Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, August 8, 2011

Nucléaire - quand le climat complique les choses

Photo: Patrick Miklik/Huntsville Times

Il y a tellement de raisons pour ne pas se lancer dans l'énergie nucléaire. En voici une autre qui m'a surprise et qui en surprendront d'autres aussi: les changements climatiques. Qui aurait cru que le réchauffement de la température de l'eau dans les rivières puisse nuire à la production de l'électricité par les centrales nucléaires? Voici une traduction libre d'un article qui explique une partie des effets pervers du réchauffement de la planète. Note aux Québécois: TVA, au Tennessee, ne veut pas dire chaîne de télé. C'est Tennessee Valley Authority, une importante compagnie d'électricité qui a des centrales au charbon et au nucléaire.

La température de l'eau de la rivière oblige une centrale nucléaire de fonctionner à 50% de sa capacité.

Pas même TVA ne peut combattre la chaleur. Au début d'août, la compagnie d'électricité a dû réduire la production d'électricité de son 3e réacteur à Browns Ferry Nuclear Plant à 50% de sa capacité afin d'éviter de recevoir des avis d'infraction environnemental parce que la rivière Tennessee qui reçoit ses effluents de refroidissement est déjà à 90 degrés (F). "Quand la température ambiante de la rivière atteint 90 degrés, nous ne pouvons pas y ajouter de l'eau chaude." dit Ray Golden, le porte-parole de TVA, section nucléaire.

Des problèmes semblables l'été passé ont obligé TVA à dépenser $50 millions pour payer pour de l'électricité de remplacement, selon Golden. La dépense imprévue a été transférée aux factures d'électricité de ses clients: entre 50 sous et $1 sur la plupart des factures d'électricité plusieurs mois plus tard, selon les autorités. Afin d'éviter les mêmes problèmes de surchauffe cette année, au mois d'octobre l'an passé, TVA avait commencé la construction d'une septième tour de refroidissement à Browns Ferry, près de la ville d'Athens, en Alabama, et l'on s'attendait à ce que la tour de $80 millions soit complétée en juin ou en juillet.

Mais la mauvaise température a mis des bâtons dans les roues de TVA, encore une fois. "Le projet a été retardé à cause des impacts des tornades, et les quelques tempêtes printanières, en plus des pluies abondantes." dit Golden. "Il est terminé à 98% environ, et nous espérons qu'il entrera en fonction d'ici 1 à 2 mois."

Jusqu'à date, la chaleur extrême n'a pas eu les mêmes effets sur les centrales à Sequoyah et Watts Bar sur le lac Chickamauga au Tennessee, mais les autorités environnementales de l'état ont dit que TVA fait le monitorage des températures de la rivière en amont et en aval des 2 centrales et rapportent les données à l'état. Si les ingénieurs de la compagnie constatent qu'ils ne peuvent pas baisser la température à 86,9 degrés, ils doivent ralentir ou arrêter la production de l'électricité de la centrale, selon Tisha Calabrese-Benton, porte-parole du Tennesse Department of Environment and Conservation (DEC).

Combattre la chaleur

Le mois de juillet à Chattanooga a atteint le 5e plus chaud juillet enregistré, selon Kate Guillet, météorologue du National Weather Service à Morristown, au Tennessee. Dans la région de Knoxville, le mois de juillet a été le 3e plus chaud enregistré, et la région de Huntsville près de Browns Ferry a enregistré le 11e plus chaud mois de juillet jamais enregistré. Les données du Weather Service reculent jusqu'en 1850. Le restant du mois d'août promet d'être également au-dessus des températures normales selon Paul Barys, le météorologue en chef du canal 3 de l'endroit. "Aujourd'hui (3 août 2011), il faisait 101. Nous avons battu tous les records. La seule chose qui peut nous rafraîchir maintenant, ce serait des nuages." dit-il.

