Saturday, July 7, 2012
Junex débarque sur Anticosti
entrée Facebook de Marc Anticosti du 5 juillet:
Junex rencontrera la population de Port Menier ce soir a 19hrs au local des Chevalier de Colomb.C,est pas encore afficher sur le babillard mais sa le sera a 13hrs cet apres midi.
J,aime ça quan on nous donne le temps de se retourner de bord sur un 10cent .:(((
La radio l,avais annoncée et la municipalitée a envoyer un mail a ses abonnés 24hrs avant.Merde je suis pas abonné moi et j,écoute pas la radio:((((
Email de Marie-Hélène Parant du 6 juillet
Suite à une rencontre* avec JUNEX à la Municipalité d'Anticosti hier soir le 5 juillet 2012 à Port-Menier
Nous avons appris ceci;
Il y aura 250 km de lever sismique a l'Île d'Anticosti cet été … oui 250 km.
150 km nécessiteront de la coupe de bois sur une largeur de 3 mètres … oui 150 km.
C'est comme attaquer la forêt amazonienne.
La coupe se fera de façon manuelle et à l'aide d'une déchiquetteuse, le paillis reste au sol. Pour les levées, des trous seront forés a tout les 60 mètres a une profondeur de 8 mètres. Le matériel de captation sera transporté sur les lieux par hélicoptère en "respectant l'espace aérien de Pygargue a tête blanche". (Ah ouais grosses mesures de prtection de l'environnement!)
La compagnie n'avait pas pensé a offrir des emplois au gens du village mais va faire savoir a la municipalité le genre de poste qui pourrait être disponible.(bucheron,signaleurs,tireur de ligne) Il est prévu d'y avoir de 30 a 70 employés pour une période d'un mois et demi. Logés en grande majorité dans les camps de la SEPAQ et ainsi qu'au camp forestier de PFA.
(Bravo à la SEPAC qui devrait être le protecteur de l'environnement de loger l'ennemi !!!)
NOUS DEVONS PROTESTER ÉNERGIQUEMENT ! CITOYENS DEBOUT !
1- MANIFESTATION DEVANT LE PARLEMENT DE QUÉBEC
2- FAIRE DES ACTIONS DE DÉSOBÉISCENCE CIVILE SUR ANTICOSTI DÈS CET ÉTÉ (volontaires recherchés)
* à noter que la rencontre a été annoncée aux citoyens d'Anticosti seulement quelques heures avant. De plus, cette décision de raser 150 km de forêt ne repose sur aucune étude environnementale et sans qu'un débat publique n'aie eu lieu.
Friday, July 6, 2012
Ce n'est pas d'hier qu'on fait dur en environnement
Un article dans le quotidien The Globe and Mail en 1994 me met en beau fusil, assez pour écrire au Premier Ministre Jean Chrétien.
Non, ce n'est pas d'hier que le Canada ne tient pas ses promesses internationales et environnementales.
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Thursday, July 5, 2012
Gaz de schiste - un fournisseur de sable?
Après une recherche sommaire sur la compagnie Sables Collette sur la Toile, il semblerait que ce fournisseur se spécialise en projets de construction. Et ce camion aperçu hier sur la route 116 près des Promenades Saint-Bruno était vide.
Mais il m'est quand même venu à l'idée qu'il pouvait desservir un site de forage un jour. Alors voici mes photos prises d'un véhicule en mouvement. Pas évident...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Quebec is not an oil and gas province, so we are not used to seeing heavy equipment used to drill wells.
I don't want to suffer from paranoia and see it everywhere, but I freaked out when I saw this truck yesterday. This company specializes in construction projects, but who knows?
Mais il m'est quand même venu à l'idée qu'il pouvait desservir un site de forage un jour. Alors voici mes photos prises d'un véhicule en mouvement. Pas évident...
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Quebec is not an oil and gas province, so we are not used to seeing heavy equipment used to drill wells.
I don't want to suffer from paranoia and see it everywhere, but I freaked out when I saw this truck yesterday. This company specializes in construction projects, but who knows?
Wednesday, July 4, 2012
Gaz de schiste - Jessica en Nouvelle-Écosse demain
En plus d'engager des procédures judiciaires contre Encana et son gouvernement pour recevoir réparations pour son puits d'eau potable contaminé à Rosebud, en Alberta, Jessica fait une tournée après l'autre, conférencière pour informer les gens des périls de la fracturation hydraulique. Elle arrive d'une tournée en Grande-Bretagne, et a ensuite fait d'autres présentations aux États-Unis.
Elle repart pour la Nouvelle-Écosse demain.
Mais à la maison, elle laisse un jardin plein de mauvaises herbes, à son grand désarroi. Elle doit aussi aller mener son bien-aimé Magic, son petit chien, au chenil, qui revient à la maison, à chaque fois, un peu plus traumatisé de l'expérience.
Elle se sent bien coupable de négliger ce qu'elle aime pour partir militer contre les gazières, mais se croit responsable et s'oblige à partager ses connaissances scientifiques et personnelles pour que les autres puissent en bénéficier.
