Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Wednesday, October 13, 2010

GAZ DE SCHISTE - LES IMPACTS SUR LA SANTÉ PUBLIQUE (1)

Photo: TEDX

Voici une traduction libre d'un rapport écrit par Dr Theo Colborn, Carol Kwiatkowski, Kim Schultz et Mary Bachran, accepté pour mettre sous presse dans le International Journal of Human and Ecological Risk Assessment, 4 septembre 2010 sous le titre de "Natural Gas Operations from a Public Health Perspective".

Le Docteur Theo Colborn est consultant pour The Endocrine Disruption Exchange: http://www.endocrinedisruption.com/about.introduction.php

Résumé:

Dans les années 1990, dans le but de devenir indépendant en énergie, les États-Unis se sont lancés dans l'exploitation du gaz naturel dans l'ouest du pays grâce à l'utilisation de quantités inconnues de produits chimiques toxiques et la dispersion de matériaux combustibles et d'autres gaz qui pourraient avoir des effets à court et à long terme pour la santé humaine, l'eau et l'air. Nous avons compilé une liste de produits et de chimiques employés dans l'exploitation du gaz naturel, avons fait des recherches dans la littérature disponible sur les effets sur la santé, et les avons classifiés selon les catégories standardisées selon leur degré de toxicité. À partir de ces données, nous avons dressé un bilan des effets possibles sur la santé selon les produits chimiques de chaque catégorie. Nous avons démontré que les produits chimiques toxiques sont utilisés durant les fracturations hydrauliques et les forages, qu'il pourait en découlé des effets nocifs sur la santé à long terme qui ne sont pas immédiatement évidents, et que les émanations venant de l'évaporation des bassins de décantation pourraient contenir plusieurs chimiques sur la liste Superfund. Nous avons constaté qu'il était difficile d'instaurer des programmes de monitorage de qualité de l'eau. Pour protéger la santé publique, nous recommandons une transparence totale de tous les produits, un monitorage de la qualité de l'air et de l'eau, une étude complète sur les impacts sur la santé humaine, et soumettre la fracturation hydraulique aux règlements du Safe Drinking Water Act.

Introduction:

Depuis plus de 2 décennies, dans un effort de réduire notre dépendance des combustibles fossiles importés, le gouvernement des États-Unis a encouragé l'exploration et la production (l'exploitation) du gaz naturel. La responsabilité de surveiller les minéraux du sous-sol de la nation relève du U.S. Department of Interior, du Bureau of Land Management (BLM) avec l'aide du U.S. Environmental Protection Agency (EPA). Afin de répondre à la demande du gouvernement, le BLM a occtroyé des milliers de baux et a émis des permis pour forer sur de grandes surfaces dans les Rocheuses de l'ouest (Rocky Mountain West). Depuis 2003, les opérations de gaz naturel (exploration et exploitation) ont augmenté substantiellement; par exemple, juste au Colorado, les permis annuels ont augmenté de 2,249 à 8,027 en 2008.

En tandem avec l'appui fédéral pour accélérer la location des sites, les efforts législatifs ont accordé des exlusions et des exceptions aux explorations et aux exploitations de pétrole et de gaz d'un certain nombre de lois fédérales environnementales, comme le Clean Water Act, le Clean Air Act, le Comprehensive Environmental Response, Compensation, and Liability Act (CERCLA, aussi appelé Superfund Act), le Resource Conservation and Recovery Act (RCRA) et le National Environmental Policy Act (NEPA) du Oil and Gas Accountability Project 2007. Le tout dernier de ces efforts a été l'amendement inclus dans le 2005 Energy Policy Act qui empêchait l'application du Safe Drinking Water Act pour légiférer certaines activités appelées fracturation hydraulique qui font parti de 90% des forages pour le gaz naturel.

Les effets cumulatifs de ces exceptions et exclusions ont été de créer un vide fédéral dans la supervision des opérations pour extraire le gaz naturel, laissant la responsabilité surtout sur les épaules des états. Bien que certains états ont des commissions pour réglementer et contrôler les activités de production de gaz naturel, ces agences avaient comme principale raison d'être de facilité l'extraction du gaz naturel et augmenter les revenus de l'état. En plus, quand les états émettent des permis de forage, cela ne fait pas parti de leur mandat de superviser la manutention des déchêts liquides et solides. Au fait, elles ne se concentraient pas nécessairement sur la santé publique et l'environnement.

Le besoin de produits chimiques

Pour accompagner la course à la production de plus de gaz naturel, les avancées technologiques ont permis à l'industrie de forer plus profondément et plus largement, allant chercher des réserves de gaz avec plus de facilité tout en faisant plus de profits. Bien que ces avancées ont permis d'aller chercher des nouvelles réserves de gaz naturel, la nouvelle technologie dépend beaucoup sur l'utilisation de certains types et de certaines quantités inconnus de produits chimiques toxiques.

