Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Thursday, June 17, 2010

Une audience à la CPTAQ


Le Regroupement citoyen « Mobilisation gaz de schiste »voulait informer la CPTAQ (Commission de la Protection du Territoire Agricole du Québec) des risques d’impact de l’exploration et de l’exploitation de puits de gaz de schiste en milieu agricole. Puisque la compagnie Molopo avait signé un bail avec un propriétaire terrien de Saint-Marc-sur-Richelieu, elle avait fait la demande à la CPTAQ pour pouvoir forer sur des terres agricoles. Deux rapports rédigés par la compagnie avaient été présentés à la CPTAQ mais laissaient encore des questions sans réponses claires. Pourtant, la CPTAQ considère quand même donner son aval. C'est pourquoi le Regroupement avait fait une demande d'audience auprès de la CPTAQ, ce qui fut accordé le 16 juin 2010.

En plus des représentants du Regroupement citoyen "Mobilisation gaz de schiste" et plusieurs citoyens présents pour les appuyer étaient présents des représentants d'EauSecours, de l'AQLPA et des Ami(e)s du Richelieu. Il y avait autant de représentants et avocats des promoteurs que des opposants à l'exploration gazière dans le schiste.

Malheureusement, le début de l'audience a pris du retard et j'ai dû quitté avant la fin. Mais voici en gros ce que j'ai entendu. Après avoir rappelé aux deux VP de la CPTAQ les principes du développement durable et du principe de précaution, le représentant du Regroupement a souligné à la CPTAQ que leur décision était le dernier recours des citoyens qui ne sont pas protégés par la toute suprématie des droits sur les mines.

Sont venues ensuite les erreurs dans les 2 rapports soumis par Molopo. Omission d'un élevage de bovins laitiers et d'une ferme équestre. Erreur sur l'identité et la location exacte du ruisseau qui sera le plus impacté par le forage: le ruisseau Richer. Les promoteurs avaient surtout porté leur attention sur la Décharge des 14 dans leurs rapports, mais en réalité, le site du forage se trouve dans le bassin versant du ruisseau Richer, dans le creux du Y formé par les 2 sources qui alimentent le ruisseau Richer, pour être plus précise.

Le ruisseau Richer a déjà reçu d'importants travaux de restauration et 22 producteurs agricoles ont déjà participé aux efforts de réhabilitation. C'est un ruisseau qui joue un rôle important dans les projets de protection du Chevalier cuivré, espèce de poisson indigène menacée de disparition. Voici des liens pour plus d'info.

Article sur les travaux de renaturalisation et stabilisation des berges du ruisseau Richer: http://www.soreltracyregion.net/enviro/page/enviro/article/a/5057

Projet du ruisseau Richer de la Fondation de la Faune du Québec qui implique la participation de 22 producteurs agricoles en partenariat avec l'UPA: http://www.fondationdelafaune.qc.ca/initiatives/projets_pilote/

Pour télécharger le profil du bassin versant de la rivière Richelieu sur le site de COVABAR, incluant le bassin du ruisseau Richer, le lien se trouve sur leur site: http://www.covabar.qc.ca/territoire.html

Bien que l'un des VP de la CPTAQ a interrompu la présentation à cet endroit-ci pour préciser que les poissons ne sont pas dans leur mandat, il fallait quand même souligner les efforts des agriculteurs et les fonds déjà investis pour protéger l'habitat du poisson et qu'il serait donc illogique d'ensuite de permettre l'installation d'une industrie qui apporte beaucoup de problèmes potentiels qui annuleraient tous les améliorations accomplies.

Sont ensuite mentionnées toutes les questions sans réponses définitives en ce qui regarde la quantité d'eau qui sera utilisée, d'où elle proviendrait (le système d'aqueduc de Saint-Marc est déjà à ses limites et les droits des mines permettent une prise directe dans un cours d'eau - jusqu'à tarissement s'il le faut), les produits chimiques employés, les mesures de mitigations pendant les travaux ne sont pas détaillées bien que les travaux après les dommages le sont, les méthodes de disposition des eaux usées ne sont pas arrêtées et l'utilisation d'une torchère n'est pas dans les rapports non plus.