Et vous, quels sacrifices faites-vous pour la cause?
Elle repart pour la Nouvelle-Écosse demain.
Mais à la maison, elle laisse un jardin plein de mauvaises herbes, à son grand désarroi. Elle doit aussi aller mener son bien-aimé Magic, son petit chien, au chenil, qui revient à la maison, à chaque fois, un peu plus traumatisé de l'expérience.
Elle se sent bien coupable de négliger ce qu'elle aime pour partir militer contre les gazières, mais se croit responsable et s'oblige à partager ses connaissances scientifiques et personnelles pour que les autres puissent en bénéficier.
Et vous, quels sacrifices faites-vous pour la cause?
Tuesday, July 3, 2012
Canada: les coupures de la recherche en eau douce
Photo: THE CANADIAN PRESS
J'ai traduit ici un billet d'opinion dans un quotidien en ligne de l'Ontario. C'est sur un important centre de recherche en eau douce du Canada dont les découvertes ont révolutionné les méthodes d'assainissement des cours d'eau au travers la planète.
La tentative d'Ottawa de vendre un centre de recherche en eau douce est une autre gifle à la science.
Le plus important centre de recherche en eau douce de la planète est à vendre pour $1 et le gouvernement Conservateur a fait de son mieux pour s'assurer que personne ne peut se permettre de l'acheter.
La région appelée Experimental Lakes Area, un centre de recherche dont les bureaux centraux sont à Kenora qui a fait des découvertes importantes aux études des écologies des lacs d'eau douce pendant 50 ans, a vu son budget disparaître comme neige au soleil dans le budget voté tout dernièrement. Pêches et Océans dit que le centre de recherche ne cadre plus parmi ses priorités de plus en plus pratiques et devrait fermer en mars 2013, à moins qu'un nouveau directeur soit engagé d'ici ce temps-là.
On en cherche un en ce moment, bien que le gouvernement doit probablement savoir que c'est inutile. Les universités se serrent la ceinture et ne sont pas disposées à faire un achat impulsif d'une installation qui coûte $2 millions par année d'entretien, en plus du $1 dépensé pour l'acheter. C'est surtout vrai depuis que l'on sait que les Conservateurs ont déclaré un moratoire au Programme d'appui aux ressources majeures du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le choix de financement le plus adéquat pour avoir pu rendre cet achat réalisable.
Probablement que les universités se méfieront de s'engager à financer la fermeture du site et réhabiliter les lacs de la région si elles risquent de ne pas pouvoir continuer de recevoir du financement. À la place, il semblerait que le gouvernement paiera le prix estimé de $50 millions pour le fermer afin d'économiser la somme annuelle de $2 millions.
Pourquoi est-ce que les Conservateurs ne garderaient pas le site actif pour disons, 3 ans, afin de donner une chance aux universités le temps de soit attendre que la levée du moratoire du NSERC ou trouver d'autres moyens de ramasser les fonds afin de garder le centre ouvert? Dépenser $6 millions pour économiser $50 millions, et sans oublier que c'est un centre de recherche environnemental de renommée mondiale, serait un investissement bien avisé.
Peut-être, comme l'a suggéré la communauté scientifique canadienne, que le gouvernement ne veut tout simplement pas le faire parce qu'il n'a nullement l'intention de sauvegarder le centre. Après tout, les découvertes de l'ELA sont souvent malcommodes pour les promoteurs, incluant le gouvernement, à cause du développement agressif des sables bitumineux de l'Alberta.
Tout dernièrement, par exemple, l'ELA a découvert que les lacs pollués au mercure peuvent être réhabilités si on cesse l'intrant de mercure. Cela contredit l'argumentaire souvent avancé par les sables bitumineux qui génèrent beaucoup de mercure, qu'un lac pollué par le mercure le restera à jamais.
Cela est le genre d'information que n'importe quel gouvernement devrait tenter de s'approprier et diffuser avec le public tout en prenant des décisions sur ses dépenses. Mais les Conservateurs ont démontré maintes et maintes fois, par exemple la fois qu'ils ont décidé d'annuler le formulaire version allongé du recensement, ou leur volonté de faire taire leurs scientifiques, et maintenant la fermeture du ELA, qu'ils ont l'intention de garder les Canadiens dans l'ignorance des faits gênants, même si cela veut dire qu'ils doivent gouverner dans l'ignorance également.
Le gouvernement continue toujours sa poursuite d'objectifs à court terme au détriment des coûts à long terme. C'est une approche politique contre l'information qui démontre, au mieux, de l'indifférence, et au pire, un antagonisme à la capacité de faire de la recherche nécessaire pour gouverner correctement.
