Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, April 8, 2013

Pollution - Les barils d'eau de pluie, une solution?

Photo: edu.ms

Est-ce que les barils pour ramasser l'eau de pluie peuvent sauver le lac Champlain? Non, mais c'est un bon début.

Ma traduction libre d'un reportage de Kathryn Flagg publié dans un hebdomadaire du Vermont.

Oubliez çà les ours et les vaches: cet été, ce sont des barils peinturés de couleurs vives qui vont orner les rues Church et College au centre-ville de Burlington. En partie une exposition d'art populaire, en partie une campagne pour éduquer le public, les 20 barils, chacun décoré par un artiste local différent, devraient encourager les propriétaires de faire la collection de l'eau de pluie contaminée aux polluants avant qu'elle ruisselle trop rapidement dans les rivières et le lac Champlain, espère-t-on.

Le financement du projet se fait grâce à une subvention de $40,000 du projet appelé ECOS Project, un OBNL qui a comme thème "Un avenir durable pour Chittenden County", subvention accordée à une coalition qui compte parmi ses membres le Winooski Natural Resources Conservation District, ECHO Lake Aquarium and Science Center, Church Street Marketplace ainsi que ArtsRiot.

Des barils d'eau de pluie, çà pourrait sembler être une chose complètement sans controverse, mais ils déclenchent un débat, bien avant leur début en mai, sur les meilleures façons de contrôler le ruissellement, surtout dans les développements urbains. Personne ne prétend que les barils d'eau de pluie suffiront à eux seuls à résoudre les problèmes de pollution du lac, mais les organisateurs espèrent que leur présence aidera à éduquer le public sur les actes simples qu'ils peuvent poser.

Les sceptiques comme Jim Kleptz, un fermier de Shelburne propriétaire de LaPlatte River Angus, dit que la quantité ramassée par les barils sont une goutte à la mer, au propre comme au figuré, qui pourrait en fait décourager le public de s'engager dans des solutions plus importantes contre la pollution de l'eau. Kleptz dit qu'il était enragé quand il a reçu par la poste dernièrement de la promotion financière pour les propriétaires qui installent des barils de collecte d'eau de pluie et des jardins de pluie (zone où le surplus de l'eau de pluie peut s'accumuler dans un jardin).

"Il y a cette mentalité que veut que si nous faisons quelque chose, çà sera mieux qu'avant. Quelque chose, c'est mieux que rien du tout." dit Kleptz. "Et c'est cette façon de raisonner qui nous a mené où nous sommes en ce moment."

"Où nous en sommes," selon l'opinion de Kleptz, est probablement le mieux expliqué par un énorme chêne blanc qui était sur les rives de la rivière LaPlatte jusqu'à tout dernièrement dans un champs où il récoltait le foin pour son troupeau de bovins. D'après lui, l'arbre devait avoir 150 ans, le tronc trop imposant pour qu'un homme puisse l'encercler de ses bras. L'an passé, le chêne a basculé dans la rivière, et aujourd'hui, il est mort et tordu dans la rivière, divisant le courant d'eau de sa carcasse.

Kleptz jette le blâme de la fin du chêne à cause de l'augmentation du ruissellement des eaux pluviales suite au développement immobilier. En tant que résident de Shelburne depuis 1971, il a été témoin de champs agricoles se transformer en développements résidentiels entassés comme une corde de bois, selon ses termes.

L'augmentation du ruissellement d'eaux pluviales est nuisible aux cours d'eau locaux et pour les bassins versants qu'ils égouttent. Quand l'eau coule sur des surfaces imperméables, les ruisseaux deviennent rugissants pendant les orages, ce qui cause une suite de problèmes: l'érosion, une augmentation de charge de polluants et de nutriments, ainsi qu'une augmentation de la température de l'eau, parmi d'autres.

En tant qu'ingénieur de systèmes à la retraite qui a travaillé pendant presque 30 ans pour General Electric, Kleptz s'est intéressé très tôt à la qualité de l'eau après avoir déménagé au Vermont. Il en a fait un projet depuis quelques années, s'impliquant dans des réunions de planification du territoire et de zonage de Shelburne et souvent applaudi pour ses remarques aux conférences sur la santé du lac Champlain.

Les problèmes des pluies pluviales ont comme cause à la base, selon Kleptz, est n'importe quoi qui diminue la capacité d’emmagasiner intrinsèque de la majorité des terres naturelles non développées. Quand un propriétaire terrien ou un promoteur construit des surfaces imperméables, comme un toit, un garage ou une entrée pavée, il enlève des occasions où l'eau peut naturellement pénétrer dans le sol, où elle peut être relâchée lentement à la longue. Kleptz a calculé qu'une maison de 1,500 pieds carrés avec son garage, son entrée pavée et la route devant la maison éliminent quelques 13,000 gallons de capacité de stockage d'eau du paysage.

Les fermiers font leur part du dommage, selon Kleptz, en semant des récoltes en rangées, comme le maïs-grain, ce qui lessive les composés organiques du sol qui pourraient absorber l'eau.

"La solution, c'est qu'on doit remettre les capacités de stockage dans le système." dit Kleptz. Et des barils d'eau de pluie, qui ont une capacité de collecter 55 gallons d'eau à la fois, c'est tout simplement pas assez. De plus, Kleptz s'inquiète que des améliorations à petite échelle pour ralentir les eaux pluviales laissent le sentiment du fait accompli aux propriétaires, les laissant mentalement satisfaits que leur propriété ne contribue pas à la pollution.

Kleptz n'est pas contre les barils d'eau de pluie, et croit que la plupart des propriétaires qui les utilisent se préoccupent vraiment de la qualité de l'eau au Vermont. Par contre, il s'objecte à l'idée que des subventions ou l'argent des contribuables servent à les financer.

"Ils tournent autour du pot sans s'attaquer au vrai problème." dit Kleptz. Il croit que le Vermont a besoin de vraies solutions qui vont nécessiter des fonds importants, des changements importants et un développement repensé.

Certaines municipalités du Vermont se sont investies dans de gros projets. South Burlington a dépensé $1 million l'an passé sur des améliorations de grande échelle pour gérer l'eau pluviale. D'autres projets semblables sont sur les tables à dessin, dont un bassin de rétention réaménagé qui dessert 6 complexes à condos et un développement de maisons unifamiliales sur la rue Hayes Avenue, à la sortie de la 116. Le bassin original ne rencontre plus les normes courantes pour traiter les eaux pluviales, et le ruissellement venant des développements se rend non traité dans le cour d'eau Potash Brook.

"Je pense qu'il y a du progrès, et nous n'avons pas bien fait passer le message auprès du public." dit Tom DiPietro, le directeur-adjoint des Travaux Publics de South Burlington. Malgré cela, il nous prévient que les résidents de South Burlington doivent se préparer pour ce qui s'en vient. "Nous allons devoir dépenser des millions de dollars durant les 20 prochaines années pour certains de ces grands projets." dit-il.

D'autres villes et municipalités tentent d'autres techniques innovatrices également. Burlington a fait une expérience avec des "silva cells", des cellules silva, des cellules sous terre qui emmagasinent encore plus d'eau. D'autres villes font de la maintenance de routine, comme balayer les rues, pour empêcher le sable et la terre de se rendre aux ruisseaux et dans les fossés. Et à l’aéroport international de Burlington, la compagnie privée Heritage Aviation a installé un toit vert, une citerne et du paysagement aménagé comme des lits de rétention secs pour capter l'eau de pluie avant qu'elle s'engouffre dans un ruisseau déjà pollué tout près. De tels solutions exigent à la fois du financement et des entrepreneurs qui savent prendre des mesures de prévention.

Des efforts de plus petite échelle ont aussi servi à améliorer les choses. Le district Winooski Natural Resources Conservation District travaille en collaboration avec le Lake Champlain Sea Grant dans un programme qui s'appelle "Let It Rain" qui fournit du financement pour des propriétaires qui installent des barils d'eau de pluie, des jardins de pluie, des citernes, des toits verts, du pavé perméable ou d'autres architectures "vertes".

Le programme a commencé l'an passé avec une subvention de l'état de $25,000 et dans le but de détourner l'eau de l'équivalent de 25,000 pieds carrés de surfaces imperméables. D'ici juin, le programme prévoit avoir bien dépassé cette quantité cible, détournant le ruissellement de plus de 300,000 pieds carrés de surface imperméable, une surface équivalente à peu près à 5 terrains de football.

Les protecteurs du lacs et les experts en eaux pluviales s'entendent pour dire que l'analyse de Kleptz sur le stockage d'eau est valable. Quand on lui demande quels sont les approches les plus innovatrices pour gérer le ruissellement, Jim Pease, un scientifique environnemental avec la division de bassin versant des Ressources naturelles du Vermont dit que "çà s'appelle du développement de moindre impact." À la longue, dit Pease, travailler avec les sols sur place pour absorber l'eau est l'une des solutions les plus efficaces pour régler les problèmes de ruissellement. Et de plus, selon lui, c'est souvent moins dispendieux à la longue pour les développeurs de choisir des infrastructures "vertes".

Et exactement quel rôle jouent les propriétaires et les barils d'eau de pluie dans tout cela?

"Quand vous allez avoir des centaines et des milliers de personnes qui changent les choses, cela finit par paraître."dit Ross Saxton, le directeur de la conservation et de l'éducation de Lake Champlain International.

