Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Tuesday, August 10, 2010

Rivières de l'Île-du-Prince-Édouard anoxiques

Photo: Eric Clements

De plus en plus de sections de rivières sur l'Île-du-Prince-Édouard étouffent: la croissance excessive d'algues qui finissent par pourrir et priver la vie aquatique de l'oxygène nécessaire pour survivre est un phénomène bien connu sur l'île mais le problème est de plus en plus fréquent et plus grave.

Ces crises de manque d'oxygène peuvent durer plusieurs jours ou plusieurs semaines et affectent de grandes sections de la rivière, provoquant la mort de poissons et de crustacés. La croissance exagéré d'algues est nourrie par les nutriments délavés de plusieurs sources: les terres agricoles, les fosses septiques, les usines de traitement d'eaux usées et les régions forestières coupées. Les derniers hivers plus doux qu'à l'habitude empirent le problème.

Certaines rivières connaissent des évènements anoxiques jusqu'à 3 fois par saison, plus tôt dans l'année et durant plus longtemps. Au moins 18 esturaires sont anoxiques en ce moment.

Empêcher, ou même ralentir le ruissellement des nutrients dans les cours d'eau s'avère d'être tout un défi qui demande des solutions à long terme et la coopération de beaucoup de joueurs. Il faut appuyer les efforts des groupes de bassins versants, améliorer les mesures de contrôle d'érosion, élargir les bandes riveraines et interdire l'épandage de boues municipales (égoûts) sur les champs.

Eric Clements, le coordinateur du Mill River Engineering Project, vit au nord-ouest de l'île sur les bords de Mill River, une rivière qui a déjà passé au travers de plusieurs évènements anoxiques. Il nous rappelle que plusieurs rapports provinciaux et fédéraux qui se sont basés sur des stations de prélèvements d'eaux de surface ainsi que d'autres études démontrant que les bassins versants de l'Ile sont victimes de contamination aux nitrites à cause des pratiques agricoles intensives. Il montre du doigt le manque de rigueur du gouvernement pendant des années qui a permis au problème de s'aggraver à un tel point, et son groupe est à regarder en ce moment la possibilité d'intenter des procédures juridiques et d'exiger une enquête sur la contamination aux nitrates. Il souligne que les Nations Unies ont évalué le problème de nutriments dans les cours d'eau "la classe de polluants la plus dommageable à l'environnement aquatique".

Clements insiste pour dire que réduire les contrats de patates aux fermiers et augmenter les surfaces des milieux humides qui agissent comme filtres naturels, seraient un bon début au corrigé de tir pour régler le problème à l'Île-du-Prince-Édouard.
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Smelly, Anoxic Rivers a Growing Concern in P.E.I.

Sections of rivers stinking with masses of rotting vegetation are fairly common in Prince Edward Island, but the problem of anoxic waterways has gradually been getting worse, with more events occurring this summer. Anoxia is a lack of oxygen caused by excessive nutrients in waterways which triggers algae growth. When the plants die and decay, oxygen is stripped from the water, which then turns green or milky white and gives off a strong rotten egg odour. These anoxic events, which can last for several days or weeks, kill sections of rivers and can be deadly for fish—especially shellfish that can’t swim out from under the thick carpet of dead algae.

Nutrients enter rivers from a number of sources including farming practices, septic systems, wastewater management, and clear-cut logging. Milder winters in recent years have been blamed for exacerbating the problem. Some rivers are now experiencing anoxic events up to three times in a season, with the events occurring earlier in the year and lasting longer. At least 18 estuaries are currently anoxic, says (provincial surface water biologist)Crane, adding that preventing nutrients from entering waterways presents “quite a challenge.”

Environment, Energy and Forestry Minister Richard Brown said in a statement last week that reducing the amount of nutrients entering the island’s rivers and bays “requires long-term solutions and the support of many stakeholders.” Steps taken by the government to address the problem include increasing support to watershed groups, improving erosion control, increasing buffer zones, and banning the spreading of septic waste on land.

Eric Clements, coordinator with the Mill River Engineering Research Project, lives in northwestern P.E.I. just up the bank from Mill River, which has had several anoxic events. He points to provincial and federal reports based on long-term groundwater monitoring stations as well as other studies showing that watersheds across the island are plagued with nitrate contamination from intensive farming practices. He is critical of what he says is the government’s lack of action over the years that allowed the situation to deteriorate to this point, and his organization is currently looking into launching a court challenge as well as pushing for a nitrate contamination investigation. Noting that the United Nations has called nutrients in waterways “the most damaging class of pollutants in the marine environment,” Clements says reducing potato contracts to farmers and increasing wetlands, which act as natural filters, would go a long way toward addressing the problem in P.E.I."

Excerpts from article written by Joan Delaney published in The Epoch Times here: http://www.theepochtimes.com/n2/content/view/39990/

I'm afraid rivers draining Quebec's agricultural land are not faring much better. Like potato monocultures, great spreads of corn are not the most river friendly crop around!

Monday, June 7, 2010

À Chicago, on se baigne!

Photo: Wikipedia

La ville de Chicago et ses banlieues font tout pour que les baigneurs soient mis au courant au jour le jour de la qualité de l'eau sur les plages. Non seulement on fait des prélèvements et des analyses, mais on fait des modèles virtuels des courants marins. Les résultats sont affichées et distribuées grâce à Twitter, Facebook et par courriels.

Les alertes aux plages sont plus fréquentes depuis quelques années surtout à cause de tests plus fréquents plutôt qu'à la qualité de l'eau qui se détériore. Deux fois par jour les chercheurs prélèvent des échantillons d'eau sur 31 plages pour les faire analyser au labo.

Grâce à des fonds alloués par l'EPA, les scientifiques ont construits des modèles virtuels qui peuvent calculer les données sur la météo, la hauteur des vagues, la direction du vent, la pluie et d'autres mesures pour prévoir les hausses de concentrations de bactéries qui pourraient atteindre des niveaux dangereux. Au lieu d'attendre 18 à 20 heures pour avoir les résultats, ces modèles peuvent prévoir des eaux insalubres.

De plus, la municipalité a passé des règlements interdisant la pratique de nourrir les oiseaux et les bêtes sauvages sur les plages. On veut diminuer le nombres de goélands et leurs défécation sur les plages. De plus, encore cette année, des chiens dressés et leurs maîtres patrouilleront les plages pour chasser les goélands qui tenteront de se poser sur les plages.

