Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Wednesday, March 20, 2013

Les poissons perdent leur odorat dans des eaux polluées


Les poissons dans les lacs contaminés avec des métaux perdent leur sens de l'odorat, ce qui suscite de l'inquiétude auprès des experts parce que le problème pourrait sonner le glas pour les populations de poissons. Mais si les poissons peuvent retourner à de l'eau plus propre, même s'ils ont été exposés aux polluants toute leur vie, ils peuvent recommencer à sentir correctement, selon une nouvelle recherche faite au Canada.

Les poissons se servent de leur odorat pour leur reproduction (trouver un partenaire), et trouver leur nourriture, tout en évitant d'être une proie à leur tour. Leur odorat les aide à naviguer dans leur univers souvent trouble et est nécessaire pour leur croissance et leur survie.

Mais quand des métaux entre en contact avec leurs narines, les neurones se désactivent pour protéger le cerveau. "Nous avons menés des tests sur tout ce qui bouge, des sangsues jusqu'aux puces d'eau, autant que plusieurs espèces de poissons." dit le scientifique canadien Greg Pyle. "Chaque espèce s'en ressent et tous les métaux que nous avons observés ont eu des effets à de faibles concentrations environnementalement pertinentes.

Des métaux ont déjà été associés avec des problèmes de reproduction et de croissance chez les poissons mais maintenant, il s'avèrent qu'ils sont des toxiques "cachés", dit Keith Tierney, un assistant professeur de l'université de l'Alberta qui n'a pas travaillé pour cette étude. "Si vous ne pouvez pas sentir votre nourriture, ou éviter vos prédateurs, alors il y a de bonnes chances que vous ne survivrez pas. C'est aussi simple que çà!"

Greg Pyle, un professeur de l'université de Lethbridge en Alberta dit qu'il a des soupçons et qu'un odorat déficient a des effets importants et profonds sur plusieurs espèces de poissons. Cela pourrait mettre en danger des populations entières de poisson, dont plusieurs espèces menacées.

La plupart des lacs contaminés ont des mélanges de métaux, ce qui fait qu'il est difficile de déterminer quels polluants sont à blâmer.

Dans cette récente étude, Pyle et son équipe de chercheurs se sont penchés sur la perchaude dans des lacs de l'Ontario contaminés avec du mercure, du nickel, du cuivre, du fer et du manganèse et les ont déplacé dans des lacs plus propres. En 24 heures, les poissons ont retrouvé leur odorat dans les lacs plus propres.

Cela démontre que les poissons de lacs contaminés peuvent retrouver leur sens de l'odorat une fois que le lac est assaini, selon les auteurs du rapport publié dans l'édition du mois courant de la revue scientifique "Ecotoxicology and Environmental Safety Journal".

Tout comme les lacs propres ranimaient l'odorat des poissons, les perchaudes transportées d'un lac plus propre vers un lac plus contaminé ont vu leur odorat impacté en dedans de 24 heures après leur immersion dans un lac plus contaminé. Leur temps de réaction à des substances qui sentaient comme leur nourriture passait de 75% à 59%.

Des résultats semblables ont été observés chez d'autres espèces de poissons, et certains métaux semblaient diminuer leur capacité à se faufiler des prédateurs.

Certains métaux s'attaquent à certains neurones spécifiques dans les narines qui réagissent à certaines senteurs, selon Pyle. Le nickel s'attaque aux neurones qui aident au poisson à sentir sa nourriture, comme le cuivre, à de faibles concentrations, vise les neurones qui aident les poissons à éviter leurs prédateurs. À des concentrations plus élevées, le cuivre nuit au sens de l'odorat au complet.

"Le cuivre est le polluant clé de l'eau." dit nathaniel Scholz, un gérant d'un programme d'écotoxicologie au centre de science Northwest Fisheries Science Center du National Oceanic and Atmospheric Administration. "Le cuivre est intensivement utilisé dans les pesticides, les fongicides...On en trouve dans les autos, dans la peinture pour bateau, alors les chantiers maritimes sont souvent contaminées. On en trouve souvent aussi dans les effluents industriels et près des sites d'opérations minières abandonnés. C'est un polluant rare qui est de source à la fois agricole et urbaine."

L'usage du cuivre a plus que doublé aux É.-U. depuis les 3 dernières décennies selon une étude de 2012 du Copper Development Association.

Le cuivre et d'autres métaux contaminants sont un facteur qui joue dans la difficulté de survie du saumon coho de la côte ouest américaine, menacé ou en voie de disparition dans la majorité de la région dit Scholz.

