Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Monday, April 4, 2011

Marée noire - des bénévoles aident à restaurer les côtes de la Louisiane

Photo: Kari Dequine, Times Picayune NOLA.com

Sur une jetée de sédiments qui semble être au bout du monde, mais qui fait en réalité partie du delta de la rivière Mississippi, une petite armée de 20 bénévoles plantent des rangées d'herbes des marais et des jeunes arbres de mangrove dans l'espoir de réduire l'érosion et réparer les dommages fait par la marée noire de BP.

Les marais autour de Pass à L'outre près de la paroisse de Plaquemines est la région côtière la plus près du Deepwater Horizon qui a explosé il y a presqu'un an déjà, tuant 11 personnes et déversant 172 millions de gallons de pétrole brut dans le Golfe du Mexique. C'est là que les bénévoles concentrent leurs efforts d'assainissement et de restauration.

La plantation de végétation, rendue possible grâce à la collaboration de personnes qui se dévouent à la restauration côtière, était la deuxième sortie d'un effort de bénévoles pour réparer les milieux humides directement impactés par le déluge de pétrole brut. Au lieu de planter des herbes directement dans la boue contaminée, des sacs de jutes remplis d'un mélange de nutriments et de microbes qui digèrent les produits pétroliers donnent à chacun des jeunes plants un "kit de stabilisation", un point de départ pour croître et prendre racine, du moins au début, dans un habitat pleins de défis: des assauts des tempêtes, l'eau salée, l'érosion accélérée, sans oublier les sols saturés de pétrole. "Les sacs sont vraiment très efficaces pour la revégétation dans les endroits où les conditions ne sont pas favorables, et surtout dans des régions très endommagées." dit Leslie Carrere, fondatrice de Gulf Savers, un OBNL qui mène le projet. Son affirmation a été confirmée après avoir examiné les plants mis en terre en décembre qui sont maintenant des belles touffes d'herbes bien vertes qui poussent çà et là dans l'eau peu profonde.

Mlle Carrere et P.J. Marshall sont co-fondateurs de l'organisme qui a pris naissance devant le désastre de BP, ont fait des levées de fonds pour la plantation de 800 sacs cette journée-là. 400 sacs contenaient chacun 3 touffes d'herbes, et les autres avaient chacun un arbrisseau de mangrove. Carrere a déclaré la journée de travail un grand succès et s'est réalisé grâce à une collaboration extraordinaire.

L'organisme Common Ground Relief Organisation a fourni les bénévoles tandis que le Louisiana Department of Wildlife and Fisheries a aider avec le transport et la logistique. D'autres partenaires sont For the Bayou, The Ittleson Founation, Bayou Rebirth et Sustainable Ecosystem Restoration LLC.

Bien qu'on pouvait trouver des résidus de pétrole sur la plage en creusant simplement le talon de sa botte un pouce dans le sable, un mélange foncé de sédiments et de pétrole faisait surface avec une faible odeur d'hydrocarbures, des vestiges du désastre de BP bien pire que cela se trouvaient tout près, plus profondément dans le marécage. Des canons à air bruyants tonnaient à toutes les minutes pour tenter d'effrayer les oiseaux et les empêcher de s'arrêter dans le marécage huileux. Cet endroit est un habitat très important pour les oiseaux en migration, selon Carrere.

En marchant sur des planches par dessus le sol spongieux, Todd Credeur, qui fait du monitorage des efforts de nettoyage du désastre de BP dans la région pour le Department of Wildlife and Fisheries, nous indique des endroits d'herbes aquatiques très saturés et nous décrit les efforts pour les assainir. Les tiges recouvertes de pétrole brut épais, Credeur dit qu'il a danger que quand le niveau d'eau de la rivière montera et les températures se réchaufferont, le pétrole brut puisse fondre, couler des herbes et retourne dans l'eau et les écosystèmes.

C'est un équilibre délicat et un problème perdant-perdant, dit Don Blancher, un scientifique côtier. Si les équipes de nettoyage creusent trop profondément, elles risquent de tuer la structure des racines tout en créant des trous qui se rempliront d'eau, deux actions qui pourraient accélérer l'érosion et détruire la structure du sol qui est déjà fragile et sujet à érosion. Le travail de Credeur doit s'assurer que les équipes de BP ne font pas plus de mal que de bien.

Carrere creuse dans les sédiments spongieux avec une main gantée. Juste sous la surface brune, une matière épaisse noire surgit immédiatement, et avec chaque poignée de terre, la senteur particulière aux matières pétrolières devient de plus en plus forte.

Credeur insiste pour dire que le tampon autour du marais doit être entretenu à tous les jours pour empêcher le pétrole de se répandre davantage. "C'est évident que ce n'est pas terminé."

Carrere dit qu'elle s'inquiète que le reste du pays soit convaincu que tout va bien et que le pétrole ne cause plus de dommages. "En se fiant à ce que nous voyons aujourd'hui, c'est évident qu'il y a toujours un problème." dit-elle. "Et cela demandera des travaux pour encore bien des années."

Laisser un peu de pétrole brut sur place pourrait être le moindre mal, selon Blancher. Toutefois, tant qu'il y aura du pétrole enterré, il y restera pour encore longtemps. Il faut juste s'assurer qu'il de se déplacera pas et impacter le reste de l'estuaire. Çà pourrait être un compromis acceptable.

