Friday, December 7, 2012
Gaz de schiste - Bonne fête RIGSVSL!
Le RIGSVSL souligne ses deux années d’existence
Sainte-Marie-de-Blandford, 5 décembre 2012 – Le Regroupement interrégional gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) fêtera ses deux années d’existence le 12 décembre prochain. En cette occasion, les membres du Regroupement tiennent à réitérer leur position contre l’exploitation du gaz de schiste au Québec et à rappeler, malgré tout le travail effectué depuis deux ans, que la bataille n’est pas terminée.
Le Regroupement, c’est quatre-vingt-quinze (95) villages de la vallée du Saint-Laurent, vallée où les terres agricoles sont les plus belles, les plus productives, les plus riches. Une vallée où les Appalaches et les Laurentides sont également parties prenantes, par leurs rivières qui coulent vers notre grand fleuve, par leurs domaines boisés et leurs routes pittoresques. Le RIGSVSL, c’est quatre-vingt-quinze villages qui se sont inquiétés, se sont informés et ont dit « NON » à des multinationales et à des gens obsédés par le pouvoir et l'argent. Quatre-vingt-quinze villages qui se lèvent debout, fièrement, dignement, pour protéger leurs terres, leur eau, l’environnement futur de leurs enfants : cela n'est pas banal et mérite d’être souligné.
Nous assistons à un changement de mentalité. Des gens de tous les milieux, des agriculteurs, des retraités, des enseignants, tous engagés, convaincus, se sont réunis et ont travaillé bénévolement pour renouer avec nos fondements, notre bon sens, avec ce qui est tout simplement logique et que la plupart semblent avoir oublié : la vie, l’humain, le respect, la solidarité et le partage sont intimement liés. À l'heure où l'argent est une idole tout puissante, le RIGSVSL montre qu'il est possible de reprendre les rênes de notre vie et de sortir de ce sentiment d'impuissance, de léthargie qui nous accable. Einstein a dit ''La Terre ne sera pas détruite par les gens qui font le mal, mais par ceux qui les regardent faire sans rien dire''. Les quatre-vingt-quinze villages ont décidé de parler haut et fort, dans la mesure de leurs moyens. Les quatre-vingt-quinze villages et municipalités ont compris qu’unis, ils avaient énormément de pouvoir.
Le RIGSVSL profite de l’occasion pour souligner aussi le travail et l’importance de très nombreux bénévoles, laissés dans l’ombre, chacun ayant contribué, à sa façon, à cette œuvre collective.
- 30 -
Serge Fortier, porte-parole, RIGSVSL
Thursday, December 6, 2012
Bandes riveraines: 1 - Algues bleues: 0
Article paru dans la revue GéoPleinAir, l'édition d'avril 2012
Ces dernières années, pas un été ne s'est passé sans qu'on parle des algues bleues, ces fameuses cyanobactéries qui prolifèrent et polluent nos plans d'eau jusqu'à les rendre non baignables, quand elles y apparaissent. Comme on sait que le déboisement abusif des berges est la principale cause de leur présence, la MRC Brome-Missisquoi et la ville de Lac-Brome dans les Cantons-de-l'Est ont entamé un projet de pépinière de bandes riveraines, il y a deux ans. "C'est la seule pépinière du genre au Québec" assure Cynthia Langevin, porte-parole de la MRC. Depuis, pas moins de 25,000 arbustes ont grandi, et une première plantation sur bandes riveraines aura lieu en mai prochain, en commençant par les lacs Brome, Bromont, Davignon (ce dernier formant la source d'eau potable de Cowansville) et la riviète aux Brochets, entre autres endroits. Donnés ou vendus pour la modique somme de $2, les cinq types d'arbustes indigènes choisis (sureau du Canada, dierville chèvrefeuille, viorne trilobée, myrique baumier et cornouiller stolonifère ) "permettent d'améliorer la qualité de l'eau parce qu'ils se nourrissent des nutriments à l'origine des cyanobactéries" explique Simon Lajeunesse, coordonnateur régional des cours d'eau de la MRC. En outre, leurs racines stabilisent les sols, leur entretien est minime et ils ne nécessitent ni engrais ni pesticides. Chaque année, 25,000 nouveaux plants arriveront à maturité et pourront être distribués. "Plutôt que de donner des amendes aux propriétaires pour les forcer à agir, les municipalités ont préféré passer à l'action." ajoute Simon Lajeunesse. Les propriétaire riverains qu désirent revégétaliser leurs terrains disposeront même d'un coup de pouce pour planter les arbustes. Une excellente initiative, et un bel exemple à suivre ailleurs au Québec.
Lien: http://www.mrcbm.qc.ca/fr/forest_pepiniere_riv.php
Ces dernières années, pas un été ne s'est passé sans qu'on parle des algues bleues, ces fameuses cyanobactéries qui prolifèrent et polluent nos plans d'eau jusqu'à les rendre non baignables, quand elles y apparaissent. Comme on sait que le déboisement abusif des berges est la principale cause de leur présence, la MRC Brome-Missisquoi et la ville de Lac-Brome dans les Cantons-de-l'Est ont entamé un projet de pépinière de bandes riveraines, il y a deux ans. "C'est la seule pépinière du genre au Québec" assure Cynthia Langevin, porte-parole de la MRC. Depuis, pas moins de 25,000 arbustes ont grandi, et une première plantation sur bandes riveraines aura lieu en mai prochain, en commençant par les lacs Brome, Bromont, Davignon (ce dernier formant la source d'eau potable de Cowansville) et la riviète aux Brochets, entre autres endroits. Donnés ou vendus pour la modique somme de $2, les cinq types d'arbustes indigènes choisis (sureau du Canada, dierville chèvrefeuille, viorne trilobée, myrique baumier et cornouiller stolonifère ) "permettent d'améliorer la qualité de l'eau parce qu'ils se nourrissent des nutriments à l'origine des cyanobactéries" explique Simon Lajeunesse, coordonnateur régional des cours d'eau de la MRC. En outre, leurs racines stabilisent les sols, leur entretien est minime et ils ne nécessitent ni engrais ni pesticides. Chaque année, 25,000 nouveaux plants arriveront à maturité et pourront être distribués. "Plutôt que de donner des amendes aux propriétaires pour les forcer à agir, les municipalités ont préféré passer à l'action." ajoute Simon Lajeunesse. Les propriétaire riverains qu désirent revégétaliser leurs terrains disposeront même d'un coup de pouce pour planter les arbustes. Une excellente initiative, et un bel exemple à suivre ailleurs au Québec.
