Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Friday, February 5, 2016

Un Collectif scientifique fustige Québec



Eau potable - Québec a «improvisé» des normes insuffisantes


Un collectif de scientifiques juge que le règlement provincial protège mal les sources d’eau des risques de l’exploration pétrolière


Tel que publié dans Le Devoir le 5 février 2016 |Alexandre Shields

Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection adopté par le gouvernement Couillard en vue des forages pétroliers et gaziers est « improvisé, brouillon et inadéquat », conclut un rapport produit par un collectif scientifique obtenu par Le Devoir. Plus de 325 municipalités du Québec réclament d’ailleurs le droit de déroger à ce règlement et d’imposer des normes plus sévères.

« Ces normes ont été conçues dans l’urgence et l’improvisation pour favoriser le développement de la filière des hydrocarbures fossiles à Anticosti et en Gaspésie et, de ce fait, elles illustrent le biais dangereux de l’actuel gouvernement en faveur du développement de cette filière, développement qui ne saura se faire qu’au détriment du respect de l’environnement et de la préservation des sources d’eau potable », affirment les auteurs de ce rapport, qui doit être rendu public vendredi matin.

Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) a été mis en place en août 2014 dans le but de fixer une fois pour toutes des normes pour les distances entre les forages, ou encore les opérations de fracturation, et les sources d’eau potable. Dans le cadre d’un forage, celle-ci est d’un minimum de 500 mètres. Toute opération de fracturation doit pour sa part être menée à une profondeur minimale de 600 mètres.

Le rapport souligne toutefois que la distance de 500 mètres est « insuffisante pour assurer une protection adéquate des sources d’eau ». En fait, le RPEP mesure essentiellement la distance à partir de la tête d’un puits, donc en surface, déplore le juriste Richard Langelier, coauteur de ce document de 150 pages. « Cette distance à l’horizontale pour ce qui est en surface ne protège absolument pas les puits qui se retrouvent dans le voisinage. »

Selon l’analyse du collectif, le règlement adopté par le gouvernement Couillard sous-estime « les effets négatifs prévisibles à long terme » des forages horizontaux. Elle souligne par exemple que les fractures provoquées par la fracturation peuvent s’étendre au-delà de la distance de 400 mètres à respecter entre la base d’un aquifère et l’extension horizontale du forage gazier ou pétrolier.

Même les forages horizontaux réalisés sans opérations de fracturation, comme c’est le cas pour les projets très avancés de Junex et de Pétrolia en Gaspésie, poseraient des risques. M. Langelier explique ainsi que les fractures naturelles traversées par les forages peuvent devenir des « voies rapides » facilitant la remontée des hydrocarbures ou des produits injectés dans le sol lors des forages.

Responsabilité limitée

De tels impacts peuvent toutefois prendre du temps à se manifester jusque dans l’eau potable. Or, le RPEP limite la responsabilité des entreprises, déplore le collectif, qui compte aussi le biophysicien Marc Brullemans, le géologue Marc Durand, la biologiste Céline Marier et l’hydrogéologue Chantal Savaria. Les entreprises doivent en effet assurer un suivi de l’état de leurs puits pendant seulement les dix années suivant la fermeture de ceux-ci. Richard Langelier juge que l’État hérite alors de véritables « bombes à retardement ».

Le collectif propose donc de réviser le RPEP afin d’imposer une distance minimale de deux kilomètres de tout puits artésien ou de surface desservant 20 personnes ou moins. Dans le cas d’une source alimentant plus de 20 personnes, cette distance passerait à six kilomètres. Enfin, dans le cas d’une source alimentant des résidants ou une municipalité, la distance minimale atteindrait dix kilomètres. Une telle source pourrait par exemple être une rivière.

De telles normes sont similaires à celles qui avaient été adoptées par la Ville de Gaspé en 2012. Celles-ci avaient eu pour effet de bloquer les projets d’exploration de l’entreprise Pétrolia sur son territoire. Elles avaient aussi valu à la municipalité d’être poursuivie par la pétrolière. Une autre municipalité, Ristigouche Sud-Est, est toujours poursuivie par l’entreprise Gastem en raison de l’adoption d’un règlement sur la protection de l’eau qui a eu pour effet de bloquer ses projets.

