Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, September 23, 2014

Rock on!



What will motivate somebody to push on, to hang on, to keep on wanting to live?

Is it hunger?

Is it the yearning to relive the beauty of the past? Or wanting to admire the beauties that are sure to come again?

The stroke of a soft cat's fur. The vibrations of its purring on our lap. Its adoring look when the belly is full.

The cold seems to have settled in our part of the country, although the weatherman it is going to be nice again later this week. Has anybody told the hummingbird that seems to have left for the season?

One by one, the Monarchs have flown towards the sun, barely taking time to feed on the Jerusalem artichoke, almost unable to fly over the treetops. But somehow, they make it. Their species make it. Barely, anyway.

Some Maples are already turning orange, the Barberries are turning red, leaves are already blowing in the wind. The days are getting shorter, the sun is getting lower in the sky. And as sure as the sun rises from the East, the Asters in their lilac shades are back. Different smells are on the wind. Summer is too short.

Life is too short to waste. Grab every minute and cherish it with all your might. It will never come back again.


Monday, September 22, 2014

Protection de l’eau potable



Des scientifiques jugent que le nouveau règlement laisse le champ libre aux industries gazière et pétrolière

Publié dans Le Devoir le 20 septembre 2014 |Isabelle Paré

Le nouveau Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) « n’est qu’un écran de fumée » qui échoue à protéger réellement les nappes d’eau souterraines et les puits de surface des collectivités locales, estime un collectif de scientifiques.

Plus d’un mois après l’entrée en vigueur de ce nouveau règlement sur la protection de l’eau potable, adopté en réponse aux craintes de municipalités envers les activités de forage des entreprises pétrolières et gazières, un regroupement de scientifiques a émis vendredi de sérieux doutes sur la capacité de ce nouveau cadre juridique à éviter la contamination des eaux potables.

Conclusions alarmantes

Appuyée par Greenpeace, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec et les maires de Ristigouche et de Saint-Bonaventure, l’analyse de ce collectif arrive à des conclusions alarmantes pour les municipalités préoccupées par le risque que posent les activités de forage sur leurs territoires.

Des études menées en Pennsylvanie ont détecté la contamination de puits d’eau potable à deux kilomètres des puits de forage, soutient ce groupe.

Or le règlement se contente de hausser de 300 à 500 mètres les distances séparatrices des puits. « Les puits qui seront creusés au Québec seront des puits horizontaux qui utilisent la fracturation et qui iront jusqu’à un kilomètre. On a maintenant des preuves scientifiques que la contamination des eaux de surface peut survenir quand il y a des forages à moins de deux kilomètres des puits de forage », soutient Richard Langelier, juriste et sociologue. Plus encore, ces scientifiques jugent que la profondeur de forage imposée aux entreprises gazières et pétrolières pour protéger les nappes phréatiques est dérisoire et semble avoir été fixée sur mesure pour ne pas barrer la route aux forages déjà prévus à Gaspé et à Anticosti.

« Il n’y a pas de normes internationales, mais l’industrie fore habituellement à 1000 mètres. Si on fixe la barre à 600 mètres, c’est clairement pour laisser la porte ouverte aux activités projetées à Gaspé et à Anticosti. Car la norme des 1000 mètres n’aurait permis d’explorer que de 10 à 15 % du territoire d’Anticosti », relance M. Langelier.

Ce « simulacre » de règlement protecteur ne protège plus non plus les eaux servant à des fins agricoles, ajoute le collectif. Un recul pour les collectivités rurales dont l’agriculture est la base économique.

Resserrement des limites

Si l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a salué l’adoption de ce règlement en juillet dernier, environ 25 maires et conseillers municipaux, dont ceux de Gaspé et de Ristigouche, se rencontreront aujourd’hui (20 septembre) dans la région des Bois-Francs pour demander à Québec un resserrement des limites imposées aux sociétés gazières et pétrolières.

