Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, May 23, 2013

Agriculture - des pesticides omniprésents dans les rivières


"Rivières de zones agricoles: des pesticides «omniprésents»

Les pesticides «sont encore omniprésents» dans les rivières de zones agricoles du Québec, selon un bilan du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Jusqu'à une vingtaine de pesticides différents ont été détectés, dans des concentrations régulièrement nocives pour la vie aquatique.

Malgré des années de sensibilisation au problème, «on ne peut donc pas parler de véritables gains environnementaux au regard de la contamination des cours d'eau par les pesticides», reconnaît le rapport.

Plus de 1800 échantillons ont été prélevés de 2008 à 2010, dans quatre rivières entourées de champs de maïs et de soya - les cultures qui nécessitent la plus grande quantité de pesticides. Il s'agit des rivières Chibouet, des Hurons, Saint-Régis et Saint-Zéphirin, en Montérégie et dans le Centre-du-Québec.

Les résultats sont plus limpides que l'eau des rivières: l'herbicide S-métolachlore a été détecté dans 99% des échantillons, l'atrazine dans 97%, le glyphosate dans 86%, etc. «On assiste à une diversification des pesticides détectés», a indiqué hier à La Presse Isabelle Giroux, responsable du suivi des pesticides au MDDEP.

Phénomène lié à l'accroissement des cultures génétiquement modifiées tolérantes au Roundup, «la présence et les concentrations de glyphosate continuent d'augmenter», indique le MDDEP. Une hausse significative des concentrations médianes d'herbicide imazéthapyr est aussi notée, sûrement liée à l'expansion des superficies de soya.

Seuil maximal dépassé

Fait préoccupant, «il y a des dépassements des critères de qualité de l'eau de 4% à 25% du temps au cours de l'été, selon la rivière et l'année», a dit Mme Giroux. Cela signifie que chaque été, le seuil à partir duquel les pesticides causent des effets indésirables aux espèces aquatiques est franchi plus d'une fois, dans les quatre rivières étudiées.

Pire exemple, les concentrations d'atrazine atteignent jusqu'à cinq fois la valeur tolérée. D'autres dépassements des critères de toxicité aiguë sont aussi notés, «ce qui implique que des mortalités peuvent survenir chez des espèces sensibles», rapporte le bilan.

Même l'irrigation des cultures avec l'eau de ces rivières est à proscrire. Les taux d'herbicide dicamba dépassent, par exemple, les critères établis pour l'irrigation dans 60% à 95% des échantillons des rivières Saint-Régis et des Hurons.

Réduire les risques

Rare bonne nouvelle, une tendance à la baisse des concentrations médianes d'atrazine, de S-métolachlore et de dicamba a été relevée. Il faut dire que depuis 2007, «les agriculteurs doivent réussir un examen pour avoir le droit d'acheter et d'utiliser des pesticides», a indiqué Sylvain Dion, chef du bureau des pesticides au MDDEP.

Prochain objectif: une réduction de 25% des risques associés à l'utilisation des pesticides en agriculture d'ici 2020, selon la cible fixée par la Stratégie phytosanitaire québécoise en agriculture."

Reportage de Marie Allard publié dans cyberpresse.ca ici: http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201305/14/01-4650916-rivieres-de-zones-agricoles-des-pesticides-omnipresents.php
Photo: Le Devoir

My translation of an article published in La Presse

Rivers draining Farming regions count pervasive pesticides

Pesticides are still omnipresent in the rivers draining agricultural regions of Quebec reports a study from the Environment Ministry. Up to about twenty different pesticides were detected in concentrations usually dangerous for aquatic life.

Even after years of awareness campaigns about the problem, "we can't say there has been environmental progress when it comes to watercourse contamination by pesticides" says the report.

More than 1800 specimens were taken between 2008 and 2010 in 4 rivers surrounded by corn and soy fields, crops that need the most pesticides. The rivers are Chibouet, des Hurons (personal note: tributary of the Richelieu), Saint-Régis an Saint-Zéphirin, all in the Montérégie region and Centre-du-Québec.

The results are clearer than the water in these rivers: S-metolachlorine, an herbicide, was detected in 99% of the samples, atrazine in 97%, glyphosate in 86%, etc. "We are seeing a diversification of detectable pesticides" said Isabelle Giroux, in charge of monitoring pesticides for the Environment Ministry, in an interview with La Presse.

A phenomenon associated with the increasing GM crops that tolerate Roundup, "the presence and the concentrations of glyphosate continue to rise," says the ministry. A significant rise of median concentrations of the herbicide imazethapyr is also observed, certainly associated with the increasing soy surfaces cultivated.

Over the maximum threshold

Worrisome fact is "the standards for water quality are not respected from between 4% to 25% of the time during summer season, depending on the river and the year" says Ms Giroux. That means that each summer, the accepted standard to prevent undesirable effects on aquatic species is exceeded more than once in the four rivers studied.

The worse example, atrazine concentrations go up to 5 times the tolerated limit. Other times when the standards for high toxicity are exceeded have also been observed, "which would mean that some mortality could be happening for sensitive species", says the report.

Even crop irrigation with river water is banned. The rate of the herbicide dicamba exceed, for example, the standards for irrigation in 60% to 95% of the samples taken in the Saint-Régis and des Hurons rivers.

Reducing the risks

Some good news: a lowering of the median concentrations of atrazine, of S-metolachlorine and of dicamba came out of the study. One must recall that since 2007, "farmers must pass a test to have the right to buy and use pesticides", says Sylvain Dion, head of the pesticide office at the ministry.

The next goal will be a reduction of 25% of the risks linked to the use of pesticides in agriculture before 2020, as per the goal of the Stratégie phytosanitaire québécoise en agriculture.


Wednesday, May 22, 2013

Analyse préliminaire de Richard Langelier (LL.D.) des récents projets de loi et de règlement


Puits de Canbriam Energy à Farnham en 2009, photo de La Voix de l'Est

"Analyse préliminaire des projets gouvernementaux
sur l’exploration et l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste

Par Richard E. Langelier
Docteur en droit (LL.D.)
Doctorant en sociologie

Le 18 mai 2013



Récemment le gouvernement du Québec déposait un projet de loi imposant supposément un moratoire sur l’exploration et l’exploration du gaz de schiste (ci-après le projet de loi). Quelques jours plus tard, le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs annonçait la promulgation d’un règlement, devenue finalement la simple diffusion d’un projet de règlement imposant des distances séparatrices pour protéger les sources d’eau potable (ci-après le projet de règlement).

J’ai pris connaissance du projet de loi, j’ai étudié le communiqué de presse du ministre et j’ai écouté son allocution sur Facebook. De même, j’ai lu tous les articles de presse qui traitaient de cette question et j’ai parlé avec les autorités municipales de Gaspé qui ont eu accès au contenu du projet de règlement (on leur a fait une présentation avant l’annonce). Le présent texte doit donc être vu strictement comme une analyse préliminaire de ces politiques. Dès que le projet de règlement aura été publié, il nous sera possible de présenter une analyse détaillée des enjeux et conséquences de ces politiques publiques.

Il ressort toutefois de ces divers éléments analysés :

1. Il y a une contradiction entre annoncer un moratoire et présenter un projet de règlement qui régit les mêmes aspects : exploration et exploitation du gaz et du pétrole de schiste. C’est incohérent : s’il y a un moratoire, pourquoi faire un règlement qui se contente de limiter ce qui est déjà interdit?

2. Le moratoire résulte d’un projet de loi. Pour qu’il devienne loi, cela requiert l’accord des autres partis politiques, le gouvernement étant minoritaire. Or, selon la presse, c’est loin d’être gagné les autres partis s’y opposant, le Parti libéral considérant que gouverner par un moratoire n’est pas une bonne politique et la Coalition avenir Québec jugeant prématurée un tel projet de loi et suggérant plutôt qu’on ne devrait pas trancher cette question tant que des études scientifiques n’auraient pas montré l’innocuité du processus d’exploration et d’exploitation.

3. Si tant est qu’elle soit adoptée, cette loi ne couvre pas l’ensemble du territoire québécois. Plusieurs des 64 municipalités qui ont adopté notre règlement se trouvent situées dans des MRC qui ne sont pas couvertes par le projet de loi. C’est le cas de la Gaspésie, mais aussi de la Beauce, pour ne prendre que ces exemples.

4. Le projet de loi permet des activités de fermeture de puits. Ce qui veut dire que, selon les règles juridiques actuelles, six (6) mois plus tard, ces puits, dont plusieurs rencontrent des difficultés et fuient déjà, seront à la charge des contribuables québécois. Beau cadeau de Turc !

5. Le projet de loi comprend une clause dite crépusculaire, c'est-à-dire qui prévoit que la loi adoptée cessera de s’appliquer si une loi sur les hydrocarbures est adoptée. Or, le gouvernement a déjà décidé du dépôt d’un tel projet de loi pour l’automne 2013. Ainsi, le pseudo-moratoire ne sera en application que durant quelques mois, si tant est qu’il soit adopté.

6. Selon certaines dispositions du projet de loi, « les sondages stratigraphiques ne sont pas visés par le présent article ». Par cette disposition, le gouvernement autorise donc la poursuite de la prospection sismique et celle-ci est réalisée par explosifs.

7. Le projet de loi ne comporte aucune interdiction de l’exploration ou de l’exploitation du pétrole de schiste. Or, ce développement implique l’usage de l’injectivité et de la fracturation hydraulique, une technique extrêmement dangereuse pour l’intégrité de nos sources d’eau.

8. Rien dans la loi n’interdirait de transformer les permis obtenus pour l’exploitation du gaz en exploitation pour le pétrole de schiste. De toute façon, lorsqu’on fore pour trouver du pétrole, on trouve toujours aussi du gaz de schiste : l’un ne va pas sans l’autre dans les formations géologiques profondes. Que feront alors les sociétés en cause ? Se contenteront-elles de brûler le gaz de schiste par torchères, violant alors les dispositions de la Loi sur la qualité de l’Environnement ?

9. Examinons maintenant le projet de règlement ou plutôt ce que nous en savons, car le texte n’a jamais été publié. C’est une façon bien étrange de procéder que de faire une telle annonce sans y adjoindre les textes qui permettraient aux experts et au public de juger sur pièces les déclarations politique.

10. Il y a eu une véritable improvisation dans toute cette affaire, car il semble que le ministre voulait promulguer sans délai d’examen son projet de règlement.

11. Or, lors de la rencontre de notre collectif scientifique avec les autorités du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, j’avais personnellement prévenu le sous-ministre que la législation actuelle ne permettait pas de procéder ainsi, puisque si un projet de règlement met en cause les intérêts légitimes des citoyens et des sociétés un délai doit être donné pour permettre aux intéressés de faire valoir leur point de vue.

12. La Loi sur la qualité de l’Environnement prévoit d’ailleurs que ce délai ne peut être inférieur à 60 jours. Mais il semble que le ministre Blanchet ait mentionné, selon la presse, un délai de 30 jours.

13. Si tel est le cas, le règlement serait vraisemblablement déclaré illégal par les tribunaux puisque, selon la jurisprudence pertinente, il s’agit d’une exigence impérative qui entraîne la nullité de l’acte advenant qu’elle ne soit pas respectée.

