Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, March 5, 2012

Charbon - 3 ans après le désastre au Tennessee



Le dossier du gaz de schiste retient beaucoup de mon attention, mais je ne peux pas oublier mes amis (virtuels) qui ont vécu le désastre d'il y a 3 ans et quelques mois au Tennessee, juste avant Noël.

Depuis le début du dossier du gaz de schiste au Québec, il a beaucoup été question des émissions des GES émis par le charbon à comparer avec le gaz naturel. Mais c'est facile d'oublier ici au Québec qu'avec les centrales au charbon aux États-Unis viennent aussi les étangs de décantation.

Hé oui! La combustion du charbon et les cheminées qui "nettoient" les émissions génèrent beaucoup de "cendres", ou "coal ash", qu'il faut entreposer dans des étangs que l'on garde humides pour éviter la propagation de la "poussière". J'en ai fait mention quelquefois déjà dans mon blog (utilisez le moteur de recherche intégré au blog, tapez "coal ash").

Ces étangs prennent des proportions démesurées, on le comprend, vu la quantité phénoménale de charbon brûlé aux É.-U. Et avec les démesures viennent les désastres malheureux. Voici une traduction libre d'un suivi que vivent les gens d'une petite communauté appelé Swan Pond, au Tennessee.

NDLR: TVA, dans ce cas-ci, n'est pas le média bien connu du Québec, mais bien Tennessee Valley Authority, un monstre para-gouvernemental qui a commencé un peu comme Hydro-Québec, mais qui, comme Hydro, est devenu incontrôlable et oligarchique.

Les débats continuent de plus belle après le déversement de cendres de charbon de TVA

Le 22 décembre 2011 marquera le 3e anniversaire de l'évènement qui força les résidents de Swan Pond au Tennessee hors de leurs lits douillets au beau milieu de la nuit à cause d'une vague grise qui déferla en toute vitesse et arracha les quais sur les rives de la rivière Emory comme s'ils étaient des cure-dents, puis recouvra 300 acres de terres environnantes. Le talus s'effondra à la centrale de charbon de Kingston, propriété du Tennessee Valley Authority, inondant la région avec plus de 5 millions de verges cubes de cendres de charbon. Depuis ce temps-là, l'EPA a songé à établir des règlements pour encadrer les étangs gigantesques qui retiennent le sous-produit détrempé, souvent toxique généré par la combustion du charbon et qui tentent tant bien que mal à diminuer la pollution aérienne. Mais ces règlements pourraient s'avérer dispendieux, et plusieurs critiques disent qu'ils pourraient avoir des conséquences non voulues pour les usages alternatifs de ces cendres: surtout des matériaux de construction résidentielle.

À cause de cela, les règlements de l'EPA n'ont jamais aboutis à cause d’interférences venant de la Maison Blanche, des lobbys puissants du marché et des compagnies influentes qui fournissent de l'électricité et le charbon, ainsi que l'opposition au Congress. (Hé oui! C'est toujours l'argent et la politique!)

Entre-temps, les groupes environnementaux préparent des cas juridiques au travers le pays, faisant des tests sur l'eau souterraine et trouvent des concentrations de contamination renversantes près des étangs qui n'ont pas de toile d'imperméabilisation.

Aujourd'hui, TVA travaille toujours à nettoyer la région qui entoure le désastre de 2008 en construisant des parcs et démolissant des résidences.

"Les gens que je connais à TVA sont de bonnes personnes." dit Sarah McCoin, une résidente du coin qui possède une ferme de 40 acres près du déversement. Mais ces temps-ci, à toute les fois qu'elle revient à la maison, une autre résidence d'un ancien voisin est disparue, une autre piscine est démolie.

Le déversement de TVA est le plus important au monde, mais n'est pas le seul.

Le 31 octobre l'an passé, des cendres de charbon se sont déversées dans le Lac Michigan quand un vieux site d'enfouissement s'est effondré sur un site de construction près de la centrale au charbon Oak Creek au Michigan. Environ 25,000 verges cubes de cendres de charbon et de terre se sont déversées sur les rives et dans le lac.

Dans la communauté de Chester, en Virginie Occidentale, Debbie et Curt Havens vivent en alerte constante de peur que la digue de cendres de charbon qui s'élève au-dessus de leur maison s'effondre. Quand Curt a pris sa retraite des Postes il y a de cela 6 ans, ils espéraient voyager et rénover leur maison. Mais leur vie est centrée maintenant autour de la menace, dit Debbie Havens. Ils s'inquiètent, se battent contre leur fournisseur d'électricité et enregistrent les dates et les heures quand ils sentent du souffre et des oeufs pourris dans l'air. Ils appellent les agences environnementales de la Virginie Occidentale et de la Pennsylvanie, l'EPA et leurs élus au Congress. Ils contemplent les terres que le père de Debbie leur a légué quand elle avait 15 ans mais qui sont maintenant sans valeur de revente, dit-elle.

Pour sa part, l'EPA fait face à des obstacles gigantesques.

La Maison Blanche a exigé de l'agence qu'elle songe à plusieurs options pour réglementer la cendre de charbon, dont une serait de la déclarer comme substance non dangereuse, et faire des changements importants aux projets de lois que l'agence avait originalement mis de l'avant. Et les critiques au Congress ont ajouté les règlements possibles encadrant la cendre de charbon aux règlements environnementaux qu'ils considèrent étant des "tueurs d'emplois" qui sont injustes envers l'industrie. Le House a voté une loi le 14 octobre présenté par David McKinley, représentant Républicain pour la Virginie Occidentale qui a reçu des dons considérables de l'industrie du charbon. La loi limiterait la capacité de réglementer la cendre de charbon, surtout à cause des impacts que ces règlements auraient sur les usages habituels de cette substance.

Les déversements d'étangs de cendres de charbon ne sont même pas la préoccupation principale de ceux qui se débattent pour ces règlements.

Selon le Sierra Club, les données de l'EPA indiquent que vivre près d'un étang de stockage de cendres de charbon détrempées serait plus dangereux que fumer un paquet de cigarettes par jour. Ceux qui vivent en dedans d'un mille d'un étang non scellé de cendres de charbon risquent de développer un cancer 1 fois sur 50. Et les produits toxiques des cendres de charbon sont liés aux maladies d'organes internes, aux cancers, aux maladies respiratoires, aux dommages neurologiques et à des problèmes de développement. Et, bien sûr, les enfants sont plus à risque de ces toxiques dangereux. Dans un rapport rendu public en décembre 2011 par le projet Environmental Integrity Project (EIP), le groupe identifie 19 nouveaux étangs de cendres qu'il dit ont des fuites et contaminent les sources d'eau souterraine environnantes. De l'arsenic, du cadmium et d'autres chimiques toxiques se retrouvent dans l'eau souterraine ainsi que dans les puits de monitorage près des étangs de cendres, dans des mesures qui dépassent les normes acceptées par l'EPA pour l'eau potable.

Le rapport du groupe fait parti d'une enquête toujours en cour qui avait trouvé 70 sites de contamination d'eaux souterraines ou de surface en plus des 67 cas documentés par l'EPA classifiés comme étant "prouvés" ou "dommages potentiels" dit l'EIP. Les environnementalistes ont obtenu les données de monitorage grâce au demandes faites selon les droits à l'information. Les données viennent pour la plupart de puits se trouvant en dehors des unités de stockage des déchets, mais presque tous les puits se trouvaient sur ou à l'intérieur du périmètre de la centrale au charbon ou du site d'entreposage. Ils n'ont pas été capable de déterminer l'exposition réelle des sources d'eau potable publiques ou privées à cause du manque de données et manque de monitorage au-delà de la limite du site. Toutefois, ils ont remarqué que les contaminants comme l'arsenic ne se dégradent pas facilement dans l'eau souterraine, se déplacent lentement et sont persistants pendant des décennies.

Les états affectés sont entre autres l'Illinois, la Caroline du Sud, l'Iowa, le Texas, la Floride, la Georgie, le Kentucky, le Nevada et le Tennessee. Sur les sites, l'EIP a trouvé de la documentation indiquant des concentrations d'arsenic, de plomb, d'antimoine, de barium, de cadmium, de chrome et de sélénium au-dessus des normes de l'EPA pour l'eau potable dans les sols, parmi d'autres produits toxiques.

Betsaida Alcantara, porte-parole de l'EPA a dit que l'agence avait plus de 370 révisions et produit des copies des rapports d'évaluation d'intégrité structurelle à chaque fournisseur et demandé que les fournisseurs mettent en application les recommandations des rapports et fournissent des plans d'action. Jusqu'à date, tous les étangs de stockage testés par l'agence ont implanté des mesures pour assurer que les installations rendent leurs étangs plus sécuritaires. Dans les premières 8 tournées d'inspections pour lesquelles les données sont disponibles, l'EPA a évalé 130 étangs comme étant "mauvais", la 2e pire classification avant "insatisfaisant". Aucunes n'ont reçu cette note.

Mais l'information colligée par l'EPA et celle des environnementalistes ne concordent pas.

