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"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Friday, January 30, 2015

Important séisme causé par le fracking en Alberta

Image: The Globe and Mail.com

Important séisme causé par le fracking en Alberta

Ma traduction libre d'un reportage d'Andrew Nikiforuk publié dans le quotidien The Tyee

Est-ce que l'Alberta vient de battre le record mondial d'un séisme causé par la fracturation hydraulique?

L'agence de réglementation dit que les forages ont probablement déclenché la secousse de 4,4.


La fracturation hydraulique, une technologie employée pour fissurer des formations géologiques denses contenant du pétrole et du gaz, semble avoir déclenché une série de séismes près de Fox Creek en Alberta, dont un séisme qui bat les records d'une force sentie de 4,4 la semaine dernière.

Cela en ferait probablement le plus important séisme ressenti qui aurait été causé par le fracking, un évènement que les experts nous juraient ne pouvaient pas se produire il y a seulement quelques années de cela.

Les opérations de fracturations hydrauliques en Colombie-Britannique dans la formation de schiste Montney ont généré des activités sismiques semblables l'an passé, et des scientifiques en séismes à l'université Western en Ontario sont encore à analyser les deux évènements pour voir lequel est le plus important.

"L'endroit du séisme est consistant avec le fait que les opérations de fracturations hydrauliques auraient pu les provoquer," confirme Peter Murchland, un porte-parole pour Alberta Energy Regulator (AER), l'agence para-gouvernementale qui encadre le dossier énergétique dans cette province.

Jeffrey Gu, un professeur de physique de l'université de l'Alberta, dit que l'Alberta Geological Survey et d'autres agences sont à enquêter le groupe de séismes de Fox Creek qui sont situés à environ 260 kilomètres au nord-ouest d'Edmonton. Mais Gu dit qu'il ne peut pas dévoiler ce qu'ils ont trouvé jusqu'à date. Il n'a donné aucun détail de l'amplitude ou l'étendue de l'enquête.

L'Alberta a connu plus de 400 faibles séismes entre 1985 et 2010. Mais selon l'Alberta Geological Survey, les séismes que l'ont peut ressentir à la surface sont rares. "Il y a eu moins de 15 évènements enregistrés d'une magnitude de plus de 3,5 depuis 1985," y lit-on.

Pendant des années l'industrie et les experts en fracking ont affirmé que la technologie ne pouvait pas causer des séismes qu'on pourrait ressentir à la surface.

Mais des spécialistes en risques de séismes comme Gail Atkinson, chaire de recherche du Canada en risques dus aux séismes à l'université Western de l'Ontario, croit le contraire.

"J'ai continuellement répété que ce genre de chose pourrait se produire," dit Atkinson. "Avec le fracking, les magnitude ont augmenté à tous les ans."

Ressources Naturelles Canada a rapporté une série d'au moins 15 tremblements de terre ce mois-ci juste à l'ouest de Fox Creek dans une région où Encana, Talisman, Apache, Chevron Canada et ExxonMobile ont intensifié leurs forages et leurs fracturations hydrauliques dans leurs puits horizontaux de plus de 2 kilomètres de long depuis la dernière année.

Les compagnies fissure le roc dans le schiste non conventionnel Duvernay à une profondeur de 3,000 mètres afin d'en extraire les condensats, un produit qui vaut plus habituellement que le pétrole et utilisé pour diluer le bitume dense pour le transport par pipeline.

Une enquête menée par Atkinson l'an passé pour étudier une série de 25 petits séismes dans la même région était entre 2,5 et 3,5 en ampleur entre 2013 et 2014 et a trouvé que les évènements correspondaient aussi "de très près aux traitements de fracturations hydrauliques dans les puits pétroliers et gaziers dans le voisinage immédiat."

Le tremblement de vendredi dernier

Depuis décembre 2014, une deuxième série de séismes a secoué la région à l'intérieur d'un rayon de 50 kilomètres englobant la communauté de Fox Creek, une ville pétrolière et gazière comptant 2,000 personnes au nord de l'Alberta. La communauté se trouve à environ 260 kilomètres au nord d'Edmonton.

Le plus important séisme de Fox Creek avait une ampleur de 4,4 et a ébranlé les murs et secoué les lits. Il était le sujet de l'heure en ce vendredi 23 janvier.

"Quand nous avons eu un de 3,8 ce mois-ci, j'étais certaine que l'industrie prendrait le temps de s'arrêter et comprendre ce qui se passait," dit Barb Ryan, une résidente de Fox Creek de 57 ans qui surveille le développement de la ressource. "Mais ils ne l'ont pas fait. Plusieurs refusent de voir la vérité en face ici."

Ryan a fait des pressions pour avoir une meilleure transparence sur le monitorage des impacts grandissants de l'industrie sur l'eau, l'air et la santé publique, mais a dit qu'elle rencontrait de la résistance chez les autorités locales. (Elle a aussi étudié les séries de séismes à Fox Creek en se servant des données de Ressources Naturelles Canada.)

