Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, February 24, 2015

Du pétrole en Gaspésie


Gaspésie - Junex a extrait 300 barils de pétrole par jour dans le cadre d’essais de production

Publié dans Le Devoir le 24 février 2015 |Alexandre Shields | Actualités sur l'environnement

C’est grâce au forage horizontal, une première au Québec, qu’il a été possible d’extraire plus de 2700 barils en quelques semaines.

Junex a réussi à extraire quotidiennement plus de 300 barils de pétrole dans le cadre de nouveaux tests de production réalisés en Gaspésie. Un signal très encourageant pour l’entreprise, qui envisage de réaliser pas moins d’une trentaine de forages dans un secteur situé à l’ouest de Gaspé.

« Le puits a réagi au-delà de nos attentes et il a atteint un débit constant de 316 barils de pétrole par jour, ce qui est significativement plus élevé que le débit de 161 barils de pétrole par jour publié dans notre communiqué de presse du 27 janvier », a fait valoir lundi le président et chef de la direction de Junex, Peter Dorrins.

« Bien qu’il soit trop tôt pour confirmer ce que pourrait être ce débit optimal, que ce soit ultimement supérieur ou inférieur au débit actuel, tous les résultats observés depuis le forage de ce puits démontrent l’importance de notre découverte de pétrole », a-t-il ajouté. Et selon lui, « il s’agit d’un débit de production de pétrole commercial même aux prix actuels du pétrole ».

Ce puits, nommé Galt no 4, est situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaspé. En fait, Junex a foré de nouveau dans un puits foré en 2012 à plus de 2000 mètres de profondeur. Mais, cette fois, le forage a été dévié à l’horizontale, en direction d’un autre puits foré en 2003. Réalisé à l’époque en partenariat avec la filiale Hydro-Québec Pétrole et gaz, ce dernier avait permis de détecter la présence de pétrole et de gaz naturel.

2700 barils

C’est grâce au forage horizontal, une première au Québec, qu’il a été possible d’extraire plus de 2700 barils en quelques semaines seulement. Pour M. Dorrins, les résultats obtenus jusqu’ici démontrent que la technique est prometteuse pour les pétrolières qui explorent la Gaspésie. « Nous avons démontré que nous sommes en mesure de réaliser des forages horizontaux au Québec et de produire du pétrole conventionnel, donc sans fracturation. »

Fait à noter, cette technique a déjà été employée ailleurs dans le monde. Mais au Québec, les forages horizontaux n’ont jusqu’ici fait l’objet d’aucune évaluation environnementale indépendante. Et pour le moment, il n’existe au Québec aucune loi spécifiquement conçue pour encadrer l’exploration pétrolière et gazière. Le gouvernement de Philippe Couillard prévoit déposer un projet de loi à cet effet à l’automne 2015.

Chose certaine, les forages horizontaux constituent la technique désormais privilégiée par Junex et Pétrolia dans le cadre de leurs travaux d’exploration. Ce sont les deux entreprises à mener actuellement des forages en Gaspésie.

D’ailleurs, Junex a déjà déterminé l’emplacement de son prochain forage dans le secteur, et qui sera nommé Galt no 5. Ce puits devrait être foré au cours de l’été prochain, a souligné Peter Dorrins. Si tout se déroule bien, l’entreprise espère ensuite réaliser des levés sismiques, puis forer deux autres puits.

Une demande de bail de production pourrait suivre en 2016, a-t-il précisé. En tout, a expliqué M. Dorrins, plus de 30 puits pourraient être forés en phase d’exploitation, à partir de six plateformes de forage.

Pour Junex, il est clair que cette portion du sous-sol gaspésien peut renfermer un potentiel intéressant. Selon une évaluation de la firme texane Netherland, Sewell and Associates, le secteur pourrait contenir 330 millions de barils d’or noir. Environ 15 % de ce pétrole pourrait être exploitable. Cette quantité équivaut à 142 jours de consommation pour le Québec.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/432731/gaspesie-junex-a-extrait-300-barils-de-petrole-par-jour-dans-le-cadre-d-essais-de-production

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Junex has extracted 300 barrels of oil per day during production trials in the Gaspésie

My translation of above article published in Le Devoir

Thanks to horizontal drilling, a first in Quebec, it was possible to extract more than 2,700 barrels in a few weeks.

