Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Sunday, May 27, 2012

Gaz de schiste - le débat émerge aussi au Delaware

Photo: William Bretzger
Chambers Works, l'usine de DuPont à Deepwater, au New Jersey
Une nouvelle sur la fracturation est préoccupante

En 2009 et 2010, la rivière Delaware près de Wilmington a eu un avant-goût des déchets générés par la méthode controversée qu'est la fracturation hydraulique pour extraire le gaz du schiste.

Quelques 1,4 millions de gallons d'eaux usées partiellement traitées accumulées après des fracturations hydrauliques faites dans des puits forés hors du bassin versant de la rivière Delaware ont été traités davantage et déversés ensuite dans les eaux de la Delaware sur le site industriel de DuPont, plus spécifiquement de son usine de traitement d'eaux usées située à Deepwater, au New Jersey, près du pont Delaware Memorial Bridge.

Les régulateurs en ont appris la nouvelle quand ils ont été rejoint par les journalistes du The News Journal à la mi-mai qui leurs ont appris que ces eaux de forages ont été acceptées par l'usine de DuPont pour se faire traiter, pour ensuite sortir d'un tuyau déversoir dans la rivière sur la rive du côté de Delaware, l'autre côté de la ligne frontalière entre les deux états.

Certains groupes environnementaux ont qualifié l'incident de DuPont comme étant un jeu de cache-cache qui fournit la preuve que le Delaware est directement impliqué dans la lutte entre les états sur les règlements qui encadrent la fracturation hydraulique, même si les couches de schiste du Marcellus qui contiennent du gaz sont bien loin au nord et à l'ouest des bassins versants qui fournissent l'eau potable à la partie nordique du Delaware.

"Les eaux usées sont un important problème, et il y a un niveau élevé d'inquiétude quand il s'agit de forages gaziers dans le bassin versant de la rivière Delaware parce que nous avons des installations comme celles de DuPont qui voudront empocher l'argent, et cela veut dire que des eaux usées viendront du Delaware ou juste en amont." dit Maya van Rossum, la directrice de l'ONG Delaware Riverkeeper Network.

Rick Straitman, un porte-parole officiel de DuPont, a dit que Deepwater a recçu des eaux usées des puits gaziers pour se faire traiter seulement après qu'elles aient été mélangées avec d'autres déchets liquides traités partiellement reçues par camions-citernes venant d'un transporteur de déchets dangereux du nord de Philadelphia.

Straitman a ajouté que DuPont a cessé de faire des affaires en traitement de déchets industriels à Deepwater le 30 mars et maintenant opère l'usine pour traiter les déchets chimiques de Chambers Works. Il a dirigé les questions sur le pré-traitement et les mélanges de déchets gaziers avec d'autres liquides vers une compagnie de la Pennsylvanie appelée PSC Industrial Services, et a ajouté que DuPont n'a pas pris de décision finale au sujet des traitements des eaux usées de fracturation dans l'avenir.
Photo: rachelOlsen.com

"Debate seeps into Del.
Fracking discovery stirs concern

In 2009 and 2010, the Delaware River near Wilmington got a little-noticed early taste of the waste left behind by the controversial natural gas drilling method called fracking.

Some 1.4 million gallons of partially treated wastewater collected from hydraulic fracturing, or fracking, wells outside the Delaware River basin were further processed and flushed into Delaware waters through the commercial side of DuPont Co.’s big wastewater plant in Deepwater, N.J., near the foot of the Delaware Memorial Bridge.

Delaware regulators only learned when contacted by The News Journal last week (mid-May 2012) that this drilling wastewater passed through DuPont’s plant for treatment, exiting from a discharge pipe under the river on Delaware’s side of the state line.

Some environmental groups have branded the DuPont incident a chemical shell game that proves Delaware has a direct stake in an interstate fight over fracking regulations, even though the nearest gas-bearing layers of Marcellus Shale are well north and west of watersheds that provide northern Delaware’s drinking water.

“Wastewater is a big issue, and there’s a heightened level of concern about gas drilling in the Delaware River Basin because you have facilities like DuPont that will want to take it for the money, and that means water coming down and around Delaware and Delaware water or just upstream,” said Maya van Rossum, who directs the Delaware Riverkeeper Network.

DuPont official Rick Straitman said last week that Deepwater received gas well wastewater for treatment only after it was mixed with other, partially treated liquid wastes shipped in by a hazardous-materials handler north of Philadelphia.

Straitman added that DuPont discontinued its industrial treatment-for-hire business in Deepwater on March 30 and now operates the plant only for Chambers Works chemical plant wastes. He referred questions about pretreatment and mingling of gas wastes with other liquids to the Pennsylvania company, PSC Industrial Services, but also said that DuPont “has made no business decisions” about future treatment of hydraulic fracturing wastewater."

Link: http://www.delawareonline.com/article/20120519/NEWS/305190063/Debate-seeps-into-Del-

Friday, December 10, 2010

Gaz de schiste - l'exploration et les puits verticaux sont aussi risqués



Au-delà de la fracturation, des experts se questionnent sur l'innocuité des puits exploratoires et des forages verticaux.

Pour plus de 2 ans, le débat sur le forage à la quête du gaz naturel s'est concentré surtout sur la fracturation hydraulique dans les puits horizontaux. Mais un témoignage d'experts qui sera présenté à une audience gouvernementale le mois prochain (janvier 2011) met en doute ce que l'on prenait pour acquis tant qu'à la sûreté des forages verticaux en profondeur et les puits exploratoires qui surviennent dans plusieurs états avvec très peu de surveillance légale.

L'audience adminstrative est initiée par le Delaware River Basin Commission (un peu comme un organisme de bassin versant), une agence fédérale qui règlemente une panoplie d'activités terrestres et aquatiques en Pennsylvanie, dans l'état de New York, le New Jersey et le Delaware. Un sujet qui sera débattu est le fait que la commission ait rendu public en juin 2010 que les compagnies qui font des forages exploratoires, les forages qui sont faits pour déterminer si il y a en effet la présence de gaz, doivent obtenir un permis de l'agence avant de forer dans son territoire, et si oui ou non les 11 puits exploratoires en Pennsylvanie qui ont déjà été approuvés devraient être exclus de la règlementation.

