Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, November 13, 2014

Adieu

Photo: Frank Finan, le père de l'auteure

Hier, je me suis baignée dans l'étang. On était le 9 novembre.


Cela a commencé par une course. Je ne cours pas souvent, mais durant la saison de la chasse, ce n'est pas prudent de prendre des marches dans le bois, et j'avais besoin d'être dehors. J'ai enfilé ma veste orangée et je me suis engagée sur la même colline où je cours ou je marche depuis 25 ans.

Cette fois-ci, j'ai passé à côté de deux sites de forages gaziers. L'un d'eux est là depuis quelques années, mais la toute dernière tour de forage vient de se faire démanteler il y a quelques jours. Dans ses meilleurs jours, ce n'était qu'une ferme laitière et une résidence pour mon chauffeur d'autobus et mon commissaire de district. Maintenant, à intervalles réguliers, des évents de méthane brisent le silence comme des moteurs de jet, me forçant à aller courir dans l'autre direction. Un coyote s'est enfui de l'autre côté de la route pour la même raison.

L'autre a commencé par être une route d'accès pour la foresterie. Il y a plusieurs mois de çà, je me tenais juste à l'entrée, sur le bord de notre propriété, retenant mon souffle jusqu'à ce qu'un camion de pitoune sorte de là de peine et de misère. Mon voisin n'avait jamais dit qu'il avait signé un bail pour la surface, mais une tour de forage est venue quand même. On a fini de forer il y a une semaine.

Maintenant, j'attends, durant l'intervalle entre le forage et les fracturations hydrauliques; l'espace entre la vie et la mort de notre petit endroit dans ce monde. Cette terre a été l'oeuvre d'amour de mes parents qui ont ramassés eux-mêmes les pierres des champs qu'ils ont utilisés pour construire notre maison, une pierre à la fois. Trois de nos chiens bien-aimés ont été enterrés près de l'étang, et l'esprit de ma mère hante encore le jardin.

La semaine dernière, un journaliste m'a demandé ce qui m'a motivé de revenir à la maison. De la même manière que je m’assoirais au chevet d'un être aimé mourant, je choisis de m'asseoir à côté de ma terre. Si je ne peux pas l'arrêter, je veux être témoin de la triste réalité. Pour en faire mon deuil.

Hier, j'ai erré jusqu'à l'étang, comme je le fais souvent après mon jogging. Bien que je déteste l'eau froide, j'ai réalisé que ceci pourrait être ma dernière chance de m'y baigner. J'ai entré dans l'eau en courant.

Aujourd'hui, les camions de fracturations hydrauliques sont arrivés.

Kelly Finan
Pennsylvanie
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Goodbye
November 10, 2014 at 12:29pm

Yesterday, I swam in the pond. It was November 9.


It started with a run. I’m not much of a runner, but in deer season there isn’t much woods walking to be done, and I needed to get outside. I donned my orange vest and started up the same hill that I have been running or walking for 25 years.


This time, I passed two gas pads. One has been there for a few years, but the most recent rig was towed away in pieces a few days ago. In better days it was a just a dairy farm and home to my bus driver and township commissioner. Now, periodic methane releases break the silence like a jet engine, sending me running the other way. A coyote darted across the road with the same idea.


The other started as a logging road. Months ago, I stood at the entrance on the edge of our property, holding my breath until a dirty logging truck limped out. My neighbor had never mentioned a surface lease, but the rig came anyway. The drilling was finished about a week ago.


Now I wait, in the space between drilling and fracking; the space between the life and death of our little place in the world. This land was a labor of love for my parents, who personally collected the fieldstones that they used to build our house, stone by stone. Three of our beloved dogs are buried by the pond, and my mother’s spirit still lingers in the garden.


Last week, a reporter asked me what brought me home. In the same way that I would sit at the bedside of a dying loved one, I choose to sit beside my land. If I can't stop it, I want to witness the sad reality. To have closure.


Yesterday, I wandered to the pond, as I often do after a jog. Even though I hate cold water, I realized this might be my last chance to swim here. I ran straight in.


Today, the frack trucks came.

Link: https://www.facebook.com/notes/kelly-finan/goodbye/10154783024915244

Tuesday, November 11, 2014

Procès charnière du fracking: Le juge statue qu'un propriétaire terrien peut poursuivre le gouvernement

Photo: Colin Smith

La décision 'réaffirme le pouvoir du peuple', dit la plaignante Jessica Ernst.

