Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Wednesday, November 16, 2011

Eau potable - qualité de l'eau variable



On parle ici du Wisconsin, mais je ne peux pas m'empêcher de me poser des questions sur la situation au Québec. Si on en parle pas, çà ne veut pas dire que tout est parfait, bien au contraire!

Alors voici la traduction libre d'un article qui pourrait vous mettre la puce à l'oreille!

La qualité de l'eau variable selon les régions, les autorités disent qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter à propos des contaminants.

Une fois par semaine environ, Laurel Towns remplit ses contenants de 5 gallons avec de l'eau de robinet de sa maison pour les emmener chez ses petits-enfants dans De Pere. Elle est conseillère municipale et utilise un filtre à eau, car elle sait que les puits qui alimentent Denmark ont des niveaux de concentration de cuivre, de plomb et d'autres contaminants plus élevés que ceux de De Pere. Mais l'eau de De Pere est prélevée du lac et ajoutée de fluor, ce qui fait que la fille de Towns craint pour la santé de ses 6 enfants: "Je pense que les gens devraient pouvoir choisir s'ils veulent du fluor dans leur eau ou pas." dit Towns. "Pour le moment, elle a choisi de faire les choses comme çà."

La qualité de l'eau dans Brown County varie beaucoup d'une communauté à l'autre, ce qui donne aux résidents l'opportunité de choisir leur eau comme plusieurs gens choisissent leur maison, leur voisinage ou leur école. Bien que la région est riveraine du plus grand réservoir d'eau douce de la planète, les Grands Lacs, pas toutes les municipalités y prennent leur eau. Même les villes qui prennent l'eau du Lac Michigan utilisent différentes méthodes de traiter l'eau, ce qui donne souvent des qualités bien différente à l'eau potable.

Une analyse du journal sur les rapports sur la qualité de l'eau pour l'année 2010 a conclu que les niveaux d'arsenic, de radium, de nitrates et d'autres contaminants peuvent varier jusqu'à 100% ou plus à l'intérieur de Brown County.

Bien qu'aucune eau de ces communautés ne représente un danger de santé publique immédiat, des déviations des normes gouvernementales peuvent mettre certaines municipalités dans le pétrin. Plus tôt en octobre 2011, le département des ressources naturelles de l'état avait averti les municipalités de Green Bay et Denmark que des concentrations élevées de plomb dans leur eau exigerait plus de tests et une campagne d'information publique sur les risques à long terme sur la santé. Des traces infimes d'autres contaminants ont été mesurés ailleurs, dont de l'asbestos chez Ashwaubenon et du mercure chez Suamico, Holland et Greenleaf.

Les autorités disent que les résidents de Brown County n'ont pas à se préoccuper de la qualité de leur eau. Les effets les plus importants des contaminants élevés de la région sont un goût bien spécial que certaines personnes qualifient d'eau "de la campagne", ou "de la ville", dit Wendy Anderson, une ingénieur de qualité de l'eau pour le DNR. "Elle a un certain goût, une arôme." dit-elle. "Mais les concentrations sont loin d'être dangereuses."

L'eau souterraine

L'analyse du journal a découvert que les communautés rurales qui utilisent des puits d'eau potable sont plus susceptibles de détecter des concentrations plus élevées de contaminants que ceux qui prennent leur eau du Lac Michigan. Denmark comte les concentrations les plus élevées du comté pour le plomb, le cuivre, les nitrates, le chrome et les sulfates. Bien que les autorités locales ont songé à changer pour prendre leur eau du lac, Towns dit qu'elle ne reçoit pas de plaintes venant de résidents sur la qualité de l'eau qui vient de puits d'eau potable. "Je pense que la plupart des gens sont satisfaits." dit-ele.

Entre-temps, l'eau de puits de Holland a les plus hauts niveaux de concentration de sodium et de nickel et est égale à l'eau de Wrightstown pour son niveau de fluor. Lance Brackin, l'opérateur de l'aqueduc de Holland, dit que les niveaux de sodium sont plusieurs fois plus élevés que n'importe quelle autre communauté environnante à cause des adoucisseurs d'eau vieillissants de la ville qui sont utilisés aussi pour contrôler le niveau de radium dans l'eau. Ces adoucisseurs ont été remplacés dernièrement, ce qui a baissé la concentration de sodium considérablement, selon Brackin. Le nickel et le fluor se trouvent naturellement dans les aquifères sous Holland, ajoute-il, et la ville devrait faire des investissements importants dans son système de traitement pour contrer ces contaminants.

Suamico est aussi peu enclin à délaisser ses puits d'eau potable pour se brancher au système qui prend l'eau du lac. Le directeur des travaux publics Randy Loberger dit que çà coûterait sûrement dans les millions pour faire le changement qu'il considère ne pas être nécessaire vu la bonne qualité de l'eau disponible localement. "Nous avons nos puits." dit-il. "Nous avons déjà nos infrastructures."

Le traitement

Parmi les communautés qui prennent leur eau dans le Lac Michigan, il y a Brown County, et la moitié environ prennent leur eau de Green Bay et l'autre de Manitowoc. Le service d'aqueduc de Green Bay Water Utility dessert Green Bay, Ashwaubenon, Hobart et Scott. Manitowoc Public Utilities dessert les communautés de Allouez, Bellevue, De Pere, Howard, Lawrence et Ledgeview; tous sont regroupés sous le Central Brown County Water Authority.

Ceux qui sont desservis par Green Bay voient habituellement des niveaux plus élevés de contaminants radioactifs, tandis que ceux du système Manitowoc voient plus souvent des mesures élevées de sous-produits de désinfectants. Le rapport de 2010 nous dit aussi que l'eau de Green Bay est légèrement plus riche en sulfate, ce qui donne un certain goût à l'eau. Bill Nabak, le gérant général de l'installation de Green Bay, dit que les deux systèmes, Manitowoc et Green Bay, prennent de l'eau du lac Michigan, mais la traite différemment. Les deux traitent leur eau avec du chlore comme désinfectant, avec du fluor pour la santé dentaire. Green Bay, par contre, utilise un désinfectant de plus, tandis que Manitowoc utilise une technologie de filtration plus moderne. Nabak dit qu'il est satisfait de voir qu'excepté pour le problème de plomb dans l'eau de ce mois-ci, Green Bay respecte toutes les normes sur les limites de contaminants depuis les dernières années. Selon lui, la priorité première est de fournir de l'eau saine. "La conformité, c'est une bonne chose." dit-il. "Mais on veut toujours faire mieux."

Certaines données dans les rapports sur les qualités de l'eau publique pourraient inclure des spécimens prélevés de puits abandonnés qui doivent être vérifiés de façon soutenue même s'ils ne servent habituellement plus comme source d'eau potable. Certains rapports pourraient aussi inclure des données qui ont été colligées ou qui incluraient des changements dans le système qui auraient été implémentés avant 2010.

Les distances

Rob Michaelson, le gérant des systèmes d'eau pour le fournisseur de Manitowoc, dit que les mesures indiquant des concentrations élevées de sous-produits de désinfectants dans certaines communautés seraient causées par la distance que doit parcourir l'eau pour rejoindre ses clients. Pendant que l'eau du lac se rend vers Howard, par exemple, le chlore utilisé dans l'usine réagit avec les matières organiques dans l'eau et élève la concentration de ce que l'on appelle des acides haloacétiques et les trihalométhanes. "Les distances ont sûrement à voir dans ceci." dit Michaelson. Mais le gérant de Manitowoc dit que toute l'eau potable de la région est de bonne qualité, et les différentes communautés ont trouvé et gardé des procédés qui font l'affaire de leurs résidents.

Prenons par exemple la communauté de Wrightstown qui est à forer un nouveau puits pour fournir de l'eau à une population croissante. Dean Erickson, un conseiller municipal, dit que les résidents comprennent que faire venir de l'eau du lac Michigan par pipeline serait trop coûteux. Ils se sont aussi habitués aux imperfections de l'eau de puits du village, dont les concentrations naturelles élevées de fluor. Plusieurs résidents de Wrightstown achètent de l'eau en bouteille pour leurs jeunes enfants par précaution: ilis craignent les dangers potentiels du fluor, selon Erickson. Mais les autorités municipales, s'empresse-t-il d'ajouter, reçoivent très peu de plaintes sur l,eau. "C'est dans la nature des puits que nous avons et où nous en sommes." dit-il. "Je crois que la qualité de notre eau est aussi bonne que celle de n'importe quelle autre communauté."

"Water quality inconsistent throughout region
Officials say there's no cause for concern about contaminants

About once a week, Laurel Towns fills five-gallon plastic jugs with water at her home and hauls them to her grandchildren in De Pere. Towns, a Village Board member who uses a water filter, is aware that Denmark's wells have elevated levels of copper, lead and other contaminants when compared with De Pere. But De Pere's lake water is treated with fluoride, which Towns' daughter fears would present a greater health hazard to her six kids. "I think people should be able to make their own choices," Towns said. "She chooses to do it this way now."

Water quality in Brown County varies greatly from one community to another, giving residents an opportunity to choose their water the way many people shop for homes, neighborhoods or schools. Despite the fact that the region sits alongside the planet's largest freshwater reservoir — the Great Lakes — not all municipalities tap that resource. Even those cities that use Lake Michigan water use different treatment approaches, resulting in sometimes dramatically different water qualities.

A Green Bay Press-Gazette analysis of public water-quality reports for 2010 has found that levels of arsenic, radium, nitrate and other contaminants can vary as much as 100 percent or more within Brown County.

While no community's water presents an immediate public health threat, deviations from government standards can get a city into regulatory trouble. Earlier this month (October 2011), the state Department of Natural Resources alerted Green Bay and Denmark that heightened levels of lead in their water supplies would require more testing and public education about possible long-term health hazards. Trace quantities of other contaminants have turned up elsewhere, including asbestos in Ashwaubenon and mercury in Suamico, Holland and Greenleaf.

Officials say Brown County residents have no reason to worry about their water quality. The most noticeable effect of elevated contaminants within the region is a distinctive taste that many people describe as "country water" or "city water," said Wendy Anderson, water quality engineer for the DNR. It's giving you a flavor or a taste," she said. "But it's not near any levels that are dangerous."

Groundwater

The Press-Gazette analysis found that rural communities using groundwater wells are more likely to detect elevated levels of contaminants than those using Lake Michigan water. Denmark ranks highest in the county not only for lead, but also copper, nitrate, chromium and sulfate. Although local officials have talked about switching to lake water, Towns said she doesn't hear any complaints from residents about the quality of water being pumped from the underground wells. "I think most people are pretty happy," she said.

Holland's well water, meanwhile, has the county's highest level of sodium and nickel and is tied with Wrightstown for the most fluoride. Lance Brackin, the town of Holland's utility operator, said sodium levels several times higher than any surrounding community were caused by the town's aging water softeners, which are used to control the level of radium in the water. Those softeners since have been replaced, lowering the sodium levels significantly, Brackin said. Nickel and fluoride both occur naturally in Holland's underground aquifers, he noted, adding that the town would have to make a sizeable investment in treatment systems to combat those contaminants.

Suamico also is dissuaded by the cost of abandoning its underground wells and connecting to a lake water system. Public Works Director Randy Loberger said it would cost "definitely in the millions" to make the change, which he called unnecessary, considering the high quality of well water available locally. "We've got our wells," he said. "We've got our infrastructure in."