14. Par ailleurs, le ministre Blanchet a précisé que le règlement projeté était le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection annoncé par l’ancien gouvernement en décembre 2011 qui aurait ainsi été amendé ou modifié. Mais quelles parties de ce projet de règlement ont été maintenues ?

15. La biologiste Céline Marier et moi avons produit une analyse détaillée de ce projet et nous en avons critiqué de nombreux aspects. 185 éluEs municipaux provenant de 23 MRC et de 57 municipalités ont aussi exigés de nombreux amendements, dont le droit de refuser tout projet de développement rejeté par les citoyens lors d’un référendum. A-t-on agréé à ces demandes ?

16. Rappelons que malgré de nombreuses démarches, le ministre Blanchet a toujours refusé de venir rencontrer ces 185 éluEs pour discuter de ces demandes, affichant, à cet égard, le même mépris hautain que son prédécesseur libéral.

17. Ce que l’on connaît du projet de règlement gouvernemental c’est qu’une distance séparatrice de 300 mètres seulement serait imposée.

18. Cette distance séparatrice est nettement insuffisante et elle n’assure absolument pas la sécurité de nos approvisionnements en eau potable. En effet, tant les avis des experts indépendants, que l’expérience historique en la matière (l’exemple des lagunes de Mercier est révélatrice) que les études réalisées en ce domaine montrent que les panaches de pollution s’étendent bien au-delà de cette distance.

19. Par ailleurs, comme le gouvernement n’interdit pas l’injectivité et la fracturation hydraulique dans le cas du pétrole de schiste (le projet de loi sur le moratoire ne concerne que le gaz de schiste), cela implique que la fracturation hydraulique sera possible à 300 mètres des sources d’eau, sous réserve que le projet de règlement comporte d’autres distances séparatrices lors de l’usage de cette technique. Dans un tel scénario, ces distances ne devraient jamais être inférieures à celles prévues dans le Règlement dit de Saint-Bonaventure, car elles sont considérées comme étant des stricts minimums.

20. Mais le ministre n’a donné aucune précision sur ces questions, semblant plutôt affirmer que sa distance de 300 mètres serait universelle et applicable à toute introduction dans le sol de substances susceptibles de compromettre la qualité de l’eau potable.

21. On est donc très loin de l’affirmation péremptoire faite par le ministre Blanchet lors de la rencontre tenue avec les éluEs de la MRC de Drummond, en mars dernier, alors qu’il aurait indiqué que, sur certains aspects, le projet gouvernemental serait plus sévère que le Règlement dit de Saint-Bonaventure.

22. L’affirmation du ministre à l’effet que son règlement est le plus sévère en Amérique du Nord n’est pas non plus exacte. En effet, le Nouveau-Brunswick a promulgué son propre règlement qui impose des distances séparatrices minimales de 500 mètres des sources d’eau.

23. L’affirmation qu’aurait faite le ministre à l’effet qu’une dizaine de municipalités ont adopté le Règlement dit de Saint-Bonaventure n’est pas non plus exacte, j’ai moi-même indiqué au sous-ministre Larochelle et aux attachés politiques du ministre que plus de 50 municipalités avaient adopté notre règlement.

24. Le règlement prévoirait également l’obligation faite aux entreprises de faire faire des études hydrogéologiques avant tout forage. Selon les experts indépendants consultés, de telles études n’assureraient aucunement l’intégrité de nos sources d’eau, car aucune technique réalisable à un coût acceptable n’est possible pour vérifier les échanges entre les eaux des profondeurs et les aquifères qui alimentent nos puits artésiens et de surface.

25. Ces études risquent aussi d’être marquées par des biais idéologiques, les hydrogéologues engagés ne disposant pas toujours de l’indépendance économique suffisante pour résister aux pressions des compagnies. « Qui paie l’orchestre choisit la musique », comme le veut le dicton populaire.

26. De plus, l’hydrogéologie, comme toute science, ne dispose pas encore de tous les outils nécessaires pour assurer la certitude de ses énoncés et de ses analyses.

27. L’expérience de la municipalité de Shannon où des experts en hydrogéologie se sont affrontés sur les causes et les conséquences de l’usage de certains produits chimiques introduits dans le sol a aussi montré que les hydrogéologues ne s’entendent pas toujours sur l’évaluation des risques et les conséquences des activités humaines.

28. Bref, ces études hydrogéologiques risquent de provoquer de multiples litiges dont les tribunaux, in fine, seront les arbitres. Mais tout cela a un coût pour les citoyens et citoyennes concernées et pour les municipalités impliquées.

29. Finalement, l’annonce faite par le ministre sur l’obligation imposée aux sociétés de faire réaliser des études hydrogéologiques avant les forages ne coïncide pas avec l’affirmation faite par la Première ministre et sa ministre des Ressources naturelles à l’effet qu’une telle étude serait réalisée par le gouvernement à Gaspé. Pourquoi consentir à une municipalité ce qui est refusé aux autres ? Veut-on gagner les bonnes grâces de certains éluEs qui se montrent pugnaces et très déterminés dans la défense de leurs sources d’eau ?


En résumé :

A. Nous sommes revenus à la case départ et nous devons reprendre notre bâton de pèlerin pour obtenir, le cas échéant, de nouveaux amendements au projet de règlement.

B. La fondation du Fonds de défense n’est plus une nécessité immédiate puisque le présent gouvernement semble vouloir occuper le même champ que les municipalités et que son règlement toucherait, au moins partiellement, les mêmes objets que le Règlement dit de Saint-Bonaventure.

C. Le gouvernement a choisi de remplacer le Règlement dit de Saint-Bonaventure par le Règlement dit de Pétrolia, car ce projet de règlement est taillé sur mesure pour autoriser l’exploitation du pétrole de schiste à Gaspé. "
Photo: Le puits Haldimand 1, photo de la ville de Gaspé

My translation of document titled Preliminary analysis of government projects on shale oil and gas exploration and exploitation

By Richard E. Langelier
Doctorate in Law (LL.D.)
Thesis in Sociology

May 18 2013


Recently, the Quebec government tabled an imposing bill supposedly declaring a moratorium on shale gas exploration and exploration. A few days later, the Environment Minister announced an enactment of a regulation, to finally end up being a simple announcement of a regulation project imposing separation distances to protect drinking water sources.

I studied the bill, I studied the minister's press release and I listened to his announcement on Facebook. I also read all the newspaper articles about this subject and talked with the municipal authorities of Gaspé that had access to the contents of the regulation project (they were entitled to a presentation before the announcement). This text must then be considered as a preliminary analysis of these policies. As soon as the regulation project will be published, it will be possible to present a detailed analysis of the stakes and consequences of these public policies.

Nevertheless, this can be outlined from the elements analyzed:

1. There is a contradiction between the announcement of a moratorium and presenting a regulation project that overlooks the same aspects: the exploration and exploitation of shale gas and oil. This is incoherent: if there is a moratorium, why bother drafting a regulation that only limits what is already banned?

2. The moratorium comes from a bill. For it to become law, the other political parties must give their assent since it's a minority government. But, as per the press, this is far from done because the other parties oppose this bill: the Liberal Party considers that governing by declaring moratoriums is not good politics and the Coalition Avenir Québec Party thinks that this bill is premature and would rather suggest that no decision should be made until the scientific studies demonstrate the process of exploration and exploitation harmless.

3. If it is voted in, this law would not cover the whole territory of the province. Many of the 64 municipalities that have adopted our bylaw are located within the MRCs that are not covered by this bill. It's the case for the Gaspésie region, but also for the Beauce, for example.

4. This bill allows activities associated with closures (capping?) of wells. Which would mean that, as per the actual laws in effect, six months later, these wells, of which many already have problems and leak, will become the Quebec taxpayers' responsibility.

5. The bill has a clause called a twilight clause, which means it foresees the time when the passed law will cease to apply if a hydrocarbon law is put through. And yet, the government has already decided that the tabling of such a bill would be done in the fall of 2013. So this fake moratorium will only be good for a few months, if it is voted in, that is.

6. As per certain dispositions of this bill, "the stratigraphic soundings" are not included by this present article. With this disposition, the government would then authorize the continuation of seismic prospecting, which is done with explosives.

7. The bill includes no banning of shale oil exploration or exploitation. Even though this development implies the use of injectivity and hydraulic fracturing, an extremely dangerous technique for the integrity of our water sources.

8. Nothing in the law would ban the transformation of the permits already doled out for gas exploitation and for shale oil exploitation. Anyway, when drilling is done to find oil, shale gas is always found too: one always comes with the other in deep geological formations. What will the companies do then? Will they simply burn the shale gas by flares, no matter the dispositions of the law "Loi sur la qualité de l'Environnement"?

9. Let's examine the bylaw, or rather what we know about it, because it has never been published. It's a very strange way of doing things: doing the announcement without the written texts that would let the experts and the public judge the content of political declarations.

10. There has been a real improvisation of all this affair, because it seems that the minister wanted to announce without delay the examination of his bill.

11. And yet, during the meeting of our scientific collective with the authorities of the Environment ministry, I had personally warned the deputy-minister that the present legislation did not permit this kind of procedures, because if a bill impacts the legitimate interests of the citizenry and of the industry, a delay must be declared to let the implicated parties share their point of view.

12. The law protecting the quality of the environment called "Loi sur la qualité de l'Environnement" says that this delay may not be less than 60 days. But it seems that the Minister Blanchet has mentioned that there would be a delay of 30 days to the press.

13. If that is the case, the regulation would probably declared illegal by the courts since, as per the jurisprudence that applies, it is an imperative condition that would make the act null and void if ever it is not respected.

14. Also, Minister Blanchet mentioned that the planned regulation was the "Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection" (regulation on the withdrawals of water and it's protection) announced by the previous government in December 2011 that would then have been amended or modified. But which parts of this regulation project were kept?

15. Biologist Céline Marier and myself have presented a detailed analysis of this project and we have criticized many aspects of it. Some 185 elected municipal officials from 23 MRCs and 57 municipalities have also demanded many amendments, like the right to refuse any development project not accepted by the citizens in a referendum. Did we come to an agreement about these demands?

16. Let's recall that even after many procedures, Minister Blanchet has always refused to come meet the 185 elected officials to talk about their demands, by this showing the same patronizing contempt of his Liberal predecessor.

17. What we do know about this government regulation, is that only a separation distance of 300 meters will be enforced.

18. This separation distance is definitively insufficient and absolutely does not guaranty the security of our sources of drinking water. Indeed, until the independent experts' advice, that the historical experiences in this matter (for example, the very revealing Mercier lagoons) that the studies done in this matter show that the pollution plumes spread way beyond this distance.

20. Also, since the government does not ban injectivity and hydraulic fracturing for shale oil (the bill on the moratorium only covers shale gas), this would imply that fracking will be possible at 300 meters from sources of drinking water, unless the regulation project includes other separation distances when using this technique. In such a scenario, these distances should never be less than those mentioned in the bylaw called "Règlement dit de Saint-Bonaventure", because those are considered like being strict minimums.

20. But the minister has not given any precisions about these questions, seeming to rather state that his distance of 300 meters would be universal and applicable to all introduction in the soil of matter susceptible of compromising the quality of drinking water.