Par exemple, deux étangs de cendres de charbon à la centrale Grainger Generating Station à Conway, en Caroline du Sud, ont été classifiés par des contracteurs de l'EPA comme étant à risque "faible" ou "moins que faible". Mais les données colligées par l'EIP indiquent que l'eau souterraine tout près est contaminée avec de l'arsenic à des concentrations des centaines de fois plus élevées que les normes pour la santé. Le rapport de l'EIP a aussi documenté des contaminations d'eaux souterraines à 7 sites identifiés au préalables comme étant si toxiques qu'ils dépassent le seuil établit pour les déchets dangereux.

Déclarer les cendres de charbon comme étant des déchets dangereux est la question cruciale à la base des débats à Washington, à savoir si et comment les encadrer.

Pour que l'EPA puisse imposer des exigences sur les étangs d'entreposage de cendres de charbon, comme exiger qu'on installe des toiles pour les rendre imperméables et éviter les fuites, la cendre devrait probablement être considérée comme étant un déchet dangereux selon la loi Resource Conservation and Recovery Act.

Mais cela comporte certaines conséquences, disent les opposants aux règlementations possibles de l'EPA. C'est parce que les cendres qui ne sont pas entreposées dans ces étangs énormes sont en vérité utilisées comme un produit qui va dans des fournitures de construction, comme du placoplâtre (Gyproc) et du ciment. Et plus que l'EPA rend les exigences de contrôle de pollution de l'air des centrales au charbon, encore plus de cendres sont générées par le procédé qui retire les polluants des émissions.

Lisa Evans, l'avocat de Earthjustice, avance comme argument que plusieurs substances toxiques, comme les piles et les ampoules qui contiennent du mercure, sont classées comme déchets dangereux. Mais cela ne diminue pas leur usage: au contraire, cela encourage le recyclage, dit-elle. Quand l'EPA avait déclaré que la poussière des arcs électriques des fonderies d'acier était un déchet dangereux, selon Evans, on a augmenté la réutilisation du produit, parce qu'on ne pouvait plus s'en débarrasser.

Mais Thomas Adams, le directeur exécutif du American Coal Ash Association, insiste pour dire que les preuves dans le vrai monde, en plus de la liste qui s'allonge de gens qui n'utilisent plus les cendres de charbon, contredisent complètement ces affirmations qu'il juge simplistes. Par exemple, une commission scolaire de Los Angèle a complètement interdit l'usage des cendres de charbon jusqu'à ce que les règlements de l'EPA soient finalisés, des groupes dans la construction ont cessé d'utiliser le produit, et une compagnie de production d'électricité a retiré l'usage des cendres de charbon dans le béton qui servira dans leur projet de construction d'un barrage, selon l'ACAA. Cette association a aussi rendu public un sondage à eux qui révèle que 42,5% des 130,2 millions de tonnes de cendres de charbon générées en 2010 ont été réutilisées de façon bénéfique plutôt qu'aboutir dans un étang d'entreposage ou dans un site d'enfouissement. Le volume absolu de matériel recyclé a passé à 55,3 millions de tonnes, plutôt que les 60,6 millions qui avaient été recyclées en 2008, selon l'ACAA.
Photo: http://www.dukenews.duke.edu/

"Debate lingers after TVA coal ash spill

Next week (3d of December 2011) will mark three years since residents of Swan Pond in Tennessee awoke in the middle of the night to a rushing, gurgling black wave that snapped docks like twigs on the Emory River and smothered 300 acres of nearby land. The dam broke at the Tennessee Valley Authority’s Kingston Fossil Plant, flooding the area with more than 5 million cubic yards of coal fly ash. Since then, the Environmental Protection Agency has considered regulations for the massive ponds holding the wet, sometimes toxic byproduct of burning coal and keeping some pollution out of the air. But the rules would be expensive, and many critics argue they would have unintended consequences for alternative uses of coal ash — mainly in housing supplies.

As a result, the EPA regulations have stumbled out the door with interference from the White House, strong lobbying from manufacturers and power and coal companies, and staunch opposition in Congress.

Meanwhile, environmental groups are building cases across the country — testing groundwater and finding shocking levels of contamination near the unlined ponds.

Today, TVA is working to clean up the area surrounding the 2008 disaster, building parks and knocking down houses.

“The people I know at TVA are good people,” said resident Sarah McCoin, who owns a 40-acre farm near the spill. But these days, every time she comes home, another house is gone, another swimming pool ripped from the ground.

The TVA spill was the largest of its kind, but it was not the only one.

On Oct. 31 2011, coal ash flooded into Lake Michigan when an old landfill collapsed at a construction site near the Oak Creek coal plant in Michigan. About 25,000 cubic yards of coal ash and soil spilled onto the shoreline and into the lake.

In Chester, W.Va., Debbie and Curt Havens live in constant worry that the coal ash dam looming over their home is going to collapse. When Curt retired from the U.S. Postal Service six years ago, they hoped to travel and remodel their home. But “this has become our life,” Debbie Havens said. They worry, fight against their local utility and record the dates and times that the air smells like sulfur and rotten eggs. They call the West Virginia and Pennsylvania environmental agencies, the EPA and their representatives in Congress. They watch the land that Debbie’s father gave her when she was 15 become worthless, she says.

For its part, the EPA faces huge obstacles.

The White House has required the agency to consider a variety of options for how to regulate coal ash, including as a nonhazardous substance — and made massive changes to the agency’s originally proposed rule. And critics in Congress have added the potential coal ash regulations to a long list of environmental rules they consider “job killers” that are unfair to industry. The House on Oct. 14 passed a bill introduced by Rep. David McKinley (R-W.Va.) — a major beneficiary of coal industry donations. The bill would limit the ability to regulate coal ash, particularly because of concerns about how the rules could affect common uses of the substance.

Spills from coal ash ponds are not even the major concern of those fighting for regulations.

According to the Sierra Club, EPA data show that living near a wet coal ash storage pond is more dangerous than smoking a pack of cigarettes a day. Those who live within a mile of unlined coal ash ponds have a 1 in 50 risk of developing cancer. And toxins in coal ash have been tied to organ disease, cancer, respiratory illness, neurological damage and developmental problems. And, of course, children are more susceptible to the dangers of toxins. In a report released Tuesday by the Environmental Integrity Project, the group identifies 19 new coal ash ponds that it says are clearly leaking and are contaminating nearby groundwater supplies. Arsenic, cadmium and other toxic chemicals appear in groundwater and well monitoring near coal fly ash impoundments, in orders of magnitude above EPA limits for safe drinking water.

The group’s report is part of an ongoing investigation that previously found 70 groundwater or surface water contamination sites, in addition to 67 EPA documented “proven or ‘potential damage cases,’” EIP says. The environmentalists obtained monitoring data through Freedom of Information Act requests. The data are generally from “wells located outside the boundary of waste management units, but virtually all wells were at or inside the perimeter of the power plant or disposal facility.” They were unable to tell “actual exposure to public or private drinking water supplies due to limited data and lack of monitoring beyond the site boundary.” However, they note that contaminants “like arsenic do not degrade easily in groundwater,” move slowly and can persist for decades.

Affected states include Illinois, South Carolina, Iowa, Texas, Florida, Georgia, Kentucky, Nevada and Tennessee. At the sites, EIP found records of arsenic, lead, antimony, barium, cadmium, chromium and selenium above EPA drinking water levels in the ground, along with other toxins.

EPA spokeswoman Betsaida Alcantara said: “We’ve done more than 370 reviews and provide copies of the structural integrity assessment reports to each facility and request the facilities implement the reports’ recommendations and provide their plans for taking action. So far, all of the impoundments we’ve tested have taken measures to ensure their facilities are making their impoundments safer.” In the first eight rounds, for which assessments have been posted, EPA rated 130 ponds as “poor,” the second-lowest rating before “unsatisfactory.” None received that rating.

But the information gathered by EPA and environmentalists does not align.

For instance, two coal ash ponds at the Grainger Generating Station in Conway, S.C., were rated by EPA contractors as having “low” and “less than low” risk levels. But EIP’s collected data show that nearby groundwater is contaminated by arsenic at rates hundreds of times above acceptable health limits. The EIP report also documents groundwater contamination at seven previously identified sites that is “so toxic that it exceeds the threshold for hazardous waste.”

Calling coal ash a “hazardous waste” is at the crux of the argument in Washington over whether and how to regulate it.

For EPA to impose requirements upon coal ash impoundments — such as requiring them to be lined to prevent leakage — the ash probably would be regulated as a hazardous waste under the Resource Conservation and Recovery Act.

But that has consequences, opponents of possible EPA regulations say. That’s because the coal ash that isn’t kept in those huge ponds is actually used as a product, mainly in building supplies such as wallboard and cement. And as EPA tightens air pollution requirements on coal-fired power plants, even more coal ash is created in the process of removing pollutants from the air.

Earthjustice Attorney Lisa Evans argues that many toxic substances, such as batteries and mercury-laden light bulbs, are considered hazardous waste. That does not decrease their use but instead encourages recycling, she said. When EPA regulated electric arch furnace dust from steel mills as a hazardous waste, Evans said, “its reuse jumped, because you could no longer dump it.”

