Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, August 8, 2011

Nucléaire - quand le climat complique les choses

Photo: Patrick Miklik/Huntsville Times

Il y a tellement de raisons pour ne pas se lancer dans l'énergie nucléaire. En voici une autre qui m'a surprise et qui en surprendront d'autres aussi: les changements climatiques. Qui aurait cru que le réchauffement de la température de l'eau dans les rivières puisse nuire à la production de l'électricité par les centrales nucléaires? Voici une traduction libre d'un article qui explique une partie des effets pervers du réchauffement de la planète. Note aux Québécois: TVA, au Tennessee, ne veut pas dire chaîne de télé. C'est Tennessee Valley Authority, une importante compagnie d'électricité qui a des centrales au charbon et au nucléaire.

La température de l'eau de la rivière oblige une centrale nucléaire de fonctionner à 50% de sa capacité.

Pas même TVA ne peut combattre la chaleur. Au début d'août, la compagnie d'électricité a dû réduire la production d'électricité de son 3e réacteur à Browns Ferry Nuclear Plant à 50% de sa capacité afin d'éviter de recevoir des avis d'infraction environnemental parce que la rivière Tennessee qui reçoit ses effluents de refroidissement est déjà à 90 degrés (F). "Quand la température ambiante de la rivière atteint 90 degrés, nous ne pouvons pas y ajouter de l'eau chaude." dit Ray Golden, le porte-parole de TVA, section nucléaire.

Des problèmes semblables l'été passé ont obligé TVA à dépenser $50 millions pour payer pour de l'électricité de remplacement, selon Golden. La dépense imprévue a été transférée aux factures d'électricité de ses clients: entre 50 sous et $1 sur la plupart des factures d'électricité plusieurs mois plus tard, selon les autorités. Afin d'éviter les mêmes problèmes de surchauffe cette année, au mois d'octobre l'an passé, TVA avait commencé la construction d'une septième tour de refroidissement à Browns Ferry, près de la ville d'Athens, en Alabama, et l'on s'attendait à ce que la tour de $80 millions soit complétée en juin ou en juillet.

Mais la mauvaise température a mis des bâtons dans les roues de TVA, encore une fois. "Le projet a été retardé à cause des impacts des tornades, et les quelques tempêtes printanières, en plus des pluies abondantes." dit Golden. "Il est terminé à 98% environ, et nous espérons qu'il entrera en fonction d'ici 1 à 2 mois."

Jusqu'à date, la chaleur extrême n'a pas eu les mêmes effets sur les centrales à Sequoyah et Watts Bar sur le lac Chickamauga au Tennessee, mais les autorités environnementales de l'état ont dit que TVA fait le monitorage des températures de la rivière en amont et en aval des 2 centrales et rapportent les données à l'état. Si les ingénieurs de la compagnie constatent qu'ils ne peuvent pas baisser la température à 86,9 degrés, ils doivent ralentir ou arrêter la production de l'électricité de la centrale, selon Tisha Calabrese-Benton, porte-parole du Tennesse Department of Environment and Conservation (DEC).

Combattre la chaleur

Le mois de juillet à Chattanooga a atteint le 5e plus chaud juillet enregistré, selon Kate Guillet, météorologue du National Weather Service à Morristown, au Tennessee. Dans la région de Knoxville, le mois de juillet a été le 3e plus chaud enregistré, et la région de Huntsville près de Browns Ferry a enregistré le 11e plus chaud mois de juillet jamais enregistré. Les données du Weather Service reculent jusqu'en 1850. Le restant du mois d'août promet d'être également au-dessus des températures normales selon Paul Barys, le météorologue en chef du canal 3 de l'endroit. "Aujourd'hui (3 août 2011), il faisait 101. Nous avons battu tous les records. La seule chose qui peut nous rafraîchir maintenant, ce serait des nuages." dit-il.

Pour aider à combattre la température, TVA utilise la structure la plus reconnaissable de toutes les centrales nucléaires: les tours de refroidissement. De l'eau brute de la rivière Tennessee est pompée dans la centrale et acheminée dans des tuyaux pour absorber la chaleur générée par la machinerie de la centrale. Durant les journées plus fraîches, l'eau (qui ne touche jamais de matières radio-actives...) peut être relâchée directement dans la rivière d'abord que l'eau de retour ne fait pas monter la température de l'eau en aval de plus de 5,4 degrés au-dessus de la température de l'eau en amont de la centrale.

Mais durant les journées les plus chaudes, l'eau passe par les tours de refroidissement où une partie de l'eau réchauffée est relâchée sous forme de vapeur tandis que la balance de l'eau circule jusqu'à ce qu'elle suffisamment refroidie pour être retournée à la rivière sans nuire aux poissons sensibles à la température et les autres créatures aquatiques.

Browns Ferry avait commencé à réduire sa production d'électricité dimanche (le 7 août 2011) et avait dans le passé eut plus de misère à respecter les normes de refroidissement, plus que toutes les autres centrales nucléaires de TVA. C'est à cause des différences entre les centrales et les différences de la rivière et de la région qui les entourent, selon Golden et Calabrese-Benton. "À Browns Ferry, la rivière est peu profonde et large. L'eau est plus profonde à Watts Bar et Sequoyah, selon Golden. Le courant impacte sur la chaleur de l'eau de la rivière.

Calabrese-Benton dit que les centrales au Tennessee ont l'avantage qu'il y a plus d'eau froide qui alimente la Tennessee River en amont de Sequoyah et Watts Bar, grâce à des effluents comme les rivières Clinch et Hiwassee.

De plus, Brown Ferry a 3 réacteurs, tandis que Watts Bar en n'a qu'un et Sequoyah en a 2.

Les tours de refroidissement sont aussi différentes. Les centrales au Tennessee sont en forme de bobine et sont hautes. Elles n'ont pas besoin d'électricité. Mais les tours de Browns Ferry sont 50 pieds de haut seulement, mais 500 pieds de long. Chacune a 16 gros ventilateurs qui fonctionnent à l'électricité. Golden dit que la nouvelle tour de refroidissement de Browns Ferry sera beaucoup plus grosse: 1,000 pieds de longueur et 28 gros ventilateurs. "Nous pensons que sa capacité de refroidissement sera suffisante pour desservir la centrale au complet sans les 6 autres." dit-il.

Si cela s'avère faux, TVA projette de dépenser un autre $80 millions pour refaire 4 des autres tours de refroidissement qui datent du début de fonctionnement de la centrale Browns Ferry, il y a de cela 45 ans, selon lui.
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"River temperature forces nuclear plant to 50 percent power

Not even TVA can beat the heat. On Wednesday (August 3 2011), the utility had to bring a third reactor at Browns Ferry Nuclear Plant down to 50 percent power to avoid environmental sanctions because the water in the Tennessee River — where the plant's cooling water is discharged — already was at 90 degrees. "When the river's ambient temperature reaches 90 degrees, we can't add any heat to it," said TVA's nuclear spokesman Ray Golden.