Le problème, c'est que la plupart des gens ne s'impliquent pas, pas encore, dit Saxton. Après avoir rouspété à cause des plages fermées, les floraisons d'algues et la mauvaise qualité de l'eau du lac Champlain, il ne comprend pas pourquoi les gens n'embarquent pas plus que çà. Ultimement, il croit que ce sont des tête-à-tête, des conversations avec une personne à la fois, du porte à porte et leur parler de ce qu'ils peuvent faire.

"Ce n'est peut-être pas la façon la plus efficace, monétairement parlant, mais c'est la plus efficace." dit Saxton.

Pour ce qui est des coûts, Saxton dit qu'il sympathise avec des personnes comme Kleptz qui s'objectent à ce que l'argent du contribuable serve à payer pour des barils d'eau de pluie, des jardins de pluies et des choses semblables. "Je pense que cela éduquera des gens, mais je ne pense pas que cela motivera le public pour qu'il adopte des installations de prévention de pollution sur leur propriété." dit Saxton. "C'est un premier pas... mais je pense que les fonds pourraient être mieux dépensés, et à d'autres endroits."

Rebecca Tharp, gérante de district pour le Winooski Conservation District, admet que des barils d'eau de pluie ne peuvent pas compenser pour tout le ruissellement qui vient de la résidence; un orage d'un demi pouce d'eau laissera tomber environ 600 gallons d'eau sur le toit, beaucoup plus que ce qu'un baril de 55 gallons peut contenir. Mais elle est aussi confiante pour dire que les barils d'eau de pluie sont un premier bon pas pour les propriétaires qui veulent agir et espère que l'exposition de cet été fera jaser le monde et le fera réagir à la maison.

"C'est peut-être cette façon non intimidante qui poussera à s'impliquer et commencer à prendre ses responsabilités pour répondre aux effets nuisibles que notre développement inflige au lac." dit Tharp. "C'est vraiment un virage de paradigme...Nos infrastructures ont été construites avec l'idée que l'eau doit aller dans un tuyau et loin des bâtiments le plus vite que possible, et on commence seulement à réaliser que cela a des conséquences importantes sur notre environnement."

"Can Rain Barrels Save Lake Champlain? No, But Some Say It's a Start

By Kathryn Flagg

Forget bears and cows: This summer, brightly painted rain barrels will line Church and College streets in downtown Burlington. Part public art display and part educational campaign, the 20 barrels — each decorated by a different local artist — are meant to encourage homeowners to collect pollutant-laden storm water before it rushes too fast into rivers and Lake Champlain.

The project is being funded by a $40,000 grant from the ECOS Project, a nonprofit whose tagline is “a sustainable future for Chittenden County,” that was awarded to a coalition that includes the Winooski Natural Resources Conservation District, ECHO Lake Aquarium and Science Center, the Church Street Marketplace and ArtsRiot.

Rain barrels might seem like an entirely uncontroversial thing, but they are touching off debate — more than a month before their May debut — about how best to control runoff, especially from urban developments. No one thinks rain barrels alone will solve the lake’s pollution problem, but organizers hope the display will educate the public about simple ways they can help.

Skeptics like Jim Kleptz, a Shelburne farmer who owns LaPlatte River Angus, say the amount of water collected by the barrels is a drop in the bucket — literally and figuratively — that could actually discourage the public from tackling bigger solutions to water pollution. Kleptz says he was “riled up” after receiving a recent mailing about financial incentives for homeowners who install rain barrels and rain gardens.

“There is the mentality that, if we do something, it’s going to be better than it was. Something is better than nothing,” Kleptz says. “And that attitude is what’s got us where we are now.”

“Where we are now,” in Kleptz’s view, is perhaps best illustrated by an enormous white oak that until recently stood along the banks of the LaPlatte River in a field where he cuts hay for his beef herd. He guesses the tree was 150 years old — too wide for a man to wrap his arms around. Last year, the oak toppled into the river, and today it is dead and gnarled as the river runs around it.

Kleptz blames the tree’s demise on increased storm water runoff from development. A resident of Shelburne since 1971, he’s watched farm fields give way to suburban developments in which houses are “packed in there like cord wood.”

Increased storm water runoff is bad news for local streams and for the watersheds they feed. When water rushes along impervious surfaces, streams become “flashier” during storms, causing a whole host of problems: erosion, increased pollutant and nutrient loads, and heightened water temperatures, among other concerns.

A retired systems engineer who worked nearly three decades for General Electric, Kleptz took an early interest in water quality after moving to Vermont. He’s made it a pet project in recent years, piping up at Shelburne planning and zoning meetings and generating applause with his remarks at conferences on the health of Lake Champlain.

The root cause of storm water problems, Kleptz explains, is anything that diminishes the “storage capacity” that’s built in to most natural, undeveloped land. When a homeowner or developer constructs impervious surfaces — like a roof, garage and driveway — they’re removing opportunities for water to naturally soak into the soil, where it can be released slowly over time. Kleptz has crunched the numbers and, by his calculations, a 1500-square-foot house — with a garage, driveway and stretch of paved road in front of the home — eliminates some 13,000 gallons of water storage capacity from the landscape.

Farmers contribute to the problem too, says Kleptz, by planting row crops, such as corn, that strip organic content from soil that would otherwise soak up water.

“The solution is, you have to put the storage back in the system,” says Kleptz. And a rain barrel — which collects in the neighborhood of 55 gallons of water at a time — doesn’t come close. What’s more, Kleptz worries that small-scale improvements to divert storm water leave homeowners feeling complacent and “mentally content that their property is not contributing to pollution.”

Kleptz isn’t against rain barrels and believes that most homeowners who use them are genuinely concerned about the state of water quality in Vermont. However, he bristles at the notion of using grant funding or taxpayer dollars to pay for them.

“They’re chewing up the lumber around the nail, but not hitting the nail on the head,” says Kleptz. He believes Vermont needs big fixes that will require spending money, moving earth and re-imagining development.

Some Vermont towns are doing the big things. South Burlington spent $1 million last year on large-scale storm water improvements. More such projects are in the works, including an overhauled retention pond serving six condominium complexes and one single-family home development along Hayes Avenue, off Route 116. The original pond no longer meets current standards for storm water treatment, and runoff from the developments is going untreated into Potash Brook.

“I think there is progress, and we just haven’t done the best job of letting people know,” says Tom DiPietro, South Burlington’s deputy director for Public Works. Even so, he warns that South Burlington residents need to brace themselves for what’s coming. “We’re going to have to spend millions of dollars over the next 20 years for some of these large-scale projects,” he says.

Other cities and towns are exploring innovative techniques, too. Burlington has experimented with “silva cells,” underground soil cells that store more water. Other towns use routine maintenance — like street sweeping — to keep road sand and dirt out of streams and culverts. And at Burlington International Airport, privately held Heritage Aviation has installed a green roof, a cistern and engineered landscaping such as swails and dry detention beds to capture rainwater before it rushes into a nearby impaired stream. Such fixes require both money and forward-thinking developers.

Smaller-scale efforts have made a dent, too. The Winooski Natural Resources Conservation District is working in collaboration with the Lake Champlain Sea Grant on a program called “Let It Rain” that provides money for homeowners to install rain barrels, rain gardens, cisterns, green roofs, permeable pavers or other “green architecture.”

The program started last year with a $25,000 state grant and a goal to offset water from 25,000 square feet of impervious surfaces. By June, the program estimates it will have far exceeded that target amount — offsetting runoff from more than 300,000 square feet of impervious surface, an area roughly equal to five football fields.

Lake advocates and storm water experts agree that Kleptz’s analysis about water storage is sound. Asked about the most “innovative” approaches to managing runoff, Jim Pease, an environmental scientist with the Vermont Agency of Natural Resources’ watershed management division, says, “It’s called low-impact development.” In the long run, Pease says, working with native soils to absorb water is one of the most effective solutions to runoff. And, he says, it can actually be cheaper in the long run for developers to choose “green” infrastructure.

What role do homeowners — and rain barrels — play in all of this?

“When you get hundreds and thousands of people [making changes], it adds up,” says Ross Saxton, the director of conservation and education at Lake Champlain International.

The problem is that most people aren’t chipping in — “not yet,” Saxton says. Given the annual hand-wringing over closed beaches, algae blooms and water quality in Lake Champlain, he doesn’t know why that’s the case. Ultimately he believes it boils down to one-on-one conversations: knocking on doors and talking to people about what they can do.

“That might not be the most cost-efficient way, but it’s the most effective,” says Saxton.

Regarding the cost, Saxton says he’s sympathetic to people like Kleptz who object to public money paying for rain barrels, rain gardens and the like. “I think it’ll get some people educated, but I don’t think it’s going to motivate many people to adopt pollution-prevention features on their own property,” says Saxton. “It’s a step … but I think the funds could be spent better, and in other places.”

Rebecca Tharp, district manager for the Winooski Conservation District, admits that rain barrels can’t offset a residence’s entire storm water runoff; a half-inch rainstorm will send somewhere in the neighborhood of 600 gallons of water sheeting off a roof — far more than a 55-gallon rain barrel can absorb. But she’s also confident that rain barrels are a good “first step” for homeowners to take and hopes this summer’s display gets more people talking — and acting — at home.

“It can be this non-threatening way to get involved and start taking responsibility for some of the deleterious effects our development is having on the lake,” says Tharp. “It’s really about a paradigm shift … Our infrastructure has been built on the idea of getting water into a pipe and away from buildings as fast as possible, and we’re only now realizing that has significant consequences to our environment.”"