Le document du Regroupement de Mobilisation présenté à la CPTAQ a 78 pages. Quand j'ai quitté la salle, nous étions à la page 62. Je mentionne ici les grandes lignes, mais il semblerait qu'un enregistrement de la réunion sera disponible de la CPTAQ.
The citizens's group concerned about shale drilling in the Richelieu Valley was given an audience at the body that protects agricultural land in the province of Quebec. The CPTAQ (Commission de la Protection du Territoire Agricole du Québec) as they are familiarly called, were about to give their consent to Molopo to go ahead and do exploratory drilling in Saint-Marc-sur-Richelieu, even though the 2 reports the company presented still left a lot of unclear answers to concerns presented to them.

In the audience room, there were as many people on the promoters's side as there was people concerned about fracking in the Utica shale. Besides representatives of the Regroupement citoyen « Mobilisation gaz de schiste » that had requested an audience, there was also representatives of AQLPA, of EauSecours and of Friends of the Richelieu.

Much of the arguments were about sustainable development and the precautionary principle, but the main arguments were the weak points of the 2 reports Molopo submitted to the CPTAQ. A dairy farm and a equestrian farm were not mentioned in those reports. But worse of all, the reports looked at the impact on the wrong stream. The promoters looked at the Décharge des 14, but the drilling site is sitting between the 2 Y branches of the springs that feed the ruisseau Richer, which just so happens to be on the receiving end of a lot of restoration and habitat rehabilitation for many years from an environmental foundation in partnership with the UPA, the union representing farmers. The ruisseau Richer is also a watercourse that has a lot of impact on the nearby Copper Redhorse feeding grounds in the Richelieu River in its alevin stage. The Copper Redhorse is endangered and on the COSEWIK list: http://www.cosewic.gc.ca/

The audience started late and was not over when I had to leave, so I did not get to hear the response of the promoters to the citizen's argumentation, but I hope that we were able to drive our point: can we do this right?

Saturday, June 12, 2010

Le gaz naturel: quand les écolos s'en mêlent!

Photo: MontérégieWeb.com

Le pendant anglophone de Radio-Canada, la CBC, a décrit la situation du forage à la recherche du gaz naturel au Nouveau Brunswick dans un court reportage. On y décrit brièvement en quoi consiste la fracturation hydraulique: l'injection d'eau à haute pression dans le roc en profondeur pour faciliter l'extraction du gaz naturel. On ajoute que la technique a suscité de la controverse dans l'état de New York.

Une réunion d'information a fait venir un avocat en environnement qui travaille pour le Conservation Council, un ONG de l'état de New York pour expliquer les raisons des réticences de certains citoyens de New York de voir cette industrie venir s'installer chez eux. Le directeur de la planification du Conservation Council explique que la fracturation hydraulique est inquiétante pour l'environnement. "En regardant ce qui se passe déjà partout aux États-Unis dans plusieurs états, il y a eu de la contamination de puits d'eau potable, des diminutions de volume d'eau disponible à cause de prélèvements à gros volume et des problèmes de qualité de l'air. Quand il y a une concentration de forages dans une région, l'industrialisation de la communauté locale est intense" selon David Coon.

On précise que le forage horizontal peut se prolonger jusqu'à plus d'un kilomètre. Les vieux puits de gaz naturel sont réouverts grâce à la technique de fracturation hydraulique, et des centaines de nouveaux puits sont forés également. Mais comme au Québec, les fonctionnaires et les politiciens se font rassurant: les lois actuelles gèrent les risques, selon eux.

Je mentionne cet article sur le site de la CBC, car comme dans les médias du Québec qui se font "timides" quand il s'agit d'informer le public, les commentaires des lecteurs se font beaucoup plus informatifs. C'est en lisant les commentaires des lecteurs que le public peut se faire une idée des problèmes qui viennent avec la fracturation hydraulique, le forage dans le schiste ou shale, au Québec comme ailleurs.

