Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Wednesday, June 27, 2012

SE BAIGNER À SES RISQUES ET PÉRILS

Photo: heartfeltmusic.org

C'est tellement pareil partout en Amérique du Nord, je ne sais pas si je dois m'en réconforter ou m'en désoler!

Je traduis ici un article sur la rivière Potomac, mais il pourrait tout aussi bien s'agir de la rivière Richelieu.

Des eaux souillées font qu'une longueur de la rivière Potomac est interdite aux baigneurs à Washington

C'est l'été. Il fait chaud. Et vous voulez vous rafraîchir. Si vous voulez vous baigner, vous pouvez aller vous saucer dans la Potomac River.

À moins que vous êtes au District (D.C.).

Dans ce cas-là, n'aller même pas vous baigner. Chaque pouce des 45 milles des cours d'eau du bassin versant de la rivière Potomac dans le District est tellement contaminé de bactéries venant des débordements d'égouts et d'autres polluants venant du ruissellement des eaux pluviales que la ville interdit la baignade. Si vous sauter à l'eau à n'importe quel endroit dans le District, ne soyez pas surpris de voir paraître la patrouille du port et vous ordonner de sortir de l'eau.

Alexandria ne vous veut pas dans l'eau non plus. Descendre dans la rivière Potomac pour se baigner de n'importe quel endroit public est une infraction aux règlements municipaux et peut vous mériter une amende. Si vous vous baignez à partir d'un terrain privé, vous êtes exemptés. Mais les autorités de Santé publique d'Alexandria vous déconseillent fortement d'y aller pour la même raison: la mauvaise qualité de l'eau.

Ailleurs, vous pouvez vous y saucer.

À moins qu'il y ait une pluie importante.

Dans ce cas-là, l'état du Maryland, qui a une juridiction en principe sur la rivière dans la région de Washington et gère les décisions des politiques, avise tous les baigneurs de se tenir loin de l'eau pour au moins 2 jours après la pluie. Les concentrations de bactéries dépassent souvent les normes tolérées après les pluies. Des avertissements dans les parcs de l'état du Maryland et les plages sont affichées sur les sites Web des départements de l'environnement, des ressources naturelles et de santé de l'état. Le département de santé de l'état de la Virginie a aussi un site Web qui présente des conseils et des références pour ceux qui veulent se baigner.

Sachant quand les conditions sont favorables à la baignade, ce n'est pas toujours évident, dit Clifford Mitchell, un directeur-adjoint du département de protection environnemental, santé et nourriture du ministère de la Santé et d'hygiène mentale du Maryland.

Quand la pluie lessive les huiles des véhicules, les engrais, les excréments d'animaux et les produits chimiques de la ville et des banlieues dans les cours d'eau, la consigne, c'est d'aller se baigner une autre journée.

"Nous encourageons le monde de ne pas aller à l'eau après les grosses pluies." dit Mitchell. Des bactéries sont dans l'eau et attendent un hôte. N'importe quelle plaie sur la peau, la plus petite coupure ou égratignure, est une porte grande ouverte pour laisser pénétrer une maladie.

Mitchell dit que les baigneurs devraient consulter le site Web de l'état des "plages en santé" pour les derniers avertissements.

"Il s'y trouve les sites où des floraisons persistantes d'algues et d'autres régions préoccupantes." dit Mitchell. Les algues vertes nourries par les polluants comme l'azote et le phosphore provoquent souvent des irritations cutanées, des vomissements et de la diarhée. De la rive, l'eau semble être couverte d'une épaisse couche de peinture verte.

Autrement, Mitchell et les autres experts vous disent d'y aller. À moins que l'un des systèmes d'égouts combinés opérés par DC Water dans le District ne déborde. Et à moins que la commission Washington Suburban Sanitary Commission, qui dessert les comtés de Montgomery et Prince George, ne soient pris avec des problèmes avec leurs pompes qui contrôlent les excédants d'eaux pluviales.

Pour résumer: Certaines infrastructures de DC ne suffisent pas pour accepter les pluies d'orage chargées de tout ce qui vient des éviers et des toilettes. Aussi, les stations de pompage de WSSC sont parfois débordées.

Plutôt que de permettre les eaux usées de remonter dans les cuisines et les toilettes des gens, DC Water relâche des eaux usées non traitées mélangées avec des eaux pluviales contaminées de produits chimiques dans les rivières Potomac et Anacostia, ainsi que Rock Creek.

Durant l'été, la commission Interstate Commission on the Potomac River Basin reçoit plusieurs appels par semaine de gens qui veulent savoir si l'eau à leur plage préférée est sécuritaire pour la baignade.

"À quelques exceptions près, nous sommes incapable de donner une réponse précise." lit-on sur le site Web de l'agence.

Alors, pour être sûr de votre coup, la commission vous conseille de:

Ne pas aller à l'eau les quelques jours après une pluie abondante. N'avalez pas l'eau. N'aller pas à l'eau si vous avez une coupure ou une plaie ouverte: c'est comme une porte patio pour les germes. Ne nagez pas dans la rivière si vous souffrez d'un système immunitaire affaibli ou si vous n'avez pas une bonne santé.

