Les dangers potentiels de l’Exploitation des Gaz et Huiles de schiste - Analyse des aspects géologiques et géotechniques
écrit par Marc Durand, doct-ing en géologie appliquée
Tiré à part des pages 173-185 du rapport final du Colloque du Conseil régional Île-de-France, 7 février 2012, Paris.
Note de présentation: Parution publique en juillet 2012 en France des textes du Colloque; reproduction du tiré-à-part de mon texte pour le rendre disponible ici au Québec en raison du questionnement récemment très médiatisé de l'exploitation éventuelle du pétrole de roche-mère dans l'Île d'Anticosti. J'ai rédigé cet avis technique en janvier 2012, à la demande du Conseil Scientifique des neuf universités et centres de recherches de l' Île-de-France, i.e. Paris + la grande région environnante dans l'optique d'une exploitation éventuelle du pétrole et gaz de schiste en France. J'ai été invité également à en faire une présentation lors du Colloque du 12 février 2012 qui réunissait des représentants des Universités, des Ministères impliqués, des représentants de l'industrie + quatre experts d'Amérique du Nord retenus par le Conseil Scientifique. Normand Mousseau de l'U.de M. était l'autre expert invité du Canada; son texte très bien documenté est À LIRE dans le rapport du Conseil Scientifique pp.43-78.
Avis technique de Marc Durand, Doct-Ing-géologue ENSG
Résumé :
L’exploitation des gisements d’hydrocarbures non conventionnels présente de très graves problèmes d’ordre géotechnique. La modification irréversible de la perméabilité de tout le volume d’une formation géologique, on parle ici de dizaines de milliers de Km2 sur des centaines de mètres d’épaisseur, en ayant recours à des dizaines de milliers[1] de forages horizontaux, met en application à grande échelle une technologie nouvelle aux conséquences non mesurées. C’est sans précédent dans l’industrie minérale. Le processus géologique de la migration du méthane vers les nouvelles fractures se poursuivra sur des temps géologiques, des millénaires au minimum. La fraction qui aura migré durant la très courte période du temps d’exploitation commerciale ne représente que 20% du volume de gaz impliqué dans le processus. Les puits obturés en fin d’exploitation n’auront pas une durée de vie technique d’ordre géologique; ils devront avoir dans ce contexte un mode de gestion qui est totalement à revoir et qui ne peut absolument pas être celui des puits abandonnés antérieurement dans le contexte d’exploitation de gisements classiques.
Introduction :
L’exploitation des gisements d’hydrocarbures non conventionnels, parmi lesquels se retrouvent les gaz et huiles de schiste, pose toute une série de nouveaux problèmes qu’il est insuffisant d’aborder avec la seule expertise des meilleures pratiques de l’industrie - ou les règles de l’art que se donnent les intervenants. Dans ce document, nous analyserons plus spécifiquement les questions géologiques et géotechniques de l’exploration et de l’exploitation éventuelle des gaz et huiles de schiste.
Les données réelles conviennent mieux à notre analyse que des éléments simplement appréhendés. Comme la France a choisi en 2011 de se donner un temps de réflexion avant d’autoriser éventuellement le démarrage de cette industrie, notre rapport utilisera pour fins d’analyse des exemples venant d’Amérique du Nord : shales Haynesville et Barnett du Texas, shale Marcellus de Pennsylvanie et shale Utica du Québec. L’exploration et l’exploitation sont déjà en cours dans ces shales gazéifères. Mais même aux USA où cette industrie a démarré véritablement vers 2005, les effets et les conséquences à moyen terme et à long terme ne sont pas encore tous mesurés et mesurables.
Nous utiliserons le terme shale comme synonyme de schiste argileux. Peu importe l’appellation, ces couches d’origine sédimentaire sont celles qui sur les cinq continents renferment, depuis leur origine dans des bassins marins, de la matière organique disséminée. Cette matière organique, transformée par la température et la pression au cours des ages, a donné les huiles et les gaz identifiés comme thermogéniques, par opposition au gaz contemporain (ex. le méthane biogénique des marais). Les shales sont nombreux et répandus : on estime qu’il existe plus de cent formations distinctes de shale sur la Terre. Ces shales n’ont pas tous un potentiel en hydrocarbures exploitables, mais de très nombreux pays en possèdent et seront donc confrontés tôt ou tard à la question de leur mise en exploitation éventuelle.
Nous ferons dans ce rapport une analyse qui a une application universelle aux shales et non pas limitée à une seule formation géologique. Nous avons plus de données concrètes sur les gaz de schiste que sur les huiles de schiste ; cela tient au fait que cette industrie a démarré aux USA avec le besoin de substituer le gaz méthane dans la production d’énergie thermo électrique aux centrales au charbon vieillissantes. Mais l’analyse de la problématique sur les gaz de schiste apporte en même temps beaucoup de lumière sur l’extraction des huiles de schiste, car dans les deux cas, on utilise des techniques comparables dans des contextes géologiques similaires.
La problématique :
Il y a quatre éléments essentiels qui servent de point de départ à l’analyse de la problématique de gisements non conventionnels:
1- Les nouvelles techniques appliquées à l’exploitation non conventionnelle des shales ne peuvent extraire que 20% (réf. 2) des huiles et gaz de schiste qu’ils contiennent.
2- L’exploitation modifie de façon irréversible la perméabilité de l’ensemble du volume du gisement; sans la fracturation artificielle, l’exploitation du gisement est impossible à réaliser.
3- Le processus géologique amorcé par la fracturation se poursuivra sur des temps géologiques, c’est-à-dire sur une période de temps incommensurablement plus longue que la durée de vie des ouvrages construits pour l’exploitation.
4- Il est impossible de remettre à l’état ante le massif rocheux en fin d’exploitation.
Pourquoi dans l’exploitation des hydrocarbures de shale ne peut-on extraire plus de 20 % du gaz présent et quel est la conséquence de ce fait ? Pour y répondre de façon claire à partir des connaissances encore limitées que nous avons des impacts à long terme de la technique de fracturation hydraulique dans de longs forages horizontaux, nous allons analyser ici les différences les plus évidentes entre cette dernière méthode versus l’exploitation des gisements classiques.
Dans l'exploitation classique, les gisements sont trouvés dans des structures géologiques particulières : une formation ou une structure géologique présentant une grande porosité résultant de vides intergranulaires et/ou fractures naturelles communicantes, le tout coiffé par une formation étanche qui emprisonne le sommet du réservoir, comme dans le schéma montré à la figure 1. Une fois la structure trouvée après une véritable exploration géologique, les puits atteignant le réservoir peuvent extraire la quasi-totalité (>95%, réf. 2) du gaz du gisement.
En plus de sa pression propre, le gaz est poussé vers le haut par l'eau ; il peut éventuellement y avoir présence d'hydrocarbures liquides entre l'eau et le gaz. Il est important de noter que ces hydrocarbures ont migré très lentement depuis une roche mère, c’est-à-dire une roche sédimentaire qui peut être du shale. Ils se sont accumulés dans le réservoir naturel dans un processus qui a pris des centaines de milliers d'années et plus probablement des millions d'années. Pourquoi? Parce que les perméabilités des roches mères de type shale ont des valeurs extrêmement faibles (10 exp-12 à 10 exp-14 m/s). Par contre une fois rendus dans la roche perméable, qui constitue le piège géologique, ils sont alors contenus dans une couche géologique dont la perméabilité est plusieurs ordres de grandeur plus élevée (>10 exp-6 m/s).
Figure 1. Schéma d’un gisement de gaz classique. Les hydrocarbures liquides peuvent être présents entre la couche d’eau et de gaz.
Dans la strate où le gaz s'est accumulé (le gisement classique montré en bleu et vert pâle de la figure 1), la porosité est significative (5 à 25%) et la perméabilité est couramment un million de fois plus élevée que dans la roche mère; en exploitant un gisement naturel, le gaz migre facilement vers le puits d'extraction. C'est pourquoi en fin de vie utile, la production du puits tombe presque à zéro. Le réservoir n'est pas vide à 100%, mais presque. À cette étape, les puits sont abandonnés et les sites restaurés, et la propriété retourne à l’État.
C'est extrêmement dangereux de transposer cette image dans le cas des puits pour le gaz de schiste; dans ces cas-là, la fracturation est créée artificiellement juste avant l’extraction et l'équilibre est bien loin d’être atteint en fin d'exploitation. En plus, les étendues ne sont pas limitées à un gisement localisé, mais à toute une couche géologique qui s’en trouve transformée radicalement.
L’extraction se fait en fracturant artificiellement le shale gazéifère lui-même, la migration du gaz se fait sur une distance plus courte que le long transit qui a créé les gisements classiques, mais ce n'est pas un processus instantané. À quelques millimètres du bord d'une fracture, le gaz s'échappe assez vite (fig. 2). Mais plus la distance augmente, plus il faut compter sur des temps géologiques pour que le processus de migration fasse dans ce nouveau shale fracturé ce qu'il a fait dans les migrations vers les réservoirs naturels. Avec une perméabilité de 10 exp-12 cm/s par exemple, même sous un gradient (i) élevé, le temps requis pour parcourir quelques centimètres seulement se compte en siècles et même en millénaires (v = K.i)[2]. C’est ainsi que ça se passe dans les parties du shale resté intact entre les fractures.
Figure 2. Mécanisme de migration du gaz dans le shale au voisinage de nouvelles fractures ; vue métrique du shale à la fin de l’exploitation (3 à 5 ans ?).
