Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Wednesday, May 11, 2011

Produits pétroliers - on devrait s'en sevrer

Photo: cajuntvnetwork.com

Un éditorial d'un quotidien de la Pennsylvanie critique la volonté des politiciens des États-Unis qui veulent orienter leur indépendance énergétique vers le forage pétrolier et gazier chez eux au lieu de se diriger vers les énergies renouvelables. Cet éditorial pourrait tout aussi bien s'adresser aussi aux citoyens et politiciens du Canada qui subventionnent les sales sables bitumineux et le pétrole et le gaz de schiste, sur terre, dans l'Arctique et dans l'estuaire du Saint-Laurent.

Ne devrait-on pas viser vers le sevrage du pétrole?

Peut-être que Sarah Palin n'a pas besoin de se faire élire comme présidente des États-Unis. Un vote qui a passé la semaine dernière dans le House laisse pensez qu'on a déjà adopté son fameux slogan"drill, baby, drill" comme sa politique officielle vers l'indépendance énergétique.

La loi Restarting American Offshore Leasing Now Act a été votée 266 pour, 149 contre dans la chambre contrôlée par les Républicains. Mais le Senate Démocrate risque de ne pas avaler cette pieuvre.

Quelqu'un doit rappeler à l'équipe de forage que ce n'est pas suffisant de sevrer le pays du pétrole des autres pays. Les combustibles fossiles polluants et causant les changements climatiques doivent être remplacés par des énergies alternatives plus propres, moins dispendieuses, dont le solaire et l'éolien.

Les proposants du forage passent à côté des avantages financiers à long terme des énergies alternatives. À la place, ils veulent profiter de la colère des Américains à cause des hausses du prix de l'essence pour faire la promotion du forage en haute mer.

Ce n'est pas un calcul mauvais: bien sûr que les prix à la pompe ont déjà augmenté et sont plus que $4 le gallon pour l'essence régulière dans certaines régions et explique que dans les sondages, 67% des Américains sont pour le forage dans les régions côtières. Mais tout foreur qui laisse croire que ce projet de loi du House va faire descendre le prix de l'essence n'est pas honnête. Cela pourrait prendre 10 ans entre l'octroi des permis et l'extraction du pétrole ou du gaz des fonds des océans.

Faire passer cette loi pourrait envoyer un message aux marchés mondiaux que les États-Unis sont sérieux quand ils se décident à exploiter leurs ressources naturelles, selon certains Républicains. Mais un message plus fort pourrait être lancé en mettant plus d'emphase en finançant le développement de sources d'énergie d'avenir, pas celles du passé pollué.

Le projet de loi du House prévoit l'octroi de permis de forage tout le long des côtes de la Virginie, davantage dans le Golfe du Mexique également. D'autres projets de loi attendent en coulisse pour permettre le forage sur les côtes de la Californie, l'Alaska, et sur la côte est du Maine jusqu'en Caroline du Nord.

"La plus grande menace pour les côtes du New Jersey est le Congress" dit Jeff Tittel, le directeur du Sierra Club de New Jersey. "La seule huile que nous voulons voir sur les plages du New Jersey, c'est l'huile de bronzage."

Mais cela n'est pas l'opinion populaire dans les états du Golfe impactés par l'explosion de la plateforme de BP et les autres régions côtières où les gens sont désespérés pour des emplois que l'exploration côtière pourrait leur donner. Ils méritent qu'on les aide, mais leur désespoir ne devrait pas être le principal facteur de décision des politique énergétiques des États-Unis. Photo: Star Telegram

"Inquirer Editorial: Isn't the goal less oil?

Maybe Sarah Palin doesn't need to be president. A vote last week suggests the House has already adopted her "drill, baby, drill" slogan as its official policy for energy independence.

The Restarting American Offshore Leasing Now Act was passed Thursday (May 5 2011) by a vote of 266-149 in the Republican-controlled chamber. But the Democratic Senate is unlikely to treat the measure as kindly.

Someone needs to remind the drill team that it's not enough to wean the nation off of foreign oil. Polluting, climate-changing fossil fuels must be replaced by cleaner, less expensive energy alternatives, including solar and wind.

Drilling supporters blithely ignore the long-term cost benefits of alternative fuels. Instead they want to exploit Americans' rage at the high price of gasoline to push for more coastal waters to be opened up for oil exploration.

It's not a bad calculation. Certainly, pump prices that have already jumped past $4 for a gallon of regular in some areas of the country are a factor in new polls that say 67 percent of Americans now support offshore drilling.

But any driller who suggests the House bill will bring gas prices down any time soon isn't being honest. It can take 10 years between granting leases and extracting oil or gas from the ocean.

Rep. Doc Hastings (R., Wash.), chairman of the House Natural Resources Committee, says making the bill law would "send a strong signal to the world markets that the U.S. is serious about producing our resources."

But a stronger signal would be sent by placing more emphasis on funding the development of fuel sources that have a foot in America's future, not in its polluting past.

The House bill calls for the Virginia coast and more of the Gulf of Mexico to be available for oil leases. Waiting in the wings are bills to allow drilling off of Southern California, Alaska, and the shoreline from Maine to North Carolina.

"The biggest threat to the New Jersey coastline is Congress," says New Jersey Sierra Club director Jeff Tittel. "The only oil we want to see on the beaches of New Jersey is suntan oil."

