Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Thursday, December 6, 2012

Bandes riveraines: 1 - Algues bleues: 0

Article paru dans la revue GéoPleinAir, l'édition d'avril 2012

Ces dernières années, pas un été ne s'est passé sans qu'on parle des algues bleues, ces fameuses cyanobactéries qui prolifèrent et polluent nos plans d'eau jusqu'à les rendre non baignables, quand elles y apparaissent. Comme on sait que le déboisement abusif des berges est la principale cause de leur présence, la MRC Brome-Missisquoi et la ville de Lac-Brome dans les Cantons-de-l'Est ont entamé un projet de pépinière de bandes riveraines, il y a deux ans. "C'est la seule pépinière du genre au Québec" assure Cynthia Langevin, porte-parole de la MRC. Depuis, pas moins de 25,000 arbustes ont grandi, et une première plantation sur bandes riveraines aura lieu en mai prochain, en commençant par les lacs Brome, Bromont, Davignon (ce dernier formant la source d'eau potable de Cowansville) et la riviète aux Brochets, entre autres endroits. Donnés ou vendus pour la modique somme de $2, les cinq types d'arbustes indigènes choisis (sureau du Canada, dierville chèvrefeuille, viorne trilobée, myrique baumier et cornouiller stolonifère ) "permettent d'améliorer la qualité de l'eau parce qu'ils se nourrissent des nutriments à l'origine des cyanobactéries" explique Simon Lajeunesse, coordonnateur régional des cours d'eau de la MRC. En outre, leurs racines stabilisent les sols, leur entretien est minime et ils ne nécessitent ni engrais ni pesticides. Chaque année, 25,000 nouveaux plants arriveront à maturité et pourront être distribués. "Plutôt que de donner des amendes aux propriétaires pour les forcer à agir, les municipalités ont préféré passer à l'action." ajoute Simon Lajeunesse. Les propriétaire riverains qu désirent revégétaliser leurs terrains disposeront même d'un coup de pouce pour planter les arbustes. Une excellente initiative, et un bel exemple à suivre ailleurs au Québec.

Lien: http://www.mrcbm.qc.ca/fr/forest_pepiniere_riv.php

Monday, July 23, 2012

Bandes riveraines du ruisseau Corbin

"Un an après la fondation du COBAVERCO
La revitalisation du ruisseau Corbin va bon train
Photo: Valérie Normandin, COBAVERCO
Bande riveraine exemplaire. La largeur respecte facilement les 3 mètres prévus par le règlement et on remarque la présence d’arbres.
Exploitant plus de 200 hectares de terres, Yves Barré est un important producteur agricole résidant à Saint-Damase. Le ruisseau Corbin traverse son terrain sur une longueur de 6 kilomètres. En 2009, lui et quelques voisins ont réalisé des travaux majeurs pour contrer les problèmes d’érosion qui affectaient leurs terres : des pans de la rive se décrochaient et tombaient dans le ruisseau, entraînant pour eux des pertes de sol et, par conséquent, une dégradation de l’eau.

Prenant conscience qu’il fallait remédier à la situation de façon durable, il a contacté par la suite le maire de Saint-Damase, Germain Chabot, pour essayer de trouver une solution. Monsieur Chabot, lui aussi producteur agricole, n’a pas été difficile à convaincre de l’urgence d’agir. Ainsi, au printemps 2011, ils fondaient avec d’autres agriculteurs de Saint-Damase le Conseil de Bassin Versant du Ruisseau Corbin (COBAVERCO) [1], un OBNL qui « vise à sensibiliser, informer et encourager les producteurs agricoles à poser des actions portant autant sur les pratiques agricoles durables que sur les mesures de protection des berges et des aménagements hydroagricoles dans le but d’améliorer la qualité de l’eau. » (Extrait du bulletin d’information Le Corbin, du Mont à la Rivière). Huit administrateurs siègent sur son conseil, tous producteurs agricoles. Le COBAVERCO est donc une initiative locale, émanant directement d’agriculteurs consciencieux et soucieux de la qualité de l’environnement.

Avec l’appui du programme Cultivons l’avenir, une initiative conjointe fédérale-provinciale, et de l’UPA, le COBAVERCO a pu embaucher Mme Valérie Normandin à titre de coordonnatrice pour faire avancer le projet. Détenant une maîtrise en Environnement et un bac en Géographie de l’Université de Sherboorke, Mme Normandin est originaire de l’Ange-Gardien où elle a pu côtoyer de près le monde agricole. Le COBAVERCO est un des rares comités de bassin versant à jouir des services d’une employée permanente, présente 5 jours par semaine, à l’Hôtel de Ville de Saint-Damase. À moins qu’il ne soit reconduit, son contrat prendra fin en 2014.

Un bassin versant important

Le bassin versant du ruisseau Corbin comprend en réalité deux cours d’eau, soit les ruisseaux Corbin et d’Argenteuil, alimentés par huit tributaires. Il recouvre 28,9 km2 et regroupe 73 producteurs agricoles. Il prend sa source dans le mont Rougemont pour terminer sa course dans la rivière Yamaska, dans le rang Bas-de-la-Rivière (tout près de Saint-Hyacinthe). Mais ce ne sont pas tous ces producteurs agricoles qui sont directement concernés par le ruisseau Corbin, car certains ne cultivent plus ou louent leurs terres. Par conséquent, c’est 60 producteurs qui sont véritablement concernés par la problématique du Corbin.

Dans ce bassin versant, 79 % de la superficie est en grandes cultures (maïs, soja) et 10,8 % en cultures maraîchères. On retrouve 398 bovins laitiers, 734 veaux, 60 500 poulets et 8970 porcs (selon les données de 2010). Par conséquent, les concentrations de phosphore total sont de quatre à huit fois supérieurs à la norme environnementale. Pour les nitrites-nitrates (résidus de l’azote), on observe des concentrations qui sont au-delà de huit fois supérieures à la norme. Pour ce qui est des coliformes fécaux et les matières en suspension, les cotes sont de « qualité douteuse » et de « mauvaise qualité » (données de 2010).

Photo: Valérie Normandin, COBAVERCO
Cette bande riveraine, tout à fait exemplaire, est aménagée en bordure d’un affluent du Corbin.
Le projet Piquets

Aucun inspecteur n’est chargé de faire respecter le règlement sur les bandes riveraines. Il appartient donc à chacun de s’en occuper. La responsabilité collective passe avant tout par une une responsabilité individuelle. C’est pourquoi au COBAVERCO on croit à une approche volontaire. Or, pour inciter les agriculteurs à protéger leur bande riveraine, des balises temporaires sous forme de petits drapeaux seront plantées là où devraient commencer la bande riveraine à respecter. Ces repères permettront aux producteurs de visualiser l’espace qu’ils doivent laisser intact en bordure de leurs terres. Au cours de l’été, le COBAVERCO plantera des pancartes chez les agriculteurs qui respectent leur bande riveraine afin de faire la promotion de pratiques agricoles durables. Ces panneaux vise un double objectif : montrer au public que plusieurs producteurs agricoles respectent déjà leur bande riveraine et inciter les autres producteurs à en faire autant. Actuellement, 75 % des producteurs agricoles respectent une bande riveraine d’au moins un mètre, mais un seul d’entre eux respecte une bande réglementaire de 3 à 4 mètres.

Des résultats à long terme

Valérie Normandin et Yves Barré croient à une approche volontaire et ils sont convaincus qu’en modifiant peu à peu les pratiques agricoles d’aujourd’hui, la qualité de l’eau de demain s’améliorera. Mais il faudra attendre encore une dizaine d’années pour constater les effets des interventions menées en 2012.

Note: [1] Il ne faut pas confondre « comité » de bassin versant et « organisme » de bassin versant. Les organismes de bassin versant (OBV) sont une initiative gouvernementale et sont regroupées en un réseau, le ROBVQ, créé en 2001. Les comités, quant à eux, sont issus d’initiatives locales et indépendantes. Ils disposent de moyens plus modestes que les OBV. Dans la MRC des Maskoutains, on retrouve d’autres comités de bassin versant, notamment ceux des ruisseaux Salvail, Mercier et des Douze."

Article écrit par Alain Charpentier publié dans Journal Mobiles ici: http://www.journalmobiles.com/spip.php?article370

Photo: Valérie Normandin, COBAVERCO
Exemple de travail d’entretien réalisé en 2009. La berge a été évasée pour prévenir le décrochement. Il faut maintenant planter arbres et arbustes pour retenir le sol.

Thursday, June 21, 2012

Protection des rives et du littoral

Photo: Eamon Queeney

Barbara Thomson accepte de ne plus tondre la végétation au-delà du poteau jaune qui est à la limite de la propriété de la municipalité autour du réservoir d'eau potable Hoover Reservoir - Barbara Thomson agreed not to mow beyond the yellow pole marking where the city’s land begins along Hoover Reservoir’s shore.

Ah! Si ma municipalité, ma province, mon pays prenait plus au sérieux la protection des bandes riveraines autour des plans d'eau qui servent de sources d'eau potable aux gens. Hé oui! La plupart des cours d'eau servent de sources d'eau pour alimenter les aqueducs au Québec! La rivière Richelieu ne fait pas exception. Pourtant, c'est si difficile de faire comprendre aux responsables que c'est sérieux, couper l'herbe (et la végétation potentielle) sur le bord d'une rivière ou d'un lac!

Voici ce qui se fait dans la ville de Columbus, en Ohio.

La ville entame un procès contre les résidents qui tondent les bords de 3 sources d'eau potable.

Ne vous mêler pas des pelouses de votre voisin, surtout si votre voisin est la municipalité de Columbus.