Similar problems last summer forced the Tennessee Valley Authority to spent $50 million for replacement power, according to Golden. The extra expense translated to something between 50 cents and $1 on most electric bills several months later, officials have said. To avoid similar heat problems this year, TVA in October began construction on a seventh cooling tower at Browns Ferry, which is near Athens, Ala., and officials expected the $80 million super tower to be complete in June or July.

But weather stormed that plan, too. "It was delayed because of the impact of the tornadoes, and some spring storms and some heavy rains," Golden said. "It's probably about 98 percent complete, and we hope it will be in service in the next one to two months."

So far, the extreme heat has not had the same impact at Sequoyah or Watts Bar, both on Chickamauga Lake in Tennessee, but state environmental officials say TVA monitors river temperatures upstream and downstream of both plants and reports findings to the state. If utility engineers see they can't bring the temperature to 86.9 degrees, they must slow or stop the plant's power production, said Tisha Calabrese-Benton, spokeswoman for the Tennessee Department of Environment and Conservation.

Fighting the heat

Chattanooga's July clocked in as fifth-hottest July on record, according National Weather Service meteorologist and intern Kate Guillet in Morristown, Tenn. In the Knoxvillle area, the month was the third-hottest July on record, and the Huntsville region near Browns Ferry recorded the 11th-warmest July. Weather Service records date back to 1850. The rest of August is also going to be above normal in temperature, said Paul Barys, chief meteorologist for WRCB-TV Channel 3. "Today [Wednesday] was 101. We smashed the record. The only thing that will cool us down are clouds right now," he said.

To help fight the heat, TVA uses the most recognizable structure of most nuclear plants -- the cooling towers. Raw Tennessee River water is pumped into the nuclear plants and routed through pipes to absorb the heat from the plants' machinery. On cooler days, the water -- which never touches anything radioactive -- can be released directly back to the river as long as the returned water doesn't raise the downstream water temperature more than 5.4 degrees above the water temperature upstream of the plant.

But on the hottest of days, the water is routed through the cooling towers, where some of the heated water is released as steam, and the rest circulates until it is cool enough to be discharged to the river without harming temperature-sensitive fish and other aquatic life.

Browns Ferry, which began reducing power on Sunday, historically has had more difficulty meeting the cooling standard than any of TVA's other nuclear plants. That's because of differences in the plants and differences in the river and terrain near them, according to Golden and Calabrese-Benton. "At Browns Ferry, the river is shallow and wide. The channels are deeper at Watts Bar and Sequoyah," Golden said. "Flow affects how warm the river gets."

Calabrese-Benton said the Tennessee plants have an advantage of more cold water feeding into the Tennessee River upstream of Sequoyah and Watts Bar from tributaries such as the Clinch and Hiwassee rivers.

Also Browns Ferry has three reactors, as opposed to the one operating at Watts Bar and two at Sequoyah.

The cooling towers, too, are different. The Tennessee plants have spool-like shapes and are tall. They use no electricity. But the Browns Ferry towers are only 50 feet tall but about 500 feet long. Each has 16 giant electric ceiling fans. Golden said the new Browns Ferry cooling tower will be something of a "super" tower, compared to the existing six there now. It will be 1,000 feet in length and will have 28 mammoth fans. "We think its cooling capacity will be enough to serve the entire plant without the other six," he said.

If that's not the case, TVA has planned to spend another $80 million refurbishing four of the other cooling towers, which are original to the 45-year-old Browns Ferry plant, he said."

Excerpts from article written by Pam Sohn published here: http://timesfreepress.com/news/2011/aug/04/river-temperature-forces-plant-to-50-percent/

Monday, May 16, 2011

Centrale nucléaire insécuritaire - danger public

Photo: nuclear-powerplants.blogspot.com

La centrale nucléaire Browns Ferry au Alabama, juste au sud de Nashville, a reçu un avis d'infraction code rouge, le niveau le plus élevé en terme de sécurité, pour avoir une valve de sécurité de refroidissement défectueuse, ce qui veut dit que les opérations de TVA (Tennessee Valley Authority) seront suivies de plus près. Le problème a été découvert à l'automne passé, a été réparé, et le public n'était jamais en danger selon les employés du Nuclear Regulatory Commission (NRC), l'organisme de surveillance de l'énergie nucléaire. Par contre, la valve qui fait parti du système qui empêche une fusion du cœur d'un réacteur nucléaire, pourrait ne pas avoir fonctionné depuis mars 2009. C'est la dernière fois que le TVA peut être certain qu'elle fonctionnait adéquatement, selon le NRC.

La centrale nucléaire tripe de TVA Browns Ferry, à 100 milles au sud de Nashville en Alabama, a subi une suite de pannes avec des valves d'une autre partie de son système de refroidissement, celles qui tirent et retournent l'eau à la rivière Tennessee. La compagnie avait reçu un avis d'infraction en 2008 pour ses solutions temporaires répétées qui n'avaient pas résolu les problèmes.

"Les problèmes précédents étaient un facteur qui jouait dans notre découverte que TVA n'avait pas réussi à implanter un programme acceptable de tests qui aurait permis d'identifier la valve défectueuse." dit Joey Ledford, un porte-parole de NRC à Atlanta.

L'une des valves de refroidissement au réacteur Unit 1 a été identifié comme étant défectueux lors du ravitaillement, et TVA avait blâmé un défaut de fabrication et disait alors que les tests démontraient que la valve se serait ouverte en dedans de quelques minutes au moins.

TVA argumentait durant une réunion le mois passé avec les autorités de NRC car la compagnie n'était pas d'accord avec le niveau rouge donné à la valve défectueuse. "Nous évaluons nos alternatives, et l'une d'elles pourrait être d'aller en appel contre le verdict de NRC." dit Ray Golden, le porte-parole de TVA. "Nous allons continuer à travailler avec NRC pour identifier leurs résultats et travailler à les résoudre." Le panneau de contrôle du Brown Ferry Unit 1 indiquait que la valve était ouverte, mais pas d'eau ne s'écoulait. Après 90 secondes, les employés ont enclencher un système alternatif. Des tests fait depuis ce temps-là dans un laboratoire indiquent que la valve se serait ouverte. "Si vous faites marcher cette pompe qui va avec la valve qui était défectueuse en dedans d'une période de 2 à 7 minutes, la valve se serait libérer par elle-même et laissé l'eau s'écouler." assure Golden. TVA dit qu'il y a au moins 6 systèmes de sauvegarde pour s'assurer que le refroidissement fonctionne, dit-il.

C'est la cinquième fois en 10 ans qu'une centrale nucléaire se fait donner un niveau rouge lors d'une inspection, et c'est la première fois pour TVA. L'incident attire l'attention à cause du tremblement de terre et le tsunami au Japon, car les centrales nucléaires comme Browns Ferry et quelques autres sont du même modèle.

Les autorités du Tokyo Electric Power Co. travaillent toujours sur l'urgence en cours au complexe nucléaire de Fukushima Dai-ichi où une panne a provoqué une perte du système de refroidissement, provoquant des explosions et des fuites radioactives.