Pour aider à combattre la température, TVA utilise la structure la plus reconnaissable de toutes les centrales nucléaires: les tours de refroidissement. De l'eau brute de la rivière Tennessee est pompée dans la centrale et acheminée dans des tuyaux pour absorber la chaleur générée par la machinerie de la centrale. Durant les journées plus fraîches, l'eau (qui ne touche jamais de matières radio-actives...) peut être relâchée directement dans la rivière d'abord que l'eau de retour ne fait pas monter la température de l'eau en aval de plus de 5,4 degrés au-dessus de la température de l'eau en amont de la centrale.

Mais durant les journées les plus chaudes, l'eau passe par les tours de refroidissement où une partie de l'eau réchauffée est relâchée sous forme de vapeur tandis que la balance de l'eau circule jusqu'à ce qu'elle suffisamment refroidie pour être retournée à la rivière sans nuire aux poissons sensibles à la température et les autres créatures aquatiques.

Browns Ferry avait commencé à réduire sa production d'électricité dimanche (le 7 août 2011) et avait dans le passé eut plus de misère à respecter les normes de refroidissement, plus que toutes les autres centrales nucléaires de TVA. C'est à cause des différences entre les centrales et les différences de la rivière et de la région qui les entourent, selon Golden et Calabrese-Benton. "À Browns Ferry, la rivière est peu profonde et large. L'eau est plus profonde à Watts Bar et Sequoyah, selon Golden. Le courant impacte sur la chaleur de l'eau de la rivière.

Calabrese-Benton dit que les centrales au Tennessee ont l'avantage qu'il y a plus d'eau froide qui alimente la Tennessee River en amont de Sequoyah et Watts Bar, grâce à des effluents comme les rivières Clinch et Hiwassee.

De plus, Brown Ferry a 3 réacteurs, tandis que Watts Bar en n'a qu'un et Sequoyah en a 2.

Les tours de refroidissement sont aussi différentes. Les centrales au Tennessee sont en forme de bobine et sont hautes. Elles n'ont pas besoin d'électricité. Mais les tours de Browns Ferry sont 50 pieds de haut seulement, mais 500 pieds de long. Chacune a 16 gros ventilateurs qui fonctionnent à l'électricité. Golden dit que la nouvelle tour de refroidissement de Browns Ferry sera beaucoup plus grosse: 1,000 pieds de longueur et 28 gros ventilateurs. "Nous pensons que sa capacité de refroidissement sera suffisante pour desservir la centrale au complet sans les 6 autres." dit-il.

Si cela s'avère faux, TVA projette de dépenser un autre $80 millions pour refaire 4 des autres tours de refroidissement qui datent du début de fonctionnement de la centrale Browns Ferry, il y a de cela 45 ans, selon lui.
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"River temperature forces nuclear plant to 50 percent power

Not even TVA can beat the heat. On Wednesday (August 3 2011), the utility had to bring a third reactor at Browns Ferry Nuclear Plant down to 50 percent power to avoid environmental sanctions because the water in the Tennessee River — where the plant's cooling water is discharged — already was at 90 degrees. "When the river's ambient temperature reaches 90 degrees, we can't add any heat to it," said TVA's nuclear spokesman Ray Golden.

Similar problems last summer forced the Tennessee Valley Authority to spent $50 million for replacement power, according to Golden. The extra expense translated to something between 50 cents and $1 on most electric bills several months later, officials have said. To avoid similar heat problems this year, TVA in October began construction on a seventh cooling tower at Browns Ferry, which is near Athens, Ala., and officials expected the $80 million super tower to be complete in June or July.

But weather stormed that plan, too. "It was delayed because of the impact of the tornadoes, and some spring storms and some heavy rains," Golden said. "It's probably about 98 percent complete, and we hope it will be in service in the next one to two months."

So far, the extreme heat has not had the same impact at Sequoyah or Watts Bar, both on Chickamauga Lake in Tennessee, but state environmental officials say TVA monitors river temperatures upstream and downstream of both plants and reports findings to the state. If utility engineers see they can't bring the temperature to 86.9 degrees, they must slow or stop the plant's power production, said Tisha Calabrese-Benton, spokeswoman for the Tennessee Department of Environment and Conservation.