But the American Coal Ash Association’s executive director, Thomas Adams, argues that “real world evidence — coupled with the growing list of people ceasing the use of coal ash — completely contradicts that simplistic argument.” For instance, the Los Angeles Unified School District has banned the use of fly ash until the EPA’s regulations are finalized, some construction groups have halted use of the material, and the Marquette Board of Light and Power removed fly ash from concrete for a dam project, ACAA said. And ACAA’s “Production and Use Survey” released Tuesday shows that 42.5 percent of the 130.2 million tons of coal ash produced in 2010 was “beneficially used,” rather than ending up in coal ash ponds or landfills. The absolute volume of material recycled declined to 55.3 million tons from 60.6 million tons in 2008, the ACAA says."

Excerpts of article written by Erica Martinson

Link: http://www.politico.com/news/stories/1211/70385.html

Sunday, February 13, 2011

Les clients de TVA devront payer pour la pollution de leur fournisseur d'électricité

Photo: Blue Legacy

Les clients du Tennessee Valley Athority (TVA) paient en moyenne 69 sous par mois et cela jusqu'en 2024 sur leur compte d'électricité pour aider à financer le nettoyage des cendres de charbon échappées des bassins de décantation de la centrale électrique au charbon Kingston Plant. Chacun des 9 millions de clients paient pour le nettoyage qui a un coût projeté de $1,2 milliards. Le plus important fournisseur d'électricité des États-Unis continue de réparer les dégâts quand environ 5,4 millions de verges cubes de cendres se sont déversées accidentellement le 22 décembre 2008. Une défaillance du bassin de décantation dans la communauté riveraine dans le comté de Roane County, environs à 35 milles à l'ouest de Knoxville.

Scott Brooks, un porte-parole de TVA, dit que la hausse de tarif d'électricité pour financer le nettoyage génère environ $73 millions par année et était une décision du comité d'administration dans le budget entré en vigueur en octobre 2009. M. Brooks a aussi ajouté qu'il y aurait probablement d'autres coûts à ajouter si TVA doit payer les dommages dans les procès actuellement devant la cour. Un procès fédéral est prévu pour septembre 2011 à Knoxville.

Les plaignants dans les causes prétendent que le déversement a augmenté les niveaux de concentration de cendres aériennes sur leur propriété. Les cendres contiennent des particules d'arsenic, de cadmium, du chromium, du plomb, du mercure, du sélénium et du zinc, tous des substances définies dans la loi Superfund comme étant des substances dangereuses.

Les documents présentés à la cour par TVA maintiennent que les tests environnementaux et les sondages médicaux indiquent que le déversement n'a pas causé des torts, que le dragage des cendres du fond de la rivière Emory est terminé et que le déversement accidentel et l'assainissement qui s'en est suivi n'ont pas causé de problèmes qui pourraient justifier des compensations monétaires.

M. Brooks dit que certains coûts du nettoyage pourrait aussi être récupérés par leur assurance. "Nous ne savons pas encore le coût final, alors nous ne pouvons pas déposer une réclamation." dit Brooks. En tant que corporation fédérale, TVA peut émettre des obligations mais ne peut pas émettre des actions pour se financer, alors ses options pour générer plus de financement sont limitées. TVA a acheté 171 propriétés dans la région du déversement que son inspecteur général a qualifié comme "l'un des plus vastes désastres environnementaux de l'histoire des États-Unis." Jack Simmons, le vice-président du Tennessee Valley Public Power Association qui représente les 155 distributeurs d'électricité de TVA disait mardi le premier février 2011 que le déversement était un évènement malheureux. "Nous sommes certainement malaisés car les coûts doivent être couverts par les tarifs d'électricité" M. Simmons disait mardi le premier février 2011. Il espère que le déversement ne mèneront pas à d'autres hausses de tarifs si le Environmental Protection Agency (EPA) décide que les cendres de charbon (coal ash) devraient être règlementées comme étant des matières dangereuses.

Les activistes environnementaux prétendent que les cendres de charbon devraient être règlementées par le fédéral comme produit dangereux parce que les lois de l'état ne les encadrent pas. Les représentants de l'industrie qui recycle les cendres dans le béton, les plaques de plâtre (feuilles de gyproc) et d'autres matériaux de construction prétendent que si la règlementation déclare que les cendres de charbon est un produit dangereux, cela serait désastreux pour l'industrie du recyclage. L'EPA a tenu des audiences publiques mais n'a pas pris de décision encore.

Certains clients se plaignent de l'augmentation de tarif. Dan Brownell, propriétaire du Chattanooga Massage and Body Works, dit que sa facture d'électricité de $400 qu'il a reçu vers la fin de décembre 2010 était la facture la plus élevée qu'il avait jamais reçu pour son électricité. Il aimerait que les exécutifs cadres de TVA payent personnellement une plus grande part des coûts du nettoyage du coal ash. Le conseil d'administration de TVA a voté en novembre 2010 une augmentation de 10% pour son président Tom Kilgore dans son folio de compensations incitatives de $3,6 millions, dont un salaire annuel de $850,000. Il n'y a pas eu de boni l'an passé (2010?) à cause de la mauvaise conjoncture économique et du déversement. "Cela nous coûte tous personnellement, même si ce n'est que 70 sous par mois" dit Brownell. "Ils doivent en assumer la responsabilité. Pour les gens ici qui ne font que le salaire minimum, ces factures élevées d'électricité augmentent rapidement. Ils refilent leurs erreurs à ces gens-là."

TVA annonce dans un communiqué du 2 février 2011 que la "compensation des exécutifs est basée sur la performance de l'année fiscale précédente. Le salaire annuel de M. Kilgore n'a pas changé de l'année précédente. L'année 2010 a été une très bonne année pour TVA, avec des prix pour nos clients sous ceux de l'an 2009. Cette performance amélioré se reflète en compensations pour tous nos employés." Le communiqué ajoutait que "les factures d'électricité ont été plus hautes que la normale en partie à cause des temps froids au travers la région et parce que les coûts d'intrants de TVA ont augmenté à comparé avec l'an passé."

TVA fournit de l'électricité pour les clients de services et d'affaires pour la majorité du Tennessee et des parties de l'Alabama, le Mississipi, le Kentucky, la Georgie, la Caroline du Nord et la Virginie.

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"TVA ratepayer ash cost averaging 69 cents a month

Tennessee Valley Authority customers are paying an average of 69 cents a month until 2024 for the cleanup of coal ash spilled at the Kingston Plant. Each of the 9 million customers is paying for the cleanup that has a projected cost up to $1.2 billion. The nation's largest public utility is continuing a cleanup of about 5.4 million cubic yards of ash that spilled in a December 2008 breach of a pond dam in a Roane County river community about 35 miles west of Knoxville.

TVA spokesman Scott Brooks said the rate increase for the cleanup generates about $73 million annually and was a board decision in the budget that took effect in October 2009. Brooks also said there could be other costs if TVA has to pay damages in any pending spill-related lawsuits. A federal bench trial has been set for September (2011) in Knoxville.

Plaintiffs in the suits contend the spill increased levels of airborne ash on their properties. The ash contains particles of arsenic, cadmium, chromium, lead, mercury, selenium and zinc — all defined by the Superfund law as hazardous substances.

TVA court filings contend that environmental tests and medical surveys show the spill has caused no harm, that dredging of ash from the Emory River has been finished and that the spill and cleanup otherwise have not caused any problems that would justify damage payouts.

Brooks said some of the cleanup cost might also eventually be recoverable from insurance. "We still don't know the final cost so we can't file a claim," Brooks said. As a federal corporation, TVA can issue bonds but can't issue stock for financing, so its options to generate more money are limited. TVA has purchased 171 properties in the vicinity of the spill that its inspector general previously described as "one of the largest environmental disasters in U.S. history." Jack Simmons, vice president of the Tennessee Valley Public Power Association that represents the 155 distributors of TVA electrical power, said Tuesday that the spill was unfortunate. "We are certainly sick about it because costs have to be collected through rates," Simmons said Tuesday ( February 1 2011). He said the spill hopefully won't possibly lead to further rate increases if the Environmental Protection Agency decides coal ash should be regulated as a hazardous material.

Environmental activists contend coal ash should be federally regulated as hazardous because state regulation has failed. Representatives of industries that use the recycled ash in concrete, drywall and other construction products contend that regulating it as hazardous would devastate the recycling business. The EPA has held public hearings but has not made a decision.

Some ratepayers are complaining about having to pay more. Dan Brownell, who owns Chattanooga Massage and Body Works, said the $400 power bill that he received in late December (2010) was his largest yet. He favors top TVA executives personally paying a bigger share of the coal ash cleanup cost. The TVA board voted in November (2010) to give TVA President and CEO Tom Kilgore a 10 percent increase in his largely incentive-based compensation package to $3.6 million, including an annual salary of $850,000. There was no bonus last year (2010) due to the economy and the coal ash spill. "It is costing all of us something personal, even if it's just 70 cents a month," Brownell said. "They need to take some responsibility. These people out here who are making minimum wage, these high power bills add up real fast. They are passing on their mistakes to these people."