Les propriétaires terriens riverains de 3 réservoirs de Columbus, Griggs, O'Shaughnessy et Hoover, n'ont qu'à bien se tenir: ils se font traîner en cour pour avoir tondu, désherbé et réaménagé des propriétés riveraines appartenant à la ville attenantes à la leur.

Jusqu'à date, un résident riverain de chaque réservoir a été traîné en justice, accusé d'avoir modifié la propriété de la municipalité. Et d'autres résidents se demandent s'ils ne seront pas les prochaines cibles.

Les autorités municipales ont entamé des procédures judiciaires depuis quelques mois et disent que c'est la première fois qu'il y a des accusations au crimimel contre des propriétaires terriens autour des réservoirs, bien qu'il y ait déjà eu des cas à la cour civile à cause de coupes d'arbres.

"C'est une mesure de dernier recours." dit Sarah Harrell, une avocate consultante de la ville.

Les réservoirs et les terrains autour d'eux sont administrés par le programme municipal Watershed Management Program parce que ces réservoirs servent de source d'eau douce pour leur eau potable. La ville dit que les terrains doivent rester à leur état naturel afin qu'ils puissent filtrer le ruissellement avant que l'eau se retrouve dans les réservoirs.

"En bout de ligne, nous devons protéger notre source d'eau potable." dit Greg Davies, le directeur des services publics pour la ville de Columbus.

La plupart des résidents habitant autour des réservoirs ont une entente de responsabilité avec la ville, détaillant ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire avec les terrains, dans le but ultime de garder le réservoir propre. La ville dit que les propriétaires qui ont été accusés sont les pires qui ont été pris en flagrant délit.

Sur le Hoover Reservoir, Barbara Thomson a été accusée d'être sur une propriété privée, un délit au 4e degré. Les autorités de Columbus disent qu'elle ne respecte pas les directives depuis 1997 qui lui interdisent de ne pas tondre la propriété de quelques 20 pieds de large appartenant à la municipalité qui adjoint sa propriété au 6529 Sunbury Rd. dans Genoa Township. Son cas a été déclaré non lieu la semaine passée sans pénalités, à condition qu'elle installe des bornes pour indiquer la frontière entre sa propriété et celle de la municipalité. Elle est d'accord pour tondre seulement chez elle.

Une accusation de se trouver sur une propriété privée pourrait lui avoir imposé 30 jours en prison et une amende de $250.

Gregg Lewis, son avocat, dit que la municipalité se sert de Thomson et des 2 autres cas pour faire peur aux autres contrevenants.

Jack Graf, un résident de Concord Township qui vit sur les bords du O'Shaughnessy Reservoir à 5701 Dublin Rd depuis presque 30 ans, dit qu'il va se battre. L'homme de 65 ans a aussi été accusé d'avoir pénétrer illégalement une propriété et il s'attend à passer en cour devant un jury le mois prochain.

Il dit que pendant des années il a discuté avec la ville sur où se trouvait la ligne de propriété et ce qu'il devait faire avec un foyer en béton qu'il avait construit et dont la ville dit qu'il est sur la propriété de la municipalité. Graf dit qu'il était sur le point d'arriver à une entente quand il a été accusé.

"Selon eux, la solution est de m'envoyer en prison pendant 30 jours." dit-il. "C'est de l'abus de pouvoir."

Bob Price réside sur les bords du réservoir Griggs à 4200 Dublin Rd et a été accusé d'avoir causé des dommages criminels, de la destruction et de modifications à la propriété et d'avoir empiéter sur un terrain, mais un juge de la cour municipale a tranché hier: le cas a besoin d'être transféré à la cour environnementale du comté.

Harrell et Davies ne veulent pas commenter sur les cas en cour ou les jugements rendus, et disent ne pas savoir combien de résidents seront éventuellement accusés.

"Ce n'est pas la première fois que nous entamons des procédures judiciaires, et ce sera pas la dernière fois non plus." dit Davies. "Ce n'est pas pour en faire un exemple ou pour envoyer un message; c'est simplement qu'ils enfreignent à la loi et qu'ils traitent notre propriété comme si c'était la leur."

Tom Hart, l'avocat de Price, dit qu'il comprend les intentions de la ville mais se questionne des façons de s'y prendre.

"C'est pas mal difficile d'argumenter contre les intentions environnementales impliquées ici." dit Hart. "Mais...est-ce plus efficace de poursuivre les gens en justice ou les éduquer sur la question?"

Pendant plusieurs années, c'est un sous-contractant de la municipalité de Richelieu qui faisait la tonte sur des terrains appartenant à Conservation de la Nature, affichés comme étant des "Aires Naturelles"

"City sues residents who mow along three water sources

Don’t mess with your neighbor’s lawn — especially if that neighbor is the city of Columbus.

Property owners along Columbus’ three reservoirs — Griggs, O’Shaughnessy and Hoover — are being taken to court for mowing, weeding and otherwise sprucing up waterfront property owned by the city that abuts their backyards.

So far, a resident along each reservoir has been brought to court on charges related to messing with the city’s property. And other residents are wondering if they’ll be getting a summons next.

City officials have filed the charges in the past few months and say it’s the first time they’ve brought criminal charges against reservoir property owners, though there have been civil cases related to cutting down trees.

“It’s a last resort,” said Sarah Harrell, a city general-counsel attorney.

The reservoirs and land around them are managed by the city’s Watershed Management Program because Columbus uses them for drinking water. The city says that the land needs to be kept natural to filter runoff before it makes its way into the reservoirs.

“The bottom line for us is we have to protect our drinking-water supply,” said Greg Davies, public-utilities director for Columbus.

Most residents along the reservoirs have a stewardship agreement with the city, telling them what they can and can’t do with the land, with the goal of keeping the reservoir clean.The city says the owners who have been charged are the most egregious violators.

On Hoover Reservoir, Barbara Thomson was charged in Delaware Municipal Court with criminal trespassing, a fourth-degree misdemeanor. Columbus officials said she ignored directives dating back to 1997 to stop mowing the 20 feet or so of city property next to her back yard at 6529 Sunbury Rd. in Genoa Township. Her case was dismissed last week (second of June) without costs, provided she put up markers to show where her land ends and the city’s begins. She agreed to mow only her own property.

A criminal trespassing conviction could have brought up to 30 days in jail and a $250 fine.

Her attorney, Gregg Lewis, said the city is using Thomson and the two other cases to scare other violators into complying.

Concord Township resident Jack Graf, who’s lived on the O’Shaughnessy Reservoir at 5701 Dublin Rd. for nearly 30 years, said he plans to fight. The 65-year-old also is charged with criminal trespassing, and he expects to go forward with a jury trial next month.

He said that for years, he’s gone back and forth with the city over where the boundary line of the property is, and what should be done about a concrete fire pit that Graf built and the city says is on its land. Graf said he was in the process of trying to work out an agreement when he was charged.

“Their answer is to try to send me to jail for 30 days,” he said. “It’s a gross abuse of power.”

Bob Price, who lives along Griggs at 4200 Dublin Rd., was charged with criminal damaging, destruction or alteration of property and criminal trespassing, but a Franklin County Municipal Court judge ruled yesterday that the case needs to be transferred to county Environmental Court.

Harrell and Davies declined to discuss any of the pending or finished cases, and said they weren’t sure how many more residents could be brought to court.

“These are not the first people we’ve filed suit against, and they probably won’t be the last,” Davies said. “It’s not to send a message, it’s simply that they’re violating the law and they’re using our property as their property.”

Price’s attorney, Tom Hart, said he understands the city’s goals but wonders about the tactics it’s using to get the point across.

“It’s pretty hard to argue against the environmental goal here,” Hart said. “But ... is it more effective to prosecute people or is it more effective to educate on the issue?”"

Article written by Allison Manning published in The Columbus Dispatch

Link: http://www.dispatch.com/content/stories/local/2012/06/21/reservoir-rebels.html


Moi aussi, j'ai des voisins qui aiment çà "faire du nettoyage" sur des terrains riverains appartenant à Conservation de la Nature

Voir mon autre entrée de blog - see my other blog entry here: http://lesamisdurichelieu.blogspot.ca/2010/07/un-recidiviste-invetere.html

Sunday, December 18, 2011

Agriculture - des solutions pour le Lac Champlain

Photo: Emily McManamy

Pour ceux qui se demandent pourquoi que je me souçie tant de la santé du lac Champlain, hé bien! C'est que l'eau de la rivière Richelieu vient de là! Et cette eau, je la respire, je la bois, et j'aimerais bien m'y baigner, un jour!

De plus, selon le MDDEP, la principale source de pollution diffuse de la rivière Richelieu est l'agriculture au Québec. Si la traduction libre du texte sur la situation au Vermont se concentre surtout sur la vache laitière, il faut tout de même admettre que nos pratiques agricoles dans le bassin versant de la rivière Richelieu laissent beaucoup à désirer. C'est aux agriculteurs eux-mêmes de se prendre en main et à trouver des solutions!

Voici une traduction libre:

"Le projet de dépollution d'un seul homme pour le lac Champlain.

En ce début de décembre 2011, les fermes laitières du Vermont se buteront à l'interdiction annuelle d'épandre du fumier durant l'hiver. L'interdiction d'épandre du fumier sur des champs agricoles à la grandeur de l'état est en vigueur du 15 décembre jusqu'au printemps et est l'un de plusieurs règlements qui ont pour but de réduire la pollution de source agricole qui ruisselle dans le lac Champlain.

Mais essayer et réussir sont deux choses bien différentes. La pollution agricole continue d'afflliger le grand lac du Vermont. Certaines personnes disent qu'il serait temps que l'état attaque le problème avec des lois plus sévères.

