Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Saturday, September 7, 2013

Île au Foin - un autre saccage en devenir


"Île au Foin : Québec accepte la voie d'accès

Claudy Laplante-St-Jean
Publié le 06 septembre 2013



Québec a finalement tranché, une voie d'accès en zone inondable pourra être créée vers l'Île au Foin, un plan vivement contesté par certains citoyens. Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire a reconnu, le 5 septembre, la validité de la dérogation au schéma d'aménagement demandée par la MRC de la Vallée-du-Richelieu, plus tôt cet été, mettant fin à la saga qui régnait depuis quelques mois.


«La M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu confirme avoir reçu un avis du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire nous avisant que le règlement numéro 32-12-14 respecte les orientations du gouvernement en matière d’aménagement puisque le contenu du présent règlement est conforme», a indiqué la MRC par voie de communiqué, vendredi matin.

Celle-ci ajoute que par la voix du sous-ministre, l’avis reconnait une dérogation à la zone inondable de récurrence 0-20 ans, et ce, afin de permettre la construction d’une voie d’accès vers l’Île au Foin, sur le territoire de la ville de Carignan. «Par conséquent, le règlement numéro 32-12-14 de la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu entrera en vigueur conformément à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme», peut-on y lire.

La dérogation, une version révisée, avait été adoptée de façon unanime par les maires présents (excluant Denis Lavoie, de Chambly, qui était absent), lors de la séance du conseil du 20 juin.

«Nous avons effectué plusieurs modifications améliorant le règlement et répondant aux exigences des différents ministères, notamment au niveau du libre écoulement naturel des eaux, la hauteur et la largeur de la voie d’accès projetée, l’intégrité du territoire et la protection de la flore et des habitats fauniques» avait précisé Gilles Plante, maire de McMasterville et préfet de la MRC, lors de ladite séance.

Un heureux dénouement pour Louise Lavigne

Louise Lavigne, mairesse de Carignan, s'attendait à une réponse positive de la part du gouvernement. «Quand nous avons présenté le dossier, nous savions que techniquement, c'était recevable. La MRC elle-même avait travaillé avec le MAMROT pour que tous les critères soient rencontrés. Quand nous avons voté le règlement, nous pensions que tout était conforme. J'aurais été étonnée de voir ce qui aurait pu accrocher dans le processus», explique-t-elle en ajoutant que le secteur a toujours été zone habitable et que la Ville se battait en Cour pour ne pas qu'il y ait des tours d'habitation, mais bien des maisons unifamiliales.

Mme Lavigne s'est toutefois dite soulagée du dénouement de l'histoire. «Je suis extrêmement heureuse. C'est un dossier qui déchirait la Ville depuis 12 ans. C'est enfin la fin de la saga», confie-t-elle en précisant que 75 % du secteur restera intact, dont la piste cyclable.

Toutefois, celle-ci tient à rappeler qu'aucun projet intégré de développement n'est encore sur la table pour le moment. «On ne sait pas le futur, mais c'est définitivement une belle étape de passée. Ça a pris beaucoup de temps et d'énergie. Ça a divisé la population. Nous avons fait tout ce qui était prévu par la Loi sans sauter d'étapes», se réjouit la mairesse.

Le Collectif n'a pas dit son dernier mot

«Consternation». «Incompréhensible». Voilà les deux premiers mots qui décrivent la décision du gouvernement selon Lorraine Moquin, du Collectif pour le parc du bassin de Chambly, qui s'oppose vivement à ce projet depuis les tous débuts.

«Le gouvernement a raté une belle occasion de montrer de la cohérence entre ses promesses électorales et ses actions. Il se prononce en faveur de la protection des milieux naturels, mais une dérogation comme celle-là, ça nous en éloigne ! C'est incompréhensible !», lance Mme Moquin qui rappelle que la même dérogation avait été refusée en 2012 par Laurent Lessard, qui était ministre du MAMROT à l'époque.

Celle-ci affirme que Québec a fondé sa décision sur une dimension technique relative à la construction du pont seulement et qu'il a oublié la plus importante, celle de l'environnement. «La première raison valable d'autoriser une dérogation, c'est l'intérêt public. Pourtant, ce n'est pas au rendez-vous», déplore-t-elle.

En plus d'avoir déposé une plainte au MAMROT sur l'irrégularité de la procédure dans l'adoption de la dérogation par la MRC, le Collectif sera présent aux deux séances afin de se faire entendre et de faire changer les choses."

Lien: http://www.chamblyexpress.ca/Actualites/2013-09-06/article-3378170/Ile-au-Foin-%3A-Quebec-accepte-la-voie-dacces/1



Réaction du Collectif pour le parc du bassin de Chambly suite à l'autorisation d'une dérogation en zone inondable 0-20 ans à l'Ile au Foin


"En accordant une dérogation pour des travaux en zone inondable 0-20 ans, dans les chenaux de Carignan, le gouvernement du PQ a raté une occasion de démontrer de la cohérence entre ses promesses électorales de protecteur de l’environnement et ses actions sur le terrain. Et s’il y a un endroit où il ne faut pas faire d’exception aux règles de zones inondables, c’est bien au confluent des rivières Richelieu et l’Acadie!



Le Ministère appuie sa nouvelle décision sur la seule dimension technique de la construction d’un pont et ponceau dans une zone inondable : Empiètement de 18%, 20% ou 22% dans la zone d’écoulement, cela change quoi? Ce n’est qu’UNE des dimensions de cette décision, et si c’était la seule, un Avis du ministre ne serait pas requis, car les fonctionnaires peuvent gérer cela tout seul. L’Avis du ministre doit permettre une vue d’ensemble de la question et assurer la cohérence de la dérogation demandée avec l’ensemble des orientations gouvernementales. C’était le cas pour le refus de cette même demande, le 31 juillet 2012 par l’ancien ministre Laurent Lessard, qui indiquait clairement « Ce projet de règlement ne respecte pas les orientations gouvernementales en matière de sécurité et de bien-être publics, de protection de l’environnement ainsi que de la protection du patrimoine naturel et de maintien des espèces floristiques, fauniques et de leurs habitats. » Est-ce que toutes les orientations gouvernementales ont tellement changé depuis l’arrivée du PQ au pouvoir qu’une réduction de quelque pourcentage d’empiètement dans la zone d’écoulement a réglé tout cela?



Ont-ils rejeté le PMAD? La Ceinture verte du grand Montréal ? La protection des milieux naturels, des boisés, des milieux humides? Le Corridor vert et bleu du Richelieu? La protection des espèces fauniques menacées? La Zone d’intervention spéciale pour les inondations du Richelieu? La prévention des îlots de chaleur? Chaque dérogation comme celle-ci nous éloigne de la protection des bandes riveraines, des orientations gouvernementales en matière de sécurité des citoyens et des objectifs du PMAD. Combien sont accordées chaque jour, sans que les citoyens n’en soient conscients?



