Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, August 12, 2013

Le droit de se baigner dans son cours d'eau local


Faire du lobbying pour avoir des rivières sans pollution
Des groupes vont se saucer dans la rivière Hackensack

Ma traduction libre d'un reportage local du New Jersey.

Plus d'une douzaines de personnes se sont réunies au parc Laurel Hill County Park à Secaucus le 25 juin pour dire "oui" à la baignade dans les cours d'eau de la région nordique de l'état du New Jersey.

Lors de la journée la plus froide de tout l'été, avec une petite pluie en plus, des membres du Hackensack Riverkeeper et de l'Alliance Waterkeeper et leurs sympathisants ont célébré la journée Swimmable Action Day en allant se saucer dans la rivière Hackensack vers midi, le tout pour faire passer le message qu'on veut de l'eau propre où l'on peut aller se baigner.

"Aujourd'hui, le groupe Hackensack Riverkeeper, en collaboration avec l'Alliance Waterkeeper, se sont baignés dans la rivière Hackensack pour protester contre le fait qu'après 40 ans du Clean Water Act, notre rivière ne respecte toujours pas les normes pour la baignade," dit le capitaine Bill Sheehan de Secaucus. "Toute personne a le droit de se baigner et s'amuser dans leurs eaux locales, et espérer mieux de ses gouvernements de l'état et du fédéral."

Sheehan a plongé dans le Hackensack, tout comme Richard Dwyer de Bayonne.

"L'eau était chaude, dit Dwyer. "Je me sentais propre quand j'en suis sorti, et c'était rafraîchissant."

Pour Dwyer, la démonstration publique était importante à faire. Il a grandi dans la division Greenville de Jersey City, et pouvait se rendre à bicycle à Newark Bay, au Kill Van Kull et les rivières Hackensack et Hudson, mais ne pouvait profiter d'aucunes à cause de la pollution. Il devait attendre que ses parents l'emmène à un lac ou au Jersey Shore pour aller à l'eau.

"Le comté Hudson County doit être le seul de l'état qui n'a pas un seul endroit naturel où l'on peut se baigner dont les gens peuvent profiter," dit-il.

Rachel Cook, directrice des opérations de l'Alliance Waterkeeper à Manhattan, s'est jointe aux autres dans la rivière, et se concentrait au sérieux de l'évènement de la journée.

"Pour montrer comment c'est important de se battre pour de l'eau propre," dit Cook. "Pour s'assurer qu'on puisse jouir de nos cours d'eau de la façon qu'on devrait être capable d'en jouir, que ce soit pour se baigner, pour boire ou y pêcher."

"Le temps frais et la pluie n'arrête pas notre protestation," dit Sarah Menchise, coordonnatrice des intervenants de proximité pour Riverkeeper. "Ceux de notre groupe qui n'ont pas complètement submergé leur corp ont pataugé dans l'eau jusqu'aux genoux."

Finalement, Swimmable Action Day a été un succès, selon le groupe.

"Les gens ont pu jouir de leur droit à se baigner dans la rivière Hackensack," dit Menchise. "Nous espérons que l'an prochain, nous aurons encore plus de gens et que nous serons plus près de notre but d'avoir de l'eau propre."

Des membres de l'Alliance ont visité d'autres cours d'eau locaux dans la région métropolitaine de la ville de New York, dont Union Beach dans Monmouth County, Croton Point Park dans New York, et d'autres plages dans le Connecticut pour y nager, ou dans certains cas, pour ne pas nager à cause de niveaux dangereux de pollution.

L'évènement Swimmable Water est un mouvement global qui reconnaît le rôle important que jouent les cours d'eau dans les communautés. Entre le 25 et le 28 juillet, 200 membres de différents groupes Waterkeeper et des milliers d'individus dans plus de 20 pays ont été à l'eau pour encourager les citoyens à célébrer leur droit à des eaux propres où l'on peut se baigner, et afin de promouvoir l'importance de protéger les cours d'eau locaux.




"Lobby for pollution-free rivers
Groups go for plunge into Hackensack


by Joseph Passantino


More than a dozen people gathered at Laurel Hill County Park in Secaucus on June 25 to say “yes” to swimming in northern New Jersey waterways.

On the coldest day of the summer, and with a light drizzle coming down, Hackensack Riverkeeper and Waterkeeper Alliance members and supporters celebrated Swimmable Action Day with a mid-day dip into the Hackensack River as they lobbied for clean swimmable water.

“Today, Hackensack Riverkeeper in cooperation with the Waterkeeper Alliance, swam in the Hackensack River to protest the fact that 40 years after the Clean Water Act our river still does not meet the criteria for swimmable water,” said Capt. Bill Sheehan of Secaucus. “All people have the right to swim and recreate in their local waters – and to expect better from our state and federal governments.”

Sheehan took the plunge into the Hackensack, as did Richard Dwyer of Bayonne.

“It was warm,” Dwyer said. “I felt clean when I came out, and it was refreshing.”

For Dwyer, the public demonstration was an important one. Growing up in the Greenville section of Jersey City, he was within bicycling distance of Newark Bay, the Kill Van Kull, and the Hackensack and Hudson rivers, yet could not use any of them because of the pollution. He had to wait until his parents took him to a lake or the Jersey Shore to go into the water.

“Hudson County may be the only one in the state that doesn’t have a natural, swimmable resource that people can enjoy,” he said.

Rachel Cook, director of operations at the Waterkeeper Alliance in Manhattan, joined the others in the river, and focused on the seriousness of the day.

“To show how it important it is to fight for clean water,” Cook said. “To ensure we can use our waterways the way we should be able to use them, whether it be to swim it, drink from it or fish from it.”

“The cold air and drizzle did not stop our protest,” said Sarah Menchise, outreach coordinator for the Riverkeeper. “Those of the group that did not fully submerge their bodies waded through the water up to their knees.”

Overall, Swimmable Action Day was a success, according to the group.

“People exercised their right to swim in the Hackensack River,” said Menchise. “We hope that next year we will have a larger turnout and be one step closer to clean water.”

Alliance members visited other local waterways in the New York City metropolitan area, including Union Beach in Monmouth County, Croton Point Park in New York, and beaches in Connecticut, to swim – or in some cases, not swim – due to the unsafe levels of pollution.

Swimmable Water Weekend is a global event, recognizing the important role water plays in communities. Between July 25 and 28, 200 Waterkeeper chapters and thousands of individuals from more than 20 countries took to the water to encourage citizens to celebrate their right to clean, swimmable waters, and to promote the importance of protecting local waterways.


Link: http://hudsonreporter.com/view/full_story/23271132/article-Lobby-for-pollution-free-rivers-Groups-go-for-plunge-into-Hackensack

Thursday, April 4, 2013

Pollution - les visons peinent à se reproduire dans le fleuve Hudson



La vie des bébés visons est mise à risque par une nourriture et un habitat contaminés

Les visons plongent profondément dans le fleuve Hudson de l'état de New York à la quête de crapauds et de poissons. Scrutant les rives de la rivière, ils fouinent dans la terre, se creusent des tunnels. Mais leur nourriture et leur habitat leur administrent des doses importantes de produits chimiques industriels qui pourraient tuer leurs bébés et mettre en danger la survie de leurs populations.

Voici ma traduction libre d'un résumé de rapport scientifique rédigé par Brian Bienkowski de Environmental Health News.

Dans cette nouvelle étude, on a donné comme nourriture à des visons d'élevage des poissons attrapés dans la rivière Hudson, en amont, qui sont très contaminés avec des BPC. Les bébés nés de parents qui ont ingérés les composés chimiques avaient une plus grande possibilité de mourir que les bébés nés des bêtes dont la nourriture était moins contaminée.

"En se basant sur la mortalité des bébés, nous croyons que la contamination aux BPC est la cause de la baisse de population et de densité des visons dans la région en amont de la rivière Hudson." dit Kathryn Jahn, une biologiste du U.S. Fish and Wildlife Service (pêches et faune au fédéral) qui avait travaillé en coopération avec des chercheurs de l'université du Michigan pour cette étude.

Tous les bébés des 15 mères qui n'ont pas ingéré de BPC ont survécu, ainsi que 96% de ceux nés des 10 mères qui en ont ingéré que les plus petites quantités. Mais des 4 groupes auxquels ont a exposé des quantités plus importantes des produits chimiques, tous les bébés en sont morts, la plupart en moins de 10 semaines.

La population de visons sauvages de la région consomme des quantités semblables de BPC. Il en résulte probablement que le nombre de mort-nés et de mortalité en bas âge est semblable dans la nature, selon les scientifiques. "Une diète qui contient moins de 10% de poissons qui comptent des concentrations de BPC dans l'environnement pourrait prévoir une mortalité de bébés." écrivent les auteurs de l'étude.

Pendant des décennies, des scientifiques ont su que le vison était plus sensible que d'autres animaux aux effets nuisibles des BPC pour leur système de reproduction et immunitaire, mais la cause demeurerait un mystère.