La grande région marécageuse et boueuse à l'embouchure de la rivière n'est pas seulement un habitat vital pour la faune et la flore, mais elle procure une protection importante contre les tempêtes, agissant comme une ligne de défense contre le Golfe qui gruge les côtes.

D'où l'urgence, selon Carrere: "Nous perdons l'équivalent d'un terrain de football en milieux humides toutes les 30 minutes, même avant la marée noire de BP. Nous devons commencer en quelque part et nous devons commencer maintenant."Photo: Kari Dequine, Times Picayune NOLA.com

"Volunteers work to repair wetlands damaged by Gulf oil spill

On a stretch of silt that feels like the end of the world but actually is the mouth of the Mississippi River, a small army of 20 volunteers planted rows of marsh grass and mangrove trees last week (March 2011) in hopes of reducing erosion and mitigating oil damage.

The marshland around Pass a Loutre near Plaquemines Parish where volunteers worked Thursday (March 24 2011) is the closest land to the Deepwater Horizon oil rig that exploded nearly a year ago, killing 11 men and dumping 172 million gallons of oil into the Gulf of Mexico.

The plantings, made possible by a collaboration of coastal restoration enthusiasts, was the second deployment in a volunteer-driven effort to repair wetlands directly damaged by the deluge of crude. As opposed to planting cords of grass directly into the mud, burlap bags filled with a custom-mix of nutrients and oil-eating microbes give each Spartina sprig and black mangrove sapling its own "stability kit" -- a platform on which to grow, and a head start in a life faced with the challenges of storm surge, saltwater and rapid erosion, not to mention potential oil saturation. "The bags are really effective for revegetation in places where conditions are unfavorable, and particularly in areas heavily damaged," said Leslie Carrere, founder of Gulf Savers, a nonprofit initiative in charge of the project. Her assertion was confirmed after examining December plantings that were now clumps of bright green grass shooting out of the shallow water.

Carrere and P.J. Marshall, who together founded the oil-spill inspired Gulf Savers initiative, raised funds for the deployment of 800 bags on Thursday. Four hundred bags each held three plugs of grass, and the rest held the young mangrove trees.
Carrere called Thursday's work a success and the result of "fantastic partnerships."

Common Ground Relief Organization provided volunteers while the Louisiana Department of Wildlife and Fisheries helped with transportation and logistics. Other contributing partners included For the Bayou, The Ittleson Foundation, Bayou Rebirth, and Sustainable Ecosystem Restoration, LLC.

While evidence of residual oil could be found on the beach by simply digging the heel of a boot an inch into the sand, revealing a weathered dark mix of silt and oil with a faint petroleum smell, much worse vestiges of the spill were just around the bend, deeper into the marsh. Loud air cannons boomed every minute or so in an effort to keep birds from landing in the oiled marsh. The area, said Carrere, is an extremely important wildlife habitat and landing spot for migratory birds.

Walking on boards on top of the sponge-like ground, Todd Credeur, who monitors the BP cleanup efforts in the area for the Department of Wildlife and Fisheries, pointed out areas of heavily saturated marsh grass and described the efforts to remove it. With stems coated in sticky black oil, Credeur said there is a danger that as the river level rises and the temperature heats up, the oil will melt off the grass and get back into the water, and back into the ecosystem.

But it is a delicate balance, and a lose-lose situation, said Don Blancher, a coastal scientist. If cleanup crews dig too deeply, they risk killing the root structure as well as create pools of water -- both actions which would accelerate erosion and destroy the already fragile and quickly disappearing land. Part of Credeur's job is to make sure the BP crews are not doing more harm than good.

Carrere dug into the spongy sediment with a gloved hand. Just below the soft brown surface, thick black oily goo immediately appeared, and with each handful she dug up, the distinct smell that can only come from oil grew stronger.

Credeur stressed that the boom surrounding the marsh must be maintained on a daily basis to keep oil from spreading. 'It's obviously not fine'

Carrere said she worried that the rest of the country was convinced everything was fine and that the oil was no longer causing harm. "Based on what we're seeing today, it's obviously not fine," she said. "And it will require attention for many years."

Leaving some of the oil may be the "lesser of two evils," Blancher said. However, "as long as we have buried oil it will remain for a long period of time, and if we make sure it doesn't mobilize and affect the rest of the estuary, it might be an acceptable tradeoff."

The marshy, muddy expanse of land at the mouth of the river is not only a vital wildlife habitat but also provides crucial storm protection, acting as a crucial line of defense from the encroaching Gulf.

Thus the sense of urgency cannot be overstated either, Carrere said. "We are losing a football field of wetlands every 30 minutes. And that was before the oil. We've got to start somewhere and we've got to start now.""

Excerpts from article written by Kari Dequine, Times Picayune The Times-Picayune published here: http://www.nola.com/news/gulf-oil-spill/index.ssf/2011/03/volunteers_work_to_repair_wetl.html

Am I the only one to see the irony of this situation? How to compare the blatant spending of money to extract crude oil and the dammage done, compared to the very limited resources of the people who are trying to mend whatever they can?

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