But that isn't the prevailing attitude in Gulf states affected by the BP oil rig explosion and other coastal areas where people are desperate for the jobs that more offshore oil exploration can bring. They deserve help, but their desperation shouldn't determine the course of U.S. energy policy."

Excerpts from an editorial published here: http://www.philly.com/philly/opinion/20110510_Inquirer_Editorial__Isn_t_the_goal_less_oil_.htmlPhoto: David Dodge / The Pembina Institute

Tuesday, May 10, 2011

Boues municipales, et parasites dans la nourriture

Photo: BakersfieldNow.com

Sydney est la plus grande ville de l'Australie et est la capitale de New South Wales, l'état le plus peuplé de l'Australie. Mais ses habitants commencent à tomber malade avec des parasites habituellement rencontrés dans les pays du Tiers Monde, et l'on suspecte que c'est parce que des boues municipales sont employées comme engrais pour faire pousser des récoltes que les humains consomment par la suite. Voici la traduction libre d'un article local.

Des parasites associés aux engrais d'égouts et les citoyens de Sydney attrapent des maladies d'estomacs.

Les égouts humains utilisés comme engrais sur des fermes dans New South Wales sont pointés du doigt lors d'une épidémie de parasites du Tiers Monde dans Sydney, en Australie. Les médecins soupçonnent que c'est la stratégie de biosolides de Sydney Water qui est à blâmée: 180,000 tonnes d'excréments humains sont transformés en engrais à tous les ans, et pourraient être la source d'émergence d'un parasite de l'estomac, Blastocystis hominis, habituellement détecté dans les eaux polluées des pays du Tiers Monde. Ce parasite se propage par les excréments, et un 2e parasite souvent trouvé avec lui, le Dientamoeba fragilis.

Les 2 parasites provoquent des crampes, un abdomen ballonné, de la diarrhée, de la perte de poids et la fatigue.

Des tests confidentiels de microbiologie faits par Sydney Water depuis les 4 derniers mois et obtenus par le quotidien The Sunday Telegraph ont détecté D. fragilis dans un de 5 spécimens d'eaux usées primaires. Les tests ne regardaient pas pour la présence de Blastocystis hominis.

Les déchets solides obtenus des eaux usées sont transformés en biosolides et envoyés vers 20 fermes dans NSW pour engraisser les sols selon un programme de développement durable.

Le professeur Kerryn Phelps, ancienne patronne du Australian Medical Association, dit qu'il est nécessaire de faire une enquête indépendante sur cette pratique après qu'un nombre croissant de patients souffrent d'avoir ces parasites dans leur corps. "J'ai remarqué une augmentation de ces pathogènes dans des personnes qui n'ont pas voyagé outre-mer."dit-elle. "180,000 tonnes de boues municipales partiellement traitées par année sont utilisées comme engrais et le programme n'a pas été évaluer par une étude indépendant. Du point de vue de santé publique, nous semblons avoir un problème grave."

La Suisse et l'Autriche ont interdit l'usage des boues municipales comme engrais, tandis qu'en Suède et dans certaines parties de l'Allemagne, les supermarchés ne vendent pas des récoltes engraissées avec des biosolides.

Trois études publiées dans des journaux internationaux médicaux et de santé publique ont rapporté avoir trouvé des résidents qui vivent près des terres où les biosolides sont épandus ont un taux de fréquence de maladies statistiquement plus élevé. La plus récente de cette étude, un sondage de santé fait en 2007 auprès de résidents vivant près de champs agricoles près de l'Ohio qui acceptent des biosolides, qui a été publié dans le journal international Archives of Environmental & Occupational Health disait ceci: "Les résultats ont révélés que certains symptômes liés à la santé étaient statistiquement élevés d'une façon importante parmi les résidents qui étaient exposés. L'étude suggère un risque plus élevé pour certaines maladies respiratoires, gastro-intestinales et autres parmi les résidents vivant près des champs agricoles sur lesquels les biosolides étaient acceptés."

Pourtant, la Santé Publique du NSW n'a pas étudié les impacts de son programme sur la santé, et n'a pas fait des tests sur les fermes où du blé, du canola et de l'orge ont été cultivés où le sol avait été fertilisé avec des excréments.

Un important gastroentérologue, le professeur Thomas Borody, qui a mené de la recherche qui a appuyé l'équipe qui a gagné un prix Nobel pour avoir trouvé le remède contre les ulcères d'estomac, dit qu'une enquête doit être menée sur le programme de biosolides afin de pouvoir assurer le grand public que les excréments humains n'infectent pas notre chaîne alimentaire. Il dit que pendant les 10-15 dernières années, 1,500 personnes ont été diagnostiqué avec du D. fragilis et Blastocystis dans son cabinet. "Si nous allons consommer de la nourriture qui a poussé avec ces biosolides, il serait bon d'avoir un certain niveau de certitude que cette nourriture n'a pas ces pathogènes." dit-il. Il ajoute que le parasite Plastocystis homonis est difficile à tuer dans les humains. "Le problème, à part des parasites, est aussi les virus." dit-il. "Les matières fécales transmettent les virus qui donnent la diarhée. Ce qui nous inquiète davantage avec les cas d'hépatite B et C, c'est de ne pas savoir comment on l'attrape. Certaines personnes n'ont jamais utilisés de seringues."