La première raison valable pour autoriser une dérogation est l’intérêt public et on cherche toujours l’intérêt public dans cette décision. Cela prend une acceptabilité sociale et elle n’est clairement pas au rendez-vous. Un plan d’urbanisme a été rejeté par référendum à Carignan parce qu’il ne protégeait pas les milieux naturels. Quand il était dans l’opposition, le député Bertrand St-Arnaud a déposé une pétition signée par plus de 2000 personnes de la région du bassin de Chambly en faveur de la protection des milieux naturels. Des citoyens et des groupes environnementaux de tout le Québec ont manifesté et se sont exprimés contre la dérogation lors de la consultation publique du 17 juin à la MRC.



Pour la suite, nous sommes en attente d’une décision sur la plainte logée au MAMROT concernant des irrégularités dans le processus d’adoption de ce règlement par la MRC, irrégularités concernant la convocation et la tenue de l’assemblée publique de consultation qui doit précéder un changement de cette nature au schéma d’aménagement régional. La plainte a été jugée recevable et elle est en analyse actuellement. Cela pourrait invalider la dérogation, laquelle pourrait être retirée par le prochain conseil municipal, puisque nous sommes à quelques semaines des élections municipales.



Techniquement, deux séances du conseil de ville de Carignan seraient nécessaires pour faire modifier le règlement de zonage de la ville afin de compléter la procédure de dérogation. Comme il n’en reste qu’une seule avant les élections du 3 novembre, il semble que cela nécessitera la convocation d’une séance extraordinaire du conseil de ville pour que le promoteur ait le champ libre avant les élections. La mairesse Lavigne, ayant soutenu sans relâche et à l’encontre de la volonté citoyenne, cette demande du promoteur, se priverait-elle de cela à ce stade-ci? Théoriquement, et selon la coutume à Carignan, l’assemblée publique de consultation précédant l’adoption définitive du règlement, devrait se tenir au début de la séance du conseil du 1er octobre. Les citoyens sont invités à venir s’exprimer à ce dernier conseil de ville régulier de l’équipe Lavigne le 1er octobre. Une belle occasion, avant les élections, de voir quels conseillers voteront selon la volonté clairement exprimée des citoyens et à leur avantage.



COLLECTIF POUR LE PARC DU BASSIN DE CHAMBLY

Lorraine Moquin (450-658-3277)"


Sunday, August 25, 2013

Rivière Richelieu - Est-ce que COVABAR parle de la même rivière?


J'aimerais réagir au reportage publié dans le Journal de Chambly, l'édition du 21 août, dont l'entête affirmait: "Richelieu, une rivière en santé, dit le COVABAR". On y lisait au premier paragraphe: "De façon générale, la qualité de l'eau de la rivière Richelieu tend à s'améliorer. La population et les agriculteurs adoptent de plus en plus des comportements qui ont un effet bénéfique sur la rivière."

Ces nouvelles optimistes donnent en effet de l'espoir. Mais les informations fournies par le COVABAR me laissent sur ma faim. Combien d'agriculteurs ont amélioré leurs comportements, et de quelle façon? Est-ce que les bandes riveraines ont été élargies? Naturalisées? Et sur quelles distances? A-t-on installé des bassins de décantation? De filtration? Évite-t-on d'épandre avant les pluies annoncées?

Et on s'est bien gardé de parler de la sortie de Fondation Rivières* de l'an passé dont le communiqué de presse intitulé "Performance des systèmes d'épuration d'eaux usées - Nombreux débordements d'eaux usées au Richelieu" a eu des répercussions partout dans les journaux qui dénonçaient les débordements d'égouts le long du parcours de la rivière Richelieu dans les usines de traitement et les ouvrages de subverses. Depuis les 4 dernières années passées, on trouve parmi les coupables les installations à Lacolle, à Hemmingford, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Richelieu, à Beloeil, au Mont-Saint-Hilaire et Otterburn Park, entre autres.

Je suis une profane, mais j'ai des yeux pour voir la couleur de l'eau de la rivière Richelieu changer à chaque pluie digne de ce nom. Le phénomène est remarquable surtout le long de la rive est de la rivière, en amont du Bassin de Chambly, donc l'explication fournie par COVABAR voulant que les intrants polluants viennent surtout des rivières l'Acadie et des Hurons ne tient pas la route.

La qualité de l'eau de la rivière Richelieu va en s'améliorant? Bien tant mieux! Mais j'ajouterais qu'il y a encore beaucoup de travail à faire!

Johanne Dion
Administratrice au Conseil d'Administration de
Fondation Rivières
Richelieu, Qc

Lien pour télécharger le communiqué de presse de Fondation Rivières sur les débordements d'égouts: http://fondationrivieres.org/wordpress/uploads/2012/07/2012-07-18-COM-Rivi%C3%A8re-Richelieu-Rejets-eaux-us%C3%A9es.pdf

Un des nombreux reportages de l'an passé sur les débordements d'égouts: http://www.hebdosregionaux.ca/monteregie/2012/05/23/des-eaux-usees-directement-dans-la-riviere

L'article du Journal de Chambly publié le 21 août 2013 sur les déclarations de COVABAR: http://www.journaldechambly.com/2013/08/21/le-richelie-est-en-en-sante-selon-le-covabar

Le communiqué lui-même (cliquez sur l'image pour une meilleure définition):

Tuesday, August 13, 2013

Une belle journée d'août



Je crois que je ne peux rien demander de mieux que de contempler le ciel bleu du bleu de mes Gloires du Matin, regarder les petits nuages s'effilocher et se déferlant au fil du vent, deux aigles pêcheurs jouissant de leur maturité adulte planer au-dessus de moi, écoutant la cygale chanter du haut des arbres, le vent mugissant dans les branches m'apportant parfois le rugissement de la rivière, un petit coup de vent vient chatouiller le carillon, et puis les criquets heureux crissent partout sur la propriété; je suis entourée de mes plantes sur mon balcon neuf, assise dans ma chaise Adirondak que j'ai peinturé d'un jaune vif ce printemps, admirant les rouges, les oranges, les jaunes et les bleus de mes fleurs qui ne font que mieux ressortir le vert végétal qui m'entoure. Le tic-tic-tic de l'oiseau-mouche me dit qu'il apprécie, lui aussi. Au loin, tout à coup, un bruant chanteur partage avec moi cette lassitude de l'après-repas sous le soleil tout juste passé son zénith. Le mois d'août, c'est non seulement le mois de ma fête, mais c'est aussi mon mois préféré, la terre bien réchauffée me permettant de rester pieds nus toute la journée. L'angle du soleil laisse deviner la saison plus froide qui s'en vient, mais me rappelle de jouir de chaque journée chaude qui nous reste cette année. Si je pouvais aller me saucer à la rivière, ce serait, en effet, le Paradis.