La plupart des séismes ont eu lieu dans le premier endroit dans la province surnommée "play based regulation pilote" - projet pilote d'exploitation basée sur la réglementation, une région géographique où le régulateur a donné carte blanche au développement de la formation géologique au lieu de donner des permis pour un puits à la fois. L'Alberta Energy Regulator dit que la stratégie "donne des résultats de règlementation efficace," mais les critiques la considère comme une autre façon de dérèglementer.

Ryan dit que la plupart des gens de Fox Creek sont très peu au courant des premières et deuxièmes séries de séismes, parce qu'il n'y a pas eu de reportages publics sur ces évènements.

Reconnaître les risques des dangers sismiques en Alberta pourrait mettre les sources d'emplois et les commerces en danger, dit-elle. La dissonance cognitive empêche certaines communautés d'admettre ou même de discuter des impacts de l'industrie de la ressource. Le sujet provoque beaucoup de divisions."

Beaucoup de géologues de l'Alberta n'ont pas répondu aux questions du Tyee au sujet des séries de séismes.

En se basant sur les données publiques de Ressources Naturelles Canada, Ryan croit que la région autour de Fox Creek a enregistré environ 94 petits séismes depuis 1990.

"Nous avons eu plus de 70 de ces séismes depuis décembre 2013," dit-elle."Auparavant, nous avions en moyenne de zéro à trois séismes par année. Depuis la première série de séismes, nous avons en moyenne de zéro à quatre séismes par jour."

La naissance des séismes provoqués par l'activité humaine

Des preuves scientifiques accablantes venant du U.S. Geological Survey démontrent maintenant que l'industrie de la fracturation hydraulique et sa nécessité d'utiliser des puits immenses pour contenir les eaux usées ont provoqué des séismes créés par l'homme sans précédents dans les régions de l'est et du centre des É.-U. Ce faisant, l'industrie a battu les records sismiques en Ohio, en Oklahoma, au Colorado, au Kansas, en Arkansas et au Texas.

Certains experts maintenant prétendent que les séismes artificiels provoqués par l'industrie sont plus dangereux que les séismes naturels. Atkinson de l'université Western dit que "les dangers pourraient être important, selon la proximité de l'infrastructure, et devraient être évalués avec soin... le danger est concentré près des activités (en dedans de 5 kilomètres environ), parce que les mouvements diminuent avec l'éloignement."

Atkinson ajoute: "Le danger sismique des tremblements de terre artificiels dans des endroits comme en Alberta où la séismicité provoquée est plus grande que les dangers venant des séismes naturels...cela prendra du temps pour que les régulateurs aux États-Unis et au Canada puissent comprendre tout cela."

Des opérations de fracturations expérimentales exigent habituellement plus de 18,000 chevaux-vapeurs pour pomper 18,000 barils d'eau et de 100 à 165 tonnes de matières qui maintiennent les ouvertures dans le roc, comme du sable ou des "proppants" jusqu'à 40 fois pour créer des fractures tout le long d'un seul puits latéral.

Alarmés par la capacité de l'industrie de provoquer des tremblements de terre, les régulateurs en C.-B. et au Colorado on introduit récemment un système de trafic sismique. À chaque fois que les opérations de fracking ou de puis d'injections provoquent des séismes sentis à la surface d'une ampleur de plus de 4,0, les opérations doivent cesser afin d'éviter des séismes plus violents.

L'Alberta n'a pas une telle politique. Les opérations actuelles qui génèrent des séries de séismes peuvent le faire en toute impunité, bien que cela pourrait changer bientôt, selon un porte-parole du régulateur énergétique de la province.

"Le AER est à développer un protocole basé sur la science pour encadrer la séismicité anormale qui est appropriée pour l'Alberta," dit Murchland.

Auparavant, des experts de l'industrie et des lobbyistes insistaient pour dire que "l'activité sismique provoquée par la fracturation hydraulique n'est pas un danger ou une nuisance."

Mais la complexité de la géologie a contrecarré l'industrie. En provoquant des micro-séismes pour ouvrir les pores du roc, une opération de fracturation modifie le stress dans la roche. Des fluides injectés peuvent ensuite trouver des failles et causer des glissements, causant ainsi des séismes.

"Nous ne connaissons pas les limites en magnitude de ces séismes ou l'ampleur possible qu'un évènement peut atteindre," dit Atkinson, qui a analysé les dangers sismiques pour des barrages, des édifices et des plate-formes en haute mer.

"Nous ne savons pas non plus si nous pouvons prédire à l'avance la probabilité d'un tel évènement non plus. Et nous ne savons pas si nous pouvons percevoir ces failles avant le fracking et les éviter, ou savoir comment elles se comporteront si nous les atteignons."