Treatment

Among communities that use Lake Michigan water in Brown County, about half get their water through Green Bay and half through Manitowoc. The Green Bay Water Utility serves Green Bay, Ashwaubenon, Hobart and Scott. Manitowoc Public Utilities serves Allouez, Bellevue, De Pere, Howard, Lawrence and Ledgeview, all of which are organized under the Central Brown County Water Authority.

Those served by Green Bay generally see higher levels of radioactive contaminants, while those in the Manitowoc system often see elevated measurements of disinfectant byproducts. The 2010 reports also show that Green Bay water is slightly higher in sulfate, which can give water a somewhat pungent odor. Bill Nabak, general manager of the Green Bay utility, said the two systems — Manitowoc and Green Bay — start with water from Lake Michigan, but they treat it differently. Both treat their water with chlorine as a disinfectant and with fluoride to improve dental health. Green Bay, however, uses an additional disinfectant, while Manitowoc employs a newer filtration technology. Nabak said he is pleased that, except for this month's issue with lead in the water, Green Bay has complied with all contaminant limits in recent years. Providing customers with healthy water is always the top priority, he said. "Compliance is a wonderful thing," he said. "You always want to do better."

Some findings on the public water-quality reports could reflect samples taken on abandoned wells, which must be tested regularly even though they no longer are routinely used for drinking water. Some reports also could include data that were collected or system changes that were implemented prior to 2010.

Distance

Rob Michaelson, water systems manager for the Manitowoc utilities, said his system's elevated level of disinfectant byproducts in some communities is a result of the distance that the water must travel to reach customers. In the time it takes for lake water to reach Howard, for example, the chlorine used in treatment interacts with organic materials in the water and creates heightened levels of byproducts known as haloacetic acids and total trihalomethanes. "Distance certainly plays an effect in that," Michaelson said. But the Manitowoc utility manager said all drinking water in the region is high quality, and individual communities simply have found — and stuck with — formulas that are pleasing to their residents.

Wrightstown, for example, is drilling a new well to expand its water supply for a growing population. Village Board member Dean Erickson said residents realize that piping in Lake Michigan water would be too expensive. They also have grown accustomed to imperfections in the village's wells, including high levels of naturally occurring fluoride. Many Wrightstown residents use bottled water for their young children as a precaution against the potential hazards of fluoride, Erickson said. But village officials, he added, seldom hear much complaining about the water. "That's just the nature of the wells that we have and where we're at," he said. "I believe our water quality is just about as good as any other community."

Excerpts from article written by Scott Cooper Williams for the Green Bay Press-Gazette published here:
http://www.greenbaypressgazette.com/article/20111023/GPG0101/110230616/Water-may-taste-contaminants?odyssey=tab%7Ctopnews%7Cimg%7CGPG-News

Friday, November 4, 2011

Grands Lacs - les mortalités dûes au botulisme deviennent un évènement annuel

Photo: Simcoe.com

Des hécatombes de poissons et d'oiseaux deviennent un évènement annuel dans la région des Grands Lacs depuis 1998. Devrait-on s'en inquiéter? S'agirait-il d'un cas typique du canari dans la mine de charbon?

Voici une traduction libre d'un article de la fin d'octobre qui n'a pas fait les manchettes, mais qui, je crois, est tout de même très inquiétant.

C'est confirmé: c'est du botulisme.

Le ministère des ressources naturelles confirment que les tests menés à l'université de Guelph indiquent que c'est le botulisme qui expliquerait les oiseaux morts et les poissons s'échouant sur les plages du Wasaga Beach Provincial Park.

"Cet après-midi, nous avons su que certains des oiseaux que nous avions ramassés sur Christian Island et que nous leur avons fait parvenir sont positifs." dit John Cooper, un porte-parole du ministère. "C'est ce qu'à quoi nous nous attendions. Tous les indices de cet évènement en cours à Wasaga Beach concorde avec ce que nous avons vu ailleurs dans la région des Grands Lacs depuis 1998 quand des situations semblables ont vu des cas de poissons et d'oiseaux en agonie à l'automne." dit Cooper.

"C'est inquiétant, parce que çà devient un évènement annuel. C'était quelque chose rarement vu avant 1998 autour des Grands Lacs, et maintenant, c'est récurrent à tous les ans, mais cela ne semble pas avoir des impacts à long terme sur les différentes colonies d'oiseaux qui migrent au-dessus des Grands Lacs. Mais si cela continue à tous les ans, il y aura sûrement des effets à court terme pour certaines espèces d'oiseaux." dit Cooper.

"Il n'y a pas grand chose que l'on puisse faire pour que cela ne se produise pas, ou même d'atténuer le phénomène."

Des oiseaux et des poissons morts ont commencé à apparaître sur les plages de Wasaga Beach en août, mais cela s'est accéléré en fin de semaine de la fin d'octobre.

Cooper dit que ce lundi-là, les employés du ministère ont tenté de calculer le nombre de carcasses ramassées dans Wasaga Beach Provincial Park. Lundi, ils ont ramassé environ 1,000 oiseaux morts, encore 400 mardi, et 21 oiseaux et 55 poissons. Jeudi, c'était 8 poissons et 5 oiseaux.

Les carcasses ont été ramassées avec de la machinerie lourde et des camions de vidanges les ont transportées dans un site d'enfouissement. Cooper explique qu'un bon vent du large a repoussé les oiseaux et les poissons sur la plage.

Les résidents de la place ont critiqué le ministère pour avoir laissé les animaux morts sur la plage pendant 2 jours, attirant les photographes et les journalistes en quête d'images chocs.

Cooper explique qu'à cause du fait que le parc était fermé pour la saison, cela a pris jusqu'à lundi pour organiser une équipe de nettoyage en allant chercher du personnel d'autres parcs. Les pêcheurs se demandaient s'ils pouvaient manger leurs prises. Cooper confirme que si les poissons sont préparés et cuits correctement, la toxine du botulisme devrait être éliminée.Photo: Benjamin Ricetto/THE CANADIAN PRESS

"Botulism confirmed

The Ministry of Natural Resources says a test conducted at the University of Guelph has confirmed that botulism is to blame for the dead birds and fish washing up on shore at Wasaga Beach Provincial Park.

“As of this afternoon, out of some of the birds we sent down, a gull that was collected from Christian Island has tested positive,” said spokesperson John Cooper.

“That’s what we expected. All the indications of this ongoing event in [Wasaga Beach] is consistent with what we have seen elsewhere in the Great Lakes since 1998 where we have had similar situations in the fall with fish and birds dying,” said Cooper.

“From a concern standpoint, it’s becoming an annual event. It’s something that before 1998 was rarely seen in the Great Lakes and now we are seeing it every year but it doesn’t appear to have any long-term affects on these different populations of birds that are migrating through the Great Lakes. But if it continues every year then there will certainly be some short term implications to some of these birds,” said Cooper.

“There is not much we can do to prevent it from happening or trying to slow it down.”

Dead birds and fish began appearing along Wasaga Beach in August but there was an influx over the weekend (end of October 2011).

Cooper said Monday MNR staff did attempt to count the carcasses collected from Wasaga Beach Provincial Park.

On Monday staff collected about 1,000 dead birds, another 400 on Tuesday, on Wednesday they collected 21 birds and 55 fish and another eight fish and five birds on Thursday (today).

The carcasses were collected using front-end loaders and waste collection trucks are being disposed of at the landfill site.

Cooper said a strong onshore wind is the reason so many birds and fish were washing up on shore.

Local residents criticized the MNR for leaving the dead animals on the beach for two days, offering up gruesome images to television camera crews.

Cooper said with the park being closed for the season it took until Monday to organize a clean up because staff had to be called in from other parks.

Cooper said anglers have expressed concern over the safety of eating the fish they catch. He said properly preparing and cooking the fish will eliminate the botulism toxin. "

Excerpts from article written by Trina Berlo published here: http://www.simcoe.com/news/article/1233572--botulism-confirmed
Photo: Rita Bauer

Saturday, October 15, 2011

Moules zébrées contribuent à contaminer les Grands Lacs


Les moules zébrées, une espèce invasive qui vient d'ailleurs, est aussi une peste pour la rivière Richelieu. Voilà que des biologistes canadiens découvrent qu'elles contribuent à contaminer l'eau où elles habitent. Comme si la rivière Richelieu n'était pas assez polluée sans moules zébrées!

Voici une traduction libre d'un court article d'Agence France Presse.

Les moules zébrées contaminent les Grands Lacs en se nourrissant de produits chimiques.

Les moules zébrées viennent de la Mer Caspienne et ont été emmenés en Amérique du Nord par accident. Elles sont devenues une véritable peste et relâchent des chimiques toxiques dans les Grands Lacs, disent des biologistes canadiens.

Les moules zébrées sont venues au Canada dans les eaux de ballast des navires cargo qui sont arrivés dans le continent en 1986. Depuis 2 décennies, les créatures pas plus grosses qu'un ongle de pouce se sont reproduites et se retrouvent dans plus du tier des Grands Lacs.

Ne se contentant pas de dévorer le plancton et les espèces indigènes, les moules zébrées sucent les BPC toxiques qui se trouvent dans les sédiments dans le fond des lacs et relâchent les chimiques dans l'eau douce, selon Todd French, un biologiste au Queens University à Kingston, en Ontario.

"Les moules zébrées font comme un siphon: elles absorbent tout et rejettent ce qui est toxique." explique-t-il.

Les BPC ont été fabriqués en 1929 et étaient utilisés comme scellant et dans les calfeutrages, intégrés dans des huiles, des encres et des peintures.

Ils ont été détectés dans les Grands Lacs pour la première fois en 1966. Dès 1977, les préoccupations sur les impacts environnementaux des BPC ont justifié une interdiction nord-américaine de fabriquer et importer ces chimiques, car c'est un produit qui ne se décompose pas facilement.

Les niveaux de concentrations de BPC ont baissés jusqu'en 1980, où ils ont recommencé à augmenter à cause des moules zébrées, comprennent maintenant les scientifiques. Leurs découvertes ont été publiées dans une édition récente du journal scientifique Ecosystems.

On est préoccupé du fait que les moules relâchent les BPC qui ont été emprisonnés dans les sédiments pendant des décennies dans l'eau où ils sont ensuite absorbés par les algues et les autres animaux plus haut placés dans la chaîne alimentaire jusqu'à ce que les BPC rejoignent les poissons mangés par des humains.

Santé Canada dit que de petites quantités de BPC ne provoqueront probablement pas des effets néfastes sur la santé. Mais une accumulation des chimiques dans le corps pourrait provoquer des problèmes du système nerveux et des cancers du foie et des reins.

"C'est inquiétant pour les 40 millions de personnes du Canada et des États-Unis qui vivent autour des Grands Lacs." dit French.

Les lacs Supérieur, Michigan, Huron, Érié et Ontario font ensemble le plus vaste groupe de lacs d'eau douce de la planète et couvrent une surface totale de 208,610 kilomètres carrés, retenant 21% de l'eau douce disponible.

"Éventuellement, nous devrons ré-évaluer les normes de consommation des poissons pêchés dans les Grands Lacs." conseille French.

À long terme, les niveaux de concentration de PCB dans les Grands Lacs devraient se stabiliser puisque les chimiques sont pratiquement bannis dans le commerce, mais les dégâts causés par les moules ne s'arrêtent pas là.

