Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, August 15, 2013

Gaz de schiste - Talisman revient à St-Édouard



"TALISMAN
energy

Le 27 juin 2013

Objet: Travaux correctifs mineurs au puits gazier St-Édouard no. 1a Hz

Madame,
Monsieur,

Par la présente, nous désirons vous informer que la Société d'énergie Talisman inc. (Talisman) entreprendra cet été des travaux correctifs mineurs dans son puits gazier St-Édourad no. 1a Hz (voir la photo ci-haut). Pendant la durée des travaux, une douzaine d'employés présents sur le site utiliseront un petit équipement de forage ainsi que des camions légers, et nous utiliserons la route Leclerc pour mobiliser et démobiliser nos équipements, et ce, conformément à l'entente d'utilisation d'infrastructures municipales que nous avons conclue avec la municipalité.

L'objectif de nos travaux est d'abaisser la pression stabilisée à l'évent du puits St-Édouard no. 1a Hz, car les résultats du dernier test de montée de pression démontrent qu'elle se situe très près de la limite mazimale permise pour ce puits, c'est-à-dire 6,149 kPa. À titre d'information, un test de montée de pression consiste à fermer l'évent du puits et à mesurer la montée de pression du gaz naturel jusqu'à ce qu'elle se stabilise. La pression stabilisée doit être inférieur à la limite maximale permise pour le puits en question; dans le cas contraire, des travaux correctifs sont requis.

Il est important de noter que les niveaux d'émission de gaz naturel mesurés à l'évent du puits sont plutôt faibles et qu'ils ne représentent aucun risque pour la sécurité et la santé du public ni pour celles des travailleurs sur le site. Par ailleurs, ce phénomène survient régulièrement dans d'autres régions ou pays, de sorte que l'industrie possède l'expertise pour le détecter et le gérer efficacement.

Durant nos travaux, qui dureront quelques semaines, il se peut que vous observiez des déplacements plus fréquents de nos véhicules, ansi qu'une augmentation du bruit. Nous nous en excusons et vous assurons que Talisman mettra en place toute une série de mesures destinées à atténuer ces impacts.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements sur ces travaux et ces mesures, poser des des questions ou signaler un problème, n'hésitez pas à communiquer avec moi.

Je vous remercie de votre compréhension et vous prie de recevoir, Madame, Monsier, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Signé: Vincent Perron, conseiller, relations avec les parties prenantes et affaires réglementaires
Société d'énergie Talisman inc."


COMMENTAIRE DU DOCTEUR ANTHONY R. INGRAFFEA SUR CETTE LETTRE

(pour mieux connaître Tony, lisez ceci en français: http://stopgazdeschiste.org/2013/01/06/gaz-de-schiste-et-fracking-la-naissance-de-frankenstein-1iere-partie/ )

"Allo J

voici ce qui se passe:

1. Le puits a perdu son intégrité structurelle, soit par une défectuosité du coffrage et ou de cimentation.

2. Du méthane et possiblement d'autres fluides remontent à la surface par un ou plusieurs espaces annulaires.

3. L'agence régulatrice permet que le gaz qui fuit soit éventé dans l'atmosphère.

4. Le taux de fuite semble être à la hausse, donc les travaux proposés pour fermer l'évent et observer la rapidité de l'augmentation de la pression et jusqu'à quel niveau dans l'annulaire qui fuit.

5. Si le taux et la pression sont trop élevés, des travaux correctifs devraient probablement être:

a. arrêter la production
b. tenter de réparer la fuite en utilisant un "cement squeeze", un pincement de ciment.

Le commentaire:

"ll est important de noter que les niveaux d'émission de gaz naturel mesurés à l'évent du puits sont plutôt faibles et qu'ils ne représentent aucun risque pour la sécurité et la santé du public ni pour celles des travailleurs sur le site. Par ailleurs, ce phénomène survient régulièrement dans d'autres régions ou pays, de sorte que l'industrie possède l'expertise pour le détecter et le gérer efficacement."

On sait que plusieurs centaines de milliers de tels fuites se produisent de par le monde en ce moment, alors essentiellement, ils disent: "alors quoi? ce n'est qu'un de plus".