La commission tient rarement des audiences, et le progrès de celle-ci est suivi de près par l'industrie et les défendeurs de l'environnement à cause des effets possibles sur le boom gazier dans la formation Marcellus qui se trouve sous la majorité du territoire du bassin versant.

La décision de la commission de règlementer les puits d'exploration est contestée par la Northern Wayne County Property Owner's Alliance avec les compagnies de forage Hess Corp. et Newfield Exploration Co. La contestation pour l'exemption des 11 puits déjà approuvés vient de 2 organismes environnementaux, le Damascus Citizens for Sustainability Inc. et le Delaware Riverkeeper Network avec le comté de Nosckamixon de la Pennsylvanie où est situé l'un des puits.

La Commission a refusé de fournir aucun des témoignages qui ont été soumis pour l'audience sans une demande d'accès à l'information. ProPublica a déposé cette demande, mais en attendant, les organisations environnementaux ont rendu disponible les rapports qu'ils ont soumis à l'audience, ainsi que les rapports que la commission a présentés en son propre nom. Aucun des autres partis impliqués dans l'audience n'a répondu à notre demande de commentaires ou fournir à ProPublica les rapports de leurs experts ou d'autres documents reliés au dossier.

Les rapports de la commission affirment que les puits creusés de 7,000 à 8,000 pieds pour atteindre la formation Marcellus créent des passages qui pourraient laisser passer des contaminants qui pourraient se déplacer dans les eaux souterraines et de surface. Les puits exploratoires ont le potentiel de nuire aux espèces menacées dans le bassin versant de la rivière.

Les rapports soumis par les 2 organisations environnementales affirment que bien que ces puits exploratoires sont soumis à moins de surveillance règlementaire, ils pourraient être plus dangereux que les puits d'exploitation parce que les risques venant des forages dans une région exploratoire sont par définition inconnus. Les produits chimiques sont utilisés dans le procédé de forage d'un puit exploratoire, et le risque que ces chimiques se déplacent dans l'eau souterraine dans le bassin versant de la rivière Delaware est accru à cause de l'activité sismique naturelle dans la région. Les 11 puits litigieux ne rencontrent pas les critères des puits exploratoires. La documentation indique que certains de ces puits ne seront pas seulement utilisés seulement pour receuillir des donnés mais pour la production gazière, ce qui détourne partiellement le procédé règlementaire applicable sur les puits d'exploitation. Les lois pour les compagnies de pétrole et de gaz en ce qui a trait à l'érosion en Pennsylvanie, la sédimentation et les eaux pluviales demandent moins de surveillane que n'importe quelle autre activité industrielle dans l'état.

Les démarches pour obtenir un permis du département de protection environnemental de l'état de la Pennsylvanie, Pennsylvania Department of Environmental Protection, les instructions en construction et les plans d'urgences sont insuffisants pour réduire les facteurs de risque venant des puits d'exploration. N'importe quelle activité de forage, vertical ou horizontal, qui a lieu dans des formations de shale est risquée pour la santé humaine et l'environnement.

Les rapports pour la commission ont été écrit par le biologiste Robert M. Anderson, l'écologiste Danielle A. Kreeger, les ingénieurs en produits pétroliers Peter M. Demicco et Susan L. Harvey, le scientifique en environnement Glenn C. Miller, l'ingénieur Emmett M. Owens, le géologiste Paul A. Rubin et le toxicologiste médical Daniel T. Teitelbaum.

Edward N. Cahn, un ex juge fédéral, a été nommé par la commission Delaware River Basin Commission à la présidence de l'audience de janvier. Le juge Cahn va présenter ses recommendations à la commission qui votera sur celles-ci à une rencontre publique subséquente.
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"Beyond Fracking: Experts Challenge Safety of Exploratory Wells, Vertical Drilling

For more than two years, the natural gas drilling debate has focused primarily on the use of hydraulic fracturing in horizontal wells. But expert testimony submitted for a government hearing next month (January 2011) challenges long-held assumptions about the safety of deep vertical drilling and exploratory wells, which operate in many states with limited regulatory oversight.

The administrative hearing will be held by the Delaware River Basin Commission, a federal agency that regulates a variety of water and land activities in Pennsylvania, New York, New Jersey and Delaware. At issue is the commission’s June 2010 determination that companies that drill exploratory wells—wells that are drilled to test theories about where gas might be found—must obtain the agency’s approval before drilling within its jurisdiction, and whether or not 11 exploratory wells in Pennsylvania that have already been approved should be exempt from the regulation.

The commission rarely holds hearings, and the progress of this one is being followed closely by industry and environmental advocates because of its implications for the drilling boom in the gas-rich Marcellus Shale rock formation, which underlies much of the basin.

The commission’s decision to regulate exploratory wells is being challenged by the Northern Wayne County Property Owner’s Alliance, with drilling companies Hess Corp. and Newfield Exploration Co. joining as interested parties. Challenging the exemption of the 11 approved wells are two environmental organizations, Damascus Citizens for Sustainability Inc. and the Delaware Riverkeeper Network, along with Nockamixon (Pa.) township, where one of the wells is located.

The Commission refused to supply any of the testimony that has been submitted for the hearing without a Freedom of Information Act Request. ProPublica filed that request, but in the meantime the environmental organizations provided the reports they submitted, as well as the reports the commission submitted on its own behalf. None of the other parties involved in the hearing responded to requests to comment or to provide ProPublica their expert reports or other relevant documents.