21. We are then very far from the peremptory affirmation of Minister Blanchet during the meeting held with the elected officials of the MRC of Drummond, last March, when he had said that, on certain aspects, the government project would be more strict than the bylaw called "Règlement dit de Saint-Bonaventure".

22. The Minister's statement saying that his regulation is the most strict of the whole of North America is not exact either. Indeed, New Brunswick has tabled it's own bill that imposes minimum separation distances of 500 meters from sources of water.

23. The affirmation of the minister saying that about ten municipalities have voted in the bylaw called "Règlement dit de Saint-Bonaventure" is not exact either; I have advised the deputy minister Larochelle and the political staffers of the Minister that more than 50 municipalities have voted in this bylaw.

24. The regulation also will force companies to have hydro-geological studies done before any drilling. As per independent experts I have consulted, those kind of studies would not insure the integrity of our sources of water, because no doable technique at an acceptable price is possible to verify the exchanges between the deep waters and the aquifer that feed our artesian wells and surface wells.

25. These studies also risk of being marked by ideological bias; hire hydro-geologists don't always have enough economic independence to resist to the industry's pressures. "Those who pay the orchestra chose the music to be played", like the saying goes.

26. And what's more, hydro-geology, like all science, does not yet have all the necessary tools to insure certainty of it's affirmations and analysis.

27. What the municipality of Shannon has had to go through, where the experts in hydro-geology consulted on the causes and the consequences of the use of certain chemicals introduced in the soil has also showed that hydro-geologists don't always agree on the evaluation of risk and the consequences of human activities.

28. Indeed, these hydro-geological studies may be the start of many disputes where the courts, finally, will be the arbiters. But all this will be at the cost of the citizens involved and for the municipalities implicated.

29, Finally, the minister's announcement on the obligation for the industry to have them make hydro-geological studies before drilling starts does not coincide with the statement of the PM and the Natural Resources Minister that said that such a study would be done by the government in Gaspé. Why do something for Gaspé that which is refused to the others? Is it to get on the good side of certain elected officials that have proven themselves to be determined protectors of their sources of water?

To sum up:

A. We are back to square one and must go back on the campaign trail to obtain, if need be, new amendments to the regulation project.

B. The foundation of the Defence Funds is no longer an immediate necessity since the present government seems to want to oversee the same matters as the municipalities and that it's regulation would touch, at least partially, the same objects as the bylaw called "Règlement dit de Saint-Bonaventure."

C. The government has chosen to replace the bylaw called "Règlement dit de Saint-Bonaventure" with the regulation called "Pétrolia", because this regulation project is made to order to authorize shale oil exploitation in Gaspé.

Tuesday, May 21, 2013

Notes de Marc Durand, doct-ing en géologie appliquée, sur le projet de loi qui formalise le moratoire sur les gaz de schiste



"Projet de loi qui formalise le moratoire sur les gaz de schiste
15 mai 2013, à 22:37

Le 15 mai 2013 le ministre Yves-François Blanchet du MDDEFP a déposé un projet de loi qui "formalise le moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste dans les basses-terres du Saint-Laurent" . La loi sera sera en vigueur jusqu'à l'adoption de la nouvelle loi sur les hydrocarbures

Cependant ce moratoire ne s'applique qu'au gaz de schiste de l'Utica, en excluant le reste du Québec où pourtant la même fracturation hydraulique est soit envisagée (Gaspésie), soit indispensable pour extraire les hydrocarbures (Anticosti). Le projet ne deviendra loi que si l'opposition lui permet de passer. On peut s'attendre à ce que le parti libéral s'objecte et pour la CAQ, "on verra!".

C'est un pas dans la bonne direction, mais cette direction apparait cependant assez ambivalente. Dans la conférence de presse le ministre a fait preuve d'un manque de préparation par rapport aux questions très pertinentes des journalistes présents. En lisant le texte de la conférence de presse( http://www.assnat.qc.ca/fr/actualites-salle-presse/conferences-points-presse/ConferencePointPresse-11415.html ), on sent bien que les journalistes, comme bien des gens dans la population, ont une longueur d'avance sur le ministère. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de préparation au MDDEFP; il est manifeste que beaucoup de discussions ont eu lieu au caucus. Des impératifs liés à l'opinion publique d'une part, d'autres liés aux gros sous que font miroiter les lobbyistes de Pétrolia et Junex pour le pétrole d'Anticosti d'autre part, ont certes été soupesés. Pour ménager la chèvre et le choux, on interdit l'exploration/exploitation du gaz mais on accorde à l'industrie l'exploration/exploitation du pétrole ailleurs que dans l'Utica des Basses-Terres. C'est ça l'essentiel de la préparation du ministre pour livrer cette présentation.

Ce compromis bancal a mal tenu la route devant les journalistes. Le gouvernement va rouler quelques temps encore avec ce pneu carré. La même technique d'extraction par fracturation hydraulique est requise. L'incongruité de ce choix politique a transparu dans des explications tarabiscotées du ministre Blanchet quant il tentait de le justifier par la géologie: or Anticosti fait bel et bien partie des Basses-Terres du St-Laurent. Le shale nommé Macasty à Anticosti est le prolongement dans cette même province géologique du shale d'Utica. Le ministre s'est fourvoyé dans ses deux affirmations géologiques. On ne lui en voudra pas de ne pas être féru en sciences de la terre, mais ne n'est pas la première fois que les experts du MDDEFP qui l'alimente en information font si piètre figure.

Je le répète: l'exploration/exploitation du shale de Macasty à Anticosti est pire que celle du shale d'Utica pour deux raisons techniques:

1-La fracturation a pour le pétrole de roche-mère un rendement dix fois moindre que dans le cas du gaz de schiste; seulement 1 à 3%. Dans le cas du gaz c'est 20% ce qui est quand même très peu et pose aussi problème. On fracturera tout le volume du shale à Anticosti pour n'écrémer que 2% du pétrole. Le reste va devenir une nuisance à écoulement lent pour des temps indéfinis. Cela au gouvernement, on a pas pris le temps de le prendre en considération.

2- Dans une roche-mère (shale) comme à Anticosti, les hydrocarbures sont finement disséminés dans toute la masse du roc. C'est du pétrole ET du gaz finement associés*. Impossible d'extraire le pétrole seul; en fait le gaz va s'écouler en grand débit par tout les puits. À Anticosti il n'y a pas et il n'y aura pas de possibilité de transporter et encore moins commercialiser ce gaz. Seule avenue possible le brûler à la torchère comme cela se fait au Dakota faute de gazoducs trop chers à construire par rapport au prix du gaz. Or il y a probablement autant de gaz dans le Macasty que dans tout l'Utica. Un beau cul-de-sac et un beau recul à prévoir au PQ sur cette question quand ce problème oublié va devenir prépondérant.

Il aurait été beaucoup plus clair et logique d'interdire la fracturation pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures. Ce qui aurait néanmoins permis l'exploitation des gisements conventionnels. C'est l'approche que d'autres pays ont privilégiée, car c'est beaucoup plus cohérent. Tenter de justifier par des découpes territoriales que ce qui est inacceptable à un endroit devienne éventuellement acceptable à un autre, constitue une démarche qui mène nulle part.

Il y a urgence pour le gouvernement d'annoncer des intentions claires: cet été des foreuses débarquent à Anticosti. Tant Junex que Pétrolia ont annoncé des plans de travail qui ciblent le shale de Macasty et prévoient l'utilisation de techniques de fracturation. L'exclusion d'Anticosti de l'actuel projet de loi, l'absence d'annonce d'interdire la fracturation d'ici à ce que des études scientifiques se prononcent sur cette technique dangereuse, ne m'apparait pas fortuit. Le gouvernement donne l'apparence d'un feu vert pour ces activités. Aucune étude n'est annoncée, aucun BAPE pour le pétrole de roche-mère. Le Collectif Scientifique à envoyé au ministre un DVD pour lui présenter un aperçu des aspects scientifiques problématiques liés à Anticosti (Conférence No , car il serait souhaitable que le gouvernement s'informe sur ces aspects de la question. S'il s'en tient au seul discours des promoteurs, il arrivera à répéter avec le pétrole d'Anticosti les mêmes erreurs que sous le gouvernement précédent de 2006 à 2011 dans le dossier du gaz de schiste.

*Contrairement au cas des gisements conventionnels de pétrole et de gaz, où les deux produits ont migré séparément sur des longues périodes de temps géologiques. Dans les gisements où les deux phases sont présentes, elles sont séparées, la couche du gaz plus léger surmontant celle du pétrole."

Signé: Marc Durand

Lien: https://www.facebook.com/notes/gaz-de-schiste/projet-de-loi-qui-formalise-le-moratoire-sur-les-gaz-de-schiste/648740525141457


AJOUT:

Si le projet de loi 37 (Moratoire sur le gaz de schiste) passe à l'Assemblée Nationale, ce moratoire sera en vigueur d'ici la promulgation de la loi sur les hydrocarbures, une loi encore dans les limbes, ou encore pendant cinq ans. La courte application géographique (à l'Utica) de ce moratoire laisse de côté la question à l'origine des oppositions à l'industrie du gaz de schiste. Votre groupe porte le nom NON AU GAZ DE SCHISTE, mais presque tout les autres regroupements s'identifient plutôt à la fracturation (No Fracking France, etc).
La loi reste muette sur la technique controversée; pire, le MDDEFP s'apprête à réglementer (http://www.mddefp.gouv.qc.ca/eau/prelevements/reglement-prelevement-protection.pdf voir les articles # 41 à 49) la fracturation avec des règles permissives pour un gros feu vert pour la fracturation du shale à Anticosti.

Signé Marc Durand

My translation of Facebook notes written by Marc Durand, D. Eng. in applied geology about the bill that would make official the shale gas moratorium in Quebec, dated May 15 2013

On May 15 2013, Environment Minister Yves-François Blanchet tabled a bill that would "formalize the moratorium on shale gas exploration and exploitation in the St. Lawrence Lowlands". The law would be in force until the adoption of the new law on hydrocarbons.

But this moratorium just applies to shale gas in the Utica formation, excluding the rest of Quebec territory where even fracking could be done (Gaspésie), would be indispensable to extract hydrocarbons (Anticosti). The bill will only become law if, and only if, the opposition will let it be voted in. We can expect the Liberal Party to object and the CAQ to say: "We'll see...".

It's a step in the right direction, but this direction seems to be somewhat ambivalent. During the press conference, the Minister showed a lack of preparation for the very pertinent questions coming from the journalists there. On reading the text of the press conference, it's clear that journalists, like a lot of people in the population, are a step ahead of the ministry. I'm not saying that the Environment ministry had not prepared itself; it's obvious the discussion was well animated during the caucus. On the one side, imperatives tied to public opinion, on the other, those tied to big money lobbyists of Pétrolia and Junex are suggesting for Anticosti oil, were certainly sized up. To please everybody and his neighbour, exploration and exploitation of gas is banned, but oil exploration and exploitation in the Utica formation of the Lowlands is alright. That is the summed up minister's preparation to deliver this presentation.

