Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Monday, June 11, 2012

Milieux humides - les folies de l'homme



En 2006, Iberville permettait le remplissage d'un milieu humide pour construire une douzaine de maisons. Tout cela était "légal". Mais cet envahissement des milieux humides comme celui-ci rapporté dans Le Canada Français le 29 mars 2006, et tous les autres avant et après, rapportés ou pas, rendus publics ou pas, légaux ou pas, n'auront pas contribué de façon importante à la crue dévastatrice de 2011?

Et au lieu de redonner aux milieux humides leur place que l'humanité leur a enlevé, nous voulons draguer,creuser, ériger d'autres digues et barrages dans la rivière Richelieu qui reprend parfois ses droits, comme elle l'a fait l'an passé?

Pourtant, les développements immobiliers dans les milieux humides, naturels et inondables continuent de plus belle, avec la bénédiction des municipalités et des MRC qui ont pourtant le devoir des protéger selon les politiques provinciales. Tout ce beau monde s'en lave les mains, et à la prochaine inondation, à la prochaine crue, on criera au meurtre et exigeront des subventions et d'autres exceptions pour permettre la reconstruction de ces invasions barbares aux écosystèmes.

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Here's one amongst many proofs that marshes, wetlands and floodplains were and still are being filled, and probably contribute to devastating floods like the ones we had in 2011.

This wetland being filled in "legally" back in 2006 is in one of the most affected areas last year. Yet, people want to be helped so that they can rebuild again right were it should not have been authorized back then. Photo: Ryan Remiorz, Canadian Press

Sunday, June 10, 2012

Pollution - des poissons drogués


Des signes d'autisme chez les poissons: ahurissant!

Des symptômes d'autisme observés chez des poissons qui nageaient dans de l'eau contaminée de médicaments psychotropes.

Des scientifiques ont identifiés une constance d'activités de certains gènes dans les menés à tête de boule qui imitaient les mêmes observés chez des humains susceptibles d'être atteints de ce problème de comportement.

La recherche laisse soupçonner qu'un déclencheur environnemental potentiel pourrait déclencher l'autisme chez des personnes génétiquement vulnérables, selon les auteurs de l'étude.

Des chercheurs de l'université de l'Idaho aux États-Unis ont exposé des poissons au médicament anti-dépression Prozac (fluoxetine) et 2 autres produits chimiques, le venlafaxine, un autre anti-dépression et le carbamazepine, qui aide à maîtriser les crises d'épilepsie.

Les concentrations étaient équivalentes à ce que l'on estime être le maximum trouvé dans l'environnement.

Les gènes affectés étaient les mêmes qui sont associés avec les problèmes idiopathiques de l'autisme dont les causes sont toujours inconnues.

Les experts suggèrent que les problèmes sont déclenchés par une convergence de facteurs génétiques et environnementaux.

Cette étude est publiée dans le journal scientifique en ligne "Public Library of Science ONE".

Le scientifique à la tête de l'équipe, le docteur Michael Thomas a dit: "Tandis que d'autres ont songé à une influence causale des médicaments psychotropiques pour l'autisme idiopathique, nous avons été étonnés de trouver des preuves que cela pourrait se produire à des doses très faibles, comme les concentrations trouvées dans les systèmes aquatiques."

NDLR: Faut pas se leurrer, si les poissons en souffrent, faut pas croire que les humains s'en sauvent...

"Autism signs in fish 'astonishing'

Signs of autism have been found in fish swimming in water contaminated with psychoactive medications.

Scientists identified patterns of gene activity in the fathead minnows that mimicked those seen in susceptible humans with the developmental disorder.

The findings suggest a potential environmental trigger for autism in genetically vulnerable people, the study authors said.

Researchers from Idaho State University in the US exposed fish to the antidepressant Prozac (fluoxetine) and two other chemicals. These were venlafaxine, another antidepressant, and carbamazepine, used to control seizures.

Concentrations were comparable with the highest estimated environmental levels.

The genetic pathways affected were the same as those associated with "idiopathic" autism spectrum disorders whose cause is unknown.

Experts suspect the disorders were brought about by a combination of genetic and environmental factors.

The new findings are published in the online journal Public Library of Science ONE.