The commission’s reports assert that:

Wells drilled 7,000 to 8,000 feet to reach the Marcellus formation create pathways through which naturally-occurring contaminants can potentially migrate into ground and surface water

Natural gas exploratory wells have the potential to harm endangered species in the river basin

The reports submitted by the two environmental organizations assert that:

Although they receive less regulatory review, exploration wells can be more dangerous than production wells because the drilling hazards in an exploration area are by definition unknown

Hazardous chemicals are used in the exploratory well construction process, and the risk of those chemicals moving into groundwater in the Delaware River Basin is exacerbated because of natural seismic activity in the area

The 11 wells in question do not meet the criteria for exploratory wells. Documentation indicates that some of these wells will be used not just for gathering data but for gas production, which circumvents part of the regulatory process required for production wells

Pennsylvania’s erosion, sedimentation, and storm water regulations for gas and oil companies require far less oversight than any other industrial activity in the state

The Pennsylvania Department of Environmental Protection’s permit process, construction guidelines and emergency preparedness plans are insufficient to mitigate the risk factors posed by exploratory wells

Any drilling activities, vertical or horizontal, that take place in shale rock formations pose significant risks to human health and the environment

The commission’s reports were written by fish and wildlife biologist Robert M. Anderson, ecologist Danielle A. Kreeger, petroleum engineer Patrick M. O’Dell, biologist Erik Silldorf, ecologist John K. Jackson, ecologist Bernard W. Sweeney and public health researcher Conrad Daniel Volz.

The environmental organizations’ reports were written by engineer Michele E Adams, chemist Ronald E. Bishop, civil engineer Peter M. Demicco, petroleum engineer Susan L. Harvey, environmental scientist Glenn C. Miller, engineer Emmett M. Owens, geologist Paul A. Rubin, and medical toxicologist Daniel T. Teitelbaum.

Edward N. Cahn, a former federal judge, has been appointed by the Delaware River Basin Commission to preside over the January hearing. Cahn will submit his recommendations to the commission, which will vote on them at a future public meeting."

Excerpts from article written by Marie C. Baca published by ProPublica here: http://www.propublica.org/article/beyond-fracking-experts-challenge-safety-of-exploratory-wells-vertical-dril

The Governement of Quebec and the gas industry keep telling us not to worry, that for now, all they are doing is exploratory drilling and that has nothing to do with extracting and producing gas. This article is the proof that citizens have doubted the good faith of the governement and the gas industry and have been right and have good reason to suspect foul play.

Sunday, May 9, 2010

Les rivières se réchauffent


Une étude qui sera publiée bientôt dans la revue Frontiers of the Ecology and the Environment a constaté que le réchauffement climatique et l'urbanisation ensemble contribuent au réchauffement des rivières des États-Unis. L'étude nomme 20 cours d'eau qui connaissent une augmentation appréciable de température de leur eau, comme le Colorado, la Potomac et l'Hudson, mais la rivière qui augmente le plus rapidement est le fleuve Delaware. Les rivières en milieu urbain connaissent les hausses les plus élevées: les villes tendent à être des puits de chaleur à cause des pavages et des bâtiments.

Les chercheurs ont comparé des données d'il y a 50 à 90 ans, et constatent que la température de l'eau moyenne augmente de 0,02 à 0,14 degrés (F) par année. Pourquoi s'en inquiéter? Les eaux plus chaudes ont une biodiversité moins riche que les cours d'eau plus froids, ce qui impacte la population des poissons et l'eau plus chaude peu enclencher un bloom d'espèces exotiques comme les algues. Ces deux effets impactent la pêche. La température de l'eau plus élevée peut aussi impacter les niveaux de toxicité de l'eau, ce qui peut être un problème pour tout eau de surface qui sert de source d'eau potable.

Il existe des moyens de diminuer les hausses de température, des adaptations que les humains peuvent s'imposer pour ralentir ou diminuer leur impact sur la température et la qualité de l'eau. Planter des arbres pour jeter de l'ombre sur les plans d'eau et les bâtiments en serait un. Insister sur le recyclage des eaux usées pour réduire les prélèvements d'eau des sources naturelles qui baissent leur volume d'écoulement et par le fait même augmentent leur température en serait un autre. Encourager les bâtiments "verts", faire la plantation de toits verts, et même verdir les murs des bâtisses pour baisser la température ambiante est une autre option.

Il serait surtout important de réduire nos émissions de gaz à effet de serre qui accélèrent les changements climatiques. Les scientifiques et les politiciens doivent travailler ensemble pour développer des stratégies pour protéger le Delaware et les autres sources importantes d'eau.

L'étude des rivières est un outil important afin de concevoir des stratégies pour protéger l'eau potable saine et propre et des cours d'eau féconds pour des années à venir.Mom and I liked it when the water was cool!

"Address our warming river

The latest climate change evidence is local. American rivers, including the Delaware, are warming. The consequences could affect the quality of the drinking water, fishing and other assets this scenic waterway provides to millions of people. Urban areas tend to be heat collectors because of the masses of pavement and buildings, whose "heat island" effect reaches neighboring waterways.

Researchers found that the temperature in the Delaware is experiencing the fastest rise among 20 major streams and rivers, including the Colorado, Potomac and Hudson, that are warming at statistically significant rates. Waterways in urban areas show the highest temperature increases. The study, to be published in the scientific journal Frontiers of the Ecology and the Environment, suggests that rising air temperatures and high levels of urbanization are driving the water temperature increases, lead author Sujay Kaushal of the University of Maryland's Center for Environmental Science said.

Researchers compared data as far back as 50 to 90 years, finding the annual mean water temperature increase is between 0.02 to 0.14 degrees per year. The Delaware showed the most rapid rate of increase as measured near Chester, Pa., a densely populated area just outside Philadelphia.

Why does it matter? Warmer waters have less aquatic biodiversity than cold-water streams, affecting fish populations, and warmer temperatures can trigger the growth of invasive species such as algae. Both can affect fishing. Warmer temperatures can also affect water toxicity levels, an issue in any body of water used for drinking.

There may be ways to mitigate the temperature increases, adaptations that humans can make to slow or reduce their impact on water quality and temperature. Planting trees to shade streams and buildings would be one approach. Stepping up wastewater recycling could help reduce clean-water withdrawals from streams that, by lowering water flow, result in higher temperatures. Encouraging more "green" buildings, planting roofs and even sides of buildings to lower building and ambient temperatures, is another possibility.