Ma traduction libre du dernier reportage d'Andrew Nikiforuk publié dans le quotidien indépendant The Tyee.

Un procès charnière qui met au défi la règlementation laxiste de la fracturation hydraulique au Canada vient de remporter une victoire importante.

Dans son jugement élaboré, le juge en chef de l'Alberta Neil Wittman a rejeté tous les argumentaires-clés du gouvernement de l'Alberta contre le procès de Jessica Ernst, incluant la crainte que le procès pourrait déclencher une marée de procès contre un gouvernement qui est très dépendant des revenus d'hydrocarbures.

Le gouvernement de l'Alberta prétendait que le procès de Mme Ernst de $33 millions n'avait aucun mérite; que le gouvernement n'avait aucun devoir de protection envers les propriétaires terriens dont l'eau était contaminée; et que le gouvernement bénéficiait d'une immunité statutaire.

Mais la décision de Wittman a rejeté tous les points-clés et a ordonné que le procès contre le gouvernement ait de l'avant.

"Bien que ce soit une nouvelle réclamation, je crois qu'il y a une perspective raisonnable que Mme Ernst réussira à établir que l'Alberta lui doit à première vue un devoir de protection," écrit Wittman.

Il y a sept ans déjà, la consultante en exploitation pétrolière et propriétaire terrienne Jessica Ernst entamait un procès contre Alberta Environment, la régie Energy Resources Consertion Board (ou ERCB, maintenant connue sous le nom d'Alberta Energy Regulator) et Encana, l'un des plus importants exploitants de gaz non conventionnel du Canada, à cause de la contamination de son eau de puits à Rosebud, en Alberta, et l'enquête bâclée des autorités gouvernementales de la contamination.

La poursuite prétend qu'Encana a été négligente en fracturant les veines de houille peu profondes près de sa propriété, et que le régulateur a enfreint les droits et libertés de Mme Ernst en interdisant tout contact avec la propriétaire parce qu'elle était considérée comme une terroriste.

La fracturation hydraulique, une technologie brutale, utilise des quantités massives d'énergie, d'eau, de sable, de gas ou de produits chimiques afin de fissurer à la fois les formations géologiques rocheuses profondes ou près de la surface, souvent aussi denses que le granite.

Plus précisément, la poursuite de Mme Ernst prétend que l'enquête d'Alberta Environment sur la contamination de son puits d'eau potable a été bâclée. Un sommaire légal soumis par ses avocats donne en détail une liste de prétendues incompétences.

Le gouvernement de l'Alberta a soumis une application pour que la requête entière soit rejetée après que Wittman ait statué à l'automne passé que la poursuite contre Encana et Alberta Environment pouvait aller de l'avant, mais que le régulateur énergétique était exempté de toute procédure civile à cause de la clause immunitaire.

Mais la toute dernière décision de Wittman rejette fermement cette application.

De plus, Wittman argumente que la législation qui gouverne les responsabilités régulatrices d'Alberta Environment ne sont pas les mêmes que les règles du régulateur énergétique de la province qui a plaidé avec succès son immunité.

Les lois qui régissent Alberta Environment protègent seulement les individus mais pas le gouvernement en général, et ne concerne uniquement que les actions faites en toute bonne foi, selon Wittman.

Le cas de Mme Ernst "prétend qu'il y a eu mauvaise foi, et les statuts n'accordent de la protection pour des actions faites en toute bonne foi," ajoute Wittman dans son jugement.

'Une très grande victoire' dit l'avocat.

Mme Ernst, reconnue comme une héroïne populaire dans les communautés qui se battent contre la fracturation hydraulique, en Irlande comme au Texas (son site Web reçoit souvent 400 visites par jour), a qualifié le jugement comme étant significatif.

"Ce jugement confirme le pouvoir du peuple. C'est un développement très positif," dit la consultante de 57 ans.

Murray Klippenstein, l'un des avocats de l'équipe légale de Mme Ernst et un avocat de Toronto qui s'est fait connaître lors du procès Ipperwash qui a duré 12 ans en Ontario, dit que jugement "clarifie la question des limites pour poursuivre le gouvernement, qui a eu des professeurs légaux pendant très longtemps."