Fighting the heat

Chattanooga's July clocked in as fifth-hottest July on record, according National Weather Service meteorologist and intern Kate Guillet in Morristown, Tenn. In the Knoxvillle area, the month was the third-hottest July on record, and the Huntsville region near Browns Ferry recorded the 11th-warmest July. Weather Service records date back to 1850. The rest of August is also going to be above normal in temperature, said Paul Barys, chief meteorologist for WRCB-TV Channel 3. "Today [Wednesday] was 101. We smashed the record. The only thing that will cool us down are clouds right now," he said.

To help fight the heat, TVA uses the most recognizable structure of most nuclear plants -- the cooling towers. Raw Tennessee River water is pumped into the nuclear plants and routed through pipes to absorb the heat from the plants' machinery. On cooler days, the water -- which never touches anything radioactive -- can be released directly back to the river as long as the returned water doesn't raise the downstream water temperature more than 5.4 degrees above the water temperature upstream of the plant.

But on the hottest of days, the water is routed through the cooling towers, where some of the heated water is released as steam, and the rest circulates until it is cool enough to be discharged to the river without harming temperature-sensitive fish and other aquatic life.

Browns Ferry, which began reducing power on Sunday, historically has had more difficulty meeting the cooling standard than any of TVA's other nuclear plants. That's because of differences in the plants and differences in the river and terrain near them, according to Golden and Calabrese-Benton. "At Browns Ferry, the river is shallow and wide. The channels are deeper at Watts Bar and Sequoyah," Golden said. "Flow affects how warm the river gets."

Calabrese-Benton said the Tennessee plants have an advantage of more cold water feeding into the Tennessee River upstream of Sequoyah and Watts Bar from tributaries such as the Clinch and Hiwassee rivers.

Also Browns Ferry has three reactors, as opposed to the one operating at Watts Bar and two at Sequoyah.

The cooling towers, too, are different. The Tennessee plants have spool-like shapes and are tall. They use no electricity. But the Browns Ferry towers are only 50 feet tall but about 500 feet long. Each has 16 giant electric ceiling fans. Golden said the new Browns Ferry cooling tower will be something of a "super" tower, compared to the existing six there now. It will be 1,000 feet in length and will have 28 mammoth fans. "We think its cooling capacity will be enough to serve the entire plant without the other six," he said.

If that's not the case, TVA has planned to spend another $80 million refurbishing four of the other cooling towers, which are original to the 45-year-old Browns Ferry plant, he said."

Excerpts from article written by Pam Sohn published here: http://timesfreepress.com/news/2011/aug/04/river-temperature-forces-plant-to-50-percent/

Wednesday, December 8, 2010

Le désastre de 2008 au Tennessee pollue toujours

Photo: Wade Payne/Greenpeace

Un étang de décantation d'une centrale électrique qui brûle du charbon s'est effondré le 22 décembre 2008 près de Kingston, au Tennessee. Les centrales ayant besoin de beaucoup d'eau, l'endroit se trouve à l'embouchure de plusieurs rivières qui se font leur chemin entre les montagnes de cette région: les rivières Clinch et Emory qui se joignent éventuellement à la Tennessee.

Ce qui fait que la mixture faite des cendres en brûlant le charbon et des déchêts filtrés de la fumée par les "scrubbers" des cheminées, mêlée à de l'eau pour contrôler la poussière est entreposée dans des bassins de rétention faits de digues construites avec ces mêmes déchêts de combustion du charbon, appelés "coal ash".

Avant le déversement d'huile brute de BP dans le Golfe du Mexique, ce désastre au Tennesse était le plus volumineux désastre environnemental des États-Unis. J'en ai déjà fait des entrées de blogs ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2009/12/bientot-lanniversaire-du-plus.html ,
ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/03/un-gros-deversement-devient-encore-plus.html ,
et ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/10/le-rapport-de-linspecteur-general-sur.html

Afin d'éclaircir un fait qui pourrait confondre les lecteurs Québécois, TVA dans ce contexte tient lieu d'anagramme pour Tennessee Valley Authority, l'entreprise semi-gouvernementale qui fournit de l'électricité dans plusieurs états du centre-sud des États-Unis.