Les jeunes saumons coho exposés à des concentrations faibles de cuivre ne pouvaient pas s'enfuir des prédateurs aussi facilement que le saumon qui n'avait pas été exposé, selon une étude en laboratoire faite par Scholz et ses collègues.

Cela est inquiétant, dit Scholz, parce qu'ils sont sur la liste des espèces menacées ou en danger de disparaître presque partout dans le nord-ouest des É.-U.

Le problème est probablement répandu dans plusieurs habitats aquatiques d'eau douce." selon un rapport de NOAA. Le rapport dit que le temps de réaction aux senteurs est à la hausse en dedans de 10 minutes après l'exposition dans certains cas.

Certains pesticides aussi affectent l'odorat des poissons, comme l'atrazine et le chlorpyrifos, selon de la recherche faite à l'université de l'Oregon et des scientifiques canadiens.

Ce qui est encore plus préoccupant, c'est que Tierney a découvert que le poisson zèbre se tenait où l'herbicide s'introduisait dans l'eau, au lieu de l'éviter. Les poissons semblaient penser qu'il y avait plus de nourriture où les produits chimiques se trouvaient à cause du surplus de nutriments et les bactéries.

Pyle dit qu'un moyen de mitiger le problème serait de nettoyer la contamination près des sites de reproduction (de fraies) puisque les embryons sont sensibles aux métaux. Pyle dit que pondre dans de l'eau claire, même si le poisson finit par se retrouver dans de l'eau sale, augmente sa chance de préserver son sens de l'odorat.

"Vous et moi communiquons et apprenons des choses de notre environnement par la vue et l'ouïe," dit Pyle. "Mais quand on vit dans l'eau, l'information est perçue beaucoup plus facilement grâce aux molécules dissoutes dans votre environnement immédiat. C'est crucial pour eux."

" Fish lose sense of smell in polluted waters

Fish in lakes tainted with metals are losing their sense of smell, stoking concern among experts that the problem could devastate populations. But if the fish can just get into cleaner water – even if they’ve been exposed to pollutants their whole life – they start sniffing things properly again, according to new research out of Canada. Fish use their sense of smell to find mates and food, and to avoid getting eaten. It helps them navigate their often murky world, and it is necessary for their growth and survival. But when metals contact fish nostrils, the neurons shut down to protect the brain. “We’ve tested everything from leeches to water fleas to several species of fish,” said Canadian scientist Greg Pyle. “Every species and every metal we’ve observed has had effects at low, environmentally relevant concentrations.”

By Brian Bienkowski
Environmental Health News

March 18, 2013

Fish in lakes tainted with metals are losing their sense of smell, stoking concern among experts that the problem could devastate populations.

But if the fish can just get into cleaner water – even if they’ve been exposed to pollutants their whole life – they start sniffing things properly again, according to new research out of Canada.

Fish use their sense of smell to find mates and food, and to avoid getting eaten. It helps them navigate their often murky world, and it is necessary for their growth and survival. But when metals contact fish nostrils, the neurons shut down to protect the brain.

Metals already have been linked to impaired reproduction and growth in fish but now they are proving to be “covert toxics,” said Keith Tierney, a University of Alberta assistant professor who did not participate in the new study. “If you can’t smell food, or avoid predators, you’re more likely to die – simple as that.”

Greg Pyle, a professor at the University of Lethbridge in Alberta said he suspects that impaired sense of smell “has meaningful and profound effects” on many fish species. It may be jeopardizing entire populations of fish, including some endangered species.

“We’ve tested everything from leeches to water fleas to several species of fish,” Pyle said. “Every species and every metal we’ve observed has had effects at low, environmentally relevant concentrations.”

Most contaminated lakes have a metallic mix, making it hard to tease out which pollutants are to blame.

In the latest study, Pyle and his team of researchers took yellow perch that lived in Ontario lakes contaminated with mercury, nickel, copper, iron and manganese, and put them in a cleaner lake. Within 24 hours of basking in the clean water, the fish regained their sense of smell.

This shows “fish from metal contaminated lakes have the ability to recover once the lake recovers,” the authors wrote in the paper published in last month’s Ecotoxicology and Environmental Safety journal.

