Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Sunday, September 29, 2013

Je voudrais voir le fleuve


"Je voudrais voir le fleuve
Stéphane Laporte La Presse

Messieurs Bergeron, Brûlé, Coderre, Côté et madame Joly, si vous voulez mon vote, le 3 novembre, vous n’avez qu’une chose à faire : montrez-moi le fleuve.

Je suis né à Montréal, j’y vis depuis toujours. J’aime ma ville. Mais je n’ai jamais eu l’impression d’habiter une île. À part quand je suis pris dans un bouchon sur le pont. Je regarde ces gratte-ciel surgir de l’eau. Je trouve ça beau. Mais cette image est un mirage. Une fois que je suis rentré dans Montréal, l’eau disparaît. Il ne reste que la montagne de plus en plus cachée. Tout n’est que béton et nids-de-poule. J’ai l’impression d’avoir été trompé.

Avant les Jeux olympiques, avant le baseball, ce qu’il faut ramener à Montréal, c’est le Saint-Laurent. Pas besoin d’aller chercher ça ailleurs. Pas besoin de se traîner par terre devant des barons et des financiers. Pas besoin d’ériger de stade ni d'aménager de pentes de ski. Le Saint-Laurent est déjà là. C’est juste qu’on l’a entreposé. Il faut le sortir de l’usine. Il faut le donner aux promeneurs, aux familles, aux artistes. Pas juste des petits bouts. Il ne faut pas être obligé de le chercher. Il faut que ce soit lui qui vienne à notre rencontre. En courant le courant. Il faut qu’on n’ait pas le choix de le voir. Et de l’admirer. Il faut qu’il soit partout. Tout autour de nous. Et que l’on soit à lui. Que l’on soit son île. Son bijou dans le cou.

Lorsque les Montréalais auront accès au fleuve, ils seront plus heureux. C’est certain. Le bonheur des citoyens, voilà la vraie et la seule mission d’un maire.

L’eau apaise. L’eau fait du bien. Le grand bleu nous éloigne des petits problèmes. Une journée de travail devient une journée de voyage quand on la termine au bord de l’eau.

Je sais bien qu’il y a la plage Doré et quelques endroits dans le Vieux-Port où l’on voit de l’eau. Mais ce n’est pas assez. Ce sont des coins reclus qui ne font pas partie de notre quotidien. Quand on les rejoint, on a fait un gros effort. Ce n’est pas naturel. On a l’impression d’être dans une zone inventée. On ne veut pas juste un hublot sur le fleuve. On veut la vue au complet. On veut que l’air du grand large rejoigne la senteur des smoked meats !

Il faut que le Saint-Laurent soit aussi présent à Montréal que la Seine est présente à Paris. Il faut que tous les habitants de Montréal sachent qu’avant d’être une rue, Saint-Laurent était un fleuve. Notre fleuve. C’est lui notre vraie Main. Notre route principale.

Être entourée d’eau est une bénédiction pour une ville. Partout dans le monde, les villes qui ont cette chance organisent leur cité en fonction de ce privilège. Il n’y a qu’ici qu’on boude notre fleuve. Qu’on lui tourne le dos.

Quand tu es dans Rimouski, c’est ce que tu vois. Quand tu es dans Sydney, Australie, c’est ce que tu vois aussi. J’ai passé quatre jours à Shanghai, en Chine, et j’ai vu plus souvent et plus longtemps le fleuve Huangpu, en quatre jours, que j’ai vu à Montréal le Saint-Laurent en 50 ans. C’est absurde.

En ce moment, tous nos aspirants maires sont occupés à nous promettre de ne pas nous voler. C’est bon à savoir. C’est rassurant après tout ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas une finalité. Ça devrait même n’être qu’un point de départ. C’est louable d’affirmer que vous allez gérer nos deniers avec honnêteté. Mais ce n’est pas assez. On a besoin d’une vision. La vision du fleuve. C’est ce qui pourrait nous inspirer le plus. Pas juste durant 15 jours. Pas juste une saison. Mais chaque jour de notre vie. De génération en génération.

Ayez un plan. Trouvez un urbaniste qui saura dessiner Montréal avec de la vie près de l’eau. Pas juste des condos avec vue dessus. Ayez des yeux de badauds, aussi. Faut pas avoir à payer des millions pour apercevoir le fleuve. La vue sur le fleuve n’est pas un privilège. La vue sur le fleuve est un droit. Le Saint-Laurent est une valeur québécoise. Je dirais même qu’historiquement, elle est la première.

C’est facile de dire : nous allons redonner le fleuve aux Montréalais. C’est autre chose de le faire. Présentez-nous quelque chose de concret. Le maire Tremblay, malgré tous ses défauts, a tout de même réalisé concrètement le Quartier des spectacles. Qu’allez-vous mettre en œuvre pour réaliser concrètement le spectacle du fleuve ?

Le Saint-Laurent est en représentation, tous les jours. C’est juste que nous n’avons pas accès à la scène. Faut changer ça.

Celui ou celle qui me dirigera vers le fleuve sera mon dirigeant ou ma dirigeante.

Vive Montréal !

Vive la vue libre sur le fleuve !"

Lien: http://plus.lapresse.ca/screens/4bbd-3b3c-5245a41e-8331-485cac1c606d|_0

Wednesday, April 10, 2013

Fini les BAPE à la pièce !


Bas-Saint-Laurent, le 9 avril – Les groupes citoyens luttant contre les projets des hydrocarbures s’unissent une fois de plus afin d’obtenir la tenue d’un bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) générique sur l’ensemble de la filière des hydrocarbures au Québec. Par le fait même, nous croyons que le gouvernement doit cesser de mandater des BAPE à la pièce au sujet de l’enjeu des hydrocarbures.



Malgré l’intention du gouvernement de tenir un BAPE sur l’impact de l’exploitation des hydrocarbures aux Îles de la Madeleine, nous exigeons que celui-ci soit élargi à l’ensemble des composantes géographiques du territoire et non seulement aux nappes phréatiques. De plus, nous exigeons que les communautés de la Gaspésie et de l’Île
d’Anticosti puissent également bénéficier d’un tel processus démocratique. Malgré que ce soient des projets distincts et qu’ils touchent des réalités régionales différentes, il est important de rappeler que ceux-ci s’inscrivent tous dans le développement de l’industrie des énergies fossiles majoritairement non conventionnelles au Québec.

Par ailleurs, nous réclamons la tenue d'un grand débat public sur l'avenir énergétique du Québec à l'instar de celui mené par le Parti québécois de Jacques Parizeau, en 1995, qui donna naissance au rapport intitulé Pour un Québec efficace. Toutefois, dans un premier temps et par souci de cohérence, nous demandons au gouvernement du
Québec qu’il mandate le BAPE afin que celui-ci puisse étudier les impacts de l’ensemble de la filière de l’exploration et de l’exploitation des énergies fossiles au Québec.

Finalement, nous revendiquons un moratoire complet sur l'industrie des hydrocarbures, incluant le pétrole de schiste et les forages en milieux marins, ainsi que l'interdiction d'utiliser la fracturation, quelle que soit sa forme, puisque les risques sont trop importants concernant l'environnement, la santé humaine et l'économie.

Jusqu’à présent, tout ce qui a été obtenu, dans ce dossier fort complexe et scandaleux, provient de l’intelligence citoyenne du peuple québécois qui a su réagir de façon éclairée et consciencieuse face à l’arrivée colonisatrice des gazières et des pétrolières. Jamais une industrie n'a autant soulevé une colère et un refus aussi catégorique de la part de la société civile ! Nous souhaitons que le gouvernement assume ses promesses électorales et ses responsabilités envers l’ensemble de la collectivité québécoise au sein de ce dossier.