Parmis ceux qui pensent ainsi et chef de file à en faire la promotion est James H. Maroney junior, un ancien vendeur d'oeuvres d'art qui a déménagé au Vermont durant les années 1980 (j'entends les cris d'ici "Encore un autre ancien urbain qui connaît rien à l'agriculture!") pour lancer une ferme laitière biologique à Leicester qui n'est plus en affaires. Maintenant, sa passion est l'engagement citoyen pour un lac plus propre et une industrie laitière différente. Voici ce qu'il propose:

- Une industrie laitière 100% biologique au Vermont.

- Une limite sévère de pas plus qu'une vache pour chaque 2 acres en culture sur lequel le fumier de cette vache est épandu et son fourrage est cultivé.

- Des réglements de l'état encadrant les ventes d'engrais d'azote et de phosphore.

"Nous pouvons le faire!" dit Maroney. "Vermont peut devenir l'endroit où le lait est pur et notre eau est pure."

Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un problème. Le lac Champlain ne respecte pas les normes fédérales et de l'état pour les limites acceptées de qualité de l'eau, malgré une campagne d'assainissement de plus de $100 millions. Des parties du lac, comme la St.Albans Bay et la baie Missisquoi, sont sérieusement malades. Elles sont sujettes à des floraisons d'algues épaisses et étouffantes provoquées par un surplus de phosphore minéral. Le fumier de vache et les engrais de synthèse agricoles sont les principales sources de phosphore partout dans le lac, surtout dans les régions les plus polluées au nord.

Les fermiers et les autorités agricoles de l'état s'empressent de dire qu'il y a d'autres sources également, comme les eaux pluviales venant des routes, des pelouses, des développements résidentiels et commerciaux. Les usines de traitement des eaux usées (égouts) font aussi partie du problème, mais les travaux de mise à jour des usines ont réduit considérablement leur contribution de phosphore, selon le rapport "Long-term Water Quality and Biological Monitoring Report" soumis par le programme Lake Champlain Basin Program.

Afin de faire du progrès, le Vermont doit se concentrer à réduire la pollution agricole, dit Maroney, l'auteur du livre "The Political Economy of Milk". Il dit qu'il croit que le changement vécu depuis les 60 dernières années, de petites fermes laitières éparpillées au Vermont vers des plus grosses installations avec plus de vaches par acre et une meilleure production de lait par vache aurait augmenté la pollution agricole. Le sol ne peut plus absorber les concentrations inévitablement élevés de fumier et d'engrais de synthèse commercial, alors le produit se délave plus facilement dans les ruisseaux, les rivières et éventuellement le lac, selon Maroney.

Les statistiques démontrent que la production laitière du Vermont par vache a augmenté constamment, même si le nombre de fermes laitières du Vermont et le cheptel a diminué. De 1950 jusqu'à 2010, la production de lait par vache a plus que triplé: de 5,900 livres à 18,544, selon l'agence de l'état Vermont Agency of Agriculture. Pendant cette même période, le nombre de fermes laitières a baissé, de 11, 019 à 1,235, et le nombre de vaches est passé de 257,000 à 136,000. Cette année, le nombre de fermes a tombé à 987.

Les conclusions de Maroney sur ces chiffres sont que non seulement la ferme laitière conventionnelle pollue, elle est aussi non rentable, parce qu'elle produit un surplus de lait qui fait baisser les prix pour le fermier. Il pense qu'un changement de cap à la grandeur de l'état vers des fermes complètement biologiques verrait l'usage des engrais synthétiques baisser, moins de fumier et un meilleur prix du lait pour le fermier. Il est frustré par le peu de progrès de la qualité de l'eau du lac, et en novembre a écrit une lettre à Buzz Hoerr, le président du Lake Champlain Basin Program, demandant au comité d'appuyer ses recommendations et arrêter d'essayer d'ignorer les graves problèmes de pollution causés par l'agriculture laitière conventionnelle. Plusieurs des recommendations pour nettoyer le lac Champlain ne sont que de belles paroles et ne sont pas des solutions sérieuses mais plutôt du pelletage par en avant." dit Maroney.

M. Hoerr dit qu'il n'est pas d'accord avec les conclusions de Maroney et sa recommendation de transformer l'industrie laitière du Vermont entièrement biologique. "Ce que nous comprenons maintenant est qu'il y a déjà beaucoup de phosphore dans le fond des cours d'eau et leurs rives accumulé depuis des années et que peut-être que presque la moitié des nutriments qui descendent au lac viennent de sources héritées du passé, et cela va se produire peu importe la manière que l'agriculture se fait aujourd'hui." écrit Hoerr dans un courriel. "Malheureusement, rien va n'arrêter la nature de nous envoyer de grandes quantités d'eau aux pires moments, au printemps et à l'automne, et même parfois durant l'été, juste après l'épandage du fumier et après avoir tourné la terre, ce qui lessive de grandes quantités de sédiments chargés de nutriments dans le système."

Philip Livingston, propriétaire d'une ferme laitière de New Haven, croit que les fermiers font leur juste part pour combattre la pollution du lac. "Je suis une personne qui possède un bateau, et j'aime pêcher dans le lac, et mes enfants aiment s'y baigner." dit-il. "La dernière chose que les fermiers veulent faire, c'est d'épandre du fumier dans un plan d'eau où nous nous baignons, ou détruire l'endroit où nous pêchons, où nous aimons passer de bons moments. Je pense que les fermiers ont le dos large." Il gère une ferme laitière conventionnelle appelée Rail View avec son père et son frère. Ils ont 325 vaches laitières et un cheptel de 740. Depuis les 10 dernières années, ils ont changé leur façon de gérer le fumier et leurs 1,300 acres de récoltes. Au lieu de projeter le fumier sur les champs d'un canon, il est pompé sur le sol par rampes basses en utilisant une formule qui mesure les gallons par acre. Ont fait régulièrement des prélèvements de sols, et le résultat est qu'il y a moins de ruissellement, selon Livingston. Dernièrement, Rail View a dépensé pour installer un bassin de fumier hors site, le troisième bassin de rétention sur la ferme. Il est à environ un mille de la bâtisse des vaches, et le fumier sera pompé vers le bassin scellé avec une toile grâce à un boyau. Le purin peut être entreposé aussi longtemps qu'il faut pour attendre des conditions idéales pour faire l'épandage de l'engrais aux champs. "Nous pouvons transporter le purin à n'importe quel moment de l'année vers ce bassin, l'entreposer et attendre le moment que nous voulons l'épandre au champ." dit Livingston. D'autres améliorations ont aussi été apportées, comme un nouveau système de boyaux et d'entreposage pour capter le ruissellement des silos en béton où le fourrage est entreposé en attendant de servir de nourriture aux vaches. Les Livingston cultivent la majorité de la nourriture de leurs vaches, et ont aussi changé leur façon de semer et gérer leurs terres. Ils laissent des bandes riveraines entre les champs et les cours d'eau et sèment des récoltes d'hivernage comme du blé d'hiver ou du seigle après la récolte de maïs afin de réduire l'érosion des sols. "Depuis les 5-10 dernières années, les rotations de récoltes, les pratiques de labour et la gestion des fumiers ont aidé à réduire les quantités de phosphore dans nos sols et dans le lac." dit Livingston.

Selon les lois de l'état, la ferme Rail View est de grosseur moyenne et sujette aux règlements qui exigent une zone tampon de 25 pieds de large entre un cours d'eau et l'épandage du purin. Livingston dit que la soif du consommateur pour le lait bio est trop peu pour ce que pourrait produire toutes les fermes du Vermont si elles devenaient toutes biologiques. Une industrie laitière entièrement biologique au Vermont voudrait dire moins de vaches et ultimement moins d'emplois dans le domaine laitier, selon Livingston. Il admet qu'il y a un surplus de lait conventionnel au Vermont. L'état devrait réagir en commercialisant son industrie laitière vers d'autres pays et faire partie du marché global, selon lui. "On nourrit le monde." dit Livingston. "Pas seulement avec du lait, mais aussi en fromage, et yogourt et tout le reste."

Les fermes laitières du Vermont sont plus qu'une partie de l'économie. Le paysage agricole définit l'état. Alors les mots "ferme" et "pollution" dans la même phrase dérange beaucoup certaines personnes, surtout en ces temps économiques difficiles où les fermes laitières peinent déjà et craignent que des nouveaux règlements leur rendraient la vie encore plus difficile et menaçeraient leur survie.

"Les fermes laitières font parties du paysage ici. Quand vous voulez commencer à changer cela, les tensions montent." dit David Mears, le commissaire du DEC (Department of Environmental Conservation). Les données scientifiques ne confirment pas de façon certaine une tendance à la baisse du phosphore dans le lac Champlain, avoue-t-il. Une fois cela dit, il pense que des stratégies de nettoyage fonctionnent, surtout dans Franklin County, et il n'y a aucune parti du lac Champlain qui ne tireraient pas avantage de réductions importantes, selon Mears. Mais Mears n'est pas sûr que les plus grosses fermes sont plus problématiques que les plus petites. "C'est possible qu'une petite ferme mal gérée pourrait contribuer davantage au bilan phosphore qu'une grosse ferme bien administrée." dit-il. C'est important de reconnaître qu'il y a plusieurs facteurs qui contribuent à la pollution du lac Champlain, pas seulement l'agriculture, ajoute Ross. (Combien de fois ai-je entendu cette phrase depuis l'année 2005 quand j'ai commencé à m'opposer à une porcherie de 5,800 cochons en amont de chez moi?) Chuck Ross, le secrétaire de l'Agriculture est d'accord avec lui. Les bons gérants de ferme peuvent se retrouver sur des grosses fermes comme sur des petites, dit-il. C'est important de reconnaître que plusieurs facteurs contribuent à polluer le lac Champlain, pas seulement l'agriculture, ajoute Ross. (ouais, ouais!). "Le lac Champlain a été impacté négativement par beaucoup de développement depuis des décennies, et l'agriculture est nettement l'un des contributeurs." dit-il. "Mais ils ne sont pas les seuls."