Le fait que le gouvernement de l'Alberta a maintenant failli dans trois applications différentes pour bloquer le procès est aussi important, dit-il.

"Ce genre de tactiques et d'obstacles sont utilisés par le gouvernement et les corporations pour user à la corde les gens ordinaires," dit Klippenstein. "Jessica Ernst n'a pas seulement survécu, mais s'en est bien tirée. C'est encourageant. C'est une très grande victoire de bien des façons."

Cory Wanless, un membre de l'équipe légale de Mme Ernst et natif de l'Alberta, dit qu'il sera intéressant de voir comment le gouvernement va réagir au jugement et si il ira en appel.

"Le gouvernement voulait avoir l'immunité et être exclu du devoir privé de protection. Mais Wittman dit que cela n'est pas dans la loi."

Mme Ernst, qui promet de ne pas régler hors cour, vient de déposer plus de 2,000 documents pour appuyer les allégations de sa poursuite contre Encana, l'une des compagnies énergétiques les plus puissantes de la nation.

Encana dit sur son site Web qu'elle "a toujours cru fermement que les réclamations de Mme Ernst ne sont pas appuyées par les faits et que sa poursuite est sans mérite."

La compagnie a jusqu'au 19 décembre pour déposer ses documents pour le procès.

Le jugement récent de Wittman suit ce que Mme Ernst qualifie comme étant "deux défaites accablantes en cour."

Elles incluent la décision de Wittman d'exclure le ERCB (le régulateur énergétique ) de la poursuite en 2013 à cause d'immunité statutaire, et un jugement de la cour d'appel l'an passé qui maintenait cette décision.

Les avocats de Mme Ernst vont faire appel à la cour suprême du Canada cette semaine suite à la décision de la cour d'appel. C'est un processus long et pénible, et seulement un petit pourcentage des applications sont entendues.

Selon John Cherry, le meilleur expert en eau souterraine du Canada, aucune juridiction pétrolière et gazière au pays peut mettre en branle un programme adéquat de monitorage pour protéger l'eau souterraine des contaminations par le méthane ou les fluides toxiques du fracking.

ENCADRÉ:

D'autres nouvelles sur la fracturation hydraulique:

Sur le même sujet, 59% de l'électorat a voté pour interdire la fracturation hydraulique dans la municipalité texane de Denton la semaine dernière à cause de préoccupations sur la dévaluation des propriétés, la pollution toxique de l'air, le bruit industriel et la circulation lourde.

La ville est située dans la région du schiste du Barnett où Mitchell Energy a été le pionnier de l'usage des forages horizontaux et les fracturations liquéfiées afin d'exploiter les gisements profonds dans le schiste.

Le vote a immédiatement provoqué un recours légal de la part de l'industrie pétrolière et gazière. À la fois le Texas General Land Office et le Texas Oil & Gas Association ont déposé une poursuite contre la ville en cour municipale. Les poursuites prétendent que les lois de l'état ont préséance sur les lois locales.

Entre-temps, les fracturations hydrauliques dans les formations de schiste en Pennsylvanie au cours de la dernière décennie ont résulté en plus de 200 cas de contaminations documentées de l'eau, tandis que la fracturation dans les veines de houille dans le bassin de San Juan au Colorado ont provoqué des explosions de résidences, des fuites massives de méthane et une panoplie de puits contaminés.

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Judge Rules Landowner May Sue Gov't in Landmark Fracking Case

Decision 'reaffirms the power of the people,' says plaintiff Jessica Ernst.

By Andrew Nikiforuk, Today, TheTyee.ca

A landmark lawsuit that challenges the lax regulation of hydraulic fracturing in Canada has just scored a major victory.

In a lengthy decision, Alberta Chief Justice Neil Wittmann dismissed all key arguments made by the government of Alberta against the lawsuit of Jessica Ernst, including the fear that it may unleash a flood of lawsuits against a government that is heavily dependent on hydrocarbon revenue.

The Alberta government argued that Ernst's $33-million lawsuit had no merit; that the government owed no duty of care to landowners with contaminated water; and that the government had statutory immunity.

But Wittmann's ruling disagreed on all major counts and ordered the lawsuit against the government to proceed.

"While this is a novel claim, I find there is a reasonable prospect Ernst will succeed in establishing that Alberta owed her a prima facie duty of care," Wittmann wrote.