Every day, Junex was able to extract more than 300 barrels of oil during new production tests done in the Gaspésie. A very encouraging sign for the company that plans to do about 30 drilling sites in a sector just West of Gaspé.

"The well reacted well beyond our expectations and achieved a constant flow of 316 barrels of oil per day, which is significantly more than the 161 barrels of oil per day published in our January 27 press release", said Junex president and CEO Peter Dorrins.

"Even if it is too early to confirm what could be this optimal flow, be it ultimately over or below actual flow, all results observed since the drilling of this well demonstrate the importance of our oil discovery", he added. He maintains that "it is a commercial oil production output, even at today's oil prices".

This well called Galt #4 is about 20 km West of Gaspé. Indeed, Junex has drilled once more in a well drilled back in 2012, more than 2,000 meters deep. But this time, the drilling was turned horizontally, towards another well drilled in 2003. Done at the time in partnership with Hydro-Quebec Pétrole et gaz, this well had detected some oil and natural gas.

2,700 barrels

Thanks to horizontal drilling, a first in Quebec, it was possible to extract more than 2,700 barrells in only a few weeks. For Mr Dorrins, up to now the results prove that the technique is promising for oil companies that do exploration in the Gaspésie Peninsula. "We have demonstrated that we are able to do horizontal drillings in Quebec and produce conventional oil, without fracturing."

It should be noted that this technique had already been used elsewhere on the planet. But in Quebec, horizontal drilling has never been subjected to any independent environmental assessment. And for now, there is no law specifically written to oversee oil and gas exploration in Quebec. The Philippe Couillard government plans to present a bill on this subject during the Fall of 2015.

What is sure is that horizontal drilling will be the technique of choice for Junex and Petrolia during their exploration work. These are two companies that are drilling in the Gaspésie Peninsula.

Besides, Junex has already decided of the location of its next drilling in this sector, and it will be called Galt #5. This well should be drilled during next summer, says Peter Dorrins. If all goes well, the company hopes to do seismic surveying afterwards, then drill two more wells.

A request for a production lease could follow in 2016, he added. In all, explained Mr Dorrins, more than 30 wells could be drilled during the exploitation stage, done from 6 drilling pads.

For Junex, it is clear that this portion of the Gaspésie Peninsula underground can present an interesting potential. As per an assessment done by the Texan company Netherland, Sewell and Associates, this sector could hold 330 million barrels of oil. About 15% of this oil could be extractable. This quantity is the equivalent of 142 days of Quebec's consumption.

Monday, February 23, 2015

Having faith...



While he was struggling to let himself down in his car, I said: "You have to have faith, T!", meaning you had to let yourself hope that the seat would be there when you let yourself drop in it. He replied: "I had faith, and look where it got me."

Sunday, February 22, 2015

Un rapport sur les impacts du fracking sur la santé caché du public

Photo: Cougar Energy Inc.com

Le Ministre de la Santé de la C.-B. garde pour lui un rapport sur les impacts de la fracturation hydraulique sur la santé.

Ma traduction libre d'un reportage publié dans le Globe and Mail.

Le ministre de Santé publique de la Colombie-Britannique garde sur son bureau les résultats d'une recherche scientifique faite sur les opérations pétrolières et gazières dans les communautés au nord-est de la province et leurs impacts sur la santé humaine.

Le Ministre de Santé Terry Lake disait jeudi que le rapport qui est sur son bureau depuis l'automne passé est toujours examiné par plusieurs départements gouvernementaux et il espère que les résultats seront rendus publics "bientôt".

