Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Friday, March 15, 2013

Gaz de schiste - Plus de sédimentation en aval

Photo: NYRAD.org

Ma traduction libre d'un reportage trouvé dans un quotidien de la Virginie Occidentale.

Augmentation de boues trouvée en aval des forages du Marcellus.

Des chercheurs ont commencé à identifier les façons que les eaux usées et le ruissellement générés par la production gazière dans la région du schiste du Marcellus se retrouvent dans les rivières et les cours d'eau.

Une nouvelle étude rendue publique durant la 2e semaine de mars 2013 documente les augmentations de boues et de sédiments en aval des forages gaziers et les opérations de la production du gaz de schiste, ainsi qu'une augmentation de la concentration d'un autre polluant clé trouvé en aval des usines qui traitent les eaux usées de l'exploitation du Marcellus.

L'étude, publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, compare les résultats de plus de 20,000 rapports de monitorage de la qualité de l'eau de surface avec les sites de 5,000 puits situés dans les régions de production gazière en Pennsylvanie.

Les chercheurs ont trouvé une augmentation de 10% de concentration de chlorures pour chaque 1,5 sites de traitement d'eaux usées en amont. Ils ont aussi trouvé une augmentation de 5% de matières solides en suspension pour chaque 18 puits additionnels situés en amont.

"Ces données n'indiquent pas des changements dramatiques, mais ils ne sont pas sans conséquences non plus." dit Robert Jackson, biologiste de Duke University, qui a étudié les impacts de la production gazière mais n'a pas fait parti de l'équipe qui a publié cette étude.

L'étude ne s'est pas penché sur les impacts potentiels sur les sources d'eau souterraine, une question qui préoccupe beaucoup le public et sujet de débats scientifiques. Et elle n'a pas regardé non plus pour des augmentations d'autres produits chimiques toxiques qui pourraient être générés par la production gazière. Mais l'étude a confirmé certains impacts du boom gazier sur les cours d'eau.

"La nature de la contamination de l'eau de surface venant du développement du gaz de schiste évaluée ici est quantitativement différente des préoccupations de l'eau souterraine examinées dans la littérature scientifique." selon l'étude rédigée par Sheila Olmstead et ses collègues du groupe Resources for the Future dont les bureaux sont situés à Washington, D.C. "Bien que les préoccupations pour l'eau souterraine sont suscitées surtout par la contamination venant des trous des puits ou les formations de schiste, les inquiétudes pour l'eau de surface viennent surtout des traitements des déchets hors-site et leur gestion à la surface.

photo: TEDX

La conclusion de l'étude: "Ces résultats peuvent contribuer à établir des mesures volotaires à l'avenir pour les opérateurs d'installations de gaz de schiste et les approches adoptées par les régulateurs pour protéger la qualité de l'eau de surface, puisque que l'intensité de cette activité importante économiquement est à la hausse."

Olmstead dit que les chercheurs ont trouvé une hausse statistiquement importante de pollution de matières solides en aval quand le nombre de sites de puits augmente, mais n'ont pas pu trouver quel procédé de la production gazière est la source de la pollution. Les tests n'ont pas démontré leurs hypothèses que les impacts de ruissellement seraient plus importants lors de pluies abondantes ou pendant la construction des sites de forages, ou les deux, dit-elle.

"Alors, il se pourrait que nous observons d'autres aspects du développement des infrastructures (pipelines, routes d'accès), qui viennent avec la construction d'un site de forage de puits," Olmstead ajoutait dans un courriel. "Mais vu que nous n'avons pas assez de données sur ces autres types d'infrastructures, nous n'avons pas testé cela directement. Alors les questions demeurent sans réponses."

Jackson dit que vu que la portée de l'étude est si vaste, se portant sur les impacts des forages au travers de l'état, elle fournit de l'information générale importante, tout en permettant un regard de plus près les impacts sur le terrain.

Brian Lutz, un scientifique de l'université Kent State qui a aussi étudié les impacts des forages gaziers, dit que l'étendue de l'étude était telle qu'elle n'a pas répondu à la question: comment la pollution peut impacter différent types de cours d'eau.

