Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, August 12, 2013

Le droit de se baigner dans son cours d'eau local


Faire du lobbying pour avoir des rivières sans pollution
Des groupes vont se saucer dans la rivière Hackensack

Ma traduction libre d'un reportage local du New Jersey.

Plus d'une douzaines de personnes se sont réunies au parc Laurel Hill County Park à Secaucus le 25 juin pour dire "oui" à la baignade dans les cours d'eau de la région nordique de l'état du New Jersey.

Lors de la journée la plus froide de tout l'été, avec une petite pluie en plus, des membres du Hackensack Riverkeeper et de l'Alliance Waterkeeper et leurs sympathisants ont célébré la journée Swimmable Action Day en allant se saucer dans la rivière Hackensack vers midi, le tout pour faire passer le message qu'on veut de l'eau propre où l'on peut aller se baigner.

"Aujourd'hui, le groupe Hackensack Riverkeeper, en collaboration avec l'Alliance Waterkeeper, se sont baignés dans la rivière Hackensack pour protester contre le fait qu'après 40 ans du Clean Water Act, notre rivière ne respecte toujours pas les normes pour la baignade," dit le capitaine Bill Sheehan de Secaucus. "Toute personne a le droit de se baigner et s'amuser dans leurs eaux locales, et espérer mieux de ses gouvernements de l'état et du fédéral."

Sheehan a plongé dans le Hackensack, tout comme Richard Dwyer de Bayonne.

"L'eau était chaude, dit Dwyer. "Je me sentais propre quand j'en suis sorti, et c'était rafraîchissant."

Pour Dwyer, la démonstration publique était importante à faire. Il a grandi dans la division Greenville de Jersey City, et pouvait se rendre à bicycle à Newark Bay, au Kill Van Kull et les rivières Hackensack et Hudson, mais ne pouvait profiter d'aucunes à cause de la pollution. Il devait attendre que ses parents l'emmène à un lac ou au Jersey Shore pour aller à l'eau.

"Le comté Hudson County doit être le seul de l'état qui n'a pas un seul endroit naturel où l'on peut se baigner dont les gens peuvent profiter," dit-il.

Rachel Cook, directrice des opérations de l'Alliance Waterkeeper à Manhattan, s'est jointe aux autres dans la rivière, et se concentrait au sérieux de l'évènement de la journée.

"Pour montrer comment c'est important de se battre pour de l'eau propre," dit Cook. "Pour s'assurer qu'on puisse jouir de nos cours d'eau de la façon qu'on devrait être capable d'en jouir, que ce soit pour se baigner, pour boire ou y pêcher."

"Le temps frais et la pluie n'arrête pas notre protestation," dit Sarah Menchise, coordonnatrice des intervenants de proximité pour Riverkeeper. "Ceux de notre groupe qui n'ont pas complètement submergé leur corp ont pataugé dans l'eau jusqu'aux genoux."

Finalement, Swimmable Action Day a été un succès, selon le groupe.

"Les gens ont pu jouir de leur droit à se baigner dans la rivière Hackensack," dit Menchise. "Nous espérons que l'an prochain, nous aurons encore plus de gens et que nous serons plus près de notre but d'avoir de l'eau propre."

Des membres de l'Alliance ont visité d'autres cours d'eau locaux dans la région métropolitaine de la ville de New York, dont Union Beach dans Monmouth County, Croton Point Park dans New York, et d'autres plages dans le Connecticut pour y nager, ou dans certains cas, pour ne pas nager à cause de niveaux dangereux de pollution.

L'évènement Swimmable Water est un mouvement global qui reconnaît le rôle important que jouent les cours d'eau dans les communautés. Entre le 25 et le 28 juillet, 200 membres de différents groupes Waterkeeper et des milliers d'individus dans plus de 20 pays ont été à l'eau pour encourager les citoyens à célébrer leur droit à des eaux propres où l'on peut se baigner, et afin de promouvoir l'importance de protéger les cours d'eau locaux.




"Lobby for pollution-free rivers
Groups go for plunge into Hackensack


by Joseph Passantino


More than a dozen people gathered at Laurel Hill County Park in Secaucus on June 25 to say “yes” to swimming in northern New Jersey waterways.

On the coldest day of the summer, and with a light drizzle coming down, Hackensack Riverkeeper and Waterkeeper Alliance members and supporters celebrated Swimmable Action Day with a mid-day dip into the Hackensack River as they lobbied for clean swimmable water.

“Today, Hackensack Riverkeeper in cooperation with the Waterkeeper Alliance, swam in the Hackensack River to protest the fact that 40 years after the Clean Water Act our river still does not meet the criteria for swimmable water,” said Capt. Bill Sheehan of Secaucus. “All people have the right to swim and recreate in their local waters – and to expect better from our state and federal governments.”

Sheehan took the plunge into the Hackensack, as did Richard Dwyer of Bayonne.

“It was warm,” Dwyer said. “I felt clean when I came out, and it was refreshing.”

For Dwyer, the public demonstration was an important one. Growing up in the Greenville section of Jersey City, he was within bicycling distance of Newark Bay, the Kill Van Kull, and the Hackensack and Hudson rivers, yet could not use any of them because of the pollution. He had to wait until his parents took him to a lake or the Jersey Shore to go into the water.

“Hudson County may be the only one in the state that doesn’t have a natural, swimmable resource that people can enjoy,” he said.

Rachel Cook, director of operations at the Waterkeeper Alliance in Manhattan, joined the others in the river, and focused on the seriousness of the day.

“To show how it important it is to fight for clean water,” Cook said. “To ensure we can use our waterways the way we should be able to use them, whether it be to swim it, drink from it or fish from it.”

“The cold air and drizzle did not stop our protest,” said Sarah Menchise, outreach coordinator for the Riverkeeper. “Those of the group that did not fully submerge their bodies waded through the water up to their knees.”

Overall, Swimmable Action Day was a success, according to the group.

“People exercised their right to swim in the Hackensack River,” said Menchise. “We hope that next year we will have a larger turnout and be one step closer to clean water.”

Alliance members visited other local waterways in the New York City metropolitan area, including Union Beach in Monmouth County, Croton Point Park in New York, and beaches in Connecticut, to swim – or in some cases, not swim – due to the unsafe levels of pollution.

Swimmable Water Weekend is a global event, recognizing the important role water plays in communities. Between July 25 and 28, 200 Waterkeeper chapters and thousands of individuals from more than 20 countries took to the water to encourage citizens to celebrate their right to clean, swimmable waters, and to promote the importance of protecting local waterways.


Link: http://hudsonreporter.com/view/full_story/23271132/article-Lobby-for-pollution-free-rivers-Groups-go-for-plunge-into-Hackensack

Tuesday, May 14, 2013

Baignade: alerte aux coliformes!


J'ai traduit ici un reportage sur la qualité douteuse de l'eau à une plage dans l'état de New York. Je crois que le contraste avec ce qui se passe dans mon coin de la province est assez étonnant.

Tout près de chez moi, il se pratique du sport nautique, de la planche à voile, du kayak, du ski nautique, du wind surf. Il y a des écoles de plongée, de canot-kayack, une descente de bateaux de plaisance, une location de moto-marines, et bien sûr, beaucoup, beaucoup de pêche sportive. S'il se fait pas de la natation comme tel, c'est qu'il n'y a pas de plages dignes de ce nom, mais je suis certaine qu'à certains endroits, les gens en profitent pour se baigner. Tout çà dans la rivière Richelieu qui change visiblement de couleur à chaque pluie digne de ce nom. Pourquoi? Débordements d'égouts municipaux, ruissellement de terres agricoles bien arrosées de purins dès le dégel, enfin, vous comprenez que des matières fécales, il n'en manque pas. Pourtant, aucun monitorage de la qualité de l'eau n'est faite par les autorités, ce qui fait que le public continue de faire ce qu'il aime faire beau temps, mauvais temps, après une pluie abondante ou pas. Personne ne tient compte de la concentration de coliformes dans l'eau, encore moins l'E.coli.

Personnellement, une année, j'ai fait des tests de coliformes avec des ColiPlates, et j'ai constaté qu'après une bonne pluie, la quantités de coliformes et d'E. coli pouvait tuer. Après avoir avisé Santé Publique du Québec, on m'a répondu que "ceux qui se baignent dans des cours d'eau de surface le font à leurs propres risques". Point à la ligne.
Photo: Location Motomarine Chambly

Et pendant ce temps-là, aux États-Unis:

On questionne la qualité de l'eau de la plage South Lake Beach à Montauk.

Avec la saison de la baignade qui commencera bientôt, une question demeure: est-ce que le public devrait être prévenu avant de se saucer dans le lac Montauk à la plage au bord de la rive de South Lake où les parents ont longtemps emmené leurs enfants pour patauger et se saucer. Des tests sur la qualité de l'eau ont révélé des concentrations élevées d'organismes qui indiqueraient de la contamination fécale, surtout après les pluies abondantes.

Dans une présentation faite au conseil de ville de East Hampton plus tôt cette année, le comité aviseur technique du bassin versant du lac Montauk, qui avait travaillé sur un plan contre la pollution, a recommandé le remplacement d'une affiche sur la plage qui dit: "Baignade interdite: pas de maître nageur en devoir", pour à la place indiquer un message plus précis dénonçant qu'on devrait "éviter tout contact avec l'eau dans cette région"

Cette affiche proposée, accompagnée d'une description d'un nageur, un cercle rouge avec une bande diagonale, s'est méritée les critiques de la conseillère Theresa Quigley qui la qualifiait de "complètement contradictoire" aux volontés de la municipalité qui veut que les gens profitent de la plage. "L'intention de l'affiche est de laisser savoir aux gens qu'il y a un risque potentiel pour la santé ici." lui a répondu Brian Frank, planificateur urbain et membre du comité du bassin versant.

Par tradition, la plage South Lake a été le site de leçons de voile données par les loisirs de la ville. Les leçons devaient commencer le 24 juin, bien qu'on songe à trouver un autre endroit pour les donner, vu que le département de la santé du comté a recommandé qu'on change l'endroit du programme à cause des problèmes de qualité de l'eau.