L'infection mystérieuse d'une maman

Une mère de Sydney, Amity Smith s'est fait dire plusieurs fois par des médecins que la cause de sont estomac gonflé, de ses grandes douleurs, ses crampes et sa fatigue était le syndrome du côlon irritable. Pendant 4 ans, Mme Smith de Lilyfield adépensé des milliers de dollars pour rencontrer des gastro-entérologistes, des naturopathes, des diététiciens et des médecins de médecine générale reconnus. "J'avais l'air d'une femme enceinte de 6 mois. Je ne pouvais pas porter des vêtements ordinaires." dit-elle. "Cela s'empirait de plus en plus et impactait ma qualité de vie. J'avais un peu mal, je me sentais lasse et irritée." En désespoir de cause, Mme Smith, à l'âge de 37 ans, est allé chez une clinique spécialisée, le Centre for Digestive Diseases, en janvier. Les tests ont révélé qu'elle avait 2 parasites, dientamoeba fragilis et blastocystitis hominis, dans son système digestif. Cela a pris deux infusions de traitement anti-parasitaire pour tuer les pathogènes.

Mme Smith est à faire tester ses 2 fils. "Le docteur dit que cela était venu par voie fécale-orale, en mangeant de la nourriture contaminée ou en buvant de l'eau qui n'avait pas été traitée correctement dans des pays du Tiers Monde, mais je n'avais pas voyagé dans des pays du Tiers Monde!" dit-elle.

Sydney Water dit ne pas s'inquiéter des parasites

Malgré les discussions dans les journaux médicaux sur la transmission de D. fragilis, et le fait qu'une étude récente ait démontré les incidences bien plus fréquentes dans les banlieues nord de Sydney que dans Brisbane ou l'ouest de l'Australie, le porte-parole de Sydney Water dit que le pathogène n'est pas inquiétant et ne survivrait probablement pas longtemps en dehors d'un corps vivant. "Sydney Water ne connaît pas de cas de maladies causées directement par les biosolides." dit le porte-parole.

L'ancien gérant général de Pittwater City Council, Agus Gordon a pris sa retraite en 2006 et dit que Santé Publique de NSW l'a avisé de ne pas utiliser des biosolides sur les ovales sportifs parce qu'ils n'étaient pas sécuritaires auprès des enfants. "Le problème avec les biosolides était qu'au moment où nous avions été avisés qu'il y avait une possibilité qu'il y avait des pathogènes dans les biosolides." dit-il. "Nous nous posions cette question: si nous utilisons ce produit, sera-t-il sécuritaire pour les gens, surtout pour les enfants qui joueront dans ces champs, surtout s'ils se blessent ou s'égratignent? À ce moment-là, nous ne l'avons pas fait parce que nous ne pouvions pas avoir de garantie."

Le porte-parole de NSW Health dit que si les directives de l'EPA étaient respectées, l'usage des biosollides ne poserait probablement pas de danger à la santé publique. Les consignes de l'EPA, dans un bouquin de 92 pages, disent que si les biosolides sont épandus sur des terres agricoles, les récoltes comme des pommes de terre, de la laitue ou de la tourbe ne devraient pas y pousser pendant une période allant de 18 mois à 5 ans. Il y a aussi un règlement de récolte de 30 jours pour les moulées d'animaux et les récoltes de fibre. "Où il y a un risque élevé d'exposition du public, l'accès devrait être interdit par des clôtures et une attente d'un an après les épandages de biosolides." disent les directives.

Le gérant de la qualité de l'eau et du programme de santé publique de Sydney Water Peter Cox ne pouvait pas donner une réponse définitive quand on lui a demandé si les pathogènes pouvaient se transférer des biosolides aux humains, devenant ainsi un danger pour la santé. "Ce que nous faisons est que nous respectons les directives pour s'assurer que les biosolides sont sécuritaires pour l'usage que nous en faisons." dit-il. "Les pathogènes peuvent survivre en très petit nombre mais pas assez pour faire du mal. Il y a beaucoup, beaucoup de pathogènes et cela dépendra du spécimen de biosolide que vous aurez prélevé pour faire analyser. La gérance des biosolides qui incluent le traitement et le potentiel d'exposition, est bien présent pour qu'il n'y ait pas de risques à la santé."

Sydney Water ne teste pas ses biosolides pour détecter les 2 pathogènes et ne veut pas dire pour quels pathogènes elle fait faire des tests, ou même si elle en fait.Photo: Henry A. Barrios

"Parasites linked to sewage fertiliser as stomach bugs grip Sydney

Human sewage used as fertiliser on farms across NSW (New South Wales) is being blamed for a breakout of Third World parasites across Sydney (Australia). Doctors fear the Sydney Water biosolids strategy, which turns 180,000 tonnes of human waste into fertiliser yearly, could be behind the emergence of a gut bug, Blastocystis hominis, usually found in dirty water in Third World countries and spread via faeces, and a second parasite which often accompanies it, Dientamoeba fragilis.

Both cause cramps, distended abdomen, diarrhoea, weight loss and fatigue.

Confidential microbiology tests, signed off on by Sydney Water in the past four months and obtained by The Sunday Telegraph, detected D. fragilis in one in five samples of primary wastewater. The tests did not look for Blastocystis hominis.

Solid waste removed from the sewage is turned into biosolids and sent to 20 farms in NSW to enrich soil under a sustainability program.