Les réacteurs à la centrale Browns Ferry sont du même modèle de General Electric que ceux des réacteurs de Fukushima. Le réacteur où la valve était défectueuse le 23 octobre 2010 a fait les manchettes à cause du feu de 1974 après qu'un employé ait vérifié pour des fuites d'air en utilisant une chandelle.

Les autorités de TVA ont dit que Browns Ferry a ajouté des systèmes de refroidissement ajoutés au modèle original de GE après l'accident de Three Mile Island en Pennsylvanie. D'autres systèmes de sécurité sont planifiés également.

Les 3 unités de Browns Ferry sont fermées et pourraient le rester pour une autre semaine ou plus, selon Golden. Cela n'aurait rien à voir avec les réacteurs nucléaires mais à cause des orages violents et les tornades qui ont traversé le sud des É.-U. dernièrement, endommageant les lignes de transport d'électricité.

Les activistes anti-nucléaires et l'Union of Concerned Scientists critiquent le NRC depuis des années pour ce que certains disent être un manque de mise en application des règlements pour assurer la sécurité des lieux.

Dans ce cas-ci, Dave Lochbaum, un ingénieur nucléaire et ancien employé de Browns Ferry qui est maintenant avec l'Union of Concerned Scientists, dit que le NRC a pris la bonne décision. L'agence de surveillance fédérale a annoncé qu'elle planifiait des inspections supplémentaires au Browns Ferry pour faire l'évaluation de la sécurité, des questions de gestions et les programmes. "Ils enverront une équipe pour vérifier davantage et mettre cette découverte dans son contexte." dit Lochbaum."Est-ce un cas isolé? Ou est-ce le signe d'un problème différent, comme un manque de ressources, ou quoi que ce soit d'autre. S'ils trouvent des problèmes semblables, d'ingénierie ou d'entretien, les choses deviendront un peu plus sérieuses pour TVA et Browns Ferry."

L'Union of Concerned Scientists on rendu public un rapport sur les réponses de NRC en 2010 devant les questions d'équipement de sécurité dans les centrales. Bien que certaines actions de NRC ont attiré des compliments, souvent l'agence a démontré trop de tolérance vis-à-vis des problèmes de sécurité.

Sandra Kurtz, une activiste anti-nucléaire de Chattanooga, dit que comme personne qui habite en aval de la centrale Browns Ferry, elle est contente de voir que le NRC prend le problème de la valve au sérieux. "Je suis contente de voir qu'ils attirent l'attention sur les manquements aux mesures de sécurité dans les opérations d'énergie nucléaire." dit Kurtz qui fait parti du Bellefonte Efficiency and Sustainability Team. Le groupe s'oppose aux propositions de TVA qui veut compléter une centrale nucléaire appelée Bellefonte dans le nord de l'Alabama. "Je m'inquiète qu'ils n'ont pas fait çà pendant tout ce temps-là." Elle dit qu'elle croit que les efforts sont à la hausse à cause de l'attention portée au fiasco de la centrale nucléaire de Fukushima, et elle espère que cela va continuer."Photo:lawrenceburgnow.com

"Browns Ferry nuke plant hit with 'red' level violation

The Browns Ferry Nuclear Plant was flagged by federal authorities with a “red” level violation, the highest in terms of safety significance, for a cooling system valve that failed, which will mean closer scrutiny of the TVA operation. The problem was discovered last fall, has been fixed, and the public was never in jeopardy, the Nuclear Regulatory Commission staff said. However, the valve, which is part of the system ensuring against a core meltdown, might not have been working since March of 2009. That’s the last time the Tennessee Valley Authority could be sure it was operating properly, according to the NRC.

TVA’s three-reactor Browns Ferry plant, 100 miles south of Nashville in Alabama, has had a series of chronic breakdowns with valves related to another part of its cooling system, one that pulls and returns water to the Tennessee River. It was cited in 2008 for repeated Band-Aid solutions that didn’t right the situation.

“The previous problems were a factor in our finding that TVA failed to implement an acceptable testing program that would have identified the failed valve,” said Joey Ledford, an NRC spokesman in Atlanta.

One of the coolant valves at reactor Unit 1 was discovered not to work during refueling, and TVA blamed defective manufacturing, saying tests show it would have opened within at least a few minutes.

TVA argued in a meeting last month with NRC officials against the red level finding for the malfunctioning valve. “We’re evaluating our options, and one of them might be to appeal the finding by the NRC,” said TVA spokesman Ray Golden. “We’ll continue to work with the NRC to identify their issues and work to resolve them.” The control panel for Brown Ferry Unit 1 showed that the valve was open, but no water was flowing. After 90 seconds, staff had shifted to an alternate system. Tests that have since been run in a lab that indicate it would have opened. “If you ran that pump associated with the valve that got stuck anywhere from a 2- to 7-minute period, the valve would continually free itself and provide water flow,” Golden said. TVA says it has at least six backup systems to ensure that coolant is kept moving, he said.

This is the fifth time in ten years that a nuclear plant has been given a red level finding, and TVA’s first. The incident comes as new attention turns to safety of nuclear plants, particularly Browns Ferry and a few others of the same design, after an earthquake and tsunami in Japan.

Officials with the Tokyo Electric Power Co. have been working to deal with a continuing crisis at the Fukushima Dai-ichi nuclear complex, where a power shutdown brought a loss of cooling, resulting in explosions and radioactive releases.

The reactors at the Browns Ferry plant are of the same General Electric design as the reactors at Fukushima. The reactor where the valve failed on Oct. 23, 2010, is widely known for a fire started in 1974 after a worker checked for air leaks by using a candle.

TVA officials have said Browns Ferry has had more cooling backup systems added than in the original General Electric design as a result of an accident at the Three Mile Island plant in Pennsylvania. More fire safety backups are being planned, too.

All three of the Browns Ferry units are shut down, and could be that way for a week or two longer, Golden said. This was not related to the nuclear reactors but because of heavy storms and tornadoes that drove through the South recently, damaging lines that carried electricity to and from the plant.

Anti-nuclear activists and the Union of Concerned Scientists have been critical of NRC over the years for what has been characterized by some as a lack of enforcement of rules to ensure safety.

In this case, Dave Lochbaum, a nuclear engineer and former Browns Ferry employee who is now with the Union of Concerned Scientists, said the NRC is taking the proper action. The federal oversight agency announced plans to do a supplemental inspection at Browns Ferry to evaluate safety, organizational and program issues. “They’re sending out a team to turn over a few more rocks to try to put this finding in context,” Lochbaum said. “Is it an isolated case? Or is this manifesting in a different problem, such as inadequate resources or whatever? “If they find similar problems, engineering or maintenance problems,things will get a little more serious for TVA and Browns Ferry.”

The Union of Concerned Scientists released a report on NRC’s responses in 2010 to safety equipment and security issues raised at plants. While praise was given for some NRC actions, often the agency “tolerated known safety problems,” it said.

Sandra Kurtz, an anti-nuclear activist in Chattanooga, said that as someone downwind of the Browns Ferry plant, she is glad to see the NRC taking the valve issue seriously. “I’m pleased they’re calling attention to some of the safety lapses in nuclear power operations,” said Kurtz with the Bellefonte Efficiency and Sustainability Team. The group is fighting TVA’s proposal to complete a nuclear power plant called Bellefonte in Northern Alabama. “I’m concerned that they haven’t been doing that all along.” She said she believes efforts have grown because of the attention brought by the Fukushima nuclear plant fiasco, and hopes they will continue."

