Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, May 3, 2016

La "planète" a besoin d'être sauvée??!!??


Photo: NASA

Si on disait plutôt: ton enfant va souffrir d'asthme, ou d'autisme, à cause de la pollution; ou ton grand-père va mourir d'un ACV à cause de la pollution; ou le lait maternel de ta femme qui nourrit ton bébé est contaminé par des produits chimiques toxiques; ou même ta nourriture bio est contaminée par des pesticides. Çà serait pas mal plus juste que de dire que la planète a besoin d'être sauvée!!!!

En tout cas, ce serait plus réaliste, et peut-être l'urgence d'agir se ferait sentir un peu plus.

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I am so tired of hearing that we need to save earth! We should rather save the planet from ourselves! We are our own worse ennemy.

Monday, May 2, 2016

Les vergers de Richelieu



Hier, j'ai bien aimé la présentation de M. Beauregard, l'histoire de sa famille à Richelieu et ses racines, parrainée par la Société d'Histoire de la Seigneurie de Chambly . J'ai surtout aimé revoir la photo aérienne du verger et jardin qui ont déjà existé derrière l'église Notre-Dame-de-Bon-Secours à Richelieu.

J'ai appris que le verger, conçu pour apporter des revenus additionnels à la famille, n'a pas bien rempli sa fonction. Je ne suis pas surprise. D'autres résidents de Richelieu ont tenté la même aventure, de plus petite dimension, et pour d'autres motifs, bien sûr, mais avec les même résultats.

En effet, les Panet planteront un petit verger de pommiers, pruniers, poiriers et plusieurs vignes de raisins verts et raisins bleus derrière la maison (là où se trouve la piscine creusée aujourd'hui). C'était plutôt un jardin pour le plaisir de Mme, la mère de Henri. J'ai vu les arbres du verger mourir les uns après les autres, et seules quelques vignes ont survécu jusqu'à ce que le nouveau résident les remplace avec une haie de cèdres. Le nouveau propriétaire tente la même aventure, mais plus loin derrière la propriété, mettant autant l'accent sur les petits fruits que les nouveaux arbres fruitiers hybrides pour contrer ces problèmes. Moi-même, j'ai acheté ma propriété de Mme Kozak, dont le mari avait planté pommiers, pommetiers, amélanchier, pruniers et framboisiers dans l'intention de faire du vin. J'ai pu ainsi voir le pommier, puis ensuite les pruniers, périr au fil des ans, malgré mes bons soins. Seuls les pommetiers et les framboisiers produisent toujours.

J'expliquerais les problèmes ainsi: la proximité de la rivière et des Rapides de Chambly font que les vents dominants amènent beaucoup d'humidité, encourageant ainsi la propagation des champignons, problèmes fongiques, en d'autres mots, et les pucerons.

Aussi, les vents dominants de l'ouest et du sud tendent à faire monter l'air chaud des États-Unis, descendant la vallée de la rivière, provoquant ainsi souvent des printemps hâtifs, encourageant les arbres à ouvrir leurs bourgeons trop tôt, et ensuite des gels nocturnes et de l'aube les détruisent trop souvent quand les déplacements de l'air ambiant virent du nord et de l'est. Certaines années, la récolte au complet est ainsi condamnée. Bien souvent, une bonne année verra quelques fruits qui mûrissent sur l'arbre, et on se comptera chanceux cet été-là.

Les Américains ont une expression appropriée pour ce qu'on essaye de faire: nous sommes des "gentlemen farmers". C'est-à-dire qu'on ne compte pas sur le "fruit" de nos labeurs pour subvenir à nos besoins culinaires et financiers. C'est pour le pur plaisir de voir la plante profiter, les abeilles butiner, et un beau jour, mordre dans la chair sucrée (si on est chanceux!).