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Pour information : nonmareenoire@gmail.com



Non à une Marée Noire dans le Saint-Laurent - Stéphane Poirier, Martin Poirier

Photo: Archives L’Avant-Poste

Enough piecemeal environmental public hearings!

Lower St. Lawrence, April 9 2013 - Citizens' groups against hydrocarbon projects unite once more to obtain a provincial generic environmental public hearing (BAPE) on the whole hydrocarbon file in Quebec. By this, we believe that the government must stop mandating piecemeal BAPE when it comes to hydrocarbon projects.

Even though the government has the intention of holding a BAPE on the impacts of hydrocarbons in the Magdalene Islands, we insist that this must also include the whole of the geographical components of the territory and not only the groundwater. Furthermore, we insist that the Gaspésie and Anticosti Island communities also benefit from such a democratic process. Even though these are distinct projects that touch different regional realities, it's important to remember that they all involve the development of fossil fuels mostly non conventional in Quebec.

We also ask that there be a vast public debate on Quebec's energy future like the one the Parti québécois of Jacques Parizeau held in 1995 that was behind the "Pour un Québec efficace" report. Nevertheless, first of all, and in order to be logical with ourselves, we ask the government of Quebec to mandate a BAPE to study the impacts of the whole fossil fuels file, exploration and exploitation included, in Quebec. Finally, we demand a complete moratorium on the whole hydrocarbon industry, including shale oil and offshore drilling, as well as the banning of fracking of any form, since the risks are too great for the environment, human health and the economy as a whole.

Up to now, the only thing gained in this complex and scandalous file happened thanks to citizens' intelligence of the Quebec people that reacted in a knowledgeable and conscientious way when confronted with the colonizer arrival of the gas and oil industry. Never had an industry aroused so much anger and categorical rejection from civil society! We wish that the government keeps it's electoral promises and it's responsibility towards the whole of the Quebec collective about this file.

Signed: Stéphane Poirier, Martin Poirier


For more information : nonmareenoire@gmail.com

Tuesday, June 26, 2012

Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent


VOYAGE DE LA MISSION DE PAIX SUR LE FLEUVE SAINT-LAURENT
de KAHNAWAKE à QUÉBEC, du 30 JUIN au 10 JUILLET 2012
cinquième édition

POURQUOI UNE MISSION DE PAIX SUR LE FLEUVE ST-LAURENT?
La Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent poursuit pour une cinquième année consécutive son oeuvre de sensibilisation à la perspective autochtone de notre monde.

La Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent est un voyage de 10 jours en canots, un rendezvous avec l'histoire, une occasion de se rencontrer, de se connaître et de se reconnaître dans notre diversité. C'est le moment de voir ce que nous avons en commun et de s'unir, pour un même objectif.

Les motifs véritables de ce périple, sur les trâces de nos ancêtres, sont de rétablir des relations fraternelles de nation à nation, de découvrir l'histoire et la sagesse méconnue des peuples des autochtones et de se lever ensemble devant les actuelles menaces à l'environnement qui nous concernent tous.

Nous sommes arrivés à un moment important dans l'histoire de notre planète. Nous sommes tous affecté par les changements climatiques. Nous sommes tous concernés par les enjeux politiques et environnementaux actuels. La fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste, la menace nucléaire de la centrale de Gentilly 2, l'exploration et l'exploitation minière et pétrolière au Québec, dans le Golfe du Saint-Laurent et à l'étranger, la construction de nouveaux barrages hydroélectriques sur la Romaine, la coupe à blanc de nos forêts, les éoliennes en régions habités, le Plan Nord, l'invasion des territoires de trappes et de chasses ancestraux, etc...

Ce sont tous des actes illégaux par rapports aux droits des peuples des Premières Nations, qui ont garder intacte leur connaissance de l'interconnection de l'humain à la Mère Terre (la tradition ) et qui sont les gardiens et protecteurs de l'Île de la Tortue.

Le traité de paix, appelé le Wampum à Deux Voies, proposé par les Mohawks du peuple Kanonshon'onwe, le peuple de la Maison Longue, invite les nouveaux arrivants et leurs descendants, dans leurs grands vaisseaux de guerre, à naviguer côte-à-côte avec les canots de nos hôtes, sur le grand fleuve de la vie, sans interférer dans la gouverne de chaque embarcation, mais prêt à s'entraider en cas de besoin.

Ce voyage sur la route de nos ancêtres, nous amène à voir comment la société patriarchale dominante s'oppose diamétralement à l'équilibre matrilinéaire de notre monde. La Mère Terre est une Entité Féminine. Son autorité est absolue. Nous sommes tous ses enfants. Nous sommes tous soumis à sa loi, la loi de la nature. La raison de cette mission est de rappeller à tous les peuples cette loi qui gouverne tous les êtres vivants.

Lien: http://mohawktraditionalcouncil.org/documents

Link: http://mohawktraditionalcouncil.org/documents/Peace_Mission_TRAVEL_GUIDE_2012.pdf


Monday, April 16, 2012

Gaz et pétrole de schiste dans le Golfe du Saint-Laurent


Une discussion franche sur les risques potentiels d'exploiter le gaz et le pétrole de schiste dans le Golfe du Saint-Laurent: ses écosystèmes fragiles et uniques sont-ils en danger?

Thursday, April 5, 2012

Profitons de nos cours d'eau!

Je suis toute pour les projets qui aident les citoyens à reprendre possession des rives de tous les cours d'eau. C'est en profitant des plages et des plans d'eau que la volonté d'assainir nos rivières et nos lacs pollués fera pression auprès des décideurs.
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Occupy our beaches! By enjoying our waterways, people will want cleaner water, cleaner beaches. I'm all for it!

Friday, January 27, 2012

Gaz de schiste - EauSecours! écrit à Arcand


Communiqué: Traitement des eaux de fracturation par les usines d'épuration municipales: EauSecours! questionne le Ministre Arcand


Montréal, le 24 janvier 2012 – La Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau – Eau Secours! a fait parvenir une lettre au ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand, afin d’obtenir des éclaircissements concernant le certificat d’autorisation accordé à la ville de Huntingdon pour le traitement des eaux de forage.

Dans cette lettre, Eau Secours! se questionne sur la pertinence d’accorder un permis de traitement des eaux de fracturation à Huntingdon et ce, avant que l’ÉES ou les experts du gouvernement n’aient évalué si tous les contaminants peuvent être enlevés par ce procédé.

Dans le journal Le Devoir du 20 janvier dernier, on apprend qu’un expert en toxicologie environnementale de l’Université de Sherbrooke, Raymond Van Coillie, a effectué un rapport pour le Vérificateur général du Québec et en est venu à la conclusion que nos usines d’épuration municipales «ne sont pas conçues» pour traiter les eaux de fracturation de l’industrie des gaz de schiste. Le MDDEP continue toutefois d’affirmer que le procédé est sécuritaire.

La rivière Châteauguay présente déjà tous les signes d’une grave problématique de pollution agricole et industrielle (lagunes de Mercier). De plus, les villes de Châteauguay et de Mercier ajoutent des fluorures à leur eau potable, lesquels finissent aussi par se retrouver dans la rivière. Par conséquent, Eau Secours! se demande si l’ensemble de ces contaminants se retrouvera, à son tour, dans l’eau potable des municipalités qui s’approvisionnent dans la rivière Châteauguay. Les impacts sur la santé de la population humaine, ainsi que ceux sur la faune et la flore ont-ils été bien documentés?

« Un problème de leadership semble aussi se manifester dans ce dossier. Le maire de Huntingdon peut-il décider seul d’accepter les eaux de fracturation de partout au Canada pour financer sa municipalité comme il l’a déclaré publiquement et ce, au détriment de toutes les autres villes s’approvisionnant en eau potable à la rivière Châteauguay ?» questionne Martine Chatelain, présidente d’Eau Secours!