Bien que les propositions de Maroney seraient plus sévères que les lois actuelles, Ross remarque que le Vermont a déjà des lois qui imposent un minimum de surface des grosses opérations agricoles (celles qui ont plus de 700 vaches laitières), et les opérations agricoles moyennes (de 299 à 699 vaches). Il adment que d'épandre trop de purin concentré sur trop peu de surface peut être un problème. "C'est clair que si vous essayez d'épandre le purin de 700 vaches sur 50 acres, parce que c'est seulement çà que vous avez de surface, c'est un problème." dit Ross. Il souligne également que bien que le Vermont a de grosses fermes, dont au moins une d'un cheptel d'environ 4,000 vaches, c'est quand même un état qui compte surtout des petites opérations. Quatre-vingt-quatre pourcent des fermes laitières du Vermont comptent moins de 200 vaches, selon de départment de l'agriculture.

Mears coordonne le plan préliminaire du nettoyage du lac Champlain qui détaille une approche pour rencontrer des cibles de réduction de phosphore fixées par l'EPA (Environmental Protection Agency). Son but est d'avoir un avant-projet d'ici l'été pour recevoir les commentaires du public. C'est une priorité majeure pour l'adminstration du gouverneur Peter Shumlin qui veut voir des progrès importants et significatifs afin d'améliorer la santé du lac Champlain, dit Mears.

"Ils ne me demandent pas de concevoir d'un plan de communications pour convaincre les gens que le lac est propre." dit-il. "Ils me demandent de présenter un plan pour vraiment nettoyer le lac."

"One man's pollution plan for Lake Champlain

This week (second of December 2011), Vermont dairy farmers will bump up against the annual winter manure-spreading ban. The state prohibition on spreading manure over fields from Dec. 15 until spring is one of numerous regulations intended to reduce farm pollution from washing into Lake Champlain.

Trying and succeeding are different things, though. Agricultural pollution continues to bedevil Vermont’s great lake. Some say it’s time for the state to attack the problem with stricter regulations.

Leading that charge is James H. Maroney Jr., a former art dealer who relocated to Vermont in the 1980s to start an organic dairy farm in Leicester that has since gone out of business. Now his passion is citizen advocacy for a cleaner lake and a markedly different dairy industry. His proposals include:

• 100 percent organic dairy farming in Vermont.

• A strict limit of no more than one cow for every two acres of cropland upon which the cow’s manure is spread and her feed is grown.

• State regulation over the sale of nitrogen and phosphorous fertilizers.

“We can grab this thing; we can make this happen,” Maroney said. “Vermont can become the place where our milk is pure and our water is pure.”

Everyone agrees there is a problem. Lake Champlain does not meet federal and state water-quality standards despite a $100 million-plus cleanup campaign. Parts of the lake, such as St. Albans Bay and Missisquoi Bay, are seriously ill. They are subject to thick, choking algae blooms caused by an overabundance of the mineral phosphorous. Cow manure and synthetic farm fertilizers are major sources of phosphorous throughout the lake, especially in the ailing northern sections.

Farmers and state agriculture officials are quick to point out there are other sources, too, such as stormwater run-off from roads, lawns, housing and commercial development. Sewage treatment plants own part of the problem, too, but plant upgrades have significantly reduced their contribution of phosphorous, according to the Lake Champlain Basin Program’s “Long-term Water Quality and Biological Monitoring Report.”

To make progress Vermont must focus on reducing farm pollution, said Maroney, the author of the book “The Political Economy of Milk.” He said he believes the shift during the past 60 years from small, scattered dairy farms in Vermont to larger farms with more cows per acre and higher milk production per cow has increased farm pollution. The soil can’t absorb the inevitably high concentrations of manure and commercial fertilizer, so the material is more likely to wash into streams, rivers and eventually the lake, Maroney said.

Statistics show that Vermont milk production per cow has steadily increased even as the number of Vermont dairy farms and cows has decreased. From 1950 to 2010, milk production per cow more than tripled — from 5,900 pounds to 18,544, according to the Vermont Agency of Agriculture. During the same period, the number of cow dairy farms dropped from 11,019 to 1,025, and the number of cows dropped from 257,000 to 136,000. This year the number of farms dropped to 987.

Maroney’s read on the numbers is that conventional dairy farming is not just polluting, it’s also unprofitable, because it produces a surplus of milk that drives down prices for farmers. He thinks a statewide shift to all-organic farms would result in fewer synthetic fertilizers, less manure and a higher milk price for farmers. He’s frustrated with lack of progress on cleanup, and in November wrote a letter to Lake Champlain Basin Program Chairman Buzz Hoerr urging the committee to support his recommendations and stop sweeping pollution problems from conventional dairy under the rug. Many of the recommendations to clean Lake Champlain are just talk and are not designed to fix the problem so much as “kick it down the road,” Maroney said.

Hoerr said he disagrees with Maroney’s conclusions and his recommendation for an all-organic Vermont dairy scene. “What we are learning now is that there is a lot of phosphorous already loaded into stream bottoms and banks from many years past, and perhaps as much as half of nutrients that come down to the lake are from those so called ‘legacy’ sources, and that will come no matter what type of farming is going on nearby,” Hoerr wrote in an email. “Unfortunately, nothing is going to stop nature from sending large blasts of water at us during the worst possible times in spring and fall and even sometimes in summer, just after manure is land applied and soil is tilled, flushing large amounts of nutrient laden sediment into the system.”

New Haven dairy farmer Philip Livingston rejects the idea that farmers aren’t doing their share to fight lake pollution. “I’m a person who has a boat, and I like to fish in the lake, and my kids like to swim in the lake,” he said. “The last thing farmers want to do is spread manure in something we swim in, or destroy something that we fish in, that’s our recreation. I think farmers are getting a bad rap on this thing.” He runs a conventional dairy farm called Rail View with his father and brother. They have 325 milking cows and a total of 740 cows. During the past 10 years they’ve changed the way they manage manure and tend their 1,300 acres of crop fields. Instead of shooting manure out over the fields from a tanker spout, it’s pumped to the ground through hose lines under a formula that measures gallons per acre. The soil is sampled regularly, and the end result is less runoff, Livingston said. Recently, Rail View invested in a satellite manure pond, the third manure storage pond on the farm. It’s roughly a mile away from the cow barn, and manure will be pumped to the lined facility via hose. The excrement can be stored until conditions are right to apply it to the fields as fertilizer. “We can move manure at any time of the year to this pond, store it and wait till we need to apply it to the fields,” Livingston said. Other improvements include a new pipe and storage system to catch runoff from concrete bunker silos where forage is fermented and stored before being fed to the cows. The Livingstons, who grow most of the food for their cows, also have changed the way they plant and manage cropland. They leave grass buffers between fields and waterways and plant cover crops such as winter wheat or rye after the corn harvest to help reduce soil erosion. “In the last five to 10 years the difference with the crop rotation, tillage practices and manure management has helped to reduce the amount of phosphorous either on our soils or in the lake,” Livingston said.

Under state regulations, Rail View farm is considered medium-sized and subject to regulations that require a 25-foot stream buffer zone and a manure management plan. Livingston said consumer thirst for organic milk is too small to meet the supply if all Vermont farms went organic, as Maroney proposes. “It would be a train wreck,” Livingston said. Currently, about 20 percent of Vermont’s dairy farms are organic. An all-organic state dairy industry would mean fewer cows and ultimately would translate into fewer dairy jobs, Livingston said. He acknowledged there is a surplus of conventional milk in Vermont. The state should respond by expanding its dairy industry to feed other countries and be part of a global market, he said. “We’re talking about feeding the world,” Livingston said. “Not just with milk, with cheese and yogurt and everything else.”

A new Vermont plan

Vermont’s dairy farms are more than just part of the economy. The agricultural landscape defines the state. So just putting the words “farm” and “pollution” in the same sentence is unsettling for some people in an era when struggling dairy farmers worry that new regulations could make it harder to stay in business.

“Dairy farms have become an iconic part of the landscape. When you start to touch on that stuff, it raises a lot of tensions,” said David Mears, commissioner of the Department of Environmental Conservation. Scientific data do not clearly support a downward trend for phosphorous in Lake Champlain, he acknowledged. That said, he thinks some lake cleanup strategies are working, and the data will eventually reflect that. There’s no question agriculture is a big contributor to phosphorous loads in the lake, especially in Franklin County, and there’s no part of Lake Champlain that couldn’t benefit from meaningful reductions, Mears said. But Mears is unsure that bigger farms are any more of a problem than smaller ones. “It’s possible that a poorly operated small farm might contribute more phosphorous than a well-managed large farm,” he said. Secretary of Agriculture Chuck Ross agreed. Good farm managers can be found on large farms and on small ones, he said. It’s important to recognize that multiple factors contribute to pollution in Lake Champlain, not just agriculture, Ross added. “Lake Champlain has been negatively affected by a lot of development over decades, and agriculture is clearly one of the contributors,” he said, “but they are not alone.”

Although Maroney’s proposals would be stricter than existing regulations, Ross noted that Vermont already has rules that impose a minimum land base on large farm operations (those milking more than 700 cows) and medium farm operations (milking 299 to 699 cows.) He agreed that concentrating too much manure can be a problem. “Clearly, if you try to apply the manure from 700 cows on 50 acres because that’s all you got, that’s a problem,” Ross said. He also emphasized that although Vermont has some big farms — including at least one in the 4,000-cow range — it’s still a state with mostly small operations. Eighty-four percent of Vermont dairies milk fewer than 200 cows, according to the Agriculture Department.