Et pendant ce temps-là, au Québec, le MDDEP a cessé de nous dire où les algues bleues ont été aperçues, se contentant de nous aviser seulement si on estime que la santé publique est à risque! La participation des propriétaires de plages à l'évaluation de la qualité de l'eau de baignade est optionnelle et laissée à la bonne volonté des propriétaires. La dernière date sur le site du MDDEP est août 2009!
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Beach bacteria battle goes high-tech

Confronting an almost unwinnable battle against E. coli and other bacteria on public beaches, Chicago and some of its suburbs have taken the fight into the digital age. From computer models that can predict conditions where bacteria will thrive, to swimming alerts and beach closures sent out via Twitter, Facebook and text message, officials have adopted high-tech strategies to better inform beachgoers of unhealthy conditions.

The popular beaches that line the lakefront in Chicago and communities to the north have long been a melting pot for E. coli and other harmful bacteria. Stormwater runoff, pet waste, bird droppings and urban trash contribute to microscopic mountains of filth that can lead to sore throats, stomachaches and all kinds of ailments.

The number of swimming bans has increased in recent years, officials say, likely due to more frequent testing for bacteria than an actual drop-off in water quality. Twice a day, researchers walk the city's 31 beaches collecting water samples in small plastic tubes and sending them to a lab for analysis.

Thanks to EPA funding, the scientists have developed computer models that can calculate weather data, wave height, wind direction, rainfall and other measurements to project when and where bacteria counts will rise to unsafe levels. This software, launched in Lake County in 2005, has revolutionized beach research. Instead of having to wait 18 or 20 hours to issue a swimming alert to beachgoers, predictive modeling can anticipate unsafe swimming conditions.

This spring, the Chicago Park District board unanimously passed an ordinance banning the feeding of birds and wildlife along city beaches. The ordinance is designed to reduce the number of gulls, particularly the most common ring-billed gulls, that congregate and defecate on the sand, Breitenbach said.

And once again this summer, the park district plans to station rescued border collies and their handlers on a few of the city's beaches to disrupt gulls when they try to land. The dogs have proven to be a simple, effective and popular answer to the bird problem, Breitenbach said, and is about as low-tech as it gets.

Excerpts from article written by Joel Hood of the TRIBUNE REPORTER published here: http://www.chicagotribune.com/health/ct-met-0528-beach-technology-20100528,0,4893371.story

While Chicago is doing its darnedest to tell swimmers what they need to know, here in Quebec, our Environment Ministry has stopped making public the areas where blue-green algae has been spotted, only where it is thought that public safety is at risk. As for the quality of the water at our beaches, participation to the provincial list by the owners of the beaches is voluntary, and a visit to their website reveals that it was last updated in August 2009!

Saturday, May 8, 2010

Il pleut et çà sent le purin!


Bien sûr! Les prévisions de la météo sont pour de la pluie, des averses et de la neige pour aujourd'hui et demain, et devinez qu'est-ce que çà sent dehors ce matin? Du purin!

Tuesday, April 27, 2010

Les élevages intensifs


La revue Time a publié le 23 avril une entrevue avec le journaliste David Kirby, l'auteur du livre "Animal Factory", qui expose les problèmes reliés avec l'élevage industriel intensif des animaux destinés à la nourriture de la masse humaine.

Tout d'abord, je dois exliquer qu'aux États-Unis, un élevage de plus de 1,000 unités animales est appelé CAFO, Confined Animal Feeding Operation, qui pourrait se traduire comme opération d'engraissage d'animaux enfermés. Pour vous donner une idée de grandeur, une unité animale est une vache laitière tarie, ou 2 bouvillons d'engraissement, ou 5 porcs d'engraissement, ou 18,2 porcelets sevrés. Il s'agit donc d'une mesure relative à la grosseur de l'animal, de la moulée requise pour l'alimenter et du volume d'excréments produits.

Dans l'article du Time, on mentionne que les compagnies possèdent ces élevages, sans les nommer. Ici au Québec, le système porcin (que je connais le mieux) fonctionne plutôt avec des intégrateurs complets ou partiels, comme les Fermes F. Ménard ou le Groupe Robitaille.

À Richelieu en 2005, quand on nous a annoncé l'implantation de la porcherie de la Ferme Notre-Dame et son épandage tout au long de la rivière Richelieu en amont de notre prise d'eau potable, la capacité était de 2,800 porcs à l'engraissement et 3,000 porcs en pouponnière. En unités animales, cela fait 560+164,8=724,8 UA. Les frères grossissaient aussi un cheptel de bovins à 90 vaches à boucherie avec leurs 90 veaux de 0@6 mois, ce qui porterait le nombre total d'UA à 814,8 minimum. Ce qui me fait penser que la Ferme Notre-Dame n'est pas loin des critères d'un CAFO des É.-U. de 1,000 UA, si elle fonctionne à pleine capacité, bien entendu.

À la lumière de ces éclaircissements et précisions, ce qui se passe chez nos voisins du sud est très semblable à ce qui se passe ici au Québec. Voici donc quelques extraits traduits de cette entrevue publiée dans le Time.

Si vous mangez de la viande, il y a des bonnes chances que vous mangez de la viande d'un animal engraissé dans un CAFO. Selon le département de l'agriculture des USA, 2% des élevages produisent 40% de tous les animaux de boucherie. Ce qui veut dire que les cochons, poulets et vaches sont concentrés dans un petit nombre de très grosses fermes. Mais même si vous êtes végétariens, les effets sanitaires et environnementaux de ces élevages vous atteignent. Dans son livre "Animal Factory", le journaliste David Kirby se penche sur les problèmes des élevages industriels, leurs excréments non-traités et les cours d'eau pollués. Il souligne le manque de contrôle gouvernemental et le sort tragique d'une rivière de la Caroline du Nord.

Dans ces élevages, les fermiers ne possèdent pas les animaux: les animaux appartiennent aux grosses compagnies qui dictent aux fermiers les conditions d'élevage, les caractéristiques des bâtiments, quoi faire pousser et le choix de la moulée. Les compagnies dictent tout, incluant la température des bâtiments et la journée de collecte des animaux pour les emmener à l'abattage.

Elles portent le nom de fermes industrielles dans le langage commun, mais leur nom officiel désigné par le gouvernement des É.-U. est CAFO. Les animaux y sont enfermés toute leur vie. Ils ne vont jamais dehors. Ils ne respirent jamais l'air libre. Ils ne voient jamais le soleil.

Ces animaux ne mangent plus ce que leur diète normale et naturelle devrait être. C'est une moulée de grains concassés, du maïs et du soya, souvent relevée d'antibiotiques, ce qui devient un problème quand vous étendez leurs excréments sur des terres agricoles.

