Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, March 23, 2017

La vérité sur la santé de nos cours d`eau de plus en plus difficile à obtenir


Québec verrouille l’accès aux données sur les eaux usées

La province prive les organismes qui gèrent les bassins versants des informations colligées par les municipalités

Tel que publié dans Le Devoir du 22 mars 2017 | signé: Alexandre Shields

Les données recueillies par les municipalités permettent à des organismes comme la Fondation Rivières de vérifier si, par exemple, les stations d’épuration respectent les exigences.

Le gouvernement Couillard a décidé de restreindre l’accès aux données fournies par les municipalités dans le cadre du programme de suivi des systèmes d’assainissement des eaux usées, a appris Le Devoir. Cette mesure, qui rompt avec la pratique en vigueur depuis des années, signifie que plusieurs organismes ne pourront plus consulter les informations permettant de vérifier la conformité des stations d’épuration aux normes de rejets et de débordements.

« On avait accès aux données sur la qualité de l’eau qui sortait des usines de traitement. Maintenant, en n’ayant plus accès à ces données, on vient de plonger dans le noir », résume la directrice du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), Marie-Claude Leclerc.

Dès le 1er avril, le gouvernement du Québec complétera la mise en place du Suivi des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées (SOMAEU). Ce nouveau système, placé sous l’autorité du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), remplacera celui qui était auparavant géré par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire.

Cela signifie que les rapports mensuels produits par les municipalités pour rendre compte de la performance de leurs systèmes d’assainissements seront mis en ligne sur un site administré par le MDDELCC. Un changement logique, dans la mesure où il est question de données qui témoignent de la présence de rejets de polluants : coliformes fécaux, phosphore, matières en suspension, eaux usées non traitées en raison de surverses, etc.

Accès refusé

Le problème, c’est que plusieurs organismes qui avaient accès aux données de l’ancienne plateforme Web n’auront pas accès au nouveau site sécurisé du SOMAEU. C’est le cas de la Fondation Rivières. Son président, Alain Saladzius, en a pourtant fait la demande au MDDELCC. Le ministère lui a répondu que seuls les « exploitants municipaux » des stations d’épuration auront accès au système SOMAEU.

Dans une lettre transmise au Devoir et disponible sur nos plateformes numériques, la Fondation Rivières dénonce ce recul en matière d’accès à l’information. « Ces données permettaient de repérer, de comprendre et d’identifier les sources de pollution, de vérifier si la performance des stations d’épuration respecte les exigences, de comptabiliser et de localiser les fameux débordements d’eaux usées, d’identifier les problèmes d’opération, de connaître les polluants qui subsistent malgré le traitement des eaux, et tout cela pour chaque mois de l’année », y souligne son porte-parole, l’acteur Roy Dupuis.

Marie-Claude Leclerc a tenté d’obtenir des réponses de la part du MDDELCC et du cabinet du ministre David Heurtel à plusieurs reprises depuis que la transition du système d’un ministère à un autre est prévue. Ses premières démarches remontent au mois d’août 2015, souligne-t-elle. Mais à quelques jours de l’échéance, c’est toujours le silence radio. « Nous n’avons pas de développements sur le sujet. » La directrice générale du ROBVQ juge la situation d’autant plus « étonnante » que l’organisme est reconnu par le ministère comme « l’interlocuteur privilégié pour la mise en place de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant au Québec ».

« Les organismes de bassins versants sont mandatés par le gouvernement pour faire de la gouvernance de l’eau, explique-t-elle. Donc, on mandate un groupe, mais on ne lui donne pas accès aux données nécessaires pour faire son travail. C’est quand même particulier. » Le Québec compte 40 organismes de bassins versants. Ceux-ci utilisent constamment les données du système de suivi des ouvrages d’assainissements. Le ROBVQ a d’ailleurs transmis au Devoir une longue liste d’exemples où ces données ont permis de constater des problèmes environnementaux ou des éléments problématiques à surveiller.