Des animaux d'environ 2 pieds de long avec une merveilleuse fourrure, le vison vit pas mal partout aux États-Unis et au Canada dans des endroits marécageux et d'autres milieux humides semblables. Ils ont besoin de l'eau pour se nourrir, plongent dans les rivières et les lacs pour se nourrir de rats musqués, de mouffettes, de poissons, de crapauds et d'oiseaux. À leur tour, ils sont la cible de trappeurs et élevés pour leur fourrure.

Le nombre de visons semble stabilisé, selon le département de conservation de l'environnement de New York (DEC). Toutefois, les données de trappe laissent penser que les populations autour du fleuve Hudson sont moins importantes qu'ailleurs dans l'état.

La nouvelle étude se base sur deux études semblables dans lesquelles les visons qui ont consommé des poissons contaminés au BPC pêchés dans la baie Saginaw du Michigan et dans la rivière Housatonic du Massachusett ont aussi connu une mortalité élevée de leurs petits.

Parce ce qu'ils sont au sommet de la chaîne alimentaire, rarement victimes de prédateurs eux-mêmes, les visons accumulent de grandes quantités de produits chimiques, selon Niladri Basu, un prof de l'université du Michigan qui étudie les poissons et la faune comme indicateurs de dangers pour la santé.

Comme espèce sentinelle, leur santé est un indicatif de la santé des écosystèmes environnants.

"À un niveau régional ou local, ces produits chimiques ont des effets sur les populations et cela devrait nous préoccuper." dit Basu. "Ces régions isolées comme le fleuve Hudson et la rivière South River en Virginie, où se trouvait jadis des installations de Dow, laissent voir que le vison a des problèmes à cause des BPC et le mercure."

Le fleuve Hudson est l'un des sites Superfund le plus vaste du pays. À partir des années 1940 jusqu'à environ 1976, deux usines de General Electric auraient relâché 1,3 millions de livres de BPC dans le fleuve de 315 milles de long. Maintenant interdits, ces produits chimiques jadis utilisés surtout comme isolant dans l'équipement électrique, sont un fléau pour ce cours d'eau depuis ce temps-là parce qu'ils persistent dans l'environnement.

Le public reçoit des avertissements depuis 4 décennies pour éviter de consommer la plupart du poisson de ce cour d'eau. Les BPC sont associés avec de nombreux effets sur la santé, dont le cancer et un QI réduit chez les enfants des états riverains des Grands Lacs.

Aussitôt que 1982, des scientifiques ont commencé à documenter des concentrations élevées de BPC dans les visons le long du fleuve. En dedans de 3 milles de la rivière, environ la moitié des visons ont des concentrations dans leur foie qui dépasse la norme limite pour éviter des problèmes de santé, selon un rapport du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Et les problèmes demeurent: les niveaux de BPC sont demeurés les mêmes pour environ 3 décennies. Aussi, les concentrations moyennes de BPC dans les poissons de l'amont de l'Hudson n'ont pas changées depuis les dernières années, selon l'EPA.

"Il y a tout simplement beaucoup de BPC ici et ils ne se décomposent pas." dit Jahn. "Les sédiments, l'eau, le poisson, les oiseaux, les chauve-souris, les musaraignes, les insectes, les visons, tout ce que nous étudions dans le fleuve Hudson est contaminé aux BPC."

La contamination est préoccupante pour les élevages de vison situés un peu partout dans la région.

Michael Whelan, président de Fur Commission USA, une association de métier pour les éleveurs de visons, dit que les problèmes des produits chimiques est l'une des raisons que les éleveurs de visons au nord de New York ne donnent pas beaucoup de poissons à leurs animaux.

"La nourriture est locale dans la plupart des cas. Dans certains états riverains des Grands Lacs et les états du nord-ouest côtiers du Pacifique, les éleveurs peuvent mettre du poisson dans la moulée," dit Whelan. "Mais dans des régions comme au nord de New York, ils font des mélanges avec du fromage, du boeuf et de la volaille maintenant."

Toutefois, le vison domestique qui s'échappe des élevages sont davantage contaminés par les BPC que leurs congénères sauvages riverains du lac Érié, selon une étude de 2012 faite par des chercheurs du Canada. Ils pourraient avoir été nourri avec de la nourriture contaminé à la ferme, c'est possible aussi que les visons qui se sont échappés ne sont pas de bons chasseurs et pourraient possiblement se nourrir davantage de choses plus contaminées, dit Jeff Bowman, un scientifique qui fait de la recherche à l'université Trent et auteur principal de l'étude.

"Nous avons observé un vison, un vison qui s'était échappé qui avait l'une des concentrations les plus élevées de BPC, marcher de long en large sur les plages du lac Érié et se nourrissant de moules zébrées qui filtrent les sédiments" qui sont très contaminées, dit Bowman.

Le vison adulte aussi pourrait être à risque. En plus de la mortalité des petits, les chercheurs ont fait des liens avec les poissons contaminés de BPC du fleuve Hudson avec des lésions aux mâchoires et des organes aux dimensions altérées chez les adultes.

La recherche sur le vison va être utile pour aider à déterminer si des efforts d'assainissement de la rivière devraient aussi inclure des mesures spécifiques pour aider aux animaux de récupérer. Une augmentation de dragage de sédiments, la démolission des barrages et ajouter plus de couverture végétale sont tous des remèdes à envisager, dit Jahn. Le dragage, financé par General Electric sous un programme d'assainissement Superfund, a déjà débuté dans certaines parties en amont du fleuve."
Photo: dec.ny.gov

" Mink babies jeopardized by contaminated food, shelter

Mink dive deep into the depths of New York’s Hudson River to hunt frogs and fish. Scurrying along the river shore, they nose around in the dirt, building dens. But their food and shelter are giving them heavy doses of industrial chemicals, which could be killing their babies and jeopardizing their populations.

By Brian Bienkowski
Staff Writer
Environmental Health News

April 2, 2013

Mink dive deep into the depths of New York’s Hudson River to hunt frogs and fish. Scurrying along the river shore, they nose around in the dirt, building dens.

But their food and shelter are giving them heavy doses of industrial chemicals, which could be killing their babies and jeopardizing their populations.

In a new study, farm-raised mink were fed fish caught in the upper Hudson River, which is highly contaminated with polychlorinated biphenyls (PCBs). Kits born to the parents that ate the compounds were much more likely to die than the kits of those that ate less-contaminated food.

“Based on the kit mortality, we believe PCB contamination is causing decreased abundance and density of mink in the upper Hudson River,” said Kathryn Jahn, a U.S. Fish and Wildlife Service biologist who worked closely with Michigan State University researchers on the study.

All of the kits from 15 mothers that ate no PCBs survived, along with 96 percent of those from the 10 mothers that ate the lowest amounts. But in the four groups fed increasing amounts of the chemicals, all 50 kits died – most within 10 weeks.

The region’s wild mink consume similar amounts of PCBs. As a result, it’s likely that large numbers are stillborn or dying young in the wild, too, the scientists said. “A diet comprised of less than 10 percent fish with these environmentally relevant PCB concentrations could be expected to result in kit mortality,” the study authors wrote.

For decades, scientists have known that mink are more sensitive than other animals to reproductive and immune damage from PCBs, but it remains a mystery as to why.

About two feet long with luxurious fur, mink are found throughout much of the United States and Canada in places with abundant marshes and other wetlands. Dependent on water for food, they dive into rivers and lakes to eat muskrats, chipmunks, fish, frogs and birds. They are trapped and farmed for their soft pelts.

Mink numbers appear stable, according to the New York Department of Environmental Conservation. However, trapping data suggest that the Hudson River populations are smaller than elsewhere in the state.

The new study builds on two similar studies in which mink fed PCB-tainted fish from Michigan’s Saginaw Bay and Massachusetts’ Housatonic River also had large numbers of kits die.

Since they’re near the top of the food chain – rarely falling victim to predators – mink accumulate large quantities of chemicals, said Niladri Basu, a University of Michigan professor who studies fish and wildlife as indicators of health hazards.

As a sentinel species, their health is indicative of the surrounding ecosystem’s health.

“At a regional or local level, these chemicals’ affect on populations should be a concern,” Basu said. “These isolated areas like the Hudson River and the South River in Virginia, where there used to be a Dow facility, show [mink] are really struggling with PCBs and mercury.”

The Hudson River is one of the largest, most contaminated Superfund sites in the country. From the 1940s to about 1976, two General Electric plants released an estimated 1.3 million pounds of PCBs into the 315-mile river. Now banned, the chemicals, which were used largely as insulators in large electrical equipment, have plagued the river since because they linger in the environment.

People have been warned for four decades to avoid eating most fish from the river. PCBs are linked to many human health effects, including cancer and reduced IQs in children from Great Lakes states.

As early as 1982, scientists began documenting elevated PCBs in mink along the river. Within three miles of the river, about half of them have levels in their liver above the threshold for health problems, according to a report from the National Oceanic and Atmospheric Administration.

