Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, June 7, 2012

OGM - le maïs résistant à la sécheresse mis en doute

PHoto: planetsave.com

Un groupe environnemental révèle une étude scientifique qui met en doute la véracité des affirmations de l'industrie des organismes génétiquement modifiés qui disent que le maïs soit-disant résistant à la sécheresse ne l'est pas tout à fait.

-Le rapport met au défi l'efficacité du maïs de Monsanto

-Le rapport ne voit pas d'efficacité à la consommation de l'eau

-Monsanto affirme que le nouveau maïs diminue les risques de moindre production de récolte en cas de sécheresse

-Des essais sur le terrain se déroulent cette année

Traduction libre d'un texte écrit par Carey Gillam pour Reuters.

Le nouveau maïs GM conçu pour aider les fermiers faire face aux sécheresses semble être être plus adepte à la propagande qu'autre chose sur le long terme, selon un rapport rendu public le 5 juin 2012 mené par un groupe scientifique protecteur de l'environnement.

Le groupe The Union for Concerned Scientists Link: http://www.ucsusa.org/ (UCS) affirme que le seul maïs génétiquement modifié qui a reçu la certification par les régulateurs et qui suit des tests sur le terrain aux États-Unis n'a pas d'avantages dans ses besoins en eau et donne des résultats mitigés, même dans des conditions de sécheresse modérés.

"Les fermiers cherchent toujours des moyens de diminuer leurs pertes en cas de sécheresse, mais l'industrie de la bio-technologie a fait très peu de chemin dans la vraie vie pour régler ce problème." dit Doug Gurian-Sherman, un pathologiste de la flore et scientifique pour l'UCS. "Malgré plusieurs années de recherche et des millions de dollars dépensés en développement, DroughtGard ne fait pas mieux que les alternatives qui ne sont pas génétiquement modifiées."

L'UCS se base sur des données générées par Monsanto, la compagnie qui a développé le "DroughtGard", maïs approuvé par les régulateurs en décembre 2011 et analysé par le département de l'agriculture des É.-U. (USDA). Il dit que le maïs de Monsanto ne semble pas supérieur aux variétés hybridées récemment pour rendre le maïs plus résistant à la sécheresse.

Les techniques hybridation conventionnelles et de meilleures pratiques en agriculture ont aidé à améliorer la tolérance à la sécheresse du maïs semé aux États-Unis d'environ 1% par année depuis les quelques dernières décennies. Le groupe a calculé que cela était à peu près égal ou mieux que les rendements du nouveau maïs OGM.

Monsanto dit que son nouveau maïs qui tolère la sécheresse peut aider les fermiers à mitiger les dangers de perte de rendement de leurs récoltes quand ils subissent le stress d'une sécheresse, surtout dans les régions où il y a une sécheresse annuelle, ce qui veut dit dans les grandes plaines de l'ouest américain.

Thomas Helscher, porte-parole de Monsanto, dit: "Spécifiquement, ces hybrides qui ont le gène de la sécheresse peuvent utiliser moins d'eau pendant le stress d'une sécheresse et porter plus de grains par épi."

Les hybrides de maïs Drought Gard de Monsanto sont dans la dernière étape avant la mise en marché dans des essais sur le terrain sur une ferme. La compagnie espère mettre le produit sur le marché l'an prochain.

La sécheresse est un problème important pour l'agriculture aux États-Unis et partout sur la planète. L'an passé, des sécheresses extrêmes au Texas et partout dans les régions du sud des É.-U. ont dévasté les cultures et laissé le bétail sans pâturage ni de foin; les dommages estimés à l'industrie agricole sont de plus de $5 milliards.

Monsanto, DuPont et d'autres compagnies de bio-technologie ont tenté de produire des récoltes avec de meilleurs rendements malgré une sécheresse pour tenter d'aider les fermiers aux prises avec des pénuries d'eau. Le rapport de la UCS affirme que les croisements et autres méthodes hybridation plus conventionnelles sont moins coûteuses et plus efficaces que la création d'organismes génétiquement modifiés.

"Une attente exagérée sur l'efficacité des organismes génétiquement modifiés au dépend de d'autres méthodes risque de laisser les fermiers et le public désappointés tant qu'à l'assurance que les États-Unis et les autres pays puissent produire assez de nourriture tout en préservant la qualité de l'eau et répondre aux besoins de tous." lit-on dans le rapport.

Le UCS dit que plutôt que de se fier sur la recherche de l'industrie privée, le Congress et le USDA devraient augmenter de beaucoup l'encouragement aux programmes hybridation de récoltes publiques afin d'améliorer la tolérance aux sécheresses, et devraient profiter des programmes de conservation financées par le Farm Bill fédéral pour propager les méthodes actuellement disponibles pour améliorer la tolérance à la sécheresse et une consommation plus efficace de l'eau.

Une porte-parole de l'industrie bio-technologique dit que les récoltes génétiquement modifiées pour tolérer la sécheresse pourraient quand même être utiles.