Mais la député indépendante Vicki Huntington dit que cette répression de données ressemble à du camouflage de la part d'un gouvernement qui ne veut aucune entrave à ses ambitions de se développer dans le nouveau secteur du gaz naturel liquéfié (LNG).

"Les citoyens du nord de la C.-B. veulent savoir si la règlementation actuelle qui encadre l'industrie pétrolière et gazière protège leur santé, oui ou non. Le gouvernement a entre les mains l'information et refuse de la rendre publique jusqu'à date," a-t-elle dit à la législature.

Mme Huntington fait des pressions pour déclencher une enquête depuis qu'elle a rencontré des résidents préoccupés de la région de Peace River pour la première fois en 2011. Le gouvernement insiste pour dire que la fracturation hydraulique, ou le fracking, est sécuritaire, mais le grand nombre de nouveaux puits qui se font forer dans la région a causé des pressions additionnelles pour obtenir des réponses à propos des impacts potentiels sur la santé.

Elle dit que son bureau a présenté une demande d'accès à l'information et n'a obtenu aucun résultat. Après 86 jours d'attente, on lui a dit qu'elle ne pouvait même pas obtenir les données brutes, encore moins les conclusions, parce que l'information pourrait nuire aux intérêts financiers d'un organisme public.

Le gouvernement a rendu public un rapport en 2012 qui compilait les préoccupations des résidents qui croyaient que leurs problèmes de santé, dont des symptômes d'asthme, de bronchite et de cancers, avaient des liens avec les activités pétrolières et gazières autour d'eux. Le rapport de suivi devrait évaluer si il y a une base scientifique à ces préoccupations, et le gouvernement a aussi promis d'évaluer si les règlements actuels encadrant l'industrie pourraient être améliorés afin de mieux gérer les risques pour la santé humaine.

"Je veux voir si les données confirment que les craintes du public sont justifiées," dit Mme Huntington.

Le Ministre de Santé ne pouvait pas promettre la publication des données brutes. Toutefois, il dit qu'il rendra le sommaire du rapport public une fois que tous les ministères impliqués auront la chance d'y réagir à l'interne. Il y a au moins 5 ministères impliqués.

"Nous avons utilisés des principes scientifiques pour analyser les questions possibles de santé, d'opérations et de règlements sur le développement pétrolier et gazier," disait-il au Parlement. "Les recommandations se font évaluer, et on met les différents ministères au courant. Nous espérons d'être capable de rendre ce rapport public dans un proche avenir."

Durant une entrevue, Mme Huntington disait qu'elle est troublée de voir que la province ait permis une augmentation importante du développement dans la région sans évaluation d'impacts cumulatifs.

"C'est une façon arriérée de faire de affaires et une approche non professionnelle aux demandes actuelles d'une ressource majeure," dit-elle.

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B.C. Health Minister mum on report of fracking health effects

Published in the Globe and Mail, written by JUSTINE HUNTER

B.C.’s Ministry of Health is withholding the results of scientific research on how oil and gas operations in the province’s northeast communities are affecting human health.

Health Minister Terry Lake said Thursday that a report, which has been on his desk since last fall, is still being studied by several departments in government and he hopes to release the results “soon.”

But Independent MLA Vicki Huntington says the suppression of data looks like a cover-up from a government that wants nothing to stand in the way of its ambitions to secure a new liquefied natural gas sector.

“Northern British Columbians want to know whether the current regulation of the oil and gas industry does or does not protect their health. The government has the information and has so far refused to release it,” she told the legislature.

Ms. Huntington has been pushing for an investigation since she first met with concerned residents in the Peace River region in 2011. The government has maintained that hydraulic fracturing, or fracking, is safe, but the large number of new wells being drilled in the region has created additional pressure to answer questions about the potential health impacts.

She said her office filed a freedom of information application that produced no results. After 86 days of waiting, she was told she could not have even the raw data, much less the conclusions, because the information could be harmful to the financial interest of a public body.

