Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Saturday, December 20, 2014

Gaspésie: les forages se poursuivent



Par: Thierry Haroun le mercredi, 17 décembre 2014



Le forage exploratoire Haldimand 4 de Pétrolia à Sandy Beach avance rondement.

Au moment de notre passage sur les lieux, la foreuse du sous-traitant, Precision Drilling, était en pleine action et avait atteint 696 mètres de profondeur. L'expert de Pétrolia, Pierre Houle, a précisé aux journalistes invités, que le forage, qui se poursuit en continue, soit 24 heures par jour avec deux équipes qui se relaient aux 12 heures, pourrait atteindre deux kilomètres.

La valeur total des équipements situés sur le chantier est estimé à plus de 20 millions de dollars. Environ 300 mètres cubes d'eau sont nécessaires pour effecteur les travaux. Vingt-cinq personne y travaillent, principalement en provenance de Calgary. Le forage qui a débuté le 26 novembre devrait être complété vers le 10 janvier prochain. Le potentiel exploitable est évalué à sept million de barils. Les retombées économiques dans la région sont évaluées à quelque 1,5 millions de dollars, a fait valoir la porte-parole de la pétrolière, Marie-Claude Costisella, en point de presse.

Lien: http://www.radiochnc.com/nouvelles/item/p%C3%A9trolia-les-travaux-se-poursuivent.html

Complément d'information:

Haldimand numéro 4 : visite du site et problème de communication

Les relations sont tendues entre Pétrolia et des membres de la presse. La compagnie avait invité les journalistes mardi à visiter le site du puits Haldimand numéro 4. Mais, une fois sur place, l'ingénieur qui est responsable du forage n'était pas autorisé à répondre aux questions des journalistes de la télévision.

Lien: http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2014/12/16/016-gaspe-haldimand-numero-quatre-petrolia-forage.shtml

Note personnelle: Les médias n'ont pas pu filmer ni questionner l'ingénieur après sa présentation d'une heure. Seule la porte-parole de la compagnie avait la permission de répondre aux médias filmés après la présentation. Il semblerait que le forage se fera horizontalement vers les puits Haldimand 1 et 2. Impossible de savoir quand commencera le pompage de la ressource.

Aussi, il faut savoir que Junex a réussi à sortir 101 barils de pétrole de son puits Galt #4 dernièrement en retirant le reflux du forage. La compagnie prévoit pomper la ressource au printemps prochain.

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The drilling is on in Gaspé

My translation of above article:

The exploratory drilling of Haldimand 4 by Petrolia at Sandy Beach is forging ahead.

On our visit on site, Precision Drilling, the sub-contractor drillers, was in full action and had reached 696 meters deep. Pierre Houle, Petrolia's expert, said to the invited journalists that the drilling is going on 24 hours a day on 12 hour shifts and could drill for 2 kilometers.

The total value of the equipment on site is estimated at 20 million dollars. About 300 cubic meters of water is needed to do this work. Twenty-five people work there and most of them come from Calgary. The drilling started November 26 and should be done by January 10. The potential production is estimated at 7 million barrels. Economic downfall in the region is estimated at about $1,5 million dollars says Marie-Claude Costisella, spokesperson of the oil company, during the media briefing.

More information:

Haldimand #4: visit on site and communication problems

Relations are tense between Petrolia and the media. The company had invited journalists Tuesday to visit the well pad of Haldimand #4. But once on site, the engineer in charge of the drilling was not authorized to answer questions from the TV journalists.

Journalists were not able to question and film the engineer after his one hour presentation. Only the spokesperson had the authorization to answer questions from the TV media after his presentation. It seems that the horizontal drilling will be done in the direction of Haldimand #1 and #2. Impossible to find out when extraction pumping will start.

Also, Junex was able to extract 101 barrels of oil while pumping out drilling fluids from its Galt #4 well recently. It plans to start pumping next spring.


Friday, December 19, 2014

It was so full I could no longer move



You were filling up my home till there was no more room left for me. I was slowly suffocating from all the things that you kept buying and bringing from elsewhere, never throwing anything away, even when it was run down, broken or useless.

Now, I am slowly taking back control of my life and of my space: slowly, I'm emptying one room after another, throwing the useless and the broken and the grime away. And slowly I can breathe again. I can find my way in my things again. Slowly, I am pushing back what you would consider useful into corners, into rooms, into spaces that I will have to deal with later.

But for now, one room after another, I am taking back what was unreachable and unenjoyable because of all the stuff that was in the way. One room after another, I am going back down to the rafters, to the subfloor, until I can finish that room till it is completely done. Completely done, easy to clean, easy to enjoy, easy to the eye.

One room after another, I am taking my life back, so I can enjoy what I have and from there, move forward.

La réalité et les faits sont têtus - c'est pour cela qu'ils finissent par s'imposer.



La réalité et les faits sont têtus. On peut les ignorer, les masquer, les décrire en les déformant, tenter de les contourner, on peut tout faire, ils restent là tels quels, indépendamment de ce qu'on tente de faire avec. Ils sont très têtus et c'est là une force absolument unique qui résiste à tout. Et qu'on peut exploiter.