De plus, on ne mentionne pas que de tels fuites comme celle-là sont impliquées dans des contaminations de puits d'eau potable. Se servir d'un évent est précisément pour faire diminuer la pression dans les fluides qui fuient pour qu'ils aient moins de chance de migrer dans les puits d'eau potable avoisinants. Alors, laisser fuir dans l'atmosphère, ou laisser fuir dans un puits d'eau potable! Tout un choix, n'est-ce pas?"

amicalement

tony

A.R. Ingraffea, Ph. D., P.E.
Professeur en ingénierie Dwight C. Baum
Assistant à l'enseignement présidentiel Weiss
Université Cornell


Here is my translation of the Talisman letter sent to some citizens of St-Édouard de Lotbinière:

"TALISMAN
energy

June 27 2013

Subject: Minor corrective work to gas well # 1a Hz in St-Édouard

Madam,
Sir,

By this letter, we wish to inform you that the Société d'énergie Talisman inc. (Talisman) will start minor corrective work this summer on its gas well # 1a Hz in St-Édouard (see photo included). During the time the work will be going on, a dozen employees on the site will use some small drilling equipment and some small trucks, and we will use the Leclerc road to move and remove our equipment, conforming to our our agreement with the municipality to use city infrastructures.

The objective of the work is to lower the stabilized pressure at the vent of the #1A Hz well in St-Édouard, because the results of the latest test of the rise of pressure shows that it is very near the allowed maximum limit for this well: 6.149 kPa. For your information, a test on the rise of pressure consists of closing the vent of the well and measure the rise of pressure of the natural gas until it stabilizes. The stabilized pressure must be under the maximum limit allowed for this well in particular; if not, corrective work must be done.

It is important to note that the rate of natural gas emissions measured at the vent of the well is rather low and do not present any risk for the security and the health of the public nor for the workers on the site. Moreover, this phenomena happens regularly in other regions or countries, so the industry has the expertise to detect it and manage it effectively.

We should be working there for a few weeks, and you may notice more frequent comings and goings of our vehicles, and also more noise. We ask you to forgive us for this and assure you that Talisman will use a series of measures to attenuate these impacts.

If you wish more information on this work and the measures, ask questions or signal a problem, do not hesitate to contact me.

I thank you for your understanding and send you my best wishes,

Signed Vincent Perron, consultant in relations with concerned parties and regulatory affairs, Talisman Energy. "

COMMENT OF Dr Anthony Ingraffea upon reading this translation of the Talisman letter:

"Hi J

here is what is going on:

1. The well has lost structural integrity, through casing and/or cement failure.

2. Methane and possibly other fluids are reaching the surface through one or more leaking annuli.

3. The regulatory agency is allowing leaking gas to be vented to the atmosphere.

4. The leak rate appears to be increasing, hence the proposed work to shut off the vent and observe how quickly the pressure rises and to what level in the leaking annuli.

5. If the rate and pressure are too high, remedial work would likely consist in:

a. stopping production
b. attempting to fix the leak using a "cement squeeze"

The comment:

"It is important to note that the rate of natural gas emissions measured at the vent of the well is rather low and do not present any risk for the security and the health of the public nor for the workers on the site. Moreover, this phenomena happens regularly in other regions or countries, so the industry has the expertise to detect it and manage it effectively. "

Is gratuitous in that hundreds of thousands of such leaks are happening around the world right now, so essentially they are saying "so what, what is just one more"?

Further, there is no mention that leaks like this are implicated in contamination of water wells. The use of the vent is precisely to decrease pressure in the leaking fluids so that they are less likely to migrate into water wells nearby. So, leak into the atmosphere, or leak into a water well, what a choice, eh?

best

tony

A. R. Ingraffea, Ph.D., P.E.
Dwight C. Baum Professor of Engineering
Weiss Presidential Teaching Fellow
Cornell University
www.cfg.cornell.edu
President: Physicians, Scientists, and Engineers for Healthy Energy, Inc.
www.psehealthyenergy.org
607-351-0043"

9 comments:

  1. Bonjour,

    Je viens de tomber par hasard sur la lettre que j'ai écrite aux citoyens de St-Édouard-de-Lotbinière leur informant des travaux correctifs mineurs à venir.

    J'aimerais préciser que le gaz naturel ventilé à l'évent n'entre pas en contact avec la nappe phréatique, puisqu'il est confiné dans la structure interne du puits, c'est-à-dire entre le tubage de surface et le tubage intermédiaire. Le tubage de surface (plus de 500 mètres de profonfeur), ainsi que le coffrage de surface (couche de ciment à l'extérieur du tubage de surface) empêchent le gaz naturel ventilé à l'event d'entrer en contact avec la nappe phréatique.