"Une augmentation de 11% de chlorures dans un ruisseau qui est une source non polluée pourrait avoir tout un impact, mais une augmentation de 11% de chlorures dans une grande rivière déjà développée pourrait ne pas en avoir." dit Lutz.
Photo: Donald Gilliland

"Increased mud found downstream from Marcellus drilling
By Ken Ward Jr.

CHARLESTON, W.Va. -- Researchers have begun to identify ways that wastewater and runoff from the natural gas production boom in the Marcellus Shale region is making its way into area rivers and streams.

A new study released this week (March 10 2013) documents increases in mud and silt downstream from gas drilling and production operations and higher levels of another key pollutant downstream from water treatment plants that handle Marcellus wastes.

The study, published in the Proceedings of the National Academy of Sciences, compared the results of more than 20,000 surface water monitoring reports with the locations of 5,000 wells across the gas-producing areas of Pennsylvania.

Researchers found a 10 percent increase in chlorides concentrations for every 1.5 wastewater treatment facilities located upstream. They found a 5 percent increase in total suspended solids for every additional 18 well pads upstream.

"These are not dramatic changes that they found, but they're not inconsequential either," said Duke University biologist Robert Jackson, who has studied gas-production impacts, but was not involved in the new research.

The study did not look at potential impacts on groundwater supplies -- a matter of much public concern and scientific debate. And it did not look for increases in any other toxic chemicals that might be discharged from gas production. But the study did confirm some previous findings about the drilling boom's effects on streams and rivers.

"The nature of surface water contamination from shale gas development considered here is qualitatively different from the groundwater concerns explored in the literature," says the study, written by Sheila Olmstead and others from the Washington, D.C., think tank Resources for the Future. "Although groundwater concerns may have primarily to do with contamination directly from wellbores or shale formations, surface water concerns may have primarily to do with off-site waste treatment and above-ground management."

The study concluded, "These results can inform future voluntary measures taken by shale-gas operators and policy approaches taken by regulators to protect surface water quality as the scale of this economically important activity increases."

Olmstead said that researchers found a statistically significant increase in solids pollution downstream as the number of well sites increased, but were not able to pinpoint which part of the gas-production process caused the pollution. Testing did not support their hypothesis that runoff impacts would be greater during heavy rain events or during the construction of well pads, or both, she said.

"So it may be that we are picking up on other aspects of infrastructure development (pipelines, roads), which are correlated with well pad construction," Olmstead said in an email. "But lacking data on these other types of infrastructure, we don't test that directly. So the question remains an open one."

Jackson said the large scope of the study -- looking at drilling impacts across the state -- provided important broad-brush information, but also did not allow for a closer look at on-the-ground impacts.

Brian Lutz, a Kent State University scientist who has also studied gas-drilling impacts, said the scope of the study was such that it didn't answer how pollution might impact different types of waterways.

"An 11 percent increase in chlorides in a pristine headwater stream might have quite an impact, but an 11 percent increase in chlorides in a major, developed river might not," Lutz said."

Link: http://wvgazette.com/News/201303120117
Photo: Mike Silva/The Times



Saturday, August 6, 2011

Les OGM - du blé d'Inde sucré cet automne

Photo: Ocean Photogrpahy/Veer

Le maïs génétiquement modifié (GM) pour que les cellules de la plante contiennent un insecticide est une récolte déjà bien présente sur les terres agricoles du Québec. Malheureusement, son pollen est nocif pour les micro-organismes qui habitent les sédiments dans le fond des cours d'eau. En impactant la base de la chaîne alimentaire des écosystèmes aquatiques, c'est toute la vie autour des cours d'eau qui en paye le prix. J'en ai déjà parlé plusieurs fois dans ce blog. Voici l'une de ces fois: http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/2009/12/le-mais-gm-rend-malade-et-tue.html .

Maintenant, j'apprends que Monsanto revient à la charge et veut maintenant que son maïs-insecticide se retrouve directement dans les assiettes des consommateurs, plutôt que par voie indirecte de la moulée, le bétail, les porcs et la volaille. Voici une traduction libre d'un article récent de Reuters.

Monsanto annonce son nouveau maïs sucré génétiquement modifié. La compagnie Monsanto se prépare à mettre sur le marché un blé d'Inde, du maïs sucré génétiquement modifié destiné pour la consommation humaine. Ce sera la première fois que la compagnie met sur le marché un produit à la fois bio-technique et un légume destiné au consommateur.