Parce que South Lake n'a pas de maître nageur, on ne la considère pas officiellement comme une plage du comté. (Le comté donne le mandat des affiches de "Baignade interdite" partout où les baigneurs ne sont pas protégés.)

Ed Michels, le chef de patrouille marine pour la ville, qualifie la situation comme sans issue, et cherche une réponse ferme de Santé Publique, à savoir est-ce qu'il devrait voir à ce que le règlement "Baignade interdite" soit respecté à la plage du lac Montauk à cause des préoccupations pour la santé. Si c'est le cas, il a dit cette semaine, cela pourrait aussi être vrai pour d'autres plages municipales. Il dit qu'il croit que la contamination vient du ruissellement des eaux pluviales, mais que si l'eau est contaminée de façon constante, il croit qu'il se sentirait obligé de demander à ses hommes d'empêcher que les gens aient se baigner.

Les questionnements de M. Michels ont fait que la recommandation du comté est de déplacer le programme de voile.

Le comté fait faire des tests de qualité de l'eau seulement aux plages officielles, de mai à septembre, après une pluie également. Si on trouve un danger pour la santé. la plage doit être bien affichée interdisant la baignade. Des spécimens d'eau sont analysés pour les concentrations d'organismes indicateurs, des microbes inoffensifs trouvés dans les intestins humains et autres êtres vivants à sang chaud qui peuvent donner une indication de contamination fécale et de pathogènes potentiellement porteurs de maladies comme des bactéries, des virus et des parasites.

Sur les plages, ce que l'on mesure, c'est l'enterococcus. Une mesure de base égale 104 unités qui forment une colonie par millilitre d'eau. Les résultats des tests d'eau fait à South Lake l'an passé et en 2011, à la demande de la ville, ont indiqué des niveaux allant jusqu'à 1,740 c.f.u. à un moment donné en 2011, et allant de 20 à 136 c.f.u. dans 4 résultats de tests de l'été passé. Les nivaux ont des pics après une pluie abondante pour ensuite revenir à un niveau sécuritaire et normal.

Les pathogènes peuvent provoquer des symptômes comme la nausée, des vomissements, la diarrhée, des maux de tête, de la fièvre, ainsi que des problèmes respiratoires, des infections de la peau, des yeux, des oreilles, dans le nez et de la gorge. Des individus avec le système immunitaire affaibli ou vulnérable, les personnes âgées et les enfants, parce qu'ils pourraient avaler de l'eau, sont plus vulnérables pour attraper ces maladies.

Puisque le ruissellement des eaux pluviales est le principal mécanisme par lequel les contaminants s'introduisent dans les eaux côtières, surtout comme celles du lac Montauk, dans les ports et autres régions enclavées qui ne profitent pas d'un lavement complet des marées, la Santé Publique recommande de ne pas se baigner à ces endroits pour au moins 24 heures, de préférence 48 heures, après une pluie abondante.

Les membres du comité du bassin versant ont recommandé qu'on fasse des tests plus fréquemment dans tous les endroits tout autour du lac Montauk, même si la ville doit compléter ce que fait la procédure de la Santé Publique.

L'été dernier, selon Kim Shaw, le directeur des Ressources naturelles, après que la ville ait demandé au comté de faire d'autres tests, les sources de contamination à South Lake s'avéraient être 2 égouts pluviaux de chaque côté de la plage. Le comté a dit par après qu'il ne ferait pas d'autres tests, excepté pour les tests obligés par l'état après des grosses pluies, jusqu'à ce qu'on fasse des changements aux égouts.

Le processus nécessaire pour résoudre les problèmes écologiques du lac Montauk sont bien entamés, dit Mme Shaw, avec une étude supervisée par son département et le comité aviseur du bassin versant pour identifier des fosses sceptiques défectueuses ou inadéquates qui pourraient décharger des polluants qui se retrouvent dans le lac. Une réunion publique cet été permettra une mise à jour et une chance de plus pour colliger des données, dit-elle, et une ébauche de plan de gestion du bassin versant devrait être terminé au printemps prochain.

Bill Wilkinson, le superviseur, a demandé des tests de qualité de l'eau à South Lake en août 2011, après des discussions sur la santé du lac Montauk entre les membres du comité aviseur du lac. Ils ont révélés des intrants importants de bactéries enteroccus après une grosse pluie, mais une absence presque totale de bactéries 2 jours plus tard. "La baignade devrait être interdite sur le côté sud pendant un certain temps après des pluies abondantes." disait M. Wilkinson à ce moment-là.

Quand les normes de qualité de l'eau pour les plages ont été améliorées, selon Mme Shaw, on a vite compris qu'en se fiant sur les tests de la qualité de l'eau, la plage ne qualifierait pas comme plage de baignade selon les critères du comté, même si un maître pêcheur serai en devoir à cet endroit.

Dans un courriel envoyé à Mme Shaw l'été dernier, Nancy B. Pierson, une employée de haute direction du bureau de la Santé en Écologie, lui aurait dit qu'à cause des indicateurs de contamination fécale dans les deux ruisseaux adjacents à l'endroit où les gens se baignent, elle ne recommandait pas qu'on désigne une plage dédiée à la baignade près de South Lake Drive à Montauk tant qu'on n'agirait pas pour rectifier la contamination.

L'été dernier, le groupe citoyen Concerned Citizens of Montauk ont offert un don d'une affiche que la ville pourrait installer à South Lake qui aviserait le public de la problématique à cet endroit. "Les gens prennent des décisions en se basant sur de la mauvaise information, et ils prennent des décisions qui ne sont pas sans conséquences." disait Jeremy Samuelson dernièrement. Il est le directeur général du groupe.

"Est-ce que la ville devrait être plus pro-active à s'assurer que les endroits qui sont reconnues par le grand public comme étant des plages de baignade sont assez sécuritaires pour y emmener des enfants? Oui." dit-il. "Ce que nous savons maintenant c'est que nous avons des bactéries nuisibles qui surgissent à des taux alarmants. Que le problème soit continuel ou seulement après une pluie, "Je pense que nous avons besoin de la science pour nous le dire," dit M. Samuelson. Entre-temps, dit-il, "Je pense que vous dépensez $150 sur une affiche."

Mme Shaw, qui était auparavant une analyste en environnement pour la Santé publique du comté, dit que les recommandations qui conseillent de prendre une douche, ou se rincer, après s'être saucé dans de l'eau qui pourrait être contaminée."Ce qui préoccupe la Santé Publique, c'est si votre tête va sous l'eau; votre nez, vos yeux, votre bouche," dit-elle, en ajoutant qu'elle appuie la suggestion du comité du lac Montauk qu'une affiche qui interdit la baignade avec de l'information sur la qualité de l'eau. L'affiche pourrait prévenir les gens de ne pas aller à l'eau surtout après une pluie, selon Mme Shaw.

On ne sait pas s'il y a eu des cas documentés de problèmes de santé causés par une baignade dans le lac Montauk.

"Water Quality at Montauk’s South Lake Beach Is Questioned
By Joanne Pilgrim

With swimming season set to begin soon, a question remains about whether the public should be warned against taking a dip in Lake Montauk from a beach along the shore at South Lake where parents have long brought children to wade and splash. Water tests have revealed skyrocketing levels of organisms that indicate fecal contamination, particularly after heavy rain.

In a presentation to the East Hampton Town Board earlier this year, the Lake Montauk Technical Watershed Advisory Committee, which has been working on an anti-pollution plan, recommended replacing a sign at the beach that says “Swimming Prohibited: No Lifeguard on Duty,” with a more explicit message stating that “all water contact in this area should be avoided.”

That proposed sign, complete with a depiction of a swimmer circled in red with a red slash, drew criticism from Councilwoman Theresa Quigley, who called it “completely contradictory” to the town’s goal of having people enjoy the beach. “The intent of the sign is to let people know that there is a possible health risk there,” Brian Frank, a town planner and watershed committee member, told her.

The South Lake beach has traditionally been the site of sailing lessons offered by the Town Recreation Department. The lessons are set to begin on June 24, though a new location is being considered, the County Health Department having recommended that the program be moved because of the water-quality issue.

Because South Lake has no lifeguard it is not considered an official county bathing beach. (The county mandates the “no swimming” notices wherever bathers are unprotected.)

Ed Michels, the town’s chief marine patrol officer, called the situation “a catch-22,” and has been seeking a firm answer from the Health Department as to whether he should be enforcing “no swimming” at the Lake Montauk beach based on health concerns. If that is the case, he said this week, it could also be true at a number of other town beaches. He said he believes the contamination stems from stormwater runoff, but “if that water is constantly contaminated” he would feel compelled to have officers keep swimmers out.

Mr. Michels’s inquiries resulted in the county recommendation to move the sailing program.

The county normally performs water-quality tests only at official bathing beaches, from May through September, including after heavy rainfall. If a public health hazard is found, the beach must be conspicuously posted with a sign prohibiting its use. Water samples are tested for levels of “indicator organisms,” harmless microbes found in the intestinal tracts of humans and other warm-blooded animals, that can indicate fecal contamination and potential disease-causing pathogens such as bacteria, viruses, and parasites.

At marine beaches, the organism that is measured is enterococcus. A base measure equals 104 “colony-forming units” per milliliters of water. The results of water tests done at South Lake last year and in 2011, at the town’s request, show levels as high as 1,740 c.f.u. at one point in 2011, with a range from less than 4 c.f.u. to levels in the 800s on an August day in 2011, and a range from 20 to 136 c.f.u. in four test results from last summer. The levels spike after heavy rains and then return to a safe and normal range.

The pathogens can cause symptoms such as nausea, vomiting, diarrhea, headache, and fever, as well as upper respiratory illnesses and skin, eye, ear, nose, and throat infections. Individuals with compromised immune systems, the elderly, and children, because of the possible ingestion of water, are most vulnerable to those illnesses.