This precarious compromise did not sit well with the journalists. The government will forge ahead for a while with this shaky measure. The same extraction technique by hydraulically fracturing is required. The incongruity of this political choice showed in the convoluted explanations of Minister Blanchet; he was trying to justify himself with geology, even though Anticosti is really part of the St. Lawrence Lowlands. The Macasty shale under Anticosti is the continuation of the Utica shale in this same geological province. The minister stumbled in his 2 geological statements. We won't hold it against him for not being keen on the sciences of the earth, but it won't be the first time that the Environment ministry's experts that feed him the information don't do their job very well.

Let me repeat myself: the exploration and exploitation of the Macasty shale in Anticosti is worse than the Utica shale for 2 technical reasons:

1- Fracking for shale oil is ten times less effective than for shale gas: only 1 to 3% (is extracted). In the case for gas, it's 20%, which is still very little and is also a source of problems. We shall fracture all the volume of shale in Anticosti to get out only 2% of the oil. The rest will become a nuisance of slow leaking for an indefinite time in the future. This, the government has not taken the time to take it into consideration.

2- In rock (shale) like there is in Anticosti, hydrocarbons are finely disseminated in the whole of the rock. It is oil AND gas closely combined*. Impossible to extract only the oil; in fact, the gas will come out in great quantity through all the wells. In Anticosti, there is no, and there will not be any possibility to transport and even less get the gas to market. The only way out possible is to burn it by flaring like it is done in Dakota because of lack of pipelines that are too dear to build compared to the market value of gas. There is probably as much gas in the Macasty than in all of the Utica. What a dead-end, and reversal in sight for the PQ on this question when the forgotten problem will become overriding.

It would have been much clearer and logical to ban fracking during exploration and exploitation of hydrocarbons. That would have nonetheless allowed exploitation of conventional deposits. That's how other countries have chosen to go, because its much more coherent. To try to justify carving up the territory, what is unacceptable in one place becomes eventually acceptable in another, is a process that leads nowhere.

It is urgent for the government to spell out it's intentions clearly: this summer, drillers descend on Anticosti Island. Both Junex and Pétrolia have proposed working plans that aim for the Macasty and intend to use fracking techniques. The exclusion of Anticosti from the present bill, the absence of an announcement to ban fracking until the scientific studies report on this dangerous technique, does not seem fortuitous to me. The government gives the appearance of giving a green light for these activities. No studies are planned, no provincial environmental public hearings on shale oil. The Scientific Collective has sent a DVD to the Minister to present him with a summary of the scientific problematic aspects with Anticosti, because it would be very nice to see the government get information on these aspects of the question. If one only listens to the what the promoters say, the same will happen with Anticosti oil, the same mistakes under the previous government from 2006 to 2011 with the shale gas file.

*Contrary to what happened with the conventional oil and gas deposits where the two products migrated separately over long periods of geological time. In the deposits where the two phases are present, they are separate from each other, the lighter layer of gas resting on top of the oil

Signed: Marc Durand


ANOTHER NOTE:


If Bill 37 (shale gas moratorium) is voted through the National Assembly, this moratorium will be in force until the promulgation of the hydrocarbon law, a law that is still in limbo, or for another 5 years. The short geographical application (Utica only) of this moratorium leaves out the question that was the origin of the opposition to the shale gas industry. Your group's name is NON AU GAZ DE SCHISTE, but almost every other groups rather identify themselves with fracking (No Fracking France, etc.). The law stays silent on the controversial technique; worse, the Environment ministry is about to regulate fracking by permissive rules towards a big green light to fracking the shale in Anticosti Island.

Monday, May 20, 2013

Protection de l'eau et forage: le règlement ne s'appliquerait pas à Gaspé


Paul Journet
La Presse
17 mai 2013

"Protection de l'eau et forage: le règlement ne s'appliquerait pas à Gaspé

Le règlement pour protéger l'eau potable des forages n'était pas conçu pour régler le litige entre Pétrolia et Gaspé, et il pourrait ne pas s'y appliquer.

«Nous n'avons pas rédigé le règlement à cause de Pétrolia. Nous allons donc adopter notre évaluation de ce cas à partir du règlement, et non le contraire», rapporte le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet.

La société québécoise Pétrolia détient des permis de Québec pour un forage pétrolier à Gaspé, à environ 350 mètres de la maison la plus proche. En décembre dernier, la municipalité a adopté un règlement pour interdire le forage à proximité des sources d'eau potable, et donc essayer de bloquer Pétrolia. Chacune disait être dans son droit. Après avoir accepté de «momentanément reporter» ce forage, Pétrolia a finalement intenté une poursuite contre Gaspé.

Le conseil des ministres a donné son accord mercredi à un projet de règlement. Après avoir essayé de l'adopter d'urgence, M. Blanchet a finalement accepté qu'une période de consultation se tienne dans les prochaines semaines. Il propose d'interdire tout «forage de recherche ou d'exploitation de pétrole ou de gaz naturel» à moins de 300 mètres d'un «prélèvement d'eau destinée à la consommation humaine». En cas de forage avec fracturation, la distance minimale est de 600 mètres. À cela s'ajoute l'obligation déjà en vigueur d'obtenir un certificat de fracturation. «C'est la norme la plus sécuritaire en Amérique du Nord, se félicite-t-il. Là où on innove, c'est qu'en plus de la distance minimale, on exige une étude hydrogéologique. Selon les résultats, la zone de protection peut augmenter significativement au-delà de 300 mètres. On remplace le mur-à-mur par la science, c'est le coeur philosophique du règlement.»

Mais cela s'applique aux demandes de permis à venir. Dans le cas d'un puits déjà en place, comme celui de Pétrolia, «c'est dur de revenir sur la localisation», avoue le ministre. Québec n'a pas pour l'instant l'intention de revenir sur le permis octroyé et trancher le litige.

M. Blanchet annonce que Québec va payer pour réaliser une étude hydrogéologique sur le puits Haldimand no.4 de Pétrolia, qui aurait été nécessaire en vertu du futur règlement.

Ce règlement ne contient pas seulement des conditions pour l'octroi des permis. Il exige aussi des mesures de surveillance pour les futurs forages. Un minimum de trois puits d'observation des eaux souterraines doit être aménagé près du forage. Le suivi doit se poursuivre 10 ans après la fermeture du puits. Cette mesure ne s'appliquerait pas rétroactivement «Mais assurément, on va faire une invitation insistante à Pétrolia pour qu'ils cherchent autant que possible à se conformer de plein gré au règlement», dit le ministre."

Lien: http://www.lapresse.ca/actualites/politique-quebecoise/201305/17/01-4651873-protection-de-leau-et-forage-le-reglement-ne-sappliquerait-pas-a-gaspe.php


My translation of article written by Paul Journet published in La Presse May 17 2013
Protection of water and drilling: the regulation would not apply for Gaspé

The regulation to protect drinking water from drilling was not written to solve differences between Pétrolia and Gaspé, and may not even apply in this case.

"We have not written this rule because of Pétrolia. We shall then adopt our evaluation of this case from this regulation, and not the other way around," says the Environment Minister Yves-François Blanchet.

The Quebec-based company Pétrolia holds the provincial permits to drill for oil in Gaspé, at about 350 meters from the closest house. Last December, the municipality voted in a bylaw to ban drilling near drinking water sources, thus trying to stop Pétrolia. All parties said that they where well within their rights. After accepting to postpone momentarily the drilling Pétrolia finally sued Gaspé.

The Council of Ministers gave it's approbation to a bill Wednesday. After trying to urgently vote it in, Mr Blanchet finally accepted a consultation period that would take place during the next few weeks. He proposes to ban all drilling for research or exploitation for gas or natural gas within 300 meters of a source of water dedicated to human consumption. In the case of drilling with fracking, the minimum distance would be 600 meters. With this comes the obligation already in force to obtain a fracking certificate. "It's the safest standard in North America, he boasts. "The innovation is the fact that on top of the minimum distance, we require a hydro-geological study. Depending on the results, the protection zone could increase significantly over the 300 meter mark. We replace across the board regulation with science, it's the philosophical core of the regulation."

But that applies only to the requests for permits to come. For a well already drilled, like the Pétrolia one, "it's hard to go back on the localization", admits the Minister. For the moment, Quebec does not intend to go back on the permit already given out and decide on the litigation.

Mr Blanchet announced that Quebec will pay for the hydro-geological study on the Haldimand #4 Pétrolia well that would have been necessary under this future regulation.

This regulation does not only include the conditions to give out a permit. It also requires measures of surveillance for future drillings. A minimum of 3 monitoring wells for groundwater must be drilled near the well. The monitoring must go on for 10 years after the capping of the well. This measure would not be applied retroactively "But, surely, we will invite Pétrolia insistently so that they try to comply as much as possible voluntarily to this regulation." says the Minister.

Sunday, May 19, 2013

Gaz de schiste - Gaspésie et Anticosti mis de côté


Moratoire sur le gaz de schiste :
GASPÉSIE ET ANTICOSTI MIS DE CÔTÉ


Gaspésie, 16mai 2013 : Le groupe Tache d'huile est déçu du moratoire annoncé par le gouvernement qui exclut d'importantes zones vulnérables. '' Le moratoire annoncé constitue en soi une bonne nouvelle pour la région concernée, et tout le mérite revient à la mobilisation citoyenne sans laquelle la santé publique aurait été mise en péril. Pour les régions qui en sont exclues, c'est quand même une claque en plein visage! '' s'indigne Maude Prud'homme, porte-parole de Tache d'huile.

Le fait de se limiter au gaz de schiste et seulement aux basses terres du St-Laurent est une imposture : cela contourne le coeur du problème : la fracturation. La fracturation est nécessaire, aux dires même de Pétrolia, à une exploitation rentable du pétrole au Québec. ''Il n'y a aucune base scientifique pour exclure le reste du Québec, notamment la Gaspésie et Anticosti du moratoire. C'est deux poids, deux mesures, ça crée des populations de deuxième classe et témoigne de peu de considération pour les générations futures. Ce moratoire étroit confirme des zones sacrifiées'' indique la porte-parole de Tache d'huile.

Quels intérêts poussent l'État québécois à accorder un traitement de deuxième rang aux habitant-e-s de la Gaspésie et d'Anticosti? ''Chose certaine, ce sont les pétrolières et non les populations ou l'environnement qui voient leurs intérêts protégés... et les droits humains sont bafoués'' affirme Maude Prud'homme.

''La position du gouvernement du Quebec, en tant que législateur, actionnaire et cessionnaire de la ressource aux intérêts privés, rend la protection relative conférée par les études hydrogéoloques biaisée par une apparence de conflit d'intérêt.'' remarque Bilbo Cyr d'Environnement Vert-Plus. Soulignons que l'argent des contribuables québécois a été investi dans Pétrolia, via Ressources Québec, à la hauteur de 11% du capital-action. La pétrolière poursuit actuellement la ville de Gaspé en raison de son adoption du règlement protégeant les sources d'eau potables des citoyen-ne-s de la Ville. ''C'est pour le moins troublant'' ajoute M. Cyr.

Tache d'huile se réjouit de la solidarité visionnaire du Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) qui continue de ''s’opposer à toute fracturation de la roche contenant des hydrocarbures car cette technique est gourmande en énergie et utilise et libère de nombreux agents toxiques.'' ''La solidarité des populations est plus forte que les manoeuvres politiques de divison'' se réjouit Tache d'huile.