Professor Kerryn Phelps, former head of the Australian Medical Association said there needs to be an independent inquiry into the practice after detecting an increasing number of patients with the parasites in their gut. "I've noticed an increase in these pathogens in people who have not travelled overseas," she said. "One hundred and eighty thousand tonnes of partially treated sewage is being used as fertiliser annually and the program had not been independently assessed. "From a public health point of view, we have what appears to be a significant problem."

Switzerland and Austria have banned the use of sewerage sludge as fertiliser, while in Sweden and parts of Germany, supermarkets do not stock products treated with biosolids.

Three studies, published in international medical and public health policy journals, found residents living near land where biosolids are used suffered a statistically higher rate of illness. The most recent, a 2007 health survey of residents living near Ohio farm fields which use biosolids, published in the international journal, Archives of Environmental & Occupational Health, said this: "Results revealed that some reported health-related symptoms were statistically significantly elevated among the exposed residents. The findings suggest an increased risk for certain respiratory, gastrointestinal and other diseases among residents living near farm fields on which the use of biosolids was permitted."

Yet, NSW Health has not reviewed the health impacts of the program nor conducted tests on the wheat, canola and barley farms where soil has been fertilised with faeces.

Leading gastroenterologist, Professor Thomas Borody, who carried out research supporting the team that won a Nobel Prize for cure of stomach ulcers, said there needs to be an investigation into the biosolids program to give the public certainty that human faeces is not infecting our food supply. He said in the past 10 to 15 years, 1500 people had been diagnosed with D. fragilis and Blastocystis in his practice. "If we are going to be using foods grown on crops which use these biosolids it would be good to have a certain level of assurance that they are not carrying pathogens," he said. He said the parasite Blastocystis homonis was difficult to kill in humans. "The problem, apart from parasites, is viruses," he said. "Faecal matter transmits viruses that give you diarrhoea. What worries us more is the sporadic case of Hepatitis B and C when you do not know how it has been caught. Some people have never used needles."

Mum's mystery infection

SYDNEY mum Amity Smith was told repeatedly by doctors that the cause of her distended stomach, extreme pain, cramping and fatigue was irritable bowel syndrome. For four years, Ms Smith, of Lilyfield, spent thousands of dollars visiting leading gastroenterologists, naturopaths, dieticians and GPs. "I'd look six months pregnant. I couldn't wear normal clothes," she said. "It was gradually getting worse and worse and affecting my life more. I'd get a little bit of pain, and I felt lethargic and irritable." As a last resort, Ms Smith, 37, went to a specialist clinic, the Centre for Digestive Diseases, in January. Tests revealed she had two parasites, dientamoeba fragilis and blastocystitis hominis, in her gut. It took two infusions of anti-parasitic treatment to kill the pathogens.

Ms Smith is now having her sons tested. "The doctor said it was transferred through the faecal-oral route, from eating contaminated food or drinking water that hasn't been treated properly in Third World countries, but I haven't been travelling to any Third World countries," she said.

Sydney Water says parasite not a concern

Despite the discussion in medical journals about the transmission of D. fragilis, and the fact a recent study showed its incidence was far higher in Sydney's northern suburbs than in Brisbane or Western Australia, Sydney Water's spokesman said the bug was not a concern and was unlikely to survive for long outside the body. "Sydney Water is unaware of any cases of illnesses directly caused by biosolids," the spokesman said.

Former general manager of Pittwater City Council, Angus Gordon, who retired in 2006, said NSW Health advised him not to use biosolids on sports ovals because it was not safe around children. "The problem with biosolids was, at the time we were being advised, that there was the possibility of pathogens being within the biosolids," he said. "We were asking the question: if we were to use this material would it be safe for people, particularly children, to play on those fields, given that people do sustain injuries and grazes? "At the time we rejected it on the basis that we weren't able to get the assurances."

NSW Health's spokesman said if Environmental Protection Authority (EPA) guidelines were adhered to, the use of biosolids was unlikely to present a risk to public health. The 92-page long EPA guidelines state that if biosolids are used on agricultural land, crops - from potatoes to lettuce and turf - should not be grown for between 18 months and five years. There is also a 30-day harvesting rule for animal feed and fibre crops. "Where there is a high potential for public exposure, access should be restricted by fencing and signing for one year after biosolids application," the guidelines state.

Sydney Water's water quality and public health program manager Peter Cox could not give a definitive answer when asked whether pathogens could be transferred from biosolids to humans, posing a health risk. "What we do is we manage the guidelines to make sure that the biosolids are safe for the purpose that they are used," he said. "Pathogens can exist in very low numbers but not enough to cause any harm. "There are lots and lots of pathogens and it will depend on the individual bit of biosolid that you pick up to analyse. The whole management of biosolids, which includes treatment and potential for exposure, is there so that it doesn't cause a risk to health."

Sydney Water does not test its biosolids for the two pathogens and would not reveal which, if any, it does test for."

Excerpts from article written by Sharri Markson published in The Sunday Telegraph here: http://www.dailytelegraph.com.au/news/parasites-linked-to-sewage-fertiliser-as-stomach-bugs-grip-sydney/story-e6freuy9-1226051794833Photo: Greg Agnew

Monday, May 9, 2011

Le phosphore - un paradoxe

Photo: La Presse

Le phosphore est un paradoxe, puisqu'il devient de plus en plus difficile de l'extraire, mais aussi à cause de son surplus en tant que nutriment clé en agriculture.