Des chimiques sont utilisés durant toutes les étapes de forage, d'exploration et d'exploitation pour rejoindre et extraire le gaz naturel. Premièrement, une recette de chimiques est ajoutée aux boues utilisées pour forer le trou du puits. Des produits chimiques sont ajoutés pour augmenter la densité et le poids aux fluides pour faciliter le forage, pour réduire la friction, pour aider au reflu des déchêts de forage à la surface, pour raccourcir le temps de forage et pour réduire les accidents. Après le forage, la fracturation hydraulique, ou stimulation, est amorcée pour briser le roc où est emprisonné le gaz naturel et faciliter l'échappement du gaz, augmentant ainsi le rendement du puits. Dans l'ouest des États-Unis, à peu près un million de gallons de fluides ou plus contenant des produits chimiques toxiques sont injectés dans le sous-sol durant cette étape de production. Comme pour le forage, les produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique jouent plusieurs rôles. Un puits peut être fracturé 10 fois ou plus et il peut y avoir jusqu'à 30 forages à partir d'un puits. On estime que e 50% à 90% des fluides de fracturation reviennent à la surface pendant la durée du puits, ramenant avec eux des gaz toxiques, des matériaux solides et liquides qui sont présents naturellement dans le sous-sol qui contient des dépôts pétroliers ou gaziers. Dans certains cas, aucun des fluides injectés ne sont récupérés.

Dans la plupart des régions du pays, le gaz naturel à l'état brut ressort d'un puits avec de l'eau, une variété d'ydrocarbures liquides comme le benzene, le toluene, l'ethylbenzene et le xylene (ensembles, on les appelle les BTEX), des sulfures d'hydrogène et d'autres composés organiques qui doivent être retirés du gaz. Quand le gaz sort du puits, il est filtré par des installations appelées "heater treaters" - traitement à la chaleur - qui sont remplies avec du glycol triethylene et ou du glycol ethylene qui absorbe l'eau pour la séparer du gaz. Une fois les solutions de glycol sont saturées d'eau, les chauferettes s'allument et élèvent la température afin de faire bouillir l'eau pour qu'elle s'évapore. Les vapeurs sont dissipées grâce à un système fermé et quand elles sont refroidies, aboutissent dans une citerne identifée comme contenant des "produced water". Les fluides de glycol ont un point d'ébullition plus élevé que l'eau et sont refroidies pour être réutilisés. Pendant le procédé de réchauffement, à une température critique, les substances huileuses qui avaient ressorties avec le gaz deviennent volatiles pour se recondenser dans une autre citerne séparée. Cela porte le nom de "condensate" water, d'eau de condensation. L'eau contaminée peut être ré-injectée dans le roc à l'endroit du forage, ou ailleurs, ce qui se fait dans la partie est des É.-U., ou camionnée vers des étangs d'évaporation, ce qui se fait davantage dans la partie ouest des É.-U. Des étangs temporaires sont construits pendant le forage pour stocker les déchêts de forage, les boues usagées qui sont souvent ré-utilisées, ou toutes autres eaux contaminées qui revient à la surface pendant le forage. Ces étangs de réserve autour du puits de forage sont supposés d'être draînées et recouverts de topsoil ou d'autres matériaux acceptables au plus tard un mois après l'arrêt des forages.

Un effet secondaire inattendu: la pollution de l'air

En plus des problèmes de contamination du sol et de l'eau, à chaque étape de production et de transport, des tonnes de composés volatiles toxiques (VOC), dont des BTEX, d'autres hydrocarbures et des fuites de gaz naturel (méthane) peuvent s'échapper et se mêler à l'azote des gaz d'échappement de l'équipment mobile et stationnaire fonctionnant au diesel pour produire de l'ozone de surface (smog). L'une des molécules très réactive de cet ozone peut brûler les tissus d'alvéoles dans les poumons, les vieillissant prématurément. En être exposé d'une façon chronique peut causer l'asthme, des maladies pulmonaires chroniques (chronic obstructive pulmonary diseases COPD) et est particulièrement nocive pour les enfants, les jeunes adultes qui passent du temps dehors et les personnes agées. L'ozone qui se lie aux particules dans l'air de moins de 2.5 microns produit le smog dont on a prouvé la nocivité pour les humains comme en témoignent les salles d'urgence pendant les alertes de smog. L'ozone des endroits qui ont des puits crée un problème de pollution de l'air qu'on n'avait pas décelé auparavant dans les régions rurales, un problème semblable à celui vécu dans les grandes villes, et peut se propager jusqu'à 200 milles au-delà de l'endroit où le gaz naturel est exploité. Non seulement l'ozone provoque des dommages irréversibles aux poumons, l'ozone endommage aussi les conifères, les trembles, le fourrage, les plants de luzerne et les autres récoltes que l'on cultive dans cette partie des É.-U. On peut ajouter à cette pollution de l'air la poussière soulevée par les voyages de camions au diesel qui circulent 24 heures par jour pour transporter l'eau de condensation, et les eaux usées vers les étangs d'évaporation sur les routes non-pavées. Des camions circulent aussi pour transporter les millions de gallons d'eau de la source d'approvisionnement jusqu'au puits.