Elles recouvrent de vastes plaques en grappes, nuisant et même suffocant les mollusques indigènes et les crustacés, et causent des dommages aux infrastructures à des coûts de milliards de dollars.

"Les moules zébrées pénètrent dans les systèmes de refroidissement des centrales électriques et bouchent les conduits. Elles endommagent les usines de traitement d'eaux usées et les installations d'aquaculture, et même les moteurs des navires." dit Renata Claudi, à la tête d'un groupe qui combat la propagation des moules zébrées.

"Il y a un produit, le Zequanox, qui est efficace pour détruire des populations de moules, mais il peut seulement être utilisé dans des petits plans d'eau." dit-elle. Les Grands Lacs sont beaucoup trop vastes.

"Il n'y a vraiment rien qu'on peut faire pour les arrêter." conclut Chris Grooms du groupe écologique Kingston Field Naturalists. "Nous tentons seulement de ralentir leur progression en nettoyant les dessous des bateaux pour éviter qu'elles contaminent encore plus de lacs."

"Chemical-munching mussels contaminating Great Lakes

Zebra mussels from the Caspian Sea, introduced to North America by accident, are becoming a veritable plague releasing toxic chemicals into the Great Lakes, Canadian biologists say.

The mussels hitch-hiked to Canada on the ballasts of cargo ships arriving on the continent in 1986. And in the past two decades the thumbnail-sized creatures have spread and are found in more than a third of the Great Lakes.

Not content with devouring plankton and indigenous species, the mussels are sucking on toxic polychlorinated biphenyls (PCBs) trapped in the lakes' sediment and releasing the chemicals into the freshwaters, Todd French, a biologist at Queens University in Kingston, Ontario told AFP.

"Zebra mussels act as a siphon. They absorb everything and reject what is toxic," he explained.

PCBs were first manufactured in 1929, and were widely used in sealing and caulking compounds, cutting oils, inks and paint additives.

They were detected in the Great Lakes for the first time in 1966. By 1977, concern over the environmental impact of PCBs, which do not break down easily, led to a North American ban on manufacturing and importing the chemicals.

Levels in the Great Lakes abated until the late 1980s before starting to climb again, because of the mussels, scientists have now discovered. Their findings were published in a recent issue of the journal Ecosystems.

The concern is the mussels are releasing PCBs that had been trapped in sediment for decades in waters where they are then absorbed by algae and other animals up the food chain until they eventually reach fish eaten by humans.

Health Canada says small amounts of PCBs are unlikely to cause adverse health effects. But an accumulation of the chemicals in the body can lead to problems of the nervous system, and liver and kidney cancer.

"There is a concern for the 40 million people (Canadians and Americans) living near the Great Lakes," French said.

Lakes Superior, Michigan, Huron, Erie, and Ontario form the largest group of freshwater lakes in the world with a total surface of is 208,610 square kilometers, and hold 21 percent of its fresh water.

"Eventually, we'll have to re-evaluate guidelines for the consumption of fish from the Great Lakes," French urged.

Over the long term, PCB levels in the Great Lakes should eventually stabilize since the chemicals have largely been phased out, but the havoc created by the mussels does not end there.

They blanket vast areas in clusters, interfering with and even suffocating indigenous mollusks and crustaceans, and cause billions of dollars in infrastructure damage.

"The zebra mussel gets into the cooling systems of power plants and clogs the pipes. It damages water treatment plants and aquaculture, and even boat engines," said Renata Claudi, head of a group fighting the mussels' spread.

"There is a product (Zequanox) which is (effective for destroying populations of) mussels, but it can only be used for eradication in small bodies of water," she said. The Great Lakes are far too big.

"There is nothing really that we can do to stop them," concluded Chris Grooms of the ecological group Kingston Field Naturalists.

"We're just trying to stem their advance by cleaning boat keels to avoid further contamination of more lakes.""

Excerpts from article written by Kilian Fichou for AFP published here: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jWn_zd_f83cmrRRzTdcmQrXIohqQ

Thursday, September 29, 2011

Grands Lacs - les 5 chimiques les plus inquiétants

Photo: Canadian Press

"L'équipe de chercheurs du Bureau régional des Grands Lacs publie un rapport sur les nouvelles substances chimiques préoccupantes

La Commission mixte internationale reçoit un rapport rédigé par M. Saad Jasim, directeur du Bureau régional des Grands Lacs, en collaboration avec MM. Merih Otker Uslu et Nihar Biswas de l'Université de Windsor. Dans ce rapport, les auteurs, sous la direction de M. Uslu, analysent ce qui s'est publié entre 2007 et 2011 au sujet de la présence de nouvelles substances chimiques préoccupantes dans le bassin des Grands Lacs. Le rapport peut être téléchargé ici, et il est résumé ci-dessous.

Des composés pharmaceutiques, produits de soins personnels et composés perturbateurs du système endocrinien ont été décelés dans les eaux usées municipales, les eaux de surface, les eaux souterraines et les eaux potabilisées, ainsi que dans les sédiments et les organismes aquatiques partout dans le monde. Les composés pharmaceutiques actifs se divisent en plusieurs groupes : anti-inflammatoires, antibiotiques, antiépileptiques, bêtabloquants, etc. Les produits de soins personnels, comme les muscs et les cosmétiques, contiennent de nombreuses substances chimiques. Un vaste éventail de composés perturbent le système endocrinien, dont les hormones, les pesticides et les alkylphénols. Tous ces produits ont été réunis sous la dénomination de « nouvelles substances chimiques préoccupantes », et on s'y intéresse en raison de leurs possibles effets nocifs sur les animaux et les humains à un faible degré d'exposition. Parmi ces effets, il y a l'action toxique sur les organismes aquatiques, l'altération du système reproducteur des organismes aquatiques et la stimulation du développement de souches résistantes de bactéries qui présentent un risque pour la santé humaine.

De nouvelles substances chimiques préoccupantes sont décelées depuis longtemps dans divers milieux, mais leurs rejets dans l'environnement n'ont pas été entièrement réglementés par les autorités compétentes aux États-Unis et au Canada. Une évaluation complète des risques que présente chaque nouvelle substance chimique préoccupante devrait être effectuée par les autorités scientifiques et réglementaires. À cette fin, il faudrait procéder à l'analyse et à la surveillance environnementales, surtout dans les secteurs où des toxiques chimiques sont rejetés dans le milieu aquatique.

La contamination de l'environnement par les nouvelles substances chimiques préoccupantes imputable aux rejets agricoles, industriels et municipaux est connue dans le bassin des Grands Lacs, et la Commission mixte internationale y a désigné plusieurs « secteurs préoccupants ».

Le rapport présente une analyse de la documentation qui a été publiée entre 2007 et 2011 sur la présence de nouvelles substances chimiques préoccupantes dans le bassin des Grands Lacs. Les rapports et études scientifiques avalisés par des comités de lecture ont été tirés de la base de données Web of Science. Les nouvelles substances chimiques préoccupantes déterminées par la Commission mixte internationale sont les muscs synthétiques, agents tensioactifs fluorés, ignifugeants bromés et chlorés, alkylphénols éthoxylés, paraffines chlorées à chaîne courte, phtalates, produits pharmaceutiques, produits de soins personnels, pesticides et biphényles polychlorés (BPC) hydroxylés. D'après la liste donnée et la documentation, les nouvelles substances chimiques préoccupantes dont il est fait le résumé dans l'analyse sont classées comme suit : substances pharmaceutiques, pesticides, ignifugeants (ignifugeants bromés et chlorés, paraffines chlorées), agents tensioactifs perfluorés, alkylphénols, parfums de musc synthétiques, plastifiants et hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les données sur les contaminants du passé que sont les biphényles polychlorés ont été exclues du rapport. Celui-ci traite de la présence de toutes les substances chimiques en question dans les influents et les effluents des stations de traitement des eaux usées, les eaux de surface et les eaux souterraines, les influents et les effluents des stations de potabilisation, les sédiments et le biote."

Lien pour le communiqué: http://www.ijc.org/rel/news/2011/110824_f.htm

Photo: DEQ Michigan

"5 chemical threats to the Great Lakes

The Great Lakes have faced various threats for years, from industrial pollution to invasive species, but another challenge worries many researchers these days — the emerging chemical threat.

It’s not just pesticides, as scientists are finding worrying levels of pharmaceutically active compounds such as anti-inflammatories, antibiotics, anti-epileptics, and beta blockers in lake water. As well, hormones, pesticides and alkylphenols have been identified as threats.

These products and medicines flushed down toilets and dumped into sinks are not stopped at water treatment plants, which are not geared to deal with them.

A new report prepared for the International Joint Commission by two Windsor, Ont., researchers has outlined the threats the chemicals pose. The International Joint Commission was formed by the U.S. and Canadian governments to find solutions to problems in the Great Lakes Basin.

The compounds “are receiving attention due to their potential adverse effects on animals and humans at low levels of exposure,” said the report, co-authored by Merih Otker Uslu and Nihar Biswas of the University of Windsor. They sound a warning later in the report, which is a review of data collected from 2007-11.

“The toxic effects on aquatic organisms, alterations on the reproductive system of aquatic organisms and the promotion of the development of resistant bacterial strains representing a health risk to humans, are among the adverse effects of these compounds.

“Although chemicals of emerging concern have been detected in different environmental compartments for a longtime period, their environmental releases have not been completely regulated by the regulatory communities in the United States and Canada.”

Uslu and Biswas called for a comprehensive risk assessment of each chemical of emerging concern.
Pharmaceutical substances

Sewage treatment plants are not designed to handle pharmaceutical substances, the report suggests, leading to a “vast” array of drugs in varying levels in the Great Lakes.

“The main concern regarding the presence of pharmaceutical residues in the aquatic environment has been focused on antibacterials which may promote the development of resistant bacteria strains representing a health risk to humans,” said the International Joint Commission report.

Substances such as antidepressants, antibiotics, and steroid hormones that eventually make it into groundwater that is then tapped into a house “may also pose adverse effects on humans.” The levels of pharmaceuticals found were quite low, and the study does not delve into how much water needs to be consumed before health is affected.

Levels of caffeine have been found as well.
Pesticides

The warning about pesticides in the lakes is simple and disturbing: “Many pesticides are suspected of being endocrine disruptors which can cause sexual abnormalities and reproductive failure.”

Elevated levels of pesticides are found in the Great Lakes during late spring and summer when agricultural activities are in full bloom. The studies considered by Uslu and Biswas found elevated levels of pesticide in watersheds that flow into the lakes, passing golf courses and farms on the way.

In one study, seven great blue heron colonies were sampled in the St. Lawrence River in 2001 and 2002. Samples were analyzed for 21 pesticides. More than half of these 21 pesticides were detected in about 50 per cent of the samples, the study stated.

The level of pesticides in the lakes, as well as the type of chemical, depends on where the test samples are taken. The Humber River watershed has higher levels of the chemical atrazine than the Don River watershed because it includes more agricultural area.
Flame retardants

Flame retardants are chemicals that can be added to paint or other materials.

“These substances are highly toxic and persistent in the environment. Due to high lipophilicity and stability, they have the potential for accumulation in sediments and bioaccumulation in wildlife,” said the report.

Some flame retardants have chemical structures similar to PCB, and “are also considered potential endocrine disruptors.”

Some types of retardants originate from manufacturing processes and can come from the air.
Synthetic musk fragrances

The musks are used in a number of products, including perfumes, cosmetics, detergents and cleaning products.