Le phosphore est l'un des éléments les plus communs dans la croûte terrestre et l'écrivain scientifique Isaac Asimov l'a appelé le "goulot de la vie". La vie peut se reproduire jusqu'à l'épuisement du phosphore; alors il se produit un arrêt inexorable que rien ne peut empêcher. Nous pouvons remplacer le charbon avec de l'énergie nucléaire, le bois avec des plastiques, la viande avec les levures, l'isolement avec l'amitié, mais il n'existe pas de substitut ni de remplacement pour le phosphore."

Asimov avait remarqué que l'alfafa pouvait croître dans des sols contenant 0,1% de phosphore, et la plante elle-même pouvait en contenir 0,7%. Ce besoin en phosphore en fait un élément non seulement essentiel à la croissance d'une plante, mais aussi irremplaçable. Aucun intrant connu, qu'il soit naturel ou synthétique, ne peut remplacer le phosphore.

Bien que le phosphore est l'un des éléments les plus communs sur la planète, un petit pourcentage est accessible à l'humain.

Bien que le phosphore ait été identifié chimiquement il y a de cela quelques siècles, il a toujours été utilisé en agriculture sous forme de résidus de récoltes et de fumier épandu aux champs. Ces pratiques traditionnelles continuent de nos jours, mais l'exploitation minière du phosphore est toujours croissante depuis le 20e siècle, ce qui a augmenté les rendements des récoltes à des niveaux jamais connus.

Malgré ses vertus comme élément essentiel à la vie, le phosphore a aussi une réputation comme polluant. Dans les régions rurales, il ruisselle régulièrement des champs agricoles dans les eaux, et dans les régions urbaines, il vient des eaux usées, le principal ingrédient des excréments humains venant de la chasse d'eau des toilettes. Dans les 2 cas, le phosphore peut augmenter les niveaux de concentration de nutriments de l'endroit, provoquant des floraisons d'algues dans les lacs et les rivières où il s'accumule: un procédé appelé eutrophisation.

Ces croissances excessives d'algues peuvent éventuellement diminuer l'oxygène disponible dans l'eau, à tel point que certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre. C'est ce qui affligeait le Lac Érié dans les années 1970, ce qui attira l'attention de David Schindler, un biologiste de l'université de l'Alberta. En prenant un petit lac dans le nord de l'Ontario, il le divisa en 2 avec un rideau submergé et démontra que c'était le phosphate dans les détergents qui venaient des eaux usées municipales qui étaient les principaux coupables de ce qui affligeait le Lac Érié. Les fabricants de détergents ont ensuite été motivés pour diminuer les quantités de phosphates dans leurs produits, ce qui a diminuer de beaucoup l'eutrophisation du lac.

Depuis ce temps-là, Schindler a continué d'étudier les défis incessants des surplus de nutriments sur les environnements aquatiques et la santé humaine. "C'est clair que l'épandage des déchets biologiques comme les fumiers sur les terres agricoles peuvent en même temps augmenter les charges de phosphore, d'azote et de bactéries potentiellement dangereuses dans les eaux de surface." écrira-t-il avec Val Smith en 2009. "Toutefois, l'ajout de nutriments à lui seul peut aussi influencer l'abondance, la composition, la virulence et la survie des pathogènes qui se retrouve déjà naturellement dans les écosystèmes aquatiques."

Une révision dans Environmental Science & Technology mit un prix annuel de l'eutrophisation aux États-Unis à $2,2 milliards. bien que la valeur des propriétés riveraines soit compromise et les pertes de privilèges récréo-touristiques sont les principaux facteurs, les chercheurs ont évalué à $815 millions les dépenses encourues pour s'approvisionner en eau embouteillée à cause du goût ou de l'odeur rendue inacceptable de l'eau potable d'une source rendue eutrophiée. "Cet estimation se base uniquement sur les coûts de l'eau en bouteille et ne tient pas compte des coûts additionnels encourus relatifs aux traitements alternatifs pour l'eau potable comme des puits ou le transport d'eau potable vers une autre région." ajoute les auteurs Walter K. Dodd et collègues, qui se sont basés sur un sondage de 241 fournisseurs d'eau potable.

Pour ce qui est des coûts relatifs aux soins de santé, les auteurs ajoutent: " Pour les humains, les blooms d'algues provoquent des maladies, mais rarement mortelles. Nous n'avons pas inclus les coûts relatifs à la santé humaine puisqu'ils semblent mineurs à comparé avec les autres facteurs que nous avons rencontrés. Les gens pourraient quand même être disposés à dépenser de grandes sommes pour éviter des blooms toxiques."
Photo: agriréseau

"Phosphorus Paradox: Scarcity and Overabundance of a Key Nutrient

Phosphorus, among the most common elements found in the Earth’s crust,2 was dubbed “life’s bottleneck” by science writer Isaac Asimov. “[L]ife can multiply until all the phosphorus is gone, and then there is an inexorable halt which nothing can prevent,” he wrote. “We may be able to substitute nuclear power for coal, and plastics for wood, and yeast for meat, and friendliness for isolation—but for phosphorus there is neither substitute nor replacement.”3

Alfalfa, Asimov noted, could thrive in soil made up of 0.1% phosphorus, while the plant’s structure consisted of 0.7% phosphorus. This stoichiometric need for phosphorus makes the element not only a governing factor in plant growth but an irreplaceable one. No known input—natural or synthetic—can stand in for phosphorus.