Mentionnons au passage quelques éléments encore mystérieux et pourtant importants :
Combien de puits au kilomètre carré sont requis pour extraire le pétrole de la roche mère? Quel réseau routier serait construit ou utilisé? Comment le pétrole serait-il transporté? Comment? Quel serait l'impact de ces usages sur les infrastructures, les écosystèmes, la valeur des propriétés? Combien de torchères seront requises ? Quel en sera l'impact sur la macro faune et les populations de proximité? Quel impact sur la qualité
de l'air ? Comment cet usage se conciliera-t-il avec le tourisme, l'agriculture, la pêche, la chasse? Quel en sera l'impact sur le paysage?

Tache d'huile est une alliance de gaspésien-ne-s de longue date et de néo-gaspésien-ne-s, ainsi que de jeunes et moins jeunes provenant de l’ensemble de la Gaspésie et qui ont à coeur le respect des écosystèmes et des communautés de la péninsule. Tache d’huile est solidaire des organisations similaires dans le Golfe, aux Îles-de-la-Madeleine et à Anticosti.

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Information:

Tache d'huile- Gaspésie : Maude Prud'homme : 514-623-5162
Écovigilance Baie-des-Chaleurs : Michel Goudreau : 418-788-5590
à propos d'Anticosti : Caroline Laflamme : 418 535-0395

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LES ÉCOLOGISTES OUTRÉS DU RECUL IMPOSÉ PAR QUÉBEC POUR PROTÉGER L'EAU POTABLE

Gaspésie, 16 mai 2013 : Tache d'huile dénonce le nouveau règlement que veut imposer Québec aux municipalités qui réduirait de 2 km à 300 mètres la distance séparatrice pour protéger les sources d'eau et puits artésiens et de surface. "Nous comptons sur les municipalités pour contester l'abolition de leur possibilité de remplir leur devoir de protéger le droit à l'eau potable de leurs citoyen-ne-s. Rappelons que l'eau est avant tout une responsabilité municipale et que ce sont avant tout les taxes municipales qui servent à financer une eau de qualité" de dire un porte-parole de l'alliance Tache d'Huile.

Selon la Coalition Éco-Vigilance Baie des Chaleurs, les municipalités se sont montrées favorables au règlement adopté par Gaspé et plusieurs ont adopté un tel règlement dont celle de Ristigouche Sud-Est où Gastem devait y forer un puit près d'une zone habitée. Rappelons que la ville de Gaspé qui a fixé à 2 km la zone de protection pour les résidences et a reçu l'appui de la Fédération québécoise des Municipalités et de la Conférence Régionale des Élus.

Marge de protection de 2 km un minimum

Pour les écologistes, la distance de 2 km est un minimum et tient compte des nouvelles techniques de forage par procédé de fracturation et des forages à l'horizontal et qui peuvent s'étendre sur une distance de 5 km. Sur la base des renseignements suivants fournis par Richard Langelier, l’architecte du règlement type des municipalités les distances

séparatrices correspondent :

1. À l'avis des experts indépendants qui suggèrent que la distance de 2 Km est vraiment un rayon de protection minimum (Marc Durand);
2. À l'expérience historique des contaminations par hydrocarbures. La lagune de Mercier (où la pollution s'étend sur maintenant plus de 4 Km aujourd'hui) en est un triste exemple, et
3. Aux études disponibles en ces matières.

Actions à venir...

Les membres de Tache d'huile inciteront les municipalités à s'opposer à l'abrogation de leur pouvoir de réglementer et à maintenir les limites de 2, 6 et 10 km jusqu'à ce que des études hydrogéologiques globales soit faites, pas à la pièce. Les membres feront parvenir une lettre aux municipalités en ce sens. "Nous prendrons part aux consultations publiques sur le règlement sur la protection des sources d'eau potable, mais l'application du principe de de précaution concernant la protection de l'eau potable exige une suspension immédiate des travaux d'exploration et d'exploitation, et ce au moins jusqu'à la tenue d'un BAPE crédible sur la question. Ce laisser faire est dangereux! Il faut un moratoire provincial sur la fracturation ! '' insiste Maude Prud'homme, porte-parole de Tache d'huile.

Réaction à l'annonce d'études hydrogéologiques

Nous saluons la décision d'entreprendre des études hydrogéologiques avant les forages, même exploratoires, mais c'est un minimum : forer à l'aveugle est terriblement dangereux. Ceci dit, le fait de réaliser une étude hydrogéologique ne garantit pas en soi la préservation de la qualité de l'eau.

''On ne peut risquer la qualité de l'eau, car on ne peut pas la perdre sans compromettre gravement la santé publique et la qualité de l'environnement. "La règlementation proposée est innacceptable. Les 300 mètres de distance entre un puit de forage pour pétrole et gaz et une source d'eau potable est trop minime et l'impact sur les écosystèmes beaucoup trop risqué. Il faut s'élever contre cet aplatventrisme du gouvernement devant les compagnies pétrolières" de conclure MichelGoudreau, porte parole de la Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs.

Tache d'huile est une alliance de gaspésien-ne-s de longue date et de néo-gaspésien-ne-s, ainsi que de jeunes et moins jeunes provenant de l’ensemble de la Gaspésie et qui ont à coeur le respect des écosystèmes et des communautés de la péninsule. Tache d’huile est solidaire des organisations similaires dans le Golfe, aux Îles-de-la-Madeleine et à Anticosti.

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Information:
Tache d'huile- Gaspésie : Maude Prud'homme: 514-623-5162Écovigilance Baie-des-Chaleurs : Michel Goudreau : 418-788-5590
à propos d'Anticosti : Caroline Laflamme : 418 535-0395

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My translation of 2 press releases from a citizens' group against fracking forgotten by the Quebec government’s bill for a 5 year moratorium on shale gas fracking. In Quebec, it seems we are not all created equal.

Shale gas moratorium: Gaspésie Peninsula and Anticosti pushed aside

May 16 2013: The group called Tache d'huile (oil stain) is disappointed upon hearing the announcement of the government moratorium that excludes important vulnerable regions. "The announcement of a moratorium is in itself good news for the regions involved, and it's all thanks to the citizens' mobilization without which public health would have been compromised. For the excluded regions, it's nevertheless a slap in the face." says Maude Prud'homme, spokesperson for Tache d'huile.

To limit the moratorium to shale gas and only in the St. Lawrence Lowlands is an imposture: it does not address the crux of the problem, which is fracking. Fracking is necessary, and even Pétrolia admits it, for a profitable exploitation for oil in Quebec. "There is no scientific basis to exclude the rest of Quebec, like the Gaspésie Peninsula and Anticosti Island, in this moratorium. It's creating double standards: a second class citizenship takes place and shows very little consideration for future generations. This narrow moratorium confirms the sacrificed zones," continues the spokesperson for Tache d'huile.

What would motivate Quebec to demote to second class the residents of the Gaspésie and Anticosti? "One thing is for sure, the oil industry's interests are protected here, not the population nor the environment... and human rights are flouted" says Maude Prud'homme.

"The government of Quebec's stance, as a legislator, shareholder and transferee of the resources towards private interests makes the relative protection given by the hydro-geological studies biased because of an appearance of conflict of interest." says Bilbo Cyr from Environnement Vert-Plus. Lets mention here that Quebec's taxpayers' money has been invested in Pétrolia through Ressources Québec, at 11% share capital. The oil company is now suing the municipality of Gaspé because of the voting in of a bylaw that protects drinking water sources for the citizens of the city. "It's troubling, to say the least." adds Mr Cyr.

Tache d'huile is glad to see that the visionary solidarity of the RIGSVSL ( official grouping of all the citizens' committees in the St. Lawrence Valley against shale gas) that continues to be opposed to all fracking of rock that contains hydrocarbons because this process consumes a lot of energy and uses and generates many toxins." The solidarity among the population is stronger than political maneuverings to divide." Tache d'huile is happy to see.

Let's mention here a few mysterious but nevertheless important elements of this file: how many wells per square kilometre are needed to extract the oil from rock? What kind of access roads will be built and used? How much oil will be transported? And how? What will be the impact of this kind of use on the infrastructures, the ecosystems, the property values? How much flaring will be required? What will be the impacts on large scale fauna and nearby populations? What will be the impact on air quality? How to reconcile this use with tourism, agriculture, fishing, hunting? What will be the impact on the scenery?

Tache d'huile is an alliance between long time residents of the Gaspésie Peninsula and newly arrived residents, young and old from everywhere in the Gaspésie that hold dear the respect of the ecosystems and the communities of the peninsula. Tache d'huile stands in solidarity with similar groups in the Gulf, in the Magdalene Islands and on Anticosti Island.


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Information:

Tache d'huile- Gaspésie : Maude Prud'homme : 514-623-5162
Écovigilance Baie-des-Chaleurs : Michel Goudreau : 418-788-5590
about Anticosti : Caroline Laflamme : 418 535-0395

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Environmentalists are outraged by the back-stepping imposed by Quebec to protect drinking water

May 16 2013: Tache d'huile condemns the new regulation that wants to impose on Quebec municipalities the separation distance from 2 km to 300 meters that protects drinking water sources and artesian and surface wells. "We depend on municipalities to contest the abolition of their right to fulfill their obligation to protect the right to drinking water for their citizens. Water is primarily the responsibility of municipalities and is mostly municipal taxes that finance water of quality." says one of the spokesperson of Tache d'huile.

The Baie des Chaleurs coalition Éco-Vigilance says that the municipalities are favourable to the bylaw voted by Gaspé and many have voted in such a bylaw, like Ristigouche Sud-Est where Gastem was to drill a well near an inhabited region. Gaspé had determined a 2km protection zone for the residences and had received the approval of the Fédération québécoise des Municipalités and also from the Conférence Régionale des Élus.

A 2 km protection distance is a minimum

For the environmentalists, the distance of 2 km is a minimum and takes into account the drilling techniques using hydraulic fracturing and horizontal drilling that can go on for distances up to 5 km. Using the following information provided by Richard Langelier, the architect of the bylaw for the separation distances with municipalities correspond to:

1- The advice of independent experts that suggest that the distance of 2 km is really a minimum radius of protection (Marc Durand);

2- The historical experience of contamination with hydrocarbons. The Mercier lagoon (where pollution has spread over 4 km today) is a sorry example, and...

3 - Other studies available on this subject.

Actions to come...

The members of Tache d'huile will incite municipalities to oppose the abrogation of their power to regulate and maintain the distance limits of 2, 6 and 10 km until complete hydro-geological studies are done, not on a case by case basis. The members will send a letter to the municipalities about this. "We shall participate in the public consultations on the regulation to protect drinking water sources, but the application of the principle of precaution on the protection of drinking water demands an immediate suspension of all exploration and exploitation until a credible provincial environmental public hearing is held on this question. This laisser-faire is dangerous! We must have a provincial moratorium on fracking!" insists Maude Prud'homme, spokesperson for Tache d'huile.

Reaction to the announcement of hydro-geological studies

We salute the decision to do hydro-geological studies before drilling, even for exploratory purposes, because that is a minimum: to drill blind is terribly dangerous. That said, the fact of doing hydro-geological studies does not guaranty the preservation of the quality of water.