Dans son rapport sur l’industrie du gaz de schiste publié en décembre 2014, soit cinq mois après l’entrée en vigueur du RPEP, le BAPE insistait lui aussi sur la nécessité d’« augmenter » la distance entre les aquifères et les opérations de fracturation. L’organisme avait du même coup souligné l’absence de « connaissance » sur la structure et le comportement des couches sédimentaires, mais aussi l’importance de réaliser une cartographie « détaillée » des fractures naturelles dans les formations rocheuses.

Fronde municipale

Comme le RPEP est un règlement provincial, il a préséance sur des normes qui seraient fixées par les municipalités. Mais en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, le ministre de l’Environnement peut autoriser une municipalité à adopter une règle distincte.

C’est justement ce que réclament plus de 325 municipalités représentant 1,2 million de Québécois, a appris Le Devoir. Toutes ont déposé une même « requête » qui souligne que les normes fixées par les libéraux sont « insuffisantes pour assurer une protection adéquate des sources d’eau potable ». Toutes les régions où l’on retrouve des permis d’exploration pétrolière et gazière sont concernées. On parle ici de la vallée du Saint-Laurent, mais aussi des Cantons-de-l’Est, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Québec a d’ailleurs été mis au fait de cette requête, puisque deux rencontres ont eu lieu au cours des mois entre des représentants municipaux, appuyés de scientifiques, et des représentants du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Une autre rencontre pourrait suivre, mais cette fois avec le ministre David Heurtel.

Près de 61 000 km2 du territoire québécois font actuellement l’objet de permis d’exploration pétrolière et gazière. L’ensemble des permis d’exploration délivrés l’ont été sans que les municipalités soient consultées.

Si le ministre décidait d’accorder la dérogation demandée, cela aurait pour effet de contrecarrer des projets pétroliers. Mais en l’état actuel des choses, conclut le collectif scientifique, le gouvernement « se comporte comme un État pétrolier, à l’instar des États américains producteurs d’hydrocarbures, alors que la démonstration du potentiel québécois en matière d’hydrocarbures est faible, lacunaire sinon inexistante, au-delà des pronostics exagérés et intéressés des promoteurs et de leurs lobbyistes ».

Pas moins de 325 municipalités réclament le droit de déroger au règlement de Québec.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/462219/eau-potable-quebec-a-improvise-des-normes-insuffisantes

Lien pour le rapport: http://eausecours.org/wp-content/uploads/2016/02/Expertise-du-Collectif-scientifique.pdf

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Drinking water - Quebec has "improvised" insufficient standards

A group of scientists deems that the provincial law badly protects the water sources from the risks coming from oil exploration.


My translation of above article:

The law on the withdrawal of water and its protection passed by the Couillard government in regards to oil and gas drilling is "improvised, scrambled and inadequate", says the conclusion of a report written by a group of scientists sent to Le Devoir. More than Quebec 325 municipalities demand the right to derogate from this law and want to pass more stringent standards.

"These standards were set in a rush and improvised to facilitate the development of fossil hydrocarbons on Anticosti Island and in the Gaspésie Peninsula, and so illustrate the dangerous bias of the present government that is in favor of the development of this sector, development that cannot be done but to the expense of the respect of the environment and the preservation of drinking water resources", say the authors of this report that should be made public Friday morning.

The law on water withdrawal and its protection (RPEP) was passed in August 2014 with the aim of having standards once and for all regarding distances between drilling sites, or fracking operations, and drinking water sources. In the case of drilling, the distance is a minimum of 500 meters. Any fracking operation must be done at least 600 meters deep minimum.

The report points out that the distance of 500 meters is "insufficient to insure adequate protection of water sources". In fact, the RPEP essentially measures the distance between the wellhead, at the surface, points out the jurist Richard Langelier, co-author of the 150 page document. "This horizontal distance from the surface definitely does not protect the adjoining (drinking water) wells."

As per the analysis made by the group, the law passed by the Couillard government under-estimates "the predictable negative effects on the long term" coming from the horizontal drilling. It points out, for example, that the fractures created by the fracking can spread beyond the distance of 400 meters required between the base of an aquifer and the horizontal extension of the oil or gas drilling.