Il y a tout simplement trop d'animaux dans des espaces trop petits. Dans une ferme traditionnelle soutenable, il y a les récoltes variées et les animaux. Il y a des pâturages, et un certains nombre d'animaux par acre. Mais quand vous avez le double d'animaux sur le même espace, vous avez un problème: vous ne pouvez pas les mettre au pré, vous les entassez dans un bâtiment. Vous ne pouvez pas faire pousser assez de fourrage pour les nourrir: vous devez faire venir leur moulée. Vous n'avez pas assez de surface pour absorber leurs excréments.

Les excréments sont liquéfiés. Ils sont délavés dans des fosses où ils marinent jusqu'à ce que le fermier puisse faire l'épandage sur les quelques récoltes qu'on lui permet de faire pousser. Mais le volume de purin est tel que j'en ai vu arrosé dans des cours d'eau. Les fosses pleines de purins finissent par craquer, couler, se briser et déborder. Le purin n'est pas traité. Nous ne permetterions jamais des fosses immenses d'excréments humains de mijoter tout près des maisons des gens et des écoles. Mais parce que c'est de l'agriculture, les lois sont différentes.

Parfois, on peut même voir le purin ruisseler et se diriger vers le cours d'eau le plus près. D'autres fois, ils sont à épandre jour et nuit parce que personne ne les surveille. Vous ne voyez rien de la route. Il y a très peu d'inspecteurs, et il ne sortent pas pour surveiller tout le monde. (Autour de chez moi, on aime épandre avant une grosse pluie annoncée par Environnement Canada - çà permet de retourner plus tard et recommencer)

Beaucoup de lois sont aux niveaux de l'état ou du comté, alors tout dépend de la volonté politique et de la culture politique de chaque région. Si vous tentez de faire passer des standards de pollution, l'industrie se plaint qu'elle est déjà trop règlementée. L'industrie affirme que si vous les forcez à réduire leur pollution, elle ne sera plus rentable. Elle dit en effet qu'elle ne peut faire des profits que si elle peut polluer et enfreindre à la loi. Cela devrait être inacceptable pour tout le monde.

Pour approfondir vos connaissances sur l'histoire, l'économie, les impacts sociaux, sanitaires et environnementaux de l'industrie porcine au Québec, lisez "Porcheries! la porciculture intempestive au Québec", collectif sous la direction de Denise Proulx et Lucie Sauvé, éditions Écosociété: http://www.ecosociete.org/t110.php

Pour savoir si des élevages s'implantent ou augmentent leur cheptel près de chez vous, visitez le site du MDDEP qui octroie les permis: http://www.mddep.gouv.qc.ca/certificats/certificats.htm
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"The Problem with Factory Farms

If you eat meat, the odds are high that you've enjoyed a meal made from an animal raised on a factory farm (also known as a CAFO). According to the USDA, 2% of U.S. livestock facilities raise an estimated 40% of all farm animals. This means that pigs, chickens and cows are concentrated in a small number of very large farms. But even if you're a vegetarian, the health and environmental repercussions of these facilities may affect you. In his book Animal Factory, journalist David Kirby explores the problems of factory farms, from untreated animal waste to polluted waterways. Kirby talks to TIME about large-scale industrial farming, the lack of government oversight and the terrible fate of a North Carolina river.

The farmers typically don't own the animals — the companies do. It's almost like a sharecropping system. The company tells them exactly how to build the farm, what to grow and what to feed. They manage everything right down to what temperature the barn should be and what day the animals are going to be picked up for slaughter.

We collectively refer to these facilities as factory farms, but that's not an official name. The government designation is CAFO, which stands for Concentrated Animal Feeding Operation. Basically, it's any farm that has 1,000 animal units or more. A beef cow is an animal unit. These animals are kept in pens their entire lives. They're never outside. They never breathe fresh air. They never see the sun.

You're often no longer feeding animals what they're genetically designed to eat. CAFO cows eat a diet of milled grains, corn and soybeans, when they are supposed to eat grass. The food isn't natural because they very often put growth hormones and antibiotics in it. That becomes a problem when you put that manure on the ground.

There are simply too many animals in too small of a place. In a traditional farm, a sustainable farm, you grow both crops and animals. There is a pasture, and you have a certain number of animals per acre. But when you have 2,000 cows per acre instead of two, you have a problem. You can't fit them in a pasture — you fit them in a building. You can't grow enough crops to feed them — you have to ship in their feed. You don't have enough land to absorb their waste. It has nowhere to go.

The manure is liquefied. It gets flushed out into an open lagoon, where it is stored until farmers can use it on what few crops they do grow. There's just so much of it, though. I've seen it sprayed into waterways and creeks. These lagoons filled with waste have been known to seep, leak, rupture and overtop. This stuff is untreated, by the way. We would never allow big, open cesspools of untreated human waste to just sit out on the ground near people's homes and schools. And yet because it's agriculture, the rules are different.

Sometimes you can even see the waste runoff going directly going into the water. Other times they're out there spraying night and day because nobody is watching them. You can't see this from the road. There are very few inspectors, and they're not going to go out there and monitor everyone.

A lot of the laws are on the state and county level, so it depends on the political will and political culture of the individual state. If you try to pass pollution standards, the industry complains that they're already too heavily regulated. They claim that if you force them to reduce how much they pollute, they're not going to be able to operate. They're essentially saying they can only make money by polluting and breaking the law. That should be unacceptable to everybody."

Excerpts from article written by Claire Suddath, published in Time Magazine here: http://www.time.com/time/health/article/0,8599,1983981,00.html

If the pig facilities, revealed to the public in Richelieu in 2005 and up and running now, are at full production, the Ferme Notre-Dame in Richelieu and its slurry spreading near the Richelieu River is almost up to the US CAFO criteria. In Quebec, the "companies" that own these "farms" in full or in part are called integrators, like F. Ménard or the Robitaille Group. Meaning that even if this production is heavily subsidized and financially supported by all government levels, the economic returns are not always good, so often the individual farmer and his family may fold, but the integrator will buy up what's not theirs already, and keep the production going.