And the problem isn’t going away; their PCB levels have stayed the same for about three decades. Similarly, average PCB levels in the fish of the Upper Hudson have not changed significantly in recent years, according to the Environmental Protection Agency.

“There are just a lot of PCBs here and they don’t break down,” Jahn said. “Sediments, water, fish, birds, bats, shrews, insects, mink, everything we study in the Hudson River is contaminated with PCBs.”

The contamination is a concern for the mink farms scattered throughout the region.

Michael Whelan, executive director of Fur Commission USA, a trade association for fur farmers, said chemical concerns are one reason that mink farmers in upstate New York don’t feed much fish to their animals.

“The food is localized in most cases. In some Great Lakes states and the Pacific Northwest farmers may use some wild fish in the feed,” Whelan said. “But in places like upstate New York, they mix in more cheese, beef and poultry now.”

However, domestic mink that escaped farms had higher PCB loads than their wild counterparts along Lake Erie, in a 2012 study from researchers in Canada. While they could have been fed tainted food at the farms, it’s possible that escaped mink aren’t good hunters and eat things more likely to be contaminated, said Jeff Bowman, a research scientist at Trent University and the lead author of the study.

“We watched one mink – an escaped mink that had some of the highest PCB levels – walk up and down the beaches at Lake Erie eating zebra mussels, which filter sediment” that is highly contaminated, Bowman said.

Adult mink also may be at risk. In addition to the kit deaths, researchers linked the PCBs-tainted Hudson River fish to jaw lesions and altered organ sizes in adults.

The mink research will be used to help determine if cleanup efforts at the river should include specific provisions to help the animals recover. Increased dredging of sediment, dam removal and adding more plant cover are all possible remedies, Jahn said. Dredging, funded by General Electric under a Superfund cleanup, already has begun on sections of the upper river."

Link: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/news/2013/contaminated-hudson-river-mink-123

Tuesday, October 25, 2011

Activisme environnemental - Robert F. Kennedy, fils

Photo: availableimages.com

En m’étouffant presque sur les quelques descriptions récentes de Robert F. Kennedy, fils, j'ai commencé à chercher sa biographie en français pour me rendre compte qu'il y en existe très peu, ce qui expliquerait peut-être pourquoi les Québécois le connaissent si peu.

Comme tous les êtres humains, il n'est ni tout blanc, ni tout noir. Sa sortie récente contre les gaz de schiste, alors qu'il s'était prononcé pour il y a de cela quelques années, illustre bien ce personnage tout en nuances, mais néanmoins bien dédié à la cause environnementale.

Voici donc une traduction libre de quelques extraits pertinents de sa biographie disponible dans Wikipedia en anglais.

Robert Francis Kennedy, Junior est né le 17 janvier 1954. Il est le 3e enfant d'Ethel Skakel Kennedy et Robert F. Kennedy qui ont eu onze enfants en tout. Il est un avocat spécialisé en droit environnemental et est co-animateur d'une émission radio appelée "Ring of Fire".

Il est un gradué d'Harvard en 1976, baccalauréat en Arts d'histoire américaine et de littérature. Il a ensuite obtenu un diplôme de droit de l'université de la Virginie et une maîtrise en droit de Pace University.

En 1983, il a été arrêté dans le Dakota du Sud en prenant l'avion pour possession d'héroïne. À 29 ans, en plaidant coupable d'une première délit, il a dû faire 1,500 heures de travaux communautaires. C'est ainsi qu'il s'est joint à l'organisme Riverkeeper en 1984 pour entamer des procès contre des pollueurs de la rivière Hudson. Après ses 1,500 heures terminées, le groupe Riverkeeper l'ont engagé comme avocat. Pour ceux qui ne connaissent pas l'organisme Riverkeeper, le groupe a été fondé en 1966 par un groupe de pêcheurs commerciaux et sportifs ainsi que des résidents de New York pour forcer le gouvernement à assainir la rivière Hudson.

Kennedy a ensuite fondé (et est toujours président) d'un organisme affilié appelé Waterkeeper Alliance qui est une coalition de groupes surveillants les cours d'eau tout en leur apportant de l'aide que ces groupes auraient besoin. Partout au monde, il y a 191 programmes "waterkeeper" qui portent les noms de "Riverkeeper", "Lakekeeper", "Baykeeper" ou "Coastkeeper".

Depuis 1987, Kennedy est un professeur clinique en droit environnemental et co-dirige le Pace Environmental Litigation Clinic au Pace University School of Law. La clinique permet aux étudiants en droit dans leur 2e et 3e année d'entamer des poursuites contre des présumés pollueurs de la rivière Hudson. Kennedy est aussi l'avocat en chef du Natural Resources Defense Council (NRDC), un OBNL dont les bureaux sont à New York et qui travaille à élargir les lois environnementales.

En 1998, avec Chris Bartle et John Hoving, Kennedy a lancé une compagnie d'eau embouteillée dont tous les profits vont au Waterkeeper Alliance. (!)

Kennedy a écrit 2 livres et plusieurs articles sur des sujets environnementaux. Ses articles ont apparu dans les quotidiens The New York Times, The Washington Post, le Los Angeles Times, le Wall Street Journal, les publications Newsweek, Rolling Stone, Athlantic Monthly, Esquire, The Nation, la revue Outside et beaucoup d'autres. Depuis mai 2005, il blogue à l'occasion dans le célèbre The Huffington Post.

Dans un éditorial du New York Times du 16 décembre 2005, Kennedy écrivait: "En tant qu'environnementaliste, je suis pour l'éolien, dont les parcs éoliens en haute mer. Je suis également d'accord pour avoir des parcs éoliens dans des paysages appropriés. Mais je crois que certains endroits ne devraient pas avoir aucun développement industriel. Je ne construirais pas un parc éolien dans le parc national du Yosemite. Ni dans le détroit du Nantucket, ce qui est exactement ce que la compagnie Energy Management tente de faire avec son projet "Cape Wind". Ceci attira la grogne de plusieurs environnementalistes.

En mai 2010, Kennedy a été nommé l'un des "Héros de la Planète" de la revue Time pour avoir réussi à aider Riverkeeper d'assainir la rivière Hudson. En juin 2011, il a participé à la tournée de visionnements du film "The Last Mountain" sur les déboires vécus par les communautés aux prises avec les mines de charbon dans les Appalaches.

Comme passe-temps, Kennedy possède un permis de fauconnier et a déjà été le président du New York State Falconer's Association. Il aime aussi faire du rafting en eaux vives et a descendu plusieurs rivières sauvages au Canada et en Amérique Centrale. Il était dans le documentaire en IMAX intitulé "Grand Canyon Adventure: River at Risk" et a descendu la rivière Grand Canyon avec sa fille et l’anthropologue Wade Davis. (çà vous rappelle pas "Chercher le Courant"?)

Thursday, August 11, 2011

Fleuve Hudson - une expédition avec des gardiens du fleuve

Photo: Benjamin Norman pour The New York Times

Après le feu dans une usine importante de traitement d'eaux usées de la ville de New York, l'attention se porte davantage sur la qualité de l'eau du fleuve Hudson (le cour d'eau siamois de la rivière Richelieu via le lac Champlain) car une bonne partie des égouts de la grande métropole s'est déversée directement dans le fleuve. Une traduction libre d'un article dans le journal The New York Times:

Sur le fleuve Hudson avec les héros de la qualité de l'eau.

Le capitaine du bateau était content de nous expliquer une fausse idée qu'on se fait des eaux d'égouts: çà ne pue pas nécessairement. "Les gens pensent que les eaux usées puent." dit John Lipscomb, le capitaine qui mène le bateau plus près de l'usine North River Wastewater Treatment Plant en panne, qui a pris feu à la mi-juillet à Harlem. "Mais on a affaire à des excréments, de l'eau du bain et l'eau de vaisselle. Une partie de ce qui sort sont des produits de soins de beauté."

Il faisait chaud, mais il y avait une bonne brise, et çà sentait presque bon, en effet. Mais c'était loin d'être joli: les eaux d'égouts se sont déversé directement dans le fleuve Hudson de mercredi à vendredi soir: quelques 120 millions de gallons par jour. L'usine s'est remise en marche tard vendredi.

Bien que l'usine ait recommencé à fonctionner vendredi après-midi, il y a eu des déversements d'égouts bruts, moins de 25 millions de gallons, entre 5:00 heures et 13:30 heures samedi, et rien du tout dimanche.

