Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Monday, May 30, 2016

Pourquoi les scientifiques sont surpris des niveaux de smog des sables bitumineux



Ma traduction libre d'un reportage d'Andrew Nikiforuk

Le rapport sur la pollution de l'air publié dans la revue Nature choque même les meilleurs chercheurs du Canada.

Pendant n'importe quelle chaude journée, les guides de tournées des sites de Shell et Syncrude qualifiaient les vapeurs semblables à celle de l'essence qui s'émanaient des immenses mines à ciel ouvert de Fort McMurrray de "l'odeur de l'argent."

Mais une nouvelle étude publiée dans Nature donne un autre nom pour la puanteur: pollution de l'air en volumes d'une méga-cité.

En réalité les sables bitumineux, qui sont déjà la plus importante source de gaz à effet de serre du Canada, portent un nouveau sobriquet sinistre: "l'une des plus importantes sources d'aérosols organiques secondaires anthropiques de l'Amérique du Nord."

Les chercheurs décrivent les "aérosols organiques secondaires" ou AOS sont des gaz et des particules qui interagissent avec la lumière solaire de façons complexes et sont relâchés par les matières végétales de la planète ainsi que les machines et les industries qui brûlent des combustibles fossiles.

Que l'exploitation des sables bitumineux crée du smog n'est pas une nouvelle en soi pour les chercheurs, mais la sorte de pollution de l'air qu'on a identifié et son ampleur sont ce qui surprennent et inquiètent la communauté scientifique.

La pollution générée par les mines de bitume se compose d'hydrocarbures similaires à ceux qui viennent des autos et des camions, explique John Liggio, chercheur d'Environnement Canada et le principal auteur de l'étude.

Les vapeurs réagissent avec les rayons du soleil et forment des particules dans l'air. "Ce sont des molécules plus grosses que les hydrocarbures qui seraient générées par une ville. Ces vapeurs réagissent dans l'atmosphère pour former des aérosols organiques secondaires, une partie du smog."

Les AOS ont été associés avec une variété d'impacts négatifs pour la santé dont des maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

Tous les jours, la pollution venant des opérations industrielles du bitume s'élève dans l'atmosphère à un rythme de 55 à 101 tonnes par jour. Les scientifiques ne sont pas certains si la pollution vient des sites miniers, des raffineries, ou les 220 kilomètres de lacs contenant les déchets miniers, ou les trois à la fois.

Les scientifiques d'Environnement Canada étonnés

La piètre qualité du bitume, à comparer avec le pétrole conventionnel, explique les volumes extrêmes de polluants semblable au smog. Le bitume, un mélange d'eau, de sable, d'argile et de pétrole semblable au goudron lourd dégradé par des bactéries, est si riche en carbone et pauvre en hydrogène qu'il doit être raffiné pour en faire un carburant utilisable.

Actuellement, l'industrie extrait, raffine et traite environ 2,4 millions de barils de bitume par jour.

L'échelle a même surpris les chercheurs d'Environnement Canada parce que cette sorte de pollution des AOS est habituellement liée aux grandes villes.

Mais la pollution venant des sables bitumineux, mesurée en avion, est maintenant "comparable à celle trouvée sous le vent des méga-cités comme Mexico et Paris, et est plus élevée que celle observée à Tokyo et la Nouvelle-Angleterre."

Les sables bitumineux dépassent même la pollution qui vient du centre-ville de Toronto qui atteint 67 tonnes par jour.

De plus, le taux absolu de la pollution de l'air journalière est comparable aux vapeurs nocives qui se sont évaporées pendant le déversement de BP de 5 millions de barils de pétrole du Deepwater Horizon dans le Golf du Mexique en 2010.

L'étude de Nature fait remarquer que les combustibles fossiles conventionnels ne génèrent pas autant de AOS que le pétrole dense ou le bitume de moindre qualité. Le pétrole non conventionnel ou extrême, un des pétroles les plus dispendieux et les plus sales du monde, compte pour 10% des extractions de pétrole annuelles mondiales.

"À la lumière de la tendance actuelle de l'augmentation de production de pétrole lourd relativement au brute conventionnel, il est nécessaire d'enquêter davantage pour mieux comprendre l'ampleur de cette question mondiale potentielle."

Des polluants mystérieux

Les scientifiques en savent pas beaucoup sur les AOS. Ils ne connaissent pas leurs sources les plus courantes ni leur composition chimique complète. Ils ne savent pas non plus ce qui arrive à la pollution pendant son déplacement dans l'atmosphère ou même les impacts qu'elle pourrait avoir sur les changements climatiques.

Les vapeurs toxiques venant du stockage du bitume et des citernes de ventilation près des opérations de sables bitumineux à Peace River ont rendu des résidents malades pendant des années et en ont obligé plusieurs de quitter la province.

La nouvelle étude fédérale suit un autre rapport scientifique accablant d'il y a 3 ans. Cette étude fédérale là avait confirmé qu'un programme de monitorage discrédité, financé par l'industrie, n'avait pas pu dire: la pollution qui contamine maintenant les lacs aussi loin que 90 kilomètres de distance du projet minier gigantesque.

À cause "de l'absence de monitorage environnemental adéquat dans les sables bitumineux de l'Athabasca," les chercheurs d'Environnement Canada ont prélevé des échantillons des sédiments de 6 lacs entre 35 et 90 kilomètres de distance du projet.

Dans les sédiments des lacs de la zone boréale les chercheurs ont découvert que les polluants aériens venant de la production des sables bitumineux étaient maintenant de 2 à 23 fois plus importants que les niveaux des sédiments datés des années 1960.