“Due to their lipophilic nature, synthetic musks could not be effectively removed in sewage treatment facilities and are retained in sewage sludges,” said the report.

Among fish taken in Chicago, the chemicals were found in all of the samples.
Bisphenol A

“Bisphenol A is a well-known plasticizer used to make polycarbonate plastics and epoxy resins. It is a highly persistent endocrine disruptor and therefore subjected to risk assessment studies by regulatory authorities around the world,” said the report.

It has been widely detected in drinking water, in Detroit and Windsor, Ont., and in the water of 17 other Ontario communities.

Bisphenol A was declared a toxic substance by Canadian authorities in October 2010. It does not pose a danger to human health though through food packaging uses, Health Canada said."

Link: http://www.cbc.ca/news/canada/story/2011/09/21/great-lakes-threat-list.html

Sunday, September 18, 2011

Pollution - construire au lieu de nettoyer

Photo: Michael L. Anway

Comment pelleter les problèmes en avant, ou au lieu de dépolluer une rivière pour que les frais de rendre son eau potable soient raisonnables, les ingénieurs proposent plutôt de construire un pipeline pour amener de l'eau d'ailleurs. Incroyable! Et de plus, après plusieurs années d'inaction, les conseillers de la ville doivent prendre une décision en mode panique. N'importe quelle personne qui suit les séances du conseil de sa municipalité va voir des similitudes dans le scénario suivant...Voici une traduction libre d'un article local dans l'état du Michigan qui parle d'un projet insensé au lieu de s'attaquer au problème de base: une rivière polluée!

Un rapport soumis à la municipalité de Flint, au Michigan pour tenter de résoudre son problème d'eau potable serait de construire un pipeline qui transporterait l'eau du lac Huron, plutôt que de traiter l'eau de la rivière qui traverse la ville, ou même acheter de l'eau traitée de la ville de Détroit. Le projet de pipeline coûterait $300 millions.

La solution la plus dispendieuse serait de continuer d'acheter de l'eau de Détroit. Ensuite, un peu moins coûteuse serait l'eau prise directement de la rivière Flint qui traverse la ville. Cette solution n'est pas la moins dispendieuse parce que l'usine de filtration de la ville aurait besoin d'être rénovée au prix de $50 millions, car en ce moment, l'usine traite l'eau à temps partiel.

La municipalité devrait aussi dépenser un $10 millions de plus pour moderniser d'autres infrastructures comme ses barrages et d'autres installations pour s'assurer qu'il y aurait assez d'eau pour les résidences et rencontrer à la fois les exigences environnementales de l'état.

C'est moins compliqué de traiter l'eau du lac parce que l'eau y est plus propre, et l'usine aurait besoin alors que $10 millions de modifications.

"Notre but ultime est d'obtenir de l'eau de la meilleure qualité au moindre prix pour tous nos clients". dit Jeffrey Wright, le commissaire de Genessee County. "Si nous construisons ceci, et je crois que c'est le moins coûteux pour nos citoyens, nous avons besoin de prendre la décision d'ici les prochaines 4 à 5 semaines." dit Wright, ajoutant que le travail des ingénieurs doit se faire à temps pour que le projet commence au printemps de 2012.

Les membres du conseil avait dit qu'il voulait une étude pour comparer les coûts des 3 solutions, car les résidents verront une augmentation de 35% sur leur facture d'eau et d'égouts ce mois-ci.

L'augmentation soudaine est due au fait que la ville de Détroit a augmenté ses tarifs depuis plusieurs années, mais que l'augmentation n'aurait pas été refilée aux résidents de Flint jusqu'à maintenant. Photo: kyndoutdoors.com

"Report: Buying in to new water pipeline from Lake Huron cheaper for Flint drinking water than treating river water

FLINT, Michigan -- The most cost-effective drinking water option for the city of Flint would be to finance and build a new $300-million water pipeline with Genesee County and other areas, according to a new report done for the city.

Pumping the water from Lake Huron would be cheaper over time than buying water from Detroit, which the city has done for decades, or treating Flint River water, according to the analysis done by Rowe Engineering and presented to the Flint City Council tonight.

The most expensive option by far is continuing to buy from Detroit, the report said, followed by using Flint River water. The river option isn't as cost-effective because the city's water treatment plant would need about $50 million in upgrades to treat the water full time, rather than as a back-up option as it is now.

The city would also need to spend another $10 million in other infrastructure upgrades to dams and other river features to make sure the river can supply enough water to residents and still meet its environmental requirements from the state.

Treating lake water, on the other hand, isn't as complicated because it's cleaner, and the treatment plant would need about $10 million in upgrades, officials said.

"Our whole goal all along is to get the cheapest, highest quality water to all the customers -- Flint, Genesee County and others," Genesee County Drain Commissioner Jeffrey Wright said.

Wright, who has led the charge to build the pipeline, was on hand to answer questions about the project that a consortium of five communities is planning to finance and build.

The consortium is made up of Genesee County, Flint, Lapeer County, the city of Lapeer and Sanilac County, and is known collectively as the Karegnondi Water Authority.

Wright stressed that time is of the essence as the city decides how and where it will get its drinking water in the future.

"If we build this, and I believe it's the most cost-effective thing for our citizens... We really would need to make a decision in the next four to five weeks," Wright said, adding that engineering work needs to get done in time to start the project in spring 2012.

Council members had said they wanted a cost comparison of the three drinking water options -- a contract with Detroit, building the pipeline and treating Flint River water -- so they can determine what would be cheapest for Flint residents, who will see a 35 percent increase on their water and sewer bills this month.

The increase is largely due to several years of water rate increases from Detroit, which weren't always passed on to Flint residents.

City Council President Jackie Poplar said the new report has swayed her closer to making a decision in favor of building the pipeline as the issue is discussed further over the next several weeks.

"I've always thought Flint should have control of its water," Poplar said. "I'm happy to be a part of a project that will loosen us from Detroit and provide good clean water to the citizens."

Wright said KWA recently met with representatives from the Detroit Water and Sewer Board to discuss the pipeline and received some good news.

Detroit officials said they would consider selling a portion of its pipeline to KWA -- which could knock off about $40 million from the $300-million pipeline construction costs, Wright said.

"It would reduce the time frame to build the system," he said. "The construction costs would be much lower.""

Excerpts from article written by Kristin Longley forthe Flint Journal published here:http://www.mlive.com/news/flint/index.ssf/2011/09/water_treatment.html

Tuesday, September 6, 2011

Saint-Laurent - la voie maritime ne sera pas élargie


Cela fait presque 10 ans que l'organisme fédéral des États-Unis appelé U.S. Army Corps of Engineers, maîtres d’œuvre de plusieurs horreurs comme des barrages, des digues, des murets de protection et des dragages de cours d'eau, cela fait donc presque 10 ans que cet organisme avait proposé d'élargir la voie maritime du Saint-Laurent afin de permettre à des plus gros navires d'atteindre les Grands Lacs. Des groupes de protection de l'environnement jubilent en cette première semaine de septembre 2011, car il semblerait bien que ce projet est définitivement mis sur les tablettes.

La voie maritime artificielle qui relie les Grands Lacs avec l'océan Atlantique était déjà considérée comme trop étroite lors de son ouverture il y a plus d'un demi-siècle: les navires qui voguaient le globe était déjà plus larges. Les échanges de cargo n'ont jamais satisfaits les promoteurs et les limites de la voie en étaient partiellement responsables.

Un des impacts inattendus de ce système d'eau douce, les Grands Lacs sont le plus important du globe, désormais visité par des navires voguant les océans du globe est une invasion biologique bien mal accueillie. Les eaux de ballast contaminées des navires seraient responsables des invasions barbares les plus célèbres, dont les moules zébrées et quagga.

Dans un lourd rapport datant de 2002 détaillant les problèmes de la Voie Maritime du Saint-Laurent, l'Army Corps avançait que l'un des moyens possibles pour augmenter le trafic serait d'élargir les écluses et les canaux pour que les navires plus massifs puissent se rendre jusqu'aux lacs et se rendre à des ports comme Green Bay, Milwaukee et Duluth.

Cette idée n'a pas plu à plusieurs groupes environnementaux et certains politiciens régionaux qui s'inquiétaient que les travaux de plusieurs milliards introduiraient d'autres espèces indésirables ainsi que d'autres problèmes environnementaux comme l'érosion. Ils doutaient de la sagesse d'investir davantage dans un système qui doit être fermé à tous les hivers à cause de la glace.

L'Army Corps a laissé tombé l'idée d'élargir la voie maritime, propriété conjointe des États-Unis et du Canada il y a de cela quelques années, mais y a renoncé officiellement à la révision mise à jour de son étude tout dernièrement.

"C'est clair que cette dernière version du Great Lakes Navigation System Review est un autre pas vers l'annulation officielle d'un agrandissement de la Voie Maritime." écrivait une coalition de 34 groupes de conservation à la Army Corps au début de septembre 2011. Il y a encore plus d'espoir en sachant que le Corps recommande une révision conjointe É.-U et Canada pour se pencher sur les dommages environnementaux provoqués par la navigation commerciale et la protection de la précieuse ressource en eau douce des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent."
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"Plans to expand St. Lawrence Seaway are scrapped

Almost a decade after the U.S. Army Corps of Engineers suggested expanding the St. Lawrence Seaway to make it a more relevant route for the world's ever-expanding fleet of freighters, conservationist groups this week (first of September 2011) are celebrating that the agency has formally scrapped that proposal.

The manmade shipping link between the Great Lakes and Atlantic Ocean was already too small for much of the world's fleet when it opened over a half century ago. That's a big reason why the Seaway's cargo flows haven't matched the region's expectations.

But one unexpected result of opening the world's largest freshwater system to smaller oceangoing vessels is that it also opened the door to a host of unwanted biological invasions; contaminated ballast water from oceangoing vessels is blamed on some of the lake's most notorious invaders, including zebra and quagga mussels.

In a lengthy 2002 report analyzing the Seaway's woes, the Army Corps suggested that one way to boost traffic was to expand the system's locks and channels so bigger boats could squeeze into the lakes and visit ports like Green Bay, Milwaukee and Duluth.

That idea didn't float with a host of environmental groups and regional politicians worried that a multi-billion dollar expansion would likely lead to more unwanted species as well as other environmental problems like erosion. They also questioned the wisdom of investing so heavily in a system that must be closed down each winter due to ice.

The Army Corps backed off the idea of expanding the U.S. and Canadian owned Seaway several years ago, but evidently it didn't formally drop it until a recent update to its Seaway study.

"It is clear that this latest iteration of the Great Lakes Navigation System Review takes a significant step forward by formally rejecting the notion of (a Seaway) expansion," a coalition of 34 conservation groups wrote the Army Corps earlier this week. "Further promising is the Corps’ recommendation to initiate a binational review to address the decades of environmental damage caused by commercial navigation and protect the precious freshwater resources of the Great Lakes and St. Lawrence River.""

Excerpts of article written by Dan Egan of the Journal Sentinel published here: http://www.jsonline.com/blogs/news/129045873.html

It seems clear to me that because of the silting up of the river and the lower water availability, digging up the St.Lawrence Seaway would be done at the expense of the rest of the watershed ecosystems. The railway system should be upgraded and be put to use instead, as far as I'm concerned.