"Il est trop tôt pour tirer des conclusions sur la technologie de la tolérance aux sécheresses, puisque les tests sont toujours en marche." dit Karen Batra, une porte-parole de l'organisme Biotechnology Industsry Organization (BIO).

"Il est absurde d'assumer que c'est un débat tout noir ou tout blanc. Tandis que les producteurs partout sur la planète doivent faire avec les changements climatiques et des demandent croissantes dues à la surpopulation, nous devons considérer tous les outils à notre portée, incluant les semences améliorées et la bio-technologie pour répondre à ces défis."

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"Science group finds drought-tolerant GMO corn lacking
Tue Jun 5, 2012 5:01am GMT

* Report challenges effectiveness of Monsanto corn

* Says no improved water efficiency

* Monsanto says new corn mitigates risk of yield loss in drought

* Field trials ongoing this year

By Carey Gillam

June 5 (Reuters) - New genetically altered corn aimed at helping farmers deal with drought offers more hype than help over the long term, according to a report issued on Tuesday (June 5 2012) by a science and environmental advocacy group.

The Union for Concerned Scientists (UCS) said the only genetically altered corn approved by regulators and undergoing field trials in the United States has no improved water efficiency, and provides only modest results in only moderate drought conditions.

"Farmers are always looking to reduce losses from drought, but the biotechnology industry has made little real-world progress on this problem," said Doug Gurian-Sherman, a plant pathologist and senior scientist for UCS. "Despite many years of research and millions of dollars in development costs, DroughtGard doesn't outperform the non-engineered alternatives."

UCS used data generated by Monsanto, the developer of biotech "DroughtGard" corn approved by regulators in December and an analysis by the U.S. Department of Agriculture (USDA). It said Monsanto's corn "does not appear to be superior to several recent classically bred varieties of drought-tolerant corn."

Conventional breeding techniques and improved farming practices have helped boost drought tolerance of corn planted in the United States by about 1 percent per year over the past several decades. The group calculated this was roughly equal to or better than what the new GMO corn has demonstrated.

Monsanto said its new drought-tolerant corn "can help farmers mitigate the risk of yield loss when experiencing drought stress, primarily in areas of annual drought stress, which in the U.S. historically has been the Western Great Plains region."

Monsanto spokesman Thomas Helscher said, "Specifically, these hybrids with the drought trait can use less water during severe drought stress and have more kernels per ear."

Monsanto's Drought Gard corn hybrids are in the final phase before commercialization in on-farm field trials. The company hopes to roll the product out commercially next year.

Drought is a significant problem for agriculture in the United States and globally. Last year, extreme drought in Texas and throughout the U.S. South wiped out crops and left livestock without pasture or hay, with damages to the agriculture industry calculated at more than $5 billion.

Monsanto, DuPont, and other biotech companies have touted crops that perform better in drought as a means to help farmers combat water shortages. The UCS report said that classical and other forms of breeding are more cost efficient and effective than genetic engineering.

"An exaggerated expectation about the capacity of genetic engineering at the expense of other approaches risks leaving farmers and the public high and dry when it comes to ensuring that the United States and other nations can produce enough food, and have enough clean freshwater, to meet everyone's needs," the report said.

UCS said that rather than relying on private industry research, Congress and the USDA should substantially increase support for public crop-breeding programs to improve drought tolerance, and should use conservation programs funded under the federal Farm Bill to expand the use of available methods for improving drought tolerance and water use efficiency.

A spokeswoman for the biotechnology industry said genetically modified drought-tolerant crops could still prove valuable.

"It's too early to make assumptions about drought tolerant technology, while it is still being tested," said Karen Batra, spokeswoman for the Biotechnology Industry Organization (BIO).

"It's absurd to assume it's an either/or debate. With growers all over the world dealing with climate change and increased demand due to overpopulation, we need to turn to all the means available - including improved seeds and biotechnology to address these challenges.""

Link: http://dawn.com/2012/06/05/science-group-finds-drought-tolerant-gmo-corn-lacking/

Wednesday, June 6, 2012

Pollution - La pilule contraceptive et nos cours d'eau


L'Union Européenne propose de contrôler les produits chimiques qui sont pointés du doigt pour modifier le sexe des poissons d'eau douce. La Grande-Bretagne prépare un projet de loi qui dédie £30 milliards pour purifier les systèmes aquatiques des impacts toxiques de la pilule contraceptive.

Traduction d'un texte écrit par l'éditeur Robin McKie du quotidien The Guardian

La Grande-Bretagne prévoit une facture de £30 milliards pour nettoyer les rivières, les ruisseaux et les sources d'eau potable qui sont contaminés par les hormones synthétiques provenant des pilules contraceptives. Une baisse importante de ces produits chimiques qui ont déjà été associés avec des baisses importantes dans les populations de poissons, et la facture viendrait de la proposition de l'Union Européenne encadrant la qualité de l'eau.