How can I ask for anything more out of life than to look up at the sky, blue of the blue of the Morning glories, studying the folding and unfolding of the small wispy clouds, two mature Ospreys in their prime soaring above me, listening to the cicada in the treetop, the wind whispering in the branches, sometimes bringing me the roar of the river to my ears, tickling the wind chimes once in a while, accompanying the crickets all around me on the property; I'm sitting on my new back porch in the Adirondack chair I painted bright yellow this spring, soaking up the reds, oranges, yellows and blues of my flowers that make the rest of the green vegetation surrounding me seem even greener. The tick-tick-tick of the hummingbird tells me he's enjoying the moment also. Far away, a Song Sparrow shares with me the after-lunch lull of the day, the sun just past the high-noon point. August, not only my birthday month, but my favorite month of the year by far, the earth at last warm enough to spend the whole day barefoot, the angle of the sun reminding me that it will be all over soon and that cooler times are ahead, so to make me appreciate each warm day left this year. If I could go and have a dip in the river, it would be Paradise indeed.

Thursday, August 8, 2013

Puits contaminés à Richelieu - des hypothèses surprenantes sur la source



La contamination des puits du secteur du nouveau développement Notre-Dame-de-bon-secours pourrait provenir du Richelieu dit cet ingénieur hydrologue.

"Puits contaminés à Richelieu
Des hypothèses sur la source
Par Alex Bernard

Mardi 6 août 2013

RICHELIEU - La ville de Richelieu a engagé la firme Laforest Nova Aqua pour tester le nombre de puits non conformes dans le secteur du nouveau développement Notre-Dame-de-bon-secours. Bien que l’étude n’ait pas portée sur les causes de la contamination, l’expert Yves Aubin a offert quelques hypothèses à ce sujet.

«Il y a plusieurs sources potentielles et mettre le doigt dessus est extrêmement difficile. On a émis différentes hypothèses, mais de connaître l’origine ne changera pas la situation», affirme M. Aubin.

Selon l’ingénieur hydrologue, il est peu probable que la contamination provienne de l’écoulement d’eau de surface.

Vestige de la mer de Champlain, tous les puits traversent une couche significative de matériel argileux. Sous cette argile, il y a une couche de gravier perméable. C’est à cet endroit que se situent les puits.

L’argile agit comme un écran et ralentit l’écoulement de l’eau de surface vers les puits. Une goutte d’eau de surface peut prendre plusieurs années à traverser cette couche, et toute bactérie qui s’y retrouverait ne peut survivre dans l’argile.

«Les bactéries les plus résistantes prennent environ 200 jours à mourir en milieu souterrain, parce que ce n’est pas un environnement qui leur est favorable. Dans certains types d'argiles, l’eau peut avancer de quelques mètres par année. En comparaison, l’eau se déplace de 10 à 15 mètres par jour dans le sable», souligne-t-il.

Selon M. Aubin, il se pourrait que la contamination des puits provienne de la rivière Richelieu. Généralement, l’eau souterraine s’écoule en direction de la rivière; cependant, il peut arriver qu’en période de forte consommation, l’eau de la rivière soit aspirée dans les puits pour remplacer celle qui a été pompée. L’eau de la rivière peut aussi se retrouver dans les puits lors de fortes crues printanières.

On a également vérifié si la contamination ne proviendrait pas d’un défaut de construction des puits, ce qui ne s’avère pas être le cas.

«De par la quantité de puits qui présentent un niveau de contamination élevé et la nature de la contamination, c’est l’eau souterraine qui voyage dans cette couche de gravier qui est contaminée par une source qu’on n’a pas identifiée», explique M. Aubin.

Compte tenu de l’étendue de la contamination, une solution collective est la meilleure avenue. «Dans ce genre de situation soit que tout le monde désinfecte son eau, ce qui est tout un art, ou que l’on mette en place une solution plus globale en amenant le service d’eau. La solution sectorielle est beaucoup plus avantageuse que l’installation de 10 000$ d’équipement dans toutes les résidences», ajoute M. Aubin."

Lien: http://www.journaldechambly.com/2013/08/06/des-hypotheses-sur-la-source


Mise à jour: À la séance ordinaire du conseil de la MRC de Rouville du 7 août 2013, on a accepté l'offre d'adhésion au Réseau québécois sur les eaux souterraines. Il est à remarquer que la municipalité de Richelieu se trouve dans la MRC de Rouville.



Le développement immobilier touché par la contamination des puits d'eau potable privés. Photo courtoisie Alex Bernard
Here's my English translation of an article published in my local newspaper about the possible sources of contamination of private water wells in my hometown. Note that there is no effort from the part of my elected officials, be it on the municipal or provincial level, nor from the public health agency, to try to find the source of the contamination and remedy it.

Contaminated wells in Richelieu, possible sources proposed

The town of Richelieu hired the company Laforest Nova Aqua to test the number of wells that do not respect the norms in the newly developed sector of Notre-Dame-de-bon-secours. Even though the study did not cover the causes of the contamination, the expert Yves Aubin had a few ideas ont the subject.

"There are many potential sources and determining which one is extremely difficult. We have proposed a few hypothesis, but to know the origin will not change the situation", says M. Aubin.

This hydrologist engineer says it is very little possibility that the contamination comes from surface water flow.

Left behind from the Champlain sea, all the wells go through an important layer of clay material. Under this clay, there is a layer of permeable gravel. That is where the wells get their water.

The clay acts as a shield and slows down the flow of surface water towards the wells. A droplet of surface water can take many years to go through this layer, and any bacteria that could be there could not survive in the clay.

"The most resistant bacteria take about 200 days before dying underground, because it is not a favorable environment for them. In certain kinds of clays, water can flow only for a few meters per year. Compare that to the 10 to 15 meters per day when water flows in sand," he adds.

As per Mr Aubin, it could be that the contamination of the drinking wells comes from the Richelieu River. Usually, groundwater flows towards the river; but it could happen that when withdrawals are high, river water could be sucked up in the wells to replace the water that was pumped out. River water can also end up in the wells when the river water is high like during spring thaw.

The construction of the drinking water wells has also been checked out to see if that could be the cause of the contamination, but it is not so.

"Because of the amount of wells that have a high level of contamination and the nature of the contamination, it is groundwater that migrates in this gravel layer that is contaminated by an unidentified source", explains Mr Aubin.

Because of the area of the contamination, a collective solution is the best one. "In this kind of situation, either everybody disinfects their water, which is quite an art form, or a more global solution is brought in by municipal aqueduct. A sectoral solution is much more advantageous than the installation of $10,000 worth of equipment in each household" adds Mr Aubin.

Sunday, July 21, 2013

Mon voisin continue de tondre un terrain qui ne lui appartient pas




Çà, c'est mon voisin Serge Villeneuve qui tond la propriété de Conservation de la Nature devant chez lui (240, 1ère Rue, Richelieu, Qc, J3L 3W2), bien que l'écriteau derrière lui dans la photo interdise toute coupe de la végétation puisque c'est une aire naturelle.

Je dénonce ce genre de comportement depuis des années auprès du propriétaire, sans succès. La dernière excuse, c'est que Conservation de la Nature a fait un échange de terrains et que ce terrain riverain à la rivière Richelieu appartiendrait à la municipalité de Richelieu maintenant. Sauf qu'en attendant que quelqu'un mette ses culottes, les arbres ne peuvent pas coloniser ce talus à cause de l'entêtement de mon voisin.