Link: http://www.7dvt.com/2013can-rain-barrels-save-lake-champlain-no-some-say-its-start

Friday, September 28, 2012

Un petit tour au Lac Champlain





Et à notre retour, Paddy était heureux de pouvoir profiter du soleil, lui aussi.
Photos: collaboration spéciale


Sunday, August 26, 2012

La pollution dans le Lac Champlain à Saint-Armand

"
Lac Champlain à Saint-Armand
Odeurs nauséabondes et poissons morts
Photo: Francis Lareau

Des centaines de poissons morts et de l'écume blanche sont apparus sur les berges de la baie Missisquoi, dans le lac Champlain.

Des citoyens de Saint-Armand en Montérégie se sont plaints d'odeurs nauséabondes jeudi et vendredi derniers (16&17 août 2012)alors que des centaines de poissons morts et de l'écume blanche sont apparus sur les berges de la baie Missisquoi, dans le lac Champlain.

"Je trouve çà épouvantable" a dit Francis Lareau, qui réside à Saint-Armand depuis environ six ans. Ne sachant pas à qui se référer, M. Lareau a lui-même pris en photo l'état désastreux des berges. "Les poissons morts, c'est tout le bord du lac. Çà sent la charogne", a-t-il ajouté.

Si les résidents de l'endroit se disent habitués de voir des algues bleues sur les berges de la baie, l'état de l'eau au cours des derniers jours en a surpris et inquiété plus d'un.

Photo: Francis Lareau

"Il y a eu une écume blanche sur le lac toute la journée (jeudi), a indiqué Isabelle Charlebois, gérante d'un restaurant situé en bordure de l'eau. C'est la première fois que je voyais çà en cinq ans, il y avait des centaines de poissons morts sur les berges."

Le même jour, un avis d'ébullition de l'eau a été envoyé aux citoyens utilisant le réseau d'aqueduc du secteur de Philipsburg, en raison d'un "manque de chlore dans le réseau". Bien que rien n'indique pour l'instant que les deux évènements soient liés, l'avis était toujours en vigueur lundi.

Des citoyens exaspérés

"Ici les gens sont biaisés, ils savent que rien ne va se passer", a déploré M. Lareau, ajoutant qu'il avait dû fermer ses fenêtres, jeudi et vendredi, mais également durant la fin de semaine, tellement l'odeur était insupportable.

"C'est sûr tout le monde se demande c'était quoi, a souligné Mme Charlebois qui a emménagé dans le secteur il y a cinq ans. Cette dernière soutient qu'elle a vu très peu d'améliorations en ce qui a trait à la qualité de l'eau depuis son arrivée dans la région. "Ce n'est pas agréable. Le lac, on ne peut pas se baigner çà fait longtemps."

"Les odeurs sont moindres et çà va s'en aller dans les prochains jour", a pour sa part indiqué, dimanche, une autre commerçante de Saint-Armand, selon qui cette situation est habituelle.

Photo: Francis Lareau

Le maire attend des réponses

Le maire de Saint-Armand, Réal Pelletier, qui est natif de l'endroit, dit avoir contacté le ministère de l'Environnement, jeudi, afin de l'aviser de la situation. "C'est une odeur qu'on n'avait pas l'habitude de sentir. Donc, c'est pour çà que je veux qu'ils regardent, je veux des réponses", a-t-il affirmé.

Selon M. Pelletier, des experts du ministère de l'Environnement se sont finalement rendus sur les lieux, vendredi. Le maire a par ailleurs dit que, selon lui, le bas niveau de l'eau n'aidait en rien. "L'eau est basse comme on n'a jamais vu."

"C'est vrai qu'il est très bas, a commenté, samedi, Pierre Corbin, d'Hydro-Météo. Ça se situe "entre la normale et le bas minimum, mais c'est plus proche du bas minimum." En milieu d'après-midi, lundi, une opération nettoyage a été mise en branle à Saint-Armand. Selon le maire Pelletier, les employés du ministère, qui se seraient à nouveau déplacés, ont indiqué qu,il n'y avait aucun danger à ramasser les poissons.

Les riverains ont donc été invités à prêter main-forte aux employés municipaux afin d'enlever les nombreux poissons morts qui se trouvaient toujours sur les berges. L'écume, observée quelques jours plus tôt, semblait s'être dissipée faisant place à une eau plus claire.

Joint par téléphone, lundi, le ministère de l'Environnement n'a pas été en mesure de donner suite à notre demande d'entrevue."

Article écrit par Elizabeth Laplante, publié à TVA Nouvelles ici: http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/autresregions/archives/2012/08/20120820-200245.html

Saturday, August 4, 2012

Lac Champlain - l'eau se réchauffe déjà

La température de l'eau se réchauffe déjà, et les impacts se font sentir.

Traduction libre d'un texte écrit par Michelle Monroe

Un rapport qui mentionne qu'il y a des signes que l'écologie change avec les changements climatiques.

St.Albans - Les changements climatiques peuvent provoquer une augmentation de la charge de phosphore dans le lac Champlain à partir du bassin versant de la rivière Missisquoi jusqu'à 46% selon le rapport annuel State of the Lake du programme appelé Lake Champlain Basin Program (LCBP).

Les données viennent d'une nouvelle étude financée par LCBP et dévoilé au début d'août 2012. La charge de sédiments venant du bassin versant de la rivière Missisquoi pourrait augmenter jusqu'à 56% au-dessus des niveaux actuels selon le LCBP.

Des groupes locaux comme les Friends of the Northen Lake et la Missisquoi River Basin Association coordonnent leurs efforts depuis des années afin de réduire le ruissellement de phosphore qui aboutit dans le lac et persistent dans leur travail jusqu'à ce jour.

Toutefois, l'augmentation de phosphore et la charge de sédiments ne sont qu'une partie des impacts des changements climatiques, et cela ne fait que commencer, selon le rapport.

Le lac connaît déjà une augmentation de température de l'eau depuis le recensement des données commencées en 1964. "La température de l'eau de surface a augmenté dans le lac Champlain de 6,8 degrés F. (3,8 degrés C). La température moyenne de l'air a aussi augmenté en moyenne 2,2 degrés F entre 1976 et 2005.

Ces changements de température altèrent l'écologie du lac.

Pendant l'hiver, le bassin versant du lac Champlain reçoit moins de neige et plus de pluie. La diminution du volume de fonte de la neige fait baisser le niveau de l'eau dans le lac et de la nappe phréatique au printemps. La fonte des neiges est nécessaire pour maintenir la santé des milieux humides où le poisson et les amphibiens se reproduisent. Donc, la perte d'une quantité de fonte de la neige pourrait provoquer une diminution de certaines populations animales.

Le lac est aussi plus chaud pendant les mois d'hiver et se recouvre de glace de moins et moins souvent selon le LCBP. La perte de couverture de glace impacte la pêche sur glace, bien sûr. Cela a des effets sur la température de l'eau du lac.

Quand le lac ne gèle pas pendant l'hiver, il se réchauffe plus rapidement au printemps. Le lac atteint aussi des températures plus élevées. Il en résulte que le lac connaît plus de temps avec des couches d'eau de températures différentes selon la profondeur, un phénomène connu sous le nom de stratification thermique.

La stratification thermique peut contribuer à des floraisons d'algues bleues-vertes. "Toxiques ou pas, les floraisons d'algues dégradent la qualité de l'eau et réduisent la concentration d'oxygène dissous, ce qui prive les poissons et la vie aquatique de l'oxygène qu'ils ont besoin pour respirer." selon le rapport.

L'augmentation des températures menace aussi la capacité du lac de maintenir sa population d'espèces de poissons indigènes qui aiment l'eau froide, comme le saumon et la truite tout en rendant le lac plus accueillant pour les espèces qui préfèrent l'eau plus chaude comme l'achigan et le baret.

Les changements climatiques a aussi des impacts sur la quantité de précipitations et comment elles tombent au sol. En plus d'avoir moins de neige et plus de pluie, la région connaît aussi une augmentation de pluies intenses et abondantes. Ces tempêtes dans lesquelles de grandes quantités de pluie tombent dans un intervalle de temps très court durant une période concentrée pourraient provoquer des inondations.

Les inondations, à leur tour, peuvent augmenter l'érosion des cours d'eau, ce qui transporte des sédiments chargés de nutriments vers le lac. Les nutriments contribuent ensuite aux floraisons d'algues bleues-vertes.

Les inondations peuvent aussi acheminer d'autres contaminants dans le lac et propager des espèces envahissantes dans d'autres régions du lac.

"Les changements climatiques combinés avec la propagation possible d'espèces envahissantes sont les menaces les plus graves à la biodiversité du bassin versant du lac Champlain" selon le rapport.

Le rapport suggère comme solution que l'on augmente la résilience du lac aux inondations en s'assurant que les rivières et les cours d'eau aient davantage accès à leurs plaines inondables qui servent à ralentir le courant, le ruissellement des sédiments et les contaminants dans le lac, ainsi que la vitesse d'écoulement des eaux.

Le rapport ne fait pas mention des efforts possibles qui pourraient contribuer à réduire les changements climatiques eux-mêmes.