Sunday, May 1, 2016

Saturday, April 30, 2016

Energy East: The Twisted Pipeline


Photo: mining.com

Énergie Est - Le tortueux chemin d’un pipeline


SEE ENGLISH TRANSLATION BELOW

Reportage publié dans Le Devoir le 30 avril 2016 |Alexandre Shields


Depuis qu’elle a présenté son projet Énergie Est, TransCanada a refusé à plusieurs reprises de se soumettre aux lois environnementales en vigueur au Québec. Si elle vient d’accepter de le faire, c’est à la suite d’une entente négociée avec le gouvernement. Il faut dire qu’au-delà des personnalités québécoises influentes qu’elle mobilise pour promouvoir son pipeline, la pétrolière ne reconnaît pas le droit à la province de statuer sur sa construction. Et l’entreprise sait très bien que la pression sur le Québec est très forte, tant l’économie canadienne demeure dépendante du secteur pétrolier.

1er août 2013. Le traumatisme de la tragédie humaine et environnementale de Lac-Mégantic est encore omniprésent, un peu plus de trois semaines après le déraillement et l’explosion d’un train transportant du pétrole brut en plein coeur de la petite municipalité. C’est la date fixée par TransCanada pour présenter pour la première fois son projet de pipeline Énergie Est. En plus d’affirmer qu’une telle infrastructure permettrait de réduire les importations pétrolières, la multinationale albertaine insiste alors sur la sécurité des pipelines. Le moment est pour le moins bien choisi.

En plein été, l’annonce ne fait pas vraiment de vagues. Il faut dire qu’on sait alors peu de choses de cet imposant pipeline, le plus important du genre en Amérique du Nord. La campagne de promotion ne s’en met pas moins rapidement en place. En plus des lobbyistes déjà à pied d’oeuvre, TransCanada peut compter sur l’appui indéfectible du gouvernement Harper.

Dans les mois qui suivent, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Greg Rickford, vante, à Montréal, cette « solution d’avenir » pour le Québec. Le futur premier ministre du Québec, Philippe Couillard, manifeste aussi son appui au projet au cours de la campagne de mars 2014. Le chef libéral qualifie même de « belle occasion » l’idée d’exporter du pétrole des sables bitumineux à partir d’un port qui serait situé à Cacouna.

Travaux et amende

Appui de Québec ou pas, la cause est alors déjà entendue pour TransCanada. Et sa position, ferme, est toujours la même deux ans plus tard : seul le gouvernement fédéral a le pouvoir d’autoriser ou non le projet de pipeline d’exportation.

C’est dans ce contexte que la pétrolière entreprend en avril 2014 les levés sismiques en plein coeur de la pouponnière de bélugas du Saint-Laurent, sans avoir demandé la permission au gouvernement du Québec. Il faudra d’ailleurs une plainte déposée par le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) quelques mois plus tard pour que le gouvernement finisse par imposer une amende à TransCanada. Pour avoir mené ses travaux sans certificat d’autorisation, la compagnie a écopé d’une amende de 5000 dollars.

C’est aussi à la suite d’une action judiciaire entreprise par le CQDE que TransCanada acceptera finalement d’attendre l’autorisation de Québec avant de mener des forages à Cacouna. On connaît la suite. Même si la pétrolière ne fournit pas au ministère de l’Environnement l’avis scientifique réclamé à plusieurs reprises, Québec l’autorise à procéder. Il faudra, encore une fois, une requête des groupes environnementaux pour faire cesser les forages. Et la Cour blâme alors directement le ministre David Heurtel.

Aux prises avec une controverse de plus en plus vive, les libéraux réclament finalement une étude d’impact du projet, comme la Loi sur la qualité de l’environnement le prévoit depuis plus de 35 ans pour tout pipeline de plus de deux kilomètres. Le gouvernement Couillard ferme du même coup la porte à l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre liées à la production pétrolière qui sera transportée par Énergie Est.

Qu’importent les demandes du Québec, TransCanada refuse de respecter la législation et de produire une étude d’impact, au point où le ministre Heurtel décide finalement de mandater le BAPE en juin 2015 sans avoir ce document essentiel en main. Le ministère de l’Environnement autorise du même coup la réalisation de travaux préliminaires, dont des levés sismiques dans le Saint-Laurent.

Ottawa favorable

La situation demeure au beau fixe jusqu’à ce que le CQDE dépose une nouvelle demande en justice en février dernier pour tenter de forcer TransCanada à se conformer aux dispositions des lois environnementales québécoises. Encore une fois mis au pied du mur parce qu’il ne fait pas appliquer ses propres lois, le gouvernement Couillard dépose finalement une demande d’injonction similaire.

