Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Saturday, September 7, 2013

Île au Foin - un autre saccage en devenir


"Île au Foin : Québec accepte la voie d'accès

Claudy Laplante-St-Jean
Publié le 06 septembre 2013



Québec a finalement tranché, une voie d'accès en zone inondable pourra être créée vers l'Île au Foin, un plan vivement contesté par certains citoyens. Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire a reconnu, le 5 septembre, la validité de la dérogation au schéma d'aménagement demandée par la MRC de la Vallée-du-Richelieu, plus tôt cet été, mettant fin à la saga qui régnait depuis quelques mois.


«La M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu confirme avoir reçu un avis du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire nous avisant que le règlement numéro 32-12-14 respecte les orientations du gouvernement en matière d’aménagement puisque le contenu du présent règlement est conforme», a indiqué la MRC par voie de communiqué, vendredi matin.

Celle-ci ajoute que par la voix du sous-ministre, l’avis reconnait une dérogation à la zone inondable de récurrence 0-20 ans, et ce, afin de permettre la construction d’une voie d’accès vers l’Île au Foin, sur le territoire de la ville de Carignan. «Par conséquent, le règlement numéro 32-12-14 de la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu entrera en vigueur conformément à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme», peut-on y lire.

La dérogation, une version révisée, avait été adoptée de façon unanime par les maires présents (excluant Denis Lavoie, de Chambly, qui était absent), lors de la séance du conseil du 20 juin.

«Nous avons effectué plusieurs modifications améliorant le règlement et répondant aux exigences des différents ministères, notamment au niveau du libre écoulement naturel des eaux, la hauteur et la largeur de la voie d’accès projetée, l’intégrité du territoire et la protection de la flore et des habitats fauniques» avait précisé Gilles Plante, maire de McMasterville et préfet de la MRC, lors de ladite séance.

Un heureux dénouement pour Louise Lavigne

Louise Lavigne, mairesse de Carignan, s'attendait à une réponse positive de la part du gouvernement. «Quand nous avons présenté le dossier, nous savions que techniquement, c'était recevable. La MRC elle-même avait travaillé avec le MAMROT pour que tous les critères soient rencontrés. Quand nous avons voté le règlement, nous pensions que tout était conforme. J'aurais été étonnée de voir ce qui aurait pu accrocher dans le processus», explique-t-elle en ajoutant que le secteur a toujours été zone habitable et que la Ville se battait en Cour pour ne pas qu'il y ait des tours d'habitation, mais bien des maisons unifamiliales.

Mme Lavigne s'est toutefois dite soulagée du dénouement de l'histoire. «Je suis extrêmement heureuse. C'est un dossier qui déchirait la Ville depuis 12 ans. C'est enfin la fin de la saga», confie-t-elle en précisant que 75 % du secteur restera intact, dont la piste cyclable.

Toutefois, celle-ci tient à rappeler qu'aucun projet intégré de développement n'est encore sur la table pour le moment. «On ne sait pas le futur, mais c'est définitivement une belle étape de passée. Ça a pris beaucoup de temps et d'énergie. Ça a divisé la population. Nous avons fait tout ce qui était prévu par la Loi sans sauter d'étapes», se réjouit la mairesse.

Le Collectif n'a pas dit son dernier mot

«Consternation». «Incompréhensible». Voilà les deux premiers mots qui décrivent la décision du gouvernement selon Lorraine Moquin, du Collectif pour le parc du bassin de Chambly, qui s'oppose vivement à ce projet depuis les tous débuts.

«Le gouvernement a raté une belle occasion de montrer de la cohérence entre ses promesses électorales et ses actions. Il se prononce en faveur de la protection des milieux naturels, mais une dérogation comme celle-là, ça nous en éloigne ! C'est incompréhensible !», lance Mme Moquin qui rappelle que la même dérogation avait été refusée en 2012 par Laurent Lessard, qui était ministre du MAMROT à l'époque.

Celle-ci affirme que Québec a fondé sa décision sur une dimension technique relative à la construction du pont seulement et qu'il a oublié la plus importante, celle de l'environnement. «La première raison valable d'autoriser une dérogation, c'est l'intérêt public. Pourtant, ce n'est pas au rendez-vous», déplore-t-elle.

En plus d'avoir déposé une plainte au MAMROT sur l'irrégularité de la procédure dans l'adoption de la dérogation par la MRC, le Collectif sera présent aux deux séances afin de se faire entendre et de faire changer les choses."

Lien: http://www.chamblyexpress.ca/Actualites/2013-09-06/article-3378170/Ile-au-Foin-%3A-Quebec-accepte-la-voie-dacces/1



Réaction du Collectif pour le parc du bassin de Chambly suite à l'autorisation d'une dérogation en zone inondable 0-20 ans à l'Ile au Foin


"En accordant une dérogation pour des travaux en zone inondable 0-20 ans, dans les chenaux de Carignan, le gouvernement du PQ a raté une occasion de démontrer de la cohérence entre ses promesses électorales de protecteur de l’environnement et ses actions sur le terrain. Et s’il y a un endroit où il ne faut pas faire d’exception aux règles de zones inondables, c’est bien au confluent des rivières Richelieu et l’Acadie!



Le Ministère appuie sa nouvelle décision sur la seule dimension technique de la construction d’un pont et ponceau dans une zone inondable : Empiètement de 18%, 20% ou 22% dans la zone d’écoulement, cela change quoi? Ce n’est qu’UNE des dimensions de cette décision, et si c’était la seule, un Avis du ministre ne serait pas requis, car les fonctionnaires peuvent gérer cela tout seul. L’Avis du ministre doit permettre une vue d’ensemble de la question et assurer la cohérence de la dérogation demandée avec l’ensemble des orientations gouvernementales. C’était le cas pour le refus de cette même demande, le 31 juillet 2012 par l’ancien ministre Laurent Lessard, qui indiquait clairement « Ce projet de règlement ne respecte pas les orientations gouvernementales en matière de sécurité et de bien-être publics, de protection de l’environnement ainsi que de la protection du patrimoine naturel et de maintien des espèces floristiques, fauniques et de leurs habitats. » Est-ce que toutes les orientations gouvernementales ont tellement changé depuis l’arrivée du PQ au pouvoir qu’une réduction de quelque pourcentage d’empiètement dans la zone d’écoulement a réglé tout cela?



Ont-ils rejeté le PMAD? La Ceinture verte du grand Montréal ? La protection des milieux naturels, des boisés, des milieux humides? Le Corridor vert et bleu du Richelieu? La protection des espèces fauniques menacées? La Zone d’intervention spéciale pour les inondations du Richelieu? La prévention des îlots de chaleur? Chaque dérogation comme celle-ci nous éloigne de la protection des bandes riveraines, des orientations gouvernementales en matière de sécurité des citoyens et des objectifs du PMAD. Combien sont accordées chaque jour, sans que les citoyens n’en soient conscients?



La première raison valable pour autoriser une dérogation est l’intérêt public et on cherche toujours l’intérêt public dans cette décision. Cela prend une acceptabilité sociale et elle n’est clairement pas au rendez-vous. Un plan d’urbanisme a été rejeté par référendum à Carignan parce qu’il ne protégeait pas les milieux naturels. Quand il était dans l’opposition, le député Bertrand St-Arnaud a déposé une pétition signée par plus de 2000 personnes de la région du bassin de Chambly en faveur de la protection des milieux naturels. Des citoyens et des groupes environnementaux de tout le Québec ont manifesté et se sont exprimés contre la dérogation lors de la consultation publique du 17 juin à la MRC.



Pour la suite, nous sommes en attente d’une décision sur la plainte logée au MAMROT concernant des irrégularités dans le processus d’adoption de ce règlement par la MRC, irrégularités concernant la convocation et la tenue de l’assemblée publique de consultation qui doit précéder un changement de cette nature au schéma d’aménagement régional. La plainte a été jugée recevable et elle est en analyse actuellement. Cela pourrait invalider la dérogation, laquelle pourrait être retirée par le prochain conseil municipal, puisque nous sommes à quelques semaines des élections municipales.



Techniquement, deux séances du conseil de ville de Carignan seraient nécessaires pour faire modifier le règlement de zonage de la ville afin de compléter la procédure de dérogation. Comme il n’en reste qu’une seule avant les élections du 3 novembre, il semble que cela nécessitera la convocation d’une séance extraordinaire du conseil de ville pour que le promoteur ait le champ libre avant les élections. La mairesse Lavigne, ayant soutenu sans relâche et à l’encontre de la volonté citoyenne, cette demande du promoteur, se priverait-elle de cela à ce stade-ci? Théoriquement, et selon la coutume à Carignan, l’assemblée publique de consultation précédant l’adoption définitive du règlement, devrait se tenir au début de la séance du conseil du 1er octobre. Les citoyens sont invités à venir s’exprimer à ce dernier conseil de ville régulier de l’équipe Lavigne le 1er octobre. Une belle occasion, avant les élections, de voir quels conseillers voteront selon la volonté clairement exprimée des citoyens et à leur avantage.