M. Lipscomb est commandant du R. Ian Fletcher, qui fait 36 pieds de longueur, pour le groupe environnemental Riverkeeper, et Gregory D. O'Mullan, un prof de micro-biologie environnemental au Queens College du City University de New York, l'accompagne. Ils font des prélèvements d'échantillons pour détecter les concentrations de la bactérie entérocoques, qui vit habituellement dans les intestins des humains et des animaux. Personne n'était surpris d'apprendre que les concentrations étaient très élevées. Les résultats des tests de la veille tout près de l'usine disaient que la concentration était de plusieurs milliers par 100 millilitres d'eau, bien au-delà des normes acceptables fédérales de 104 par 100 millilitres, ce qui mérite des fermetures de plages, selon le Docteur O'Mullan. Samedi, Riverkeeper disait que les échantillons de jeudi à 6 des 16 endroits testés dans le fleuve Hudson entre le pont Tappan Zee Bridge jusqu'à Battery dans la ville de New York, avaient des concentrations dangereuses entre 132 et 104,620 par 100 millilitres. "Les concentrations près des effluents étaient bien plus élevées qu'à l'habitude." selon le Docteur O'Mulllan.

Les tests fait par la municipalité jeudi montraient des concentrations beaucoup plus basses parce que les tests étaient fait aux plages et au milieu du fleuve, selon M. Sklerov. Les avis de défense de baignade sont en vigueur pour les plages South, Midland et Cedar Grove sur Staten Island et Sea Gate à Brooklyn. M. Sklerov dit qu'il s'attend à ce que les avis soient retirés bientôt.

Le parc Riverbank State Park qui est tout près de l'usine de traitement et qui a manqué d'électricité durant cet incident a ré-ouvert ses portes vendredi. Les piscines sont ouvertes depuis samedi matin.

M. Lipscomb dit que bien que les concentrations près de l'usine ont été les plus élevées qu'il ait jamais vu, les tests précédents avaient montré que la contamination était à bien des endroits sur le fleuve Hudson après une pluie. M. Lipscomb patrouille le fleuve depuis l'année 2000, et prend des échantillons depuis 2006, grâce au bateau de Riverkeeper qui est équipé avec un petit laboratoire et un incubateur qui permet d'analyser sur place les échantillons. Pour empêcher les usines de traitement d'être débordées durant les pluies, il explique qu'un mélange d'eaux d'égouts et d'eaux pluviales est souvent déversé sans traitement dans les cours d'eau de la ville grâce à un réseau de centaines de tuyaux partout dans la ville. Après les pluies au mois de mai, les échantillons de Riverkeeper sont analysés grâce au partenariat avec Queens College et le Lamont-Doherty Earth Observatory à l'université Columbia, et on y a trouvé que les concentrations à 15 des 20 sites dépassaient les normes tolérables fédérales pour la qualité de l'eau. "L'évènement de cette semaine a causé quelques jours de mauvais résultats." dit M. Lipscomb, en parlant des déversements causés par l'incendie à l'usine. "Mais nous voyons des mauvais résultats à certains jours toute l'année." M. Lipscomb, un employé à plein temps pour Riverkeeper est né à New York et a grandi sur les rives de l'Hudson à Irvington, décrit sa mission comme "travaillant pour le fleuve". Quand il ne fait pas des tests d'eau du fleuve, il patrouille dans ce qui ressemble un bateau de pêche pour le homard, toujours prêt à dénicher et rapporter les pollueurs, souvent des malfaisants industriels qui jette de la ferraille ou d'autres matériaux dans le fleuve pendant qu'ils chargent ou déchargent de la cargaison. Il en a vu des mûres et des pas mûres, et il est très philosophe au sujet de l'incendie qui a forcé l'usine North River de fermer. "Çà arrive, des accidents!", dit-il. Vu sa nature organique, les eaux d'égouts devraient se décomposer et se dissiper dans quelques jours sans effets à long terme. M. Lipscomb est plus préoccupé par les risques pour la santé des gens qui viennent en contact avec l'eau et aimerait un meilleur réseau d'avertissement des dangers.

La rivière semblait vide pendant la promenade de vendredi après-midi, mais M. Lipscomb et le Docteur O'Mullan disent qu'ils ont vu des gens à l'eau et sur les rochers près du Little Red Lighthouse sour le pont George Washington. "Pourquoi n'y a-t-il pas un policier ou quelqu'un pour avertir les gens de ne pas aller à l'eau?" demande M. Lipscomb. Le fleuve était calme dans la chaleur frisant les 100 degrés F, avec un bateau ici et là. Le bateau de Riverkeeper s'est approché de l'un des tuyaux effluent de l'usine qui porte une affiche qui avertit: "Danger: point de décharge en cas de pluie".

Le Docteur O'Mullan se penche à genoux pour ramasser un spécimen d'eau dans une bouteille, pendant que M. Lipscomb pointe du doigt pour me montrer: "Voyez-vous l'eau changer de couleur vers le gris?" C'est la couleur qui laisse voir la présence d'eaux d'égouts, pas la senteur, selon lui. Et puis il y a toujours les immanquables "objets flottants": des feuilles, des emballages, une bouteille de plastique, un condom. Les condoms sont les signes certains d'eaux d'égouts.

"Les condoms sont l'exemple parfait du lien direct entre la toilette et la rivière." dit-il d'un ton sec pendant qu'il scrute le paysage avec ses lunettes d'approche.
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"On the Hudson, With the Water-Quality Mavens

The boat’s captain was happy to clear up one misconception: Sewage does not necessarily stink. “People think sewage is going to smell,” the captain, John Lipscomb, said late Friday afternoon as he steered his boat closer to the disabled North River Wastewater Treatment Plant in Harlem. “But this is feces and bathwater and dishwashing water. Part of what’s coming out is beauty care products.”

It was hot but breezy, and the smell was indeed almost sweet. But there was nothing lovely about the raw sewage that pipes there discharged into the Hudson River — some 120 million gallons a day — from Wednesday to Friday night, when the plant returned to treating sewage.

The city’s Environmental Protection Department brought both of the damaged engines back online Friday afternoon. There were some raw sewage discharges, totaling less than 25 million gallons, between 5 a.m. and 3:30 p.m. Saturday, and none Sunday, said Farrell Sklerov, a spokesman for the department.

Mr. Lipscomb, who commands the 36-foot R. Ian Fletcher for the environmental group Riverkeeper, and Gregory D. O’Mullan, an assistant professor of environmental microbiology at Queens College of the City University of New York, were collecting samples to test for the bacterium enterococcus, which lives in the intestines of humans and animals. Not surprisingly, counts were through the roof. Results from testing the previous day showed that levels closest to the plant were thousands of cells of enterococcus per 100 milliliters of water, significantly over the federal safety standard of 104 per 100 milliliters (about 3.5 fluid ounces), which would prompt beach closings, Dr. O’Mullan said. On Saturday, Riverkeeper said that Thursday’s samples at 6 of 16 test locations in the Hudson, from the Tappan Zee Bridge down to New York City’s Battery, had unsafe counts ranging from 132 to 104,620 per 100 milliliters. “The concentrations near the discharge points were much higher than usual, comparable to the Gowanus Canal and Newtown Creek,” Dr. O’Mullan said.

Gowanus and Newtown, among the most contaminated bodies of water in the nation, were both declared federal Superfund sites last year and are to undergo decade-long cleanups.

The city’s own sampling Thursday showed much lower concentrations because the testing is done at beaches and in the center of the river, Mr. Sklerov said. Health advisories remain in effect for South, Midland and Cedar Grove Beaches on Staten Island and Sea Gate in Brooklyn. Mr. Sklerov said he expected the advisories to be lifted soon.

Riverbank State Park, which sits atop the treatment plant and lost power during the episode, opened its gates Friday. The swimming pools reopened Saturday morning.

Mr. Lipscomb, 57, said that though the levels near the plant were the highest he had seen, previous testing had shown more widespread sewage contamination along the Hudson after rains. Mr. Lipscomb has been patrolling the river since 2000 — and sampling its waters since 2006 — from the Riverkeeper boat, which is equipped with a minilab and incubator that allows for on-site analysis of the samples. To prevent sewage plants from becoming overwhelmed when it rains, he explained, a combined flow of sewage and storm water is frequently discharged untreated into the city’s waterways from hundreds of pipes around the city. After rains in May, Riverkeeper’s sampling, which is done in partnership with Queens College and the Lamont-Doherty Earth Observatory at Columbia University, found that levels at 15 of 20 locations tested in the Hudson violated federal water-quality standards. “This event made for a few bad days,” Mr. Lipscomb said of the outpouring from the North River plant. “But we see bad days throughout the year.” Mr. Lipscomb, a full-time Riverkeeper employee who was born in New York City and grew up by the Hudson in Irvington in Westchester County, describes his mission as “working for the river.” When he is not testing the waters, he is out on patrol in what resembles a wooden lobster boat, ready to spot and report polluters, in many cases industrial scofflaws who drop scrap metal and other materials into the river as they load and unload cargo. As someone who has seen plenty, he was philosophical about the fire that caused the North River plant to shut down. “Accidents happen,” he said. Given its organic nature, the sewage is expected to break down and dissipate in a few days with no lasting effects. Mr. Lipscomb was more worried about the risk of illness to people who came in contact with the water and the need for better notification of the dangers.