La graine du maïs sucré que les fermiers pourront acheter cet automne a été génétiquement modifié pour tolérer les épandages de l'herbicide Roundup de Monsanto, capable de se défendre des insectes qui pourraient attaquer la plante, selon Consuelo Madere, la vice-présidente du marché mondial du légume de Monsanto.

Le maïs sucré qualifié de "triple-stack" est destiné pour le marché pour être vendu frais, une partie relativement petite du marché dont les récoltes totales aux États-Unis couvrent environ 250,000 acres, selon Madere. Elle ne veut pas dire si la compagnie a l'intention de faire tout un plat du lancement du nouveau produit, disant seulement que l'on serait très très modeste.

Bien que cela soit la première fois que Monsanto met sur le marché un légume GM, Madere dit que d'autres compagnies ont déjà mis d'autres légumes génétiquement modifiés sur le marché et ne croit pas qu'il y a trop de protestations de la part du consommateur.

"C'est la première fois pour nous. Nous pensons que c'est un bon produit et nous ferons certains que nous éduquerons les gens sur les bienfaits." dit-elle.

Les bureaux du marché des légumes de Monsanto sont à Seminis, acheté en 2005, et est séparé des affaires géantes de la semence de Monsanto pour les récoltes comme le maïs-grain, le soya, le coton et le canola. Durant le dernier trimestre, les ventes de graines de légumes totalisaient $216 millions sur le plus de $2,6 milliards des ventes totales de semences.

Après avoir acheté Seminis, Monsanto élargit son expertise dans les semences de légumes. Bien que Monsanto soit reconnu pour sa spécialité, la bio-technologie de la plante, la section légume n'a que quelques produits GM en production à cause que les techniques de croisement non GM sont plus payantes que les techniques GM quand il s'agit de semences pour légumes, selon Madere.
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"Monsanto launching its first biotech sweet corn

Monsanto Co. is preparing to launch a genetically altered sweet corn, marking the global seed company's first commercial combination of its biotechnology with a consumer-oriented vegetable product.

The sweet corn seed, which will be available to farmers this fall, has been genetically altered to tolerate treatment of Monsanto's Roundup herbicide, and to fight off insects that might attack the plants, said Consuelo Madere, Monsanto vice president of the company's global vegetable business.

The "triple-stack" sweet corn is aimed at the fresh market, a relatively small market sector with total U.S. plantings of about 250,000 acres, said Madere. She declined to say how large of a launch the company was making, only to say it would be "very, very small."

Though this is Monsanto's first biotech vegetable launch, Madere said other companies have already brought genetically altered vegetables to market and she did not anticipate significant consumer backlash.

"This is our first launch. We think it is a good product and we'll work to make sure we educate folks to the benefits," she said.

Monsanto's vegetable unit is anchored by Seminis, which it acquired in 2005, and is distinct from Monsanto's mammoth seed business for field crops like corn, soybeans, cotton and canola. For the most recent quarter, vegetable seed sales totaled $216 million out of more than $2.6 billion in total seed and genomic sales.

Since buying Seminis, Monsanto has been expanding its holdings in the vegetable seed arena. Still, while Monsanto is known for its expertise in plant biotechnology, the vegetable unit has only a few genetically altered products in its pipeline because non-biotech breeding techniques are more cost-effective than biotech for vegetable seeds, said Madere."

Article from Reuters published here: http://www.reuters.com/article/2011/08/04/us-monsanto-sweetcorn-idUSTRE7735LY20110804

Monday, June 13, 2011

Crue 2011 - Lac Champlain s'adapte au nouveau normal

Photo: Lora Hilton

Est-ce que la crue exceptionnelle du lac Champlain de 2011 pourrait survenir encore à l'avenir? Un rapport préparé pour la Conservation de la Nature l'an passé avait conclu que les changements climatiques au travers la planète augmente à la fois les températures et les précipitations dans le bassin versant du lac Champlain. Le rapport affirme que ces changements rendent le comportement du lac Champlain encore plus imprévisibles et pourraient augmenter les chances de crues printanières. Comme si pour souligner le rapport de la Conservation de la Nature, un hiver de précipitations de neige plus abondantes et un printemps exceptionnellement humide ont été la combinaison gagnante pour une inondation de tous les records du lac Champlain. Le lac a atteint le pic de 103,2 pieds au-dessus du niveau de la mer le 6 mai 2011. Les pluies torrentielles en avril et mai ont gardé le lac à un niveau d'inondation tout le long du printemps, et l'eau commence juste maintenant à redescendre.