Although phosphorus is one of the most common elements on Earth, only a small percentage is available for human use.

Even though phosphorus was chemically identified only a few centuries ago, it has been employed throughout agricultural history in the crop residues and manure spread on fields. This traditional practice continues, but an increase in phosphorus mining throughout the twentieth century contributed to steadily rising agricultural yields. Fertilizers manufactured with high proportions of phosphorus, nitrogen, and potassium boosted plant growth to unprecedented levels, especially in tropical soils that are poor in these constituents.4

Despite its virtues as an elemental staff of life, phosphorus has also earned a reputation as a pollutant. In rural areas it regularly flows into receiving water as runoff from agricultural fields,9 and in urban areas from sewage sources as a major constituent of human excreta flushed down toilets. In either instance, phosphorus can excessively boost local nutrient levels, promoting algal blooms in the lakes and rivers where it concentrates—a process called eutrophication.10

This excessive algal growth can eventually lower oxygen levels in the water to the point where some fish species can no longer survive. Such was the condition that afflicted Lake Erie in the 1970s, attracting the attention of University of Alberta biologist David Schindler. Using a small test lake in northern Ontario that was divided in two with a submerged curtain, he demonstrated that the phosphate detergents emerging from municipal wastewater streams were a major driver of Lake Erie’s problem.11 Detergent manufacturers were subsequently persuaded to severely limit the amount of phosphates in their products, which substantially reduced the amount of eutrophication in the lake.12

Since then, Schindler has continued to study the ongoing challenge that nutrient overload poses to aquatic environments and human health. “Clearly, biological waste disposal activities such as manure applications to cropland can simultaneously increase the loading of phosphorus, nitrogen, and potentially hazardous coliform bacteria to surface waters,” he and coauthor Val Smith wrote in 2009.13 “However, enhanced nutrient loading alone might also influence the abundance, composition, virulence and survival of pathogens that are already resident in aquatic ecosystems.”

A 2009 review in Environmental Science & Technology put the annual price tag of eutrophication in the United States at a conservative $2.2 billion.15 While compromised waterfront property values and lost recreational opportunities made up much of this total, the researchers assigned $813 million to a demand for bottled water created by the unacceptable taste and odor of drinking water that would otherwise be drawn from eutrophied sources. “This estimate is based purely on bottled drinking water costs and does not take into account additional costs related to alternative drinking water treatments such as wells or hauling drinkable water from another area,” state authors Walter K. Dodd and colleagues, who drew on a survey of 241 water facilities.

As for other health-related costs, the authors state, “For humans, algal blooms cause sicknesses and rarely result in death. We did not include human health costs because they appear to be minor compared to other factors we investigated. Still, people might be more likely to spend considerable amounts to avoid toxic blooms.”15"

Excerpts from article written by Tim Lougheed published in Environmental Health Perspectives here: http://ehp03.niehs.nih.gov/article/fetchArticle.action;jsessionid=D0A817E92D762E650D874EA12D594CE1?articleURI=info:doi/10.1289/ehp.119-a208Photo: Steve Apps

Saturday, May 7, 2011

Pollution - les dépôts vaseux accumulent les imitateurs d'hormones


Les dépôts vaseux qui s'accumulent sur les fonds rocheux des cours d'eau pourraient accumuler les perturbateurs endocriniens qui se retrouvent dans l'environnement.

Les polluants qui agissent comme des hormones ruissellent dans les lacs et les cours d'eau au travers la planète, venant des rejets agricoles et les eaux usées traitées. Les scientifiques sont préoccupés: la présence de ces composés dans la chaîne alimentaire aquatique a été associé à la féminisation des poissons dans des études scientifiques. Maintenant, les chercheurs rapportent que les chimiques perturbateurs endocriniens pourraient s'accumuler dans les dépôts brun-vert vaseux qui recouvrent les fonds de cours d'eau et de lacs appelés biofilms. Leur accumulation à cet endroit fait qu'ils deviennent une source commode de nourriture pour la vie aquatique.

Les composés perturbateurs endocriniens (EDC), comme des pesticides, des plastifiants et les hormones synthétiques, imitent les effets d'hormones naturelles et peuvent altérer le développement et le comportement de la faune. "Des études précédentes se sont penché sur les EDC dans les sédiments et dans l'eau, mais personne d'autre ne s'est penché sur les biofilms." dit Monika Jürgens, une scientifique environnementale au Centre for Ecology & Hydrology de la Grande Bretagne, un laboratoire de recherche gouvernemental.

Les biofilms sont composés à 10% des algues et 1% des bactéries qui nagent dans une riche matrice de polysaccharides, selon Jeff Writer, un ingénieur environnemental du U.S. Geological Survey. Les insectes aquatiques et les poissons se nourrissent de biofilms. Parce que les biofilms jouent un rôle important dans la chaîne alimentaire des cours d'eau, Writer et ses collègues veulent se rendre compte si les perturbateurs endocriniens s'accumulent dans les dépôts vaseux.

Les chercheurs ont prélevé des spécimens de biofilms, d'eau et de sédiments d'un cours d'eau à Boulder, au Colorado. Les chercheurs ont plongé des spécimens de biofilm et de sédiments dans un contenant rempli d'eau et des perturbateurs endocriniens les plus souvent détectés dans l'environnement, dont les hormones des pilules contraceptives et les produits de décomposition venant de surfactants employés dans les détergents industriels.