Ces phénomènes à l’échelle millimétrique et métrique se répercutent dans les débits de production des puits, qui ont donc des courbes de décroissance exponentielle ou hyperbolique présentées sur les figures 3, 4 et 5 pour les shales Haynesville, Marcellus et Utica. L’âge des puits en cours d’exploitation se compte en mois ou années dans ces shales et il existe encore un certain flottement quant aux volumes qui seront récupérés ultimement, ce qui est noté « EUR » sur la figure 3 ; cette figure montre cinq hypothèses de projections de production à partir des données obtenues pour 12 mois. Ce qui est certain cependant, c’est que le débit décroît de façon significative ; par exemple il ne vaut plus que 10% de sa valeur initiale après seulement 150 jours dans le puits de St-Edouard (fig. 5). On arrive sous le seuil de rentabilité en quelques années seulement à ce rythme. Les diagrammes des figures 3 et 6 sont en mode semi-logarithmique alors que les diagrammes des figures 4 et 5 sont en mode arithmétique normal. Une relation de décroissance purement exponentielle est visible dans la figure 3 ci-dessous dans la droite bleue.
Figure 3. Courbe de déclin de production dans le shale Haynesville (réf. 3, Aeberman, 2010).
Figure 4. Courbe de déclin de production dans le shale Marcellus (réf. 4, Johnson, 2011).
Figure 5. Courbe de déclin de production dans le shale d’Utica, puits expérimental au Québec.
La figure 6 montre ce qui survient en fin d’exploitation au moment où le débit n'est plus intéressant commercialement ; le puits est fermé, obturé et abandonné à l’État après quelques années de production. La pression est faible à cet instant, mais elle remonte ensuite à un rythme qui est fonction du taux de libération du gaz dans la suite de la courbe (en trait tiretés).
Figure 6. Ce qui se passe en fin d’exploitation d’un puits de gaz.
Comme il n’y a pas de débit zéro dans l’évolution de la courbe de production (plus précisément pas de débit zéro avant un temps égal à l'infini), la remise en pression est inévitable en raison de la présence de 80% de gaz subsistant dans le shale au moment de l’abandon de la production. Ce phénomène sera autrement plus significatif dans les puits horizontaux avec fracturation hydraulique que dans d’autres types de puits. Il n'y a rien pour arrêter le processus amorcé. Il va se poursuivre sur des siècles et millénaires. Et les puits bouchons[3] n'auront pas cette durée de vie.
Figure 7. La dégradation d’un puits dans le temps ; compilation basée sur 15000 puits classiques.
Il n’y a pas beaucoup de données portant spécifiquement sur les nouveaux puits de gaz de schiste, mais il y en a pour des puits classiques (fig. 7 - figure traduite de la réf. 5). Pour des puits neufs (âge 0) c’est 5% des puits classiques qui manifestent des problèmes de fuites de méthane. Au Québec pour 31 puits forés depuis 2008 pour les gaz de schiste, la proportion de puits avec des fuites a été de 19 sur 31, plus de 60% des puits. La différence confirme ce que plusieurs chercheurs avancent : les problèmes d’ingénierie, notamment dans la cimentation des nouveaux puits avec fracturation et extension horizontale de 1000 m et plus, vont se manifester de façon bien plus fréquente et beaucoup plus préoccupante qu’avec les puits dans les gisements classiques. Mais même avec des puits classiques, cette question de dégradation des puits se pose avec acuité, car comme le montre les données de 15000 puits classiques (fig. 7) dès que l’âge des puits augmente, la proportion de puits à problèmes dépasse rapidement 50%. Les causes des dégradations et des fuites dans le cas des puits classiques ont été bien analysées par divers auteurs dont Maurice B. Dusseault (réf. 6) et Wojtanowicz et al, 2001 (réf. 7). L’analyse spécifique pour les nouveaux types de puits reste entièrement à faire, mais un premier constat est déjà probant : les cycles dynamiques répétés dans la fracturation et le contrôle complexe dans la mise en place des tubages dans des sections courbes et horizontales de ces puits, ajoutés à l’emploi de nouveaux produits chimiques, fragilisent les aciers et les coulis et induisent leur vieillissement accéléré.
Figure 8. Vue en 3D résumant les problèmes géologiques et géotechniques d’un puits en fin de vie utile.
Il serait bien étonnant que l'industrie du gaz de schiste ait inventé dans les cinq dernières années des structures qui résisteront des millénaires. Les ingénieurs civils aimeraient bien depuis toujours avoir des techniques pour faire des viaducs et des ponts qui résisteraient plus de cinquante ans, sans inspection et sans entretien comme le seront ces futurs puits une fois abandonnés (fig. 8). Voici que l'industrie du gaz, avec les mêmes matériaux, acier et ciment, veut convaincre qu'elle détient la recette pour que ces milliers de puits bouchés résistent éternellement aux pressions croissantes. En fait, l’industrie des hydrocarbures n’a pas historiquement eu aucune obligation de prévoir à si long terme. Aucun Etat, aucune province au Canada, aucun pays dans le monde n’a actuellement de réglementation adaptée spécifiquement pour ces nouvelles réalités. La longue histoire d’exploitation des gisements classiques par des puits conventionnels a mis en place des procédures pour des durées de vie qui ont essentiellement été analysées en fonction de la sécurité des ouvrages pendant leur vie utile i.e. la courte étape d’exploitation.
Cela pourra sembler incongru à certains promoteurs pétroliers de se voir poser cette problématique en termes de durée de vie pour des siècles et des millénaires. Mais il n’y a pas que les puits de gaz de schiste qui doivent être envisagés sur ces prémices. Le stockage à très long terme des déchets radioactifs est étudié dans le monde en tenant compte de durées de cet ordre. Dans un secteur d’activité très près des puits de gaz de schiste, la société d’expertise Halliburton indique ceci dans sa documentation « The Post-Closure phase addresses post decommissioning—which has an extremely long time horizon of hundreds, if not thousands, of years. » (réf. 8). Ces puits qu’Halliburton indique devoir suivre des millénaires sont des puits moins risqués à priori que les puits avec extension horizontale et fracturation hydraulique : ce sont des puits verticaux connectant la surface à des stockages de CO2, moins problématiques que le méthane. Les industries gazières n’ignorent certes pas les risques à long terme. Cependant, elles n’ont jamais été placées dans l’obligation d’en tenir compte, car les règles passées et actuelles ont de tout temps transféré la propriété des puits au domaine public une fois la production terminée. Aucune réglementation nulle part ne les y oblige[4] et cela n’a jamais été inclus dans leurs plans d’affaire.
Nous avons peu parlé dans ce texte des inconvénients les plus immédiats et les plus manifestes de l’exploitation des gaz de schiste en Amérique du Nord : l’utilisation massive de l’eau pour la fracturation, la composition chimique souvent gardée secrète des « slickwater », ce cocktail chimique qui modifie l’eau pour optimiser la fracturation, l’occupation d’un territoire agricole par une industrie lourde, camions-citernes, tours de forage, torchères, compresseurs, gazoducs, etc. La disposition des eaux de reflux qui ne remontent que dans une proportion de 40%, la radioactivité et la très grande salinité des eaux des formations profondes qui trouvent aussi des nouvelles voies de communication vers les nappes de surface, ou qui empruntent des discontinuités géologiques naturelles, comme les fractures et les failles qui sont recoupées inévitablement par ces longs forages horizontaux. Tout cela a abondamment été mis en relief et défraie quotidiennement les journaux aux USA. Les cas de contamination des nappes par le méthane sont les premiers problèmes à se manifester, car le méthane extrêmement mobile est le plus rapide à trouver vers la surface les chemins naturels élargis par la fracturation. Des migrations plus lentes commencent aussi à se manifester : on a retrouvé dans des puits des composés chimiques des fluides de fracturation (réf. 9).
Nous reconnaissons que toutes ces questions sont à court terme de première importance. Si nous en avons peu parlé dans l’analyse ci-dessus, c’est parce que d’autres chercheurs les ont abondamment discutées et certains de ces inconvénients se rattachent spécifiquement à la fracturation hydraulique. D’autres techniques (propane liquéfié, CO2, air comprimé, arc électrique, etc.) pourront éventuellement être employées et la liste des inconvénients qui se manifesteront alors pendant cette étape de fracturation sera différente. Quelle que soit la technique employée pour fracturer artificiellement le shale, le processus géologique que nous avons analysé ne pourra jamais être accéléré. Nous avons présenté une analyse qui demeure pertinente, même dans l’optique des techniques alternatives, qui sont actuellement à l’essai ou qui viendront plus tard.
Nous avons choisi de présenter un examen purement géologique et géotechnique de la question, car une bonne part de ces autres problèmes associés à l’exploitation des gisements non conventionnels de gaz et d’huiles de schiste découlent, et découleront avec encore plus d’acuité, des « bugs » géotechniques de cette industrie lancée avec précipitation, sans les études adéquates qui auraient préalablement été requises. Il y a eu des études préalables, mais elles ont été orientées vers l’optimisation de la production commerciale de la ressource.
Conclusion et recommandations :
Il y a deux différences importantes entre le gaz de shale et les gisements de gaz classique et ces deux différences fournissent à elles seules les raisons fondamentales pour écarter totalement l’idée très peu réfléchie d’exploiter les gaz de schiste par la technique proposée actuellement :
1- La technique de fracturation hydraulique crée artificiellement un réseau de fractures interconnectées vers lequel le gaz se met à migrer. La technique amorce un processus d’écoulement du gaz dans le gisement, comme cela s’est fait dans les gisements classiques en centaines de milliers d’années, mais la technique ne peut aucunement accélérer ce processus géologique. La construction d’un puits et la fracturation sont réalisées en quelques semaines ; l’écoulement s’amorce et se poursuivra sur une échelle de temps géologique (>100 000 ans). La durée du temps avant qu’on ferme les puits quand le débit devient non rentable, ne représente qu’une infime portion de ce temps géologique.