Plus de 70 municipalités avaient adopté des règlements pour restreindre les activités de forage sur leurs territoires, dont celles de Ristigouche et de Gaspé, contestés par les sociétés gazières. Depuis l’entrée en vigueur du RPEP, ces règlements sont devenus obsolètes.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/419011/protection-de-l-eau-potable

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Drinking water protection

My translation of article published in Le Devoir

Some scientists think that the new regulation is an open door for the oil and gas industry

The new Regulation on water withdrawal and its protection (RPEP) "is but a smokescreen" that does not really protect groundwater and drinking water wells of local communities, confirm a scientific collective.

More than a month after this new regulation on drinking water protection came into force, brought up to calm municipalities preoccupations about oil and gas companies drilling, a group of scientists came out Friday with serious doubts on the capability of this new judicial measure to avoid potable water contamination.

Alarming conclusions

Backed by Greenpeace, the group Regroupement vigilance hydrocarbures Québec and the mayors of Ristigouche and Saint-Bonaventure, the analysis of this collective comes to alarming conclusions for municipalities preoccupied with the risks that come with drilling activities in their territory.

Studies done in Pennsylvania detected drinking water well contaminations 2 kilometers from drilling wells, claim this group.

But the regulation just brings up from 300 meters to 500 meters the separation distances from the wells. "The wells that will be drilled in Quebec will be horizontal wells that use fracking and will reach up to a kilometer. We now have scientific proof that surface water contamination can happen when there is drilling at less than 2 kilometers of drilling wells", claims Richard Langelier, legal expert and sociologist. And what's more, these scientists think that the imposed drilling depth on gas and oil companies to protect the water table is derisory and seems to have been determined just to allow drilling already planned for Gaspé and Anticosti.

"There are no international standards, but the industry usually drills up to 1,000 meters. If the limit is fixed at 600 meters, it is clearly to let the door open to activities planned in Gaspé and on Anticosti. Because the standard of 1000 meters would only have allowed exploration between 10% to 15% of Anticosti," adds Mr Langelier.

This "sham" of protection regulation does not protect either the water used for farming purposes, adds the collective. A step backward for rural communities whose economic base is agriculture.

Tightening the limits

If the Union of Municipalities of Quebec (UMQ) welcomed the passing of this regulation back in July, about 25 mayors and municipal councils, Gaspé and Ristigouche amongst them, are meeting today (September 20) in the Bois-Francs region to ask Quebec to tighten limits forced on gas and oil companies.

More than 70 municipalities had adopted the bylaws to limit drilling activities in their territory, like Ristigouche and Gaspé, challenged by gas companies. Since the RPEP came into force, these bylaws are obsolete.



Friday, September 19, 2014

Eau potable: Gaspé cesse son combat juridique

Photo: Costisella

La Presse Canadienne

GASPÉ,, Qc – La Ville de Gaspé met fin à la contestation d’un jugement de première instance qui invalidait son règlement municipal sur la protection de l’eau potable face à l’exploitation des hydrocarbures en milieux habités.

Le conseil municipal de Gaspé a ainsi adopté lundi soir une résolution qui met un terme aux procédures judiciaires.

La Cour supérieure a tranché en février dernier que Gaspé avait outrepassé ses pouvoirs en adoptant ce règlement municipal. Ce verdict donnait donc raison à Pétrolia, qui contestait la validité de ce règlement.

Le mois suivant, le maire de Gaspé, Daniel Côté, déposait une contestation en Cour d’appel du Québec pour casser le jugement de première instance. Le conseil municipal avait entamé cette démarche en raison de l’absence de règlement provincial en matière de protection de l’approvisionnement en eau potable.

Le gouvernement du Québec a toutefois déposé sa réglementation en juillet dernier, et Gaspé s’était engagée à retirer son recours lorsque le vide juridique serait comblé.

Toutefois, les élus municipaux trouvent toujours inapproprié de forer des puits de pétrole en milieu habité, et s’opposent à la fracturation sur le territoire de Gaspé. Le conseil a donc adopté une série de résolutions demandant à Québec de prendre ses responsabilités maintenant qu’il a pleine juridiction sur la protection de l’eau potable.

Gaspé demande aussi au gouvernement de s’assurer de l’acceptabilité sociale des projets, et de meilleures retombées pour les communautés touchées par le développement des hydrocarbures.