Dans le dossier du gaz de schiste, dès le début (en novembre 2010 pour moi, mais d'autres étaient déjà actifs bien avant) des faits ont été perçus, de façon floue initialement, intuitivement sans doute chez des personnes clairvoyantes. J'ai alors commencé bien timidement, isolément à fouiller un peu autour de quelques réalités qui pointaient au travers du sol et qui commençaient à devenir progressivement très apparentes. Nous sommes devenus plusieurs à creuser, chacun avec ses outils, chacun avec son expertise propre. La réalité des faits autour de cette proposition d'industrie des gaz de schiste nous a guidé pour déterrer une à une plusieurs évidences.

Nous avons commencé à écrire des textes, des mémoires, des lettres aux ministres. Pas facile de réussir à emmener ces gens à voir les réalités qu'on avait déterrées, dégagées sur le terrain. Il y avait déjà beaucoup de personnes qui grenouillaient autour des gens de pouvoir pour leur montrer d'autres images; des images embellies d'où dégoulinait des dollars et des promesses de richesses. Les dirigeants pensaient n'avoir plus besoin de se déplacer pour venir s'informer sur le terrain: les lobbyistes leur commenteraient le sujet à partir de belles images. Des commissions d'études stratégiques commandaient des modélisations des phénomènes en cause; la commande des études était bien dirigée, bien stratégique justement car le lobby y était présent là aussi. On a produit des modèles qui donnait d'aussi aussi belles images que celles présentées par les lobbyistes. Ça devait donc être vrai toutes ces belles richesses qu'on pouvait avoir simplement en fracturant tout sous nos pieds.

On a continué de notre côté à déterrer, à dégager, à fouiller plus en détails les faits et la réalité. On a fait des conférences, des vidéos de vulgarisation sur cette réalité. On a persévéré sachant que les faits sont têtus; qu'il fallait certes sans cesse revenir sur eux, les rappeler les montrer tels qu'ils sont au plus grand nombre. Ce plus grand nombre est devenu vraiment très grand. On appelle ça maintenant l'acceptabilité sociale; c'est aussi une réalité. Les promoteurs pensaient pouvoir gérer celle-ci avec leurs outils usuels: les firmes de relations publiques. L'opinion publique ça se manipule et les oppositions ça se résorbe quand c'est bien géré pouvaient-ils croire. Mais cela n'a pas fonctionné comme ils l'avaient espéré; plus le temps passait, plus l'acceptabilité sociale diminuait. Les citoyens s'informaient de plus en plus et leur opposition grandissait encore plus.

Le marketing, ça marche mieux avec des boites de lessives qu'avec des tentatives de lessiver les cerveaux. L'industrie se payait comme beaux parleurs des personnalités; pas des experts si on en juge par ce qu'ils racontaient comme balivernes. C'était ce que la stratégie marketing avait conseillé: payer des personnalités prestigieuses pour détourner l'attention des faits. Talisman Energy de Calgary, le plus gros joueur s'était même payé un ancien premier ministre. La stratégie marketing a du être changée à quelques reprises vu ses insuccès manifestes.

Puis sous la pression populaire, sous la nécessité devenue incontournable, le gouvernement a confié au BAPE le soin de vider la question. Les citoyens et les experts indépendants ont alors enfin pu présenter les faits tels qu'ils les ont vécus, trouvés, déterrés. Les commissaires du BAPE ont consigné ces faits dans un rapport qui traite à la fois des études et visions des promoteurs (rapports gouvernementaux et mémoires de l'industrie) ainsi que des mémoires apportés par les opposants. En tranchant entre ces deux positions, les commissaires du BAPE ont fait un remarquable travail qui a permis enfin de nommer, décrire, analyser les faits perçus initialement il y a quatre ans.

Heureusement que les faits ont été têtus, qu'ils soient demeurés indestructibles. Plusieurs mensonges ne résistent jamais devant une vérité quand ils sont enfin placés côte-à-côte.

Merci au BAPE pour ce merveilleux cadeau de Noël.

Merci à tous ceux qui ont travaillé sans jamais douter de ce simple adage: "les faits sont têtus - il suffit d'y tenir et de les ramener sans cesse en avant-plan".

Signé: Marc Durand, Doct-ing en géologie appliquée et géotechnique

Lien: http://rochemere.blogspot.ca/2014/12/la-realite-et-les-faits-sont-tetus-cest.html

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Reality and facts are stubborn: that is why they always come through.

This is my translation of above opinion piece:

Reality and facts are stubborn. We can ignore them, mask them, describe them while deforming them, try to avoid them, we can do all that, but they remain there, as they were, no matter what we try to do with them. They are very stubborn, and that is an absolute unique force that resists everything. And that we can use.

In the shale gas file, ever since the beginning (that is November 2010 for me, but others where very much active much earlier than that) facts were observed, vaguely at first, intuitively no doubt by clairvoyant persons. That is when I slowly started, all by myself, to dig around a bit everywhere around a few realities that pocked through the ground and were starting to become progressively more and more apparent. We had become many to dig up, each with our own tools, each one of us with our own expertise. The reality of facts of this shale gas industry's proposition guided us to dig up one by one many evident facts.

