrations, vise les neurones qui aident les poissons à éviter leurs prédateurs. À des concentrations plus élevées, le cuivre nuit au sens de l'odorat au complet.

"Le cuivre est le polluant clé de l'eau." dit nathaniel Scholz, un gérant d'un programme d'écotoxicologie au centre de science Northwest Fisheries Science Center du National Oceanic and Atmospheric Administration. "Le cuivre est intensivement utilisé dans les pesticides, les fongicides...On en trouve dans les autos, dans la peinture pour bateau, alors les chantiers maritimes sont souvent contaminées. On en trouve souvent aussi dans les effluents industriels et près des sites d'opérations minières abandonnés. C'est un polluant rare qui est de source à la fois agricole et urbaine."

L'usage du cuivre a plus que doublé aux É.-U. depuis les 3 dernières décennies selon une étude de 2012 du Copper Development Association.

Le cuivre et d'autres métaux contaminants sont un facteur qui joue dans la difficulté de survie du saumon coho de la côte ouest américaine, menacé ou en voie de disparition dans la majorité de la région dit Scholz.

Les jeunes saumons coho exposés à des concentrations faibles de cuivre ne pouvaient pas s'enfuir des prédateurs aussi facilement que le saumon qui n'avait pas été exposé, selon une étude en laboratoire faite par Scholz et ses collègues.

Cela est inquiétant, dit Scholz, parce qu'ils sont sur la liste des espèces menacées ou en danger de disparaître presque partout dans le nord-ouest des É.-U.

Le problème est probablement répandu dans plusieurs habitats aquatiques d'eau douce." selon un rapport de NOAA. Le rapport dit que le temps de réaction aux senteurs est à la hausse en dedans de 10 minutes après l'exposition dans certains cas.

Certains pesticides aussi affectent l'odorat des poissons, comme l'atrazine et le chlorpyrifos, selon de la recherche faite à l'université de l'Oregon et des scientifiques canadiens.

Ce qui est encore plus préoccupant, c'est que Tierney a découvert que le poisson zèbre se tenait où l'herbicide s'introduisait dans l'eau, au lieu de l'éviter. Les poissons semblaient penser qu'il y avait plus de nourriture où les produits chimiques se trouvaient à cause du surplus de nutriments et les bactéries.

Pyle dit qu'un moyen de mitiger le problème serait de nettoyer la contamination près des sites de reproduction (de fraies) puisque les embryons sont sensibles aux métaux. Pyle dit que pondre dans de l'eau claire, même si le poisson finit par se retrouver dans de l'eau sale, augmente sa chance de préserver son sens de l'odorat.

"Vous et moi communiquons et apprenons des choses de notre environnement par la vue et l'ouïe," dit Pyle. "Mais quand on vit dans l'eau, l'information est perçue beaucoup plus facilement grâce aux molécules dissoutes dans votre environnement immédiat. C'est crucial pour eux."

" Fish lose sense of smell in polluted waters

Fish in lakes tainted with metals are losing their sense of smell, stoking concern among experts that the problem could devastate populations. But if the fish can just get into cleaner water – even if they’ve been exposed to pollutants their whole life – they start sniffing things properly again, according to new research out of Canada. Fish use their sense of smell to find mates and food, and to avoid getting eaten. It helps them navigate their often murky world, and it is necessary for their growth and survival. But when metals contact fish nostrils, the neurons shut down to protect the brain. “We’ve tested everything from leeches to water fleas to several species of fish,” said Canadian scientist Greg Pyle. “Every species and every metal we’ve observed has had effects at low, environmentally relevant concentrations.”

By Brian Bienkowski
Environmental Health News

March 18, 2013

Fish in lakes tainted with metals are losing their sense of smell, stoking concern among experts that the problem could devastate populations.

But if the fish can just get into cleaner water – even if they’ve been exposed to pollutants their whole life – they start sniffing things properly again, according to new research out of Canada.

Fish use their sense of smell to find mates and food, and to avoid getting eaten. It helps them navigate their often murky world, and it is necessary for their growth and survival. But when metals contact fish nostrils, the neurons shut down to protect the brain.