Les injections réactivent les failles selon des experts

L'Alberta Energy Regulator a dit au The Tyee qu'il enquête également sur une autre série de tremblements de terre qui a secoué Cardston, en Alberta. Cet incident-là "a été probablement provoqué par la fracturation hydraulique," a dit un porte-parole.

En 2012, au moins 4 séismes ont secoué une région près de la réserve indienne Blood Indian Reserve, ou la Nation Kainai. Les secousses variaient entre 2,4 et 2,7 en magnitude selon les données enregistrées par le U.S. Geological Survey au Montana. Elles ont brassé des maisons sur la réserve où plusieurs résidents sont toujours opposés au fracking. La province n'a pas encore émis de rapport sur cette série de séismes.

L'injection de fluides dans des schistes pour créer des failles peut créer un réseau chaotique et incontrôlable de fissures qui peuvent rejoindre des failles de perturbation. La réactivation de ces failles peut ensuite provoquer un séisme, selon des scientifiques.

L'entreposage d'eaux usées toxiques extraites suites à des travaux de fracking dans des formations profondes peut aussi causer des séries de séismes selon le même mécanisme.

Des puits d'injections, portant des noms comme King Kong et Deep Throat, peuvent provoquer des séismes à distance allant jusqu'à 20 kilomètres. Les puits peuvent être injectés de plus de 150,000 barils de déchets sous terre en un seul mois. Des années peuvent s'écouler avant que les fluides puissent migrer ou changer la pression dans le roc, activant ainsi des failles et des fractures avoisinantes.

Entre 2010 et 2013, dans le Midwest américain, le coeur du fracking, a connu plus de 100 séismes artificiels et sentis d'une ampleur de plus de 3,0 par année, à comparé avec la moyenne normale qui est de 21.

L'Oklahoma était une région tranquille, seismiquement parlant, mais est maintenant devenue la juridiction la plus sujette aux séismes au sud du 48 parallèle à cause du fracking et l'injection de ses eaux usées qui en sont générées. On y enregistre maintenant plus d'activité sismique qu'en Californie.

À cause d'une augmentation de 50% de séismes d'ampleur de plus de 3,0, le U.S. Geological Survey a donné un avis sans précédents aux résidents de l'état l'année dernière: préparez-vous à une "augmentation de risque" à cause des séismes provoqués par l'industrie.

"Les propriétaires d'édifices et les autorités gouvernementales devraient être particulièrement préoccupés pour les structures plus âgées recouvertes de brique non renforcée qui sont vulnérables à être sérieusement endommagés pendant des secousses sérieuses," prévient l'avis.

Les séries de séismes ont enclenché des poursuites en Oklahoma, au Texas et en Arkansas, prétendant que les compagnies pétrolières et gazières sont responsables d'avoir provoqué des séismes qui ont causé des dommages aux propriétés et des torts personnels. En Oklahoma, il y a eu une ruée pour se procurer de l'assurance contre les séismes.

À cause de préoccupations grandissantes pour la santé publique, la contamination de l'eau souterraine et les séismes artificiels, l'état de New York a interdit les mines dans les formations de schiste l'an passé. Les gouvernements du Yukon, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve et Labrador ainsi que la Nouvelle-Écosse, ont instauré des moratoires sur la technologie. Un nouveau groupe sur l'Île-du-Prince-Édouard demande une interdiction complète.

Un surveillant de séismes causés par le fracking est embauché par la C.-B.

Les séismes provoqués par l'industrie au nord de la C.-B. sont devenus tellement préoccupants que le groupe Seismicity Monitoring Network Consortium, qui représente le gouvernement, l'industrie et les régulateurs, ont récemment embauché un sismologue pour 2 ans.

L'expert en risques de séismes fera "le monitorage de la séismicité provoquée par le développement du gaz naturel dans le nord-est de la C.-B. et étudiera le lien entre l'injection de fluides et le potentiel des évènements sismiques de grande amplitude."

Jusqu'à date, les opérations de fracking en C.-B. ont tenté d'éviter les failles en réduisant les étapes de fracturations, ou en utilisant moins de proppant pour maintenir les fractures ouvertes, mais sans résultats. "Le succès de ces mesures de mitigation est difficile à évaluer," lit-on dans le dernier rapport sur les séismes de la commission B.C. Oil and Gas.

Contrairement aux autres agences géologiques sur le continent, l'Alberta Geological Survey, une filiale du Alberta Energy Regulator qui est financée par l'industrie, ne soumet pas de rapport sur la séismicité artificielle dans des délais opportuns. Il y a très peu de données disponibles de 2010 à 2014 quand la fracturation hydraulique s'est bien installée dans la province.

Des résidents au nord de Cochrane avancent que l'activité sismique causée par le fracking dans la formation géologique pétrolifère Cardium non seulement aurait fissuré les fondations des maisons et brisé des vitres, mais n'a pas été enquêtée correctement non plus.