Peut-être que la crue de cette année est un hasard du mauvais sort. Mais les preuves s'accumulent pour dire que les crues du lac deviendront de plus en plus fréquentes, ce qui a des impacts considérables sur les résidences, les routes, les espèces de flore et de faune du lac, les activités nautiques et presque tout qui est de près ou de loin associé au lac Champlain. L'air plus chaud retient plus d'humidité vu que le climat se réchauffe. Ce phénomène provoque plus d'orages et de pluies abondantes dit Bill McKibben, un écrivain de Middlebury College considéré comme un expert en changements climatiques. Le mot qui revient le plus souvent quand on parle de l'avenir plus chaud, humide au travers le globe et autour du lac Champlain est: "s'adapter". "Nous le constatons partout sur la planète, ici aussi. Nous constatons une grosse augmentation de pluies importantes." dit McKibben. "Si vous êtes intelligent, vous commencez tout de suite à vous y adapter."

Exactement comment s'adapter à un lac Champlain qui connaîtra des inondations plus fréquentes est une question sans réponses. Les changements autour du lac Champlain semblent déjà en marche. Selon le rapport de Conservation de la Nature, les précipitations totals dans le bassin versant du lac Champlain ont augmenté d'environ 3 pouces par année durant les 3 dernières décennies. Davantage de précipitations égalent plus d'inondation, mais le portrait d'ensemble est beaucoup plus compliqué que cela. Le rapport de Conservation de la Nature ajoute que les températures moyennes dans le bassin versant du lac Champlain ont augmenté de 2,1 degrés F.

Au travers le globe, les effets cumulatifs des précipitations plus abondantes et de la température à la hausse ont des effets imprévisibles, avec plus d'inondations à certains endroits et des sécheresses ailleurs. Aussi, un monde plus chaud et plus humide impactera le lac Champlain, selon le rapport de Conservation de la Nature. La chaleur à la hausse pourrait limiter les neiges hivernales qui fondent et contribue à faire monter le niveau de l'eau du lac au printemps. Ou, les températures plus clémentes pourraient faire fondre les bancs de neige plus vite et plus tôt dans la saison, peut-être provoquant une crue plus tôt dans la saison, et des niveaux plus bas que la normale durant l'été et l'automne, selon le rapport. Tous ces changements incertains pourraient avoir des effets imprévisibles sur les concentrations de pollution. les types d'espèces florales et fauniques dans et autour du lac, et demander des changements dans les concepts de construction sur les rives et de drainage.

Finalement, les changements climatiques affectent sûrement le lac Champlain, mais les détails sur les comment sont encore vagues, aussi troublés que l'eau de ruissellement chargée de sédiments qui envahissent le lac en avril et au mois de mai.

Si il y a un bon côté à tout cela, c'est que les scientifiques et les législateurs peuvent maintenant avoir une bonne idée des effets d'une inondation sévère, plutôt que de se fier à des suppositions ou des études virtuelles, dit Eric Howe du Lake Champlain Program. Il est bien trop tôt pour décider maintenant ce que l'on doit faire pour un lac qui inonde plus souvent qu'avant, parce que la crue n'est pas terminée, dit Howe. Mais Howe et d'autres scientifiques, environnementalistes et autres surveilleront attentivement ce qu'il arrivera quand le lac reprendra son lit. "Nous allons surveiller attentivement les changements du lac pendant les prochains mois. C'est comme observer une expérience en laboratoire." dit Howe.