Mears is overseeing the draft of a new Lake Champlain cleanup plan that outlines an approach to meet phosphorous reduction targets established by the Environmental Protection Agency. His goal is to have a draft by summer for public input. It’s a high priority for the administration of Gov. Peter Shumlin to take strong and meaningful steps to improve the health of Lake Champlain, Mears said.

“They are not asking me to come up with a communications plan to persuade people that the lake is clean,” he said. “They are asking me to come up with a plan to actually clean up the lake.”

Excerpts from article written by Molly Walsh published here:
http://www.burlingtonfreepress.com/article/20111211/GREEN01/111210015/One-man-s-pollution-plan-Lake-Champlain

Monday, October 31, 2011

Pollution - le phosphore dans les cours d'eau

Photo: i4u.com

Que j'aimerais donc qu'on ait un Docteur David Schindler ici au Québec pour qu'il gueule publiquement sur la pauvre qualité des cours d'eau dans ma province! Et j'aimerais donc que notre MDDEP suive de plus près et rende public ses données sur la qualité de l'eau où les gens font des sports nautiques et de la natation!

À défaut duquel je vais traduire cet article de la Presse Canadienne.

Un scientifique dit que les lacs de l'Alberta ont besoin d'être protégés de la pollution résidentielle et agricole.

Un scientifique dit que la province de l'Alberta doit limiter le développement de propriétés récréatives (maisons de villégiature) et agricole autour de ses lacs si on veut garder l'eau à l'abri d'éruptions de bactéries toxiques.

Cet été, la province a émis des avis de santé publique qui ont effectivement fermé 12 lacs fréquentés à cause des floraisons de bactéries toxiques puantes connues sous le nom d'algues bleues-vertes.

Le professeur David Schindler de l'Université de l'Alberta dit que les égouts des maisons de villégiature et le ruissellement agricole ajoute aux concentrations déjà élevées de phosphore dans les lacs, ce qui aide à provoquer ces efflorescences algales. Il nous prévient que sans action immédiate et efficace, la qualité de l'eau dans plusieurs lacs de la province va s'empirer.

"On ignore le problème." dit Schindler. "Nous devrions tout simplement déclarer un moratoire sur n'importe quel sorte de développement ou de déboisement autour de n'importe quel bassin versant où ne voulons pas avoir ces problèmes."

Pine Lake, Pigeon Lake, Wizard Lake, Shiningbank Lake, Baptiste Lake, Calling Lake et Lake Isle sont parmis les lacs mentionnés dans les avis de santé publique.

Le potentiel d'attraper des maladies sérieuses était si élevé que les services de santé de l'Alberta ont avisé les gens de ne pas se baigner, de ne pas manger le poisson pêché dans ces lacs ou même de marcher dans l'eau ou sur la plage. Les bactéries peuvent provoquer des maladies graves dont la nausée, les vomissements et des diarhées. Les gens qui boivent de cette eau peuvent endommager leur foie. Les effets sont encore plus grave chez les enfants.

Il y a eu des reportages qui mentionnaient que les bactéries avaient causé des hécatombes de poissons dans certains de ces lacs. Mais avec la température plus fraîche, tous les avis publics ont été retirés.

Les efflorescences algales problématiques surviennent juste au moment où des communautés dans le coeur de l'Alberta veulent permettre des développements immobiliers de maisons secondaires autour de Sylvan Lake et Gull Lake. La santé publique de l'Alberta dit que la décision incombe aux municipalités pour encadrer les développements domiciliaires et d'autres départements provinciaux sont responsables de réglementer le ruissellement des fumiers d'élevages.

Le Docteur Gerry Predy, le directeur médical, dit que la santé publique de l'Alberta a intensifié son monitorage des lacs et travaille avec les gouvernements locaux pour s'assurer que les nouveaux développements immobiliers n'empirent pas les problèmes. L'été passé était la première fois qu'une agence provinciale soit responsable d'émettre les avis publics sur la qualité de l'eau des lacs. Avant, les avis étaient émis par les instances locales de santé en région. Predy dit que jusqu'à date, aucune personne n'a souffert de problèmes de santé importants causés par les bactéries, mais que du bétail est mort après avoir bu de l'eau. "Je pense que nous commençons à voir des améliorations potentielles dans certains de ces lacs très populaires." dit Predy. "Je pense que la plupart des propriétaires installent maintenant des nouveaux systèmes sceptiques qui sont plus efficaces que les anciens qui avaient été installés par les premiers arrivants qui ont construits des chalets d'été autour de ces lacs."

Les efflorescences algales sont fréquentes en Alberta durant l'été, surtout durant les périodes de canicules ou quand des pluies abondantes délavent encore plus de phosphore venant des excréments et des fumiers dans les eaux des lacs. Certains fonds de lacs ont des couches de dépôts de phosphore qui ont accumulé durant des années et peuvent être brassées par des pluies abondantes.

Predy dit qu'il est sûr que la santé des Albertains n'est pas en grand danger à cause des efflorescences algales pour le moment, mais il n'es pas aussi certain pour l'avenir. "Au fur à mesure que les lacs deviendront plus populaires pour les propriétés de villégiature, le défi sera de maintenir la qualité de l'eau." dit-il. "Si nous constatons une hausse de problèmes, nous allons certainement travailler avec d'autres départements gouvernementaux pour s'en occuper."

Schindler dit que la province devrait prendre exemple de ce qui se fait en Suisse et d'autres pays d'Europe pour s'inspirer de ce qui s'y fait pour réhabiliter les lacs. Il dit que la solution clé est d'établir des lois strictes pour empêcher le ruissellement de rejoindre les cours d'eau. Même avec de telles mesures, il dit que cela prendrait des décennies pour que les couches de phosphore soient recouvertes de sédiments au fond des lacs. "Je pense que nous pourrions sauver certains de ces lacs ici, mais nous devons prendre çà beaucoup plus au sérieux." dit Schindler. "Et pour le moment, personne ne prend çà au sérieux."Photo: Diane Orihel

"Scientist says Alberta lakes need protection from cottage and farm run-off

EDMONTON - A scientist says Alberta needs to limit recreation property development and farming around its lakes if it wants to keep the water free of serious outbreaks of poisonous bacteria. This summer the province issued health advisories that essentially closed 12 popular lakes due to blooms of smelly toxic bacteria known as blue-green algae.

Professor David Schindler of the University of Alberta says sewage from cottages and agricultural run-off is adding to already naturally high levels of phosphorus in the lakes, which help cause the blooms. He warns that without prompt and effective action, the condition of the water in many of the province's lakes will get worse. "The problem is just being ignored," Schindler says. "We ought to just simply declare a moratorium on any sort of development or clearing around any basins where we don't want these problems."

Pine Lake, Pigeon Lake, Wizard Lake, Shiningbank Lake, Baptiste Lake, Calling Lake and Lake Isle were among the lakes included in the health advisories. The potential for serious illness was so bad that Alberta Health Services warned people not to swim, eat fish from the lakes or to even wade in the water or walk on the shore. The bacteria can cause serious illness including nausea, vomiting and diarrhea. People who drink the water can suffer liver damage. The effects on children can be more severe. There were reports the bacteria caused large-scale fish kills in some of the lakes. With the colder weather all of the advisories have now been rescinded.

The serious algae blooms come as communities in central Alberta consider approving new recreational subdivisions around Sylvan Lake and Gull Lake. Alberta Health Services says it is up to municipalities to regulate housing developments and other government departments are responsible for regulating run-off from livestock manure.

Dr. Gerry Predy, senior medical officer of health, says Alberta Health Services has stepped up monitoring of the lakes and is working with local governments to ensure new residential develops aren't adding to the problem. Last summer was the first time one provincial agency was responsible for issuing advisories about the quality of lake water. Previously the advisories were issued by individual health regions. Predy says so far no people have suffered serious health problems from the bacteria, but livestock have died from drinking the water. "I think we are starting to see some potential improvements on some of these heavily utilized lakes," Predy said. "I think most homeowners now are putting in new disposal systems that are much safer then the old ones that were in place when people first started to build cottages around these lakes."

Algae blooms are common in Alberta lakes in the summer, especially during hot weather or when there are heavy rains that wash more phosphorus from sewage and manure into the lake water. Some of the lake bottoms have layers of phosphorus deposits that have accumulated over the years that can be stirred up by heavy rain.

Predy says he is satisfied that the health of Albertans is not at serious risk by the algae blooms now, but he is not so sure about the future. "As more of the lakes become popular for recreation properties the challenge will be to maintain the water quality," he says. "If we start to see more issues arising, we will certainly work with other government departments to address these."

Schindler says the province should look to Switzerland and other European countries for ideas on how to restore the health of the lakes. He says the key measure is to bring in stringent rules to stop more run-off from getting into the water. Even with such measures he says it could take decades for the layers of phosphorus to become safely buried by silt on lake bottoms. "I think we could turn some of the lakes back here, but we would have to get serious," Schindler says. "And right now nobody is serious.""

Excerpts from article written by John Cotter forThe Canadian Press published here: http://www.winnipegfreepress.com/arts-and-life/life/greenpage/scientist-says-alberta-lakes-need-protection-from-cottage-and-farm-runoff-132679403.html

Thursday, October 20, 2011

Gaz de schiste - quand notre eau en dépend

Photo: ecokaren.com

Qui ne sait pas encore que la ville de New York se fie d'un immense bassin versant pour lui procurer une abondante source d'eau potable à faibles coûts? En effet, grâce à des mesures draconiennes, d'immenses régions et réservoirs sont protégés jalousement afin que de l'eau pratiquement buvable soit acheminée vers les agglomérations grâce à un réseau compliqué de tunnels et de pipelines.

C'est pourquoi les autorités municipales voient d'un oeil très méfiant les gazières vouloir aller forer puis fracturer dans les régions montagneuses qui lui sont si chères. Par contre, au niveau de l'état de New York, l'appât du gains est difficile à résister, surtout en ces temps de morosité économique.