Demandes d’accès

Selon Mme Leclerc, le fait de ne plus avoir accès aux informations en continu compliquera grandement le travail des organismes de bassins versants. À titre d’exemple, celui qui est responsable de la rivière Saint-François compte pas moins de 50 municipalités sur le cours de cette rivière. « Ce comité devra faire 50 demandes pour avoir la même information qu’il peut obtenir actuellement en un clic sur un site Web, souligne-t-elle. Les municipalités vont recevoir des tonnes de demandes d’informations. »

Pour la Fondation Rivières, la nouvelle donne imposée par le gouvernement Couillard constitue « un obstacle administratif quasi infranchissable ». « Comme on fait des portraits pour chaque rivière, il faudrait faire une demande d’accès à l’information chaque mois, et à chaque municipalité, en plus d’assurer le suivi. Ce n’est pas viable. Nous ne ferons jamais cela », fait valoir Alain Saladzius.

Dans une réponse transmise en début de soirée, le MDDELCC confirme que l’accès au nouveau système SOMAEU est réservé aux exploitants municipaux des ouvrages d’assainissement des eaux usées. Le ministre promet toutefois que « les données colligées à partir du système SOMAEU seront publiques et accessibles à partir du site Web du MDDELCC lorsque ces dernières seront officielles, c’est-à-dire lorsque l’exploitant municipal aura transmis son rapport annuel au ministère ».

On ne précise toutefois pas quels seront les délais avant la publication de ces données, qui ne seront plus rendues publiques sur une base mensuelle. Qui plus est, au cours des dernières années, plusieurs « avis de non-conformité » ont été donnés par le MDDELCC en raison de retards dans la transmission des rapports annuels pour les ouvrages municipaux d’assainissement.

Par ailleurs, les données qui sont toujours disponibles à l’heure actuelle sur le Web pour les années antérieures seront supprimées en date du 1er avril. Le gouvernement invite les municipalités à sauvegarder les documents « pertinents ».

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/494508/eaux-usees

Monday, March 13, 2017

Les citoyens ne se sont pas mobilisés pour rien!


Photo de Binnion: Jean-François Leblanc pour Le Devoir

Publié le 09 mars 2017 à 21h30 dans Le Nouvelliste | Mis à jour le 10 mars 2017 à 07h38

MRC de Bécancour: fort vent défavorable contre le gaz de schiste

(Bécancour) Invités par un citoyen à se prononcer sur le gaz de schiste, les membres du conseil de la MRC de Bécancour ont à tour de rôle soit hoché la tête, soit murmuré un non, pour signifier unanimement leur intention de ne pas ouvrir la porte à l'exploitation controversée de cette ressource.

Lors de la dernière séance publique, l'un des membres du Comité de citoyens responsables de Bécancour, Yves Mailhot, leur a demandé de se prononcer sur le sujet.

«Aucun des 12 villages dont le maire était présent n'a l'intention de répondre positivement à l'appel de M. Binnion pour accueillir Questerre», a constaté le biologiste.

Par ailleurs, celui-ci a voulu savoir quelle municipalité avait adopté un règlement de protection des sources d'eau potable contre les opérations d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures. Le tour de table aura permis d'apprendre que c'est le cas pour Saint-Pierre-les-Becquets, Deschaillons-sur-Saint-Laurent, Saint-Sylvère, Sainte-Sophie-de-Lévrard, Sainte-Cécile-de-Lévrard et Lemieux, ce qui correspond à 21,4 % de la population de la MRC, selon M. Mailhot.

Celui-ci avait déjà eu l'occasion de faire connaître son opposition à l'implantation de cette industrie au Québec et plus particulièrement dans la vallée du Saint-Laurent, lors d'audiences publiques.

«Les impacts négatifs multiples connus de cette exploitation qui opère depuis quelques années en Amérique du Nord seraient manifestement encore plus grands dans notre territoire fortement peuplé et agricole. Les possibilités de contamination des eaux souterraines sont réelles et la menace la plus sérieuse vient des fuites de gaz de puits», avait-il affirmé.

Lien: http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/affaires/201703/09/01-5077247-mrc-de-becancour-fort-vent-defavorable-contre-le-gaz-de-schiste.php

Monday, February 27, 2017

Bientôt 2 ans déjà!