2- Le forage de puits et la fracturation du shale est une opération totalement irréversible sans aucune solution technique pour remettre le massif de shale dans son état d’imperméabilité originale. Ces puits obturés en fin d’exploitation commerciale deviennent des conduits potentiels pour les fuites de gaz. Pour ces structures, comme toute structure faite d’acier et de béton, on doit se poser la question fondamentale de leur durée de vie et de ce qui surviendra quand leur état de dégradation ne leur permettra plus de résister à la pression du gaz. La pression des gaz dans le réservoir va croître de façon lente mais continue d’une part ; la dégradation des puits va aller croissant dans le temps d’autre part. Ces deux phénomènes vont se manifester dans le temps en surface par une montée en nombre et en débit des fuites de méthane. La gestion de ce nouveau type d’ouvrages enfouis va coûter des sommes colossales au trésor public car la technique d’extraction peu efficace (20%) laisse en place une très grande portion du méthane initialement présent dans le gisement.
L’exploitation des gisements conventionnels demeure acceptable partout où elle respecte les conditions environnementales et les règles de l’art. Mais en ce qui a trait aux gisements non conventionnels, la France a eu grandement raison d’interdire la fracturation hydraulique sur son territoire. Les pressions économiques vont certes continuer de tenter de renverser ou contourner cette décision. Nous recommandons que les questionnements que nous soulevons dans notre analyse soient inclus dans la réflexion qui doit se poursuivre. Il serait préférable de ne pas lier l’interdiction ou la réglementation à l’expression fracturation hydraulique. Toute autre technique de fracturation produira les mêmes effets, comme nous les avons analysés dans ce texte.
Ce qui est à revoir en priorité est l’actuelle réglementation en vigueur. Déjà imparfaite pour la gestion à long terme des puits classiques abandonnés, elle devient tout à fait inadéquate pour les gisements non conventionnels. C’est cette désuétude réglementaire qui a permis en Amérique du Nord le démarrage de l’industrie, avec en plus certaines dispenses spécifiques accordées à l’industrie du gaz de schiste face à des réglementations en vigueur. Avec des règles qui élimineraient le transfert de la propriété à l’État en fin de vie utile, avec une obligation d’assumer pour l’exploitant une responsabilité complète et permanente (ex. un bail de 99 ans avec renouvellement automatique de 99 ans en 99 ans en cas de persistance de pression de gaz au fond du puits), cette industrie n’aurait peut-être jamais vu le jour.
Les plans d’affaires de l’industrie ne comptent que deux étapes : exploration suivi d’exploitation. Nous avons publié une analyse de la rentabilité pour toute la société lorsque le long terme est inclus dans les paramètres (réf. 10 -Durand, 2011). L’ajout de la très longue étape où les coûts des conséquences prévisibles de cette exploitation sont pris en charge par l’État change complètement la vision à court terme dans laquelle les autorités se sont laissées confiner en Amérique du Nord.
Références :
1- BAPE, 2011. Bureau d’Audiences Publiques sur l’Environnement, , 323 p.
Rapport final de la commission d’enquête gouvernementale sur l’industrie des gaz de schiste au Québec
2- Office National de l’Énergie, Nov. 2009, L’ABC du gaz de schistes au Canada, 23p.
3- Aeberman, 2010. Shale Gas-Abundance or Mirage? Why The Marcellus Shale Will Disappoint Expectations. The Oil Drum
4- Johnson D W. 2011.
Marcellus Shale Gas, présentation Enerplus Corp.
5- Brufatto et al 2003, From Mud to Cement—Building Gas Wells,
Oilfield Review , Sept 2003, pp 62-76.
6- Dusseault, 2000, Why oilwells leaks : Cement behavior and long-term consequences SPE International Oil and Gas Conference and Exhibition in China held in Beijing, China, 7–10 November 2000
7- Wojtanowicz et al, 2001, Diagnosis and remediation of sustained casing pressure Final Report US Dept of Interior, Mineral Management Service, 93p.
8- Halliburton 2012. Carbon Capture and Storage - Post Closure of wells.
9- Reuters 2011, PA says fracking likely polluted Wyoming water.
10- Durand. 2011. Gaz de schiste - un plan d’affaire fortement dans le rouge
Notes dans le texte:
[1] Pour l’exploitation du gisement du shale d’Utica dans la plaine du St-Laurent entre Montréal et Québec on aurait besoin de 20 000 puits pour couvrir les 10 000Km2 du corridor No 2 le plus propice pour une première phase d’exploitation (réf. 1 - Commission BAPE, 2011)
[2] V= K x i c’est la loi de Darcy, qui exprime en unités de vitesse (m/s) les conditions qui régissent l’écoulement souterrain de l’eau dans les formations géologiques. L’analyse de l’écoulement des hydrocarbures dans les formations géologiques utilise des formules plus complexes, mais nous utilisons ici celle de Darcy car elle permet d’aborder de façon simplifiée les notions d’écoulement et de perméabilité. Le paramètre K est également désigné comme la conductivité hydraulique, synonyme de la perméabilité de Darcy.
[3] L’expression puits bouchon est créé ici, car nous n’avons pas trouvé de terme adapté à cette structure d’ingénierie. Ce terme désigne l’ouvrage, initialement conçu comme temporaire pour une fonction d’ingénierie bien précise : extraire du gaz – lequel ouvrage se trouve ensuite en fin d’exploitation transformé sommairement pour une fonction totalement inverse : empêcher le gaz de sortir par le puits. De plus cela devient une structure permanente dans la nouvelle fonction et non plus temporaire (fig. 8).
[4] Quelques états et la province de l’Alberta ont mis sur pied il y a peu de temps des programmes pour les puits orphelins ; ces programmes imposent une cotisation de l’industrie des hydrocarbures à un fond destiné à inspecter et obturer certains de ces puits. Mais ces programmes en sont au tout début à l’étape d’inventaire ; ils ne constitueront jamais un moyen suffisant pour gérer les nouveaux puits transférés à la collectivité.
Lien: http://www.facebook.com/notes/marc-durand-doct-ing-en-g%C3%A9ologie-appliqu%C3%A9e/les-dangers-potentiels-de-lexploitation-des-gaz-et-huiles-de-schiste-analyse-des/457267424304844
Saturday, August 11, 2012
Friday, August 10, 2012
Wednesday, August 8, 2012
Gaz de schiste - les émissions aériennes détectées par caméra infra-rouge
Regardez jusqu'à la fin pour écouter les commentaires d'experts.
Tuesday, August 7, 2012
Pollution de cochons - un procès en cour
Photo: swineWeb.com
Des groupes environnementaux affirment qu'un élevage de 10,000 cochons pollue des cours d'eau
Dans des documents présentés à la cour fédérale de district pour entamer un procès, les groupes environnementaux "North Carolina Environmental Justice Network, ainsi que "Waterkeeper Alliance" et "Neuse Riverkeeper Foundation" accusent un éleveur de porcs de Jones County de se débarrasser illégalement et déverser des excréments d'animaux dans des ruisseaux, des rivières, des fossés et sur les sols entourant la ferme.
Les activistes environnementaux et protecteurs de cours d'eau affirment que la compagnie Taylor Finishing, une porcherie d'engraissement dans Trenton, et les propriétaires sont en infraction des lois fédérales "Clean Water Act", "Resource Conservation and Recovery Act", des lois qui encadrent la pollution de l'eau et la disposition des déchets solides.
La plainte affirme que la pollution générée par la ferme met à risque les gens qui pêchent, qui se baignent, font des sports nautiques et qui vivent sur les rives des rivières Trent et Neuse qui s'étendent sur plusieurs milles avant de se déverser dans la baie Pamlico Sound juste au sud de New Bern.
Le procès entamé le 27 juillet vient quelques mois après l'expiration d'une période obligatoire requise selon la loi pendant laquelle la ferme et son propriétaire avait la possibilité de voir à ce que l'installation respecte les lois environnementales fédérales.
Il arrive aussi quelques semaines après que Thomas Walker, l'avocat en chef du Eastern District depuis un an, s'était engagé à protéger les ressources naturelles et touristiques de l'état.
Le cas sera assujetti à de la médiation selon les documents fédéraux déposés à la cour.
La rivière Neuse prend sa source dans le Piedmont et traverse Durham et Raleigh, suivant son cour vers le sud-est, et est affligé de problèmes environnementaux et de santé publique depuis plusieurs décennies à cause de déversements d'eaux usées de sources municipales et agricoles, de ruissellement d'eaux pluviales et d'autres sources de pollution.
La Caroline du Nord est la 2e plus importante productrice de porc aux É.-U. et a suscité la formation de plusieurs groupes de "waterkeepers", des gardiens de cours d'eau, qui surveillent les sources, les ruisseaux et les rivières qui traversent les fermes de grande taille.
Le porc génère soit 2,5 fois plus d'excréments ou 10 fois plus d'excréments que les humains, selon que vous regardez les données de l'industrie du porc ou les données d'un scientifique environnemental d'une université de Chapel Hill ( NDLR: bien connue par les militants qui se sont battus contre les porcheries industrielles au Québec).