Link: http://journalmetro.com/actualites/national/558533/eau-potable-gaspe-cesse-son-combat-juridique/

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

My translation of above article:

Drinking water: Gaspé ends legal fight

The town of Gaspé ends its challenge of its first instance jugement that invalidated its municipal bylaw on the protection of drinking water from hydrocarbon exploitation in inhabited areas.

The municipal council of Gaspé passed a resolution Monday night putting an end to judicial procedures.

Superior Court had ruled last February that Gaspé had exceeding its powers by voting in this municipal bylaw. This verdict was in favor of Petrolia that was challenging the validity of this bylaw.

Then, the next month, Daniel Côté, Mayor of Gaspé, filed a challenge in Quebec's Appeals Court to strike that ruling. The municipal council had started that procedure because of the abscence of a provincial regulation that protects drinking water sources.

The Quebec government then filed its regulation last July, and Gaspé had promised to remove its appeal when the judicial void would be covered.

But the municipal elected officials still think it is inappropriate to drill oil wells in inhabited areas, and are against fracking in the Gaspé territory. The council has then voted in a series of resolutions asking for Quebec to take its responsabilities now that the province has full juridiction over drinking water protection.

Gaspé also is asking the government to insure the social acceptability of projects, and better benefits for impacted communities by the development of hydrocarbons.



Appel contre petrolia!

Je suis très triste d’apprendre que le conseil de Gaspé laisse la place pétrolia. Vous laissez tomber quatre années de travail bénévole de plus de 120 comités au Québec. Jamais je n’oublierai ce manque de solidarité du maire et de son conseil. D’ailleurs tout le Québec et les générations futures sans souviendront. Je ne peux qualifier ce manque de solidarité que de manque de jugement, d’intérêt à protéger et adopter le principe de précaution dans ce dossier.

Je pourrai qualifier cette décision comme un grand manque de respect pour le travail bénévole de grand homme comme docteur en droit Richard E Langelier et son équipe du collectif scientifique et des rapports et études qui vous ont été fournis gratuitement. Si une facture vous serait présentée avec ses experts elle dépasserait le quart de million.

Je passe trois semaines à grand Métis à tout les ans et je suis un touriste comblé quand je partage la beauté de la nature avec les amis et des repas de Matane à Rimouski et Sainte Anne des plaines jusqu’à Gaspé et de Percé à Ristigouche la Vallée de la Matapédia à Mont Joli. J’ai remarqué cette année sur le fleuve les activités pétrolières par bateaux et une petite odeur de pétrole. Que faite vous à cette belle région? Comment pouvez-vous dormir le soir en trahissant des gens qui vous ont supportés gratuitement qui ont bâtis un fond spécial pour votre défense.

Jamais la Gaspésie ne sera la même dans mon cœur. Heureusement il existe des gens comme Lise Chartrand, Maude Prudhomme, et des comités ensemble pour l’avenir du Grand Gaspé pour défendre l’avenir des générations futures.

Les Anglais disent : Shame on you. Honte à vous.

Et ceci est mon opinion personnelle, mais reflète l’assentiment général dans ce dossier par des milliers d’amoureux de Gaspé.

Je vous souhaite de l’eau potable et du touriste qui s’intéressent au gaz plus que de la nature, parce que pour les amoureux de la nature Gaspé sera perçue comme la porte d’entrée aux pétrolières et un conseil pas de colonne.

Bonne chance quand même.



Richard Chartier JFR

Coordonnateur au soutien technique et logistique du RVHQ

Coordonnateur du comité vigilance de Sainte Christine



Ps. j’invite les gens à s’exprimer et vous écrire.

Reçu sous forme de courriel

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

My translation of above plea received by Email

Call against Petrolia!

I am very sad to learn that Gaspé council is giving up against Pétrolia. You are letting down four years of volunteer work of more than 120 committees in Quebec. Never will I forget this lack of solidarity from the Mayor and his council. For that matter, all of Quebec and future generations will remember. I can only qualify this kind of lack of solidarity as a lack in judgment, lack of interest in protecting and following the precautionary principle in this file.