L'étude avait démontré que, contrairement à la propagande de l'industrie des sables bitumineux et du gouvernement, la pollution du bitume "n'est pas naturelle, s'accroit avec le temps et l'empreinte de l'industrie est beaucoup plus importante que quiconque l'aurait cru," dit John Smol, l'un des écologistes d'eau douce les plus importants du Canada, un professeur du Queen's University et collaborateur à cette toute récente étude.

Le plus important émetteur de gaz à effet de serre

En même temps, les sables bitumineux demeurent la plus grande source unique des gaz à effet de serre du pays. Environnement Canada a rapporté cette année que le secteur pétrolier et gazier de la nation était le plus gros émetteur de gaz à effet de serre au Canada et produisait 192 mégatonnes, ou 26% des émissions totales de la nation.

Le secteur grandissant du transport au Canada vient au second rang avec 171 mégatonnes ou 23% des émissions.

Selon Environnement Canada, la pollution néfaste pour le climat venant des sables bitumineux pourrait augmenter de 124% (64 mégatonnes) entre 2010 et 2030 et atteindre environ 115 mégatonnes.

Plus tôt cette année, le Conference Board du Canada a accordé au pays la note "D" pour sa piètre performance en environnement. Seulement deux autres pays ont fait pire: les États-Unis et l'Australie. Le Board a décrit la performance de l'Alberta et de la Saskatchewan, deux producteurs de pétrole lourd, comme étant "lamentable" pour la pollution de l'air et les changements climatiques.

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Why Scientists Are Amazed at Oilsands Smog Levels

Air pollution report in Nature shocks even Canada's top researchers.


By Andrew Nikiforuk, published in The Tyee May 30 2016

On any hot day Shell and Syncrude tour guides used to call the gasoline-like vapours that wafted from Fort McMurray's huge open-pit bitumen mines "the smell of money."

But a new study in Nature has another name for the stench: air pollution and megacity volumes of it.

In fact the tarsands, already the largest source of climate disrupting greenhouse gas emissions in Canada, have a new grim moniker: "one of the largest sources of anthropogenic secondary organic aerosols in North America."

Researchers define "secondary organic aerosols" or SOAs as gases and particles that interact with sunlight in complex ways and that are released by both the globe's plant matter as well as fossil-burning machines and industries.

That mining the oilsands would create smog isn't news to researchers -- but the kind of air pollution identified and the sheer magnitude of it is what startles, and concerns, the scientific community.

Pollution from bitumen mines are composed of hydrocarbons similar to those spewed from cars and trucks, explained Environment Canada researcher John Liggio, and the study's lead author.

The vapours react with sunlight and form particles in the air. "They are larger molecules than the hydrocarbons that would be emitted from a city. These vapours react in the atmosphere to form secondary organic aerosols, which is part of smog."

SOAS have been linked to a variety of bad health impacts including respiratory and cardiovascular diseases.

Every day pollution from industrial bitumen operations pulsates into the atmosphere at the rate of 55 to 101 tonnes a day. Scientists aren't sure if the pollution is coming from mine sites, upgraders, or 220 kilometres of lakes containing mining waste -- or all three.

Environment Canada scientists taken aback

Bitumen's poor quality compared to conventional oil accounts for extreme volume of smog-like pollutants. Bitumen, a mixture of water, sand, clay and bacteria-degraded heavy tar-like oil, is so carbon rich and hydrogen poor that it must be upgraded into a usable fuel.

Everyday industry now extracts, upgrades and processes about 2.4 million barrels of bitumen.

The scale even surprised researchers at Environment Canada because that sort of pollution from SOAs is normally associated with large cities.

But air pollution from the oilsands, measured by airplanes, is now "comparable to downwind of megacities such as Mexico City and Paris, and is higher than that observed in Tokyo and New England."

The tarsands even outdo the pollution drifting from the Greater Toronto Area at 67 tonnes a day.

Moreover the absolute rate of daily air pollution is comparable to the noxious vapours that evaporated during BP's 5-million-barrel oil spill at Deepwater Horizon in the Gulf of Mexico in 2010.

The Nature study noted that conventional fossil fuels don't release as many SOAs as lower quality heavy oil or bitumen. Unconventional or extreme oil, some of the world's costliest and most dirty oil, now accounts for 10 percent of the globe's annual petroleum extraction.

"In light of the current trend for increasing heavy oil production relative to conventional crude, further investigation is required to fully understand the magnitude of this potential global issue."

Mysterious pollutants

Scientists don't know a lot about SOAS. They don't know their most common sources or their complete chemical composition. Nor do they know what happens to the pollution as it travels through the atmosphere or even what impact it may have on climate change.

Toxic vapours from bitumen storage and venting tanks near oilsands operations in Peace River have sickened residents for years and forced many to flee the province.

The new federal study follows another damning scientific report three years ago. That federal study confirmed what a discredited industry-funded monitoring program could not: that pollution has now contaminated lakes as far as 90 kilometres away from the massive mining project.

Due to "the absence of well-executed environmental monitoring in the Athabasca oilsands," Environment Canada researchers cored the sediment of six lakes ranging from 35 kilometres to 90 kilometres away from the project.

In the sediment of boreal lakes researchers discovered that airborne pollutants from the tarsands production were now two to 23 times greater than levels deposited in the 1960s.

The study showed, contrary to pro-tarsands industry and government propaganda, that bitumen pollution "is not natural, is increasing over time and the footprint of the industry is much bigger than anyone thought," said John Smol, one of Canada's leading freshwater ecologists, a Queen's University professor and a contributor to the study.