Sunday, April 25, 2010

Les Grenouilles en Fête


Comme la plupart des dernières fin de semaine d'avril, les fans de plongée s'amusent à descendre les Rapides de Chambly dans la rivière Richelieu hier et aujourd'hui , si le niveau de l'eau le permet. Cette année, le Québec n'a pas reçu beaucoup de précipitations, mais puisque le Richelieu draîne le bassin versant du Lac Champlain et que nos voisins du sud, eux, n'ont pas été épargnés, surtout en neige dans les montagnes, les rapides sont généreuses en sensations fortes en 2010, sans être trop dangereuses.
La mise à l'eau: une équipe en combinaisons vertes aident les braves à se préparer pour la descente.
Plus loin, à mis chemin de la descente, une équipe en rouge se tient prête à porter secours.
Des estrades, dans les meilleurs sièges, une canne colvert se laisse distraire de son nid et regarde le spectacle.
As they often do most last weekends of April, divers like to start the season by bobbing down the Chambly Rapids in the Richelieu River, when water levels lets them, of course. Quebec has not received a lot of precipitation this year, but the mountains around Lake Champlain sure took a dumping, and now the Richelieu can give them a good ride for their money. A green team helps with the dunking, half way down a red team is ready to help. From the east shore, sitting in the best seats, a female Mallard takes a break from the nest and watches the show go by.

Thursday, April 15, 2010

Un jardin, ses plantes et ses insectes


J'ai trouvé un article tout à fait charmant qui explique les avantages d'avoir un jardin de plantes indigènes qui abritent des insectes bénifiques en soulignant leur rôle dans un écosystème en santé. Quel rapport avec la rivière, me demandez-vous? Hé bien! L'article en question n'en parle pas, mais les écosystèmes des rivières ont aussi besoin de leurs plantes indigènes et une faune riche en insectes: plusieurs poissons en dépendent pour leur source de nourriture. Et durant ces temps de météo extrême, est-ce toujours nécessaire de se rappeler que tout aboutit dans la rivière, éventuellement?

En tout cas, voici pour notre plaisir partagé une traduction libre des meilleurs paragraphes.

Le jardin a besoin des bons insectes. Ne paniquez pas si vous voyez des insectes étranges dans votre jardin. Ils peuvent être la meilleure chose qui vous êtes jamais arrivé! Il y a une multitude d'insectes nuisibles qui mangent et détruisent tout, même les arbres, mais il y en a autant qui sont bénifiques. Les insectes jouent un rôle important pour la santé de notre planète. Épandez des poisons partout dans votre cour et vous tuez tout ce qui est bon - et mauvais! Et quand les bons insectes prédateurs et les abeilles seront tous morts, les insectes nuisibles reviendront sans compétition.

Plusieurs ne respectent pas les instructions précises sur les contenant de pesticides et en utilisent beaucoup trop. Beaucoup de ces poisons aboutissent dans les cours d'eau et dans la nappe phréatique. Pourquoi ne pas attirer les bons insectes et les laisser faire le boulot à votre place? Les insectes sont un groupe d'animaux incroyablement important qui transfère l'énergie des plantes aux autres animaux.

Si les insectes étaient retirés d'un écosystème, il s'écroulerait. Par exemple, 96% de tous les oiseaux terrestres ( par opposition à la sauvagine) nourissent leurs oisillons avec des insectes (même les colibris!). Environ 90% de tous les insectes qui se nourissent de plantes ont besoin de plantes indigènes pour compléter leur croissance.

Les plantes se protègent en fabriquant des chimiques toxiques dans leurs feuilles. Après des milliers d'années d'évolution, les insectes indigènes développent des moyens pour les détourner. Si nous plantons des fleurs et des buissons qui ne sont pas indigènes, nous réduisons ainsi la population d'insectes indigènes, privant les oiseaux, les grenouilles, les crapauds et les petits animaux de leur principale source de nourriture. Des études ont démontré que les endroits plantés avec des plantes introduites produisent une biomasse de chenilles 35 fois plus petite. Sachant que les chenilles sont au menu préféré des oiseaux, imaginez l'impact d'un jardin plein de plantes exotiques! Les plantes non-indigènes utilisées comme plantes ornementales nourissent beaucoup moins d'espèces de chenilles que les plantes ornementales indigènes.

Mais il y a 2 choses que le propriétaire d'un jardin peut faire pour renverser les vapeurs. Premièrement, réduire la surface de gazon. Le gazon est une plante étrangère à nos écosystèmes naturels, a besoin d'une quantité phénoménale d'eau et les herbicides et les engrais ruissellent majoritairement dans nos sources d'eau potable. Les tondeuses brûlent du gaz, polluent l'air et font du bruit. Beaucoup passent leur fin de semaine à couper, fertiliser et râcler au lieu d'apprécier leur temps libre avec leur famille. Ensuite il faut graduellement remplacer les plantes ornementales exotiques avec des plantes indigènes. Pas seulement indigènes à l'Amérique du Nord: des plantes qui se trouvent naturellement dans votre région.

Au lieu d'avoir une grande pelouse entourée de plate-bandes, faites l'inverse. Décidez où vous avez besoin de gazon pour circuler et jouer, et planter la balance de votre terrain avec des plantes ornementales originaires de votre région. Même de légères augmentation de surfaces plantées avec des planes indigènes augmenteront le nombre d'oiseaux qui se reproduiront et les insectes bénéfiques qui mangent les insectes nuisibles.
Always good to remember that river ecosystems need their native flora and fauna too in order to be healthy and thrive. Don't forget that some fish are insect eaters too! Anyway, in these times of extreme weather, heavy rains see to it that all ends up in the river eventually, and it's always nice to remind ourselves of this fact of life. Here's a good article that wraps it all in a neat package:

"In the garden: Gardens need good bugs

Don’t panic if you see strange bugs or insects in your garden. They may be the best things that ever happened to your yard. There are lots of bad bugs that eat and destroy everything including trees, but there are almost as many that are beneficial.
Insects are an important key to the health of our planet. Spraying poisons all over your yard will kill everything good — and bad. Then, when the good predator bugs and honeybees are wiped out, the bad bugs will return with nothing left to stop them.

Many people don’t follow the strict instructions on the pesticide containers and use way too much. You know who you are. A lot of the poisons end up in streams and groundwater. Why not attract good insects and let them do the work? Insects are an incredibly important group of animals that transfer energy from plants to other animals.

If insects were removed from an ecosystem, it would collapse. For example, 96 percent of all land birds feed insects to their young. According to Bernays and Graham in a 1987 research paper, about 90 percent of all insects that eat plants need native plants to complete development.