Excerpts from article written by Anne Paine for The Tennessean published here: http://www.tennessean.com/article/20110511/NEWS/305110072/Browns-Ferry-nuke-plant-hit-red-level-violation

Wednesday, December 22, 2010

Coal ash - problèmes de santé toujours présents 2 ans plus tard

Photo: Bob Fowler

Deux ans après le terrible déversement de boues de cendres de la centrale au charbon au Tennessee, des citoyens dans Roane County disent qu'ils souffrent toujours de problèmes respiratoires, doivent acheter des filtres et rincer la poussière toxique de leurs biens.

Le 22 décembre 2008, 5,4 millions de pieds cubes de boues toxiques se sont déversées dans la rivière Emory et les rivages avoisinants la centrale du Tennessee Valley Authority (TVA) de Kingston. Certains citoyens se sont regroupés pour entamer un procès légal contre la compagnie qui leur fournit leur électricité, à eux et à plusieurs états voisins.

Les propriétaires de plus de 170 maisons ont négociés la vente de leurs biens et ont déménagés, tandis que le nettoyage de $1,2 milliards continue. La communauté rriveraine de Swan Pond est plus tranquille aujourd'hui: quelques décorations de Noël ici et là décorent le voisinage pratiquement vidé de ses citoyens.

TVA maintient dans ses documents légaux que la poussière du déversement n'est pas plus nocive que la "poussière venant d'un terrain de balle ou un champ agricole."

Bien que les cendres contiennent des cancérigènes et que l'EPA ait décrit le déversement comme l'"un des pires désastres environnementaux de son genre", l'EPA hésite encore à prendre la décision: est-ce des déchêtes dangereux?

Les boues ont recouverts 300 acres autour de l'usine de Kingston, ont détruit ou endommagé environs une douzaine de maisons et atteint la Emory River qui se déverse dans Watts Bar Lake et le bassin versant de la Tennessee River. Parmis les résidents habitant près du déversement qui sont restés, Sarah McCoin dit que d'autres comme elle vivent craignant pour leur santé et la nuisance déroutante de la poussière toxique qui continue d'être soufflée par le vent pendant le nettoyage de $1,2 milliards entrepris par TVA. "Premièrement, il n'y a pas un seul gérant de TVA qui ose vivre ici où nous sommes" dit McCoin, "Qui voudrait déménager dans un voisinage où 90% des maisons sont vides et ne seront jamais habitées?"

TVA a déversé un total de $43 millions pour dépenser sur des projets comme des écoles, de meilleurs systèmes d'eaux usées et des relations publiques pour attirer les retraités des régions plus au nord. Un autre $47 millions a été dépensé pour acheter des propriétés avoisinantes et TVA a payé des pénalités totalisant $11,5 millions. "Nous avons fêté le 4 de juillet normalement ici l'an passé" dit le maire de Kingston, Troy Beets, dont la prise d'eau pour l'aqueduc municipal est près du déversement."Nous avons profité du lac Watts Bar et tout semble être comme avant le désastre." Il dit que les tests ont démontré qu'il n'y avait pas de quantité élevé d'aucune substances dangereuses pour la santé dans l'eau. "Il y a des gens qui se plaignent et chiâlent, dont certaines personnes qui vivent 10 milles en aval qui disent avoir été traités injustement" dit Beets, qui est président de la fondation qui gère les $43 millions octroyés par TVA.

Pour McCoin et les centaines d'autres plaignant dans des procès fédéraux en attente à Knoxville, un juge a déjà reconnu TVA comme une entité gouvernementale qui ne peut pas être traîné en cour pour des dommages punitifs pour pertes comme des héritages de famille qui n'ont pas de valeur définie. "Cela a été comme une claque en pleine figure" dit Sarah McCoin, 55 ans, une conseillère en avantages sociaux propriétaire de 40 acres d'une ferme familiale depuis 9 générations. McCoin, dont les terres sont en amont du déversement, environ 1,5 milles en ligne droite, dit que sa famille est une victime de pollution de l'air. Elle dit que sa communauté a peur d'attraper le cancer à force d'être exposée à cette poussière. "Nous avons de terribles allergies qui ne viennent pas de la flore du Tennessee" selon McCoin, "Nous avons toujours une gorge râpeuse. L'un de mes poulins de $30,000 est mort, et l'autopsie dit que ses poumons étaient pleins. Est-ce à cause du deversement des cendres? Personne ne le sait." McCoin dit qu'elle arrose souvent l'extérieur de sa maison pour enlever la poussière et achète des filtres à aire depuis que la poussière de cendre s'est infiltrée dans sa maison à Swan Pond sur la rivière Emory, moins de 2 milles en amont du déversement. McCoin dit qu'elle a demandé au président de TVA et son PDG Tom Kilgore ce que les résidents devraient faire avec toute cette poussière durant une réunion communautaire: "Il a dit que la compagnie était pour donner des arrosoirs" dit McCoin. "Bien, moi, j'en ai besoin pour couvrir mes 40 acres." Elle ne les a jamais reçus.

Les documents déposés en cour de TVA affirment que les tests environnementaux et les sondagess médicaux démontrent que le déversement n'a pas causé de torts, que le dragage des boues dans la rivière est terminé, les boues ont été transportées dans un site d'enfouissement en Alabama, et que le déversement et le nettoyage n'ont pas occasionné de problèmes pour les propriétaires terriens qui mériteraient des compensations monétaires.

TVA dit que les plaignants "ne peuvent pas être compensés se basant seulement sur les craintes du marché" et qu'il n'y a pas d'intérêts protégés légalement" des jouissances récréatives des cours d'eau impactés, pas de preuve que le déversement a augmenté la concentration aérienne en cendres sur leur propriété et qu'il n'y a pas de preuve que des particules d'arsenic, de cadmium, de chromium, de plomb, de mercure, de sélénium et de zinc (tous des substances dangereuses selon la loi Superfund) "se sont échappés des cendres de charbon (coal ash)."

Plusieurs avocats des plaignants n'ont pas voulu commenté pour cet article puisque le procès doit passer en cour de justice en septembre.

TVA, la plus grande compagnie de sevices publiques des États-Unis, desservant presque 9 millions de consommateurs dans 7 états, a payé pour des études indépendants et des examens médicaux pour les résidents, et a promis de continuer le monitorage de l'environnement.