We started to write some texts, papers, letters to the ministers. Not easy to bring these people to see the reality we had succeeded to dig up, cleared up on site. There were already a lot of people who moved around persons in power to show them other pictures: spruced up pictures from which money dripped with promises of more wealth. People in power thought they did not need to go out on site to get information any more: lobbyists would bring them reality with nice pictures. Commissions of strategic studies ordered models of phenomenas; the order of studies was well directed, strategically also because the lobby was also there. Models were produced that also gave nice pictures, as nice as those given by the lobbyists. They concluded it must all be true, all this wealth that would come simply by fracking under our feet.

As for us, we continued to dig up, dig out, rummage through to get more details of facts and reality. We did conferences, videos to make this reality more people friendly. We persevered, knowing that facts are stubborn; knowing that we had to return again and again to facts, to recall them, to show them like they really are to as much people as possible. This greater number has really become very big. Now, we call it social license, social acceptability; that is also a reality. Promoters thought they could manage this with their usual tools: public relations firms. Public opinion can be manipulated, and opposition can be curbed when it is well managed, or so they thought. But it did not work like they hoped it would; as time went by, social acceptability was going down. Citizens were more and more informed, and their opposition kept growing.

Marketing works better with laundry soap than with brain washing. The industry paid nice talking personalities; not experts judging by the unbelievable stuff they kept repeating. That is what the marketing strategy had advised them: pay well-known personalities to distract their attention from the facts. Talisman Energy from Calgary, the biggest player, had even bought itself an ex-PM. The marketing strategy had to be changed a few times because of obvious and many failures.

Then, under popular pressure, under the necessity that became unavoidable, the government gave the BAPE the job of digging up the question. The citizens and the independent experts then finally were able to present the facts as they lived them, as they found them, as they dug them up. The BAPE commissioners put down those facts in a report that covers the studies as well as the vision of the promoters (government reports and industry papers) as well as the papers presented by the opposition. By ruling between these two positions, the BAPE commissioners did a remarkable job that allowed, at last, to describe, to analyse the perceived facts of four years ago initially.

Thankfully, facts have been stubborn, and have remained indestructible. Many lies never resist confronted with the truth when they are put side by side.

Thank you, the BAPE, for this marvellous Christmas gift.

Thank you, all of you that worked without never doubting this simple saying: "facts are stubborn - just hold on to them and forever bring them up front".`

Signed: Marc Durand, Doctor-Engineer in Applied Geology and geo-technique

Thursday, December 18, 2014

Ma chronologie sur la mobilisation contre le gaz de schiste au Québec



Encore une fois, je crois qu'une petite mise au point est nécessaire.

C'est sûr que vers la fin de l'an 2009, seule, je n'aurais pas pu faire retentir la sonnette d'alarme et me faire entendre pour prévenir le Québec des effets néfastes de la fracturation hydraulique: l'AQLPA, avec son communiqué de presse de septembre 2009, entrait officiellement dans la bataille (et non pas en 2008).

Tout le long de l'an 2008, je voyais des reportages et des luttes citoyennes aux États-Unis qui laissaient voir un désastre déjà bien enclenché. J'ai vite compris, après avoir passé au peigne fin les articles, les rapports et les sites Web des groupes environnementaux de langue francophone, que je devais faire une analyse brève, mais qui couvrait les problèmes principaux du fracking, et je devais le faire avec une documentation irréprochable pour qu'on ne m'accuse pas d'émotivité. Un de mes problèmes était que je ne trouvais pas de traduction officielle pour "hydraulic fracturing", ni pour "fracking". J'ai pris une chance avec "fracturation hydraulique".

Une fois mon analyse rédigée, j'ai profité de l'expérience et des talents éditoriaux de la journaliste Denise Proulx qui a peaufiné mon texte et l'a publié sur son site GaïaPresse le 10 février 2009.

Lien: http://gaiapresse.ca/analyses/que-savons-nous-de-la-fracturation-hydraulique-88.html

Avec quelques changements mineurs, mon analyse a aussi été publiée dans le livre virtuel de MCN21 (Maître Chez Nous) en mars 2009, un collectif colligé grâce au travail, entre autres, de Daniel Breton et Kim Cornelissen.

Bientôt, un groupe de citoyens de Saint-Marc-sur-Richelieu entrait dans la danse, et nous a nourri avec d'excellentes documentations que j'aidais à étoffer avec d'autres recherchistes.

Lien: http://mobilisationgazdeschiste.blogspot.ca/

Un résumé de mes démarches se trouve aussi sur une autre entrée de blog ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2010/04/danger-gaz-de-schiste.html

D'autres étapes remarquables de mon cheminement sont le lancement de mon blog en décembre 2009, grâce auquel j'ai pu traduire et faire connaître des études et des rapports sur le gaz de schiste et la fracturation hydraulique.

Cherchant des photos pour illustrer mes entrées de blog, j'ai trouvé l'excellent travail de Will Koop en Colombie-Britannique. Après avoir traduit en français certains de ses textes, j'ai entré en communication avec lui pour avoir la permission de reproduire des photos qu'il avait prises dans les champs d'exploitation du nord-est de sa province. Constatant le sérieux de mon travail, il m'accorda la permission d'utiliser son travail, et me demanda de traduire certains de ses textes.