Et les baigneurs, n'oubliez pas de vous laver quand vous sortez de l'eau!
Photo: Linda Davidson

"Dirty water puts Washington’s stretch of the Potomac River off-limits to swimmers

It’s summer. It’s hot. And you want to cool off. If you’d like a swim, it’s okay to take a dip in the Potomac River.

Unless you’re in the District.

In that case, don’t ever swim. Every inch of the District’s 45 miles of Potomac watershed streams and rivers is so tainted with bacteria from sewer overflows and other pollutants from stormwater runoff that the city prohibits swimming. If you jump into the river from any spot in the District, don’t be surprised if the Harbor Patrol swings by and orders you out.

Alexandria doesn’t want you in the water, either. Entering the Potomac for swimming from any public location there is a violation of a city ordinance, and it can lead to a fine. Swimming off private land is okay. But Alexandria’s health officials strongly advise against it for the same reason the District does: bad water quality.

Elsewhere, you can wade in for a swim.

Unless it rains heavily.

In that case, Maryland, which has technical jurisdiction over the river in the Washington region and controls policy decisions, advises all bathers to stay out of the water for at least two days. Bacteria often exceed acceptable levels after rains. Warnings for Maryland state parks and beaches are posted on the Web sites of the state’s departments of the environment, natural resources and health. The Virginia Department of Health also has a Web site with tips and points of contact for swimming.

Knowing when conditions are right for swimming can get complicated, says Clifford Mitchell, assistant director for environmental health and food protection at Maryland’s Department of Health and Mental Hygiene.

When rains wash motor oil, fertilizers, animal waste and city and suburban chemicals into waterways, the rule of thumb for bathing is to pick another day.

“We encourage people to stay out of the water after heavy rains,” Mitchell says. Bacteria lurk in the water waiting for a host. Any opening in the skin, the smallest cut or scratch, is a welcome mat for disease.

Mitchell says swimmers should search the state’s “healthy beaches” site for safety updates.

“It will tell you where there are perpetual algae blooms and other areas of concern,” says Mitchell. Green algae fed by pollutants such as nitrogen and phosphorus often cause skin irritation, vomiting and diarrhea. From the shore, it looks like a coat of thick green paint.

Otherwise, Mitchell and other experts say, jump on in. That is, unless the combined sewers that DC Water operates in the District overflow. And unless the Washington Suburban Sanitary Commission, which serves Montgomery and Prince George’s counties, experiences a problem with the pumps that control excess storm water.

Long story short: Some of DC Water’s pipes are inadequate for handling storm water along with the stuff that goes down sinks and toilets. Likewise, WSSC’s pumping stations sometimes get overwhelmed.

Rather than allow a mess to bubble back up into kitchen and bathroom drains, DC Water releases untreated wastewater mixed with chemically laced storm water into the Potomac and Anacostia rivers and Rock Creek.

During the summer, the Interstate Commission on the Potomac River Basin can field several calls a week from people wanting to know if a favorite spot on the water is safe.

“With few exceptions, we are unable to provide a definitive answer,” the agency’s Web site says.

So just to be safe, the commission advises:

Don’t enter the water for several days after a big rainstorm. Don’t swallow water. Don’t get in if you have a cut or open sore: It’s like a patio door for germs. Don’t swim if you have an immunosuppressive disease or general poor health.

And, swimmers, don’t forget to wash when you get out."

Article written by Darryl Fears published in The Washington Post here: http://www.washingtonpost.com/national/health-science/dirty-water-puts-washingtons-stretch-of-the-potomac-river-off-limits-to-swimmers/2012/06/25/gJQAw3eW2V_story.html
Photo: Julie Fitzpatrick

Sunday, January 30, 2011

Eau potable - les traces de médicaments sont-ils un danger?



L'université de la Pennsylvanie s'est penché sur cette question épineuse: est-ce que les traces de médicaments dans notre eau potable posent un risque pour la santé humaine?

Certains médicaments sont consommés par tellement de gens que certaines personnes disent en riant qu'ils devraient être ajoutés à l'eau de l'aqueduc! Hé bien, ce n'est pas si drôle que çà, parce que c'est ce qui finit par arriver en bout de ligne. Des taux de concentrations décelables des médicaments les plus populaires ont été mesurés dans l'eau potable aux États-Unis et au Canada.

Le grand public a été sensibilisé à cette question après un reportage très médiatisé du Associated Press en 2008, mais les chercheurs le savent depuis des décennies: les médicaments que nous jetons ou ingérons aboutissent dans nos sources d'eau potable, selon Albert Jarrett, un professeur en génie biologique de Penn State.

"La technologie est tellement avancée que maintenant nous pouvons mesurer des choses dans notre eau que jusqu'à il n'y a pas si longtemps, nous ne pouvions pas détecter." dit Jarrett. "Il y a 10 ou 15 ans, nous étions satisfaits avec des parties par million; ensuite c'est devenu des parties par milliards. Maintenant, c'est parties par trillion."