Le commissaire du comté Randy Ellis, 34 ans, dit que ses parents ont finallement vendu leur propriété qui est directement l'autre côté de la centrale, sa maison pendant 28 ans, à TVA. Il dit que ses 2 parents ont des problèmes respiratoires qui sont peut-être provoqué en étant exposés aux cendres et d'autres personnes dans la communauté pourraient aussi connaître des problèmes de santé semblables dans le futur. Ellis dit qu'il s'inquiète aussi pour ce qui se passera dans 20 ans. Il espère que la majorité des propriétés vendues par les gens qui sont déménagés deviendront des propriétés publiques mais TVA n'a pas pris de décision encore. "Cela nous a arraché toute notre histoire familiale" M. Ellis dit du déménagement forcé de ses parents par le désastre, "On ne peut pas mettre une valeur monétaire à cela."
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2 years after ash spill, TVA denying health harm

Two years after a catastrophic coal ash spill at an East Tennessee power plant, some homeowners in Roane County say they are having respiratory problems, buying air filters and hosing away toxic-laden dust.

The Dec. 22, 2008 spill of 5.4 million cubic yards of toxin-laden sludge in the Emory River and on privately held land beside the Tennessee Valley Authority's Kingston Plant has spurred some to join a protracted court fight. Owners of more than 170 properties negotiated buyouts and have moved, with TVA's $1.2 billion cleanup continuing. The Swan Pond community along the river is quieter, with only a scattering of holiday decorations in largely vacant neighborhoods.

TVA contends in court filings that dust from the ash spill at the Kingston Plant west of Knoxville is no more harmful than "dust from a ball field or farm land."While the ash contains carcinogens and the Environmental Protection Agency described the spill as "one of the worst environmental disasters of its kind," the EPA is still struggling to decide if it should be regulated as hazardous.

The sludge covered 300 acres around the Kingston Plant, destroyed or damaged about two dozen homes and reached the Emory River that flows into Watts Bar Lake and the Tennessee River system. Among some residents near the spill who are staying put, Sarah McCoin said she and others live with health fears and the unnerving nuisance of toxin-laden dust that continues to blow from TVA's $1.2 billion cleanup. "First of all, there is not one single manager of TVA who lives were we live," McCoin said. "Who wants to move into a neighborhood where 90 percent of the homes are empty and are never going to be occupied?"

TVA has given the community a total of $43 million to spend on projects such as schools, sewage system upgrades and public relations aimed partly at attracting northern retirees to move in. Another $47 million has been spent buying up nearby properties and the utility has paid penalties totaling $11.5 million. "We had a normal Fourth of July celebration here this past year," said Troy Beets, mayor of waterfront Kingston, which has a municipal water intake close to the spill. "Usage of the (Watts Bar) lake and all seem to be about what it was pre-spill." He said tests have shown no excessive amounts of any health-threatening substances in the water. "There are people who are fussing and complaining, including people who live 10 miles down the river who say they have been treated unfairly," said Beets, who is chairman of a foundation overseeing TVA's $43 million payout.

For McCoin and hundreds of other plaintiffs in federal lawsuits pending in Knoxville, a judge has already ruled that TVA as a government entity cannot be sued for punitive damages that punish for losses such as family heritage that have no defined value. "That was a slap in the face," said the 55-year-old McCoin, a benefits consultant who owns a 40-acre section of a family farm passed down for nine generations. McCoin, whose land is upstream — "about 1.5 miles as the crow flies" — from the spill. said her family is a victim of airborne pollution. She said there are community concerns about cancer from the exposure. "We have horrible allergies and it is not allergies due to Tennessee flora," McCoin said. "We have constant raspy throats. I even had a $30,000 colt die and the necropsy said its lungs were filled. Is that the ash spill? No one knows." McCoin said she frequently hoses the dust off her house and has been buying air filters since the coal dust was discovered inside her house in the Swan Pond community on the Emory River, less than two miles upstream from the spill. McCoin said she asked TVA President and CEO Tom Kilgore at a community meeting what residents affected by the spill should do about the dust. "He said we are going to get people water sprinklers," McCoin said. "Well I said I need 40 acres worth." She never got them.

TVA in court filings contends that environmental tests and medical surveys show the spill has caused no harm, that dredging of ash spilled in the river has been finished, with the sludge sent to an Alabama landfill, and that the spill and cleanup otherwise has not caused any problems for property owners that merits damage payouts.

TVA said plaintiffs "cannot recover based solely on marketplace fear or stigma," that there is no "legally protected interest" in recreational opportunities on affected waterways, no proof that the spill increased levels of airborne ash on their properties and no evidence that particles of arsenic, cadmium, chromium, lead, mercury, selenium and zinc — all hazardous substances as defined by the Superfund law — "leached from the coal ash."

Several plaintiff attorneys declined comment about the case that is scheduled to go to trial in September.

TVA, the nation's largest public utility serving nearly 9 million consumers in seven states, funded independent health studies and individual exams for residents, and has promised to continue environmental monitoring.

Roane County Commissioner Randy Ellis, 34, said his parents finally agreed to sell their property directly across the river from the plant, his home for 28 years, to TVA. He said they both have respiratory ailments that are possibly caused by exposure to the ash and others in the community may develop related health problems in the future. Ellis said he also has concerns "about 20 years from now." Ellis said he hopes much of the property sold by people who moved will be developed into areas for public access but TVA has not made a decision. "It took our whole family history from us," Ellis said of his parents' move forced by the spill. "You can't put a price tag on that.""

Excerpts from article written by Bill Poovey published here: http://www.bloomberg.com/news/2010-12-17/2-years-after-ash-spill-tva-denying-health-harm.html

There's no going back to Eden.

Wednesday, December 8, 2010

Le désastre de 2008 au Tennessee pollue toujours

Photo: Wade Payne/Greenpeace

Un étang de décantation d'une centrale électrique qui brûle du charbon s'est effondré le 22 décembre 2008 près de Kingston, au Tennessee. Les centrales ayant besoin de beaucoup d'eau, l'endroit se trouve à l'embouchure de plusieurs rivières qui se font leur chemin entre les montagnes de cette région: les rivières Clinch et Emory qui se joignent éventuellement à la Tennessee.

Ce qui fait que la mixture faite des cendres en brûlant le charbon et des déchêts filtrés de la fumée par les "scrubbers" des cheminées, mêlée à de l'eau pour contrôler la poussière est entreposée dans des bassins de rétention faits de digues construites avec ces mêmes déchêts de combustion du charbon, appelés "coal ash".

Avant le déversement d'huile brute de BP dans le Golfe du Mexique, ce désastre au Tennesse était le plus volumineux désastre environnemental des États-Unis. J'en ai déjà fait des entrées de blogs ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2009/12/bientot-lanniversaire-du-plus.html ,
ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/03/un-gros-deversement-devient-encore-plus.html ,
et ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/10/le-rapport-de-linspecteur-general-sur.html

Afin d'éclaircir un fait qui pourrait confondre les lecteurs Québécois, TVA dans ce contexte tient lieu d'anagramme pour Tennessee Valley Authority, l'entreprise semi-gouvernementale qui fournit de l'électricité dans plusieurs états du centre-sud des États-Unis.

Des chercheurs de l'Université Duke trouvent toujours des sédiments très contaminés en aval du site, des concentrations d'un composé particulièrement toxique: de l'arsenic.