Lien: http://www.bctwa.org/FrackingBC.html

C'est Will Koop qui me mit en contact avec Jessica Ernst, qui cherchait un bénévole de confiance pour traduire ses communiqués de presse en français.

Lien: http://www.ernstversusencana.ca/

The rest, as they say, is history...

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My timeline of shale gas in French Quebec

I think that it's time once more for me to clear things up.

It is obvious that near the end of 2009, I could not have sounded the alarm and made myself heard by the people in my province to warn them about the risks of fracking all by myself: the environmental group AQLPA, with its press release in September 2009, officially joined the fray (and not in 2008).

All through 2008, I picked up a few articles and Websites in the US that clearly showed the controversial practice was disastrous. And I quickly found out after going through French media, reports and Websites of French-speaking environmental groups, that I had to whip up a clear, short but very accurate summary of the problems of fracking in French, back it up with irreproachable references, and make it known at large, fast!

One of my problems is that I could not find an official French translation for "hydraulic fracturing", never mind the kinky term "fracking"! I just went ahead with "fracturation hydraulique", and it stuck. At the time, the French media was still stuck in the debate of the options between "shale" or "schiste". The method used to extract fossil fuels out of bedrock was ignored completely at the time in my mostly French speaking province of Quebec.

All through the winter of 2008-2009, even through the Christmas holidays, I worked on my analysis of the file with the help of the talented environmental independent journalist Denise Proulx who was launching a Website on French environmental news called GaïaPresse. She polished my text and finally published it on February 10 2009 on her site.

Link: http://gaiapresse.ca/analyses/que-savons-nous-de-la-fracturation-hydraulique-88.html

After a few minor changes, my analysis was also published in the virtual book published by an alternative energy-environmental group called MCN21 in March 2009, a collective put together mostly by Daniel Breton and Kim Cornelissen, two well known people in the environmental arena.

Soon, a group of citizens of Saint-Marc-sur-Richelieu, people I had proudly battled alongside with to fight industrial pigfarms in the past. These dedicated citizens provided us with excellent documentation on line that I gladly fed more info as it came along, some of which I translated in French to ease their work, along with other volunteer researchers.

Link: http://mobilisationgazdeschiste.blogspot.ca/

I've also documented some of my work about this time in another blog entry here: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2010/04/danger-gaz-de-schiste.html

Other remarkable events in my timeline would be the launching of my blog in December 2009, something I did to help me spread the information around in both French and English by translating and featuring studies and reports on shale gas and fracking.

Beleiving in the power of photographs to make my blog entries more palatable, after searching the Web far and wide, I came across the excellent work of Will Koop in B.-C. After I translated in French some of his work, I emailed him to get his OK to use some of the photographs he took over the shale field in northern B.-C.. He agreed, let me use his photos and asked me to do a few translations in return.

Link: http://www.bctwa.org/FrackingBC.html

Will Koop is the one that connected me with Jessica Ernst who was looking for a reliable volunteer to translate some of her press releases to be posted on her own Website.

Link: http://www.ernstversusencana.ca/

The rest, as they say, is history...

Wednesday, December 17, 2014

Gaz de schiste: Un rapport implacable



Les avantages pour le Québec ne sont pas démontrés, selon le BAPE

Article publié dans Le Devoir le 16 décembre 2014 |Alexandre Shields

S’il laisse l’industrie du gaz de schiste s’implanter ici, le Québec s’exposera à de sérieux risques pour la santé des citoyens, l’environnement et même l’économie, constate le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Tout cela alors que les bénéfices de la filière fossile ne sont pas démontrés et que l’acceptabilité sociale n’est pas au rendez-vous.

Le rapport publié lundi conclut que les avantages tant vantés par le lobby gazier apparaissent pour le moins incertains, pour ne pas dire improbables. C’est d’ailleurs ce qui a fait dire aux groupes environnementaux que ce document de 500 pages constitue le dernier clou dans le cercueil d’une industrie très controversée au Québec.

Les commissaires du BAPE insistent ainsi sur « l’ampleur des impacts potentiels associés aux activités de l’industrie du gaz de schiste dans un milieu aussi peuplé et aussi sensible que les basses-terres du Saint-Laurent ».

La liste des impacts redoutés pour les communautés qui devraient vivre dans les secteurs exploités est d’ailleurs longue : « détérioration de la qualité de l’air, augmentation du bruit, de la circulation routière et de la pollution lumineuse, diminution de la valeur des propriétés situées à proximité des plateformes de forage, impacts sur les paysages, risques d’accidents technologiques, impacts sociaux et impacts sur la santé ».

Les activités de l’industrie pourraient également entraîner des conséquences sur la qualité de l’environnement, « en particulier sur la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines, sur les aires protégées et les milieux humides, et entraîner la fragmentation des milieux forestiers ».

Le BAPE constate du même coup qu’on connaît mal le sous-sol des zones où seraient forés les puits gaziers. Or, ces connaissances sont essentielles pour évaluer « d’éventuelles voies de migration des contaminants vers les aquifères ». Quant aux sources d’eaux de surface, elles pourraient subir des ponctions susceptibles de menacer leur intégrité.

Gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées aux activités de l’industrie alourdiraient en outre le bilan québécois. En cas de développement majeur, on évoque une hausse de 23,2 % des émissions de GES du Québec. Les fuites de méthane survenant après la fermeture des puits seraient particulièrement problématiques, selon le BAPE. « Elles pourraient contribuer de façon importante à l’émission de GES dans la mesure où seulement 15 % à 20 % du gaz aurait été extrait à la fermeture du puits. »

Qui plus est, les commissaires ont constaté que l’industrie n’a toujours pas démontré sa capacité à assurer l’intégrité à long terme des puits forés. Cette réalité vaut aussi pour les autorités gouvernementales. Dans le cas du Québec, 20 des 31 puits de gaz de schiste forés au cours des dernières ont laissé fuir du méthane, un GES beaucoup plus puissant que le CO2.

La situation pourrait devenir sérieuse en cas de développement commercial majeur. Les contribuables risqueraient un jour d’être obligés d’assumer les coûts du « passif environnemental » que représenteront les puits orphelins. Or, ceux-ci pourraient s’avérer nombreux. Selon les scénarios évoqués, entre 1000 et 9000 puits de gaz de schiste pourraient être forés sur une période de 10 à 20 ans.

Non rentable

À plus court terme, « la présence des activités d’exploration pourrait entraîner des effets négatifs sur certains secteurs économiques des régions d’accueil, tels que les secteurs agricole, touristique et agrotouristique ».

Pire, l’industrie s’avérerait tout simplement non rentable pour le Québec. « Avec les prix du gaz naturel actuels et projetés, les redevances et les autres avantages financiers perçus par le Québec seraient insuffisants pour compenser les coûts et les externalités pour la société et l’environnement ou pour assurer la rentabilité de l’industrie », analyse le BAPE.

Même si le prix du gaz atteignait un niveau permettant d’assurer la rentabilité de l’industrie, « il n’est pas démontré que l’exploitation du gaz de schiste serait avantageuse pour le Québec en raison de l’ampleur des coûts et des externalités potentiels par rapport aux redevances qui seraient perçues par le gouvernement ». Quant au gaz produit, il serait destiné en bonne partie à l’exportation.

Au-delà des constats sévères sur les impacts potentiels pour la santé humaine, l’environnement et les finances publiques, le rapport répète aussi que l’acceptabilité sociale est « loin d’être acquise ». Le « manque de transparence » des gazières serait notamment en cause, de même que la « perte de confiance » envers les autorités gouvernementales.

Ce sont les libéraux qui ont accordé la quasi-totalité des permis d’exploration dans la vallée du Saint-Laurent, et ce, entre 2006 et 2010. L’industrie s’est alors lancée dans des projets d’exploration, et ce, avant même la tenue d’une évaluation environnementale. Devant le tollé, le gouvernement Charest a finalement mandaté le BAPE en 2010, puis commandé une évaluation environnementale stratégique (EES) en 2011. Les péquistes ont ensuite mandaté de nouveau le BAPE, dont le rapport a été publié lundi.

Entre-temps, l’industrie gazière n’a pas renoncé à ses droits d’exploration au Québec. La plus récente version de la carte présentant les permis d’exploration détenus dans le sud du Québec montre que l’essentiel des permis d’exploration qui étaient en place en 2010 sont toujours actifs.

Un total de 12 entreprises contrôlent des permis couvrant de larges pans de cette vaste région. Les principaux détenteurs sont la québécoise Junex, mais aussi les albertaines Talisman Energy et Molopo Canada. La rive sud du Saint-Laurent est ainsi largement couverte par des permis, essentiellement en Montérégie, dans le Centre-du-Québec et en Estrie. Même chose tout le long de la rive nord, entre Montréal et l’île d’Orléans. La superficie totale couverte dans les basses terres avoisine les 25 000 km2.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/426849/gaz-de-schiste-un-rapport-implacable

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Shale gas: an implacable report

The advantages for Quebec have not been proven says the BAPE

My translation of article written by Alexandre Shields published in Le Devoir December 16 2014

If Quebec lets the shale gas industry develop here, the province will expose itself to serious risks for the health of its citizens, the environment and even its economy, observes the provincial environmental public hearings body called a BAPE. All this while the benefits of the fossil fuel file have not been proven and social license is lacking.

The report made public Monday comes to the conclusion that the advantages so boasted by the gas lobby seem to be uncertain to say the least, and possibly even improbable. This is why environmental groups say that the 500 page document is the last nail in the controversial industry's coffin in Quebec.

The BAPE's commissioners insist on "the amplitude of the potential impacts associated with shale gas industry activities in such a populated area and so delicate like the St. Lawrence Lowlands".

The list of dreaded impacts for the communities that would live within the exploited sectors is very long: "deterioration of air quality, more noise, more traffic circulation, more light pollution, lower property value near drilling pads, impacts on the landscape, risk of technological accidents, social impacts and impacts on health".

Industry activities could also bring consequences to the quality of the environment, "particularly on surface water quality and groundwater, on protected areas and wetlands, and bring fragmentation to wooded areas".

The BAPE also observes that we are lacking in our knowledge about the zones where the gas wells would be drilled. This knowledge is essential to assess "eventual migration passages of contaminants towards aquifers". As for surface water sources, they could be drained enough to threaten their integrity.