Most important is to reduce the greenhouse gas emissions that are driving widespread climate change. Scientists and politicians must work together to develop strategies that will protect the free-flowing Delaware and other important water resources.

The river study is an important tool as the United States, with its growing human population, devises strategies for ensuring clean drinking water and healthy, productive streams well into the future."

Excerpts from editorial published in Pocono Record of Pennsylvania here: http://www.poconorecord.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100418/NEWS04/4180303

Tuesday, April 13, 2010

Danger! Gaz de schiste!


J'ai tenté de sonner l'alarme au début de l'année 2009 au sujet des dangers environnementaux et les problèmes sociaux associés à l'exploitation du gaz naturel par méthode de fracturation hydraulique.

Une analyse a été publié le 10 février 2009 sur le site de GaïaPresse: http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=88

Un chapitre dans un livre sorti en mars 2009: http://www.mcn21.org/le-livre-mcn21/article/commander-le-livre

Voici à peu-près le chapitre que j'ai écrit sur le sujet dans ces publications:

DÉVELOPPEMENT DURABLE ET FRACTURATION HYDRAULIQUE: SONT-ILS COMPATIBLES?

Quelques rares articles de journaux québécois dernièrement font mention de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz naturel du sol. Le 20 septembre 2008, Marcel Aubry dans Le Nouvelliste nous avise que la compagnie Junex prévoit investir dans l'exploration du gaz naturel dans les basses terres du Saint-Laurent, et parle brièvement de "forages horizontaux avec fracturation"(1).

Puis Claude Turcotte dans Le Devoir du 15 décembre 2008 nous introduit à Jean-Yves Lavoie, président et chef de la direction de Junex, tout emballé d'entendre enfin parler de "shales gas". Il est convaincu que dans le cas du Québec, il s'agit surtout de la «Shale» de l'Utica, c'est-à-dire d'une masse de 200 mètres d'épaisseur qui s'allonge le long du Saint-Laurent entre Montréal et Québec. On y détaille à peine l'amélioration des techniques de fracturation: "On creuse un trou vertical étroit pour aller rejoindre cette masse de gaz à de grandes profondeurs, puis on pratique un forage horizontal pour l'extraire de cette roche réservoir poreuse qui s'étend sur de très longues distances."(2)

Mais rien dans ces deux articles de journaux ne laissent comprendre, ou même entrevoir les méthodes utilisées et les risques qui viennent avec. Rien de bien surprenant, vu que la méthode est une invention récente développée aux États-Unis, avec des noms variés comme "hydraulic fracturing", ou "hydro fracing", ou même "fracking". Et les compagnies qui utilisent ces procédés semblent garder un contrôle serré sur l'information disponible de ce procédé.

Quand Harvey Mead nous annonçait qu'il ne serait plus à son poste de commissaire du Développement Durable sous la direction du Vérificateur Général, il mentionnait qu'il retournait faire du bénévolat dans la société civile dans un effort de contribuer à la prévention et à la résolution des crises actuelles et à venir. Je prédis que ces forages et l'exploitation de ces gisements de gaz naturel dans la vallée du fleuve Saint-Laurent seront l'une de ces crises, et voici quelques raisons qui me le font craindre.

PROPRIÉTAIRES, MAIS PAS DU SOUS-SOL

Au Québec, comme presque partout ailleurs en Amérique du Nord, la priorité donnée aux droits miniers peut laisser entrevoir des problèmes avec des propriétaires terriens qui peuvent voir, d'un jour à l'autre, du forage se faire à côté et sous leur propriété, sans avoir aucun recours. Une lettre d'opinion publiée dans Le Devoir du 14 août 2007 écrite par William Amos, Conseiller juridique expliquait bien: "La loi sur les mines n'offre pas une transparence administrative suffisante. Premièrement, elle n'exige pas d'une compagnie minière possédant un permis de prospection ou des droits d'exploration qu'elle informe les propriétaires particuliers de l'existence d'un tel permis..." et rend même la tâche difficile aux municipalités qui pourraient tenter de protéger la qualité de vie de ses citoyens.(3)

VOISINS vs VOISINS

Dans la publication en ligne The River Reporter, basée à Narrowsburg, dans l'état de New York, dans l'édition en ligne du 28 février au 5 mars 2008, un article de Tom Kane portant le titre de "A primer on gas well gold rush - From the Marcellus Shale to horizontal drilling" – (L'essentiel du Klondyke des puits de gaz naturel, le forage horizontal dans le Marcellus Shale), on peut voir comment les compagnies d'exploration cherchent à louer les terres au meilleur offrant dans les états du Tennessee, de New York et de la Pennsylvanie, ce qui fait que certains voisins s'entredéchirent les meilleurs contrats et afin d’obtenir les redevances les plus élevées que possible, causant de la surenchère, tandis que d'autres voisins se regroupent et essayent par tout les moyens d'arrêter le forage sauvage. (4) Dans un blog de Greenpeace, on peut lire que selon un résident de Williamsport en Pennsylvanie, un bail pour pouvoir creuser sur une terre donnait $5 par acre au propriétaire terrien en 2003, et que maintenant en 2008, un bail peut rapporter $2,000 par acre.(5)

EAU, RECETTES SECRÈTES ET CONTAMINATION

Ce que l'on sait jusqu'à date sur la fracturation hydraulique, c'est que l'on injecte un mélange d'eau, de sable et des produits chimiques sous pression dans le sous-sol afin de forcer le gaz naturel dans les tuyaux des puits. On prend soin de nous dire que chaque puit est différent et requiert un montant plus ou moins grand d’eau, et une recette de fluides hydrauliques spécifique à chacun. Si l'on se fie à ce qui se fait aux États-Unis, le résultat est impressionnant, c'est le moins que l'on puisse dire. Un forage peut descendre à 7,000 pieds de profondeur et chaque puits utilise de 660,000 à un million de gallons d'eau. Le ministère de l'environnement de la Pennsylvanie a émis dans son état 7,241 permis de puits en 2007, selon Ron Gilius de la division huile et gas du DEP.(4)