COLLECTIF POUR LE PARC DU BASSIN DE CHAMBLY

Lorraine Moquin (450-658-3277)"


Tuesday, August 13, 2013

Une belle journée d'août



Je crois que je ne peux rien demander de mieux que de contempler le ciel bleu du bleu de mes Gloires du Matin, regarder les petits nuages s'effilocher et se déferlant au fil du vent, deux aigles pêcheurs jouissant de leur maturité adulte planer au-dessus de moi, écoutant la cygale chanter du haut des arbres, le vent mugissant dans les branches m'apportant parfois le rugissement de la rivière, un petit coup de vent vient chatouiller le carillon, et puis les criquets heureux crissent partout sur la propriété; je suis entourée de mes plantes sur mon balcon neuf, assise dans ma chaise Adirondak que j'ai peinturé d'un jaune vif ce printemps, admirant les rouges, les oranges, les jaunes et les bleus de mes fleurs qui ne font que mieux ressortir le vert végétal qui m'entoure. Le tic-tic-tic de l'oiseau-mouche me dit qu'il apprécie, lui aussi. Au loin, tout à coup, un bruant chanteur partage avec moi cette lassitude de l'après-repas sous le soleil tout juste passé son zénith. Le mois d'août, c'est non seulement le mois de ma fête, mais c'est aussi mon mois préféré, la terre bien réchauffée me permettant de rester pieds nus toute la journée. L'angle du soleil laisse deviner la saison plus froide qui s'en vient, mais me rappelle de jouir de chaque journée chaude qui nous reste cette année. Si je pouvais aller me saucer à la rivière, ce serait, en effet, le Paradis.

How can I ask for anything more out of life than to look up at the sky, blue of the blue of the Morning glories, studying the folding and unfolding of the small wispy clouds, two mature Ospreys in their prime soaring above me, listening to the cicada in the treetop, the wind whispering in the branches, sometimes bringing me the roar of the river to my ears, tickling the wind chimes once in a while, accompanying the crickets all around me on the property; I'm sitting on my new back porch in the Adirondack chair I painted bright yellow this spring, soaking up the reds, oranges, yellows and blues of my flowers that make the rest of the green vegetation surrounding me seem even greener. The tick-tick-tick of the hummingbird tells me he's enjoying the moment also. Far away, a Song Sparrow shares with me the after-lunch lull of the day, the sun just past the high-noon point. August, not only my birthday month, but my favorite month of the year by far, the earth at last warm enough to spend the whole day barefoot, the angle of the sun reminding me that it will be all over soon and that cooler times are ahead, so to make me appreciate each warm day left this year. If I could go and have a dip in the river, it would be Paradise indeed.

Sunday, August 11, 2013

Agriculture - les monocultures sont un désert vert



"Un «désert vert»


David Riendeau
La Voix de l'Est

(Granby) La vente presque systématique de semences enrobées de pesticides de la classe néonicotinoïdes dans les monocultures sème l'inquiétude dans les cercles apicoles et environnementalistes (voir encadré).

La friction des semences à l'intérieur du semoir soulève des poussières nocives au cheptel de François Dubreuil. «Nous détectons des traces de ce produit dans le cadavre des abeilles depuis quelques années, soutient-il. Faut-il revoir sa méthode d'utilisation? Doit-on utiliser ces pesticides mur-à-mur? Je recherche une solution équitable pour tout le monde», s'interroge-t-il.

L'apiculteur Stephen Crawford de la ferme Les trois acres à Dunham est partisan d'un bannissement des néonicotinoides. «Malheureusement, je doute que cela se fasse. Les compagnies fabricantes ont un pouvoir énorme.»

Contexte défavorable

Le médecin vétérinaire Claude Boucher estime que le contexte agricole actuel n'est guère favorable à l'apiculture. «La majorité des colonies sont en milieu agricole où fait on fait usage de ce type de pesticides, ce qui n'a rien de bon pour les abeilles. Ajoutons à cela la raréfaction de la biodiversité, car elles ont besoin de fleurs pour vivre. Un champ de maïs à perte de vue est une sorte de désert»"



Lien: http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201308/09/01-4678707-un-desert-vert.php

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A green desert

I have often deplored our province's new way of doing farming: those endless GM corn and soy fields as far as the eye can see have nothing to do with ecosystem diversity and must be murder for the natural flora and fauna of our countryside. Well, at last, I am not alone in thinking so. Here's my translation of an article published in an important newspaper in farm country, no less!

The almost systematic selling of seeds covered with pesticides of the neonicotinoid class for monocultures is starting to worry beekeepers and environmentalists.

Friction inside the sowing machine raises dust that is toxic to François Dubreuil hives. "We detect traces of this product in the bodies of dead bees for the past few years, he says. Should we rethink our way of using these seeds? Should we be using these pesticides uniformly? I'm looking for a solution that would be fair for everybody", he wonders.

Beekeeper Stephen Crawford from the Les Trois Acres farm in Dunham is for banning all neonicotinoids. "Unfortunately, I doubt very much that this will happen. Makers of this product are extremely powerful."

Unfavorable context

Claude Boucher, veterinary by trade thinks that today's agricultural context is not very favorable towards beekeeping. "Most of the colonies in farming areas, this kind of pesticide is being used, which is not good for bees. Add to that problem lack of biodiversity, because bees need flowers to survive. A corn field as far as the eye can see is some kind of desert."

Sunday, July 21, 2013

Mon voisin continue de tondre un terrain qui ne lui appartient pas




Çà, c'est mon voisin Serge Villeneuve qui tond la propriété de Conservation de la Nature devant chez lui (240, 1ère Rue, Richelieu, Qc, J3L 3W2), bien que l'écriteau derrière lui dans la photo interdise toute coupe de la végétation puisque c'est une aire naturelle.

Je dénonce ce genre de comportement depuis des années auprès du propriétaire, sans succès. La dernière excuse, c'est que Conservation de la Nature a fait un échange de terrains et que ce terrain riverain à la rivière Richelieu appartiendrait à la municipalité de Richelieu maintenant. Sauf qu'en attendant que quelqu'un mette ses culottes, les arbres ne peuvent pas coloniser ce talus à cause de l'entêtement de mon voisin.

J'ai déjà fait une entrée de blogue à ce sujet ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2010/07/un-recidiviste-invetere.html

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For years now I've been asking Nature Conservancy to have the rules protecting their property in front of my home respected by my rogue neighbor who insists on keeping the river bank as clean as a golf green.

I've given up. The last excuse brought up by Nature Conservancy is that they have exchanged this river bank property along the Richelieu River with others for the islands in the middle of the river that belonged to the town of Richelieu. So it would seem that this property belongs to my town now. But who is at city hall on a Sunday? And why would my municipality enforce regulations that Nature Conservancy put in place but never enforced when the property was theirs anyway?

Wednesday, June 12, 2013

Agriculture - les OGM rendent les porcs malades

Photo: Christian Charisius, Reuters

Voici ma traduction libre d'un récent reportage portant sur une autre étude qui démontre que manger des OGM, çà rend malade.

Des scientifiques disent qu'une nouvelle étude scientifique démontre que la santé des porcs est endommagée par la moulée OGM.

Des cochons qui ne mangent que de la moulée faite avec des grains génétiquement modifiés souffraient davantage d'inflammations de l'estomac que les cochons qui étaient nourris avec de la moulée conventionnelle, selon une nouvelle étude menée par une équipe de scientifiques australiens et de chercheurs américains.

L'étude continue d'ajouter au débat grandissant chez le publique qui se préoccupe des récoltes génétiquement modifiées, récoltes vastement cultivées aux É.-U. et dans des fermes de l'Amérique latine, ainsi que beaucoup d'autres pays partout sur la planète.

L'étude a été publiée dans l'édition de juin de la revue scientifique révisée par les pairs Journal of Organic Systems, rédigée par des chercheurs en Australie qui ont travaillé avec 2 vétérinaires et un fermier de l'Iowa afin d'étudier des porcs aux É.-U.

Le chercheur en chef Judy Carman est une épidémiologiste et biochimiste en plus d'être directrice de l'institut Institute of Health and Environmental Research à Adelaide, en Australie.

L'étude s'est tenue pendant plus de 22,7 semaines auprès de 168 porcelets tout récemment sevrés dans une porcherie commerciale des É.-U.

Un groupe de 84 a reçu de la moulée faite d'un mélange de soya et de maïs génétiquement modifiés, et l'autre groupe de 84 porcelets a reçu de la moulée équivalente, mais non génétiquement modifiée. La moulée de maïs-grain et de soya venait de fournisseurs commerciaux, selon l'étude, et les porcelets ont été engraissés suivant les mêmes conditions d'élevage. Les porcs ont ensuite été abattus environ 5 mois plus tard et des vétérinaires en ont fait l'autopsie qui ne savaient pas quels porcs avaient reçu la moulée GM
et quels porcs étaient du groupe de contrôle.

Les chercheurs ont dit qu'il n'y avait pas de différence entre les porcs nourris aux OGM et les autres pour ce qui est de la quantité de moulée consommée, la prise de poids, la mortalité précoce, et dans les tests de biochimie effectués de routine sur leur sang.

Mais les porcs qui étaient sur la diète des OGM avaient un taux plus élevé d'inflammations graves de l'estomac: 32% des porcs nourris aux OGM en souffraient à comparé à 12% des porcs nourris normalement. Les inflammations étaient plus graves chez les porcs mâles nourris aux OGM à comparer avec les mâles nourris sans OGM d'un facteur de 4,0, et les femelles nourries aux OGM, comparées aux femelles nourries sans OGM d'un facteur de 2,2. Aussi, les cochons nourris aux OGM avaient des utérus 25% plus pesants que les cochons sans OGM, selon l'étude.