TVA said in a statement Wednesday (February 2 2011) that "executive compensation is based on performance from the previous fiscal year. Mr. Kilgore's annual salary did not change from the previous year. 2010 was a very good year for TVA, with prices to our customers below what they were in 2009. That improved performance is reflected in compensation to all our employees." The statement also said "power bills have been higher than normal in part because of the cold weather across the region and because TVA's fuel costs have risen from a year ago."

TVA provides electricity for utility and business customers in most of Tennessee and parts of Alabama, Mississippi, Kentucky, Georgia, North Carolina and Virginia."

Excerpts from article written by The Associated Press published here:
http://www.bloomberg.com/news/2011-02-02/tva-ratepayer-ash-cost-averaging-69-cents-a-month.html

Thursday, January 6, 2011

Un barrage qui retient des sédiments radioactifs

Photo: Michael Patrick

Quand je lis cette histoire d'horreur, je me penserais dans un pays du tiers monde, mais la saga se déroule dans le pays le plus riche de la planète, et ce sont des citoyens du Tennesse, pas loin de ceux qui ont vécu le cauchemar du 22 décembre 2008, qui vivent avec cette menace radioactive à tous les jours. Je vous traduis une partie d'un article d'un journal local qui décrit la réfection d'un barrage qui retient les rejets radioactifs dans un plan d'eau que l'on ose appeler White Oak Lake.

Le barrage White Oak Dam renforcé, le Département de l'Énergie fait des travaux sur la structure de terre et de pierre en cas de températures extrêmes. Les contracteurs du département terminent un projet de $3,7 millions après 4 mois de travaux intensifs pour élargir et renforcer White Oak Dam, la structure qui retient le contaminé et radioactif White Oak Lake, afin de s'assurer que la structure faite de pierre et de terre peut tenir le coup en cas de conditions météo extrêmes. Après une inspection faite en 2008, la Federal Energy Regulatory Commission a conclu que des précipitations abondantes sur une période assez longue pourrait compromettre l'intégrité structurelle du barrage, et le rapport du FERC a fait quelques recommendations.

DEMCO Inc. travaillait sur les améliorations du barrage depuis le mois d'août. On pense que la structure peut maintenant tenir bon malgré des pluies abondantes comme celles que la région de Nashville a reçues cette année. Le barrage a été élargi en amont et en aval et sa largeur est maintenant d'environ 200 pieds. Les pentes sont faites d'agrégat de gravier, de la glaise compactée, renforcies de rocs assez massifs pour tenir dans le courant.

Le barrage avait été construit durant le projet Manhattan Project de la Deuxième Grande Guerre pour empêcher les déversements des usines nucléaires de Clinton Laboratories de se retrouver dans la Clinch River et ses effluents. En érigeant un barrage dans White Oak Creek et faire passer la route 95 sur sa crête, on a créé le lac qui devint un étang de rétention pour les rejets et les fuites radioactifs du laboratoire et des tranchées d'ensevelissement de déchêts nucléaires tout près de là. Le barrage a été modifié et amélioré avec les années pour mieux contrôler et mesurer les débordements grâce à des déversoirs de béton.

Avec le temps, les déversements du laboratoire ont diminués et les sites d'ensevelissement dans Melton Valley ont été scellés dernièrement pour aider à ralentir la migration des polluants. Ceci a aidé les sédiments dans le fond du lac à se désintégrer pour atteindre des niveaux plus faibles. Le lac, par contre, demeure un Superfund site, et le barrage continue à servir de protection. White Oak Dam est inspecté régulièrement, et les contracteurs de DOE ont été particulièrement vigilants après la défaillance des murs de rétention des étangs de flyash à Kingston en décembre 2008.

Les derniers travaux sont conçus pour tenir dans des conditions extrêmes et ne veulent pas suggérer qu'une défaillance est imminente. Si le barrage venait à fléchir, des sédiments radioactifs pourraient être transportés avec l'eau en aval. On n'a pas constaté de fuites ou de ruissellements dans les dernières inspections visuelles du barrage qui n'est pas conçu pour retenir de l'eau indéfiniment. Le déversoir est là pour laisser écouler l'eau mais retenir les sédiments. Photo: Paul Efird

"White Oak Dam fortified
Energy Department upgrades earthen stone structure for worst-case scenarios

Department of Energy contractors are wrapping up a four-month, $3.7 million project to widen and strengthen White Oak Dam - which confines radioactively contaminated White Oak Lake - to make sure the earthen-and-rock dam can withstand extreme weather events. After a 2008 inspection, the Federal Energy Regulatory Commission concluded that a super-heavy rainfall over a short period could compromise the dam's structural integrity, and the FERC report recommended a number of enhancements.

DEMCO Inc. has been working on the dam improvements since August under a subcontract to Bechtel Jacobs Co., DOE's environmental contractor in Oak Ridge. "White Oak Dam is being upgraded to withstand a rainfall event similar to what was experienced in the Nashville area this past year," Dennis Hill, a spokesman for Bechtel Jacobs, said in response to questions. "The dam is being widened both upstream and downstream to an approximately total width of 200 feet. The slopes are constructed with gravel aggregate, compact clay, shot rock, and armored with rocks large enough to withstand the projected water currents."

The dam was built during the World War II Manhattan Project to prevent discharges from early nuclear operations at Clinton Laboratories (which became Oak Ridge National Laboratory) from free-flowing into the Clinch River and points downstream. The damming of White Oak Creek, topped by state Highway 95, created the lake, which became a large settling pond for the lab's radioactive releases and leakage from nuclear waste burial trenches in the vicinity. The dam has been rehabbed, modified and upgraded over the decades to better control and measure releases via its concrete spillway.

Over time, ORNL's discharges have diminished and the nuclear burial grounds in Melton Valley were capped in recent years to help stem the migration of pollutants. That has allowed the radioactivity in lake-bed sediments to decay to significantly lower levels. The lake, however, remains a Superfund site, and the dam continues to play a protective role. White Oak Dam is inspected on a regular basis, and DOE contractors performed additional checks following the disastrous failure of TVA's flyash-retention pond at Kingston in December 2008.

Hill said the latest enhancements are designed to protect against worst-case scenarios, and he emphasized there is nothing to suggest imminent failure. He said the weather-related conditions that the dam is being upgraded to address have never occurred in the dam's history. "Such conditions are extremely unlikely," he said. Tennessee regulations require that the roadway embankment, which in this case is White Oak Dam, be able to survive the flow produced by a storm that's one-third of the "probable maximum precipitation," Hill said. "Recent dam safety inspections have noted possible failure mechanisms principally at and around the box culvert near the south end of the embankment. Dam failure could potentially involve large-scale release and transport of the contaminated sediments." The dam is visually inspected four times a year by the "facility manager," Hill said. If heavy rainfalls cause the lake level to rise above 749 feet (normal level is 745 feet), additional inspections are performed for several weeks afterward, he said. FERC does an independent inspection of the dam once a year, usually in the fall, and Bechtel Jacobs has done an inspection every five years, he said.

Hill said there have been no identified leaks or seeps from the earthen dam, but he also noted that White Oak Dam is not designed to permanently hold back the water. "It is constructed with a spillway that allows flow of water out of the lake," he said.""

Excerpts from article written by Frank Munger published here: http://www.knoxnews.com/news/2010/dec/28/white-oak-dam-fortified/

I would have thought this horror story would not be happening in the richest country in the world, but it is!

Wednesday, December 22, 2010

Coal ash - problèmes de santé toujours présents 2 ans plus tard

Photo: Bob Fowler

Deux ans après le terrible déversement de boues de cendres de la centrale au charbon au Tennessee, des citoyens dans Roane County disent qu'ils souffrent toujours de problèmes respiratoires, doivent acheter des filtres et rincer la poussière toxique de leurs biens.

Le 22 décembre 2008, 5,4 millions de pieds cubes de boues toxiques se sont déversées dans la rivière Emory et les rivages avoisinants la centrale du Tennessee Valley Authority (TVA) de Kingston. Certains citoyens se sont regroupés pour entamer un procès légal contre la compagnie qui leur fournit leur électricité, à eux et à plusieurs états voisins.

Les propriétaires de plus de 170 maisons ont négociés la vente de leurs biens et ont déménagés, tandis que le nettoyage de $1,2 milliards continue. La communauté rriveraine de Swan Pond est plus tranquille aujourd'hui: quelques décorations de Noël ici et là décorent le voisinage pratiquement vidé de ses citoyens.

TVA maintient dans ses documents légaux que la poussière du déversement n'est pas plus nocive que la "poussière venant d'un terrain de balle ou un champ agricole."

Bien que les cendres contiennent des cancérigènes et que l'EPA ait décrit le déversement comme l'"un des pires désastres environnementaux de son genre", l'EPA hésite encore à prendre la décision: est-ce des déchêtes dangereux?