Since stormwater runoff is a principal mechanism by which contaminants are introduced to coastal waters, particularly those, like Lake Montauk, in harbors or other enclosed areas that do not experience a full tidal flush, the Health Department recommends not swimming in those locations for at least 24 hours, preferably 48, after heavy rains.

The watershed committee members have recommended more frequent testing of areas all around Lake Montauk, even if the town has to supplement Health Department procedure.

Last summer, according to Kim Shaw, the director of natural resources, after the town asked the county to perform new tests, the sources of contamination at South Lake were determined to be two stormwater drains on either side of the beach. The county said afterward that it would do no further testing, save for state-required sampling done after significant rains, until something was done about the drains.

The process of solving Lake Montauk’s ecological problems is well under way, Ms. Shaw said, with a study overseen by her department and the watershed advisory committee to identify failing or inadequate septic systems that can discharge pollutants that end up in the lake. A public meeting this summer will provide an update and additional opportunity for data-gathering, she said, and a draft watershed management plan should be completed next spring.

Supervisor Bill Wilkinson requested water tests at South Lake in August 2011, after discussions of Lake Montauk’s overall health by members of the lake advisory committee. They revealed a heavy influx of enterococcus bacteria following heavy rain, but an almost total absence of the bacteria two days later. “The south end should be closed to bathing for a time after heavy rains,” Mr. Wilkinson said then.

When water quality standards for bathing beaches were upgraded, Ms. Shaw said, it became clear that, based on water testing results, the beach would be ineligible for county designation as a bathing beach, even if a lifeguard were to be assigned.

In an e-mail sent to Ms. Shaw last summer, Nancy B. Pierson, a senior public health sanitarian in the Health Department’s Office of Ecology, said that because of indicators of fecal contamination in both streams adjacent to the bathing area, she did not recommend establishing a “permitted bathing beach off South Lake Drive in Montauk until something is done to rectify the contamination.”

Last summer, the Concerned Citizens of Montauk offered to donate a sign that the town could install at South Lake, fully informing the public of the situation there. “People are making decisions based on bad information, and they’re making decisions that are not without consequence,” Jeremy Samuelson, the organization’s executive director, said recently.

“Should the town be more aggressive in making sure that the places that are commonly accepted as bathing beaches are safe enough to put their kids there? Yes,” he said. “What we know is that we have bacteria that is harmful that is coming through at alarming rates. Whether the problem is continual or only after rainfall — “I think we need science to tell us that,” Mr. Samuelson said. In the meantime, he said, “I think you spend 150 bucks on a sign.”

Ms. Shaw, formerly a principal environmental analyst with the county’s Health Department, said guidelines recommend showering, or rinsing off, after wading in water that may be contaminated. “What the Health Department is concerned about is your head being immersed; your nose, your eyes, your mouth,” she said, adding that she supports the Lake Montauk committee’s suggestion that a no-swimming sign include information about the water quality. The sign could warn people to stay out of the water specifically after rainfall, Ms. Shaw said.

It is not known whether there have actually been any documented health problems caused by a swim in Lake Montauk."

Link: http://easthamptonstar.com/News/2013509/Water-Quality-Montauk%E2%80%99s-South-Lake-Beach-Questioned

Monday, December 17, 2012

Baignade - Dans une piscine, quand çà se présente...

Je ne suis pas à l'aise à me baigner dans une piscine autant que dans un cours d'eau naturel ou dans la mer, mais si j'ai la chance d'essayer quelque chose de nouveau, je plonge.

Ici, nous sommes à bord du Empress of Canada. J'avais à peine 12 ans.

Habituellement, je n'aime pas les piscines à cause de la mauvaise habitude des gens d'uriner dedans pendant qu'ils se baignent. Mais durant notre croisière de 1964-1965, les premières journées étaient dans une mer qui venait de subir un ouragan. La majorité des passagers souffraient du mal de mer, et durant les premières journées de beau temps, très peu avait le courage et l'énergie pour aller se baigner dans une piscine dont l'eau n'était pas plus chaude qu'il fallait. J'en ai profité...

Lien pour en savoir un peu plus sur l'Empress of Canada de 1961: http://www.liverpoolships.org/empress_of_canada_of_1961.html
Can't say I like swimming in a pool as much as in a river, lake or the sea, but given a chance, I'll try anything, especially when swimming is involved.
Autographe bien sobre du capitaine ~ a very modest autograph from the ship's Captain

Ma mère et moi devant l'Empress of Canada.

Monday, November 26, 2012

In Memoriam

De gauche à droite, Reina David, ma mère, décédée le 24 janvier 2011 après une longue lutte avec la maladie de l'Alzheimer, ensuite Thérèse Benoit, son amie d'école avec qui elle a gardé contact toute sa vie, malgré la distance qui les séparait. Thérèse est décédée au début du mois et souffrait de la même maladie que son amie. Jean-Paul Lefebvre, époux de Thérèse, est décédé il y a quelques années après longtemps avoir pris soin de son épouse bien-aimée.

Le trio est assis sur le quai à la "Plage Panet", à Richelieu. Henri et mon père (qui a pris la photo) entretenaient les escaliers en bois et le quai qui nous permettaient de profiter du bord de la rivière Richelieu réaménagée par la main de l'homme.
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Those were the good days when the Richelieu River was clean enough to swim in. My neighbor, with the help of my father, would build and maintain a wooden staircase going down to the river's edge where a truckload of sand was dumped on the shore every year. My neighbor also had a bulldozer realign a row of big rocks that would hold back some of the water so that we could swim in water that came up about to an adult's waist.

No, none of this was very ecologically correct, but then, we're in the 1950's, an just downstream from a power dam.

The trio in the picture were all good friends going back to their schooldays: my mother, her best friend and the friend's husband. They have all passed away now.

Friday, October 12, 2012

Rivière Richelieu et ses chênes

Les arbres font parti de notre patrimoine. Ici, un groupe de 4 chênes rouges hybrides plus que centenaires sur un terrain riverain appartenant à Conservation de la Nature qui est en négociation d'échanges de terrain avec la Ville de Richelieu.

Je me rappelle, enfant, d'aller me baigner avec ma mère: nous traversions la rue, je lui tenais la main. Nous descendions les marches en bois construites par mon père et mon voisin, M. Panet. Nous passions sous les chênes, protégées du soleil pendant quelques instants sous leur ombre dense. Souvent, des gens du village venaient y faire un pic-nic, profitant de la fraîcheur sous les chênes qui étaient déjà immenses à ce moment-là. C'était dans les années 1950.
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Trees are part of our natural heritage. Here's a photo taken yesterday of 4 big red oaks living on Nature Conservancy's property that they are planning to exchange with my municipality.

As a child, I would cross the street, holding my mother's hand, and we would go swimming in the river. We would walk down the wooden steps my neighbor built with the help of my father, then walk in their shade for a few moments, protected from the hot sun. Sometimes, some people from the city would come and have a pic-nic there.

Those oaks were already big then: it was in the 1950s.

Tuesday, September 4, 2012

Agriculture - une porcherie s'installe en ville


Nous avions passé des heures devant la caméra de Supreme Master TV, tentant de garder la tête froide et ne parler que des faits, mais une fois rendue dehors pour aller prendre des photos de la rivière, c'en était trop. Voir l'objet de mes inquiétudes, la rivière et ses rives bien-aimées, l'émotion a pris le dessus. Je ne pouvais plus retenir les larmes.

Le redécoupage des images a fait que mon braillage bébé-lala est au début. Je n'y peux rien, bien sûr. Çà fait plus "choc". Personnellement, j'aime mieux relater les faits calmement, mais telle est la nature humaine...

Il faut savoir aussi que Supreme Master TV fait la promotion quasi-religieuse du végétarisme. Ils ont donc coupé nos mentions des analyses d'eau avec les ColiPlates, de la présentation aux Journées annuelles de Santé Publique durant laquelle une diapositive laissait voir que le taux de particules dans l'air était beaucoup plus élevé autour d'un élevage mais que le conférencier a passé sous silence (j'y étais presque durant l'entrevue, mais ils ont coupé), et de l'étude de dispersion de l'air autour des porcheries à Richelieu faite par NOVE Environnement pour le comité de citoyens CRMQV.

Et comme Supreme Master TV a une mission pacifiste, ils ont coupé le bout quand je parle de Tim qui a passé à Radio-Canada faisant des reproches au gouvernement et aux producteurs de porcs. Je continuais à dire que le lendemain, nous avons trouvé des inséminateurs de porcs usagés dans la rue devant notre maison. (Nous n'avons pas de truies de reproduction dans la région immédiate. Ils ne se sont pas retrouvés là "accidentellement" mais déposés là délibérément dans l'intention de nous intimider. La police n'a pas pu refuser de prendre un rapport.). Certains producteurs de porcs s'adonnent souvent à de l'intimidation, et c'est pour cela que les gens ne veulent pas témoigner de leurs misères, et c'est pour cela que nous ne pouvons pas nommer les personnes que nous savons tombent malades à chaque épandage.

Par exemple, à chaque fois que je parle d'épandage, de porcs et d'agriculture sur mon blog ou si je suis publiée dans un journal local, l'UPA en prend note. Et les visites sur mon blog augmentent substantiellement.

Plus nous serons intimidés, mon conjoint et moi, plus nous le dénoncerons publiquement. À bon entendeur, salut!

Et pour ceux qui ont reçu de mes courriels avec ce texte sous ma signature:

"...ils nous ont traités comme des ordures, et jamais je ne leur laisserai l'oublier..." Militante
"...they treated us like shit, and I'll never let them forget it..." Activist

et ne connaissaient pas la raison de ma grogne, vous le savez maintenant.

Notre gouvernement nous a trahi. Le système nous a trahi. Et çà, je ne l'oublierai jamais.

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We had spent hours talking in front of their camera, trying to stick to facts, only facts. But after that, we went outside to take pictures of my beloved river, and it was just too much. Emotions took over: I could no longer hold back the tears.

Editing made is such that my cry-baby rant is at the beginning. There's nothing I can do about that. I personally prefer a calm exposé of facts, but such is human nature.