Après 185 jours, les scientifiques ont mesurés les niveaux des composés. Ils ont découvert que les biofilms de ruisseaux absorbaient environ 10 fois plus de perturbateurs endocriniens que les sédiments. Writer dit que les chimiques perturbateurs endocriniens sont hydrophobiques et préfèrent les biofilms aux sédiments, et même l'eau.

Bien que les chimiques sont attirés par les biofilms, ils se dégradent plus rapidement dans les sédiments. Après 7 jours, moins de 10% des composés sont dégradés dans le biofilm, tandis que de 20% à 30% sont dégradés dans les sédiments. Il en résulte que les composés pourraient s'accumuler dans les biofilms des cours d'eau, selon Emma Rosi-Marshall, une écologiste aquatique du Cary Institute of Ecosystem Studies, un organisme de recherche à but non-lucratif situé à Millbrook, dans l'état de New York. Cette accumulation de perturbateurs endocriniens pourrait servir de pont pour les composés qui s'intègrent ainsi dans les chaînes alimentaires, selon elle.

Cette découverte suggère également que les biofilms pourraient attirer d'autres contaminants hydrophobiques comme les produits pharmaceutiques et les produits de soins personnels, selon David Sedlak, un chimiste environnemental à l'université de la Californie à Berkeley.

Les résultats pourraient aussi aider les ingénieurs à réduire les quantités de chimiques perturbateurs endocriniens qui s'ajoutent dans l'environnement, selon Writer: "Les usines de traitement d'eaux usées pourraient se servir des biofilms pour enlever les polluants des eaux usées avant de les déverser dans l'environnement."

"Rock Slime Harbors Endocrine Disrupters
Water Pollution: Slippery scum on stream beds might accumulate hormone mimics

Pollutants that act like hormones flush into lakes and streams worldwide from farm runoff and treated sewage. Scientists worry about these compounds' presence in aquatic food webs because studies have connected them to feminized fish. Now, researchers report that endocrine-disrupting chemicals could accumulate in the brownish-green slimes called biofilms that coat stream and lake bottoms (Environ. Sci. Technol., DOI: 10.1021/es2000134). Their buildup there could make them a convenient meal for aquatic wildlife.

Endocrine-disrupting compounds (EDCs), such as pesticides, plasticizers, and synthetic hormones, mimic the action of natural hormones and can alter the development and behavior of wildlife. "Previous studies have looked for EDCs in the sediment and the water column but no one else has tracked them into biofilms," says Monika Jürgens, an environmental scientist at the U.K.'s Centre for Ecology & Hydrology, a government research lab.

Biofilms consist of 10% algae and 1% bacteria swimming in a rich matrix of polysaccharides, says Jeff Writer, an environmental engineer at the U.S. Geological Survey. Fish and aquatic insects dine on biofilms. Because biofilms play a central role in stream food webs, Writer and colleagues wanted to determine whether endocrine disrupters accumulated in the slimes.

The researchers harvested samples of biofilm, water, and sediment from a stream in Boulder, Colo. The researchers dunked the biofilm and sediment samples in a water-filled jar containing the most common endocrine disrupters in the environment, including the hormones found in birth control pills and the degradation products of surfactants used in industrial detergents.

After 185 days, the scientists measured compound levels using gas chromatography/mass spectrometry. They found that the stream biofilm absorbed roughly 10 times more endocrine disrupters than the sediments did. Writer says that endocrine-disrupting chemicals, which are hydrophobic, prefer biofilms to sediments or water because the slimes are the less polar environment.

Although the chemicals flocked to the biofilm, they degraded faster in the sediment. After 7 days, less than 10% of the compounds had broken down in the slime, while 20 to 30% degraded in the sediments. As a result, "these compounds could build up in stream biofilms," says Emma Rosi-Marshall, an aquatic ecologist at the Cary Institute of Ecosystem Studies, a non-profit research organization in Millbrook, N.Y. This endocrine-disrupter accumulation could serve as a pathway for the compounds to enter stream food webs, she says.

The findings also suggest that biofilms could attract other hydrophobic emerging contaminants, such as pharmaceuticals and personal care products, says David Sedlak, an environmental chemist at the University of California, Berkeley.

The results also could help engineers reduce the amount of endocrine-disrupting chemicals entering the environment, Writer says: Wastewater treatment plants could use biofilms to remove the pollutants from sewage before discharging the water into the environment."

Excerpts from article written by Janet Pelley published in Chemical & Engineering News here: http://pubs.acs.org/cen/news/89/i19/8919scene1.html

Friday, May 6, 2011

Crue 2011 - le 6 mai

Je n'ai pas pu me retenir. Je voulais attendre un beau soleil pour aller prendre de nouvelles photos, mais je ne pouvais plus me retenir. Les photos sont grisâtres, mais tant pis.

Une vue panoramique des 4 chênes rouges:

À partir de la borne entre le Parc Fortier et la propriété de Conservation de la Nature, vue en amont, vers le sud:
Le "boulevard" emprunté par les pêcheurs est maintenant bien inondé:
Le Parc Fortier, les vagues lapent au pied du chêne à gros fruits planté par le Maire et Conservation de la Nature:
La vue du Parc Fortier, direction sud, vers l'amont:


La pointe de l'ile Saint-Jean commence maintenant vis-à-vis le 226, 1ère Rue, où je suis née, et l'érosion continue doucement...
Des arbres qui s'accrochent toujours:




Le message est ceci: si on ne laisse pas de place à la nature, elle reprendra ses droits, un jour!