Quand un présumé séisme a soulevé la maison mobile d'Ann Craft en 2012 pendant les fracturations hydrauliques dans 4 puits peu profonds de houille méthanisé, la province a accepté de faire une étude et n'a pas tenu parole.

Des membres du Alberta Geological Survey disent que le monitorage des séismes dans la province est inadéquate: "C'est probable que la surveillance des réseaux dans le bassin sédimentaire de l'ouest canadien est trop parsemée pour assurer une détection cohérente" des petits évènements causés par les puits d'injections, l'affaissement des sols ou la fracturation hydraulique, trouve-t-on dans une étude récente.

Un rapport de 2014 du Alberta Energy Regulator arrivait à la conclusion que les risques causés par les séismes provoqués par l'industrie étaient faibles, mais ajoute que sa capacité de faire le monitorage n'était pas à la hauteur: "Si cela devient nécessaire de vérifier ou nier une corrélation de cause à effet définitive, il serait difficile de le faire avec les données présentement disponibles. Pour ce qui est des points préoccupants, le besoin de travailler pour étendre le réseau de stations sismiques pour détecter précisément l'épicentre et les hypocentres d'un séisme sera nécessaire."

Séismicités anormales mineures selon le CAPP

L'Association canadienne des producteurs de pétrole (CAPP) décrit la fracturation hydraulique comme une technologie "sécuritaire et prouvée" pour extraire le gaz naturel et le pétrole, bien qu'un incident de fracturation récemment en Alberta ait brisé la roche couverture et a déversé 12,000 barils de bitume dans des nappes aquifères et la forêt boréale durant une opération de Canadian Natural Resources Ltd.

Mais CAPP ajoute que "certains bassins pétroliers et gaziers comme le bassin Horn River en Colombie-Britannique, ont une géologie distincte, et la fracturation hydraulique aurait causé de la séismicité anormale rare et mineure."

Les experts en risques sismiques prétendent que l'industrie a sous-estimé de façon routinière la complexité de la géologie pour les hydrocarbures non conventionnels partout, et fait face maintenant à des failles inconnues et provoquent des séries de séismes à cause de conceptions négligentes.

En Australie, un groupe de scientifiques du Southern Cross University on récemment commenté que l'industrie du fracking a progressé aussi vite qu'un lièvre, tandis que les politiques publiques et la bonne science sur les niveaux de référence avancent à pas de tortue.

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Did Alberta Just Break a Fracking Earthquake World Record?

Regulator says drilling likely triggered 4.4 temblor.


By Andrew Nikiforuk, published in TheTyee.ca

Hydraulic fracturing, a technology used to crack open difficult oil and gas formations, appears to have set off a swarm of earthquakes near Fox Creek, Alberta, including a record-breaking tremor with a felt magnitude of 4.4 last week.

That would likely make it the largest felt earthquake ever caused by fracking, a development that experts swore couldn't happen a few years ago.

Fracking operations in British Columbia's Montney shale generated similar seismic activity of that magnitude last year, and earthquake scientists at Ontario's Western University are still analyzing the two events to see which is the largest.

"The location of the earthquake is consistent with being induced by hydraulic fracturing operations," confirmed Peter Murchland, a spokesman for the Alberta Energy Regulator.

"The AER regards all changes in seismicity that have the potential to indicate an increased risk associated with hydrocarbon production seriously," Murchland added.

Jeffrey Gu, a physics professor at the University of Alberta, said the Alberta Geological Survey and other agencies were investigating the Fox Creek swarm, which hit about 260 kilometres northwest of Edmonton. But Gu said he could not disclose their findings at this time. He offered no details on the scale or scope of the investigation.

Alberta experienced more than 400 small earthquakes between 1985 and 2010. But according to the Alberta Geological Survey, felt earthquakes are uncommon. "There have been fewer than 15 catalogued events greater than magnitude 3.5 since 1985," it has stated.

For years industry and fracking experts argued the technology wouldn't cause quakes that could be felt on the surface.

But specialists in earthquake hazards such as Gail Atkinson, who holds the Canada Research Chair in Induced Seismicity Hazards at Ontario's Western University, argued the opposite.

"I have consistently maintained this kind of thing can happen," said Atkinson. "With fracking, the magnitudes have been increasing every year."

Natural Resources Canada reported a swarm of at least 15 earthquakes this January west of Fox Creek in a region where Encana, Talisman, Apache, Chevron Canada and ExxonMobile intensified the drilling and fracking of two-kilometre-long horizontal wells nearly a year ago.

The companies are cracking rock in the unconventional Duvernay shale at a depth of 3,000 metres in order to extract condensates, a product typically worth more than oil and used to dilute heavy bitumen for pipeline transport.