Plants protect their leaves with toxic chemicals. After thousands of years of evolution, native insects have developed ways to overcome this with native plants. What is a native plant? Readers of The Gardenator know I consider anything that was here before Christopher Columbus to be native. The Spanish, English, Dutch, Asian, French and so on brought everything else in. When we plant non-native flowers and shrubs we reduce the local native insect population, depriving birds, frogs, toads and small animals of a main food source. According to Tallamy and Shropshire, studies show areas with alien plants produce 35 times less caterpillar biomass, which is the most popular insect bird food. Non-native plants used as ornamentals support many less species of caterpillars than native ornamentals.

But there are two things homeowners can do to reverse the process. First, reduce the area used as lawn. The Gardenator can never understand the fascination with a big lawn. The grass is an alien plant, it sucks up extraordinary amounts of money in our water bills and lawn supplies while the crab grass killers and fertilizers mostly run off into our drinking supply. Lawnmowers waste gas and cause air and noise pollution. Many people spend weekends cutting, fertilizing and raking when the time could be more enjoyable and productive doing family things. The second thing is to gradually replace ornamental plants with native plants. Not just native to North America. Its better to use plants native to where you live.

Instead of putting in a lawn and planting flower beds around the edges so it looks like the floor of a dancing school, do the reverse. Design where you need lawn for walking and play spaces and plant the rest with native ornamentals. It will look so good your neighbors will think you hired a professional landscape architect. Even modest increases in native plant cover will increase the number of breeding birds and beneficial insects who eat harmful types such as aphids."

Excerpts from an article written by Richard E. Palazzo published in The Norwich Bulletin from Connecticut here: http://www.norwichbulletin.com/lifestyles/homegarden/x1838109013/In-the-garden-Gardens-need-good-bugs

Thursday, April 8, 2010

Bon, on recommence!


Une partie de la propriété de Conservation de la Nature sur le bord de la rivière Richelieu en arrache depuis 1998! Quelqu'un s'était évertué à couper les sorbiers qui tentaient de faire les premiers pas vers la colonisation forestière des lieux, année après année. Malheureusement, je n'ai jamais pu le surprendre sur le fait.

Mais depuis quelques temps, les sorbiers ont pu atteindre un mètre ou deux! La vie y est difficile: un sol pauvre et pierreux, un soleil de plomb, une pente bien draînée. Seul un été pluvieux avec des précipitations légères mais fréquentes l'an passé ont pu faciliter la pousse de ces petits arbustres tenaces.

Voyons si notre riverain, lui aussi très tenace et entêté, se remettra cet été à étêter cette petite forêt en devenir! Ne sait-il pas que ce terrain sert de zone tampon pour le Refuge Faunique Pierre-Étienne Fortin qui protège le Chevalier cuivré, espèce menacée?

Après tout, même le MDDEP avoue qu'une forêt est l'occupation du territoire qui génère le moins de phosphore dans un plan d'eau. Les racines des arbres tiennent le sol en place et ralentissent le ruissellement tout en filtrant les particules polluantes (comme les produits toxiques, les pesticides, les fumiers) qui migrent avec les gouttes d'eau. Les branches et les feuilles des arbres adoucissent l'impact des gouttes de pluie, réduisant elles aussi l'érosion causée par la pluie. L'ombrage jetée par les arbres sur le sol garde celui-ci à une température plus basse qu'un sol en plein soleil, aidant à garder la température de l'eau des cours d'eau avoisinants plus fraîche, ralentissant du fait même l'eutrophisation du cours d'eau. Finalement, une berge naturelle aide à maintenir un écosystème plus riche dans le cours d'eau avoisinant en servant d'habitat pour une faune diverse qui contribue à la santé du cours d'eau.
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So! Let's try this again!

Part of the shore belonging to Nature Conservancy since 1998 along the Richelieu River has a hard time returning to the wild because one of my neighbors used to go down at night and rip off all the tops of the sumacs trying to colonize the area. He did this year after year, much to my disgust. I was never able to catch him in the act.

The soil is gravelly and dry, the sun beats down on the south facing riverbank and bare feet can barely stand the hot soil and a well drained pitch makes it hell for small trees to put down roots. Last summer made it easier with frequent and gentle rain showers. Good thing those little trees are very hard to get rid of once the roots are well established.

Let's see if this year our pigheaded neighbor will go back to his dirty tricks again, and try to stop this budding forest of the future! Does't he know that this property serves as a green belt around a natural refuge that protects the Copper Redhorse, an endangered species?

After all, even our Environment Ministry agrees that a forest is what generates less phosphorous that ends in a watercourse. Roots of trees hold the soil down while slowing the flow of water draining from the ground and filtering the polluting particles like toxins, pesticides and fertilizers. The tree branches and leaves slow the speed of raindrops and also slow down the erosion caused by water. Shade from the trees keep the ground cooler, thus helping to keep the nearby river or lake at a lower water temperature, slowing the eutrophication process. Also, a river bank left in its natural state helps to keep a richer ecosystem both on land and in the water by providing habitat for a wider variety of fauna.

Monday, March 29, 2010

Le castor: sa cabane et ses oeuvres


La fonte de la neige et de la glace nous laisse dévouvrir l'endroit où le castor a passé l'hiver sur le bord de la rivière devant chez moi. J'ai pu aussi prendre une photo du plus gros arbre qu'il a abattu: la neige et la glace étaient si épaisses que la coupe est maintenant à la hauteur des yeux!
À cause du castor et des glaces épaisses de cette année, le bord de la rive qui est la propriété de Conservation de la Nature en a pris tout un coup. En aval de la lignes d'arbres que mon voisin a bien voulu ne pas couper en 1998, la rive commençait à être protégée par des herbacées, des quenouilles, une variété surprenante d'osiers, de saules et de différents petits arbrissaux qui protégeaient la plage mais ennuyaient beaucoup les pêcheurs. Dans les herbacées, d'ailleurs, le printemps passé, j'avais surpris un bruant avec son nid.
Le bruant va devoir se trouver un autre abri cette année: parties sont les herbacées, quenouilles et arbustres! À la place, une cabane fait d'un amoncellement de branches de diamètres variées font lieu de résidence pour le castor. Un peuplier abattu grâce à ses dents acérées a d'ailleurs servi de garde-manger: les restes jonchent la plage.