Even the horizontal drilling done without fracking operations, like in the Junex and Petrolia projects in the Gaspésie Peninsula already well on their way, would be risky. Mr Langelier explains that the natulal fractures crossed by the drilling can become "speed lanes" facilitating the upwelling of hydrocarbons or of the products injected underground during the drilling.

Limited responsibility

Such impacts can take time to manifest themselves in the drinking water. But the RPEPE limits the responsibility of the companies, deplore the group, that includes the bio-physicist Marc Brullemans, geologist Marc Durand, biologist Céline Marier and the hydro-geologist Chantal Savaria. Companies must indeed insure a follow-up of the state of their wells for only 10 years after their shutting off. Richard Langelier thinks that the State then inherits of real "time bombs".

The group of scientists proposes to revise the RPEP in order to impose a minimal distance of two kilometers of any artesian well or source on the surface used by 20 persons or less. In the case of a source used by more than 20 people, this distance would become six kilometers. Finally, in the case of a source used by residents or a municipality, the minimal distance becomes ten kilometers. Such a source could be a river, for example.

Such standards are similar to those that had been passed by the Town of Gaspé back in 2012. Those had the effect of blocking the exploration projects of Petrolia in its territory. They also had the effect of the municipality being sued by the oil company. Another municipality, Ristigouche Sud-Est, is still being sued by Gastem because it passed a bylaw to protect water that had the effect of stopping its projects.

It its report on the industry of shale gas published in December 2014, five months after the passing of the RPEP, the BAPE (provincial environmental public hearings body) also insisted on the need to "increase" the distance between aquifers and fracking operations. The body had also mentioned the absence of "knowledge" on the structure and behavior of sedimentary strata, and also the importance of doing "detailed" cartography of the natural fractures in the rock formations.

Municipal critics

Since the RPEP is a provincial law, it has precedence over standards put down by municipalities. But because of the Law on the quality of the environment, the Environment minister can authorize a municipality to pass a distinct bylaw.

That is exactly what more than 325 municipalities that represent 1,2 million people of Quebec are demanding, learned Le Devoir. All have presented the same "petition" that mentions the standards of the Liberals are "insufficient to insure adequate protection of drinking water sources". All the areas where there are exploration permits for oil and gas are involved. They are in the St. Lawrence Valley, Eastern Townships, Bas-Saint-Laurent (lower St.Lawrence) and the Gaspésie Peninsula.

Quebec has been informed of this demand, since two meetings have taken place between the municipal representatives backed by the scientists, and the representatives of the Environment ministry. Another meeting should come up, this time with Minister David Heurtel.

Nearly 61,000 square kilometers of Quebec territory are presently under oil and gas exploration permits. All of the exploration permits were given out without any municipalities being consulted.

If the Minister decided to allow the derogation they requested, that would have the effect of thwarting oil projects. But things being as they are, come to the conclusion the group of scientists, the government "behaves like an oil State, just like the American States that produce hydrocarbons, when the Quebec potential in hydrocarbons is low, patchy, if non-existent, no matter what the exaggerated and interested prognosis from the promoters and the lobbyists".

No less than 325 municipalities demand the right to derogate to the Quebec law.

Thursday, February 4, 2016

Standing at the brink of a black hole


For a split second, the wit that used to be flickers in sight, making my heart skip a beat. Suddenly, I surprise myself relaxing, enjoying the moment. But it passes quickly, and the black void, the selfish child takes over, and my defenses come back up, ready for anything that may come. And once again, I'm reminded that I cannot stay in his presence for very long without me loosing a bit more of myself. The feeling is like standing at the brink of a black hole, wondering where is the threshold of sanity.

Wednesday, February 3, 2016

À cette date-ci l'an passé


À cette date-ci l'an passé, je planifiais sérieusement la rénovation de la pièce principale de ma maison avec Réal Boulanger Design de Saint-Jean-sur-Richelieu.

La pièce principale comporte la cuisine,la salle à diner, le salon, le parloir et l'entrée avant principale de la maison. Il s'y trouve un poêle à bois et la descente d'escalier intérieure pour aller au sous-sol.