Mais le plan qui prévoit la réfection des réseaux d'égouts et augmenter considérablement les factures d'eau résidentielles est très controversé. Les compagnies d'eau et pharmaceutiques ne sont pas d'accord avec la science et se rebiffent aux coûts prohibitifs. Par contre, plusieurs chercheurs en environnement disent que la proposition a bien du sens. L'Éthinylestradiol (EE2), le principal ingrédient actif de la pilule contraceptive, peut déclencher un processus connu sous le nom d'intersexe chez les poissons d'eau douce, ce qui a provoqué une importante diminution du nombre de poissons de plusieurs espèces, bien qu'aucun lien n'ait encore été établi avec la santé humaine. "Cela ne veut pas dire que nous ne trouverons pas d'impacts dans le futur." dit le toxicologue professeur Richard Owen d'Exeter University. "Mais voulons nous attendre d'observer des impacts chez les humains comme nous l'avons fait avec le thalidomide et le BSE, et allons nous agir avant que le mal soit fait?"

Éviter que le EE2 ait des impacts sur la santé publique ou environnementaux est difficile, toutefois. "L'Éthinylestradiol est un produit chimique très puissant." dit la professeur Susan Jobling de Brunel University. "Il est conçu pour agir sur le corps humain à de très faibles doses. Ce qui veut dire qu'il aura des impacts importants sur l'environnement."

Plus de 2,5 femmes prennent la pilule contraceptive en Grande-Bretagne. Leur EE2 se retrouve dans leurs excréments et leur urine et se fait emporter dans les systèmes d'égouts et les rivières. Même à de très basses concentrations, ce produit chimique a des effets nuisibles sur les poissons. Les mâles produisent moins de spermatozoïdes, ce qui a un impact important sur les populations de poissons. Dans une expérimentation récente dans un lac du Canada, les chercheurs ont ajouté du EE2 jusqu'à ce que les niveaux de concentrations dans l'eau atteignent 5 parties par trillion (ppt), une concentration très faible. Malgré tout, les populations de poissons ont souffert, surtout le mené à tête de boule qui a complètement disparu.

En Grande Bretagne, la recherche mené par Jobling a démontré que dans 50 sites, 80% montraient des niveaux décelables de EE2 dans leur eau. Plus un site d'échantillonnage est près en aval d'un site d'égout, plus le niveau de EE2 était élevé. On trouve des résultats semblables ailleurs en Europe.

Afin de réduire les dangers potentiels liés à ces concentrations, l'Union Européenne proposait en janvier de fixer une concentration de 0,035ppt pour l'Éthinylestradiol dans l'eau partout dans l'eau en Europe. Atteindre cette cible ne sera pas facile selon Owen et Jobling dans un récent article de la revue scientifique Nature. Ils calculent que pour une ville de 250,000 habitants, cela coûterait environ £6 milles pour installer un système qui utilise du charbon activé pour diminuer les concentrations de EE2, et à cela il faudrait ajouter £600,000 pour opérer l'installation annuellement. Pour la réfection des quelques 1,400 installations d'eaux usées en Angleterre et au Pays de Galle, cela coûterait un total de plus de £30 milliards, ajoutent-ils. "La question que nous devons nous poser est bien simple." dit Owen, un ancien dirigeant du département de l'environnement et de la santé publique du UK Environment Agency. "Sommes-nous disposés à se le payer, ou est-ce que nous sommes prêts à vivre avec des dommages environnementaux associés avec une fertilité flexible?"

Une décision finale sur l'introduction des plans de l'UE pour réduire les concentrations de EE2 sera prise en novembre par le parlement de l'Union Européenne. Les compagnies d'eau et pharmaceutiques ont déjà commencer leur lobbying pour bloquer ce plan et l'on s'attend à ce que d'autres groupes s'en mêleront. "Il y a un danger que la bataille se tiendra derrière portes closes." dit Jobling. "Le public a besoin de savoir quels sont les problèmes et se faire connaître ses opinions sur le sujet. Peut-être qu'il serait heureux d'en payer le prix et ainsi éviter les dangers de mauvaise santé dans le futur."

Et ce n'est pas nécessairement au public d'en payer la facture, ajoute Owen. "L'industrie pharmaceutique fait des milliards grâce à ses ventes de médicaments et traitements. Si leurs produits polluent l'environnement, il n'y a rien de mal à vouloir qu'elle paie pour le nettoyage."

Toutefois, l'association qui représente l'industrie pharmaceutique de la Grande-Bretagne rejette l'idée et n'est pas d'accord avec les données scientifiques à la base des projets de l'UE. "La féminisation des poissons a été observée dans plusieurs études sur le terrain, mais un impact nuisible au niveau de ces populations n'a pas été établi." dit un porte-parole. "Il serait prématuré d'exiger une telle réfection des systèmes d'eaux usées si importante."

