Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, March 7, 2013

Où trouvera-t-on notre eau?

Photo: USGS

Où trouvera-t-on l'eau qu'on aura besoin à l'avenir? Ici, répondent ces experts durant une conversation animée que j'ai traduite librement ici.

L'eau fraîche. La planète a une quantité finie pour répondre aux besoins d'une population mondiale à la hausse. Et les changements climatiques ajoutent encore plus d'incertitude en augmentant les chances d'évènements météorologiques extrêmes, comme des sécheresses intenses à certains endroits.

Des périodes de sécheresse, comme la sécheresse dévastatrice qui a affligé les États-Unis l'an passé, viennent avec des coûts économiques dans le monde industrialisé et des conséquences mortelles dans les pays les plus pauvres.

Il n'y a pas de sources secrètes d'eau qui pourraient alimenter notre avenir. La conservation est la meilleure solution, et cela tous les panélistes sont d'accord: la discussion s'est tenue un jeudi 28 février à New York à l'Académie des Sciences.

Mieux que construire

Se servir de l'eau disponible est beaucoup moins cher que construire encore plus de réservoirs, des pipelines, des usines de désalinisation (pour extraire le sel de l'eau de mer) et d'autres infrastructures selon le panéliste Brian Richter, le directeur des stratégies globales pour l'eau douce du groupe The Nature Conservancy.

"J'ai fait le lien avec mon compte en banque dans mon livre "Dry and Drying: Images of Drought"." dit Richter en parlant avec un ami. "Si mes retraits dépassent le montant que j'ai dans mon compte en banque, çà ne me donnera rien d'ouvrir un autre compte de banque. On ne peut pas s'en sortir en construisant d'autres infrastructures. On ne peut pas fabriquer de nouvelles eaux."

La bonne nouvelle, selon lui, c'est "Nous la gaspillons beaucoup trop, alors il y a un grand potentiel de pouvoir s'améliorer considérablement."

Faire baisser la demande

L'histoire nous démontre que la conservation, c'est réaliste, selon le panéliste Peter Gleick, co-fondateur de l'OBNL Pacific Institute.

Entre 1900 et 2005, le PIB des É.-U. a pris de l'ampleur rapidement. La consommation de l'eau suivit cette croissance jusqu'en 1980 pour se stabiliser ensuite.

"On présume que notre demande en eau doit augmenter avec la population et l'économie est une fausse hypothèse." dit Gleick.

En réalité, c'est peu probable que les États-Unis auraient pu trouver l'eau si les prélèvements d'eau auraient continué d'augmenter, dit-il.

Un certain nombre de facteurs font que la demande en eau s'est modérée depuis les 3 dernières décennies, dit-il. Des systèmes d'irrigation sont maintenant plus efficaces car il se perd moins d'eau par évaporation. Aussi, les Américains consomment moins de boeuf, et l'élevage des bovins exige beaucoup d'eau. Les nouvelles toilettes, machines à laver le linge et les procédés industriels se sont raffinées et demandent moins d'eau. Les Américains réutilisent des eaux usées traitées, malgré que cette pratique est rare et pourrait prendre de l'ampleur, selon Gleick.

En fait, les infrastructures pour traiter les eaux usées pourraient être distribuées à l'intérieur de certaines régions plutôt que d'être centralisées dans une seule usine, ce qui permettrait à l'eau d'être recirculée à l'intérieur de ces régions. Les eaux usées pourraient être traitées, redistribuée aux usagers, ensuite retournées pour être traitées, ce qui réduiraient beaucoup les coûts de pomper l'eau sur de grandes distances, remarque Upmanu Lall de l'établissement The Earth Institute de l'université de Columbia.

À sa source

La ville de New York elle-même est un bon exemple de bonne gestion, dit Adam Freed, le directeur du programme Global Security du groupe Nature Conservancy, qui dit que les municipalités sont souvent la mire de crises de manque d'eau globalement. Il se réfère à l'ouvrage "Earth in the Balance: 7 Crucial Tipping Points".

Environ 2,000 milles carrés (5,180 km carrés) de bassin versant (une région qui draine dans un cours d'eau) ont été réservés dans les montagne Catskill et dans la vallée du fleuve Hudson pour alimenter la ville en eau propre. En investissant dans la protection du bassin versant contre la pollution, la ville de New York a économisé sur les coûts beaucoup prohibitifs de traiter l'eau qu'elle a besoin, selon Freed.

Cette stratégie de protéger l'eau à la source doit être imitée ailleurs, dit-il.

L'eau et l'argent

Le secteur privé a un rôle important dans cette affaire, selon Brooke Barton, chef du programme de l'eau pour Ceres, un groupe qui fait la promotion de leadership durable dans le monde des affaires.

Un grand nombre de compagnies, comme Coca-Cola et Ford, se sont engagées à se pencher sur leur consommation de l'eau. Mais le secteur privé a encore beaucoup de travail à faire, dit-elle. Dans une étude faite l'an passé, des chercheurs de Ceres ont découvert que plusieurs grosses compagnies étaient bien en retard dans leurs efforts de conservation de l'eau, selon Barton.

Les investisseurs aussi devraient jouer un rôle important pour promouvoir des changements chez les compagnies afin de colliger plus de données sur les risques associés à la consommation de l'eau, selon elle.

Le coût de l'usage de l'eau est souvent caché, et en changeant le prix de l'eau, cela pourrait impacter sa consommation, comme la consommation de l'essence change son prix à l'achat, fait remarquer Richter, tout en précisant: "Nous devons voir à ce que l'augmentation du prix devienne hors de portée pour les pauvres."