    La source du gaz a été identifiée et sera colmatée à l'aide de la technique du «cement squeeze», sous la supervision du Ministère des Ressources naturelles et du Ministère de du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs.

    Les travaux visent à abaisser la pression stabilisée à l'évent et non le débit, lequel se situe bien en deça des normes applicables. Par contre, de tels travaux entraînent très souvent des réductions de débit.

    Bien que nos travaux seront réalisés dans la région de Lotbinière (bien loin du Richelieu), j'invite les gens à téléphoner aux bureaux de Talisman à Québec au 418-877-9039 pour obtenir plus de renseignement. Ils peuvent également me rejoindre par courriel : vperron@talisman-energy.com


    Salutations,

    Vincent Perron, Biologiste et M.Sc. Environnement
    Société d'énergie Talisman inc.

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    1. Bonjour M. Perron. Félicitations pour votre nouveau poste: je vois que vous êtes biologiste pour Talisman au lieu d'être simple conseiller!

      Je vais vous répondre avec le paragraphe 12 du rapport colligé par Jessica Ernst, une consultante indépendante de l'Alberta qui a travaillé pour l'industrie pendant plus de 30 ans:

      12. Les migrations de gaz causées par l'industrie: un problème sérieux répandu.

      Une étude scientifique révisée par des paires résume certaines causes habituellement rencontrées de cas de migration de gaz:

      Au moment de forer le puits, plusieurs fractures se forment à cause des activités de percussion de la mèche de forage. De plus, les opérations de cimentations imposent encore plus de pression sur le trou de forage, ce qui aurait le potentiel de créer des fractures additionnelles. Pendant les opérations de resserrement du ciment, le trou de forage pourrait être fracturé hydrauliquement encore plus. Ces fractures verticales pourraient s'étendre sur des dizaines de pieds au-delà du trou du puits selon les caractéristiques de la formation et la pression des injections utilisées pour placer le ciment. Le ciment remplira une partie des plus grandes fractures autour du coffrage, mais les particules de ciment ne peuvent pas pénétrer les plus petites fractures plus éloignées du trou de forage. Il en résultera que le système de fractures est créé parallèlement au trou du puits ce qui crée un passage potentiel pour la migration du gaz.

      http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2013/06/fracturation-hydraulique-expose-de.html

      12. Industry Caused Gas Migration: A Serious, Wide-Spread Problem

      A 2012 peer-reviewed paper summarizes some common causes of gas migration:

      At the time of drilling the well, many fractures are formed owing to the percussion activity of the drill bit. In addition, cementing operations pressurize the wellbore further with the potential of creating additional fractures. During the cement squeezing operations, the wellbore may be even further hydraulically fractured. These vertical fractures may extend for tens of feet from the wellbore depending upon the characteristics of the formation and the injection pressures used for placement of the cement. The cement will fill some of the larger fractures surrounding the casing, but the cement particles cannot enter the smaller fractures away from the wellbore. The end result is that a fracture system is created parallel to the wellbore forming a potential path for the migration of gas.

      http://www.frackingcanada.ca/industrys-gas-migration/

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    2. Bonjour inconnu (e), ami(e) du Richelieu,

      Tout d'abord, mon poste chez Talisman n'a jamais changé et mes études universitaires non plus. Je suis en charge des relations avec les parties prenantes et des dossiers liés à la réglementation (demande d'autorisations, veille réglementaire, etc.) J'effectue également la gestion environnementale des projets de l'entreprise au Québec. Je gère également les droits de surface de Talisman. Je suis donc beaucoup plus qu'un simple conseiller comme vous le dites.

      En ce qui concerne nos travaux à Saint-Édouard, je le répète, ils visent simplement à abaisser la pression stabilisée à l'évent du puits, tel que précisé dans la lettre d'information. Une émission à l'évent du tubage de surface (ÉÉTS) d'un puits n'a rien à voir avec le phénomène de migration de gaz que vous et Monsieur Ingraffea décrivez. Dans le cas d'une ÉÉTS, de faibles quantités de gaz circulent entre deux tubages. Le gaz est donc confiné dans la structure interne du puits. Dans le cas d'une migration de gaz, ce dernier circule à l'extérieur du tubage de surface et peut s'accumuler dans le sol et même, dans de rares cas malheureux, dans l'eau des puits artésiens.