The river looked empty during a reporter’s Friday afternoon ride along the Upper West Side to the plant at West 137th Street, but Mr. Lipscomb and Dr. O’Mullan said they had come across people in the water and on the rocks near the Little Red Lighthouse under the George Washington Bridge. “Why isn’t there a traffic cop or somebody telling people not to go in the water?” Mr. Lipscomb asked. The river was quiet in the 100-degree heat, with just a boat here and there. The Riverkeeper vessel approached one of the outfall pipes between West 125th Street and the West 79th Street Boat Basin, under a sign reading “Caution: Wet Weather Discharge Point.”

Dr. O’Mullan dropped to his knees to scoop up a water sample with a plastic bottle, while Mr. Lipscomb pointed at the water, saying, “Do you see the water color change to gray?” It is the discoloration that gives away the presence of sewage, not the smell, he said. Then there were the ubiquitous “floatables”: leaves, wrappers, a plastic bottle, a condom, the last of which Mr. Lipscomb identified as a telltale sign of sewage.

“Condoms are a perfect example of a direct link between the toilet and the river,” he said dryly as he peered through binoculars. "

Excerpts of article written by Mireya Navarro published in The New York Times here: http://www.nytimes.com/2011/07/25/science/earth/25hudson.html?_r=1

Tuesday, July 26, 2011

Baignade - une incendie ferme les plages de New York

Photo: Tina Fineberg for The New York Times

Un feu dans une usine de traitement d'eaux usées de la ville de New York est la cause d'avis d'interdiction de baignade dans New York et le New Jersey, car les égouts aboutissent dans le fleuve Hudson sans traitement.

Les autorités environnementales conseillent aux baigneurs et aux plaisanciers de ne pas aller à l'eau jeudi le 21 juillet, en pleine canicule, parce qu'une usine de traitement d'eaux usées est endommagée par une incendie, ce qui fit que des millions de gallons d’égouts se déversent directement dans le fleuve Hudson. Le DEP (Department of Environmental Protection) de la ville de New York avisent les gens de ne pas se baigner, ni faire du kayak, ou toute autre activité aquatique qui impliquerait un contact direct avec l'eau jusqu'à au moins dimanche le 24 juillet, dans le port de New York sur le fleuve Hudson, sur la rivière East dans Manhattan (East River), et dans la rivière Harlem.

Les policiers de l'escouade du port faisaient la patrouille près de l'usine pour s'assurer que les plaisanciers ne s'approchent pas. Le département des parcs de la municipalité empêchait la descente au fleuvee au 79th Street Boat Basin et affichait des pancartes avisant que toutes les activités aquatiques étaient interdites à partir de toutes les descentes de bateaux sur le fleuve Hudson et les autres sites tout près, selon Farrell Sklerov, un porte-parole du DEP.

Le personnel du DEP et des sous-contractants ont inspectés les lieux pour évaluer la portée des dommages et commencer le nettoyage. Les autorités ne peuvent pas dire quand l'usine recommencera à traiter les eaux d'égouts. Une partie des égouts sont redirigées vers d'autres usines, selon Sklerov.

Des représentants du DEP et de la santé publique municipale prenaient des échantillons d'eau dans le port et aux plages environnantes qui demeurent ouvertes au public.

L'usine de traitement North River Wastewater Treatment Plant a cessé de fonctionner mercredi le 20 juillet après une incendie qui a demandé 4 équipes de pompiers pour éteindre le feu dans la salle des machines. Les eaux d'égouts ont commencé à couler directement dans le fleuve sans traitements à partir de 17:15 heures mercredi. L'usine opère depuis 1976 et traite en moyenne 120 millions de gallons d'eaux usées par jour.

Le département de la santé Westchester County Health Department a avisé les résidents d'éviter les contacts directs avec le fleuve Hudson toute la fin de semaine.

Le commissaire du département de la protection de l'environnement du New Jersey Bob Martin dit que les tests continuent pour mesurer les concentrations de bactéries et de pathogènes. Il prétend qu'il n'y aura pas d'impact sur les plages au sud de Sandy Hook sur le Jersey Shore.

"Nous maîtrisons la situation et nous voulons que le public sache que nous sommes au-dessus de nos affaires et que nous continuerons de faire connaître l'information au fur à mesure qu'elle est disponible." Martin disait jeudi après-midi. Photo: seaandskyny.com

"Caution urged in NY, NJ as wastewater treatment plant fire sends raw sewage into Hudson River

Environmental officials urged swimmers and kayakers to stay out of New York City waters Thursday (July 21 2011) because a wastewater treatment plant disabled by fire was spewing millions of gallons of raw sewage into the Hudson River.

New York City Department of Environmental Protection officials urged people to avoid swimming, canoeing, and any other recreational activities involving direct contact with the water through at least Sunday in New York Harbor on the Hudson River, on the East River along Manhattan, and the Harlem River.

Police harbor units were patrolling near the plant to ensure boaters keep a proper distance. The city Parks Department was restricting access to the river at the 79th Street Boat Basin and placing signs prohibiting recreational water activities from all city boat launch sites along the Hudson River and other nearby sites, according to DEP spokesman Farrell Sklerov.

DEP staff and contractors were inside the facility assessing damage and performing cleanup. Officials gave no word on when the plant would be running again. Some wastewater was being diverted to other facilities, Sklerov said.

DEP and city health officials were taking samples in the harbor and at area beaches, which remain open.

The North River Wastewater Treatment Plant was taken offline Wednesday (July 20 2011)following a four-alarm fire in the engine room. Untreated wastewater began flowing into the river beginning at 5:15 p.m. Wednesday and has continued since. The plant has been in operation since 1976 and treats on average 120 million gallons of wastewater a day.

The Westchester County Health Department notified its residents to avoid direct contact with the Hudson River along Westchester County through the weekend.

New Jersey Environmental Protection Commissioner Bob Martin said water tests were being done for bacteria and pathogens. He said no impact is expected south of Sandy Hook at the Jersey Shore.

"We're on top of it, we want the public to be aware we're staying on top of it and we're going to continue to communicate as we learn more information," Martin said Thursday afternoon."

Article written by Tom McElroy for the Associated Press published here: http://www.newser.com/article/d9okb0600/caution-urged-in-ny-nj-as-wastewater-treatment-plant-fire-sends-raw-sewage-into-hudson-river.html

Wednesday, February 23, 2011

Pollution - des poissons s'adaptent au BPC et aux dioxines

Photo: Mark Mattson

Certains poissons dans le fleuve Hudson dans l'état de New York ont développé une résistance à plusieurs polluants toxiques dans le cours d'eau. Au lieu de tomber malade d'avoir ingérer des dioxines et des composés semblables dont certains biphényles polychlorés, le poulamon atlantique se défend en accumulant ces poisons dans son gras, selon une nouvelle étude scientifique.

Mais si cela permet à cette espèce de poisson des bas-fonds de survivre, cela pourrait mettre en danger les espèces qui s'en nourrissent, selon Isaac Wirgin de l'Institute of Environmental Medicine du New York University School of Medicine à Tuxedo. Chaque bouchée de poulamon ingérée par un prédateur contient une puissante dose de chimiques toxiques qui migrera dans la chaîne alimentaire, éventuellement dans des espèces qui pourraient aboutir dans nos assiettes.

De 1947 à 1976, deux usines de General Elecric sur les rives de la Hudson River ont généré des BPC qui avaient plusieurs usages, dont des fluides d'isolation dans des transformateurs électriques. Pendant des années, les niveaux de BPC et de dioxines dans les foies des poulamons ont augmenté à un tel point qu'ils étaient les plus élevés dans la nature. M. Wirgin et ses collègues ont écrit en ligne le 17 février 2011 dans la revue Science. Parce que ces poissons ne se désintoxiquent pas de leurs BPC, selon Wirgin, c'était une surprise de constater que les poissons accumulaient cette contamination sans s'empoisonner. Son équipe rapporte maintenant que le poulamon se protège grâce à une mutation d'un seul gène. Ce gène rend possible la production d'une protéine qui semble s'attaquer à la toxicité des polluants.

Tous les vertébrés contiennent des molécules dans leurs cellules qui s'attachent aux dioxines et des composés semblables. En effet, ces protéines appelés des récepteurs aryl hydrocarbone (AHR) sont aussi baptisé des récepteurs de dioxines. Une fois que ces poisons sont dans une cellule, chaque molécule peut s'unir avec un récepteur et ensembles elles s'accrochent à une troisième. Ce trio peut donc ensuite s'arrimer avec certains segments de l'ADN dans le noyau de la cellule pour allumer des gènes qui peuvent empoissonner l'animal récepteur.

Le poulamon possède en réalité deux types de AHR, dont l'AHR-2 qui s'accroche particulièrement bien aux polluants comme la dioxine. Mais un variant du AHR-2 naturel, le résultat d'une mutation du gène, s'avère plus difficile à s'attacher selon les découvertes de l'équipe de Wirgin. Cela prend 5 fois plus de polluants pour obtenir un lien qu'avec le AHR-2 conventionnel.