"Risking the quality of water is not an option, because we cannot lose it without gravely compromising public health and the quality of the environment. The proposed regulation is unacceptable. The distance of 300 metres between a drilling well for oil and gas and a drinking water source is too little and the impacts on ecosystems is much too risky. We must rise against this servility of the government to the oil companies." concludes Michel Goudreau, spokesperson for the coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs.

Tache d'huile is an alliance of long time and newly arrived people in the Gaspésie region, young and old of the area that hold dear the respect of the ecosystems and communities of the peninsula. Tache d'huile stands in solidarity with similar groups in the Gulf, in the Magdalene Islands and on Anticosti Island.

-30-


Information:
Tache d'huile- Gaspésie : Maude Prud'homme: 514-623-5162
Écovigilance Baie-des-Chaleurs : Michel Goudreau : 418-788-5590
about Anticosti : Caroline Laflamme : 418 535-0395

Saturday, May 18, 2013

Pollution - Contamination dans les cours d'eau


Voici ma traduction libre d'un reportage sur une étude menée sur les perturbateurs endocriniens et la cocaïne qui se retrouve dans les cours d'eau du Minnesota. Je ne vois pas pourquoi ces problèmes ne se retrouveraient pas dans les cours d'eau du Québec également. On n'en parle pas, parce qu'on ne les cherche pas, non plus!

Études: les perturbateurs endocriniens, la cocaïne se retrouvent souvent dans les eaux du Minnesota. L'ancien secrétaire du DNR (Department of Natural Resources - Ressources naturelles) demandent pour plus de tests dans le Wisconsin

Des chercheurs du Minnesota ont trouvé 56 produits chimiques, dont de la cocaïne, dans les eaux de l'état selon 2 études rendues publiques à la mi-mai 2013 qui soulèvent des questions des impacts potentiels sur la santé humaine et animale.

Des experts en environnement disent que cette découverte dans les lacs, les rivières et les ruisseaux augmente les pressions pour que le Wisconsin découvre ce qui se trouve dans ses eaux. Un fonctionnaire clé du département des ressources naturelles du Wisconsin a dit que les eaux de l'état étaient probablement aussi contaminées, mais que l'état n'avait pas d'argent pour faire un tel monitorage.

Les produits chimiques détectés étaient en quantité à peine détectables dans 47 des 50 lacs du Minnesota, dont plusieurs sont dans des régions relativement sauvages de l'état.

Certains produits chimiques les plus préoccupants sont les perturbateurs endocriniens qui peuvent bloquer ou agir comme des hormones dans les corps humains et animals. Ils sont utilisés dans les produits pharmaceutiques, les produits de toilette et au cour de certains processus industriels, mais sont très peu règlementés.

La cocaïne, à la surprise des chercheurs, s'est retrouvé dans des échantillons prélevés dans un tiers des lacs de l'état. Une autre découverte surprenante: un antibiotique approuvé seulement pour les porcs.

À la suite d'autres études passées, les études présentes suggèrent que les PPCP (pharmaceuticals and personal care products - les produits pharmaceutiques et de soins personnels) et les produits chimiques perturbateurs endocriniens sont disséminés dans les lacs et les rivières, et que les poissons sont affectés au niveau de leur population du point de vu génétique, cellulaire, et dans leurs organismes quand ils sont exposés aux produits cimiques qui se retrouvent dans les eaux de surface provenant de plusieurs sources, selon Mark Ferrey, le chercheur de Pollution Control Agency qui a mené les 2 études.

George Meyer, l'ancien secrétaire du DNR du Wisconsin, a dit que les tests démontrent que le Wisconsin, qui n'a pas mené d'études semblables, a besoin de développer un plan pour découvrir ce qui se retrouve dans son eau.

"C'est comme le vieux dicton, 'Si vous ne chercher pas, vous ne trouverez rien', n'est-ce-pas?" dit Meyer, maintenant le directeur exécutif de la fédération Wisconsin Wildlife Federation, un groupe de conservation pour les chasseurs et pêcheurs sportifs. "Le public a besoin de savoir ce qu'il y a dans l'eau et quelle portée cela pourrait avoir."

Meyer dit qu'il est très probable que les lacs du Wisconsin s'avèreraient avoir une composition chimique semblable à ceux du Minnesota, et pourrait même révéler qu'ils ont un niveau encore plus élevé de produits chimiques.

"Je pense que nous devrions remercier le Minnesota pour avoir jeter de la lumière sur cette question," dit Melissa Malott, directrice du programme pour l'eau de Clean Wisconsin, un groupe environnemental. "Cela ne change aucunement mon opinion selon laquelle nous devrions faire quelque chose aussi au Wisconsin."

Le Minnesota mène l'un des programmes de tests à la grandeur de l'état de toute la nation pour détecter des contaminants non règlementés dans les eaux de surface.

Le communiqué de l'agence du Minnesota ne tente pas de détailler les effets potentiels sur l'humain, ce qui serait au-delà de la portée de l'étude.

Des experts disent que les poissons sont plus vulnérables à la pollution de l'eau de surface que les gens parce qu'ils vivent dans l'eau, alors ils y sont plus exposés. Des études précédentes au Minnesota ont documenté des perturbations endocriniennes chez les poissons du fleuve Mississippi et d'autres eaux contaminées.

Mais les produits chimiques deviennent de plus en plus préoccupants pour les humains également: un rapport des Nations Unis de février prenait note de la hausse de problèmes liés au système endocrinien comme les cancers, l'obésité, une puberté précoce et l'infertilité, et a aussi identifié la pollution galopante comme étant une menace globale pour la flore, la faune et pour l'humanité.

La science sur la présence des produits chimiques dans l'environnement a pris une ampleur exponentielle depuis qu'une étude de 2002 du USGS en a trouvé presque partout dans les cours d'eau et dans l'eau souterraine exposée à la contamination.

Mais jusqu'à date, la majorité de la science s'était concentrée sur les eaux qu'on s'attendait à ce qu'elles soient polluées, comme celles qui reçoivent les effluents des usines de traitement d'eaux usées, tandis que les eaux des 2 nouvelles études du Minnesota ont été choisies de façon arbitraire. Les études étaient inhabituelles dans ce qu'elles ont fait une grande quantité de prélèvements, ce qui permet des résultats statistiques plus valables.

"Cette étude démontre que ces composés chimiques se retrouvent dans la nature, et cela apporte des preuves que ce genre d'études devraient se faire dans d'autres états également." dit Dana Kolpin, la scientifique du USGS qui a mené l'étude de 2002. "Ce ne serait pas une dépense inutile de l'argent du contribuable."

Ils y a toujours des questions sans réponses, dit Kolpin, sur les fosses sceptiques, les usages récréatifs de l'eau, les usines de traitement des eaux usées et d'autres sources qui contribuent à la contamination.

Ferrey admet cela et dit que cela est la prochaine étape.

"Verrons-nous des corrélations entre les usages terrestres et l'apparition des produits chimiques que nous avons détectés dans ces lacs et rivières?" dit Ferrey. "Nous n'avons tout simplement pas fait ce genre d'analyse encore."

Un avertissement pour le Wisconsin?

Un rapport journalistique d'enquête du Wisconsin Center for Investigative Journalism publié en avril a découvert que la recherche sur les perturbateurs endocriniens du Wisconsin manque de financement et mal géré.

Un document des ressources naturelles de l'état datant de janvier 2012 identifiait les produits pharmaceutiques et les produits de soins personnels comme étant préoccupants à cause de leur lien possible avec les poissons bi-sexuels qui ont été trouvés dans les Grands Lacs et ailleurs.

"Dans un effort pour être pro-actifs et protéger les humains, la faune et la flore, le Wisconsin devrait penser à établir des normes de qualité de l'eau pour ces sous-produits pharmaceutiques," mentionne le rapport, et remarquait que le DNR avait besoin de plus de données de monitorage afin de déterminer l'étendue de ce problème potentiel.

Susan Sylvester, à la tête du bureau des eaux de surface du DNR, disait lundi qu'elle était impressionnée par le rapport du Minnesota, et était d'accord avec Meyer pour dire que la contamination dans les eaux du Wisconsin est probablement très similaire.

"Nous pensons que c'est déjà le cas, " dit Sylvester. "Mais je n'ai pas le budget pour faire le monitorage de ces produits chimiques en ce moment."

Elle ajouta: "La question, c'est: si nous en trouvons, que ferons-nous avec cette information? Nous avons besoin d'un plan pour savoir quoi faire avec çà."

Mais Meyer demande pourquoi, si le Wisconsin manque de fonds, pourquoi que le DNR n'a pas demandé à l'EPA de financer une telle recherche, comme l'a fait le Minnesota.

"Cela est très préoccupant, et cela démontre qu'en réalité, l'état est moins un état très pro-actif pour s'assurer que nos cours d'eau et nos poissons et nos citoyens sont protégés." dit Meyer.

Le travail de Minnesota, qui a coûté $250,000 seulement pour les tests, a été financé en partie par l'EPA ainsi qu'une taxe sur les ventes approuvée par les électeurs qui injecte des millions dans le fond Clean Water Fund à tous les ans. L'agence de contrôle de la pollution a dépensé $1,8 millions en recherche sur les perturbateurs endocriniens depuis 2008. Le USGS a aidé à financer les études précédentes.

Qui a-t-il dans les lacs?

Le produit chimique le plus souvent trouvé est le chasse-insectes DEET, qui a été trouvé dans 76% des lacs. On s'attendait à cela, car c'est similaire à ce qu'on avait détecté dans des études précédentes moins importantes.

Les effets du DEET sur l'environnement aux concentrations détectées sont inconnues selon le rapport.

Le carbadox, un antibiotique approuvé pour les porcs seulement, se retrouve dans 28% des lacs.

Le Minnesota a beaucoup de porcs; l'état est le 3e plus important producteur de porc de la nation, selon le département de l'agriculture. (Le Wisconsin est le 18e).

Mais beaucoup des détections de carbadox étaient loin des installations porcines ou les autres élevages, ce que le rapport qualifie de "déconcertant".

"Que cela indique que le carbadox est utilisé pour d'autres usages que ceux désignés, ou il est transporté vers les lacs via d'autres mécanismes, on ne le sait pas," dit le rapport, ajoutant que le carbadox, un cancérigène, est interdit au Canada et dans l'Union Européenne.

Parmi les perturbateurs endocriniens possibles dans les eaux du Minnesota il y a:

- Le Bisphénol A (BPA), un composé du plastique, dans 43% des lacs. Le BPA est interdit dans les tasses et les bouteilles de bébés. À son origine, il a été conçu comme un œstrogène.

- Le nonylphénol, un sous-produit utilisé souvent comme surfactant, et il agit comme un oestrogène dans les animaux de laboratoire, et se retrouve dans 10% des lacs.

- L'hormone androsténédione, un précurseur de l'oestrogène et du testostérone qui est parfois consommé comme un supplément d'hormones appelé "andro", trouvé dans 30% des lacs.

- Le triclosan, un désinfectant commun souvent retrouvé dans les barres de savon antibactériens, se retrouve dans 14% des lacs. On a trouvé qu'il se décompose en dioxines dans les eaux de surface; ils peuvent être très toxiques à de très petites concentrations.