An investigation by Atkinson last year into a related swarm of 25 small earthquakes in the same area ranging in magnitude from 2.5 to 3.5 between 2013 and 2014 found that the events also corresponded "closely to hydraulic fracture treatments of oil and gas production wells in the immediate vicinity."

Last Friday's shaker

Since Dec. 2014, a second swarm of earthquakes has rattled the region within a 50-kilometre radius of the community of Fox Creek, an oil and gas town with a population of 2,000 people in northern Alberta. The community is about 260 kilometres north of Edmonton.

The largest Fox Creek quake registered 4.4 magnitude and caused walls to shake and beds to move. It became the source of constant social chatter on Friday, Jan. 23.

"When we hit a magnitude of 3.8 this month, I'd thought for sure that the industry would stop and take a smoke break to figure out what's going on," said 57-year-old Barb Ryan, a Fox Creek resident who has been keeping an eye on resource development. "But they didn't. Many are in denial here."

Ryan has pressed for more transparent monitoring over the fracking industry's growing impacts on water, air and public health, but said she has faced resistance from local authorities. (She also graphed the Fox Creek swarms using coordinates from Natural Resources Canada.)

The earthquakes have mostly taken place in the province's first "play based regulation pilot," a geographical area where the regulator has given blanket approval to the development of the formation as opposed to approving one well at a time. The Alberta Energy Regulator says the strategy "results in regulatory efficiencies," but critics call it a new form of deregulation.

Ryan said that most people in Fox Creek know little to nothing about the first or second earthquake swarm, because there has been no public reporting on the events.

To recognize the risk of earthquake hazards in Alberta might put livelihoods on the line and businesses at risk, she said. "Cognitive dissonance prevents some communities from admitting or even discussing the resource industry's impacts. The topic is very divisive."

Many Alberta geologists did not answer Tyee queries on the earthquake swarms.

Based on public data from Natural Resources Canada, Ryan estimates the region around Fox Creek has recorded approximately 94 small quakes since 1990.

"We've had more than 70 of those quakes since Dec. 2013," she said. "We once averaged zero to three quakes a year. Since the initial swarm, we've averaged zero to four quakes a day."

Rise of 'man-made' quakes

Overwhelming scientific evidence from the U.S. Geological Survey now shows that the fracking industry and its need for huge wastewater disposal wells have fostered unprecedented "man-made earthquakes" in the eastern and central U.S. In the process the industry has rewritten seismic records in Ohio, Oklahoma, Colorado, Kansas, Arkansas and Texas.

Some experts now argue that man-made industry quakes are more dangerous than natural ones. Western University's Atkinson said that "the hazards may be significant, depending on the proximity of infrastructure, and should be carefully evaluated... the hazard is concentrated close to the activity [within about five kilometres], because the motions die off with distance."

Added Atkinson: "The earthquake hazard from induced seismicity in places like Alberta where seismicity is being triggered is greater than the natural earthquake hazard... it will take regulators in the United States and Canada a while to figure this out."

Experimental frack operations typically require up to 18,000 horsepower to pump 18,000 barrels of water and between 100 and 165 tonnes of rock crack openers, sand or "proppants" as many as 40 times to create fractures along one lateral well.

Alarmed by the industry's ability to trigger earthquakes, regulators in B.C. and Colorado recently introduced a seismic traffic system. Whenever fracking operations or injection wells activate felt earthquakes greater than a magnitude of 4.0, operations must shut down to prevent more serious shaking.

Alberta has no such policy. Operations that currently generate earthquake swarms can do so with impunity, though that may soon change, according to a spokesman for the province's energy regulator.

"The AER is developing a scientifically-based protocol for addressing anomalous seismicity that is appropriate for Alberta," Murchland said.

At one time, industry experts and lobbyists maintained that "seismic activity caused by hydraulic fracturing is not a hazard or nuisance."

But the complexity of geology has confounded the industry. While inducing micro-earthquakes to open rock pores, a frack job perturbs the stress of the rock. Injected fluids can then find faults and cause slips, resulting in earthquakes.

"We don't know the magnitude limits for these earthquakes or how big an event can get," said Atkinson, who has analyzed seismic hazards for dams, buildings and offshore platforms.

"We also don't know if we can predict in advance the likelihood of triggering such an event, either. And we don't know if we can image the faults before fracking and avoid them, or how they'll behave if we hit them."

Injections reactivate faults: experts

The Alberta Energy Regulator told The Tyee that it is also investigating another swarm of earthquakes that shook up Cardston, Alberta. That incident "was likely induced by hydraulic fracturing," a spokesperson said.

In 2012, as many as four earthquakes rattled an area near the Blood Indian Reserve, or Kainai Nation. The tremors ranged from 2.4 to 2.7 in magnitude according to data captured by the U.S. Geological Survey in Montana. It shook homes on the reserve where many residents remain opposed to fracking. The province has yet to issue a report on the earthquake swarm.