NDLR: contrairement à ce que dit le commentaire de beancounter, les sables bitumineux génèrent du mercure comme l'affirme l'étude scientifique menée par le célèbre David Schindler ici: http://www.theecologist.org/News/news_round_up/581400/canada_tar_sands_industry_ignoring_toxic_river_pollution.html
Pour en lire plus sur le sujet, un article écrit par Charles Côté dans La Presse ici: http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201206/14/01-4534936-laboratoires-federaux-des-installations-neuves-fermees.php
Photo: USGS
"Ottawa’s attempt to sell freshwater research centre another blow to science
The most important freshwater research centre in the world is being sold for one dollar and the Conservative government has done its best to ensure that no one will be able to afford it.
The Experimental Lakes Area, a Kenora-based research facility that has been making key contributions to the study of freshwater lake ecologies for 50 years, saw its funding slashed to nil in the outsized omnibus budget bill passed earlier this month (June 2012). The Department of Fisheries and Oceans said the centre no longer fits with its increasingly practical priorities and would be closed in March of next year unless a new operator could be found.
The search is now on, though, as the government must know, it is likely futile. Cash-strapped universities are in no position to impulse-buy a facility that costs $2 million per year to maintain on top of its one-dollar price tag. This is especially true given that the Conservatives have put a moratorium on the Major Resources Support Program of the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada — the funding option most likely to have made the purchase possible.
Universities are probably also wary of having to bear the cost of shutting the facility down and remediating the lakes in the area should they be unable to maintain funding. Instead, it seems, the government will pay the estimated $50-million price of closing it in order to save the relatively paltry annual sum of $2 million.
Why wouldn’t the Conservatives keep the facility open for, say, three years as a way to buy universities time to either wait out the NSERC moratorium or find alternative means of raising the funds to keep the facility open? Spending $6 million to save $50 million — not to mention a world-class environmental research centre — would be a wise investment.
Perhaps, as Canada’s scientific community has suggested, the government is unwilling to do so because it has no desire to see the centre saved. After all, the ELA’s findings are often inconvenient for supporters, including the government, of the aggressive development of the Alberta oilsands.
Recently, for instance, the ELA discovered that mercury-polluted lakes can be rejuvenated if mercury input is staunched. This contradicts the argument, often made by the massively mercury-emitting oilsands, that a lake once polluted by mercury will always remain so.
This is the sort of information any government ought to seek and share with the public as it makes decisions about how to spend. But the Conservatives have shown repeatedly — with, for example, the scrapping of the long-form census, the ongoing silencing of scientists, and now the closure of the ELA — that they intend to keep Canadians in the dark about the messy facts, even if it means they have to govern in the dark, too.
The government is once again pursuing short-term goals at a great long-term cost. It’s an anti-enlightenment approach to policy-making that shows, at best, indifference, and at worst, antagonism to the research capacity necessary for good government."
Opinion piece published in theStar.com here: http://www.thestar.com/opinion/editorials/article/1219669--ottawa-s-attempt-to-sell-freshwater-research-centre-another-blow-to-science
Note: Contrary to the comment of beancounter, the tar sands DO spread mercury in the environment as per David Schindler's research here: http://www.theecologist.org/News/news_round_up/581400/canada_tar_sands_industry_ignoring_toxic_river_pollution.html
J'ai traduit ici un billet d'opinion dans un quotidien en ligne de l'Ontario. C'est sur un important centre de recherche en eau douce du Canada dont les découvertes ont révolutionné les méthodes d'assainissement des cours d'eau au travers la planète.
La tentative d'Ottawa de vendre un centre de recherche en eau douce est une autre gifle à la science.
Le plus important centre de recherche en eau douce de la planète est à vendre pour $1 et le gouvernement Conservateur a fait de son mieux pour s'assurer que personne ne peut se permettre de l'acheter.
La région appelée Experimental Lakes Area, un centre de recherche dont les bureaux centraux sont à Kenora qui a fait des découvertes importantes aux études des écologies des lacs d'eau douce pendant 50 ans, a vu son budget disparaître comme neige au soleil dans le budget voté tout dernièrement. Pêches et Océans dit que le centre de recherche ne cadre plus parmi ses priorités de plus en plus pratiques et devrait fermer en mars 2013, à moins qu'un nouveau directeur soit engagé d'ici ce temps-là.
On en cherche un en ce moment, bien que le gouvernement doit probablement savoir que c'est inutile. Les universités se serrent la ceinture et ne sont pas disposées à faire un achat impulsif d'une installation qui coûte $2 millions par année d'entretien, en plus du $1 dépensé pour l'acheter. C'est surtout vrai depuis que l'on sait que les Conservateurs ont déclaré un moratoire au Programme d'appui aux ressources majeures du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le choix de financement le plus adéquat pour avoir pu rendre cet achat réalisable.
Probablement que les universités se méfieront de s'engager à financer la fermeture du site et réhabiliter les lacs de la région si elles risquent de ne pas pouvoir continuer de recevoir du financement. À la place, il semblerait que le gouvernement paiera le prix estimé de $50 millions pour le fermer afin d'économiser la somme annuelle de $2 millions.