Lien: http://www.mrcbm.qc.ca/fr/forest_pepiniere_riv.php
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Wednesday, December 5, 2012
Tuesday, December 4, 2012
La chlorination de l'eau potable et les allergies alimentaires
Photo: Shai Kessel
Une récente étude en Grande-Bretagne a attiré mon attention: je suis allergiques à plusieurs noix, et je connais beaucoup de personnes qui sont affligées de plusieurs allergies alimentaires. On se demande si cela n'aurait pas un lien avec le fait qu'on désinfecte notre eau potable avec des produits chlorés qui se décomposent en d'autres sous-produits potentiellement toxiques?
Voici la traduction libre d'un article intéressant sur le sujet:
Le chlore dans l'eau du robinet augmenterait le nombre de personnes qui souffrent d'allergies alimentaires.
La chlorination de l'eau potable a des liens avec le nombre croissant de personnes qui développent des allergies alimentaires révèle une récente étude scientifique.
Le produit chimique utilisé pour traiter l'eau potable et qui se retrouve aussi dans plusieurs pesticides et des produits de nettoyage que l'on retrouve dans plusieurs résidences pourrait affaiblir la tolérance de certains aliments chez certaines personnes.
Des chercheurs qui ont mesuré une concentration élevée de dichlorophénol, un sous-produit chimique du chlore, dans leur urine ont constaté que ces personnes couraient 80% plus de chance d'avoir une allergie alimentaire.
Il faut savoir que la majorité de l'eau potable en Grande-Bretagne est chlorée pour tuer les germes, bien que des experts affirment que dans ce pays, on en ajoute beaucoup moins qu'aux États-Unis.
La Grande-Bretagne a connu une hausse en allergies alimentaires depuis quelques années: jusqu'à 10 millions d'adultes disent être incapable d'ingérer certains aliment. Cela va du lait jusqu'à la moutarde, bien que des scientifiques croient que ces statistiques pourraient être exagérées.
Des études indiquent aussi que 4% des enfants ont des allergies alimentaires. Une quantité à la hausse de personnes sont diagnostiquées avec des allergies au niveau des organes internes qui réagissent avec des aliments usuels comme le lait de vache, le blé, le soya, les oeufs, le céleri, les kiwis ainsi que d'autres fruits et légumes.
Les allergies alimentaires peuvent se manifester sous forme de réaction soudaine potentiellement mortelle connue sous le nom d'anaphylaxie, ou comme une crise d'exzema ou une irritation cutanée. Beaucoup de sources d'eau potable en Grande-Bretagne sont chlorinées afin de tuer les germes, bien que certains experts disent qu'on y va plus doucement qu'aux États-Unis.
Ils soulignent que pour les résidences britanniques, certains produits de nettoyage sont probablement la source d'exposition au dichlorophénol, plutôt que l'eau du robinet.
La professeur Jeni Colbourne, l'inspectrice en chef de l'eau potable, dit que les règlements sévères en G.-B. voient à ce qu'il y ait très peu de chance que le dichlorophenol se retrouve dans le robinet de la maison moyenne.
Elle dit que la source la plus probable d'exposition au produit pour les consommateurs britanniques seraient les produits ménagers usuels imprégnés avec du triclosan, utilisé beaucoup dans les rouges à lèvres, les savons pour le visage, la pâte à dent et les utensils de cuisine. C'est un produit contre les bactéries qui peut se décomposer en dichlorophénol.
Dans une étude auprès de 2,211 adultes des États-Unis auxquels auraient ce produit chimique dans leur urine, 411 éprouvaient des allergies alimentaires, tandis que 1,016 avaient une allergie environnementale.
Cette recherche publiée dans la revue scientifique Journal of the American College of Allergy, Asthma and Immunology, tirait cette conclusion: "L'usage exagéré de dichlorophénols pourrait aider à augmenter les cas d'allergies alimentaires dans les sociétés modernes. Ce produit chimique se retrouve souvent dans des pesticides et des produits contre les insectes et les mauvaises herbes, tout comme l'eau du robinet."
L'auteur en chef de l'étude, la Docteur Elina Jerschow ajoute: "Des études précédentes avaient démontré que les allergies alimentaires comme la pollution environnementale sont à la hausse aux États-Unis."
"Notre étude laisse comprendre que ces deux tendances pourraient avoir des liens entre elles, et que l'usage à la hausse des pesticides et des autres produits chimiques ont un lien avec les allergies alimentaires de plus en plus nombreuses."
La professeur Colbourne souligne que pour le consommateur de la Grande-Bretagne, son exposition au dichlorophénol par l'eau du robinet est minime.
"Aux É.-U., on sait qu'en général, la chlorination de l'eau est moins contrôlée, et que des doses plus élevées de chlore sont normales, alors il serait raisonnable de penser que les risques d'exposition pourraient être plus fortes."
"En Grande-Bretagne, les sources d'exposition viennent probablement d'ailleurs."
"Chlorine in tap water linked to increase in number of people developing food allergies
Chlorine in tap water has been linked to the rising number of people developing food allergies, a study has revealed.
The chemical, which is used to treat drinking water and is also present in commonly-available pesticides and household items, may weaken food tolerance in some individuals.
Researchers found adults with high levels of dichlorophenol – a chemical by-product of chlorine – in their urine, were up to 80 per cent more likely to have a food allergy.
Much of the water supply in Britain is chlorinated to kill germs, although experts say it is at much lower levels than in the U.S.