Des antidépresseurs ont souvent été détectés dans des lacs, des ruisseaux et des rivières à des concentrations qui peuvent changer les comportements de reproduction et de réactions aux prédateurs chez les poissons. Le plus commun est l'amitriptyline, un antidépresseur tricyclique ou TCA dont certaines marques connues sont Amitid, Elavil et Endep.

Un tiers des prélèvements pris dans des ruisseaux et des rivières contenaient des méthylparabens, un agent de conservation utilisé dans la nourriture et dans les produits de beauté. Les parabens ne sont pas considérés comme toxiques, mais sont légèrement estrogéniques, selon l'étude.

Préoccupations au sujet des quantités infimes

La cocaïne s'adonne à faire partie d'une suite de produits chimiques qui ont été analysés, mais la drogue illégale a été détectée dans des spécimens d'un tiers des lacs de l'état.

Il n'y avait pas assez de cocaïne dans l'eau pour se droguer.

La plupart des produits chimiques ont été détectés à des concentrations très faibles, de petites quantités de parties par billion. Une partie par billion est environ une goutte dans 20 piscines olympiques. La quantité la plus importante de cocaïne, par exemple, a été de 5,3 parties par billion dans le lac Norway, à environ 100 milles à l'ouest de Minneapolis.

Ces quantités pourraient être trop faibles pour nous en inquiéter, mais une base de recherche grandissante avance que les produits chimiques perturbateurs endocriniens peuvent être puissants à de telles concentrations. En 2007, Karen Kidd, une chercheure canadienne a démontré qu'ajouter un contraceptif à des concentrations de 5 parties par billion terrassait une population de ménés dans un lac.

La source de la cocaïne est un mystère

C'est encore pas compris comment ces produits chimiques se sont retrouvés dans l'eau, note Ferrey, ni si ils persistent et s'accumulent dans l'environnement.

La plupart sont d'invention humaine, bien que certains des hormones viennent de la faune. Les usines de traitement des eaux usées sont l'une des sources, sans aucun doute, selon l'étude, "mais cette étude avance qu'il y a d'autres sources de ces produits chimiques qui sont dans l'environnement des lacs qui sont difficiles à trouver ou à quantifier."

Des résidences riveraines sont une source probable pour plusieurs des lacs, selon l'étude.

Des chercheurs européens ont trouvé de la cocaïne dernièrement dans l'air et dans des eaux de surface. Des chercheurs aux É.-U. en ont moins fait dans ce domaine, mais ont trouvé de la cocaïne dans les eaux d'égout et dans des bio-solides ou des eaux influencées par les usines de traitement d'eaux usées, selon le rapport.

Le rapport du Minnesota, semble-t-il pour la première fois, a trouvé des drogues dans des lacs qui ne sont pas associés avec des usines de traitement d'eaux usées, ou même où le public a accès.

Cela laisse comprendre qu'il y a une route indirecte, selon l'étude.

Ferrey avance l'hypothèse, en analysant le taux de cocaïne à son métabolite, un produit chimique suite à sa dégradation, que cela vient des gens qui fument du crack cocaïne ou inspirent la drogue sous forme de poudre, et est transportée dans les airs sous forme de particules. Des chercheurs européens ont déjà trouvé des particules de cocaïne dans des environnements urbains.

Les impacts environnementaux de la cocaïne ne sont pas bien compris. On a démontré qu'elle s'accumulait dans les tissus corporaux des anguilles et cela affecte leurs systèmes endocriniens à des concentrations similaires à celles trouvées dans des lacs du Minnesota, et son sous-produit causait des effets nuisibles importants dans des moules d'eau douce à des concentrations plus élevées.

Cela inquiète Malot du groupe Clean Wisconsin, qui a remarqué que les moules d'eau douce jouent un rôle important dans les écosystèmes.

"Cela vous fait réfléchir sur la façon dont tous ces produits chimiques réagissent entre eux, et comment ils réagissent avec les autres produits chimiques qui se retrouvent déjà dans l'environnement, comme les nutriments." dit Malott. "Cela fait pas mal peur."



"Studies: Endocrine disruptors, cocaine common in Minnesota waters
Former DNR secretary calls for more testing in Wisconsin

By Kate Golden
Wisconsin Center for Investigative Journalism

Minnesota researchers found 56 chemicals — including cocaine — in the state’s waters, according to two studies released today (May 13 2013) that raise questions about potential impacts on wildlife and human health.

Environmental experts said the discoveries in lakes, rivers and streams increase the pressure on Wisconsin to figure out what’s in its water. A key Wisconsin Department of Natural Resources official said that the state’s waters were likely also contaminated, but that the state had no money for such monitoring.

The chemicals were detected at trace amounts in 47 of 50 Minnesota lakes, including many in relatively pristine parts of the state.

Some of the most troubling chemicals are thought to be endocrine disruptors, which can block or act like hormones in people and wildlife. They are used in pharmaceuticals, personal care products and industrial processes, but are largely unregulated.

Cocaine, to the surprise of researchers, turned up in samples from a third of the state’s lakes. Another surprisingly common find was an antibiotic approved for use only on swine.

Along with Minnesota’s past work, the studies “suggest that PPCPs (pharmaceuticals and personal care products) and endocrine active chemicals are widespread in lakes and rivers, and that fish are likely altered on genetic, cellular, organism, and population levels when exposed to the chemicals that find their way into surface water from a variety of sources,” wrote Mark Ferrey, the Pollution Control Agency researcher who conducted the two studies.

Former Wisconsin DNR secretary George Meyer said the tests show that Wisconsin, which has not conducted similar studies on this scale, needs to develop a plan to figure out what’s in its water.

“It’s the old adage ‘If you don’t look, there’s not a problem,’ right?” said Meyer, now the executive director of the Wisconsin Wildlife Federation, a sportsmen’s conservation group. “The public needs to know what’s in the water and what the significance of that is.”

Meyer said it was highly likely that Wisconsin’s lakes would show a similar chemical profile to Minnesota’s — and might show, he added, “possibly even a higher level of chemicals.”

“I think we should thank Minnesota for bringing some light to this issue,” said Melissa Malott, water program director of Clean Wisconsin, an environmental advocacy group. “It doesn’t in any way change my opinion that we should be doing something about this in Wisconsin.”

Minnesota has one of the nation’s most ambitious state-level testing programs for unregulated contaminants in surface waters.

The Minnesota agency’s statement did not speculate on potential human effects, which were beyond the scope of the study.

Experts say fish are more vulnerable to surface water pollution than people because they live in water, so they get more exposure. Previous Minnesota studies have documented endocrine disruption in fish from the Mississippi River and other contaminated waters.

But the chemicals are of growing concern to people, too: A United Nations report in February noted the rise in endocrine-related disorders like cancer, obesity, early puberty and infertility and identified widespread pollution as a “global threat” to wildlife and people.

Science on chemicals’ presence in the environment has exploded since a landmark 2002 U.S. Geological Survey study found them widespread in streams and groundwater susceptible to contamination.

But much of the science so far has focused on waters assumed to be polluted, like those receiving wastewater treatment plant effluent, while the waters in the two new Minnesota studies were chosen randomly. The studies also were unusual for the large number of samples, which can produce more statistically robust results.

“This study shows these compounds are out there, and that gives more supporting evidence that you should do these studies in other states,” said Dana Kolpin, the USGS scientist who led the 2002 study. “It wouldn’t be a waste of taxpayer dollars.”

Questions remained, Kolpin said, about how septic systems, recreational water use, wastewater treatment plants and other sources each contributed to contamination.

Ferrey agreed and said that was the next step.

“Will we see correlations between land use and the appearance of the chemicals that we detected in these lakes or rivers?” Ferrey said. “We just haven’t done that kind of analysis yet.”

A warning for Wisconsin?

A Wisconsin Center for Investigative Journalism report published in April found that Wisconsin’s research on endocrine disruptors is poorly funded and loosely coordinated.

A January 2012 Wisconsin Department of Natural Resources document identified pharmaceuticals and personal care products in surface waters as a concern due to their potential connection with the intersex fish that have been found in the Great Lakes and elsewhere.

“In an effort to be proactive and protective of humans and wildlife, Wisconsin should consider developing water quality standards for these pharmaceutical byproducts,” the report said, and noted that DNR needed more monitoring data “to determine the scale of this potential problem.”

Susan Sylvester, head of the DNR’s surface water bureau, said Monday she was “impressed” with the Minnesota report. And she agreed with Meyer that contamination in Wisconsin’s waters was likely similar.

“We think it’s out there,” Sylvester said. “But I don’t have a budget for monitoring for these chemicals right now.”

She added: “The question is, if we find it, what do we do with that information? We need to have a plan for what to do with it.”

But Meyer asked why, if Wisconsin lacked the funding, the DNR had not asked the U.S. Environmental Protection Agency to fund such work, as Minnesota did.

“This is very concerning, and it shows that in fact the state has moved away from being a very proactive state in ensuring that our waterways and our fish and our citizens are being protected,” Meyer said.

Minnesota’s work, which cost $250,000 just for the tests, was funded in part by the EPA as well as a voter-approved sales tax that pours millions into a Clean Water Fund each year. The Pollution Control Agency has spent $1.8 million on endocrine disruptors research since 2008. The U.S. Geological Survey helped fund previous studies.

What’s in the lakes

The most commonly detected chemical was the insect repellent DEET, found in 76 percent of the lakes. That was expected and similar to earlier, smaller studies.

DEET’s effects on the environment at the concentrations found are “not known,” the report said.

Carbadox, an antibiotic approved for use only on swine, was in 28 percent of the lakes.

Minnesota has plenty of pigs, ranking third in hog production nationwide, according to the Minnesota Department of Agriculture. (Wisconsin ranks 18th.)

But many of the carbadox detections were nowhere near swine or other livestock facilities, which the report called “perplexing.”

“Whether this indicates that carbadox is being used for off-label purposes or if it is transported to lakes through unknown mechanisms is not clear,” the report said, adding that carbadox, a carcinogen, is banned in Canada and the European Union.

Potential endocrine disruptors found in Minnesota waters included:

• Bisphenol A (BPA), a component of plastic, in 43 percent of the lakes. BPA has been banned in sippy cups and baby bottles. It was originally developed as an estrogen.

• Nonylphenol, a byproduct of commonly used surfactants that acts like estrogen on lab animals, in 10 percent of the lakes.

• The hormone androstenedione, a precursor to estrogen and testosterone that is sometimes taken as a hormone supplement known as “andro,” in 30 percent of the lakes.

• Triclosan, a common disinfectant often found in antibacterial hand soaps, in 14 percent of the lakes. It has been found to break down into dioxins in surface waters; they can be highly toxic at tiny concentrations.

Antidepressants were commonly found in lakes, streams and rivers at concentrations that can change fish reproductive and predator-response behaviors. The most common was amitriptyline, a tricyclic antidepressant or TCA whose brand names include Amitid, Elavil and Endep.

A third of the stream and river samples contained methyl parabens, preservatives used in food and cosmetics. Parabens are “not considered toxic, but are reportedly weakly estrogenic,” according to the study.
Concern about trace amounts

Cocaine just happened to be part of a broader suite of chemicals that were analyzed — but the illicit drug turned up in samples from a third of the state’s lakes.