Quels types d'érosion révèleront la baisse de l'eau? Est-ce que les grandes quantités de sédiments qui ont abouti dans le lac influenceront la pollution par le phosphore? Et les floraisons d'algues? Est-ce que les hautes eaux troubles affecteront la température de l'eau du lac? "J'aimerais connaître les conditions des plages." dit Howe. Les inondations printanières ont apportés de grandes quantités de sédiments et de débris des rivières vers le lac. Bien que les sédiments commencent à descendre au fond du lac, cela pourrait avoir des effets cet été. Cela pourrait réchauffer l'eau du lac, plus qu'à l'habitude à la surface puisque les particules absorbent la lumière du soleil, mais gardera l'eau près du fond beaucoup plus froide car la lumière sera plus filtrée par ces mêmes particules selon Howe. Ce n'est pas clair quels effets impacteront les écosystèmes. Howe dit qu'une série d'inondations du lac Champlain dans les années 1970 ont tué plusieurs arbres près des rives du lace et à la sortie des rivières qui arrivent au lac. Cela pourrait se reproduire encore, selon lui. Toutefois, à part d'avoir des risques de plus de floraisons d'algues et d'autres problèmes causés par la pollution au phosphore, Howe dit qu'il ne prévoit pas voir d'autres effets visibles sur l'écosystème du lac. "Pour la plupart des plantes et animaux dans la vraie vie, cela ne sera pas un changement aussi dramatique comme perçu par les humains." dit Howe.

Les humains peuvent commencer à apprendre comment s'adapter seulement après avoir évaluer les impacts de l'inondation, selon Howe. En général, l'inondation de cette année pourrait être un signe d'un "nouveau normal" dit Howe. "La façon que l'on caractérise ce qui se passe cette année est conséquent avec les projections." dit Howe. "Même si cela ne ser reproduira pas pour plusieurs années, c'est le genre d'évènement qui n'avait pas été prévu mais auquel nous devrions se préparer."

Amy Siedl, auteure de son nouveau livre " Finding Higher Ground: Adaptation in the Age of Warming", dit qu'un lac Champlain de plus en plus imprévisible nous présente avec certains défis, mais çà nous donne une chance de réagir de façons créatives. "Peut-être que nous sommes témoins d'un nouvel écosystème qui se développe autour du lac Champlain, un qui fera avec un niveau plus élevé. Nous devons être ouverts à cette possibilité. Ce phénomène ne s'en ira pas." dit Siedl, une écologiste et écrivaine de Huntingdon. Elle ajoute que ce ne serait peut-être pas sage de reconstruire les camps d'été et les maisons aux mêmes endroits qui ont été inondés cette année. Mais tout comme les autres municipalités et comtés qui ont trouvés des façons originales pour s'adapter aux changements climatiques, les gens qui habitent dans la vallée du lac Champlain pourraient en faire de même. Par exemple, les communautés riveraines en plaine inondable ont construit des maisons sur pilotis, d'autres qui peuvent flotter en temps de crue sans coupures de courant, d'égouts ou d'aqueduc. Peut-être que les gens d'ici pourraient faire la même chose, suggère-t-elle. Peut-être que des nouvelles récoltes pourraient mieux pousser dans une vallée plus clémente et plus humide que les récoltes que nous voyons en ce moment, suggère-t-elle. "Comment pouvons-nous vivre confortablement dans un monde changeant et ne pas toujours nous sentir menacés par les impacts?" demande-t-elle.

Le gouverneur Peter Shumlin a dit qu'il avait rencontré le Premier Ministre du Québec Jean Charest pour parler des menaces de la crue du lac Champlain et veut inclure l'administration du gouverneur de New York Andrew Cuomo. "Que ferons-nous comme administration régionale pour planifier un avenir qui verra encore des températures comme nous venons de connaître?" demande Shumlin. "Nous devons nous préparer et nous adapter et planifier et nous prendrons nos responsabilités." dit Shumlin. "Nos prévisions sur les nappes phréatiques, les ponts, les routes et les infrastructures devront être revues." dit Shumlin. Il dit qu'il est trop tôt pour dire exactement quels changements devront être fait, mais il est grand temps d'en parler dès maintenant. Il dit que cela prendra du temps avant que quiconque pourra recommander des changements dans les planifications d'usages du territoire, des structures et environnementaux.

Gina Campoli, une gérante de politique environnementale du Vermont Agency of Transportation, réfléchit longuement sur les changements climatiques. Elle dit que les autorités en transport de l'état doivent repenser la façon de planifier les routes et le drainage si les changements climatiques provoqueront davantage de pluies torrentielles et d'inondations, surtout pour les routes qui encerclent le lac. C'est difficile, car l'état doit travailler avec ce qui existe déjà. Le système routier a été décidé il y a de cela plus d'un siècle, bien avant les autos et les changements climatiques. "Nous devons apprendre à adapter nos systèmes aux nouvelles conditions. Je ne pense pas que nous allons tout arracher et déplacer ailleurs." dit-elle.