Britain has seen a rise in food allergies in recent years, with up to ten million adults claiming to be unable to eat a variety of foods from milk to mustard – although scientists believe the figure may be exaggerated by the ‘worried well’.
Studies also estimate that four per cent of children have a food allergy. A rising number are diagnosed with gut allergies linked to common foods such as cow’s milk, wheat, soya, eggs, celery, kiwi fruit and other fruit and vegetables.
Food allergy can take the form of a sudden life-threatening reaction known as anaphylaxis, as well as eczema or an itchy rash. Much of the water supply in Britain is chlorinated to kill germs, although experts say it is at much lower levels than in the US.
They point out that, for British households at least, certain common household products are more likely to be sources of dichlorophenol than tap water.
Professor Jeni Colbourne, the chief inspector of drinking water, said strict regulations in the UK meant dichlorophenol is unlikely to be found in household taps.
She said its likeliest source for British consumers were household products impregnated with triclosan, commonly used in lipsticks, face washes, toothpaste and kitchen utensils. An anti-bacterial, it can break down to form dichlorophenol.
Food allergy can take the form of a sudden life-threatening reaction known as anaphylaxis, as well as eczema or an itchy rash
In a study of 2,211 American adults with the chemical in their urine, 411 were found to have a food allergy, while 1,016 had an environmental allergy.
The research, published in journal of the American College of Allergy, Asthma and Immunology, concluded: ‘Excessive use of dichlorophenols may contribute to the increasing incidence of food allergies in Westernised societies.
‘This chemical is commonly found in pesticides and consumer insect and weed control products, as well as tap water.’
Lead author Dr Elina Jerschow added: ‘Previous studies have shown that both food allergies and environmental pollution are increasing in the United States.
‘Our study suggest these two trends might be linked, and that increased use of pesticides and other chemicals is associated with a higher prevalence of food allergies.’
Professor Colbourne insisted: ‘Currently in the UK consumer, exposure to dichlorophenol via tap water is considered to be minimal.
‘In the US generally chlorination is known to be less well controlled and relatively high doses of chlorine are used, so it would be reasonable to consider the risk of exposure to be generally higher.
‘In the UK exposure is more likely to come from other, non-tap water sources.’"
Article written by Nick Mcdermott published in Mail Online here: http://www.dailymail.co.uk/health/article-2242094/Chlorine-tap-water-linked-increase-number-people-developing-food-allergies.html
Une récente étude en Grande-Bretagne a attiré mon attention: je suis allergiques à plusieurs noix, et je connais beaucoup de personnes qui sont affligées de plusieurs allergies alimentaires. On se demande si cela n'aurait pas un lien avec le fait qu'on désinfecte notre eau potable avec des produits chlorés qui se décomposent en d'autres sous-produits potentiellement toxiques?
Voici la traduction libre d'un article intéressant sur le sujet:
Le chlore dans l'eau du robinet augmenterait le nombre de personnes qui souffrent d'allergies alimentaires.
La chlorination de l'eau potable a des liens avec le nombre croissant de personnes qui développent des allergies alimentaires révèle une récente étude scientifique.
Le produit chimique utilisé pour traiter l'eau potable et qui se retrouve aussi dans plusieurs pesticides et des produits de nettoyage que l'on retrouve dans plusieurs résidences pourrait affaiblir la tolérance de certains aliments chez certaines personnes.
Des chercheurs qui ont mesuré une concentration élevée de dichlorophénol, un sous-produit chimique du chlore, dans leur urine ont constaté que ces personnes couraient 80% plus de chance d'avoir une allergie alimentaire.
Il faut savoir que la majorité de l'eau potable en Grande-Bretagne est chlorée pour tuer les germes, bien que des experts affirment que dans ce pays, on en ajoute beaucoup moins qu'aux États-Unis.
La Grande-Bretagne a connu une hausse en allergies alimentaires depuis quelques années: jusqu'à 10 millions d'adultes disent être incapable d'ingérer certains aliment. Cela va du lait jusqu'à la moutarde, bien que des scientifiques croient que ces statistiques pourraient être exagérées.
Des études indiquent aussi que 4% des enfants ont des allergies alimentaires. Une quantité à la hausse de personnes sont diagnostiquées avec des allergies au niveau des organes internes qui réagissent avec des aliments usuels comme le lait de vache, le blé, le soya, les oeufs, le céleri, les kiwis ainsi que d'autres fruits et légumes.
Les allergies alimentaires peuvent se manifester sous forme de réaction soudaine potentiellement mortelle connue sous le nom d'anaphylaxie, ou comme une crise d'exzema ou une irritation cutanée. Beaucoup de sources d'eau potable en Grande-Bretagne sont chlorinées afin de tuer les germes, bien que certains experts disent qu'on y va plus doucement qu'aux États-Unis.
Ils soulignent que pour les résidences britanniques, certains produits de nettoyage sont probablement la source d'exposition au dichlorophénol, plutôt que l'eau du robinet.
La professeur Jeni Colbourne, l'inspectrice en chef de l'eau potable, dit que les règlements sévères en G.-B. voient à ce qu'il y ait très peu de chance que le dichlorophenol se retrouve dans le robinet de la maison moyenne.
Elle dit que la source la plus probable d'exposition au produit pour les consommateurs britanniques seraient les produits ménagers usuels imprégnés avec du triclosan, utilisé beaucoup dans les rouges à lèvres, les savons pour le visage, la pâte à dent et les utensils de cuisine. C'est un produit contre les bactéries qui peut se décomposer en dichlorophénol.
Dans une étude auprès de 2,211 adultes des États-Unis auxquels auraient ce produit chimique dans leur urine, 411 éprouvaient des allergies alimentaires, tandis que 1,016 avaient une allergie environnementale.
Cette recherche publiée dans la revue scientifique Journal of the American College of Allergy, Asthma and Immunology, tirait cette conclusion: "L'usage exagéré de dichlorophénols pourrait aider à augmenter les cas d'allergies alimentaires dans les sociétés modernes. Ce produit chimique se retrouve souvent dans des pesticides et des produits contre les insectes et les mauvaises herbes, tout comme l'eau du robinet."