J'ai déjà fait une entrée de blogue à ce sujet ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2010/07/un-recidiviste-invetere.html

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For years now I've been asking Nature Conservancy to have the rules protecting their property in front of my home respected by my rogue neighbor who insists on keeping the river bank as clean as a golf green.

I've given up. The last excuse brought up by Nature Conservancy is that they have exchanged this river bank property along the Richelieu River with others for the islands in the middle of the river that belonged to the town of Richelieu. So it would seem that this property belongs to my town now. But who is at city hall on a Sunday? And why would my municipality enforce regulations that Nature Conservancy put in place but never enforced when the property was theirs anyway?

Sunday, July 14, 2013

Richelieu - puits d'eau potable contaminés

Cette photo a été prise à Richelieu, et on voit un champs agricole où l'on épand du purin de bovins ou de porcs, et de l'autre côté de la haie de cèdres se trouve des résidences avec des enfants, et des petits-enfants, des jardins potagers et des piscines. Notez l'absence presque complète de bandes riveraines le long du fossé agricole. À certains endroits, le soc de la charrue a même descendu dedans.

"Nouveau développement Notre-Dame-de-bon-secours
Au moins 25 % des puits contaminés"

clame l'entête du Journal de Chambly (lien: http://www.journaldechambly.com/2013/07/12/au-moins-25--des-puits-contamines).

"La firme Laforest Nova Aqua a testé plusieurs puits dans le secteur du nouveau développement Notre-Dame-de-bon-secours. Sur les 30 puits testés, 25 se sont avérés problématiques. On recommande aux citoyens de ce quartier de faire bouillir leur eau au moins une minute.

En octobre dernier, on apprenait la présence de puits contaminés dans ce secteur de Richelieu. Environ 140 domiciles, situés pour la plupart sur les rues Théberge et Michel Viger, sont concernés.

Afin de remédier à la situation, on envisageait de prolonger l’aqueduc dans le quartier. La Ville avait alors entrepris des démarches auprès du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) pour l’obtention de subventions. ...

Pour être admissible à la subvention gouvernementale, il faut démontrer que 25 % des maisons du quartier ont leur puits contaminé. Les tests effectués au cours des semaines passées ont permis d’atteindre ce chiffre. À ce jour, on a identifié 39 puits problématiques. "

Mais pas un mot sur l'agent de contamination (des coliformes fécaux).

Ni d'efforts de la part de la municipalité, ni de Santé Publique, ni du Ministère de l'Environnement pour savoir d'où provient cette contamination.

On pense tout de suite à faire entrer l'aqueduc (contrat pour les firmes de génie conseil, domaine de la construction et industrie du béton), et ce payé à moitié par des subventions provinciales, donc un projet financé à 50% par les contribuables de toute la province du Québec.

Pourtant, d'après moi, ce qui contamine l'eau souterraine à Richelieu, c'est probablement aussi la principale source de pollution diffuse de la rivière Richelieu, source d'eau pour desservir l'aqueduc municipal de Richelieu: des mauvaises pratiques agricoles.

On tourne en rond, on court après sa queue: pelleter de l'argent pour contourner le problème de pollution plutôt que d'y faire face de front. C'est ce que je constate depuis presque 30 ans. Les choses ont très peu changées au niveau municipal, de la MRC et de la province en 30 ans.

C'est désolant. Et personne ne se pose les vraies questions. Même pas les journalistes locaux. Encore moins les résidents. Qui veut savoir quelle merde se retrouve dans son eau de puits? Et pourquoi? Des questions de base, il me semble.

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"The company Laforest Nova Aqua tested many wells in this sector of a new development of Notre-Dame-de-bon-secours (new housing zone in Richelieu, my hometown). Of the 30 wells tested, 25 have problems. It is recommended that the citizens of this area boil their water for at least one minute.

Last October, we learned of these contaminated wells in this sector of Richelieu. About 140 homes, most of them on Théberge and Michel Viger Streets, are involved.

To remediate to this situation, it was planned to extend municipal aqueduct in this neighborhood. Back then, the town had approached the Ministry of Municipal Affairs of Quebec to get funding subsidies. ...

To be admited to receive govenment subsidies, it has to be proven that 25% of the neighborhood homes have contaminated wells. Tests made during the past few weeks have been able to meet this criteria. To this day, 39 wells have been identified with problems."

Not one word in this article published in my local newspaper mentions the product that is contaminating those wells (fecal coliform).

No mention of any effort from the municipality, from the Health Ministry, nor from Environment, to try to find the cause of this contamination, or it's source.

Right away, the solution to the problem is to bring in municipal aqueduct that would bring in Richelieu River treated water. That means contracts for consulting engineering firms, construction companies and the cement industry. Half of this would be paid by provincial subsidies: so that's a local project 50% paid by every citizen in Quebec.

Even though, as far as I'm concerned, what is contaminating groundwater under Richelieu the town is probably the same source of contamination that is the main non-point pollution source of the Richelieu River: bad agriculture practices.

We're turning around in circles, running after our own tail: throwing money at anything but what would solve many problems in the first place. Anything but face the hard facts. That is what I've seen for the past 30 years. Things have changed very little at every level: municipal, regional, provincial, in 30 years.

It's so disheartening. Nobody dares to ask the real questions. Not even the local journalists. And even less so the locals. Who wants to know whose or what's shit is in the drinking water well? And why does it end up there? Very basic, simple questions, I think.

Tuesday, July 2, 2013

Des réactions à une lettre publiée

Cliquez sur l'image pour corriger la résolution. Blogspot fait des siennes encore!
Je milite activement pour l'assainissement de la rivière Richelieu depuis 1985. C'est presque 30 ans, çà. Et je reçois rarement des commentaires suite à mes écrits publiés dans les journaux, qu'ils soient locaux ou nationaux. C'est comme Saint-Jean-Baptiste qui criait dans le désert.

Trente années à me débattre comme un diable dans l'eau bénite, et pas de réaction de mes concitoyens.

Je vais dans d'autres municipalités dans des rassemblements et quand je dis mon nom, on réagit en disant: "Ah! C'est TOI Johanne Dion!" Mais à Richelieu? Silence. C'est comme un coup d'épée dans l'eau. C'est comme essayer de courir dans le vide interstellaire.

Et cette semaine, une lettre d'opinion publiée dans le Journal de Chambly me vaut 2 appels téléphoniques pour me féliciter et m'encourager à continuer. Des appels d'un père et de sa fille, vous direz. Mais quel père! Et quelle fille!

Le père a été notre bedeau à Richelieu une bonne partie de sa vie. Il jouait aussi de l'orgue à l'église durant certaines cérémonies. Pendant des années, je le voyais tirer sa chaloupe sur une remorque, à pieds, pour aller naviguer sur la rivière et le Bassin Chambly. Il a fait du vélo, aussi. Beaucoup, beaucoup de vélo. Et il a déjà été reconnu pour son merveilleux jardin potager dans le Journal de Chambly. C'est un homme qui a été une présence constante dans ma vie, à partir de mes années scolaires au primaire. Un homme exceptionnel, quoi! Selon mes valeurs à moi, en tout cas.