Le rapport des indicateurs de l'état de santé du lac Champlain et de ses écosystèmes du programme du bassin versant du lac Champlain a été révélé au début d'août 2012. Le rapport, qui est émis à tous les 3-4 ans, informe les citoyens et les gérants de la ressource sur la santé du lac Champlain et aide à avoir une meilleure compréhension des menaces à sa santé et laisse entrevoir les possibilités de résoudre les défis que nous réserve l'avenir.

"Nous utilisons des données scientifiques pour déterminer quels sont les progrès accomplis dans la gestion de la qualité de l'eau du lac Champlain et la santé de l'habitat." dit Bill Howland, le gérant de programme de LCBP. "Encore ent 2012, nous avons de bonnes et de pas si bonnes nouvelles, selon le problème et la partie du lac que l'on regarde. Il n'y a pas de doutes que le lac ne rencontre pas les cibles de concentrations de phosphore, mais chaque région demeure vigilante et active dans ses efforts à réduire la charge phosphore."

On encourage le public à demander à recevoir une copie du rapport pour en savoir plus sur la santé du lac Champlain. Les principales données sont:

La qualité de l'eau.

Les cibles de charge de sources diffuses de phosphore et les concentrations à l'intérieur du lac sont encore trop élevées. Les tendances de phosphore dans certains affluents s'améliorent, comme la Pike River au Québec et Otter Creek dans le Vermont. Certaines baies du lac Champlain rencontrent en général leurs cibles de phosphore comme Cumberland Bay, Burlington Bay, Shelburne Bay et South Lake Bay.

Les inondations printanières et de l'automne de l'an 2011 ont augmenté les niveaux de nutriments dans la plupart des régions du lac à un niveau maximum annuel moyen depuis le début du programme de monitorage du lac Champlain en 1992.

Le poisson et la faune.

Les données cumulées en 2011 sur le poisson de pêche sportive du lac Champlain révèle des diminutions importantes en concentrations de mercure dans la chair du doré jaune, la truite de lac et la perchaude. Les niveaux de mercure dans le poisson devraient continuer à s'améliorer grâce aux nouvelles normes de l'EPA sur les émissions de mercure pour les centrales au charbon.

L'état de New York a annulé la plupart des avis de consommation de poissons pour Cumberland Bay près de Plattsburgh à cause de la diminution de la concentration de BPC. En continuant le monitorage des spécimens de chair de poisson, le NYSDEC (département de la conservation de l'environnement) a été capable de suivre l'amélioration des niveaux de BPC au fil du temps, toujours à la baisse.

Les blessures de lamproies marines sur les truites de lac et le saumon de l'Atlantique sont à la baisse et au niveau le plus bas depuis le début du monitorage du phénomène en 1985.

La population des nichées des cormorans a baissé de 50%.

Les scientifiques ont documenté des changements récents dans les communautés biologiques dans la chaîne alimentaire du lac, comme une diminution des zooplanctons. Cela pourrait avoir un effet qui pourrait se répercuter jusqu'aux prédateurs à la tête de la chaîne alimentaire. Des partenaires de l'état et du fédéral font des sondages annuels des populations de poisson. Les données laissent comprendre que la population d'alevins de truites arc-en-ciel indigène est à la baisse tandis que le gaspareau est plus abondant.

Plus de 1,900 acres d'habitat en milieux humides ont été restaurées ou améliorés grâce au programme Fish and Wildlife du US Fish and Wildlife Service depuis 2009. Cette réussite est due grâce aux propriétaires terriens qui ont coopéré à travailler avec le fédéral et l'état et les groupes de conservation ONG dont les groupes locaux de bassins versants et Canards Illimités.

Les espèces envahissantes.

Dans la partie sud du Lac Champlain, l'invasion des châtaignes d'eau a pu être réduite dans les régions les plus au sud depuis 1999, environ 6,5 milles au sud de Benson, au Vermont. Plus de 200 acres ont été récupérés mécaniquement en 2011 de leurs châtaignes d'eau.

Il y a 3 espèces envahissantes qui menacent le lac Champlain, et les pêcheurs sportifs, les propriétaires de bateaux et les autres usagers doivent demeurer vigilants pour prévenir la propagation des espèces envahissantes.

La santé publique.

Les floraisons de cyanobactéries demeurent inquiétantes surtout dans la baie Missisquoi. Tout comme d'autres lacs partout sur le globe, les floraisons de cyanobactéries continuent d'être une nuisance avec des effets sur la santé humaine.

Bien que la baignade est sécuritaire la plupart du temps dans le lac Champlain, les fermetures de plages demeurent préoccupantes sur le lac, surtout dans la région nord-est.

Le sénateur Patrick Leahy a dit: "Le lac Champlain, le joyau de la Nouvelle-Angleterre, est l'un des plus beaux et précieux atouts bien particulier du Vermont. Les gens du Vermont dépendent du lac, et l'avenir du lac dépend de nous. Ce rapport est bien clair: le lac n'a jamais été aussi important pour nous comme un endroit pour la pêche de renommée mondiale, comme ressource pour les loisirs, comme notre source primaire d'eau douce. Mais ces données sont aussi bien claires: tout le monde au Québec, dans New York et au Vermont doivent travailler plus fort pour en prendre meilleur soin. Nous avons besoin de faire du progrès rapidement à nettoyer la pollution de nutriments, nous devons prendre des mesures efficaces pour ralentir les nouvelles espèces envahissantes qui frappent à notre porte, et nous devons planifier et s'adapter aux changements climatiques si nous voulons conserver cette ressource bien-aimée pour aujourd'hui et demain. L'avenir du lac est notre héritage que nous léguons aux générations futures, et nous en sommes responsables."

Vous pouvez consulter le rapport en ligne en téléchargeant ce pdf de 44 pages ici: www.lcbp.org/PDFs/SOL2012-web.pdf


Photo: LCBP

"Rising lake temperatures already taking its toll
Written By:
Michelle Monroe

Report: Signs ecology’s changing

ST. ALBANS — Climate change may increase phosphorous loads into Lake Champlain from the Missisquoi River Basin by 46 percent, according to the Lake Champlain Basin Program's (LCBP) annual State of the Lake Report.

The data come from a new study funded by LCBP and released this morning (August 2 2012). Sediment loads from the Missisquoi River Basin could increase by as much as 56 percent over current levels, according to LCBP.

Local groups such as the Friends of the Northern Lake and the Missisquoi River Basin Association for years have been coordinating efforts to reduce phosphorus runoff into the lake and continue to do so today.

However, the increase in phosphorous and sediment loading is just one of the impacts climate change is having, and will continue to have, on Lake Champlain, according to the report.

The lake has already seen significant increases in temperature since modeling began in 1964. "Average August surface water temperatures have increased in Lake Champlain as much as 6.8 degrees Fahrenheit (3.8 degrees Celsius)," the report states. Average air temperature also increased by an average of 2.2 degrees Fahrenheit between 1976 and 2005.

The changed temperatures are altering the ecology of the lake.

During the winter, the Lake Champlain Basin is seeing less snow and more rain. The reduction in spring snowmelt reduces water levels in the lake and groundwater during the spring. Spring snowmelt is needed to maintain wetlands where fish and amphibians spawn. Thus, the loss of snowmelt may lead to reductions in some animal populations.

The lake is also warmer during the winter months and is freezing over less frequently, according to LCBP. Loss of ice cover obviously impacts ice fishing. It also impacts temperature levels in the lake.

When the lake doesn't freeze over in the winter, it warms more quickly in the spring. The lake is also reaching higher temperatures. As a result, the lake is spending more time with water at different depths layered by temperature, known as thermal stratification.

Thermal stratification can contribute to blue-green algae blooms. "Toxic or not, algae blooms degrade water quality and reduce dissolved oxygen, depriving fish and other aquatic life of oxygen needed for respiration," according to the report.

The increase in temperatures is also threatening the lake's ability to support native cold-water fish species, such as salmon and trout while making the lake a more attractive environment for species that enjoy warmer waters such as bass and white perch.

Climate change is also impacting the level of precipitation and how it falls. In addition to less snow and more rain, the region is also experiencing an increase in heavy, intense rainfalls. Those storms, in which large amounts of rain fall in a brief, concentrated period of time can cause flooding.

The flooding, in turn, can increase erosion in streams, bringing nutrient laden sediment into the lake. The nutrients then contribute to blue-green algae blooms.

Flooding can also bring other contaminants into the lake and spread invasive species into additional areas of the lake.

"Climate change coupled with the potential spread of invasive species is the largest threat to the Lake Champlain Basin’s biodiversity," according to the report.

As a solution, the report suggests increasing the resiliency of the lake to flooding by insuring that rivers and streams have access to floodplains, which serve to slow down the flow of sediment and contaminants into the lake, as well as the speed at which the floodwaters are moving.

The report makes no reference to possible efforts to reduce climate change itself."

Link: http://www.samegessenr.com/node/3348

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"2012 State of the Lake Report Released for Lake Champlain
August 2nd, 2012 ·

Grand Isle, Vt – The Lake Champlain Basin Program’s 2012 State of the Lake and Ecosystem Indicators Report was released today (August 2 2012). The report, produced every 3-4 years, informs citizens and resource managers about Lake Champlain’s condition and provides a better understanding of threats to its health and opportunities to meet the challenges ahead.

“We use scientific data to determine what kind of progress is being made on the management of Lake Champlain water quality and habitat health,” said Bill Howland, LCBP Program Manager. “Again, in 2012, we share both good and not so good news, depending on which issue and which lake segment is being discussed. Certainly the Lake is not meeting phosphorus concentratios targets, but each jurisdiction remains diligent and active in their efforts to decrease loads.”