The researchers used wild fish from two lakes with metal contamination (Ramsey and Hannah lakes) and from a cleaner one (Geneva Lake). Ramsey and Hannah, located in Sudbury, Ontario, are polluted from more than a century of mining, particularly with nickel. Hannah Lake is one of the worst-polluted lakes in the area, while Ramsey is similar to other North American lakes near industrial areas. Geneva Lake is far enough northwest to escape most contaminants.

Just as the clean lake revived the sense of smell for the Ramsey and Hannah fish, Geneva Lake’s perch had decreased smell after just 24 hours of hanging out in the dirtier lakes. Their response times to substances that smelled like their food dropped 75 to 59 percent.

Similar results have been reported with minnows and perch, with metals apparently reducing their ability to escape predators.

Some metals attack specific neurons in the nostrils that respond to certain smells, Pyle said. Nickel targets the neurons that help fish smell food, while copper – at low concentrations – targets the neurons that help fish avoid predators. At higher concentrations, copper impairs their smell for everything.

“Copper is a poster child for water pollution,” said Nathaniel Scholz, an ecotoxicology program manager at the National Oceanic and Atmospheric Administration's Northwest Fisheries Science Center. “Copper is intensively used as a pesticide, fungicide…It’s found in cars, in boat paint, so boatyards are often contaminated. And it’s often found in industrial discharge and near legacy mining operations. It’s a rare pollutant that’s both agricultural and urban.”

Copper use has more than doubled in the United States over the past three decades, according to a 2012 report from the Copper Development Association.

Copper and other metal contaminants are a factor in the poor survival of the West Coast’s coho salmon, which are endangered or threatened in most of the region, Scholz said.

Young coho salmon exposed to low levels of copper did not evade predators – cutthroat trout – nearly as well as unexposed salmon, according to a lab study by Scholz and colleagues.

This is concerning, Scholz said, because they are listed as endangered or threatened throughout most of the Northwest United States.

The problem is “likely to be widespread in many freshwater aquatic habitats,” according to a NOAA report. The report said that increases in salmon response time to smells came within 10 minutes of exposure in some cases.

Some pesticides also affect fish smell, including atrazine and chlorpyrifos, according to research by Oregon State University and Canadian scientists, respectively.

Adding to the concern, Tierney found that zebrafish hung out where the herbicides entered their water, instead of avoiding it. The fish seemed to think that there was more food where the chemicals were because of excessive nutrients and bacteria.

Pyle said one way to mitigate the problem is cleaning up contamination near spawning sites, as embryos are sensitive to the metals. Pyle said hatching in clean water, even if the fish ends up in dirty water, bolsters the chance it will maintain its sense of smell.

“You and I can communicate and learn about our environment from seeing and listening,” Pyle said. “But when you’re living in water, you get a lot better info from molecules dissolved in your immediate surroundings. It’s crucial for them.”"

Link: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/news/2013/fish-smell

Tuesday, March 19, 2013

Gaz de schiste - Réplique à Mme Brochu de Gaz Métro

Photo: Gaz Métro

"Exploiter intelligemment nos ressources

Lors de son allocution du 12 mars, devant des représentants de la chambre de commerce du Montréal métropolitain, Mme Sophie Brochu, PDG de Gaz Métro, alléguait notamment que le Québec courait à son «appauvrissement» et risquait «l'effritement de son modèle social» s'il persistait dans son refus d'exploiter les gaz de schiste. Selon elle, et elle a sans doute raison, il faudrait exploiter intelligemment nos ressources... Mais voilà, dans le cas des gaz de schiste, est-ce possible?

Des études récentes fort documentées tant de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) que de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) concluent que monsieur et madame Tout-le-Monde n'y trouveront pas du tout leur compte sur le plan économique, dans le cadre fiscal actuel.

Au contraire, en faisant le bilan des gains (impôts des compagnies et des particuliers, redevances, etc.) et des dépenses (crédits d'impôt, restauration des routes, traitement de l'eau contaminée, etc.), il en coûterait plus de 50 M$ par année, et plus de 1000 M$ sur vingt ans, à l'État québécois pour soutenir l'implantation et le développement des compagnies dans le secteur des gaz de schiste!

Concrètement, ça ferait donc encore moins d'argent pour soutenir les réseaux de la santé, de l'éducation, des transports... Par ailleurs, quoi qu'en pense Mme Brochu, dans un marché continental de l'énergie de plus en plus intégré, on ne voit pas très bien pourquoi la conversion de la consommation du charbon aux États-Unis devrait se produire nécessairement au profit du gaz naturel, en outre au profit spécifiquement d'un gaz de schiste québécois.