Heureusement, l'AQLPA, avec l'aide des citoyens de Saint-Marc-sur-Richelieu, a préparé un pdf de 58 pages pour nous renseigner. Pour télécharger du site des Citoyens de Saint-Marc-sur-Richelieu en alerte (http://mobilisationgazdeschiste.blogspot.com/ ), il faut cliquer ici: http://mobilisationgazdeschiste.com/pdf/Document_travail_RCMGZ_gaz_schiste_31_mai_2010.pdf

Même André Pratte de La Presse s'est inquiété des objections des citoyens au forage pour l'exploitation du gaz naturel et recommande un BAPE au plus vite pour nous rassurer, même si cela pourrait effrayer certains exploitants! : http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201006/10/01-4288804-ne-pas-dormir-au-gaz.php
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"Drilling process concerns N.B. environmentalists

New Brunswick is one of the latest hot spots to search for unconventional natural gas reserves and will be using a technique called hydrofracking, where workers fracture rocks deep underground using high-pressure water to release the natural gas. That technique has proved to be very controversial in New York and the Conservation Council is bringing in an environmental lawyer from the state to explain the concerns.

David Coon, the policy director for the Conservation Council, said the hydrofracking process raises environmental concerns. "Based on what's happened already across the United States, in a number of states, there's contamination of well water, reduction in supply of water from water withdrawals, air quality problems," Coon said. "When you start to get a lot of drilling activity, the industrialization of the local community where the drilling is intense." The new drilling involves horizontal wells that spread out over more than a kilometre.

Apache Corp., a Texas company, will begin drilling for natural gas and it's a ratcheting up of exploration following some promising finds last fall. Corridor Resources announced in May that a formerly abandoned well could have more natural gas than is available in all of western Canada's proven reserves. If sufficient gas is found Apache Corp. and Corridor Resources could team up on drilling as many as 480 new wells.

Drilling plans have to be cleared by the province's Department of Environment. Mark Glynn, the manager of industrial processes with the environment department, said existing regulations cover the risks."

Excerpts from article on CBC News Website here: http://www.cbc.ca/canada/new-brunswick/story/2010/06/03/nb-hydrofracking-concerns-conservation-1257.html

Reading the readers's comments of this article is much more enlightening than the article itself! Some people know a lot more than the companies and the politicians would like us to. Let's spread the word!

Like in Quebec, it is a citizens' NGO, driven by concerned people, that drive New Brunswick's policies towards environmental accountability, that get down to the nitty-gritty and clean up messes and make important information available and understandable to the common folks. The list of the Conservation Council of New Brunswick's good works is impressive:http://conservationcouncil.ca/

Wednesday, June 2, 2010

Une soirée sur le schiste à Saint-Marc


C'est utile de savoir ce que les autres font en environnement. C'est pourquoi je lis beaucoup. C'est ce qui m'a permis d'allumer très tôt quand j'ai su que les gazières s'apprêtaient à explorer pour le gaz naturel dans la formation de schiste appelée Utica, dans la vallée du Saint-Laurent. La rumeur était que la méthode de fracturation hydraulique permettait d'extraire le gaz naturel jusque là trop difficile à atteindre, grâce à une quantité inimaginable d'eau, une recette de produits chimiques gardée secrète par l'industrie et ayant comme produit secondaire une quantité toujours aussi impressionnante d'eaux contaminées. C'est l'usage de toute cette eau qui finit par être contaminée qui a surtout retenu mon attention. C'est aussi dévastateur que les sables bitumineux de l'Alberta, selon moi.