Les chercheurs disent que des études à long terme sur la nourriture des animaux devraient être faites.

Les graines issues de la biotechnologie sont modifiées génétiquement afin de faire pousser des planes qui tolèrent des épandages d'herbicides et mieux résister aux attaques des insectes nuisibles, facilitant ainsi le travail des fermiers qui cultivent ces récoltes. Certaines critiques avancent depuis des années que les changements à l'ADN fait aux plantes transgéniques créent de nouvelles protéines qui peuvent causer des problèmes de digestion chez les animaux, et possiblement chez les humains également.

Les compagnies qui développent ces récoltes transgéniques en se servant de l'ADN venant de d'autres bactéries et d'autres espèces vivantes affirment que ces récoltes se sont avérées sécuritaires à l'usage depuis 1996.

CropLife International, une fédération globale qui représente l'industrie de la science des plantes, dit que plus de 150 études scientifiques ont été faites sur les animaux nourris avec des récoltes venant de la technologie de la vie et que jusqu'à date, il n'y a pas de preuves scientifiques qu'il y a des impacts négatifs.

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"Scientists say new study shows pig health hurt by GMO feed

Reuters) - Pigs fed a diet of only genetically modified grain showed markedly higher stomach inflammation than pigs who dined on conventional feed, according to a new study by a team of Australian scientists and U.S. researchers.

The study adds to an intensifying public debate over the impact of genetically modified crops, which are widely used by U.S. and Latin American farmers and in many other countries around the world.

The study was published in the June issue of the peer-reviewed Journal of Organic Systems by researchers from Australia who worked with two veterinarians and a farmer in Iowa to study the U.S. pigs.

Lead researcher Judy Carman is an epidemiologist and biochemist and director of the Institute of Health and Environmental Research in Adelaide, Australia.

The study was conducted over 22.7 weeks using 168 newly weaned pigs in a commercial U.S. piggery.

One group of 84 ate a diet that incorporated genetically modified (GM) soy and corn, and the other group of 84 pigs ate an equivalent non-GM diet. The corn and soy feed was obtained from commercial suppliers, the study said, and the pigs were reared under identical housing and feeding conditions. The pigs were then slaughtered roughly five months later and autopsied by veterinarians who were not informed which pigs were fed on the GM diet and which were from the control group.

Researchers said there were no differences seen between pigs fed the GM and non-GM diets for feed intake, weight gain, mortality, and routine blood biochemistry measurements.

But those pigs that ate the GM diet had a higher rate of severe stomach inflammation - 32 percent of GM-fed pigs compared to 12 percent of non-GM-fed pigs. The inflammation was worse in GM-fed males compared to non-GM fed males by a factor of 4.0, and GM-fed females compared to non-GM-fed females by a factor of 2.2. As well, GM-fed pigs had uteri that were 25 percent heavier than non-GM fed pigs, the study said.

The researchers said more long-term animal feeding studies need to be done.

Biotech seeds are genetically altered to grow into plants that tolerate treatments of herbicide and resist pests, making producing crops easier for farmers. Some critics have argued for years that the DNA changes made to the transgenic plants engineer novel proteins that can be causing the digestive problems in animals and possibly in humans.

The companies that develop these transgenic crops, using DNA from other bacteria and other species, assert they are more than proven safe over their use since 1996.

CropLife International, a global federation representing the plant science industry, said more than 150 scientific studies have been done on animals fed biotech crops and to date, there is no scientific evidence of any detrimental impact.

(Reporting By Carey Gillam; Editing by Cynthia Osterman)"

Link: http://www.reuters.com/article/2013/06/11/us-gmo-pigs-study-idUSBRE95A14K20130611

Monday, May 13, 2013

La vie sous nos pieds


Pourquoi discuter de la vie dans le sol dans un blogue sur les rivières, me demanderiez-vous?

Quand on sait que l'eau des rivières vient du ruissellement de surface et des nappes aquifères qui sont sous le sol, c'est facile à comprendre que dans la nature, tout est relié.

Les écosystèmes en santé dépendent les uns des autres pour se maintenir et s'alimenter mutuellement. Quand l'homme aura compris cela, on en sortira tous gagnants.

Voici ma traduction libre d'un texte intéressant écrit par un homme passionné par son sujet.

Le monde caché sous nos pieds.

On sait bien que la biodiversité mondiale est à son déclin. Certains experts disent que nous nous acheminons bien vers la 6e grande extinction et que d'ici 2100, la moitié des espèces de plantes et d'animaux auront disparu.

Malgré cela, l'une des menaces les plus importantes à la biodiversité reçoit très peu d'attention, bien qu'elle est juste ici, sous nos pieds.

Les scientifiques ont trouvé, grâce à des nouvelles techniques d'analyse développées depuis une dizaine d'années, que les vastes étendues de sol est l'un de nos plus grands réservoirs de biodiversité. Il contient presque un tiers de tous les organismes vivants, selon un centre de recherche européen, mais seulement 1% de sa flore microbienne a été identifiée, et les liens entre toute cette variété de vie sont très peu compris.

La terre est la base sur laquelle la maison de la biodiversité mondiale est construite. Sans des écosystèmes robustes dans les sols, la chaîne alimentaire de la planète serait menacée.

Pour mieux comprendre, des scientifiques ont lancé dernièrement ce qu'ils appellent le Global Soil Biodiversity Initiative (lien: http://www.globalsoilbiodiversity.org/ ) afin d'évaluer ce que l'on sait sur la vie dans les sols, déterminer où elle est menacée et mesurer la santé des services essentiels rendus par les écosystèmes du sol.

Ils ne regardent pas seulement le sol dans des paysages éloignés dans des pays étrangers. L'une des études les plus sérieuses se déroule dans le fameux Central Park de New York.

On se concentre sur la vie dans le sol: les microbes, les champignons, les nématodes, les mites et même les gaufres, car ils font tous parti d'une toile d'interdépendances.

Une cuillerée de terre peut contenir des milliards de microbes de 5,000 types différents, des milliers d'espèces de champignons et de protozoaires, de nématodes, de mites et quelques espèces de termites. Comment ces espèces sont liées entre elles est toujours un mystère.

"Il y a une organisation bien rodée sous terre, une usine, avec des animaux terrestres et des microbes, chacun jouant son propre rôle." dit Diana H. Wall, un professeur de biologie à l'université du Colorado qui a étudié la biodiversité des sols en Antartique et au Kansas depuis 2 décennies et qui est la présidente scientifique de l'organisme. "Une feuille tombe d'un arbre, et les vers et les termites les déchirent sans arrêt, et les microbes et les champignons transfèrent les nutriments aux plantes."

Oubliez les mauvaises langues qui dénigrent la terre. Les écosystèmes complexes dans les sols est très évolué et sophistiqué. Ils transforment les déchets organiques en sol. Ils filtrent et nettoient la majorité de l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons en retenant la poussière et les pathogènes. Ils jouent un rôle important à régulariser la quantité de dioxyde de carbone qu'il y a dans l'atmosphère. Les sols, avec toute leurs matières organiques, sont le deuxième océan dépositaire du carbone de la planète. Le labourage annuel, l'érosion et les autres mauvaises gestions font relâcher le carbone sous forme de dioxyde de carbone, et empirent les changements climatiques.

La recherche de la dernière décennie a changé un concept clé. Pendant des décennies, les scientifiques croyaient qu'il y avait de tout partout, c'est à dire que les sols étaient pas mal partout pareils sur la planète. Cela s'avère être très faux.

Une étude de 2003 publiée dans la revue scientifique Ecosystems évaluait la biodiversité de presque 5% des sols de l'Amérique étaient à risque d'une extinction complète à cause de l'agriculture et l'urbanisation, bien que cela pourrait être un estimé très conservateur, puisque les sols de la planète étaient encore moins explorés à ce moment-là que maintenant, et les techniques d'étude étaient moins raffinées alors que maintenant.

Ce qui veut dire que des espèces qui jouent un rôle primordial pourraient avoir déjà disparues ou être tout près de l'être. Ce pourquoi l'évaluation des sols sur le globe est un dossier urgent.

Il y a plusieurs menaces à la vie dans la terre. Les méthodes de labours mordernes en sont une, parce qu'elles privent le sol de la matière organique qu'il a besoin pour se nourrir, le laisse sécher et ajoutent des pesticides, des herbicides et de l'azote de synthèse. Sceller le sol avec de l'asphalte et le béton à cause de l'étalement urbain détruit aussi la vie dans la terre, ainsi que la machinerie lourde et la pollution. Même les assauts d'antan comme les pluies acides continuent de nuire à la vie dans la terre en rendant les sols plus acide.

Le problème est mondial. Dans presque la moitié de la surface de l'Afrique, par exemple, le sur-pâturage et l'agriculture intensive ont détruit le topsoil et accéléré la désertification.

Pourtant, il y a très peu de choses aussi essentielles à la vie que la santé de la vie des sols. Notre nourriture commence par les sols. Les plantes sauvages ont besoin de sols en santé pour bien croître, alors que d'autres espèces se nourrissent des feuilles et des graines et des fruits, et les prédateurs se nourrissent de ces animaux végétariens.