Dans la revue Business Week du 11 novembre 2008, un article écrit par Abrahm Lustgarten, un journaliste de ProPublica, un organisme à but non-lucratif de New York, qui porte le titre et le sous-titre "Does Natural-Gas Drilling Endanger Water Supplies?A debate is heating up over whether the fracturing technique used in natural-gas drilling could result in chemicals contaminating drinking water" - (Est-ce que le forage pour le gaz naturel met en danger les sources d'eau? Un débat fait surface du fait que la technique de fracturation utilisée dans les forages de gaz naturel pourrait causer la contamination chimique de l'eau potable). La recette du fluide utilisée pour ces forages est gardée secrète, sous prétexte de protéger des secrets de fabrication, et l'industrie affirme qu'il n'y a pas de danger de contamination, mais des cas de contamination de l'eau près des sites de forage ont été documentés dans sept états: l'Alabama, le Colorado, le Montana, le Nouveau Mexique, l'Ohio, le Texas, et le Wyoming, selon des documents publics et des entrevues avec des fonctionnaires fédéraux et de l'état. Une liste de certains des ingrédients utilisés dans les fluides de fracturation a été rédigée par des environnementalistes et des contrôleurs en passant au travers des demandes de patentes des foreurs et des archives du gouvernement, comme les formulaires de sécurité au travail requises par le U.S. Occupational Safety & Health Administration. Sur le 300 et plus composés chimiques qu'on pense sont utilisés par les foreurs, plus de 60 sont sur la liste des produits dangereux du gouvernement fédéral.(6)

Dans la revue Newsweek du 20 août 2008, dans un article intitulé: "A Toxic Spew? Officials worry about impact of 'fracking' of oil and gas." (Un vomi toxique? Les officiels s'inquiète de l'impact du 'frackin' de l'huile et le gaz) écrit par Jim Moscou, on apprend qu'une infirmière qui a pris soin d'un ouvrier impliqué dans un déversement de ZetaFlow, un fluide utilisé dans la fracturation hydraulique et fabriqué par la compagnie Weatherford, a souffert de tous les symptômes mentionnés sur la fiche signalétique du produit, puisqu'elle ne s'était pas protégée durant les premières heures en contact avec son patient. La fiche signalétique du ZetaFlow mentionne que le produit est un danger immédiat et chronique pour la santé et qu'une exposition prolongée peut causer des dommages aux reins et au foie, irriter les poumons, faire chuter la pression sanguine, peut causer des étourdissements et des vomissements.(7)

Dans la revue en ligne The Ithaca Journal du 12 décembre 2008, on apprend que le Tompkins County Board of Health ( Conseil de santé du comté de Tompkins) a adopté une résolution qui demande que l'industrie divulgue les produits chimiques utilisés dans la technique pour forer pour l'huile et le gaz naturel avant que les autorités permettent le forage dans la formation de roc du Marcellus Shale.(8)

UN DOCUMENTAIRE ET UNE PÉTITION POUR UN MORATORIUM

Josh Fox est dans le processus de filmer un documentaire sur la crise environnementale de l'eau et l'air qui se prépare dans les états du New York, le New Jersey et la Pennsylvanie si les propositions de forage pour le gaz naturel n'est pas arrêté ou tout du moins réglementé sévèrement. On circule également une pétition pour demander un moratoire, car les montagnes des Catskills, les Poconos et le bassin versant de la rivière Delaware dans le nord de l'état de New York et la Pennsylvanie sont dans la mire des compagnies de gaz naturel Encana, Chesapeake, Williams et Halliburton. (9)

FRACTURATION HYDRAULIQUE: EST-CE DURABLE?

Non seulement est-ce que l'exploitation du gaz naturel ne peut pas être considérée comme du développement durable, car cette source d'énergie est non renouvelable, mais l'expérience vécue de nos voisins du sud me fait craindre un manque de transparence de l'industrie, et un manque de contrôle du citoyen et des gouvernements pour nous protéger. Non seulement les méthodes connues utilisent une quantité phénoménale d’eau et risquent de contaminer nos nappes phréatiques et nos sols, mais une fois que le gaz naturel est extrait, il ne reste que la pollution. Le silence pratiquement complet des médias québécois sur le sujet me laisse perplexe.
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(1) http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/centre-du-quebec/200809/22/01-22367-junex-prevoit-investir-10-millions-.php

(2) http://www.ledevoir.com/2008/12/15/223387.html

(3) http://www.ledevoir.com/2007/08/14/153286.html

(4) http://www.riverreporter.com/issues/08-02-28/head1-gas.html

(5) http://members.greenpeace.org/blog/purposeforporpoise/2008/04/05/natural_gas

(6) http://www.businessweek.com/magazine/content/08_47/b4109000334640.htm?campaign_id=rss_topStories

(7) http://www.newsweek.com/id/154394

(8) http://www.theithacajournal.com/article/20081212/NEWS01/812120321

(9) http://www.waterunderattack.com

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LECTURES CONNEXES

- Site Web : The Oil & Gas Accountability Project: http://www.earthworksaction.org/oil_and_gas.cfm

- Revue de la fracturation hydraulique induite en milieu rocheux et de ses applications : rapport remis au Centre du recherches pour le développement international, auteurs de l'Université du Québec à Chicoutimi:

http://idl-bnc.idrc.ca/dspace/handle/123456789/10694

- Procès-verbal de la séance du 6 octobre 2008 de la Municipalité de Leclercville qui permet la compagnie Talisman Énergy Inc. de procéder à des travaux de forage et de fracturation hydraulique dans la Paroisse de Ste-Emmélie et installer une prise d’eau temporaire dans la Rivière du Chêne (voir page 5):

http://www.munleclercville.qc.ca/doc/PVO61008.DOC

- "Productibilité à court terme de gaz naturel au Canada 2008-2010", rapport rédigé par l'Office national de l’énergie (pdf de 39 pages):

http://www.neb.gc.ca/clf-nsi/rnrgynfmtn/nrgyrprt/ntrlgs/ntrlgsdlvrblty20082010/ntrlgsdlvrblty20082010-fra.pdf

