Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, March 29, 2011

Le saumon et les écosystèmes



Une étude récente faite par des biologistes du Simon Fraser University parue dans la revue scientifique Science qui s'est déroulé dans 50 bassins versants de la forêt Great Bear en Colombie-Britannique a confirmé ce que l'on se doutait déjà: le saumon du Pacifique et sa migration dans les rivières influence la faune et la flore en y apportant des nutriments additionnels dans la plus grande forêt vierge de la terre. La migration annuelle des saumons de l'Océan Pacifique les ramène dans les rivières de l'ouest du Canada pour la saison de fraie, mais plusieurs se font attraper par les ours et les loups qui transportent leurs carcasse sur les rives des cours d'eau. Cela permet aux plantes gourmandes de proliférer dans ces régions.

Dans leur étude publiée dans l'éminente revue Science, l'équipe explique que des changements dans les populations de saumon auraient des impacts profonds sur la biodiversité. "Tout le long des côtes du Pacifique, tous les saumons meurent après la fraie, alors les carcasses jonchent les rives. De plus, certains poissons se font attraper toujours vivants par les ours et les loups" explique l'un des auteurs, John Reynolds, un professeur d'écologie au Simon Fraser University (SFU), au Canada. "Il s'ensuit une accumulation d'une grande quantité de nutriments qui engorgent les ruisseaux et leurs rives." Il ajoute: "On se demandait où aboutissaient tout ces nutriments accumulés dans les corps des saumons pendant leur croissance en mer?"

Le professeur Reynolds et le Docteur Morgan Hocking, l'auteur principal également de SFU, ont étudié 50 bassins versants dans le Great Bear Rainforest, en Colombie-Britannique. Ils ont détecté une tendance qui se retrouvait partout où les nutriments se retrouvaient et leur impact sur la biodiversité. "La plupart des carcasses sont abandonnées par les ours et les loups qui mangent seulement une petite partie du saumon, et sont laissées en dedans de 5 à 15 mètres du cours d'eau." dit le Professeur Reynolds. "Les ours, par exemple, ont des sites pour pêcher. Une fois un saumon est attrapé, il l'apporte sur la rive, le mange, puis retourne pêcher. Alors nous avons prévu, même avant d'avoir commencé notre étude, que nous verrions les impacts les plus importants, s'ils y en avaient, tout près du cours d'eau. C'est exactement ce que nous avont découvert durant nos nombreux sondages."

L'équipe a confirmé que près du cours d'eau, la flore se composait surtout d'espèces qui profitent où se trouve beaucoup d'azote. Toutefois, cela se fait au dépend de la diversité, ce qui peut laisser comprendre que les plantes gourmandes comme la ronce remarquable et le sureau empêchaient les autres espèces de prospérer. "En nous éloignant du cours d'eau, les espèces qui sont moins dépendantes de l'azote sont présentes davantage." remarque le Professeur Reynolds.

Les chercheurs ont trouvé que dans les régions où il y avait moins de saumon dans les cours d'eau, la flore riveraine se composait davantage de plantes qui toléraient moins d'azote dans le sol, comme les bleuets et la myrtille. Dans leur rapport scientifique, les 2 chercheurs disent qu'en prédisant les effets du saumon sur les écosystèmes terrestres, cela permettrait de faire de la conservation plus efficace et améliorerait les techniques d'aménagement d'habitats.Photo: dailymail.co.uk

"Pacific salmon run helps shape Canada's ecosystems

Pacific salmon plays an important role in providing nutrients to part of the world's largest old-growth temperate rainforest, a study has shown. The annual migration sees salmon return to western Canada to spawn, but many are caught by bears and wolves, which carry carcasses away from the streams. This allows nutrient-rich plants to thrive in these areas.

Writing in Science, the team said a shift in salmon numbers would have "far-reaching impacts" on biodiversity. "Along the Pacific coast, all salmon die after spawning so carcasses can line rivers, but many of them are killed before by bears and wolves," explained co-author John Reynolds, professor of ecology at Simon Fraser University (SFU), Canada. "This adds up to a huge amount of nutrients being dumped into the stream or on to the banks," he added. "The question is where do all these nutrients, which the fish consumed while they were growing at sea, actually end up?"

Professor Reynolds and lead author Dr Morgan Hocking, also from SFU, examined 50 river systems in the Great Bear Rainforest, British Columbia. They found a distinct pattern in where the nutrients were found, and how it affected the plant diversity. "Most of the carcasses that are left behind by the bears and wolves, who only normally only eat a small part of the salmon, are dropped within the first five to 15 metres of the stream," Professor Reynolds told BBC News. "Bears, for example, have feeding platforms; once they have fished out a salmon, they will take it up on to a bank, eat it and then go and get another one. "So we predicted before we started that we would see the biggest impact, if any, closer to the stream. That's exactly what we found by doing these different surveys."

The team found that nearer the stream, the plant community was dominated by species that thrived on large amounts of nitrogen. However, this was at the expense of diversity - which suggested that nutrient-rich plants such as salmonberry and elderberry were able to out-compete other species. "As you move away from the stream, you tend to switch to a community of species which are less dependent on this extra nitrogen," Professor Reynolds observed.

The researchers found that in areas that had streams containing fewer salmon, the bordering plant life consisted of species with lower nutrient contents, such as blueberry and huckleberry. In their paper, the two researchers said that predicting how salmon affected terrestrial ecosystems would play a key role in shaping effective conservation and habitat management techniques."

Excerpts from article written by Mark Kinver, science and environment reporter from the BBC News, published here: http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-12849019

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