Quand j'ai acheté la maison en 1979, toutes ces pièces étaient séparées par des murs qui ont été démolis et remplacés par des poutres de BC fir vers la fin des années 1980. L'escalier pour aller au grenier a aussi été démolie et remplacée par une échelle pliable encastrable dans le plafond.

L'escalier pour aller au sous-sol doit être déplacée pour améliorer l'occupation du rez-de-chaussée. La cuisine, le poêle à bois, les fenêtres et les portes ont plus de 30 ans d'âge. Le plancher est d'origine d'avant 1979.

La photo ci-dessous a été prise à la mi-mai 2014 pendant les rénovations de la chambre des maîtres. Je dois voir à vider cette pièce, toute seule, pour être prête pour le début des travaux de la pièce principale qui commenceront au début de mars 2015.


At this time last year, I was getting ready to start the renovations of the main room of my home. The above photo was taken the year before (mid-May 2014) while the main bedroom was being renovated. It gives you an idea of what I have to get rid of to be ready for the beginning of the demolition that is scheduled for the beginning of March 2015.

Saturday, January 30, 2016

Scientists are ready to work with Couillard

Photo: Jeff Bellemare
Anticosti

«L’avenir du Québec ne repose pas sur les hydrocarbures», selon le premier ministre. Des scientifiques confirment.


Tel que publié dans Le Devoir le 30 janvier 2016

See my English translation below

L’année 2015 s’est terminée sur une note positive à la suite de l’adoption de l’accord de Paris sur le climat et de l’adoption par le Québec de la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) la plus ambitieuse en Amérique du Nord. À ne pas en douter, l’année 2016 sera celle des choix en matière d’environnement. Nous contenterons-nous du statu quo ? Nous engagerons-nous davantage dans l’aventure pétrolière ? Ou entreprendrons-nous un virage audacieux vers une transition énergétique qui misera sur des énergies renouvelables ?

Le premier ministre Couillard a envoyé un signal très fort en affirmant lors de la conférence de Paris qu’il était plutôt froid à l’idée de mettre en péril « […] ce milieu naturel extraordinaire qu’est Anticosti […] » face à un développement pétrolier et gazier.

Bien que les conclusions de l’évaluation environnementale stratégique (EES) sur les hydrocarbures se fassent toujours attendre, les documents et études rendus disponibles font ressortir certains constats qu’il nous est difficile d’ignorer :

— la fracturation hydraulique risque de créer des impacts négatifs presque certains et potentiellement irréversibles sur le milieu aquatique et les sources d’eau d’Anticosti ;

— la rentabilité économique d’une éventuelle exploitation d’hydrocarbures à Anticosti est loin d’être démontrée ni assurée, et cela avant même de tenir compte des coûts additionnels liés au marché du carbone ;

— le projet d’exploitation des hydrocarbures à Anticosti entraînerait une augmentation considérable de nos émissions de GES. En plus d’affecter directement l’environnement, cette augmentation des GES risque de faire gonfler la facture des industries québécoises sur le marché du carbone.

Compte tenu de ces constats, il est impératif de se demander si le risque en vaut vraiment la chandelle. Alors que les risques économiques et environnementaux semblent lourds de conséquences, la précaution la plus élémentaire ne s’impose-t-elle pas ?

L’heure des choix

Anticosti est un joyau écologique situé en plein coeur du golfe du Saint-Laurent, vaste étendue d’eau bordée par cinq provinces, aux rôles et fonctions multiples. Ses écosystèmes, qui abritent une des plus importantes biodiversités du Québec, demeurent une des richesses exceptionnelles de notre territoire, et la science continue de déployer des efforts considérables afin de mieux comprendre ce milieu de vie complexe, qui constitue un pilier essentiel de notre économie régionale. Toute infrastructure pétrolière ou gazière sur et en marge d’Anticosti pourrait avoir des impacts non seulement sur l’île elle-même, mais aussi sur l’écosystème marin et côtier du golfe. C’est le cas, pour ne citer qu’un exemple, de la fragile métapopulation de saumons de l’île qui fut désignée comme « espèce en voie de disparition » par le COSEPAC, en 2010. Comment peut-on concilier notre obligation légale de protéger cette espèce emblématique (au caractère traditionnel pour les peuples autochtones) avec le développement pétrolier ?