The public is encouraged to request a copy of the report to learn more about Lake Champlain’s health. Highlights include:

Water Quality

Lake Champlain’s nonpoint source phosphorus target loads and in-lake concentratios are still too high.
Phosphorus trends in some tributaries are improving, such as the Pike River which flows through Quebec and Otter Creek in Vermont.
Some of the Lake Champlain embayments are generally meeting their phosphorus targets including Cumberland Bay, Burlington Bay, Shelburne Bay, South Lake B.
2011 spring and fall floods boosted nutrient levels in most sections of the Lake to the highest annual average since the initiation of the Lake Champlain monitoring program in 1992.

Fish and Wildlife

Data collected in 2011 for sportfish in Lake Champlain reveal substantial declines in mercury levels in the tissue of walleye, lake trout and yellow perch. Fish mercury levels should continue to improve with newly issued US EPA regulations on mercury emissions from coal-fired power plants.
New York State has lifted most special fish consumption advisories for Cumberland Bay (near Plattsburgh) due to reduced PCB concentrations. By monitoring fish tissue samples, NYSDEC has been able to track progress over time on the decreasing PCB levels.
Sea lamprey wounding on lake trout and Atlantic salmon has dropped to the lowest rates since monitoring began in 1985.
Nesting populations of double-crested cormorants have dropped 50%.
Scientists have documented recent changes in the biological communities of the Lake’s food web, such as declines in zooplankton populations. These can cause a ripple effect all the way up to the top predators. State and Federal partners conduct annual surveys of the open water fish communities. Data suggest that native rainbow smelt numbers are declining while alewife are becoming more abundant.
More than 1900 acres of wetland habitat has been restored or enhanced through the US Fish and Wildlife Service’s Partners for Fish and Wildlife Program since 2009. This success was due to willing landowners working with federal and state partners and nongovernmental conservation groups including local watershed groups and Ducks Unlimited.

Invasive Species

In the southern portion of Lake Champlain, water chestnut populations have been reduced to their southernmost point since 1999, about 6.5 miles south of Benson, Vt. More than 200 acres were mechanically harvested in 2011.
Round goby, Asian clam, and spiny waterflea are three aquatic invasive species on the doorsteps to Lake Champlain. Anglers, boaters and other recreational users must all remain diligent in preventing the spread of invasive species.

Human Health

Cyanobacteria blooms remain a concern especially in Missisquoi Bay. Similar to other lakes around the world, cyanobacteria blooms continue to be a nuisance with human health implications.
While most days it is safe to swim in Lake Champlain, beach closures remain a concern in the Lake, particularly in the northeast arm.

U.S. Senator Patrick Leahy said, “Lake Champlain, the jewel of New England, is one of Vermont’s most valuable assets and defining features. Vermonters depend on the lake, and the future of the lake depends on us. This report makes it clear that the lake has never been more important to us — as a world class fishery, as a boating and recreational resource, as our primary water source. But these findings also make clear that all of us in Quebec, New York and Vermont need to work harder toward better stewardship. We need prompt progress in cleaning up nutrient pollution, we need effective steps to thwart the new invasive species now on the lake’s threshold, and we must begin planning for and adapting to a changing climate, if we are going to conserve this cherished resource for today and tomorrow. The lake’s future is our legacy, and our responsibility.”

The 2012 State of the Lake and Ecosystem Indicators report is now posted on-line: www.lcbp.org/PDFs/SOL2012-web.pdf."

Link: http://www.adirondackbasecamp.com/2012/08/2012-state-lake-report/

Friday, May 11, 2012

La crue de 2011 - quoi maintenant?

Les inondations du lac Champlain de l'année 2011 ont renouvelé les pressions pour implanter des contrôles.

Guy Langlois est propriétaire d'une marina sur la rivière Richelieu à Saint-Jean-sur-Richelieu et croit que le gouvernement fédéral du Canada est en parti responsable des dommages causés par les inondations de la rivière en 2011 parce qu'il a rétréci le tracé naturel de la rivière au début des années 1970 pour élargir l'entrée du Canal de Chambly.

Des niveaux d'eau qui ont brisé des records l'an passé ont ramené sur le tapis un débat qui implique 2 états, une province et 2 gouvernements nationaux qui mijote depuis 100 ans: est-ce que les inondations printanières du Lac Champlain et de la rivière Richelieu devraient être évités, ou tout de moins amoindris en régularisant la circulation de l'eau dans la rivière Richelieu?

La discussion plus récente, qui est à ses tous débuts, inclut un recours collectif par des résidents du Québec qui veulent que l'on drague la rivière pour qu'elle évacue plus d'eau, ce qui baisserait les niveaux de débordements en amont dans la rivière et le lac. Les discussions avancent aussi une proposition que les gouvernements fédéraux des deux pays étudient des solutions qui pourraient inclure un barrage de contrôle.

Les inondations destructrices de 2011 ont aussi attiré l'attention sur un fait peu connu et peut-être même oublié: les eaux de crues du lac Champlain montent de 3 à 6 pouces de plus à cause que les humains ont rétréci le débit du Richelieu à un certain endroit au début des années 1970.

C'est quand même ironique que se remette à parler de contrôle de crues ce printemps, puisque le niveau du lac Champlain et de la rivière Richelieu sont à un niveau à la baisse record cette année.

Tout de même, l'avenir nous réserve quand même d'autres inondations, et les pertes sont de plus en plus importantes.

Le lac Champlain a atteint son niveau record le plus haut, 103,2 pieds au-dessus du niveau de la mer, le 6 mai 2011. Les eaux élevées ont persistées jusqu'à la mi juin, ce qui a détruit 24 maisons au Vermont et endommagé 419 autres résidences. L'agence fédéral des É.-U., Federal Emerency Management Agency, a distribué $1,8 millions à des individus lésés et $8,6 millions à des municipalités et à l'état pour aider à payer les réparations de routes, ponts, ponceaux et autres infrastructures endommagés.

Les inondations sur la rivière Richelieu ont eu des impacts encore plus dévastateurs, endommageant 3,000 maisons dans 20 communautés, ce qui a obligé l'évacuation de 1,000 personnes qui ont dû quitter leur résidence, et ce qui a coûté au moins $22,3 millions aux gouvernements.

Le gouverneur du Vermont Peter Shumlin et le Premier Ministre Jean Charest ont pris le désastre tellement au sérieux qu'ils ont organisé un comité de travail pour étudier des solutions qui réduiraient les dommages à l'avenir.
Photo: Ryan Remiorz, Canadian Press

Suite à leurs pressions, le U.S. State Department et le Ministère des Affaires étrangères du Canada ont demandé à la Commission mixte internationale (IJC) de préparer une étude de mitigation d'inondations, dont une analyse de coûts de solutions structurelles et non-structurelles pour gérer les crues du printemps. La IJC est un comité de travail composé de 6 membres Canadiens et Américains qui fait la médiation lors de problèmes d'eau partagées par les 2 pays.

Si la commission se lance dans cette étude, et l'on prévoit que cela se réalisera, cela pourrait réanimer les débats controversés qui ont fait rage durant les années 1970 qui parlaient de construire un barrage pour contrôler les inondations de la rivière Richelieu du côté canadien de la frontière.

L'idée était populaire alors, au Canada, car plusieurs années d'inondations printanières avaient endommagé des terres agricoles et des résidences riveraines, mais n'avait pas fait l'affaire au Vermont ni dans New York, car on s'inquiète de ce côté-là des impacts environnementaux sur les milieux humides du lac.

Peter Paine, âgé de 76 ans, et dont la famille possède 3 milles de terrains riverains sur le lac Champlain dans Willsboro, du côté de New York, disait la semaine passée qu'il n'était pas surpris qu'on s'intéressait de nouveau à vouloir contrôler les inondations. Il s'était mêlé activement dans les débats des années 1970, étant le fondateur du comité Lake Champlain Committee, à partir de Burlington. "Toutes les fois qu'il y a une période où le niveau de l'eau est élevé, les gens s'excitent et disent 'Construisons un barrage à Saint-Jean.' dit Paine. "Une partie de problème, c'est que durant les années où l'eau est basse, trop de gens se construisent à des endroits où ils ne devraient pas le faire. Les inondations sont un phénomène naturel, et les gens qui se construisent près du lac prennent des risques, et devraient être plus prudents." dit-il.

Guy Langlois sur les bord du Canal de Chambly la semaine dernière, jetant un coup d'oeil sur la rivière Richelieu qui est large d'un millier de pieds à cet endroit-là. Il faisait faire la tournée à Buzz Hoerr, un résident riverain du lac à Colchester et qui est membre du comité de travail du Lake Champlain Basin Program.
La vitesse à laquelle le lac Champlain laisse écouler les eaux pendant les inondations est contrôlé par des bas-fonds rocheux dans la rivière Richelieu à la hauteur de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les bas-fonds agissent comme un barrage naturel. Cette photo prise par Guy Langlois, le propriétaire d'une marina, laisse voir les bas-fonds durant une période où l'eau est basse. Le gouvernement du Canada a déjà fait la proposition, dans le passé, de faire l'excavation d'une large tranchée dans les bas-fonds pour que la rivière puisse évacuer un plus grand volume d'eau.

Cet endroit, où les bas-fonds se cachent juste sous la surface de l'eau, pourrait passer pour un bouchon qui bloque le tuyau d'évacuation du lac Champlain.