Sa fille aussi m'impressionne. Elle a publié des livres. Elle a été adoptée par une tribu autochtone. Elle dirige un choeur de chant. Elle donne des leçons de piano de la maison. Elle est une passionnée de nature, et a tout fait pour léguer ses valeurs à sa fille.

Hé bien! J'imagine que je vais continuer encore un peu...

Tuesday, March 12, 2013

Rivière Richelieu - Merde!

Samedi le 9 mars 2013, un voisin vient me chercher: les marcheurs sur le bord de l'eau à Richelieu n'aiment pas voir un miroitement malsain sur la surface de la rivière Richelieu. Nous partons tous les deux vers un endroit où l'eau est plutôt calme et la rive est plus facile d'accès.

Mon voisin prend un prélèvement d'eau à la surface pendant que je prends quelques photos.

J'appelle Urgence Environnement: je suis la 3e ou la 4e qui a fait un tel appel aujourd'hui. Un agent me rappelle: il est en route et va venir constater par lui-même. Il est déjà venu plus tôt durant l'après-midi en amont et a aperçu des taches irisées colorées à la surface, mais pas d'odeurs perceptibles.

Nous parlons de plusieurs choses, mais l'agent ne me parle pas de ce qui s'est passé la journée auparavant, en amont, à environ 18 km d'ici:
Photo: Karine Guillet


"Le Richelieu encore souillé d’excréments

Par Karine Guillet

Publié le: Vendredi 8 mars 2013 dans l'Écho de Saint-Jean-sur-Richelieu


SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU - Les coureurs qui s’exerçaient sur la bande du Canal-de-Chambly, à Saint-Jean-sur-Richelieu ce vendredi 8 mars, ont pu une fois encore être témoins d’une scène bien peu attrayante, alors qu’un amas de matières fécales flottait sur la rivière Richelieu.

C’est un citoyen inquiet qui a alerté nos journalistes, croyant qu’il s’agissait d’un déversement d’huile usée.

L’Écho s’est rendu sur place pour constater, comme il a été fait à cet endroit l’été dernier, que des excréments et des détritus flottaient tout près des rives du canal, mais cette fois, la scène était pire, puisque l’amas formé était bien visible.

Une énorme substance brunâtre flottait sur la berge de la Rivière et par endroits il était aussi possible de voir des matières solides échouées sur la glace.

Selon Sébastien Marquis, surintendant à la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, la cause de ce déversement ne provient d’aucun bris au poste de pompage de la rue Loyola, situé en face du lieu affecté.

Marcel Comiré, président du comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), croit que l’incident pouvait peut-être s’expliquer par la fonte des neiges qui pourrait avoir excédé la capacité maximale du tuyau pluvial et avoir provoqué un débordement à la station, empêchant ainsi de traiter toutes les eaux usées.

«Il y a eu un temps de surverse, explique M. Marquis. Il y en a lors de situations de pluies abondantes ou de fonte de neige. C’est répertorié par le ministère de l’Environnement.»

Pas une situation nouvelle

Selon M. Comiré, la situation n’est pas unique à Saint-Jean-sur-Richelieu. En 2010, Saint-Jean avait d’ailleurs été le théâtre de 580 débordements, selon le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT).

«Les usines d’épuration ont droit à un certain nombre de surverses. Il y a des autorisations pour ça», explique Marcel Comiré.

De son côté, Marc Jetten, président du Mouvement écologique du Haut-Richelieu, souligne que la situation préoccupe les membres de l’Organisme, qui discuteront sous peu de la problématique.

«C’est très polluant et pour la qualité de l’eau, c’est très mauvais, mais nous comprenons que c’est un problème à l’échelle du Québec», explique-t-il.

Lors de notre dernier reportage sur le sujet, M. Marquis avait expliqué au journaliste de l’Écho que les débordements survenaient plus souvent dans les vieux quartiers de Saint-Jean, comme Saint-Edmond ou le Vieux-Saint-Jean.

«Dans le meilleur des mondes, il faudrait un réseau qui absorbe le surplus d’eau, mais ce n’est pas le cas», avait-il dit.

M. Jetten croit également que le réseau devrait être repensé.

«Je ne suis pas un expert, mais il faudrait adapter le réseau pour éviter que les eaux de pluie n’engorgent le système. Il faudrait des systèmes séparés pour que seulement l’eau de pluie ne soit déversée dans la rivière.»

Les citoyens dans l'ignorance

Bien que ces débordements soient répertoriés au ministère de l’Environnement, bien peu de citoyens sont au courant que les eaux usées peuvent se déverser plusieurs fois par année dans leur Rivière.

À la Ville, on confirme que l’on transmet un rapport sur les débordements du système au MAMROT tous les mois, mais que l’information n’est jamais communiquée aux citoyens.

«Les citoyens devraient être informés, en particulier parce qu’il y a de la pêche récréative qui se déroule sur la Rivière Richelieu», croit M. Jetten.

D’autant plus que tous les matins, quelques pêcheurs se rendent encore sur les glaces du bord de la rivière pour taquiner le poisson."

Lien: http://www.lechodesaintjean.ca/2013/03/08/le-richelieu-encore-souille-dexcrements

Photo: Karine Guillet

Saturday March 9 2013, a neighbour fetches me because a lot of strollers along the Richelieu River are complaining about a strange dirty mirror-like sheen on the surface of the water. We both go to a place where the water is calm and the bank is easier to climb.

My neighbour takes a water specimen in a plastic water bottle while a take a few pictures.

I then call the Environment Emergency hot line: they say I'm the third of fourth caller reporting strange colouring on the surface of the water. An agent calls me back: he was here earlier, upriver, and he saw spots of iridescence, rainbows of colours here and there, almost 10 kilometres upriver. But there is no strange smell.

The agent and I talk about different things that could explain what we saw, but he never mentions what happened upstream yesterday, about 18 km south of here:
Photo: Karine Guillet

My translation:

The Richelieu River full of human waste, again!

Saint-Jean-sur-Richelieu - Joggers on the Chambly Canal service road, in Saint-Jean on this Friday March 8, were again confronted with a very disgusting sight: a whole slick of human fecal waste was floating in the Richelieu River once more.

It's a concerned citizen that alerted our journalists, believing that they were witnessing an oil spill.

L'Écho went on site to witness, just like it did right here last summer, the human waste and trash floating right near the shores of the canal, but this time, it was much worse and much more visible.

A big brown slick was floating near the shore of the River and in some places, some solid waste had been washed up on the ice.

Sébastien Marquis, supervisor for the municipality of Saint-Jean-sur-Richelieu, says that the cause of the spill is not because of a defect at the pumping station on Loyola street, just near the affected site.