J'ai commencé à voir des signes en 2008: pour attirer les investisseurs, les compagnies de forage de gaz naturel se vantaient d'avoir trouvé le pot aux roses dans la vallée du Saint-Laurent. Puis en 2009, çà semblait plus sérieux: il y a eu même des forages exploratoires dans la région de Chambly, à Marieville et à Saint-Édouard, et Molopo, une compagnie australienne, a pu signé un bail avec un agriculteur de Saint-Marc-sur-Richelieu avec l'intention de forer dans un proche futur. Mais c'était très difficile alors d'avoir des renseignements pour savoir de quoi il s'agissait au juste, et quels étaient les implications pour les voisins des puits. Pour avoir une idée de ce qui s'y tramait, il fallait aller voir ce qui se passait aux États-Unis. Ce que j'ai découvert était troublant, et ce qui m'agaçait le plus, c'est que les journeaux Québécois ne faisait que répéter les beaux discours de l'industrie et des politiciens. Comment prévenir les citoyens de ce qui les attendaient? J'en ai fait un billet qui a été publié dans GaïaPresse en février 2009: http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=88

On en sait un peu plus maintenant qu'alors. Mais pas grâce à nos politiciens. Pas grâce aux gazières et aux compagnies de forage qui sont plus transparentes. Pas grâce à nos fonctionnaires de la Santé Publique, ou du Ministère de l'Environnement ou surtout pas grâce au Ministère des Ressources Naturelles qui porte pratiquement le chapeau de promoteur dans le dossier!

Grâce à l'Internet et beaucoup de temps à colliger, copier-coller, et faire du sens de tous les infos épars ici et là, des citoyens dédiés et des bénévoles de regroupements environnementaux ont construit un document de 58 pages pour ceux qui veulent en savoir plus. Ce pourquoi le regroupement de citoyens de Saint-Marc ont organisé une soirée d'information pour le lancement de ce document informatif.

J'ai passé une soirée intéressante et surtout enlevante à Saint-Marc-sur-Richelieu. C'était bon de voir qu'enfin le mot se passait: si on n'encadre pas suffisamment cette industrie, nous allons nous faire passer un (gros) sapin (encore)!

J'ai aussi appris quelques faits qui m'avaient échappée bien que j'ai fait beaucoup de lecture sur le sujet. Entre autres, les bassins d'entreposage d'eaux usées de la fracturation hydraulique peuvent prendre en feu: c'est arrivé aux É.-U. Une citoyenne de Saint-Marc nous a tous donnés des frissons dans le dos quand elle nous a dit qu'il y a eu justement un feu dans un champ à Saint-Marc la semaine passée qui s'est propagé rapidement sur 6 terres avoisinantes avant que les pompiers ont pu le contrôler. Et si un puits de forage et ses étangs étaient déjà installés et dans le passage de ce feu?

Pour consulter l'excellent travail des Citoyens de Saint-Marc-sur-Richelieu "Mobilisation gaz de schiste" et de l'AQLPA, un pdf à télécharger de 58 pages bien illustré, incluant une Table des matières et un glossaire, voici le lien pris sur le site de l'AQLPA: http://www.aqlpa.com/catalogue-de-documents/doc_download/36-quebecoises-et-quebecois-dormons-nous-au-gaz-de-schiste-.html

Pour relire les entrées de mon blog qui traitent du sujet, on peut toujours cliquer sur l'onglet "fracturation hydraulique".
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Drilling companies boasted about the natural gas that could be extracted from the Utica shale in Quebec back in 2008. But little was said about how they would do it. In early 2009, the hum was a little louder, so I decided to find out more about hydraulic fracturing.

And the more I found out, the more worried I got. Not only because the people who had already experienced having drilling well and gas extraction installations in their backyard went through nightmares nobody warned them about, but nothing was said about the downside of hydro-fracking in French so that my neighbors could be forewarned. The media seemed absolutely oblivious to the environmental and social problems and only published what seemed like the company's own propaganda.

We owe more than we know to the many people who do a lot of research and information sharing, all on their own time!

Thursday, April 29, 2010

Les eaux usées du gaz naturel dans New York, et Québec en veut aussi!