La cendre et les déchêts associés avec la combustion du charbon ne sont pas classés comme déchêts dangereux par l'EPA, parce que les protocoles de tests de l'EPA, appelés Toxicity Characterization Leaching Protocol, prennent pour acquis que les contaminants des cendres de charbon (coal ash) ne s'infiltrent pas dans les cours d'eau avoisinants. Le déversement catastrophique de TVA a fourni une occasion utile mais tragique pour évaluer cette hypothèse, avance le géochimiste Avner Vengosh: "C'est devenu un vaste test de laboratoire sur le terrain."

Peu après le déversement, Vengosh et son équipe sont venus sur le site et ont déclenché une enquête qui continue toujours afin de déterminer comment la cendre de charbon a impacté les écosystèmes de la rivière. Pour leur rapport courant, l'équipe a prélevé plus de 220 spécimens d'eau de surface et de sédiments sur une période de 18 mois pendant le nettoyage qu'effectuait TVA. Ils ont mesuré des concentrations de contaminants lessivables des cendres de charbon comme l'arsenic et le sélénium. Les chercheurs ont découvert que les bactéries anaérobiques dans les sédiments produisent des conditions qui transforment l'arsenic: l'arsenic passe de sa forme moins toxique à un composé plus toxique. En même temps, le sélénium se fait lessiver de ces sédiments anoxiques et migre vers l'eau plus oxygénée à la surface.

Les protocoles de l'EPA ne prédit pas ces découvertes parce qu'il ne tient pas compte de la chimie des réactions d'oxydo-réduction, explique l'une des co-auteurs Helen Hsu-Kim: "Le test regarde seulement le lessivage provoqué par l'acide." C'est comme cela qu'il sous-estime les risques venant de l'arsenic dans des conditions anaérobiques continue Vengosh.

L'équipe a détecté des niveaux les plus élevés de contaminants près du déversement dans une petite baie qui a reçu une marée de déchêts pendant le désastre. À cause de son site isolé du restant de la rivière, cette petite baie a concentré les polluants venant des cendres, tandis qu'aux endroits en aval avec plus de circulation d'eau, les niveaux de pollution étaient plus dilués. Pendant que les concentrations de sélénium dans l'eau de surface étaient élevées seulement dans la petite baie, les concentrations d'arsénic dans sa forme la plus toxique étaient élevées dans les sédiments partout sur le site de déversement de 300 acres et dans les cours d'eau avoisinant, continue Vengosh.

L'équipe a aussi étudié les effets des méthodes de nettoyage de TVA. Certains experts craignaient que le dragage fait par TVA sur les deux tiers des cendres déversées augmenterait la contamination de l'eau de surface. Les chercheurs n'ont pas trouvé de preuves d'une telle augmentation. Mais même après les mesures d'atténuation, les cendres encore enterrées à certains endroits contaminent encore l'eau à cause des sédiments de rivière qui contiennent des concentrations d'arsenic au-delà de 2,000 ppb. La norme acceptable de l'EPA de concentration d'arsenic dans l'eau potable est 10 ppb.

L'EPA soupèse encore la décision de déclarer les cendres de charbon comme des déchêts dangereux et les données cumulées par l'équipe de Dukevont sûrement influencer cette décision selon James Hower, un scientifique sénior à l'University of Kentucky's Center for Applied Energy Research. Mais classer les cendres de charbon (coal ash) comme déchêt dangereux aurait des conséquences inprévues, selon lui. Par exemple, cela pourrait nuire à l'ajout de ces cendres dans la fabrication des blocs de béton. "Il n'y a pas de doute que ces données nuiront à l'industrie du charbon", selon lui.
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"Coal Ash Spill In Tennessee Still A Problem
Environmental Disaster: High levels of arsenic linger downstream of the site of a 2008 accident

spilled into the Emory River and its tributaries near Kingston, Tenn. Now researchers from Duke University report that the spill polluted downstream sediments with unexpectedly high levels of a particularly toxic form of arsenic (Environ. Sci. Technol., DOI: 10.1021/es1026739).

The spill occurred on Dec. 22, 2008, when a holding pond ruptured, releasing its waste from the Tennessee Valley Authority's Kingston Fossil Plant, a coal-fired power plant. Ash produced by burning coal isn't regulated as hazardous waste by the Environmental Protection Agency, because the EPA's testing protocol—known as the Toxicity Characterization Leaching Protocol—assumes that coal ash contaminants do not seep from municipal landfills into nearby water. The TVA spill provided a useful—if tragic—opportunity to test this assumption, says Duke geochemist Avner Vengosh: "It became a huge field experiment."

Soon after the accident, Vengosh and his colleagues descended on the site and launched an investigation that continues today into how the coal ash has affected the river's ecosystems.

For their current report, the team collected over 220 surface water and sediment samples during an 18-month period of TVA's clean up. They measured concentrations of five leachable coal ash contaminants, including arsenic and selenium. The researchers found that anaerobic bacteria in the sediments produce conditions that reduce arsenic from the common pentavalent form to the more-toxic trivalent form, As3+. Meanwhile, selenium leeches out of these anoxic sediments and migrates to the more-oxygenated surface water.

EPA's testing protocol does not predict these findings because it does not consider redox chemistry, explained co-author Helen Hsu-Kim: "The test is only concerned with acid-induced leaching." So it underestimates risks from arsenic under anaerobic disposal conditions, Vengosh says.

The team detected the highest contaminant levels near the spill site in a cove, which received a flowing waste stream during the spill. Given its isolation from the rest of the river, this cove concentrated ash pollutants, whereas in downstream areas with more water exchange, pollutant levels were more diluted. While surface water concentrations of selenium were high only in the cove, As3+ levels were high in sediments throughout the 300-acre spill site and surrounding watershed, Vengosh says.

The team also examined the effects of TVA's clean-up methods. Some experts feared that TVA's dredging of nearly two-thirds of the spilled ash would increase surface water contamination. The researchers saw no evidence of such a spike. But even after the remediation, buried ash in some locations still contaminates water among river sediments at arsenic levels beyond 2,000 ppb. In comparison, EPA's maximum contaminant level for arsenic in drinking water is 10 ppb.

EPA is considering whether to designate coal ash as hazardous waste and the Duke team's data are sure to influence that decision, says James Hower, a senior scientist at the University of Kentucky's Center for Applied Energy Research. But designating coal ash as hazardous waste might generate unwanted consequences, he says. For example, it could hamper use of coal ash as filler in concrete production. "There's no doubt these findings are damaging to the coal industry," he says."

Excerpts from article written by Charles Schmidt published in Chemical & Engineering News here: http://pubs.acs.org/cen/news/88/i49/8849news1.html

It's bound to happen sooner or later. And the sooner, the better!

Thursday, November 4, 2010

Un ONG entame un procès contre une usine d'épuration qui pollue

Photo: janeswalkusa.wordpress.com

Le groupe Tennessee Clean Water Network, un groupe environnemental de Knoxville, au Tennesse, entame des mesures légales contre la ville de Chattanooga et son usine de traitement d'eaux usées pour avoir enfreint aux lois fédérales et de l'état qui protègent l'eau. Ils accusent l'usine d'épuration du Mocassin Bend Wastewater Treatment Plant d'avoir déversé plus de 310 millions de gallons d'eaux d'égouts brutes dans la rivière Tennessee depuis les dernières 4 années et demi.