La porcherie Taylor Finishing, une opération d'engraissement animal intensif (CAFO - Concentrated Animal Feeding Operation) de porcs dont le propriétaire est Donald Taylor a une capacité de 10,200 bêtes d'engraissement. L'installation a changé de propriétaire en 2010, selon les documents déposés pour le procès.
Dans ces documents de cour, les plaignants affirment que les analyses de spécimens d'eau prélevés autour de la ferme Taylor Finishing à partir de 2008 jusqu'à tout récemment démontrent que des mélanges dégoûtants de concentrations élevées non acceptables d'azote, de phosphore et de coliformes fécaux. Le département fédéral de l'environnement et des ressources naturelles avait auparavant émis des avis d'infraction pour cette installation.
Les plaignants affirment que des déversements troublants ont continués malgré le changement de propriétaire en 2010.
"L'industrie du porc en Caroline du Nord continue de considérer nos cours d'eau et nos terres comme un dépotoir, et l'installation Taylor est un autre exemple de ce genre de comportement dangereux. " dit Gary Grant, le directeur du North Carolina Environmental Justice Network, un organisme dédié à protéger et préserver les cours d'eau de la Caroline du Nord. "L'infraction flagrante à la loi et le mépris envers les communautés locales doivent cesser, et la manque d'actions concrètes des agences nous ont convaincus qu'une action légale citoyenne est la seule façon d'arrêter ce genre de comportement."
"Environmental groups say 10,000-hog farm pollutes waterways
In a lawsuit filed in federal district court, the North Carolina Environmental Justice Network, the Waterkeeper Alliance and Neuse Riverkeeper Foundation accuse a Jones County hog farmer of illegally disposing of and discharging animal waste into creeks, rivers, ditches and lands surrounding the farm.
The waterkeepers and environmental activists contend that Taylor Finishing, a hog farm in Trenton, and its owner are violating the federal Clean Water Act and the Resource Conservation and Recovery Act — laws governing water pollution and the disposal of solid waste.
The plaintiffs contend that pollution from the farm is endangering people who fish, swim, boat and live along the Trent and Neuse rivers, miles of waterway that empty into the Pamlico Sound south of New Bern.
The July 27 suit comes several months after the expiration of a legally required notice period, during which the farm and its owner had the opportunity to bring the operation into compliance with federal environmental laws.
It also comes several weeks after Thomas Walker, the top federal prosecutor in the Eastern District for the past year, reaffirmed his commitment to protecting the state’s scenic and natural resources.
The case has been selected for mediation, according to federal court files.
The Neuse River, which rises in the Piedmont and flows through Durham and Raleigh on its way southeast, has been plagued in recent decades with environmental and public-health problems related to municipal and agricultural waste water discharge, storm runoff, and other sources of pollution.
North Carolina, the second-highest hog producing state, has yielded a growing crop of waterkeepers who keep watch over the creeks, streams and rivers in the path of the large-scale farms.
Swine, depending on whether you use the pork industry’s numbers or those of a UNC-Chapel Hill environmental scientist, produce from 2.5 times to 10 times the waste of humans.
Taylor Finishing farm, “a swine concentrated animal feeding operation” owned by Donald Taylor that “confines or stables” approximately 10,200 “feeder-to-finish swine,” changed ownership in 2010, according to the suit. Frederick A. McLawhorn, Justin T. McLawhorn and Aaron McLawhorn owned the operation in North Carolina’s Coastal Plain.
In the lawsuit filed in North Carolina’s federal Eastern District, the plaintiffs contend that analyses of water samples taken from around the Taylor Finishing farm from 2008 to the present reveal noxious cocktails of unacceptably high levels of nitrogen, phosphorus, and fecal coliform. The state Department of Environment and Natural Resources has previously issued a violation against the facility.
The plaintiffs contend that troubling discharges have continued despite the change in ownership in 2010.
“The hog farming industry in North Carolina continues to use our waterways and lands as a garbage dump, and the Taylor facility is yet another example of this reckless behavior,” said Gary Grant, director of the North Carolina Environmental Justice Network, an organization dedicated to protecting and preserving North Carolina waterways. “The clear violation of the law and disregard for the local community needs to be addressed, and the lack of any agency action has convinced us that a citizen suit is the only way we can stop this behavior.”"
Article written by Anne Blythe published here: http://www.newsobserver.com/2012/08/05/2248670/environmental-groups-say-10000.html
Photo: ManureNet
Des groupes environnementaux affirment qu'un élevage de 10,000 cochons pollue des cours d'eau
Dans des documents présentés à la cour fédérale de district pour entamer un procès, les groupes environnementaux "North Carolina Environmental Justice Network, ainsi que "Waterkeeper Alliance" et "Neuse Riverkeeper Foundation" accusent un éleveur de porcs de Jones County de se débarrasser illégalement et déverser des excréments d'animaux dans des ruisseaux, des rivières, des fossés et sur les sols entourant la ferme.
Les activistes environnementaux et protecteurs de cours d'eau affirment que la compagnie Taylor Finishing, une porcherie d'engraissement dans Trenton, et les propriétaires sont en infraction des lois fédérales "Clean Water Act", "Resource Conservation and Recovery Act", des lois qui encadrent la pollution de l'eau et la disposition des déchets solides.
La plainte affirme que la pollution générée par la ferme met à risque les gens qui pêchent, qui se baignent, font des sports nautiques et qui vivent sur les rives des rivières Trent et Neuse qui s'étendent sur plusieurs milles avant de se déverser dans la baie Pamlico Sound juste au sud de New Bern.
Le procès entamé le 27 juillet vient quelques mois après l'expiration d'une période obligatoire requise selon la loi pendant laquelle la ferme et son propriétaire avait la possibilité de voir à ce que l'installation respecte les lois environnementales fédérales.
Il arrive aussi quelques semaines après que Thomas Walker, l'avocat en chef du Eastern District depuis un an, s'était engagé à protéger les ressources naturelles et touristiques de l'état.
Le cas sera assujetti à de la médiation selon les documents fédéraux déposés à la cour.
La rivière Neuse prend sa source dans le Piedmont et traverse Durham et Raleigh, suivant son cour vers le sud-est, et est affligé de problèmes environnementaux et de santé publique depuis plusieurs décennies à cause de déversements d'eaux usées de sources municipales et agricoles, de ruissellement d'eaux pluviales et d'autres sources de pollution.
La Caroline du Nord est la 2e plus importante productrice de porc aux É.-U. et a suscité la formation de plusieurs groupes de "waterkeepers", des gardiens de cours d'eau, qui surveillent les sources, les ruisseaux et les rivières qui traversent les fermes de grande taille.
Le porc génère soit 2,5 fois plus d'excréments ou 10 fois plus d'excréments que les humains, selon que vous regardez les données de l'industrie du porc ou les données d'un scientifique environnemental d'une université de Chapel Hill ( NDLR: bien connue par les militants qui se sont battus contre les porcheries industrielles au Québec).
La porcherie Taylor Finishing, une opération d'engraissement animal intensif (CAFO - Concentrated Animal Feeding Operation) de porcs dont le propriétaire est Donald Taylor a une capacité de 10,200 bêtes d'engraissement. L'installation a changé de propriétaire en 2010, selon les documents déposés pour le procès.
Dans ces documents de cour, les plaignants affirment que les analyses de spécimens d'eau prélevés autour de la ferme Taylor Finishing à partir de 2008 jusqu'à tout récemment démontrent que des mélanges dégoûtants de concentrations élevées non acceptables d'azote, de phosphore et de coliformes fécaux. Le département fédéral de l'environnement et des ressources naturelles avait auparavant émis des avis d'infraction pour cette installation.
Les plaignants affirment que des déversements troublants ont continués malgré le changement de propriétaire en 2010.
"L'industrie du porc en Caroline du Nord continue de considérer nos cours d'eau et nos terres comme un dépotoir, et l'installation Taylor est un autre exemple de ce genre de comportement dangereux. " dit Gary Grant, le directeur du North Carolina Environmental Justice Network, un organisme dédié à protéger et préserver les cours d'eau de la Caroline du Nord. "L'infraction flagrante à la loi et le mépris envers les communautés locales doivent cesser, et la manque d'actions concrètes des agences nous ont convaincus qu'une action légale citoyenne est la seule façon d'arrêter ce genre de comportement."
"Environmental groups say 10,000-hog farm pollutes waterways
In a lawsuit filed in federal district court, the North Carolina Environmental Justice Network, the Waterkeeper Alliance and Neuse Riverkeeper Foundation accuse a Jones County hog farmer of illegally disposing of and discharging animal waste into creeks, rivers, ditches and lands surrounding the farm.
The waterkeepers and environmental activists contend that Taylor Finishing, a hog farm in Trenton, and its owner are violating the federal Clean Water Act and the Resource Conservation and Recovery Act — laws governing water pollution and the disposal of solid waste.
The plaintiffs contend that pollution from the farm is endangering people who fish, swim, boat and live along the Trent and Neuse rivers, miles of waterway that empty into the Pamlico Sound south of New Bern.
The July 27 suit comes several months after the expiration of a legally required notice period, during which the farm and its owner had the opportunity to bring the operation into compliance with federal environmental laws.
It also comes several weeks after Thomas Walker, the top federal prosecutor in the Eastern District for the past year, reaffirmed his commitment to protecting the state’s scenic and natural resources.
The case has been selected for mediation, according to federal court files.
The Neuse River, which rises in the Piedmont and flows through Durham and Raleigh on its way southeast, has been plagued in recent decades with environmental and public-health problems related to municipal and agricultural waste water discharge, storm runoff, and other sources of pollution.