Metals already have been linked to impaired reproduction and growth in fish but now they are proving to be “covert toxics,” said Keith Tierney, a University of Alberta assistant professor who did not participate in the new study. “If you can’t smell food, or avoid predators, you’re more likely to die – simple as that.”

Greg Pyle, a professor at the University of Lethbridge in Alberta said he suspects that impaired sense of smell “has meaningful and profound effects” on many fish species. It may be jeopardizing entire populations of fish, including some endangered species.

“We’ve tested everything from leeches to water fleas to several species of fish,” Pyle said. “Every species and every metal we’ve observed has had effects at low, environmentally relevant concentrations.”

Most contaminated lakes have a metallic mix, making it hard to tease out which pollutants are to blame.

In the latest study, Pyle and his team of researchers took yellow perch that lived in Ontario lakes contaminated with mercury, nickel, copper, iron and manganese, and put them in a cleaner lake. Within 24 hours of basking in the clean water, the fish regained their sense of smell.

This shows “fish from metal contaminated lakes have the ability to recover once the lake recovers,” the authors wrote in the paper published in last month’s Ecotoxicology and Environmental Safety journal.

The researchers used wild fish from two lakes with metal contamination (Ramsey and Hannah lakes) and from a cleaner one (Geneva Lake). Ramsey and Hannah, located in Sudbury, Ontario, are polluted from more than a century of mining, particularly with nickel. Hannah Lake is one of the worst-polluted lakes in the area, while Ramsey is similar to other North American lakes near industrial areas. Geneva Lake is far enough northwest to escape most contaminants.

Just as the clean lake revived the sense of smell for the Ramsey and Hannah fish, Geneva Lake’s perch had decreased smell after just 24 hours of hanging out in the dirtier lakes. Their response times to substances that smelled like their food dropped 75 to 59 percent.

Similar results have been reported with minnows and perch, with metals apparently reducing their ability to escape predators.

Some metals attack specific neurons in the nostrils that respond to certain smells, Pyle said. Nickel targets the neurons that help fish smell food, while copper – at low concentrations – targets the neurons that help fish avoid predators. At higher concentrations, copper impairs their smell for everything.

“Copper is a poster child for water pollution,” said Nathaniel Scholz, an ecotoxicology program manager at the National Oceanic and Atmospheric Administration's Northwest Fisheries Science Center. “Copper is intensively used as a pesticide, fungicide…It’s found in cars, in boat paint, so boatyards are often contaminated. And it’s often found in industrial discharge and near legacy mining operations. It’s a rare pollutant that’s both agricultural and urban.”

Copper use has more than doubled in the United States over the past three decades, according to a 2012 report from the Copper Development Association.

Copper and other metal contaminants are a factor in the poor survival of the West Coast’s coho salmon, which are endangered or threatened in most of the region, Scholz said.

Young coho salmon exposed to low levels of copper did not evade predators – cutthroat trout – nearly as well as unexposed salmon, according to a lab study by Scholz and colleagues.

This is concerning, Scholz said, because they are listed as endangered or threatened throughout most of the Northwest United States.

The problem is “likely to be widespread in many freshwater aquatic habitats,” according to a NOAA report. The report said that increases in salmon response time to smells came within 10 minutes of exposure in some cases.

Some pesticides also affect fish smell, including atrazine and chlorpyrifos, according to research by Oregon State University and Canadian scientists, respectively.

Adding to the concern, Tierney found that zebrafish hung out where the herbicides entered their water, instead of avoiding it. The fish seemed to think that there was more food where the chemicals were because of excessive nutrients and bacteria.

Pyle said one way to mitigate the problem is cleaning up contamination near spawning sites, as embryos are sensitive to the metals. Pyle said hatching in clean water, even if the fish ends up in dirty water, bolsters the chance it will maintain its sense of smell.

“You and I can communicate and learn about our environment from seeing and listening,” Pyle said. “But when you’re living in water, you get a lot better info from molecules dissolved in your immediate surroundings. It’s crucial for them.”"