Pour éviter un réchauffement planétaire de plus de 2 °C, et ainsi respecter nos engagements pris lors de la conférence de Paris sur le climat, la communauté scientifique internationale nous prévient que la plupart des réserves connues en hydrocarbures de la planète doivent demeurer intouchées. Aussi, compte tenu des pronostics tarifaires relativement faibles pour le marché du pétrole, est-il souhaitable pour le Québec d’engager ses fonds vers cette voie nouvelle, risquée et peu rentable, qui ne pourra que ralentir sa transformation vers une société à faibles émissions de carbone ?

L’heure est au choix pour les Québécoises et les Québécois : se lancer dans une aventure pétrolière et gazière aux retombées économiques peu probables et aux conséquences environnementales significatives, ou bien accélérer la transition énergétique déjà entamée afin de s’affranchir des hydrocarbures. Le premier ministre Couillard semble pencher pour la seconde option lorsqu’il affirme que « l’avenir du Québec ne repose pas sur les hydrocarbures ».

Nous sommes de cet avis et serons prêts à appuyer toute décision et action concrète en ce sens, y compris celle d’annuler les travaux exploratoires de fracturation prévus l’été prochain à Anticosti.

Signataires :


Philippe Archambault
Dominique Berteaux
Daniel Bourgault
Pierre Chastenay
Jérôme Dupras
Marco Festa-Bianchet
Louis Fortier
Michel Leboeuf
Pascale Lehoux
Jean Lemire
Damon Matthews
Robert Michaud
Lyne Morissette
Normand Mousseau
Éric Notebaert
Dominique Paquin
Émilien Pelletier
François Reeves
Lucie Sauvé
Sébastien Sauvé
Richard Sears
Jean-Patrick Toussaint
Louise Vandelac
Jonathan Verreault

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/461633/anticosti-l-avenir-du-quebec-ne-repose-pas-sur-les-hydrocarbures-selon-le-premier-ministre-des-scientifiques-confirment

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

My translation of above article:

Anticosti Island: "The future of Quebec is not in hydrocarbons" says PM. Scientists back him up.

Year 2015 ended with a positive note after the adoption of the Paris climate accord and Quebec's adoption of its target of reduction of greenhouse gases emissions, the most ambitious of North America. Without a doubt, 2016 will be one of choices when it comes to the environment. Will we satisfy ourselves with the status quo? Will we go ahead with the oil plans? Or will we dare shift towards an energy transition based on renewables?

Prime Minister Couillard sent a very strong message by saying at the Paris conference that he was rather cold at the idea of endangering "the extraordinary natural area that is Anticosti" because of oil and gas development.

Even though the Strategic Environmental Assessment (EES) conclusions on hydrocarbons are still not out, documents and studies that are available make some points very hard to ignore:

- hydraulic fracturing risks negative impacts that are almost certainly and potentially irreversible on aquatic life and the drinking water sources of Anticosti;

- the economic profitability of an eventual hydrocarbon exploitation on Anticosti is far from being demonstrated, nor assured, even without taking into account the additional costs tied to the carbon market;

- the hydrocarbon exploitation project on Anticosti would generate a considerable increase of our greenhouse gases emissions. On top of directly affecting the environment, this increase of greenhouse gases risks inflating the bill of Quebec industries on the carbon market.

Taking into account these facts, it is imperative to ask ourselves if the risk is really worth it. When the economic and environmental risks seem to have huge implications, should not the most basic precautions prevail?

Time to choose

Anticosti Island is an ecological jewel right in the heart of the Gulf of St. Lawrence, large expanse of water touching five provinces, with multiple roles and functions to fill. Its ecosystems, home of one of the most important biodiversities in Quebec, remain one of the exceptional treasures of our territory, and science continues to do considerable efforts to better understand this complex life environment, an essential pillar to our regional economy. Any oil or gas infrastructure on or around Anticosti could have impacts not only on the island itself, but also on the marine and littoral ecosystems of the Gulf. As, for example, the fragile metapopulation of salmon of the island that was designated as an endangered species by COSEWIC in 2010. How can we reconcile our legal obligation to protect this emblematic species (with a traditional nature for the aboriginal people) with oil development?