Pourquoi est-ce que les Conservateurs ne garderaient pas le site actif pour disons, 3 ans, afin de donner une chance aux universités le temps de soit attendre que la levée du moratoire du NSERC ou trouver d'autres moyens de ramasser les fonds afin de garder le centre ouvert? Dépenser $6 millions pour économiser $50 millions, et sans oublier que c'est un centre de recherche environnemental de renommée mondiale, serait un investissement bien avisé.
Peut-être, comme l'a suggéré la communauté scientifique canadienne, que le gouvernement ne veut tout simplement pas le faire parce qu'il n'a nullement l'intention de sauvegarder le centre. Après tout, les découvertes de l'ELA sont souvent malcommodes pour les promoteurs, incluant le gouvernement, à cause du développement agressif des sables bitumineux de l'Alberta.
Tout dernièrement, par exemple, l'ELA a découvert que les lacs pollués au mercure peuvent être réhabilités si on cesse l'intrant de mercure. Cela contredit l'argumentaire souvent avancé par les sables bitumineux qui génèrent beaucoup de mercure, qu'un lac pollué par le mercure le restera à jamais.
Cela est le genre d'information que n'importe quel gouvernement devrait tenter de s'approprier et diffuser avec le public tout en prenant des décisions sur ses dépenses. Mais les Conservateurs ont démontré maintes et maintes fois, par exemple la fois qu'ils ont décidé d'annuler le formulaire version allongé du recensement, ou leur volonté de faire taire leurs scientifiques, et maintenant la fermeture du ELA, qu'ils ont l'intention de garder les Canadiens dans l'ignorance des faits gênants, même si cela veut dire qu'ils doivent gouverner dans l'ignorance également.
Le gouvernement continue toujours sa poursuite d'objectifs à court terme au détriment des coûts à long terme. C'est une approche politique contre l'information qui démontre, au mieux, de l'indifférence, et au pire, un antagonisme à la capacité de faire de la recherche nécessaire pour gouverner correctement.
NDLR: contrairement à ce que dit le commentaire de beancounter, les sables bitumineux génèrent du mercure comme l'affirme l'étude scientifique menée par le célèbre David Schindler ici: http://www.theecologist.org/News/news_round_up/581400/canada_tar_sands_industry_ignoring_toxic_river_pollution.html
Pour en lire plus sur le sujet, un article écrit par Charles Côté dans La Presse ici: http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201206/14/01-4534936-laboratoires-federaux-des-installations-neuves-fermees.php
Photo: USGS
"Ottawa’s attempt to sell freshwater research centre another blow to science
The most important freshwater research centre in the world is being sold for one dollar and the Conservative government has done its best to ensure that no one will be able to afford it.
The Experimental Lakes Area, a Kenora-based research facility that has been making key contributions to the study of freshwater lake ecologies for 50 years, saw its funding slashed to nil in the outsized omnibus budget bill passed earlier this month (June 2012). The Department of Fisheries and Oceans said the centre no longer fits with its increasingly practical priorities and would be closed in March of next year unless a new operator could be found.
The search is now on, though, as the government must know, it is likely futile. Cash-strapped universities are in no position to impulse-buy a facility that costs $2 million per year to maintain on top of its one-dollar price tag. This is especially true given that the Conservatives have put a moratorium on the Major Resources Support Program of the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada — the funding option most likely to have made the purchase possible.
Universities are probably also wary of having to bear the cost of shutting the facility down and remediating the lakes in the area should they be unable to maintain funding. Instead, it seems, the government will pay the estimated $50-million price of closing it in order to save the relatively paltry annual sum of $2 million.
Why wouldn’t the Conservatives keep the facility open for, say, three years as a way to buy universities time to either wait out the NSERC moratorium or find alternative means of raising the funds to keep the facility open? Spending $6 million to save $50 million — not to mention a world-class environmental research centre — would be a wise investment.
Perhaps, as Canada’s scientific community has suggested, the government is unwilling to do so because it has no desire to see the centre saved. After all, the ELA’s findings are often inconvenient for supporters, including the government, of the aggressive development of the Alberta oilsands.
Recently, for instance, the ELA discovered that mercury-polluted lakes can be rejuvenated if mercury input is staunched. This contradicts the argument, often made by the massively mercury-emitting oilsands, that a lake once polluted by mercury will always remain so.
This is the sort of information any government ought to seek and share with the public as it makes decisions about how to spend. But the Conservatives have shown repeatedly — with, for example, the scrapping of the long-form census, the ongoing silencing of scientists, and now the closure of the ELA — that they intend to keep Canadians in the dark about the messy facts, even if it means they have to govern in the dark, too.
The government is once again pursuing short-term goals at a great long-term cost. It’s an anti-enlightenment approach to policy-making that shows, at best, indifference, and at worst, antagonism to the research capacity necessary for good government."