You have to take into account that Supreme Master TV promotes vegetarianism. So they edited the parts where we talked about our ColiPlates monitoring of the water coliforms. And they cut the part where I was just about to talk about the fact that the slide I saw at the Journées annuelles de Santé Publique said that airborne particles are higher near a CAFO but nobody talked about THAT! They did not keep the part about our odour dispersion study around the then planned pig farm.

And because Supreme Master TV is a pacifist movement, they also left out the part where I describe what happened after Tim went on the radio to denounce the way farmers are not closely monitored by the government: the next day, we found used impregnation insemination devices for sows in the street in front of our house, even thought there are no gestation sows in my area. Those did not show up here by "mistake", but deliberately put there to intimidate us. The police had no choice but to take our report.

Pork producers often resort to intimidation, and that is why people are scared of speaking out about the terrible things they do. And that is why we could not give the name of those that are sick every time the pig slurry gets spread on surrounding farmland.

For example, every time my blog is about manure spreading, or about the pork industry or farming, or if I'm published about those subjects in the local newspapers, the UPA (the farmer's union in Quebec) takes note of it. And my blog gets much more visits.

The more they intimidate us, my hubby and me, the more we will publicly decry their behaviour. You know who you are.

And for those who have read my signature line at the bottom of my Emails:

"...ils nous ont traités comme des ordures, et jamais je ne leur laisserai l'oublier..." Militante
"...they treated us like shit, and I'll never let them forget it..." Activist

and did not understand why I am so mad, well, know you know.

Our government betrayed us. The system has betrayed us. And that, I will never forget.

Sunday, August 12, 2012

Rivière Yamaska - souvenirs de jeunesse

Ah ! ma Yamaska…
Paul-Henri Frenière

"Je me suis déjà baigné dans la Yamaska. C’était à la fin des années ’50. L’été, mes parents louaient un chalet à Douville. À l’époque, il y avait plein de quais flottants sur le bord de la rivière. Des quais pour les chaloupes, bien sûr, mais aussi des quais en forme de piscine pour permettre aux enfants de se baigner en toute sécurité.

À ce moment-là,la Yamaska était une source de plaisir. C’était chouette d’avoir la possibilité de faire trempette si près de chez soi, surtout les journées de canicule comme celles que l’on connaît cet été.
Photo: l'auteur à 5 ans

Puis un jour, au cours des années ’60 si je me souviens bien, la rumeur a couru à l’effet que certains enfants avaient eu des problèmes de peau à cause de l’eau. Alors, mes amis et moi, on a arrêté de se baigner. Comme tous les Maskoutains d’ailleurs.

Au fil du temps, on a fini par oublier qu’une rivière traversait la ville de part en part. On savait qu’elle était là, mais il valait mieux l’oublier puisqu’on ne pouvait plus en profiter.

Samedi dernier, empreint de nostalgie, j’ai eu envie de la revoir, ma Yamaska. Paraît-il que depuis plus d’une dizaine d’années, des gens très sérieux se penchent sur son état piteux.

On a formé des organismes (les OBV), on a rédigé de nombreux rapports et l’on a élaboré des plans d’action pour la remettre en santé. Je m’attendais donc à ce qu’elle ait retrouvé des couleurs, ma Yamaska, autres que le brun caca.

Je me suis donc rendu au débarcadère de la rue Girouard, là où l’on peut emprunter un canot, un kayak ou un pédalo pour profiter de notre précieux plan d’eau.

J’avais apporté ma caméra, j’ai pris des photos.


Photo : PHF.

J’avais pourtant lu le texte d’Alain Charpentier avant d’y aller : La Yamaska ne se porte guère mieux. Les fameuses algues bleues (qui sont vertes, à vrai dire) venaient me confirmer que rien n’avait vraiment changé, que la rivière était toujours aussi polluée. Un poisson, sur le dos, apportait lui aussi son témoignage éloquent.

De retour à la maison, j’apprends enfin une bonne nouvelle : Des états généraux sur la Yamaska à l’automne, titre la Voix de l’Est. Et en plus, celui qui fait cette annonce, c’est Pierre Arcand, le ministre du Développement durable et de l’Environnement.

Un Maskoutain d’origine, comme moi, qui a dû lui aussi se baigner dans la Yamaska puisque nous sommes à peu près du même âge. Si quelqu’un peut comprendre ma nostalgie, c’est bien lui, je me suis dit.

Je continue à lire l’article et les bras me tombent. Le ministère va verser la mirobolante somme de 20 000$ pour régler le problème. Un petit cadeau parmi tant d’autres que le gouvernement libéral distribue allègrement avant les élections.

Avec cet argent, l’OBV de la Yamaska devra consulter les intervenants, rédiger un rapport et… élaborer un plan d’action. Bref, du déjà-vu.

Sacramant ! La Yamaska est la rivière la plus polluée, mais aussi la plus étudiée du Québec depuis au moins 40 ans. On devrait peut-être commencer à avoir une petite idée de « c’est quoi » la source principale du problème !!!

Avec toutes ces études pointues, on est en train de noyer le poisson (si vous me permettez la métaphore facile). On en vient même à comptabiliser les cacas de canards. Faut le faire…

Admettons donc, une fois pour toutes, que c’est l’agriculture industrielle qui a créé toute cette merde. L’élevage intensif, notamment du porc, qui a amené le déboisement systématique pour créer des champs de maïs à perte de vue, des champs qui servent à se débarrasser du lisier que l’on produit – c’est le cas de le dire -, en quantité industrielle.

Le gouvernement québécois a voulu favoriser l’exportation du porc, on en paie maintenant le prix. Les producteurs sont entrés dans cet engrenage et nous vivons tous, citadins comme ruraux, avec les inconvénients : un désastre environnemental et même un danger pour la santé publique.

Alors, existe-t-il une solution ? Tant que les principaux intéressés ne feront pas leur examen de conscience et que leur puissant lobby syndical continuera à les protéger, la santé de la Yamaska continuera à se dégrader.

Ah ! ma Yamaska… ma pauvre Yamaska."

Lien: http://www.journalmobiles.com/spip.php?article380

Extrait du documentaire « Au chevet de la Yamaska » :



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Different river, same problems. This guy lived and is still living the same heaven (as a child) and the same hell (since the pollution) as I am. And we all know who the culprits are, don't we, but we don't want to hurt a few farmers feelings, don't we...

Wednesday, June 27, 2012

SE BAIGNER À SES RISQUES ET PÉRILS

Photo: heartfeltmusic.org

C'est tellement pareil partout en Amérique du Nord, je ne sais pas si je dois m'en réconforter ou m'en désoler!

Je traduis ici un article sur la rivière Potomac, mais il pourrait tout aussi bien s'agir de la rivière Richelieu.

Des eaux souillées font qu'une longueur de la rivière Potomac est interdite aux baigneurs à Washington

C'est l'été. Il fait chaud. Et vous voulez vous rafraîchir. Si vous voulez vous baigner, vous pouvez aller vous saucer dans la Potomac River.

À moins que vous êtes au District (D.C.).

Dans ce cas-là, n'aller même pas vous baigner. Chaque pouce des 45 milles des cours d'eau du bassin versant de la rivière Potomac dans le District est tellement contaminé de bactéries venant des débordements d'égouts et d'autres polluants venant du ruissellement des eaux pluviales que la ville interdit la baignade. Si vous sauter à l'eau à n'importe quel endroit dans le District, ne soyez pas surpris de voir paraître la patrouille du port et vous ordonner de sortir de l'eau.

Alexandria ne vous veut pas dans l'eau non plus. Descendre dans la rivière Potomac pour se baigner de n'importe quel endroit public est une infraction aux règlements municipaux et peut vous mériter une amende. Si vous vous baignez à partir d'un terrain privé, vous êtes exemptés. Mais les autorités de Santé publique d'Alexandria vous déconseillent fortement d'y aller pour la même raison: la mauvaise qualité de l'eau.

Ailleurs, vous pouvez vous y saucer.

À moins qu'il y ait une pluie importante.

Dans ce cas-là, l'état du Maryland, qui a une juridiction en principe sur la rivière dans la région de Washington et gère les décisions des politiques, avise tous les baigneurs de se tenir loin de l'eau pour au moins 2 jours après la pluie. Les concentrations de bactéries dépassent souvent les normes tolérées après les pluies. Des avertissements dans les parcs de l'état du Maryland et les plages sont affichées sur les sites Web des départements de l'environnement, des ressources naturelles et de santé de l'état. Le département de santé de l'état de la Virginie a aussi un site Web qui présente des conseils et des références pour ceux qui veulent se baigner.

Sachant quand les conditions sont favorables à la baignade, ce n'est pas toujours évident, dit Clifford Mitchell, un directeur-adjoint du département de protection environnemental, santé et nourriture du ministère de la Santé et d'hygiène mentale du Maryland.

Quand la pluie lessive les huiles des véhicules, les engrais, les excréments d'animaux et les produits chimiques de la ville et des banlieues dans les cours d'eau, la consigne, c'est d'aller se baigner une autre journée.

"Nous encourageons le monde de ne pas aller à l'eau après les grosses pluies." dit Mitchell. Des bactéries sont dans l'eau et attendent un hôte. N'importe quelle plaie sur la peau, la plus petite coupure ou égratignure, est une porte grande ouverte pour laisser pénétrer une maladie.

Mitchell dit que les baigneurs devraient consulter le site Web de l'état des "plages en santé" pour les derniers avertissements.

"Il s'y trouve les sites où des floraisons persistantes d'algues et d'autres régions préoccupantes." dit Mitchell. Les algues vertes nourries par les polluants comme l'azote et le phosphore provoquent souvent des irritations cutanées, des vomissements et de la diarhée. De la rive, l'eau semble être couverte d'une épaisse couche de peinture verte.

Autrement, Mitchell et les autres experts vous disent d'y aller. À moins que l'un des systèmes d'égouts combinés opérés par DC Water dans le District ne déborde. Et à moins que la commission Washington Suburban Sanitary Commission, qui dessert les comtés de Montgomery et Prince George, ne soient pris avec des problèmes avec leurs pompes qui contrôlent les excédants d'eaux pluviales.