Seven years ago, oil patch consultant and landowner Ernst sued Alberta Environment, the Energy Resources Conservation Board (or ERCB, now known as Alberta Energy Regulator) and Encana, one of Canada's largest unconventional gas drillers, over the contamination of her well water in Rosebud, Alberta and the failure of government authorities to properly investigate the contamination.

The lawsuit alleges that Encana was negligent in the fracking of shallow coal seams near her property, and that the regulator breached Ernst's freedoms by banishing all contact with the landowner on the grounds that Ernst was a terrorist.

Hydraulic fracturing, a brute technology, uses massive amounts of horsepower, water, sand, gases or chemicals to crack open both shallow and deep rock formations often as tight as granite.

In particular, the Ernst lawsuit alleges that Alberta Environment's investigation into the contamination of her well was botched. A legal brief filed by her lawyers details a list of alleged incompetencies.

The Alberta government made an application to strike the entire claim after Wittmann ruled last fall that the lawsuit against Encana and Alberta Environment could proceed, but that the energy regulator was exempt from civil action due to its immunity clause.

But Wittmann's most recent decision firmly denies that application.

In addition, Wittmann argued that legislation governing Alberta Environment's regulatory responsibilities are not the same as the rules for the provincial energy regulator, which successfully claimed immunity.

The laws guiding Alberta Environment only protect individuals but not the government as a whole, and only cover actions made in good faith, Wittmann said.

Ernst's case "alleges bad faith, and the statues only provide protection for actions taken in good faith," Wittmann added in his ruling.

'A very large victory': lawyer

Ernst, something of a folk hero in communities battling fracking from Ireland to Texas -- her website often gets more than 400 hits a day -- called the ruling significant.

"This judgement reaffirms the power of the people. It's a very positive development," said the 57-year-old consultant.

Murray Klippenstein, one of Ernst's legal team and a high-profile Toronto lawyer who spearheaded the 12-year-long Ipperwash lawsuit in Ontario, said the ruling "clarifies the issue of where the government can be sued, which has had legal professors talking for a long time."

The fact that the Alberta government has now failed in three separate applications to stall the lawsuit is also important, he said.

"These kind of tactics and obstacles are used by government and corporations to grind down ordinary people to nothing," said Klippenstein. "Jessica Ernst has not only survived but sailed through. It is invigorating. It is a very large victory in many ways."

Cory Wanless, an Alberta-born member of Ernst's legal team, said it will be interesting to see how the government reacts to the ruling and if it appeals.

"They [the government] wanted immunity and exclusion from private duty of care. But Wittmann says that's not the state of the law."

Ernst, who vows not to settle out of court, has just filed more than 2,000 documents to support allegations made in her lawsuit against Encana, one of the nation's most powerful energy companies.

Encana says on its website that it "has always firmly believed that Ms. Ernst's claims are not supported by the facts and her lawsuit is without merit."

The company has until Dec. 19 to file its documents for the case.

Wittmann's recent judgement follows what Ernst describes as "two heartfelt failures in the courts."

They include Wittmann's decision to exclude the ERCB (the energy regulator) from the case in 2013 on the basis of statutory immunity, and a Court of Appeal ruling last year upholding that decision.

Ernst's lawyers are appealing the Court of Appeal decision to the Supreme Court of Canada this week. It is a long and lengthy process, and only a small percentage of applications are ever heard.

According to Canada's top groundwater expert, John Cherry, no oil and gas jurisdiction in the country has set up a proper monitoring program to protect groundwater from contamination by methane or from toxic fracking fluids. [Tyee]

INSERT:


IN OTHER FRACKING NEWS...

In related fracking news, 59 per cent of the electorate voted to ban hydraulic fracturing in the Texas town of Denton last week due to concerns about property devaluation, toxic air pollution and industrial noise and traffic.

The town sits in the Barnett Shale where Mitchell Energy pioneered the use of horizontal drilling and slickwater fracks to exploit deep shale deposits.

The vote prompted an immediate legal backlash from the oil and gas industry. Both the Texas General Land Office and the Texas Oil & Gas Association have filed lawsuits against the town in Texas courts. The lawsuits contend that state law overrides local law.