Si ces traces minuscules de tout ces médicaments, des antibiotiques, des anti-ovulants, des pesticides et des plastiques se retrouvent dans notre café du matin, devrions-nous nous en inquiéter? Les scientifiques ne peuvent être sûrs de rien jusqu'à date, dit Jarrett, mais il croit qu'"il y a des preuves que nous devons nous en préoccuper." Il donne comme exemple la présence des chimiques imitateurs d'œstrogènes, appelés perturbateurs endocriniens, dans plusieurs des toxines de nos cours d'eau. Ces produits chimiques ont été associés avec des changements de la maturation sexuelle des poissons et d'autres créatures aquatiques. Par exemple, dans une étude scientifique par le United States Geological Survey, plus de 80% des achigans à petite bouche mâles dans les rivières Potomac et Shenandoah portaient des œufs.

Est-ce que l'apparition de poissons hermaphrodites est un signal d'avertissement pour dire aux humains que nous sommes à risque nous aussi?

Rachel A. Brennan, un prof en génie environnemental au Penn State, s'affaire à un travail de recherche pour trouver une méthode de traitement pour enlever les contaminants de la source d'eau potable. "C'est entendu qu'un humain adulte moyen n'a pas besoin de se préoccuper des effets venant des perturbateurs endocriniens dans l'eau" dit Brennan, mais nous avertit: "Les enfants en pleine croissance, par contre, pourraient être impactés, surtout quand ils sont encore dans l'utérus, car ils sont plus sensibles à ces types de contaminants."

Dans une fiche d'information préparée par le College of Agricultural Sciences du Penn State intitulé "Pharmaceutical Disposal and Water Quality", Jarret et son co-auteur J.A. Clark, on y lit: "Les aqueducs municipaux d'aujourd'hui et les systèmes de traitement d'eaux usées n'enlèvent pas activement ces chimiques de l'eau d'aqueduc et les eaux usées qu'ils traitent, bien qu'une partie importante de ces chimiques sont otés dans les procédés de traitement."

On s'entend habituellement pour dire que plus d'études de recherche sont nécessaires pour mieux connaître les effets, s'il y en a, des quantités de médicaments dans l'eau potable sur l'adulte moyen. Il y a 2 ans, par exemple, des participants dans le sommet Environmental Health Summit en Caroline du Nord en sont venus à la conclusion que "Malgré les préoccupations croissantes sur la présence de traces de pharmaceutiques dans l'eau potable, très peu de preuves sont disponibles pour constater des liens entre ces chimiques et les risques sur la santé humaine."

Brennan dit qu'elle aime dire à son auditoire qu'"Aux États-Unis, notre eau de robinet est très saine" et que c'est l'eau en bouteille qu'elle déconseille. Les composés chimiques dans le plastique peuvent migrer dans l'eau en bouteille, selon elle. De plus, dans bien des cas, l'eau en bouteille, c'est de l'eau de robinet mise en bouteille. Également, le transport, l'entreposage et la disposition des déchets associés à l'eau en bouteille en fait du gaspillage.

Alors si vous vous inquiéter pour ce que contient votre tasse de café, au moins aidez-vous vous-mêmes en vous assurant que le café est fait avec de l'eau d'aqueduc plutôt qu'avec de l'eau en bouteille, parce que celle-ci pourrait en réalité contenir plus de ces types de contaminants parce qu'elle a été en contact avec du plastique pendant si longtemps, nous avertit Brennan.

Le texte ci-haut est une traduction libre partielle d'un texte écrit par Dean A. Haycock, département de recherche à l'université Penn State, en Pennsylvanie
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"PSU Probing Question: Are Drugs in Our Water Harmful?

Some medications are so prevalent, people jokingly suggest they should be added to the water supply. OK, consider it done. Detectable levels of common pharmaceutical medications have been found in drinking water in the United States and Canada.

Public awareness of this issue spiked after a well-publicized 2008 Associated Press article, but researchers have known for decades that the drugs we throw away or put into our bodies wash out into the water supply, said Albert Jarrett, professor of biological engineering at Penn State.

“Technology has advanced so far that we can now detect things in our water that up until recently we were not able to detect,” Jarrett said. “Ten or 15 years ago, we were happy to talk about parts per million; then it became parts per billion. Now it has become parts per trillion.”

If there are minute traces of everything from antibiotics and birth control pills to pesticides and plastics lurking in your morning coffee, is that something you need to worry about? Scientists can’t say for sure yet, said Jarrett, but he believes “there is evidence we need to be concerned.” He cites, as an example, the presence of estrogen-mimicking chemicals, called endocrine disruptors, in many of the toxins in our waterways. These chemicals been linked to changes in the sexual development of fish and other water life. For instance, in a study by the United States Geological Survey, more than 80 percent of male smallmouth bass in the Potomac and Shenandoah rivers were found to be growing eggs.

Is the appearance of hermaphroditic fish an early warning that humans will soon be facing health dangers?

Rachel A. Brennan, assistant professor of environmental engineering at Penn State, is researching a method to help remove contaminants from the water supply. “It is now generally accepted that the average adult human does not have to worry for their own biological safety from endocrine disruptors in the water,” Brennan said. But, she cautioned, “The concern is that developing children, particularly those still in utero, are more susceptible to these kinds of contaminants.”