À quelques milles en amont, une équipe d'hommes qui font de l'aménagement paysagé terminent un projet valant $9,000 pour restaurer les terrains autour de la maison riveraine de Langlois. Les inondations de l'an passé ont arraché son gazon et son jardin, bien que la maison elle-même ait échappé aux dommages encourus par plusieurs de ses voisins. Son petit commerce de marina est de l'autre côté de la rivière: là aussi, il y a eu des dommages à cause d'une inondation en 2011.

M. Hoerr pourrait sympathiser avec lui. Une inondation a endommagé gravement ses rives des milles de là, sur le lac Champlain.

Langlois, âgé de 67 ans, un homme trapu qui réussi bien son look avec ses jeans délavés, est l'une des personnes qui sont convaincues que d'élargir le Canal de Chambly au début des années 1970 (vers la fin des années 1960 selon lui) aurait empirer les crues du printemps naturelles de la rivière, et qu'on devrait y remédier. "Vous pouvez constater par les rapports en commençant en 1969, que le niveau de l'eau est de plus en plus haut." dit-il. "Avant cela, l'eau atteignait 100 pieds, mais après qu'on ait élargi le canal, l'eau monte à 101,5 pieds. Après 40 ans, çà devrait être arrêté." dit-il, de l'émotion dans la voix. "Il y a eu $50 millions de dommages sur la propriété pendant cette période. Le gouvernement ne veut rien faire, parce que cela voudrait dire qu'il admet avoir fait une erreur."

'Resserrement de la rivière cause des dommages'

Même les gens qui vivent depuis longtemps au Vermont pourrait avoir besoin d'explications pour comprendre l'argumentaire de Langlois. Bien que la rivière Richelieu soit une rivière importante, elle est presque invisible pour ceux qui vivent au sud de la frontière.

Imaginez que le lac Champlain est une immense baignoire qui s'étend sur 120 milles, de West Haven jusqu'à Alburgh, et contenant 6,8 milliards de gallons d'eau. Un seul tuyeau d'évacuation, la rivière Richelieu, part du lac à sa pointe au nord, près de Rouses Point, dans New York. À 24 milles de là, plus au nord, la rivière Richelieu coule par dessus les bas-fonds de Saint-Jean, un fond rocheux qui agit comme un barrage naturel qui retient l'eau. Durant les années où la neige et-ou la pluie sont abondantes, l'eau ne peut pas s'échapper par le Richelieu aussi rapidement qu'elle arrive par des douzaines de rivières plus au sud. Le niveau de l'eau dans le lac monte à ces moments-là.

Jusqu'à une date avancée du 19e siècle, le lac Champlain et la rivière Richelieu jouait un rôle important dans le transport des marchandises en direction de Montréal (NDLR: je crois qu'il y avait autant, sinon plus de marchandises en direction des É.-U., comme le papier journal!). Les bateaux ne pouvaient pas franchir les rapides, et Saint-Jean devint un point de transition où la marchandise était transférée sur des wagons pour terminer le périple par rail.
Photo: Glenn Russell, Free Press
Le Canal de Chambly le long de la rivière Richelieu à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, a été construit durant les années 1800 pour le transport des marchandises par barges entre le lac Champlain et Montréal. Aujourd'hui, le canal long de 12 milles est utilisé par plus de 2,500 navires de plaisance annuellement. Le canal avait été élargi au début des années 1970, ce qui a réduit le débit de la rivière et fait monté les niveaux de crues de quelques pouces.

La début de la construction du Canal de Chambly, long de 12 milles, a commencé en 1843 pour permettre aux bateaux de franchir les rapides. Le canal a été creusé le long de la rive ouest, séparé de la rivière par une digue étroite. Vers 1970, le canal a été élargi en déplaçant la digue, qui est maintenant un parc linéaire occupé par les cyclistes et les marcheurs en cette journée tempérée du printemps, plus loin, empiétant sur la rivière et donc réduisant la largeur naturelle de la rivière. Ces travaux ont donc nuit à l'évacuation rapide qui sort du lac Champlain.

Dans une étude scientifique sortie en 1978 écrite par Stockton Barnett, un géologue de New York, on conclut que l'élargissement du canal aurait levé le niveau de l'eau de 8n pouces à Saint-Jean et 6 pouces dans le lac Champlain durant les crues printanières. (Des études faites par des agences canadiennes en 1979 ont calculé un impact moindre, soit de 3 à 4 pouces dans le lac Champlain). "L'étranglement de la rivière en 1976 a causé environ 31% des dommages de cette année-là, ce qui met en lumière l'importance des changements apportés." écrivait alors Barnett.

Une soupape contre les inondations?

Guy Langlois et Buzz Hoerr contemplent le Canal de Chambly, la semaine dernière, fermé et vidé de son eau. Une solution pour contrer les indondations leur semble bien évidente: ouvrir les portes du canal au printemps pour aider à vider le lac Champlain. "Oui, c'est ce que nous aimerions qu'ils fassent." dit Langlois. "Si nous utilisons le canal pendant 6 semaines, nous pouvons contrôler les inondations pendant 3 mois." dit-il, en se rappelant l'une des nombreuses études qu'il a trouvé durant ses 30 années de recherches sur les niveaux de l'eau et les droits des riverains.
Photo: Glenn Russell, Free Press

Toutefois, la question n'est pas aussi simple que d'ouvrir les sas des écluses, dit François Ferrer, le gérant en chef des canaux de Parcs Canada au Québec. Le canal n'a pas été conçu pour agir comme déversoir des inondations, et les portes des écluses sont construites de façon qu'elles ne peuvent pas rester ouvertes, dit-il. (NDLR: parce qu'elles se referment avec le courant). Ferrer dit qu'il ne connaît pas les études des années 1970, dont celle de Barnett qui arrivait à la conclusion que le canal devrait être modifié pour permettre d'atténuer les effets des inondations.

Barnett écrivait en 1978: "L'aggravation des inondations causée par l'élargissement du Canal de Chambly peut être facilement éliminé." Il mentionne un concept imaginé par le Vermont Water Resources Department de 1975 pour ajouter un déversoir de diversion des eaux de crues dans la partie en amont du canal pour transporter l'eau autour des rapides de Saint-Jean qui pourraient faire descendre le niveau de l'eau de près d'un pied. Le coût en dollars de 1978 était de $1 à $2 millions, ce qui représente un rapport avantageux de 5 pour 1, écrit Barnett.

'Dix-huit pouces d'eau dans mon salon'

Denis Dupuis vit tout près de Langlois sur la rivière Richelieu et a une autre idée. Dupuis a entamé un procès en cour provinciale pour enclencher un recours collectif pour tous les propriétaires et commerces dont la propriété a été endommagée par l'inondation de 2011. "M. Dupuis a un rapport d'arpenteur qui affirme que seulement une toute petite partie de son terrain est dans la zone inondable de 100 ans; pourtant, il avait 18 pouces d'eau dans son salon." dit Gilles Gareau, son avocat. "Il ne pouvait pas être dans sa maison pendant 8 mois." Le recours collectif de Dupuis demande une compensation financière du gouvernement qui, selon lui, n'a pas fait les travaux d'un projet qui date de 1937 qui avait été approuvé par la IJC et qui devait abaisser le niveau et la fréquence des crues du printemps. "Il y a eu une loi votée en 1937 pour creuser une tranchée dans la rivière. Cela n'a jamais été fait." dit Gareau. Le procès demande aussi à la cour d'exiger du gouvernement que les travaux aillent de l'avant.

En 1981, la IJC a encore songé à faire de la prévention d'inondation sur la rivière Richelieu et encore une fois est venu à la conclusion qu'excaver une tranchée profonde, 700 pieds de large par 8,000 pieds de long, dans les rapides réduirait les niveaux d'inondations de 1 ou 2 pieds lors des crues. Des barrières installées dans le fond de la tranchée seraient fermées ou ouvertes tout comme un barrage afin de régulariser le niveau de l'eau dans la rivière et le lac Champlain. Tandis que la IJC considérait que cette structure à barrières préviendrait certains dommages dus à des inondations et était techniquement réalisable, il n'a voulu approuver ou refuser le projet, raisonnant que ces décisions devraient être prises par les gouvernements du Canada et des États-Unis.

Le rapport de la commission a été suivi par plusieurs années où il y a eu moins d'inondations, et ainsi les pressions pour qu'on contrôle les eaux. La question de changer le canal ou l'excavation de la rivière est passée aux oubliettes.

'Pas question d'un barrage'

Au Vermont, on est très sceptique et on n'entrevoit pas voir les solutions proposées en 1937 et 1981 revenir sur le tapis. "On ne porte pas trop d'attention au problème Champlain-Richelieu" dit Paul Madden, le directeur exécutif du groupe Friends of Northern Lake Champlain, dans un courriel envoyé la semaine dernière. "Construire un barrage sur le lac n'a pas de sens pour plusieurs raisons: économique, environnementale, récréo-touristique. Vous pourriez même ajouter spirituelle." écrit-il.