Opinion piece published in theStar.com here: http://www.thestar.com/opinion/editorials/article/1219669--ottawa-s-attempt-to-sell-freshwater-research-centre-another-blow-to-science
Note: Contrary to the comment of beancounter, the tar sands DO spread mercury in the environment as per David Schindler's research here: http://www.theecologist.org/News/news_round_up/581400/canada_tar_sands_industry_ignoring_toxic_river_pollution.html
Monday, July 2, 2012
Forages en Gaspésie
Il y a des projets de forages de "caractérisation hydrologique" en Gaspésie dont certains sont probablement en cour en ce moment. Quelle est la différence entre caractérisation hydrologique et forages exploratoires? Cherchez-moi!
Selon Marc Brullemans, l'un des forages se ferait près du S dans Sauvages sur la carte suivante. Remarquez le nombre de cours d'eau inventoriés sur cette carte du MRNF.
Remarquez aussi les terres agricoles et le lac plus au nord du site probable d'un des forages.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Drilling has started in The Gaspé and here is the estimated location of one of the drill sites. They give a fancy name to what they're doing, but it is still exploratory drilling near farmland, surrounded by streams and a lake just north of the site.
The Gaspésie region is promoted as a famous tourist area and one wonders how long the love is going to last if these drilling plans go ahead...
Selon Marc Brullemans, l'un des forages se ferait près du S dans Sauvages sur la carte suivante. Remarquez le nombre de cours d'eau inventoriés sur cette carte du MRNF.
Remarquez aussi les terres agricoles et le lac plus au nord du site probable d'un des forages.
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Drilling has started in The Gaspé and here is the estimated location of one of the drill sites. They give a fancy name to what they're doing, but it is still exploratory drilling near farmland, surrounded by streams and a lake just north of the site.
The Gaspésie region is promoted as a famous tourist area and one wonders how long the love is going to last if these drilling plans go ahead...
Sunday, July 1, 2012
Gaz de schiste et les maraîchers de la Californie
Photo: Steve Craig
Les producteurs de la Californie s'allient avec les verts pour se questionner sur la sécurité de la fracturation hydraulique.
L'industrie de la fraise s'est rangée du côté des environnementalistes pour exprimer ses craintes vis-à-vis la fracturation hydraulique durant une audience publique à Salinas à l'institut Steinbeck, ainsi nommée à cause de l'auteur de renommée dont les écrits ont immortalisé l'histoire agricole de la région.
La fracturation hydraulique, qui consiste à pomper de l'eau mêlée à des produits chimiques et du sable dans un puits afin d'ouvrir des fissures pour en extraire du pétrole ou du gaz, a suscité un débat féroce aux États-Unis, à la source d'interdiction dans un état et plusieurs municipalités. Malgré tout, l'industrie continue d'insister que la pratique est sécuritaire à condition que les puits soient construits correctement.
Les autorités de la Californie sont en tournée afin de recueillir les commentaires dans les communautés qui pourraient être impactées et des règlements préliminaires sur la fracturation hydraulique en seront tirés d'ici 3 à 4 mois.
"Les fermiers et les environnementalistes ne sont pas toujours du même avis, mais nous dépendons tous d'eau propre." dit Jonathan Evans du Center of Biological Diversity, un groupe environnemental. "Quand vous voyez les verts et les producteurs s'exprimer sur les dangers de la fracturation, il est temps que les régulateurs les écoutent."
Jason Marshall est à la tête du département de la conservation (DEC) de la Californie et dit que la dernière réunion de travail sur le sujet était la première pour les producteurs de fraises de l'état qui représentent 88% de la récolte aux É.-U.
"S'il y a un déversement dans leur champ, personne n'en achètera." dit Carolyn O'Donnell de la California Strawberry Commission, porte-parole pour les producteurs, à l'audience de mercredi soir à Salinas.
La ville est située dans la partie la plus au nord de Monterey County, juste au-dessus d'une partie de la grande formation de schiste Monterey qui contiendrait 15 milles milliards de barils de pétrole potentiellement recouvrable selon le U.S. Denergy Information Administration, ce qui serait 4 fois plus que la formation Bakken dans le Dakota du Nord.
Le schiste de Monterey était l'une des formations géologiques mentionnée par l'EIA cette semaine lors du dévoilement de ses estimés de la ressource et prédisant que la production de ce pétrole de schiste pourrait doubler d'ici 2035 aux É.-U.
La Californie est l'une des plus anciennes sources de pétrole au pays, et la production remonte à la fin du 19e siècle, mais l'industrie est en déclin depuis longtemps, la production ayant diminué de moitié depuis la moitié des années 1980.
Par contre, l'agriculture est un secteur profitable de son économie et a beaucoup d'influence au niveau politique. Environ $4 milliards de revenus ont été générés par l'agriculture dans le compté Monterey en 2011, dit Joceyn Gretz, spécialisé en gérance de l'eau et travaille pour des fermiers dans Salinas.
Tim Kustic, le superviseur du pétrole et du gaz de l'état, a dit durant la réunion que la plupart des opérations de fracturation hydraulique dans les puits conventionnels (NDLR: les puits conventionnels ont besoin de beaucoup moins d'eau pour les fracturer que les puits non conventionnels) de la Californie ont prélevé moins de 500,000 gallons d'eau, qu'il compare avec les 650,000 gallons nécessaires à remplir une piscine olympique (NDLR: un vieil argumentaire qui ne tient pas: une bonne partie de l'eau injectée sous terre durant les fracturations hydraulique ne revient plus à la surface, et celle qui revient est beaucoup plus difficile à traiter que l'eau de piscine!).