Les conversations sur les façons de s'adapter vont continuer de plus belle, sans doute, pendant que l'eau baisse à un niveau plus normal cet été. Siedl dit que ces échanges sont importants. "Ce sera parfois difficile, mais c'est important et raisonnable de commencer dès maintenant pour se préparer à s'adapter à l'inévitable." dit Siedl.
Photo: Eric Nealy

Lake Champlain: Learning to adapt to the new normal

Will the nightmare of this year's record Lake Champlain flood repeat itself? A report prepared for The Nature Conservancy last year concluded that global climate change is both increasing temperatures and precipitation in the Lake Champlain basin. The report said the changes make the lake more unpredictable, and could increase the likelihood of spring flooding.
As if to underscore the Nature Conservancy report, a winter of heavy snow and a record wet spring combined to bring on an epic Lake Champlain flood that far outpaced any previously known spell of high water. The lake peaked at 103.2 feet above sea level on May 6. Torrential rains in April and May kept the lake in high flood through the spring, and the water is only now receding.

This year's flooding might have been just a fluke. But evidence suggests that lake flooding is become increasingly likely, with implications for houses, roads, lake species, recreation and practically anything associated with Lake Champlain. Warmer air holds more moisture and as the climate warms, the earth's lower atmosphere in general holds more water. The phenomenon can lead to unprecedented rainstorms, said Bill McKibben, a writer and scholar in residence at Middlebury College who is regarded as a leading expert on global climate change. The word that comes up over and over again when talking about future, warmer, wetter climate across the globe and around Lake Champlain is "adapt." "We're seeing it all over the world, including right here. We have a big increase in dramatic rainfall events," McKibben said. "If you're smart, you start figuring out how to adapt to that."

Exactly how to adapt to a potentially more flood-prone Lake Champlain is still an unanswered question. Changes affecting Lake Champlain already appear to be under way. According to the Nature Conservancy report, total precipitation in the Lake Champlain basin has increased by about three inches per year in the past three decades. More precipitation would mean more flooding, but the full picture is more complicated than that. The Nature Conservancy report also notes average temperatures in the Lake Champlain basin increased by 2.1 degrees.

Globally, the mix of increased rainfall and temperature can have unpredictable effects, with more floods in some spots and more droughts in others. Similarly, a warmer, wetter world has unpredictable implications for Lake Champlain, according to the Nature Conservancy report. The added warmth could limit the winter snows that melt and contribute to a rising Lake Champlain in the spring. Or, warmer weather could make the snow pack melt earlier in the season than before, possibly causing high water earlier in the season, and maybe lower than usual water in the late summer or autumn, according to the report. All these uncertain changes could affect everything from pollution levels, the type of animal and plant species in and around the lake and the appropriate design of shoreline construction and drainage.

The bottom line is, climate change is almost certainly affecting Lake Champlain, but the details of how that might play out is as murky as the sediment-filled floodwater that surged into the lake in April and May.

If there is a silver lining to this year's flooding, it's that scientists and policy makers can get a reality-based sense of what a severe lake flood can do, rather than relying on educated guesses, said Eric Howe of the Lake Champlain Basin Program. It's way too soon to consider what to do about a lake that might flood more often than it used to because this spring's inundation is still ongoing, Howe said. But Howe, and a slew of scientists, environmentalists and others will carefully watch what happens as the lake recedes, he said. "We're going to be watching with wide-eyed wonder what the lake is going to look like over the next several months. We're watching a lab experiment," he said.

What erosion patterns will the lowering water reveal? How will the vast amounts of sediment that flowed into the lake affect phosphorus pollution? Algae blooms? How will the cloudy and high water affect lake temperature? "I'd love to know what conditions the beaches are in," Howe said. The spring floods drove huge amounts of sediment, silt and debris down rivers into Lake Champlain. Even though the silt is beginning to settle to the bottom of the lake, it still might have some effects this summer. It could make the lake much warmer than usual near the surface as the silt particles absorb sunlight, but much colder below, as the cloudy water above blocks the sun, Howe said. It's unclear precisely what effect that might have on the ecosystem, he said. Howe said a series of Lake Champlain floods in the 1970s killed many trees near the lake shore and at the mouths of rivers feeding into it. The same thing could happen again, he said. However, other than the risk of more algae blooms and other problems associated with phosphorus pollution, Howe said he doesn't anticipate many visible effects on the lake ecosystem. "For most of the plants and animals in the real picture, this might not be as dramatic a change as it seems for human beings," Howe said.