L'auteur en chef de l'étude, la Docteur Elina Jerschow ajoute: "Des études précédentes avaient démontré que les allergies alimentaires comme la pollution environnementale sont à la hausse aux États-Unis."
"Notre étude laisse comprendre que ces deux tendances pourraient avoir des liens entre elles, et que l'usage à la hausse des pesticides et des autres produits chimiques ont un lien avec les allergies alimentaires de plus en plus nombreuses."
La professeur Colbourne souligne que pour le consommateur de la Grande-Bretagne, son exposition au dichlorophénol par l'eau du robinet est minime.
"Aux É.-U., on sait qu'en général, la chlorination de l'eau est moins contrôlée, et que des doses plus élevées de chlore sont normales, alors il serait raisonnable de penser que les risques d'exposition pourraient être plus fortes."
"En Grande-Bretagne, les sources d'exposition viennent probablement d'ailleurs."
"Chlorine in tap water linked to increase in number of people developing food allergies
Chlorine in tap water has been linked to the rising number of people developing food allergies, a study has revealed.
The chemical, which is used to treat drinking water and is also present in commonly-available pesticides and household items, may weaken food tolerance in some individuals.
Researchers found adults with high levels of dichlorophenol – a chemical by-product of chlorine – in their urine, were up to 80 per cent more likely to have a food allergy.
Much of the water supply in Britain is chlorinated to kill germs, although experts say it is at much lower levels than in the U.S.
Britain has seen a rise in food allergies in recent years, with up to ten million adults claiming to be unable to eat a variety of foods from milk to mustard – although scientists believe the figure may be exaggerated by the ‘worried well’.
Studies also estimate that four per cent of children have a food allergy. A rising number are diagnosed with gut allergies linked to common foods such as cow’s milk, wheat, soya, eggs, celery, kiwi fruit and other fruit and vegetables.
Food allergy can take the form of a sudden life-threatening reaction known as anaphylaxis, as well as eczema or an itchy rash. Much of the water supply in Britain is chlorinated to kill germs, although experts say it is at much lower levels than in the US.
They point out that, for British households at least, certain common household products are more likely to be sources of dichlorophenol than tap water.
Professor Jeni Colbourne, the chief inspector of drinking water, said strict regulations in the UK meant dichlorophenol is unlikely to be found in household taps.
She said its likeliest source for British consumers were household products impregnated with triclosan, commonly used in lipsticks, face washes, toothpaste and kitchen utensils. An anti-bacterial, it can break down to form dichlorophenol.
Food allergy can take the form of a sudden life-threatening reaction known as anaphylaxis, as well as eczema or an itchy rash
In a study of 2,211 American adults with the chemical in their urine, 411 were found to have a food allergy, while 1,016 had an environmental allergy.
The research, published in journal of the American College of Allergy, Asthma and Immunology, concluded: ‘Excessive use of dichlorophenols may contribute to the increasing incidence of food allergies in Westernised societies.
‘This chemical is commonly found in pesticides and consumer insect and weed control products, as well as tap water.’
Lead author Dr Elina Jerschow added: ‘Previous studies have shown that both food allergies and environmental pollution are increasing in the United States.
‘Our study suggest these two trends might be linked, and that increased use of pesticides and other chemicals is associated with a higher prevalence of food allergies.’
Professor Colbourne insisted: ‘Currently in the UK consumer, exposure to dichlorophenol via tap water is considered to be minimal.
‘In the US generally chlorination is known to be less well controlled and relatively high doses of chlorine are used, so it would be reasonable to consider the risk of exposure to be generally higher.
‘In the UK exposure is more likely to come from other, non-tap water sources.’"
Article written by Nick Mcdermott published in Mail Online here: http://www.dailymail.co.uk/health/article-2242094/Chlorine-tap-water-linked-increase-number-people-developing-food-allergies.html
Monday, December 3, 2012
Le désert de maïs GM
Photo: Nikola Nikolovski/iStockphoto
N'importe qui qui a des yeux pour voir peut constater par lui-même qu'un champs de mono-culture de maïs-grain génétiquement modifié est un désert déguisé. À part la plante meurtrière, rien d'autre n'y vit. Pourquoi? parce que le milieu est stérilisé par tous les épandages qu'on y fait, en plus de la plante qui contient des armes meurtrières à même ses gènes.
Se tirer dans le pieds? Plutôt s'empoisonner à petit feu via son estomac!
Voici une traduction libre d'un exercice qui illustre bien mes propos:
Des épis de maïs partout, mais rien d'autre, pas même une abeille
article signé par Robert Krulwich
Commençons par un champs de maïs, disons un champs en Iowa, et l'été est déjà avancé. Il fait beau. Le blé d'Inde se tient bien droit et haut dans le champs. L'air danse sous le soleil. Il n'y manque qu'une seule chose, une chose importante...
...une chose importante et vaste, mais je ne vous dirais pas quoi, pas tout de suite.
À la place, prenons un petit détour. Nous reviendrons à notre champs de maïs bientôt, mais pour rendre la chose un peu plus intéressante, je vous emmène à l'autre bout de la planète, dans un parc public près de la capitale Cape Town, en Afrique du Sud, où vous remarquerez un cube fait en métal là dans la pelouse.
Photo: David Liittschwager
Ce cube a été mis là par David Liittschwager, un photographe professionnel, qui a passé plusieurs années à voyager de par le monde, déposant ses cadres de métal d'un pied cube dans des jardins, des ruisseaux, des parcs, des forêts, des océans, et ensuite prend en photo tout ce qui s'y trouvait à l'intérieur. Les insectes, les poissons, les araignées, les vers, les oiseaux, tout ce qui était assez gros pour être visible à l'oeil nu et qu'il pouvait photographier. Voici ce qu'il a trouvé dans son cube à Cape Town après 24 heures:
Photo: David Liittschwager
Il y avait 30 espèces végétales dans ce petit cube d'un pied cube, et environ 70 espèces d'insectes. Et ce qui est encore plus remarquable, comme disait ce chercheur dans un reportage du quotidien The Guardian en Angleterre: "Si nous ramassions ce cube et marchions 10 pieds plus loin, nous obtiendrions jusqu'à 50% de plantes différentes différentes dans celui-là. Si nous montions une côte, on pourrait même y constater que les espèces sont complètement différentes." Les populations ont changé radicalement à quelques pas de là, et cela n'inclus pas les champignons microscopiques, les microbes et les créatures minuscules que Liittschwater et son équipe ne pouvaient pas voir.