La Coalition Eau Secours! se demande comment, malgré l’immense mouvement de protestation et de questionnement citoyen, un maire peut décider seul et unilatéralement de l’avenir de l’eau potable d’une région entière.

« Aux États-Unis, en Pennsylvanie, des problèmes de contamination d’une rivière, la Monongahela, par l’industrie des gaz de schiste, ont privé d’eau potable un bassin de 500 000 habitants. Des cas de contamination des nappes d’eau souterraine et de puits privés sont dorénavant documentés chez nos voisins du sud. La Pennsylvanie interdit maintenant le traitement des eaux de fracturation par les usines municipales d’épuration et l’état de New-York a instauré un moratoire pour protéger les sources d’eau potable. Pourquoi ne pas s’en inspirer chez nous? » ajoute Martine Chatelain

La Coalition pour une gestion responsable de l’eau, Eau Secours! a demandé au ministre Arcand un moratoire immédiat sur toute exploration ou exploitation des gaz de schiste et l’arrêt immédiat du traitement des eaux de fracturation par des usines d’épuration des eaux municipales. Elle a également réclamé des analyses des eaux de fracturation avant et après traitement municipal, et le dévoilement du nom de tous les contaminants des eaux de fracturation traitées, ainsi que leur proportion (%).

Eau Secours! demande au MDDEP la preuve écrite qu’aucun contaminant ne peut nuire à la santé de la population et de l’environnement. Le principe de prudence et le simple bon sens devraient s’appliquer pour protéger le patrimoine hydrique des Québécoises et des Québécois.

Lettre envoyé au ministre Arcand

Article du Devoir: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/340662/traitement-des-eaux-de-fracturation-du-gaz-de-schiste-les-usines-d-epuration-ne-suffisent-pas-estime-un-expert

Lien du communiqué: http://eausecours.org/2012/01/communique-traitement-des-eaux-de-fracturation-par-les-usines-d%E2%80%99epuration-municipales/


Photo: http://madcitymike.blogspot.com

Press release: Fracking wastewater treated by municipal treatment plants: EauSecours! questions Minister Arcand

Montreal, January 24 2012 - La "Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau - Eau Secours!" (The Quebec Coalition for a responsible management of water) has sent a letter to the Minister of Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP - minister of the environment), Pierre Arcand, so that he would explain de authorization certificate given to the municipality of Huntingdon, letting it treat drilling and fracking wastewater.

In this letter, Eau Secours! wonders about the relevancy of giving a permit to treat fracking wastewater in Huntingdon even before the ÉES (Strategic environmental Evaluation) or government experts have evaluated if all contaminants can be removed with this procedure.

On January 20, in the newspaper Le Devoir, we learn that Raymond Van Coillie, an expert in environmental toxicology from Sherbrooke University, has done a report for Quebec's Auditor General that came to the conclusion that our municipal wastewater treatment plants "are not designed" to treat shale gas industry's fracking wastewater. The MDDEP keeps on saying that this procedure is safe.

The Chateauguay river already has all the signs of important agricultural and industrial pollution (Mercier lagoons). Also, the towns of Chateauguay and Mercier add fluoride to their drinking water, which also ends up in the river. Therefore, Eau Secours! wonders if all these contaminants will end up also in the drinking water of the towns that take their water from the Chateauguay river. Have all the health impacts for the human population and for wildlife been well documented?

"A leadership problem seems to emerge from this file. Can the mayor of Huntingdon take upon himself to decide accepting fracking water from everywhere in Canada to help finance his municipality like he declared publicly, no matter the consequences for all the towns downstream that take their drinking water from the Chateauguay River?" asks Martine Chatelain, Eau Secours!'s president.

The Coalition Eau Secours! wonders how one mayor can decide all by himself and unilaterally of the future of drinking water of a whole region, despite the wave of citizens' protests and questions.

"In the United States, in Pennsylvania, the Monongahela River problems of contamination caused by the shale gas industry have deprived 500,000 people of their drinking water. Groundwater contamination cases and private wells contamination cases are now well documented in our southern neighbors' country. Pennsylvania now does not let fracking wastewater be treated by municipal treatment plants and the state of New York has declared a moratorium to protect drinking water sources. Why not follow their example?" adds Martine Chatelain.

The coalition Coalition pour une gestion responsable de l'eau, Eau Secours! has asked minister Arcand to declare an immediate moratorium on all shale gas exploration and extraction and the immediate treatment of fracking wastewater by municipal wastewater treatment plants, and also the unveiling of all the contaminants of the treated fracking wastewater and their ratio (%).

Eau Secours! asks the MDDEP a written proof that no contaminant can harm the population's health and the environment's. The precaution principle and common good sense should be used to protect the aquatic inheritance of all Quebecois.

Un-authorized translation of letter sent to Minister Arcand.
Photo: MTQ

Saturday, December 17, 2011

Gaz de schiste - la SVP se prononce sur Huntingdon


Commentaire de la Société pour vaincre la pollution sur le traitement des eaux de fracturation de puits de gaz de schistes par la station d’épuration de Huntingdon.

Décembre 2011

D’après la Société pour vaincre la pollution, la gestion et le traitement des eaux de fracturation des puits gaziers est un des dossiers qui aura une grande importance dans la protection des eaux au Québec. L’expérience américaine nous enseigne que les eaux de remontée des puits contiennent, en plus des produits de fracturation injectés, des saumures (eau salée), des éléments radioactifs et toxiques que l’on retrouve dans les formations géologiques.

Une excellente enquête publiée dans le New York Times il y a plusieurs mois a montré que des usines d’épuration des eaux usées de la Pennsylvanie qui traitent les eaux de fracturation dépasseraient les normes de rejets pour la radioactivité.

Un bilan très préliminaire de la gestion des eaux de fracturation au Québec par les stations municipales d’épuration des eaux usées a été fait par le BAPE (voir les p. 135 à 139 du rapport du BAPE). Tout semble se baser sur une évaluation en cours des rejets dans le fleuve de la station d’épuration de Trois-Rivières qui reçoit les eaux de fracturation de Talisman (puits Gentilly). Fait intéressant, il y a plusieurs mois un technicien de la station d’épuration de Trois-Rivières a contacté la S.V.P. pour nous demander des informations sur les composés dans les eaux de fracturation qu’il devait épurer.

La station d’épuration de Trois-Rivières dessert 120,000 personnes et a un débit de 98,000 m3/jr et rejette ses eaux traitées dans le fleuve Saint-Laurent qui a un débit de 11 000 m3/s devant Trois-Rivières.

Pour sa part, la station d’épuration d’Huntingdon (sur le Chemin Connaught) dessert 6,100 personnes (20 fois moins que Trois Rivières) et a un débit de 10,200 m3/jr (9 fois moins que Trois-Rivières) et rejette ses eaux traitées dans la rivière Châteauguay qui a un débit de 15 m3/s soit près de mille fois moins que le fleuve à Trois-Rivières.

La station d’épuration d’Huntingdon est donc beaucoup plus petite que celle de Trois-Rivières et rejette ses eaux traitées dans un cours d’eau aussi beaucoup plus petit. La petite échelle de la station d'Huntingdon affecterait sa capacité de dilution des eaux de fracturation reçues (une mauvaise chose). Aussi le faible débit de la rivière Châteauguay affecterait aussi la capacité de ce cours d’eau à diluer les rejets (aussi une mauvaise chose).

D’ailleurs, selon le ministère des Affaires municipales, un débit minimum de conception d’une station d’épuration pour traiter des eaux de fracturation serait de 10,000 m3/jr. La station de Huntingdon serait donc très proche de la limite requise.

Finalement, en traitant des eaux de fracturation, les boues d’épuration de la station d’Huntingdon pourraient s’avérées trop contaminées pour en faire une valorisation (compostage, biogaz) ce qui augmentera les coûts de gestion de ces boues pour la municipalité.