Sources de données et effets sur la santé (à suivre)

Tuesday, October 12, 2010

Que celui qui n'a jamais pêché jette la première pierre...


Sans vouloir excuser toutes les actions et oeuvres de Conservation de la Nature, je vous raconte mon expérience à Richelieu.

Jeune femme, constatant que la municipalité de Richelieu procédait de manière systématique à une coupe à blanc des rives de la rivière Richelieu à tous les 2 ou 3 ans et étant aimante des arbres et de la rivière depuis ma tendre jeunesse, j'ai commencé à écrire des lettres, parce que mes parents me disaient: les paroles s'envolent, les écrits restent. Je savais aussi que le premier pas à faire pour redonner la santé à une rivière, c'est de lui redonner ses bandes riveraines et y laisser pousser la végétation naturelle pour contrôler l'érosion et absorber la pollution.

J'ai écrit à mon Hotel de Ville. J'ai écrit au nouvel organisme qui s'appelle MRC. J'ai écrit au Gouvernement Provincial et j'ai écrit au Gouvernement Fédéral. Aux ministères de l'environnement, des pêches. Je recevais des accusés de reception, mais pas grand chose de plus. On s'envoyait la balle, d'un ministère à un autre, d'un palier à un autre.

J'avais des contacts par courrier avec plusieurs organismes environnementaux. J'ai commencé à leur demander leur aide dans ma quête pour arrêter la coupe d'arbres le long de la rivière et continuer l'assainissement de la rivière. Chaque envoi postal me demandant des fonds était retourné avec une lettre préparée à l'avance demandant un appui à ma demande d'arrêt de coupe d'arbres, d'assainissement pour un retour à la baignade et finalement pour protéger une espèce de poisson qu'on avait déterminé dernièrement la disparition prochaine: le suceur cuivré qui fut rebaptisé chevalier cuivré plus tard.

Quand une coupe d'arbres était annoncée, je photocopiais en plusieurs exemplaires le règlement qui interdisait la coupe d'arbres sur le bord de la rivière, la partie du schéma d'aménagement qui disait que le bord de l'eau devait rester "naturel et boisé" et je le faisais laminer pour ensuite l'afficher le long de la rive devant chez moi. Je peinturais de longues bannières de plusieurs mètres sur lesquelles je demandais que l'on ne coupe pas les arbres devant chez moi que je fixais sur la clôture municipale le long de la rue devant chez moi. Je travaillais alors et je ne pouvais pas surveiller durant les journées de la semaine. J'écrivais encore à la ville pour que l'on ne coupe pas les arbres le long de la rivière.

Quand un voisin coupait des arbres, j'appelais et j'écrivais au Ministère de l'Environnement pour le dénoncer. Quand la ville engageait un contracteur pour couper des arbres j'appelais et j'écrivais au Ministère de l'Environnement pour dénoncer ma municipalité. Ce combat, je le mène depuis avant 1985. 1985, c'est la date que j'ai commencé à amasser mes lettres et les accusés de réception, parce que je me suis rendu compte en 1985 que des lettres, çà ne donne rien s'il n'y a pas de suivi, parce qu'à moins de suivi, il se passe rien.

Qui a repondu à mon appel à l'aide? Qui a travaillé avec le Gouvernement du Québec et Hydro-Québec pour fonder le Refuge Faunique Pierre-Étienne-Fortin? Qui a acheté des propriétés riveraines pour les protéger du développement domiciliaire ou pire, de la tonte constante des propriétaires insouciants? Qui a travaillé de concert avec Nature-Action pour surveiller les aires de fraie pendant les périodes critiques du chevalier cuivré? Qui a érigé des affiches laminées pour informer la population des trésors de la rivière Richelieu? Hé oui! Conservation de la Nature!

Des exemples comme celui-là, vous en trouverez partout au Québec et au Canada. Oui, les dons sont déductibles d'impôts, mais même les petits payeurs de taxes profitent des dons déductibles d'impôt, et sachant que nos dons aident à acheter des terrains qui méritent d'être protégés à perpétuité à cause de leurs trésors fauniques ou végétales, cela ne vaut-il pas doublement la peine?

Si nos gouvernements fédéraux et provinciaux mettaient davantage de côté les plus beaux trésors naturels de notre pays pour que les générations futures autant que nous-mêmes puissent les admirer et en profiter, nous n'aurions pas besoin d'organismes comme Conservation de la Nature pour le faire pour nous!

Que celui qui n'a jamais pêché jette la première pierre. Que la personne qui n'a jamais acheté d'essence, n'a jamais acheté ou utilisé des objets en plastique, n'a jamais coupé un arbre ou acheté du papier, ou même n'a jamais tiré la chasse d'eau se lève et jette la première pierre aux organismes environnementaux qui acceptent des dons corporatifs ou des subventions. De grâce, nous sommes tous coupables de polluer notre environnement. On se doit de s'informer, de diminuer notre empreinte écologique du mieux que l'on peut, de moins consommer, de moins gaspiller et d'encourager les bonnes actions.