I could qualify this decision as being a lack of respect for the volunteer work of a great man like doctorate in law Richard E. Langelier and his team of the scientific collective and the reports and studies that were made available to you without charge. If a bill was sent to you from these experts, it would be for more than a quarter million. I spend three weeks at Grand Métis every year and I am a fulfilled tourist when I share nature's beauty with friends and meals from Matane to Rimouski and Sainte-Anne-des-Plaines, up to Gaspé and Percé to Ristigouche, in the Matapedia Valley to Mont-Joli.

I noticed, this year on the (St. Lawrence) River, oil company activity on the water and a slight smell of petrol. What are you doing to this nice region? How can you sleep at night when you betray people that have backed you for free, that put up a special fund to help you pay for your defense.

Never the Gaspesie Peninsula will be the same in my heart. Luckily, there are people like Lise Chartrand, Maude Prud'homme, and the committee Comité Ensemble pour l'Avenir du Grand Gaspé to defend future generations.

The English have a saying: Shame on you!

And this reflects my own opinion, but a general feeling of this file from the thousands that love Gaspé.

I wish you drinking water and tourism that prefer gas to nature, because for those who love nature, Gaspé will become the welcome mat for the oil companies and a council with no guts.

Wishing you good luck just the same.


Richard Chartier JFR

Coordinator technique support and logistics for the RVHQ

Coordinator for the committee vigilance de Sainte Christine

P.S.: I invite people to express themselves and write you



Wednesday, September 17, 2014

Est-ce que la ville de Richelieu a assez faim?

Presque tout les grands terrains habités à Richelieu ont été subdivisés à un moment ou l'autre. Tout les terrains zonés blancs étant construits, c'est pratiquement la seule façon pour ma municipalité d'augmenter son assiette fiscale.

L'un de ces beaux grands terrains, malheureusement, était le terrain appartenant à Michel Chartrand, planté de tous ses arbres qu'il aimait tant. Propriétaire avant lui, Mme Préfontaine entretenait de multiples plate-bandes de vivaces à l'anglaise. Son grand terrain qui entourait sa maison historique (à gauche dans la photo) a été subdivisé en tout petits lots miniatures, faisant disparaître du même coup presque tous les arbres pour permettre la construction de nouvelles maisons avec des terrains grands comme des mouchoirs!



Inutile de vous dire qu'il s'en est coupé beaucoup, des arbres pour bâtir une toute petite maison en hauteur avec un ruban de gazon tout le tour.

Du temps que je suivais de près les choses à mon hôtel de ville, j'avais entendu dire que de tels subdivisions des grands terrains ne se feraient plus dans ma ville, mais faut croire que c'était une fausse rumeur, ou quelqu'un y a vu pour faire disparaître cette mesure de développement sauvage.

Je comprends le besoin de faire une telle chose, mais à quel prix! Une maison bien entourée d'un terrain généreux offre bien des avantages à ses propriétaires (et à la planète au complet): tranquillité, intimité, écosystème plus auto-suffisant, clarté, absence de micro-climat (des maisons et des entrées pavées entassées les unes sur les autres créent un micro-climat et est plus chaud en été, plus difficile à rafraîchir la nuit, exigeant pratiquement un appareil pour climatiser l'air); de plus gros arbres peuvent y pousser, également.

J'apprends en lisant mon journal local que ma voisine a demandé une dérogation mineure: elle veut subdiviser son terrain en 2 lots, la dérogation demandant une façade de 15,24 m au lieu du minimum demandé par les règlements de 18 mètres.

Or, il s'avère que sa maison est située à l'extrémité opposé à la ligne mitoyenne avec mon terrain, le "lot" est planté d'immenses arbres matures de mon côté de sa propriété. Donc si cette dérogation mineure est accordée, ces arbres devront être abattus pour permettre la construction d'une autre résidence.


C'est sûr que çà va changer l'atmosphère dans le coin si çà passe!


Des photos prises ce matin:
On aperçoit à peine la maison de mon voisin dans cette photo prise de chez moi:

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
You can't stop progress, as they say.

Who can blame a landowner who wants to make a few bucks by selling part of his land so another house can be built on it?

And the town can't say no, for who can say no to one more taxpayer in a town always looking for more ways to make more money?

So the beat goes on, and trees keep coming down, no matter if they have been growing there for generations, around historical houses that have had their role to play in Quebec history.

All I can do is take a lot of pictures, and hang on to memories of the past...