Sunday, August 21, 2011

Pollution - les mystérieuses boulettes de plastique

Photo: Kizzy O’Neal

Il y autre chose que du sable quand on marche sur plusieurs plages au bord du lac Huron. En anglais, on a baptisé les petites granules de plastique obtenues lors du recyclage des matières en plastique "nurdles", un mot hybride entre le mot pour "nouilles (noodle)" et "éteron (turd)", j'imagine.

Ces granules de plastique se trouvent sur les rivages entre Sarnia jusqu'à Kincardine, si l'on se donne la peine de chercher.

"Des millions de petites particules de plastique blanc se sont échouées sur 12 kilomètres de plages du Lac Huron de Port Franks jusqu'à Kincardine" après une tempête à la fin de septembre en 2010, affirme Geoff Peach, un patron du Lake Huron Centre for Coastal Conservation, dans un communiqué récemment. "Si vous ne les cherchez pas, elles se mêlent presque parfaitement dans le sable." dit-il dans une entrevue. M. Peach a commencé à s'intéresser à la découverte de l'an passé parce qu'il se rappelle d'un incident semblable survenu en 2007 au nord de Point Clark. En faisant plus de recherches, il s'est rendu compte que cela faisait plusieurs années que ces particules en plastique apparaissait sur les plages, mais personne n'avait décidé de faire une enquête. "Elles apparaissaient et les autorités soulèvent les épaules et çà finit là. Quand c'est arrivé encore l'an passé, je me suis dit, çà y est, il faut que j'y vois."dit-il. Préoccupé par les dangers pour la vie sauvage, que les poissons et les oiseaux puissent les avaler, et que le plastique n'a pas sa place sur les plages, M. Peach a commencé son enquête. Il a aussi avisé le ministère de l'environnement qui a aussi commencé à se pencher sur le phénomène, selon lui.

En cherchant, M. Peach a trouvé le travail fait par Patricia Corcoran, une prof dans le département des sciences de la terre de l'université de Western Ontario et ce qu'elle appelle une sédimentologue. "J'avais toujours étudié les roches sédimentaires, mais ensuite j'ai commencé à me pencher sur les sédiments de plage. Quand j'étais à Hawaii, j'avais trouvé des petits morceaux de plastique dans le sable sur la plage. Cela a aiguisé mon intérêt pour le plastique et ses interactions avec l'environnement naturel, comment il se décompose chimiquement et mécaniquement." disait-elle dans une entrevue.

Pendant que Corcoran ratissait les plages d'Hawaii et aidait un étudiant qui faisait son doctorat et faisait une collection de plastiques des plages dans le Gros Morne National Park à Terre-Neuve, un collègue de Western qui avait un chalet sur le lac Huron lui a donné une enveloppe pleine de petites granules en 2007. L'année suivante, Corcoran et un étudiant ont ramassé des spécimens le long des plages du lac Huron. Les particules de plastique qu'ils ont trouvé sont différentes de celles trouvées par Peach ramassé en 2010, dit-elle. "Elles ont des marques différentes ou sont de grosseurs différentes ou n'ont pas la même épaisseur." dit-elle. Les granules de Peach sont toutes semblables, mais celles de 2008 sont différentes: "Certaines sont noires, d'autres sont transparentes, d'autres sont blanches, ou ovales, tandis que d'autres sont rondes. Alors elles ne viennent pas seulement d'une ou 2 sources: ces granules viennent de plusieurs sources." selon Corcoran. "Ce n'est pas un seul déversement accidentel, ni une seule compagnie qui est responsable. Les plastiques peuvent demeurer dans l'environnement pour des dizaines d'années, des centaines d'années même, alors c'est possible que certaines granules ont 30 ans et d'autres n'ont que 10 ans, et l'endroit où elles se retrouvent dépend des courants ou des tempêtes." selon elle.

En 2008, Corcoran et son étudiant on ramassé 3,209 granules, chacune d'elles la grosseur d'une lentille environ, peut-être un peu plus grosse et plus épaisse, sur une surface de 85 mètres carrés. "Si vous allez à la plage, vous pourriez ne même pas les remarquer. Mais si vous vous étendez sur une couverture et approchez votre visage du sable, vous pouvez les voir." dit-elle. "Elles ne sont pas sur toutes les plages du lac Huron. Nous avons faits des prélèvements tout autour du Lac Huron et en avons trouvé près de Sarnia et de Goderich. Mais sur l'autre rive (aux É.-U.), nous n'en avons pas trouvé. Nous en avons pas trouvé sur la rive nord non plus. Nous avons même chercher sur l'île Manitoulin. Nous en avons pas trouvé là." Son étudiant a aussi ratissé le lac Érié et a trouvé que la distribution était bizarre là aussi. Il y a plus de granules le long des rives au sud du lac à comparé avec les rives au nord du lac. Les spécimens du lac Érié sont plutôt des morceaux de plastique coulé plutôt que des granules, ajoute-t-elle. Corcoran dit qu'elle n'a pas essayé de trouver la source des granules trouvées en 2008.

Les gens qui ont été à une réunion à London avec Peach, des représentants du ministère de l'environnement et Greg Wilkinson (le président de l'Association canadienne de l'industrie des plastiques) se sont fait dire que l'industrie du plastique pense que les granules qui se sont échouées en 2010 n'avaient pas été fabriquées en Amérique du Nord, dit Corcoran.

Selon Greenpeace, plus de 250 milliards de livres de granules de plastiques sont transportées annuellement partout sur la planète pour être recyclées. Les granules voyagent par train. Il y a de 20,000 à 25,000 granules par livre, et il y a environ un milliard de granules dans un wagon. Donc une importante quantité pourrait s'être perdue depuis un demi siècle pendant le transfert d'un wagon à l'usine via des tuyaux aspirateurs, se faisant délavées durant les pluies abondantes des quais de transbordements jusqu'à la mer. Ces "nurdles" pourraient compter pour 10% des déchets trouvés sur les plages au travers la planète. "Durant des ratissages pour des particules de plastique sur le bateau Esperanza de Greenpeace, des "nurdles" ont été ramassé à chaque passe. L'industrie du plastique elle-même est la plus importante source de particules de plastique dans l'environnement" selon Greenpeace.

L'Association canadienne de l'industrie des plastiques qui représente 3,350 compagnies qui fournissent de l'emploi à 106,000 travailleurs, selon elle, aurait un chiffre d'affaires de $31 milliards, s'est jointe à une opération de nettoyage en juin cette année baptisée "Operation Clean Sweep" au Canada. Le projet commencé aux É.-U. il y a plus de 25 ans de cela, se donne comme objectif d'aider les opérateurs de granules en résine à implémenter des procédures de nettoyage et des pratiques de contrôles de granules afin d'atteindre un taux de perte zéro, selon le site de la CPIA.

Peach est optimiste à propos de ce projet dans un communiqué de presse récent. "Comme pour n'importe quelle mesure volontaire, seul le temps dira si cela sera suffisant." dit-il. "Mais cette dernière action venant de l'industrie nous indique qu'elle est à l'écoute. Entre-temps, nous veillerons au grain."

Tant qu'à Corcoran, elle projette dédier le travail d'un étudiant pour se pencher sur les échantillons prélevés en 2008 pour déterminer si les granules auraient absorber des polluants organiques persistants. "Des choses comme le DDT ou des BPC." dit-elle. Elle aimerait aussi regarder sur les plages du lac St.Clair et la rivière St.Clair pour voir s'il y a des granules qui se sont échouées là également.
"Lake nurdles remain mystery

There's more than sand sifting between your toes on many beaches along the Lake Huron shore.

Nurdles - tiny plastic pellets, the raw material that is melted and moulded to make plastic products - have been found on stretches of shoreline from Sarnia to north of Kincardine.

"Millions of tiny white plastic pellets washed up on 120 kilometres of Lake Huron beaches from Port Franks to Kincardine" after a storm in late September in 2010, Geoff Peach, the coastal resources manager for the Lake Huron Centre for Coastal Conservation, noted in a news release this week (first week of July 2011). "If you're not looking for them they almost blend into the sand," he said in a subsequent interview. Peach started looking into the 2010 discovery "because I remember a similar incident happening back in 2007 north of Point Clark and the same kind of pellets were appearing on the beach. As I dug into this further I discovered there were several years that these pellets had appeared in the past, but nobody seemed to be investigating any further. "They just sort of appeared and agencies shrugged their shoulders and that was it . . . When it happened last year again I wasn't going to let it go again," he said. Concerned about the danger to wildlife - "fish and birds ingesting these pellets and the fact plastic doesn't belong on our beaches" - Peach started looking into the matter. He also notified the Ministry of the Environment, which began its own investigation, he said.

In his research Peach came across work being done by Patricia Corcoran, an associate professor in the earth sciences department at the University of Western Ontario and a self-described "sedimentologist. "I started out, I've always done sedimentary rock, very old. But then I started working on beach sediment . . . When I was in Hawaii once I found there were little pieces of plastic in the beach sand. Then this got me interested in plastic and how it behaves when it's in a natural environment, how it breaks down chemically and mechanically," she said in an interview.

While Corcoran was looking at the beaches of Hawaii - and directing a doctoral student who has also collected plastic from the seashore in Gros Morne National Park in Newfoundland - a colleague at Western, who has a cottage on Lake Huron, gave her an envelope "of these little pellets" in 2007. The next year Corcoran and a masters student she hired collected samples along the Lake Huron shore. The nurdles they found are different from those Peach gathered in 2010, she said. "They have different markings or they're a different size or they're a different thickness," she said. While Peach's pellets are all similar, that's not the case with the pellets she collected in 2008. "Some of them are black, some of them are transparent, some of them are white, some of them are oblong, some are them are spherical . . . So it's not just one or two sources, these pellets have come from many different sources," Corcoran said. "It's not just one spill that's responsible or one company that's responsible." "Plastics can stay in the environment for tens of years, hundreds of years even, so it's possible some are 30 years old and some are 10 years old . . and when they wash up just depends on current activities and storms and things like that," she said.

In 2008, Corcoran and her student "collected 3,209 pellets," each about "the size of a lentil . . . a little bit bigger and thicker,"
from an area 85 metres by 85 metres. "If you went to the beach you may not even notice them. But if you were lying down on a blanket and got your face very close to the sand you would see them," she said. "They're not all over the beaches of Lake Huron. We actually sampled all around Lake Huron and found them from the area near Sarnia up to Goderich. But on the other (U.S.) side we didn't find any . . . We didn't find any up north either. We even looked on Manitoulin Island. We didn't find any there." Her student "also did Lake Erie and again there there's a funny distribution. There are more pellets along the southern part of the lake as opposed to the northern part of the lake." The samples from the Lake Erie shore also tend to be more pieces of molded plastic than nurdles, she added. Corcoran said she hasn't tried to determine the source of the pellets collected in 2008.

People at a meeting in London with Peach, Ministry of the Environment officials and Greg Wilkinson - the president and CEO of the Canadian Plastics Industry Association - were told the plastic industry had determined the pellets that washed ashore in 2010 weren't made in North America, Corcoran said.

According to Greenpeace, more than 250 billion pounds of nurdles "are shipped around the world to plastic processing factories every year. The pellets come in rail tank cars, and at 20-25,000 per pound, there are about a billion of them in each tanker. So many have escaped over the last half century during the transfer from rail car to factory by vacuum hoses, washing during rainstorms from rail sidings to the sea, that nurdles now represent about 10% of the litter counted on beaches worldwide. "In surface trawls for plastic particles aboard the Greenpeace vessel Esperanza, nurdles have been found in every trawl. The plastic industry itself is the biggest single source of plastic particles in the environment," Greenpeace says.