Monday, October 11, 2010

Élevages intensifs élèvent aussi des bactéries résistantes aux médicaments

Photo: veganoutreach.org

Le Docteur Bill Mackie, un médecin de la Colombie-Britannique, titulaire de la chaire du comité de santé environnementale du B.C. Medical Association, n'a aucun doute que l'ajout des antibiotiques dans les moulées d'élevages industriels contribue à la prolifération de bactéries résistantes aux antibiotiques et expose inutilement les humains à un danger bien réel. La raison d'en parler ici dans un blog sur la rivière Richelieu est indirecte. Quand j'ai su en 2005 qu'on nous imposait une porcherie de 5,800 bêtes en amont et son épandage m'a motivé à faire beaucoup de recherches afin d'argumenter du mieux que je pouvais de l'inconscience d'une telle décision qui avait l'appui inconditionnel du Gouvernement du Québec.

Sachant que l'épandage du purin brut sur les terres agricoles ne me laisse aucun doute: la flore bactérienne des bêtes, leurs hormones, les résidus de leur nourriture principalement composée de grains de plantes OGM, en plus des pesticides épandus sur les champs agricoles, tout cela est délavé dans la rivière à la moindre pluie substantielle. Les champs agricoles sont maintenant bien draînés, souvent artificiellement, les fossés et ruisseaux en milieu agricole sont maintenant redressés, nettoyés, afin d'évacuer le plus rapidement tout excès d'humidité des terres qui doivent produire au max. Les plantes cultivées qui tolèrent le purin sont limitées: ce sont principalement le maïs-grain et le soya, des plantes annuelles qui laissent une grande partie des champs non protégés pour une grande partie de l'année. Le résultat est dévastateur: les particules de sol ruissellent, chargées de tout contaminant qu'on y épand, en plus des particules de plantes OGM que certaines études ont démontré la nocivité du pollen pour les micro-organismes qui vivent dans les sédiments au fond de la rivière.

Apprendre qu'en plus le sous-dosage d'antibiotiques dans la moulée de ces pauvres bêtes qui ne vont jamais dehors met en danger la santé humaine et notre capacité de soigner nos grands malades m'a indignée davantage. Je vous traduit ici l'argumentation de ce Docteur Mackie de la Colombie-Britannique: "C'est un gros problème. Je redoute sérieusement la journée que l'on réalisera qu'aucun de nos antibiotiques ne pourront guérir ces infections efficacement."

La résistance aux antibiotiques se développe quand les bactéries sont tuées par des médicaments, mais pas toutes, et les bactéries dont les mutations permettent à survivre le traitement peuvent ensuite se reproduire sans enfreinte. Des études scientifiques ont trouvé des nouvelles souches résistantes aux antibiotiques dans la viande vendue sur les tablettes des épiceries au Canada et dans l'environnement près de fermes comme celles dans la Fraser Valley, près de l'est de Vancouver.

Rick Thiessen, un fermier d'Abbotsford a commencé à dire à CBC News qu'il n'utilisait des antibiotiques sur sa ferme seulement quand une maladie se manifeste dans une de ses bâtisses. "Les antibiotiques sont utilisés si on trouve un problème dans notre cheptel. On consulte un vétérinaire, il pose un diagnostique, il remplit une ordonnance et nous les adminstrons alors. Mais bien franchement, je ne me souviens pas de la dernière fois que cela est arrivé." affirme Thiessen. Mais après avoir été questionné plusieurs fois, (il est aussi porte-parole du B.C. Chicken Marketing Board), il admet que ses volailles reçoivent de la moulée qui contient un antibiotique nommé Tylosin à tous les jours pour prévenir la maladie. "Les poulets, par leur nature, ont des bactéries dans leur système digestif, et afin de les garder en santé, nous leur donnons des produits approuvés dans leur moulée" ajoute-il. Thiessen dit que 20,000 poulets qui couraillent et picotent dans chacune de ses bâtisses, ils picotent occasionnellement dans leurs excréments, ce qui pourrait les rendre malades sans les antibiotiques.

Le Canada permet l'ajout de plus d'une douzaine d'antibiotiques dans la moulée, et ceux-ci peuvent être classifiés en 3 catégories: pour traiter une maladie, pour prévenir la maladi ou pour accélérer la prise de poids. C'est la dernière catégorie qui est la plus controversée. L'Europe, par exemple, a banni l'usage des antibiotiques pour accélérer la prise de poids du bétail il y a déjà plusieurs années de cela.

L'Association de Nutrition Animale du Canada, un groupe d'industriels qui représente les fabriquants de moulée, est catégorique: les antibiotiques sont ajoutés à la moulée pour prévenir la maladie et pas pour accélérer la prise de poids. Mais Bob Hancock, le directeur du Centre for Microbial Diseases and Host Defence Research à l'Université de la Colombie-Britannique insiste pour dire que la prévention et l'accélération de la prise de poids, c'est la même chose.