Les boues ont recouverts 300 acres autour de l'usine de Kingston, ont détruit ou endommagé environs une douzaine de maisons et atteint la Emory River qui se déverse dans Watts Bar Lake et le bassin versant de la Tennessee River. Parmis les résidents habitant près du déversement qui sont restés, Sarah McCoin dit que d'autres comme elle vivent craignant pour leur santé et la nuisance déroutante de la poussière toxique qui continue d'être soufflée par le vent pendant le nettoyage de $1,2 milliards entrepris par TVA. "Premièrement, il n'y a pas un seul gérant de TVA qui ose vivre ici où nous sommes" dit McCoin, "Qui voudrait déménager dans un voisinage où 90% des maisons sont vides et ne seront jamais habitées?"

TVA a déversé un total de $43 millions pour dépenser sur des projets comme des écoles, de meilleurs systèmes d'eaux usées et des relations publiques pour attirer les retraités des régions plus au nord. Un autre $47 millions a été dépensé pour acheter des propriétés avoisinantes et TVA a payé des pénalités totalisant $11,5 millions. "Nous avons fêté le 4 de juillet normalement ici l'an passé" dit le maire de Kingston, Troy Beets, dont la prise d'eau pour l'aqueduc municipal est près du déversement."Nous avons profité du lac Watts Bar et tout semble être comme avant le désastre." Il dit que les tests ont démontré qu'il n'y avait pas de quantité élevé d'aucune substances dangereuses pour la santé dans l'eau. "Il y a des gens qui se plaignent et chiâlent, dont certaines personnes qui vivent 10 milles en aval qui disent avoir été traités injustement" dit Beets, qui est président de la fondation qui gère les $43 millions octroyés par TVA.

Pour McCoin et les centaines d'autres plaignant dans des procès fédéraux en attente à Knoxville, un juge a déjà reconnu TVA comme une entité gouvernementale qui ne peut pas être traîné en cour pour des dommages punitifs pour pertes comme des héritages de famille qui n'ont pas de valeur définie. "Cela a été comme une claque en pleine figure" dit Sarah McCoin, 55 ans, une conseillère en avantages sociaux propriétaire de 40 acres d'une ferme familiale depuis 9 générations. McCoin, dont les terres sont en amont du déversement, environ 1,5 milles en ligne droite, dit que sa famille est une victime de pollution de l'air. Elle dit que sa communauté a peur d'attraper le cancer à force d'être exposée à cette poussière. "Nous avons de terribles allergies qui ne viennent pas de la flore du Tennessee" selon McCoin, "Nous avons toujours une gorge râpeuse. L'un de mes poulins de $30,000 est mort, et l'autopsie dit que ses poumons étaient pleins. Est-ce à cause du deversement des cendres? Personne ne le sait." McCoin dit qu'elle arrose souvent l'extérieur de sa maison pour enlever la poussière et achète des filtres à aire depuis que la poussière de cendre s'est infiltrée dans sa maison à Swan Pond sur la rivière Emory, moins de 2 milles en amont du déversement. McCoin dit qu'elle a demandé au président de TVA et son PDG Tom Kilgore ce que les résidents devraient faire avec toute cette poussière durant une réunion communautaire: "Il a dit que la compagnie était pour donner des arrosoirs" dit McCoin. "Bien, moi, j'en ai besoin pour couvrir mes 40 acres." Elle ne les a jamais reçus.

Les documents déposés en cour de TVA affirment que les tests environnementaux et les sondagess médicaux démontrent que le déversement n'a pas causé de torts, que le dragage des boues dans la rivière est terminé, les boues ont été transportées dans un site d'enfouissement en Alabama, et que le déversement et le nettoyage n'ont pas occasionné de problèmes pour les propriétaires terriens qui mériteraient des compensations monétaires.

TVA dit que les plaignants "ne peuvent pas être compensés se basant seulement sur les craintes du marché" et qu'il n'y a pas d'intérêts protégés légalement" des jouissances récréatives des cours d'eau impactés, pas de preuve que le déversement a augmenté la concentration aérienne en cendres sur leur propriété et qu'il n'y a pas de preuve que des particules d'arsenic, de cadmium, de chromium, de plomb, de mercure, de sélénium et de zinc (tous des substances dangereuses selon la loi Superfund) "se sont échappés des cendres de charbon (coal ash)."

Plusieurs avocats des plaignants n'ont pas voulu commenté pour cet article puisque le procès doit passer en cour de justice en septembre.

TVA, la plus grande compagnie de sevices publiques des États-Unis, desservant presque 9 millions de consommateurs dans 7 états, a payé pour des études indépendants et des examens médicaux pour les résidents, et a promis de continuer le monitorage de l'environnement.

Le commissaire du comté Randy Ellis, 34 ans, dit que ses parents ont finallement vendu leur propriété qui est directement l'autre côté de la centrale, sa maison pendant 28 ans, à TVA. Il dit que ses 2 parents ont des problèmes respiratoires qui sont peut-être provoqué en étant exposés aux cendres et d'autres personnes dans la communauté pourraient aussi connaître des problèmes de santé semblables dans le futur. Ellis dit qu'il s'inquiète aussi pour ce qui se passera dans 20 ans. Il espère que la majorité des propriétés vendues par les gens qui sont déménagés deviendront des propriétés publiques mais TVA n'a pas pris de décision encore. "Cela nous a arraché toute notre histoire familiale" M. Ellis dit du déménagement forcé de ses parents par le désastre, "On ne peut pas mettre une valeur monétaire à cela."
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2 years after ash spill, TVA denying health harm

Two years after a catastrophic coal ash spill at an East Tennessee power plant, some homeowners in Roane County say they are having respiratory problems, buying air filters and hosing away toxic-laden dust.

The Dec. 22, 2008 spill of 5.4 million cubic yards of toxin-laden sludge in the Emory River and on privately held land beside the Tennessee Valley Authority's Kingston Plant has spurred some to join a protracted court fight. Owners of more than 170 properties negotiated buyouts and have moved, with TVA's $1.2 billion cleanup continuing. The Swan Pond community along the river is quieter, with only a scattering of holiday decorations in largely vacant neighborhoods.

TVA contends in court filings that dust from the ash spill at the Kingston Plant west of Knoxville is no more harmful than "dust from a ball field or farm land."While the ash contains carcinogens and the Environmental Protection Agency described the spill as "one of the worst environmental disasters of its kind," the EPA is still struggling to decide if it should be regulated as hazardous.

The sludge covered 300 acres around the Kingston Plant, destroyed or damaged about two dozen homes and reached the Emory River that flows into Watts Bar Lake and the Tennessee River system. Among some residents near the spill who are staying put, Sarah McCoin said she and others live with health fears and the unnerving nuisance of toxin-laden dust that continues to blow from TVA's $1.2 billion cleanup. "First of all, there is not one single manager of TVA who lives were we live," McCoin said. "Who wants to move into a neighborhood where 90 percent of the homes are empty and are never going to be occupied?"

TVA has given the community a total of $43 million to spend on projects such as schools, sewage system upgrades and public relations aimed partly at attracting northern retirees to move in. Another $47 million has been spent buying up nearby properties and the utility has paid penalties totaling $11.5 million. "We had a normal Fourth of July celebration here this past year," said Troy Beets, mayor of waterfront Kingston, which has a municipal water intake close to the spill. "Usage of the (Watts Bar) lake and all seem to be about what it was pre-spill." He said tests have shown no excessive amounts of any health-threatening substances in the water. "There are people who are fussing and complaining, including people who live 10 miles down the river who say they have been treated unfairly," said Beets, who is chairman of a foundation overseeing TVA's $43 million payout.

For McCoin and hundreds of other plaintiffs in federal lawsuits pending in Knoxville, a judge has already ruled that TVA as a government entity cannot be sued for punitive damages that punish for losses such as family heritage that have no defined value. "That was a slap in the face," said the 55-year-old McCoin, a benefits consultant who owns a 40-acre section of a family farm passed down for nine generations. McCoin, whose land is upstream — "about 1.5 miles as the crow flies" — from the spill. said her family is a victim of airborne pollution. She said there are community concerns about cancer from the exposure. "We have horrible allergies and it is not allergies due to Tennessee flora," McCoin said. "We have constant raspy throats. I even had a $30,000 colt die and the necropsy said its lungs were filled. Is that the ash spill? No one knows." McCoin said she frequently hoses the dust off her house and has been buying air filters since the coal dust was discovered inside her house in the Swan Pond community on the Emory River, less than two miles upstream from the spill. McCoin said she asked TVA President and CEO Tom Kilgore at a community meeting what residents affected by the spill should do about the dust. "He said we are going to get people water sprinklers," McCoin said. "Well I said I need 40 acres worth." She never got them.

TVA in court filings contends that environmental tests and medical surveys show the spill has caused no harm, that dredging of ash spilled in the river has been finished, with the sludge sent to an Alabama landfill, and that the spill and cleanup otherwise has not caused any problems for property owners that merits damage payouts.

TVA said plaintiffs "cannot recover based solely on marketplace fear or stigma," that there is no "legally protected interest" in recreational opportunities on affected waterways, no proof that the spill increased levels of airborne ash on their properties and no evidence that particles of arsenic, cadmium, chromium, lead, mercury, selenium and zinc — all hazardous substances as defined by the Superfund law — "leached from the coal ash."