Injecting fluids into shales to create fractures can create a chaotic and uncontrollable network of cracks that can connect to fault zones. The reactivation of these faults can then trigger an earthquake, scientists say.

The disposal of toxic wastewater extracted from fracking jobs into deep formations can also cause swarms of earthquakes by the same mechanism.

Injection wells, with names like King Kong and Deep Throat, can trigger earthquakes up to 20 kilometres away. The wells may inject more than 150,000 barrels of waste into the ground a month. Years may pass before the fluids migrate or change rock pressure, activating nearby faults and fractures.

Between 2010 and 2013, the U.S. Midwest, home to extensive fracking, has experienced more than 100 induced and felt earthquakes over a magnitude of 3.0 per year, compared to the normal average of 21.

Oklahoma, once a seismically quiet region, has now become the most earthquake prone jurisdiction in the Lower 48 due to fracking and the injection of its associated wastewater. It now records more earthquake activity than California.

Due to a 50 per cent increase of quakes greater than a magnitude of 3.0, the U.S. Geological Survey issued residents of the state an unprecedented advisory last year: prepare for "increased hazard" from industry-made quakes.

"Building owners and government officials should have a special concern for older, unreinforced brick structures, which are vulnerable to serious damage during sufficient shaking," said the warning.

The earthquake swarms have produced lawsuits in Oklahoma, Texas and Arkansas alleging that oil and gas companies are responsible for making earthquakes that have caused property damage and personal injury. In Oklahoma, there has been a rush on earthquake insurance.

Due to growing concerns about public health, groundwater contamination and man-made earthquakes, New York state banned the mining of shale basins last year. The governments of the Yukon, New Brunswick, Newfoundland and Labrador and Nova Scotia have placed moratoriums on the technology. A new group in Prince Edward Island is calling for a complete ban.

BC frack quake monitor hired

Industry-made quakes in northern B.C. have become such an ongoing concern that the Induced Seismicity Monitoring Network Consortium, which represents government, industry and regulators, recently hired a seismologist for two years.

The earthquake hazard expert will "monitor induced seismicity from natural gas development in northeast B.C. and study the relationship between fluid injection and potential large-magnitude seismic events."

To date, B.C. fracking operations have tried to avoid faults by reducing frack stages, or using less proppant to keep cracks open, but to no avail. "The success of these mitigation measures is difficult to ascertain," stated the B.C. Oil and Gas Commission in its latest earthquake report.

Unlike other geological agencies on the continent, the Alberta Geological Survey, an arm of the industry-funded Alberta Energy Regulator, does not report on induced seismicity in a timely fashion. There is little data available from 2010 to 2014 when hydraulic fracturing took off in the province.

Residents north of Cochrane claim that seismic activity caused by the fracking of the Cardium oil formation not only cracked foundations and broke windows, but has not been properly investigated.

When a possible earthquake uplifted Ann Craft's mobile home in 2012 during the fracking of four shallow coal bed methane wells, the province agreed to do a study and then reneged on its promise.

Members of the Alberta Geological Survey say that provincial seismic monitoring is inadequate: "[It] is likely that network coverage in the Western Canadian Sedimentary Basin is too sparse to consistently detect" small events caused by injection wells, land subsidence or hydraulic fracturing, said one recent study.

A 2014 report by the Alberta Energy Regulator concluded that the risk of industry-caused earthquakes was low, but added that its monitoring capacity was not up to the task: "[I]f it becomes necessary to verify or refute a definitive causal correlation, it would be hard to do so with the currently available data. In the areas of concern, more work is needed to expand the array of seismic stations to precisely detect the epicentre and hypocenters of an earthquake."

'Minor anomalous seismicity': CAPP

The Canadian Association of Petroleum Producers describes hydraulic fracturing as a "safe and proven" technology to extract natural gas and oil, even though one recent Alberta fracturing incident broke cap rock and released nearly 12,000 barrels of bitumen into aquifers and the boreal forest at a Canadian Natural Resources Ltd. operation.

But CAPP adds that "certain oil and gas basins, such as the Horn River Basin of British Columbia, have a distinctive geology, and hydraulic fracturing has caused rare and minor anomalous seismicity."

Earthquake hazard scientists argue the industry has routinely underestimated the complexity of geology for unconventional hydrocarbons everywhere, and is now encountering unknown faults and triggering earthquake swarms by negligent design.

In Australia, one group of scientists at Southern Cross University recently argued that the fracking industry has moved as fast as a hare, while public policy and good baseline science has proceeded with the pace of a tortoise. [Tyee]

Link: http://thetyee.ca/News/2015/01/29/Alberta-Fracking-Earthquake/

Forum is today!

Thursday, January 22, 2015

Quand nos poissons ne survivent plus nos hivers

Photo: MFFP
Changements climatiques et phosphore : les jeunes perchaudes ne survivent plus aux hivers

Exclusif - Les perchaudes de moins d'un an du lac Saint-Pierre ne survivent plus aux hivers. Ce sont les conclusions d'une étude inédite dont Radio-Canada a obtenu copie.