North Carolina, the second-highest hog producing state, has yielded a growing crop of waterkeepers who keep watch over the creeks, streams and rivers in the path of the large-scale farms.
Swine, depending on whether you use the pork industry’s numbers or those of a UNC-Chapel Hill environmental scientist, produce from 2.5 times to 10 times the waste of humans.
Taylor Finishing farm, “a swine concentrated animal feeding operation” owned by Donald Taylor that “confines or stables” approximately 10,200 “feeder-to-finish swine,” changed ownership in 2010, according to the suit. Frederick A. McLawhorn, Justin T. McLawhorn and Aaron McLawhorn owned the operation in North Carolina’s Coastal Plain.
In the lawsuit filed in North Carolina’s federal Eastern District, the plaintiffs contend that analyses of water samples taken from around the Taylor Finishing farm from 2008 to the present reveal noxious cocktails of unacceptably high levels of nitrogen, phosphorus, and fecal coliform. The state Department of Environment and Natural Resources has previously issued a violation against the facility.
The plaintiffs contend that troubling discharges have continued despite the change in ownership in 2010.
“The hog farming industry in North Carolina continues to use our waterways and lands as a garbage dump, and the Taylor facility is yet another example of this reckless behavior,” said Gary Grant, director of the North Carolina Environmental Justice Network, an organization dedicated to protecting and preserving North Carolina waterways. “The clear violation of the law and disregard for the local community needs to be addressed, and the lack of any agency action has convinced us that a citizen suit is the only way we can stop this behavior.”"
Article written by Anne Blythe published here: http://www.newsobserver.com/2012/08/05/2248670/environmental-groups-say-10000.html
Photo: ManureNet
Sunday, August 5, 2012
Gaz de schiste - concert bénifice à Fredericton, N.B.
BENEFIT CONCERT in Fredericton - CLEAN AIR, LAND AND WATER
Monday, August 6
Wilmot United Church – 473 King Street, Fredericton, NB
Doors open at 6:00 Concert begins at 6:30
Admission $20 – Children 12 and under FREE
Proceeds to the Legal Action Fund to STOP Shale Gas
Donate at the door or online via paypal
http;//knowshalegasnb.ca
Featured Performers:
• Tom McAvity
• Darrell Grant
• Jim Emberger
• The Cesar Morales Family
Attend the Rally & Picnic too!
(Legislature grounds, corner of Queen St & St John St)
2:30 – Rally for 100 watersheds in the shale gas license areas
4:00 – Sharing & discussing – moving forward with the Wabanaki People
5:00 – Family and friends picnic at Officer’s Square
(Corner of Queen and Ste Annes Point Dr.)
Link: http://knowshalegasnb.ca/
Saturday, August 4, 2012
Lac Champlain - l'eau se réchauffe déjà
La température de l'eau se réchauffe déjà, et les impacts se font sentir.
Traduction libre d'un texte écrit par Michelle Monroe
Un rapport qui mentionne qu'il y a des signes que l'écologie change avec les changements climatiques.
St.Albans - Les changements climatiques peuvent provoquer une augmentation de la charge de phosphore dans le lac Champlain à partir du bassin versant de la rivière Missisquoi jusqu'à 46% selon le rapport annuel State of the Lake du programme appelé Lake Champlain Basin Program (LCBP).
Les données viennent d'une nouvelle étude financée par LCBP et dévoilé au début d'août 2012. La charge de sédiments venant du bassin versant de la rivière Missisquoi pourrait augmenter jusqu'à 56% au-dessus des niveaux actuels selon le LCBP.
Des groupes locaux comme les Friends of the Northen Lake et la Missisquoi River Basin Association coordonnent leurs efforts depuis des années afin de réduire le ruissellement de phosphore qui aboutit dans le lac et persistent dans leur travail jusqu'à ce jour.
Toutefois, l'augmentation de phosphore et la charge de sédiments ne sont qu'une partie des impacts des changements climatiques, et cela ne fait que commencer, selon le rapport.
Le lac connaît déjà une augmentation de température de l'eau depuis le recensement des données commencées en 1964. "La température de l'eau de surface a augmenté dans le lac Champlain de 6,8 degrés F. (3,8 degrés C). La température moyenne de l'air a aussi augmenté en moyenne 2,2 degrés F entre 1976 et 2005.
Ces changements de température altèrent l'écologie du lac.
Pendant l'hiver, le bassin versant du lac Champlain reçoit moins de neige et plus de pluie. La diminution du volume de fonte de la neige fait baisser le niveau de l'eau dans le lac et de la nappe phréatique au printemps. La fonte des neiges est nécessaire pour maintenir la santé des milieux humides où le poisson et les amphibiens se reproduisent. Donc, la perte d'une quantité de fonte de la neige pourrait provoquer une diminution de certaines populations animales.
Le lac est aussi plus chaud pendant les mois d'hiver et se recouvre de glace de moins et moins souvent selon le LCBP. La perte de couverture de glace impacte la pêche sur glace, bien sûr. Cela a des effets sur la température de l'eau du lac.
Quand le lac ne gèle pas pendant l'hiver, il se réchauffe plus rapidement au printemps. Le lac atteint aussi des températures plus élevées. Il en résulte que le lac connaît plus de temps avec des couches d'eau de températures différentes selon la profondeur, un phénomène connu sous le nom de stratification thermique.
La stratification thermique peut contribuer à des floraisons d'algues bleues-vertes. "Toxiques ou pas, les floraisons d'algues dégradent la qualité de l'eau et réduisent la concentration d'oxygène dissous, ce qui prive les poissons et la vie aquatique de l'oxygène qu'ils ont besoin pour respirer." selon le rapport.
L'augmentation des températures menace aussi la capacité du lac de maintenir sa population d'espèces de poissons indigènes qui aiment l'eau froide, comme le saumon et la truite tout en rendant le lac plus accueillant pour les espèces qui préfèrent l'eau plus chaude comme l'achigan et le baret.
Les changements climatiques a aussi des impacts sur la quantité de précipitations et comment elles tombent au sol. En plus d'avoir moins de neige et plus de pluie, la région connaît aussi une augmentation de pluies intenses et abondantes. Ces tempêtes dans lesquelles de grandes quantités de pluie tombent dans un intervalle de temps très court durant une période concentrée pourraient provoquer des inondations.
Les inondations, à leur tour, peuvent augmenter l'érosion des cours d'eau, ce qui transporte des sédiments chargés de nutriments vers le lac. Les nutriments contribuent ensuite aux floraisons d'algues bleues-vertes.
Les inondations peuvent aussi acheminer d'autres contaminants dans le lac et propager des espèces envahissantes dans d'autres régions du lac.
"Les changements climatiques combinés avec la propagation possible d'espèces envahissantes sont les menaces les plus graves à la biodiversité du bassin versant du lac Champlain" selon le rapport.
Le rapport suggère comme solution que l'on augmente la résilience du lac aux inondations en s'assurant que les rivières et les cours d'eau aient davantage accès à leurs plaines inondables qui servent à ralentir le courant, le ruissellement des sédiments et les contaminants dans le lac, ainsi que la vitesse d'écoulement des eaux.
Le rapport ne fait pas mention des efforts possibles qui pourraient contribuer à réduire les changements climatiques eux-mêmes.
Le rapport des indicateurs de l'état de santé du lac Champlain et de ses écosystèmes du programme du bassin versant du lac Champlain a été révélé au début d'août 2012. Le rapport, qui est émis à tous les 3-4 ans, informe les citoyens et les gérants de la ressource sur la santé du lac Champlain et aide à avoir une meilleure compréhension des menaces à sa santé et laisse entrevoir les possibilités de résoudre les défis que nous réserve l'avenir.
"Nous utilisons des données scientifiques pour déterminer quels sont les progrès accomplis dans la gestion de la qualité de l'eau du lac Champlain et la santé de l'habitat." dit Bill Howland, le gérant de programme de LCBP. "Encore ent 2012, nous avons de bonnes et de pas si bonnes nouvelles, selon le problème et la partie du lac que l'on regarde. Il n'y a pas de doutes que le lac ne rencontre pas les cibles de concentrations de phosphore, mais chaque région demeure vigilante et active dans ses efforts à réduire la charge phosphore."
On encourage le public à demander à recevoir une copie du rapport pour en savoir plus sur la santé du lac Champlain. Les principales données sont:
La qualité de l'eau.
Les cibles de charge de sources diffuses de phosphore et les concentrations à l'intérieur du lac sont encore trop élevées. Les tendances de phosphore dans certains affluents s'améliorent, comme la Pike River au Québec et Otter Creek dans le Vermont. Certaines baies du lac Champlain rencontrent en général leurs cibles de phosphore comme Cumberland Bay, Burlington Bay, Shelburne Bay et South Lake Bay.
Les inondations printanières et de l'automne de l'an 2011 ont augmenté les niveaux de nutriments dans la plupart des régions du lac à un niveau maximum annuel moyen depuis le début du programme de monitorage du lac Champlain en 1992.
Le poisson et la faune.
Les données cumulées en 2011 sur le poisson de pêche sportive du lac Champlain révèle des diminutions importantes en concentrations de mercure dans la chair du doré jaune, la truite de lac et la perchaude. Les niveaux de mercure dans le poisson devraient continuer à s'améliorer grâce aux nouvelles normes de l'EPA sur les émissions de mercure pour les centrales au charbon.