Par contre, le commissaire du Environmental Conservation David Mears dit que l'opinion au Québec est probablement très différente. "Une question qui retient l'attention est, est-ce que l'on devrait faire quelque chose pour maîtriser les inondations de la rivière Richelieu." dit-il. Il remarque de dans l'étude de la IJC, si on lui donne le feu vert, se pencherait sur beaucoup plus de questions problématiques, dont les causes et les impacts des inondations de 2011, les règlements qui regardent les plaines inondables et un besoin possible d'une cartographie en temps réel pour prédire le potentiel inondé. "Je suis intéressé à comprendre mieux ce qui s'est passé l'an passé." dit Mears. "Quels étaient les facteurs qui ont contribué aux inondations? Était-ce la fonte des neiges abondantes ajoutées aux sols saturés et aux pluies printanières, ou est-ce que d'autres enjeux se sont ajoutés au cocktail, comme les changements climatiques? Y a-t-il eu des changements le long de la rivière Richelieu qui auraient pu augmenter les risques d'inondations? Tout le monde a sa théorie préférée sur le niveau de l'eau du lac. Moi, je devine que c'est une question complexe avec plusieurs facettes." continue-t-il. "J'aimerais bien que des scientifiques étudient sérieusement ce problème avant que l'on décide d'une politique dans une direction comme de l'autre."
Photo: Glenn Russell, Free Press
Janet Gibbons inspecte le muret entre le lac Champlain et sa maison sur North Avenue Extension dans la ville de Burlington, le 19 avril 2012. Le muret a dû être reconstruit et renforcé après la crue du printemps de l'an passé.
4 pouces de répit

Tandis que les états et les nations cheminent lentement avec leurs études sur les inondations, les propriétaires riverains au Vermont n'attendent pas. Tout le long de la rive, ils reconstruisent, rendent plus solide et parfois augmentent la hauteur des murets pour protéger leur propriété.

"Mon camp sur la plage est mon endroit préféré au monde." disait Paul Sisson de Burlington la semaine dernière, en parlant de son camp d'été à Starr Farm Beach. D'autres résidents accordent tout autant de valeur à leurs maisons d'été: le groupe de propriétaires The Starr Farm Beach Camp Owners Association a dépensé plus de $300,000 pour réparer et renforcir sa plage à l'ouest. "Le contracteur utilise de la grosse pierre, des roches aussi grosses que 4' par 4' par 3', afin de refaire le muret." dit Sisson. Le muret est construit à un niveau qui est 104 pieds au-dessus du niveau de la mer, selon lui, presque 1 pied plus haut que niveau d'eau record enregistré l'an passé.

À un mille plus au nord, des résidents permanents sur les rives du lac Champlain près de l'embouchure de la rivière Winooski ont aussi ajouté des tonnes de roche sur leur partie plate de la rive.

"J'avais 3 pompes qui marchaient dans mon sous-sol l'année passé." se rappelle Janet Gibbons en regardant la surface du lac. "Tout ceci était parti." dit-elle, en indiquant d'un geste une grande partie de la pelouse derrière le muret.

À Colchester, Buzz Hoerr, un membre du Lake Champlain Basin Program Steering Committee, se prépare à dépenser $9,000 pour restaurer sa partie de rive et son patio sur Broadlake Road. Lui et sa famille ont passé plusieurs semaines au printemps passé à ramer pour rejoindre leur maison qui était perchée sur une colline entourée d'eaux de crue. Il ne cesse de penser aux travaux des années 1970 qui ont élargi le Canal de Chambly et qui auraient levé la hauteur de l'eau des crues du lac Champlain de 4 à 6 pouces. Même si les changements au canal ne baisseraient le niveau de l'eau des inondations que de peu, cela vaudrait la peine pour ceux qui vivent le long de la rivière et autour du lac, selon Hoerr. "Si vous m'auriez dit l'an passé que j'aurais 4 pouces de moins, dit-il, j'aurais dit oui tout de suite."
Photo: Glenn Russell, Free Press

Inondations sur le lac

Le niveau de l'eau sur les rives de Burlington était au-dessus du niveau de la mer vendredi, moins haut que le niveau du 20 avril l'an passé. Le lac atteint le niveau d'inondation quand l'eau atteint le 100 pieds au-dessus du niveau de la mer, selon le National Weather Service.

Voici les indications du guide du service de météo sur les niveaux d'inondation et les impacts sur le lac:

- À 100 pieds au-dessus du niveau de la mer: l'eau commence à pénétrer sur les propriétés riveraines et menacer les routes les plus basses et les quais. L'action des vagues peut empirer les effets des inonations sur les côtes exposées au vent.

- À 101 pieds: les inondations sont sérieuses, l'érosion provoquée par l'action des vagues sur les côtes exposées au vent devient un problème. S'il y a de la glace sur le lac, il peut y avoir des dommages sur les structures.

-À 102 pieds: des inondations sévères sont à prévoir, avec des eaux qui envahissent les propriétés riveraines et obligent la fermeture de routes les plus basses.

Jusqu'à 2011, le niveau de l'eau le plus élevé à la station de Burlington était de 101,86 pieds le 27 avril en 1993. En 2011, la station de Burlington a enregistré 103,2 pieds le 6 mai.

Le niveau le plus bas jamais enregistré à Burlington était 92,6 pieds le 4 décembre 1908.
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"Lake Champlain floods of 2011 renew interest in flood control

Guy Langlois, who owns a marina on the Richelieu River in St. Jean-sur-Richelieu, Quebec, believes the Canadian government bears some responsibility for flood damage along the river in 2011 because it narrowed the river channel in the early 1970s when the Chambly Canal was widened.

Saint–Jean-Sur-Richelieu, Quebec

Record-high water one year ago has renewed a question that has vexed two states, a province and two national governments off and on for 100 years: Should spring floods on Lake Champlain and its outlet, the Richelieu River in Quebec, be prevented — or at least reduced — by regulating the flow of water in the Richelieu?

The discussion, still in its earliest stages, includes a lawsuit by Quebec residents seeking to have the Richelieu dredged to handle more water, thus reducing upstream flood levels in the river and Lake Champlain. It also includes a proposal by the federal governments of Canada and the United States to study solutions that could include a flood-control dam.

The damaging floods of 2011 also have drawn attention to a little-known or long-forgotten fact: Lake Champlain floodwaters rise three inches to half a foot higher than they would naturally because humans narrowed the channel of the Richelieu at a pinch point in the early 1970s.

Renewed discussion this spring of flood control on the lake comes with a certain irony, as water levels on Lake Champlain and in the Richelieu are near an all-time spring low.

Nevertheless, floods are expected to return in future years, and the stakes are high.

Lake Champlain rose to its highest recorded level, 103.2 feet above sea level, on May 6, 2011. High water lasted into mid-June, destroying 24 Vermont homes and damaging another 419. The Federal Emergency Management Agency paid $1.8 million to individuals and $8.6 million to cities, towns and the state to help cover damage to roads, bridges, culverts and other infrastructure.

Flooding along the Richelieu had even more devastating effects, damaging 3,000 houses in 20 communities, forcing more than 1,000 people from their homes and costing governments at least $22.3 million.

Vermont Gov. Peter Shumlin and Quebec Premier Jean Charest took the flooding so seriously they launched their own task force to consider ways to reduce future damage.


At their urging, the U.S. State Department and the Canadian Ministry of Foreign Affairs in March asked the International Joint Commission to plan a flood mitigation study, including a cost-benefit analysis of “both structural and non-structural solutions” to spring floods. The IJC, as it is called, is a six-member U.S-Canadian board that mediates boundary water issues between the two countries.

If the commission launches the study, as is expected, it could re-ignite the fiery debate that raged in the 1970s regarding Canadian proposals to build a Richelieu flood-control dam.

The idea was popular in Canada, where several years of spring floods had damaged farmland and riverside homes, but was opposed in Vermont and New York over concerns about environmental effects on the lake’s wetlands.

Peter Paine, 76, whose family owns three miles of Lake Champlain shoreline in Willsboro, N.Y., said last week he is not surprised at the renewed interest in flood control. He was active in the 1970s debate as a founder of the Burlington-based Lake Champlain Committee. “Every time there is a period of high water, people get excited and say ‘Let’s build a dam at St. Jean,’” Paine said. “Part of the problem is that in low-water years an awful lot of people have built in places they shouldn’t. Flooding is a natural phenomenon, and people who build close to the lake are taking some risks and ought to know better,” he said.

Guy Langlois stood last week on the banks of the Chambly Canal looking across the thousand-foot-wide Richelieu River. Langlois was giving a tour to Buzz Hoerr, a Colchester lakeshore resident who sits on the steering committee of the Lake Champlain Basin Program.

The rate at which Lake Champlain drains during floods is controlled by an area of rocky shoals in the Richelieu River at St. Jean, Quebec. The shoals, referred to as the "high bottom" in Quebec, act as a natural dam. This picture provided by marina own Guy Langlois shows the shoals at low water. The Canadian government has proposed in the past to excavate a wide trench through the shoals so the river can carry more water.

This place — where rock shoals are hidden just below the wavelets — could be called the plug in Lake Champlain’s drainpipe.

A few miles upstream, a landscaping crew was finishing $9,000 worth of work to restore the grounds around Langlois’ riverside home. Last year’s floodwaters ripped out his grass and gardens, though his home escaped the damage many of his neighbors suffered. His small marina business sits on the other side of the river. It, too, suffered damage in the 2011 flood.

Hoerr could sympathize. The flood badly damaged his stretch of shoreline miles away on Lake Champlain.