La santé du sol peut prévenir la maladie chez les humains. La fièvre de la vallée terrasse le sud-ouest des É.-U. et vient d'un fongus (champignon) qui devient aérien quand la terre se dessèche: c'est à ce moment-là qu'on peut l'inhaler. On la détecte de plus en plus. Les systèmes des sols jouent aussi un rôle qu'on pense primordial, même si on le comprend très peu, dans la propagation du choléra, de la méningite fongique et d'autres maladies qui passent une partie de leur cycle de vie dans la terre.

Des sols en santé détiennent aussi le remède pour d'autres maladies. Des composés d'antibiotiques sont les armes chimiques de microbes des sols qui sont en compétition, et la plupart des antibiotiques que nous utilisons viennent de là. Des scientifiques cherchent les sols à plusieurs endroits maintenant pour trouver une nouvelle classe d'antibiotiques pour combattre les maladies résistantes aux antibiotiques. Qui sait? La réponse se trouve peut-être sous les fontaines et les trottoirs de Central Park!

Des nouvelles technologies qui permettent aux scientifiques d'étudier les gènes des microbes de la terre et suivre les quantités microscopiques du carbone et de l'azote dans leur périple au travers des écosystèmes dans la terre ont aidé beaucoup à comprendre l'écologie des sols. Mais plus les scientifiques en connaissent, plus ils se rendent compte qu'il y en encore beaucoup à apprendre.

Les changements climatiques font compliquer sans doute les menaces à la biodiversité des sols. La sécurité alimentaire est une préoccupation en haut de la liste des priorités. Qu'arrivera-t-il aux récoltes quand la terre se réchauffera? Des petits changements en température et en humidité peuvent avoir des impacts profonds sur les sols, en changeant la composition de la vie dans la terre et les types de plantes qui peuvent y pousser. Nous pourrions ne plus être capable de faire pousser du blé au Kansas, par exemple.

Certaines plantes devraient migrer lentement vers le nord dans des climats plus frais à cause des changements climatiques, mais d'autres pourraient ne pas pouvoir s'adapter aux nouvelles communautés des sols. "Le monde sur terre et le monde sous terre sont liés très étroitement." dit Docteur Wall.

Des scientifiques découvrent aussi qu'un écosystème d'un sol en santé peut maintenir la vie des plantes naturellement, sans intrants chimiques (de synthèse). "Plus la biodiversité du sol est importante, les plantes souffrent de moins de maladies." dit Eric B. Nelson qui étudie l'écologie des sols et des maladies à Cornell. Les insectes aussi sont découragés par la croissance des plantes dans un sol en santé, dit-il.

Que peuvent faire les fermiers et les jardiniers pour protéger leurs sols? Commencer par cultiver sans labourer, dit la Docteur Wall, ce qui veut dire ne pas labourer tous les ans et permettre à la végétation morte de décomposer. Ceux qui jardinent à la maison peuvent faire la même chose. Éviter d'utiliser des produits chimiques synthétiques est aussi important. Ajouter du compost, surtout du compost de vers de terre, peut aider à garder les écosystèmes de la terre plus robustes.

La question commence à recevoir l'attention qu'elle mérite. Le Docteur Wall vient de recevoir le prix Tyler Prize for Environmental Achievement, un prix honorifique qui vient avec $200,000 qu'elle prévoit dédier à sa recherche. "C'est l'heure de gloire pour la biodiversité des sols." it la Docteur Wall.

L'auteur de ces lignes, Jim Robbins, écrit souvent sous la rubrique Science pour le quotidien The New York Times et est l'auteur du livre intitulé "The Man Who Planted Trees."


"The Hidden World Under Our Feet


By Jim Robbins
Published: May 11, 2013

HELENA, Mont.

THE world’s worrisome decline in biodiversity is well known. Some experts say we are well on our way toward the sixth great extinction and that by 2100 half of all the world’s plant and animal species may disappear.

Yet one of the most important threats to biodiversity has received little attention — though it lies under our feet.

Scientists using new analytical techniques over the last decade have found that the world’s ocean of soil is one of our largest reservoirs of biodiversity. It contains almost one-third of all living organisms, according to the European Union’s Joint Research Center, but only about 1 percent of its micro-organisms have been identified, and the relationships among those myriad life-forms is poorly understood.

Soil is the foundation on which the house of terrestrial biodiversity is built. Without robust soil ecosystems, the world’s food web would be in trouble.

To understand more, scientists recently embarked on what they call the Global Soil Biodiversity Initiative to assess what is known about soil life, pinpoint where it is endangered and determine the health of the essential ecosystem services that soil provides.

They are not just looking at soil in remote, far-off landscapes. One of the more intensive studies is taking place in New York’s Central Park.

The focus is on the life that resides in the soil — the microbes, fungi, nematodes, mites and even gophers that make up a complex web of interrelationships.

A teaspoon of soil may have billions of microbes divided among 5,000 different types, thousands of species of fungi and protozoa, nematodes, mites and a couple of termite species. How these and other pieces all fit together is still largely a mystery.

“There’s a teeming organization below ground, a factory, with soil animals and microbes, each with their own role,” said Diana H. Wall, a professor of biology at Colorado State University who has studied soil biodiversity in Antarctica and Kansas over the last two decades and who is the scientific chairwoman of the soil biodiversity initiative. “A leaf falls, and earthworms and termites are constantly ripping and tearing it apart, and microbes and fungi pass the nutrients on to plants.”

Forget the term “dumb as dirt.” The complex soil ecosystem is highly evolved and sophisticated. It processes organic waste into soil. It filters and cleans much of the water we drink and the air we breathe by retaining dust and pathogens. It plays a large role in how much carbon dioxide is in the atmosphere. Soil, with all of its organic matter, is second to the oceans as the largest carbon repository on the planet. Annual plowing, erosion and other mismanagement releases carbon in the form of carbon dioxide, and exacerbates climate change.

The last decade of research has overturned a key concept. For decades there was a saying among soil scientists — “everything is everywhere,” which meant that soil was largely the same across the globe. That has proved to be spectacularly untrue.

A 2003 study in the journal Ecosystems estimated that the biodiversity of nearly 5 percent of the nation’s soil was “in danger of substantial loss, or complete extinction, due to agriculture and urbanization,” though that was most likely a very conservative guess, since the planet’s soil was even more unexplored then than today, and study techniques were far less developed.

That means that species critical to some important functions could have already disappeared or be on their way out. That’s why the global soil assessment is a matter of some urgency.

There are numerous threats to soil life. Modern tillage agriculture is a big one, because it deprives soil life of organic matter it needs for food, allows it to dry out and adds pesticides, herbicides and synthetic nitrogen. Soil “sealing” from the asphalt and concrete of suburban sprawl destroys soil life, as do heavy machinery and pollution. Even long-ago insults like acid rain still take a toll on life in the soil by having made the soil more acidic.

THE problem is global. In nearly half of Africa, for example, overgrazing and intensive agriculture has destroyed topsoil and led to desertification.

Yet few things are more vital than healthy soil life. Our food supply begins in the soil. Wild plants need healthy soil to grow well, so other species can eat the leaves and seeds and fruit, and predators can eat the plant eaters.

Healthy soil can prevent human disease. Valley fever is found in the southwest United States and is caused by a fungus that becomes airborne when soil dries out and is inhaled. It is rapidly increasing. The soil system also plays what is thought to be a key, if poorly understood, role in the spread of cholera, fungal meningitis and other diseases, which live part of their life cycle in the soil.

Healthy soils also hold the cure for some diseases. Antibiotic compounds are the chemical weapons of competing soil microbes, and most of the antibiotics we use came from there. Scientists are searching soil in various places now for a new class of antibiotics to deal with antibiotic-resistant diseases. Who knows, the answer may lie underneath the fountains and sidewalks of Central Park.

New technologies that enable scientists to study the genes of soil microbes and to track microscopic amounts of carbon and nitrogen as they pass through the soil ecosystem have provided leaps in the understanding of soil ecology. But the more scientists learn, the more they realize how little they know.

Global warming will no doubt greatly compound the threats to soil biodiversity. Food security is a big concern. What will happen to crops as the earth gets warmer? Slight changes in temperatures and moisture can have profound impacts on soil, altering the composition of soil life and the types of plants that will grow. We may no longer be able, for example, to grow wheat in Kansas.

Some plants are expected to gradually migrate north to cooler climates as it warms, but others may not be able to adapt to new soil communities. “The world above ground and the world below are very tightly linked,” said Dr. Wall.

Scientists are also discovering that a healthy soil ecosystem may sustain plants naturally, without chemical inputs. “The greater the soil diversity, the fewer diseases that emerge in plants,” said Eric B. Nelson, who studies soil and disease ecology at Cornell. Insects are also deterred by plants grown in healthy soils, he said.

What can farmers and gardeners do to protect their soils? Practice no-till agriculture for one, Dr. Wall said, which means not plowing every year and allowing dead vegetation to decompose. Backyard gardeners can do the same. Avoiding synthetic chemicals is also important. Adding compost, especially worm compost, can help by making soil ecosystems more robust.

The topic is starting to get the attention it deserves. Dr. Wall was just awarded the Tyler Prize for Environmental Achievement, a distinguished prize that comes with $200,000 that she says plans to use for her research. “It’s showtime for soil biodiversity,” Dr. Wall said. "

Jim Robbins is a frequent contributor to the Science section of The New York Times and the author of “The Man Who Planted Trees.”