There wasn’t enough cocaine in the water to get anyone high.

Most chemicals were detected at exceedingly low concentrations — in the low parts per trillion. One part per trillion is about a drop in 20 Olympic swimming pools. The most cocaine, for example, was found at 5.3 parts per trillion, in Norway Lake, about 100 miles west of Minneapolis.

These amounts may seem too small to be worrisome, but a growing body of research suggests that endocrine-disrupting chemicals can be potent at such concentrations. In 2007, Canadian researcher Karen Kidd showed that adding a common contraceptive at five parts per trillion caused the minnow population of a lake to collapse.
Cocaine’s source a mystery

It is still unclear how the chemicals got into the waters, Ferrey wrote, as well as whether they persist and accumulate in the environment.

Most are manmade, though some of the hormones are produced by wildlife. Wastewater treatment plants are “undoubtedly” one of the sources, the study said, “but this study suggests that there are other sources of these chemicals to our lake environment that are difficult to pinpoint or quantify.”

Shoreline residences are a likely source for many of the lakes, the study said.

European researchers have found cocaine recently in air and surface waters. United States researchers have done less on the topic but have found cocaine in sewage and biosolids or waters influenced by wastewater treatment plants, the report said.

The Minnesota report, apparently for the first time, found the drug in lakes that weren’t associated with wastewater treatment plants — or even public access.

That suggested an indirect route, the study said.

Ferrey hypothesized, from analyzing the ratio of cocaine to its metabolite — a chemical into which it degrades — that it came from people smoking crack cocaine or inhaling the powdered drug, and had been transported through the air via tiny particulate matter. European researchers earlier found cocaine in airborne particulates in urban environments.

Cocaine’s environmental effects are not well understood. It has been shown to accumulate in eels’ tissue and affect their endocrine systems at concentrations similar to those found in Minnesota lakes, and its breakdown product caused “notable adverse effects” in freshwater mussels at higher concentrations.

That concerned Malott of Clean Wisconsin, who noted that freshwater mussels are an important part of ecosystems.

“It makes you think about how do all these chemicals interact with each other, and how do they interact with other chemicals in the environment, like nutrients?” Malott said. “It’s pretty scary.”

Link: http://www.wisconsinwatch.org/2013/05/13/studies-endocrine-disruptors-common-in-mn-waters/

Friday, May 17, 2013

Gaz de schiste - un autre contaminant fait surface

Photo: TXSharon

Voici ma traduction libre d'un texte de Danyel Woodring
La contamination de l'eau potable est devenue une préoccupation pour les municipalités entourées des forages dans le schiste du Marcellus à cause des méthodes de recyclage des eaux usées qui refont surface après le procédé de fracturation hydraulique. La toxicité des saumures et des bromures en grande quantité peuvent être dangereux pour la santé. On dit que la saumure est de l'eau naturelle qui contient des concentrations élevées de sels et se retrouve dans les profondeurs de la terre.

Un autre contaminant qui peut se retrouver dans les eaux usées des fracturations est le bromure. Le bromure est semblable aux saumures parce qu'il est une substance salée qui se trouve dans l'eau et peut être très corrosif en quantités suffisantes.

Des quantités importantes de ces deux produits dans l'eau potable est dangereux.

Les effets de doses élevées du bromure dans l'eau potable ont été liés à des cancers et à des problèmes de reins chez les rats, mais les impacts sur les humains sont inconnus selon un article intitulé "Bromate in Drinking Water" de la Santé publique de l'état de New York (Department of Health).

Dave Yoxtheimer, un hydrologiste du Penn State Extension, dit que quand les bromures sont apportés aux usines de traitements d'eaux usées, ils réagissent avec le chlore et il en résulte des trihalométhanes. En doses assez élevées, les trihalométhanes peuvent provoquer des cancers. Le bromure et les trihalométhanes peuvent être extraits de l'eau en la faisant bouillir.

Les saumures, par contre, ne peuvent pas être éliminées en faisant bouillir l'eau, parce qu'elles sont si concentrées en sels.

Les saumures, remontées après les fracturations, pourraient potentiellement polluer nos sources d'eau potable si on n'en dispose pas correctement. Bryan Swistock spécialiste du Penn State Extension et l'un des auteurs d'une étude de l'institution intitulé "The Impact of Marcellus Gas Drilling on Rural Drinking Water Supplies" dit qu'on devrait considérer les saumures comme étant de la vieille eau de mer.

Les deux façons qui contaminent l'eau, qui pourraient contenir des saumures, qui peuvent aboutir dans l'eau souterraine en s'infiltrant dans une déchirure potentielle dans les toiles d'étanchéité des bassins de décantations sur les sites de forages ou par les camions qui renversent de cette eau en la transportant vers d'autres sites de forages ou vers des usines de traitement.

Swistock dit que les politiques qui sont en place pour les compagnies qui forent dans le Marcellus se débarrassent de leurs eaux usées de façon efficace, comme leur interdire de déverser ces eaux usées dans les cours d'eau. "Les usines de traitement d'égouts n'acceptent plus les eaux usées. L'eau est en majorité réutilisée et recyclée," dit-il.

Selon Swistock, les eaux usées utilisées sur les sites de forages peuvent être recyclées sur place en dilant ces eaux avec de l'eau douce, grâce à des unités de traitement portatives ou transporter ces eaux usées vers des usines de traitement et les rapporter pour les réutiliser.

Yoxtheimer dit aussi que les eaux usées des forages sont recyclées et réutilisées sur d'autres sites de forage 87% du temps. Ces eaux usées recyclées servent à refracturer le schiste.

Le 13% des eaux qui ne sont pas recyclées ou réutilisées est injecté sous terre dans des puits vides en Ohio et en Virginie Occidentale par exemple, dit-il.

Ces puits d'injection sont à 5,000-10,000 pieds de profondeur, selon Yoxtheimer.

Des règlementations plus sévères ont été mises en vigueur en août 2010 afin de minimiser la possibilité que des contaminants se retrouvent dans l'eau potable publique.

Les eaux usées qui seront déversées ou qui aboutiront dans des usines de traitement doivent être diluées à 500 ppm d'eau salée pour que l'eau soit complètement sécuritaire pour les normes d'eau potable.

Selon la fiche d'information du Marcellus Shale Wastewater Fact Sheet rédigée par le bureau Penn State Extension Office, les eaux usées qui sont traitées dans une nouvelle usine de traitement de saumures ont l'avantage de respecter la règlementation de 2010 et ont pour but de protéger les prises d'eau en aval.

Toutefois, des coûts plus élevés des transactions, des coûts plus élevés pour diluer et la capacité limitée sont trois désavantages de ce système.

Swistock dit qu'il pense que les compagnies de forage devraient respecter ces nouvelles politiques qui encadrent les eaux usées et les autres règlements. Il ajoute que les grosses compagnies font du bon travail pour suivre les règlements en place.

Johne Lichman, le directeur exécutif du State College Borough Water Authority, dit que le State College Borough n'est pas inquiet à la pensée que les saumures pourraient se retrouver dans les sources d'eau potable parce que les fracturations hydrauliques se déroulent plus loin.

Lichman dit aussi que le borough ne s'attend pas à voir des problèmes à l'avenir parce que les fracturations hydrauliques devraient se tenir loin et ne pas affecter le State College Borough.

"Nous ne croyons pas qu'il y aura des fracturations hydrauliques autour de nos sources d'eau potable pour les mettre à risque. Il y a beaucoup trop de schiste du Marcellus riche en gaz au nord, au nord de l'autoroute I-80, pour que çà vienne jusqu'à nous." dit Lichman.
Photo: economyWatch.com


"Fracking: another contaminant surfaces

by Danyel Woodring

Contamination of drinking water has become a concern for cities surrounded by Marcellus Shale drilling due to the methods of recycling the wastewater surfacing from the aftermath of fracking. The toxicity of brine and bromide in large amounts can be hazardous to one’s health.
Brine is defined as naturally occurring water that is high in salt concentration and occurs deep within the earth.

Another contaminate that can be found in fracking wastewater is bromide. Bromide is similar to brine in that it is a salty substance found in water and can be highly corrosive in large doses.

High amounts of either of these contaminates in drinking water is hazardous.
The effects of high doses of bromide in drinking water has been linked to cancer and kidney problems in rats, but the effects on humans is not known, according to an article titled, “Bromate in Drinking Water,” done by the New York State Department of Health.
Dave Yoxtheimer, a Hydrologist at the Penn State Extension, said that when bromide comes into water plants, it reacts with chlorine to produce trihalomethanes. In high enough doses, trihalomethanes can cause cancer. Bromide and trihalomethanes can be boiled out of drinking water.

Brine, however, cannot be boiled out of our drinking water, because it is so high in salt.
Brine, brought up by fracking, could potentially pollute our water supply if not deposited correctly. Penn State Extension Water Resource Specialist Bryan Swistock, one of the writers of a Penn State study titled, “The Impact of Marcellus Gas Drilling on Rural Drinking Water Supplies,” said to think of brine “as old ocean water.”

The two ways that contaminated water, that may contain brine, can get into the groundwater are by seeping through a potential tear in the pit lining at a fracking site or by trucks spilling the water while carrying it to other drilling sites or water treatment plants.

Swistock said that policies are in place for Marcellus Shale drilling companies to get rid of wastewater efficiently, like prohibiting these companies from dumping wastewater into waterways.

“Sewage plants don’t take [wastewater] anymore. The water is mostly reused and recycled,” he said.

According to Swistock, the wastewater used at the drilling sites can be recycled on site by diluting the water with freshwater, using portable treatment units or taking the water to a treatment plant and then bringing it back for reuse.

Yoxtheimer also said that wastewater from drilling is recycled and reused at other drilling sites 87 percent of the time. This recycled wastewater is used to refracture the shale.
The 13 percent of water that is not recycled and reused is injected underground into wells in states such as Ohio and W.V., Yoxtheimer said.

These injection wells are 5,000 to 10,000 feet deep, according to Yoxtheimer.
Stricter water regulations were put in place in August of 2010 in order to minimize the potential for contaminates to be found in public drinking water.

Wastewater that is going to be dumped or end up at treatment plants must be diluted to 500 ppm of salty water in order for the water to be completely safe for drinking water.
According to the Marcellus Shale Wastewater Fact Sheet produced by the Penn State Extension Office, wastewater that is treated at a new brine treatment plant has the advantages of meeting the 2010 regulations and aims to protect downstream intake.

However, higher transaction costs, higher diluting costs and limited capacity are three disadvantages with this system.

Swistock said he thinks that drilling companies would honor the new policies regarding wastewater and other regulations. He added that big companies are doing a good job at keeping up with the regulations in place.
John Lichman, Executive Director of the State College Borough Water Authority, said that the State College Borough is not concerned with brine getting into the water supply because fracking is happening farther away from here.

Lichman also said that the borough doesn’t expect any problems in the future because fracking is expected to stay away and not affect State College Borough.

“We don’t believe there is going to be any [fracking] done around our water supplies to endanger them. There is far too much rich Marcellus shale north of us, north of I-80, for any of them to come down to us,” Lichman said."

Link: http://voicesweb.org/fracking-another-contaminant-surfaces-9444