Largest greenhouse gas emitter

At the same time, the tarsands remain the largest single source of greenhouse gases in the country. Environment Canada reported this year that the nation's oil and gas sector was the largest greenhouse gas emitter in Canada and accounted for 192 megatonnes or 26 per cent of the nation's total emissions.

The country's sprawling transportation sector came second with 171 megatonnes or 23 per cent of emissions.

According to Environment Canada, climate disruptive pollution from the tarsands could increase by 124 per cent (64 megatonnes) between 2010 and 2030 and reach about 115 megatonnes.

Earlier this year the Conference Board of Canada gave the country a "D" for its poor environmental performance. Only two other countries ranked worse: the United States and Australia. In particular the board described the performance of Alberta and Saskatchewan, two heavy oil producers, as "dismal" on air pollution and climate change. [Tyee]

Link: http://www.thetyee.ca/News/2016/05/30/Oilsands-Smog-Levels/

Saturday, May 28, 2016

Physician assisted dying or euthanasia



I can only look at the discussion on "physician assisted dying" or euthanasia from my mother's point of view. My mother saw her younger sister lose her mind and control of her body because of Alzheimer's and was horrified by it.

When my mother realized she was starting to have symptoms of Alzheimer's, she wanted to kill herself. She was scared of dying but she was even more scared of loosing her independence, her life in the brand new little house she had built for herself, and especially did not want to end up in a palliative care residence. And most of all, she did not want me to bear the burden of having to make all those decisions for her and worrying about her, for after all, I was the only family she had left.

My mother admitted to me, crying bitterly as she did so, that she did try to kill herself many times, but had lost her nerve. She could not bring herself to throw herself in the rough rapids of the river, even though she did not want to continue living with Alzheimer's either. She then described to me what was going on in her mind: it was a confusing mess of noise and movement that was scary and hypnotizing at the same time. It was hard for her to fight and not let herself fall into the confusion, but she resisted the temptation to let go. Obviously, it made her very mad and tense.

With Quebec's new law on assisted dying, my mother would not have been able to ask a doctor to help her die because she did not have all her wits about her all the time. But if the discussion had been started decades ago, perhaps the laws and society would have made it possible for her to end her life in a dignified way before dementia turned her brain to mush and her body a shell of her former self.

Between the time my mother told me she wanted to kill herself and her death, 14 years will have passed.

Friday, May 27, 2016

The colours of my garden



My garden goes through a series of colour palettes every year thanks to the bulbs, perennials, vines, bushes and trees that bloom one after the other. I have given the different periods names reflecting the colours that come and go.

For instance, the first to come in the spring is "Easter Eggs", coming mostly from the crocus, pale blue scilla, yellow daffodils, sky blue wind anemones and snowdrops.

Then comes "Fire & Ice", thanks to the orange tulips, serviceberry and the wild violets that are mostly white, white and blue, violet, and purple.

Follows "Wine & Brandy", because of the pink and wine colored crabs, with the orange, red and purple tulips.

When the weather is unusually warm, though it seems to happen more and more often with climate change, "Blueberry Sundae" comes along, like it is just starting now. This is when the white and mauve lilacs join the forget-me-not, the last purple tulips, the lilly-of-the-valley, the first centaurea and the three shades of blue-purple iris, the periwinkle that has already joined the party for a while now, and the deep blue-purple geraniums that are just starting.

Soon, more plants start to bloom with their own color scheme, like the red, pinks and whites of the peonies, the yellow daylilly, the very orange almost warm red of the Oriental poppies, the yellow allium, the orange tiger lillies, the blue lupins and the still blooming geraniums. Let's not forget the golden yellow of the honeysuckle vine and the double bright yellow heliopsis too.This mix of warm and cold colors I call "Sunrise & Sunset".

Follows "Daisy City" with the wild daisies of course, but also the pale pinkish fleabane, the pink and mauve beebalm, and the start of the very long reign of the gold black-eyed susans and the blue globe thistle that looks like and exploded daisy shooting blue in all directions.

Then the last weeks of the flower season I call "Harvest Gold": the black-eyed susans are still going strong, and the Jerusalem artichoke join the party in September. To add a bit of orange, the trumpet flower vine has been going strong in August and if the Oreoles permit, still bloom till a hard frost during the night puts them to bed till next year.

This ballet of rainbows come and go every year around me and it has been a delight for the past 37 years.

Thursday, May 26, 2016

La Mitis et La Matapédia menacées par les combustibles fossiles!



Je ne peux pas croire que les rivières où j'ai appris à pêcher à la mouche pour le saumon sauvage de l'Atlantique, la truite arc-en-ciel et la truite de mer sont menacées par l’appât du pétrole et du gaz! Et on en entend presque pas parler dans les grands médias. C'est un vrai scandale!


Le sous-sol de La Mitis regorgerait de 52 millions de barils de pétrole

Argent

| Publié le 19 mai 2016 à 11:34

Le sous-sol de La Mitis pourrait contenir 52 millions de barils de pétrole, selon une nouvelle évaluation dévoilée par la compagnie Squatex de Brossard.

Squatex a fait réaliser une étude par Sproule Associates sur la partie Est de la structure Massé, située à environ 25 km au sud-est de Mont-Joli. Il se révèle que les volumes de ressources estimées sont beaucoup plus élevés que lors d’une première estimation en raison de l’ajout d’une «très importante» ressource de pétrole.

Parallèlement, les ressources de gaz ont aussi été augmentées à la suite d’une analyse plus poussée.