Meanwhile, fracking of shale formations in Pennsylvania over the last decade has resulted in more than 200 cases of documented water contamination, while the fracking of coal seams in Colorado's San Juan basin has resulted in exploding homes, massive methane seeps and scores of contaminated wells. -- Andrew Nikiforuk

Link: http://thetyee.ca/News/2014/11/11/Ernst-Fracking-Update/

Monday, November 10, 2014

Une étape de plus dans le procès Ernst vs Encana



Communiqué de presse

La cour statue qu’Alberta Environment peut se faire poursuivre pour n’avoir pas correctement enquêté une contamination de l’eau à Rosebud, en Alberta, et ne pas avoir pris des mesures d’assainissement.

Rosebud, Alberta (10 novembre 2014) – Le juge en chef de la Cour du Banc de la Reine en Alberta a statué qu’Environment Alberta peut se faire poursuivre pour ne pas avoir correctement fait enquête d’une contamination de l’eau, et ne pas avoir pris des mesures d’assainissement suite à une contamination présumément causée par des activités de fracturation hydraulique faites par Encana près de Rosebud, en Alberta.

On peut consulter le jugement ici

“Ceci est une grande victoire pour l’eau et pour tous les Albertains. La décision veut dire que les propriétaires terriens peuvent forcer les gouvernements et les régulateurs à prendre leurs responsabilités s’ils manquent à leurs obligations d’enquêter adéquatement les contaminations environnementales” dit la résidente de Rosebud et plaignante Jessica Ernst.

Environment Alberta soutenait en cour qu’il ne devait pas de “devoir privé de protection” envers les propriétaires terriens individuels lors d’enquêtes sur les causes de contaminations d’eau souterraine qui rendaient l’eau de puits si pollués avec du méthane et d’autres contaminants que l’on pouvait (et l’on peut encore) faire brûler l’eau. En d’autres mots, le régulateur soutenait que les propriétaires terriens individuels ne pouvaient pas essayer de rendre le gouvernement légalement responsable pour des enquêtes négligentes sur des contaminations environnementales, peut importe la gravité. La Cour n’est pas d’accord. Le juge en chef Wittmann a statué que “bien que ce soit une nouvelle réclamation, je crois qu’il y a une perspective raisonnable que Ernst réussira à établir que l’Alberta lui devait à première vue un devoir de protection.”

En plus de statuer en faveur de Mme Ernst sur tous les points-clés, fait rare, le juge en chef Wittmann a ordonné au gouvernement de payer les coûts légaux de Mme Ernst en triple pour la façon incorrecte qu’on a attaqué sa réclamation.

“Ernst a réussi complètement à répondre à cette Application…. Ces arguments auraient pu être soulevés lors de la première application, mais cela n’a pas été fait. On a obligé Ernst de prendre le temps et rencontrer les coûts de deux applications, pas seulement une….Suite à ces considérations, Ernst verra ses coûts contre l’Alberta triplés (du tarif régulier).”

Lien: http://www.ernstversusencana.ca/the-lawsuit
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PRESS ADVISORY

Court rules that Alberta Environment can be sued for failing to properly investigate and remediate water contamination near Rosebud

ROSEBUD, AB, Nov 10, 2014 /CNW/ – The Chief Justice of the Court of Queen’s Bench of Alberta has ruled that Alberta Environment can be sued for failing to properly investigate and remediate water contamination allegedly caused by Encana’s hydraulic fracturing activities near Rosebud, Alberta.

The judgment

“This is a big victory for water and for all Albertans. The decision means that landowners can stand up and hold governments and regulators to account if they fail in their duty to properly investigate environmental contamination” said Rosebud resident and plaintiff Jessica Ernst.

Alberta Environment argued in court it didn’t owe a “private duty of care” to individual landowners when investigating causes of groundwater contamination that left wells so polluted with methane and other contaminants that the water could (and still can) be lit on fire. In other words, the regulator argued that individual landowners couldn’t try to hold government legally responsible for negligent investigations of environmental contamination, no matter how faulty. The Court disagreed. Chief Justice Wittmann ruled that “[w]hile this is a novel claim, I find there is a reasonable prospect Ernst will succeed in establishing that Alberta owed her a prima facie duty of care.”

In addition to ruling in favour of Ms. Ernst on all key points, Chief Justice Wittmann took the rare step of ordering the government to pay triple Ms. Ernst’s legal costs for the improper manner in which her claim was attacked.