      Il faut par contre être prudent avant de conclure à une contamination des eaux souterraines et du sol. Il faut savoir qu'au Québec et ailleurs, de nombreux puits d'eau contiennent des teneurs élevées en méthane dissous. Ceci est aussi vrai pour les sols. Dans ce cas, c'est plutôt du méthane libre que l'on retrouve («free methane»).

      Une étude récente de la Commission géologique du Canada menée dans les basses-terres du Saint-Laurent, démontre qu'à bien des endroits, on retrouve du gaz naturel dans les dépôts meubles en surface, souvent au contact entre le roc et les sédiemnts quaternaires. De nombreux puits gaziers ont d'ailleurs été forés dans les sédiments quaternaires depuis les années 1940 au Québec. Le gisement de Pointe-du-Lac, près de Trois-Rivières, épuisé et désormais converti en réservoir de stockage de gaz naturel, représente l'illustration la plus aboutie de la présence de gaz naturel dans les dépôts meubles des basses-terres du Saint-Laurent. Source : http://ees-gazdeschiste.gouv.qc.ca/documentation/

      Les puits forés pour l'eau révèlent aussi la présence de gaz naturel dissous dans les eaux souterraines. Toujours selon l'étude de la Commission géologique du Canada, il existerait plusieurs centaines de puits d'eau contenant du gaz naturel de nature mixte (biogénique / thermogénique) au Québec. Ce phénomène ne date pas d'hier. Alors qu'il était le ministre des Richesses naturelles, René Lévesque commandait au début des années 60 des cartes géologiques précisant les puits d'eau contenant du gaz. Dans la seule région de Nicolet-Yamaska, la carte comportait plus de 400 puits d'eau avec indices de gaz naturel.

      Ceci démontre l'importance de bien documenter les niveaux de méthane «naturels» dans les sols et les puits d'eau situés autour des futurs sites gaziers. Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, lorsqu'il sera en vigeur, rendra obligatoire ce type d'exercice. De plus, il rendra obligatoire le suivi des eaux souterraines tout au long du cycle de vie d'un puits gazier.

      Je rappelle encore une fois que nos travaux à Saint-Édouard consiste à améliorer la situation à l'évent du puits et non à rectifier une problématique de migration de gaz naturel.

      Salutations,

      Vincent Perron, Biol. et M.Sc. Environnement
      Société d'énergie Talisman inc.

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    3. Pas mal tout le monde au Québec (et encore!) qui s'implique dans le dossier de la fracturation hydraulique sait que je suis Johanne Dion, et savent où j'habite. Je suis dans le bottin téléphonique.

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  2. Je vous salue Mme Dion et vous souhaite une excellente journée! N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions relativement à nos travaux.

    Vincent Perron, Biol. et M.Sc. Environnement
    Société d'énergie Talisman inc.
    418-877-9039
    vperron@talisman-energy.com

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    1. Je ne peux qu'ajouter une autre partie du papier de Jessica Ernst dont j'ai traduit le texte ainsi:

      2- Les migrations de gaz causées par l'industrie: un sérieux problème bien répandu

      Un rapport scientifique révisé par les pairs publié par la société Society of Petroleum Engineers, dont le ERCB est un co-auteur, dit que le régulateur "enregistre les fuites de puits à la surface comme des écoulements d'évents de coffrages de surface (SCVF) par le trou de puits annulaire et de la migration de gaz (GM) en dehors du coffrage, comme le rapporte l'industrie" et tient l'information sur les défaillances de coffrages mais les détails ne sont pas disponibles au public. Le rapport dit que "des SCVF sont communément observés par l'industrie pétrolière et gazière... des importantes accumulations de pression pourraient potentiellement forcer le gaz dans des nappes aquifères souterraines" et que les GM dans le sol surviennent quand le gaz profond ou de surface migre vers le haut en dehors du trou du puits "au travers les cimentations mal faites des coffrages de surface." Le rapport arrive à la conclusion que des facteurs influençant les fuites de puits "peuvent être généralisés et s'appliquer à d'autres bassins et - ou d'autres juridictions."