- Sur l’utilisation de l’eau et les inconvénients pour les voisins du forage : « Shale Gas : Focus on the Marcellus Shale », préparé par Lisa Sumi pour le projet « The Oil and Gas Accountability Project », Earthworks, may 2008, voir page 14, paragraphe 1.7.1 « Water use and associated issues » (pdf de 25 pages) :

http://www.earthworksaction.org/pubs/OGAPMarcellusShaleReport-6-12-08.pdf

- Power point d’une co. Australienne faite en septembre 2008 à Toronto dans une rencontre de gas naturel (pdf de 26 pages) :

http://newsstore.smh.com.au/apps/previewDocument.ac?docID=GCA00881142MPO&f=pdf

- Article Reuters : Spécialiste en environnement de la Pennsylvanie qui affirme que les dangers associés au forage pour le gaz naturel dans le schiste sont inévitables : http://www.reuters.com/article/environmentNews/idUSTRE52J6AP20090320?sp=true

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J'ai écrit des commentaires dans Le Devoir (je n'avais pas de courriel à moi, alors):

Le 15 décembre 2008: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/223387/portrait-le-geologue-qui-voit-le-quebec-d-un-oeil-different

"15 décembre 2008 09 h 33
On se garde bien de tout nous dire!
Le "shale gas" , ou le gaz de schiste: loin d'être une source d'énergie renouvelable, mais dont le procédé d'extraction utilise une grande quantité d'eau qui une fois polluée par le processus, doit soit retourner dans le sous-sol pour potentiellement contaminer la nappe phréatique, ou reposer dans des étangs de rétention jusqu'au moment où l'on se donne la peine de la traiter.


Le gas naturel est peut-être "moins dommageable que le pétrole" si l'on se limite à regarder les gas à effets de serre émis, mais les impacts sur le paysage, le sol et l'eau sont aussi, sinon plus néfastes que les sables bitumineux!


Mais qu'est donc devenue la notion de développement durable?Ne nous embarquons pas dans cette galère trop rapidement, s'il-vous-plaît!


Johanne Dion,
sur le courriel de mon conjoint,
Richelieu, Qc"


Le 23 janvier 2009: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/228884/projets-d-importation-d-energies-fossiles-les-ecologistes-resteront-a-l-affut

"23 janvier 2009 07 h 53
Surveillez aussi l'industrie du gaz naturel ici même au Québec S.V.P.!
Aussitôt les prix du gaz naturel en hausse, je vous prie de surveiller également l'exploration et l'exploitation du gaz naturel dans la vallée du Saint-Laurent dans le shale, ou le schiste si vous préférez, de l'Utica.


Les méthodes de fracturation hydraulique se révèlent désastreuses dans le Marcellus shale dans les Appalaches: une quantité phénoménale d'eau est utilisée, et on y ajoute une recette, souvent secrète, de produits chimiques souvent toxiques.


Si nous ne suivont pas ce dossier de très près, nous pourrions nous retrouver avec une nappe phréatique contaminée pour des siècles, des paysages ravagés, des étangs de rétentions empoisonnés.


Renseignez-vous!


Johanne Dion,
sur le courriel de mon conjoint,
Richelieu, Qc"


Le 14 mars 2009: http://www.ledevoir.com/societe/239299/partenariat-gazprom-laisserait-tomber-rabaska

"14 mars 2009 13 h 36
Ce n'est que partie remise...
Les opposants aux ports méthaniers ont une autre raison pour ne pas se réjouir trop vite de la nouvelle que Gazprom se retirerait de Rabaska. La supposée bonne nouvelle que le Québec cache du gaz naturel dans le Utica Shale dans la vallée du Saint-Laurent nous réserve une menace polluante: la fracturation hydraulique.


Une recherche rapide sur l'Internet nous fait découvrir les dégâts de l'extraction et l'exploitation du gaz naturel dans le Marcellus Shale: une utilisation massive d'eau mêlée à des recettes secrètes de produits souvent toxiques polluent les nappes phréatiques, les puits privés et massacrent les paysages.


"There's no free lunch!" comme diraient les Anglais...


Johanne Dion,
sur le courriel de mon conjoint,
Richelieu, Qc"


28 septembre 2009: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/269057/gaz-des-compagnies-lorgnent-le-sous-sol-quebecois

"28 septembre 2009 07 h 40
L'eau, l'eau, et encore l'eau!
Il ne faut pas oublier que certaines techniques de fracturation hydraulique pour extraire le gas naturel du shale comme la formation Marcellus demande des quantités phénoménales d'eau mêlés à des recettes souvent secrètes de produits chimiques, souvent toxiques. Je vous donne ici un lien d'une étude de consultants en la matière et je vous invite à regarder la page 13: des milliers et des milliers de gallons d'eau sont utilisés pour 1 seul forage!
http://www.wvgs.wvnet.edu/www/datastat/GWPC_092008



Certaines petites municipalités comme la Paroisse de Ste-Emmélie au Québec peuvent voir des minières se servir de l'eau locale pour faire de l'exploration et de l'exploitation minière, et ce en quantité difficilement mesurables, ou contrôlables. Allez lire l'item 243A-10-2008 du procès verbal de Lecrecville: la demande de Talisman Énergy Inc et le permis de prélèvement d'eau "temporaire" dans la rivière Du Chêne: http://www.munleclercville.qc.ca/doc/PVO61008.DOC


Johanne Dion,
sur le courriel de mon conjoint,
Richelieu, Qc"


Le 20 octobre 2009: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272530/quebec-veut-accelerer-l-exploitation-gaziere-sur-la-rive-sud