The Canadian Plastics Industry Association, which says it represents 3,350 companies employing 106,000 workers in the country's $31-billion plastics industry, meanwhile signed up in June to bring Operation Clean Sweep to Canada. The program, which began in the U.S. more than 25 years ago, aims "to help resin pellet handlers implement systematic housekeeping and pellet containment practices to work towards achieving zero pellet loss," according to the CPIA's website.

Peach is optimistic about that development, he said in his news release. "As with any voluntary compliance, time will tell us how successful it is," he said. "But this recent move by industry shows they're listening. In the meantime, we'll be watching."

Corcoran, for her part, plans to have a fourth-year honours student study her 2008 samples to determine if the pellets have absorbed persistent organic pollutants, "things like DDT and PCBs," she said. She would also like to look along Lake St. Clair and the St. Clair River to see if there are deposits of nurdles along those shores."

Excerpts of article written by Paul Jankowski for the QMI Agency published here: http://www.lfpress.com/news/london/2011/07/08/18391961.html

Tuesday, August 2, 2011

Grands Lacs - le lac Érié l'a échappé belle

Photo: noaa.gov

À la mi-juillet, le lac Érié l'a échappé belle. John R. Kasich, le gouverneur de l'Ohio, a passé un véto sur un projet de loi qui aurait permis aux commerces individuels de chacun prélever près de 19 millions de litres d'eau du lac Érié à tous les jours, sans permis de l'état. Cette loi qu'il a bloqué aurait aussi permis aux commerces de siphonner 7,5 millions de litres de plus des ruisseaux et des rivières dans le bassin versant du même lac.

Colin Nutt est un chauffeur de camion de Welland et s'intéresse beaucoup à cette question. Il a poussé un soupir de soulagement quand il a entendu parlé du véto. "Çà, c'est des bonnes nouvelles!" dit M. Nutt qui habitait autrefois sur les rives du lac Érié et qui espère y retourner vivre un jour. "J'aime cet endroit-là. J'aimerais qu'on la préserve. Je ne crois pas que ces autres états ne songeraient même à faire une telle chose." selon lui.

Dans un courriel, Vance Badawey, le maire de Port Colborne et un membre de L’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, dit qu'il partage les préoccupations de M. Nutt sur les impacts du projet de loi de l'Ohio: il croit que cela aurait eu des effets sur le lac le moins profond des Grands Lacs. "Est-ce que des augmentations du nombre de prélèvements provoqueraient davantage d' infestations d'algues sur les rives?" demande-t-il, en ajoutant que c'est l'une de plusieurs questions qui ont besoin de réponses avant que l'on songe à prélever plus d'eau du lac. Il dit qu'il y a trop de points vagues dans la législation que Ohio songe à faire passer.

M. Nutt était préoccupé par la façon dont le projet de loi ait fait son chemin au travers le processus politique. Il dit que très peu d'information n'a été publié au Canada sur ce projet de loi. "Ce qui me frappe le plus est le manque de connaissance que nous avons sur ce qui s'y trame, surtout du fait du nombre de personnes qui en serait impactées." dit-il. M. Nutt dit que quand il appris l'existence du projet de loi, il a appelé le bureau du Ministre de l'Environnement McGuinty et plusieurs autres ministres. "J'ai essayé de parler à plus de monde que je pouvais, parce que je paniquais." Les employés dans les bureaux gouvernementaux auxquels il a parlé n'en savait rien. Quand M. Nutt a appris l'existence de la chose, les papiers était déjà sur le bureau du gouverneur Kasich, prêts à être signés ou passés en véto le lendemain. "Wow! Où est la représentation?" demande M. Nutt. "Ils connaissaient l'existence du Great Lakes Compact et ne peuvent pas faire ce genre de chose, pourtant ils ont essayé de la faire passer quand même."

Le contrat international Great Lakes Compact est une entente entre les 2 pays signée en 2008 pour préserver la ressource en eau douce. Badaway était aussi préoccupé par le manque d'information sur le projet de loi. Si il y a eu une discussion entre le gouvernement de l'Ohio et le gouvernement fédéral du Canada, il se demande pourquoi les communautés riveraines n'en avaient pas été informées. "Cette discussion doit inclure le Canada, surtout dans les juridictions riveraines des Grands Lacs." dit Badawey.

Malgré le véto, M. Nutt craint que la bataille ne soit pas terminée. "Je pense que l'on doit continuer de les surveiller (le gouverneur de l'Ohio et les hommes d'affaires) pour que leurs actions soient suivies." dit-il. Outre-passer le véto exigerait une majorité de trois cinquièmes dans la législature de l'Ohio.
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"Governor thwarts plan to siphon water from Lake Erie

Lake Erie might have dodged a bullet last week (mid-July 2011). On Friday, Ohio Gov. John R. Kasich vetoed a bill that would have allowed individual businesses to each siphon close to 19 million litres of water out of Lake Erie, every day, without state approval. It also would have allowed the businesses to siphon an additional 7.5 million litres from creeks and rivers in the lake's watershed.

Colin Nutt, a Welland truck driver who has taken a keen interest in the issue, breathed a sigh of relief when he heard about the veto. "It's good news," said Nutt, who used to live along the lakeshore and said he hopes to again sometime. "I love that place. I want to preserve it. I don't think these other states should even consider trying to do this," he said.

In an e-mail, Port Colborne Mayor Vance Badawey, a member of the Great Lakes and St. Lawrence Cities Initiative, said he shares Nutt's concerns about the impact the proposed Ohio legislation would have had on the shallowest of the Great Lakes. "Would any withdrawals, over and above the current, result in further algae infestation along the shores?" he asked, adding that's one of many questions that need to be answered before consideration is given to siphoning any more water from the lake. He said there were "too many loose ends" in the legislation Ohio was considering.

Nutt was disturbed at how quietly that bill was making its way through the state's political process. He said little information had been published in Canada about the proposal. "What strikes me most is the lack of knowledge that we had over here about what was going on over there, considering everyone's stake involved," he said. Nutt said when learned about the proposal, he called Premier Dalton McGuinty's office, the Environment Ministry and several MPs. "I was trying to talk to everybody and anybody I could, because I was in a panic." Staff at the government offices he called told him they had no information about it. By the time Nutt learned of it, he said the bill was sitting on Kasich's desk waiting to be either signed or vetoed the next day. "Wow, where was the representation?" Nutt said. "They're aware of the Great Lakes Compact and they can't do that kind of stuff, and yet they tried to push this through anyway."

The Great Lakes Compact is a binational agreement signed in 2008 to preserve the fresh water resource. Badawey was also concerned about the lack of information regarding the bill. If there has been discussion between Ohio's government and Canada's federal government, he wonders why communities along the lakeshore were not informed. "This discussion must include Canada, in particular those jurisdictions that are attached to the Great Lakes," Badawey said.

Despite the veto, Nutt fears the fight isn't over. "I think attention needs to remain on them (Ohio's governors and businesses) so they can be kept in check," he said. Overriding the veto would require a three-fifths majority in the Ohio legislature."

Excerpts of article written by Allan Bennerfor the QMI Agency published here: http://stcatharinesstandard.ca/ArticleDisplay.aspx?e=3219031

Monday, July 11, 2011

Lac Ontario - le lac de la honte

Photo: waterfrontoronto.ca

Juste en dessous de la falaise de Scarborough Bluffs, Piper Clark, une gosse de 17 mois, joue dans le sable et son frère Reed, qui a 4 ans, s'avance bravement dans l'eau. Autour d'eau, en ce beau jour d'été ensoleillé, de jeunes filles en bikini s'amusent à taquiner les garçons dans les vagues, et pendant ce temps, le surveillant de la plage les avertit de ne pas s'avancer trop creux. Des volées d'hirondelles évitent le faucon tout en s'agrippant sur la surface sablée de la falaise.

Collen Clark, une infirmière de métier, surveille ses enfants tout en trempant ses pieds dans l'eau en tenant sa jupe pour ne pas la mouiller. "Bien sûr, que je les laisse se baigner." dit-elle, pointant du doigt le drapeau vert qui indique que l'eau est baignable. "Mais je ne les laisserais pas la boire."

À quelques kilomètres à l'ouest de Bluffer's Park, juste au sude de la rue Gardiner, deux bernaches nagent dans le Keating Channel, leur nichée pas loin derrière eux. C'est là que le Don River se déverse dans le ports de Toronto, les égouts inclusivement. C'est là également que de gros camions se rendent au Leslie Spit pour déposer leurs chargements d'asphalte usagée, morceaux de fer rouillés, briques de démolition et barres d'armature, ce que la ville appelle des déchets "propres". Un tampon d’absorption flotte juste sous la ligne d'arbres où les bernaches trouvent refuge pour absorber ce qui "flotte": les condoms usagés, les applicateurs de tampons en plastique, les aiguilles hypodermiques, des déchets qui valsent dans l'eau à cause des explosions miniatures de méthane qui fait surface. Malheureusement, la mère oie ne peut pas comprendre les menaces qui flottent dans l'eau visqueuse.

Matt Mattson, le président de Lake Ontarion Waterkeeper, un ancien avocat transformé en avocat en environnement, surveille le paysage et dit: "J'enquête sur le canal depuis 20 ans, et cela n'a jamais été aussi mauvais. Les carpes nagent partout dans le lac, les oiseaux migrent. Ils font toujours parti de la diète de nos communautés nordiques. Je ne voudrais pas être le chasseur qui tue l'une de ces bernaches et la donner à manger à mes enfants! Hé, le monde! Voici notre eau, l'eau qui sort de nos robinets, que nous buvons, dans laquelle nous nous lavons, et si vous êtes chanceux d'avoir un chalet, c'est l'eau dans laquelle vous vous baignez! Environ 4,5 millions d'humains vivent autour du Lac Ontarion et ont besoin de cette eau, tout comme la vie sauvage qui vit sur, dans et autour. C'est notre seule source d'eau potable. Nous sommes chanceux, à comparer avec Boston, New York ou Vancouver: ils n'ont pas leur eau potable juste au bout de la rue. Mais pensez-y! Si le lac Ontario devenait imbuvable, si nous aurions un désastre comme Fukushima dans l'un des 21 réacteurs nucléaires de l'Ontario, il n'y aurait pas d'autres sources d'eau potable. On serait obligé de construire un pipeline jusqu'au lac Huron ou la Baie James!"

Dans le langage Huron, lac Ontario veut dire lac des eaux étincelantes. Debout sur le haut de la pente sur Jones Avenue, juste sous Danforth, quand le soleil brille sur l'eau, c'est comme un miroir. Mais de tous les Grands Lacs, le lac Ontario, le plus en aval, est sûrement le plus pollué.