Several plaintiff attorneys declined comment about the case that is scheduled to go to trial in September.

TVA, the nation's largest public utility serving nearly 9 million consumers in seven states, funded independent health studies and individual exams for residents, and has promised to continue environmental monitoring.

Roane County Commissioner Randy Ellis, 34, said his parents finally agreed to sell their property directly across the river from the plant, his home for 28 years, to TVA. He said they both have respiratory ailments that are possibly caused by exposure to the ash and others in the community may develop related health problems in the future. Ellis said he also has concerns "about 20 years from now." Ellis said he hopes much of the property sold by people who moved will be developed into areas for public access but TVA has not made a decision. "It took our whole family history from us," Ellis said of his parents' move forced by the spill. "You can't put a price tag on that.""

Excerpts from article written by Bill Poovey published here: http://www.bloomberg.com/news/2010-12-17/2-years-after-ash-spill-tva-denying-health-harm.html

There's no going back to Eden.

Wednesday, December 8, 2010

Le désastre de 2008 au Tennessee pollue toujours

Photo: Wade Payne/Greenpeace

Un étang de décantation d'une centrale électrique qui brûle du charbon s'est effondré le 22 décembre 2008 près de Kingston, au Tennessee. Les centrales ayant besoin de beaucoup d'eau, l'endroit se trouve à l'embouchure de plusieurs rivières qui se font leur chemin entre les montagnes de cette région: les rivières Clinch et Emory qui se joignent éventuellement à la Tennessee.

Ce qui fait que la mixture faite des cendres en brûlant le charbon et des déchêts filtrés de la fumée par les "scrubbers" des cheminées, mêlée à de l'eau pour contrôler la poussière est entreposée dans des bassins de rétention faits de digues construites avec ces mêmes déchêts de combustion du charbon, appelés "coal ash".

Avant le déversement d'huile brute de BP dans le Golfe du Mexique, ce désastre au Tennesse était le plus volumineux désastre environnemental des États-Unis. J'en ai déjà fait des entrées de blogs ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2009/12/bientot-lanniversaire-du-plus.html ,
ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/03/un-gros-deversement-devient-encore-plus.html ,
et ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/10/le-rapport-de-linspecteur-general-sur.html

Afin d'éclaircir un fait qui pourrait confondre les lecteurs Québécois, TVA dans ce contexte tient lieu d'anagramme pour Tennessee Valley Authority, l'entreprise semi-gouvernementale qui fournit de l'électricité dans plusieurs états du centre-sud des États-Unis.

Des chercheurs de l'Université Duke trouvent toujours des sédiments très contaminés en aval du site, des concentrations d'un composé particulièrement toxique: de l'arsenic.

La cendre et les déchêts associés avec la combustion du charbon ne sont pas classés comme déchêts dangereux par l'EPA, parce que les protocoles de tests de l'EPA, appelés Toxicity Characterization Leaching Protocol, prennent pour acquis que les contaminants des cendres de charbon (coal ash) ne s'infiltrent pas dans les cours d'eau avoisinants. Le déversement catastrophique de TVA a fourni une occasion utile mais tragique pour évaluer cette hypothèse, avance le géochimiste Avner Vengosh: "C'est devenu un vaste test de laboratoire sur le terrain."

Peu après le déversement, Vengosh et son équipe sont venus sur le site et ont déclenché une enquête qui continue toujours afin de déterminer comment la cendre de charbon a impacté les écosystèmes de la rivière. Pour leur rapport courant, l'équipe a prélevé plus de 220 spécimens d'eau de surface et de sédiments sur une période de 18 mois pendant le nettoyage qu'effectuait TVA. Ils ont mesuré des concentrations de contaminants lessivables des cendres de charbon comme l'arsenic et le sélénium. Les chercheurs ont découvert que les bactéries anaérobiques dans les sédiments produisent des conditions qui transforment l'arsenic: l'arsenic passe de sa forme moins toxique à un composé plus toxique. En même temps, le sélénium se fait lessiver de ces sédiments anoxiques et migre vers l'eau plus oxygénée à la surface.

Les protocoles de l'EPA ne prédit pas ces découvertes parce qu'il ne tient pas compte de la chimie des réactions d'oxydo-réduction, explique l'une des co-auteurs Helen Hsu-Kim: "Le test regarde seulement le lessivage provoqué par l'acide." C'est comme cela qu'il sous-estime les risques venant de l'arsenic dans des conditions anaérobiques continue Vengosh.

L'équipe a détecté des niveaux les plus élevés de contaminants près du déversement dans une petite baie qui a reçu une marée de déchêts pendant le désastre. À cause de son site isolé du restant de la rivière, cette petite baie a concentré les polluants venant des cendres, tandis qu'aux endroits en aval avec plus de circulation d'eau, les niveaux de pollution étaient plus dilués. Pendant que les concentrations de sélénium dans l'eau de surface étaient élevées seulement dans la petite baie, les concentrations d'arsénic dans sa forme la plus toxique étaient élevées dans les sédiments partout sur le site de déversement de 300 acres et dans les cours d'eau avoisinant, continue Vengosh.

L'équipe a aussi étudié les effets des méthodes de nettoyage de TVA. Certains experts craignaient que le dragage fait par TVA sur les deux tiers des cendres déversées augmenterait la contamination de l'eau de surface. Les chercheurs n'ont pas trouvé de preuves d'une telle augmentation. Mais même après les mesures d'atténuation, les cendres encore enterrées à certains endroits contaminent encore l'eau à cause des sédiments de rivière qui contiennent des concentrations d'arsenic au-delà de 2,000 ppb. La norme acceptable de l'EPA de concentration d'arsenic dans l'eau potable est 10 ppb.

L'EPA soupèse encore la décision de déclarer les cendres de charbon comme des déchêts dangereux et les données cumulées par l'équipe de Dukevont sûrement influencer cette décision selon James Hower, un scientifique sénior à l'University of Kentucky's Center for Applied Energy Research. Mais classer les cendres de charbon (coal ash) comme déchêt dangereux aurait des conséquences inprévues, selon lui. Par exemple, cela pourrait nuire à l'ajout de ces cendres dans la fabrication des blocs de béton. "Il n'y a pas de doute que ces données nuiront à l'industrie du charbon", selon lui.
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"Coal Ash Spill In Tennessee Still A Problem
Environmental Disaster: High levels of arsenic linger downstream of the site of a 2008 accident

spilled into the Emory River and its tributaries near Kingston, Tenn. Now researchers from Duke University report that the spill polluted downstream sediments with unexpectedly high levels of a particularly toxic form of arsenic (Environ. Sci. Technol., DOI: 10.1021/es1026739).

The spill occurred on Dec. 22, 2008, when a holding pond ruptured, releasing its waste from the Tennessee Valley Authority's Kingston Fossil Plant, a coal-fired power plant. Ash produced by burning coal isn't regulated as hazardous waste by the Environmental Protection Agency, because the EPA's testing protocol—known as the Toxicity Characterization Leaching Protocol—assumes that coal ash contaminants do not seep from municipal landfills into nearby water. The TVA spill provided a useful—if tragic—opportunity to test this assumption, says Duke geochemist Avner Vengosh: "It became a huge field experiment."

Soon after the accident, Vengosh and his colleagues descended on the site and launched an investigation that continues today into how the coal ash has affected the river's ecosystems.

For their current report, the team collected over 220 surface water and sediment samples during an 18-month period of TVA's clean up. They measured concentrations of five leachable coal ash contaminants, including arsenic and selenium. The researchers found that anaerobic bacteria in the sediments produce conditions that reduce arsenic from the common pentavalent form to the more-toxic trivalent form, As3+. Meanwhile, selenium leeches out of these anoxic sediments and migrates to the more-oxygenated surface water.

EPA's testing protocol does not predict these findings because it does not consider redox chemistry, explained co-author Helen Hsu-Kim: "The test is only concerned with acid-induced leaching." So it underestimates risks from arsenic under anaerobic disposal conditions, Vengosh says.

The team detected the highest contaminant levels near the spill site in a cove, which received a flowing waste stream during the spill. Given its isolation from the rest of the river, this cove concentrated ash pollutants, whereas in downstream areas with more water exchange, pollutant levels were more diluted. While surface water concentrations of selenium were high only in the cove, As3+ levels were high in sediments throughout the 300-acre spill site and surrounding watershed, Vengosh says.

The team also examined the effects of TVA's clean-up methods. Some experts feared that TVA's dredging of nearly two-thirds of the spilled ash would increase surface water contamination. The researchers saw no evidence of such a spike. But even after the remediation, buried ash in some locations still contaminates water among river sediments at arsenic levels beyond 2,000 ppb. In comparison, EPA's maximum contaminant level for arsenic in drinking water is 10 ppb.

EPA is considering whether to designate coal ash as hazardous waste and the Duke team's data are sure to influence that decision, says James Hower, a senior scientist at the University of Kentucky's Center for Applied Energy Research. But designating coal ash as hazardous waste might generate unwanted consequences, he says. For example, it could hamper use of coal ash as filler in concrete production. "There's no doubt these findings are damaging to the coal industry," he says."