In a fact sheet released by Penn State’s College of Agricultural Sciences, “Pharmaceutical Disposal and Water Quality,” Jarrett and his co-author J. A. Clark, a Penn State extension educator in McKean County, Pennsylvania, write, “Today’s municipal water and wastewater treatment systems do not intentionally remove these chemicals from the water and wastewater they treat, although a considerable portion of these chemicals are removed in the treatment processes.”

It is generally acknowledged that more studies are needed to determine the effects, if any, the amount of drugs in drinking water may pose for the average adult. Two years ago, for example, participants in an Environmental Health Summit in North Carolina concluded that “Despite rising concerns about the presence of trace amounts of pharmaceuticals in drinking water, little evidence is currently available that associates these chemicals with adverse human health risks.”

Brennan said she always likes to tell her audiences, “In the United States, our tap water is very safe,” and that it is bottled water she recommends avoiding. Chemical compounds can leach out of plastic into bottled water, she said. Furthermore, bottled water is in many cases just bottled tap water. And the shipping, storage and disposal expenses associated with bottled water are wasteful.

So if you are worried about what’s in your coffee, at least help yourself by making sure it is made with tap, not bottled, water. The latter, Brennan warns, “may actually contain more of these types of contaminants because it has been exposed to plastic for so long.”"

Dean A. Haycock
Research/Penn State

published here: http://gantdaily.com/2011/01/23/psu-probing-question-are-drugs-in-our-water-harmful/

Tuesday, November 23, 2010

Fumier de poulet génère des poissons intersexuels

Photo: Hashime Murayama

Des expériences scientifiques en laboratoire ont confirmé que le fumier de poulet dans l'eau affecte le développement sexuel des poissons. Leur étude pourrait faire le lien entre les conditions qui entravent au sexe du poisson et le fumier de poulet qui est épandu sur les terres agricoles.

L'étude s'est penché sur l'achigan à grande bouche dans 6 lacs et étangs de la péninsule Delmarva au Maryland dans la région Eastern Shore depuis 2 ans. Des poissons mâles portaient des oeufs, selon les scientifiques de l'Université du Maryland. C'est la première fois que l'on rapporte des poissons intersexuels à cet endroit, bien que des chercheurs avaient trouvé la même chose il y a quelques années dans l'achigan à petite bouche dans la Potomac et ses tributaires, et tout récemment des achigans à petite bouche dans la rivière Susquehanna.

L'existence des poissons intersexuels est préoccupante, disent les scientifiques, parce qu'ils pourraient être des indicateurs de contaminants dans l'eau qui nuisent à leur croissance et leur reproduction. Le nombre et l'état des poissons intersexués trouvés dans Eastern Shore ne sont pas aussi graves que ceux du Potomac ou de la Susquehana selon les scientifiques, mais cela semble être chose répandue, du moins dans la population d'achigan à grande bouche dans les lacs et étangs de la péninsule: "Nous en avons trouvé dans tous les lacs où nous avons regardé." dit Daniel J. Fisher, le chercheur en chef "Nous avons trouvé des poissons intersexuels dans tous les lacs, et le pourcentage qui souffrait de la condition anormale allait de 33% à 100% des poissons prélevés."

Dans des tests en laboratoire à part, les chercheurs de l'U du M. disent qu'ils ont trouvé des alevins qui montraient des signes de problèmes sexuels et de croissance quand ils étaient mis en contact avec de l'eau contaminée avec des excréments de volaille. Avec l'aide de d'autres chercheurs, ils ont élevés 3 espèces de poissons en laboratoire pendant 3 semaines dans de l'eau dosée avec les stéroïdes sexuels produits par des poules femelles. Bien que 2 des espèces en ont très peu souffert, la troisième avait des changements dans leurs gonades, leurs organes sexuels, et les alevins étaient féménisés considérablement. Les stéroïdes ou hormones des tests en labo sont des hormones produits naturellement par les volailles et non pas venant des substances dans la moulée de ces animaux, mais ont été détectés dans les excréments des volailles ainsi que dans les ruisseaux après les pluies du printemps.

La litière des volailles, un mélange d'excréments et de bran de scie, est épandue sur les champs agricoles comme engrais. L'EPA a déjà dénoncé le ruissellement des engrais chimiques et des fumiers venant des champs agricoles comme la principale source majeure de polluants du Chesapeake Bay.

On s'inquiète d'ailleurs déjà que l'arsenic ajouté à la moulée des volailles par certains éleveurs pourrait provoquer les problèmes intersexuels des poissons. L'arsenic est utilisé pour contrôler les parasites dans la volaille et est seulement l'un des plusieurs produits chimiques trouvés à des basses concentrations dans certains cours d'eau que les scientifiques suspectent comme jouant un rôle de perturbateur endocrinien, pouvant nuire à la croissance, à la reproduction et à la résistance aux maladies.