En conclusion, la SVP ne croit pas que la station d’épuration de Huntingdon devra être autorisée à recevoir des eaux de fracturation. Cette station est trop petite et le débit de la rivière Châteauguay trop faible pour en assurer une minimisation des impacts sur la région.

Daniel Green, co-président, Société pour vaincre la pollution
Photo: Le Soleil

Commentary on the treatment of shale gas wastewater by the Huntingdon plant

December 2011

It is of the opinion of the Société pour Vaincre la Pollution (S.V.P. - society to beat pollution) that the question of managing and treating of shale gas wastewater is of great importance when it comes to water protection in Quebec. The American experience has taught us that well flowback contain brines, radioactive and toxic materials already found in geological formations besides the fracking fluids that had been injected in the well.

An excellent investigative reporting published in The New York Times many months ago revealed that water treatment plants of Pennsylvania that had accepted fracking wastewater had violated accepted limits of radioactivity in their effluents.

A very preliminary report on the management of fracking wastewater in Quebec by municipal wastewater treatment plants was done by the BAPE (see pages 135 to 139 in the original BAPE report in the French version). The report seems to draw its' report on the evaluation of the current effluents coming out of the Trois-Rivières plant going into the St.Lawrence River after the treatment of the wastewater coming from Talisman's well in Gentilly. It is interesting to note that many months ago, a technician from the Trois-Rivières plant contacted S.V.P. to ask us about information we could have on the chemical compounds that were in the fracking wastewater he had to purify.

The water treatment plant in Trois-Rivières treats the wastewater generated by a population of 120,000 and can treat 98,000 square meters per day, pouring it's treated effluent in the St.Lawrence River which has a rate of flow of 11,000 cubic meters per second at the Trois-Rivières point.

As for the Huntingdon plant on Chemin Connaught street, it treats the wastewater of a population of 6,100 (20 times less than Trois-Rivières) and has a capacity of treating 10,200 cubic meters per day (9 times less than Trois-Rivières) and pours it's effluent in the Châteauguay River that has a rate of flow of 15 cubic meters per second, almost a thousand times less than the St.Lawrence at the Trois-Rivières elevation.

The plant in Huntingdon is obviously much smaller than the one in Trois-Rivières and it's treated effluent is poured in a much smaller watercourse also. The smaller scale of the Huntingdon plant would affect it's capability of diluting the fracking wastewater it accepts, which is not a good thing. Plus, the smaller rate of flow of the Châteauguay River would also affect the capability of this watercourse to be able to dilute the effluents, which is not a good thing either.

Besides, as per the ministry of Municipal Affairs, the minimum rate of flow in the planning of a wastewater treatment plant to accept fracking wastewater would be 10,000 cubic meters per day. The Huntingdon plant would then be very close to the accepted limit.

Finally, by treating fracking wastewater, the biosolids coming from the Huntingdon plant could be too contaminated to be used as compost or the production of biogas, which will increase the costs of managing the biosolids for the municipality.

In conclusion, S.V.P. does not believe that the Huntingdon wastewater treatment plant should be authorized to receive fracking wastewater. This plant is too small and the rage of flow of the Châteauguay is too low to insure a minimum of impacts to the region.

Signed: Daniel Green, co-president, Société pour vaincre la pollutionPhoto: McGill University

Wednesday, December 14, 2011

Gaz de schiste - On nous prend pour qui?

Photo: François Roy, La Presse

"Il y a deux semaines (NDLR: fin novembre 2011), des camions citerne ont été vus transportant le contenu du bassin de rétention des eaux de fracturation du puits de gaz de St-Barnabé au bout du rang de La Pointe du Jour.

Selon les informations recueillies, nous avons appris que ces eaux furent transportées à l’usine d’épuration de la ville d’Huntingdon, que la toile imperméabilisante sera transportée aux installations de Waste management à St-Nicéphore et que des tests de sol seront entrepris…au printemps seulement pour vérifier si la dite toile n’aurait pas laissé percoler de son contenu dans le sol.

Bravo! Direz-vous, c’est parti du décor! Mais pourquoi attendre au printemps avant de prendre des tests de sol? Est-ce parce qu’on veut attendre que l’hiver et les lessivages qu’il engendre aient fait leur travail? Et les résidants à proximité de ce puits seront-ils les dindons de la farce? La nappe phréatique sera-t-elle affectée? Où sont les inspecteurs du MDDEP? Sur le terrain à surveiller les opérations? Impossible de le savoir. Voilà pour la transparence et la facilité d’avoir des informations.

Ensuite, qui héritera de ces déchets? Selon nos informations, l’usine de traitement des eaux de la ville d’Huntingdon détiendrait un permis émis par le MDDEP pour traiter ces eaux. Voici donc une excellente opportunité pour l’ÉES de valider des informations scientifiques, car les membres de cette commission d’étude gouvernementale sont sans aucun doute au courant du fait, car ce sont eux qui sont supposés autoriser de telles manœuvres. (Référence officielle Q-2, r. 47.1, article 3)  http://www.mddep.gouv.qc.ca/publications/lois_reglem.htm

Pourtant, de nombreux scientifiques indépendants doutent de la capacité de cette usine, ainsi que de toute autre au Québec, d’être en mesure de traiter des eaux contenants des produits chimiques en si grande quantité (plus de 656 selon l’EPA). La méthode utilisée pour s’en débarrasser sera sans doute celle de la dilution par les eaux domestiques de cette ville. Ces eaux seront ensuite libérées dans la rivière Châteauguay qui se déverse dans le fleuve St-Laurent… près de la prise d’eau potable de la ville de Montréal…

Le CCCPEM réitère sa position et demande encore une fois qu’un moratoire soit décrété le plus rapidement possible afin que cessent toutes opérations concernant l’exploration des gaz de schiste au Québec. La population a été bernée par l’instauration de l’ÉES (Étude Environnementale Stratégique) mise en place par le MDDEP suite au rapport du BAPE. L’industrie continue son travail sous le couvert de cette étude. Il est vrai qu’aucune nouvelle fracturation n’a été effectuée depuis l’instauration de cette ÉES, mais nous voyons bien que les dégâts environnementaux n’ont pas cessé pour autant.

Si la transparence et la sécurité du public sont vraiment les prémisses au MDDEP, pourquoi les principaux intéressés ne sont-ils pas au courant des diverses manœuvres entreprises ? Pourquoi faut-il toujours quémander les informations ? Décidément, un moratoire s’impose de plus en plus!

Et on nous annonce à quelques jours d’avis que l’ÉES sera à Saint-Hyacinthe lundi (12 décembre 2011) pour entendre la population et recevoir les mémoires ! En fait ce ne sont pas vraiment les gens de l’ÉES qui seront présents mais plutôt une firme qu’ils ont engagée pour faire de la médiation (NDLR: une annonce subséquente confirme la présence de certains membres de l'ÉES seront présents). Quand va-t-on cesser de nous prendre pour des valises ?"

Signé: Jacques Tétreault, enseignant au CFM (Centre de formation des Maskoutains) et président du Comité des Citoyens et Citoyennes pour la Protection de l’Environnement Maskoutain (CCCPEM).

Le chauffeur aurait oublié de mettre son frein de stationnement?
Photo: Lock Haven University

"Do they take us for fools?

Two weeks ago (end of November 2011), tanker trucks were seen emptying the holding pond of wastewater of a shale gas well in St-Barnabé, down the road La Pointe du Jour.

From the information I could gather, the wastewater was trucked to the water treatment plant of Huntingdon and the liner will be transferred to the Waste Management plant in St-Nicéphore and the soil tests, to make sure the liner did not leak in the soil underneath, will be done...only next Spring!

Fine! Can I hear you say! Good riddance! But why wait till Spring for the soil tests? Do they want winter to flush it out? What about the neighbors living right beside it? Will the groundwater be affected? Where are the inspectors of the Ministry of the Environment? How come they're not on site to oversee the operations? It was impossible to find out. So much for transparency and the so-called ease to get information!