Link: http://www.nytimes.com/2013/05/12/opinion/sunday/the-hidden-world-of-soil-under-our-feet.html?ref=opinion&_r=0

Tuesday, May 7, 2013

La civilisation industrielle est l'ennemi des abeilles


Voici ma traduction libre d'une chronique publiée dans un quotidien de la Colombie-Britannique de la plume de Pete McMartin.

Les abeilles confrontent leur ennemi: nous!

Les insectes sur lesquels les humains dépendent pour faire la pollinisation souffrent des impacts de la civilisation.

La professeure Elizabeth Elle nous appelle de son travail. Son bureau en cette belle journée de semaine ensoleillée est au beau milieu d'un champs de bleuets à Pitt Meadows où elle s'affaire à compter les abeilles.

Comment compte-ont des abeilles?

"Vous vous tenez en face d'un plant de bleuets," dit-elle, "et quand vous en voyez une, vous dites: Un! Et quand vous en voyez une autre, vous dites: Deux!"

"Très high-tech!"

Aujourd'hui, elle a compté 5 différentes espèces d'abeilles qui s'affairent - l'abeille domestique à miel importée, l'apis mellifera, apportée par le cultivateur, et 4 espèces indigènes qui se sont retrouvées ici de leur propre accord.

Le journaliste lui demande s'il y a plusieurs espèces d'abeilles?

Toute enthousiasmée, elle lui répond: "Vous savez combien d'espèces d'abeilles se trouvent en C.-B.? Environ 450! Et il y en a probablement beaucoup plus, parce que nous continuons à en trouver d'autres! N'est-ce pas emballant? Il y aurait autant d'espèces d'abeilles en C.-B. qu'il se trouve d'espèces d'oiseaux au Canada au complet!"

Elle est une biologiste à Simon Fraser University. Elle connaît ses abeilles. Elle veut passionnément les sauver, surtout les espèces indigènes, qui connaissent un déclin marqué partout sur la planète.

Notre propre espèce indigène de bourdon, par exemple, était nombreux dans les terres basses il y a de cela 20 ans. On ne l'a pas vu depuis quelques années, dénonce-t-elle, et pourrait être disparu pour de bon.

Il y a plusieurs raisons à cela, dit-elle: les pesticides, le climat, la résistance croissante des parasites d'abeilles à cause de nos mesures. Et il y a le stress des monocultures infligé aux abeilles.

"Imaginez-vous à manger que du brocoli pendant un mois d'affilé," dit-elle. "On dit que c'est bon pour vous. Mais après avoir mangé que cela, vous pourriez commencer à connaître des carences. Cela vous rendrait faible. Il en va de même pour les abeilles à qui on demande de manger rien d'autre qu'un champs de bleuets."

Comme le reportage le mentionnait lundi, il y a une pénurie d'abeilles domestiques à miel pour polliniser les fermes de bleuets dans les basses terres. La fermeture soudaine de 2 fournisseurs d'abeilles en Alberta n'a fait qu’aggraver la pénurie, et les fermiers doivent se débrouiller.

Ce genre de nouvelles a aidé à donné un arôme d’apocalypse au déclin des abeilles depuis quelques années: si les abeilles disparaissent, dit-on, la famine mondiale suivra.

Mais Mme Elle n'est pas une alarmiste.

"Nous n'allons pas tous mourir de faim. On n'a pas documenté de cas de pénurie d'aliments encore. Mais, comme dit le dicton, une bouchée sur trois est là grâce aux abeilles. Alors une grande partie des récoltes dépend d'une sorte de pollinisation par les abeilles."

Et les abeilles, qui vivent dans une boîte, parce qu'elles ont acceptées d'être domestiquées, sont les insectes les plus accommodants. Ce sont elles, les meilleures amies de l'homme, pas le chien.

Pendant que leurs nombres est à la baisse, notre dépendance envers les abeilles est à la hausse. Les surfaces de récoltes qui dépendent de la pollinisation continuent d'augmenter. Le café. Le chocolat. Les fruits. Les noix.

C'est une des raisons pour laquelle Mme Elle s'est retrouvée dans un champs de bleuets lundi. Elle tente de quantifier l'efficacité des abeilles à faire la pollinisation.

"Nous tentons une expérience pour observer si les agriculteurs ont tant besoin de services de pollinisation pour obtenir un fruit.

"Nous comparons certaines fleurs qui viennent d'éclore aux insectes pollinisateurs qui sont dans le champs à des fleurs semblables auxquelles nous ajoutons du pollen à la main.

"Si nous, comme pollinisateurs manuels, pouvons augmenter le nombre de fruits, mieux que le font les abeilles, alors nous pourrons aviser ce cultivateur qu'il lui manque des insectes pollinisateurs."

La nouvelle n'est pas encourageante.

"Nous avons documenté des cas depuis les quelques dernières années que les cultivateurs n'ont pas autant de fruits que s'ils avaient assez de pollinisation de leurs récoltes."

C'est pour cette raison que Mme Elle a dépensé autant d'efforts à la conservation des abeilles indigènes et la propagation de méthodes agricoles qui pourraient augmenter leur population. Les abeilles indigènes sont plus efficaces, et, tout simplement, elles sont déjà là.

Du moins, c'était le cas d'une espèce de bourdon.

"Je ne crois pas que nous sommes rendus au point d'un pinson dans la mine." dit-elle.

"Je crois que la perte d'une espèce est un signe d'un état environnemental plus vaste. Mais la perte d'une chose comme une espèce d'abeille qui nous rend des services devrait nous préoccuper tout particulièrement."

Elle croit que le public se réveille. Mais elle tente de ne pas trop avoir d'espoir.

"Je crois qu'au moins il y a une conversation sur notre environnement naturel et la conservation."

"Mais où les choses se compliquent, ce qu'il y a un conflit apparent entre l'extraction des ressources et être vert. Je crois personnellement qu'il doit y avoir là un conflit, sinon, je ne travaillerais pas pour une industrie agricole en tant que biologiste en conservation."

"Alors, nous avons entendu beaucoup de rhétorique à propos de c'est çà, ou rien d'autres, mais pas beaucoup de gens qui veulent trouver un compromis à tout çà. Et je pense que ceux-là devraient parler plus fort. Et j'ai cette opinion pas seulement sur les problèmes de conservation, mais aussi sur les changements climatiques et d'autres questions environnementales qui auront des impacts sérieux sur notre province durant la prochaine décennie."

"Finalement, les abeilles font face à un problème, et le problème, c'est nous. C'est un malaise de la civilisation."



"Bees have met the enemy, and it is us

The insects humans rely on for pollination suffer from the effects of ‘civilization’

By Pete McMartin, Vancouver Sun

Prof. Elizabeth Elle calls from work. Her office this sunny weekday morning is in the middle of a Pitt Meadows blueberry field, where she is busy counting bees.

How does one count bees?

“You stand in front of a blueberry bush,” she says, “and when you see one, you go ‘One.’ And when you see another, you go ‘Two.’

“Very high-tech.”

On this day, she has counted five different species of bees going about their business — the non-native honey bee, apis mellifera, brought in by the grower, and four native bee species that have found their own way there: the blue orchard mason bee, the yellow-fronted bumblebee, the mixed bumblebee and the red-tailed bumblebee. (“It has a big red bum,” Elle says. “Seriously.”)

There are that many types of bees, her interviewer asks?

Elle, suddenly excited, replies:

“You know how many species of bees there are in B.C.?

“About 450! And there are probably lots more! Because we keep finding them! How cool is that? That’s as many species of bees in B.C. alone as there are species of birds in all of Canada.”

Elle is a biologist at Simon Fraser University. She knows bees. She is passionately concerned about saving them, especially native species, which have been facing a well-documented decline around the world.

Our own native Western bumblebee, for example, was plentiful in the Lower Mainland 20 years ago. It hasn’t been seen in the past few years, she says, and now may be extirpated here.

The reasons, she says, are myriad — pesticides, weather, the increasing resistance of bee parasites to our corrective measures. And there is the stress that monoculture has on bees.

“Think of eating broccoli for a month,” Elle says. “Supposedly, it’s good for you. But after a steady diet of it, you’d start to experience deficiencies. It would weaken you. The same goes for bees that are expected to feed on nothing but a field of blueberries.”

As it was reported in The Sun Monday, there’s a shortage of honey bees to pollinate Lower Mainland blueberry farms. The sudden closure of two bee suppliers in Alberta exacerbated the supply shortage, and farmers were left to scramble.

This kind of news has helped to lend the decline of bees in recent years an apocalyptic air: If the bees go, the story goes, global starvation follows.

Elle isn’t as alarmist.

“We’re not all going to starve to death. Nothing like food shortages have been documented yet.

“But, as the saying goes, one out of three bites you eat is thanks to a bee. So there’s a large percentage of crop production that is reliant on some sort of insect for pollination.”

And bees, which will live in a box, which consent to domestication, are the most obliging of insects. They are man’s best friend, not Rover.

While their numbers decline, our reliance on them has increased. The global acreage of pollinated-dependent crops keeps going up. Coffee. Chocolate. Fruit. Nuts.

That was one of the reasons Elle found herself in a Pitt Meadow blueberry field Monday. She was trying to quantify how well the bees were doing at pollinating.

“We’re doing an experiment to see if the growers are getting as much pollination service as they need to get a full fruit set.