Excerpts from article written by Charles Schmidt published in Chemical & Engineering News here: http://pubs.acs.org/cen/news/88/i49/8849news1.html

It's bound to happen sooner or later. And the sooner, the better!

Saturday, October 2, 2010

Déversement au Tennessee:le rapport de l'inspecteur général rendu public

Photo: http://www.dukenews.duke.edu/

Le 22 décembre 2008 est une date que les citoyens du Tennesse n'oublierons jamais. En volume, c'était le plus gros désastre environnemental des États-Unis de l'époque, avant la marée noire de BP dans le Golfe du Mexique de cette année. J'ai déjà blogué sur cet évènement ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2009/12/bientot-lanniversaire-du-plus.html et ici: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2010/03/un-gros-deversement-devient-encore-plus.html .

Deux ans plus tard, l'inspecteur général du Tennessee Valley Authority, ou TVA, a finalement rendu publique son évaluation du comportement et de la gérance de l'organisme public productrice d'électricité grâce à la combustion du charbon. Son bilan? TVA avait des pratiques de contrôle trop lâches quand il s'agit de gérer ses déchêts produits en brûlant du charbon et par le filtrage des émanations aériennes dans les cheminées: les cendres de charbon, ou coal ash.

TVA entreposait ses déchêts saturés d'eau dans des étangs de décantation construits avec les déchêts eux-mêmes, construits à même les rives et les milieux humides à la confluence de plusieurs rivières. Ces cendres mêlées à l'eau, appelés sludge, ou boues, sont pleines de sélénium, de mercure et d'arsenic.

La réaction de TVA devant le rapport? Selon TVA, la description du déversement comme étant l'une des plus gros désastres du pays est "pas tolérable". L'inspecteur général Richard Moore refuse de se rétracter. Selon le rapport, "Aucune analyse des défis de gérance de TVA ne serait complète sans reconnaître le fait que le déversement de boues de cendres du Kingston Fossil Plant a mis à jour des problèmes de culture interne au sein de TVA qui vont probablement bien au delà de la gestion des cendres de charbon" énonce le rapport.

Le défi de TVA est de changer la façon de voir de ses employés quand il s'agit de respecter les instructions environnementales. La culture est un reflet d'une mentalité corporative et une partie des changements de TVA est une revue des procédés de conformité tout en éduquant ses employés pour modifier cette mentalité corporative, selon le rapport.

La porte-parole de TVA Barbara Martocci dit dans un communiqué que TVA croit qu'il y a toujours place pour améliorer le travail que nous accomplissons et que le rapport aide à rendre plus clair les changements qui peuvent être faits. TVA apprécie le travail de l'inspecteur général et se servira du rapport pour améliorer sa performance.

TVA est en plein bourbier judiciaire: plusieurs actions légales sont en cours malgré des rapports qui affirment qu'il n'y a pas eu de dommages fait à la santé publique causés par le déversement de 5,4 millions de verges cubes de boues. En plus, TVA a dû payer des pénalités totalisant $11,5 millions, en partie pour payer la surveillance durant le nettoyage. Des groupes environnementaux veulent que TVA soit poursuivi en justice.

L'inspecteur général dit que les cendres contiennent des éléments "qui peuvent être toxiques selon les circonstances". Bien que l'industrie proclame que les cendres de charbon "fly ash" ne sont pas toxiques, ceci ne fait pas consensus, continue le rapport. Moore précise que le National Academy of Sciences a prononcé les contaminants produits en brûlant le charbon possiblement responsables de problèmes sanitaires et environnementaux à long terme.

Le rapport ajoute que si on compare TVA avec les autres fournisseurs d'électricité, TVA n'a pas réussi à réduire le nombre de transformateurs qui contiennent de grandes quantités de biphényles polychlorés (BPC) qui sont règlementés par la loi Toxic Substance Control Act. En plus d'évaluer la gérance des BPC et le déversement de boues de cendres qui a obligé TVA de dépenser $1,2 milliards pour les nettoyer, le rapport de l'inspecteur général a donné une note passable pour ses démarches environnementales adoptées par l'industrie comme les émissions aériennes et la production d'énergie propre et renouvelable. Le rapport loue par contre TVA pour avoir travailler en tandem avec les marinas affectées par le déversement du 22 décembre 2008.

Le Tennessee Valley Authority, ou TVA pour les intimes de la région, dessert environs 9 millions de personnes au Tennessee, en Alabama, au Mississipi, au Kentucky, en Georgie, en Caroline du Nord et en Virginie.
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"TVA inspector: Poor management led to Tenn. spill

CHATTANOOGA, Tenn. — Poor coal ash control practices and the Tennessee Valley Authority management culture led to the huge December 2008 spill on the Emory River in East Tennessee, the utility's inspector general said in a report released Monday. The report on the inspector general's website describes the spill of sludge laden with selenium, mercury and arsenic as "one of the largest environmental disasters in U.S. history."

TVA, the nation's largest public utility, responded in the report, saying the description as one of the largest disasters is "not supportable." Inspector General Richard Moore refused to change it. "No analysis of TVA management challenges would be complete without recognizing that the Kingston Fossil Plant coal ash spill surfaced cultural problems within TVA that likely extend beyond the management of coal ash," the report said.

TVA's challenge is to change the way its employees view environmental compliance issues, the inspector general concluded. "Culture is a reflection of a corporate mindset and part of the change that is occurring at TVA is a review of compliance processes along with education of TVA employees to alter the corporate mindset," the report concluded.

TVA spokeswoman Barbara Martocci said in a statement that the utility "believes there is always room for improvement in the work that we do." It said the report helps clarify where changes can be made. "TVA appreciates their work and will use their findings to improve our performance," the statement said.

The utility company is fighting damage lawsuits and has released reports that say there is no harm to public health from the 5.4 million cubic yard spill. TVA has been slapped with penalties totaling $11.5 million for the spill, partly to pay for oversight of the cleanup. Environmental groups have said they want TVA to be prosecuted.

The inspector general said the ash contains elements "that can be toxic under certain circumstances." "Although industry has claimed that fly ash is neither toxic nor poisonous, this is disputed," the report says. Moore pointed out that the National Academy of Sciences described high levels of coal combustion contaminants as a possible reason for long-term human health and ecological concerns. In an Aug. 3 memo, Moore said the report answers "How is TVA doing in regard to environmental performance."

The report also says that TVA — compared to other electric utilities — "fared poorly" for not reducing the number of transformers with large quantities of polychlorinated biphenyls, or PCBs, that are regulated by the Toxic Substance Control Act. Other than PCBs and the ash spill, which TVA is spending up to $1.2 billion to clean up, the inspector general's report gives TVA fair ratings on industry-accepted environmental benchmarks such as air emissions and renewable and clean energy generation. The report rates Knoxville-based TVA as the "top performer" in its environmental partnership with marinas.

TVA serves about 9 million people in Tennessee, Alabama, Mississippi, Kentucky, Georgia, North Carolina and Virginia."

Excerpts from article written by Bill Poovey from The Associated Press published here:
http://www.ajc.com/business/tva-inspector-poor-management-641819.html

Wednesday, June 2, 2010

Un coin du Paradis sur terre

Photo: Whitescreek.blogspot.com

J'ai fait des amis internautes grâce au désastre du 22 décembre 2008 (voir l'onglet Emory). Il y a des coins absolument paradisiaques dans l'état du Tennessee. Je me suis promis d'aller les visiter un jour. Voici un endroit de baignade dont le site exact est gardé jalousement secret par l'un de ces amis (peut-on le blâmer?). Mais il prend des photos fantastiques! Çà donne le goût d'une petite saucette! Le blog est ici: http://whitescreek.blogspot.com/
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Thanks to the terrible disaster of December 22d 2008, I've made a couple of virtual friends that I promise I will visit one day. Tennessee has some fabulous nature spots that take my breath away! This is one of them. Makes me want to wade right in. Such beautiful country!

Sunday, March 21, 2010

Un gros déversement prend de l'expansion

La centrale Kingston au début du nettoyage. Photo: Penny

Un des plus gros désastres environnementaux en volume aux États-Unis prend de plus en plus d'ampleur, grâce aux humains qui n'osent pas officiellement déclarer les cendres qui viennent de la combustion du charbon comme toxiques, et qui insistent pour partager le cadeau empoissonné avec ses voisins.

Aux États-Unis, une grande part de l'électricité est faite en brûlant du charbon dans des centrales électriques: ces centrales sont souvent près des rivières car elles demandent beaucoup d'eau, et beaucoup d'espace pour entreposer les cendres. Depuis que les lois environnementales exigent que les cheminées crachent de la fumée propre, les "scrubbers" qui filtrent les produits toxiques de la fumée doivent être nettoyés, et ces restes, avec les cendres, doivent être entreposés en quelque part. Comme les particules sont très fines, on y ajoute de l'eau pour que ce soit plus gérable, et les "boues" sont versées dans des étangs de sédimentation. Le solide va dans le fond, et l'eau flotte en surface pour éventuellement retourner dans la rivière la plus près.