L'état de New York a annulé la plupart des avis de consommation de poissons pour Cumberland Bay près de Plattsburgh à cause de la diminution de la concentration de BPC. En continuant le monitorage des spécimens de chair de poisson, le NYSDEC (département de la conservation de l'environnement) a été capable de suivre l'amélioration des niveaux de BPC au fil du temps, toujours à la baisse.
Les blessures de lamproies marines sur les truites de lac et le saumon de l'Atlantique sont à la baisse et au niveau le plus bas depuis le début du monitorage du phénomène en 1985.
La population des nichées des cormorans a baissé de 50%.
Les scientifiques ont documenté des changements récents dans les communautés biologiques dans la chaîne alimentaire du lac, comme une diminution des zooplanctons. Cela pourrait avoir un effet qui pourrait se répercuter jusqu'aux prédateurs à la tête de la chaîne alimentaire. Des partenaires de l'état et du fédéral font des sondages annuels des populations de poisson. Les données laissent comprendre que la population d'alevins de truites arc-en-ciel indigène est à la baisse tandis que le gaspareau est plus abondant.
Plus de 1,900 acres d'habitat en milieux humides ont été restaurées ou améliorés grâce au programme Fish and Wildlife du US Fish and Wildlife Service depuis 2009. Cette réussite est due grâce aux propriétaires terriens qui ont coopéré à travailler avec le fédéral et l'état et les groupes de conservation ONG dont les groupes locaux de bassins versants et Canards Illimités.
Les espèces envahissantes.
Dans la partie sud du Lac Champlain, l'invasion des châtaignes d'eau a pu être réduite dans les régions les plus au sud depuis 1999, environ 6,5 milles au sud de Benson, au Vermont. Plus de 200 acres ont été récupérés mécaniquement en 2011 de leurs châtaignes d'eau.
Il y a 3 espèces envahissantes qui menacent le lac Champlain, et les pêcheurs sportifs, les propriétaires de bateaux et les autres usagers doivent demeurer vigilants pour prévenir la propagation des espèces envahissantes.
La santé publique.
Les floraisons de cyanobactéries demeurent inquiétantes surtout dans la baie Missisquoi. Tout comme d'autres lacs partout sur le globe, les floraisons de cyanobactéries continuent d'être une nuisance avec des effets sur la santé humaine.
Bien que la baignade est sécuritaire la plupart du temps dans le lac Champlain, les fermetures de plages demeurent préoccupantes sur le lac, surtout dans la région nord-est.
Le sénateur Patrick Leahy a dit: "Le lac Champlain, le joyau de la Nouvelle-Angleterre, est l'un des plus beaux et précieux atouts bien particulier du Vermont. Les gens du Vermont dépendent du lac, et l'avenir du lac dépend de nous. Ce rapport est bien clair: le lac n'a jamais été aussi important pour nous comme un endroit pour la pêche de renommée mondiale, comme ressource pour les loisirs, comme notre source primaire d'eau douce. Mais ces données sont aussi bien claires: tout le monde au Québec, dans New York et au Vermont doivent travailler plus fort pour en prendre meilleur soin. Nous avons besoin de faire du progrès rapidement à nettoyer la pollution de nutriments, nous devons prendre des mesures efficaces pour ralentir les nouvelles espèces envahissantes qui frappent à notre porte, et nous devons planifier et s'adapter aux changements climatiques si nous voulons conserver cette ressource bien-aimée pour aujourd'hui et demain. L'avenir du lac est notre héritage que nous léguons aux générations futures, et nous en sommes responsables."
Vous pouvez consulter le rapport en ligne en téléchargeant ce pdf de 44 pages ici: www.lcbp.org/PDFs/SOL2012-web.pdf
Photo: LCBP
"Rising lake temperatures already taking its toll
Written By:
Michelle Monroe
Report: Signs ecology’s changing
ST. ALBANS — Climate change may increase phosphorous loads into Lake Champlain from the Missisquoi River Basin by 46 percent, according to the Lake Champlain Basin Program's (LCBP) annual State of the Lake Report.
The data come from a new study funded by LCBP and released this morning (August 2 2012). Sediment loads from the Missisquoi River Basin could increase by as much as 56 percent over current levels, according to LCBP.
Local groups such as the Friends of the Northern Lake and the Missisquoi River Basin Association for years have been coordinating efforts to reduce phosphorus runoff into the lake and continue to do so today.
However, the increase in phosphorous and sediment loading is just one of the impacts climate change is having, and will continue to have, on Lake Champlain, according to the report.
The lake has already seen significant increases in temperature since modeling began in 1964. "Average August surface water temperatures have increased in Lake Champlain as much as 6.8 degrees Fahrenheit (3.8 degrees Celsius)," the report states. Average air temperature also increased by an average of 2.2 degrees Fahrenheit between 1976 and 2005.
The changed temperatures are altering the ecology of the lake.
During the winter, the Lake Champlain Basin is seeing less snow and more rain. The reduction in spring snowmelt reduces water levels in the lake and groundwater during the spring. Spring snowmelt is needed to maintain wetlands where fish and amphibians spawn. Thus, the loss of snowmelt may lead to reductions in some animal populations.
The lake is also warmer during the winter months and is freezing over less frequently, according to LCBP. Loss of ice cover obviously impacts ice fishing. It also impacts temperature levels in the lake.
When the lake doesn't freeze over in the winter, it warms more quickly in the spring. The lake is also reaching higher temperatures. As a result, the lake is spending more time with water at different depths layered by temperature, known as thermal stratification.
Thermal stratification can contribute to blue-green algae blooms. "Toxic or not, algae blooms degrade water quality and reduce dissolved oxygen, depriving fish and other aquatic life of oxygen needed for respiration," according to the report.
The increase in temperatures is also threatening the lake's ability to support native cold-water fish species, such as salmon and trout while making the lake a more attractive environment for species that enjoy warmer waters such as bass and white perch.
Climate change is also impacting the level of precipitation and how it falls. In addition to less snow and more rain, the region is also experiencing an increase in heavy, intense rainfalls. Those storms, in which large amounts of rain fall in a brief, concentrated period of time can cause flooding.
The flooding, in turn, can increase erosion in streams, bringing nutrient laden sediment into the lake. The nutrients then contribute to blue-green algae blooms.
Flooding can also bring other contaminants into the lake and spread invasive species into additional areas of the lake.
"Climate change coupled with the potential spread of invasive species is the largest threat to the Lake Champlain Basin’s biodiversity," according to the report.
As a solution, the report suggests increasing the resiliency of the lake to flooding by insuring that rivers and streams have access to floodplains, which serve to slow down the flow of sediment and contaminants into the lake, as well as the speed at which the floodwaters are moving.
The report makes no reference to possible efforts to reduce climate change itself."
Link: http://www.samegessenr.com/node/3348
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"2012 State of the Lake Report Released for Lake Champlain
August 2nd, 2012 ·
Grand Isle, Vt – The Lake Champlain Basin Program’s 2012 State of the Lake and Ecosystem Indicators Report was released today (August 2 2012). The report, produced every 3-4 years, informs citizens and resource managers about Lake Champlain’s condition and provides a better understanding of threats to its health and opportunities to meet the challenges ahead.
“We use scientific data to determine what kind of progress is being made on the management of Lake Champlain water quality and habitat health,” said Bill Howland, LCBP Program Manager. “Again, in 2012, we share both good and not so good news, depending on which issue and which lake segment is being discussed. Certainly the Lake is not meeting phosphorus concentratios targets, but each jurisdiction remains diligent and active in their efforts to decrease loads.”
The public is encouraged to request a copy of the report to learn more about Lake Champlain’s health. Highlights include:
Water Quality
Lake Champlain’s nonpoint source phosphorus target loads and in-lake concentratios are still too high.
Phosphorus trends in some tributaries are improving, such as the Pike River which flows through Quebec and Otter Creek in Vermont.
Some of the Lake Champlain embayments are generally meeting their phosphorus targets including Cumberland Bay, Burlington Bay, Shelburne Bay, South Lake B.
2011 spring and fall floods boosted nutrient levels in most sections of the Lake to the highest annual average since the initiation of the Lake Champlain monitoring program in 1992.
Fish and Wildlife
Data collected in 2011 for sportfish in Lake Champlain reveal substantial declines in mercury levels in the tissue of walleye, lake trout and yellow perch. Fish mercury levels should continue to improve with newly issued US EPA regulations on mercury emissions from coal-fired power plants.
New York State has lifted most special fish consumption advisories for Cumberland Bay (near Plattsburgh) due to reduced PCB concentrations. By monitoring fish tissue samples, NYSDEC has been able to track progress over time on the decreasing PCB levels.
Sea lamprey wounding on lake trout and Atlantic salmon has dropped to the lowest rates since monitoring began in 1985.
Nesting populations of double-crested cormorants have dropped 50%.
Scientists have documented recent changes in the biological communities of the Lake’s food web, such as declines in zooplankton populations. These can cause a ripple effect all the way up to the top predators. State and Federal partners conduct annual surveys of the open water fish communities. Data suggest that native rainbow smelt numbers are declining while alewife are becoming more abundant.
More than 1900 acres of wetland habitat has been restored or enhanced through the US Fish and Wildlife Service’s Partners for Fish and Wildlife Program since 2009. This success was due to willing landowners working with federal and state partners and nongovernmental conservation groups including local watershed groups and Ducks Unlimited.
Invasive Species
In the southern portion of Lake Champlain, water chestnut populations have been reduced to their southernmost point since 1999, about 6.5 miles south of Benson, Vt. More than 200 acres were mechanically harvested in 2011.