Lead scientist Dr Michael Thomas said: "While others have envisioned a causal role for psychotropic drugs in idiopathic autism, we were astonished to find evidence that this might occur at very low dosages, such as those found in aquatic systems." "

Article written by John von Radowitz published in The Independent here: http://www.independent.co.uk/news/science/autism-signs-in-fish-astonishing-7826429.html



Saturday, June 9, 2012

Gaz de schiste - se faire entendre n'est pas facile

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.Difficile de faire le tri dans la propagande pro-schiste dont nous inonde notre propre gouvernement et l'industrie! Quand les médias s'en mêlent, c'est encore pire. Alors je diffuse ici une lettre d'opinion publiée dans la version papier du Nouvelliste d'hier, mais qui n'est pas sur l'Internet. En tout cas, je ne l'ai pas trouvée.

Je vous fait grâce d'une chronique publiée dans Le Nouvelliste hier. C'est la cassette toute pure que je lis avec désolement dans les médias anglophones depuis des années! Le discours pro-schiste est tellement toujours rempli de demi-vérités, de préjudices et de propos haineux que parfois, il vaut mieux ne pas en tenir compte. En tout cas, pas ici dans mon blog. Je suis certaine que d'autres personnes se sentiront visées et insisteront pour répondre au salissement public dont elles auront été la cible.

Il faut s'encourager en se disant que si certaines personnes s'évertuent tellement à nous démolir, c'est que le mouvement anti-schiste commence à faire mal et nos efforts n'auront pas été en vain. Il faut se ramasser les bretelles et travailler encore plus fort pour partager de ce que nous savons des désastres réels et potentiels des activités gazières et la fracturation, qu'elle soit "hydraulique" ou pas...que nous soyons "experts" ou pas...que nous soyons "émotifs" ou pas.

Pour ma part, j'estime que ma revue de presse qui rapporte des cas de pollution, de déversements, d'accidents et de morts à tous les jours, à toute les semaines, année après année, c'est bien suffisant pour se convaincre que le gaz de schiste, c'est NON MERCI!
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Quebec government and the gas industry keep pushing shale gas in our province. And if that wasn't enough, mainstream media often cooperates with them, but not with the opponents of fracking.

So it is very difficult for the anti-fracking movement to break through and get it's message across to the public at large.

Above is an opinion piece that was published in an important newspaper, but only in the paper version. As far as I know, it cannot be found on the Internet.

On the same day, in the same newspaper, an opinion piece from a chronicler was all over the anti-fracking movement in Quebec, repeating all the stupid and often half-lies that I have been reading since I started following the shale gas disaster in North America. So I won't bother reproducing THAT article here!

I guess our efforts to get the word out on fracking is starting to sting when they bite back. Better reason to not let our guard down and keep spreading the word about fracking and the very real and potential risks that come with it. Even if we're not "experts", even if fracturing is not always "hydraulic", even if our arguments are sometimes "emotional".

As far as I'm concerned, my daily shale gas press review in North America is enough to convince me, and probably most people, that extracting fossil fuels from shale is a VERY BAD IDEA!

Friday, June 8, 2012

Gaz de schiste - la vulnérabilité des coffrages


6,2% de tous les coffrages de puits de gaz de schiste ont des fuites dès leur construction, laissant échapper du méthane.

Éventuellement, 60% des coffrages ont des fuites après 20 ans. Finalement, tous les coffrages finissent par fuir.

Ces statistiques viennent du département de protection de l'environnement de la Pennsylvanie.

Pourquoi est-ce que l'industrie ne voit pas à corriger ce problème systémique? PARCE QU'ELLE NE LE PEUT PAS!

Paroles traduites du Dr Anthony Ingraffea, professeur distingué en ingénierie de l'université Cornell

Thursday, June 7, 2012

OGM - le maïs résistant à la sécheresse mis en doute

PHoto: planetsave.com

Un groupe environnemental révèle une étude scientifique qui met en doute la véracité des affirmations de l'industrie des organismes génétiquement modifiés qui disent que le maïs soit-disant résistant à la sécheresse ne l'est pas tout à fait.

-Le rapport met au défi l'efficacité du maïs de Monsanto

-Le rapport ne voit pas d'efficacité à la consommation de l'eau

-Monsanto affirme que le nouveau maïs diminue les risques de moindre production de récolte en cas de sécheresse

-Des essais sur le terrain se déroulent cette année

Traduction libre d'un texte écrit par Carey Gillam pour Reuters.

Le nouveau maïs GM conçu pour aider les fermiers faire face aux sécheresses semble être être plus adepte à la propagande qu'autre chose sur le long terme, selon un rapport rendu public le 5 juin 2012 mené par un groupe scientifique protecteur de l'environnement.