L'accusation mentionne que l'usine d'épuration et son système d'égouts aurait débordé 489 fois entre janvier 2006 et juin 2010. En plus de polluer la rivière, les débordements ont aussi relâché presque 35 millions de gallons d'eaux d'égouts bruts dans des ruisseaux avoisinants, sur des routes, des places d'affaires et sur des propriétés privées.

L'organisme environnemental a aussi entamer des procédures légales semblables à Memphis et Knoxville, et à cause de cela, les municipalités ont accéléré leurs efforts pour coopérer avec les autorités fédérales et de l'état pour améliorer leurs normes de travail et arrêter les déversements. Le procès ne demande pas des compensations monétaires, seulement le salaire des avocats et des experts-conseil et les frais de cour. À la place, la plainte demande à la cour de "déclarer que la ville a contrevenu et continue de contrevenir au Clean Water Act" et émettre une injonction exigeant que la ville se soumette complètement aux conditions de son permis et interdise tout déversement futur.

La plainte demande aussi que la cour exige que la ville paye toutes les pénalités civiles pour chaque infraction au Clean Water Act. "Nous ne le faisons pas pour punir la municipalité", dit le directeur de l'organisme environnemental. "Chattanooga est une belle ville, et elle serait encore plus belle si elle n'avait pas ce problème." L'action légale est nécessaire parce que "l'état ne semble pas vouloir le faire. Si l'état s'en était mêlé il y a des années passées et exigé que la ville s'occupe de ce problème, nous ne serions pas obligé de le faire maintenant."

La porte-parole du Tennesse Department of Enviornment and Conservation réplique que l'état a un pouvoir de supervision à Chattanooga: "La ville a fait des progrès, mais pas suffisamment." Elle ajoute que c'est grâce aux programmes de surveillance fédérale et de l'état que l'organisme environnementale a pu obtenir l'information pour entamer son procès comme le permet la loi.
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"Group sues over sewage spills
Lawsuit seeks court order to stop pollution and fix problems

A Knoxville-based environmental group has sued Chattanooga for violating state and federal water regulations by spilling more than 310 million gallons of untreated sewage into the Tennessee River over the past 4 1/2 years. “This is citizenry stepping up,” said Renee Hoyos, executive director of the Tennessee Clean Water Network, which filed the suit and has members locally.“It is so bad for the city to have this problem, especially a city like Chattanooga,” she said.

The suit, filed in U.S. District Court, alleges that Moccasin Bend Wastewater Treatment Plant and its combined sewer system had 489 sanitary sewer overflows between January 2006 and June 2010. In addition to polluting the river, overflows also released nearly 35 million gallons of raw sewage into nearby creeks, roads, businesses and private residences, according to the lawsuit.

Hoyos said the group has filed similar lawsuits in Memphis and Knoxville, and the suits sped up those cities’ efforts to work with state and federal regulators to tighten standards and stop spills. The suit seeks no damages for the Tennessee Clean Water Network, only payment of its attorney and expert fees and court costs. Instead, the complaint asks the court to “declare that the city has violated and continues to violate the Clean Water Act” and issue an injunction requiring the city to comply fully with its permit and prohibit all future overflows.

The suit also asks the court to make the city to pay civil penalties “for each violation of the (Clean Water) Act ... in an appropriate amount.” “We’re not doing this to punish the city,” Hoyos said. “Chattanooga is a cool city, and it would be even cooler without this problem.” Hoyos said the groups’ lawsuit was necessary because “the state seems to be unwilling to do it themselves.” “To be fair, if the state had stepped in years ago and required that the city fix this problem, we would not be here today,” she said.

Tisha Calabrese-Benton, spokeswoman for the Tennessee Department of Environment and Conservation, countered that the state does have an enforcement history with Chattanooga. “The city has made some progress, but not enough,” she said. TDEC regulators have been coordinating with the U.S. Environmental Protection Agency to determine what further enforcement action should be taken on Moccasin Bend’s sanitary sewer violations and overflows, she said.

“I would also note that it is because of the ongoing oversight of state and federal regulatory programs that the TCWN has information with which to file their lawsuit, as the law allows them to do,” she said."

Excerpts from article written by Pam Sohn published here: http://www.timesfreepress.com/news/2010/oct/15/group-sues-over-sewage-spills/

How many treatment plants in Quebec overflow after it rains? How few environmental groups are willing and able to check on them and sue when wastewater overflows in our rivers, untreated? I shudder at the thought. No wonder we can't swim safely in our rivers and lakes anymore.

Saturday, October 2, 2010

Déversement au Tennessee:le rapport de l'inspecteur général rendu public

Photo: http://www.dukenews.duke.edu/

Le 22 décembre 2008 est une date que les citoyens du Tennesse n'oublierons jamais. En volume, c'était le plus gros désastre environnemental des États-Unis de l'époque, avant la marée noire de BP dans le Golfe du Mexique de cette année. J'ai déjà blogué sur cet évènement ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2009/12/bientot-lanniversaire-du-plus.html et ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/03/un-gros-deversement-devient-encore-plus.html .

Deux ans plus tard, l'inspecteur général du Tennessee Valley Authority, ou TVA, a finalement rendu publique son évaluation du comportement et de la gérance de l'organisme public productrice d'électricité grâce à la combustion du charbon. Son bilan? TVA avait des pratiques de contrôle trop lâches quand il s'agit de gérer ses déchêts produits en brûlant du charbon et par le filtrage des émanations aériennes dans les cheminées: les cendres de charbon, ou coal ash.

TVA entreposait ses déchêts saturés d'eau dans des étangs de décantation construits avec les déchêts eux-mêmes, construits à même les rives et les milieux humides à la confluence de plusieurs rivières. Ces cendres mêlées à l'eau, appelés sludge, ou boues, sont pleines de sélénium, de mercure et d'arsenic.

La réaction de TVA devant le rapport? Selon TVA, la description du déversement comme étant l'une des plus gros désastres du pays est "pas tolérable". L'inspecteur général Richard Moore refuse de se rétracter. Selon le rapport, "Aucune analyse des défis de gérance de TVA ne serait complète sans reconnaître le fait que le déversement de boues de cendres du Kingston Fossil Plant a mis à jour des problèmes de culture interne au sein de TVA qui vont probablement bien au delà de la gestion des cendres de charbon" énonce le rapport.

Le défi de TVA est de changer la façon de voir de ses employés quand il s'agit de respecter les instructions environnementales. La culture est un reflet d'une mentalité corporative et une partie des changements de TVA est une revue des procédés de conformité tout en éduquant ses employés pour modifier cette mentalité corporative, selon le rapport.

La porte-parole de TVA Barbara Martocci dit dans un communiqué que TVA croit qu'il y a toujours place pour améliorer le travail que nous accomplissons et que le rapport aide à rendre plus clair les changements qui peuvent être faits. TVA apprécie le travail de l'inspecteur général et se servira du rapport pour améliorer sa performance.