C’est cette étape qui a finalement mené à une entente entre le gouvernement du Québec et la pétrolière en vue de la production d’une étude d’impact. Mais au lieu d’y mettre des mois de travail, comme cela serait la norme pour un tel projet industriel, le tout doit être réalisé d’ici le 6 juin. Pour David Heurtel, il est néanmoins clair que TransCanada « se soumet » à la réglementation provinciale. Pour autant que l’étude du Québec ne retarde pas le processus d’approbation qui doit, selon l’entreprise, provenir du fédéral. Et qui semble en voie d’être acquis.

D’ailleurs, il ne fait aucun doute que le gouvernement canadien a bien entendu le message lancé par l’Alberta, la Saskatchewan et l’industrie pétrolière : le pays a besoin des pipelines pour mettre en marché ses imposantes réserves pétrolières, les troisièmes en importance dans le monde. Avant même l’élection des libéraux, Stéphane Dion s’était porté à la défense des sables bitumineux et du transport de pétrole par pipelines. La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, ne voit pas non plus d’incohérence entre la croissance de la production pétrolière et la volonté du gouvernement Trudeau de lutter contre les changements climatiques.

Avec les projets bloqués vers la côte ouest et vers les États-Unis, le pipeline Énergie Est revêt une importance encore plus grande. Sans lui, impossible d’augmenter le rythme d’extraction du pétrole des sables bitumineux, comme le prévoit l’industrie. Dans ce contexte, la pression sur le Québec est plus forte que jamais. Il faut se rappeler les attaques virulentes lancées à la suite de l’opposition formelle de la Communauté métropolitaine de Montréal. De telles attaques n’ont jamais été dirigées contre la Colombie-Britannique, où deux projets de pipelines sont actuellement bloqués.

Pipeline nécessaire ?

Reste une question majeure, au-delà des risques environnementaux qui demeurent toujours peu documentés : le Québec et l’est du Canada ont-ils besoin de ce pipeline, vecteur de division sociale destiné d’abord à exporter le pétrole de l’Ouest ?

Malgré les arguments selon lesquels le projet de TransCanada permettra de mettre pour ainsi dire fin aux importations pétrolières dans l’est, la réalité est en effet tout autre. En fait, la raffinerie de Valero à Lévis refuse de donner des précisions sur ses achats éventuels du pétrole provenant d’Énergie Est. Quant à celle d’Irving, à Saint-Jean, elle s’est seulement engagée à acheter 50 000 barils par jour, sur une capacité de raffinage de 300 000 barils. Le reste continuera d’être importé, notamment d’Arabie saoudite.

Qui plus est, la majorité des besoins en brut du Québec sont désormais comblés depuis l’inversion du flux de pétrole dans l’oléoduc 9B d’Enbridge. Au final, selon les données actuellement disponibles, au moins 900 000 barils par jour seront directement exportés vers des marchés étrangers. Le Québec ne servira donc que de territoire de transit pour ce pétrole. TransCanada songe d’ailleurs toujours à construire ici un port pour exporter une partie de ce brut.

Les émissions

Selon les scénarios présentés, TransCanada compte exporter du pétrole vers l’Europe, l’Inde et les États-Unis. Qui plus est, en plus du pétrole de l’Ouest, le pipeline pourrait transporter jusqu’à 300 000 barils par jour en provenance du Dakota du Nord. Ce pétrole, importé au Canada par le pipeline Upland, puis transporté d’ouest en est, pourrait donc en théorie être de nouveau exporté vers les États-Unis.

Certes, le transport de pétrole dans une société globalisée est une nécessité pour l’industrie. Mais cette même société globalisée signifie que les problèmes environnementaux doivent être abordés dans une perspective planétaire. Or, dans le cas d’Énergie Est, la question des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie pétrolière demeure entière.