      Le rapport de surveillance sur le terrain du ERCB de 2011 prend note que les fuites des trous de puits et les migrations de méthane sont routinières de "non-conformité à haut risque" dévoilées volontairement au régulateur.

      http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2013/06/fracturation-hydraulique-expose-de.html

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    2. Bonjour Mme Dion,

      L'Alberta Energy and Utilities Board précise dans la Directive ID-2003 la définition d'une émission à l'évent du tubage de surface (EETS ou SCVF en anglais) et celle d'une migration de gaz (MG ou GM en anglais)

      Une EETS consiste à une migration de gaz dans la structure interne du puits, c'est à dire dans un espace annulaire situé entre le «casing de surface et le casing intermédiaire». Le «casing intermédiaire», de plus faible diamètre (7 pouces), est contenu à l'intérieur du «casing de surface». L'espace annulaire entre ces deux casing est rempli de ciment. C'est dans cette couche de ciment que circule les faibles quantité gaz naturel ventilées à l'évent du tubage de surface du puits de St-Édouard.

      Une migration de gaz est définie comme étant un flux de gaz à l'extérieur du tubage de surface (migration externe).

      Les travaux de Talisman à St-Édouard visent simplement à abaisser la pression stabilisée à l'évent du tubage de surface du puits, afin de s'assurer de respecter les normes applicables.

      Vincent Perron, Biol. et M.Sc. Environnement
      Société d'énergie Talisman inc.

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  3. Bonjour,

    Je suis natif de St-Édouard de Lotbinière et ingénieur forestier de formation. Je suis le dossier de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste de très loin et je me questionne sur le fait qu'une table de concertation n'ai pas été encore mis sur pied dans les régions du Québec avec différent acteurs du milieux afin de déterminer les préoccupations des gens et de déterminer les véritables enjeux environnementaux, sociaux et économiques.

    En ce moment, une étude sur les eaux souterraines est effectée dans les régions du Centre du Québec et de Chaudière-Appalaches. De nombreuse autres études sont effectuées à travers le monde dans le but d'acquérir plus de connaissance sur les effets positif et négatif qu'une telle industrie peut avoir sur l'environnement et la société.

    Il est facile d'aller crier sur la place public devant une foule en colère comme l'a fait un artiste très connu de la scène artistique du Québec en septembre 2010 dans la petite salle paroissiale du village de St-Ed. Je ne critique pas l'intervention de M. Champagne, mais si on veut que cela change il faut s'assoir et échanger dans le calme et arrêter de ce lancer la balle.

    Prenez l'exemple de Table locale de gestion intégrée des ressources et du territoire qui a été mis en place en 2010 dans les régions du Québec pour intégrer les acteurs du milieu (ZEC, Conseil régional d'environnement, industriels forestiers, parcs régionnaux,OBV, etc.) au processus décisionnel de planification forestière sur les terres du domaine de l'État.

    Bref, c'était mon commentaire.

    Gabriel Pilote ing. f.

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    1. Vincent Perron, Biol et M.Sc. EnvironnementSeptember 17, 2013 at 10:53 AM

      Bonjour M. Pilote,

      Je souscris pleinement à votre idée. D'ailleurs, nous avions mis sur pied un groupe de dialogue dans la MRC de Bécancour, en collaboration avec divers acteurs locaux. Ce groupe comprenait des gens provenant de plusieurs secteurs, comme la santé, l'environnement, la sécurité publique, le milieu univesitaire, le milieu municipal, etc. Le but du groupe de dialogue était d'échanger, ouvertement, sur les différents enjeux associés à cette filière énergétique. Avec la mise en place d'un moratoire de facto sur le gaz de schiste, ce groupe s'est malheureusement démantelé.

      Je suis et serai toujours ouvert à discuter de la question avec quiconque s'intéressant au dossier du gaz de schiste, qu'il soit pour ou contre cette filière.

      C'est en échangeant intelligemment et en respectant les divergences d'opinion qu'il est possible d'avoir un débat publique plus harmonieux. C'est malheureusement pas le cas au Québec.

      J'étais sur la tribune à St-Édouard dans le cadre de la séance d'information de l'Association pétrolière et gazière du Québec. Les gens de St-Édouard étaient tous à l'arrière (par manque de place) et plusieurs d'entre eux ont quitté, choqués de ne pas avoir eu l'occasion de poser leur question en raison de la présence de groupes de pression et artistes monopolisant les micros... Heureusement qu'un an auparavant (sept. 2009), Talisman réalisait une séance d'information publique où près de 100 résidents ont eu la chance de poser des questions sur nos travaux dans le calme et l'harmonie... Disons que c'était plus constructif.

      Salutations,

      Vincent Perron, Biol. et M.Sc. Environnement
      Société d'énergie Talisman inc.

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