Voici un autre exemple: voici un cube placé à 100 pieds dans les airs, au niveau des branches les plus élevées d'un certain arbre figuier à Costa Rica. Nous sommes très en hauteur ici, surplombant une vallée.
Photo: David Liittschwager
Que voyons-nous? Plus de 150 plantes et animaux qui y vivent ou y circulent dans ce seul pied cube dans un arbre: des oiseaux, des insectes, des mouches, des papillons, et encore toutes sortes d'insectes...
Photo: David Liittschwager
Dans l'introduction du livre de David Liittschwager, E.O. Wilson, un biologiste de Harvard, dit que c'est habituellement des animaux de grande taille qui attirent notre attention. Mais si on s'agenouille et prenons le temps d'examiner une petite parcelle du terrain en avant de nous, "doucement, les plus petits habitants, beaucoup plus nombreux, commencent à attirer notre attention beaucoup plus que les plus gros."
Il y a les créatures qui génèrent et aèrent le sol, qui pollinisent, qui nous débarrassent des déchets. Et il y en a beaucoup. Beaucoup.
Revenons au champ de maïs.
Maintenant, revenons au champ agricole dans l'Iowa, où mon collègue de NPR (NDLR:radio et télévision publique aux É.-U.), animateur et écrivain scientifique Craig Childs, a décidé de s'y aventurer. Comme il le dit bien dans son dernier livre, il a demandé l'aide de son ami Angus, et ensembles, ils y ont passé 2 nuits et 3 jours: disons une longue fin de semaine. Ils étaient au plein milieu d'une ferme de 600 acres dans Grundy County. Ils prévoyaient s'installer parmi les plants de blé d'Inde (on estime qu'il y en a environ 3 trillions - mille milliards - en Iowa) pour y observer ce qui vivait là, à part le maïs. En d'autres mots, un recensement à la façon de Liittschwager.
Les champs de maïs, par contre, ne sont pas comme des parcs nationaux ou des forêts vierges. Les agriculteurs qui cultivent le maïs-grain n'ont d'yeux que pour le blé d'Inde. Tout ce qui peut manger le maïs, endommager le maïs, nuire au maïs, est tué sans pitié. Le maïs lui-même est génétiquement modifié pour combattre les insectes nuisibles. Le sol lui-même est arrosé. Les plants de maïs eux-mêmes sont arrosés. Comme David, Craig se demandait bien ce qu'il trouverait là.
La réponse était surprenante. Il n'y trouva presque rien. "J'ai écouté et j'entendais rien: pas d'oiseaux, pas d'insectes."
Il n'y avait pas d'abeilles. L'air, le sol, tout semblait vide. Il trouva une seule fourmis si petite qu'il ne pouvait pas l'épingler sur sa feuille de spécimens. Un peu plus tard, en se déplaçant dans une autre rangée de plants, il trouva un champignon de la taille d'un pépin de pomme (semblable à celui dans la photo ci-bas). Plus tard, il observa une araignée qui mangeait un insecte volant (seulement un). Une seule mite rouge de la taille d'une poussière courait sur la terre stérile. Il y avait quelques sauterelles. C'est tout. Bien qu'il ait cherché et cherché à genoux, il ne trouva rien d'autre.
"C'était comme être sur une autre planète." dit-il. Un monde vidé de sa vie.
Photo: NPR
Pourtant, il y a 100 ans de cela, ces mêmes champs, ces prairies, étaient l'habitat de 300 essences de plantes, 60 espèces de mammifères, 300 espèces d'oiseaux, et des centaines et des centaines d'insectes. Les sols étaient les plus riches, le terreau le plus fertile dans tout l'état. Et maintenant, dans ces régions, il n'y a pratiquement plus qu'une seule espèce qui survit. Nous avons effacé tout le reste.
Nous devons nourrir le monde, bien sûr. Mais nous devons aussi nourrir les minuscules créatures qui sont à la base de toute vie sur terre. Il y a quelque chose d'insolite de voir qu'une ferme qui crée délibérément un désert biologique dans l'intention de produire de la nourriture pour une seule espèce: nous-mêmes. Oui, c'est efficace. Mais c'est si efficace que les fourmis manquent à l'appel, les abeilles sont absentes, et même les oiseaux se tiennent loin. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ici. Nos champs de blé d'Inde sont trop silencieux.
Le livre de David Liitschager intitulé "A World In One Cubic Foot" est une collection de photographies des plantes et des animaux qui se sont retrouvés dans ses cubes, comme vous pouvez voir ici. Mais le livre vous transporte vers plusieurs autres endroits comme des coraux, des ruisseaux, des rivières, des cours arrières. L'histoire de Craig Child racontant sa longue fin de semaine dans un champs de maïs vient de son livre "Apocalyptic Planet - Field Guide to the Everending Earth. Les écrits de Craig se lisent comme un charme: son champ de blé d'Inde est une métaphore d'une extinction massive de la vie sur terre qui deviendrait un endroit où il se trouverait beaucoup d'une chose mais très peu de tout le reste.
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"
Cornstalks Everywhere But Nothing Else, Not Even A Bee
by Robert Krulwich
Photo: Nikola Nikolovski/iStockphoto
We'll start in a cornfield — we'll call it an Iowa cornfield in late summer — on a beautiful day. The corn is high. The air is shimmering. There's just one thing missing — and it's a big thing...
...a very big thing, but I won't tell you what, not yet.