Il est en effet impossible pour le moment d’avoir une idée précise et détaillée des émissions liées à la production des 400 millions de barils de brut qui couleront chaque jour dans le pipeline de TransCanada. L’avis de projet transmis la semaine dernière au gouvernement du Québec n’en fait même pas mention. Il est également impossible de savoir dans quelle mesure le Québec évaluera cette question, alors que le gouvernement Couillard a rejeté cet enjeu à plus d’une reprise au cours des deux dernières années.

Bref, l’ensemble a de quoi susciter une certaine méfiance. Depuis le dévoilement du projet Énergie Est, on constate que TransCanada a mis beaucoup d’efforts pour en faire la promotion, tout en refusant à plusieurs reprises de se conformer à la législation québécoise. Quant au gouvernement Couillard, il a souvent été forcé, un peu malgré lui, d’agir pour appliquer ses propres lois. Au final, s’il reste encore deux années de débats, on sait d’ores et déjà que ce pipeline sera porteur d’une profonde discorde.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/469611/energie-est-le-tortueux-chemin-d-un-pipeline

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Energy East: The Twisted Path of a Pipeline

My translation of above article:

Since presenting its Energy East project, TransCanada has refused many times to obey current environmental laws in Quebec. If it has just accepted to do so, it is after a negotiated agreement with the government. It must be said that beyond the influential Quebec personalities mobilized to promote its pipeline, the oil company does not recognize the right of the province to statute on its construction. And the company knows very well that pressure to make Quebec move is very strong, because Canada's economy is dependent on the oil sector.

August 1 2013. The trauma caused by the human and environmental tragedy of Lac-Mégantic is still very present, a little more than three weeks after the derailment and explosion of a train moving crude oil right in the heart of the small municipality. That is the date given by TransCanada to present for the first time its Energy East pipeline project. On top of saying that such an infrastructure would help reduce oil imports, the Albertan multinational insists at that point on the safety of pipelines. The moment is well chosen.

Right in the middle of summer, the announcement does not create much of an impact. It must be said that at the time, very little was known about this imposing pipeline, the biggest of its kind in North America. Lobbyists are already hard at work, and TransCanada can count on unwavering backing from the Harper government.

During the following months, in Montreal, the Natural Resources federal minister Greg Rickford brags about this "solution of the future" for Quebec. Philippe Couillard, the future Prime Minister of Quebec, also expresses his support for the project during the March 2014 campaign. The Liberal Leader even qualifies the "nice occasion" the idea of exporting the oil from the tar sands from a harbor that would be built in Cacouna.

Work started and fine

With of without Quebec's accord, the cause is already heard for TransCanada. And its firm position is still the same two years later: only the federal government has the power to authorize or not the export bound pipeline project.

It is in this context that the oil company starts seismic surveying right in the heart of the beluga nursery in the St. Lawrence, without asking permission from the Quebec government. A complaint will have to be lodged by the CQDE (Centre Québécois du Droit de l'Environnement) a few months later for the government to finally impose a fine to TransCanada. For having done the work without an authorization certificate, the company gets a $5,000 fine.

It is also after a legal action from the CQDE that TransCanada finally accepts to wait for Quebec's authorization before drilling in Cacouna. We all know what happened next. Even if the oil company does not have scientific advice to give to the Environment ministry that had been requested many times, Quebec gives the go ahead anyway. Once more, it will take a statement of claim from the environmental groups to have the drilling stopped. And the court blames directly Minister David Heurtel at the time.

Caught in a more and more strong controversy, the Liberals finally ask for an impact study for the project, just like the Law on the Quality of the Environment demands it for more than 35 years now for any pipeline of more than two kilometers. At the same time, the Couillard government closes the door to an assessment of greenhouse gases emitted tied to the oil production that will be transported by Energy East.

No matter what Quebec wants, TransCanada refuses to respect the legislation and present an impact study, to the point that Minister Heurtel finally decides to mandate the BAPE in June 2015 without having this essential document in hand. The Environment ministry authorizes at the same time the realization of preliminary work, including seismic surveying in the St. Lawrence.

Ottawa favorable

The situation stays the same until the CQDE filed a new legal claim last February to try to force TransCanada to conform to the environmental laws dispositions of Quebec. Once more, backed up to the wall because it will not enforce its own laws, the Couillard government finally files a similar legal claim.