The government released a report in 2012 that compiled the concerns of residents who believe their health problems, including asthma, bronchitis and cancer, are linked to the oil and gas activity around them. The follow-up report is meant to assess if there is a scientific basis for those concerns, and the government also promised to review whether its current regulations around the industry could be improved to better manage human health risks.

“I want to see whether the data show if the public concern is justified,” Ms. Huntington said.

The Health Minister would not promise to release the raw data. However, he said he will make the summary of the report public once all the relevant ministries have had a chance to respond internally. There are at least five ministries involved.

“We have applied scientific principles to analyze the possible health, operational and regulatory issues with oil and gas development,” he told the House. “The recommendations are being reviewed, and the different ministries are being briefed. We hope to be able to release that report in the very near future.”

In an interview, Ms. Huntington said she is disturbed that the province has allowed a huge increase in development in the region without any cumulative impact assessment.

“It’s a backward way of doing business and an unprofessional approach to the major resource demands of our time,” she said.

Link: http://www.theglobeandmail.com/news/british-columbia/bc-health-minister-mum-on-report-of-fracking-health-effects/article23107175/

Saturday, February 21, 2015

Le Québec a gelé en janvier 2015...

Graphique de la NASA

...contrairement au reste de la planète!

Friday, February 20, 2015

#speakvert



Pipeline Énergie Est - Une coalition exige la suspension des travaux

Publié dans Le Devoir le 20 février 2015 12h23 |Alexandre Shields

Malgré la fin de non recevoir catégorique de l’Office national de l’énergie, une coalition d’une vingtaine de groupes québécois exige la suspension des travaux d’étude du projet de pipeline Énergie est tant que sa version finale ne sera pas connue, mais aussi que tous les documents seront disponibles en français.

Les groupes ont ainsi rappelé vendredi matin que les 30 000 pages de documents déposés à l’Office national de l’énergie (ONÉ) n’ont jamais été traduits dans leur intégralité. En fait, la vaste majorité sont uniquement disponibles en anglais.

« L’ONÉ s’est vu confier un mandat d’évaluation environnementale et ne peut être simplement considéré comme un tribunal ordinaire où l’entreprise peut choisir de témoigner dans la langue de son choix, a fait valoir Christian Simard, directeur général de Nature Québec. On peut difficilement imaginer un promoteur qui présenterait une étude d’impacts en anglais seulement au Québec dans la procédure d’examen public par le BAPE. La même logique devrait prévaloir à l’ONÉ. »

« Le projet Énergie Est est un projet de 12 milliards de dollars. Si TransCanada peut se payer de la publicité et une campagne de relations publiques pour salir les écologistes, elles devrait pouvoir fournir des documents en français », a ajouté Steven Guilbeault, cofondateur et porte-parole d’Équiterre.

En attente d’une version finale du projet

Les représentants de groupes écologistes, agricoles et syndicaux ont aussi fait valoir qu’on ne connaît toujours pas la version définitive du projet de TransCanada pour le Québec. Avec l’abandon attendu du projet de port de Cacouna, tout indique que le tracé du pipeline Énergie Est sera appelé à être modifié. Dans ce contexte, ils estiment que l’ONÉ devrait suspendre les travaux d’évaluation, le temps que la pétrolière albertaine dépose une version finale de son projet.

« Sans tracé définitif, et avec la difficulté supplémentaire d’avoir à traduire et comprendre les documents techniques, il devient difficile pour les groupes de citoyens de savoir où et comment les cours d’eau ou prise d’eau municipale peuvent être menacés », a expliqué Martine Chatelain, présidente de la Coalition Eau Secours.

Non, dit l’ONÉ

Plus tôt cette semaine, la Cour fédérale a refusé d’accorder une injonction au Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) et une propriétaire de terrain qui réclamaient la suspension temporaire des audiences de l’ONE sur Énergie Est. Ils demandaient de suspendre le processus de participation aux audiences sur le projet de TransCanada en attendant le rapport du Commissaire aux langues officielles, qui se penche actuellement sur le cas de la société pétrolière.