Instead, let's take a detour. We'll be back to the cornfield in a minute, but just to make things interesting, I'm going to leap halfway around the world to a public park near Cape Town, South Africa, where you will notice a cube, a metal cube, lying there in the grass.
Photo: David Liittschwager
That cube was put there by David Liittschwager, a portrait photographer, who spent a few years traveling the world, dropping one-cubic-foot metal frames into gardens, streams, parks, forests, oceans, and then photographing whatever, or whoever came through. Beetles, crickets, fish, spiders, worms, birds — anything big enough to be seen by the naked eye he tried to capture and photograph. Here's what he found after 24 hours in his Cape Town cube:
Photo: David Liittschwager
There were 30 different plants in that one square foot of grass, and roughly 70 different insects. And the coolest part, said a researcher to the Guardian in Britain, "If we picked the cube up and walked 10 feet, we could get as much as 50 percent difference in plant species we encountered. If we moved it uphill, we might find none of the species." Populations changed drastically only a few feet away — and that's not counting the fungi, microbes, and the itsy-bitsies that Liittschwager and his team couldn't see.
Another example: Here's a cube placed 100 feet off the ground, in the upper branches of a Strangler fig tree in Costa Rica. We're up in the air here, looking down into a valley.
Photo: David Liittschwager
What's up? More than 150 different plants and animals live in or passed through that one square foot of tree: birds, beetles, flies, moths, bugs, bugs, then more bugs...Photo: David Liittschwager
E.O. Wilson, the Harvard biologist, in his introduction to David Liittschwager's book of these photographs, says that it's usually big animals that catch our attention. But if we get down on our knees and examine any small patch of ground, "gradually the smaller inhabitants, far more numerous, begin to eclipse them."
They are the critters that create and aerate the soil, that pollinate, that remove the clutter. And there are lots and lots and lots of them.
Getting Back To The Corn
Which brings me back to Iowa, where my NPR colleague, commentator and science writer Craig Childs, decided to have a little adventure. As he tells it in his new book, he recruited a friend, Angus, and together they agreed to spend two nights and three days ("We'll call it a long weekend") smack in the middle of a 600-acre farm in Grundy County. Their plan was to settle in amongst the stalks (there are an "estimated three trillion" of them in Iowa) to see what's living there, other than corn. In other words, a Liittschwager-like census.
Cornfields, however, are not like national parks or virgin forests. Corn farmers champion corn. Anything that might eat corn, hurt corn, bother corn, is killed. Their corn is bred to fight pests. The ground is sprayed. The stalks are sprayed again. So, like David, Craig wondered, "What will I find?"
The answer amazed me. He found almost nothing. "I listened and heard nothing, no bird, no click of insect."
There were no bees. The air, the ground, seemed vacant. He found one ant "so small you couldn't pin it to a specimen board." A little later, crawling to a different row, he found one mushroom, "the size of an apple seed." (A relative of the one pictured below.) Then, later, a cobweb spider eating a crane fly (only one). A single red mite "the size of a dust mote hurrying across the barren earth," some grasshoppers, and that's it. Though he crawled and crawled, he found nothing else.
"It felt like another planet entirely," he said, a world denuded.
Photo: NPR
Yet, 100 years ago, these same fields, these prairies, were home to 300 species of plants, 60 mammals, 300 birds, hundreds and hundreds of insects. This soil was the richest, the loamiest in the state. And now, in these patches, there is almost literally nothing but one kind of living thing. We've erased everything else.
We need to feed our planet, of course. But we also need the teeny creatures that drive all life on earth. There's something strange about a farm that intentionally creates a biological desert to produce food for one species: us. It's efficient, yes. But it's so efficient that the ants are missing, the bees are missing, and even the birds stay away. Something's not right here. Our cornfields are too quiet.
David Liittschwager's book, called A World In One Cubic Foot is a photographic collection of all the plants and animals that turned up in his various cubes, as you see in my post. But the book takes you to many more places, coral reefs, streams, rivers, backyards. Craig Childs' account of his long weekend in the cornfield comes from his book, Apocalyptic Planet; Field Guide to the Everending Earth. Craig writes like a dream; he uses the cornfield as a metaphor for what a mass extinction might be like, where the Earth becomes "lots of one thing and not much of any other."
Link: http://www.npr.org/blogs/krulwich/2012/11/29/166156242/cornstalks-everywhere-but-nothing-else-not-even-a-bee
N'importe qui qui a des yeux pour voir peut constater par lui-même qu'un champs de mono-culture de maïs-grain génétiquement modifié est un désert déguisé. À part la plante meurtrière, rien d'autre n'y vit. Pourquoi? parce que le milieu est stérilisé par tous les épandages qu'on y fait, en plus de la plante qui contient des armes meurtrières à même ses gènes.
Se tirer dans le pieds? Plutôt s'empoisonner à petit feu via son estomac!
Voici une traduction libre d'un exercice qui illustre bien mes propos:
Des épis de maïs partout, mais rien d'autre, pas même une abeille
article signé par Robert Krulwich
Commençons par un champs de maïs, disons un champs en Iowa, et l'été est déjà avancé. Il fait beau. Le blé d'Inde se tient bien droit et haut dans le champs. L'air danse sous le soleil. Il n'y manque qu'une seule chose, une chose importante...
...une chose importante et vaste, mais je ne vous dirais pas quoi, pas tout de suite.
À la place, prenons un petit détour. Nous reviendrons à notre champs de maïs bientôt, mais pour rendre la chose un peu plus intéressante, je vous emmène à l'autre bout de la planète, dans un parc public près de la capitale Cape Town, en Afrique du Sud, où vous remarquerez un cube fait en métal là dans la pelouse.