La raison pour laquelle les antibiotiques accélèrent la prise de poids est qu'ils empêchent la maladie, soulageant ainsi le système immunitaire de la bête pour que toute son énergie se concentre à engraisser plus rapidement, selon lui. Mais cet avantage à court terme pour obtenir plus de viande a des conséquences à long terme: des bactéries résistantes aux antibiotiques. "Je suis certain que l'accélération de la prise de poids contribue grandement à l'accroissement de la résistance aux antibiotiques" affirme Hancock.

Selon Hancock, le Tylosin est l'un de plusieurs produits pharmaceutiques qui peut rendre les bactéries résistantes à toute une série d'antibiotiques en médecine humaine. "Il y a des antibiotiques très puissants comme l'erythromycin et le clarithromycin qui servent en médecine aux soins intensifs pour les humains, et tous ces antibiotiques - quand vous rendez des organismes résistants au Tylosin - deviennent résistants à ces autres antibiotiques puissants administrés aux humains. Et cela continue." déplore Hancock.

Une étude publiée cette année dans le journal Emerging Infectious Diseases écrit par des chercheurs de l'Agence de la Santé Publique du Canada et le B.C. Centre for Disease Control a trouvé une souche résistante spécifique de salmonelle chez les humains, dont des patients de la province, semblable à la souche trouvé dans la volaille. "Les organismes qui viennent de là peuvent aboutir chez les humains et donc peuvent ensuite impacter les soins prodigués aux patients parce que les antibiotiques qui auraient pu les guérir ne sont plus efficaces" selon Mackie.

Les souches résistantes peuvent être difficile et plus dispendieuses à traiter, et cela a mené le B.C. Medical Association et l'Association Médicale Canadienne à demander au Gouvernement d'enquêter. Santé Canada a refusé une entrevue avec la CBC, mais Mackie dit qu'il est temps pour le gouvernement d'agir avant que les impacts sur la santé se propagent davantage.

"Ce que nous devons faire comme société est de se lever et affirmer que ceci va nous rendre malade. Ceci va rendre mes enfants malades, et si cela continue, mes petits enfants seront toujours malades. Nous devons prendre position. Nous devons changer les choses." affirme-t-il.

Malheureusement, tout ceci a été dit et redit au BAPE sur la production porcine au Québec en 2002-2003. Est-ce que les choses ont changées depuis les 8 dernières années? Je ne crois pas.
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"Livestock superbugs threaten humans: doctor

The widespread use of antibiotics in livestock feed is creating superbugs that are spreading off farms and endangering human health, a B.C. doctor says. Dr. Bill Mackie, chair of the B.C. Medical Association's environmental health committee, says antibiotic-resistant strains of bacteria developing in livestock pose a real risk to humans. "It's a big issue. I seriously worry about the day when none of the antibiotics we have access to is going to treat those infections effectively," he said.

Antibiotic resistance develops in bacteria when the drugs kill most — but not all — of the germs, leaving only those with mutations that allow them to survive and propagate as a new strain that antibiotics can't destroy. Scientific studies have found resistant strains of bacteria in meat on Canadian store shelves and in the environment near farms, including those in the Fraser Valley, east of Vancouver.

Abbotsford farmer Rick Thiessen initially told CBC News he only uses antibiotics on his farm when there's a rare outbreak in one of his barns. "Antibiotics will be used if you're finding a problem with your flock. You consult a veterinarian, have a diagnosis, he prescribes a course of medication and we'd use them in that sort of instance. But to be quite honest, I can't remember the last time we've had to do that," said Thiessen. But after repeated questions, Thiessen, who also speaks for the B.C. Chicken Marketing Board, said his chickens eat feed fortified with an antibiotic called Tylosin every day to prevent illness. "Chicken, by nature, have bacteria in their gut tract and, in order to keep them healthy, there are approved products that are used in the feed," he said. Thiessen said with 20,000 chickens running around in each of his barns, they'll occasionally peck at their own manure, which could make them sick without the antibiotic.

There are more than a dozen antibiotics approved for livestock feed in Canada, falling into three main categories: to treat illness, to prevent illness, or to help the animal grow faster. It's that last category that's most controversial. Europe for example, banned the use of antibiotics to promote livestock growth years ago.

The Animal Nutrition Association of Canada, an industry group representing feed manufacturers, is adamant they use them to prevent illness but not for growth promotion. But Bob Hancock, director of the Centre for Microbial Diseases and Host Defence Research at the University of British Columbia, argues that prevention and growth promotion are the same thing.

The reason antibiotics work to speed up growth is that they fend off illness, taking some burden off the animal's immune system so more energy goes into putting on weight, he says. But this short-term gain of more meat has the long-term cost of drug-resistant bacteria. "There's no question in my mind that growth promotion provides a massive pressure leading to increased antibiotics resistance," said Hancock.