Pour l’ONÉ, la cause est déjà entendue : pas question de traduire les documents pour les francophones, même si le pipeline Énergie Est traversera le territoire du Québec sur plus de 700 kilomètres. « La Loi sur les langues officielles n’exige pas qu’une partie comparaissant devant l’Office, en l’occurrence [Énergie Est], traduise sa demande et autres documents afférents qu’elle souhaite déposer au dossier », a fait valoir l’ONE le mois dernier, dans une réponse adressée au CQDE.

« En outre, précise la lettre de quatre pages, l’Office n’a pas l’habitude de traduire la preuve écrite d’une partie à l’intention d’autres parties, car la traduction ne serait pas officielle et pourrait mal interpréter la version originale de la preuve, ce qui, en bout de ligne, pourrait entraîner des erreurs factuelles. »

Pendant ce temps, le processus d’évaluation lancé par l’ONE se poursuit. Les gens qui souhaitent déposer une demande de participation aux consultations peuvent le faire jusqu’au 3 mars 2015. Il ne sera toutefois pas possible de traiter des impacts environnementaux de l’exploitation pétrolière qui alimentera ce pipeline. Qui plus est, on ne connaîtra pas alors le tracé final du pipeline au Québec.

Ce qu’on sait, c’est que le projet de TransCanada est le plus important pipeline en développement en Amérique du Nord. Celui-ci transportera 1,1 million de barils par jour, soit plus de 400 millions par année.

Au Québec, il traversera non seulement de très nombreux secteurs agricoles, mais aussi le territoire de plusieurs dizaines de municipalités des deux rives du Saint-Laurent. Tout au long de son tracé, le pipeline doit aussi traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, dont plusieurs sont utilisées comme source d’eau potable par les municipalités.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/432488/pipeline-energie-est-une-coalition-exige-la-suspension-des-travaux

Liste des groupes:

Mouvement Québec Français
Équiterre
Greenpeace
Société Saint-Jean-Baptiste Montréal
Fondation Suzuki
Coalition EauSecours
Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec
Nature Québec
Conseil Central du Montréal Métropolitain (CSN)
AQLPA
Société Pour Vaincre la Pollution (SVP)
Club Sierra Québec
Éco-Étudiants contre les oléoducs
Chapitre montréalais Conseil des Canadiens


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#speakvert

Energy East Pipeline - a coalition demands work suspension


My translation of article above written by Alexandre Shields published in Le Devoir.

Even though the Federal Court denied a motion for interlocutory injunction for the Energy East project , a coalition of some twenty Quebec groups demand the suspension of assessment studies of the Energy East pipeline until it's final version is known publicly, and also that all the documentation be made available in French.

The groups also mentionned Friday morning (during a press conference) that the 30,000 pages of documents presented to the National Energy Board (NEB) were never translated in full. Indeed, the vast majority are only available in English.

"The NEB was given a mandate to do an environmental assessment and cannot simply be considered as an ordinary court where a company can chose to testify in the language of it's choice, says Christian Simard, general director of Nature Québec. It is hard to imagine a promoter presenting an environmental assessment only in English in Quebec during a public examination by the BAPE. The same logic should apply for the NEB."

"The Energy East project is a 12 billion dollar project. If TransCanada can afford publicity and a public relation campaign to smear environmentalists, it should be able to provide documents in French", adds Steven Guilbeault, co-founder and spokesperson for Équiterre.

Still waiting for the final version of the project

The representatives of the environmental, agricultural and union groups also added that the definite version of the TransCanada project in Quebec is still unknown. With the much awaited abandonment of the harbor project in Cacouna, all signs let believe that the Energy East pipeline route will be modified. If so, they think that the NEB should suspend all assessment studies, until the Alberta oil company presents its final version of the project.

Without the final route, and with the added difficulties of having to translate and understand the technical documents, it becomes difficult for the citizens' groups to know where and how watercourses or municipal water withdrawal points could be threatened", explains Martine Chatelain, president of the Coalition EauSecours.