Des chercheurs de l'Université Duke trouvent toujours des sédiments très contaminés en aval du site, des concentrations d'un composé particulièrement toxique: de l'arsenic.

La cendre et les déchêts associés avec la combustion du charbon ne sont pas classés comme déchêts dangereux par l'EPA, parce que les protocoles de tests de l'EPA, appelés Toxicity Characterization Leaching Protocol, prennent pour acquis que les contaminants des cendres de charbon (coal ash) ne s'infiltrent pas dans les cours d'eau avoisinants. Le déversement catastrophique de TVA a fourni une occasion utile mais tragique pour évaluer cette hypothèse, avance le géochimiste Avner Vengosh: "C'est devenu un vaste test de laboratoire sur le terrain."

Peu après le déversement, Vengosh et son équipe sont venus sur le site et ont déclenché une enquête qui continue toujours afin de déterminer comment la cendre de charbon a impacté les écosystèmes de la rivière. Pour leur rapport courant, l'équipe a prélevé plus de 220 spécimens d'eau de surface et de sédiments sur une période de 18 mois pendant le nettoyage qu'effectuait TVA. Ils ont mesuré des concentrations de contaminants lessivables des cendres de charbon comme l'arsenic et le sélénium. Les chercheurs ont découvert que les bactéries anaérobiques dans les sédiments produisent des conditions qui transforment l'arsenic: l'arsenic passe de sa forme moins toxique à un composé plus toxique. En même temps, le sélénium se fait lessiver de ces sédiments anoxiques et migre vers l'eau plus oxygénée à la surface.

Les protocoles de l'EPA ne prédit pas ces découvertes parce qu'il ne tient pas compte de la chimie des réactions d'oxydo-réduction, explique l'une des co-auteurs Helen Hsu-Kim: "Le test regarde seulement le lessivage provoqué par l'acide." C'est comme cela qu'il sous-estime les risques venant de l'arsenic dans des conditions anaérobiques continue Vengosh.

L'équipe a détecté des niveaux les plus élevés de contaminants près du déversement dans une petite baie qui a reçu une marée de déchêts pendant le désastre. À cause de son site isolé du restant de la rivière, cette petite baie a concentré les polluants venant des cendres, tandis qu'aux endroits en aval avec plus de circulation d'eau, les niveaux de pollution étaient plus dilués. Pendant que les concentrations de sélénium dans l'eau de surface étaient élevées seulement dans la petite baie, les concentrations d'arsénic dans sa forme la plus toxique étaient élevées dans les sédiments partout sur le site de déversement de 300 acres et dans les cours d'eau avoisinant, continue Vengosh.

L'équipe a aussi étudié les effets des méthodes de nettoyage de TVA. Certains experts craignaient que le dragage fait par TVA sur les deux tiers des cendres déversées augmenterait la contamination de l'eau de surface. Les chercheurs n'ont pas trouvé de preuves d'une telle augmentation. Mais même après les mesures d'atténuation, les cendres encore enterrées à certains endroits contaminent encore l'eau à cause des sédiments de rivière qui contiennent des concentrations d'arsenic au-delà de 2,000 ppb. La norme acceptable de l'EPA de concentration d'arsenic dans l'eau potable est 10 ppb.

L'EPA soupèse encore la décision de déclarer les cendres de charbon comme des déchêts dangereux et les données cumulées par l'équipe de Dukevont sûrement influencer cette décision selon James Hower, un scientifique sénior à l'University of Kentucky's Center for Applied Energy Research. Mais classer les cendres de charbon (coal ash) comme déchêt dangereux aurait des conséquences inprévues, selon lui. Par exemple, cela pourrait nuire à l'ajout de ces cendres dans la fabrication des blocs de béton. "Il n'y a pas de doute que ces données nuiront à l'industrie du charbon", selon lui.
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"Coal Ash Spill In Tennessee Still A Problem
Environmental Disaster: High levels of arsenic linger downstream of the site of a 2008 accident

spilled into the Emory River and its tributaries near Kingston, Tenn. Now researchers from Duke University report that the spill polluted downstream sediments with unexpectedly high levels of a particularly toxic form of arsenic (Environ. Sci. Technol., DOI: 10.1021/es1026739).