Agriculture - l'érosion des sols en Iowa


Voici une traduction libre d'un éditorial du New York Times. On parle ici de l'Iowa, mais cela est valable tellement, tellement, pour le Québec. Des photos à l'appui.

Pour le néophyte, les champs de l'Iowa sont d'une solidité rassurante. Impossible de savoir en regardant que l'état a perdu la moitié de son topsoil, la couche de terre arable, en un siècle. Selon un nouveau rapport du Environmental Working Group, la terre arable de l'Iowa se fait éroder à une vitesse insoupçonnée jusqu'à maintenant.

Cela veut dire que l'Iowa et les autres états du "Corn Belt" qui ont le même problème, vivent une baisse de la fertilité qui doit être remplacée chimiquement. C'est le signal d'un manque de gestion responsable, puisque ces sols devront nourrir les futures générations. Et chaque particule de sol qui ruisselle cause des problèmes en aval, dont la sédimentation, ce qui augmente les risques d'inondations, et plus de la zone morte toujours grandissante dans le Golfe du Mexique. Cette zone morte est le résultat du ruissellement provoqué par les applications de fertilisants de synthèse épandus par les fermiers pour compenser le manque de fertilité de la terre.

Le département de l'agriculture dit qu'une perte de topsoil "durable" pour la plupart des régions de l'Iowa est de 5 tonnes par acre par année, tandis qu'en réalité, l'érosion est de 5,2 tonnes. Mais en utilisant des statistiques de l'université de l'Iowa et des sondages aériens, l'Environmental Working Group conclut que la perte de topsol annuelle moyenne pour la majorité des régions de l'Iowa est le double des estimés du gouvernement. Cette vitesse d'érosion est causée partiellement par un nombre croissant de tempêtes intenses. Comme dit le rapport, c'est pire à cause du préjugé favorable des politiques agricoles fédérales et ses appuis. Dans les douzaines d'années avant 2009, l'Iowa avait reçu presque $17 milliards en subventions qui encourageaient l'agriculture intensive et moins de $3 milliards ont été investis pour encourager la conservation. Dans les dernières batailles budgétaires, les programmes de conservation ont été les plus touchés de tous les programmes agricoles.
Entre-temps, la course aux profits provoquée par les coûts élevés des récoltes, surtout le maïs pour faire de l'éthanol, et l'explosion des coûts pour louer des terres en Iowa veulent dire qu'il y a des pressions importantes pour augmenter le rendement sur encore plus de surfaces agricoles et de moins en moins d'incitatifs pour les pratiques de conservation responsable des sols.

Cela est d'autant plus tragique parce que les techniques en conservation des sols sont bien comprises. Cela exige des plantations de zones tampons entre les champs agricoles et les rivières, ainsi que des lisières autour des champs en pente, ainsi que des régimes de plantation qui gardent des récoltes de protection aux champs par la rotation de 3 à 4 récoltes différentes, pas seulement du soya et du maïs. Cela exige aussi des règlements détaillés de conservation et leur application, et par dessus tout, prendre conscience que l'érosion n'est pas le travail de la nature ou des mauvaises pratiques agricoles. C'est l'héritage de mauvaises politiques agricoles.Photo: Le Devoir

"Washing Away the Fields of Iowa

To an untrained eye, the fields of Iowa have a reassuring solidity. You cannot tell that the state has lost half its topsoil in the past century. According to a new report from the Environmental Working Group, Iowa’s soil is washing away at rates far higher than anyone realized.

For Iowa — and other Corn Belt states facing similar problems — this means an increasing loss of fertility that has to be replaced chemically. It marks a failure of stewardship, since these soils will have to feed future generations. And every particle that washes away causes problems downstream, including sedimentation — which can increase the risk of flooding — and the alarming dead zone in the Gulf of Mexico, the result of runoff of the chemical fertilizers farmers apply to make up for lost fertility.

The Agriculture Department says that a “sustainable” rate of topsoil loss for most of Iowa is 5 tons per acre per year, and the actual average soil erosion is 5.2 tons. But using Iowa State University statistics and an aerial survey, the Environmental Working Group concluded that average annual soil loss in much of Iowa is double the federal government’s estimates. This pace of erosion is caused partly by an increasing number of intense storms. As the report says, it has been exacerbated by a fundamental bias in federal farm policy and supports. In the dozen years before 2009, Iowa received nearly $17 billion in subsidies that fostered high-intensity farming and less than $3 billion to support conservation. In the recent budget battles, conservation programs were the hardest-hit farm programs.

Meanwhile, the race to profit from high crop prices — especially corn for ethanol — and the sobering jump in the cost of rented land in Iowa means that there is an intense push to create greater yield on more acreage and less incentive than ever to practice sound soil conservation.

This is all the more tragic because the techniques for conserving soil are well understood. It requires planting buffer zones between fields and rivers and contour strips on sloping fields and planting regimes that keep crop cover on the soil by rotating between 3 and 4 crops, not just soybeans and corn. It also requires comprehensive conservation regulations and enforcement and, above all, facing the fact that erosion is not nature or bad farmers at work. It is the legacy of bad agricultural policy. "

Excerpts of an editorial in The New York Times published here: http://www.nytimes.com/2011/05/05/opinion/05thu2.html?_r=1