Ces transformations me font réaliser comme notre climat change l'aspect de nos rivières d'une saison à l'autre, d'une année à l'autre. Non seulement laissée à elle-même la nature voit les arbres grandir, les forêts peupler les rives, mais les animaux, les crues et la météo détruisent en quelques mois ce qui aura pris quelques années à croître. Les changements des niveaux d'eau extrêmes, combinés avec les glaces et leurs débâcles, l'action du gel et du dégel sur les rives rocheuses, les arbres coupés par les castors et renversés par l'érosion, les lames de sédiments qui se font dragués par les blocs de glace et les mouvements du courant de la rivière font que la rivière change d'aspect drastiquement d'une année à l'autre. Je prenais cet état des choses pour acquis jusqu'à ce qu'une amie qui vit sur la rivière Altamaha nous donna un tour de bateau à vitesse étourdissante sur sa rivière. J'ai compris son manque de précaution quand j'ai réalisé que sa rivière en Georgie changeait presque pas d'une année à l'autre et qu'elle connaissait ainsi par coeur les endroits où se trouvaient les épaves et les bas fonds!

Spring thaw reveals where the beaver spent the winter: it's basically a pile of branches he cut off the many trees he fed on while hiding under the ice. The ice and snow accumulation made it possible for the beaver to cut one big tree at eye level! This portion of the riverbank is on Nature Conservancy land, and the part downriver from the line of trees my neighbor was nice enough to leave standing in 1998 was torn apart by ice-flows and the beaver's work. Here, the bank was protected from tall grasses, bushes and 2 meter high tree saplings; but not anymore! Last year, a sparrow had made her nest in those tall grasses and was not very happy seeing me. She will have to find some other place for her nest this year: the shore was wiped clean from all vegetation, except for a few saplings still standing.

This makes me realize how our climate shapes our rivers: ice-jams, the thaw and freeze action on rock, the drastic water level changes during spring thaw, all see to it that rocks move, trees keel over and are dragged long distances, and sandbars get transported from one bend to the next every year. A riverboat friend living along the Altamaha gave us a high-speed boat ride a few years back, and her fearlessness made me realize that her river in Georgia changed much more slowly, being much less subjected to weather extremes than our rivers up in Quebec: so she knew exactly where the driftwood and sandbars where as the river stayed very much the same from one year to the next, unlike ours!

Saturday, March 6, 2010

Le sel pollue et détruit les écosystèmes aquatiques


Des chercheurs de l'Université de Toronto à Scarborough sont arrivé à la même conclusion que plusieurs autres: le sel que l'on épand sur nos routes contamine nos cours d'eau. La pollution diminue le nombre de poissons, nuit à la diversité aquatique et détruit les milieux humides: ils ont trouvé des niveaux étonnament élevés d'E.coli, de plomb, de chlorure et d'aluminium. Le plus grand coupable de cette destruction? Le sel épandu sur la 401 à quelques kilomètres de là.

L'impact de l'épandage de sel pendant quelques semaines durant l'hiver se fait sentir pendant toute l'année: les 3,600 tonnes de sels de route dissous aboutissent dans l'étang l'hiver à cause du ruissellement de 4 ruisseaux durant les fontes, et des eaux de surfaces qui deviennent saturées de sel avec le temps.

Les autorités de la ville de Pickering sont au courant de cet état de fait depuis des années et c'est pour cela qu'ils ont demandé pour cette étude. Ils avaient demandé une étude semblable en 2003 et avaient eu le même constat. En 2001, Environnement Canada recommandait que les sels de route soient considérés comme une substance toxique à cause de leur impact sur les écosystèmes. Cela ne s'est pas concrétisé. À la place, le gouvernement a adopté un code de pratique volontaire que la plupart des municipalités ont signé volontier.

La plupart des municipalités continuent d'utiliser le sel sur les routes bien qu'ils savent les dommages qu'il cause, mais c'est la solution la moins dispendieuse. Le sel est la solution utilisé à toutes les sauces parce qu'il est efficace dans toutes les conditions météorologiques durant l'hiver, mais la pollution est surtout évidente durant l'été. C'est un polluant qui se fait heureusement diluer dans le lac Ontario, mais il ne fait qu'agraver un problème complexe qui impacte sur la qualité de l'eau puisée pour alimenter le robinet d'une population nombreuse.

Tant que nous continuerons d'épandre du sel sur les routes à tout vent, il y aura toujours des problèmes.
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"Road salt poisoning Pickering waterfront
Highway 401 runoff is main culprit, study says.

The tiny particles of salt that blanket the roads during harsh winter storms bring temporary relief to drivers racing down icy roads, but wreak havoc on vulnerable ecosystems a short drive away. In some cases, road salt is destroying them altogether. An extensive five-year study published this week by researchers at the University of Toronto Scarborough found that Frenchman’s Bay, a coastal inland bay in Pickering considered by many to be the “jewel” of the city’s waterfront, is a stew of harsh contaminants with levels far exceeding provincial water standards.

The pollution has already reduced the number of fish, lowered the aquatic diversity and is destroying the provincially significant wetlands around the north end of the bay. Swimming among the few fishes are “startling” levels of E.coli, lead, chloride and aluminum, said Nick Eyles, professor of geology at UTSC, who led the study. The biggest culprit, he says, is the road salt being sprinkled every winter on Highway 401, just a few kilometres north of the bay.

“There is a year-round impact of putting salt on for just a few weeks in the winter,” said Eyles, who studied the lagoon in the summers and winters of 2002 to 2007. “Just imagine the impact that is having on the fish in the inner northern parts of the bay.” His team determined that 3,600 tonnes of dissolved road salt ends up in the small lagoon in the winter mostly from direct runoff in four creeks during warmer thaws, and from groundwater that has become saturated with the salt water over time.

The highway accounts for more than a quarter of all road salt that ends up in the bay, but covers just over one per cent of the area, he said. “There is a lot of salt put on these roads, and there is almost nothing to prevent it going directly into the creeks,” he said. Metals, oils from the highways and animal waste that is carried along the creeks also contribute to the chemical mix, he said.

Pickering’s city officials say they have been aware of the impending ecological crisis at Frenchman’s Bay for years. They hired Eyles and his team to assess the impact of urban development on the bay in 2003 – and saw similar results. “There is concern that the bay is regressing,” said Richard Holborn, division head of engineering services with the city. Since then, the city began working to create a Frenchman’s Bay storm water management master plan to improve both the water quality, flooding and erosion issues. In the long-term, there may be plans to restore and enhance the wetland in the north end of the bay back to health, he said. The plan is expected to go to council for approval in April.