Photo: Constance Merriman, PennFuture.org

Les techniques pour extraire le gaz naturel des formations géologiques de shale, ou schiste ont dépassé nos méthodes de traitement des eaux usées, ce qui veut dire que le forage pour le gaz naturel dans l'état de New York pourrait commencer avant qu'un programme de traitement de rejets soit en place. Il y a une pénurie d'usines de traitement qui peuvent traiter cette eau très salée, ce qui causera des maux de tête pour l'industrie quand elle recevra les permis de forage, selon John Conrad, l'hydrogéologiste à la tête de la firme de consultation Conrad Geoscience Corp.

Des millions de gallons d'eau sont nécessaires pour chaque puits de gaz, et les foreurs sont pris avec des eaux usées contaminées. La fracturation hydraulique utilise des millions de gallons d'eau mélangée avec du sable et des produits chimiques en solution, le tout injecté à haute pression dans le shale pour fracturer le roc et relâcher le gaz. Certaines compagnies utilisent un système à circuit fermé, comme la Chesapeake Energy.

Les environnementalistes et les gens qui habitent près des sites de forage s'inquiètent que le procédé puisse contaminer l'eau souterraine, même si le fluide hydraulique est très dilué. On s'inquiète du benzène, de l'arsenic et les matières légèrement radioactives qui ressortent du roc (shale). Environ un tier des millions de gallons d'eau utilisés dans la fracturation revient à la surface pour soit être réutilisée, entreposée dans un étang de sédimentation ou envoyée par camion-citerne à une usine de traitement d'eaux usées.

Conrad dit que les compagnies qui peuvent installer des usines de crystallisation, des usines de traitement qui se spécialisent à distiller le sel et l'extraire des eaux usées, hésitent à investir dans ces installations dans l'état de New York tant que l'état ne commencera pas à émettre des permis de forage. Ces investissements ne se feront pas tant qu'il n'y a pas une garantie de rentabilité. Chesapeake a commencé à utiliser le système à circuit fermé pour ses puits en Pennsylvanie, une technique qui diminue le contact entre les fluides de fracturation et l'environnement, et permet aux eaux qui reviennent en surface d'être réutilisées. La compagnie assure qu'elle utilisera cette technologie dans tous ses puits dans l'état de New York. Les eaux qui reviennent à la surface peuvent être réutilisées jusqu'à 12 fois sans nécessiter un traitement. Économiquement parlant, c'est une démarche logique pour la compagnie puisqu'elle diminue les coûts de transport des eaux usées du site de forage aux usines de traitement, et diminue aussi le volume d'eau que la compagnie doit prélever pour la prochaine opération de forage.

En Pennsylvanie, où l'industrie se dépèche à extraire le gaz de la formation Marcellus, les critiques disent qu'il n'y a pas assez de capacité de traitement pour enlever les produits chimiques des eaux usées. Il en résulte qu'un certain volume se fait déverser dans les rivières et les ruisseaux avec peu ou pas de traitement. Certains résidents accusent certains camions-citernes de déverser leur contenu sur les chemins ruraux.

Sans lois adéquates, les Riverkeepers affirment que le dumping en pleine nuit est inévitable. C'est une réalité qui se répète souvent. Une autre option est d'injecter les eaux usées dans les puits vidés, un procédé qui se voit souvent dans les états de la côte du Golf du Mexique, mais les géologistes pensent que c'est un procédé moins viable dans le nord-est des É.-U.

Plus tôt ce mois-ci (avril 2010), Chesapeake a retiré une demande pour entreposer ses rejets à Pulteney, dans la région des Finger Lakes dans New York, après que des groupes communautaires ont protesté le projet. Selon le membre du Congrès Eric Massa qui s'est opposé à la demande de permis de Chesapeake, c'est préférable de le faire correctement que de le faire rapidement: "Si nous ne prenons pas les mesures pour protéger nos terres et notre eau pour la prochaine génération, alors nous n'aurons plus rien." soutient-il.