Langlois, 67, a compact man who manages to look dapper in faded blue jeans, is one of those convinced that the widening of the Chambly Canal in the early 1970s (the late 1960s, he believes) worsens the natural springtime floods on the river — and something ought to be done about it. “You can see from the reports, starting in 1969 the water started getting higher and higher,” he said. “Before that, the water would come to 100 feet, but after the canal was widened the water would come to 101.5 feet. “After 40 years this should be stopped,” he said with emotion. “There has been $50 million in damages to property over that time. The government doesn’t want to do anything, because that would admit they made a mistake.”

‘River constriction caused damage’

Even long-time Vermonters might need a geography primer to understand Langlois’ argument. Although the Richelieu is a major river, it is nearly invisible to those who live south of the border.

Think of Lake Champlain as a large bathtub, stretching 120 miles from West Haven to Alburgh and holding 6.8 trillion gallons of water. A single narrow drainpipe, the Richelieu River, leaves the lake at its northern end near Rouses Point, N.Y. Twenty-four miles north of the border the Richelieu ripples over the St. Jean shoals, a rocky underwater outcropping that acts as a natural dam restricting the flow of water. In years of heavy snowmelt and rains, water cannot drain out of the Richelieu as quickly as it is poured into the lake from a dozen rivers. Water levels in the lake rise higher and higher.

Well into the 19th century, Lake Champlain and the Richelieu were a major transportation highway for goods traveling north to Montreal (Personal note: I would say as much goods would be going southward!). Boats could not pass the rapids, and St. Jean grew as a transit point where cargo was offloaded to railroad cars.

PHOTO DU CANAL: The Chambly Canal along the Richelieu River in St. Jean, Quebec, was constructed in the 1800s to carry commercial barge traffic from Lake Champlain to Montreal. Today, the 12-mile-long canal is used by about 2,500 pleasure boats each year. The canal was widened in the early 1970s, constricting the river's flow and raising flood levels several inches.

The 12-mile Chambly Canal was begun in 1843 to allow boats to bypass the rapids. The canal was excavated along the western shore, separated from the river by a narrow berm. Sometime around 1970, the canal was widened, by moving the berm — now a linear park busy with cyclists and walkers on a warm spring day — farther out into the river, thus narrowing the river channel. The work further constricted the flow of water out of Lake Champlain.

In 1978, a study by New York geologist Stockton Barnett concluded that widening the canal raises water levels 8 inches at St. Jean and 6 inches in Lake Champlain during spring floods. (Studies by Canadian agencies in 1979 calculated a smaller impact, 3 to 4 inches in Lake Champlain.) “River constriction in 1976 caused about 31 percent of that year’s total damage, underscoring the significance of the changes,” Barnett wrote.

A flood relief valve?

Guy Langlois and Buzz Hoerr regarded the Chambly Canal one day last week, closed and empty of water. A potential avenue to flood relief seemed obvious to them: Open the canal doors in the spring to help draw down Lake Champlain. “Yes, that’s what we want them to do,” Langlois said. “If we use the canal for six weeks we can control floods for three months,” he said, citing one of the many studies he has found in 30 years of researching water levels and shoreline owners’ rights.

However, the matter is not as easy as simply opening the lock doors, said Francois Ferrer, Parks Canada’s senior manager of Quebec’s historic canals. The canal was not designed to act as a sluiceway for floodwaters, and the lock doors are constructed in such a way that they cannot be left open, he said. Ferrer said he was unfamiliar with studies in the 1970s, including Barnett’s, that concluded the canal could be modified to provide flood relief.

Barnett wrote in 1978: “The aggravation to flooding caused by the widening of the Chambly Canal can be readily eliminated.” He cited a design by the Vermont Water Resources Department in 1975 to add a flood diversion sluiceway in the upper canal to carry water around the St. Jean rapids and reduce flood levels by up to a foot. The cost, in 1978 dollars, was $1 million to $2 million, with a cost-benefit of 5-to-1, Barnett wrote.

‘18 inches of water in his living room’

Denis Dupuis, who lives a short distance from Langlois on the Richelieu, has a different idea. Dupuis has filed papers in provincial court seeking to start a class-action lawsuit on behalf of all the homeowners and businesses whose property was damaged in the 2011 flood. “Mr. Dupuis has a surveyor’s report that only a little part of his property is within the 100-year flood zone — but he had 18 inches of water in his living room,” his lawyer, Gilles Gareau, said last week. “He was out of his house for eight months.” Dupuis’ lawsuit seeks financial compensation from the government, on grounds it failed to carry out a 1937 plan, approved by the International Joint Commission, to reduce the level and likelihood of spring foods. “There was a law voted in 1937 to dig a trench in the river. It was never carried out,” Gareau said. The lawsuit also asks the court to require the government to carry out the work.

In 1981, the IJC once again considered flood prevention on the Richelieu and once again concluded that excavating a deep channel — 700 feet wide and 8,000 feet long — through the rapids could reduce flood levels by one to two feet at high water.
Gates installed in the bottom of the trench would be opened and closed like a dam, to regulate the water level in the river and Lake Champlain. While the IJC found this “gated structure” would prevent some flood damage and was technically feasible — it declined to rule on its desirability on grounds those decisions should be left to the governments of Canada and the United States.

The commission’s report was followed by a number of years in which spring floods declined — and so did pressure for flood control. The matter of alterations to the canal and/or excavation of the river shoals faded.

‘A dam is a non-starter’

In Vermont, there is considerable skepticism that any joint U.S.-Canadian investigation of flooding problems will return to the solutions proposed in 1937 and 1981. “We aren’t paying too much attention to the Champlain/Richelieu problem,” Paul Madden, executive director of the Friends of Northern Lake Champlain, wrote in an email last week. “Putting a dam on the lake is a non-starter for many reasons — economic, environmental, recreational. You could probably even include spiritual,” he wrote.

On the other hand, Environmental Conservation Commissioner David Mears said the sentiment in Quebec might be quite different. “One issue focused on in Quebec is, should something be done about flood control on the Richelieu,” he said. He noted that the IJC’s study, if approved, would look at a much wider range of issues. They include the causes and impacts of the 2011 floods, the adequacy of floodplain regulations and possible need for real-time flood mapping to predict flooding potential. “I’m interested in a better understanding of what happened last year,” Mears said. “What were the contributing factors? Was it the confluence of high snowmelt, saturated soils and spring rains, or are there other trends across the landscape? Is it climate change? Are there changes along the Richelieu that have increased flooding? “Everybody’s got a theory about lake levels. My guess is, it is a complex, multi-faceted issue,” he continued. “I’d like to have the scientists really look at this before we head off in one policy direction or another.”

PHOTO: Janet Gibbons surveys the seawall between Lake Champlain and her house on North Avenue Extension in Burlington on Thursday, April 19, 2012. The wall had to be rebuilt and fortified after last year's spring flooding

4 inches of relief’

As state, national and international bodies inch forward with flood studies, lakeshore property owners in Vermont are not waiting. Up and down the shoreline, they are rebuilding, reinforcing and sometimes raising the height of seawalls to protect their property.

“My camp at the beach is my favorite place in the world,” Paul Sisson of Burlington said last week of his summer cottage at Starr Farm Beach. Other cottagers place a similar value on their summer homes: The Starr Farm Beach Camp Owners Association has committed more than $300,000 to restoring and armoring its west-facing shore. “The contractor is using large stone — and I mean pieces as large as four feet by four feet by three feet — to build a seawall,” Sisson said. The armoring is being built to a level of 104 feet above sea level, he added, nearly a foot higher than the record water level last spring.

A mile north, year-round residents on the Lake Champlain shore near the mouth of the Winooski River also have added tons of rock to their flat stretch of shoreline.

“I had three pumps going in my basement last year,” Janet Gibbons recalled one evening last week as she looked out over the lake. “This was all gone,” she said, gesturing at a wide swath of lawn behind the seawall.

In Colchester, Buzz Hoerr, the Lake Champlain Basin Program Steering Committee member, is preparing to spend $9,000 to restore his shoreline and patio on Broadlake Road. He and his family spent several weeks last spring rowing to their home, which was perched on a knoll surrounded by floodwaters. He keeps thinking about the way the Chambly Canal was widened in the 1970s, and how that raised the flood level four to six inches far away on Lake Champlain. Even if alterations to the canal would lower flood levels only slightly, that would be worth it to those who live along the river and the lake, Hoerr said.
“If you told me last year I could have had 4 inches of relief,” he said, “I would have said yes in a heartbeat.”

Flooding on the lake

The water level on the Burlington waterfront was above sea level on Friday — lower than its mark on April 20 one year ago. The lake hits flood stage when the water reaches 100 feet above sea level, according to the National Weather Service.

Here is the weather service guide to flood stages and impacts on the lake:

• At 100 feet above sea level: Water begins to enter some lakefront properties and to threaten low-lying roads, piers and docks. Wave action can compound flooding on windward-facing shorelines.

• At 101 feet: Flooding becomes serious, and wave erosion on windward shores becomes a problem. If lake ice is present, structural damage can occur.

• At 102 feet: Severe flooding occurs, with widespread inundation of lakeside property and closure of low-lying roads.

Until 2011, the highest recorded level at the Burlington Burlington was 101.86 feet on April 27, 1993. In 2011, the gage in Burlington recorded 103.2 feet on May 6.

The lowest lake level ever measured in Burlington was 92.6 feet Dec. 4, 1908."

Article written by Candace Page published here: http://www.burlingtonfreepress.com/interactive/article/20120422/NEWS02/304220002/Lake-Champlain-floods-of-2011-renew-interest-in-flood-control