Sur le plan environnemental, que ce soit comme à Gaspé tout récemment ou que ce soit dans la lutte québécoise aux émissions de gaz à effet de serre (GES), l'exploitation des gaz de schiste ne paraît guère plus «intelligente». S'il est essentiel de réduire significativement les émissions de CO2, encore faut-il savoir que le méthane a un potentiel de réchauffement plus marqué que le CO2 comme agent causal de l'effet de serre.

Or, pendant la phase d'extraction du gaz de schiste, spécialement lors de la fracturation, une part importante de méthane s'échappe des puits. Dans sa publication «Études économiques» de juillet 2012 consacrée à la Pologne, l'OCDE rappelait d'ailleurs que «les émissions de GES des gaz de schiste sur l'ensemble de leur cycle de vie seraient [...] au moins 30 % supérieures à celle du gaz conventionnel ou du pétrole, et 20 % plus élevées que pour le charbon.»

À cela il faut ajouter les fuites plus ou moins incontrôlables dans les environs des puits et leur lente migration vers les nappes phréatiques. Aussi, tant dans une perspective économique que de développement durable, dans la même étude, l'OCDE conclut de manière non équivoque: «Les risques à court et à long terme pour l'environnement (surconsommation d'eau [pour la fracturation du sous-sol] et pollution des eaux souterraines, notamment) doivent être surveillés en permanence, et si les atteintes potentielles sont importantes et irréversibles, il faut interdire les technologies d'extraction.»

N'est-il pas sage de faire preuve de prudence dans le dossier des gaz de schiste? Qu'est-ce que le Québec aurait à gagner en se précipitant tête baissée?

Dans le contexte actuel d'un quasi moratoire, dans l'attente d'une loi sur les hydrocarbures et d'une autre loi pour protéger l'eau, les compagnies du secteur gazier comme Talisman, Gastem, Junex ou Gaz Métro, inscrites en Bourse et soumises aux aléas de la spéculation financière, manifestent publiquement leur nervosité.

Car les profits qu'elles font ou ne font pas sont reconnus ou sanctionnés dans une temporalité du très court terme. Cette temporalité ne peut pourtant pas être celle d'un État responsable ou de ses citoyens faisant corps collectif, dont le souci bien réel pour l'économie, pour les institutions et pour la santé publique prend son sens dans une nécessaire durée, dans le moyen et le long terme.

Ainsi, à l'instar de Mme Brochu de Gaz Métro, il y a lieu d'être inquiet... mais pour de toutes autres raisons.

Hugues Bonenfant

Comité de Vigilance Saint-Valérien-de-Milton"

Lien: http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/opinions/courrier-des-lecteurs/201303/17/01-4631902-exploiter-intelligemment-nos-ressources.php

Intelligent exploitation of our resources

During her March 12 speech in front of the representatives of the Chamber of Commerce of Metropolitan Montreal, Mrs Sophie Brochu, CEO of Gaz Métro (monopolistic supplier of natgas in Quebec), claimed, among other things, that Quebec would get poorer and risked a social collapse if it persisted in refusing to exploit shale gas. She said that the resources should be exploited intelligently, and she is probably right. But in the case of shale gas, is it possible?

Recent well documented reports, like the IRÉC one (contemporary economic research institute), and the one from IRIS (research and social-economic information institute) both came to the conclusion that the average Joe on the street would not gain economically in the actual fiscal situation.

On the contrary, by adding up the benefits (company and individual income taxes, royalties, etc...) and expenses (tax credits, road repairs, wastewater treatment, etc...), the costs would add up to more than 50 M$ per year, and more than 1,000 M$ over 20 years for the Quebec state in order to support the implantation and the development of the companies involved with shale gas!

Concretely, there would then be less money available to support health care, education system, public transportation...Plus, regardless of what Mrs Brochu may think, in a continental energy market integrated as it is, we don't very well see why the conversion of coal burning in the U.S. would necessarily be to the advantage of natural gas, even less specifically Quebec's shale gas.

Environmentally speaking, be it in Gaspé just recently or the Quebec struggle to bring down its greenhouse gases emissions, the exploitation of shale gas doesn't seem an intelligent choice. If it is essential to reduce significantly our CO2 emissions, one has to know that methane is a much more powerful gas to affect climate change than CO2.

Plus, during the extraction phase of shale gas, especially during the fracking process, a significant amount of methane leaks. It the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD) publication "Economic Studies" of July 2012 dedicated to Poland, the OECD mentioned that the overall emissions of greenhouse gases over it's entire life cycle would be at least 30% more than conventional natural gas or oi, and 20% more than coal.