It is this final stage that finally led to an agreement between the Quebec government and the oil company in order to produce an impact study. But instead of taking months to do the work, like it would normally take for such an industrial project, everything must be completed by June 6. For David Heurtel, it is nevertheless clear that TransCanada "is submitting itself" to the provincial rules. As long as the study of Quebec does not delay the approval process that must, as per the company, come from the federal. And that seems to be a given.

Besides, there is no doubt that the Canadian government has well heard the message coming from Alberta, Saskatchewan and the oil industry: the country needs pipelines to market its important oil reserves, third in importance in the whole world. Even before the Liberal election, Stéphane Dion came to the defense of the tar sands and transportation of oil by pipelines. Catherine McKenna, Minister of the Environment, does not see any incoherence between increase of oil production and the Trudeau government's goal to fight climate change.

With projects blocked westward and to the US, the Energy East pipeline becomes even more important. Without it, it will be impossible to increase the tar sands oil extraction rhythm like the industry is planning it. In this context, the pressure on Quebec is stronger than ever. Remember the angry attacks against the formal opposition of the CMM. Such attacks have never been seen against BC where two pipeline projects are blocked right now.

Is the pipeline necessary?

There is one major question left, beyond the environmental risks that are still very little documented: do Quebec and Eastern Canada need this pipeline, social division vector first of all destined to export Western oil?

In spite of arguments that say that the TransCanada project will let put an end to oil imports in the East, the reality is very different. Indeed, the Valero refinery in Lévis refuses to give any precisions on its eventual purchases of oil coming from Energy East. As for Irving's refinery, in Saint-Jean, it only promises to buy 50,000 barrels a day, with a capacity of refining 300,000 barrels. The rest will continue to be imported, from Saudi Arabia among others.

Plus, the majority of Quebec's crude needs are now fulfilled by the inversion of Enbridge's 9B pipeline. In the end, as per the data presently available, at least 900,000 barrels per day will be directly exported abroad. Quebec will only be a transit zone for this oil TransCanada still wants to build a harbor to export a part of this crude.

Emissions

As per the scenarios presented, TransCanada wants to export oil to Europe, India and the US. Plus, on top of the oil coming from the West, the pipeline could move up to 300,000 barrels per day coming from North Dakota. This oil, imported into Canada by the pipeline Upland, then moved from west to east, could then in theory be exported back to the US.

Certainly, the transportation of oil in a globalized society is a necessity for the industry. But this same globalized society means that environmental problems must be confronted on a planetary perspective. But, in the case of Energy East, the question of greenhouse gases emitted by the oil industry remains unanswered.

It is indeed impossible right now to have an exact and detailed idea of the emissions tied to the production of the 400 million barrels of crude that will flow each day in TransCanada's pipeline. The notice of project presented to the Quebec government last week does not even mention it. It is also impossible to know up to what degree Quebec will assess this question, when the Couillard government rejected this issue more than once since the past few years.

In a nutshell, the whole thing is enough to create a certain mistrust. Since the unveiling of the Energy East project, we can see that TransCanada has put a lot of effort to promote it, while refusing many times to conform to Quebec legislation. As for the Couillard government, it has been forced, a bit despite itself, to act in order to enforce its own laws. In the end, if there is still two years of debate left, we already know that this pipeline will be the source of a lot of contention.

Friday, April 29, 2016

Le fracking est dangereux pour la santé



La recherche démontre que 84% des études de santé publique trouvent des dangers à la fracturation hydraulique

Ma traduction libre d'un article trouvé en ligne:

La nouvelle méta étude dirigée par Jake Hays, le directeur du Environmental Health Program du PSE Healthy Energy, a dévoilé que la vaste majorité de la recherche démontre qu'il y a des effets de contamination et de maladie dans les régions où il se fait de la fracturation hydraulique.