L'avenir du climat

Le réchauffement du climat qui vient avec les changements climatiques devrait intensifier le cycle de l'eau: le processus du cycle de l'eau entre les océans, les régions terrestres et l'atmosphère, en augmentant l'évaporation. On s'attend à ce que cela fasse des changements de météo extrême, dont davantage de vagues de chaleur et des précipitations plus abondantes, ainsi que des périodes de sécheresse à certains endroits, mais pas nécessairement aux mêmes.

Ces changements impacteront la ressource en eau selon Gleick.

"Nos systèmes d'eau ont été conçus pour le climat d'hier, et on gère l'eau selon le climat d'hier." dit-il.

Bien que les derniers changements sont le résultat des activités humaines, les changements climatiques en eux-mêmes ne sont pas un phénomène nouveau. Lall dit que dans le passé, la nature a fait preuve de beaucoup de variabilité, à une échelle au moins aussi importante que ce que l'on projette pour l'avenir. La connaissance de cette historique peut nous offrir un point de départ pour comprendre comment on pourrait s'adapter, dit-il.

"Nous devons faire avec la variabilité." dit Gleick. "Mais les changements climatiques pourraient aussi nous imposer des problèmes inattendus et nos expériences passées ne pourront pas nous aider suffisamment."

Fred Pearce, auteur et journaliste, a été modérateur de cette discussion.


"Where's the Water of the Future? Right Here
Wynne Parry, LiveScience Contributor

NEW YORK — Fresh water. The planet has only so much to meet the needs of a growing world population. And global warming throws more uncertainty into the mix by increasing chances of extreme weather, such as more intense droughts in some places.

Dry spells, such as the devastating drought that gripped much of the United States last year, come with economic costs in the developed world and deadly consequences in poorer countries.

There is no secret source of water of the future. Conservation is the best answer, agreed panelists at a discussion held Thursday (Feb. 28) here at the New York Academy of Sciences.

Better than building

Using the available water is much cheaper than building more reservoirs, pipelines, desalinization plants (to remove salt from seawater) and other infrastructure, said panelist Brian Richter, director of global freshwater strategies for The Nature Conservancy. [Dry and Drying: Images of Drought]

"'I related it to my personal banking account,'" Richter said, quoting a friend. "'If I am overdrafting my personal bank account it is going to do me no good to open up another account.' You can't build your way out of the problem. We are not making any new water."

The good news is, he said, "We're wasting so much, so there is a lot of potential to do a whole lot better."

Curbing demand

History shows that conservation is realistic, said panelist Peter Gleick, co-founder of the nonprofit Pacific Institute.

Between 1900 and 2005, the U.S. gross domestic product (goods and services produced by the economy) grew rapidly. Water use paralleled this growth until 1980, then it leveled off.

"The assumption that our demand for water has to go up with population and economy is a false assumption," Gleick said.

In reality, it is unlikely the United States could have found the water it needed if water withdrawals had continued to grow, he said.

A number of factors tamped down demand for water over the past three decades, he said. Irrigation systems have become more efficient, losing less water to evaporation; Americans are eating less beef, which requires water to raise; toilets, washing machines and industrial processes require less water; Americans are reusing treated wastewater, although "we don't do it much and could do it more," Gleick said.

In fact, wastewater treatment infrastructure could be distributed within particular areas, rather than centralized in a single plant, allowing water to be recycled within those areas. Wastewater would be treated, redistributed to users, then returned for treatment, reducing the substantial costs associated with pumping water across long distances, noted Upmanu Lall of Columbia University's The Earth Institute.

At its source

New York City itself offers an example of good planning, said Adam Freed, director of the Nature Conservancy’s Global Security Water Program, who said that cities are often focal points for the global water crisis. [Earth in the Balance: 7 Crucial Tipping Points]

About 2,000 square miles (5,180 square kilometers) of watershed (land that drains into a particular waterway) has been set aside in the Catskill Mountains and the Hudson River Valley to supply the city with clean water. By investing in protecting the watershed from pollution, the city has saved itself the much larger costs associated with treating the water it needs, Freed said.

This strategy of protecting the water at its source needs to be replicated elsewhere, he said.

Water and money

The private sector has an important role to play, said Brooke Barton, who leads the water program of Ceres, an organization that advocates for sustainable leadership in business.

A number of large companies, such as Coca-Cola and Ford, have recently made commitments to address water use. But the private sector still has far to go, she said. In a study conducted last year, Ceres researchers found that many large companies were far behind the curve with regard to water conservation, Barton said.

The investment community is likely to play an important role in change by pushing companies to gather more data about risks associated with water use, she said.

The cost of water use is often hidden, changing water's price could affect usage, just as gas consumption changes with price, Richter pointed out, with a caveat: "We do have to be careful not to raise the price out of the [range of] affordability of the poor.”

Future climate

Warming brought by climate change is expected to intensify the water cycle — the processes by which water travels between the oceans, land and atmosphere — by increasing evaporation. This is expected to cause changes in extreme weather, including more heat waves and heavy downpours, as well as intense droughts in some, not necessarily the same, places.

These changes will affect water resources, Gleick said.

“Our water systems were designed for yesterday’s climate, and managed for yesterday’s climate,” he said.

Although current changes are the result of human activity, climate change itself isn’t a new phenomenon. Lall said that in the past, nature has shown great variability, at least as large as anything projected for the future. Knowledge of this history can provide a place to start with regard to adaptation, he said.

"We have to deal with variability," Gleick said. "But climate change may also impose unexpected problems that our past experience isn't sufficient to deal with."

Author and journalist Fred Pearce moderated the discussion."

Link: http://www.livescience.com/27610-future-fresh-water.html

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