"Nos avertissements pour les poissons sont plus graves pour le lac Ontario." selon le commissaire en environnement de l'Ontario, Gord Miller. "Si vous consultez le guide pour la consommation du poisson, vous trouverez que les niveaux les plus élevés des contaminants sont pour le lac Ontario." Dans le "Guide to Eating Ontario Sport Fish" du ministère de l'environnement pour les années, 2011-2012, les enfants plus jeunes que 15 ans et aucune femme qui peut tomber enceinte ne devraient même songer à en manger. Voici un extrait: " Pour les différentes espèces de truites et de saumons trouvés dans le lac Ontario, les dioxines, les furanes, les dioxines comme le BPC, le mirex, le photomirex, le toxaphene et le chlordane sont à des concentrations élevés dans le même poisson...la consommation de certaines espèces comme la perche et le brochet devrait être limitée à cause du mercure. En tout, 58,6% des conseils donnés pour les poissons du lac Ontario comportent des limites de consommation."

Le lac Ontario est le 14e plus grand lac au monde: 19,529 kilomètres carrés, 1,146 kilomètres de rivage, 244 mètres de profondeur au point le plus creux. C'est l'une des raison qu'il n'est pas tout à fait un égout à ciel ouvert, selon des experts. Sa grandeur et sa profondeur aident à diluer les bactéries que nos usines de filtrations réussissent à tuer grâce au chlore.

Mais qu'advient-il des ruissellements agricoles? Des égouts? Des boues industrielles? Des déchets nucléaires? Des pesticides? Des herbicides? Du sel de voirie? Des sous-produits toxiques d'avoir incinéré les déchets des institutions de santé et municipaux? Et puis l'huile d'auto qui s'est écoulé dans l'égout? Les restes des médicaments d'ordonnance jetés aux toilettes?

Remarquez que de bien des façons, le lac Ontario s'est bien amélioré. Les lois environnementales ont diminué la pollution industrielle. On peut maintenant se baigner de nouveau aux 20 plages de la région de Toronto, la plupart du temps. Personne n'attrape le choléra, de nos jours, et le doré jaune revient. Il n'y a pas si longtemps que çà, certaines parties des Grands Lacs, dont le lac Ontario, étaient mortes ou presque. Mais malgré les améliorations, l'automne passé, Miller, le surveillant indépendant de l'Ontario, nommé par Queen's Park, a publié une évaluation cinglante du manque d'initiative du gouvernement Libéral. Les nouveaux comme les vieux polluants, fait-il remarquer, se combinent pour créer des mélanges avec des effets imprévisibles, en plus la destruction écologique causée par les espèces invasives comme la moule zébrée et la lamproie.

Mais in ne faut pas prendre panique. Pas tout de suite.

"La qualité de l'eau potable en général autour des Grands Lacs et du lac Ontario est très bonne." dit John Nevin, un porte-parole pour la Commission Mixte Internationale (CMI). C'est l'organisme indépendant créé par le Canada et les États-Unis pour gérer tous les traités qui touchent nos eaux communes et pour s'assurer que nos lacs et rivières frontaliers sont gérés adéquatement et bien protégés. Nevin remarque que la commission fait des recherches en ce moment sur les impacts des nouveaux produits chimiques comme les retardateurs de feu et les pharmaceutiques. La CMI rendra public son rapport cet automne.

Ce qui complique la protection du lac Ontario est la multiplicité des juridictions, le mêli-mêlo des lois et traités qui gouvernent ce qu'on y déverse et ce qu'on y enlève. Non seulement qu'il y a des ententes internationales comme le 1909 Boundary Waters Treaty, qui a inauguré le Joint Commission, mais il y a aussi les lois fédérales, municipales, provinciales et des états. Les coupures de budget du gouvernement aux niveaux provinciaux et fédéraux ont affaiblis la surveillance et le respect de ces lois. "Ici en Ontario, nous avons le Ontario Water Resources Act et le Environmental Protection Act." précise Mattson. "Les 2 sont sont rigides et sévères. Vous pouvez faire de la prison pour enfreindre ces lois et les amendes du OWRA peuvent aller jusqu'à $6 million par jour. Mais ce qu'il arrive, c'est que vous pouvez demander pour des permissions de polluer. C'est à ce point-là que nous nous en mêlons: pour s'assurer que ces permis sont justifiables."

Par exemple, Lafarge, l'une des plus importantes compagnies de ciment du monde, a demandé pour un permis pour stocker et brûler des carburants "alternatifs" comme des pneus, des plastiques et de la farine d'os à être incinérés près de Kingston. Avant et après l'approbation du gouvernement de l'Ontario en 2006, le groupe de Mattson s'est objecté au projet. Waterkeeper a dû aller en cour à la Ontario Divisional Court. Après des années de procédures, Lafarge a enfin retiré sa demande. Mattson précise que l'industrie a des connections politiques et peut argumenter qu'elle crée des bienfaits économiques. "Ils créent des emplois. Ils fournissent du ciment. Ils produisent de l'électricité. Mais d'un point de vue de protection de l'environnement, ce sont des normes à leur minimum. Elles ne sont pas négociables."

Le document de base, celui qui jette les grandes lignes de toutes les actions du gouvernement, est le Great Lakes Water Quality Agreement (GLWQA), signé en 1972 par Pierre Trudeau et Richard Nixon, et a été révisé en 1978 et amendé plus tard et pour la dernière fois en 1987. C'était avant l'apparition des nouveaux médicaments comme le Viagra, le Prozac et les nouveaux analgésiques qui se retrouvent dans les sources d'eau potable de l'Amérique du Nord, et même avant l'usage généralisé des polybromodiphényléther (PBDE), les ignifuges qui s'accumulent dans les tissus vivants, comme le lait maternel humain et les oeufs des oiseaux.

C'est pourquoi qu'en juin 2009, Lawrence Cannon, qui était alors le Ministre des Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI), se tenait debout au milieu du Rainbow Bridge avec le U.S. Secretary of State Hillary Clinton pour confirmer sa volonté de mettre à jour cette entente. Les négociations continuent toujours, mais il n'y a pas de sentiment d'urgence, malgré le fait que l'entente doit être mise à jour tous les 6 ans. "Nous avons perdu notre élan." déplore Miller, un scientifique en environnement. "Dans le passé, nous étions le partenaire agressif. Nous étions ceux qui faisaient des pressions auprès des Américains, les défiant de s'engager dans des efforts scientifiques, d'assainissement, etc... Je ne vois plus cela aujourd'hui, bien que les négociations ne sont pas encore terminées. Le gouvernement fédéral semble se dire que personne n'y accorde beaucoup d'importance, et le public ne se fait plus entendre. Si il y avait un message clair à faire passer, un sentiment d'urgenc et les gens diraient: "Non, non, non, nous voulons que ces lacs soient nettoyés, nous sommes inquiets!" , je pense que nous aurions plus de chance de se faire entendre. Nous devons nous engager à nettoyer ce lac et je m'inquiète de voir que cela ne se réalisera pas." déplore Miller.

Maude Barlow, du Council of Canadians et Food and Water Watch, s'inquiète pour l'avenir. "Nous voulons vraiment souligner certaines choses, comme l'exportation du bitume via des projets d'oléoduc vers des raffineries sur le lac, ainsi de suite." Un rapport lancé par le Munk Center de l'université de Toronto a appelé ces oléoducs des systèmes de livraison de pollution. Alors Barlow est à la tête d'une campagne pour déclarer tous les Grands Lacs des biens communs et les protéger de dégradations futures. "Si nous voulons que le gouvernement agisse," dit-elle, "c'est comme attendre pour un miracle. Ce que nous devons faire c'est une marée de demandes de la part des communautés autours des lacs que nous, ensemble, devons protéger et sauver les lacs."

Les pluies ont été abondantes ce printemps. Dans un sens, c'est bien, car elles ont aidé à remplir les lacs et les ruisseaux. Par contre, quand il pleut fort, comme cela arrive souvent depuis quelques années, les égouts combinés obsolètes de Toronto continuent de faire ce qu'ils sont conçus de faire: déborder, ce qu'ils font de 50 à 60 fois par année.

Voici en bref ce qui se passe: le réseau unitaire d'assainissement qui se trouve sous des villes partout en Amérique du Nord, combine le ruissellement des eaux pluviales et les égouts dans 2 canaux mais à l'intérieur d'un seul tuyau. Quand il fait beau et quand il ne pleut pas trop, les 2 se rendent à l'usine de traitement. Mais quand il pleut trop fort, les 2 se mélangent et débordent pour se retrouver tel quel dans la rivière Don River et Toronto Harbour.

C'est pourquoi nous ne les construisons pas de cette façon maintenant, et pourquoi Ottawa et Kinston dépensent des centaines de millions pour nettoyer leurs eaux usées. Ottawa a promis de dépenser $252 millions pour séparer ses égouts, et Kingston investit $30 millions pour séparer ses égouts, une toute petite partie de son projet de contrôle de pollution qui totalisera $200 millions.

Toronto a un retard de $1,3 milliards dans ses réparations d'aqueduc et d'égout, et devrait dépenser un minimum de $254 millions par année pour y voir, selon le directeur général du Toronto Water dans le rapport annuel de 2010 du commissaire Miller. Si Toronto voyait à rattraper son retard, on peut s'attendre à des fermetures de rues et d'importants travaux. Imaginez les bouchons de circulation! Il y a un coût politique qui vient avec les coûts financiers quand les payeurs de taxes se plaignent déjà.

En regardant vers le centre-ville, Mattson dit: "Imaginez tous ces nouveaux condos et tout ces égouts qui aboutissent au port toutes les fois qu'il pleut. L'eau devient intouchable." Pour ce qui est des nouveaux parcs sur Queen's Quay, Mattson dit: "Vous pouvez admirer H2O et Sugar Beach, mais ce sont des endroits où vous ne pourrez jamais tremper vos orteils à l'eau."

"Les gestes qui doivent être accomplis sont presque exclusivement dans le domaine du gouvernement provincial." dit le commissaire Miller. "Des actions comme forcer les industries à moins polluer, améliorer les systèmes d'égouts pluviaux et les usines de traitement sont tous du domaine de l'Ontario, mais les villes devront payer. Ces actions peuvent être implantées par la province si la province décide de le faire."

"Les lacs seront sauvés." dit Nevin du IJC. "Mais est-ce que les gouvernements peuvent faire plus pour s'assurer que ces lacs seront protégés pour nos enfants et nos petits enfants? Ils peuvent certainement en faire plus."

"L'eau potable est un besoin de base, comme la nourriture, un gîte, des vêtements." dit Mattson. "C'est vraiment fondamental à notre milieu de vie et pourquoi nous avons choisi de vivre ici. C'est important que les gens comprennent que c'est un privilège et quelles protections sont nécessaires pour garder ce privilège." Pour Mattson, les réponses se trouvent à la plage. L'organisme Lake Ontario Waterkeeper vient de lancer son pamphlet gratuit "The Swim Guide", un outil de travail maintenu à jour pour trouver où sont les plages où la baignade est sécuritaire autour des Grands Lacs. Les prochains projets seront sur l'eau potable et la pêche sportive. Le but de son groupe est de rendre le lac Ontario baigable à la grandeur, buvable et pêchable de nouveau. "Ce n'est pas seulement pour l'être humain" dit-il, en regardant les bernaches prendre soins de leurs canetons dans Keating Channel. "Il y a la faune et la flore qui dépendent du Lac Ontario pour boire, pour nager, se nourrir et se reproduire. Si vous vous limitez à afficher les interdictions de pêcher, de se baigner ou de boire l'eau, ceux-là ne peuvent pas lire."Photo: Lake Ontario Waterkeeper

"Lake of Shame: Ontario’s pollution problem

Just below the soaring Scarborough Bluffs, 17-month old Piper Clark scoops the fine sand into gloppy pies. Her brother Reed, 4, bravely ventures deeper into the water. Around them on this hot summer day, bikini-clad girls frolic and tease boys in the waves, while the lifeguard warns them from straying too far out. Colonies of swallows, warily eyeing the hawks soaring above, cling to the sandy face of the cliff.