Dans certaines rivières où l'on a constaté que les achigans à petite bouche intersexuels étaient présents souffraient aussi d'une baisse de la population dans le bassin versant de ces rivières. Les poissons intersexués semblent se trouver un peu partout aux États-Unis. Une étude l'an passé a constaté la présence de poissons mâles avec des oeufs dans leurs testicules dans 9 rivières au travers les É.-U. Ils sembles être surtout dans les rivières du sud-est, et surtout chez les achigans. On n'est pas sûr pourquoi les achigans sont particulièrement sujets à ce problème.

Les scientifiques se doutent que l'intersexualité chez les poissons est probablement liée aux contaminants dans les rivières, les ruisseaux et les lacs. Les chercheurs ont pu reproduire le problème chez les poissons en les mettant en contact avec des produits chimiques qui agissent comme des hormones et peuvent déranger la croissance de l'animal, sa capacité de se reproduire ou son système immunitaire. Parmis les contaminants les plus mis en doute sont les pesticides, les produits pharmaceutiques (médicaments), les produits de beauté et les excréments d'animaux. Ces produits se retrouvent tous dans les cours d'eau, bien que les chercheurs n'ont pas réussi à prouver un lien de cause à effet avec la condition d'intersexualité, les problèmes de reproduction ou la maladie chez le poisson.
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"Intersex fish found in Delmarva lakes
In lab studies, scientists also find fish affected by poultry waste in water

Scientists have found more intersex fish in Maryland, this time on the Eastern Shore, and their research suggests one possible source of the gender-bending condition could be the poultry manure that is widely used there to fertilize croplands.

Six lakes and ponds on the Delmarva Peninsula sampled over the past two years have yielded male largemouth bass carrying eggs, according to University of Maryland scientists. Those are the first intersex fish reported there, though researchers found the condition several years ago in smallmouth bass in the Potomac and its tributaries, and recently found it in smallmouth bass in the Susquehanna.

Intersex fish are a concern, scientists say, because they could be indicators of contaminants in the water, affecting their growth and reproduction.

The intersex condition in the Shore fish is not as severe as it is among fish from the Potomac or Susquehanna, the researchers said, but it appears to be widespread, at least in largemouth bass in the peninsula's lakes and ponds. "We find it in every lake that we look," said Daniel J. Fisher, senior research scientist at UM's Wye Research and Education Center in Queenstown. "We found fish with intersex in all of the lakes, and the percentage [with the condition] ranged from 33 percent of fish we sampled to 100 percent."

The Maryland lakes checked were Tuckahoe in Queen Anne's County and Smithville and Williston in Caroline County. In Delaware, Hearns Pond in Sussex County and Moores Lake and McColley Pond in Kent County were sampled. The sampling was performed under a grant from the U.S. Environmental Protection Agency.

In separate laboratory tests, the UM researchers said, they found the sex and development of certain juvenile fish were affected when exposed to water contaminated with poultry waste.

Working with other scientists, the UM researchers kept three species of laboratory fish — fathead minnows, sheepshead minnows and mummichogs — for three weeks in water dosed with the sex steroids produced by female chickens. While two of the species showed little or no effect, fathead minnows displayed changes in their gonads, or sex organs, and larval minnows experienced "pronounced feminization." Assistant research scientist Lance T. Yonkos, Fisher and other colleagues reported their findings in October's Environmental Toxicology and Chemistry journal.

Fisher stressed that the steroids or hormones used in the lab tests were produced by the chickens naturally and were not substances fed to the animals. "We've actually measured those hormones in waste material," Fisher said. The substances have been detected in Delmarva streams after spring rains, he said.

Roughly 600 million chickens are raised annually on the Delmarva Peninsula. Estimates of the waste generated by them vary, from 600,000 tons to 1 million tons or more. Much of that poultry "litter," chicken manure mixed with wood shavings, is spread on croplands as fertilizer. The EPA has identified runoff of chemical fertilizer and manure from farm fields as a major source of the pollutants fouling the Chesapeake Bay.

Concerns have been raised about the possibility that arsenic added to chicken feed by some growers could trigger such intersex conditions in fish. Arsenic, used to control parasites in chickens, is just one of a variety of chemicals found at low levels in some waters that scientists say can act as an endocrine disruptor, potentially interfering with growth, reproduction and disease resistance. Environmental activists this week declared they would renew efforts to get Maryland lawmakers to ban the use of arsenic in chicken feed in the state.

But Fisher and Yonkos said they haven't detected arsenic in runoff from manure-fertilized farm fields they sampled, and they've only picked up the toxic chemical in one batch of poultry litter they sampled directly. Yonkos noted that the poultry manure they've used in their research has come mainly from growers raising chickens for Perdue Farms. The Salisbury-based poultry company has said it stopped adding arsenic-containing roxarsone to its birds' feed several years ago.

William Satterfield, executive director of Delmarva Poultry Industry Inc., representing many of the more than 1,600 growers on the peninsula, said the laboratory setup under which fish were exposed to poultry-waste hormones "seems extreme and not representative of real-world conditions. The levels being used by the researchers seem unrealistically high." Fisher said the levels of hormones to which fish were exposed were similar to what researchers have measured in runoff from fields. But he acknowledged that the lab tests may not mirror water-quality conditions fish experience in the wild, where pollution may come in pulses and not remain constant for three weeks at a time. That's why, he added in an email, "We now are going to streams and lakes in the 'real' world outside the lab to see if we see anything happening there."