TVA est en plein bourbier judiciaire: plusieurs actions légales sont en cours malgré des rapports qui affirment qu'il n'y a pas eu de dommages fait à la santé publique causés par le déversement de 5,4 millions de verges cubes de boues. En plus, TVA a dû payer des pénalités totalisant $11,5 millions, en partie pour payer la surveillance durant le nettoyage. Des groupes environnementaux veulent que TVA soit poursuivi en justice.

L'inspecteur général dit que les cendres contiennent des éléments "qui peuvent être toxiques selon les circonstances". Bien que l'industrie proclame que les cendres de charbon "fly ash" ne sont pas toxiques, ceci ne fait pas consensus, continue le rapport. Moore précise que le National Academy of Sciences a prononcé les contaminants produits en brûlant le charbon possiblement responsables de problèmes sanitaires et environnementaux à long terme.

Le rapport ajoute que si on compare TVA avec les autres fournisseurs d'électricité, TVA n'a pas réussi à réduire le nombre de transformateurs qui contiennent de grandes quantités de biphényles polychlorés (BPC) qui sont règlementés par la loi Toxic Substance Control Act. En plus d'évaluer la gérance des BPC et le déversement de boues de cendres qui a obligé TVA de dépenser $1,2 milliards pour les nettoyer, le rapport de l'inspecteur général a donné une note passable pour ses démarches environnementales adoptées par l'industrie comme les émissions aériennes et la production d'énergie propre et renouvelable. Le rapport loue par contre TVA pour avoir travailler en tandem avec les marinas affectées par le déversement du 22 décembre 2008.

Le Tennessee Valley Authority, ou TVA pour les intimes de la région, dessert environs 9 millions de personnes au Tennessee, en Alabama, au Mississipi, au Kentucky, en Georgie, en Caroline du Nord et en Virginie.
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"TVA inspector: Poor management led to Tenn. spill

CHATTANOOGA, Tenn. — Poor coal ash control practices and the Tennessee Valley Authority management culture led to the huge December 2008 spill on the Emory River in East Tennessee, the utility's inspector general said in a report released Monday. The report on the inspector general's website describes the spill of sludge laden with selenium, mercury and arsenic as "one of the largest environmental disasters in U.S. history."

TVA, the nation's largest public utility, responded in the report, saying the description as one of the largest disasters is "not supportable." Inspector General Richard Moore refused to change it. "No analysis of TVA management challenges would be complete without recognizing that the Kingston Fossil Plant coal ash spill surfaced cultural problems within TVA that likely extend beyond the management of coal ash," the report said.

TVA's challenge is to change the way its employees view environmental compliance issues, the inspector general concluded. "Culture is a reflection of a corporate mindset and part of the change that is occurring at TVA is a review of compliance processes along with education of TVA employees to alter the corporate mindset," the report concluded.

TVA spokeswoman Barbara Martocci said in a statement that the utility "believes there is always room for improvement in the work that we do." It said the report helps clarify where changes can be made. "TVA appreciates their work and will use their findings to improve our performance," the statement said.

The utility company is fighting damage lawsuits and has released reports that say there is no harm to public health from the 5.4 million cubic yard spill. TVA has been slapped with penalties totaling $11.5 million for the spill, partly to pay for oversight of the cleanup. Environmental groups have said they want TVA to be prosecuted.

The inspector general said the ash contains elements "that can be toxic under certain circumstances." "Although industry has claimed that fly ash is neither toxic nor poisonous, this is disputed," the report says. Moore pointed out that the National Academy of Sciences described high levels of coal combustion contaminants as a possible reason for long-term human health and ecological concerns. In an Aug. 3 memo, Moore said the report answers "How is TVA doing in regard to environmental performance."

The report also says that TVA — compared to other electric utilities — "fared poorly" for not reducing the number of transformers with large quantities of polychlorinated biphenyls, or PCBs, that are regulated by the Toxic Substance Control Act. Other than PCBs and the ash spill, which TVA is spending up to $1.2 billion to clean up, the inspector general's report gives TVA fair ratings on industry-accepted environmental benchmarks such as air emissions and renewable and clean energy generation. The report rates Knoxville-based TVA as the "top performer" in its environmental partnership with marinas.

TVA serves about 9 million people in Tennessee, Alabama, Mississippi, Kentucky, Georgia, North Carolina and Virginia."

Excerpts from article written by Bill Poovey from The Associated Press published here:
http://www.ajc.com/business/tva-inspector-poor-management-641819.html

Wednesday, June 2, 2010

Un coin du Paradis sur terre

Photo: Whitescreek.blogspot.com

J'ai fait des amis internautes grâce au désastre du 22 décembre 2008 (voir l'onglet Emory). Il y a des coins absolument paradisiaques dans l'état du Tennessee. Je me suis promis d'aller les visiter un jour. Voici un endroit de baignade dont le site exact est gardé jalousement secret par l'un de ces amis (peut-on le blâmer?). Mais il prend des photos fantastiques! Çà donne le goût d'une petite saucette! Le blog est ici: http://whitescreek.blogspot.com/
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Thanks to the terrible disaster of December 22d 2008, I've made a couple of virtual friends that I promise I will visit one day. Tennessee has some fabulous nature spots that take my breath away! This is one of them. Makes me want to wade right in. Such beautiful country!

Wednesday, December 9, 2009

Bientôt l'anniversaire du plus volumineux déversement aux États-Unis




22 décembre 2008: on apprenait que les parois d'un étang de sédimentation vient de rompre et des gallons d'eau mêlés à la cendre qui vient de la combustion du charbon pour faire de l'électricité ont envahi trois rivières et une partie des terrains avoisinants de la centrale thermique Kingston, au Tennessee. Plusieurs ont comparé ce désastre au Exxon Valdez qui a déversé son contenu pétrolier dans la mer et les côtes de l'Alaska.

Les trois rivières affectées, l'Emory, la Clinch et la Tennessee, ont reçu 2,66 million de livres de ce que contient ces cendres mêlées à l'eau: de l'arsenic, du barium, du chromium, du plomb, du selenium et du mercure. Un vaste chantier est en branle pour tenter de ramasser l'infect mélange et réhabiliter les rivières et leurs rives.

Le volume de polluants déversés dans la rivière Emory cette journée-là dépasse le montant total de polluants déversés dans tous les cours d'eau des États-Unis par toutes les centrales thermiques pour l'année au complet. 


Pour télécharger un vidéo qui nous montre le progrès du nettoyage du désastre, cliquez sur le lien suivant: http://152.85.42.31/Progress.wmv



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Soon, it will be the one year anniversary of the most voluminous pollution spill in the United States. On December 22th, 2008, we learned that walls of a settling pond gave way and water and fly ash from a coal burning plant rushed into 3 rivers and adjoining property. TVA's Kington plant disaster in Tennessee was compared to the Exxon Valdez disaster that poured its petroleum cargo in the sea and Alaska's shores.

The three rivers affected, the Emory, the Clinch and the Tennessee, received a total of 2.66 million pounds of toxic material like arsenic, barium, chromium, lead, selenium and mercury. It is estimated that more toxic material ended up in the Emory that day than all the pollution in all the rivers in the whole United States for the whole year.