Greenhouse gases.

Greenhouse gases emissions that come with industry activities would add to the Quebec record. In the case of major development, an increase of 23,3% of greenhouse gases are suggested for Quebec. Methane leaks that come after the closing of wells would be particularly problematic, mentions the BAPE. "They could greatly contribute to the greenhouse gases emissions, especially that only 15% to 20% of the gas would have been extracted at the time of closing the well."

Plus, the commissioners have observed that the industry still has not proven its capacity to insure the integrity of the drilled wells on the long term. This reality also applies to the government authorities. In Quebec, 20 of the 31 shale gas wells drilled in the past years have let methane leak out, a greenhouse gas much more damaging than CO2.

The situation could become serious in the case of major commercial development. Taxpayers would risk one day of having to bear the costs of the "environmental liabilities" the abandoned wells would become. Their numbers could climb quickly. Depending on different scenarios, between 1,000 and 9,000 shale gas wells could be drilled on a time frame of between 10 to 20 years.

Not profitable

On the short term, "the presence of exploration activities could incur negative effects on certain economic sectors within the region affected, like agriculture, tourism and agrotourism".

Even worse, the industry would simply be non profitable for Quebec. "With present and projected natural gas prices, royalties and other financial benefits collected by Quebec would be insufficient to compensate the costs and externalities for society and the environment or to insure the cost-effectiveness of the industry", reads the BAPE report.

Even if the price of gas would get to the point where it would insure the profitability of the industry, "it has not been proven that the exploitation of shale gas would be advantageous for Quebec because of the amplitude of the costs and potential externalities compared to the royalties that would be collected by the government". As for the gas extracted, it would be for export for the most part.

On top of the harsh conclusions on the potential impacts for human health, the environment and public finances, the report also repeats that social license is far from being attained. The "lack of transparency" of the gas industry would be partly to blame, and also the "lost of confidence" towards governmental authorities.

The Liberals have almost accepted all the exploration permits requested in the St. Lawrence Valley between 2006 and 2010. The industry then sent out to exploration projects even before an environmental assessment. Because of public outcry, the Charest government finally mandated a BAPE in 2010, then launched a Strategic Environmental Assessment (EES) in 2011. The PQ party then mandated a new BAPE, of which the report was published Monday.

In the meantime, the gas industry did not give up its exploration rights in Quebec. The most recent version of the map showing exploration permits in the southern part of Quebec shows that most of the exploration permits that were active in 2010 still are.

A total of 12 companies control the permits covering large tracts of this vast region. The principal holders are the Quebec company Junex, and also Alberta companies Talisman Energy and Molopo Canada. The St. Lawrence southshore is thus mostly covered by permits, mostly in the Montérégie, the Centre-du-Quebec and Eastern Townships. The same goes for the north shore between Montreal and the Island of Orléans. The total surface in the Lowlands is near 25,000 square kilometers.

Tuesday, December 16, 2014

Victoire collective contre le gaz de schiste

Photo of the author taken by François Pesant of Le Devoir

Texte de Dominic Champagne publié dans Le Devoir le 16 décembre 2014

Ce n’est pas tous les jours qu’on a des raisons de se réjouir autant !


Je suis en feu ! Je jubile ! Après quatre ans, quatre ans de labeur intense ! J’ai envie de vous embrasser tous et toutes autant que vous êtes ! C’est une victoire collective immense ! Pour des milliers d’hommes et de femmes qui se sont reconnus, retrouvés, qui se sont battus, qui ont poussé à la roue, avec angoisse et détermination !

Une victoire de la conscience collective, de la société civile, de l’éveil démocratique, de l’exigence écologique et de cette institution extraordinaire qu’est le BAPE, dont on espérait tant qu’elle ne serait pas pervertie par les jeux d’influence.

Il faut croire en nous-mêmes ! Croire en notre exigence et en notre potentiel. Croire en notre droit de refuser ce qui va à l’encontre de l’intérêt public. Et maintenant, tous en choeur, marcher vers l’avenir, vers la si nécessaire transition à laquelle nous sommes conviés ! Exiger que le Québec se dote d’un plan crédible de transition. Qui puisse enrichir la collectivité et la qualité de la vie !

Yes we can ! Merci, bravo à tous ceux et celles qui ont été là, qui sont là, qui seront là. Parce qu’on le sait, l’industrie n’a pas dit son dernier mot. Mais on ne va pas bouder notre plaisir. Voici les dernières lignes du rapport, sans équivoque : « En conclusion, en raison de l’ampleur des impacts potentiels associés aux activités de l’industrie du gaz de schiste dans un milieu aussi peuplé et aussi sensible que les basses-terres du Saint-Laurent, en raison également des incertitudes qui subsistent quant aux impacts potentiels sur la qualité de l’eau des aquifères et à la capacité de l’industrie de préserver l’intégrité des puits à très long terme, la commission d’enquête est d’avis qu’il n’est pas démontré que l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans les basses-terres du Saint-Laurent avec la technique de fracturation hydraulique, serait avantageuse pour le Québec. »

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Collective victory against shale gas

My translation of Dominic Champagne's reaction to the report of the latest BAPE on shale gas in Quebec.