“Ernst was wholly successful in responding to this Application. … These arguments could have been raised as part of Alberta’s first application, but were not. Ernst was put to the time and expense of two applications, not one. … As a result of these considerations Ernst shall have her costs against Alberta fixed at triple [the regular rate]”

Saturday, November 8, 2014

Nothing has really changed, has it?


You asked me if you could come back home.

Well, nothing has really changed, has it?

You still need prompting to adopt good hygiene practices.

You still buy Chinese stuff online, even though I've asked you to stop 7 months ago. Again and again.

I still don't feel that you care for me as a person. As a woman. As a spouse. I don't feel it. I don't hear it from you. There is no affection, no solicitude. You just call me when you need a tool, some batteries, some candies.

And you still won't commit to avoid drinking alcohol.

I hear and watch you talk to me, and it is the same way you used to talk to your mother. And that is saying a lot.

Are you keeping it all inside because of your pride? Or is there really nothing left there?

Maybe I will never know...

But what has happened to you is not my fault. And in some way, it is not your fault either. But the first step would be to admit that alcoholism put you in the spot you are in right now. And do something about it. But I'm not even sure there is enough left of you to do that. So it is up to you.

Thursday, November 6, 2014

66 000 fois non au gaz de schiste



Québec solidaire dépose à l’Assemblée nationale 34 000 nouveaux formulaires de refus


Article publié dans Le Devoir du 6 novembre 2014 |Alexandre Shields

Au nom du regroupement Vigilance hydrocarbures, Québec solidaire entend déposer ce jeudi à l’Assemblée nationale 34 000 formulaires signés par des citoyens de la vallée du Saint-Laurent qui s’opposent à la présence de l’industrie du gaz de schiste, a appris Le Devoir. Cela porte à 66 000 le nombre de refus formels dans le sud de la province.

« Même si le gouvernement semble faire la sourde oreille, le message est clair : l’acceptabilité sociale n’est pas au rendez-vous. Les citoyens veulent protéger leur milieu de vie », résume l’un des instigateurs de la démarche, Jacques Tétreault.

Les formulaires en question soulignent ainsi que l’exploitation du gaz de schiste comporte « des risques pour l’eau, l’air, les terres, le climat et la santé humaine ». Ils font aussi état des problèmes de fuite des puits, une fois l’exploitation terminée. Même en phase exploratoire, ces risques existent. Les entreprises qui souhaitent exploiter le gaz de schiste ont déjà foré 31 puits dans le sud de la province, dont 19 ont laissé fuir accidentellement du méthane.

Les opposants à la filière gazière rappellent également que l’implantation de l’industrie nécessiterait de quadriller systématiquement de larges pans du sud de la province, essentiellement entre Montréal et Québec. Un total de 12 entreprises contrôlent des permis d’exploration dans les basses terres du Saint-Laurent. La superficie totale couverte est de 28 000 km2.

Non catégorique

Au début de la semaine, le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Michael Binnion, soulignait pourtant que les Québécois pourraient se montrer plus ouverts à la présence des foreuses sur leur territoire. « En 2010, les gens ne comprenaient pas les problèmes énergétiques du Québec. Mais maintenant, ils comprennent qu’il y a un problème avec l’approvisionnement en pétrole et l’approvisionnement sécuritaire en gaz. »

Le président de l’albertaine Questerre proposait du même coup le lancement de projets-pilotes d’exploitation gazière, et ce, avant même l’adoption d’une loi pour encadrer l’exploitation des énergies fossiles. Selon lui, une telle démarche permettrait de mieux comprendre à quoi ressemblerait l’implantation de l’industrie.

M. Tétreault estime toutefois que l’opposition est toujours vive, quatre ans après le tollé provoqué par les gazières. « M. Binnion a droit à son opinion, mais s’il croit que les citoyens vont accepter ses projets-pilotes, il va frapper un mur. » Il souligne qu’avec les nouveaux formulaires, un total de 66 000 citoyens, dont une majorité de propriétaires fonciers, s’opposent fermement à l’industrie.