The study, published in the journal Sedimentary Geology, is the latest in extensive research that points to the hazards of salt on the environment. In 2001, Environment Canada recommended road salt be considered a toxic substance because of its negative impact on ecosystems. That never happened. Instead, the federal government adopted a voluntary “code of practice,” which most municipalities have signed on to. They are expected to release a five-year assessment on the code’s effectiveness on the local environment this year.Almost all municipalities agree that road salt is damaging, yet it continues to be used because it is the cheapest option available. Over the past five years, many municipalities have made an effort to reduce salt use and find cleaner options like beet solution and sand, said Mark Rabbior, a spokesman with the provincial Ministry of Environment

But salt is used as a default option, in part because it can be used regardless of temperature fluctuations and severity of winter weather. The problem is, salt runoff into streams, ponds, and rivers is no longer just a winter problem. Although all salt is dispersed in the winter, the water quality is worse in the summer – when Frenchman’s Bay is busiest, said Eyles.
“In the summer, you get algae blooms, and you get this milky brown water as a result. That cuts off sunlight that reaches the bottom of the lagoon, and so vegetation can’t grow, and fish don’t come into the area,” he said. “If you look at the lake from above, you can see a plume of dirty water coming out of the Bay into Lake Ontario.”The only thing “saving it now” is that it is diluted by water from Lake Ontario. But at the same time, he adds, the polluted bay is adding to the “chemical load” going into the body of water that makes up our main drinking source.

“This is not sustainable,” he said. “We might be fine now, but what about in the next few decades,” he said. “If we can reduce the amount of salt used, we might be able to do something. But if we continue to dumping salt willy-nilly, there will be always be problems.”

Excerpts from article written by Noor Javed in thestar.com here: http://www.thestar.com/news/canada/article/774620--road-salt-poisoning-jewel-of-pickering-waterfront

Friday, February 26, 2010

Une rivière sur l'Internet


Le Comité des rivières de l'Oklahoma commencera bientôt à afficher des données en temps réel sur les concentrations de bactéries et de phosphore de la rivière Illinois sur l'Internet. Certains s'inquiètent du message négatif que pourrait donner ces renseignements au grand public. D'autres, scientifique compris, affirment que l'information est nécessaire et la connaissance, une bonne chose. De l'information instantanée sur la qualité de l'eau aidera le public à comprendre l'état actuel de la rivière.

Un propriétaire d'un camp et une compagnie de location de bateaux sur la rivière s'objecte qu'il n'a jamais entendu parlé de quiconque tomber malade de la rivière Illinois durant les 20 ans de tenir son commerce. D'autres ont précisé que quand les gens tombent malades, ils ne peuvent pas toujours dire ce qui a causé la maladie.

Il semblerait que les 6 rivières touristiques de l'état de l'Oklahoma ont été déclarées contaminées par les bactéries et atteignent des niveaux impropres au contact de la peau. Tous seraient mieux servis en étant mieux renseignés sur l'état de santé des rivières. Les données instantanément disponibles au public ne peuvent que sensibiliser les gens à la précarité des rivières et aideront à la protection et à la préservation des cours d'eau.

Au Québec, le MDDEP a arrêté de publier les apparitions des algues bleues-vertes, se limitant à annoncer les fermetures de plages et d'alertes à l'eau potable. Seuls les plages désignées comme telles et sur une liste spéciale bénéficient de prélèvements et d'analyses de pathogènes et sont publiées sur l'Internet. À la plage du Parc Fortier, à Richelieu, la baignade est interdite par la municipalité, mais l'accès facile encourage plusieurs de s'y aventurer par temps doux.

J'ai déjà averti le MDDEP et Santé Publique quand mes résultats de ColiPlates décelaient des concentrations importantes de coliformes et même d'E.coli. au Parc Fortier à Richelieu: le MDDEP plaide le manque d'effectifs pour avertir le public, et la Santé Publique dit que la baignade dans des cours d'eau se fait au risque du baigneur.

Même un grand-père de Richelieu qui s'est objecté ouvertement à la porcherie industrielle en amont au nom de la santé de sa petite fille va se saucer avec elle dans la rivière Richelieu durant les chaleurs de l'été, ne pouvant pas me répondre quand je lui demande s'il en connaît la concentration en coliformes, s'il a suivi les quantités de pluies tombées depuis les derniers jours ou s'il sait s'il y a eu de l'épandage de purin sur les terres agricoles en amont depuis les dernières semaines! Combien de personnes parfaitement logiques et intelligentes ne font pas le lien entre l'épandage de purin sur les terres agricoles, la pluie tombée pendant les derniers jours et les pathogènes dans la rivière où ils vont se baigner ou pratiquer des sports nautiques?

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"OSRC mulls river conditions on Internet

TAHLEQUAH — The Oklahoma Scenic Rivers Commission may soon begin real-time Internet reporting of bacteria and phosphorus levels in the Illinois River. The proposal was made to commissioners by the U.S. Geological Survey during the OSRC’s regular meeting Tuesday night. The OSRC tabled the proposition to allow time to plan for funding.

Two members questioned the proposal, and voiced concern about the negative message that could be sent about the river should the public have unfettered access to raw water quality data. OSRC Chairman Gerald Hilsher, along with commissioners Dr. Riley Needham and Randy Corp, said the information is necessary. “Knowledge is good, and I’m not afraid of the information,” said Hilsher. Needham, a scientist, said instantaneous water quality information might help the public understand what river conditions actually are.

OSRC Commissioner David Spears, co-owner of Arrowhead Camp, said that in his 20-year experience running a float operation on the river, he’d never heard of anyone who had become ill from the Illinois River. Hilsher countered Spears’ remark, saying people often can’t pinpoint what makes them sick. “If I came to the river and got sick, I’d probably blame it on too much beer or a bad piece of fried chicken [before] I would on bacteria in the river,” said Hilsher.

The estimated cost of the project is $95,000, half of which must come from the OSRC. In the meantime, commissioners hope to get an update from the Oklahoma Water Resources Board stating whether the Illinois River is meeting state beneficial use standards.

According to Ed Brocksmith, former OSRC commissioner and member of Save the Illinois River Inc., every one of Oklahoma’s six scenic rivers is listed by the state as impaired by bacteria and failing to meet the criteria for body contact. Brocksmith thinks the USGS proposal would provide invaluable information on safety conditions for the public.

“From my more than 30 years’ experience in news reporting and public information, I know of no cases where the public has not been well-served by too much timely and accurate information,” said Brocksmith. “When I was at KRMG in Tulsa, the station once was criticized by the police chief for making live, continuous tornado reports. To our great satisfaction, hundreds of our listeners wrote letters to the station, saying that just knowing what was happening eased their fears.

“Instantaneous reporting of bacteria and pollution data and making the information available to the public on the Web can only help protect and preserve the Illinois River and Lake Tenkiller,” he said. “Objections by canoe outfitters who sell float trips even during flood conditions just don’t compute.”"