Un représentant de Water UK, le groupe qui représente l'industrie de l'eau, a aussi attaqué le projet et critiqué la commission européenne pour toujours se concentrer sur les traitements au bout des tuyaux au lieu d'attaquer le problème à la source, au début du trajet des eaux usées.
Photo: USGS

"£30bn bill to purify water system after toxic impact of contraceptive pill

Drug firms oppose an EU call for controls on potent chemicals that have been blamed for the gender mutation of freshwater fish

Robin McKie, science editor

Britain faces a £30bn bill to clean up rivers, streams and drinking water supplies contaminated by synthetic hormones from contraceptive pills. Drastic reductions in these chemicals, which have been linked to collapses in fish populations, are proposed in the latest European Union water framework directive.

But the plan, which would involve upgrading the sewage network and significantly increasing household water bills, is controversial. Water and pharmaceutical companies dispute the science involved and argue the costs are prohibitive. By contrast, many environmental researchers say the proposal is sound. Ethinyl estradiol (EE2), the main active ingredient of contraceptive pills, can trigger a condition known as intersex in freshwater fish, which has caused significant drops in populations in many species – although no links have yet been made with human health. "That does not mean we will not find impacts in future," said toxicologist Professor Richard Owen of Exeter University. "But do we want to wait until we see effects in humans, as we did with thalidomide and BSE, or do we act before harm is done?"

Preventing EE2 from having environmental or health effects is difficult, however. "Ethinyl estradiol is a very potent chemical," said Professor Susan Jobling of Brunel University. "It is designed to have effects in the human body at very low levels. That means it will also have a significant impact in the environment."

More than 2.5 million women take birth control pills in the UK. Their EE2 content is excreted and washed into sewage systems and rivers. Even at very low concentrations, this chemical has harmful effects on fish. Males suffer reduced sperm production, with severe effects on populations. In one recent trial, in a Canadian lake, researchers added EE2 until levels in the water reached five parts per trillion (ppt), a minute concentration. Yet fish populations suffered severe problems with one species, the fathead minnow, collapsing completely.

In Britain, research by Jobling found that at 50 sites 80% had noticeable levels of EE2 in their water. The closer a downstream sampling point was to a sewage works, the higher the level of EE2 tended to be. Similar levels are found elsewhere in Europe.

To reduce dangers posed by these concentrations, the EU proposed in January that it would set a level of 0.035ppt for ethinyl estradiol in water in Europe. Achieving that target will not be easy, as Owen and Jobling point out in a recent issue of Nature. They calculate that, for a town of about 250,000 people, it would cost about £6m to install a system that uses granular activated carbon to cut EE2 levels, with a further £600,000 being needed to operate the system each year. To upgrade the 1,400 sewage waterworks in England and Wales would cost a total of more than £30bn, they add. "The question we have to ask ourselves is straightforward," said Owen, a former head of environment and health at the UK Environment Agency. "Are we willing to pay up or would we rather settle for environmental damage associated with flexible fertility?"

A final decision on introducing the EU's plans to cut EE2 levels will be taken in November by the European parliament. Water and pharmaceutical companies have already begun to lobby to block the plan and it is expected other parties will become involved. "There is a danger that the battle will take place behind closed doors," said Jobling. "The public need to be told what the issues are and make its voice heard. It may be happy to pay the extra cost and so avoid the risk of ill-health in the future."

Nor is it necessary that the public should pick up the tab, added Owen. "The pharmaceutical industry makes billions out of the drugs and treatments it sells. If these pollute the environment, what is wrong with making them pay to have it cleaned up?"

However, the Association of the British Pharmaceutical Industry rejected the idea and disputed the scientific basis of the EU plans. "Feminisation in fish populations has been observed in a number of field surveys, but a detrimental impact on the level of those populations has not been established," said a spokesman. "It would be premature to require such intensive upgrading of waste water treatment."

An official at Water UK, the trade body for the water industry, also attacked the plan and criticised the European commission for focusing on "end of pipe treatments" rather than tackling the issue of what enters the waste water stream."

Link: http://www.guardian.co.uk/environment/2012/jun/02/water-system-toxic-contraceptive-pill

Photo: Ashley's Blog

Tuesday, June 5, 2012

Agriculture - cessez de subventionner les riches!


Je traduis ici un éditorial du quotidien The New York Times, et on parle ici des subventions et soutiens financiers disponibles aux producteurs industriels des États-Unis. Remarquez que je n'utilise pas le mot "fermier" ou "agriculture" ici. On parle bien des producteurs intensifs qui profitent de généreuses compensations financières alimentées à même les fonds publics pour empocher encore plus de profits. N'allez pas croire que les choses se passent différemment ici au Québec! C'est à vous, cher lecteurs, de faire la différence entre un producteur alimentaire de masse et un fermier local qui tente de produire une nourriture saine à prix raisonnable sans trop dépendre des grands ensemenciers, fabricants de pesticides et d'OGM, et du système de distribution de nourriture qui favorise les corporations anonymes plutôt que le fermier au bout du rang.
Photo: Google Streets

Quand l'auge déborde

Traduction d'un éditorial écrit par Robert B. Semple Jr publié dans le quotidien The New York Times.