«Les résultats du rapport de Sproule me laissent croire que Massé pourrait être une des plus importantes découvertes de réservoirs conventionnels de pétrole et de gaz au Québec faite à ce jour», affirme Jean-Claude Caron, président et chef de la direction de Squatex.

Squatex et son partenaire dans ce projet, Petrolympic, prépare un programme de forage afin de poursuivre la validation du potentiel du site.

Lien: http://www.tvanouvelles.ca/2016/05/19/le-sous-sol-de-la-matapedia-regorgerait-de-52-millions-de-barils-de-petrole

Beaucoup de pétrole dans le sous-sol de la Matapédia?

Lien: http://fr.canoe.ca/argent/actualites/archives/2016/05/20160519-162724.html

Une découverte qui soulève des craintes

HYDROCARBURES. La découverte d'un important potentiel pétrolier et gazier dans la région par Squatex et Petrolympics sème le questionnement chez le maire de Saint-Léon-le-Grand, qui redoute une phase d'exploitation.

Daniel Dumais, manifeste une certaine inquiétude face aux résultats de cette étude. La municipalité a été le théâtre, en 2015, de relevés préliminaires de faisabilité, visant à déterminer si des forages conventionnels pourraient s'effectuer pour la recherche d'hydrocarbures.

Les récentes données font notamment état d'un potentiel pour le gaz de 53,6 billions de pieds cubiques et pour le pétrole de 52,2 millions de barils sur une superficie moyenne probable de 5,2 km carrés dans la structure Massé, se trouvant dans la Mitis et La Matapédia. M. Dumais dit avoir appris la nouvelle via les médias. Il déplore un manque de dialogue. « Je trouve dommage qu'une compagnie arrive comme ça, sans nous rencontrer et sans avoir pris des arrangements avec nous », signale le maire.

Daniel Dumais prévoit rencontrer le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ainsi que la préfet de la MRC de La Matapédia, Chantale Lavoie, afin d'aborder la question. Rappelons que la population de Saint-Léon s'était massivement prononcée contre le forage, l'exploration et l'exploitation de gaz naturel et de pétrole conventionnel sur son territoire, en 2011. Une pétition de 725 signatures avait été acheminée à l'entreprise Gastem, qui réalisait des travaux à cette époque.

Lien: http://www.lavantposte.ca/actualites/2016/5/19/une-decouverte-qui-souleve-des-craintes.html

Thursday, May 19, 2016

Another Quebec law modified to fit the oil industry



Gaspé - Pétrolia dans la dernière ligne droite vers l’exploitation commerciale


Publié dans Le Devoir du 19 mai 2016 |Alexandre Shields

See my English translation below.

L’entreprise Pétrolia a obtenu le feu vert de Québec pour mener un test de production de huit mois pour son puits pétrolier situé à Gaspé, dernière étape avant l’exploitation commerciale. Mais cette éventualité divise la municipalité, alors que le gouvernement Couillard refuse de lancer une étude environnementale indépendante sur ce projet.

Dans un bref communiqué diffusé mercredi, l’entreprise a dit avoir reçu « toutes les autorisations gouvernementales nécessaires » pour mener un essai de production sur le puits Haldimand 4. Ces travaux d’extraction de pétrole ne nécessitaient aucun certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement du Québec.

Pétrolia souhaite ainsi « valider le potentiel commercial » du puits, qui a déjà permis d’extraire du pétrole du sol. Des travaux menés en novembre et décembre 2015 ont notamment permis d’extraire un total de 360 barils de brut en quelques jours, avec un maximum de 60 barils par jour.

L’entreprise, dont le gouvernement est le premier actionnaire, entend maintenant pomper du pétrole sur une période de quelques mois. Une telle opération d’extraction pétrolière a été rendue possible grâce à une modification du Règlement sur le pétrole, le gaz naturel et les réservoirs naturels inscrite dans la Gazette officielle du 16 décembre dernier, a appris Le Devoir.

La durée maximale des essais de production est ainsi passée de 60 jours à 240 jours. Fait à noter, les entreprises n’ont pas à payer de redevances sur le pétrole extrait lors de la phase exploratoire. La législation en vigueur ne fixe également pas de période limite pour cette phase ni de quantité limite de pétrole extrait.

Dans une réponse transmise mercredi par courriel, Pétrolia a toutefois indiqué qu’elle avait trouvé un client qui achètera le pétrole qui sera extrait lors de son test de production des prochains mois. L’entreprise n’a pas précisé le nom du client en question.

Population divisée

Si Pétrolia progresse dans ses travaux à la pointe de la Gaspésie, l’idée de voir un jour une exploitation commerciale sur le territoire de Gaspé « divise profondément la population », a fait valoir mercredi le maire de la municipalité, Daniel Côté. Il faut dire que le puits Haldimand 4 est situé à 350 mètres d’un secteur résidentiel de Gaspé, et à moins de cinq kilomètres du centre-ville.

S’il ne juge pas inquiétant le test de production de Pétrolia, M. Côté continue malgré tout de réclamer une étude du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) « avant un nouveau forage ou avant la phase d’exploitation commerciale ». L’exploitation d’un éventuel gisement nécessiterait fort probablement le forage de plusieurs puits.

Or, le gouvernement Couillard refuse toujours de mandater le BAPE pour qu’il étudie le projet, et ce, malgré les demandes répétées de Gaspé. Et s’il se montre très réticent à l’idée d’exploiter le pétrole de l’île d’Anticosti, le premier ministre a dit à plusieurs reprises qu’il souhaitait permettre l’exploitation en territoire gaspésien.