Pour la députée solidaire Manon Massé, il est donc temps que le gouvernement Couillard ferme définitivement la porte aux gazières. « La science nous dit que c’est une industrie qui pose de sérieux risques pour l’environnement. Mais le gouvernement a lancé une nouvelle évaluation environnementale, et comme le disait lundi le ministre délégué aux Mines, Luc Blanchette, il veut “étudier les bonnes façons d’exploiter”. Les citoyens disent pourtant non. »

Une première évaluation environnementale stratégique (EES), lancée en 2011 par les libéraux, fait état de nombreux risques environnementaux liés au gaz de schiste. Le rapport de l’EES précise ainsi que le gaz de schiste provoquerait une hausse des émissions de gaz à effet de serre, nuirait à la qualité de l’air et générerait de grandes quantités d’eaux usées. Qui plus est, les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux « n’ont pas été conçus pour traiter les eaux de reflux ».

Selon les scénarios évoqués par l’EES, entre 1000 et 9000 puits de gaz de schiste pourraient être forés sur une période de 10 à 20 ans. Cela signifie un rythme annuel de 349 à 2101 puits.

Fait étonnant, le site qui présentait le rapport de cette EES a été supprimé par le gouvernement Couillard, a constaté Le Devoir.

Lien: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/423104/66-000-fois-non-au-gaz-de-schiste

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66,000 times NO to shale gas

My translation of article published in one of the last independent newspapers in Quebec.

Québec Solidaire presents to the National Assembly 34,000 more refusal forms

In the name of the (citizens) group Vigilance Hydrocarbures, Québec Solidaire will present this Thursday in the National Assembly 34,000 forms signed by citizens of the St. Lawrence Valley that are against the presence of the shale gas industry, the newspaper Le Devoir has learned. That will bring to 66,000 the number of formal refusals coming from the southern part of the province.

"Even if the government seems not to be listening, the message is clear: social acceptability is not there. Citizens want to protect their living environment", sums up one of the instigators of the process, Jacques Tétreault.

Those forms mention that shale gas exploitation implies "risks for the water, the air, the soil, the climate and human health". They also mention the problems of leaking wells once the exploitation is done. Even at the exploratory phase, these risks exist already. The companies that would want to exploit shale gas have already drilled 31 wells in the southern part of the province, of which 19 have accidentally leaked some methane.

The opponents of the shale gas file wish to remind us that the development of the industry would necessitate to systematically criss-cross large bands of the southern part of the province, mostly between Montreal and Quebec City. A total of 12 companies control the exploration permits in the St. Lawrence Lowlands. The total area involved is 28,000 square kilometers.

A definite no

However, in the beginning of the week, the president of the Quebec Oil and Gas Association, Michael Binnion, mentioned that the people of Quebec could be more open to the presence of drilling in their territory. "In 2010, the people did not understand the energy problems of Quebec. But now, they understand that there is a problem with the supply of oil and a secure supply of gas."

The Questerre president from Alberta proposed at the same time the launching of pilot projects of shale gas exploitation, even before the passing of a law to oversee the exploitation of fossil fuels. He says such a process would give a better understanding what the development of the industry would look like.

But Mr Tétreault says that the opposition is still very strong, four years after the public outcry provoked by the gas industry. "Mr Binnion can have his own opinion, but if he thinks that the citizens will accept his pilot projects, he's going to hit a wall." He points out that with the new forms, a total of 66,000 citizens, of which a majority are landowners, are firmly opposed to the industry.

As for the Solidaire Member Manon Massé, it is now time that the Couillard government definitely closes the door to the gas industry. "The science tells us that it is an industry that poses serious risks for the environment. But the government has launched a new environmental assessment, and like Luc Blanchette, the Mines Minister, said Monday, he wants to "study the right way to exploit". And still the citizens say no."

A first Strategic Environmental Assessment (ÉES) launched in 2011 by the Liberals, mentions the many environmental risks that come with shale gas. The ÉES report mentions that shale gas generates an increase of greenhouse gases emissions, is bad for air quality and generates great volumes of wastewater. Furthermore, municipal installations that treat wastewater "were not built to treat flowback wastewater".

As per the scenarios brought up by the ÉES, between 1,000 and 9,000 shale gas wells could be drilled over a period between 10 and 20 years. That would imply an annual figure of between 349 to 2101 wells.

Surprisingly, the website that posted the report of thi ÉES has been removed by the Couillard government, Le Devoir has found out.

Ce soir à Rimouski!