À tous les 5 ans, à peu près, le Congrès Américain promet un nouveau projet de loi agricole amélioré qui cesserait les subventions inutiles aux gros producteurs agricoles tout en améliorant l'environnement et changer véritablement les choses pour aider les petits fermiers et les petites municipalités. Mais en réalité, tout ce qui se passe, c'est qu'on trouve des nouvelles façons de masquer les vieilles injustices, pelleter les fonds publics dans la direction des riches agriculteurs, encourager l'expansion de l'agriculture industrielle, aider à l'inflation des valeurs des terres agricoles et contribuer à vider l'Amérique rurale de ses populations.

Le nouveau "farm bill" d'une durée de 5 ans présenté au Senate en ce début de juin semble répéter la même ritournelle: beaucoup d'aide excessivement généreuse accompagnée d'une érosion sévère des protections environnementales. Le projet de loi d'une valeur de près d'un trilliard de dollars fournirait environ $140 billions de subventions pendant 10 ans, et $55 billions pour financer des programmes de conservation, tout en accordant $750 billions pour le programme de bons alimentaires.

Ces subventions ont toujours été controversées. Un mélange de paiements directs, de service d'appui des prix, des prêts, des assurances subventionnées et d'aide en cas de désastre, ces subventions fournissent de la protection pour des millions de fermiers contre les méfaits de la météo et du marché. Mais depuis ces dernières années, elles ont surtout servi à garnir les porte-feuilles des gros producteurs de grandes cultures qui n'ont pas besoin d'aide, tout en oubliant les petits fermiers qui eux, en auraient bien besoin.

Comme plusieurs études menées par le Environmental Working Group l'ont démontré, l'histoire de l'agriculture moderne dans ce pays a une historique de concentrer les grosses subventions versées à quelques fermiers qui cultivent quelques récoltes en rangées: le maïs, le blé, le soya, le coton et le riz, dans une douzaine d'états au midwest et au sud des É.-U.

Parce que les subventions agricoles, les vieilles comme les neuves, sont calculées selon la production, ceux qui cultivent le plus de surface reçoivent le plus d'argent. Les 20% de ceux qui ont reçu le plus de subventions entre 1995 et 2010 ont reçu 90% des subventions: le reste des 80% en bas de l'échelle n'ont reçu que 10% des subventions. La plupart des fermiers, bien plus que la moitié du total, selon certaines estimations, ne reçoivent rien du tout.

Le projet de loi du Senate laissent ces paramètres pas mal tels quels. Un changement pour le mieux est l'élimination d'un programme indéfendable de subventions directes qui donnaient $5 billions par année à des fermiers, bon an, mal an. Mais les gros producteurs n'en souffriront pas. Le comité agricole du Sénat a redirigé ces économies dans une autre subvention: l'assurance récolte, qui paie les fermiers s'ils perdent des revenues en cas de diminution de rendement dans la récolte.

Le programme d'assurance récolte actuel qui paye en moyenne 605 des primes d'assurance des fermiers, a augmenté de $2,4 billions en 2001 jusqu'à environ $8,7 billions en 2011, et l'on s'attend à ce qu'il coûte $9 billions par année durant les prochaines années. Le comité a aussi ajouté un 2e programme d'assurance qui pourrait coûter un autre $3 billions par année. Les principaux bénéficiaires de ces assurances récoltes seront encore les gros producteurs qui prennent les plus grosses assurances.

En plus d'encrer davantage le statu quo, le projet de loi menace aussi l'environnement. Parce que le comité insiste à donner des subventions importantes généreuses, il n'a pas rencontré les réductions requises par le Budget Control Act de 2011, même après avoir coupé les paiements directs. Alors il a coupé $6 billions sur 10 ans sur les programmes environnementaux, surtout la Conservation Reserve Program qui récompense les fermiers qui dédient des terres agricoles susceptibles d'érosion à des pâturages et d'autres végétations. Bien qu'imparfaits, les anciens programmes de subventions exigeaient des fermiers de faire une gestion responsable des terres, comme promettre de ne pas drainer des milieux humides. Les subventions d'assurance-récoltes n'impose pas de telles obligations.

Enrichis par des prix à la hausse (en tout cas, pour le moment), choyés par des assurances à bas prix, graciés de leurs obligations environnementales, les fermiers pourraient bien être tentés de commencer à cultiver d'un bout à l'autre de leurs terres. Cela serait un coup dur pour le paysage américain.

Where the Trough Is Overflowing
By ROBERT B. SEMPLE Jr.

Every five years or so, Congress promises a new, improved farm bill that will end unnecessary subsidies to big farmers, enhance the environment and actually do something to help small farmers and small towns. But what it usually does is find ways of disguising the old inequities, sending taxpayers dollars to wealthy farmers, accelerating the expansion of industrial farming, inflating land prices and further depopulating rural America.

The new five-year farm bill that could hit the Senate floor as early as this week (first week of June 2012) promises more of the same — excessively generous handouts, combined with a serious erosion of environmental protections. The nearly trillion-dollar bill would provide over 10 years roughly $140 billion in farm subsidies, $55 billion or so in conservation programs and more than $750 billion in food stamp aid.