Link: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/news/2013/fish-smell

Tuesday, March 5, 2013

Nous devrions tous fêter Aldo Leopold


Peut-être qu'il ne se passe pas grand chose par chez vous en ce moment, mais ce n'est pas le cas dans Batesland, au Dakota du Sud, une bourgade de 108 habitants, ainsi que dans les municipalités de La Crosse, Fond du Lac et New London dans le Wisconsin. Elles fêtes toutes la fin de semaine d'Aldo Leopold, et nous devrions le faire nous aussi!

La fin de semaine d'Aldo Leopold, baptisée officiellement ainsi au Wisconsin, mais célébrée de manière moins structurée ailleurs, se fête une fois l'an, et c'est une période pour réfléchir et passer à l'action, en honneur de l'un des poètes du mouvement de conservation, un homme presque oublié par le public en général mais vénéré parmi ceux qui croient, comme lui, qu'il y a 2 dangers spirituels à ne pas posséder une ferme: on pourrait penser que le déjeuner vient de l'épicerie et que la chaleur vient de la fournaise.

Relisez votre copie de ses écrits classiques, comme "A Sand County Almanac", ou allez à votre libraire du coin, ils en ont tous une, et ceux qui aiment les écrits sur la nature aussi possèdent au moins un de ses livres, et attardez-vous un moment sur l'Avant-Propos, écrit exactement il y a 65 ans de cela le 4 mars. Il y a plus de sagesse contenue dans ces 13 paragraphes que les douzaines de livres de 300 pages qui ont reçu le National Book Award. Surtout dans le 2e paragraphe.

Comme le vent et les couchers de soleil, les choses sauvages ont été prises pour acquises jusqu'à ce que le progrès commence à s'en débarrasser. Maintenant, nous devons nous demander si un meilleur standard de vie vaut le prix à payer en perte de créatures naturelles, sauvages et en liberté.

Le livre de Leopold médite sur les choses sauvages et les coûts de la civilisation. Bien avant que le mot "écologie" passe des livres d'histoire naturelle et de la faculté de zoologie vers la fin du 19e siècle à la page une des quotidiens de la fin des années 1960, ce superviseur du service de la foresterie des É.-U., professeur de l'université du Wisconsin enseignant d'administration de la chasse et de la pêche et écrivain émérite (éditions de 2 millions de copies) a enseigné les préceptes et les valeurs de sa discipline, qu'il partageait en expressions autant morales que scientifiques:

Que la terre soit une communauté est un concept de base de l'écologie, mais que la terre doit être aimée et respectée est une facette de l'éthique...Notre société plus dense et meilleure est maintenant comme une hypocondriaque, si obsédée par sa propre santé économique qu'elle a perdue sa capacité de rester en santé.

Est-ce que c'est une coïncidence que son oeuvre ait été complétée la même année (1948) que "Northern Farm", la chronique de l'année que Henry Beston ait vécue dans le Maine, écrite à Chimney Farm dans Nobleboro, où il habitait avec son épouse, la toute autant sage Elizabeth Coatsworth, native de Buffalo qui s'est mérité le prix Newbery Medal en 1931 pour "The Cat Who Went to Heaven" mais qu'on connaît mieux pour ses réflexions sur la ruralité de la Nouvelle Angleterre?

Beston pourrait être mieux connu pour son livre "The Outermost House", écrit en 1928 à Cape Cod, mais j'ai toujours aimé "Northern Farm" qui termine en concluant que ce qui est venu avec notre ère est une aliénation de la Nature comme jamais n'a connue l'histoire humaine. Cela nous a coûté notre sens de la réalité et nous fait presque perdre notre humanité.

C'est le message de Leopold également. Leopold et Rachel Carson (qui a déjà dit que Beston était le seul écrivain qui l'ait influencée) sont toujours nommés comme étant les fondateurs du mouvement environnemental moderne. Ouvrez un livre de Beston à n'importe quelle page et vous y lirez des réflexions comme celle-ci, à la page 24 de mon libre de poche qui porte bien son âge de 39 ans:

S'il y a une chose bien claire à comprendre des siècles qui ont été dominés par les usines et la roue, c'est que bien que la machine peut fabriquer de tout, d'une cuillère à un navire d’atterrissage, la joie naturelle à vivre sainement est quelque chose qui n'a jamais étée et ne sera jamais usinée.