NEB says no

Earlier this week, the federal court denied the Centre québécois du droit à l'environnement (CQDE) and a landowner a motion for interlocutory injunction demanding a temporary suspension of NEB hearings for the Energy East project. They had asked for a suspension of the process of hearings for the TransCanada project until the report of the Official languages commissioner currently studying the case of the oil company.

The NEB considers the case has already been heard: no way the documents will be translated for the French speaking, even though the Energy East pipeline will cross Quebec for more than 700 km long. "The official languages law does not force any party in front of the Bureau, in this case Energy East, to translate its request and other related documents that it wishes to present with the case", answered the NEB last month to the CQDE.

"Also, reads the four page letter, the Bureau is not in the habit of translating the written proof of one party for the use of other parties, because the translation would not be official and could misinterpret the original version of proof, which would, in the end, could cause factual errors."

Meanwhile, the assessment process started by the NEB is still going on. People who wish to present a participation request to the consultations can do so till March 3 2015. It will not be possible, though, to discuss the environmental impacts of oil exploitation that will feed this pipeline. Also, the final route of the pipeline in Quebec will still be unknown.

What is known, though, is that the TransCanada project is the most important pipeline to be implemented in North America. It will move 1,1 million barrels per day, 400 million per year.

In Quebec, it not only cross many farming regions, but also the territory of many dozen municipalities on both sides of the St. Lawrence River. All along its route, the pipeline must also cross many major rivers of southern Quebec, many of those being sources of municipal drinking water.

Ce soir!

Wednesday, February 18, 2015

Tommy laisse passer cette fois-ci


Conservation de la Faune: vous me lancez de la poudre aux yeux avec votre prix honorifique


Texte de Tommy Montpetit, Chargé de projet en environnement, publié dans le Huffington Post


La Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) fêtait ses 25 ans en juin dernier. Dans le cadre du Forum science environnement qui se tient le 18 février 2015, le gouvernement du Québec souhaite souligner la contribution de quelques individus à la protection des espèces menacées, dont la mienne dans la catégorie Conservation de la Faune.

J'ai eu la chance de recevoir nombre de prix et reconnaissances au cours des dernières années pour le travail acharné que l'on me reconnaît à vouloir protéger la rainette faux-grillon. À chaque occasion, je me suis senti honoré et privilégié. Cette fois-ci, cependant, c'est un profond malaise qui m'envahit. Plutôt qu'une médaille au cou, j'ai l'impression que c'est une poignée dans le dos qui m'attend si je participe à cette cérémonie. À l'image de la mise en œuvre de cette loi, cette reconnaissance m'apparaît n'être que de la poudre aux yeux.

Ce forum sera également l'occasion de faire le bilan de la LEMV. Qu'en est-il au juste ? Il aura fallu attendre 10 ans après son adoption pour qu'enfin une espèce faunique soit désignée. Parallèlement à cette première désignation qui voyait le chevalier cuivré devenir espèce menacée, Québec modifiait la définition de l'habitat d'une espèce faunique menacée pour éviter toute forme de protection automatique sur les terres publiques. Quand on sait que la protection des habitats est cruciale pour la survie des espèces menacées, comment expliquer qu'aucun des gouvernements qui se sont succédé au cours des 25 ans d'existence de la loi n'ait été à l'écoute des demandes répétées des biologistes pour que soient incluses, minimalement, des dispositions permettant de protéger leurs habitats sur terres privées ?

Que dire du tristement célèbre dossier de la rainette faux-grillon. Malgré trois avis scientifiques successifs (2007, 2010 et 2014) de l'équipe de rétablissement dont je suis membre qui alertaient Québec du dangereux déclin de l'espèce, malgré la publication d'un bilan catastrophique de la mise en œuvre de son plan de rétablissement, malgré l'élaboration d'une dizaine de plans de conservation adaptés aux situations locales, le gouvernement du Québec continue sans gêne d'autoriser la destruction de pans entiers de l'habitat de cette espèce. L'année dernière, alors même que les cloches sonnaient le 25e anniversaire de la LEMV, Québec autorisait la destruction du cœur de l'habitat de l'une de ses plus importantes populations située à La Prairie. Les avis des scientifiques du gouvernement et de l'équipe de rétablissement n'ont pas fait le poids devant les charmes des promoteurs du projet Domaine de la Nature maintenant devenu le projet Symbiocité.