Des fracturations hydrauliques comme celles-là se font dans l'état depuis 30 ans maintenant, mais c'est plus préoccupant quand on ajoute le forage horizontal, une pratique non conventionnelle, au procédé dans le même réservoir.
Un rapport national sur la consommation de l'eau pour fracturer mené par le Pacific Institute situé à Oakland, en Californie rendu public la semaine dernière, affirme qu'un puits fracturé et foré horizontalement peut nécessiter de 2 millions à 13 millions de gallons d'eau.
En combinant les deux techniques, cela a permis d'exploiter les formations de schiste partout au pays, et Marshall, du DEC, dit que le potentiel des forages non conventionnels dans l'état est une bonne raison de revoir la règlementation. Mais à cause de la vigilance du public, Marshall ne s'attend pas à ce que les nouveaux règlements soient finalisés avant le milieu de l'année 2013. Pour ce qui est de la législation de l'état pour interdire la fracturation, on a vu très peu de sympathisants pour cette idée.
"La plupart des gens dans notre région ne s'opposent pas carrément à la fracturation hydraulique, mais plutôt s'opposent à la fracturation sans avoir obtenu plus d'information sur le sujet." dit Paula Getzleman, copropriétaire du vignoble Tre Gatti Vineyards dans la partie sud de Monterey County, là où s'active la compagnie Venoco Inc. Au moins 3 puits exploratoires ont été forés à quelques milles de sa propriété, disait Getzleman dans une entrevue téléphonique, bien que cela se trouvait tout près d'un bassin versant vital pour la région. "Toute détérioration de la qualité de cette eau va impacter tout le monde." ajoute-elle.
Occidental Petroleum Corp s'intéresse activement au schiste de Monteray, bien que la majorité de la surface se trouve dans les collines de Kern County, là où l'industrie pétrolière de l'état a toujours exploité.
Photo: Erik Wait
"California growers join greens to query frack safety
Hydraulic fracturing has brought together greens and growers in California through a shared concern about the impact of the practice on water in a state where it is often in short supply.
The strawberry industry lined up alongside environmentalists to voice their fears over fracking at a public hearing in Salinas at the Steinbeck Institute, named for a renowned author whose writing immortalized the region's agricultural history.
Fracking, or pumping chemical-laced water and sand into a well to open cracks that release oil and gas, has generated a fierce U.S. debate, leading to bans in one state and several municipalities. Yet the industry insists the practice is safe so long as wells are properly constructed.
California officials are on a tour to gather feedback from communities that may be affected by it, with plans to issue draft rules on fracking within three to four months.
"Farmers and environmentalists may not always see eye to eye, but we all rely on clean water," said Jonathan Evans of the Center for Biological Diversity, an environmental group. "When you have the greens and growers speaking out on the dangers of fracking, it's time for the regulators to sit up and listen."
Jason Marshall, deputy head of California's Department of Conservation, said the latest workshop on the subject was the first to hear from the state's strawberry growers, who supply an estimated 88 percent of the U.S. crop.
"If there's a spill on their field, nobody's going to buy from them," Carolyn O'Donnell of the California Strawberry Commission, speaking for the growers, told the hearing on Wednesday night (June 27) in Salinas.
The city is located at the northern end of Monterey County, which captures just part of the vast Monterey shale formation - estimated by the U.S. Energy Information Administration to hold 15 billion barrels of technically recoverable oil, or four times that of the Bakken formation in North Dakota.
The Monterey shale was among the areas mentioned by the EIA this week when it forecast that U.S. production of such "tight" oil would double by 2035.
California is among the oldest U.S. sources of oil, with production going back to the late 19th century, but the industry is in long-term decline, falling by half since the mid-1980s.
Agriculture, on the other hand, remains a lucrative part of its economy, as well as a potent political force. About $4 billion in revenue was generated by agriculture in Monterey County alone in 2011, said Jocelyn Gretz, who has a masters in water management and now works for farmers in Salinas.
Tim Kustic, the state's oil and gas supervisor, told the meeting that most frack jobs of conventional California wells used no more than 500,000 gallons of water - which he compared with the 650,000 gallons that fill an Olympic swimming pool.
Such fracking has taken place in the state for 30 years, but there is more concern when it is combined with the "unconventional" practice of drilling horizontally through the reservoir.
A report on nationwide water usage in fracking by the Oakland, California-based Pacific Institute, which came out last week, said estimates varied from 2 million to 13 million gallons of water per well that was fracked and unconventionally drilled.
The combination of the two techniques is what opened up shale basins nationwide, and Marshall of the Department of Conservation said the potential for unconventional drilling in the state was a big reason for revisiting the regulations. But given the level of public scrutiny, Marshall did not expect new rules to be finalized until mid-2013. As for state legislation to halt fracking, it has received little support.