"20 octobre 2009 07 h 58
Populaire au États-Unis? pas si sûre que çà!
Si vous pensez que l'exploration et l'exploitation du gaz naturel chez nos voisins du sud est populaire, elle ne l'est certainement pas pour ceux qui ont des puits, ou pour ceux qui se soucient de la qualité de l'eau potable. Voici quelques articles de journeaux aux É.-U. seulement dans les 12 derniers jours décrivant les problèmes environnementaux et sociaux provoqués par la fracturation hydraulique:

En Pennsylvanie, les voisins essayent d'arrêter un permis donné à une gazière qui veut déverser ses eaux usées dans un ruisseau:

http://www.timesleader.com/news/Company_wants_to_d

Dans l'état de New York, la ville du même nom tire son eau potable des lacs cernées de montagnes où l'on veut extraire le gaz naturel, et mérite un éditorial dans le prestigieux New York Times:

http://www.nytimes.com/2009/10/17/opinion/17sat1.h

Une source de grande inquiétude de la fracturation hydraulique est la recette souvent secrète du liquide utilisé pour fracturer le shale. Vous parlez de nitroglycérine, mais il y a souvent plus que çà:

http://www.pressconnects.com/article/20091012/VIEW

Pour une fois, des politiciens et des groupes environnementaux s'allient pour demander un moratoire complet de forage dans les montagnes Catskills:

http://www.thevillager.com/villager_336/politician

Même les Texans urbains doivent penser à légiférer plus sévèrement l'industrie du gaz naturel dans leurs villes:

http://www.dentonrc.com/sharedcontent/dws/drc/loca

Au Colorado, l'état se fait traîner en cours par une compagnie gazière parce qu'elle ne veut pas révéler sa recette de fluide hydraulique pour son forage:

http://www.denverpost.com/news/frontpage/ci_135105

Québec, attache ta tuque! Çà va barder!

Johanne Dion,
sur le courriel de mon conjoint,
Richelieu, Qc"

et encore:

"28 septembre 2009 09 h 07
Forage horizontal n'a pas besoin d'entente de droit de surface
Avec les nouvelles méthodes de forage à l'horizontal, les minières n'ont pas besoin de votre permission pour forer à l'horizontal sous les propriétés privées loin du point d'entrée. Une fois une minière a le droit à un point d'entrée, elle peut forer à l'horizontal dans toutes les directions à de grandes distances.

Aux États-Unis, la fracturation hydraulique cause dans certains endroits des tremblements de terre, contamine des puits d'eau potable privés, et l'on craint pour la nappe phréatique.

Johanne Dion,
sur le courriel de mon conjoint,
Richelieu, Qc"



Le 22 novembre 2009: http://www.ledevoir.com/environnement/developpement-durable/277679/chez-gaz-metro-et-si-le-gaz-remplacait-l-hydroelectricite-a-des-fins-d-exportation

"22 novembre 2009 08 h 08
Encore une fois, Gaz Métro ne nous dit pas tout!
Selon Gaz Métro " le gaz naturel demeure une source d'énergie de choix puisque, entre autres, il ne produit pas d'agents polluants atmosphériques " ? Ah oui? Tiens donc! Et si Gaz Métro parlait des méthodes d'exploration et d'exploitation du gaz naturel, ces jours-ci? Si Gaz Métro nous parlait de fracturation hydraulique et de ces recettes secrètes de fluides dont les gazières se servent pour faire sauter le roc pour mieux extraire le gaz? Et si Gaz Métro nous disait combien d'eau est utilisée et souillée avec ces nouvelles méthodes d'extraire le gaz naturel du roc? Juste hier, on apprenait que l'EPA avait identifié 188 polluants dans l'air autour des exploitations de gaz naturel dans le Shale Barnett, au Texas, incluant beaucoup de benzène. Ce n'est pas des "agents polluants atmosphériques", çà, dites-moi?

Johanne Dion,
sur le courriel de mon conjoint,
Richelieu, Qc"


Le 27 février 2010: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/284035/schistes-gaziers-le-quebec-n-a-pas-utilise-de-produits-toxiques-lors-des-forages

"27 février 2010 07 h 07
Encadrez au plus vite, S.V.P.!
Monsieur Ron Bishop, un bio-chimiste au collège SUNY à Oneonta qui a aussi travaillé dans les forages pour le gaz naturel, dans l'état de New-York, a affirmé mardi soir dernier ( http://www.theithacajournal.com/article/20100223/N ) que même si le forage par fracturation hydraulique se fait sans produits chimiques, seulement de l'eau et du sable, l'eau qui en ressort contient assez de métaux lourds pour être classée comme déchêts dangereux, et est souvent radio-active. Dans la formation Marcellus, celle qui se trouve dans l'état de New-York, les niveaux de radioactivité sont 250 fois ce que les agences environnementales ont l'habitude de rencontrer. Ici, au Québec, la formation Utica peut être différente, mais ce n'est pas une raison pour ne pas se méfier de ce que peut contenir les eaux usées de forages, et nos usines d'épuration municipales ne sont probablement pas équipées pour recevoir ce genre d'eaux contaminées. Si l'encadrement environnemental n'a pas été déterminé entre le MNRF et le MDDEP au Québec jusqu'à date, peut-on savoir qui fait la surveillance des dixaines de puits de forage qui se font à tous les ans entre Montréal et Québec? La proximité des lieux habités de cette région exige un suivi sévère, je penserais bien.

Johanne Dion
Amie du Richelieu
http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/"


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Enfin, le forage bientôt dans leur cour arrière (ou devant!), les gens commencent à prendre conscience et se prendre en main!
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For my English speaking readers, reading the material accessible through the links above is, I think, sufficient to make you aware of the environmental risks and social problems brought by gas exploration and extraction using hydraulic fracturing, or fraking. I have tried to make people of my province aware of the threat looming over our heads for the past year, with little success, it seems. But drilling is beginning to bother some, because it is right next door now. How quickly we forget that we all live downstream!

Saturday, April 10, 2010

Le gaz naturel sonne l'alarme aux É.-U.

Photo: Answers.com

Le conseil de ville de Philadelphie a demandé par résolution au Delaware River Basin Commission de refuser les permis pour forer dans le bassin versant de la rivière Delaware utilisant la méthode de fracturation hydraulique tant qu'une étude en impact environnemental ne soit pas faite et complétée.