To avoid planetary increase in temperature of more than 2 °C, thus respecting our promises of the climate Paris conference, the international scientific community warns us that most of known reserves of hydrocarbons of the planet must remain untouched. Also, taking into account the tariff forecasts relatively low of the oil market, is it desirable for Quebec to invest funds in this new venture, risky and unprofitable, that could only slow down the transformation towards a society with low carbon emissions?

It is now time for the people of Quebec to choose: embark into an oil and gas adventure with very little probability of having economic fallout and with significant environmental consequences, or accelerate the energy transition already in progress in order to sever ourselves of hydrocarbons. Prime Minister Couillard seems to lean towards the second option when he says "the future of Quebec is not in hydrocarbons".

We are of this opinion and will be ready to back up any decision and concrete action towards this aim, including the one that would cancel all exploratory work with fracking planned for next summer on Anticosti Island.

Thursday, January 28, 2016

Ne vous laissez pas prendre à leur jeu!



En réplique au billet "Prends ton plat de lentilles et ferme ta gueule" signé par Gabriel Nadeau-Dubois:

Premièrement, la méfiance entre les gens qui parlent français et ceux qui s'expriment en anglais a toujours été. Uniquement parce que j'étais bilingue, j'avais de la difficulté à me faire accepter dans des groupes d'amis au primaire, au secondaire et au CEGEP, toutes des institutions francophones. Je parle ici des années 1950, 1960 et 1970! C'est un fait de la vie et tout ce qu'on peut faire, c'est démontrer que c'est une discrimination ridicule.

Deuxièmement, ceux qui font la promotion des projets impliquant des combustibles fossiles doivent savoir que leur temps achève. N'importe quelle excuse pour dénigrer, ridiculiser, provoquer de la division et humilier les opposants est bonne. C'est une tactique utilisée dans toutes les communautés, toutes les provinces, tous les pays. Ma revue de presse quotidienne sur le gaz de schiste de 2010 à 2013 m'a fait comprendre cet état de fait amplement!

Après avoir milité pendant plus de 30 ans pour améliorer mon environnement, tout ce que je peux vous dire, c'est: appuyez vos arguments avec des faits scientifiques, documentez-vous rigoureusement, gardez la tête froide et tenez votre bout. Connaissez vos droits, sachez ce que vous risquez si vous frisez l'illégalité, et continuez d'insister pour obtenir ce qui vous est dû, et ne vous laissez pas diviser par les tactiques des promoteurs.

Johanne Dion
LesAmisduRichelieu.blogspot.com

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Here is my reaction to an opinion piece about the way the ROC reacts to the Quebec opposition to the Energy East pipeline project.

First: Distrust between French and English speaking people in Canada is a fact of life. For example, just because I was bilingual, I always had a hard time being accepted by my fellow classmates back in the 50s, 60s and 70s. The only thing I think we can do about it is to be living proof that it is foolish discrimination that has no reason to be.

Second: Those that promote fossil fuel projects must know deep down that their reign will soon be over. In their eyes, any excuse to denigrate, ridicule, provoke divisions and humiliate opponents to their projects can be used to get what they want. It is a tactical strategy used in all the communities, all the provinces, all the states and all the countries where they find uncooperative elements. I was plainly aware of this when I did my daily press review on shale gas between 2010 and 2013.

Being an activist for more than 30 years, trying to clean up my environment, all I can tell you is this: back up your arguments with scientific facts, keep serious documentation at hand, keep a cool head and don't give up. Know your rights, know what you risk of loosing if you stray on the bad side of the law, and do not let yourself be divided by the promoter's tactics.

Johanne Dion
LesAmisduRichelieu.blogspot.com

Wednesday, January 27, 2016

A path in the snow


His excuse for not helping me bring firewood for the stove in winter was that the path I made in the snow to go to the wood pile was not wide enough for him.

Tuesday, January 26, 2016

Bornes d'arpentage

Borne avant, ma propriété se trouve à droite de la photo:


Borne arrière, ma propriété se trouve à gauche de la photo:


Tel que planté en terre par Denicourt d'Iberville cet après-midi.