Le maire Côté y voit « une logique de deux poids, deux mesures ». Selon lui, il est clair qu’il n’y a actuellement pas d’« acceptabilité sociale » pour le projet Haldimand 4. Il espère donc toujours qu’une étude « indépendante » sera menée.

Le gouvernement maintient toutefois que tous les projets pétroliers en développement au Québec sont étudiés dans le cadre des évaluations environnementales stratégiques lancées en 2014 et coprésidées par deux sous-ministres du gouvernement. Le rapport n’a pas encore été rendu public.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/471287/gaspe-petrolia-dans-la-derniere-ligne-droite-vers-l-exploitation-commerciale

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Petrolia on Final home stretch to extract oil commercially in Gaspé

My translation of article above:

Petrolia got the green light from Quebec to go ahead with an eight month production test on oil well in Gaspé, last step towards commercial exploitation. But this possibility divides the municipality, just when the Couillard government refuses to do an independent environmental study on the project.

In a short press release Wednesday, the company says it received "all the necessary governmental authorizations" to do a production trial on Haldimand 4 well. This oil extraction needed no authorization certificate from the Quebec Environment Ministry.

Thus, Petrolia wants to "validate the commercial potential" of the well that already has the permit to extract the oil from the ground. Work done back in November and December 2015 had extracted a total of 360 barrels of crude in just a few days with a maximum of 60 barrels per day.

The company, of which the government is the primary stockholder, now wants to pump oil for a period of a few months. Such an oil extraction operation was made possible thanks to a modification to the regulation Règlement sur le pétrole, le gaz naturel et les réservoirs naturels (regulation on oil, natural gas and natural reservoirs) in th Gazette officielle dated December 16 2015, learned Le Devoir.

The maximum length of time the production trials can go on thus went from 60 days to 240 days. One has to remember that the companies do not have to pay any royalties on oil extracted during the exploratory phase. Current legislation also does not mention any time limit for this phase nor a limit on the quantity of oil extracted.

In a response sent out Wednesday by email, Petrolia did mention that it had found a customer that will buy the oil that will have been extracted during the production test in the next few months. The company did not give out the name of the customer in question.

A population divided

If Petrolia goes ahead with work on the tip of the Gaspésie Peninsula, the idea of having a commercial exploitation on the Gaspé territory "deeply divides the population", said Daniel Côté, the mayor of the municipality, Wednesday. It is to be noted that the Haldimand 4 well is 350 meters from a residential area of Gaspé, less than five kilometers from downtown.

If he does not worry about the production test of Petrolia, Mr Côté still continues to ask for a study from the BAPE (provincial environmental public hearings body) "before a new well is drilled or before the commercial exploitation phase". Exploitation would probably mean the drilling of more wells.

But the Couillard government still refuses to launch a BAPE to study the project, even though Gaspé asked for one many times. And if he is very reluctant to exploit the oil from Anticosti Island, the Prime Minister said more than once that he hoped to allow exploitation in the Gaspésie territory.

Mayor Côté says that is "a double standard logic". He figures that it is clear that there is no "social acceptability" right now for the Haldimand 4 project. He still hopes an "independent" study will be done.

The government still maintains that all oil projects going on right now in Quebec are studied within the strategic environmental assessments launched in 2014 and co-presided by two deputy ministers of the government. That report has still not been made public.

Wednesday, May 18, 2016

Et hop! La piscine!



Pas longtemps après que l'eau de la rivière Richelieu devint si polluée que çà causait des irritations cutanées qui ne voulaient plus guérir et la baignade à la "plage Panet" n'était plus que des bons souvenirs du passé, le même Henri Charles Panet, mon voisin, fit creuser une piscine en béton derrière sa maison après avoir arraché le verger de sa mère maintenant décédée.

J'ai continué à me baigner chez lui, mais beaucoup moins souvent, car les traitements de la piscine n'étaient pas constants et uniformes, et çà nous jouait des mauvais tours à nous, les blonds. Parfois, nos cheveux en ressortaient verts. En tout cas, cette piscine devint un centre nerveux de mon adolescence où mes amis et moi se retrouvions assez souvent durant les beaux jours de l'été.

Je vous parle de cela aujourd'hui, car selon les bruits de marteaux piqueurs que j'entends ce matin et la source d'où ils semblent venir, je crois que la fameuse piscine se fait démanteler aujourd'hui. Elle servait de puits de chaleur dans le temps et aidait à climatiser la grande maison. J'imagine que les nouveaux propriétaires ont trouvé le(s) moyen(s) de s'en passer.

Un autre souvenir de mon enfance qui restera bien réel que dans ma mémoire seulement.

Saturday, May 14, 2016

Après Fort Mac, le Canada doit choisir!



Est-ce que Justin Trudeau peut voir la forêt qui brûle malgré les arbres?

Ma traduction libre d'un reportage d'Andrew Nikiforuk.

Le Premier Ministre photogénique du Canada nous promet un leadership nouveau genre: plus éclairé et ami de l'environnement. Mais il est toujours accro au pétrole sale.

L'horrible feu de forêt qui consume de grandes surfaces de Fort McMurray, en Alberta, a déjà battu les records canadiens des calamités alimentés par les changements climatiques. L'incendie a dépassé les dommages économiques causés par la tempête de glace au Québec en 1998 qui avait coûté plusieurs milliards, et même le déluge biblique du sud de l'Alberta en 2013 qui avait coûté $2 milliards celui-là. Le brasier boréal, qui se répandait exponentiellement comme un virus aérien, n'a pas seulement obligé l'évacuation périlleuse de 80,000 Canadiens installés dans l'avant-poste minier corporatif, mais a aussi détruit près de 2,400 édifices. Des banquiers et des assureurs nerveux qualifient maintenant l'incendie sans précédent comme étant le désastre naturel le plus coûteux du Canada.