Pas toutes les études examinées étaient spécifiques sur quels dangers il s'agissait, mais dans les études qui se penchaient sur les impacts sur la santé à cause du fracking on a trouvé:

- des anomalies cardiaques congénitales et anomalies du tube neural possibles chez les nouveaux-nés (nés de mères vivant près des développements de gaz naturel non conventionnel)

- des naissances prématurées et des grossesses à haut risque enregistrées par un médecin (liées à des développements de gaz naturel non conventionnel)

- hausse de taux de malades cardiaques et neurologiques (liés à la proximité et ou la densité des puits de développement de gaz naturel non conventionnel)

- des risques élevés de cancers hautement liées à des émanations de benzène

- des impacts sur le système respiratoire (problèmes de sinus, toux, maux de gorge ou irritations)

- des impacts sur le système tégumentaire (éruptions cutanées ou irritations cutanées)

- des impacts sur le système neurologique (maux de tête, étourdissements)

- des impacts sur le système gastro-intestinal (nausées ou douleurs abdominales)

Toutefois, on doit se rappeler que ces études étaient des enquêtes préliminaires, et la corrélation n'égale pas nécessairement causalité.

Quand interrogé par les polluants spécifiques liés avec la fracturation hydraulique, Hays dit que les polluants les plus souvent trouvés et inquiétants quand il s'agit de la qualité de l'air, ils sont:

le méthane (un gaz à effet de serre puissant qui mène à la formation de l'ozone);

l'ozone troposphérique;

les matières particulaires du diesel;

le benzène;

le formaldéhyde;

les oxydes d'azote;

les hydrocarbures poli-aromatiques, aliphatiques et aromatiques;

les dioxydes sulfuriques;

le sulfure d'hydrogène.


Toutefois, ceci ne sont pas nécessairement les polluants qui sont les plus souvent produits: ils sont les plus inquiétants.

Les chercheurs se sont aussi penché sur la quantité des études qui ont trouvé de la contamination de l'eau souterraine. 69% des études ont trouvé de la contamination, et la nettoyer pourrait être un problème.

"Les polluants inquiétants pour la qualité de l'eau sont trop nombreux pour en faire une liste vu la composition des fluides de fracturations et les eaux usées produites par le procédé, mais en voici quelques-uns: le chlorite de méthylène, les métaux lourds (comme l’arsenic), les sels de fluorure, les matières naturellement radioactives, comme le radium," Hays disait au Times LIVE.

Tandis que la recherche a été faite sur les effets sur le bétail, et a trouvé que la fracturation hydraulique a des impacts sur la santé des animaux, Hays nous prévient de ne pas en tirer des conclusions trop rapidement quand il s'agit de consommer de l'agneau du Karoo.

"Plusieurs toxines ont un potentiel de bioaccumulation, alors en théorie, la fracturation hydraulique pourrait impacter l'innocuité de l'agneau qui vient de la région, mais cela dépendrait entièrement sur l'exposition et à ce moment-ci ce serait beaucoup trop spéculatif d'en tirer des conclusions en ce moment," dit Hays.

Quand on le questionne sur le nettoyage de l'eau souterraine contaminée, Hays dit que la majorité de la recherche qu'il a vue est concentrée sur la prévention vu que nettoyer l'eau est une tâche difficile; toutefois, il précise que ce n'était pas le sujet principal de sa recherche.

"Je suis sûr qu'il y a une quantité vaste et substantielle de littérature sur la remédiation de la qualité de l'eau qui s'appliquerait pour le nettoyage de ce genre de contamination, mais ce n'est pas de mon expertise," a dit Hays au Times LIVE.

"Il y a un certain nombre de mesures et d'innovations technologiques qui peuvent rendre la fracturation hydraulique plus sûre, dont certaines ont été mis en oeuvre dans certaines régions des É.-U.. Parmi celles-ci, il y a:

- détecter et réparer les fuites;

- construire de meilleurs puits;

- utiliser de meilleures méthodes de traitement d'élimination des eaux usées ( comme ne pas stocker les déchets dans des bassins à ciel ouvert sans toile de garnissage);

- des fermetures de puits verts

Cela étant dit, plus sûr ne veut pas dire perfection, prévient Hays: "De la règlementation plus stricte qui exige de meilleures pratiques sont évidemment les bienvenus, mais plusieurs dangers et des risques élevés demeureront vu la nature inhérente de l'industrie et l'ampleur des opérations nécessaires pour extraire le gaz naturel du schiste."