Round goby, Asian clam, and spiny waterflea are three aquatic invasive species on the doorsteps to Lake Champlain. Anglers, boaters and other recreational users must all remain diligent in preventing the spread of invasive species.
Human Health
Cyanobacteria blooms remain a concern especially in Missisquoi Bay. Similar to other lakes around the world, cyanobacteria blooms continue to be a nuisance with human health implications.
While most days it is safe to swim in Lake Champlain, beach closures remain a concern in the Lake, particularly in the northeast arm.
U.S. Senator Patrick Leahy said, “Lake Champlain, the jewel of New England, is one of Vermont’s most valuable assets and defining features. Vermonters depend on the lake, and the future of the lake depends on us. This report makes it clear that the lake has never been more important to us — as a world class fishery, as a boating and recreational resource, as our primary water source. But these findings also make clear that all of us in Quebec, New York and Vermont need to work harder toward better stewardship. We need prompt progress in cleaning up nutrient pollution, we need effective steps to thwart the new invasive species now on the lake’s threshold, and we must begin planning for and adapting to a changing climate, if we are going to conserve this cherished resource for today and tomorrow. The lake’s future is our legacy, and our responsibility.”
The 2012 State of the Lake and Ecosystem Indicators report is now posted on-line: www.lcbp.org/PDFs/SOL2012-web.pdf."
Link: http://www.adirondackbasecamp.com/2012/08/2012-state-lake-report/
Traduction libre d'un texte écrit par Michelle Monroe
Un rapport qui mentionne qu'il y a des signes que l'écologie change avec les changements climatiques.
St.Albans - Les changements climatiques peuvent provoquer une augmentation de la charge de phosphore dans le lac Champlain à partir du bassin versant de la rivière Missisquoi jusqu'à 46% selon le rapport annuel State of the Lake du programme appelé Lake Champlain Basin Program (LCBP).
Les données viennent d'une nouvelle étude financée par LCBP et dévoilé au début d'août 2012. La charge de sédiments venant du bassin versant de la rivière Missisquoi pourrait augmenter jusqu'à 56% au-dessus des niveaux actuels selon le LCBP.
Des groupes locaux comme les Friends of the Northen Lake et la Missisquoi River Basin Association coordonnent leurs efforts depuis des années afin de réduire le ruissellement de phosphore qui aboutit dans le lac et persistent dans leur travail jusqu'à ce jour.
Toutefois, l'augmentation de phosphore et la charge de sédiments ne sont qu'une partie des impacts des changements climatiques, et cela ne fait que commencer, selon le rapport.
Le lac connaît déjà une augmentation de température de l'eau depuis le recensement des données commencées en 1964. "La température de l'eau de surface a augmenté dans le lac Champlain de 6,8 degrés F. (3,8 degrés C). La température moyenne de l'air a aussi augmenté en moyenne 2,2 degrés F entre 1976 et 2005.
Ces changements de température altèrent l'écologie du lac.
Pendant l'hiver, le bassin versant du lac Champlain reçoit moins de neige et plus de pluie. La diminution du volume de fonte de la neige fait baisser le niveau de l'eau dans le lac et de la nappe phréatique au printemps. La fonte des neiges est nécessaire pour maintenir la santé des milieux humides où le poisson et les amphibiens se reproduisent. Donc, la perte d'une quantité de fonte de la neige pourrait provoquer une diminution de certaines populations animales.
Le lac est aussi plus chaud pendant les mois d'hiver et se recouvre de glace de moins et moins souvent selon le LCBP. La perte de couverture de glace impacte la pêche sur glace, bien sûr. Cela a des effets sur la température de l'eau du lac.
Quand le lac ne gèle pas pendant l'hiver, il se réchauffe plus rapidement au printemps. Le lac atteint aussi des températures plus élevées. Il en résulte que le lac connaît plus de temps avec des couches d'eau de températures différentes selon la profondeur, un phénomène connu sous le nom de stratification thermique.
La stratification thermique peut contribuer à des floraisons d'algues bleues-vertes. "Toxiques ou pas, les floraisons d'algues dégradent la qualité de l'eau et réduisent la concentration d'oxygène dissous, ce qui prive les poissons et la vie aquatique de l'oxygène qu'ils ont besoin pour respirer." selon le rapport.
L'augmentation des températures menace aussi la capacité du lac de maintenir sa population d'espèces de poissons indigènes qui aiment l'eau froide, comme le saumon et la truite tout en rendant le lac plus accueillant pour les espèces qui préfèrent l'eau plus chaude comme l'achigan et le baret.
Les changements climatiques a aussi des impacts sur la quantité de précipitations et comment elles tombent au sol. En plus d'avoir moins de neige et plus de pluie, la région connaît aussi une augmentation de pluies intenses et abondantes. Ces tempêtes dans lesquelles de grandes quantités de pluie tombent dans un intervalle de temps très court durant une période concentrée pourraient provoquer des inondations.
Les inondations, à leur tour, peuvent augmenter l'érosion des cours d'eau, ce qui transporte des sédiments chargés de nutriments vers le lac. Les nutriments contribuent ensuite aux floraisons d'algues bleues-vertes.
Les inondations peuvent aussi acheminer d'autres contaminants dans le lac et propager des espèces envahissantes dans d'autres régions du lac.
"Les changements climatiques combinés avec la propagation possible d'espèces envahissantes sont les menaces les plus graves à la biodiversité du bassin versant du lac Champlain" selon le rapport.
Le rapport suggère comme solution que l'on augmente la résilience du lac aux inondations en s'assurant que les rivières et les cours d'eau aient davantage accès à leurs plaines inondables qui servent à ralentir le courant, le ruissellement des sédiments et les contaminants dans le lac, ainsi que la vitesse d'écoulement des eaux.
Le rapport ne fait pas mention des efforts possibles qui pourraient contribuer à réduire les changements climatiques eux-mêmes.
Le rapport des indicateurs de l'état de santé du lac Champlain et de ses écosystèmes du programme du bassin versant du lac Champlain a été révélé au début d'août 2012. Le rapport, qui est émis à tous les 3-4 ans, informe les citoyens et les gérants de la ressource sur la santé du lac Champlain et aide à avoir une meilleure compréhension des menaces à sa santé et laisse entrevoir les possibilités de résoudre les défis que nous réserve l'avenir.
"Nous utilisons des données scientifiques pour déterminer quels sont les progrès accomplis dans la gestion de la qualité de l'eau du lac Champlain et la santé de l'habitat." dit Bill Howland, le gérant de programme de LCBP. "Encore ent 2012, nous avons de bonnes et de pas si bonnes nouvelles, selon le problème et la partie du lac que l'on regarde. Il n'y a pas de doutes que le lac ne rencontre pas les cibles de concentrations de phosphore, mais chaque région demeure vigilante et active dans ses efforts à réduire la charge phosphore."
On encourage le public à demander à recevoir une copie du rapport pour en savoir plus sur la santé du lac Champlain. Les principales données sont:
La qualité de l'eau.
Les cibles de charge de sources diffuses de phosphore et les concentrations à l'intérieur du lac sont encore trop élevées. Les tendances de phosphore dans certains affluents s'améliorent, comme la Pike River au Québec et Otter Creek dans le Vermont. Certaines baies du lac Champlain rencontrent en général leurs cibles de phosphore comme Cumberland Bay, Burlington Bay, Shelburne Bay et South Lake Bay.
Les inondations printanières et de l'automne de l'an 2011 ont augmenté les niveaux de nutriments dans la plupart des régions du lac à un niveau maximum annuel moyen depuis le début du programme de monitorage du lac Champlain en 1992.
Le poisson et la faune.
Les données cumulées en 2011 sur le poisson de pêche sportive du lac Champlain révèle des diminutions importantes en concentrations de mercure dans la chair du doré jaune, la truite de lac et la perchaude. Les niveaux de mercure dans le poisson devraient continuer à s'améliorer grâce aux nouvelles normes de l'EPA sur les émissions de mercure pour les centrales au charbon.
L'état de New York a annulé la plupart des avis de consommation de poissons pour Cumberland Bay près de Plattsburgh à cause de la diminution de la concentration de BPC. En continuant le monitorage des spécimens de chair de poisson, le NYSDEC (département de la conservation de l'environnement) a été capable de suivre l'amélioration des niveaux de BPC au fil du temps, toujours à la baisse.
Les blessures de lamproies marines sur les truites de lac et le saumon de l'Atlantique sont à la baisse et au niveau le plus bas depuis le début du monitorage du phénomène en 1985.
La population des nichées des cormorans a baissé de 50%.
Les scientifiques ont documenté des changements récents dans les communautés biologiques dans la chaîne alimentaire du lac, comme une diminution des zooplanctons. Cela pourrait avoir un effet qui pourrait se répercuter jusqu'aux prédateurs à la tête de la chaîne alimentaire. Des partenaires de l'état et du fédéral font des sondages annuels des populations de poisson. Les données laissent comprendre que la population d'alevins de truites arc-en-ciel indigène est à la baisse tandis que le gaspareau est plus abondant.
Plus de 1,900 acres d'habitat en milieux humides ont été restaurées ou améliorés grâce au programme Fish and Wildlife du US Fish and Wildlife Service depuis 2009. Cette réussite est due grâce aux propriétaires terriens qui ont coopéré à travailler avec le fédéral et l'état et les groupes de conservation ONG dont les groupes locaux de bassins versants et Canards Illimités.
Les espèces envahissantes.