Dans les rivières locales relativement moins polluées aux dioxines et au BPC, 95% des poulamons portent le AHR-2 dans sa forme conventionnelle seulement. Mais dans le fleuve Hudson chargée de BPC, l'équipe de Wirgin a trouvé que 99% des poulamons avaient la protéine AHR-2 dans sa variante qui se lie difficilement.

Les récepteurs mutés semblent avoir évolué il y a très longtemps et sont répandus largement dans la population. Mais dans le fleuve Hudson, les poissons avec le gène qui provoque le récepteur mutant sont nombreux, tandis que les autres qui ne l'ont pas sont morts, dit Wirgin.

Les adaptions pour résister aux poisons existent souvent en biologie selon le toxicologue moléculaire John Stegeman du Woods Hole Oceanographic Institution au Massachusetts. Ce procédé explique pourquoi certains pesticides n'ont plus d'effets sur les espèces ciblées et c'est pourquoi certains microbes deviennent résistants aux antibiotiques.

M. Stegeman a beaucoup écrit sur la résistance aux BPC toxiques et sur les hydrocarbures aromatiques polycycliques chez une autre espèce côtière, le killi: "Mais le mécanisme de défense du killi n'est pas encore connu, malgré notre travail assidu pour le découvrir." dit-il.

Connaître les mécanismes génétiques à la source de la résistance chimique peut aider à prédire l'éclosion d'une résistance en devenir, explique-t-il, et peut aider à découvrir des façons de profiter du mécanisme de résistance, même comprendre comment un chimique est toxique." Les mécanismes de la génétique en résistance chimique chez les espèces sauvages sont connus chez certains invertébrés, comme certains insectes. Selon Stegeman, à sa connaissance, cette découverte chez un poulamon est une première pour un vertébré. Photo: Rob Yasinsac

"Packing away the poison
Genetic mutation allows Hudson River fish to adapt to PCBs, dioxins

Some fish in New York’s Hudson River have become resistant to several of the waterway’s more toxic pollutants. Instead of getting sick from dioxins and related compounds including some polychlorinated biphenyls, Atlantic tomcod harmlessly store these poisons in fat, a new study finds.

But what’s good for this bottom-dwelling species could be bad for those feeding on it, says Isaac Wirgin of the New York University School of Medicine’s Institute of Environmental Medicine in Tuxedo. Each bite of tomcod that a predator takes, he explains, will move a potent dose of toxic chemicals up the food chain — eventually into species that could end up on home dinner tables.

From 1947 to 1976, two General Electric manufacturing plants along the Hudson River produced PCBs for a range of uses, including as insulating fluids in electrical transformers. Over the years, PCB and dioxin levels in the livers of the Hudson’s tomcod rose to become “among the highest known in nature,” Wirgin and his colleagues note online February 17 (2011)in Science. Because these fish don’t detoxify PCBs, Wirgin explains, it was a surprise that they could accumulate such hefty contamination without becoming poisoned. His team now reports that the tomcod’s protection traces to a single mutation in one gene. The gene is responsible for producing a protein needed to unleash the pollutants’ toxicity.

All vertebrates contain molecules in their cells that will bind to dioxins and related compounds. Indeed, these proteins — aryl hydrocarbon receptors, or AHRs — are often referred to as dioxin receptors. Once these poisons diffuse into an exposed cell, each molecule can mate with a receptor and together they eventually pick up a third molecule. This trio can then dock with select segments of DNA in the cell’s nucleus to inappropriately turn on genes that can poison the host animal.

The tomcod actually has two types of AHRs, with AHR-2 offering the most effective binding to dioxin-like pollutants. But one naturally occurring AHR-2 variant, the result of a gene mutation, proves a very poor mate, Wirgin’s team has found. It takes five times more of the pollutants to get substantial binding than is needed with the conventional AHR-2.

In local rivers relatively free of dioxins and PCBs, 95 percent of tomcod possess AHR-2 only in the conventional form. But in the PCB-rich Hudson, Wirgin’s group finds, the only kind of AHR-2 protein in 99 percent of tomcod is the poorly binding variant.

The mutant receptor appears to have evolved long ago and to be widely dispersed. But in the Hudson, fish with the gene to make the mutant receptor have thrived, while those without it have died out, Wirgin notes.

Adaptation to resist poisons occurs throughout biology, observes molecular toxicologist John Stegeman of the Woods Hole Oceanographic Institution in Massachusetts. This process explains why some pesticides no longer kill their targets and why some microbes become immune to antibiotics.

Stegeman has been chronicling resistance to toxic PCBs and polycyclic aromatic hydrocarbons in another coastal species, a killifish. “But the mechanism in the killifish has not been uncovered, despite a long effort to determine it,” he says.

Knowing the genetic underpinnings for chemical resistance can help predict the likelihood of that resistance developing, he explains, and can point to “how one might exploit resistance — even understand why chemicals are toxic.” Genetic mechanisms for chemical resistance in wild species are known for some invertebrates, such as bugs. Stegeman says, to his knowledge, this tomcod finding is the first in a vertebrate."

Excerpts from article written by Janet Raloff published in ScienceNews here: http://www.sciencenews.org/view/generic/id/69976/title/Packing_away_the_poisonPhoto: dec.ny.gov

Sunday, May 9, 2010

Les rivières se réchauffent


Une étude qui sera publiée bientôt dans la revue Frontiers of the Ecology and the Environment a constaté que le réchauffement climatique et l'urbanisation ensemble contribuent au réchauffement des rivières des États-Unis. L'étude nomme 20 cours d'eau qui connaissent une augmentation appréciable de température de leur eau, comme le Colorado, la Potomac et l'Hudson, mais la rivière qui augmente le plus rapidement est le fleuve Delaware. Les rivières en milieu urbain connaissent les hausses les plus élevées: les villes tendent à être des puits de chaleur à cause des pavages et des bâtiments.

Les chercheurs ont comparé des données d'il y a 50 à 90 ans, et constatent que la température de l'eau moyenne augmente de 0,02 à 0,14 degrés (F) par année. Pourquoi s'en inquiéter? Les eaux plus chaudes ont une biodiversité moins riche que les cours d'eau plus froids, ce qui impacte la population des poissons et l'eau plus chaude peu enclencher un bloom d'espèces exotiques comme les algues. Ces deux effets impactent la pêche. La température de l'eau plus élevée peut aussi impacter les niveaux de toxicité de l'eau, ce qui peut être un problème pour tout eau de surface qui sert de source d'eau potable.

Il existe des moyens de diminuer les hausses de température, des adaptations que les humains peuvent s'imposer pour ralentir ou diminuer leur impact sur la température et la qualité de l'eau. Planter des arbres pour jeter de l'ombre sur les plans d'eau et les bâtiments en serait un. Insister sur le recyclage des eaux usées pour réduire les prélèvements d'eau des sources naturelles qui baissent leur volume d'écoulement et par le fait même augmentent leur température en serait un autre. Encourager les bâtiments "verts", faire la plantation de toits verts, et même verdir les murs des bâtisses pour baisser la température ambiante est une autre option.

Il serait surtout important de réduire nos émissions de gaz à effet de serre qui accélèrent les changements climatiques. Les scientifiques et les politiciens doivent travailler ensemble pour développer des stratégies pour protéger le Delaware et les autres sources importantes d'eau.

L'étude des rivières est un outil important afin de concevoir des stratégies pour protéger l'eau potable saine et propre et des cours d'eau féconds pour des années à venir.Mom and I liked it when the water was cool!

"Address our warming river

The latest climate change evidence is local. American rivers, including the Delaware, are warming. The consequences could affect the quality of the drinking water, fishing and other assets this scenic waterway provides to millions of people. Urban areas tend to be heat collectors because of the masses of pavement and buildings, whose "heat island" effect reaches neighboring waterways.

Researchers found that the temperature in the Delaware is experiencing the fastest rise among 20 major streams and rivers, including the Colorado, Potomac and Hudson, that are warming at statistically significant rates. Waterways in urban areas show the highest temperature increases. The study, to be published in the scientific journal Frontiers of the Ecology and the Environment, suggests that rising air temperatures and high levels of urbanization are driving the water temperature increases, lead author Sujay Kaushal of the University of Maryland's Center for Environmental Science said.

Researchers compared data as far back as 50 to 90 years, finding the annual mean water temperature increase is between 0.02 to 0.14 degrees per year. The Delaware showed the most rapid rate of increase as measured near Chester, Pa., a densely populated area just outside Philadelphia.

Why does it matter? Warmer waters have less aquatic biodiversity than cold-water streams, affecting fish populations, and warmer temperatures can trigger the growth of invasive species such as algae. Both can affect fishing. Warmer temperatures can also affect water toxicity levels, an issue in any body of water used for drinking.