Marcel Comiré, president of the concertation committee of enhancement of the Richelieu River Watershed (COVABAR), believes that the incident could be explained by the snow melt that could have exceeded the maximum capacity of the rain sewer and caused an overflow at the station, preventing it from being able to treat all the wastewater.

"There was an overflow period, explains Mr Marquis. It happens on heavy rain precipitations or when the snow melts. The Environment Ministry keeps tabs."

Nothing new

As per Mr Comiré, this not only happens in Saint-Jean-sur-Richelieu. In 2010, St.Jean has had 580 overflows, so says the Municipal Affairs Ministry.

"Wastewater treating plants are allowed a certain number of overflows. There are special permits for this." explains Marcel Comiré.

As for his part, Marc Jetten, president of the Ecological Movement of Upper Richelieu, mentions that the situation is worrisome for the members of his group that will discuss this problem very soon.

"It's very polluting, and very bad for the quality of the water, but we understand that is a problem that repeats itself everywhere in Quebec." he says.

During our last article on the subject, Mr Marquis had explained to the Écho journalist that overflows happen more often in the older parts of Saint-Jean, like in Saint-Edmond or the Old Saint-Jean.

"In a perfect world, there would be a system that absorbs all water surplus, but that is not the case." he said at the time.

Mr Jetten also believes that the system should be thought over.

"I'm not an expert, but the system should be adapted to avoid rainwater from overloading the system. There should be separate systems for rainwater sot that only rainwater overflows in the river."

The public is kept ignorant

Even though overflows are reported to the Environment Ministry, very few citizens know about wastewater overflowing many times a year into their river.

At city hall, they confirm that they send a report on overflows of the system to the Municipal Ministry every month, but that the information is never made public.

"The citizens should be made aware, especially because their is sport fishing going on the Richelieu River." says Mr Jetten.

Even more so because every morning, a few fishermen go down on the ice to try to get a bite.
Photo: Karine Guillet

Monday, February 25, 2013

Rivière Richelieu - Un barrage? Du dragage? Solutions contre les inondations?


Ma traduction libre d'un reportage fait par Wilson Ring pour Associated Press.

Des experts proposent une étude sur le lac Champlain et la rivière Richelieu

Un organisme en charge des eaux douces partagées par les États-Unis et le Canada songe à faire faire une étude à long terme pour établir des façons de réduire les inondations autour du lac Champlain et la rivière Richelieu qui draîne le lac vers le nord au Québec.

Une ébauche de l'étude rendue publique jeudi le 21 février 2013 recommande un examen de 5 ans, évaluée à $10 - $14 millions de l'historique d'inondations et évaluer les pratiques d'aménagement de la plaine inondable.

L'étude se pencherait aussi la construction possible d'une structure à vannes pour contrôler les eaux de crues tout au long de la rivière Richelieu et le dragage d'un haut-fond près de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec.

Le Groupe de travail international du plan d’étude du lac Champlain et de la rivière Richelieu demande les commentaires du public et planifie une réunion le 11 mars à Burlington, au Vermont, et une réunion le 12 mars à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec.

Une fois l'étude initiale complétée, elle sera présentée aux 5 membres de la Commission Mixte Internationale (CMI) qui décideront si on va de l'avant avec l'étude dit Stephanie Castle, la secrétaire du groupe de travail pour les É.-U..

"Nous avons conçu un plan cohésif qui traverse la frontière internationale qui protège les gens et les propriétés autant que l'environnement." dit Castle.

La Commission Mixte Internationale est venue à la suite d'un traité de 1909 entre le Canada et les États-Unis qui devait prévenir et résoudre les différents quand aux eaux partagées entre les deux pays. Ses décisions prennent en ligne de compte les multiples besoins d'usages variés de l'eau, dont l'eau potable, le transport commercial, la production d'hydro-électricité, l'agriculture, l'industrie, la pêche, les embarcations de loisirs et les propriétés riveraines. La commission compte 2 membres canadiens et 3 membres américains.

La commission a lancé le groupe de travail pour déterminer quels études seraient nécessaires pour évaluer les causes et les impacts des inondations du lac et de la rivière et aussi déterminer quels études étaient nécessaires pour développer des mesures de mitigation et des recommandations.

Le rapport préliminaire suggérait aussi deux possibilités moins extensives et moins coûteuses mais recommande aussi une analyse la plus détaillée.

Casle dit que cela prendrait un an ou deux avant que la commission décide quelle option choisir et trouver du financement.
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Experts propose Lake Champlain, river study
By WILSON RING, Associated Press



"MONTPELIER, Vt. (AP) — An organization that oversees inland waters shared by the United States and Canada is considering a long-term study to look for ways to reduce future flooding in Lake Champlain and the Richelieu River, which drains the lake north into Quebec.

A draft of the study released Thursday (February 21 2013) recommended a five-year, $10 million to $14 million examination of the history of flooding and assess flood-plain management practices.

The study would also examine the possible construction of a gated structure to control floodwaters along the Richelieu and the dredging of a shoal in St. Jean Sur Richelieu, Quebec.

The International Lake Champlain-Richelieu River Plan of Study Workgroup is seeking public input and is planning a March 11 meeting in Burlington and March 12 in St. Jean Sur Richelieu.

Once the initial study is completed it will be submitted to the five members of the International Joint Commission, which will decide whether to proceed with the study, said Stephanie Castle, the U.S. co-secretary of the workgroup.

"We have to come up with a cohesive plan across the international border that protects people and protects property and also protects the environment," Castle said.

The International Joint Commission is an offshoot of a 1909 treaty between Canada and the United States designed to prevent and resolve disputes over waters shared between the two countries. Its decisions take into account the needs of a wide range of water uses, including drinking water, commercial shipping, hydroelectric power generation, agriculture, industry, fishing, recreational boating and shoreline property. It has two Canadian members and three U.S. members.

The commission created the workgroup to determine what studies were needed to evaluate the causes and impacts of the flooding in the lake and river and determine what studies were needed to develop flood mitigation measures and recommendations.

The draft also suggested two less thorough, less expensive options but ultimately recommended the most detailed analysis.

Castle said it could be a year or two before the commission decides which option to pursue as well as seek funding."

Link: http://www.sfgate.com/news/science/article/Vt-NY-and-Quebec-to-design-lake-study-plan-4296994.php

Thursday, December 20, 2012

Bassin de Chambly - avant et après la crue de 2011

Voici une photo aérienne du Bassin de Chambly avant la crue de 2011:
Et voici à peu près la même vue après la crue de 2011. Vous voyez les différences?

Maintenant regardez bien l'endroit marqué d'un X:

On peut voir qu'après la crue, une partie de l'ile centrale a été emportée:

De grands arbres matures ont été emportés par le courant. Des oiseaux migrateurs ont perdu leur milieu de repos et de reproduction. L'habitat des poissons a été perturbé de façon très imposante. C'est le Refuge Faunique Pierre-Étienne Fortin qui en a pris tout un coup.

Les courants sont tellement modifiés que la plage du Parc Fortier, autrefois une pataugeuse, est maintenant trop dangereuse pour la baignade durant la majorité de l'année, une activité interdite par la municipalité de Richelieu de toute façon.