According to Hancock, Tylosin is just one of many drugs that can make bacteria resistant to a whole class of antibiotics used in human medicine. "There are some very potent antibiotics, erythromycin, clarithromycin, all of which are utilized very highly in critical-care human medicine, and all of which — when you make organisms resistant to Tylosin — they become resistant to these other potent human antibiotics. And it goes on," said Hancock.

A study published this year in the journal Emerging Infectious Diseases, by researchers from the Public Health Agency of Canada and the B.C. Centre for Disease Control, found a specific resistant strain of Salmonella in humans, including B.C. patients, that matched what's found in chickens. "The organisms that come from that can end up in people and, therefore, can affect the treatment of people afterwards because the antibiotics that previously would have cured that particular organism now would no longer be effective," according to Mackie.

Resistant strains can be difficult and more expensive to treat, and that has led both the B.C. Medical Association and Canadian Medical Association to call on the government to investigate. Health Canada declined CBC's request for an interview, but Mackie said it is time for the government to act before the health impacts become more widespread.

"What we have to do as a society is stand up and say this is going to make us sick. This is going to make my kids sick, if it continues, my grandkids are going to be sick all the time. There has to be some digging in. We have to make some changes," he said."

Excerpts from article published on CBC News website here: http://www.cbc.ca/canada/british-columbia/story/2010/10/04/bc-livestock-superbugs-antibiotic-resistants.html

Worse thing is, this was all said at the BAPE sur la Production Porcine au Québec in 2002-2003. Has anything changed since then? I think not.

Sunday, October 10, 2010

Gaz de schiste: signez la pétition si vous êtes contre!

Est-ce que c'est çà que vous voulez avoir dans votre cour arrière?Photo: Andy Maykuth

Pétition :
Exploration et exploitation du gaz de schiste

Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE des travaux d’exploration visant à exploiter le gaz de schiste se déroulent au Québec et qu’ils présentent des risques environnementaux importants, notamment pour l’eau en raison des produits chimiques utilisés pour la fracturation ainsi que l’augmentations des GES (gaz à effet de serre);

CONSIDÉRANT QUE des conséquences environnementales de cette exploitation ont eu des effets dévastateurs aux États-Unis et en Alberta;

CONSIDÉRANT QUE ces travaux soulèvent une inquiétude légitime chez les citoyens et les citoyennes, des communautés ainsi que des élus municipaux qui n’ont pas les pouvoirs d’arrêter ces travaux ou n’ont pas les ressources pour gérer les conséquences de tels travaux;

CONSIDÉRANT QUE le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement a reçu un mandat qui se limite à proposer très rapidement un cadre de développement de la filière des gaz de schiste et que pendant ce temps les forages se poursuivent;

CONSIDÉRANT QUE le Québec est actuellement apte à entreprendre un virage vers l’exploitation des énergies durables qui contribuerait à la diminution des GES tout en contribuant à l’emploi et à la richesse collective dans une optique nationale ;

CONSIDÉRANT QU’il est fondamental de décider collectivement de l’exploitation de nos ressources et que l’importance de cet enjeu nécessite une large consultation publique visant entre autres à décider de notre avenir énergétique ;

Nous, citoyens québécois, demandons que le gouvernement provincial du Québec ordonne un moratoire complet sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.

Cliquez sur ce lien qui vous mène au site de l'Assemblée Nationale de la Province du Québec ici:
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-909/index.html

Vous n'avez qu'à lire les conditions à respecter et remplir les champs libres dans le carré bleu "Pour signer la pétition". Plus nombreux seront les signataires, plus de poids aura la pétition.
Photo: sheldrakepoint.com

Saturday, October 9, 2010

Privatisation de l'héritage commun

De plus en plus les ressources naturelles, héritages collectifs de notre société et les institutions nationalisées qui faisaient parti du trésor collectif du Québec nous filent entre les doigts comme du sable fin. Voici quelques exemples ici-même dans la Municipalité de Richelieu où j'habite depuis ma naissance. Mes parents s'étaient installés ici dans les années 1940 car ils appréciaient la baignade dans la rivière. Maintenant, il est interdit de se baigner dans la rivière Richelieu à Richelieu. D'ailleurs, l'eau et le fond de l'eau sont tellement pollués, aucune personne avertie ne voudrait s'y aventurer.

Par exemple, les Îles Saint-Jean dans le Refuge Faunique Pierre-Étienne-Fortin (provincial) dans la rivière Richelieu en amont du Bassin de Chambly sont occupées par deux camps d'été loués par la ville de Richelieu à tous les ans. Ce qui explique peut-être les affiches que l'on peut apercevoir de la rive est de la rivière. Entre parenthèses, je n'ai pas pu savoir du conseil de ville ce que ces gens-là faisaient de leurs excréments.

Le site de l'ancienne centrale hydro-électrique d'Hydro-Québec, là où les citoyens de Richelieu ont décidé de refuser un beau projet de Promenade Historique, est maintenant bien clôturé, affiché et patrouillé pour empêcher toute intrusion du "citoyen" ordinaire. Impossible de prendre des photos, de faire de l'observation d'oiseaux, d'aller pêcher (à moins de se mouiller les pieds ou posséder des "waders", ou même d'admirer la vue du milieu de la rivière.