“We compare some flowers that are just opening to whatever (insect) pollinators are in the field to similar flowers that we add pollen to by hand.

“If we (as hand-pollinators) can improve the size of the number of fruit over what the bees are doing, then we can tell this grower that he has a pollination deficit.”

The news is not heartening.

“We have documented over the past couple of years that growers are not getting as much fruit as if they had full pollination of their crops.”

It’s for this reason Elle has spent much of her efforts on the conservation of native bees and the spread of agriculture methods that would help propagate them. Native bees are more efficient and, simply, they’re here.

At least, in the case of the Western bumblebee, they were.

“I do think there is something of a canary-in-the-mine situation here,” Elle says.

“I think any species loss is a barometer of a greater environmental state. But a loss of things like bees, which do things for us, should be especially concerning.”

The public, she believes, is waking up. But she tempers her sense of hope with caution.

“I think there is at least some conversation about natural environment and conservation.

“But where it’s getting complicated is in that apparent conflict between resource extraction and being green. I personally don’t think they have to be in conflict, or I wouldn’t, as a conservation biologist, be working in an agricultural industry.

“So we have heard a lot of rhetoric about it’s ‘either/or’ but not a lot of talk about people looking to find a middle way. And I think it needs to be louder. And I think not just about conservation issues but also about climate change and other environmental issues that are going to have profound effects on our province in the coming decade.

“Basically, the problem honey bees face is us. It’s a disease of civilization.”"

Link: http://www.vancouversun.com/opinion/columnists/Pete+McMartin+Bees+have+enemy/8345850/story.html

Friday, May 3, 2013

Agriculture - Toxico à l'azote



Une brève histoire de notre dépendance mortelle aux engrais azotés

Ma traduction libre d'un texte écrit par Tom Philpott publié dans Mother Jones
Pendant que des enquêteurs et des premiers répondants se promènent sur le site d'une usine d'engrais en ruine à West, au Texas, cela me fait penser à la nature même de l'engrais azoté, et pourquoi nous en consommons tant.

L'azote est l'un des éléments nutritifs dont les plantes ont besoin pour croître. Chaque pomme ou épi de blé d'Inde récolté représente des nutriments extraits du sol, et pour que la terre demeure fertile, ces nutriments doivent être remplacés. L'azote est très abondant: il compose presque 80% de l'air que nous respirons. Mais l'azote atmosphérique (N2) est captif avec un lien très rigide qui le rend inutilisable par les plantes. L'azote disponible pour les plantes, connu sous le nom de nitrate, est en réalité très rare, et durant l'histoire de plus de 10,000 ans de l'agriculture, le défi le plus important était de trouver un moyen de faire circuler l'azote disponible pour qu'il retourne à la terre. Les premiers fermiers ne connaissait peut-être pas la chimie, mais ils savaient que composter les déchets de la récolte, le fumier des animaux, et même les excréments humains, tout cela améliorait les récoltes.

Mais alors, pour résumer, les scientifiques du 19e siècle de l'Europe ont compris le rôle primordial de l'azote dans la croissance des plantes, justement au moment où la révolution industrielle voyait les populations quitter les fermes et s'installer dans des villes. L'élite européenne s'est rendue compte que nourrir une population urbaine à la hausse avec une main d'oeuvre rurale à la baisse deviendrait un problème, et que l'azote à peu de frais et facile à obtenir serait une partie de la solution. Alors la fixation de l'azote, la capacité d'en extraire de l'air et le transformer en quelque chose que les plantes pourraient utiliser, devint une...fixation. En 1909, un chimiste allemand du nom de Fritz Haber avait développé un procédé à haute température exigeant une grande dépense d'énergie pour synthétiser de l'azote accessible pour les plantes extrait de l'air. C'est alors que le dilemme millénaire de l'agriculture qu'est le problème du cycle de l'azote avait été résolu. Aujourd'hui, les fermes de tailles industrielles ne seraient pas possibles sans cela.

Bien sûr, l'agriculture n'était pas la seule raison pour laquelle l'Allemagne et les autres pays d'Europe voulaient produire des tonnes d'azote. Comme nous venons de le constater au Texas, la matière peut aussi produire des explosions massives. Avant de jouer un si grand rôle dans les champs agricoles, la découverte de Harper a alimenter l'industrie des munitions des É.-U. et de l'Europe, surtout durant la Deuxième Grande Guerre. Ce cette façon, l'industrialisation de l'agriculture partage ses débuts avec l'industrialisation des tueries représentées par les guerres des temps modernes.

Les usines d'engrais d'aujourd'hui, selon Vaclav Smil dans son livre sur les engrais azotés intitulé "Enriching the Earth" dépendent d'une version améliorée et à grande échelle du même procédé développé par Haber.

À la fin de la Deuxième Grande Guerre, les États-Unis avaient déjà construit 10 usines à grande échelle d'azote pour fabriquer des bombes. Avec les installations de l'Europe et du Japon en ruines, les É.-U. ont commencé la période suivant les guerres mondiales en tant que champion global de la production d'azote. L'industrie s'est rapidement transformé de munitions à engrais et la consommation domestique s'est mise à augmenter, poussée, selon Smil, par la culture croissante des nouveaux hybrides de maïs: "la première sorte de cultivar de graminée à grande production dépendante d'épandages intensifs d'engrais".

Maintenant, les É.-U. demeurent un pays grand consommateur d'azote avec seulement 5% de la population mondiale, les Américains consomment environ 12% de la production d'engrais azotée mondial. Et le maïs, qui selon l'USA exige le plus d'azote par acre que n'importe quelle autre récolte, demeure au coeur de notre agriculture, occupant 30% des terres agricoles à tous les ans.

Bien que notre dépendance à l'engrais azotée à rabais ne provoque rarement des explosions impressionnantes, les vrais problèmes sont plus subtiles et à long terme. Dans un papier récent, je les détaillais ainsi:

La dépendance de l'agriculture industrialisée sur l'abondance d'engrais de synthèse vient avec un paquet de problèmes environnementaux: le surplus d'azote qui ruisselle dans les ruisseaux et éventuellement se rend jusqu'au fleuve Mississippi, alimentant ainsi des floraisons massives d'algues annuellement qui étouffent la vie marine, les émissions d'oxyde nitreux, un gaz à effet de serre 300 fois plus nuisible que le carbone, et la destruction de la matière organique du sol.

J'ai aussi mentionné dans cet article que l'industrie des engrais américaine dépend de plus en plus du gaz naturel à bas prix extrait par fracturation hydraulique, le procédé controversé utilisé pour extraire le gaz des formations rocheuses en les bombardant d'eau relevée de produits chimiques toxiques. "Si l'agriculture intensive devient dépendante du gaz de schiste à rabais pour répondre à ses besoins d'engrais," je vous avais prévenu, "alors l'industrie des combustibles fossiles aura alors un allié puissant pour bousculer la règlementation et combattre l'opposition aux projets de fracturations."

Notre avenir ne doit pas obligatoirement être submergé de vastes quantités d'azote synthétique, avec tous ses problèmes, à la fois subtils et spectaculaires. Une étude d'une université de l'Iowa en 2012 avait démontré qu'en simplement cultiver plusieurs récoltes en rotation, les fermiers du MidWest américain pourraient radicalement réduire leur dépendance à l'azote rajoutée tout en maintenant les niveaux actuels de production de nourriture. Une autre étude récente faite par des chercheurs de Cornell ont aussi confirmé que les rotations de cultures réduisaient le ruissellement d'azote.

Pourtant, au lieu de nous sevrer de notre dépendance sérieuse à l'azote, les agences fédérales et des états continuent de permettre la construction de nouvelles usines et l'agrandissement de celles qui existent déjà. Entre-temps, les politiques fédérales en agriculture et les politiques de sources d'énergie renouvelables continuent de faire la promotion du maïs: en 2013, le USDA s'attend à ce que les fermiers en sèment plus que jamais, du jamais vu depuis 1936. Il devrait se semer 97,3 millions d'acres qui recouvriront une surface presque égale à la Californie au complet. On ne semble pas pressés à se sevrer de notre dépendance à l'azote.

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"A Brief History of Our Deadly Addiction to Nitrogen Fertilizer

by Tom Philpott

As investigators and rescuers move through a destroyed fertilizer factory in West, Texas, it makes me think about just what nitrogen fertilizer is, and why we use so much of it.

Nitrogen is one of the nutrient elements plants need to grow. Every apple or ear of corn plucked represents nutrients pulled from soil, and for land to remain productive, those nutrients must be replenished. Nitrogen is extremely plentiful—it makes up nearly 80 percent of the air we breathe. But atmospheric nitrogen (N2) is joined together in an extremely tight bond that makes it unusable by plants. Plant-available nitrogen, known as nitrate, is actually scarce, and for most of agriculture's 10,000-year-old history, the main challenge was figuring out how to cycle usable nitrogen back into the soil. Farmers of yore might not have known the chemistry, but they knew that composting crop waste, animal manure, and even human waste led to better harvests.

But then, to make a long and complicated story short, in the 19th century European scientists figured out the science behind nitrogen's central role in plant growth, just as the industrial revolution was pushing more people off of farms and into cities. European elites realized that feeding a growing urban population from a shrinking rural labor base would be a problem—and that cheap and easy nitrate would be part of the solution. So the "fixation" of nitrogen—the ability pull it from the air and transform it into something that plants could use—became, well, a fixation. In 1909, a German chemist named Fritz Haber developed a high-temperature, energy-intensive process to synthesize plant-available nitrate from air. And so agriculture's millennia-old nitrogen-cycling problem was solved. Today's industrial-scale farms would not be possible without it.