Ce n'est pas accidentel que l'incendie ait surgi parmi le débat sur les changements climatiques au Canada dans l'un des paysages nordiques les plus transformés de la nation. Tout autour de Fort McMurray, des pipelines, des routes, des lignes sismiques, et des puits miniers ont envahi des grandes surfaces de la forêt comme une pieuvre industrielle. Probablement que le début de l'incendie est de source humaine, mais les changements climatiques ont aidé à attiser les flammes pour en faire une tempête qui génère ses propres éclairs et laissé derrière elle un estimé $10 milliards en dommages.

L'horreur est survenue à un moment intéressant du jeune gouvernement du Premier Ministre Justin Trudeau. Contrairement à son prédécesseur Stephen Harper, un idéologue qui vantait les pipelines, muselait les scientifiques des changements climatiques, et attaquait les environnementalistes malicieusement, Trudeau a changé le ton. Il mit fin à la censure des scientifiques et joua un rôle proéminent à la récent conférence de Paris sur les changements climatiques. Mais il ne s'est pas encore éloigné du "drill, baby, drill" national de Harper. Il fait maintenant la promotion des oléoducs d'exportation et des parcs éoliens dans la même phrase, une sorte de schizophrénie politique. Contrairement aux preuves scientifiques écrasantes, Trudeau agit comme si la rhétorique optimiste de la baisse des émissions d'une façon ou d'une autre ira chercher un marché pour ce qui est maintenant devenu du brut non rentable. Aux prix courants du pétrole, la plupart des mineurs des sables bitumineux saignent à blanc.

Même la réaction de Trudeau au désastre inspiré par le climat a été vaguement huileuse, mais malheureusement un bel exemple de l'attitude business-as-usual qui afflige même les meilleurs et les plus intelligents d'Ottawa. Le 4 mai, il a brusquement critiqué la chef du Parti Vert Elizabeth May pour avoir dit l'évidence même: que le brasier de Fort McMurray et la crise globale climatique sont liés. "À n'importe quel moment qu'on tente de dresser un argumentaire politique sur un désastre en particulier, je crois que c'est un peu faire un raccourci qui peut avoir le résultat cherché," a rétorqué Trudeau. "Il y a toujours eu des incendies."

Mais cela n'est pas vrai dans un monde déstabilisé par un atmosphère de plus en plus transformé par l'humain. Depuis plus d'une décennie maintenant, les sylviculteurs et les experts en changements climatiques ont documenté une pléthore de tendances néfastes. Des températures à la hausse n'ont pas seulement augmenté les surfaces brûlées par les incendies, mais aussi allongé la saison des incendies. Grâce aux changements climatiques, les modèles de régénération de la forêt naturelle par le feu ont été déséquilibrés. Les incendies plus fréquents et plus désastreux ont aussi ruiné les budgets provinciaux dédiés à combattre les incendies.

Le tiers des grandes forêts boréales mondiales se trouvent au Canada. Elles fournissent $700 milliards de services par année et demeurent le plus important régulateur du climat et de l'eau au monde. Malgré cela, plus il devient réchauffé et asséché, plus il devient cible aux incendies, aux maladies et aux insectes. Dès 2003, des experts des forêts au Canada ont fait la prédiction gênante que "c'est douteux qu'il y aura suffisamment de ressources pour réagir aux incendies de plus en plus nombreux." Cela s'est réalisé avec les cendres de Fort McMurray.

Tous ceux qui ne travaillent pas dans les sables bitumineux (un pétrole de faible qualité que même les frères Koch le qualifient de brute "d'ordures") ont saisi l'ironie boucanée du désastre. Le feu a consommé des sections du centre d'affaires de cette industrie sale. Le bitume, une ordure goudronnée emprisonnée dans les sables bitumineux, a l'empreinte carbone la plus élevée de n'importe quelle autre hydrocarbure de la planète et est plus impure que les bruts acides du Mexique ou du Venezuela. Par conséquent, l'énergie nécessaire pour extraire et raffiner 2,4 barils par jour de pétrole des sables bitumineux a fait du méga-projet énergétique du Canada la plus importante source de gaz à effet de serre.

Grâce à la croissance démesurée et l'absence d'un plan national du carbone, les émissions qui dessèchent les forêts du secteur pétrolier et gazier de la nation ont dernièrement dépassé celles de l'immense secteur du transport du Canada. De plus, malgré les prix historiquement faibles du pétrole, l'industrie veut maintenant doubler sa production, ce qui empireraient les tendances des émissions. Par conséquent, les sables bitumineux et leurs supporteurs en déni des changements climatiques sont devenus un obstacle presque immuable sur le chemin vers une restriction des émissions du carbone nationales. L'échelle de grandeur du projet explique aussi pourquoi les promesses fédérales faites en 2006 pour réduire les émissions du Canada de 20% d'ici 2020 et 65% d'ici 2050 ne se sont pas réalisées. "C'est impossible pour le Canada d'atteindre même de près ses cibles de gaz à effet de serre en augmentant la production du bitume," dit David Schindler, l'un des plus éminents scientifiques du Canada. En d'autres mots, c'est impossible que Trudeau puisse avoir des effets sur les changements climatiques sans limiter, et ensuite diminuer, le principal émetteur de carbone du Canada.