Un texte de Maude Montembeault

Les nouvelles données colligées par les scientifiques du ministère des Forêts de la Faune et des Parcs démontrent que l'augmentation de la température du lac fluvial, classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, et la présence de cyanobactéries dans l'eau ont ruiné l'habitat de la perchaude. Il s'agit d'une première manifestation tangible des changements climatiques dans le lac Saint-Pierre.

L'effondrement des stocks de perchaudes a pu être quantifié par les scientifiques, entre autres grâce à 40 stations immergées dans le lac Saint-Pierre. Les données de 2013, qui ne sont pas encore publiées, montrent que la survie des perchaudes est en péril. Un constat d'autant plus inquiétant que l'espèce joue un rôle essentiel dans l'écosystème du lac Saint-Pierre.

De plus, depuis de nombreuses années, les chercheurs échantillonnent 210 lieux dans le lac fluvial, à raison de cinq fois au cours du mois de mai. Le tableau suivant démontre que, malgré le moratoire en vigueur depuis 2012, la population chute.

Causes

La perchaude est une espèce qui peut vivre en eau chaude. Là n'est pas le problème. Cependant, le réchauffement de l'eau jumelé aux pratiques agricoles en vigueur détruisent les herbiers qui sont à la fois l'habitat et le garde-manger du poisson. La température moyenne estivale est passée de 14,8 à 16,5 degrés Celsius, soit une augmentation de plus de 0,5 degré par décennie.

Le manque de nourriture a donc des conséquences sur la croissance de la perchaude. Au fil des ans, la taille moyenne d'une perchaude d'un an est passée de 8,5 cm à 7 cm, ce qui représente son seuil minimal de survie.

Moratoire jusqu'en 2017

Pendant ce temps, les pourvoyeurs voient leur chiffre d'affaires diminuer. « Point de vue perchaude, ça m'a coupé peut-être 50 % à peu près de ma clientèle », déplore Yvan Paulhus.

« La pêche à la perchaude, c'était une pêche familiale, c'était une pêche où on pouvait emmener les enfants », ajoute Jean Lévesque, président de l'Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre. « Il faisait beau, on pêchait durant la journée et malheureusement, cette clientèle-là est disparue complètement. » Selon Jean Lévesque, les pourvoyeurs ont perdu plusieurs centaines de milliers de dollars en revenus depuis l'imposition du moratoire.

Renverser la vapeur

Les scientifiques écartent maintenant le cormoran et le gobie à taches noires des causes principales de la disparition de la perchaude.

Comme il est difficile de contrer les changements climatiques, ils misent sur l'amélioration des pratiques agricoles et sur l'aménagement de marais pour inverser la tendance. Des démarches en ce sens sont déjà amorcées au ministère de l'Environnement. Pour le moment, rien ne garantit que ces mesures seront suffisantes pour permettre aux stocks de perchaudes de se reconstituer.

Lien: http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2015/01/21/003-perchaude-changements-climatiques-lac-saint-pierre-phosphore-extinction.shtml

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Climate change and phosphorus: young perch don't survive winter anymore

This is my translation of an exclusive investigation report on how fish populations are in jeopardy in Quebec's main watercourses:

Perch less than one year old in Lake Saint Pierre do not survive winters anymore. This is a conclusion from an unpublished study of which Radio-Canada got a copy.

New data collected by scientists of the Forest, Fauna and Parks Ministry show that the rise of temperature of the fluvial lake, declared biosphere reserve by UNESCO, and the presence of cyanobacteria in the water, have ruined the perch habitat. This is the first tangible manifestation of climate change in Lake Saint Pierre.

Scientists have been able to quantify the perch stock crash in part thanks to 40 submerged stations in Lake Saint Pierre. The 2013 data, still unpublished, show that the perch survival is in peril. It is even more worrisome because the species play an essential role in the Lake Saint Pierre ecosystem.

Furthermore, for many years now, researchers have taken samples from 210 different sites in the fluvial lake, as much as five times during May. The chart shows that even though there is a moratorium since 2012, the fish population is crashing.

Causes

Perch is a species than can survive in warm water. That is not the problem. But the warming of the waters added to present farming practices destroy aquatic plant habitat essential for fish habitat and food source. Average summer temperature went from 14.8 to 16.5 Celsius, a rise of more than 0.5 degrees in a decade.

Lack of nourishment impacts on perch development. Through the years, average size of one year perch went from 8.5 cm to 7 cm, which is its minimal survival threshold.

Moratorium till 2017

Meanwhile, outfitters see their business go down. "When it comes to perch, my customers have diminished by half", decries Yvan Paulhus.