Voici une traduction libre d'un papier non-signé publié dans un journal local, ce qui me fait penser que ce pourrait être un éditorial.

La ville et l'état sont à 7 milles de distance sur le besoin de tenir la fracturation éloignée des sources d'eau. Le protecteur en chef de l'eau pour la ville de New York soulève une question primordiale sur les plans de forages intensifs pour le gaz naturel dans la partie supérieure de l'état.

Est-ce que les vibrations provoquées par le procédé connu sous le nom de fracturation hydraulique pourraient endommager les aqueducs souterrains de la ville, impactant l'écoulement si important d'un milliard de gallons par jour?

Les inquiétudes de Carter Strickland, le commissaire du département de protection de l'environnement de la municipalité doivent être étudiés sérieusement et ses questions répondues avant que le gouverneur Cuomo donne le feu vert aux premiers forages.

Le problème tourne autour de la technique de forage connue sous le nom de fracturation hydraulique à hauts volumes, grâce auxquels les réserves immenses de gaz naturel propre puissent être extraites dans les parties centrales et occidentales de l'état de New York.

La méthode implique que les forages iront à des milliers de pieds de profondeur pour ensuite pomper à haute pression de l'eau mêlée à des produits chimiques dans les puits d'une force suffisante pour craqueler le roc environnant et relâcher ainsi les pochettes de gaz.

Quels impacts auront cette activité sur les tunnels de béton âgés dans la roche avoisinante, personne ne peut en être certain, parce que cela ne s'est jamais fait jusqu'à date.

Pour éviter la possibilité de tels dommages, le DEP (Department of Environmental Protection) a demandé à l'état d'interdire la fracturation dans un rayon de 7 milles de tout aqueducs ou autre infrastructure qui transporte l'eau. C'est une distance plus grande que 90% des failles naturelles connues dans les formations géologiques avoisinantes.

L'état a répliqué en proposant une zone tampon de seulement 1,000 pieds, moins de 3% de ce que demande la municipalité, dans laquelle le forage pourrait être quand même permis à condition d'une permission spéciale.

"C'est insuffisant." a été la réaction de la ville, de la bouche de Strickland à une audience au début du mois d'octobre.

Il avait ajouté que la distance de 7 milles était un estimé "conservateur" et a annoncé que la ville finance une autre étude afin de déterminer la grandeur que devrait avoir la zone où le forage serait interdit pour assurer la sécurité du système d'aqueducs.

Cette étude doit être rigoureuse. Parce que les sources d'eau de millions de résidents de New York sont trop précieuses pour les mettre en danger.

Note personnelle: si les autorités de la ville de New York estiment que la fracturation doit se tenir à au moins 7 milles de ses sources d'eau potable, sûrement toutes les villes, villages et communautés rurales ont droit à la même protection de leurs sources d'eau potable, qu'elles soient de surface ou souterraines?


"City and state are nearly 7 miles apart on the need to keep fracking away from the water supply
New York City's chief water protector is raising a critical question about plans for intensive natural-gas drilling upstate:

Could tremors from the process known as hydrofracking damage the city's underground aqueducts, disrupting their all-important billion-gallon-a-day flow?

City Department of Environmental Protection Commissioner Carter Strickland's concern must be thoroughly studied and fully addressed before Gov. Cuomo allows the first well to be sunk.

At issue is a drilling technique known as high-volume hydraulic fracturing - fracking, for short - which holds the potential for tapping huge reserves of clean-burning natural gas across central and western New York.

The method involves drilling thousands of feet deep, then pumping chemical-laced water into wells at high pressure - strongly enough to crack the surrounding rock and release pockets of gas.

What effect this activity might have on aging concrete water tunnels occupying nearby rock, no one can be sure - because the situation has never come up before.

To head off this possibility of damage, the DEP asked the state to prohibit fracking within 7 miles of any aqueducts or other water infrastructure - a distance longer than 90% of the known fault lines and fissures in the surrounding bedrock.

The state responded by proposing a buffer of just 1,000 feet - less than 3% of what the city asked - in which drilling might still be allowed with special permission.

"Inadequate," was the city's judgment, as voiced by Strickland at a hearing last week (first week of October 2011).

He added that the 7-mile figure was "conservative" and announced that the city had commissioned a further study of how big a no-drilling zone should be to keep the water supply safe.

That study must be thorough. Because the water supply for millions of New Yorkers is too precious to put at risk."

Excerpts from editorial published here: http://www.nydailynews.com/opinions/2011/10/11/2011-10-11_frack__dont_fracture.html

One has to wonder: what's good for the goose is surely as good for the gander, isn't it? In other words, if New York city insists of keeping fracking 7 miles away from it's water, surely every city, town and community deserves the same protection?

Sunday, October 2, 2011

Agriculture et pollution - sur les rives du MIssissippi

Photo: goinmobyle.com

J'ai traduit cet article sur la pollution agricole dans l'état du Minnesota qui aboutit dans le fleuve Mississippi et ultimement dans le Golfe du Mexique, mais il ne faut pas se tromper: il pourrait tout aussi bien s'agir du fleuve Saint-Laurent et les rivières agricoles du Québec, ici. C'est qu'ici, au Québec, pas grand monde semble s'en soucier, ou vouloir faire quoi que ce soit, tellement est puissant le monopole syndical agricole et les pétrolières dans ma province.

C'est une randonnée de 3 heures en auto entre les collines de Douglas County au Minnesota et le musée Bell Museum of Natural History. Mais un an après la sortie du film controversé "Troubled Waters", un film de Bell sur la pollution agricole dans le bassin versant du Mississippi, qui a rendu le public familier avec les termes "zones mortes", "eutrophisation" et "engrais azoté", ce qui se passe à des endroits comme le centre-ouest du Minnesota nous donne une idée de ce que l'avenir nous réserve pour ce qui est de la santé du bassin versant au complet jusqu'au Golfe du Mexique.

"Douglas County est à la source de la Chippewa." dit Jerry Haggenmiller, employé local du Soil and Water Conservation District. "Alors l'eau ici coule en aval."

Haggenmiller dit cela durant une tournée récente cet été pour démontrer les mesures innovatrices de conservation employées dans les terres agricoles de la région. À plusieurs milles au sud d'ici, la Chippewa rejoint la rivière Minnesota qui méandre doucement au travers l'état avant de se déverser dans le Mississippi à Fort Snelling. L'un des arrêts de la tournée est un champ de maïs vallonné près de Brandon, où des bouquets de quenouilles de la grosseur d'un garage pour 2 autos sont bien établis dans les parties les plus basses. Enterré sous chaque bouquet de quenouilles se trouve un système de drainage qui consiste en gravier de la grosseur de gros pois pour filtrer les sédiments hors de l'eau avant qu'elle entreprend son long périple vers le Golfe situé à plusieurs milles milles d'ici.

Plus tard, cette journée-là, Haggenmiller et d'autres experts en conservation font la démonstration de plusieurs autres innovations en contrôle de sédimentation, d'atténuation d'engrais azotés et d'autres contaminants de la Chippewa, et éventuellement de la Minnesota et le Mississippi. En plus de systèmes de drainage alternatifs, on peut voir en démonstration des bassins de sédimentation, des cours d'eau remplis d'herbiers, les systèmes de pâturage en rotation et des restauration de bandes riveraines.

"Nous avons vu de très bon exemples de bons soins accordés aux terres." dit Jennifer Hoffman du projet de bassin versant de la rivière Chippewa. "Il y a de bonnes mesures de conservation qui vont au-delà de ce qui est obligatoire."

Mais en se promenant à l'intérieur du bassin versant de la Chippewa, on se rend à l'évidence: on cultive de plus en plus de maïs au Minnesota, aux dépens des pâturages, du foin et d'autres systèmes de plantes vivaces qui tiennent mieux le sol et les contaminants en place.

En effet, quelques jours après la tournée, la USDA (U.S. Department of Agriculture) a rapporté que les agriculteurs du Minnesota ont planté plus de 8,10 millions d'acres de maïs cette année, une augmentation de 5% sur 2010 et la deuxième en importance après l'an 2007 quand il s'était planté 8,40 millions d'acres. Quelques 90% de ce maïs a reçu des épandages d'engrais azotés à un taux de 125 livres par acre. C'est une statistique importante, puisque l'engrais azoté qui ruisselle jusqu'au Golfe du Mexique est la principale cause de la zone morte sans oxygène à cet endroit.

Quelques semaines après le rapport de la USDA, les scientifiques dans le Golfe ont rapporté que cet été, la zone morte était plus grande que l'état du Connecticut. La zone morte de cette année, à 6,765 milles carrés, est plus vaste que la moyenne de 5 ans de 6,688 milles carrés.

Finalement, l'année 2011 a été un microcosme de la lutte pour assainir le fleuve Mississippi. Quelques progrès ici: de nouvelles mesures de conservation agricoles. Quelques reculs là: davantage d'acres de maïs, toujours friand pour de l'azote. Quelques pas en avant ici: des sources pointées de pollution comme des industries et des systèmes d’égouts municipaux identifiés et mieux contrôlés. Quelques pas en arrière là: des sources diffuses de pollution comme le ruissellement agricole sont un bien plus gros problème.

Les reculs menacent de prendre le dessus sur les avancées, selon une étude publiée dans "Proceedings of the National Academy of Sciences. Tandis que de plus en plus de récoltes sont pour du maïs destiné à rencontrer la demande en éthanol (le maïs grain se vendait à $2 le boisseau il y a quelques années et pourrait se vendre jusqu'à $8 plus tard cet automne), la quantité totale d'engrais azoté qui se retrouvera dans le bassin versant ne pourra qu'augmenter, selon l'étude de Proceedings. Les scientifiques pensent que les concentrations d'azote dans le bassin versant du Mississippi devra baisser de 30% à 50% pour réussir à diminuer la zone morte dans le Golfe du Mexique. Mais la quantité de maïs requise pour produire 15 milliards de gallons d'éthanol d'ici 2022 pourrait accroître la quantité d'azote dans le Golfe par au moins 10%, lit-on dans la conclusion de l'étude de Proceedings.