To that, one must also recall that more or less controlled leaks around wells and their slow migration towards water tables. Also, as much for economic than sustainable development reasons, in the same report, the OECD comes to the conclusion in a non-equivocal way: the short and long term risks for the environment (over consumption of water to frack rock, and pollution of groundwater, notably) must be kept under close surveillance permanently, and if potential effects are important and irreversible, the extraction technologies must be banned.

Would it not be wise to stay cautious when it comes to shale gas? What would Quebec gain by forging ahead?

In this present context of an almost moratorium, waiting for laws to oversee hydrocarbons and another one to protect water, the gas companies like Talisman, Gastem, Junex or Gaz Métro, all on the Stock Exchange and bearing the brunt of financial speculators, it's normal that they express publicly their uneasiness.

Because profits they make or not are recognized or sanctioned on a very short term basis. But this temporality cannot be that of a responsible State or it's citizens forming a collective whose very real care of the economy, for the institutions and for public health takes all it's meaning on a necessarily medium and long term basis.

So, like Mrs Brochu of Gaz Métro says, there is good reason to be worried...but for very different reasons.

Signed: Hugues Bonenfant, Comité de Vigilance Saint-Valérien-de-Milton

Monday, March 18, 2013

Explosion et incendie en Ohio vendredi passé

Photo: Michael Chritton/Akron Beacon Journal

Puits explose à l'est de Wayne County

Les équipes de pompiers de plusieurs comtés ont passé plusieurs heures vendredi soir à tenter d'éteindre le feu pris dans une citerne après une explosion sur un site de puits dans Chippewa Township.

Les grosses nuées de fumée noire ont suivi une forte explosion qui s'est fait sentir à 3 milles de là, projetant des flammes au-dessus des arbres de plus de 30 pieds de hauteur sur la rue Taylor.

Le chef de pompier de Chippewa dit qu'il y avait 2 citernes de stockage sur le site qui emmagasinaient du gaz naturel et du pétrole brut.

"Les travailleurs s'affairaient à installer de l'équipement, ils n'avaient pas terminé encore." dit-il. "Les 2 citernes étaient l'une à côté de l'autre, et une a sauté, l'autre a subit des dommages. Nous attendons pour l'arroser parce que nous voulons être certains que la 2e n'explosera pas pendant que nous tentons d'éteindre l'incendie."

Il n'y a pas eu de blessés.

Zachary Jenkins dit qu'il venait d'arriver à une ferme où il travaille quand le site de forage près du terrain de golf a explosé vers 16:45 heures.

Jenkins dit que la force de l'explosion, même à un demi mille de là, était si grande qu'il pensait que quelque chose était tombé sur son camion.

"Les fenêtres ont tremblées et le camion valsait." dit-il.

En quelques secondes, selon Jenkins, les flammes et la fumée remplissaient le ciel.

"Il y avait de la fumée et des flammes partout." dit-il.

Jenkins dit qu'il s'est rendu sur le site de l'explosion et a vu plusieurs arbres renversés par l'explosion.

Il dit qu'il voyait les golfeurs s'enfuir des flammes pour s'abriter au pavillon du 18e trou.

"Je ne pensais pas que les voiturettes de golf pouvait aller si vite que çà!" dit Jenkins.

Son épouse, Jael Edgerton, qui habite à 3 milles de là, dit qu'elle a senti l'explosion de l'intérieur de leur maison.

"J'ai entendu la secousse." dit-elle. "Je pensais que quelque chose était tombé dans notre cour."

Des ados faisaient de la planche à roulette sur Taylor Road quand ils ont entendu l'explosion.

"Tout à coup, la terre secouait sous nos pieds." dit l'un d'eux. "Je n'ai jamais senti une explosion aussi forte que çà. Jamais. La première chose que j'ai fait, j'ai couru le plus vite que je pouvais. J'ai vu de la fumée noire et entendu une femme crier à l'aide de sa maison l'autre côté de la rue. Je voulais m'assurer que sa maison n'était pas en feu."

Il dit que la femme pensait que quelque chose avait frapper sa maison.

"C'était comme si on avait tiré un coup de fusil près de ma tête." dit l'autre ado. "La première chose que j'ai fait, j'ai laissé ma planche là et je me suis mis à courir. La première chose que j'ai vu, c'est un gros nuage de fumée noire."