Excerpts from article written by Teddye Snell in the Tahlequah Daily Press here: http://tahlequahdailypress.com/local/x1004922914/OSRC-mulls-river-conditions-on-Internet

Sunday, January 3, 2010

Un lien entre les barrages et la météo extrême


Un avertissement aux bâtisseurs de barrages: quand on crée un réservoir, on peut s'attendre à des orages plus violents et des innondations. C'est la conclusion d'une analyse de plus de 600 barrages dont la plupart ont causés des pluies plus abondantes.

Les grandes surfaces d'eau pourraient influencer les chutes de pluie: ceci n'est pas un nouveau concept. Mais jusqu'à présent, personne n'avait étudié les effets des grands barrages et de leurs réservoirs. Faisal Hossain de l'Université technologique du Tennessee à Cookeville et ses collègues se sont penchés sur l'intensité des plus gros orages près des 633 plus gros barrages avant et après leur construction. Ils ont constaté qu'à plusieurs endroits, la quantité de précipitations dans les pluies les plus extrêmes ont augmenté dans la moyenne de 4% par année après la construction du barrage. La corrélation était particulièrement élevée dans les régions semi-arides. Ils ont constaté aussi une augmentation de journées pluvieuses.

L'étude est la première à démontrer un rapport net entre les barrages et les pluies abondantes. Bien que les résultats n'étaient pas constants au travers la planète, on n'est pas surpris de cela puisque les tendances climatiques régionales et d'autres facteurs entrent en jeu.

Traduction libre d'un article dans la revue scientifique NewScientist du 22 décembre 2009 au lien suivant:
http://www.newscientist.com/article/mg20427394.200-dams-linked-to-more-extreme-weather.html

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"Dams linked to more extreme weather

DAM-BUILDERS: be careful when you create a reservoir because bigger storms and flooding could be on the way. That's the warning from an analysis of more than 600 dams, many of which have brought more extreme rainfall.

The idea that large bodies of water might influence rainfall is not new. But until now, no one had studied the effect of large dams and their reservoirs.

Faisal Hossain of Tennessee Technological University in Cookeville and colleagues looked at the magnitude of the biggest storms near 633 of the world's largest dams before and after construction. They found that in many places the level of precipitation in the most extreme rainfall events grew by an average of 4 per cent per year after a dam was built, with the relationship especially strong in semi-arid regions. There was also an increase in the frequency of rainy days (Natural Hazards Review, DOI: 10.1061/(asce)nh.1527-6996.0000013).

The paper is the first to show a clear relationship between dams and heavy rainfall, says Johannes Feddema at the University of Kansas in Lawrence. Though the results were not consistent all over the world, that is to be expected, he says, since regional weather patterns and numerous other factors come into play.

To explore these effects, Hossain plans to use computer models to simulate dams in different scenarios. "Hopefully it will make the picture less blurry," he says."

Article plublished in the scientific magazine NewScientist dated December 22d, 2009: http://www.newscientist.com/article/mg20427394.200-dams-linked-to-more-extreme-weather.html

Monday, December 7, 2009

Peu de pluie, beaucoup de ruissellement

La rivière Richelieu prend son eau du Lac Champlain et reçoit l'eau de plusieurs affluents lors de sa descente vers le fleuve Saint-Laurent. Après une semaine de beau temps, l'eau de la rivière Richelieu devient passablement transparente, et si ce n'était pas la présence de sédiments dans le fond de l'eau, on pourrait croire que la rivière Richelieu est presque propre. Mais il suffit seulement d'une pluie de quelques centimètres pour que son apparence change du tout au tout. Le mois de novembre 2009 est un très bon exemple pour illustrer ce problème. 

Voici les principales précipitations du mois de novembre 2009:

14 novembre: 16,2 mm
20 novembre: 9,8 mm
24 novembre : 4,4mm
27 novembre: 24 mm

Il y avait donc une semaine de beau temps sans précipations mesurables entre des pluies qui ne dépassaient à peine le 2cm. Mais les changements de couleur de l'eau le lendemain de pluie étaient choquants. Comment décrire la couleur sale de l'eau après une pluie? Un gris-verdâtre laiteux!

J'ai beaucoup de difficulté à croire que ce changement de couleur de l'eau est attribuable aux débordements des usines de traitement des eaux usées. Deux centimètres, c'est loin d'être un déluge, et la capacité des usines municipales devraient être capable de prendre ce surplus de volume. Par contre, j'ai constaté qu'au cours des années, de plus en plus de champs en culture sont draînés artificiellement, de plus en plus de fossés en zone verte sont redressés et "nettoyés", et les bandes riveraines deviennent de plus en plus étroites. Les projets-pilotes de réaménagements des bandes riveraines sont trop peu et de trop petite taille. D'ailleurs, la dernière étude de grande envergure de l'état de santé de la rivière Richelieu date déjà de 1995, et déjà à ce moment-là, le constat était que "La pollution agricole diffuse est associée aux phénomènes d'érosion et de ruissellement des terres. L'adoption de pratiques agro-environnementales permettrait de diminuer les apports en azote, phosphore, matières en suspensioin et pesticides dans le milieu aquatique." http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/bassins/richelieu/faits.htm



Les rapides de Chambly (et le Refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin en arrière-plan) avant la pluie:








et les rapides de Chambly après la pluie:






Aux ruines de la vieille centrale hydro-électrique avant la pluie:







et après la pluie:







The Richelieu river gets its water from Lake Champlain and then gets many tributaries along its way to the Saint-Lawrence river. After a week of nice weather, the water of the Richelieu River is quite clear, and if you don't notice the slime on the river bottom, you could think that the Richelieu River is reasonably clean. But half an inch of rain is enough to change everything. The month of November 2009 is a very good example of how the color of the river can change drastically.

About half an inch or less fell on November 14th, 20th, 24th and 27th, with nice weather in between those rainfalls. But the color change of the water after those days that rained was shocking. How to describe the color of the water after the rain? How about milky greenish-grey!

I have a hard time believing that the color change is due to water treatment plants overflowing. Half an inch is hardly a flood, and water treatment facilities should be able to take the extra load. But I have noticed that as time goes by, more and more fields are artificially drained, more and more streams and ditches are straightened and drained, and green belts are getting narrower. The last serious study on the aquatic ecosystem of the Richelieu River dates back to 1995, and already then the non-point pollution coming from erosion and farmland run-off was already a problem.