The spill occurred on Dec. 22, 2008, when a holding pond ruptured, releasing its waste from the Tennessee Valley Authority's Kingston Fossil Plant, a coal-fired power plant. Ash produced by burning coal isn't regulated as hazardous waste by the Environmental Protection Agency, because the EPA's testing protocol—known as the Toxicity Characterization Leaching Protocol—assumes that coal ash contaminants do not seep from municipal landfills into nearby water. The TVA spill provided a useful—if tragic—opportunity to test this assumption, says Duke geochemist Avner Vengosh: "It became a huge field experiment."

Soon after the accident, Vengosh and his colleagues descended on the site and launched an investigation that continues today into how the coal ash has affected the river's ecosystems.

For their current report, the team collected over 220 surface water and sediment samples during an 18-month period of TVA's clean up. They measured concentrations of five leachable coal ash contaminants, including arsenic and selenium. The researchers found that anaerobic bacteria in the sediments produce conditions that reduce arsenic from the common pentavalent form to the more-toxic trivalent form, As3+. Meanwhile, selenium leeches out of these anoxic sediments and migrates to the more-oxygenated surface water.

EPA's testing protocol does not predict these findings because it does not consider redox chemistry, explained co-author Helen Hsu-Kim: "The test is only concerned with acid-induced leaching." So it underestimates risks from arsenic under anaerobic disposal conditions, Vengosh says.

The team detected the highest contaminant levels near the spill site in a cove, which received a flowing waste stream during the spill. Given its isolation from the rest of the river, this cove concentrated ash pollutants, whereas in downstream areas with more water exchange, pollutant levels were more diluted. While surface water concentrations of selenium were high only in the cove, As3+ levels were high in sediments throughout the 300-acre spill site and surrounding watershed, Vengosh says.

The team also examined the effects of TVA's clean-up methods. Some experts feared that TVA's dredging of nearly two-thirds of the spilled ash would increase surface water contamination. The researchers saw no evidence of such a spike. But even after the remediation, buried ash in some locations still contaminates water among river sediments at arsenic levels beyond 2,000 ppb. In comparison, EPA's maximum contaminant level for arsenic in drinking water is 10 ppb.

EPA is considering whether to designate coal ash as hazardous waste and the Duke team's data are sure to influence that decision, says James Hower, a senior scientist at the University of Kentucky's Center for Applied Energy Research. But designating coal ash as hazardous waste might generate unwanted consequences, he says. For example, it could hamper use of coal ash as filler in concrete production. "There's no doubt these findings are damaging to the coal industry," he says."

Excerpts from article written by Charles Schmidt published in Chemical & Engineering News here: http://pubs.acs.org/cen/news/88/i49/8849news1.html

It's bound to happen sooner or later. And the sooner, the better!

Saturday, October 2, 2010

Déversement au Tennessee:le rapport de l'inspecteur général rendu public

Photo: http://www.dukenews.duke.edu/

Le 22 décembre 2008 est une date que les citoyens du Tennesse n'oublierons jamais. En volume, c'était le plus gros désastre environnemental des États-Unis de l'époque, avant la marée noire de BP dans le Golfe du Mexique de cette année. J'ai déjà blogué sur cet évènement ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2009/12/bientot-lanniversaire-du-plus.html et ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/03/un-gros-deversement-devient-encore-plus.html .

Deux ans plus tard, l'inspecteur général du Tennessee Valley Authority, ou TVA, a finalement rendu publique son évaluation du comportement et de la gérance de l'organisme public productrice d'électricité grâce à la combustion du charbon. Son bilan? TVA avait des pratiques de contrôle trop lâches quand il s'agit de gérer ses déchêts produits en brûlant du charbon et par le filtrage des émanations aériennes dans les cheminées: les cendres de charbon, ou coal ash.