Les autorités ont évacué les résidents voisins du sinistre.

Ken et Barb Berlin vivent sur Taylor Road de l'autre côté des puits et se sont fait dire de quitter leur demeure pour quelques heures.

"Nous étions dans la maison et nous avons entendu un gros vacarme qui a ébranlé la maison." dit Ken. "Nous sommes sortis dehors et avons vu les flammes de 30 pieds de hauteur et entendu notre voisine crier de l'autre côté de la rue que quelque chose avait frappé sa maison. J'ai appelé le 911 et ils étaient là en 5 minutes."

Berlin dit que les citernes des puits pétroliers avaient été installés là il y a 3 mois.

"Nous étions juste assis là quand nous avons entendu un 2e tremblement. Ce n'était pas aussi puissant que la première fois." dit-il. "Il y a 2 citernes de stockage à cet endroit-là et la 2e citerne se gonflait. Les pompiers l'arrosaient pour tenter de la refroidir."

Le couple travaille dans Barberton et disent qu'ils ont déménagé à la campagne il y a de cela 8 ans maintenant, parce que c'était plus paisible. Ils disent qu'ils avaient un beau paysage avant l'installation des puits.

Barb Berlin dit que le bruit était terrible et que l'explosion a secoué la maison très fort, mais qu'ils n'ont pas eu le temps de vérifier pour les dommages.

"Nous sommes déménagés à la campagne pour une raison." dit-elle.

Un sous-contractant environnemental pour Dominion était sur place vendredi pour vider ce qu'il restait dans la citerne.

"Après çà, nous allons éventuellement remplacer la citerne et l'équipement avant qu'on puisse remettre les puits en production." dit Neil Durbin, porte-parole de Dominion. "Ils étaient en train de raccorder les citernes après notre système quand des résidus de pétrole dans l'une des citernes ont pris feu."

Durbin dit que la cause de l'explosion est inexplicable parce que les soudeurs sur le site étaient à 500 pieds de distance de la citerne qui a sauté.

"Des étincelles à 500 pieds n'ont pas l'habitude de pouvoir allumer quelque chose de si loin." dit-il.


NDLR: La dernière phrase fait référence au fait que les soudeurs étaient à 500 pieds de la source probable de l'explosion, ce qui voudrait laisser comprendre que ce qui s'échappait des citernes était TRÈS instable et inflammable.

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"Well explodes in eastern Wayne County

By Marilyn Miller
Beacon Journal staff reporter

CHIPPEWA TOWNSHIP: Fire crews from several Wayne and Summit County departments spent several hours Friday evening extinguishing flames from a tank after an explosion at a well in Chippewa Township.

The billowing clouds of black smoke followed a loud explosion that could be felt three miles away and sent flames shooting past 30-foot-tall trees on Taylor Road.

Chippewa Township Fire Lt. Cody Post said there were two storage tanks at the site, which harvested natural gas and crude oil.

“They [workers] were still installing equipment, they weren’t finished yet,” he said. “The two tanks were next to each other and one exploded and the other one suffered some damage. We delayed watering it down because we had to make sure that one wasn’t about to explode while we were attempting to put the fire out.”

There were no injuries.

Zachary Jenkins said he had just arrived at work at a farm when the drilling site near the Chippewa Golf Course blew up around 4:45 p.m.

Jenkins said the force of the explosion about a half a mile away was so great he thought something had fallen onto his truck.

“It rattled the windows and shook the truck,” he said.

Within seconds, Jenkins said, the sky was filled with flames and smoke.

“There was just smoke and flames everywhere,” he said.

Jenkins said he drove to the explosion site and saw that several trees were knocked down by the blast.

He said he watched as golfers ran off the course away from the flames to take shelter in the clubhouse.

“I didn’t think golf carts could drive that fast,” Jenkins said.

His wife, Jael Edgerton, who lives about three miles away in Summit County’s Clinton Township, said she felt the explosion inside their Cleveland-Massillon Road home.

“I heard the rattle,” she said. “I thought something fell in our yard.”

Teens Anthony Miller and Steven Jones said they were longboarding down the hill on Taylor Road when they heard the explosion.

“The next thing we knew the ground shook underneath our feet,” said Miller. “I’ve never heard an explosion that big in my life, ever. The first thing I did was run as fast as I could. I saw black smoke and heard a lady yelling for help in her house across the street.

“I wanted to make sure it wasn’t her house on fire.”

He said the woman thought something hit her house.