Personnellement, moi, autrefois, quand je regardais de la fenêtre de mon salon, j'avais en réalité un milieu aquatique presque stagnant devant mes yeux, bien abrité par des arbres de presque tous les côtés. Maintenant, j'ai une vue impressionnante des Rapides de Chambly: c'est comme si toute l'eau rugissante de la rivière Richelieu voulait s'engouffrer dans la maison!

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, semble-t-il. Depuis le début de l'an 2011, ma mère est décédée, la rivière a fait la preuve de ce qu'elle était capable de faire, et tout dernièrement, mon père aussi est décédé. C'est le début d'une nouvelle ère pour moi. J'attends 2013 de pied ferme!

Tuesday, December 11, 2012

Saint-Mathias - Lots boisés menacés par l'étalement urbain

Je reproduis ici dans son intégrité un reportage publié dans mon journal local, mais avant, quelques réflexions de mon propre cru.

J'entendais depuis des mois plusieurs scies à chaîne se "déchaîner" cet automne derrière chez moi. Je savais que des champs zonés agricoles avaient été abandonnés depuis plusieurs décennies, et ce n'était qu'une question de temps que 1- soit un fermier voudrait se remettre à les cultiver ou 2- si vendus, on voudrait les construire.

La broussaille et les arbres sauvageons avaient pris le dessus et on pouvait enfin parler d'un boisé. Boisé, d'ailleurs, qui avait souvent les pieds à l'eau à certains endroits et à certaines périodes de l'année. Cela expliquait probablement pourquoi personne ne s'était donné la peine d'en faire quelque chose "d'utile".

D'ailleurs, Canards Illimités avait remarqué les endroits humides dans cette région ici: http://www.arcgis.com/home/webmap/viewer.html?webmap=e53987f046964a65bc8daeb9ef257b20


Agrandir la carte

Alors, selon moi, si on va de l'avant avec ce projet de développement, non seulement on perd un boisé, chose très rare dans ma MRC de Rouville (16% de la surface du territoire en 2009), mais des milieux humides perdent leur protection boisée, même si par hasard, on se donne la peine de les préserver.

"Demande d’annexion à Richelieu

SAINT-MATHIAS - Un groupe de propriétaires terriens de Saint-Mathias demande l’annexion de leurs terrains à la ville de Richelieu. Selon eux, des années infructueuses de discussions avec Saint-Mathias n’ont pas permis de faire avancer leur projet de développement et ils ont l’impression que leurs terrains ne font pas partie des priorités de cette municipalité.

Les terrains, d’une superficie de près de 110 acres, se situent à la frontière des deux municipalités de Richelieu et Saint-Mathias, entre les chemin des Patriotes et le chemin Richelieu. Ils se trouvent après le Super 9 en direction de Richelieu et en face du quartier de maisons mobiles le Domaine Richelieu. Actuellement, ces terres sont en grandes parties boisées.

«Ça fait 5 à 6 ans qu’on essaie de faire quelque chose avec Saint-Mathias et il y a peu d’intérêt», affirme Léo Normandin, l’un des propriétaires. «On n'est pas une priorité pour Saint-Mathias. Ils ont clairement démontré qu’ils voulaient se développer ailleurs, ce qui peut avoir du sens pour Saint-Mathias, mais pour nous, ça crée un problème», ajoute André Boudreault, l’un des partenaires.

Les propriétaires disposent d’un droit acquis qui leur permettrait de construire le long du Chemin des Patriotes. Ils peuvent construire des unités résidentielles d’une profondeur de 60 mètres et des unités commerciales d’une profondeur 120 mètres. Toutefois, ils souhaitent plutôt construire un projet intégré qui suit les nouvelles normes de cohabitation avec les milieux naturels. Pour ce faire, une partie des terrains devra être dézonée et l’appui de la municipalité est essentiel pour mener à bien ces démarches devant la Commission pour la protection des terres agricoles du Québec (CPTAQ).

«On trouve que la construction de maisons où les gens devraient reculer et avancer sur le chemin des Patriotes n’est pas la bonne approche. Si on fait ça, on bloque tout projet futur. On préférerait un projet intégré et planifié selon les nouvelles orientations de la CMM qui respecte la nature», explique M. Normandin.

L’annexion avec Richelieu est aussi avantageuse du côté des infrastructures. Les infrastructures de Saint-Mathias ne se rendent pas jusqu’à ce secteur et le coût pour les y amener serait important. Alors que lors de la construction des quartiers situés à Richelieu, on avait déjà prévu le développement de ces terres, mais les projets ne se sont pas concrétisés. Reste que les infrastructures sont présentes et pourraient facilement être prolongées selon les propriétaires.

À la municipalité de Richelieu, on souhaite prendre le temps d’analyser la demande et les besoins des propriétaires. «On veut regarder le mécanisme d’annexion. C’est la première fois qu’on nous fait ce genre de demande. Faut voir pourquoi ils nous demandent cette annexion et pourquoi ça n’a pas marché avec Saint-Mathias. On doit également voir si la ville de Richelieu serait en mesure de faire plus que ce qu’a fait Saint-Mathias pour eux», explique Jacques Ladouceur, maire de Richelieu."

Reportage d'Alex Bernard publié dans Le Journal de Chambly, édition du 7 décembre 2012 ici: http://www.hebdosregionaux.ca/monteregie/2012/12/07/demande-dannexion-a-richelieu

Sunday, December 9, 2012

Eau potable - Charité bien ordonnée commence par soi-même

Photo: MapQuest

Le cercle rouge indique à peu près l'endroit où presque tous les puits privés d'eau potable sont contaminés avec des coliformes à Richelieu.
À la dernière séance ordinaire du conseil municipal de Richelieu, des calendriers étaient en vente pour appuyer la SMAC, Solidarité Montérégie Amérique Centrale. L'organisme a même pignon sur rue à l'hôtel de ville! Lien: http://www.smacsolidarite.org/index.php

C'est un organisme engagé au Guatemala et en Montérégie depuis 1998 et travaille avec un partenaire guatémaltèque, A.D.I., pour favoriser l'accès à l'eau potable et à l'amélioration des installations sanitaires dans les écoles du sud-ouest du Guatemala.

Je n'ai rien contre la vertu, mais je pense qu'on devrait aussi penser à améliorer notre propre sort ici en Montérégie.

Par exemple, à Richelieu, des résidents habitant dans une partie de la ville de Richelieu puisent leur eau dans leurs puits d'eau potable artésiens. Depuis des années, nous savons que l'eau de ces puits est contaminée au coliformes. Cela a enfin fait les manchettes dernièrement dans des quotidiens locaux. Liens: http://www.hebdosregionaux.ca/monteregie/2012/10/14/des-puits-contamines-a-richelieu

et ici: http://www.chamblyexpress.ca/Actualites/2012-10-18/article-3102237/Puits-artesiens-contamines-a-Richelieu-%3A-un-branchement-a-laqueduc-municipal-envisage/1

J'ai élaboré un peu plus sur le sujet ici dans mon autre entrée de blog: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2012/10/des-puits-contamines-richelieu.html

et ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2012/10/richelieu-et-ses-puits-contamines-le.html.