Comme Beston, Leopold était un très bon observateur. Il contemplait le bruant des champs, le troglodyte, et même la bien nommée paruline orangée, si à l'aise dans un trou creusé par un pic. Il s'est fait des amis parmi les fusains, les cornouillers rouges, les noisetiers et les solanums, souvent méprisés par les moins subtils comme étant de la fardoche. Il remarquait comment les mûres sauvages pendaient comme des lanternes chinoises sur les rives des cours d'eau à lent débit. Il trouvait que les vents de novembre étaient pressés.

En somme, les boisés agricoles lui donnaient ce qu'il appelait une éducation libérale, car il arrivait à la conclusion que cette récolte de sagesse ne lui faisait jamais défaut. Voici un peu de cette sagesse, disponible dans la toute dernière édition publiée ce mois-ci par la Library of America:

"Si vous avez des tendances à aimer économiser, vous trouverez que les pins sont de votre opinion, car contrairement aux essences de bois dur qui vivent au jour le jour, ils ne paient jamais leurs factures courantes avec leurs économies courantes: ils vivent uniquement de leurs économies de l'année précédente."

Durant ce mois de mars, les rumeurs entre les pins voisins ont dit à Leopold qu'un chevreuil bien nourri est trop paresseux pour s'étirer au-delà de 4 pieds pour se nourrir des branches, mais s'ils sont vraiment affamés, ils iront rejoindre celles qui se trouvent à moins de 8 pieds. "Donc", écrit-il, "je suis renseigné sur la gastronomie du chevreuil sans même le voir, et j'apprends, sans aller dans ses champs, si mon voisin a récolté ses épis." (Si vous pensez que ce genre de sagesse, rare à n'importe quel siècle, n'a pas sa place de nos jours, je vous recommande de lire "Reading the Forested Landscape" de Tom Wessels, peut-être le meilleur livre sur la nature du siècle) Quelques 65 années plus tard, Leopold nous dit qu'un matin de mars n'est morose que pour celui qui ne regarde pas en direction du ciel, l'oreille à l'écoute pour les oies.

L'autre jour, j'étais à la campagne et je regardais le ciel. J'ai vu des nuages chargés de neige en compétition avec le soleil. C'est la neige qui a gagné. Tout était bien sur la terre, adouci par le blanc.

Leopold, qui aimait dire qu'il savait ce qu'une montagne pouvait penser, considérait l'homme comme étant le plus récent animal apparu sur la prairie qu'il a appris à aimer, intervenant en privant le paysage de son ancien allié, le feu.

Il nous rappelle que l'éminent John Muir ressentait la même chose. "S'il n'y avait pas eu les feux," écrivait Muir, "ces belles prairies, un symbole si important pour ce pays, auraient été recouvertes par de denses forêts."

Cei amena Leopold à nous raconter que celui qui possède un chêne à gros fruits, nombreux dans la partie du sud du Wisconsin, possède donc une bibliothèque historique, et une place réservée dans le théâtre de l'évolution.

Ce qui est le plus merveilleux, c'est qu'il nous a réservé une place dans ce théâtre. Assoyez-vous donc et admirer l'action. C'est la fin de semaine d'Aldo Leopold.

"We Should All Celebrate Aldo Leopold

Maybe nothing much is going on right now in your hometown, but that’s not the case in Batesland, S.D. (population 108), and in the Wisconsin towns of La Crosse, Fond du Lac and New London. They’re all marking Aldo Leopold Weekend, and we should, too.

Aldo Leopold Weekend — officially so designated in Wisconsin but informally marked elsewhere — comes only once a year, and it is a time for reflection and action, all in honor of one of the poets laureate of the conservation movement, a man much forgotten by the general public but much revered among those who believe, as he did, that there are two spiritual dangers in not owning a farm — that you might think breakfast comes from the store and that you might believe heat comes from the furnace.

Pick up your copy of his classic “A Sand County Almanac” — all libraries have one, several schools do, and those who love nature writing own at least one volume — and pause for a moment on his foreword, written precisely 65 years ago Monday (March 4). There is more wisdom in those 13 paragraphs than in a dozen 300-page works that have won the National Book Award. Pause for a moment on the second paragraph:

Like winds and sunsets, wild things were taken for granted until progress began to do away with them. Now we face the question whether a still higher “standard of living” is worth its cost in things natural, wild and free.