Et une quantité sans cesse à la hausse d'azote vient du Minnesota et du Wisconsin, selon une étude du U.S. Geological Survey rendue publique en août. En réalité, l'azote venant de ces 2 états qui aboutit dans le Mississippi a augmenté de 76% depuis 1980, l'une des raisons les plus importantes qui ont fait que les niveaux d'azote ont augmenté de 10% dans le Golfe durant la même période.

Les bonnes nouvelles: les fermiers ont diminué l'épandage d'azote d'une façon importante au cours des années, grâce à des méthodes de culture plus précises et le coût à la hausse du nutriment, parmi d'autres raisons. En 2005, l'agriculteur moyen du Minnesota pouvait épandre jusqu'à 139 livres d'azote par acre, au moins 10 livres de plus qu'aujourd'hui. Mais même durant les années que l'épandage des engrais azotés s'était stabilisé ou même diminué, la zone atrophiée a continué à grossir. Pourquoi? En partie parce que les champs du midwest sont si saturés en azote et tellement d'eau en ruisselle grâce au drainage artificiel. Cela pourrait prendre des années avant d'en voir les effets positifs dans le Golfe, selon Dennis Kenney, l'ancien directeur du Leopold Center for Sustainable Agriculture. Des études ont démontré que des concentrations importantes d'azote sont mesurées dans les systèmes de drainage, même si l'épandage d'engrais s'est fait sur les terres qu'ils drainent date de plusieurs années.

Mais il n'y a pas de doute que remplacer les récoltes annuelles à rangées espacées comme le maïs par des vivaces comme le pâturage et le foin aiderait à réduire la contamination d'azote de beaucoup. De l'un, des systèmes de plantes vivaces ne dépendent pas d'engrais azotés pour bien pousser. De deux, ils réduisent le ruissellement de beaucoup, ce qui aide à garder les rivières en aval plus propres. Dans une étude qui a duré 6 ans qui s'est penché sur les systèmes de drainage artificiel dans le sud-ouest du Minnesota, le scientifique Gyles Randall, autrefois de l'université du Minnesota, a démontré que les pertes de nitrites-nitrates dans les systèmes continuels de maïs et de maïs-soya étaient environ 37 fois et 35 fois plus élevées que des terres plantées de foin vivace ou de systèmes d'herbacées vivaces. La période de l'étude a eu lieu quand les précipitations variaient entre 36% sous la normale jusqu'à 66% au-dessus de la normale.

Et ce sont ces quantités de précipitations au-dessus de la normale qui deviennent une plus grande part du problème. Depuis 1970, il y a eu une augmentation marquée de précipitations abondantes aux États-Unis, surtout dans la partie du mid-west, les régions des Grands Lacs et le sud-ouest, selon les données du American Meteorological Society. Cela veut dire que les méthodes de conservation et les structures comme la culture de conservation et les terrassements pourraient ne pas être capable de résister à ces évènements de précipitations intenses. "Nous avons des mesures de conservation qui sont conçues pour un climat que nous n'avons plus." dit Jerry Hatfield, le directeur du laboratoire d'agriculture et environnement pour le USDA.

Mais le recul le plus évident pour assainir le Mississippi serait peut-être l'incapacité des groupes agricoles et des environnementalistes de même s'entendre sur la science de base autour de la question. Dans une lettre récente annonçant sa démission comme coordonnateur du MPCA du bassin versant du Mississippi, Norman Senjem ne laissait aucun doute sur le gouffre immense entre les fermiers et les professionnels des ressources naturelles sur la question de nettoyer le bassin versant. Il en résulte, écrit-il, qu'il ne s'est pas fait beaucoup de nettoyage de l'eau depuis les dernières années.

"...nous faisons face avec le même jeu lassant de progrès total nul, plus que jamais, confrontant l'environnement et l'agriculture." écrit Senjem. "Si c'est en cela que nous croyons, nous ne trouverons probablement pas de points d'entente."

Mais Senjem n'a pas complètement jeté l'éponge. Il sait ce qui est possible de faire quand les fermiers et les conservationnistes locaux travaillent ensemble au niveau des bassins versants comme le bassin de la Chippewa, loin des projecteurs nationaux ou des mandats de l'état pour "nettoyer la rivière". C'est pourquoi que le 27 septembre, quand il laissera son poste au MPCA, il ira travailler pour le Zumbro Watershed Partnership.

Visitez le site du Zumbro Watershed Partnership ici: http://www.zumbrowatershed.org/

Photo: enn.com

"Troubled Waters: One year later, more trouble ahead

A three-hour drive separates the rolling hills of Minnesota’s Douglas County from the front steps of the Bell Museum of Natural History. But a year after the controversy over Troubled Waters—the Bell’s film on farmland pollution in the Mississippi River basin—brought words like “dead zone,” hypoxia” and “nitrogen fertilizer” to the attention of the general public, what’s happening in places like west-central Minnesota provides an insight into what the future holds for the health of the entire watershed all the way to the Gulf of Mexico.

“Douglas County is at the headwaters of the Chippewa,” says local Soil and Water Conservation District staffer Jerry Haggenmiller. “So the water here flows all down hill.”

Haggenmiller is saying this while leading a recent summer tour of innovative conservation measures being used on farmland in the region. Several miles south of here the Chippewa flows into the Minnesota River, which then meanders across the state before dumping its load into the Mississippi at Fort Snelling. One of the stops on the tour is a hilly cornfield near Brandon, where a handful of cattail-growing patches—each about the size of a two-car garage—are located in low spots. Buried beneath each spot of rank vegetation is an innovative drainage system that uses pea gravel to filter eroded sediment out of the water before it begins its long journey to the Gulf, a couple thousand miles away.

Later in the day, Haggenmiller and other conservation experts show off numerous other innovations for keeping sediment, nitrogen fertilizer and other contaminants out of the Chippewa, and eventually the Minnesota and Mississippi. Besides alternative drainage systems, on display are sediment basins, grassy waterways, rotational grazing systems and shoreline restoration.

“We’ve seen a lot of good examples of taking care of the land,” says Jennifer Hoffman of the Chippewa River Watershed Project at the end of the tour. “These are good conservation measures that go above and beyond.”

But a drive around the Chippewa watershed, followed by a trip to the Twin Cities, makes one thing clear: more corn than ever is being grown in Minnesota, mostly at the cost of pasture, hay and other perennial plant systems that can hold soil and contaminants in place.

Indeed, a few days after the Douglas County conservation tour, the USDA announced that Minnesota farmers planted over 8.10 million acres of corn this year, a five percent increase from 2010 and the second largest planting behind 2007’s 8.40 million acres. Some 90 percent of that corn received applications of nitrogen fertilizer at an average rate of 125 pounds per acre. That’s an important statistic, since nitrogen fertilizer making its way to the Gulf of Mexico is a leading cause of the hypoxic “dead zone” there.

A few weeks after the USDA crops report was released, scientists in the Gulf reported that this summer the dead zone covered an area larger than the state of Connecticut. At 6,765 square miles, this year’s dead zone is larger than the five-year average of 6,688 square miles.

In a sense, 2011 has been a microcosm of the struggle to clean up the Mississippi River. A few steps forward—use of innovative farm conservation measures. A few steps back—more acres than ever covered in nitrogen-hungry corn. A few steps forward—point pollution sources such as factories and municipal sewage systems are being identified and controlled. A few steps back—nonpoint sources such as farmland runoff are far outstripping point sources as a problem.

The backward steps are threatening to outpace the forward ones, according to a study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences. As corn acreage climbs to record levels in response to demand for ethanol (after sinking to as low as $2 a bushel a few years ago, corn could sell for as much as $8 later this fall), the overall amount of nitrogen fertilizer present in the watershed is bound to go up, according to the Proceedings study. Scientists have estimated that nitrogen levels in the Mississippi River basin will need to decrease by 30 percent to 50 percent to shrink the dead zone. But the increase in corn cultivation required to produce 15 billion gallons of ethanol by 2022 would increase the amount of nitrogen in the Gulf by at least 10 percent, concludes the Proceedings study.

And an increasing amount of that nitrogen is coming from Minnesota and Wisconsin, says a U.S. Geological Survey study released in August. In fact, nitrogen flowing into the Mississippi from those two states has increased 76 percent since 1980, a major factor in why nitrogen levels in the Gulf have jumped 10 percent during the same period.

The good news is farmers have reduced their use of nitrogen dramatically over the years, thanks to more precise cropping techniques and higher prices for the nutrient, among other things. In 2005 the average Minnesota farmer was using as much as 139 pounds of nitrogen per acre, at least 10 pounds more than they use today. But even in years when nitrogen fertilizer use has leveled off or dropped, the hypoxic zone keeps growing. Why? Part of the reason is that Midwestern fields are so saturated with nitrogen, and so much more water is running off them thanks to artificial drainage, that it could take several years to see positive effects down in the Gulf, says Dennis Kenney, former director of the Leopold Center for Sustainable Agriculture. Studies have shown that high levels of nitrogen can show up in tile lines even if it’s been years since fertilizer was added to the land they drain.