Friday, October 8, 2010

Un barrage défonce, des lacs disparaissent du jour au lendemain

Photo: Tracy A. Woodward

En Virginie, on savait que le barrage était sur le point de céder, mais la complexité du dossier faisait que l'on remettait toujours à plus tard les mesures nécessaires pour prendre une décision et agir. Il en résulte qu'au moins 2 lacs artificiels autour duquels des développements domiciliaires profitaient de l'attrait naturel de tels lieux se retrouvent maintenant pris avec des trous presque vidés d'eau et plein de faune et de flore en état de putréfaction.

Pendant les pluies abondantes du 30 septembre, un barrage que les autorités savait être en état avancé de dégradation a finalement cédé, laissant les 2 plus grands des 5 lacs artificiels vidés de leur eau. Ces trous étaient originalement des carrières de gravel remplis d'eau, créant des milieux humides et des étangs dans les années 1960 et appréciés par les banlieusards, devenant un endroit pour reprendre contact avec la nature.

L'organisme des parcs du comté avait acheté les lacs Kingstowne en 2002 et prévoyait se servir de l'endroit pour contrôler l'érosion, tout en sachant que des investissements importants devraient être injectés pour entretenir le barrage. "Nous savions que cela arriverait. La question était "quand?". Mais c'est un gâchis, pas de doute, et ce que nous allons en faire sera discuté longuement" dit le superviseur Jeff C. McKay: "Il n'y a pas de solution miracle. S'il y en avait une, nous l'aurions fait il y a longtemps." McKay dit que les lacs sont connectés par le tributaire Dogue Creek à la rivière Potomac et est bien intégré au voisinage habité.

Le comté avait planifié une étude en impacts environnementaux sur l'écosystème des lacs et la façon de la soutenir dans un avenir plus ou moins lointain. Les autorités du comté ajoutent que l'EPA avait donné son consentement au nettoyage de l'endroit après une dispute légale: les lacs sont pleins de sédiments. Ce n'est pas clair comment l'entente fédérale pourra être mise en application.

Les autorités et les consultants environnementaux s'affairent à trouver une vocation aux étangs vidés. On songe à planter des herbacées et des arbrissons pour accélerer le rétablissement de l'endroit et diminuer les odeurs de décomposition endurées par la communauté riveraine de plus de 5,300 maisons.

Les lacs faisaient parti du bassin versant du Dogue Creek Watershed, une région de 20 milles carrés protégée par le comté et le fédéral. Les estimés pour renforcir le barrage et aménager un bassin de rétention parlaient de plusieurs millions de dollars.

Il n'y a pas eu de maisons ou de sentiers endommagés, mais les dommages environnementaux sont importantes. Mardi après-midi (5 octobre 2010), des cadavres de rats musqués et de poissons sur les anciennes rives des lacs, et l'air puait. "L'eau est partie. Nous devons maintenant décider de ce que nous allons faire de l'endroit parce qu'il ne se rétabliera pas tout seul." confirme James W. Patteson, le directeur des travaux publics de Fairfax. Les résidents de la région aimeraient que les lacs soient restaurés.

WOW! C'est du déjà vu all over again! Impossible de ne pas faire le lien avec le barrage de l'ancienne centrale hydro-électrique abandonnée dans le milieu de la rivière Richelieu à Richelieu. Elle fonctionnait quand j'étais petite. Puis elle a arrêté de faire de l'électricité et servait d'entrepôt pour du bran de scie. On l'a ensuite démolie. Plusieurs personnes se sont blessées dans les trous laissés béants qu'étaient les tunnels d'alimentation et d'évacuation des eaux qui faisaient tourner les turbines. Après beaucoup de pressions, Hydro-Québec s'est enfin décidé de remplir les trous, d'égaliser les murets et couvrir le tout de ciment.

C'est ce que nous avons à vivre avec maintenant. La Municipalité de Richelieu avait pour un bout de temps un projet admirable, une Promenade Historique généreusement subventionnée, sérieusement évaluée et étudiée, que la population a finalement refusée à cause de langues malveillantes ou jalouses qui ont tordues les faits. Ce qui nous laisse avec un site merveilleux qui pourrait nous laisser vivre et admirer la rivière, mais qui est "off limits", clôturé et cadenassé. L'été, l'endroit attire les gens qui voudraient se baigner, mais une agence de sécurité et un corps de police harcelés harcèlent à leur tour les baigneurs. Une injustice injustifiable!

C'est si facile de couler du béton dans une rivière. C'est si difficile après de réparer les pots cassés, de remettre les cours d'eau dans leur état originel, de restaurer ce qui a été détruit, de redonner ce qui a été enlevé.
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"Drained of water, and of life

During the heavy rains that drenched the Washington region Thursday (September 30 2010) , Kingstowne Park dam in Fairfax County's Alexandria section failed (Virginia). It was a quick and quiet death, but the environmental impact has been devastating: The two largest lakes are nearly empty, leaving migratory birds, turtles and fish dead or swimming fruitlessly in evaporating puddles.