Pourtant, à part moi, je n'ai entendu aucune autre voix s'élever et s'insurger pour dénoncer ce scandale! Tout le monde semble mettre une croix sur la source d'eau potable qui se trouve sous nos pieds! Nous salopons à qui mieux mieux notre source d'eau potable principale, la rivière Richelieu, et investissons davantage à tous les ans pour l'assainir et rendre son eau potable à la consommation, et maintenant nous renonçons à l'autre source d'eau potable disponible: la nappe phréatique.

Je le répète: charité bien ordonnée commence par soi-même! Vous voulez que les gens se mobilisent et fassent des dons pour aider le tiers monde? Commencez-donc par vous ouvrir les yeux et reconnaissez le désastre en devenir qui se déroule dans votre cour arrière! Y a-t-il juste moi qui voit le manque de cohérence?

Je vais vous dire quelque chose qui m'a passé par l'esprit: peut-être que c'est moins dérangeant de se soucier de l'eau potable des Guatémaltèques que de se demander pourquoi la nappe phréatique est contaminée aux coliformes chez nous?


Monday, November 26, 2012

In Memoriam

De gauche à droite, Reina David, ma mère, décédée le 24 janvier 2011 après une longue lutte avec la maladie de l'Alzheimer, ensuite Thérèse Benoit, son amie d'école avec qui elle a gardé contact toute sa vie, malgré la distance qui les séparait. Thérèse est décédée au début du mois et souffrait de la même maladie que son amie. Jean-Paul Lefebvre, époux de Thérèse, est décédé il y a quelques années après longtemps avoir pris soin de son épouse bien-aimée.

Le trio est assis sur le quai à la "Plage Panet", à Richelieu. Henri et mon père (qui a pris la photo) entretenaient les escaliers en bois et le quai qui nous permettaient de profiter du bord de la rivière Richelieu réaménagée par la main de l'homme.
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Those were the good days when the Richelieu River was clean enough to swim in. My neighbor, with the help of my father, would build and maintain a wooden staircase going down to the river's edge where a truckload of sand was dumped on the shore every year. My neighbor also had a bulldozer realign a row of big rocks that would hold back some of the water so that we could swim in water that came up about to an adult's waist.

No, none of this was very ecologically correct, but then, we're in the 1950's, an just downstream from a power dam.

The trio in the picture were all good friends going back to their schooldays: my mother, her best friend and the friend's husband. They have all passed away now.

Sunday, October 14, 2012

Des puits contaminés à Richelieu


"Des puits contaminés à Richelieu

Article écrit par Alex Bernard publié dans l'édition du 12 octobre 2012 du Journal de Chambly ici:

Richelieu - Plusieurs des puits artésiens du quartier "Le Nouveau développement Notre-Dame-de-bon-secours" seraient contaminés. Pour remédier à la situation, la Ville étudie actuellement la possibilité d'y prolonger le réseau d'aqueduc municipal.

"Lors de la campagne électorale de 2009, j'ai été interpellé par rapport à la possibilité d'amener l'eau dans ce quartier. J'ai alors pris l'engagement de faire un sondage auprès des gens concernés pour voir combien d'entre eux seraient intéressés à connaître les coûts d'installation de l'aqueduc" explique Jacques Ladouceur, maire de Richelieu.

Au cours d'une rencontre publique, plusieurs citoyens se sont manifestés au sujet de leurs puits artésiens contaminés par des coliformes. Devant cette situation, la municipalité a décidé d'entreprendre des démarches pour évaluer l'étendue du problème. "On a fait 50 tests d'eau à travers les 160 maisons concernées. ON souhaitait vérifier si c'était un problème localisé, ou si la contamination se retrouvait à la grandeur du quartier. Finalement, çà s'est avéré que c'était partout. Plus de 50% des résidences testées ont des problèmes."

Suite aux résultats, la majorité des gens du quartier se sont prononcés en faveur des travaux. "La réalisation du projet est conditionnelle à l'obtention d'une subvention. On a été très conservateurs. On a prévu un niveau de subventions très bas afin de prévoir les coûts maximums des travaux. Mais sans subvention, on oublie çà", affirme M. Ladouceur.

Le dossier progresse. Dans les prochaines semaines, la Ville a prévu une rencontre avec des ingénieurs afin de préparer la demande de subvention. Entre temps, les citoyens dont le puits est contaminé doivent faire bouillir leur eau avant de la consommer."

Lien: http://www.hebdosregionaux.ca/monteregie/2012/10/14/des-puits-contamines-a-richelieu

Note personnelle: cela fait depuis novembre 2011 que ce dossier mijote à Richelieu, mais personne semble s'en soucier outre mesure.

Nous apprenons enfin que des puits artésiens (donc très profonds) d'eau potable sont contaminés aux coliformes, mais on n'en sait pas plus: des coliformes fécaux? Probablement. De l'E.coli? Sait pas. De source humaine ou animale? Sait pas. Quelle est la source de cette contamination? Personne pose la question.

L'an passé, quand j'ai osé poser cette question à la séance ordinaire du conseil de ville, un conseiller m'a répondu brusquement que cela n'avait rien à voir avec la porcherie d'une capacité de 5,800 porcs à Richelieu, ni avec l'épandage sur les champs agricoles autour. Comment peut-il en être si sûr?

Soit que les gens ne sont vraiment pas curieux, soit qu'on ne veut vraiment pas le savoir.

Mais moi, je trouve très inquiétant de savoir que la nappe phréatique sous ma municipalité est contaminée, et j'aimerais bien savoir d'où çà vient!

Friday, October 12, 2012

Rivière Richelieu et ses chênes

Les arbres font parti de notre patrimoine. Ici, un groupe de 4 chênes rouges hybrides plus que centenaires sur un terrain riverain appartenant à Conservation de la Nature qui est en négociation d'échanges de terrain avec la Ville de Richelieu.

Je me rappelle, enfant, d'aller me baigner avec ma mère: nous traversions la rue, je lui tenais la main. Nous descendions les marches en bois construites par mon père et mon voisin, M. Panet. Nous passions sous les chênes, protégées du soleil pendant quelques instants sous leur ombre dense. Souvent, des gens du village venaient y faire un pic-nic, profitant de la fraîcheur sous les chênes qui étaient déjà immenses à ce moment-là. C'était dans les années 1950.
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Trees are part of our natural heritage. Here's a photo taken yesterday of 4 big red oaks living on Nature Conservancy's property that they are planning to exchange with my municipality.

As a child, I would cross the street, holding my mother's hand, and we would go swimming in the river. We would walk down the wooden steps my neighbor built with the help of my father, then walk in their shade for a few moments, protected from the hot sun. Sometimes, some people from the city would come and have a pic-nic there.

Those oaks were already big then: it was in the 1950s.