Photo: David Liittschwager
Ce cube a été mis là par David Liittschwager, un photographe professionnel, qui a passé plusieurs années à voyager de par le monde, déposant ses cadres de métal d'un pied cube dans des jardins, des ruisseaux, des parcs, des forêts, des océans, et ensuite prend en photo tout ce qui s'y trouvait à l'intérieur. Les insectes, les poissons, les araignées, les vers, les oiseaux, tout ce qui était assez gros pour être visible à l'oeil nu et qu'il pouvait photographier. Voici ce qu'il a trouvé dans son cube à Cape Town après 24 heures:
Photo: David Liittschwager
Il y avait 30 espèces végétales dans ce petit cube d'un pied cube, et environ 70 espèces d'insectes. Et ce qui est encore plus remarquable, comme disait ce chercheur dans un reportage du quotidien The Guardian en Angleterre: "Si nous ramassions ce cube et marchions 10 pieds plus loin, nous obtiendrions jusqu'à 50% de plantes différentes différentes dans celui-là. Si nous montions une côte, on pourrait même y constater que les espèces sont complètement différentes." Les populations ont changé radicalement à quelques pas de là, et cela n'inclus pas les champignons microscopiques, les microbes et les créatures minuscules que Liittschwater et son équipe ne pouvaient pas voir.
Voici un autre exemple: voici un cube placé à 100 pieds dans les airs, au niveau des branches les plus élevées d'un certain arbre figuier à Costa Rica. Nous sommes très en hauteur ici, surplombant une vallée.
Photo: David Liittschwager
Que voyons-nous? Plus de 150 plantes et animaux qui y vivent ou y circulent dans ce seul pied cube dans un arbre: des oiseaux, des insectes, des mouches, des papillons, et encore toutes sortes d'insectes...
Photo: David Liittschwager
Dans l'introduction du livre de David Liittschwager, E.O. Wilson, un biologiste de Harvard, dit que c'est habituellement des animaux de grande taille qui attirent notre attention. Mais si on s'agenouille et prenons le temps d'examiner une petite parcelle du terrain en avant de nous, "doucement, les plus petits habitants, beaucoup plus nombreux, commencent à attirer notre attention beaucoup plus que les plus gros."
Il y a les créatures qui génèrent et aèrent le sol, qui pollinisent, qui nous débarrassent des déchets. Et il y en a beaucoup. Beaucoup.
Revenons au champ de maïs.
Maintenant, revenons au champ agricole dans l'Iowa, où mon collègue de NPR (NDLR:radio et télévision publique aux É.-U.), animateur et écrivain scientifique Craig Childs, a décidé de s'y aventurer. Comme il le dit bien dans son dernier livre, il a demandé l'aide de son ami Angus, et ensembles, ils y ont passé 2 nuits et 3 jours: disons une longue fin de semaine. Ils étaient au plein milieu d'une ferme de 600 acres dans Grundy County. Ils prévoyaient s'installer parmi les plants de blé d'Inde (on estime qu'il y en a environ 3 trillions - mille milliards - en Iowa) pour y observer ce qui vivait là, à part le maïs. En d'autres mots, un recensement à la façon de Liittschwager.
Les champs de maïs, par contre, ne sont pas comme des parcs nationaux ou des forêts vierges. Les agriculteurs qui cultivent le maïs-grain n'ont d'yeux que pour le blé d'Inde. Tout ce qui peut manger le maïs, endommager le maïs, nuire au maïs, est tué sans pitié. Le maïs lui-même est génétiquement modifié pour combattre les insectes nuisibles. Le sol lui-même est arrosé. Les plants de maïs eux-mêmes sont arrosés. Comme David, Craig se demandait bien ce qu'il trouverait là.
La réponse était surprenante. Il n'y trouva presque rien. "J'ai écouté et j'entendais rien: pas d'oiseaux, pas d'insectes."
Il n'y avait pas d'abeilles. L'air, le sol, tout semblait vide. Il trouva une seule fourmis si petite qu'il ne pouvait pas l'épingler sur sa feuille de spécimens. Un peu plus tard, en se déplaçant dans une autre rangée de plants, il trouva un champignon de la taille d'un pépin de pomme (semblable à celui dans la photo ci-bas). Plus tard, il observa une araignée qui mangeait un insecte volant (seulement un). Une seule mite rouge de la taille d'une poussière courait sur la terre stérile. Il y avait quelques sauterelles. C'est tout. Bien qu'il ait cherché et cherché à genoux, il ne trouva rien d'autre.
"C'était comme être sur une autre planète." dit-il. Un monde vidé de sa vie.
Photo: NPR
Pourtant, il y a 100 ans de cela, ces mêmes champs, ces prairies, étaient l'habitat de 300 essences de plantes, 60 espèces de mammifères, 300 espèces d'oiseaux, et des centaines et des centaines d'insectes. Les sols étaient les plus riches, le terreau le plus fertile dans tout l'état. Et maintenant, dans ces régions, il n'y a pratiquement plus qu'une seule espèce qui survit. Nous avons effacé tout le reste.
Nous devons nourrir le monde, bien sûr. Mais nous devons aussi nourrir les minuscules créatures qui sont à la base de toute vie sur terre. Il y a quelque chose d'insolite de voir qu'une ferme qui crée délibérément un désert biologique dans l'intention de produire de la nourriture pour une seule espèce: nous-mêmes. Oui, c'est efficace. Mais c'est si efficace que les fourmis manquent à l'appel, les abeilles sont absentes, et même les oiseaux se tiennent loin. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ici. Nos champs de blé d'Inde sont trop silencieux.
Le livre de David Liitschager intitulé "A World In One Cubic Foot" est une collection de photographies des plantes et des animaux qui se sont retrouvés dans ses cubes, comme vous pouvez voir ici. Mais le livre vous transporte vers plusieurs autres endroits comme des coraux, des ruisseaux, des rivières, des cours arrières. L'histoire de Craig Child racontant sa longue fin de semaine dans un champs de maïs vient de son livre "Apocalyptic Planet - Field Guide to the Everending Earth. Les écrits de Craig se lisent comme un charme: son champ de blé d'Inde est une métaphore d'une extinction massive de la vie sur terre qui deviendrait un endroit où il se trouverait beaucoup d'une chose mais très peu de tout le reste.