Finalement, tandis que la majorité de la recherche scientifique dit qu'il y a des dangers à la fracturation hydraulique, cela est difficile d'évaluer la vraie échelle de grandeur de ces dangers.

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84% of public health studies find hazards in fracking: research


The new meta study, led by Director of the Environmental Health Program at PSE Healthy Energy Jake Hays found that a clear majority of research shows contamination and ill health effects in areas that have fracking.

Not all of the studies they examined were specific as to what hazards these were, but of the studies that did the health outcomes associated with fracking included the following;

congenital heart defects and possible neural tube defects for neonates (born to mothers living in areas of higher-density UNGD - unconventional natural gas development)

preterm birth and physician recorded high risk pregnancy (associated with UNGD)

increased inpatient prevalence rates for cardiology and neurology (associated with proximity and/or density of UNGD wells)

elevated risk of cancer driven largely from benzene emissions
impacts on the respiratory system (sinus problems, coughing, throat soreness or irritation)

impacts on the integumentary system (rashes or skin irritation)

impacts on the neurological system (headaches, dizziness)

impacts on the gastrointestinal system (nausea or abdominal pain)

However one should bear in mind that these studies were preliminary investigations, and correlation doesn’t necessarily equal causation.

When asked about what specific pollutants are associated with fracking, Hays said that the most common pollutants of concern when it comes to air quality are:

methane (potent greenhouse gas that also leads to ozone formation);
tropospheric ozone;
diesel particulate matter;
benzene;
formaldehyde;
nitrogen oxides;
polyaromatic, aliphatic, and aromatic hydrocarbons;
sulfur dioxides;
hydrogen sulfide.

However these aren’t necessarily the pollutants that are the most commonly produced – they’re the really scary ones.

The researchers also looked at how many studies found contamination of groundwater. 69% of studies found contamination, and cleaning that up might be a problem.

“Pollutants of concern for water quality are too numerous to list given the make up of fracturing fluids and wastewater produced by the process, but here are a few: methylene chloride, heavy metals (e.g., arsenic), fluoride salts, NORM (naturally occurring radioactive materials, e.g., radium),” Hays told Times LIVE.

While research has been done on the effects on livestock, and found that fracking has health impacts on animals, Hays cautioned against jumping to conclusions with regards to eating Karoo lamb.

“Many toxins bioaccumulate, so in theory fracking could impact how safe it is to eat a lamb from the region, but this would depend entirely on exposure and at this point it would be far too speculative to comment on this point,” Hays said.

When asked about cleaning up contaminated groundwater, Hays said most of the research he’d seen focused on prevention as cleaning water is a difficult task – however he cautioned that it wasn’t his prime area of research.

“I'm sure there is a broad, substantive body of literature on water quality remediation that may be relevant to cleaning this type of contamination, but this is not my area of expertise,” Hays told the Times LIVE

“There are a number of measures and technological innovations that can make fracking safer, some of which have been implemented in parts of the US. Among others these include:

detecting and fixing leaks;
building better wells;
using better wastewater disposal treatment methods (i.e., not storing wastes in unlined, open pits); and
green completions."

That said, safer is still not perfection, as Hays warns “Stronger regulations that demand better practices are obviously welcome, but many hazards and elevated risks will remain given the inherent nature of the industry and the sheer magnitude of operations required to extract natural gas from shale.”

Finally, while the weight of scientific research says there are dangers to fracking, it is difficult to assess how big these dangers really are.

"Many epidemiological studies are expensive, time consuming, and often rely on data that are difficult to obtain. The fact that potential exposures would have taken place before background data could be collected only complicates the issue. Although there is quite a bit of evidence of hazards and elevated risks, drawing conclusions about the magnitude of health burdens attributable to UNGD remains difficult from an epidemiological perspective," the study cautions.

Link: http://www.timeslive.co.za/scitech/2016/04/26/84-of-public-health-studies-find-hazards-in-fracking-research

Saturday, April 23, 2016

Selfeet



At the front door, heated floor with ceramic tile imitating slate.

À l'entrée principale de ma maison, sur plancher chauffant en céramique imitant l'ardoise.