“It was like a shotgun went off next to my head,” Jones said. “The first thing I did was I dropped my board and started running. The first thing I saw was a huge cloud of black smoke.”

Fire authorities evacuated the nearby residents.

Ken and Barb Berlin of Taylor Road live right across the street from the wells and were told to leave their home for a few hours.

“We were in the house and we heard a loud sound that shook the house,” Ken said. “We came outside and saw flames 30 feet tall and heard our neighbor yelling across the street that something hit her house. I called 911 and New Franklin showed up under five minutes.”

Berlin said the oil tank wells were put in about three months ago.

“We were just sitting there and then we heard a second rumble. It wasn’t nearly as big as the first one,” he said. “There are two storage tanks over there and the second tank was bulging, the fire departments were squirting water on the second tank trying to keep it cool.”

The couple works in Barberton and said they moved to the country eight years ago for its peacefulness. They say they used to have a “pretty view” before the wells were put in.

Barb Berlin said the sound was horrifying and the explosion shook the house hard, but they haven’t had a chance to check for damage.

“We moved out to the country for a reason,” she said.

An environmental contractor for Dominion was on the scene Friday night draining the remaining oil from the tank.

“After that we will eventually replace the tank and equipment before we can put the wells back into service,” said Neil Durbin, spokesman for Dominion. “They were in the process of hooking up the tanks to our system when some residual oil in one of the tanks caught fire.”

Durbin said the cause of the explosion is puzzling considering welding work at the site was being done 500 feet away from the tank that exploded.

You don’t usually have sparks 500 feet away catching something on fire,” he said."

Link: http://www.ohio.com/news/break-news/well-explodes-in-eastern-wayne-county-1.381615

Friday, March 15, 2013

Gaz de schiste - Plus de sédimentation en aval

Photo: NYRAD.org

Ma traduction libre d'un reportage trouvé dans un quotidien de la Virginie Occidentale.

Augmentation de boues trouvée en aval des forages du Marcellus.

Des chercheurs ont commencé à identifier les façons que les eaux usées et le ruissellement générés par la production gazière dans la région du schiste du Marcellus se retrouvent dans les rivières et les cours d'eau.

Une nouvelle étude rendue publique durant la 2e semaine de mars 2013 documente les augmentations de boues et de sédiments en aval des forages gaziers et les opérations de la production du gaz de schiste, ainsi qu'une augmentation de la concentration d'un autre polluant clé trouvé en aval des usines qui traitent les eaux usées de l'exploitation du Marcellus.

L'étude, publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, compare les résultats de plus de 20,000 rapports de monitorage de la qualité de l'eau de surface avec les sites de 5,000 puits situés dans les régions de production gazière en Pennsylvanie.

Les chercheurs ont trouvé une augmentation de 10% de concentration de chlorures pour chaque 1,5 sites de traitement d'eaux usées en amont. Ils ont aussi trouvé une augmentation de 5% de matières solides en suspension pour chaque 18 puits additionnels situés en amont.

"Ces données n'indiquent pas des changements dramatiques, mais ils ne sont pas sans conséquences non plus." dit Robert Jackson, biologiste de Duke University, qui a étudié les impacts de la production gazière mais n'a pas fait parti de l'équipe qui a publié cette étude.

L'étude ne s'est pas penché sur les impacts potentiels sur les sources d'eau souterraine, une question qui préoccupe beaucoup le public et sujet de débats scientifiques. Et elle n'a pas regardé non plus pour des augmentations d'autres produits chimiques toxiques qui pourraient être générés par la production gazière. Mais l'étude a confirmé certains impacts du boom gazier sur les cours d'eau.

"La nature de la contamination de l'eau de surface venant du développement du gaz de schiste évaluée ici est quantitativement différente des préoccupations de l'eau souterraine examinées dans la littérature scientifique." selon l'étude rédigée par Sheila Olmstead et ses collègues du groupe Resources for the Future dont les bureaux sont situés à Washington, D.C. "Bien que les préoccupations pour l'eau souterraine sont suscitées surtout par la contamination venant des trous des puits ou les formations de schiste, les inquiétudes pour l'eau de surface viennent surtout des traitements des déchets hors-site et leur gestion à la surface.

photo: TEDX

La conclusion de l'étude: "Ces résultats peuvent contribuer à établir des mesures volotaires à l'avenir pour les opérateurs d'installations de gaz de schiste et les approches adoptées par les régulateurs pour protéger la qualité de l'eau de surface, puisque que l'intensité de cette activité importante économiquement est à la hausse."