Pour résumer: Certaines infrastructures de DC ne suffisent pas pour accepter les pluies d'orage chargées de tout ce qui vient des éviers et des toilettes. Aussi, les stations de pompage de WSSC sont parfois débordées.

Plutôt que de permettre les eaux usées de remonter dans les cuisines et les toilettes des gens, DC Water relâche des eaux usées non traitées mélangées avec des eaux pluviales contaminées de produits chimiques dans les rivières Potomac et Anacostia, ainsi que Rock Creek.

Durant l'été, la commission Interstate Commission on the Potomac River Basin reçoit plusieurs appels par semaine de gens qui veulent savoir si l'eau à leur plage préférée est sécuritaire pour la baignade.

"À quelques exceptions près, nous sommes incapable de donner une réponse précise." lit-on sur le site Web de l'agence.

Alors, pour être sûr de votre coup, la commission vous conseille de:

Ne pas aller à l'eau les quelques jours après une pluie abondante. N'avalez pas l'eau. N'aller pas à l'eau si vous avez une coupure ou une plaie ouverte: c'est comme une porte patio pour les germes. Ne nagez pas dans la rivière si vous souffrez d'un système immunitaire affaibli ou si vous n'avez pas une bonne santé.

Et les baigneurs, n'oubliez pas de vous laver quand vous sortez de l'eau!
Photo: Linda Davidson

"Dirty water puts Washington’s stretch of the Potomac River off-limits to swimmers

It’s summer. It’s hot. And you want to cool off. If you’d like a swim, it’s okay to take a dip in the Potomac River.

Unless you’re in the District.

In that case, don’t ever swim. Every inch of the District’s 45 miles of Potomac watershed streams and rivers is so tainted with bacteria from sewer overflows and other pollutants from stormwater runoff that the city prohibits swimming. If you jump into the river from any spot in the District, don’t be surprised if the Harbor Patrol swings by and orders you out.

Alexandria doesn’t want you in the water, either. Entering the Potomac for swimming from any public location there is a violation of a city ordinance, and it can lead to a fine. Swimming off private land is okay. But Alexandria’s health officials strongly advise against it for the same reason the District does: bad water quality.

Elsewhere, you can wade in for a swim.

Unless it rains heavily.

In that case, Maryland, which has technical jurisdiction over the river in the Washington region and controls policy decisions, advises all bathers to stay out of the water for at least two days. Bacteria often exceed acceptable levels after rains. Warnings for Maryland state parks and beaches are posted on the Web sites of the state’s departments of the environment, natural resources and health. The Virginia Department of Health also has a Web site with tips and points of contact for swimming.

Knowing when conditions are right for swimming can get complicated, says Clifford Mitchell, assistant director for environmental health and food protection at Maryland’s Department of Health and Mental Hygiene.

When rains wash motor oil, fertilizers, animal waste and city and suburban chemicals into waterways, the rule of thumb for bathing is to pick another day.

“We encourage people to stay out of the water after heavy rains,” Mitchell says. Bacteria lurk in the water waiting for a host. Any opening in the skin, the smallest cut or scratch, is a welcome mat for disease.

Mitchell says swimmers should search the state’s “healthy beaches” site for safety updates.

“It will tell you where there are perpetual algae blooms and other areas of concern,” says Mitchell. Green algae fed by pollutants such as nitrogen and phosphorus often cause skin irritation, vomiting and diarrhea. From the shore, it looks like a coat of thick green paint.

Otherwise, Mitchell and other experts say, jump on in. That is, unless the combined sewers that DC Water operates in the District overflow. And unless the Washington Suburban Sanitary Commission, which serves Montgomery and Prince George’s counties, experiences a problem with the pumps that control excess storm water.

Long story short: Some of DC Water’s pipes are inadequate for handling storm water along with the stuff that goes down sinks and toilets. Likewise, WSSC’s pumping stations sometimes get overwhelmed.

Rather than allow a mess to bubble back up into kitchen and bathroom drains, DC Water releases untreated wastewater mixed with chemically laced storm water into the Potomac and Anacostia rivers and Rock Creek.

During the summer, the Interstate Commission on the Potomac River Basin can field several calls a week from people wanting to know if a favorite spot on the water is safe.

“With few exceptions, we are unable to provide a definitive answer,” the agency’s Web site says.

So just to be safe, the commission advises:

Don’t enter the water for several days after a big rainstorm. Don’t swallow water. Don’t get in if you have a cut or open sore: It’s like a patio door for germs. Don’t swim if you have an immunosuppressive disease or general poor health.

And, swimmers, don’t forget to wash when you get out."

Article written by Darryl Fears published in The Washington Post here: http://www.washingtonpost.com/national/health-science/dirty-water-puts-washingtons-stretch-of-the-potomac-river-off-limits-to-swimmers/2012/06/25/gJQAw3eW2V_story.html
Photo: Julie Fitzpatrick

Saturday, June 16, 2012

Des égouts dans la rivière Richelieu

Des centaines de débordements d'égouts directement dans le Richelieu ont lieu chaque année à Saint-Jean.
Photo: Karine Guillet
"SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU - Des excréments, des serviettes hygiéniques et des condoms, flottaient près des berges du Richelieu, vis-à-vis de la station de pompage de la rue Champlain, à Saint-Jean-sur-Richelieu, dimanche de la semaine dernière.

Alerté par des citoyens dégoutés, L’Écho de Saint-Jean-sur-Richelieu s’est rendu sur place pour constater le phénomène, en début de semaine. L’endroit a été localisé en moins de deux, puisqu’une forte odeur émanait de cette zone, et que plusieurs détritus jonchaient la grève. D’autres résidus dérivaient à quelques pieds du bord.

La Ville se questionne

Benoit Fortin, directeur du Service d’infrastructures et de gestion des eaux à la Ville de Saint-Jean, s’explique par ailleurs difficilement le fait que des détritus aient pu remonter à la surface de la rivière vis-à-vis le poste de pompage de Champlain la semaine dernière.

« Je comprends les inquiétudes des citoyens. Je ne sais pas d’où proviennent les choses qui ont remonté à la surface, dit-il. Je suppose que le contrôle du niveau de l’eau dans les écluses peut avoir eu une incidence. »

Il assure toutefois que ces résidus ne proviennent pas d’un débordement dans le réseau du poste de pompage Champlain, puisque le canal se jette à près de 250 pieds du bord de la berge et qu’aucun débordement n’a eu lieu dans la portion du réseau du poste de pompage de la rue Champlain au cours des derniers jours.

Une situation fréquente

Selon les données du plus récent rapport d’évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux publié par le Ministère des Affaires municipales en octobre 2011, 580 débordements ont eu lieu à Saint-Jean en 2010. Sébastien Marquis, surintendant à l’usine de traitement des eaux usées de la municipalité, confirme ces données.

« Il peut y avoir plusieurs centaines de débordements par année dans l’ensemble du réseau à Saint-Jean. Ce sont des eaux usées et non traitées qui s’en vont directement dans le Richelieu. Tout ce qui passe par les égouts sanitaires peut s’y retrouver. Je ne dirais pas que c’est normal, mais c’est toléré. Dans le meilleur des mondes, il faudrait avoir un réseau qui absorbe le surplus d’eau, mais ce n’est pas le cas », explique-t-il, ajoutant que ces débordements surviennent entre autres parce que la ville de Saint-Jean a un système d’égout combiné dans ses plus vieux quartiers, comme le Vieux-Saint-Jean et Saint-Edmond.

Ce réseau transporte à la fois l’égout sanitaire et pluvial. Ces systèmes plus anciens ont été conçus pour déborder à la rivière quand il pleut, de façon à éviter des inondations et des refoulements d’égout. M. Marquis a aussi précisé que les débordements surviennent lorsqu’il y a de fortes pluies ou en situation d’urgence lors de bris dans le réseau. Aucun déversement par temps sec n’est admis par le ministère de l’Environnement.

Des citoyens condamnent cette pratique

Les citoyens, qui ont été rencontrés jeudi sur le sentier du Canal-de-Chambly, trouvaient inacceptable le fait que les égouts sanitaires de la ville se déversent directement dans le Richelieu. Nadine Trudeau, une résidante de Saint-Jean qui marche souvent près de la rivière, est outrée qu’autant de déversements aient lieu chaque année.

« Dans un contexte où le gouvernement prône l’assainissement des cours d’eau et des berges, c’est absurde que des égouts soient déviés des centaines de fois tout droit dans les rivières comme ici à Saint-Jean. C’est dégoûtant de voir des canards patauger là-dedans. C’est sans compter l’odeur », clame-t-elle.

Julie Vincelette est du même avis.

« Le Richelieu est moins pollué qu’avant, mais il y a place à amélioration. Des déversements directement dans la rivière, ça ne devrait jamais arriver. Il va falloir que les citoyens s’en mêlent pour faire bouger les choses », lance-t-elle.

Même son de cloche du côté de Michel Bérubé, un habitué du Canal-de-Chambly.

« Je marche régulièrement sur le bord du Richelieu et ça sent mauvais ici (en face du poste de pompage sur Champlain). Je sais que la Ville rejette des déchets dans la rivière. C’est déplorable! Quand nos poubelles sont pleines, nous ne les mettons pas dans la rue », image-t-il.

France Lachance, n’en revient pas.

« C’est inconcevable qu’on rejette de la cochonnerie comme ça dans les cours d’eau, fait-elle valoir. Je suis amatrice de kayak et je ne viendrais pas me promener près d’ici (site de déversement). »

Daniel Green lance un appel à tous

L’environnementaliste Daniel Green croit qu’il devrait y avoir davantage de citoyens formés à la surveillance des cours d’eau du Québec, pour pallier le manque d’inspecteurs en environnement.

« Le ministère de l’Environnement ne peut pas tout faire. Davantage de citoyens devraient avoir la formation pour vérifier eux-mêmes la qualité des cours d’eau », dit M. Green, qui est aussi toxicologue et co-président de la Société pour vaincre la pollution (SVP).