The subsidies have always been controversial. A mix of direct payments, price supports, loans, subsidized insurance and disaster relief, these subsidies provided protection for millions of farmers in the New Deal and afterward against the vicissitudes of the weather and the market. But in recent years, they have mainly lined the pockets of big farmers of big row crops who don’t need help, while ignoring the little guys who do.

As numerous studies from the Environmental Working Group have shown, the story of modern agriculture in this country is a story of concentration, of huge subsidies flowing to relatively few farmers who grow a handful of row crops — corn, wheat, soybeans, cotton and rice — in a dozen or so Midwestern and Southern states.

Because farm subsidies, old and new, have been tied to production, those cultivating the largest acreage get the biggest payouts. The top 20 percent of recipients from 1995 to 2010 got 90 percent of the subsidies; the bottom 80 percent just 10 percent. Many farmers — well over half the total, by some estimates — get no help at all.

The Senate bill leaves these basic contours unaltered. One positive change is the elimination of an indefensible program of “direct subsidies” that showered $5 billion a year on farmers in good times and bad. But big farmers won’t be worse off. The Senate Agriculture Committee redirected much of the savings into a different subsidy — crop insurance, which pays farmers if they have a loss in revenue or crop yield.

The existing crop insurance program, which pays on average 60 percent of the cost of insurance premiums for farmers, has risen from about $2.4 billion in 2001 to about $8.7 billion in 2011, and is expected to cost $9 billion annually in the coming years. The committee also added a second insurance-related program that could cost an additional $3 billion a year. The main beneficiaries of crop insurance will still be the big farmers, who take out the biggest policies.

Beyond enshrining that status quo, the bill seriously threatens the environment. Because the committee insisted on generous insurance subsidies, it did not meet the reductions required by the 2011 Budget Control Act even after cutting the direct payments. So it trimmed $6 billion over 10 years from environmental programs, chiefly the Conservation Reserve Program, which rewards farmers for converting erodible farmland to grass and other vegetation. However flawed, the old subsidy programs required farmers to act as responsible stewards of the land — promising, among other things, not to drain wetlands. The crop insurance subsidies impose no such obligations.

Enriched by high prices (at least for now), cosseted by inexpensive insurance, relieved of their environmental obligations, farmers could well be inclined to start planting from fence line to fence line. That would be a severe blow to the American landscape. "

Link: http://www.nytimes.com/2012/06/03/opinion/sunday/where-the-trough-is-overflowing.html


Sunday, June 3, 2012

C'était en 1967, çà pourrait être aujourd'hui...

C'était en 1967, çà pourrait être aujourd'hui...

Les lignes de combat sont tracées
Personne n'a raison si tout le monde a tort
Les jeunes disent ce qu'ils pensent
et font face à tant de résistance par en arrière
....
Quelle fête pour la police
Des milliers de gens dans la rue
Chantant des chansons et portant des pancartes
La plupart disant "Vive notre bord!"
.....
La paranoïa s'ancre profondément
et s'infiltrera dans ta vie
Çà commence quand t'as toujours peur
Un pas de travers, et ils viennent t'embarquer...

Extraits de la chanson "For What It's Worth" du groupe Buffalo Springfield, 1967



There's battle lines being drawn
Nobody's right if everybody's wrong
Young people speaking their minds
Getting so much resistance from behind
....
What a field-day for the heat
A thousand people in the street
Singing songs and carrying signs
Mostly say, hooray for our side
.....
Paranoia strikes deep
Into your life it will creep
It starts when you're always afraid
You step out of line, the man come and take you away


Saturday, June 2, 2012

Gaz de schiste - retour à Pavillion, au Wyoming

Photo: Jon Hurdle

Cela fait déjà plus de 4 décennies que le premier puits gazier a été foré sous les champs agricoles de Pavillion, au Wyoming. Mais pour ceux qui vivent ici, au pied des montagnes Wind River Mountains, avec les tours de forage sont venus plus que les emplois et l'industrie.

Depuis quelques années, un petit groupe de fermiers et de propriétaires terriens d'un peu partout de ce bassin versant rural du Wyoming se plaignent que leur puits d'eau potable ont été contaminés avec des produits chimiques utilisés par la technique controversée appelée fracturation hydraulique.

Un rapport préliminaire de l'EPA sorti en décembre semble confirmer leurs préoccupations, établissant des liens entre ces produits chimiques trouvés dans l'eau souterraine de la région et les forages gaziers.

Mais ici, aux premières loges des batailles contre la fracturation, une technique de plus en plus utilisée pour extraire des réserves pétrolières et gazières autrefois inaccessibles, il n'y a pas de conclusions tranchées.

Après une sortie du gouverneur du Wyoming Matt Mead et l'industrie clamant que le rapport fédéral était prématuré et sans conclusions définitives, d'autres tests ont été fait par le USGS (United States Geological Survey) et sont analysés par des laboratoires. L'EPA aussi est à prélever d'autres spécimens d'eau afin de les étudier.