What now? Who will get the waste? As far as we were able to find out, Huntingdon's water treatment plant would have received a permit from the Ministry of the Environment to accept to treat this wastewater. Here's a fine opportunity for the Environmental Assessment Committee to get the scientific information it is mandated to obtain, because the members of this governmental committee are surely aware of these going ons, because they are the ones that are supposed to authorize such activities. (refer to Q-2, r. 47.1, article 3 here: http://www.mddep.gouv.qc.ca/publications/lois_reglem.htm ).

Even so, many independent scientists doubt that this plant is capable of completly treating this water: according to them, no water treatment plant in Quebec is able to treat wastwater containing chemicals products in such important concentrations (more than 654, according to the EPA). The method used will probably be dilution with residential wastewater of that municipality. This "treated" wastewater will then be poured into the Chateauguay river that then flows into the St.Lawrence...near the drinking water intake of Montreal...

The CCCPEM maintains its position and once more demands a moratorium as soon as possible so that all shale gas activities stop in the province of Quebec. The population has been deceived by the creation of the ÉES ( Strategic Environmental Assessment) by the MDDEP (Ministry of the Environment) following the BAPE (Bureau d'Audiences Publiques en Environnement - office of public environmental hearings) report. It's business as usual for the gas industry, thanks to this study. While it's true that there has not been any more fracking since the creation of the ÉES, we believe that the environmental impacts continue to be felt, nevertheless.

If transparency and public security are really priorities for the MDDEP, how come they are not aware of these industrial activities? Why must we always dig so hard to get information about them? No doubt about it, a moratorium is essential, more than ever!

And with just a few days' warning, we're told that the ÉES is holding a public information meeting in Saint-Hyacinthe Monday (December 12 2011) to hear our questions! To add insult to injury, it won't be people from the ÉES that will attend, but rather a mediation firm they hired (editorial note: it was later confirmed that some members of the ÉES will be there). When will they stop taking us for fools?"

Signed: Jacques Tétreault, teacher at the CFM (Maskoutains training center) and president of the Comité des Citoyens et Citoyennes pour la Protection de l'Environnement Maskoutain (CCCPEM) - citizens' group for the protection of the maskoutain environment. Photo: economywatch.com

Saturday, October 15, 2011

Moules zébrées contribuent à contaminer les Grands Lacs


Les moules zébrées, une espèce invasive qui vient d'ailleurs, est aussi une peste pour la rivière Richelieu. Voilà que des biologistes canadiens découvrent qu'elles contribuent à contaminer l'eau où elles habitent. Comme si la rivière Richelieu n'était pas assez polluée sans moules zébrées!

Voici une traduction libre d'un court article d'Agence France Presse.

Les moules zébrées contaminent les Grands Lacs en se nourrissant de produits chimiques.

Les moules zébrées viennent de la Mer Caspienne et ont été emmenés en Amérique du Nord par accident. Elles sont devenues une véritable peste et relâchent des chimiques toxiques dans les Grands Lacs, disent des biologistes canadiens.

Les moules zébrées sont venues au Canada dans les eaux de ballast des navires cargo qui sont arrivés dans le continent en 1986. Depuis 2 décennies, les créatures pas plus grosses qu'un ongle de pouce se sont reproduites et se retrouvent dans plus du tier des Grands Lacs.

Ne se contentant pas de dévorer le plancton et les espèces indigènes, les moules zébrées sucent les BPC toxiques qui se trouvent dans les sédiments dans le fond des lacs et relâchent les chimiques dans l'eau douce, selon Todd French, un biologiste au Queens University à Kingston, en Ontario.

"Les moules zébrées font comme un siphon: elles absorbent tout et rejettent ce qui est toxique." explique-t-il.

Les BPC ont été fabriqués en 1929 et étaient utilisés comme scellant et dans les calfeutrages, intégrés dans des huiles, des encres et des peintures.

Ils ont été détectés dans les Grands Lacs pour la première fois en 1966. Dès 1977, les préoccupations sur les impacts environnementaux des BPC ont justifié une interdiction nord-américaine de fabriquer et importer ces chimiques, car c'est un produit qui ne se décompose pas facilement.

Les niveaux de concentrations de BPC ont baissés jusqu'en 1980, où ils ont recommencé à augmenter à cause des moules zébrées, comprennent maintenant les scientifiques. Leurs découvertes ont été publiées dans une édition récente du journal scientifique Ecosystems.

On est préoccupé du fait que les moules relâchent les BPC qui ont été emprisonnés dans les sédiments pendant des décennies dans l'eau où ils sont ensuite absorbés par les algues et les autres animaux plus haut placés dans la chaîne alimentaire jusqu'à ce que les BPC rejoignent les poissons mangés par des humains.

Santé Canada dit que de petites quantités de BPC ne provoqueront probablement pas des effets néfastes sur la santé. Mais une accumulation des chimiques dans le corps pourrait provoquer des problèmes du système nerveux et des cancers du foie et des reins.

"C'est inquiétant pour les 40 millions de personnes du Canada et des États-Unis qui vivent autour des Grands Lacs." dit French.

Les lacs Supérieur, Michigan, Huron, Érié et Ontario font ensemble le plus vaste groupe de lacs d'eau douce de la planète et couvrent une surface totale de 208,610 kilomètres carrés, retenant 21% de l'eau douce disponible.

"Éventuellement, nous devrons ré-évaluer les normes de consommation des poissons pêchés dans les Grands Lacs." conseille French.

À long terme, les niveaux de concentration de PCB dans les Grands Lacs devraient se stabiliser puisque les chimiques sont pratiquement bannis dans le commerce, mais les dégâts causés par les moules ne s'arrêtent pas là.

Elles recouvrent de vastes plaques en grappes, nuisant et même suffocant les mollusques indigènes et les crustacés, et causent des dommages aux infrastructures à des coûts de milliards de dollars.

"Les moules zébrées pénètrent dans les systèmes de refroidissement des centrales électriques et bouchent les conduits. Elles endommagent les usines de traitement d'eaux usées et les installations d'aquaculture, et même les moteurs des navires." dit Renata Claudi, à la tête d'un groupe qui combat la propagation des moules zébrées.

"Il y a un produit, le Zequanox, qui est efficace pour détruire des populations de moules, mais il peut seulement être utilisé dans des petits plans d'eau." dit-elle. Les Grands Lacs sont beaucoup trop vastes.

"Il n'y a vraiment rien qu'on peut faire pour les arrêter." conclut Chris Grooms du groupe écologique Kingston Field Naturalists. "Nous tentons seulement de ralentir leur progression en nettoyant les dessous des bateaux pour éviter qu'elles contaminent encore plus de lacs."

"Chemical-munching mussels contaminating Great Lakes

Zebra mussels from the Caspian Sea, introduced to North America by accident, are becoming a veritable plague releasing toxic chemicals into the Great Lakes, Canadian biologists say.

The mussels hitch-hiked to Canada on the ballasts of cargo ships arriving on the continent in 1986. And in the past two decades the thumbnail-sized creatures have spread and are found in more than a third of the Great Lakes.

Not content with devouring plankton and indigenous species, the mussels are sucking on toxic polychlorinated biphenyls (PCBs) trapped in the lakes' sediment and releasing the chemicals into the freshwaters, Todd French, a biologist at Queens University in Kingston, Ontario told AFP.

"Zebra mussels act as a siphon. They absorb everything and reject what is toxic," he explained.

PCBs were first manufactured in 1929, and were widely used in sealing and caulking compounds, cutting oils, inks and paint additives.

They were detected in the Great Lakes for the first time in 1966. By 1977, concern over the environmental impact of PCBs, which do not break down easily, led to a North American ban on manufacturing and importing the chemicals.