Le groupe The Union for Concerned Scientists Link: http://www.ucsusa.org/ (UCS) affirme que le seul maïs génétiquement modifié qui a reçu la certification par les régulateurs et qui suit des tests sur le terrain aux États-Unis n'a pas d'avantages dans ses besoins en eau et donne des résultats mitigés, même dans des conditions de sécheresse modérés.

"Les fermiers cherchent toujours des moyens de diminuer leurs pertes en cas de sécheresse, mais l'industrie de la bio-technologie a fait très peu de chemin dans la vraie vie pour régler ce problème." dit Doug Gurian-Sherman, un pathologiste de la flore et scientifique pour l'UCS. "Malgré plusieurs années de recherche et des millions de dollars dépensés en développement, DroughtGard ne fait pas mieux que les alternatives qui ne sont pas génétiquement modifiées."

L'UCS se base sur des données générées par Monsanto, la compagnie qui a développé le "DroughtGard", maïs approuvé par les régulateurs en décembre 2011 et analysé par le département de l'agriculture des É.-U. (USDA). Il dit que le maïs de Monsanto ne semble pas supérieur aux variétés hybridées récemment pour rendre le maïs plus résistant à la sécheresse.

Les techniques hybridation conventionnelles et de meilleures pratiques en agriculture ont aidé à améliorer la tolérance à la sécheresse du maïs semé aux États-Unis d'environ 1% par année depuis les quelques dernières décennies. Le groupe a calculé que cela était à peu près égal ou mieux que les rendements du nouveau maïs OGM.

Monsanto dit que son nouveau maïs qui tolère la sécheresse peut aider les fermiers à mitiger les dangers de perte de rendement de leurs récoltes quand ils subissent le stress d'une sécheresse, surtout dans les régions où il y a une sécheresse annuelle, ce qui veut dit dans les grandes plaines de l'ouest américain.

Thomas Helscher, porte-parole de Monsanto, dit: "Spécifiquement, ces hybrides qui ont le gène de la sécheresse peuvent utiliser moins d'eau pendant le stress d'une sécheresse et porter plus de grains par épi."

Les hybrides de maïs Drought Gard de Monsanto sont dans la dernière étape avant la mise en marché dans des essais sur le terrain sur une ferme. La compagnie espère mettre le produit sur le marché l'an prochain.

La sécheresse est un problème important pour l'agriculture aux États-Unis et partout sur la planète. L'an passé, des sécheresses extrêmes au Texas et partout dans les régions du sud des É.-U. ont dévasté les cultures et laissé le bétail sans pâturage ni de foin; les dommages estimés à l'industrie agricole sont de plus de $5 milliards.

Monsanto, DuPont et d'autres compagnies de bio-technologie ont tenté de produire des récoltes avec de meilleurs rendements malgré une sécheresse pour tenter d'aider les fermiers aux prises avec des pénuries d'eau. Le rapport de la UCS affirme que les croisements et autres méthodes hybridation plus conventionnelles sont moins coûteuses et plus efficaces que la création d'organismes génétiquement modifiés.

"Une attente exagérée sur l'efficacité des organismes génétiquement modifiés au dépend de d'autres méthodes risque de laisser les fermiers et le public désappointés tant qu'à l'assurance que les États-Unis et les autres pays puissent produire assez de nourriture tout en préservant la qualité de l'eau et répondre aux besoins de tous." lit-on dans le rapport.

Le UCS dit que plutôt que de se fier sur la recherche de l'industrie privée, le Congress et le USDA devraient augmenter de beaucoup l'encouragement aux programmes hybridation de récoltes publiques afin d'améliorer la tolérance aux sécheresses, et devraient profiter des programmes de conservation financées par le Farm Bill fédéral pour propager les méthodes actuellement disponibles pour améliorer la tolérance à la sécheresse et une consommation plus efficace de l'eau.

Une porte-parole de l'industrie bio-technologique dit que les récoltes génétiquement modifiées pour tolérer la sécheresse pourraient quand même être utiles.

"Il est trop tôt pour tirer des conclusions sur la technologie de la tolérance aux sécheresses, puisque les tests sont toujours en marche." dit Karen Batra, une porte-parole de l'organisme Biotechnology Industsry Organization (BIO).

"Il est absurde d'assumer que c'est un débat tout noir ou tout blanc. Tandis que les producteurs partout sur la planète doivent faire avec les changements climatiques et des demandent croissantes dues à la surpopulation, nous devons considérer tous les outils à notre portée, incluant les semences améliorées et la bio-technologie pour répondre à ces défis."