Le déclin du boom des sables bitumineux du Canada est un avertissement contre la folie des foules et la cupidité des politiciens. En hâtant le développement pour profiter des prix pétroliers à la hausse, l'industrie et les régulateurs gouvernementaux en connivence ont exagéré les avantages, ignoré les risques carbones, baissé les taxes, et ont à peine mis des sous de côté. En même temps, les sables bitumineux ont fait du Canada le cinquième producteur pétrolier au monde et le fournisseur de presque la moitié des importations pétrolières des É.-U. Mais les périls du développement sauvage, dont la volatilité du pétro-dollar et un secteur manufacturier fléchissant, s'abattent maintenant sur le pays comme les tisons qui pleuvaient sur les véhicules des gens qui se sauvaient de Fort McMurray.

D'un étrange coup du sort, l'incendie dévastatrice donne au gouvernement et la classe politique du Canada une chance de revoir l'économie défaillante du projet et ses passifs carbones. La baisse globale des prix du pétrole l'an passé a déclenché sans surprise une tempête sur le marché. L'industrie à coûts élevés des sables bitumineux a rapidement viré 40,000 travailleurs au Canada et réduit ses investissements de dizaines de milliards de dollars. La crise a aussi montré le caractère marginal d'une laide ressource. Extraire le pétrole des sables ne fait pas que coûter davantage que les autres hydrocarbures: il se vent à une fraction du prix du brute de l'ouest du Texas à cause de sa piètre qualité. Jeff Rubin, l'ancien chef économiste de l'une des plus grosses banques du Canada, a récemment fait la remarque que le bitume encore "se négocie avec un rabais qui va de 25% jusqu'à plus de 50% des prix mondiaux du pétrole, ce qui en fait le pétrole le moins cher au monde avec l'un des prix de production les plus dispendieux." Ce genre de fragilité fait du produit lourd du Canada très vulnérable à la volatilité du prix du pétrole, ainsi que le prix du carbone.

Le feu a accompli ce qu'aucun politicien n'avait encore envisagé: il a temporairement mis fin à un million de barils de la production de pétrole des sables à cause d'un manque d'employés et des préoccupations pour leur sécurité. Rubin et d'autres analystes ont bien pris note que d'importantes augmentations de production des dépôts de schiste aux É.-U. et des sables bitumineux du Canada sont grandement responsable de la saturation mondiale des réserves. Un gouvernement modéré pourrait remarquer que les pipelines proposés empireraient la saturation et possiblement abaisseraient les prix encore davantage. La solution? Définir une voie vers une diminution de production d'un million de barils par jour avec un prix efficace du carbone. C'est çà ou les politiciens enivrés par l'illusion d'une richesse pétrolière pourraient s'attendre à des termes plus punitifs d'un monde restreint du carbone plus tard.

Voilà le choix cru que doit faire face le gouvernement de Trudeau: il peut agir maintenant pour sauver les forêts nordiques menacées du Canada et respecter l'engagement du pays pour un futur plus vert, ou il peut soutenir un brut voué à sa perte et la ruine. Il ne peut pas faire les deux.

N'importe quel observateur qui voit clair réaliserait que l'extraction du pétrole des sables au carbone élevé doit diminuer avec le temps. Le Canada a misé sur un boom de la ressource à la baisse et a surproduit un brute "d'ordures" à haut risque. Le prix du carbone et les changements climatiques, des opportunités et des risques, respectivement, le pays les a niés collectivement, ne laissent voir qu'une seule destinée rationnelle pour les sables bitumineux: la contraction. Alors, maintenant Trudeau doit agir de façon non conventionnelle, encourageant courageusement sa nation productrice de pétrole à mener la charge contre la perturbation du climat.

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Can Justin Trudeau See the Forest Fire for the Trees?

Canada’s photogenic prime minister promises a new type of enlightened, environment-friendly leadership. But he's still hooked on dirty oil.

By Andrew Nikiforuk
May 11, 2016

The horrific wildfire that is consuming large swaths of Fort McMurray, Alberta, has already broken Canadian records for calamities fueled by climate change. The fire surpassed the economic damage wrought by Quebec’s multibillion-dollar ice storm in 1998 and even southern Alberta’s biblical $2 billion deluge in 2013. The boreal inferno, which mushroomed exponentially like some airborne virus, not only forced the perilous evacuation of 80,000 Canadians from the corporate mining outpost, but also consumed nearly 2,400 buildings. Twitchy bankers and nervous insurers now peg the unprecedented firestorm as Canada’s costliest natural disaster.

It is no accident that the fire sprang up amid Canada’s climate change debate in one of the nation’s most disturbed northern landscapes. All around Fort McMurray, pipelines, roads, seismic lines, and mining pits occupy huge chunks of the forest like an industrial octopus. Humans most likely started the blaze, but climate change helped propel the flames into a storm that made its own lightning and has left behind an estimated $10 billion in damage.

The unfolding horror show caught the young government of Prime Minister Justin Trudeau at an interesting juncture. Unlike his predecessor, Stephen Harper — an ideologue who championed pipelines, muzzled climate change scientists, and attacked environmentalists with malice — Trudeau has changed the tone. He ended the censorship of scientists and personally played a prominent role at the recent Paris COP21 conference on climate change. But he has not yet departed from Harper’s “drill, baby, drill” national narrative. He now promotes oil-export pipelines and wind farms in the same sentence — a sort of political schizophrenia. Contrary to overwhelming scientific evidence, Trudeau acts as though sunny rhetoric on curbing emissions will somehow win more markets for what has become an uneconomic crude. At current oil prices, most oil sand miners are bleeding cash.