Don Cosden, assistant fisheries director with the Maryland Department of Natural Resources, said the finding of intersex largemouth bass on the Shore was "a little surprising," since the condition had seemed limited mainly to smallmouth bass in the Potomac and Susquehanna watersheds. Cosden said largemouth and smallmouth bass populations declined in Shore rivers several years ago after drought made the water saltier, forcing the fresh-water fish farther upstream. There'd been no reports of die-offs or illness — until lately, when officials discovered a virus particular to largemouth bass in rivers on the Shore and in the Potomac. The UM researchers did check some Shore streams, Yonkos said, but didn't find many intersex fish. Then again, he said, they didn't find that many male largemouth bass.

Roger Tragesar, president of the Maryland Bass Federation, said his group's members are concerned about reports of intersex bass, but still unclear what if anything they may mean to the health or abundance of the fish. "I don't think we're flip-flopping or losing a lot of sleep over it just yet," Tragesar said, "but we certainly want people to stay focused on it and do everything they can to determine why this is happening." Intersex smallmouth bass were first detected by accident in the Potomac River seven years ago as scientists were investigating fish kills and lesions there. The same intersex condition turned up subsequently in fish in the South Branch of the Potomac, the Shenandoah and the Monacacy.

Vicki S. Blazer, a U.S. Geological Survey scientist who found those intersex fish, this year found the trait in smallmouth bass caught in the Susquehanna River and in the Juniata River. Biologists had noted a drop in young smallmouth bass in that watershed in recent years. Intersex fish appear to be fairly widespread, though. A U.S. Geological Survey study published last year found male fish with eggs in their testes in nine rivers nationwide. The trait was most common in the Southeast, and particularly in bass. "The largemouth and smallmouth bass do seem to be more prone to the condition," said Jo Ellen Hinck, lead author of that study. "But we're not sure why. We do not know what is causing it."

Scientists suspect that the intersex fish may be linked to contaminants found in rivers, streams and lakes. Researchers have been able to induce the condition in fish by exposing them to a wide variety of chemicals or mixtures that act like hormones and can disrupt an animal's development, reproduction or immune system. Among the suspected contaminants are pesticides, pharmaceuticals, personal care products and animal waste. They have all been widely found in water ways, though researchers have yet to prove any connection with the intersex condition, reproductive problems or illness in fish."

Excerpts from article written by Timothy B. Wheeler from The Baltimore Sun published here:
http://www.baltimoresun.com/features/green/bs-gr-intersex-fish-shore-20101111,0,4527836.story

Also in Nature, chemicals in wastewater affect fish: http://www.nature.com/news/2010/101112/full/news.2010.607.html

One has to wonder if these same chemicals affect human reproduction, and would there be a link with people having problems falling pregnant, or the low sperm count in modern man?

Friday, October 8, 2010

Un barrage défonce, des lacs disparaissent du jour au lendemain

Photo: Tracy A. Woodward

En Virginie, on savait que le barrage était sur le point de céder, mais la complexité du dossier faisait que l'on remettait toujours à plus tard les mesures nécessaires pour prendre une décision et agir. Il en résulte qu'au moins 2 lacs artificiels autour duquels des développements domiciliaires profitaient de l'attrait naturel de tels lieux se retrouvent maintenant pris avec des trous presque vidés d'eau et plein de faune et de flore en état de putréfaction.

Pendant les pluies abondantes du 30 septembre, un barrage que les autorités savait être en état avancé de dégradation a finalement cédé, laissant les 2 plus grands des 5 lacs artificiels vidés de leur eau. Ces trous étaient originalement des carrières de gravel remplis d'eau, créant des milieux humides et des étangs dans les années 1960 et appréciés par les banlieusards, devenant un endroit pour reprendre contact avec la nature.

L'organisme des parcs du comté avait acheté les lacs Kingstowne en 2002 et prévoyait se servir de l'endroit pour contrôler l'érosion, tout en sachant que des investissements importants devraient être injectés pour entretenir le barrage. "Nous savions que cela arriverait. La question était "quand?". Mais c'est un gâchis, pas de doute, et ce que nous allons en faire sera discuté longuement" dit le superviseur Jeff C. McKay: "Il n'y a pas de solution miracle. S'il y en avait une, nous l'aurions fait il y a longtemps." McKay dit que les lacs sont connectés par le tributaire Dogue Creek à la rivière Potomac et est bien intégré au voisinage habité.

Le comté avait planifié une étude en impacts environnementaux sur l'écosystème des lacs et la façon de la soutenir dans un avenir plus ou moins lointain. Les autorités du comté ajoutent que l'EPA avait donné son consentement au nettoyage de l'endroit après une dispute légale: les lacs sont pleins de sédiments. Ce n'est pas clair comment l'entente fédérale pourra être mise en application.