But there’s no doubt that replacing annual row crops like corn with perennials like pasture and hay could help reduce nitrogen contamination significantly. For one thing, such perennial systems aren’t reliant on nitrogen fertilizer to thrive. For another, they reduce water runoff significantly, which keeps rivers downstream cleaner. In a six-year study of southwest Minnesota tile drainage systems, recently retired U of M soil scientist Gyles Randall found that nitrate-nitrogen losses from continuous corn and corn-soybean systems were about 37 times and 35 times higher, respectively, than from land planted to perennial hay crops or in perennial grass systems. The study period took place when precipitation levels ranged from 36 percent below normal to 66 percent above normal.

And it’s those above normal precipitation levels that are becoming a bigger part of the problem. Since 1970, there has been a marked increase in heavy rainstorm events in the U.S., especially in the Midwest, Great Lakes regions and the Southwest, says the Bulletin of the American Meteorological Society. That means conservation methods and structures such as conservation tillage and terracing may not be able to handle these intense, infrequent storm events.

“We have conservation measures that were built for a climate scenario we no longer have,” says Jerry Hatfield, director of the USDA’s Laboratory for Agriculture and the Environment.

But perhaps one of the biggest steps backward in the struggle to clean up the Mississippi is the inability of farm groups and environmentalists to even agree on the basic science surrounding the issue. In a letter earlier this month announcing his resignation as the MPCA’s Mississippi River Basin coordinator, Norman Senjem made it clear there remains a huge gap between farmers and natural resource professionals on the issue of cleaning up the basin. The result, he wrote, is that not much actual cleaning up of water has been accomplished in recent years.

“…we are faced with the same dreary zero-sum-game as ever, pitting the environment against agriculture,” wrote Senjem. “If we believe that, we are unlikely to find common ground.”

But Senjem hasn’t completely given up—he’s seen what can happen when farmers and local conservationists work together on the watershed level in areas like the Chippewa basin, out of the limelight of national or statewide mandates to “clean up the river.” That’s why, when he leaves the MPCA on Sept. 27, he will go to work for the Zumbro Watershed Partnership."

Excerpts of article written by Brian DeVore for TC Daily Planet published here: http://www.tcdailyplanet.net/news/2011/09/18/troubled-waters-one-year-later-more-trouble-ahead

Saturday, July 30, 2011

Agriculture - dur, dur sur les poissons et les rivières

Photo: travelpod.co.uk

Les pesticides sont probablement la cause des poissons morts trouvés dans des rivières de l'Île-du-Prince-Édouard. Les enquêteurs tâchent de savoir si le ruissellement de pesticides est à blâmé pour les centaines de truites trouvées mortes dans 2 rivières. Le ministère de l'environnement disait lundi le 25 juillet dans un communiqué de presse que des poissons morts avaient été aperçus flottants, morts, en fin de semaine dans Trout River et dans Big Pierre Jacques River après une forte précipitation. Le communiqué ne précisait pas la cause de la mortalité soudaine des poissons, mais ajoutait que les enquêteurs faisaient des tests de sols et de spécimens d'eau.

Rosanne MacFarlane, une biologiste dans le département qui travaillait sur le site disait dans une entrevue que c'était possible que a théorie d'un ruissellement agricole contaminé aux pesticides sera vérifié. Précisant que l'enquête étant toujours en cours, elle ajouta qu'on ne mettait pas de côté la possibilité que la cause vienne du ruissellement, mais ne pouvait pas en être certaine pour le moment. MacFarlane précise qu'environ 200 poissons morts avaient été ramassés sur les rives sur 4 kilomètres de Trout River. Elle dit qu'il y a probablement des milliers de poissons morts de l'incident mais que c'est difficile à dire à cause des prédateurs et des courants de la rivière qui emportent les carcasses. "La quantité de poissons que nous ramassons est seulement une petite partie de ceux qui en sont morts." dit-elle.

Les poissons morts de Trout River ont été rapportés samedi tandis qu'une deuxième vague de poissons morts a été rapportée dimanche dans la Big Pierre Jacques River. MacFarlane dit que la 2e vague semble avoir été dans une plus petite région et qu'il y a moins de poissons morts.

Sharon Labchuk, la chef du Parti Vert de la province, dit qu'elle est pratiquement certaine que les pesticides sont la raison pour laquelle les poissons sont morts. "Soyons réalistes: est-ce que çà jamais été autre chose que des pesticides?" dit-elle dans une entrevu téléphonique. Elle fait référence au fait qu'à la fin juillet, les fermiers épandant des pesticides à toutes les semaines sur des milliers d'hectares de récoltes riveraines, c'est la saison des mortalités de poissons.

L'été passé, il y a eu des truites et d'autres poissons morts sur une partie de 2 kilomètres de long dans la rivière Montrose après de fortes pluies.

En juillet 2007, les enquêteurs avaient laissé entendre que les pesticides venant des champs agricoles avaient tué des milliers de poissons qui avaient été trouvés flottant le ventre à l'air dans les rivières Dunk et Tryon.

"C'est routinier. Rien d'autre n'aboutit dans ces cours d'eau bordés de champs de patates qui pourrait tuer des poissons." dit Labchuk. "Ce qui me préoccupe le plus, c'est que çà devienne chose normale et acceptée à l'Île-du-Prince-Édouard, et que çà ne soulève plus de controverse, qu'on dise "c'est juste d'autres poissons morts. Peut importe".

Les cours d'eau de l'Île se déversent dans les estuaires d'eau salée qui sont riche en habitat du poisson, et où une industrie d'aquaculture est en plein essor.

La chef du Parti Vert dit que les vagues de mortalité de poisson sont un signe pour prévenir les industries de l'estuaire et nuisent à l'image qu'on se fait de l'Île comme étant pleine de rivières ondulantes et immaculées où les touristes peuvent aller tranquillement pêcher.

MacFarlane dit que le gouvernement va continuer d'enquêter pour tenter de trouver la cause, mais ajoute que c'est difficile à blâmer précisément les pesticides avec les tests sur des spécimens d'eau. Pour répondre à notre question de pourquoi les mortalités de poissons surviennent, elle mentionne que la province a mis en place des règlements de bandes riveraines depuis quelques années et a restreint l'usage de certains chimiques. "Cela a réduit le nombre d'incidents de poissons morts." dit-elle. Toutefois, elle ajoute que le plus récent incident est désolant pour ceux qui tentent de restaurer les populations de poissons dans les rivières de lhttp://www.blogger.com/img/blank.gifa province. "C'est toujours inquiétant, c'est toujours désolant de voir çà arriver. Les groupes communautaires mettent beaucoup d'efforts à la restauration des cours d'eau et stocker les cours d'eau en poissons ici." dit-elle.

MacFarlane dit que cela peut prendre de 5 à 6 années pour que les populations de truites récupèrent d'un incident sérieux de ruissellement de pesticides.

Voir la photo de beaux saumons morts par pesticides dans l'article ici: http://www.cbc.ca/news/canada/prince-edward-island/story/2011/07/27/pei-fish-kill-environmental-disaster-584.html
Photo: superstock.com

"Pesticides probed as possible cause of latest P.E.I. fish kills

Prince Edward Island investigators are looking at whether pesticide runoff is to blame for the deaths of hundreds of trout in two rivers. The Environment Department said Monday (July 25 2011) in a news release that dead fish had appeared over the weekend on the Trout River and Big Pierre Jacques River following sudden downpours of rain. The release didn't specify a cause, saying investigators were doing soil and water checks.

Rosanne MacFarlane, a biologist with the department working on the scene, said in an interview that a possible pesticide runoff is being investigated. Cautioning that the investigation was still underway, she added: "We've got an area of interest we're looking at in terms of possible runoff. But we can't say for sure right now." MacFarlane said so far about 200 dead fish have been collected along a four-kilometre section of Trout River in western P.E.I. She said it's likely thousands more fish died, but estimates are difficult as predators and river currents quickly take away the remains. "The amount (of fish) we pick up are only a small portion of what's actually killed," she said.

The Trout River fish kill was reported on Saturday while a second kill was reported Sunday in the Big Pierre Jacques River. MacFarlane said the second fish kill appears to have affected a smaller area and there are fewer dead fish.

Sharon Labchuk, the leader of the province's Green party, said she believes it's almost certain that pesticides are behind the latest kill. "Let's get real — when has it been anything but pesticides?" she said in a telephone interview. She refers to late July — a time when farmers apply pesticides each week to thousands of hectares of riverside crops — as "fish kill season."

Last summer, there was a kill of trout and other fish over a two-kilometre section of the Montrose River after heavy rainfalls.

In July 2007, investigators suggested that pesticides from farmers' fields had killed thousands of fish that were found floating in the Dunk and Tryon rivers in western P.E.I.

"This is routine, there's nothing else that's going to flow into those streams lined by potato fields that is going to kill fish," said Labchuk. "My biggest concern is that this is now being accepted on Prince Edward Island as normal, and it doesn't raise too much comment anymore. "It's just another fish kill. Whatever."

The streams of the Island flow into salt water estuaries that are rich fishing grounds, and areas where a growing aquaculture industry is based.

The Green party leader said the fish kills are a warning sign for these estuary industries and are also killing off the image of the Island as home to winding, pristine rivers where tourists can enjoy tranquil angling.

MacFarlane said the government will continue its investigation to attempt to find the cause, but she added it's difficult to precisely blame pesticides from water tests. Asked why the fish kills are occurring, she noted the province has brought in buffer zone regulations in recent years and restricted the use of some chemicals. "That has reduced the number of fish kills," she said. However, she added the latest event is disappointing to those attempting to restock the province's rivers. "It's always a concern, it's always disappointing to see this happen. The community groups are putting a lot of effort into stream restoration and managing the fishery here," she said.

MacFarlane says it can take five to six years for trout populations to fully recover from a significant pesticide runoff."

Excerpts of article written by Michael Tutton for The Canadian Press published here: http://www.brandonsun.com/lifestyles/breaking-news/126118578.html?thx=y