L’environnementaliste a lancé en 2007 le programme RIVE, qui vise à faire le dépistage et la surveillance communautaire des lacs et des cours d’eau du Québec. Coordonné par la SVP, l’organisme Eau Secours! et la Fondation Rivières, le programme permet aux citoyens de faire eux-mêmes, à coût minime, des analyses d’eaux de surface, de faire l’inventaire des points de pollution d’un cours d’eau et de dénoncer toute activité illégale de déversement ou de pollution.

Indépendance

Daniel Green croit que la force des « inspecteurs-citoyens » est leur indépendance face au gouvernement. « On a créé les réseaux de bassin versant pour faire entre autres des missions d’échantillonnage et pour rendre publique la qualité des eaux. Dans certains cas, il est arrivé que le résultat des tests soit rendu public longtemps après l’échantillonnage », dit-il. Il croit que les organismes de bassins versants (OBV) font du bon travail, mais ont les mains liées par leur statut d’organisme subventionné. « Il y a souvent des conflits d’intérêts dans les OBV, car certaines municipalités siègent à leur conseil d’administration », précise-t-il.

Transparence

« La moindre des choses serait que les municipalités avertissent les gens lors de déversements, en mettant des affiches, pour éviter les risques d’exposition avec de l’eau contaminée, notamment lors de la pratique d’un sport récréatif comme la pêche », dit M. Green."

Article écrit par Jean-François Guillet publié dans L'Écho de Saint-Jean-sur-Richelieu

Lien: http://www.hebdosregionaux.ca/monteregie/2012/05/23/des-eaux-usees-directement-dans-la-riviere

NDLR: Je ne comprends pas que les gens continuent à se baigner, à pêcher et manger leurs prises et les activités nautiques persistent, malgré toute cette merde qui aboutit dans la rivière! Et on ne parle ici que de la merde humaine! Quoi penser de tout ce purin brut épandu dans les champs juste avant une ondée annoncée! Même les cochons vivent dans des conditions sanitaires plus acceptables...

Wednesday, May 23, 2012

Rivière Richelieu - sale et ignorée par les autorités

Trop peu d’information sur la qualité de l’eau
Nager dans le Richelieu, à vos risques et périls

Photo: COVABAR
Malgré les nombreuses personnes qui profitent de la fraicheur de la rivière Richelieu en été, très peu de données sont disponibles pour évaluer la qualité de l’eau.
«Si je me baignais dans le Richelieu, c’est certain que j’irais prendre une bonne douche en arrivant chez moi!», affirme Chantale Chatelain du Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR).

La saison estivale arrive à grands pas, amenant dans son sillage les activités nautiques comme le bateau, la motomarine, le wakeboard, le ski nautique, le canot-kayak, etc. La rivière Richelieu est un point d’eau parfait pour entreprendre ce genre d’activités, mais malgré son taux d’achalandage important, aucun test n’est effectué sur une base régulière, afin d’évaluer la qualité de l’eau.

Manque d’information

Le COVABAR évalue entre autres l’état environnemental de la rivière, mais son rôle est aussi de répondre aux interrogations de la population face aux risques de se baigner ou de pêcher dans ce cours d’eau. «On n’a pas assez de données pour pouvoir dire “oui” ou “non”, pour avoir une position ferme», soutient Chantale Chatelain, qui souligne pourtant l’importance de faire quand même des recommandations avec le peu d’information qu’elle détient.

Personnellement, si [j’étais sur la rivière et que] j’avais chaud, je plongerais, mais je recommande de prendre une bonne douche en arrivant à la maison et de ne pas trop avaler d’eau.» Pour l’instant aucun cas d’infection n’a été déclaré, mais ingérer une eau affectée par des bactéries pourrait causer des vomissements et/ou des diarrhées. Selon Chantale Chatelain, il faut souvent attendre qu’un tel événement se produise avant que la majorité prenne conscience de la situation.

Programme Environnement-Plage

Puisque les berges de la rivière Richelieu n’accueillent aucune plage, le point d’eau ne peut pas faire partie du Programme Environnement- Plage, chapeauté par le Ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs (MDDEP). Ce programme invite les propriétaires des plages du Québec à évaluer la qualité bactériologique des eaux, afin d’informer les baigneurs sur les risques de présence de coliformes fécaux (entérobactérie) ou d’algues bleu-vert.

Dans ce programme, le Ministère offre un personnel qualifié pour effectuer l’échantillonnage, ainsi qu’une liste des laboratoires qui peuvent effectuer les analyses à bas prix, mais les propriétaires des plages ont la responsabilité d’assumer les coûts d’analyse. Ainsi, «à qui reviendraient les coûts d’analyse», se demande Chantale Chatelain. Aux municipalités? Aux citoyens? Au gouvernement?

Responsabilité personnelle

Pour Marie-Andrée Thériault, du MDDEP, il est inutile de faire des tests pour évaluer la qualité de l’eau, s’il n’y a pas de plage. Un endroit encadré, sécurisé et achalandé est nécessaire pour instaurer l’échantillonnage et produire une analyse fiable. La rivière Richelieu serait un bassin trop grand à évaluer et le MDDEP se fie au bon jugement des citoyens de la région.

« C’est la responsabilité personnelle de chacun [de ne pas franchir les interdictions] », assure Mme Thériault. Impossible en effet de placer un garde de sécurité à chaque panneau d’interdiction soit de pêche ou de baignade. Sur le Richelieu, «il n’y a aucune interdiction claire de se baigner, la rivière est une propriété publique», souligne Chantale Chatelain, mais avec le peu d’information que le COVABAR détient, difficile de prendre une décision éclairée.

Actuellement, sept stations d’échantillonnage sont installées à différents endroits sur la rivière et les tests sont faits de manière très ponctuelle. «Il faudrait ajouter des stations et en installer sur tous les tributaires pour avoir une vraie connaissance de l’état des lieux», conclut Chantale Chatelain.

Lien: http://www.hebdosregionaux.ca/monteregie/2012/05/15/nager-dans-le-richelieu-a-vos-risques-et-perils

Photo: Maude Dufour-Gauthier
Il n’y aura pas de campagne de nettoyage sur les berges du Richelieu, cette année.
Qualité de l’eau de la rivière Richelieu
«6/10», elle obtient la note de passage

Globalement, «je lui donnerais un 6/10», affirme Chantale Chatelain du Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), en parlant de l’état environnemental de la rivière Richelieu. Depuis les vingt dernières années, la qualité de l’eau s’est beaucoup améliorée, mais il reste beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir la considérer saine et en santé.

Le Richelieu fait partie du quotidien des gens de la région, puisqu’au fil du temps les villages (qui sont devenus des villes) se sont installés aux abords de ses berges. Pourtant, peu savent réellement l’état de la qualité de ses eaux.

Agents pollueurs

«Les gens oublient que l’eau qu’ils boivent est aussi l’eau de la rivière», affirme Chantale Chatelain. Ainsi, plusieurs jettent n’importe quelle substance dans les toilettes ou dans les égouts municipaux. «Les molécules présentes dans les médicaments, par exemple, ne sont pas encore traitables dans les usines d’épuration. La consommation abusive d’eau potable est aussi une source polluante pour la rivière, car quand l’usine ne peut plus répondre à la demande, les eaux usées sont directement rejetées dans le cours d’eau.

Plan d’action 2011-2014

Le Plan d’action du COVABAR s’inscrit en cinq points majeurs : protéger et améliorer la qualité de l’eau, assurer le maintien de l’accessibilité, mettre en valeur le potentiel récréotouristique, et sensibiliser et éduquer la population face à la protection de l’eau.

«Il faut inciter les différents acteurs à s’impliquer pour améliorer la qualité de l’eau», soutient Chantale Chatelain. Leur stratégie est de mettre en valeur la rivière pour que les gens de la région soient fiers de leur cours d’eau et qu’ils désirent plus que tout le protéger. «On veut qu’un lien d’appartenance se créer et que les gens veuillent s’en occuper», conclut-elle.

De plus en plus, les particuliers, les industries et les agriculteurs prennent conscience de la situation. «On est sur la bonne voie, mais il faut encore faire beaucoup d’efforts.»

*** Deux rivières polluées

Les rivières Acadie (83 km) et Huron (33 km), qui se jettent dans le Richelieu, font partie des cours d’eaux les plus pollués de la région. Pour en venir à cette conclusion, le Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR) se fie à l’indice de qualité bactériologique et physico-chimique (IQBP) qui synthétise six critères déterminants pour la qualité de l’eau tels que le niveau de phosphore, la présence de coliformes fécaux (algues bleues) ou de matières en suspension, par exemple. Chantale Chatelain du COVABAR tient à souligner que le milieu urbain est aussi responsable que le milieu agricole en ce qui concerne la pollution des cours d’eau.

Acadie

Avec un indice de 0, la rivière Acadie atteint la pire note du tableau d’évaluation, avec une très mauvaise qualité. C’est le cours d’eau le plus pollué du bassin versant à cause du niveau élevé de phosphore qui dépasse dix fois le critère de prévention. La détérioration de la qualité de l’eau est due en partie aux rejets non traités des activités urbaines et du milieu agricole, qui utilise beaucoup de pesticides. Cela a des conséquences sur la vie aquatique en générale, qui se dégrade entre autres à cause de la prolifération de la flore sous-marine. Depuis les dix dernières années, l’IQBP de cette rivière ne cesse de diminuer, selon le plan directeur de l’eau 2011, produit par COVABAR.

Huron

La rivière Huron détient également l’une des pires évaluations de la qualité de ses eaux à cause de la présence de nombreuses matières en suspension, de phosphore et de coliformes fécaux. Malgré ses minces améliorations au cours des dernières années, le COVABAR dénote des problématiques au niveau de l’assainissement des eaux urbaines à l’usine d’épuration. Également, la pratique agricole intensive est responsable de l’érosion présente sur le sous-bassin de la rivière Huron.