Levels in the Great Lakes abated until the late 1980s before starting to climb again, because of the mussels, scientists have now discovered. Their findings were published in a recent issue of the journal Ecosystems.

The concern is the mussels are releasing PCBs that had been trapped in sediment for decades in waters where they are then absorbed by algae and other animals up the food chain until they eventually reach fish eaten by humans.

Health Canada says small amounts of PCBs are unlikely to cause adverse health effects. But an accumulation of the chemicals in the body can lead to problems of the nervous system, and liver and kidney cancer.

"There is a concern for the 40 million people (Canadians and Americans) living near the Great Lakes," French said.

Lakes Superior, Michigan, Huron, Erie, and Ontario form the largest group of freshwater lakes in the world with a total surface of is 208,610 square kilometers, and hold 21 percent of its fresh water.

"Eventually, we'll have to re-evaluate guidelines for the consumption of fish from the Great Lakes," French urged.

Over the long term, PCB levels in the Great Lakes should eventually stabilize since the chemicals have largely been phased out, but the havoc created by the mussels does not end there.

They blanket vast areas in clusters, interfering with and even suffocating indigenous mollusks and crustaceans, and cause billions of dollars in infrastructure damage.

"The zebra mussel gets into the cooling systems of power plants and clogs the pipes. It damages water treatment plants and aquaculture, and even boat engines," said Renata Claudi, head of a group fighting the mussels' spread.

"There is a product (Zequanox) which is (effective for destroying populations of) mussels, but it can only be used for eradication in small bodies of water," she said. The Great Lakes are far too big.

"There is nothing really that we can do to stop them," concluded Chris Grooms of the ecological group Kingston Field Naturalists.

"We're just trying to stem their advance by cleaning boat keels to avoid further contamination of more lakes.""

Excerpts from article written by Kilian Fichou for AFP published here: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jWn_zd_f83cmrRRzTdcmQrXIohqQ

Thursday, September 29, 2011

Grands Lacs - les 5 chimiques les plus inquiétants

Photo: Canadian Press

"L'équipe de chercheurs du Bureau régional des Grands Lacs publie un rapport sur les nouvelles substances chimiques préoccupantes

La Commission mixte internationale reçoit un rapport rédigé par M. Saad Jasim, directeur du Bureau régional des Grands Lacs, en collaboration avec MM. Merih Otker Uslu et Nihar Biswas de l'Université de Windsor. Dans ce rapport, les auteurs, sous la direction de M. Uslu, analysent ce qui s'est publié entre 2007 et 2011 au sujet de la présence de nouvelles substances chimiques préoccupantes dans le bassin des Grands Lacs. Le rapport peut être téléchargé ici, et il est résumé ci-dessous.

Des composés pharmaceutiques, produits de soins personnels et composés perturbateurs du système endocrinien ont été décelés dans les eaux usées municipales, les eaux de surface, les eaux souterraines et les eaux potabilisées, ainsi que dans les sédiments et les organismes aquatiques partout dans le monde. Les composés pharmaceutiques actifs se divisent en plusieurs groupes : anti-inflammatoires, antibiotiques, antiépileptiques, bêtabloquants, etc. Les produits de soins personnels, comme les muscs et les cosmétiques, contiennent de nombreuses substances chimiques. Un vaste éventail de composés perturbent le système endocrinien, dont les hormones, les pesticides et les alkylphénols. Tous ces produits ont été réunis sous la dénomination de « nouvelles substances chimiques préoccupantes », et on s'y intéresse en raison de leurs possibles effets nocifs sur les animaux et les humains à un faible degré d'exposition. Parmi ces effets, il y a l'action toxique sur les organismes aquatiques, l'altération du système reproducteur des organismes aquatiques et la stimulation du développement de souches résistantes de bactéries qui présentent un risque pour la santé humaine.

De nouvelles substances chimiques préoccupantes sont décelées depuis longtemps dans divers milieux, mais leurs rejets dans l'environnement n'ont pas été entièrement réglementés par les autorités compétentes aux États-Unis et au Canada. Une évaluation complète des risques que présente chaque nouvelle substance chimique préoccupante devrait être effectuée par les autorités scientifiques et réglementaires. À cette fin, il faudrait procéder à l'analyse et à la surveillance environnementales, surtout dans les secteurs où des toxiques chimiques sont rejetés dans le milieu aquatique.

La contamination de l'environnement par les nouvelles substances chimiques préoccupantes imputable aux rejets agricoles, industriels et municipaux est connue dans le bassin des Grands Lacs, et la Commission mixte internationale y a désigné plusieurs « secteurs préoccupants ».

Le rapport présente une analyse de la documentation qui a été publiée entre 2007 et 2011 sur la présence de nouvelles substances chimiques préoccupantes dans le bassin des Grands Lacs. Les rapports et études scientifiques avalisés par des comités de lecture ont été tirés de la base de données Web of Science. Les nouvelles substances chimiques préoccupantes déterminées par la Commission mixte internationale sont les muscs synthétiques, agents tensioactifs fluorés, ignifugeants bromés et chlorés, alkylphénols éthoxylés, paraffines chlorées à chaîne courte, phtalates, produits pharmaceutiques, produits de soins personnels, pesticides et biphényles polychlorés (BPC) hydroxylés. D'après la liste donnée et la documentation, les nouvelles substances chimiques préoccupantes dont il est fait le résumé dans l'analyse sont classées comme suit : substances pharmaceutiques, pesticides, ignifugeants (ignifugeants bromés et chlorés, paraffines chlorées), agents tensioactifs perfluorés, alkylphénols, parfums de musc synthétiques, plastifiants et hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les données sur les contaminants du passé que sont les biphényles polychlorés ont été exclues du rapport. Celui-ci traite de la présence de toutes les substances chimiques en question dans les influents et les effluents des stations de traitement des eaux usées, les eaux de surface et les eaux souterraines, les influents et les effluents des stations de potabilisation, les sédiments et le biote."

Lien pour le communiqué: http://www.ijc.org/rel/news/2011/110824_f.htm

Photo: DEQ Michigan

"5 chemical threats to the Great Lakes

The Great Lakes have faced various threats for years, from industrial pollution to invasive species, but another challenge worries many researchers these days — the emerging chemical threat.

It’s not just pesticides, as scientists are finding worrying levels of pharmaceutically active compounds such as anti-inflammatories, antibiotics, anti-epileptics, and beta blockers in lake water. As well, hormones, pesticides and alkylphenols have been identified as threats.

These products and medicines flushed down toilets and dumped into sinks are not stopped at water treatment plants, which are not geared to deal with them.

A new report prepared for the International Joint Commission by two Windsor, Ont., researchers has outlined the threats the chemicals pose. The International Joint Commission was formed by the U.S. and Canadian governments to find solutions to problems in the Great Lakes Basin.

The compounds “are receiving attention due to their potential adverse effects on animals and humans at low levels of exposure,” said the report, co-authored by Merih Otker Uslu and Nihar Biswas of the University of Windsor. They sound a warning later in the report, which is a review of data collected from 2007-11.

“The toxic effects on aquatic organisms, alterations on the reproductive system of aquatic organisms and the promotion of the development of resistant bacterial strains representing a health risk to humans, are among the adverse effects of these compounds.

“Although chemicals of emerging concern have been detected in different environmental compartments for a longtime period, their environmental releases have not been completely regulated by the regulatory communities in the United States and Canada.”

Uslu and Biswas called for a comprehensive risk assessment of each chemical of emerging concern.
Pharmaceutical substances

Sewage treatment plants are not designed to handle pharmaceutical substances, the report suggests, leading to a “vast” array of drugs in varying levels in the Great Lakes.

“The main concern regarding the presence of pharmaceutical residues in the aquatic environment has been focused on antibacterials which may promote the development of resistant bacteria strains representing a health risk to humans,” said the International Joint Commission report.