Mais voilà. Puisque la loi du moins dispendieux règne toujours, les murs de ces étangs de sédimentation, faits avec d'autres sédiments, cèdent parfois. C'est ce qui est arrivé à la centrale de Kingston, au Tennessee, l'an passé (2008), 3 jours avant Noël. On ramasse encore le désastre à la petite cuillère à ce jour. Ce qui sort de la rivière Emory est envoyé par train et par camion à qui veut bien recevoir les boues de cendres, le mercure et l'arsenic compris. Trois états différents reçoivent ce cadeau, 6 sites d'entreposage de déchêts. L'un d'eux, à Uniontown, en Alabama, par exemple, est maintenant pris avec les eaux de lixiviation. Il pleut beaucoup dans cette partie de l'Amérique: l'hiver, c'est 25 pouces de pluie entre novembre et février, ce qui fait que le dépotoir doit vivre avec jusqu'à 100,000 gallons d'eau contaminée par jour.

Ces eaux contaminées sont traitées par des usines de traitement des eaux usées de villes avoisinantes. Mais bien sûr, ces eaux usées une fois traitées sont déversées dans le cours d'eau le plus près, ce qui soulève souvent un tollé dans la population. En panique, on cherche d'autres usines de traitement qui veulent dépanner, mais qui n'ont pas toujours les permis requis, avouent même les autorités environnementales de l'état concerné.

Personne ne veut parler du problème de se débarasser des cendres ou des eaux contaminées qui viennent des sites d'enfouissement (comprendre dépotoirs). Moi, tout ce que je comprends, c'est qu'en bout de ligne, c'est toujours une rivière ou un cours d'eau qui écope.Boues de cendres qui sont toujours au fond de la rivière Emory. Photo: TVA

"Disposal of spilled coal ash a long, winding trip

CHATTANOOGA, Tenn. — More than a year after a Tennessee coal ash spill created one of the worst environmental disasters of its kind in U.S. history, the problem is seeping into several other states. It began Dec. 22, 2008, when a retaining pond burst at a coal-burning power plant, spilling 5.4 million cubic yards of coal ash across 300 acres into the Emory River and an upscale shoreline community near Knoxville. It was enough ash to cover a square mile five feet deep.

While the Tennessee Valley Authority's cleanup has removed much of the ash from the river, the arsenic- and mercury-laced muck or its watery discharge has been moving by rail and truck through three states to at least six different sites. Some of it may end up as far away as Louisiana.

At every stop along the route, new environmental concerns pop up. The coal-ash muck is laden with heavy metals linked to cancer, and the U.S. Environmental Protection Agency is considering declaring coal ash hazardous. "I'm really concerned about my health," said retiree James Gibbs, 53, who lives near a west-central Alabama landfill that is taking the ash. "I want to plant a garden. I'm concerned about it getting in the soil." Gibbs said that since last summer there has been a "bad odor, like a natural gas odor."

After the spill, the TVA started sending as many as 17,000 rail carloads of ash almost 350 miles south to the landfill in Uniontown, Ala. At least 160 rail shipments have gone out from the cleanup site, said TVA spokeswoman Barbara Martocci.
Since the EPA approved that plan, unusually heavy rain — including about 25 inches from November through February — has forced the landfill to deal with up to 100,000 gallons a day of tainted water. The landfill operators first sent it to wastewater treatment plants — a common way that landfills deal with excess liquid — in two nearby Alabama cities, Marion and Demopolis.

After what the EPA calls unrelated problems with ammonia in Marion, the landfill in January started using a commercial wastewater treatment plant in Mobile, Ala., 500 miles from the original spill. A month ago, however, after a public outcry about discharging it into Mobile Bay, that company refused to take more of the landfill water. A private treatment facility in Cartersville, Ga., also briefly took some of the befouled liquid in February, although Georgia environmental officials said Friday the company did not have a required state permit. Hi-Tech Water Treatment Services stopped accepting wastewater from the Alabama landfill, manager Amalia Cox said, after becoming "concerned about payments and the publicity."

In a landfill management plan presented to Alabama environmental officials, tanker trucks could haul the dirty water to a non-hazardous waste disposal site in Louisiana and to a public wastewater plant in Mississippi. The plan also says there are "negotiations underway" on taking it to an unspecified facility in Georgia.

Neither the TVA, the companies hired to take the ash, nor environmental regulators want to discuss the disposal problems. TVA's coal ash cleanup manager, Steve McCracken, and agency spokeswoman Martocci referred disposal questions to Knoxville, Tenn.-based contractor Phillips & Jordan. So did the owners of the 977-acre landfill, Perry-Uniontown Ventures and Perry County Associates. Phillips & Jordan, which operates the Alabama landfill with a subsidiary, Phill-Con Services, has a $95 million disposal contract with TVA. The operators, who are in a financial dispute with the landfill owners, referred questions about the ash water to a Nashville public relations firm, McNeely, Pigott and Fox.

In a statement issued through the PR firm, Phill-Con Services president Eddie Dorsett said the landfill had received about 1.4 million tons of TVA's coal ash with another 1.6 million tons projected for delivery. Dorsett declined to answer questions about where the ash water is being taken for treatment or any problems it may have caused elsewhere. In a letter to Alabama environmental officials, the landfill operators said they are trying to reduce the excess wastewater, partly by using lime and soil to solidify it. They also said TVA is making new efforts to "minimize moisture in the ash waste or to better bind up the moisture in the ash waste." TVA's McCracken said he was unaware of any new effort to further dry the dredged ash.
"We are not planning to do anything different," McCracken said.

Federal and state environmental regulators have been only minimally involved with disposal of the landfill wastewater. Even though coal ash contains toxic materials, it isn't considered hazardous waste. EPA officials late last year delayed a decision whether to propose reclassifying coal ash as hazardous. Doing so would limit where it could be sent for disposal, possibly increasing the projected $1.2 billion cleanup cost for TVA ratepayers and affecting the ability to recycle the ash into cement and building materials.

The Alabama Department of Environmental Management, which is paid $1 for each ton of the coal ash, monitors the landfill and has found no rules violations involving its excess water, spokesman Scott Hughes said. He said there are no restrictions on where the landfill sends the drained water, even to other states, as long as recipients have proper permits to treat it. In Demopolis, about 20 miles from Uniontown, officials failed to renew their wastewater treatment operating permit but the wastewater plant has continued receiving the landfill's drained fluids while operating under a special state order.

Hughes said Thursday that new orders propose additional monitoring of the wastewater at the landfill and allow Demopolis to accept it. If arsenic and other pollutant concentration levels meet standards, he said, there is no limit to how much landfill wastewater that Demopolis can take. He said Demopolis is the only treatment plant in Alabama currently taking the landfill wastewater. An attorney for the Demopolis wastewater system, Woodford "Woody" Dinning Jr., said the shipments are being tested on arrival.

David Ludder, Tallahassee, Fla.-based environmental attorney who represents Gibbs and other neighbors, said, "ADEM recovers a good bit of money off that coal ash. They get a fee for every ton of ash that gets disposed of there. EPA has a vested interest because they have to get the spill cleaned up in Tennessee and they can't do it without a place to put the ash."

Excerpts of article written by Bill Poovey of the Associated Press here: http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hJM1K4-QQjlGMxdTD0K7h3uWbo-AD9E8LRU00

Wednesday, December 9, 2009

Bientôt l'anniversaire du plus volumineux déversement aux États-Unis




22 décembre 2008: on apprenait que les parois d'un étang de sédimentation vient de rompre et des gallons d'eau mêlés à la cendre qui vient de la combustion du charbon pour faire de l'électricité ont envahi trois rivières et une partie des terrains avoisinants de la centrale thermique Kingston, au Tennessee. Plusieurs ont comparé ce désastre au Exxon Valdez qui a déversé son contenu pétrolier dans la mer et les côtes de l'Alaska.

Les trois rivières affectées, l'Emory, la Clinch et la Tennessee, ont reçu 2,66 million de livres de ce que contient ces cendres mêlées à l'eau: de l'arsenic, du barium, du chromium, du plomb, du selenium et du mercure. Un vaste chantier est en branle pour tenter de ramasser l'infect mélange et réhabiliter les rivières et leurs rives.

Le volume de polluants déversés dans la rivière Emory cette journée-là dépasse le montant total de polluants déversés dans tous les cours d'eau des États-Unis par toutes les centrales thermiques pour l'année au complet. 


Pour télécharger un vidéo qui nous montre le progrès du nettoyage du désastre, cliquez sur le lien suivant: http://152.85.42.31/Progress.wmv



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Soon, it will be the one year anniversary of the most voluminous pollution spill in the United States. On December 22th, 2008, we learned that walls of a settling pond gave way and water and fly ash from a coal burning plant rushed into 3 rivers and adjoining property. TVA's Kington plant disaster in Tennessee was compared to the Exxon Valdez disaster that poured its petroleum cargo in the sea and Alaska's shores.

The three rivers affected, the Emory, the Clinch and the Tennessee, received a total of 2.66 million pounds of toxic material like arsenic, barium, chromium, lead, selenium and mercury. It is estimated that more toxic material ended up in the Emory that day than all the pollution in all the rivers in the whole United States for the whole year.