"Most of the people in our area are not adamantly opposed to fracking as much as we are opposed to fracking without any additional information," said Paula Getzleman, co-owner of Tre Gatti Vineyards in southern Monterey County, where Venoco Inc has been active. At least three exploratory wells had been drilled several miles away from her property, Getzleman said in a phone interview, though it was close to a vital local watershed. "Any spoiling of that water is going to affect everyone," she added.
Occidental Petroleum Corp is actively targeting the Monterey shale, though most of its acreage is over the hills in Kern County - the traditional home of the state's oil business."
Article written by Braden Reddall for Reuters published here: http://www.reuters.com/article/2012/06/29/us-fracking-california-idUSBRE85S0WJ20120629
Photo: raleys.com
Les producteurs de la Californie s'allient avec les verts pour se questionner sur la sécurité de la fracturation hydraulique.
L'industrie de la fraise s'est rangée du côté des environnementalistes pour exprimer ses craintes vis-à-vis la fracturation hydraulique durant une audience publique à Salinas à l'institut Steinbeck, ainsi nommée à cause de l'auteur de renommée dont les écrits ont immortalisé l'histoire agricole de la région.
La fracturation hydraulique, qui consiste à pomper de l'eau mêlée à des produits chimiques et du sable dans un puits afin d'ouvrir des fissures pour en extraire du pétrole ou du gaz, a suscité un débat féroce aux États-Unis, à la source d'interdiction dans un état et plusieurs municipalités. Malgré tout, l'industrie continue d'insister que la pratique est sécuritaire à condition que les puits soient construits correctement.
Les autorités de la Californie sont en tournée afin de recueillir les commentaires dans les communautés qui pourraient être impactées et des règlements préliminaires sur la fracturation hydraulique en seront tirés d'ici 3 à 4 mois.
"Les fermiers et les environnementalistes ne sont pas toujours du même avis, mais nous dépendons tous d'eau propre." dit Jonathan Evans du Center of Biological Diversity, un groupe environnemental. "Quand vous voyez les verts et les producteurs s'exprimer sur les dangers de la fracturation, il est temps que les régulateurs les écoutent."
Jason Marshall est à la tête du département de la conservation (DEC) de la Californie et dit que la dernière réunion de travail sur le sujet était la première pour les producteurs de fraises de l'état qui représentent 88% de la récolte aux É.-U.
"S'il y a un déversement dans leur champ, personne n'en achètera." dit Carolyn O'Donnell de la California Strawberry Commission, porte-parole pour les producteurs, à l'audience de mercredi soir à Salinas.
La ville est située dans la partie la plus au nord de Monterey County, juste au-dessus d'une partie de la grande formation de schiste Monterey qui contiendrait 15 milles milliards de barils de pétrole potentiellement recouvrable selon le U.S. Denergy Information Administration, ce qui serait 4 fois plus que la formation Bakken dans le Dakota du Nord.
Le schiste de Monterey était l'une des formations géologiques mentionnée par l'EIA cette semaine lors du dévoilement de ses estimés de la ressource et prédisant que la production de ce pétrole de schiste pourrait doubler d'ici 2035 aux É.-U.
La Californie est l'une des plus anciennes sources de pétrole au pays, et la production remonte à la fin du 19e siècle, mais l'industrie est en déclin depuis longtemps, la production ayant diminué de moitié depuis la moitié des années 1980.
Par contre, l'agriculture est un secteur profitable de son économie et a beaucoup d'influence au niveau politique. Environ $4 milliards de revenus ont été générés par l'agriculture dans le compté Monterey en 2011, dit Joceyn Gretz, spécialisé en gérance de l'eau et travaille pour des fermiers dans Salinas.
Tim Kustic, le superviseur du pétrole et du gaz de l'état, a dit durant la réunion que la plupart des opérations de fracturation hydraulique dans les puits conventionnels (NDLR: les puits conventionnels ont besoin de beaucoup moins d'eau pour les fracturer que les puits non conventionnels) de la Californie ont prélevé moins de 500,000 gallons d'eau, qu'il compare avec les 650,000 gallons nécessaires à remplir une piscine olympique (NDLR: un vieil argumentaire qui ne tient pas: une bonne partie de l'eau injectée sous terre durant les fracturations hydraulique ne revient plus à la surface, et celle qui revient est beaucoup plus difficile à traiter que l'eau de piscine!).
Des fracturations hydrauliques comme celles-là se font dans l'état depuis 30 ans maintenant, mais c'est plus préoccupant quand on ajoute le forage horizontal, une pratique non conventionnelle, au procédé dans le même réservoir.
Un rapport national sur la consommation de l'eau pour fracturer mené par le Pacific Institute situé à Oakland, en Californie rendu public la semaine dernière, affirme qu'un puits fracturé et foré horizontalement peut nécessiter de 2 millions à 13 millions de gallons d'eau.