Substances such as antidepressants, antibiotics, and steroid hormones that eventually make it into groundwater that is then tapped into a house “may also pose adverse effects on humans.” The levels of pharmaceuticals found were quite low, and the study does not delve into how much water needs to be consumed before health is affected.

Levels of caffeine have been found as well.
Pesticides

The warning about pesticides in the lakes is simple and disturbing: “Many pesticides are suspected of being endocrine disruptors which can cause sexual abnormalities and reproductive failure.”

Elevated levels of pesticides are found in the Great Lakes during late spring and summer when agricultural activities are in full bloom. The studies considered by Uslu and Biswas found elevated levels of pesticide in watersheds that flow into the lakes, passing golf courses and farms on the way.

In one study, seven great blue heron colonies were sampled in the St. Lawrence River in 2001 and 2002. Samples were analyzed for 21 pesticides. More than half of these 21 pesticides were detected in about 50 per cent of the samples, the study stated.

The level of pesticides in the lakes, as well as the type of chemical, depends on where the test samples are taken. The Humber River watershed has higher levels of the chemical atrazine than the Don River watershed because it includes more agricultural area.
Flame retardants

Flame retardants are chemicals that can be added to paint or other materials.

“These substances are highly toxic and persistent in the environment. Due to high lipophilicity and stability, they have the potential for accumulation in sediments and bioaccumulation in wildlife,” said the report.

Some flame retardants have chemical structures similar to PCB, and “are also considered potential endocrine disruptors.”

Some types of retardants originate from manufacturing processes and can come from the air.
Synthetic musk fragrances

The musks are used in a number of products, including perfumes, cosmetics, detergents and cleaning products.

“Due to their lipophilic nature, synthetic musks could not be effectively removed in sewage treatment facilities and are retained in sewage sludges,” said the report.

Among fish taken in Chicago, the chemicals were found in all of the samples.
Bisphenol A

“Bisphenol A is a well-known plasticizer used to make polycarbonate plastics and epoxy resins. It is a highly persistent endocrine disruptor and therefore subjected to risk assessment studies by regulatory authorities around the world,” said the report.

It has been widely detected in drinking water, in Detroit and Windsor, Ont., and in the water of 17 other Ontario communities.

Bisphenol A was declared a toxic substance by Canadian authorities in October 2010. It does not pose a danger to human health though through food packaging uses, Health Canada said."

Link: http://www.cbc.ca/news/canada/story/2011/09/21/great-lakes-threat-list.html

Tuesday, September 6, 2011

Saint-Laurent - la voie maritime ne sera pas élargie


Cela fait presque 10 ans que l'organisme fédéral des États-Unis appelé U.S. Army Corps of Engineers, maîtres d’œuvre de plusieurs horreurs comme des barrages, des digues, des murets de protection et des dragages de cours d'eau, cela fait donc presque 10 ans que cet organisme avait proposé d'élargir la voie maritime du Saint-Laurent afin de permettre à des plus gros navires d'atteindre les Grands Lacs. Des groupes de protection de l'environnement jubilent en cette première semaine de septembre 2011, car il semblerait bien que ce projet est définitivement mis sur les tablettes.

La voie maritime artificielle qui relie les Grands Lacs avec l'océan Atlantique était déjà considérée comme trop étroite lors de son ouverture il y a plus d'un demi-siècle: les navires qui voguaient le globe était déjà plus larges. Les échanges de cargo n'ont jamais satisfaits les promoteurs et les limites de la voie en étaient partiellement responsables.

Un des impacts inattendus de ce système d'eau douce, les Grands Lacs sont le plus important du globe, désormais visité par des navires voguant les océans du globe est une invasion biologique bien mal accueillie. Les eaux de ballast contaminées des navires seraient responsables des invasions barbares les plus célèbres, dont les moules zébrées et quagga.

Dans un lourd rapport datant de 2002 détaillant les problèmes de la Voie Maritime du Saint-Laurent, l'Army Corps avançait que l'un des moyens possibles pour augmenter le trafic serait d'élargir les écluses et les canaux pour que les navires plus massifs puissent se rendre jusqu'aux lacs et se rendre à des ports comme Green Bay, Milwaukee et Duluth.

Cette idée n'a pas plu à plusieurs groupes environnementaux et certains politiciens régionaux qui s'inquiétaient que les travaux de plusieurs milliards introduiraient d'autres espèces indésirables ainsi que d'autres problèmes environnementaux comme l'érosion. Ils doutaient de la sagesse d'investir davantage dans un système qui doit être fermé à tous les hivers à cause de la glace.

L'Army Corps a laissé tombé l'idée d'élargir la voie maritime, propriété conjointe des États-Unis et du Canada il y a de cela quelques années, mais y a renoncé officiellement à la révision mise à jour de son étude tout dernièrement.

"C'est clair que cette dernière version du Great Lakes Navigation System Review est un autre pas vers l'annulation officielle d'un agrandissement de la Voie Maritime." écrivait une coalition de 34 groupes de conservation à la Army Corps au début de septembre 2011. Il y a encore plus d'espoir en sachant que le Corps recommande une révision conjointe É.-U et Canada pour se pencher sur les dommages environnementaux provoqués par la navigation commerciale et la protection de la précieuse ressource en eau douce des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent."
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"Plans to expand St. Lawrence Seaway are scrapped

Almost a decade after the U.S. Army Corps of Engineers suggested expanding the St. Lawrence Seaway to make it a more relevant route for the world's ever-expanding fleet of freighters, conservationist groups this week (first of September 2011) are celebrating that the agency has formally scrapped that proposal.

The manmade shipping link between the Great Lakes and Atlantic Ocean was already too small for much of the world's fleet when it opened over a half century ago. That's a big reason why the Seaway's cargo flows haven't matched the region's expectations.

But one unexpected result of opening the world's largest freshwater system to smaller oceangoing vessels is that it also opened the door to a host of unwanted biological invasions; contaminated ballast water from oceangoing vessels is blamed on some of the lake's most notorious invaders, including zebra and quagga mussels.

In a lengthy 2002 report analyzing the Seaway's woes, the Army Corps suggested that one way to boost traffic was to expand the system's locks and channels so bigger boats could squeeze into the lakes and visit ports like Green Bay, Milwaukee and Duluth.

That idea didn't float with a host of environmental groups and regional politicians worried that a multi-billion dollar expansion would likely lead to more unwanted species as well as other environmental problems like erosion. They also questioned the wisdom of investing so heavily in a system that must be closed down each winter due to ice.

The Army Corps backed off the idea of expanding the U.S. and Canadian owned Seaway several years ago, but evidently it didn't formally drop it until a recent update to its Seaway study.

"It is clear that this latest iteration of the Great Lakes Navigation System Review takes a significant step forward by formally rejecting the notion of (a Seaway) expansion," a coalition of 34 conservation groups wrote the Army Corps earlier this week. "Further promising is the Corps’ recommendation to initiate a binational review to address the decades of environmental damage caused by commercial navigation and protect the precious freshwater resources of the Great Lakes and St. Lawrence River.""

Excerpts of article written by Dan Egan of the Journal Sentinel published here: http://www.jsonline.com/blogs/news/129045873.html

It seems clear to me that because of the silting up of the river and the lower water availability, digging up the St.Lawrence Seaway would be done at the expense of the rest of the watershed ecosystems. The railway system should be upgraded and be put to use instead, as far as I'm concerned.

Friday, September 2, 2011

Agriculture et parcs nationaux sont-ils compatibles?