Of course, agriculture wasn't the only reason Germany and other European countries wanted to generate tons of nitrate. As we just tragically saw in Texas, the stuff can also make a massive explosion. Before it made it onto farm fields in a big way, Haber's breakthrough fueled the US and European munitions industry, particularly in World War II. In that way, the industrialization of farming shares roots with the industrialization of killing represented by modern war.

Today's fertilizer plants, reports Vaclav Smil in his seminal book on nitrogen fertilizer, Enriching the Earth, rely on a scaled-up, refined version of the same process developed by Haber.

By the end of World War II, the United States had built 10 large-scale nitrate factories to make bombs. With Europe's and Japan's production facilities in ruins, the US entered the postwar period as the undisputed global champion of nitrogen production. The industry quickly shifted from munitions to fertilizer and domestic consumption began to skyrocket, driven, Smil writes, by the rise of new hybrid strains of corn, "the first kind of high-yielding grain cultivar dependent on higher fertilizer applications."

Today, the United States remains a massive nitrogen-fertilizer user; with just 5 percent of the world's population, we consume about 12 percent of global nitrogen-fertilizer production. And corn—which according to the USDA "requires the most nitrogen per acre" of any crop—remains at the center of our agriculture, covering 30 percent of farmland each year.

While our reliance on cheap nitrogen fertilizer occasionally (though quite rarely) results in attention-grabbing explosions, the real problems are more subtle and long-term. In a recent article, I laid them out:

Industrial agriculture's reliance on plentiful synthetic nitrogen brings with it a whole bevy of environmental liabilities: excess nitrogen that seeps into streams and eventually into the Mississippi River, feeding a massive annual algae bloom that blots out sea life; emissions of nitrous oxide, a greenhouse gas 300 times more potent than carbon; and the destruction of organic matter in soil.

As I also noted in that article, the US fertilizer industry increasingly relies on cheap natural gas extracted by hydrofracturing, or fracking—the controversial process of extracting gas from rock formations by bombarding them with water spiked with toxic chemicals. "If Big Ag becomes hooked on cheap fracked gas to meet its fertilizer needs," I warned, "then the fossil fuel industry will have gained a powerful ally in its effort to steamroll regulation and fight back opposition to fracking projects."

Our future doesn't have to be drenched in vast quantities of synthetic nitrogen, with all its liabilities both subtle and spectacular. A 2012 Iowa State University study found that by simply shifting to more diverse crop rotations, Midwestern farmers could radically reduce their reliance on added nitrogen while maintaining current levels of overall food production. Another recent study by Cornell researchers found similar crop rotations also reduced nitrogen runoff.

Yet instead of weaning us from from our huge reliance on nitrogen, federal and state agencies are underwriting the construction of new plants and the expansion of old ones. Meanwhile, federal farm and "renewable fuel" policies continue to prop up corn—in 2013, the USDA expects farmers to plant the most since 1936: 97.3 million acres, covering an area nearly the size of California. We won't be kicking our nitrogen habit anytime soon."

Link: http://www.motherjones.com/tom-philpott/2013/04/history-nitrogen-fertilizer-ammonium-nitrate

Thursday, May 2, 2013

Message à Hydro: le problème, c'est pas les arbres!


À voir Hydro-Québec faire massacrer les arbres urbains par ses sous-contractants, ont croirait avoir affaire à une guerre! Mais je ne suis pas la seule à penser qu'on vise la mauvaise cible quand on sort nos sécateurs et nos scies!

Voici ma traduction libre d'un article publié dans un journal local de la Pennsylvanie:
Les arbres ne sont pas le problème

Voici le temps de l'année où les arbres sont appréciés le plus. Les rues et les parcs sont visités par les marcheurs, les joggeurs et les cyclistes qui apprécient la transformation du brun au vert. Les étudiants se réunissent à la porte de l'école pour planter des arbres. Les branches bourgeonnent partout et cela anime nos sens et remonte notre moral.

Les compagnies se services comme Hydro-Québec devraient, elles aussi, aimer les arbres. Les villes et municipalités deviennent des ilots de chaleur durant l'été. La température urbaine est grandement plus élevée que les banlieues qui les entourent, à cause des milliers de toits entassés le long des rues asphaltées, entre les surfaces de stationnement: tous absorbent la chaleur du soleil.

En rafraîchissant l'air sous leurs feuilles, les arbres urbains aident à réduire la consommation d'air climatisé. Une étude menée par les experts du Department of Energy des É.-U. arrivait à la conclusion que des arbres matures et des couleurs pâles des surfaces qui refléteraient les rayons du soleil, pourraient réduire les coûts d'air climatisé de presque 20% dans les villes et municipalités.

Alors pourquoi est-ce qu'Hydro-Québec et ses sous-contractants dépensent des dizaines de millions de dollars annuellement pour éventrer le coeur des cimes d'arbres sous leurs fils, défigurant ainsi leur forme naturelle, diminuant ainsi leur efficacité à nous rafraîchir? Ces compagnies se justifient ainsi: les arbres sont au mauvais endroit. Les branches qui touchent ou qui tombent sur les fils sont dangereux et causes des pannes, qui sont particulièrement fréquentes durant les orages. Donc, les arbres ne devraient jamais être plantés sous les fils à moins qu'ils soient de si petite taille qu'ils ne peuvent pas rejoindre les fils.

Mais les grands arbres de 3 étages de haut ou plus, sont pourtant le meilleur moyen pour ombrager les rues et les édifices, abaissant ainsi la température ambiante. Peut-être que ce sont les fils électriques, pas les arbres, qui sont à la mauvaise place?

Les arbres sont nécessaires dans les voies publiques parce que ce sont là que les gens se déplacent et se retrouvent à tous les jours. C'est l'endroit où l'asphalte cuit au grand soleil. D'autres servitudes, comme l'eau, les égouts, les gazoducs, partagent le même corridor, mais n'entre pas en compétition avec les arbres et les gens parce qu'ils sont sous terre. Les lignes électriques devraient être enterrées également. Il y a même certaines compagnies qui enterrent déjà leurs lignes dans certaines agglomérations et le font de façon habituelle dans certains développement immobiliers en banlieue. Mais c'est beaucoup moins couteux à court terme de garder les fils dans les airs même si cela exige de planter des milliers de poteaux en bois si laids qu'ils défigurent nos paysages.

À part d'éliminer une laideur de notre vue, enterrer les fils électriques les protègeraient de la météo. L'an passé, après un orage particulièrement violent qui aurait causé pour $600 millions de pannes de courant au Maryland, le gouverneur Martin O'Malley a proposé d'imposer des amendes pour motiver la protection de l'alimentation électrique à l'avenir.

En Pennsylvanie, une loi adoptée tout récemment permet aux distributeurs d'électricité d'imposer des frais aux clients pour les coûts de réparation et de mise à jour de leurs infrastructures. La loi, proposée à la suite d'une explosion de gaz en 2011 à Allentown, avait pour but d'encourager les gazières de remplacer leurs tuyaux d'acier pour des tuyaux en plastique, plus sécuritaires. Mais la loi s'appliquait aussi à d'autres compagnies, et la compagnie d'électricité de cette ville travaille déjà à un projet pour enterrer ses fils grâce à ces revenus. D'autres compagnies peuvent faire de même.

Même dans les cas où enterrer les fils électriques serait trop dispendieux, une solution de compromis serait un câble pour arbres, un système qui regroupe les fils électriques isolés sur les poteaux pour que les arbres puissent partager l'espace avec eux. Les fils regroupés exigent beaucoup moins d'espace séparatrice des branches d'arbres, alors les branches peuvent pousser dans et autour des fils électriques, tout comme les fils de téléphone et de câbles en-dessous, ce qui les cacheraient. Non seulement est-ce que le regroupement des fils est mieux esthétiquement parlant, mais c'est aussi plus sécuritaire. De plus, le regroupement réduit les coûts d'élagage parce que les fils électriques isolés ont moins de chance de court-circuiter durant les orages et les grands vents.

Les fils aériens qui pendent au-dessus de nos rues sont là depuis si longtemps que nous pensons qu'ils font parti du paysage. Ce n'est pas vrai. Nous devrions soit les enterrer ou les masquer en laissant les arbres pousser tout autour.

Thomas Hylton, l'auteur de ces lignes, est aussi l'auteur du livre "Save Our Land, Save Our Towns" et est co-fondateur de Trees Inc.

"Trees are not the problem

By Thomas Hylton
Posted: April 30, 2013

This is the time of year trees are most appreciated. Streets and parks fill with walkers, joggers, and bicyclists enjoying the transformation from brown to green. Students gather outside their schools to plant saplings. Budding branches everywhere invigorate our senses and lift our souls.

Utilitarian entities like power companies, also, should love trees. Cities and towns become heat islands in the summers. Urban temperatures are considerably higher than surrounding suburbs, caused by the thousands of rooftops, jam-packed along miles of streets, interspersed with acres of parking lots, all absorbing the heat of the sun.