En combinant les deux techniques, cela a permis d'exploiter les formations de schiste partout au pays, et Marshall, du DEC, dit que le potentiel des forages non conventionnels dans l'état est une bonne raison de revoir la règlementation. Mais à cause de la vigilance du public, Marshall ne s'attend pas à ce que les nouveaux règlements soient finalisés avant le milieu de l'année 2013. Pour ce qui est de la législation de l'état pour interdire la fracturation, on a vu très peu de sympathisants pour cette idée.
"La plupart des gens dans notre région ne s'opposent pas carrément à la fracturation hydraulique, mais plutôt s'opposent à la fracturation sans avoir obtenu plus d'information sur le sujet." dit Paula Getzleman, copropriétaire du vignoble Tre Gatti Vineyards dans la partie sud de Monterey County, là où s'active la compagnie Venoco Inc. Au moins 3 puits exploratoires ont été forés à quelques milles de sa propriété, disait Getzleman dans une entrevue téléphonique, bien que cela se trouvait tout près d'un bassin versant vital pour la région. "Toute détérioration de la qualité de cette eau va impacter tout le monde." ajoute-elle.
Occidental Petroleum Corp s'intéresse activement au schiste de Monteray, bien que la majorité de la surface se trouve dans les collines de Kern County, là où l'industrie pétrolière de l'état a toujours exploité.
Photo: Erik Wait
"California growers join greens to query frack safety
Hydraulic fracturing has brought together greens and growers in California through a shared concern about the impact of the practice on water in a state where it is often in short supply.
The strawberry industry lined up alongside environmentalists to voice their fears over fracking at a public hearing in Salinas at the Steinbeck Institute, named for a renowned author whose writing immortalized the region's agricultural history.
Fracking, or pumping chemical-laced water and sand into a well to open cracks that release oil and gas, has generated a fierce U.S. debate, leading to bans in one state and several municipalities. Yet the industry insists the practice is safe so long as wells are properly constructed.
California officials are on a tour to gather feedback from communities that may be affected by it, with plans to issue draft rules on fracking within three to four months.
"Farmers and environmentalists may not always see eye to eye, but we all rely on clean water," said Jonathan Evans of the Center for Biological Diversity, an environmental group. "When you have the greens and growers speaking out on the dangers of fracking, it's time for the regulators to sit up and listen."
Jason Marshall, deputy head of California's Department of Conservation, said the latest workshop on the subject was the first to hear from the state's strawberry growers, who supply an estimated 88 percent of the U.S. crop.
"If there's a spill on their field, nobody's going to buy from them," Carolyn O'Donnell of the California Strawberry Commission, speaking for the growers, told the hearing on Wednesday night (June 27) in Salinas.
The city is located at the northern end of Monterey County, which captures just part of the vast Monterey shale formation - estimated by the U.S. Energy Information Administration to hold 15 billion barrels of technically recoverable oil, or four times that of the Bakken formation in North Dakota.
The Monterey shale was among the areas mentioned by the EIA this week when it forecast that U.S. production of such "tight" oil would double by 2035.
California is among the oldest U.S. sources of oil, with production going back to the late 19th century, but the industry is in long-term decline, falling by half since the mid-1980s.
Agriculture, on the other hand, remains a lucrative part of its economy, as well as a potent political force. About $4 billion in revenue was generated by agriculture in Monterey County alone in 2011, said Jocelyn Gretz, who has a masters in water management and now works for farmers in Salinas.
Tim Kustic, the state's oil and gas supervisor, told the meeting that most frack jobs of conventional California wells used no more than 500,000 gallons of water - which he compared with the 650,000 gallons that fill an Olympic swimming pool.
Such fracking has taken place in the state for 30 years, but there is more concern when it is combined with the "unconventional" practice of drilling horizontally through the reservoir.
A report on nationwide water usage in fracking by the Oakland, California-based Pacific Institute, which came out last week, said estimates varied from 2 million to 13 million gallons of water per well that was fracked and unconventionally drilled.
The combination of the two techniques is what opened up shale basins nationwide, and Marshall of the Department of Conservation said the potential for unconventional drilling in the state was a big reason for revisiting the regulations. But given the level of public scrutiny, Marshall did not expect new rules to be finalized until mid-2013. As for state legislation to halt fracking, it has received little support.
"Most of the people in our area are not adamantly opposed to fracking as much as we are opposed to fracking without any additional information," said Paula Getzleman, co-owner of Tre Gatti Vineyards in southern Monterey County, where Venoco Inc has been active. At least three exploratory wells had been drilled several miles away from her property, Getzleman said in a phone interview, though it was close to a vital local watershed. "Any spoiling of that water is going to affect everyone," she added.
Occidental Petroleum Corp is actively targeting the Monterey shale, though most of its acreage is over the hills in Kern County - the traditional home of the state's oil business."
Article written by Braden Reddall for Reuters published here: http://www.reuters.com/article/2012/06/29/us-fracking-california-idUSBRE85S0WJ20120629
Photo: raleys.com
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