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"Science group finds drought-tolerant GMO corn lacking
Tue Jun 5, 2012 5:01am GMT

* Report challenges effectiveness of Monsanto corn

* Says no improved water efficiency

* Monsanto says new corn mitigates risk of yield loss in drought

* Field trials ongoing this year

By Carey Gillam

June 5 (Reuters) - New genetically altered corn aimed at helping farmers deal with drought offers more hype than help over the long term, according to a report issued on Tuesday (June 5 2012) by a science and environmental advocacy group.

The Union for Concerned Scientists (UCS) said the only genetically altered corn approved by regulators and undergoing field trials in the United States has no improved water efficiency, and provides only modest results in only moderate drought conditions.

"Farmers are always looking to reduce losses from drought, but the biotechnology industry has made little real-world progress on this problem," said Doug Gurian-Sherman, a plant pathologist and senior scientist for UCS. "Despite many years of research and millions of dollars in development costs, DroughtGard doesn't outperform the non-engineered alternatives."

UCS used data generated by Monsanto, the developer of biotech "DroughtGard" corn approved by regulators in December and an analysis by the U.S. Department of Agriculture (USDA). It said Monsanto's corn "does not appear to be superior to several recent classically bred varieties of drought-tolerant corn."

Conventional breeding techniques and improved farming practices have helped boost drought tolerance of corn planted in the United States by about 1 percent per year over the past several decades. The group calculated this was roughly equal to or better than what the new GMO corn has demonstrated.

Monsanto said its new drought-tolerant corn "can help farmers mitigate the risk of yield loss when experiencing drought stress, primarily in areas of annual drought stress, which in the U.S. historically has been the Western Great Plains region."

Monsanto spokesman Thomas Helscher said, "Specifically, these hybrids with the drought trait can use less water during severe drought stress and have more kernels per ear."

Monsanto's Drought Gard corn hybrids are in the final phase before commercialization in on-farm field trials. The company hopes to roll the product out commercially next year.

Drought is a significant problem for agriculture in the United States and globally. Last year, extreme drought in Texas and throughout the U.S. South wiped out crops and left livestock without pasture or hay, with damages to the agriculture industry calculated at more than $5 billion.

Monsanto, DuPont, and other biotech companies have touted crops that perform better in drought as a means to help farmers combat water shortages. The UCS report said that classical and other forms of breeding are more cost efficient and effective than genetic engineering.

"An exaggerated expectation about the capacity of genetic engineering at the expense of other approaches risks leaving farmers and the public high and dry when it comes to ensuring that the United States and other nations can produce enough food, and have enough clean freshwater, to meet everyone's needs," the report said.

UCS said that rather than relying on private industry research, Congress and the USDA should substantially increase support for public crop-breeding programs to improve drought tolerance, and should use conservation programs funded under the federal Farm Bill to expand the use of available methods for improving drought tolerance and water use efficiency.

A spokeswoman for the biotechnology industry said genetically modified drought-tolerant crops could still prove valuable.

"It's too early to make assumptions about drought tolerant technology, while it is still being tested," said Karen Batra, spokeswoman for the Biotechnology Industry Organization (BIO).

"It's absurd to assume it's an either/or debate. With growers all over the world dealing with climate change and increased demand due to overpopulation, we need to turn to all the means available - including improved seeds and biotechnology to address these challenges.""

Link: http://dawn.com/2012/06/05/science-group-finds-drought-tolerant-gmo-corn-lacking/

Wednesday, June 6, 2012

Pollution - La pilule contraceptive et nos cours d'eau


L'Union Européenne propose de contrôler les produits chimiques qui sont pointés du doigt pour modifier le sexe des poissons d'eau douce. La Grande-Bretagne prépare un projet de loi qui dédie £30 milliards pour purifier les systèmes aquatiques des impacts toxiques de la pilule contraceptive.

Traduction d'un texte écrit par l'éditeur Robin McKie du quotidien The Guardian

La Grande-Bretagne prévoit une facture de £30 milliards pour nettoyer les rivières, les ruisseaux et les sources d'eau potable qui sont contaminés par les hormones synthétiques provenant des pilules contraceptives. Une baisse importante de ces produits chimiques qui ont déjà été associés avec des baisses importantes dans les populations de poissons, et la facture viendrait de la proposition de l'Union Européenne encadrant la qualité de l'eau.