There may be ways to mitigate the temperature increases, adaptations that humans can make to slow or reduce their impact on water quality and temperature. Planting trees to shade streams and buildings would be one approach. Stepping up wastewater recycling could help reduce clean-water withdrawals from streams that, by lowering water flow, result in higher temperatures. Encouraging more "green" buildings, planting roofs and even sides of buildings to lower building and ambient temperatures, is another possibility.

Most important is to reduce the greenhouse gas emissions that are driving widespread climate change. Scientists and politicians must work together to develop strategies that will protect the free-flowing Delaware and other important water resources.

The river study is an important tool as the United States, with its growing human population, devises strategies for ensuring clean drinking water and healthy, productive streams well into the future."

Excerpts from editorial published in Pocono Record of Pennsylvania here: http://www.poconorecord.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100418/NEWS04/4180303

Thursday, March 25, 2010

Le fleuve Hudson ne se nettoyera pas tout seul

Photo: Adkland

Le cour d'eau siamois du Richelieu, le Hudson, pris au nombril par le lac Champlain, se fait nettoyer ces temps-ci. La compagnie GE avait déversé ses eaux usées contaminées avec des BPC pendant des années dans le fleuve, et avait engagé des ouvriers pour nettoyer les sédiments chargés de BPC. Pourtant, çà fait presque 35 ans déjà que le gouvernement a banni l'usage des BPC, utilisé surtout comme réfrigérant et isolant dans les transformateurs et équipements industriels, et avec raison, parce que la science avait prouvé les effets néfastes sur la faune.

Mais la pollution a descendu le courant, et contamine l'eau potable, bien qu'à des niveaux acceptables pour la consommation humaine.

Bien que le dragage, ou le curage du fond d'une rivière ne doit pas se faire sans grincements de dents, l'EPA est convaincue que c'est mieux que d'enterrer les sédiments contaminés dans le fond du fleuve. Le dragage fait jusqu'à date a brassé plus de sédiments contaminés que prévus, propageant la contamination en aval, l'EPA continue de croire que le dragage est la meilleure solution, plaidant qu'il y a plus de sédiments que prévu, et que le nettoyage devra se faire sur une plus grande surface. On parle maintenant de faire 45 milles au nord d'Albany, et que le coût s'élèvera à plusieurs milliers de dollars.

Peut importe les conclusions des travaux faits jusqu'à date, l'EPA se dit engagée à continuer le nettoyage, avec ou sans la coopération de GE.
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"Hudson River won't clean itself

Amid its massive studies, technical jargon and propensity to take an interminably long time making decisions, the federal Environmental Protection Agency has offered a refreshing moment of clarity. And it came in connection with perhaps the most important cleanup it has ever overseen: General Electric's removal of miles of PCB contamination in the Hudson River. Crews hired by GE have finished a first, modest phase of the cleanup, and the company and the EPA are now taking a break to evaluate the results before a much larger-scale cleanup begins.

To that end, EPA project director Dave King adds: "Regardless of the decision GE makes about moving forward, EPA is committed to seeing this project is completed," as reported in the Times Union of Albany.This is precisely what the public needs to hear from the EPA, which can't afford to send mixed messages about a project so important to the river. Remarkably, it's been almost 35 years — more than one-third of a century — since the government finally banned GE and other companies from using polychlorinated biphenyls, or PCBs, as coolants and insulating fluid for transformers and other equipment. That's because PCBs were polluting the environment, and studies have shown they are harmful to the survival and growth of fish, birds and mammals.

Before the ban, GE released the contamination into the Hudson River from manufacturing plants at Hudson Falls and Fort Edward. These plants discharged wastewater containing PCBs, which is why parts of the river north of Albany have the most pollution.

Nevertheless, PCBs have made their way downstream. Each year, they have been pouring over the Troy dam, and traces have been found in drinking water as far south as Poughkeepsie, though at levels well within safety standards.EPA studies have shown dredging is a better cleanup option than burying the sediments or using caps to stop their spread. Still, the first phase didn't go exactly as planned. While GE says the dredging stirred up too much PCBs downriver and is questioning the effectiveness of this approach, the EPA counters that the initial phase has shown there are many more PCBs in the river than predicted, bolstering the argument for broader dredging.

Under the federal Superfund law, the EPA has the authority — not to mention the obligation — to make sure this work gets done and will have to assert that authority in court if necessary. That broader cleanup is expected to expand along a 45-mile stretch of river north of Albany and could cost hundreds of millions of dollars.

The two sides have issued extensive reports on the initial phase and what to do next, and — as has been the case before during this saga — a panel of independent experts will review them and is expected to make recommendations by June. More details and insights will emerge about exactly how to proceed. But the EPA's stated commitment to go forward with a broader cleanup must not waver."

Excerpts from opinion piece published here: http://www.poughkeepsiejournal.com/article/20100321/OPINION01/3210315/Hudson-River-won-t-clean-itself

Tuesday, March 23, 2010

La Route du Richelieu

Photo: Ville de Richelieu

On a manqué le bateau pour le 400e de Champlain: http://monteregieweb.com/mon_chambly/main+fr+01_300+100_000__pour_le_Vermont_rien_pour_le_Bassin_de_Chambly.html?ArticleID=565775&JournalID=25

Et non, la Promenade Historique n'a pas été acceptée par les Richelois!

Voyons si on peut se reprendre:

"Lancement prochain de la Route du Richelieu
Un projet de mise en valeur de la rivière réunit 25 municipalités

Un projet de mise en valeur de la rivière Richelieu, intitulé Route du Richelieu, prendra forme au cours des prochains mois, a appris L'Œil Régional.

Un tracé de plus de 260 kilomètres (km), traversant 25 municipalités du Québec qui longent la rivière Richelieu — de Sorel aux frontières du lac Champlain — a été défini par la Conférence régionale des Élus (CRÉ) de la Montérégie-Est.

Le but? Préserver et mettre en valeur la rivière Richelieu, consolider l'offre touristique et faire connaître l'histoire de cet attrait naturel. "Il nous paraissait important de baliser cette route déjà fort fréquentée pour la beauté de ses paysages, ses lieux historiques et sa quiétude, tout en préservant un joyau de notre richesse naturelle collective", soulignait dans un document la responsable des communications à la CRÉ Montérégie-Est, Joëlle Jetté.

Au début du projet, des pancartes historiques pourraient être installées le long de la rivière.

Le projet, qui remonte à plus de 15 ans, a franchi une étape importante en septembre 2009, alors que les 25 municipalités concernées ont adopté une résolution dans laquelle elles s'engageaient à débourser un montant (allant de 500 $ à 3000 $ selon divers critères déterminés) durant quelques années afin d'améliorer l'aménagement et le développement de la Route du Richelieu.

À titre d'exemple, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a adopté une résolution en mai 2009, dans laquelle elle s'engage à débourser un peu plus de 1660 $ durant cinq ans.

L'homologation du projet, soit la reconnaissance du tracé comme une "route touristique", a été accordée en décembre 2009 par Tourisme Québec.

Or, puisque le lancement officiel du projet n'a pas encore eu lieu, les intervenants demeurent prudents dans leurs commentaires. "À cette étape-ci, on peut seulement dire que c'est un projet d'information touristique, se contente de confirmer Joëlle Jetté. Le projet est bien parti, mais il demeure fragile."

Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, a refusé de commenter le projet.

Le lancement officiel aura lieu au cours de la prochaine année. Selon nos informations, une conférence de presse à ce sujet pourrait avoir lieu cet été.

Par ailleurs, la possibilité de former un partenariat avec des villes américaines qui longent la Hudson River (prolongement de la rivière Richelieu aux États-Unis) est aussi étudiée. "On pourrait connecter nos routes. Mais, ce ne sera pas à l'an un. Il faut d'abord structurer tous les partenaires. C'est un travail de longue haleine", souligne Joëlle Jetté."

Article au complet signé Héloïse Archambault dans L'Oeil Régional ici: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Lancement_prochain_de_la_Route_du_Richelieu.html?ArticleID=632419

Je ne peux pas être contre la vertu: c'est sûr que braquer les projecteurs sur la rivière Richelieu, çà ne peut pas faire de tort. Mais pour que çà marche, il faudra absolument entreprendre sérieusement l'assainissement de la rivière Richelieu. Genre projet ruisseau Bernard à la grandeur du bassin versant, obligatoire pour tout le monde, incluant les agriculteurs!

C'est absolument inacceptable que la rivière change complètement de couleur à la moindre pluie! Il faut trouver les coupables, changer les pratiques fautives et faire un suivi sévère.

Qui dit rivière comme attraction touristique l'été suggère et même incite les personnes à se saucer et à pratiquer des sports nautiques. Ce qui implique une responsabilité civique à voir à ce que l'eau est propre à la baignade. Ce qui veut dire prélèvements, analyses en laboratoire, et résultats garantis alarmants après une bonne pluie. Si vous ne voulez pas payer les conséquences des contaminations aux coliformes, les amis, voyez-y!
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The Richelieu Highway

We in the Richelieu Valley missed out on the 400th of Champlain. While the whole province, Vermont and New York celebrated, the summer of 2009 fizzled out in a whimper here. Seems the subsidies people didn't like our plans. But some folks still want to trace a route all along the Richelieu River, and even stretch it down along the Hudson.