It is not every day that we have reasons to rejoice so much!

I'm on fire! I'm jubilant! After four years, four years of hard work! I want to kiss you all right now! This is a great collective victory! For thousands of men and women that have found themselves, recognized themselves, that have fought, that have put their shoulder to the grind, in anguish and with determination!

A victory for the collective conscience, for civil society, for a democratic awakening, for an ecological requirement and this extraordinary institution called a BAPE, of which we were hoping so much that it would not be perverted by power games.

We have to believe in ourselves! Believe in our requirements and our potential. Believe in our right to refuse that which goes against public interest. And now, all together, marching forward, towards the necessary transition we have all invited ourselves to! Demand that Quebec gives itself a credible transition plan. One that could enrich the collectivity and the quality of life!

Yes we can! Thank you and bravo to all of you that were there, that are there, that will be there. Because, as we all know, the industry has not had it's last word. But we shall not deny ourselves the pleasure of victory. Here are the last lines of the report that are very clear: "In conclusion, because of the magnitude of the potential impacts associated with the activities of the shale gas industry in such a populated area and so sensitive like the St. Lawrence Lowlands, also because of the uncertainties that remain regarding the potential impacts on groundwater quality and the capacity of the industry to preserve the integrity of the wells on the very long term, the inquiry commission is of the opinion that it has not been shown that the exploration and the exploitation of shale gas in the St. Lawrence Lowlands using the hydraulic fracturing technique, would be advantageous for Quebec."

Monday, December 15, 2014

Gaz de schiste: pas d’avantages pour le Québec, juge le BAPE


Article publié dans Le Devoir le 15 décembre 2014 12h28 |Alexandre Shields

Malgré ce que répète le lobby du gaz de schiste, rien ne prouve que le développement de cette industrie serait avantageux pour le Québec. L’acceptabilité sociale n’est pas non plus au rendez-vous, conclut le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans son rapport rendu public lundi matin.

« La commission a constaté qu’il n’était pas démontré que l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans les basses-terres du Saint-Laurent, avec la technique de fracturation hydraulique, serait avantageuse pour le Québec en raison de l’ampleur des coûts et des externalités potentiels par rapport aux redevances qui seraient perçues par le Québec », souligne ainsi le BAPE.

L’organisme constate également que le cadre législatif actuel n’est absolument pas adapté à l’exploration et à l’exploitation des énergies fossiles. « Si l’industrie devait prendre son essor au Québec, ce ne serait pas avant qu’un encadrement législatif et réglementaire adapté, associant les instances locales et régionales, soit adopté. Son application rigoureuse et transparente devrait répondre aux nombreuses exigences que poseraient l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste sur le territoire. »

Le BAPE estime qu’il existe des « lacunes » dans les connaissances des fractures naturelles du sous-sol, ce qui empêche de déterminer s’il serait possible que les nappes phréatiques soient contaminées par l’industrie du gaz de schiste.

Le gouvernement devrait en outre acquérir davantage d’information sur les cours d’eau des basses-terres du Saint-Laurent, qui risquent de subir des pressions importantes en cas de prélèvements d’eau par les gazières pour répondre à leurs besoins.

L’acceptabilité sociale, un prérequis

Point majeur, le BAPE souligne que l’acceptabilité sociale n’est tout simplement pas au rendez-vous. « Le rétablissement du lien de confiance entre les citoyens, l’industrie et les instances gouvernementales est un prérequis incontournable à l’acceptabilité sociale de ces activités sur le territoire », explique l’organisme.

Le ministre des Ressources naturelles et de l’Énergie, Pierre Arcand, a lui-même admis la semaine dernière que l’acceptabilité sociale n’est pas acquise au Québec pour le retour des foreuses des gazières. Au nom du regroupement Vigilance hydrocarbures, Québec solidaire a déposé en novembre, à l’Assemblée nationale, 34 000 formulaires signés par des citoyens de la vallée du Saint-Laurent qui s’opposent à la présence de l’industrie du gaz de schiste. Cela porte à 66 000 le nombre de refus formels dans le sud de la province.

Le mois dernier, le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Michael Binnion, a toutefois affirmé que les Québécois pourraient se montrer plus ouverts à l’implantation de tours de forage entre Québec et Montréal. « En 2010, les gens ne comprenaient pas les problèmes énergétiques du Québec. Mais maintenant, ils comprennent qu’il y a un problème avec l’approvisionnement en pétrole et l’approvisionnement sécuritaire en gaz », a-t-il fait valoir dans le cadre de l’assemblée annuelle de l’organisation. Peut-être que les Québécois ne sont pas prêts à accepter l’exploitation du gaz de schiste, a-t-il néanmoins ajouté, mais « c’est plus près qu’en 2010 ».

Permis actifs

La plus récente version de la carte présentant les permis d’exploration détenus dans le sud du Québec montre par ailleurs que l’essentiel des permis d’exploration qui étaient en place en 2010 sont toujours actifs.