By cooling the air beneath them, urban trees reduce the need for air conditioning. One study by Department of Energy experts concluded that mature shade trees and light-colored surfaces, which reflect the sun's rays, could cut air-conditioning costs nearly 20 percent in cities and towns.

So why do power companies like Peco Energy spend tens of millions of dollars annually hacking the centers out of trees under their electric wires, disfiguring their shape and lowering their efficiency? As power companies tell it, the trees are in the wrong place. Tree limbs touching or falling on electrical wires are dangerous and cause outages, which are especially common during storms. Therefore, trees should never be planted under power lines unless they're so short they can't reach the wires.

But towering, spreading trees - three stories or more - are by far the best way to shade streets and buildings, lowering ambient temperatures. Perhaps it's the power lines - not the trees - that are in the wrong place.

Shade trees are needed in the public right-of-way because that's where people travel and congregate every day. That's where the asphalt is otherwise baking in the summer sun. Other utilities, like water, sewer, and gas pipes, share the same right-of-way, but they don't conflict with trees and people because they're buried. Electric lines should be buried as well. In fact, Peco and other power companies already bury wires in select downtown areas and routinely do so in new suburban development. But it's much cheaper for utilities in the short run to keep wires in the air, even though they require thousands of unsightly wooden poles and mutilate our vistas.

Besides eliminating a major form of visual blight, placing power lines underground will protect them from the elements. Last year, after a particularly severe storm caused $600 million in power outages in Maryland, Gov. Martin O'Malley proposed new fees to harden the state's electric grid against future storms.

In Pennsylvania, a recent law authorizes utilities to charge customers an extra fee to cover the costs of repairing and upgrading their infrastructure. The law, inspired primarily by a 2011 fatal gas explosion in Allentown, was designed to encourage gas companies to replace steel and iron gas pipes with safer plastic ones. But the law applies to power companies as well, and Allentown's PPL Electric Utilities is already working on a plan to upgrade its lines with the added revenue. Peco can do the same.

Even in cases where burying electric wires is deemed too expensive, a compromise solution is a "tree cable," a system of bundling insulated electric wires on utility poles so trees can co-exist with them. Bundled wiring requires far less clearance from tree limbs, so branches can grow up and around power lines (as well as the phone and cable wires below them), screening all the wires from view. Bundled wiring is not only aesthetically better, it's also safer. In addition, bundling reduces costly tree pruning because insulated power wires are less likely to short circuit in storms and high winds.

Aerial wires hanging over our streets have been around so long we think they're a necessary part of the landscape. They aren't. We should either bury them or screen them with life-giving trees."

Thomas Hylton is author of "Save Our Land, Save Our Towns," and co-founder of Trees Inc. E-mail him at thomashylton@comcast.net.

Link: http://articles.philly.com/2013-04-30/news/38932625_1_power-lines-power-outages-power-companies

Wednesday, May 1, 2013

Abeilles : trois pesticides interdits dans l'Union européenne


La Commission européenne va suspendre, pendant deux ans à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques (Apis mellifera). Après un vote, lundi 29 avril en Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, quinze Etats de l'Union se sont prononcés favorablement à la proposition de Bruxelles d'interdire l'imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sur quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton).

Lien: http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/29/abeilles-trois-pesticides-vont-etre-interdits-dans-l-union-europeenne_3168273_3244.html

Craintes par plusieurs en raison de leur piqûre douloureuse, les abeilles n’en sont pas moins essentielles à l’alimentation humaine, en raison de leur rôle dans la pollinisation. La Commission européenne a d’ailleurs reconnu leur importance lundi en votant l’interdiction de trois insecticides mortels pour ces insectes, malgré les fortes pressions de l’industrie et des lobbies agricoles.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/376923/trois-pesticides-interdits-en-europe-pour-proteger-les-abeilles



Bee-harming pesticides banned in Europe

EU member states vote ushers in continent-wide suspension of neonicotinoid pesticides

The vote by the 27 member states of the European Union to suspend the insect nerve agents was supported by 15 nations, but did not reach the required majority under EU voting rules. The hung vote hands the final decision to the European commission (EC) who will implement the ban. "It's done," said an EC source.

Tonio Borg, health and consumer commissioner, said: "Our proposal is based on a number of risks to bee health identified by the EFSA, [so] the European commission will go ahead with its plan in coming weeks. I pledge to do my utmost to ensure that our bees, which are so vital to our ecosystem and contribute over €22bn annually to European agriculture, are protected."

"This decision is a significant victory for common sense and our beleaguered bee populations," said Friends of the Earth's head of campaigns, Andrew Pendleton. "Restricting the use of these pesticides could be an historic milestone on the road to recovery for these crucial pollinators."

Link: http://www.guardian.co.uk/environment/2013/apr/29/bee-harming-pesticides-banned-europe

Thursday, March 28, 2013

La vie aquatique dans nos rivières souffrent de la pollution


La majorité des ruisseaux et des rivières ne sont pas assez en bonne santé pour maintenir la vie aquatique selon l'EPA.

Cinquante-cinq pourcent des longueurs de rivières et de ruisseaux aux États-Unis étaient en mauvais état pour maintenir la vie aquatique, surtout menacées par le ruissellement contaminé par les engrais, selon l'EPA (Environmental Protection Agency, l'agence fédérale chargée de protéger l'environnement) dans un communiqué sorti à la fin mars 2013.

De hautes concentrations de phosphore et d'azote, le ruissellement de régions urbaines, la couverture végétale à la baisse et la pollution par le mercure et les bactéries font que 1,2 millions de milles (1,9 millions de km) de ruisseaux et de rivières sondées sont stressées, dit l'EPA.

"Cette nouvelle science nous démontre que les ruisseaux et les rivières de l'Amérique sont impactées sérieusement." dit Nancy Stone, administrateur du bureau de l'EPA pour l'eau, dans un communiqué de presse.

Vingt-et-un pourcent des longueurs de cours d'eau aux É.-U. sont en bon état biologique, une donnée à la baisse du 27% en 2004, selon le sondage tenu en 2008 et 2009 sur quelques 2,000 sites.

Vingt-trois pourcent était en état raisonnable et pour 55%, l'état était mauvais, indique le sondage. Les données utilisent un index qui met ensemble des mesures de vie aquatique, comme les écrevisses et les insectes aquatiques.

Des trois régions climatiques majeurs sondées, les terres hautes de l'est, les plaines et les basses terres, et l'ouest, c'est l'ouest qui est en meilleure condition avec 42% des cours d'eau en bon état.

Dans les terres hautes de l'est et les plaines, ainsi que les basses terres, 17% et 16% des longueurs de cours d'eau étaient en bon état.

Le facteur de stress le plus répandu, et ce de façon importante, est le phosphore et l'azote qui sont utilisés comme engrais. Quarante pourcent des longueurs de cours d'eau montraient des concentrations élevées de phosphore et 28% montraient des niveaux élevés d'azote, selon le rapport.

Les niveaux à risque de mercure dans les tissus des poissons dépassaient la norme dans 13,144 milles de rivières. Les ruisseaux n'avaient pas été étudiés pour çà. Dans 9% des longueurs de cours d'eau, des spécimens de bactéries enterococci dépassaient les normes acceptables pour protéger la santé humaine.

Des chercheurs fédéraux, des états et des tribues ont participé au sondage sur des sites qui variaient largement, du fleuve Mississippi jusqu'aux ruisseaux en montagne.

Le rapport de l'enquête est la première révision basée sur des statistiques sur l'état des rivières et des ruisseaux des É.-U.

"Most streams, rivers in poor health for water life : EPA

(Reuters) - Fifty-five percent of U.S. river and stream lengths were in poor condition for aquatic life, largely under threat from runoff contaminated by fertilizers, the U.S. Environmental Protection Agency said on Tuesday (March 26 2013).

High levels of phosphorus and nitrogen, runoff from urban areas, shrinking ground cover and pollution from mercury and bacteria were putting the 1.2 million miles (1.9 million km) of streams and rivers surveyed under stress, the EPA said.

"This new science shows that America's streams and rivers are under significant pressure," Nancy Stone, acting administrator of the EPA's Office of Water, said in a statement.

Twenty-one percent of the United States' river and stream length was in good biological condition, down from 27 percent in 2004, according to the survey, carried out in 2008 and 2009 at almost 2,000 sites.

Twenty-three percent was in fair condition and 55 percent was in poor condition, the survey showed. The finding uses an index that combines measures for aquatic life, such as crayfish and water insects.

Of the three major climatic regions surveyed - eastern highlands, plains and lowlands, and the west - the west was in the best shape, with 42 percent of stream and river length in good condition.

In the eastern highlands and the plains and lowlands, 17 percent and 16 percent of waterway length respectively was in good condition.

By far the most widespread stress factor was phosphorus and nitrogen, which are used in fertilizer. Forty percent of river and stream length had high levels of phosphorus and 28 percent had high levels of nitrogen, the report said.

Risk levels of mercury in fish tissue were exceeded in 13,144 miles of rivers. Streams were not surveyed. In 9 percent of river and stream length, samples for enterococci bacteria topped levels for protecting human health.

Federal, state and tribal researchers carried out the survey at sites ranging from the Mississippi River to mountain streams.

The survey report is the first statistically based overview of the condition of U.S. rivers and streams."

Link: http://www.reuters.com/article/2013/03/26/us-usa-rivers-idUSBRE92P0XY20130326