Leopold’s book is a meditation on wild things and on the cost of civilization. Long before the word “ecology” moved from the natural-history and zoology faculty in the late 19th century to the front pages of newspapers in the late 1960s, this U.S. Forest Service supervisor, University of Wisconsin professor of game management and long-selling author (2 million copies in print) preached the precepts and values of this discipline, which he viewed in moral as much as in scientific terms:

That land is a community is the basic concept of ecology, but that land is to be loved and respected is an extension of ethics … Our bigger-and-better society is now like a hypochondriac, so obsessed with its own economic health as to have lost the capacity to remain healthy.

Can it be a coincidence that his masterwork was completed in the same year (1948) as “Northern Farm,” Henry Beston’s chronicle of a year in Maine, written from Chimney Farm in Nobleboro, where he lived with his wife, the equally sagacious Elizabeth Coatsworth, a Buffalo girl who won the Newbery Medal in 1931 for “The Cat Who Went to Heaven” but is best remembered in our house for her musings about rural New England?

Beston may be better known for “The Outermost House,” written in 1928 from Cape Cod, but I have always been drawn to “Northern Farm,” which he concludes by observing that “(w)hat has come over our age is an alienation from Nature unexampled in human history. It has cost us our sense of reality and all but cost us our humanity.”

That is the Leopold insight as well. Leopold and Rachel Carson (who once said Beston was the only writer who influenced her) are almost always cited as the founding father and mother of the modern environmental movement. Open Beston’s book at random and you’ll encounter reflections like this, on page 24 of my well-loved paperback edition, now 39 years old:

If there is one thing clear about the centuries dominated by the factory and the wheel, it is that although the machine can make everything from a spoon to a landing-craft, a natural joy in earthly living is something it never has and never will be able to manufacture.

Like Beston, Leopold was a great observer. He contemplated field sparrows, wrens, even the beautifully named prothonotary warbler, the latter very much at home in a hole carved by a woodpecker. He made friends with the wahoo, red dogwood, hazel and bittersweet, dismissed by the less discerning as mere brush. He noticed how the wild blackberries glowed along boggy streams like red lanterns. He found that the winds of November were in a hurry.

In all, the farm woodlands provided him with what he called “a liberal education,” for he concluded that “(t)his crop of wisdom never fails.” Here’s some of that wisdom, beautifully captured in a new edition published this month by the Library of America:

If you are thriftily inclined, you will find pines congenial company, for, unlike the hand-to-mouth hardwoods, they never pay current bills out of current earnings; they live solely on their savings of the year before.

In this month of March the “small-talk and neighborhood gossip among pines” told Leopold that a well-fed deer is too lazy to reach up beyond 4 feet for his feast of branches but a really famished one will reach as high as 8 feet. “Thus,” he wrote, “I learn the gastronomic status of the deer without seeing them, and I learn, without visiting his field, whether my neighbor has hauled in his cornshocks.” (Lest you think this sort of wisdom, rare in any age, has no equal in our time, let me recommend “Reading the Forested Landscape” by Tom Wessels, perhaps the best nature book of our century.) Some 65 years later, Leopold tells us that a “March morning is only as drab as he who walks in it without a glance skyward, ear cocked for geese.”

The other day I was in the country and looked skyward and saw snow-laden clouds at war with the sun. The snow won. All was right with the world, softened by the white.

Leopold, who prided himself on knowing how a mountain thinks, saw man as merely the newest animal on the prairie he came to love, intervening by depriving the land of its onetime ally, fire.

He reminds us that the great John Muir felt the same thing. “Had there been no fires,” wrote Muir, “these fine prairies, so marked a feature of the country, would have been covered by the heaviest forest.”

This led Leopold to tell us that he who owns a bur oak, so prominent in southern Wisconsin, “owns a historical library, and a reserved seat in the theater of evolution.”

The amazing thing is that he saved a seat for us in that theater. Sit back and watch the action. It’s Aldo Leopold Weekend."

Article écrit par Shribman publié dans le quotidien The Ponca City News ici: http://www.poncacitynews.com/Shribman2013-03-03T01-58-16