Les autorités et les consultants environnementaux s'affairent à trouver une vocation aux étangs vidés. On songe à planter des herbacées et des arbrissons pour accélerer le rétablissement de l'endroit et diminuer les odeurs de décomposition endurées par la communauté riveraine de plus de 5,300 maisons.

Les lacs faisaient parti du bassin versant du Dogue Creek Watershed, une région de 20 milles carrés protégée par le comté et le fédéral. Les estimés pour renforcir le barrage et aménager un bassin de rétention parlaient de plusieurs millions de dollars.

Il n'y a pas eu de maisons ou de sentiers endommagés, mais les dommages environnementaux sont importantes. Mardi après-midi (5 octobre 2010), des cadavres de rats musqués et de poissons sur les anciennes rives des lacs, et l'air puait. "L'eau est partie. Nous devons maintenant décider de ce que nous allons faire de l'endroit parce qu'il ne se rétabliera pas tout seul." confirme James W. Patteson, le directeur des travaux publics de Fairfax. Les résidents de la région aimeraient que les lacs soient restaurés.

WOW! C'est du déjà vu all over again! Impossible de ne pas faire le lien avec le barrage de l'ancienne centrale hydro-électrique abandonnée dans le milieu de la rivière Richelieu à Richelieu. Elle fonctionnait quand j'étais petite. Puis elle a arrêté de faire de l'électricité et servait d'entrepôt pour du bran de scie. On l'a ensuite démolie. Plusieurs personnes se sont blessées dans les trous laissés béants qu'étaient les tunnels d'alimentation et d'évacuation des eaux qui faisaient tourner les turbines. Après beaucoup de pressions, Hydro-Québec s'est enfin décidé de remplir les trous, d'égaliser les murets et couvrir le tout de ciment.

C'est ce que nous avons à vivre avec maintenant. La Municipalité de Richelieu avait pour un bout de temps un projet admirable, une Promenade Historique généreusement subventionnée, sérieusement évaluée et étudiée, que la population a finalement refusée à cause de langues malveillantes ou jalouses qui ont tordues les faits. Ce qui nous laisse avec un site merveilleux qui pourrait nous laisser vivre et admirer la rivière, mais qui est "off limits", clôturé et cadenassé. L'été, l'endroit attire les gens qui voudraient se baigner, mais une agence de sécurité et un corps de police harcelés harcèlent à leur tour les baigneurs. Une injustice injustifiable!

C'est si facile de couler du béton dans une rivière. C'est si difficile après de réparer les pots cassés, de remettre les cours d'eau dans leur état originel, de restaurer ce qui a été détruit, de redonner ce qui a été enlevé.
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"Drained of water, and of life

During the heavy rains that drenched the Washington region Thursday (September 30 2010) , Kingstowne Park dam in Fairfax County's Alexandria section failed (Virginia). It was a quick and quiet death, but the environmental impact has been devastating: The two largest lakes are nearly empty, leaving migratory birds, turtles and fish dead or swimming fruitlessly in evaporating puddles.

Fairfax County officials had known for years that the eroding dam would eventually fail, leaving at least some of Kingstowne's five man-made lakes barren. Once used for industrial gravel-pit operations, the marshlands and swamps were created in the 1960s in a remote corner of Northern Virginia. It had become a scenic refuge from the bevy of traffic-clogged roadways and neighboring strip malls. For Kingstowne's residents, the lake was an attractive draw - a suburban oasis full of small minnows and bluegills and the occasional beaver and muskrat.

The Fairfax County Park Authority and the Board of Supervisors acquired the Kingstowne Lakes in 2002 from the original developer, said James W. Patteson, Fairfax's director of public works and environmental services, and planned to conserve the area through erosion control. But it was clear that without a significant cash infusion, the dam wouldn't hold forever, officials said.

"We knew this would happen. The question was when, not if. But it's definitely a mess, and what we do about it is going to be a long-term discussion," said Fairfax Supervisor Jeff C. McKay (D-Lee), who moved to the Kingstowne neighborhood a year and a half ago. "There's no easy fix; otherwise, we would have done something a long time ago." McKay said the lakes, which were connected through the Dogue Creek tributary to the Potomac River, were "intertwined" with the Kingstowne neighborhood.

The county had planned to do environmental impact studies on the lakes' ecosystem, and how to sustain it, at some future date. Fairfax County officials noted that the Environmental Protection Agency had a consent decree on the watershed area, meaning the site was in the process of being cleaned up following a legal dispute. Patteson said one of the issues was an overabundance of silt in the lakes. It was unclear Tuesday how that federal agreement might be resolved.

Patteson said officials and environmental consultants are now trying to figure out what to do with the empty ponds. Possibilities include planting grass and shrubbery to spruce up the lifeless area and reduce the odor of wet and decomposing organic material for the residents of the Kingstowne Residential Owners Corp. The community, about 12 miles outside the District, is one of the region's largest subdivisions, with more than 5,300 homes.

The lakes were part of the Dogue Creek Watershed, a 20-square-mile area protected by county and federal statutes. Cost estimates to bolster the dam and build a nearby retention basin ran into the millions, according to Fairfax County planning documents.