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"
Cornstalks Everywhere But Nothing Else, Not Even A Bee
by Robert Krulwich
Photo: Nikola Nikolovski/iStockphoto
We'll start in a cornfield — we'll call it an Iowa cornfield in late summer — on a beautiful day. The corn is high. The air is shimmering. There's just one thing missing — and it's a big thing...
...a very big thing, but I won't tell you what, not yet.
Instead, let's take a detour. We'll be back to the cornfield in a minute, but just to make things interesting, I'm going to leap halfway around the world to a public park near Cape Town, South Africa, where you will notice a cube, a metal cube, lying there in the grass.
Photo: David Liittschwager
That cube was put there by David Liittschwager, a portrait photographer, who spent a few years traveling the world, dropping one-cubic-foot metal frames into gardens, streams, parks, forests, oceans, and then photographing whatever, or whoever came through. Beetles, crickets, fish, spiders, worms, birds — anything big enough to be seen by the naked eye he tried to capture and photograph. Here's what he found after 24 hours in his Cape Town cube:
Photo: David Liittschwager
There were 30 different plants in that one square foot of grass, and roughly 70 different insects. And the coolest part, said a researcher to the Guardian in Britain, "If we picked the cube up and walked 10 feet, we could get as much as 50 percent difference in plant species we encountered. If we moved it uphill, we might find none of the species." Populations changed drastically only a few feet away — and that's not counting the fungi, microbes, and the itsy-bitsies that Liittschwager and his team couldn't see.
Another example: Here's a cube placed 100 feet off the ground, in the upper branches of a Strangler fig tree in Costa Rica. We're up in the air here, looking down into a valley.
Photo: David Liittschwager
What's up? More than 150 different plants and animals live in or passed through that one square foot of tree: birds, beetles, flies, moths, bugs, bugs, then more bugs...Photo: David Liittschwager
E.O. Wilson, the Harvard biologist, in his introduction to David Liittschwager's book of these photographs, says that it's usually big animals that catch our attention. But if we get down on our knees and examine any small patch of ground, "gradually the smaller inhabitants, far more numerous, begin to eclipse them."
They are the critters that create and aerate the soil, that pollinate, that remove the clutter. And there are lots and lots and lots of them.
Getting Back To The Corn
Which brings me back to Iowa, where my NPR colleague, commentator and science writer Craig Childs, decided to have a little adventure. As he tells it in his new book, he recruited a friend, Angus, and together they agreed to spend two nights and three days ("We'll call it a long weekend") smack in the middle of a 600-acre farm in Grundy County. Their plan was to settle in amongst the stalks (there are an "estimated three trillion" of them in Iowa) to see what's living there, other than corn. In other words, a Liittschwager-like census.
Cornfields, however, are not like national parks or virgin forests. Corn farmers champion corn. Anything that might eat corn, hurt corn, bother corn, is killed. Their corn is bred to fight pests. The ground is sprayed. The stalks are sprayed again. So, like David, Craig wondered, "What will I find?"
The answer amazed me. He found almost nothing. "I listened and heard nothing, no bird, no click of insect."
There were no bees. The air, the ground, seemed vacant. He found one ant "so small you couldn't pin it to a specimen board." A little later, crawling to a different row, he found one mushroom, "the size of an apple seed." (A relative of the one pictured below.) Then, later, a cobweb spider eating a crane fly (only one). A single red mite "the size of a dust mote hurrying across the barren earth," some grasshoppers, and that's it. Though he crawled and crawled, he found nothing else.
"It felt like another planet entirely," he said, a world denuded.
Photo: NPR
Yet, 100 years ago, these same fields, these prairies, were home to 300 species of plants, 60 mammals, 300 birds, hundreds and hundreds of insects. This soil was the richest, the loamiest in the state. And now, in these patches, there is almost literally nothing but one kind of living thing. We've erased everything else.
We need to feed our planet, of course. But we also need the teeny creatures that drive all life on earth. There's something strange about a farm that intentionally creates a biological desert to produce food for one species: us. It's efficient, yes. But it's so efficient that the ants are missing, the bees are missing, and even the birds stay away. Something's not right here. Our cornfields are too quiet.
David Liittschwager's book, called A World In One Cubic Foot is a photographic collection of all the plants and animals that turned up in his various cubes, as you see in my post. But the book takes you to many more places, coral reefs, streams, rivers, backyards. Craig Childs' account of his long weekend in the cornfield comes from his book, Apocalyptic Planet; Field Guide to the Everending Earth. Craig writes like a dream; he uses the cornfield as a metaphor for what a mass extinction might be like, where the Earth becomes "lots of one thing and not much of any other."
Link: http://www.npr.org/blogs/krulwich/2012/11/29/166156242/cornstalks-everywhere-but-nothing-else-not-even-a-bee
Sunday, December 2, 2012
Saturday, December 1, 2012
Prix Engagement Citoyen de Greenpeace
Hier soir, Greenpeace m'a remis son prix "Engagement Citoyen" de l'année durant le spectacle bénéfice de Fondation Rivières.
C'est un grand honneur pour moi, et je l'accepte uniquement parce que je sais que cette année, il y a des milliers de citoyens qui se sont mobilisés, se sont informés, ont partagé de l'information pour que la vérité se sache sur le gaz de schiste et la fracturation hydraulique.
Un gros merci à vous tous.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Last night, Greenpeace presented me with it's annual citizens' commitment in environmental activism during Fondation Rivières' fund raising concert.
Thank you to all of you who have, along with me, shared information and encouraged even more people to get involved in fractivism.
C'est un grand honneur pour moi, et je l'accepte uniquement parce que je sais que cette année, il y a des milliers de citoyens qui se sont mobilisés, se sont informés, ont partagé de l'information pour que la vérité se sache sur le gaz de schiste et la fracturation hydraulique.
Un gros merci à vous tous.
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Last night, Greenpeace presented me with it's annual citizens' commitment in environmental activism during Fondation Rivières' fund raising concert.
Thank you to all of you who have, along with me, shared information and encouraged even more people to get involved in fractivism.
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