Olmstead dit que les chercheurs ont trouvé une hausse statistiquement importante de pollution de matières solides en aval quand le nombre de sites de puits augmente, mais n'ont pas pu trouver quel procédé de la production gazière est la source de la pollution. Les tests n'ont pas démontré leurs hypothèses que les impacts de ruissellement seraient plus importants lors de pluies abondantes ou pendant la construction des sites de forages, ou les deux, dit-elle.

"Alors, il se pourrait que nous observons d'autres aspects du développement des infrastructures (pipelines, routes d'accès), qui viennent avec la construction d'un site de forage de puits," Olmstead ajoutait dans un courriel. "Mais vu que nous n'avons pas assez de données sur ces autres types d'infrastructures, nous n'avons pas testé cela directement. Alors les questions demeurent sans réponses."

Jackson dit que vu que la portée de l'étude est si vaste, se portant sur les impacts des forages au travers de l'état, elle fournit de l'information générale importante, tout en permettant un regard de plus près les impacts sur le terrain.

Brian Lutz, un scientifique de l'université Kent State qui a aussi étudié les impacts des forages gaziers, dit que l'étendue de l'étude était telle qu'elle n'a pas répondu à la question: comment la pollution peut impacter différent types de cours d'eau.

"Une augmentation de 11% de chlorures dans un ruisseau qui est une source non polluée pourrait avoir tout un impact, mais une augmentation de 11% de chlorures dans une grande rivière déjà développée pourrait ne pas en avoir." dit Lutz.
Photo: Donald Gilliland

"Increased mud found downstream from Marcellus drilling
By Ken Ward Jr.

CHARLESTON, W.Va. -- Researchers have begun to identify ways that wastewater and runoff from the natural gas production boom in the Marcellus Shale region is making its way into area rivers and streams.

A new study released this week (March 10 2013) documents increases in mud and silt downstream from gas drilling and production operations and higher levels of another key pollutant downstream from water treatment plants that handle Marcellus wastes.

The study, published in the Proceedings of the National Academy of Sciences, compared the results of more than 20,000 surface water monitoring reports with the locations of 5,000 wells across the gas-producing areas of Pennsylvania.

Researchers found a 10 percent increase in chlorides concentrations for every 1.5 wastewater treatment facilities located upstream. They found a 5 percent increase in total suspended solids for every additional 18 well pads upstream.

"These are not dramatic changes that they found, but they're not inconsequential either," said Duke University biologist Robert Jackson, who has studied gas-production impacts, but was not involved in the new research.

The study did not look at potential impacts on groundwater supplies -- a matter of much public concern and scientific debate. And it did not look for increases in any other toxic chemicals that might be discharged from gas production. But the study did confirm some previous findings about the drilling boom's effects on streams and rivers.

"The nature of surface water contamination from shale gas development considered here is qualitatively different from the groundwater concerns explored in the literature," says the study, written by Sheila Olmstead and others from the Washington, D.C., think tank Resources for the Future. "Although groundwater concerns may have primarily to do with contamination directly from wellbores or shale formations, surface water concerns may have primarily to do with off-site waste treatment and above-ground management."

The study concluded, "These results can inform future voluntary measures taken by shale-gas operators and policy approaches taken by regulators to protect surface water quality as the scale of this economically important activity increases."

Olmstead said that researchers found a statistically significant increase in solids pollution downstream as the number of well sites increased, but were not able to pinpoint which part of the gas-production process caused the pollution. Testing did not support their hypothesis that runoff impacts would be greater during heavy rain events or during the construction of well pads, or both, she said.

"So it may be that we are picking up on other aspects of infrastructure development (pipelines, roads), which are correlated with well pad construction," Olmstead said in an email. "But lacking data on these other types of infrastructure, we don't test that directly. So the question remains an open one."

Jackson said the large scope of the study -- looking at drilling impacts across the state -- provided important broad-brush information, but also did not allow for a closer look at on-the-ground impacts.

Brian Lutz, a Kent State University scientist who has also studied gas-drilling impacts, said the scope of the study was such that it didn't answer how pollution might impact different types of waterways.

"An 11 percent increase in chlorides in a pristine headwater stream might have quite an impact, but an 11 percent increase in chlorides in a major, developed river might not," Lutz said."

Link: http://wvgazette.com/News/201303120117
Photo: Mike Silva/The Times



Thursday, March 14, 2013