Au cours des derniers mois, Québec a successivement éliminé le famélique budget des équipes de rétablissement, mis à la porte des dizaines de biologistes spécialisés en conservation de la faune menacée et continué à délivrer des certificats d'autorisation menant à la destruction d'habitats fragiles.

Quiconque prend conscience que le budget alloué par le gouvernement du Québec à la protection de l'environnement est inférieur à 0,5 % du budget annuel total se rend rapidement compte qu'il s'agit avant tout de coupures idéologiques qui n'ont rien à voir avec l'équilibre budgétaire. Comment accepter une telle reconnaissance dans ce contexte ? Vous me lancez de la poudre aux yeux. Je vous réponds avec la foudre aux yeux et la conviction que mon absence à votre funeste cérémonie contribuera davantage à la protection de la rainette, mon âme sœur nature, que votre sinistre loi.

Lien: http://quebec.huffingtonpost.ca/tommy-montpetit/conservation-de-la-faune-prix-honorifique_b_6700468.html


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Fauna conservation: your honorary prize is just smoke and mirrors

My translation of Tommy Montpetit's reaction published in the Huffington Post.

The Endangered or Vulnerable Species Act (LEMV) was 25 years old last June. During the Science and Environment Forum going on February 18 2015, the Quebec government wanted to take note of the contribution of a few individuals to the protection of endangered species, including mine in the Fauna Conservation category.

In the past few years, I have been lucky enough to receive many prizes and acknowledgements for the hard work I have done trying to protect the chorus frog. Each time, I felt honored and privileged. But this time, I'm struck by a deep malaise. Rather than a medal hanging from my neck, I have the impression that I will be taken for a fool if I go to this ceremony. Just like the implementation of this law, this recognition seems to me to be just smoke and mirrors.

This forum will also be the time to take stock of the LEMV. So what of it? It will have taken 10 years after its passing to have at last one fauna species designated. While this first designation seeing the Copper Redhorse becoming an endangered species, Quebec modified the definition of the habitat of an endangered fauna species to avoid any automatic form of protection on public land. When one knows that the protection of habitats is crucial to the survival of endangered species, how to explain that not one of the governments that came into power through all these 25 years of the existence of the law has refused to hear the repeated requests from biologists so that minimally be included dispositions that would allow the protection of their habitat on private land?

What can one say about the sadly famous file of the chorus frog. Even after three successive scientific opinions (2007, 2010 and 2014) from the recovery team of which I am a member that warned Quebec about the dangerous decline of the species, even after the publication of a catastrophic results of the implementation of its recovery plan, even after the elaboration of a dozen conservation plans adapted to local situations, the Quebec government continues boldly to authorize the destruction of whole sections of this species' habitat. Last year, during the celebrations of the 25th anniversary of the LEMV, Quebec was authorizing the destruction of the heart of the habitat of one of the most important population in LaPrairie. The opinions of the government scientists and of the recovery team were no match against the charms of the promoters of the Domaine de la Nature now called the Symbiocity project.

During the last few months, Quebec has successively eliminated the already inadequate budget of the recovery teams, sacked dozens of conservation specialized biologists in endangered fauna and continued to give out authorization certificates allowing the destruction of vulnerable habitats.

Anybody who is aware that the Quebec government allowed budget for environment protection is less than 0.5% of the annual total budget quickly realizes that these ideological cuts have nothing to do with budgetary balance. How to accept such a recognition in this context? This is but smoke and mirrors from your part. I answer back with fury in my eyes and the strong belief that my absence to your sorry ceremony will do more to contribute to the protection of the chorus frog, my nature sister at heart, than your sinister law.