Mais le plan qui prévoit la réfection des réseaux d'égouts et augmenter considérablement les factures d'eau résidentielles est très controversé. Les compagnies d'eau et pharmaceutiques ne sont pas d'accord avec la science et se rebiffent aux coûts prohibitifs. Par contre, plusieurs chercheurs en environnement disent que la proposition a bien du sens. L'Éthinylestradiol (EE2), le principal ingrédient actif de la pilule contraceptive, peut déclencher un processus connu sous le nom d'intersexe chez les poissons d'eau douce, ce qui a provoqué une importante diminution du nombre de poissons de plusieurs espèces, bien qu'aucun lien n'ait encore été établi avec la santé humaine. "Cela ne veut pas dire que nous ne trouverons pas d'impacts dans le futur." dit le toxicologue professeur Richard Owen d'Exeter University. "Mais voulons nous attendre d'observer des impacts chez les humains comme nous l'avons fait avec le thalidomide et le BSE, et allons nous agir avant que le mal soit fait?"

Éviter que le EE2 ait des impacts sur la santé publique ou environnementaux est difficile, toutefois. "L'Éthinylestradiol est un produit chimique très puissant." dit la professeur Susan Jobling de Brunel University. "Il est conçu pour agir sur le corps humain à de très faibles doses. Ce qui veut dire qu'il aura des impacts importants sur l'environnement."

Plus de 2,5 femmes prennent la pilule contraceptive en Grande-Bretagne. Leur EE2 se retrouve dans leurs excréments et leur urine et se fait emporter dans les systèmes d'égouts et les rivières. Même à de très basses concentrations, ce produit chimique a des effets nuisibles sur les poissons. Les mâles produisent moins de spermatozoïdes, ce qui a un impact important sur les populations de poissons. Dans une expérimentation récente dans un lac du Canada, les chercheurs ont ajouté du EE2 jusqu'à ce que les niveaux de concentrations dans l'eau atteignent 5 parties par trillion (ppt), une concentration très faible. Malgré tout, les populations de poissons ont souffert, surtout le mené à tête de boule qui a complètement disparu.

En Grande Bretagne, la recherche mené par Jobling a démontré que dans 50 sites, 80% montraient des niveaux décelables de EE2 dans leur eau. Plus un site d'échantillonnage est près en aval d'un site d'égout, plus le niveau de EE2 était élevé. On trouve des résultats semblables ailleurs en Europe.

Afin de réduire les dangers potentiels liés à ces concentrations, l'Union Européenne proposait en janvier de fixer une concentration de 0,035ppt pour l'Éthinylestradiol dans l'eau partout dans l'eau en Europe. Atteindre cette cible ne sera pas facile selon Owen et Jobling dans un récent article de la revue scientifique Nature. Ils calculent que pour une ville de 250,000 habitants, cela coûterait environ £6 milles pour installer un système qui utilise du charbon activé pour diminuer les concentrations de EE2, et à cela il faudrait ajouter £600,000 pour opérer l'installation annuellement. Pour la réfection des quelques 1,400 installations d'eaux usées en Angleterre et au Pays de Galle, cela coûterait un total de plus de £30 milliards, ajoutent-ils. "La question que nous devons nous poser est bien simple." dit Owen, un ancien dirigeant du département de l'environnement et de la santé publique du UK Environment Agency. "Sommes-nous disposés à se le payer, ou est-ce que nous sommes prêts à vivre avec des dommages environnementaux associés avec une fertilité flexible?"

Une décision finale sur l'introduction des plans de l'UE pour réduire les concentrations de EE2 sera prise en novembre par le parlement de l'Union Européenne. Les compagnies d'eau et pharmaceutiques ont déjà commencer leur lobbying pour bloquer ce plan et l'on s'attend à ce que d'autres groupes s'en mêleront. "Il y a un danger que la bataille se tiendra derrière portes closes." dit Jobling. "Le public a besoin de savoir quels sont les problèmes et se faire connaître ses opinions sur le sujet. Peut-être qu'il serait heureux d'en payer le prix et ainsi éviter les dangers de mauvaise santé dans le futur."

Et ce n'est pas nécessairement au public d'en payer la facture, ajoute Owen. "L'industrie pharmaceutique fait des milliards grâce à ses ventes de médicaments et traitements. Si leurs produits polluent l'environnement, il n'y a rien de mal à vouloir qu'elle paie pour le nettoyage."