Photo: Réal Boulanger Design

Cela fera 2 ans bientôt, ces rénovations! Je me sens tellement bien chez moi, maintenant que c`est enfin fait! La vie est belle!

Monday, February 20, 2017

DES PUITS ALTERNATIFS

Photo: Jessica Ernst

Lu dans Le Devoir du Samedi 19 février 2017 dans la section Affaires sous la plume de François Desjardins dans un texte intitulé "Nuage d`incertitude au-dessus des sables bitumineux - Après Statoil et la Pétrolière impériale, Exxon change de cap":

"L`entrée en production de puits alternatifs en sol américain depuis quelques années a eu pour effet de déprimer le marché."

On peux-tu dire les vraies affaires, maintenant que nous sommes en 2017, en non plus en 2009, quand les Québécois ignoraient presque tout de l`industrie pétrolière et gazière? On sait très bien de quoi il s`agit ici!!!!

puits alternatifs = puits fracturés hydrauliquement

Qu`on se le dise et qu`on cesse de tourner autour du pot.

Thursday, February 9, 2017

New Peer-Reviewed Paper: A systematic evaluation of chemicals in hydraulic-fracturing fluids and wastewater for reproductive and developmental toxicity



"We systematically evaluated 1021 chemicals identified in hydraulic-fracturing fluids for potential reproductive and developmental toxicity to triage those with potential for human health impact."


Link: http://www.nature.com/jes/journal/v27/n1/abs/jes201581a.html

Monday, February 6, 2017

Des oiseaux à la mangeoire!



Beaucoup d`oiseaux à la mangeoire ces temps-ci! Tellement qu`un faucon a pris l`habitude de venir tenter sa chance de temps à autre.

On peut prédire une grosse chute de neige par la frénésie à vouloir se faire une place et se nourrir le plus que possible.

Je peux compter d`innombrables mésanges, juncos, pics, sittelles. Un bruant chanteur, parfois des merles, et parfois des geais bleus.

Çà, c`est dans ma cour arrière. Devant, au-dessus de la rivière, quand je vois tous les canards lever comme un seul homme, je scrute le ciel, et la plupart du temps, j`aperçois une pygarde à tête blanche source de tout ce brouhaha. Des citoyens avec le sens de l`observation m`ont confirmé qu`il y a un couple de ces aigles qui tentent de se faire un nid dans la région.

Friday, January 27, 2017

Jessica Ernst Open Letter to Chief Justice Beverley McLachlin Regarding False and Seriously Damaging Statements in Justice Rosalie Abella’s Supreme Court of Canada Ruling, Ernst v AER



January 25, 2017

Open Letter to Chief Justice Beverley McLachlin
C/O Canadian Judicial Council
Ottawa, Ontario K1A 0W8


Dear Chief Justice Beverley McLachlin,

Re: January 13, 2017 Ernst vs AER Supreme Court of Canada Judgement by Justice Rosalie Abella

I write to bring to your attention a concerning matter regarding Justice Abella’s reasons in the above decision.

I have followed Justice Abella’s remarkable career for a long time, watching her gently and caringly uphold our Charter; I have always had great respect and admiration for her and her work. So it stuns me that in her above decision in describing why I was banished by the Alberta Energy and Utilities Board (EUB, now AER), Justice Abella labels me a “vexatious litigant” and attributes it to the regulator:

“When the Board made the decision to stop communicating with E, in essence finding her to be a vexatious litigant, it was exercising its discretionary authority under its enabling legislation.” (para. 64)

I was no such thing. I was a landowner suffering endless sleepless nights because of Encana’s many unattenuated compressors near my home. I was the subject of lies and bullying by the company and regulator. I tried to get the EUB to engage honestly and respectfully with me and others impacted in my community, to enforce the regulations and appropriately address Encana’s non-compliances. I studied Encana’s noise assessments and the regulator’s deregulation; I documented their fraudulent and outright misrepresentations. Many in my community raised concerns. When we asked Encana if there was frac’ing in our community, we were told no (two years later, I found out Encana had already by that time repeatedly fractured into our drinking water aquifers).

I was not a “litigant” at that time, so it was impossible for me to be a “vexatious” one.