Even Trudeau’s response to the climate-inspired disaster was somewhat oily, though sadly demonstrative of the business-as-usual attitude that afflicts even Ottawa’s best and brightest. On May 4, he abruptly criticized Green Party leader Elizabeth May for spelling out the obvious: that the fiery consumption of Fort McMurray and the global climate crisis are linked. “Any time we try to make a political argument on one particular disaster, I think it’s a bit of shortcut that can sometimes not have the desired outcome,” Trudeau countered. “There have always been fires.”

But that’s not true in a world destabilized by an increasingly human-engineered atmosphere. For more than a decade now, Canada’s federal foresters and climate change experts have documented a plethora of bad trends. Warming temperatures have not only increased the area burned by wildfire, but also extended the length of the fire season. Thanks to climate change, patterns of natural forest renewal by fire have been thrown off-kilter. The more frequent and more disastrous blazes have also bankrupted provincial fire-fighting budgets.

Canada is home to a third of the world’s great boreal forest. It supplies Canadians with $700 billion worth of life-supporting services each year and remains one of the world’s important climate and water regulators. Yet the hotter and drier it gets, the more easily it will succumb to fire, disease, and insects. As early as 2003, Canadian forestry experts made the inconvenient prediction that “it is unlikely that there will be sufficient resources to respond to increasing fire.” This, of course, all came to pass in the ashes of Fort McMurray.

Anyone who doesn’t work in oil sands (a low-grade heavy oil that even the Koch brothers call “garbage” crude) grasped the disaster’s smoky irony. The fire consumed sections of the business center of this dirty industry. Bitumen, a tarry mess trapped in oil sands, has one of the highest carbon footprints of any hydrocarbon on the planet and is more impure than Mexican or Venezuelan sour crudes. As a consequence, the energy required to extract and upgrade 2.4 million barrels a day of oil sands has made the energy megaproject Canada’s single largest source of greenhouse gases.

Thanks to unchecked growth and the lack of a national carbon plan, forest-drying emissions from the nation’s oil and gas sector recently surpassed those of Canada’s immense transportation sector. Moreover, despite historically low oil prices, the industry now wants to double production, which would worsen emission trends. As a consequence, the oil sands and their climate-denying supporters have become an almost unmovable boulder on the road to constraining national carbon emissions. The project’s scale also explains why federal promises, made in 2006 to reduce Canadian emissions by 20 percent by 2020 and 65 percent by 2050, have all come to naught. “There is no way Canada can come close to meeting its greenhouse gas targets by expanding bitumen production,” says David Schindler, one of Canada’s top scientists. Simply put, there’s no way Trudeau can make a dent in climate change without limiting — and then shrinking — Canada’s chief carbon-maker.

Canada’s fading oil sands boom is a cautionary tale on the madness of crowds and the greed of politicians. By rushing development to take advantage of high oil prices, the industry and complicit government regulators exaggerated benefits, ignored carbon risks, lowered taxes, and saved hardly a dime. In the process, the oil sands made Canada the world’s fifth-largest oil producer and the supplier of nearly half of U.S. oil imports. But the perils of rapid development, including a volatile petrodollar and a wounded manufacturing sector, are now raining down on the country like glowing embers pelted convoys of vehicles fleeing Fort McMurray.

In a strange twist of fate, the firestorm gives the federal government and Canada’s political class a chance to revisit the project’s failing economics and carbon liabilities. The collapse of global oil prices last year ignited a highly predictable market firestorm. The high-cost oil sands industry quickly dumped 40,000 workers in Canada and scaled back investments by tens of billions of dollars. The downturn also illustrated the marginal character of an ugly resource. Extracting oil sands not only costs more than other hydrocarbons; it also sells at a fraction of the price of West Texas crude due to its poor quality. Jeff Rubin, the former top economist at one of Canada’s biggest banks, recently noted that bitumen still “trades at anywhere from a 25 to more than 50 percent discount to world oil prices, rendering it the cheapest-priced oil in the world, with one of the highest production costs.” That sort of fragility makes Canada’s heavy product highly vulnerable to oil price volatility, as well as carbon pricing.

The fire did what no politician has yet contemplated: It temporarily shut in a million barrels of oil sands production due to worker shortages and safety concerns. Rubin and other analysts have duly noted that large production increases from U.S. shale deposits and Canada’s oil sands are largely responsible for the global supply glut. A sober government might note that new proposed pipelines would make the glut worse and possibly drive prices down further. The solution? Chart a course toward curtailing production by a million barrels a day with effective carbon pricing. It’s either that or politicians drunk on the illusions of oil wealth could wait for a carbon-constrained world to exact more punishing terms later.

That’s the blunt choice facing the Trudeau government: It can act now to save Canada’s endangered northern forests and honor the country’s commitment to a green future, or it can support a doomed and ruinous crude. It can’t do both.

Any clear-eyed observer would realize that high-cost, high-carbon oil sands extraction must shrink over time. Canada gambled on a resource boom that has fizzled and overproduced a high-risk “garbage” crude. Carbon pricing and climate change — opportunities and risks, respectively, the country collectively denied — point to only one rational destiny for the oil sands: contraction. And so, now Trudeau must act unconventionally, boldly pushing his oil-exporting nation to lead the charge against climate disruption.

Link: http://foreignpolicy.com/2016/05/11/canada-trudeau-fort-mcmurray-wildfire-oil-sands-climate-change/