«Il faut prendre en compte que ces deux rivières ont un débit d’eau moins important que la rivière Richelieu, donc leur pouvoir de dissolution est moins important», assure Chantale Chatelain.

Lien: http://www.hebdosregionaux.ca/monteregie/2012/05/15/610-elle-obtient-la-note-de-passage

Thursday, April 5, 2012

Profitons de nos cours d'eau!

Je suis toute pour les projets qui aident les citoyens à reprendre possession des rives de tous les cours d'eau. C'est en profitant des plages et des plans d'eau que la volonté d'assainir nos rivières et nos lacs pollués fera pression auprès des décideurs.
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Occupy our beaches! By enjoying our waterways, people will want cleaner water, cleaner beaches. I'm all for it!

Thursday, February 23, 2012

Baignade - On coupe dans les tests d'eau sur les plages


Le Québec n'a vraiment pas besoin de s'enorgueillir de son monitorage de la qualité de l'eau sur les plages chez nous. C'était facile de se comparer et chercher exemple chez nos voisins du sud. Mais voici que le fédéral des É.-U. coupe aussi le budget pour tester les plages. Bref, c'est de moins en moins rassurant de se baigner dans des plans d'eau naturels en Amérique du Nord!

Traduction libre d'un article trouvé dans un quotidien de la Californie.

Les États-Unis coupent les fonds pour faire des tests d'eau sur les plages

L'EPA (Environmental Protection Agency - l'agence de suivi de l'environnement au niveau fédéral) projète de faire des coupures de $10 millions dans ses subventions annuelles. Les protecteurs de la qualité de l'eau s'inquiètent que les baigneurs et les planchistes seront plus à risque d'attraper des maladies.

Les tests sanitaires sur les plages en Californie et au travers le pays risquent de se faire couper si un projet d'éliminer du financement fédéral pour faire le monitorage de la contamination de l'eau pour la baignade va de l'avant,

Plaidant la cause comme étant un climat financier difficile, l'EPA des É.-Us. dit dans sa demande de budget au début de février qu'elle couperait ses bourses de $10 millions qu'elle donne annuellement aux états et agences locales des régions côtières et des Grands Lacs, argents destinés à tester la qualité de l'eau.

"Bien que le monitorage des plages continue d'être important pour protéger la santé humaine et surtout pour les individus sensibles," mentionne l'EPA dans un communiqué envoyé par courriel, "les gouvernements des états et locaux ont maintenant l'expertise technique et les procédures en place pour continuer de faire le monitorage des plages sans aide fédérale."

Mais les autorités des états et locales ont toujours peinés à trouver les fonds nécessaires pour payer les tests sanitaires le long de la côte occupée de la Californie depuis les quelques dernières années, et les protecteurs de la qualité de l'eau s'inquiètent de voir que les baigneurs et les surfers seront encore plus exposés à attraper des maladies si les fonds fédéraux s'envolent.

Les coupures proposées viennent au moment que l'agence établit des nouvelles normes de qualité de l'eau sur les plages pour la grandeur du pays, sévèrement critiquée par les groupes environnementaux qui les jugent moins sévères que les règlements de 1986 qu'elles remplacent.

"C'est comme un double crochet pour les gens qui vont à la plage." dit Kirsten James, directrice de la qualité de l'eau pour le groupe environnemental de Santa Monica appelé Heal the Bay. "L'EPA laisse comprendre à plusieurs niveaux que les baigneurs le font à leurs propres risques et périls (ce que la Santé Publique de la Montérégie m'a déjà dit au téléphone!) à chaque fois qu'ils vont à la plage."

L'EPA a payé $111 millions pour des tests de qualité de l'eau de plage depuis les 12 dernières années d'après le programme authorisé par le Congress dans le BEACH Act de 2000. "À cause de cela, le nombre de plages où il se fait du monitorage a plus que triplé, passant à 3,600 en 2010." avait annoncé l'agence le mois passé (janvier 2012).

Les bourses que l'ont prévoit couper payaient pour les agences de protection de santé publique et environnementale afin qu'elles puissent faire des tests de qualité de l'eau et afficher les avis de baignade, ou même fermer les plages quand les concentrations bactériennes rendaient l'eau trop contaminée.

Se baigner dans de l'eau pollué expose les gens à des pathogènes qui peuvent provoquer des maladies gastro-intestinales, des diarhées, des vomissemetns, des irritations cutaniées et des infections d'oreilles, des yeux et de staph.

La Californie était éligible pour recevoir environ $500,000 à tous les ans, 2e en ligne après la Floride, et utilise les fonds de l'EPA pour renflouer son budget pour faire le monitorage des plages le long de la côte.

"Les coupures pourraient réduire les montants dépensés pour des tests à moins que d'autres sources de financement se présentent." écrit Judie Panneton, porte-parole pour la commission de l'eau de l'état dans un courriel.

Les coupures de budget au niveau de l'état et des comtés ont forcé les plages de la Californie de réduire le nombre de tests, bien qu'une loi approuvée par le gouverneur Jerry Brown l'an passée a ordonné une stabilisation du financement au niveau de l'état, ce qui donne les pouvoirs à la commission pour se trouver jusqu'à $1,8 millions par année pour payer pour des tests plus complets sur une centaine de plages.

Des groupes environnementaux disent qu'ils feraient des pressions auprès de l'EPA pour qu'on continue le financement du monitorage des plages et renforcir les normes de qualité de l'eau tout en tentant d'évaluer quels états seraient en mesure de maintenir leurs programmes de tests sans aide fédérale.

"Il y a danger que les états diminueront le nombre de plages où il se fait du monitorage, leur fréquence ou couper dans les ressources qui servent à émettre des avis publics sur les conditions des plages." dit Jon Devine, un avocat du programme de l'eau du groupe environnemental NRDC (Natural Resources Defense Council).

"Nous verrons probablement une réduction d'information adressée au public sur une préoccupation importante de santé publique." ajoute-il.
"U.S. to cut funds for water testing at beaches

The EPA plans to cut $10 million in grants it gives annually. Water quality advocates worry that swimmers and surfers will be at even greater risk of illness.

Health testing at beaches in California and across the nation is at risk of being cut under a plan to eliminate federal funds for monitoring whether the water is too contaminated to swim in.

Citing the "difficult financial climate," the U.S. Environmental Protection Agency said in its budget request this week (second of February 2012) that it would do away with $10 million in grants it gives each year to state and local agencies in coastal and Great Lakes states to test for tainted water.

"While beach monitoring continues to be important to protect human health and especially sensitive individuals," the EPA said in an emailed statement, "states and local governments now have the technical expertise and procedures to continue beach monitoring without federal support."

But state and local officials have struggled to pay for health testing along California's busy coastline in recent years, and water quality advocates worry that swimmers and surfers will be at even greater risk of getting sick if the federal funds evaporate.

The proposed cuts come as the agency is drafting new nationwide beach water quality standards, which have been panned by environmental groups as being even weaker than the 1986 rules they replace.

"It feels like a double whammy to beachgoers," said Kirsten James, water quality director for Santa Monica environmental group Heal the Bay. "The EPA is on multiple levels telling them they are swimming at their own risk every time they go to the beach."

The EPA has paid $111 million for beach water quality testing over the last dozen years through the grant program authorized by Congress in the 2000 BEACH Act. "As a result, the number of monitored beaches has more than tripled to more than 3,600 in 2010," the agency announced last month.

The grants slated for elimination pay for local health and environmental protection agencies to conduct water quality tests and post warning signs or even close the beach when bacteria levels indicate the water is too contaminated.

Swimming in polluted water exposes people to pathogens that can cause gastrointestinal illness, diarrhea, vomiting, skin rashes and ear, eye and staph infections.

California is eligible for about $500,000 each year, second only to Florida, and uses the EPA funds to supplement beach water monitoring up and down the coast.

"The cut could reduce the amount of testing unless other funding sources are found," Judie Panneton, a spokeswoman for the state water board, wrote in an email.

State and county budget cuts have in recent years led California beaches to scale back testing, though a law signed last year by Gov. Jerry Brown restored funding at the state level, giving the water board authority to provide up to $1.8 million a year to pay for more consistent testing at hundreds of beaches.

Environmental groups said they would press the EPA to restore money for beach monitoring and strengthen water quality standards as they try to determine which states might see their testing programs curtailed without federal funds.

"The potential is that states will decrease the number of beaches they monitor, the frequency or cut back on resources they use to notify the public about conditions at the beach," said Jon Devine, an attorney with the Natural Resources Defense Council's water program.

"We'd likely see a reduction in information about an important public health concern," he added."

By Tony Barboza, Los Angeles Times here: http://www.latimes.com/news/local/la-me-0216-beach-testing-20120216,0,7019192.story

Tuesday, January 3, 2012

Baignade en piscine intérieure mauvaise pour les garçons?


J'ai toujours déploré le fait que je ne pouvais plus me baigner dans la rivière devant chez moi comme quand j'étais petite: l'eau, et le fond de la rivière, surtout, sont beaucoup trop pollués! Va te baigner dans la piscine, me direz-vous!

Non merci! Tourner en rond dans de l'eau javellisée, très peu pour moi.

M'immerger dans un cours d'eau ou dans la mer, c'est ma façon de me marier, de m'unir, de communier avec la planète et toutes ses créatures. C'est flotter dans la matrice de la Mère Terre. M'en priver est terriblement pénible pour moi. Je suis un chaton sevré beaucoup trop jeune de la tétine de sa mère.

De plus en plus d'études démontrent aussi que la baignade dans l'eau chlorée, surtout en milieu fermé, est très dommageable pour la santé. Voici la traduction libre d'un autre danger que courent les garçons qui y passent beaucoup de temps.

Est-ce que la baignade intérieure peut changer les hormones chez les garçons?

En général, la baignade est considérée comme une excellente façon de faire de l'exercice, et la baignade intérieure est chose courante (à Richelieu, la municipalité a une entente avec la piscine intérieure de Marieville, et les discussions sont aussi en cours pour aller à la piscine de Chambly également), surtout en hiver. Toutefois, il y a de plus en plus de preuves que la baignade dans une piscine intérieure traitée au chlore peut provoquer des irritations respiratoires ou des génotoxicités chez certaines personnes. Une étude récente propose une autre conséquence possible: des niveaux d'hormones changés chez les garçons.