"Perch fishing was a family activity, where families could bring their children", adds Jean Lévesque, president of the Lake Saint Pierre fishing Association. "When the weather was fine, fishing went on all day, and unfortunately, this kind of customer has completely disappeared." Jean Lévesque says that outfitters have lost many hundreds of thousands dollars in income since the beginning of the moratorium.

Reversing trends

Researchers no longer blame the cormorants and the round goby as the main causes of perch decline.

Since it is difficult to counter climate change, they count on better farming practices and restoring marshes to reverse trends. Such steps have already been taken by the Environment Ministry. For now, nothing guarantees that these measures will be enough to restore perch stock.

Ma clarté boréale


Toutes les journées froides et ensoleillées de l'hiver me voient assise l'après-midi dans mon salon à admirer le ruban aveuglant de la rivière se bousculant vers le fleuve. J'ai beau essayer encore et encore, aucune photo ne rend justice à ce rayon de lumière dans ma vie qui ne m'a jamais quitté.

Wednesday, January 21, 2015

Un peu de benzène, c'est trop de benzène!



L'eau a toujours été potable à Longueuil, révèlent des tests

Par transparence, la Ville de Longueuil publie les résultats d'échantillonnages effectués durant la crise. On y découvre que l'eau a toujours été propre à la consommation, que ce soit à Longueuil, Boucherville ou Saint-Bruno. Cependant, le premier test spécifique a été mené après l'avis de non consommation.


Un texte de Thomas Gerbet

Même si l'eau avait un goût et une odeur de diesel, sa composition demeurait conforme au Règlement québécois sur la qualité de l'eau.

Au total, près de 200 échantillons ont été prélevés à différentes heures et différents endroits du territoire. Les tests ont bien permis de détecter, vendredi à 17h , une quantité anormale de benzène, de la famille des hydrocarbures, mais ils font état de 0,3 partie par milliard, ce qui ne dépassait pas la norme de 0,5.

Anomalies liés aux filtres de MacDonald's selon la Ville

On remarque toutefois dans le tableau que trois échantillons prélevés à Longueuil et Boucherville jeudi soir présentaient une concentration de contaminant allant jusqu'à 1,3 partie par milliard, soit presque trois fois la norme de qualité de l'eau. La Ville affirme que ces résultats sont des anomalies liées à des filtres au charbon de restaurants MacDonald's.

Le premier test spécifique à 11 heures jeudi

La publication des résultats d'échantillonnage révèle qu'aucun test spécifique n'a été mené mercredi à la suite du déversement de 28 000 litres de diesel. Les autorités se sont reposées sur le système automatique de détection d'anomalies qui n'avait rien constaté d'anormal.

Le tout premier test spécifique commandé au Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec a été effectué à 11 heures jeudi, soit 30 minutes après que la Ville a décidé d'émettre un avis de non consommation d'eau.

Les autorités ne se sont donc pas basées sur des tests spécifiques [double vérification] pour annoncer que l'eau était potable, de même que pour annoncer qu'il ne fallait plus la boire.

Par ailleurs, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a fait savoir mardi en conseil municipal qu'elle ne rendra pas publics les résultats de l'enquête sur le déversement de diesel avant d'en savoir plus sur le recours collectif qui a été déposé dans cette affaire.

Lien: http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2015/01/21/003-resultats-echantillons-eau-longueuil.shtml




The water was always safe to drink in Longueuil as per tests

My translation of above article:

For the sake of transparency, the Town of Longueuil is publishing the results of the samplings made during the crisis. We find out that the water has always been safe to drink in Longueuil, Boucherville and Saint-Bruno. But the first specific test was made after the public advisory.

Even if the water had a diesel taste and odor, its composition respected the Règlement québécois sur la qualité de l'eau regulation.

In total, nearly 200 samples had been collected at different times and places within the territory. The tests were able to detect on Friday at 5PM an abnormal quantity of benzene, one of the hydrocarbons, but showed 0.3 parts per billion, which is below the 0.5 allowed standard.

Anomalies in the MacDonald filters says Town

One notices on the chart that 3 samples taken in Longueuil and in Boucherville Thursday night showed contaminant concentrations up to 1.3 parts per billion, which is three times the allowed standard for water quality. The Town says that the results are anomalies tied to charcoal filters from MacDonald's restaurants.

The first specific test at 11AM Thursday

The publication of the results from the sampling reveals that none of the specific tests were done Wednesday after the 28,000 litre diesel spill. Authorities were depending on the automatic system that detects anomalies that did not detect any anomaly.

The first specific test ordered by the Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec was done at 11AM Thursday, 30 minutes after the Town decided to send out an advisory.

Authorities did not depend on specific tests (double verification) to advise that the water was potable, nor for the advisory not to drink the water.

Furthermore, Carolilne St-Hilaire, Mayor of Longueuil, said in a municipal council meeting Tuesday that she would not make the results of the inquiry public on the diesel spill until she finds out more about the class action about this affair.