TVA entreposait ses déchêts saturés d'eau dans des étangs de décantation construits avec les déchêts eux-mêmes, construits à même les rives et les milieux humides à la confluence de plusieurs rivières. Ces cendres mêlées à l'eau, appelés sludge, ou boues, sont pleines de sélénium, de mercure et d'arsenic.

La réaction de TVA devant le rapport? Selon TVA, la description du déversement comme étant l'une des plus gros désastres du pays est "pas tolérable". L'inspecteur général Richard Moore refuse de se rétracter. Selon le rapport, "Aucune analyse des défis de gérance de TVA ne serait complète sans reconnaître le fait que le déversement de boues de cendres du Kingston Fossil Plant a mis à jour des problèmes de culture interne au sein de TVA qui vont probablement bien au delà de la gestion des cendres de charbon" énonce le rapport.

Le défi de TVA est de changer la façon de voir de ses employés quand il s'agit de respecter les instructions environnementales. La culture est un reflet d'une mentalité corporative et une partie des changements de TVA est une revue des procédés de conformité tout en éduquant ses employés pour modifier cette mentalité corporative, selon le rapport.

La porte-parole de TVA Barbara Martocci dit dans un communiqué que TVA croit qu'il y a toujours place pour améliorer le travail que nous accomplissons et que le rapport aide à rendre plus clair les changements qui peuvent être faits. TVA apprécie le travail de l'inspecteur général et se servira du rapport pour améliorer sa performance.

TVA est en plein bourbier judiciaire: plusieurs actions légales sont en cours malgré des rapports qui affirment qu'il n'y a pas eu de dommages fait à la santé publique causés par le déversement de 5,4 millions de verges cubes de boues. En plus, TVA a dû payer des pénalités totalisant $11,5 millions, en partie pour payer la surveillance durant le nettoyage. Des groupes environnementaux veulent que TVA soit poursuivi en justice.

L'inspecteur général dit que les cendres contiennent des éléments "qui peuvent être toxiques selon les circonstances". Bien que l'industrie proclame que les cendres de charbon "fly ash" ne sont pas toxiques, ceci ne fait pas consensus, continue le rapport. Moore précise que le National Academy of Sciences a prononcé les contaminants produits en brûlant le charbon possiblement responsables de problèmes sanitaires et environnementaux à long terme.

Le rapport ajoute que si on compare TVA avec les autres fournisseurs d'électricité, TVA n'a pas réussi à réduire le nombre de transformateurs qui contiennent de grandes quantités de biphényles polychlorés (BPC) qui sont règlementés par la loi Toxic Substance Control Act. En plus d'évaluer la gérance des BPC et le déversement de boues de cendres qui a obligé TVA de dépenser $1,2 milliards pour les nettoyer, le rapport de l'inspecteur général a donné une note passable pour ses démarches environnementales adoptées par l'industrie comme les émissions aériennes et la production d'énergie propre et renouvelable. Le rapport loue par contre TVA pour avoir travailler en tandem avec les marinas affectées par le déversement du 22 décembre 2008.

Le Tennessee Valley Authority, ou TVA pour les intimes de la région, dessert environs 9 millions de personnes au Tennessee, en Alabama, au Mississipi, au Kentucky, en Georgie, en Caroline du Nord et en Virginie.
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"TVA inspector: Poor management led to Tenn. spill

CHATTANOOGA, Tenn. — Poor coal ash control practices and the Tennessee Valley Authority management culture led to the huge December 2008 spill on the Emory River in East Tennessee, the utility's inspector general said in a report released Monday. The report on the inspector general's website describes the spill of sludge laden with selenium, mercury and arsenic as "one of the largest environmental disasters in U.S. history."

TVA, the nation's largest public utility, responded in the report, saying the description as one of the largest disasters is "not supportable." Inspector General Richard Moore refused to change it. "No analysis of TVA management challenges would be complete without recognizing that the Kingston Fossil Plant coal ash spill surfaced cultural problems within TVA that likely extend beyond the management of coal ash," the report said.