No damage to homes or trails has been reported, Patteson said, but the environmental damage is significant. On Tuesday afternoon, dead muskrats and fish could be spotted on what was the lakes' shorelines, and the air was pungent. "The water is gone. We now have to look at what we're going to do with the space because it's not coming back," Patteson said. But residents want the Kingstowne Lakes restored. "We don't want to let nature take it," Lampela said."

Excerpts from article written by Derek Kravitz published in The Washington Post here: http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/05/AR2010100506195.html

It's so typical, and just like what is happening to the abandoned hydro-electric dam in Richelieu! Dams are built, abandoned and forgotten. Nobody wants to take charge to either restore them, or make them a useful and beautiful part of our community. Nobody wants to spend a penny on them until it's too late. What a shame!

Sunday, May 9, 2010

Les rivières se réchauffent


Une étude qui sera publiée bientôt dans la revue Frontiers of the Ecology and the Environment a constaté que le réchauffement climatique et l'urbanisation ensemble contribuent au réchauffement des rivières des États-Unis. L'étude nomme 20 cours d'eau qui connaissent une augmentation appréciable de température de leur eau, comme le Colorado, la Potomac et l'Hudson, mais la rivière qui augmente le plus rapidement est le fleuve Delaware. Les rivières en milieu urbain connaissent les hausses les plus élevées: les villes tendent à être des puits de chaleur à cause des pavages et des bâtiments.

Les chercheurs ont comparé des données d'il y a 50 à 90 ans, et constatent que la température de l'eau moyenne augmente de 0,02 à 0,14 degrés (F) par année. Pourquoi s'en inquiéter? Les eaux plus chaudes ont une biodiversité moins riche que les cours d'eau plus froids, ce qui impacte la population des poissons et l'eau plus chaude peu enclencher un bloom d'espèces exotiques comme les algues. Ces deux effets impactent la pêche. La température de l'eau plus élevée peut aussi impacter les niveaux de toxicité de l'eau, ce qui peut être un problème pour tout eau de surface qui sert de source d'eau potable.

Il existe des moyens de diminuer les hausses de température, des adaptations que les humains peuvent s'imposer pour ralentir ou diminuer leur impact sur la température et la qualité de l'eau. Planter des arbres pour jeter de l'ombre sur les plans d'eau et les bâtiments en serait un. Insister sur le recyclage des eaux usées pour réduire les prélèvements d'eau des sources naturelles qui baissent leur volume d'écoulement et par le fait même augmentent leur température en serait un autre. Encourager les bâtiments "verts", faire la plantation de toits verts, et même verdir les murs des bâtisses pour baisser la température ambiante est une autre option.

Il serait surtout important de réduire nos émissions de gaz à effet de serre qui accélèrent les changements climatiques. Les scientifiques et les politiciens doivent travailler ensemble pour développer des stratégies pour protéger le Delaware et les autres sources importantes d'eau.

L'étude des rivières est un outil important afin de concevoir des stratégies pour protéger l'eau potable saine et propre et des cours d'eau féconds pour des années à venir.Mom and I liked it when the water was cool!

"Address our warming river

The latest climate change evidence is local. American rivers, including the Delaware, are warming. The consequences could affect the quality of the drinking water, fishing and other assets this scenic waterway provides to millions of people. Urban areas tend to be heat collectors because of the masses of pavement and buildings, whose "heat island" effect reaches neighboring waterways.

Researchers found that the temperature in the Delaware is experiencing the fastest rise among 20 major streams and rivers, including the Colorado, Potomac and Hudson, that are warming at statistically significant rates. Waterways in urban areas show the highest temperature increases. The study, to be published in the scientific journal Frontiers of the Ecology and the Environment, suggests that rising air temperatures and high levels of urbanization are driving the water temperature increases, lead author Sujay Kaushal of the University of Maryland's Center for Environmental Science said.

Researchers compared data as far back as 50 to 90 years, finding the annual mean water temperature increase is between 0.02 to 0.14 degrees per year. The Delaware showed the most rapid rate of increase as measured near Chester, Pa., a densely populated area just outside Philadelphia.

Why does it matter? Warmer waters have less aquatic biodiversity than cold-water streams, affecting fish populations, and warmer temperatures can trigger the growth of invasive species such as algae. Both can affect fishing. Warmer temperatures can also affect water toxicity levels, an issue in any body of water used for drinking.

There may be ways to mitigate the temperature increases, adaptations that humans can make to slow or reduce their impact on water quality and temperature. Planting trees to shade streams and buildings would be one approach. Stepping up wastewater recycling could help reduce clean-water withdrawals from streams that, by lowering water flow, result in higher temperatures. Encouraging more "green" buildings, planting roofs and even sides of buildings to lower building and ambient temperatures, is another possibility.

Most important is to reduce the greenhouse gas emissions that are driving widespread climate change. Scientists and politicians must work together to develop strategies that will protect the free-flowing Delaware and other important water resources.

The river study is an important tool as the United States, with its growing human population, devises strategies for ensuring clean drinking water and healthy, productive streams well into the future."

Excerpts from editorial published in Pocono Record of Pennsylvania here: http://www.poconorecord.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100418/NEWS04/4180303