Entre-temps, l'état a offert de fournir des citernes d'eau potable aux résidents lésés de l'endroit, profitant d'un montant de $750,000 alloués par la législature de l'état cet année. Sous se plan, les gens doivent quand même payer un montant forfaitaire pour faire transporter leur eau de Pavillion, et cela pourrait leur coûter jusqu'à plus de $150 par mois.

"J'aimerais bien que l'industrie soit redevable, pour une fois." dit Jeff Locker, un fermier de paille et d'orge qui dit que l'eau de son puits n'est plus bonne depuis environ 1995 et que les contaminants ont empiré la neuropathie de son épouse. "Nous avons la preuve scientifique. Pourtant, ils nous tournent encore le dos. Ils s'attendent à ce que l'on débourse de $100 à $200 alors que nous n'avons rien fait. Çà m'écoeure."

Encana Oil and Gas (U.S.A.) Inc. a acheté les exploitations gazières de Pavillion en 2004 et opère environ 125 puits de gaz dans la région. La compagnie fournit déjà des cruches d'eau potable à M. Locker et 20 autres familles. Ce n'est pas clair si la compagnie va aider à payer les coûts de la citerne d'eau.

"Tant qu'il n'y a pas une étude scientifique avec évaluation de la recherche par les pairs et une bonne base scientifique qui indique que les questions relatives à l'eau et les liens avec nos opérations, ce n'est pas un sujet que nous sommes disposés à discuter." dit Doug Hock, un porte-parole d'Encana.

Encana soutient que l'eau de la région est d'une pauvre qualité naturellement et que ses opérations n'ont pas provoqué les problèmes. La fracturation s'est faite avant que la compagnie ait acheté les opérations gazières de la région. De plus, l'industrie ne cesse de mentionner qu'il n'y a jamais eu de liens établis entre la fracturation et la contamination de l'eau.

M. Hock dit qu'on ne devrait pas être surpris des données des puits de monitorage de l'EPA qui indiquent des niveaux de concentrations élevés de méthane et de benzène parce qu'ils ont été creusés profondément dans une région gazière exploitée.

Mais des gens de la place disent que l'analyse des spécimens d'eau du rapport préliminaire qui identifient les produits chimiques synthétiques qui concordent avec les forages gaziers et les fluides de fracturation hydraulique est la preuve de ce qu'ils soupçonnaient depuis des années.

"Voici des gens qui avaient de la bonne eau." dit John Fenton, un fermier bien bâti et président du groupe citoyen local Pavillion Area Concerned Citizens. "Et tout a changé quand il y a eu cette ruée pour venir ici et exploiter la région, alors qu'ils n'en comprenaient pas la géologie."

M. Fenton dit qu'il pensait s'en tirer pas mal jusqu'à environ 3 ans de cela, quand son eau de robinet a commencée à faire des bulles à l'occasion, et sentir le pétrole. Et bien qu'Encana lui fournit de l'eau potable, M. Fenton dit que lui et sa famille se lavent toujours dans cette eau sale.

Renny MacKay, un porte-parole pour M. Mead, dit que le gouverneur s'est promis de trouver une solution à long terme pour environ 20 résidences dont l'eau contient des contaminants pendant qu'on étudie la source de la pollution.

"Le gouverneur croit qu'on a besoin d'encore plus de données, plus de science qui sera évaluée par des pairs, et on verra ce que l'on fera à partir des conclusions." dit-il.

Durant une réunion à l'école secondaire de la ville un jeudi soir, les autorités environnementales et responsables de l'eau ont expliqué le fonctionnement des citernes aux quelques 50 personnes qui sont venues assister à la soirée d'information.

Certaines personnes se préoccupaient que la valeur de leur propriété serait à la baisse à cause de l'attention médiatique portée au problème de contamination de l'eau.

"La plupart des propriétés d'ici ne sont pas touchées." dit Jon Marin, un propriétaire terrien local. "Il n'y a rien qui fait défaut. On a une formation gazière peu profonde. Au-delà de 200 pieds de profondeur, c'est presque certain que vous allez trouver du gaz naturel. Ce n'est pas un problème de fracturation."

La plupart des résidents semblaient accepter qu'on installe des citernes d'eau, posant beaucoup de questions aux personnes responsables. Combien cela coûtera-t-il? Est-ce que c'est la seule option proposée? Et quoi penser des autres prélèvements d'eau tirés par le USGS dont les résultats ne seront connus qu'à l'automne? Et le rapport préliminaire de l'EPA et les nouvelles données qui seront révisées par un groupe de travail indépendant? Pour le moment, il y a encore beaucoup de questions sans réponses.

Louis Meeks, un propriétaire terrien dont l'eau du robinet sent le diesel, écoutait attentivement. Il dit qu'il a tenté de nettoyer l'eau de son puits depuis des années sans y parvenir, et ne laisse plus sa petite fille se laver ou laver ses vêtements chez lui. Dernièrement, M. Meeks a imprimé des cartes d'affaires pour quiconque intéressé à son cas. L'image d'un verre d'eau est bien en vue.