Later in her judgement, Justice Abella acknowledges in fact I was not a litigant:

“Rather than seeking judicial review of the Board’s decision to stop communicating with her when she was first informed of this in November 2005, Ms. Ernst waited two years and then filed a statement of claim on December 3, 2007….” (para. 84)

It is disheartening to me that Justice Abella believes I spent two years just waiting and “chose not to” (para. 129) seek judicial review. During that time, I ran my business, tried to find legal counsel willing to help, helped hundreds of impacted citizens, and researched the frac impacts that were besieging my home and community – including the water and energy regulators covering-up that Encana had broken the law and fractured our drinking water aquifers, keeping it secret from those of us living in explosive risk in our homes.

The day I received Mr. Jim Reid’s November 24, 2005 banishment letter, I immediately sought legal advice. An Alberta lawyer sent me a copy of ERCA Section 43 and told me he would not help me, except to apologize or take the issue public. I was shocked. I have lived much of my life with our Charter of Rights and Freedoms, which I love and respect deeply. I knew then, as I know now, that my Charter rights had been violated and I had the right to seek remedy, but it took me nearly two stress-filled years to find a law firm willing to help.

It is a serious finding when a court declares a claimant to be a “vexatious litigant,” resulting in the claimant being restricted or having no further access to the courts. In my understanding, Canadian energy regulators do not have the legal authority to find and declare citizens to be “vexatious litigants,” especially when those citizens are not litigants. The fact is, in 2005 the EUB judged me a criminal, not a “vexatious litigant,” and punished me without due process and without any evidence. To this day, the regulator has never filed a motion in any court accusing me of being a “vexatious litigant.” None of the defendants in my case have.

In Justice Abella’s ruling, I have now been labelled a “vexatious litigant” attributed to the regulator, also without due process and without any evidence. I find this exceedingly shocking and thoroughly unsettling.

I note that Justices Cromwell, Karakatsanis, Wagner and Gascon do not address Justice Abella’s “vexatious litigant” statement in the ruling, but you and Justices Côté, Brown and Moldaver do:

“Our colleague Abella J. suggests that the Board, in deciding to stop communicating with Ms. Ernst, ‘in essence f[ound] her to be a vexatious litigant’ (para. 64). We see no basis for our colleague’s characterization.” (para. 172)

Thank you for acknowledging this. I respectfully ask that Justice Abella’s statements be retracted or corrected (they appear in the summary and para. 64, and were published by various media). It is extremely distressing to me that false and seriously damaging statements are made and left to stand in my Supreme Court of Canada ruling. My main concerns are that:

1) The two defendants remaining in my lawsuit may attempt to use Justice Abella’s statements against me;

2) Justice Abella’s statements could prejudice future judges against me; and

3) I continue to live with escalating harmful energy industry impacts, where the regulator – with no public interest in their mandate since 2013 – has established they are punitive towards me, and may also attempt to use Justice Abella’s statements against me.

The EUB judged and punished me without due process and without any evidence, because they were admittedly humiliated. In my seeking remedy for that, the Supreme Court of Canada has done the same, but the reason is unclear. I cannot understand why Justice Abella made such statements and why the Court published them.

Our Charter, emulated the world over, is now fractured for civil Canadians because of my loss. I expect our energy regulators will take advantage of this to enable industry’s profits and harms. I will live with that burden for the rest of my life. Must I also suffer the repercussions of being defamed in a Supreme Court of Canada ruling?

I respectfully request answers and correction in whichever way you deem fair and just.

Thank you for your time and attention to this matter.

Sincerely,

Jessica Ernst

Link: http://www.ernstversusencana.ca/jessica-ernst-open-letter-to-chief-justice-beverley-mclachlin-regarding-false-and-seriously-damaging-statements-in-justice-rosalie-abellas-ruling-ernst-vs-aer/

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Note personnelle: Même une juge de la Cour suprême du Canada peut être à côté de la track, des fois. Ci-dessus est une reproduction de la lettre ouverte adressée à l`un des juges de la Cour suprême qui a rendu un jugement dans la cause de Jessica Ernst contre Alberta Energy Regulator de l`Alberta. Jessica a senti le besoin de faire quelques mises au point.