Note: PennFuture est un ONG qui se veut un lobbyiste pour faire de l'économie de la Pennsylvanie respectueuse de la qualité de vie des gens et de l'environnement. Leur site: http://www.pennfuture.org/ . Les Riverkeepers est un regroupement de groupes de citoyens qui font la surveillance de leur rivière: le mouvement a pris naissance dans l'état de New York pour forcer l'assainissement du fleuve Hudson. Leur site: http://www.riverkeeper.org/. Ils sont un membre fondateur du Waterkeeper Alliance, un ONG à la défense de l'eau à travers la planète. Leur site: http://waterkeeper.org/

Pendant ce temps, Québec mijote des nouvelles lois pour attirer les investissements de pétrole et de gaz. Québec veut encourager l'industrie du gaz naturel, qui est à ses premiers balbutiements, en simplifiant la vie pour les producteurs qui veulent opérer dans la province, affirmait la Ministre Nathalie Normandeau durant une entrevue lundi le 26 avril 2010. Elle prévoit introduire des nouvelles lois dans le quatrième quart pour règlementer la production de pétrole et de gaz. Bien que le Québec ne produit pas encore du pétrole ou du gaz naturel, des compagnies comme Talisman Energy Inc, Forest Oil Corp et Questerre Energy Corp ont commencé à explorer dans la province. Cette industrie est tellement jeune dans cette province qu'il n'y a pas de loi qui s'applique spécifiquement aux opérations de pétrole et de gaz naturel. Les foreurs sont règlementés par un mêli-mêlo de 6 lois, dont les lois sur les mines et la foresterie. "Nous voulons créer un encadrement fiscal et légal pour motiver une compagnie à venir investir au Québec plutôt qu'en Pennsylvanie" dit Mme Normandeau, tout en refusant de donner des détails des changements aux règlements qu'elle a en tête. "Nous le ferons pas aux dépens de l'environnement" ajoute-t-elle.

Un consultant en gaz naturel pour une compagnie de Calgary pense que le Québec contient un dixième de ce que l'on exploite en Louisiane et au Texas: "C'est relativement peu, mais une bonne ressource à avoir si près de son marché" dit-il en mentionnant qu'il ne pense pas que la production commencera avant 2015. Talisman explore dans la formation Utica dans la vallée du Saint-Laurent, prévoit tester 4 forages horizontaux au Québec cette année.

L'Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique veut que le Québec halte l'exploration du gaz naturel dans le shale (schiste), et non pas l'accroitre, tant que l'impact sur l'environnement n'est pas évalué. André Bélisle, le président du groupe, dit que son association s'inquiète entre autres choses de la possibilité que du sulfure d'hydrogène, un composé chimique toxique contenu dans le gaz naturel, s'échappe dans l'air. "Le gouvernement nous dit de leur faire confiance, mais nous avons de bonnes raisons pour nous inquiéter du gaz de schiste" ajoute Monsieur Bélisle. Le site de l'AQLPA: http://www.aqlpa.com/
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"Water waste a kink in New York shale gas future

Technological advances that have unlocked natural gas from shale rock deep beneath the surface have outpaced advances in water waste disposal, meaning that gas drilling could begin in New York state before a waste disposal program is in place. "There is a shortage of treatment facilities that can handle this very salty water, so that's going to become a bit of a bottleneck for the industry when they do start issuing drilling permits," said hydrogeologist John Conrad, head of the environmental consulting firm Conrad Geoscience Corp.

But millions of gallons of water are needed for each shale gas well, leaving drillers to deal with the tainted waste water. Some companies such as Chesapeake Energy (CHK.N) have employed a "closed-loop" system that reuses water, which experts and environmental critics see as part of the solution. In hydraulic fracturing, millions of gallons of water are mixed with sand and diluted chemicals and blasted into shale rock at a pressure high enough to break the rock and free the trapped methane gas.

Environmentalists and people living near drilling operations worry that the drilling process might contaminate ground water, even when heavily diluted. They have also raised concerns about benzene, arsenic and low-level radioactive matter coming up from the shale. Around a third of the millions of gallons of water used in fracturing comes back to the surface where it is either reused, stored on site or trucked to treatment plants.