Fairfax County officials had known for years that the eroding dam would eventually fail, leaving at least some of Kingstowne's five man-made lakes barren. Once used for industrial gravel-pit operations, the marshlands and swamps were created in the 1960s in a remote corner of Northern Virginia. It had become a scenic refuge from the bevy of traffic-clogged roadways and neighboring strip malls. For Kingstowne's residents, the lake was an attractive draw - a suburban oasis full of small minnows and bluegills and the occasional beaver and muskrat.

The Fairfax County Park Authority and the Board of Supervisors acquired the Kingstowne Lakes in 2002 from the original developer, said James W. Patteson, Fairfax's director of public works and environmental services, and planned to conserve the area through erosion control. But it was clear that without a significant cash infusion, the dam wouldn't hold forever, officials said.

"We knew this would happen. The question was when, not if. But it's definitely a mess, and what we do about it is going to be a long-term discussion," said Fairfax Supervisor Jeff C. McKay (D-Lee), who moved to the Kingstowne neighborhood a year and a half ago. "There's no easy fix; otherwise, we would have done something a long time ago." McKay said the lakes, which were connected through the Dogue Creek tributary to the Potomac River, were "intertwined" with the Kingstowne neighborhood.

The county had planned to do environmental impact studies on the lakes' ecosystem, and how to sustain it, at some future date. Fairfax County officials noted that the Environmental Protection Agency had a consent decree on the watershed area, meaning the site was in the process of being cleaned up following a legal dispute. Patteson said one of the issues was an overabundance of silt in the lakes. It was unclear Tuesday how that federal agreement might be resolved.

Patteson said officials and environmental consultants are now trying to figure out what to do with the empty ponds. Possibilities include planting grass and shrubbery to spruce up the lifeless area and reduce the odor of wet and decomposing organic material for the residents of the Kingstowne Residential Owners Corp. The community, about 12 miles outside the District, is one of the region's largest subdivisions, with more than 5,300 homes.

The lakes were part of the Dogue Creek Watershed, a 20-square-mile area protected by county and federal statutes. Cost estimates to bolster the dam and build a nearby retention basin ran into the millions, according to Fairfax County planning documents.

No damage to homes or trails has been reported, Patteson said, but the environmental damage is significant. On Tuesday afternoon, dead muskrats and fish could be spotted on what was the lakes' shorelines, and the air was pungent. "The water is gone. We now have to look at what we're going to do with the space because it's not coming back," Patteson said. But residents want the Kingstowne Lakes restored. "We don't want to let nature take it," Lampela said."

Excerpts from article written by Derek Kravitz published in The Washington Post here: http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/05/AR2010100506195.html

It's so typical, and just like what is happening to the abandoned hydro-electric dam in Richelieu! Dams are built, abandoned and forgotten. Nobody wants to take charge to either restore them, or make them a useful and beautiful part of our community. Nobody wants to spend a penny on them until it's too late. What a shame!

Thursday, October 7, 2010

Gaz de schiste

Caricature d'André Corbeij

Merci à André Corbeij, photo-reporter du Journal de Chambly pour sa permission de reproduire son oeuvre publiée le 5 octobre 2010 dans sa version papier.

Les camions mastodontes qui se promènent dans les villes et villages du Québec pour faire du sondage sismique portent le nom familier de "thumper trucks" par l'industrie. Le sondage permet de faire une "carte" sous-terraine des formations géologiques du sous-sol. En milieu agricole où les routes publiques qui peuvent supporter les poids lourds se font plus rares, l'appareil qui fait le "boum" qui est perçu par les petites oreilles orangées toutes en ligne aperçues par les citoyens est déplacé par hélicoptère.

Un témoignage d'un citoyen nous a expliqué qu'il était dans son sous-sol quand il a entendu le "boum". Il pensait que quelqu'un venait de défoncer la porte de la maison. N'apercevant rien d'anormal au rez-de-chaussé, il est sorti dehors en apercevant un hélicoptère faisant du surplace et qui descendait un "appareil" au sol. N'entendant rien d'autre que les moteurs de l'hélico, il est redescendu dans sa cave, pour se faire encore une fois ébranler par un "boum". On peut se demander si ces vibrations transmises par le sol ne pourraient pas endommager les puits d'eau potable, ou les aqueducs, ou les gazoducs...

J'imagine que le surnom de "thumper" donné à ces camions qui transportent l'appareil qui émet le "boum" vient du lapin dans le film de Walt Disney "Bambi". Thumper était fier d'être le premier ami de Bambi après sa naissance. Thumper aimait taper du pied, mais il faut savoir que cette habitude est charactéristique de tous les lapins sauvages et des lièvres: c'est un signal d'alarme pour alerter les confrères dans leurs tanières, un peu comme le font les castors avec leur queue sur la surface de l'eau avant de plonger. Photo: wikipedia.org