Dans la partie sud du Lac Champlain, l'invasion des châtaignes d'eau a pu être réduite dans les régions les plus au sud depuis 1999, environ 6,5 milles au sud de Benson, au Vermont. Plus de 200 acres ont été récupérés mécaniquement en 2011 de leurs châtaignes d'eau.
Il y a 3 espèces envahissantes qui menacent le lac Champlain, et les pêcheurs sportifs, les propriétaires de bateaux et les autres usagers doivent demeurer vigilants pour prévenir la propagation des espèces envahissantes.
La santé publique.
Les floraisons de cyanobactéries demeurent inquiétantes surtout dans la baie Missisquoi. Tout comme d'autres lacs partout sur le globe, les floraisons de cyanobactéries continuent d'être une nuisance avec des effets sur la santé humaine.
Bien que la baignade est sécuritaire la plupart du temps dans le lac Champlain, les fermetures de plages demeurent préoccupantes sur le lac, surtout dans la région nord-est.
Le sénateur Patrick Leahy a dit: "Le lac Champlain, le joyau de la Nouvelle-Angleterre, est l'un des plus beaux et précieux atouts bien particulier du Vermont. Les gens du Vermont dépendent du lac, et l'avenir du lac dépend de nous. Ce rapport est bien clair: le lac n'a jamais été aussi important pour nous comme un endroit pour la pêche de renommée mondiale, comme ressource pour les loisirs, comme notre source primaire d'eau douce. Mais ces données sont aussi bien claires: tout le monde au Québec, dans New York et au Vermont doivent travailler plus fort pour en prendre meilleur soin. Nous avons besoin de faire du progrès rapidement à nettoyer la pollution de nutriments, nous devons prendre des mesures efficaces pour ralentir les nouvelles espèces envahissantes qui frappent à notre porte, et nous devons planifier et s'adapter aux changements climatiques si nous voulons conserver cette ressource bien-aimée pour aujourd'hui et demain. L'avenir du lac est notre héritage que nous léguons aux générations futures, et nous en sommes responsables."
Vous pouvez consulter le rapport en ligne en téléchargeant ce pdf de 44 pages ici: www.lcbp.org/PDFs/SOL2012-web.pdf
Photo: LCBP
"Rising lake temperatures already taking its toll
Written By:
Michelle Monroe
Report: Signs ecology’s changing
ST. ALBANS — Climate change may increase phosphorous loads into Lake Champlain from the Missisquoi River Basin by 46 percent, according to the Lake Champlain Basin Program's (LCBP) annual State of the Lake Report.
The data come from a new study funded by LCBP and released this morning (August 2 2012). Sediment loads from the Missisquoi River Basin could increase by as much as 56 percent over current levels, according to LCBP.
Local groups such as the Friends of the Northern Lake and the Missisquoi River Basin Association for years have been coordinating efforts to reduce phosphorus runoff into the lake and continue to do so today.
However, the increase in phosphorous and sediment loading is just one of the impacts climate change is having, and will continue to have, on Lake Champlain, according to the report.
The lake has already seen significant increases in temperature since modeling began in 1964. "Average August surface water temperatures have increased in Lake Champlain as much as 6.8 degrees Fahrenheit (3.8 degrees Celsius)," the report states. Average air temperature also increased by an average of 2.2 degrees Fahrenheit between 1976 and 2005.
The changed temperatures are altering the ecology of the lake.
During the winter, the Lake Champlain Basin is seeing less snow and more rain. The reduction in spring snowmelt reduces water levels in the lake and groundwater during the spring. Spring snowmelt is needed to maintain wetlands where fish and amphibians spawn. Thus, the loss of snowmelt may lead to reductions in some animal populations.
The lake is also warmer during the winter months and is freezing over less frequently, according to LCBP. Loss of ice cover obviously impacts ice fishing. It also impacts temperature levels in the lake.
When the lake doesn't freeze over in the winter, it warms more quickly in the spring. The lake is also reaching higher temperatures. As a result, the lake is spending more time with water at different depths layered by temperature, known as thermal stratification.
Thermal stratification can contribute to blue-green algae blooms. "Toxic or not, algae blooms degrade water quality and reduce dissolved oxygen, depriving fish and other aquatic life of oxygen needed for respiration," according to the report.
The increase in temperatures is also threatening the lake's ability to support native cold-water fish species, such as salmon and trout while making the lake a more attractive environment for species that enjoy warmer waters such as bass and white perch.
Climate change is also impacting the level of precipitation and how it falls. In addition to less snow and more rain, the region is also experiencing an increase in heavy, intense rainfalls. Those storms, in which large amounts of rain fall in a brief, concentrated period of time can cause flooding.
The flooding, in turn, can increase erosion in streams, bringing nutrient laden sediment into the lake. The nutrients then contribute to blue-green algae blooms.
Flooding can also bring other contaminants into the lake and spread invasive species into additional areas of the lake.
"Climate change coupled with the potential spread of invasive species is the largest threat to the Lake Champlain Basin’s biodiversity," according to the report.
As a solution, the report suggests increasing the resiliency of the lake to flooding by insuring that rivers and streams have access to floodplains, which serve to slow down the flow of sediment and contaminants into the lake, as well as the speed at which the floodwaters are moving.
The report makes no reference to possible efforts to reduce climate change itself."
Link: http://www.samegessenr.com/node/3348
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"2012 State of the Lake Report Released for Lake Champlain
August 2nd, 2012 ·
Grand Isle, Vt – The Lake Champlain Basin Program’s 2012 State of the Lake and Ecosystem Indicators Report was released today (August 2 2012). The report, produced every 3-4 years, informs citizens and resource managers about Lake Champlain’s condition and provides a better understanding of threats to its health and opportunities to meet the challenges ahead.
“We use scientific data to determine what kind of progress is being made on the management of Lake Champlain water quality and habitat health,” said Bill Howland, LCBP Program Manager. “Again, in 2012, we share both good and not so good news, depending on which issue and which lake segment is being discussed. Certainly the Lake is not meeting phosphorus concentratios targets, but each jurisdiction remains diligent and active in their efforts to decrease loads.”
The public is encouraged to request a copy of the report to learn more about Lake Champlain’s health. Highlights include:
Water Quality
Lake Champlain’s nonpoint source phosphorus target loads and in-lake concentratios are still too high.
Phosphorus trends in some tributaries are improving, such as the Pike River which flows through Quebec and Otter Creek in Vermont.
Some of the Lake Champlain embayments are generally meeting their phosphorus targets including Cumberland Bay, Burlington Bay, Shelburne Bay, South Lake B.
2011 spring and fall floods boosted nutrient levels in most sections of the Lake to the highest annual average since the initiation of the Lake Champlain monitoring program in 1992.
Fish and Wildlife
Data collected in 2011 for sportfish in Lake Champlain reveal substantial declines in mercury levels in the tissue of walleye, lake trout and yellow perch. Fish mercury levels should continue to improve with newly issued US EPA regulations on mercury emissions from coal-fired power plants.
New York State has lifted most special fish consumption advisories for Cumberland Bay (near Plattsburgh) due to reduced PCB concentrations. By monitoring fish tissue samples, NYSDEC has been able to track progress over time on the decreasing PCB levels.
Sea lamprey wounding on lake trout and Atlantic salmon has dropped to the lowest rates since monitoring began in 1985.
Nesting populations of double-crested cormorants have dropped 50%.
Scientists have documented recent changes in the biological communities of the Lake’s food web, such as declines in zooplankton populations. These can cause a ripple effect all the way up to the top predators. State and Federal partners conduct annual surveys of the open water fish communities. Data suggest that native rainbow smelt numbers are declining while alewife are becoming more abundant.
More than 1900 acres of wetland habitat has been restored or enhanced through the US Fish and Wildlife Service’s Partners for Fish and Wildlife Program since 2009. This success was due to willing landowners working with federal and state partners and nongovernmental conservation groups including local watershed groups and Ducks Unlimited.
Invasive Species
In the southern portion of Lake Champlain, water chestnut populations have been reduced to their southernmost point since 1999, about 6.5 miles south of Benson, Vt. More than 200 acres were mechanically harvested in 2011.
Round goby, Asian clam, and spiny waterflea are three aquatic invasive species on the doorsteps to Lake Champlain. Anglers, boaters and other recreational users must all remain diligent in preventing the spread of invasive species.
Human Health
Cyanobacteria blooms remain a concern especially in Missisquoi Bay. Similar to other lakes around the world, cyanobacteria blooms continue to be a nuisance with human health implications.
While most days it is safe to swim in Lake Champlain, beach closures remain a concern in the Lake, particularly in the northeast arm.
U.S. Senator Patrick Leahy said, “Lake Champlain, the jewel of New England, is one of Vermont’s most valuable assets and defining features. Vermonters depend on the lake, and the future of the lake depends on us. This report makes it clear that the lake has never been more important to us — as a world class fishery, as a boating and recreational resource, as our primary water source. But these findings also make clear that all of us in Quebec, New York and Vermont need to work harder toward better stewardship. We need prompt progress in cleaning up nutrient pollution, we need effective steps to thwart the new invasive species now on the lake’s threshold, and we must begin planning for and adapting to a changing climate, if we are going to conserve this cherished resource for today and tomorrow. The lake’s future is our legacy, and our responsibility.”
The 2012 State of the Lake and Ecosystem Indicators report is now posted on-line: www.lcbp.org/PDFs/SOL2012-web.pdf."
Link: http://www.adirondackbasecamp.com/2012/08/2012-state-lake-report/
Labels:
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Friday, August 3, 2012
À l'eau à la Minerve! Et au Jardins des Métis!
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