Photo: La Presse

Le parc national des Îles de Boucherville va évincer ses agriculteurs bientôt. Cela ne fait pas l'affaire de tout le monde. Et puis il y a le terrain de golf, lui aussi sources de problèmes de pollution pour le fleuve. Un des articles à lire sur le sujet est ici: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201107/12/01-4417084-parc-des-iles-de-boucherville-les-agriculteurs-bientot-evinces.php

Un autre article, plus favorable du point de vu de l'agriculteur et plus local ici: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+La_culture_du_mas_dans_les_iles_de_Boucherville.html?JournalID=1&ArticleID=716356

Des groupes environnementaux aux États-Unis veulent aussi que l'agriculture sorte des refuges fauniques fédéraux. Les récoltes GM, génétiquement modifiées, sont particulièrement visées ici. Mais le principe de modifier un endroit qui se veut un refuge pour la flore et la faune sauvage pour faire pousser des récoltes est quand même à remettre en question. Voici la traduction libre d'un article sur le sujet:

Trois groupes environnementaux on entamé un procès au début d'août pour tenter d'arrêter les récoltes génétiquement modifiées qui sont semées sur 44,000 acres de terres fédérales, mais le U.S. Fish and Wildlife, l'équivalent de parcs, flore et faune, dit que le maïs, des sorghos et le riz fournissent de la nourriture pour les oiseaux en migration tout le long de leurs trajets.

Le Center for Food Safety et 2 autres groupes avancent que le Fish and Wildlife Service n'a pas suivi les bonnes procédures pour permettre aux fermiers de faire de l'agriculture sur les terres publiques dans un programme qui a commencé il y a de cela 14 ans déjà. Le procès demande une injonction qui s'entendrait sur le fait que le Fish and Wildlife a enfreint des règlements et ordonnerait un arrêt des semis. Les groupes avaient entamé des procès similaires au Delaware qui a arrêté les ensemencements de récoltes génétiquement modifiées dans deux refuges fauniques et en bout de ligne, il en est résulté une fin de la pratique dans 12 états dans la région nord-est du pays.

"Notre argument principal est que ces récoltes encouragent les mauvaises herbes qui poussent partout et fait la promotion de nourriture que la faune sauvage ne mangerait pas normalement." dit l'avocat Kathryn Douglass représentant le groupe Public Employees for Environmental Responsibility, l'un des groupes impliqués dans le procès. "Cela est vraiment nuisible, de changer la diète des animaux qui se sont toujours fié sur la flore et la faune indigène de la région dans le passé." dit Douglass.

Tom MacKenzie, le porte-parole du Fish and Wildlife n'est pas d'accord avec les allégations que l'agence ne s'est pas assez soucié des impacts environnementaux ou permis assez de commentaires du public sur le programme. Il dit aussi que le programme choisit des terres avec soin le long des cours d'eau pour s'assurer qu'elles se trouvent là où la sauvagine et les oiseaux passent durant leur migration. "Toute opération agricole est strictement pour bénéficier la faune sauvage." dit MacKenzie.

L'agence fédérale permet les récoltes génétiquement modifiées sur ses terres dans 8 états dans le sud des É.-U.: l'Alabama, l'Arkansas, le Kentucky, la Louisiane, le Mississippi, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud et le Tennessee. Ensembles, l'agence gère 4 millions d'acres dans la région qui compte 10 états. Un total de 23 refuges sont inclus dans le programme de plantation de l'agence, et songe à en ajouter 2 autres. Les 25 sont mentionnés dans les documents du procès. L'Arkansas a le plus grand nombre de refuges mentionnés dans le procès, 6, et ils sont tous dans la partie est de l'état, où l'agriculture et la chasse à la sauvagine sont des éléments clés de l'économie.

Les cultivateurs récoltent environ 75% de la récolte et laissent 25% du rendement au sol pour les oiseaux. "Nos programmes d'agriculture utilisent les mêmes semences que celles utilisées par les fermiers au travers le pays." dit MacKenzie. Cela inclut habituellement des graines qui ont été modifiées pour survivre aux applications d'herbicides contenant du glyphosate, un produit vendu par Monsanto sous le nom de Roundup. MacKenzie dit que les surfaces semées ont des bandes riveraines, des zones tampon, font la rotation des cultures et respectent d'autres critères pour assurer des sources de nourriture sécuritaires, constantes et soutenables pour la sauvagine en migration et les autres oiseaux.

Douglass dit que les cultures génétiquement modifiées sont la dernière chose qui devrait être introduite dans un refuge faunique national. Elle dit que si les groupes réussissent à arrêter cette pratique, ils peuvent se concentrer à arrêter toutes les récoltes sur des terres dans les refuges pour la faune et la flore sauvage.

MacKenzie dit que si on utilisait de la semence traditionnelle (pas GM), cela nécessiterait plus d'applications d'herbicides, ce qui n'est pas nécessaire sur les récoltes génétiquement modifiées. (Note personnelle: cela reste à démontrer!)

Le troisième groupe impliqué dans le procès est "Beyond Pesticides", dont les bureaux sont à Washington, D.C.
Photo: planetsave.com

"Groups seek ban in 8 Southern states on genetically-modified crops in federal wildlife refuges

Three environmental groups filed a lawsuit Thursday (August 11 2011) seeking to stop the planting of genetically-modified crops on 44,000 acres of federal land in the South, but the U.S. Fish and Wildlife Service says the corn, milo and rice provide food for migrating birds along critical flyways.

The Center for Food Safety and two other groups argue that the Fish and Wildlife Service did not follow proper procedures in permitting farmers to grow on the public lands in a program that began 14 years ago. Their suit seeks an injunction that would agree that Fish and Wildlife violated rules and would order a halt to the planting. The groups pursued two similar lawsuits in Delaware, which blocked planting of genetically-engineered crops in two wildlife refuges and, ultimately, resulted in the Fish and Wildlife Service ending the practice in its 12-state northeast region.

"Our general larger point is that the use of these crops ... promotes weeds that grow everywhere and promotes growth of different feeds that wildlife would not normally be eating," said attorney Kathryn Douglass of the Washington, D.C.-based Public Employees for Environmental Responsibility, one of the groups suing. "That is actually harmful ... changing the diet of animals that have traditionally relied on the endemic flora and fauna in the area," Douglass said.

Fish and Wildlife spokesman Tom MacKenzie disputed allegations in the lawsuit that the agency didn't adequately assess the environmental impact or allow sufficient public comment on the program. He also said the program uses carefully selected land along waterways where waterfowl and other birds migrate. "Any farming operation is solely for the benefit of wildlife," MacKenzie said.

The federal agency allows genetically-modified crops to be planted on its lands in eight states in the South: Alabama, Arkansas, Kentucky, Louisiana, Mississippi, North Carolina, South Carolina and Tennessee. Altogether, the agency manages 4 million acres in the 10-state region. A total of 23 refuges are included in the agency's planting program, with two others being considered. All 25 are listed in the lawsuit. Arkansas has the greatest number of refuges targeted in the suit — six — and they're all in the eastern part of the state, where both farming and duck hunting are key elements of the economy.

Growers harvest about 75 percent of what they plant, leaving 25 percent on the ground for the birds to eat. "Our farming programs use the same commercial seed stock used by farmers across America," MacKenzie said. That usually includes seed that has been modified to resist the herbicide glyphosate, which is marketed by Monsanto Co. as Roundup. MacKenzie said the planted acres include buffer zones, require crop rotation and other checks "to facilitate safe, consistent and sustainable" food sources for migrating waterfowl and other birds.

Douglass said genetically-engineered crops "are the last thing that should be introduced onto a national wildlife refuge." She said that if the groups are successful in ending those plantings, they may then turn their attention to ending all crop development on wildlife refuge land.

MacKenzie said using traditional seed would lead to a greater need to spray herbicides, something the genetically-altered grains don't require.

The third group suing is Washington, D.C.-based Beyond Pesticides."

Excerpts of article written by Chuck Bartels from Associated Press published here: http://www.startribune.com/nation/127542193.html
Photo: johnharveyphoto.com