Conrad said companies that can build crystallizer plants -- specialized waste treatment plants that distill salt out of waste water -- are unwilling to make an investment in New York until the state begins issuing drilling permits. "The investment in these treatment plants won't happen until there's somewhat of a guarantee of a return," Conrad said. Chesapeake has begun using a closed-loop system in its wells in neighboring Pennsylvania -- a technique that limits fracturing fluid contact with the environment and allows the backflow water to be reused. The company says it plans to use that system in all of its wells in New York. Backflow water can be reused up to 12 times without the need for treatment, Conrad said. It makes economic sense for the industry because it limits the costs of moving the waste off site and reduces the amount of water the company needs for its next drilling operation.

In Pennsylvania, where the industry is rushing to exploit the massive Marcellus shale formation, critics say there isn't enough capacity to remove toxic chemicals from waste water. As a result, some waste gets pumped into rivers and creeks with little or no treatment, critics say. Some residents have accused tank trucks of dumping waste water on rural roads.

"Without adequate laws in place, it's our experience at Riverkeeper that midnight dumping will be an absolute certainty. You see it all the time," said James Simpson, a staff attorney at environmental group Riverkeeper. Another option is to inject waste into wells that are no longer in use. While this process is common in Gulf Coast drilling sites, geologists say it is less viable in the U.S. Northeast.

Earlier this month, Chesapeake withdrew an application to store waste in Pulteney, in New York's Finger Lake region, after community groups protested the plan. "I've been consistent in my stance that it's more important to get it right than to get it fast," Congressman Eric Massa, who opposed the application, said in a statement. "Ultimately if we don't stake the necessary steps to protect our land and our water for the next generation, then we have nothing."

Excerpts from article written by Edith Honan published here: http://www.reuters.com/article/idUSN1918902220100219

Meanwhile, here in Quebec:

"Quebec mulls new law to attract oil, gas investment

Quebec wants to build its nascent natural-gas industry by crafting a new law to make it easier for producers to operate in the province, Natural Resources Minister Nathalie Normandeau said. Ms. Normandeau plans to introduce legislation in the fourth quarter to regulate oil and gas production, she said in an interview in Montreal. While Quebec doesn’t yet produce oil or gas commercially, companies such as Talisman Energy Inc., Forest Oil Corp. and Questerre Energy Corp. have begun exploring in the province.Exploration for hydrocarbons is so new in Canada’s second-most populous province that there is no law specifically designed to govern oil and gas operations. Drillers are regulated by a hodgepodge of six laws, including the Mining Act and Forest Law. “We want to create a fiscal and legal framework that can make a company decide to invest in Quebec rather than Pennsylvania,” said Ms. Normandeau, who also is the province’s deputy premier. Normandeau declined to give details of the regulatory changes she is considering. “We will not do this at the expense of the environment,” she said. Provincial legislators would have to vote to approve the new law.

Edward Kallio, director of gas consulting at Ziff Energy Group in Calgary, said Quebec may hold about one-tenth as much gas as the Haynesville Shale in Louisiana and Texas, which the U.S. Department of Energy estimated last year holds about 251 trillion cubic feet of gas in shale-rock formations. “It’s relatively small, but it’s a nice resource to have on your doorstep,” said Mr. Kallio, who doesn’t expect production in the province to start before 2015. Talisman, which is exploring a formation known as the Utica Shale in the St. Lawrence River valley, has plans to test four horizontal pilot wells in Quebec this year.

Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, a provincial environmental group, wants Quebec to halt shale gas exploration, not expand it, until the impact on the environment can be assessed. André Bélisle, the group’s president, said his association’s concerns include the possibility of hydrogen sulfide, a toxic chemical compound contained in natural gas, being released into the air. “The government is telling us to trust them, but we have real reasons to be worried by shale gas,” Mr. Bélisle said in a telephone interview."

Excerpts from article written by Frederic Tomesco for Bloomberg published here: http://news.globaltv.com/technology/Quebec+mulls+attract+investment/2951987/story.html