"Fraîchement pétillante... fracturée" dit sa carte d'affaire.

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"In Land of Gas Drilling, Battle for Water That Doesn’t Reek or Fizz
By DAN FROSCH
Published: June 2, 2012

PAVILLION, Wyo. — It has been more than four decades since the first well was drilled in the natural gas field beneath this stretch of slow rolling alfalfa and sugar beet farms. But for some who live here, in the shadows of the Wind River Mountains, the drilling rigs have brought more than jobs and industry.

For the last few years, a small group of farmers and landowners scattered across this rural Wyoming basin have complained that their water wells have been contaminated with chemicals from a controversial drilling technique known as hydraulic fracturing, or fracking.

A draft report by the Environmental Protection Agency, issued in December, appeared to confirm their concerns, linking chemicals in local groundwater to gas drilling.

But here on the front lines of the battle over fracking, which has become an increasingly popular technique to extract previously unobtainable reserves of oil and gas, no conclusion is yet definitive.

After an outcry from Wyoming’s governor, Matt Mead, and the energy industry that the federal report was premature and inconclusive, more testing was conducted by the United States Geological Survey and is being processed. The E.P.A. is also in the midst of collecting additional water samples for study.

In the meantime, the state has offered to provide cisterns for local residents, using $750,000 allocated by the Wyoming Legislature this year. Under the plan, people here would still have to pay a fee to have their water hauled from the nearby community of Pavillion, at a cost that could run more than $150 per month.

“I’d like to have the industry held accountable for once,” said Jeff Locker, a hay and barley farmer who said that his well water had gone bad around the mid-’90s and that the contaminants had contributed to his wife’s neuropathy. “We’ve got scientific proof. And they’re still turning their back on us. They expect us to pay between $100 and $200 for something we didn’t cause. It gets under my skin.”

Encana Oil and Gas (U.S.A.) Inc., which bought the Pavillion gas field in 2004 and operates about 125 gas wells in the area, is already providing jugs of drinking water for Mr. Locker and 20 other households. It is unclear whether Encana will defray any of the cost of the cistern water.

“Until there is a peer-reviewed study and a good scientific basis that indicates that the issues related to water are related to our operations, that is not something we are ready to address,” said Doug Hock, an Encana spokesman.

Encana has maintained that water in the area is naturally poor and that its operations did not cause the problems — fracking had also occurred before the company purchased the gas field. Moreover, the energy industry has steadfastly pointed out that there has never been any conclusive link between fracking and water contamination.

Mr. Hock said it should have come as no surprise that the E.P.A.’s two monitoring wells showed high levels of methane and benzene because they were drilled deep into a natural gas field.

But some locals say the draft report’s analysis of water samples, which identified synthetic chemicals consistent with natural gas drilling and hydraulic fracturing fluids, is proof of what they suspected for years.

“These are people that had good water,” said John Fenton, a barrel-chested farmer and chairman of the Pavillion Area Concerned Citizens group. “And it changed when there was this rush to come in here and develop the area when they didn’t understand the geology.”

Mr. Fenton said he thought he had dodged a bullet until about three years ago, when his tap water began occasionally fizzing and smelling like petroleum. And even though Encana is giving him drinking water, Mr. Fenton said he and his family still bathe in dirty water.

Renny MacKay, a spokesman for Mr. Mead, said the governor was committed to figuring out a long-term fix for about 20 homes whose water was found to contain contaminants while the source of the pollution is studied.

“The governor believes let’s get more data points, let’s do more science on this that is peer reviewed and whatever the conclusion, you go from there,” he said.

At a meeting at the town high school on Thursday night (May 31 2012), state environmental and water officials explained how the cisterns would work to about 50 people in attendance.

Some worried about their property values being deflated because of the attention the water contamination had drawn.

“Most of the property out here is fine,” said Jon Martin, a local landowner. “There’s nothing wrong with it. This is a shallow gas field. When you pass 200 feet, you’re liable to hit natural gas. This isn’t a fracking problem.”

Most residents seemed open to installing cisterns, peppering the officials with questions. How much would it cost? Was this the only option? And what of the additional water samples drawn by the United States Geological Survey, whose results will be released this fall, and the E.P.A.’s draft report and new data, which will be reviewed by an independent panel? For now, there were plenty of unknowns.

Louis Meeks, a landowner whose tap water reeks like diesel fuel, listened quietly. He said he had been trying to clean his water for years to no avail, and no longer lets his granddaughter wash her clothes or bathe in his home. Recently, Mr. Meeks printed business cards for anyone interested in his predicament. A glass of water is pictured prominently.

“Fresh, fizzy ... Fracked,” the cards read. "

Link: http://www.nytimes.com/2012/06/02/us/in-land-of-hydraulic-fracturing-a-battle-over-water-pollution.html