La commission du bassin versant de la rivière Delaware est composée de représentants des états du Delaware, du New Jersey, de New York et de la Pennsylvanie, ainsi que des représentants du fédéral: ils ont pour mandat de protéger la rivière Delaware, longue de 330 milles. On craint que le forage pour extraire le gaz naturel risque de contaminer l'eau potable de 15 millions de personnes.

Le congrès américain a aussi présenté un projet de loi demandant aux gazières de révéler la recette des fluides de forage qu'ils utilisent dans le "fracking". L'EPA a déclaré le 18 mars qu'une étude nationale se penchera sur ce procédé de forage.
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"Philadelphia seeks ban on natgas-drilling method

Philadelphia officials on Thursday asked a state regulator to ban the natural-gas drilling technique known as hydraulic fracturing until its environmental effects, especially on drinking water, are studied. The City Council council urged the Delaware River Basin Commission to deny a drilling permit to Stone Energy Corp. (SGY.N), a Louisiana-based oil and gas company, or to any other company that wants to use the technique to extract gas in the watershed that supplies the city's drinking water.

Stone Energy began operations in a protected area of the river basin without the necessary approvals, and now has applied for permits to drill for gas, extracting water it needs from a tributary of the river, the council said. "We call on the Delaware River Basin Commission to halt Stone Energy's operations, and not approve their application, or any other applications, until a full environmental impact assessment of fracking in the Delaware River Basin has been conducted," the council said in a unanimous resolution.

The commission, consisting of representatives from Delaware, New Jersey, New York and Pennsylvania, plus federal officials, is charged with protecting the river over about 330 miles from its headwaters to the Delaware Bay.

Concern about possible ground water contamination from hydraulic fracturing, or "fracking," has led New York City to call on state authorities to prevent drilling in the city watershed. U.S. Congress members have introduced a bill that would require energy companies to disclose chemicals they use in fracking.

The U.S. Environmental Protection Agency, which has expressed "serious reservations" about the prospect of fracking in the New York City watershed, said on March 18 it will conduct a national study of the process.

Critics of the technique say gas drilling in the Delaware River basin threatens the drinking water of 15 million people, 2 million in the Philadelphia region."

Excerpts written by Jon Hurdle from Reuters published here: http://uk.reuters.com/article/idUKN2525764320100325

Saturday, January 2, 2010

Philadelphie veut gérer ses eaux pluviales autrement



Philadelphie, sur les bords de la rivière Delaware, a des idées originales pour ses eaux de pluie; tellement originales que même l'EPA hausse les sourcis. La ville de Philadelphie veut rediriger ses eaux pluviales pour arroser les pelouses et les arbres au lieu de les diriger dans ses égouts. Comme au Canada et au Québec, les eaux de pluie sont de plus en plus abondantes et soudaines, et font déborder les égouts sanitaires, et souvent le tout abouti dans la rivière ou le lac les plus près. Aux États-Unis, 772 villes ont des égouts qui accumulent les eaux sanitaires et les eaux de pluie dans les mêmes tuyaux et le système est conçu pour déborder dans les rivières pour ne pas nuire aux usines de traitement des eaux usées.

C'est pourquoi la ville de Philadelphie propose une autre solution: investir $1,6 milliards pour rendre la ville verte pendant les 20 prochaines années. Ce projet implique changer les rues, les stationnements et les trottoirs avec des pavages poreux qui absorbent une partie de la pluie. Cela voudra aussi ajouter des jardins et des arbres le long des rues. Ils veulent retourner le plus que possible au cycle naturel de la pluie. La ville envisage encourager également les toits verts, les citernes qui ramasseront les eaux de pluie et d'autres mesures d'économie d'eau. L'idée est de gérer la pluie où elle tombe avant qu'elle entre dans le système d'égout et le fait déborder, tout en trouvant des bienfaits pour les citoyens comme des mesures qui combattront le phénomène des ilôts de chaleur et amélioreront l'esthétique.

Je sais que dans ma ville, on procède depuis quelques années à séparer les égouts pluviaux des égouts sanitaires lors de la réfection des vieilles sections, mais la majorité du système est combiné, ce qui cause des problèmes considérables de débordement à l'usine de traitement des eaux usées, et c'est la rivière Richelieu qui en souffre.



City's 'All Green' Stormwater Plan Raises Eyebrows at EPA

"Philadelphia has a groundbreaking idea about what to do with stormwater: Use it to feed grass and trees instead of letting it rush into the sewers.Stormwater poses a costly and burgeoning problem in the United States, where 772 cities have sewer systems that collect wastewater and storm runoff in the same pipes. The systems are designed to overflow during heavy rains, sending raw sewage and other waste into streams and rivers so as not to overwhelm treatment plants.

So the city is proposing an alternate solution: Invest $1.6 billion to turn a third of the city green in the next 20 years. The plan involves replacing streets, parking lots and sidewalks with water-absorbing porous pavement, street-edge gardens and trees."We want to do anything we can do to return us as close as possible to the way nature intended the water cycle to be," said Howard Neukrug, director of the Philadelphia Water Department's watersheds office. "But we need to do that within the context of a city that is fully grown, with incredible impervious cover everywhere."

Philadelphia is examining a number of options, Neukrug said, including digging up streets, planting trees and redesigning tree pits and curbs to trap water before it reaches sewer inlets. The city also may push for green roofs, rain barrels and other water-conserving measures for new and existing homes and buildings.

"We recognized that if we manage stormwater where it lands, whether on the ground or on a roof, that in very many circumstances we can not only prevent that gallon of water from overflowing, but we may be able to find additional benefits for our customers," Neukrug said. "Things that impact the urban heat island effect, things that improve the aesthetic of a community.""

To read the whole article in The New York Times of the 24th of December 2009, go here: http://www.nytimes.com/gwire/2009/12/24/24greenwire-citys-all-green-stormwater-plan-raises-eyebrow-45258.html