Un total de 12 entreprises contrôlent des permis couvrant de larges pans de cette vaste région. Les principaux détenteurs sont la québécoise Junex, mais aussi les albertaines Talisman Energy et Molopo Canada. La rive sud du Saint-Laurent est ainsi largement couverte par des permis, essentiellement en Montérégie, dans le Centre-du-Québec et en Estrie. Même chose tout le long de la rive nord, entre Montréal et l’île d’Orléans. La superficie totale couverte dans les basses terres avoisine les 25 000 km2.

Mais tout le développement de cette industrie est stoppé depuis 2010, alors que le gouvernement libéral avait mandaté le BAPE pour étudier cette industrie controversée. Une évaluation environnementale stratégique (EES) menée à la suite de ce premier BAPE a souligné, dans un rapport rendu public en février, de nombreux risques environnementaux liés au gaz de schiste.

Le rapport de l’EES précise ainsi que « toute exploration et exploitation du gaz de schiste au Québec feront augmenter le bilan des gaz à effet de serre ». Cette industrie « pourrait avoir un impact important sur la qualité de l’air à l’échelle locale et à l’échelle régionale dans les sous-régions à haute densité d’implantation ».

L’EES constate aussi que les volumes d’eaux usées à traiter pourraient devenir trop importants pour les capacités de traitement actuelles. Qui plus est, les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux « n’ont pas été conçus pour traiter les eaux de reflux ». Selon les scénarios évoqués par l’EES, entre 1000 et 9000 puits de gaz de schiste pourraient être forés sur une période de 10 à 20 ans. Cela signifie un rythme annuel de 349 à 2101 puits.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/426764/gaz-de-schiste-pas-d-avantages-pour-le-quebec-juge-le-bape

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Shale gas has no benefits for Quebec says the BAPE

My translation of above article.

No matter what the shale gas lobbyists say, nothing proves that the development of this industry would be to the advantage of Quebec. There is no social acceptability either, arrives at the conclusion the report of the provincial environmental public hearings body (BAPE) made public Monday morning.

"The commission observed that it was not sufficiently demonstrated that the exploration and the exploitation of shale gas in the St. Lawrence Lowlands with the hydraulic fracturing technique would be advantageous for Quebec because of the great costs and potential externalities compared to the royalties that would be collected by Quebec", mentions the BAPE.

The group also observed that the actual legislative oversight is absolutely not adapted to the exploration and exploitation of fossil fuels. "If the industry would come to flourish in Quebec, it would not be before an adapted legislative and regulatory framework, linking local and regional authorities, be adopted. Its rigorous and transparent application should then answer to the many requirements made necessary by the exploration and exploitation of shale gas in the territory."

The BAPE maintains that there are "shortcomings" in our knowledge of underground natural fractures which would prevent us from determining if it would be possible that groundwater be contaminated by the shale gas industry.

The government should also get more information on the watercourses in the St. Lawrence Lowlands that risk being under heavy pressure in case of water withdrawal by the gas industry to get the water they need.

Social acceptability: a prerequisite

A major point, the BAPE stresses that there is simply no social acceptability. "Restoring confidence between citizens, the industry and government authorities is an indispensable prerequisite to social acceptability of these activities in the territory", explains the group.

The Natural Resources and Energy Minister Pierre Arcand, had himself admitted last week that social acceptability is not acquired in Quebec for the return of gas drilling. In the name of the group Vigilance hydrocarbures, Québec solidaire had presented to the National Assembly in November, 34,000 signed letters by citizens of the St. Lawrence Valley opposed to the presence of the shale gas industry. That would bring the number of formal refusals to 66,000 in the southern part of the province.

Last month, Michael Binnion, the president of the Quebec Oil and Gas Association, had said that the people of Quebec could prove to be more open to the development of drilling derricks between Quebec City and Montreal. "In 2010, the people did not understand the energy problems of Quebec. But now, they understand that there is a problem in the supply of oil and the secure supply of gas" he said at the annual meeting of the Association. Maybe that the people of Quebec are not ready to accept shale gass exploitation, he added, but "it is better than in 2010".

Active permits

The most recent version of the map showing the exploration permits in the southern part of Quebec shows that most of the exploration permits that were there in 2010 are still active.

A total of 12 companies control the permits covering large sections of this vast region. The principal holders are the Quebec company Junex, but also from Alberta, there are Talisman Energy and Molopo Canada. The southshore of the St. Lawrence is mostly covered by permits, mostly in the Montérégie region, in the Centre-du-Quebec and in the Eastern Townships. The same for the northshore between Montreal and the Island of Orleans. The total surface covered in the Lowlands is near 25,000 square km.

But all development of this industry is stopped since 2010, when the Liberal government had given the BAPE a mandate to study this controversial industry. A Strategic Environmental Assessment (EES) done after this first BAPE mentioned in a report made public in February, the many environmental risks that come with shale gas.

The EES report read "All exploration and exploitation of shale gas in Quebec will raise the greenhouse gases numbers". This industry "could have an important impact on the air quality on a local scale and on a regional scale in the sub-regions where there would be heavy development".

The EES also concluded that the great volumes of wastewater to be treated could become too much for the present treatment capacity. Plus, municipal installations to treat wastewater "have not been made to treat flowback waters". As per the scenarios brought up by the EES, between 1,000 and 9,000 shale gas wells could be drilled over a period of 10 to 20 years. That would mean a range of between 349 to 2101 wells per year.