Toutefois, l'association qui représente l'industrie pharmaceutique de la Grande-Bretagne rejette l'idée et n'est pas d'accord avec les données scientifiques à la base des projets de l'UE. "La féminisation des poissons a été observée dans plusieurs études sur le terrain, mais un impact nuisible au niveau de ces populations n'a pas été établi." dit un porte-parole. "Il serait prématuré d'exiger une telle réfection des systèmes d'eaux usées si importante."

Un représentant de Water UK, le groupe qui représente l'industrie de l'eau, a aussi attaqué le projet et critiqué la commission européenne pour toujours se concentrer sur les traitements au bout des tuyaux au lieu d'attaquer le problème à la source, au début du trajet des eaux usées.
Photo: USGS

"£30bn bill to purify water system after toxic impact of contraceptive pill

Drug firms oppose an EU call for controls on potent chemicals that have been blamed for the gender mutation of freshwater fish

Robin McKie, science editor

Britain faces a £30bn bill to clean up rivers, streams and drinking water supplies contaminated by synthetic hormones from contraceptive pills. Drastic reductions in these chemicals, which have been linked to collapses in fish populations, are proposed in the latest European Union water framework directive.

But the plan, which would involve upgrading the sewage network and significantly increasing household water bills, is controversial. Water and pharmaceutical companies dispute the science involved and argue the costs are prohibitive. By contrast, many environmental researchers say the proposal is sound. Ethinyl estradiol (EE2), the main active ingredient of contraceptive pills, can trigger a condition known as intersex in freshwater fish, which has caused significant drops in populations in many species – although no links have yet been made with human health. "That does not mean we will not find impacts in future," said toxicologist Professor Richard Owen of Exeter University. "But do we want to wait until we see effects in humans, as we did with thalidomide and BSE, or do we act before harm is done?"

Preventing EE2 from having environmental or health effects is difficult, however. "Ethinyl estradiol is a very potent chemical," said Professor Susan Jobling of Brunel University. "It is designed to have effects in the human body at very low levels. That means it will also have a significant impact in the environment."

More than 2.5 million women take birth control pills in the UK. Their EE2 content is excreted and washed into sewage systems and rivers. Even at very low concentrations, this chemical has harmful effects on fish. Males suffer reduced sperm production, with severe effects on populations. In one recent trial, in a Canadian lake, researchers added EE2 until levels in the water reached five parts per trillion (ppt), a minute concentration. Yet fish populations suffered severe problems with one species, the fathead minnow, collapsing completely.

In Britain, research by Jobling found that at 50 sites 80% had noticeable levels of EE2 in their water. The closer a downstream sampling point was to a sewage works, the higher the level of EE2 tended to be. Similar levels are found elsewhere in Europe.

To reduce dangers posed by these concentrations, the EU proposed in January that it would set a level of 0.035ppt for ethinyl estradiol in water in Europe. Achieving that target will not be easy, as Owen and Jobling point out in a recent issue of Nature. They calculate that, for a town of about 250,000 people, it would cost about £6m to install a system that uses granular activated carbon to cut EE2 levels, with a further £600,000 being needed to operate the system each year. To upgrade the 1,400 sewage waterworks in England and Wales would cost a total of more than £30bn, they add. "The question we have to ask ourselves is straightforward," said Owen, a former head of environment and health at the UK Environment Agency. "Are we willing to pay up or would we rather settle for environmental damage associated with flexible fertility?"

A final decision on introducing the EU's plans to cut EE2 levels will be taken in November by the European parliament. Water and pharmaceutical companies have already begun to lobby to block the plan and it is expected other parties will become involved. "There is a danger that the battle will take place behind closed doors," said Jobling. "The public need to be told what the issues are and make its voice heard. It may be happy to pay the extra cost and so avoid the risk of ill-health in the future."

Nor is it necessary that the public should pick up the tab, added Owen. "The pharmaceutical industry makes billions out of the drugs and treatments it sells. If these pollute the environment, what is wrong with making them pay to have it cleaned up?"

However, the Association of the British Pharmaceutical Industry rejected the idea and disputed the scientific basis of the EU plans. "Feminisation in fish populations has been observed in a number of field surveys, but a detrimental impact on the level of those populations has not been established," said a spokesman. "It would be premature to require such intensive upgrading of waste water treatment."

An official at Water UK, the trade body for the water industry, also attacked the plan and criticised the European commission for focusing on "end of pipe treatments" rather than tackling the issue of what enters the waste water stream."

Link: http://www.guardian.co.uk/environment/2012/jun/02/water-system-toxic-contraceptive-pill

Photo: Ashley's Blog