Le groupe de personnes étudié était fait de 199 garçons, surtout de race blanche âgés entre 14 et 18 ans qui nageaient régulièrement dans des piscines chlorées intérieures et-ou extérieures, ainsi que de 162 garçons semblables qui nageaient plus souvent dans une piscine intérieure désinfectée par ionisation par cuivre et argent, mais qui nageaient parfois dans des piscines chlorées intérieures ou extérieures. Les auteurs de l'étude ont comparé les niveaux de sérum de plusieurs biomarqueurs d'hormones testiculaires entre les 2 groupes: inhibin B, testostérone total et libre, globuline à fixation d'hormone sexuel, hormone luténisante, hormone stimulant les follicules, et le déhydroépiandrostérone sulphate.

Les garçons qui nageaient le plus souvent dans des piscines intérieures chlorées avaient des concentrations d'inhibin B et de testostérone total environ 20% moindre que les garçons qui nageaient dans des piscines désinfectées par ionisation cuivre-argent, et ceux-ci avaient 3 fois plus de chance d'avoir des concentrations anormalement faibles de ces hormones. Les effets étaient plus prononcés pour ceux qui s'y étaient exposés avant l'âge de 7 ans que ceux qui s'étaient baignés avant l'âge de 10 ans. Après cet âge, il n'y avait plus de différences. Les effets indésirables étaient liés avec les baignades qui duraient aussi peu longtemps et souvent que 30 minutes toutes les 2 semaines.

Il n'y avait pas de changements hormonaux importants chez les garçons qui se baignaient dans des piscines chlorées extérieures. Ces piscines étaient surtout des piscines dans les cours arrières qui, selon le co-auteur Alfred Bernard, un professeur de toxicologie à l'Université catholique de Louvain, dit qu'elles ont moins tendance à avoir des concentrations moins élevées d'urine et d'autres matières organiques. Cela veut dire moins de sous-produits du chlore s'y forment.

Bernard, et le co-auteur Marc Nickmilder, aussi de l'Université catholique de Louvain, ont tenu compte de facteurs variables comme l'âge, l'indexe de la masse corporelle, l'heure de la journée des prises de sang, les habitudes de consommation de produits du tabac, s'ils avaient été nourris au sein, leur consommation d'eau potable du robinet ou en bouteille depuis leur petite enfance, l'usage d'insecticides, la proximité des résidences aux voies de circulation lourde, et leur pratique d'autres sports. Il y avait quelques limites à l'étude, comme le manque de mesures de la qualité de l'eau et les sous-produits de désinfection dans les piscines, ainsi que l'absence de données sur les dimensions des testicules et d'autres indicateurs de l'étape de puberté de chaque garçon. La portée clinique des changements hormonaux identifiés est donc incertaine.

Les auteurs présument que les changements hormonaux pourraient s'être produit à cause de l'exposition aux sous-produits de la chloration qui auraient pénétré le scrotum et affecté les testicules. Les auteurs expliquent que la peau du scrotum est très perméable à certaines substances et pourraient l'être particulièrement dans les conditions chaudes et mouillées d'une piscine. Ils ne peuvent pas dire d'une façon certaine que les réductions hormonales observées causeront du tort à la reproduction, mais ils concluent que le potentiel de problèmes de reproduction comme la diminution de production de sperme est plausible.

L'étude semble bien menée, malgré ses limites, dit Mark Nieuwenhuijsen, un professeur de recherche au Centre for Research in Environmental Epidemiology (CREAL). Mais il est surpris de voir que les impacts négatifs se limitent seulement au inhibin B et au testostérone total, parce que l'hormone lutéinisante et l'hormone qui stimule les follicules sont typiquement semblables. Il dit qu'il est important de se rappeler qu'en évaluant ces recherches, les études épidémiologique sur les sous-produits de la désinfection et la qualité du sperme ont démontré peu ou pas d'impacts, et que la baignade a d'autres bienfaits importants pour la santé à cause de l'activité physique.

Shanna Swan, une professeur de médecine préventive à l'école de médecine du Mont Sinaï trouve l'étude intrigante mais non convaincante à cause des facteurs comme les différents effets hormonaux après la baignade dans des piscines intérieures et extérieures qui tendent à avoir des traitements au chlore passablement semblables. Elle souligne aussi le manque de preuves venant de d'autres études qui proposent que les doses reçues par les garçons pouvaient faire très peu de dommages. Elle ajoute que les expositions à l'eau du bain auraient dû être incluses. Bernard dit que ces données n'étaient pas disponibles et que l'eau du bain est probablement différente que l'eau de la piscine à cause de beaucoup moins d'organiques comme l'urine. Mais il admet que la variable est importante et dit qu'il prévoit l'inclure dans des tests dans le futur.

Cristina Villanueva, un enquêteur à CREAL, pense que les données de l'étude semblent plausibles dans le contexte des preuves limitées venant d'autres études. Mais elle aussi reste sur ses gardes: "Cette hypothèse n'a presque pas été évaluée chez les humains. Par conséquent, vu que c'est la première étude épidémiologique sur le sujet, l'interprétation devrait être réservée jusqu'à ce que d'autres nouvelles études la confirme.

De la recherche additionnelle aiderait beaucoup, dit David Savitz, un professeur d'épidémiologie à Brown University: "Bien qu'il n'y a pas de suggestion de changements qui pourraient causer des déficiences sévères dans cette étude, au niveau de la population, il y a une gamme potentielle de fertilité, et n'importe quelle influence qui réduit la capacité d'une population entière qui y est exposée causera des problèmes cliniquement identifiables dans un sous-ensemble."

"Can Indoor Swimming Alter Hormones in Boys?

Swimming is generally considered an excellent form of exercise, and indoor swimming is common, especially in winter. However, there is evidence that swimming in a chlorinated indoor pool can cause respiratory irritation or genotoxicity in some people. A recent study suggests another possible consequence: altered levels of hormones in boys.

The study population consisted of 199 primarily white boys aged 14-18 years who swam regularly in indoor and/or outdoor chlorinated pools, and 162 similar boys who swam most frequently in an indoor pool disinfected with copper–silver ionization (but also swam at times in indoor or outdoor chlorinated pools). The authors compared serum levels of several testicular hormone biomarkers between the two groups: inhibin B, total and free testosterone, sex hormone–binding globulin, luteinizing hormone, follicle-stimulating hormone, and dehydroepiandrosterone sulphate.

The boys who swam the most in indoor chlorinated pools had concentrations of inhibin B and total testosterone about 20% lower than those of boys who swam in the pool disinfected with copper–silver ionization, and the former were about 3 times more likely than the latter to have abnormally low concentrations of these hormones. The effects were more pronounced for exposure before age 7 than before age 10 (after which no significant changes were seen), and adverse effects were associated with swimming as little as 30 minutes every 2 weeks.

There were no significant hormonal changes in boys who swam in outdoor chlorinated pools. These were primarily backyard pools that study coauthor Alfred Bernard, a professor of toxicology at Catholic University of Louvain, says tend to be less prone than public pools to have elevated concentrations of urine and other organic matter. That means less chlorination by-products are formed.

Bernard and coauthor Marc Nickmilder, also of Catholic University of Louvain, accounted for factors such as age, body mass index, time of day of blood sampling, smoking status, having been breastfed, consumption of tap or bottled water since babyhood, insecticide use, residential proximity to a busy road, and participation in certain other sports. There are several limitations to the study, such as the lack of many types of measurements of water quality and disinfection by-products in the pools and the absence of data on testis size and other indicators of each boy’s pubertal status. The clinical significance of the hormonal changes identified is therefore unclear.

The authors speculate the hormonal changes may have occurred because of exposure to chlorination by-products that permeate the scrotum and affect the testes. The authors explain that the skin of the scrotum is quite permeable for some substances and may be especially so in the warm, wet conditions of a pool. They can’t definitively say that the hormone reductions observed will cause reproductive harm, but they conclude that the potential for reproductive problems such as reduced sperm production is plausible.

The study seems well conducted, despite its limitations, says Mark Nieuwenhuijsen, a research professor at the Centre for Research in Environmental Epidemiology (CREAL). But he is surprised that the adverse impacts are limited to just inhibin B and total testosterone, because luteinizing hormone and follicle-stimulating hormone are typically considered to be involved in similar pathways. He says it is important to remember, in evaluating these findings, that epidemiological studies on disinfection by-products and semen quality have shown little or no effects, and that swimming offers significant health benefits through physical activity.

Shanna Swan, a professor of preventive medicine at Mt. Sinai School of Medicine, finds the study intriguing but unconvincing due to factors such as the different hormone effects after swimming in indoor and outdoor pools, which tend to have roughly similar chlorination treatment. She also pointed to the paucity of evidence from other studies supporting the idea that the doses the boys received could do such damage, and she says effects from bath water exposures should have been considered. Bernard says those data weren’t available and that bath water likely is different from pool water due to the presence of fewer organics such as urine. But he agrees the variable is important and says it is something he plans to test in the future.

Cristina Villanueva, an investigator at CREAL, thinks the study’s findings seem plausible in the context of limited evidence from other studies. But she also remains wary: “This hypothesis has barely been evaluated in humans. Consequently, given that this is the first epidemiological study on the topic, interpretation should be cautious until confirmed in new studies.”

Further research would be helpful, says David Savitz, a professor of epidemiology at Brown University: “While there is no suggestion [in this study] of changes that result in severe deficiencies, on a population level there is a range of fertility potential, and any influence that reduces the capability for the entire exposed population will cause clinically identifiable problems in a subset.”"

Article written by Bob Weinhold published in Environmental Health Perspectives here: http://ehp03.niehs.nih.gov/article/info%3Adoi%2F10.1289%2Fehp.120-a18


Photo: longbeachrealestatehome.com