Colleen Clark, a nurse, stands watch over her toddlers, her feet in the water, her dress hitched up above her knees. “Oh sure, I let them go in,” she says, pointing to the green flag indicating the water is safe. “But I wouldn’t let them drink it.”

A few kilometres west of Bluffer’s Park, just below the Gardiner, two adult geese paddle around Keating Channel with their four fluffy goslings. That’s where the Don River spills into Toronto Harbour, spewing sewage as it flows. It’s also where heavy trucks rumble on their way to the Leslie Spit to dump their loads of asphalt and rusty steel, bricks and rebar — what the city calls “clean fill.” A boom spreads just beneath the trees where the geese shelter, there to catch the “floatables,” the used condoms, plastic tampon applicators and hypodermic needles that bob among the mini-explosions of methane bubbles. Unlike Colleen Clark, Mother Goose can’t read the menace in the soupy black water.

Mark Mattson, president of Lake Ontario Waterkeeper, a criminal lawyer turned, appropriately enough, environmental lawyer, surveys the scene and says, “I’ve been investigating the channel for 20 years, and this is as bad as it’s ever been. “These carp go all over the lake, the birds migrate,” continues Mattson, as one of the geese elegantly dips its beak into the water. “They’re still part of the diet of northern communities. I wouldn’t want to be the hunter who shoots one of these geese and feeds it to his children.” This, folks, is your water, what comes out of your tap, what you drink, what you bathe in and, if you aren’t lucky enough to have a cottage, what you swim in. Some 4 1/2 million humans who have made their homes around Lake Ontario depend on this water — as does the wildlife on, in, above and around it. “It’s our only source of drinking water,” says Mattson. “We’re very fortunate because, unlike so many other cities, Boston, New York, Vancouver, they don’t have their drinking water at the bottom of their street. “But think about it: if Lake Ontario became undrinkable, if we had a Fukushima disaster at one of Ontario’s 21 reactors, there would be no alternative potable drinking water. We’d have to build a pipeline to Lake Huron or James Bay or something.”

In the Huron language, Lake Ontario means Lake of Shining Waters. Stand on the crest of the slope on Jones Avenue, just below the Danforth, and, when the sun hits the water it’s like a mirror. But of all the Great Lakes, Lake Ontario, which is furthest downstream, is almost certainly the most polluted.

“Your fish warnings are more ominous in Lake Ontario,” says Ontario’s Environmental Commissioner, Gord Miller. “If you look at the guidelines for eating fish, you’ll find that the highest level of contaminants is in Lake Ontario.”Just check out the Environment Ministry’s 2011-2012 “Guide to Eating Ontario Sport Fish.” No kids under 15 and no women considering getting pregnant should even think of a fish fry. Here’s an appetizing bit: “In the various species of trout and salmon found in Lake Ontario, dioxins, furans, dioxin-like PCBs, mirex, photomirex, toxaphene and chlordane can be elevated in the same fish . . .
“Consumption of species such as walleye, pike, bass and perch is usually restricted because of mercury. In total, 58.6 per cent of the advice given for sport fish from Lake Ontario results in some level of consumption restriction.”

Lake Ontario is the 14th largest lake in the world: 19,529 square kilometres, 1,146 kilometres of shoreline, 244 metres at its deepest. Which is one reason it’s not a total cesspool, experts say. Its size and depth help dissipate the bacteria, which our drinking-water filtration plants kill off with chlorine.

But what about the agricultural runoff? The sewage? The industrial sludge? The nuclear waste? The pesticides? Herbicides? Road salt? The toxic by-products of burning medical and municipal waste? The engine oil you poured down the storm sewer? The leftover prescription pills you flushed down the toilet?

Mind you, in many ways Lake Ontario much better than it used to be. Environmental laws have reined in industry. Our 20 Toronto-area beaches are now swimmable again — much of the time. Nobody is getting cholera anymore, and the walleye are making a comeback. A generation ago, parts of the Great Lakes, including Lake Ontario, were dead or dying. But despite the improvement, last fall Miller, Ontario’s independent environmental watchdog, who is appointed by Queen’s Park, published a scathing assessment of the Liberal government’s lack of action on the lake. Pollutants old and new, he points out, are combining to make chemical cocktails with unpredictable effects — and none of this includes the ecological destruction caused by invasive species such as zebra mussels and lamprey eels.

But there’s no need to panic . . . yet.

“The quality of the drinking water generally throughout the Great Lakes and in Lake Ontario is very good,” says John Nevin, a spokesperson for the International Joint Commission (IJC). That’s the independent, binational organization created by Canada and the U.S. to oversee all the treaties governing our boundary waters and to ensure that our shared lakes and rivers are properly managed and well-protected. Nevin notes that the commission is now researching the impact of new chemicals — fire retardants and pharmaceuticals, for example. The IJC will release its findings in the fall.

What’s complicating the protection of Lake Ontario is the many and myriad jurisdictions, the tangle of laws and treaties that govern what we put into it and what we take out. Not only are there international agreements such as the 1909 Boundary Waters Treaty, which established the Joint Commission, but also federal, municipal, provincial and state laws, bylaws and regulations. But government cutbacks at both the provincial and federal levels are weakening enforcement. “Here in Ontario we have the Ontario Water Resources Act and the Environmental Protection Act,” Mattson points out. “Both are strong pieces of legislation. You could go to jail for breaking these laws and fines under the OWRA are up to $6 million a day. “But what happens is that you can apply for permits to pollute . . . That’s where we get involved, to make sure that those permits are justifiable.”

For example, Lafarge, one the largest cement companies in the world, applied for a permit to store and burn “alternative” fuels — tires, plastics and bone meal — in a kiln near Kingston. Before and after the Ontario government approved the project in 2006, Mattson’s group challenged the plan. Waterkeeper had to go to Ontario Divisional Court. After years of back-and-forth, Lafarge withdrew its application. Mattson points out that industry has political connections and can argue that it creates economic benefits. “They’re providing jobs. They’re providing cement. They’re providing electricity to power your birthday parties. “But, from an environmental-protection point of view, these are minimum standards. They’re not negotiable.”

The flagship document, the one that sets the framework for everything government do, is the Great Lakes Water Quality Agreement (GLWQA), first signed in 1972 by Pierre Trudeau and Richard Nixon, then revised in 1978 and later amended for the last time in 1987. That was before the introduction of drugs such Viagra, Prozac and modern painkillers, which have been known to turn up in North American water supplies, or the widespread use of polybrominated diphenyl ethers (PBDEs), the ubiquitous flame retardants that “bioaccumulate” in everything from human breast milk to birds’ eggs.

That’s why, in June 2009, Lawrence Cannon, then Canada’s Minister of Foreign Affairs and International Trade, stood in the middle of Rainbow Bridge with U.S. Secretary of State Hillary Clinton and made a commitment to update the agreement. Negotiations are ongoing but there is no sense of urgency — despite the fact the agreement is supposed to be updated every six years. “We have lost momentum,” despairs Miller, an environmental scientist. “In the past we were the aggressive partner, we were the ones pushing the Americans, challenging them with large commitments of science, cleanups and that sort of thing. I don’t see any of that on the table, although the negotiations are not over yet. “The federal government seems to be saying, ‘Well, we don’t give this very much importance and we haven’t heard very much from the public.’ “If there were a clear message, a sense of urgency and people saying, ‘No, no, no! We want these lakes cleaned up, we’re worried about this,’ I think you’d get a better response. “We need to recommit to this lake and I am worried that we’re not going to do it,” Miller sighs.

Maude Barlow, National Chairperson of the Council of Canadians and Chair of the Board of Washington-based Food and Water Watch, worries about what is to come. “We really want to highlight certain things, the export of bitumen through (proposed) pipelines to refineries on the lake, and so on.” A report commissioned by the University of Toronto’s Munk Centre called those pipelines “a pollution delivery system.” So Barlow is spearheading a campaign to declare all the Great Lakes a publicly owned “commons,” and to save them from further degradation. “If we wait to government to take action,” she says, “we will be waiting for a miracle to happen. What we need to do is to get a groundswell of demand from communities around the lakes that we, together, have to protect and save the lakes.

The rains have been heavy this spring. On the one hand, they’ve helped replenish our lakes and streams. But when it rains hard, as it has in recent years, Toronto’s obsolete combined sewers do what they were built to do long ago — overflow, as many as 50 or 60 times a year.

Here are the dirty details simplified: combined sewers, found beneath cities all over northeastern North America, essentially channel storm-water runoff and sewage into two trenches but through a single pipe. In dry and moderately wet weather, both go to sewage treatment plants. But when it pours, what goes down the john meets and mingles with what goes down the sewer grate and overflows into the Don River and Toronto Harbour.

This is why they aren’t being built anymore, and why Ottawa and Kingston are spending hundreds of millions clean up their wastewater act. Ottawa has committed $252 million to separate its sewers, while Kingston is investing $30 million just in sewage separation, part of a $200-million pollution-control plan.

Toronto has a backlog of $1.3 billion in underground water and wastewater repairs and should be spending a minimum of $254 million per year to deal with it, according to the general manager of Toronto Water as quoted in Environmental Commissioner Miller’s annual report for 2010. Were Toronto to address that backlog, count on street closures and huge excavations. Imagine the gridlock. There’s a political cost that goes with the financial cost when taxpayers are already complaining.

Pointing towards downtown, Mattson says: “Just imagine all those new condos and all that new sewage going into the harbour every time it rains. It makes the water untouchable.” As for Toronto’s new parks on Queen’s Quay, Mattson says, “You can admire H20 and Sugar Beach, but they’ll never be places where you can dip your toes in the water.”

“The actions that have to be taken are almost exclusively in the domain of the provincial government,” says Environmental Commissioner Miller. “Things like curbing industrial pollution, improving storm-water management, improving the sewage plant — these are under the authority of Ontario, but the cities will have to pay . . . “This can be driven by the province if the province chooses to do so.”

“The lakes will be okay,” says the IJC’s Nevin. “But can the governments do more to make sure that these lakes are protected for our children and grandchildren? They certainly can be doing more.”

“This is a primary need — drinking water — like food, like shelter, like clothes” says Mattson. “This is really fundamental to where we live and why we live here. It’s really important for people to understand what a privilege it is and what protections are needed to maintain that advantage.” For Mattson, the answers are on the beach. Lake Ontario Waterkeeper has just put out a free app called “The Swim Guide” — a constantly updated tool for finding where it’s safe to swim on http://www.blogger.com/img/blank.gifthe Great Lakes. The next projects are apps on drinking water and catching fish. His group’s goal is to make Lake Ontario fully “swimmable, drinkable and fishable” again. “It’s not just a human thing,” he says, watching the geese tend to their young in Keating Channel. “There are animals and wildlife that rely on Lake Ontario for drinking water, for floating and swimming and having their babies and getting their food. “So even if you put up signs saying don’t fish, don’t swim, don’t drink the water, they are not reading those signs.”"

Excerpts from article written by Antonia Zerbisias published here: http://www.thestar.com/news/article/1022104--lake-of-shame-ontario-s-pollution-problem
Photo: toronto.com