TVA's challenge is to change the way its employees view environmental compliance issues, the inspector general concluded. "Culture is a reflection of a corporate mindset and part of the change that is occurring at TVA is a review of compliance processes along with education of TVA employees to alter the corporate mindset," the report concluded.

TVA spokeswoman Barbara Martocci said in a statement that the utility "believes there is always room for improvement in the work that we do." It said the report helps clarify where changes can be made. "TVA appreciates their work and will use their findings to improve our performance," the statement said.

The utility company is fighting damage lawsuits and has released reports that say there is no harm to public health from the 5.4 million cubic yard spill. TVA has been slapped with penalties totaling $11.5 million for the spill, partly to pay for oversight of the cleanup. Environmental groups have said they want TVA to be prosecuted.

The inspector general said the ash contains elements "that can be toxic under certain circumstances." "Although industry has claimed that fly ash is neither toxic nor poisonous, this is disputed," the report says. Moore pointed out that the National Academy of Sciences described high levels of coal combustion contaminants as a possible reason for long-term human health and ecological concerns. In an Aug. 3 memo, Moore said the report answers "How is TVA doing in regard to environmental performance."

The report also says that TVA — compared to other electric utilities — "fared poorly" for not reducing the number of transformers with large quantities of polychlorinated biphenyls, or PCBs, that are regulated by the Toxic Substance Control Act. Other than PCBs and the ash spill, which TVA is spending up to $1.2 billion to clean up, the inspector general's report gives TVA fair ratings on industry-accepted environmental benchmarks such as air emissions and renewable and clean energy generation. The report rates Knoxville-based TVA as the "top performer" in its environmental partnership with marinas.

TVA serves about 9 million people in Tennessee, Alabama, Mississippi, Kentucky, Georgia, North Carolina and Virginia."

Excerpts from article written by Bill Poovey from The Associated Press published here:
http://www.ajc.com/business/tva-inspector-poor-management-641819.html

Wednesday, December 9, 2009

Bientôt l'anniversaire du plus volumineux déversement aux États-Unis




22 décembre 2008: on apprenait que les parois d'un étang de sédimentation vient de rompre et des gallons d'eau mêlés à la cendre qui vient de la combustion du charbon pour faire de l'électricité ont envahi trois rivières et une partie des terrains avoisinants de la centrale thermique Kingston, au Tennessee. Plusieurs ont comparé ce désastre au Exxon Valdez qui a déversé son contenu pétrolier dans la mer et les côtes de l'Alaska.

Les trois rivières affectées, l'Emory, la Clinch et la Tennessee, ont reçu 2,66 million de livres de ce que contient ces cendres mêlées à l'eau: de l'arsenic, du barium, du chromium, du plomb, du selenium et du mercure. Un vaste chantier est en branle pour tenter de ramasser l'infect mélange et réhabiliter les rivières et leurs rives.

Le volume de polluants déversés dans la rivière Emory cette journée-là dépasse le montant total de polluants déversés dans tous les cours d'eau des États-Unis par toutes les centrales thermiques pour l'année au complet. 


Pour télécharger un vidéo qui nous montre le progrès du nettoyage du désastre, cliquez sur le lien suivant: http://152.85.42.31/Progress.wmv



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Soon, it will be the one year anniversary of the most voluminous pollution spill in the United States. On December 22th, 2008, we learned that walls of a settling pond gave way and water and fly ash from a coal burning plant rushed into 3 rivers and adjoining property. TVA's Kington plant disaster in Tennessee was compared to the Exxon Valdez disaster that poured its petroleum cargo in the sea and Alaska's shores.

The three rivers affected, the Emory, the Clinch and the Tennessee, received a total of 2.66 million pounds of toxic material like arsenic, barium, chromium, lead, selenium and mercury. It is estimated that more toxic material ended up in the Emory that day than all the pollution in all the rivers in the whole United States for the whole year.