But for the moment, 25 towns and 260 kilometers have been singled out for the first stage of this long term project that wants to preserve and highlight the Richelieu, organize the tourist facilities and promote the history of this natural feature of our province. The first step seems to be to put up signs that will tell the history of the most historical sites.

But we are not talking about billions of $ here: for the past 15 years, the participating towns have promised to spend between $500 to $3,000 over a few years period! Since the launching of the project has not been made official yet, everyone involved is touchy about giving out details. There may be a press conference this summer.

I can't be against this, but the people involved in this project must realize that if the river is to play a lead role here, work has to be done to make it cleaner, and fast! They know what needs to be done. A small stream, the Bernard, has been selected to show off the good results of the bank plantings, the filtration green strip along farmland protecting the stream from erosion, pollution and the plow. What is a pilot project has to become the norm, the imposed norm for everybody!

When we attract tourists along a river, we have to be ready for those who will want to swim and practice water sports during the mild weather! That means we should know about how clean it is (or not): taking of samples, having them tested, and finding out about the horrible coliform counts after rainfall. We have to be responsible about this if we are to deliberately attract people to the river. Let's get to work, friends!

Monday, February 1, 2010

Des centrales nucléaires qui fuient


J'ai déjà commenté sur la centrale nucléaire Vermont Yankee à Vernon qui s'est révélée échappant du tritium radioactif à 30 pieds de la rivière Connecticut. Elle n'est pas la seule. Une autre centrale nucléaire aussi âgée que celle à Vernon, la centrale nucléaire à Indian Point, dont on veut rallonger la vie utile d'un autre 20 ans, qui laisse du tritium, du strontium 90 et du cesium migrer dans le sous-sol vers la rivière Hudson.

D'autres centrales nucléaires qui ont des fuites sont la centrale Entergy Fitzpatrick qui fuit vers le lac Ontario, la centrale nucléaire Pilgrim, au Massachusetts qui fuit dans la baie de Cape Cod, la centrale nucléaire Pallisades, au Michigan, qui fuit dans le lac Michigan. Il y a eu aussi des fuites de tritium dans la centrale nucléaire Braidwood, en Illinois, qui est dans le bassin versant de la rivière Kankakee, la centrale nucléaire Oyster Creek, au New Jersey, qui a fuit dans la rivière Delaware, ainsi que la centrale Salem, qui a fuit aussi dans la baie de la rivière Delaware.

Le mois passé, un groupe d'une quelques centaines de personnes ont fait une marche symbolique pour protester contre la réfection de la centrale nucléaire: ils ont marché 127 milles jusqu'à la capitale, en souvenir de la marche qui s'était manifestée lors de la construction de la centrale.

Biens que plusieurs centrales nucléaires agées fuient du tritium aux États-Unis, 59 permis ont été alloués pour allonger leur vie utile, et les autorités prévoient en accorder 37 de plus dans les 7 prochaines années.

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"Radioactive Tritium Has Been Found At Other Nuclear Plants

Vermonters have been getting a lesson in radioactive tritium over the past two weeks because of the discovery of contamination at Vermont Yankee. Vermonters are not alone. Other Entergy reactors - including plants in Massachusetts and New York - also have similar leaks.The Indian Point nuclear plant is almost as old as Vermont Yankee. It sits on the Hudson River, about 35 miles north of New York City.

Like Vermont Yankee, Indian Point is owned by the Entergy Corporation. And, like the Vermont plant, at Indian Point a plume of radioactive tritium is migrating toward a nearby river.Phillip Musegaas is the Hudson River Program director for an environmental organization called Riverkeeper. The group is fighting Entergy's request to extend Indian Point's operating license for another 20 years.There's one large tritium plume coming from one spent fuel pool and there's a large plume of water contaminated with strontium 90 and cesium and some other things coming from a partially decommissioned reactor on the same site right next to it. And both of the pools were discovered over time to be moving through the ground water and leaching into the Hudson River.

Tritium was recently discovered in a monitoring well at Vermont Yankee, about 30 feet from the Connecticut River. High levels of the tritium were also found in a concrete vault containing pipes near the reactor building.tritium has leaked from more than two dozen nuclear plants around the country, including several owned by Entergy.

These include the Entergy Fitzpatrick plant in western New York, the Pilgrim plant in Massachusetts and the Pallisades plant in Michigan.There has been tritium leakage, for instance, at Braidwood in Illinois which is owned by Exelon, Oyster Creek in New Jersey, which is owned by Exelon, the Salem plant which is owned by a company called PSEG, Public Service Electric and Gas."

Excerpts of article written by John Dillon on vpr.net here: http://www.vpr.net/news_detail/86968/

Also excerpts of another article written by Beth Daley published on boston.com here: http://www.boston.com/news/local/vermont/articles/2010/01/31/leaks_imperil_nuclear_industry/#

"More than 200 people, evoking the 1970s grass-roots efforts against the construction of nuclear plants in New England, took part in some portions of a 127-mile march from Brattleboro to the state capital, Montpelier, earlier this month.

Across the country, tritium leaks have not prevented re-licensing of the nation’s nuclear plants by the NRC, which has extended the operating life of 59 reactors and is considering or expected to consider 37 other applications in the next seven years."

Monday, December 28, 2009

Les batteries et les rivières

L'année passée, un couple a décidé de faire tester le sol d'une propriété qu'il voulait acheter. C'est dans le Village de Sleepy Hollow, une petite bourgade près du fleuve Hudson, où se trouvait une usine de batteries appartenant à Duracell. L'usine avait fermé en 1984, et les sols contaminés par des toxines industrielles ont été nettoyés selon les standards de 1993. Le Village acheta la propriété de Gillette, la compagnie mère de Duracell, pour $1, pensant faire une bonne affaire.

Mais le couple, qui a eu la prudence de faire tester le sol de la cour arrière de la maison qu'il voulait acheter, a reçu les résultats des tests: les sols contenaient 5 fois la limite permise de mercure. Depuis ce temps-là, une douzaine d'endroits dans le voisinage se sont révélés contaminés, et des rumeurs d'actions légales surgissent ici et là.

En lisant cette histoire dans un quotidien en ligne du fleuve Hudson ici: http://www.lohud.com/article/20091228/OPINION/912280311/1015/OPINION01/Village%20's%20gamble%20should%20serve%20as%20a%20warning

je n'ai pas pu m'empêcher de me rappeler de l'histoire de l'usine Balmet de recyclage de batteries à Saint-Jean-sur-Richelieu qui s'est fait démolir il y a de cela une dizaine d'années, après avoir contaminé au plomb des enfants qui étaient voisins de l'usine dans les années 1980. Radio-Canada en garde des traces encore de cette histoire dans ses archives ici: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200106/11/005-BALMET.asp

Le Ministère de l'Environnement et Faune du Québec avait constaté en 1995 dans son rapport intitulé "État de l'écosystème aquatique du bassin versant de la rivière Richelieu" qu'en aval de Saint-Jean-sur-Richelieu, "très peu des sites étudiés au Québec jusqu'à maintenant présentent une aussi longue liste de polluants."
"For nearly 40 years, batteries were manufactured on Elm Street in the Village of Sleepy Hollow, in a neighborhood of modest homes a stone's throw from the Hudson River. The factory was closed in 1984 and the property, which had been contaminated with industrial toxins, was cleaned to state standards by 1993. In 1994, the site was removed from the state registry of hazardous waste sites.

The Duracell remediation sounded like a success story. The Village of Sleepy Hollow apparently thought so. In 2003, it took over the property from Gillette, the parent company of Duracell, for $1. It created a parking lot, upgraded a playground and planned a senior citizen center. In exchange, the village agreed to indemnify the corporation from any future claims. Former Mayor Philip Zegarelli signed the agreement against the advice of village legal advisers, staff writer Greg Clary reported in recent articles. The mayor also declined to do a full environmental review of the property, despite the urging of the then Planning Board chairman, Nicholas Robinson, an environmental law expert.

It was a gamble that seemed to pay off, until last year. Then a couple of would-be homebuyers decided to test the backyard soil on property up the street from the former factory. The tests found the soil contained with five times the state standard for mercury. Since then, dozens of toxic hot spots have been identified throughout the neighborhood, and talk of lawsuits has already begun."

Excerpts of article written by Debra West published in lohud.com here:
http://www.lohud.com/article/20091228/OPINION/912280311/1015/OPINION01/Village%20's%20gamble%20should%20serve%20as%20a%20warning

Reading this about the Hudson river reminded me of the battery recycling plant in Saint-Jean-sur-Richelieu that had to be demolished and cleaned up about 10 years ago after a group of children were found to be poisoned with lead in the '80s.