Only after assessing the effects of the flood can people start learning how to adapt, Howe said. Overall, this year's flooding could be a sign of a "new normal," Howe said. "The way we characterize this year is it's consistent with the projections," Howe said. "Even if this were not going to repeat itself for many years, it's the kind of event that hasn't been planned for and should be planned for."

Amy Siedl, author of the new book, "Finding Higher Ground: Adaptation in the Age of Warming," said an increasingly erratic Lake Champlain certainly poses challenges, but there are opportunities to face those challenges creatively. "Maybe we see a new ecosystem that develops around Lake Champlain, that has to do with higher water. We have to be open to the possibility. This phenomenon is not going away," Siedl said. Siedl, a Huntington ecologist and writer, said it might not be wise to rebuild ruined camps and houses in the same spots that were flooded this year. But just as other cities and countries have found creative ways to adapt to climate change, people living in the Champlain Valley might be able to do the same. For instance, some low-lying coastal communities have built homes on stilts or ones that can float in high water without having utilities disconnected. Maybe people here could try the same thing, she suggested. Maybe new types of crops would grow better in a warmer, wetter Champlain Valley than those that are currently farmed, she suggested. "How do we live successfully in a changed world and not feel ourselves always under the gun with impacts?" she said.

Gov. Peter Shumlin said he recently met with Quebec Premier Jean Charest about flood threats on Lake Champlain and is drawing the administration of New York Gov. Andrew Cuomo into the conversation. "What do we do as a region to plan for a future that's going to have more weather like the example we have just seen?" Shumlin asked. "We have to be prepared and adapt and plan and we're going to take responsibility," Shumlin said. "Assumptions you made about water tables, bridges, roads and infrastructure may need to be reexamined," Shumlin said. He said it's too soon to say what kinds of changes are called for, but the time to talk about it is now. He said it will take time before anyone can recommend changes in land use planning, structural or environmental changes.

Gina Campoli, an environmental policy manager for the Vermont Agency of Transportation, spends a lot of time thinking about climate change. She said state transportation officials have to rethink road and drainage engineering if climate change is going to create more extreme rainstorms and more flooding, including along roads near Lake Champlain. The difficulty is the state must work with what it has. The road system was largely laid out a century or two ago, long before cars and climate change were ever thought of. "We have to learn how to adapt our system to the new conditions. I don't think we will be picking things up and moving them elsewhere," she said.

Conversations about how to adapt will no doubt continue on as the water returns toward a normal level this summer. Siedl said the conversations are crucial. "There will be difficulties, but it's important and very rational to start now to prepare to adapt to the inevitable," Siedl said."

Excertps from article written by Matt Sutkoski published here: http://www.burlingtonfreepress.com/article/20110612/GREEN01/106120303/Lake-Champlain-Learning-adapt-new-normal?odyssey=mod|newswell|text|FRONTPAGE|p
Photo: Megan Humphrey

Thursday, January 6, 2011

Un barrage qui retient des sédiments radioactifs

Photo: Michael Patrick

Quand je lis cette histoire d'horreur, je me penserais dans un pays du tiers monde, mais la saga se déroule dans le pays le plus riche de la planète, et ce sont des citoyens du Tennesse, pas loin de ceux qui ont vécu le cauchemar du 22 décembre 2008, qui vivent avec cette menace radioactive à tous les jours. Je vous traduis une partie d'un article d'un journal local qui décrit la réfection d'un barrage qui retient les rejets radioactifs dans un plan d'eau que l'on ose appeler White Oak Lake.

Le barrage White Oak Dam renforcé, le Département de l'Énergie fait des travaux sur la structure de terre et de pierre en cas de températures extrêmes. Les contracteurs du département terminent un projet de $3,7 millions après 4 mois de travaux intensifs pour élargir et renforcer White Oak Dam, la structure qui retient le contaminé et radioactif White Oak Lake, afin de s'assurer que la structure faite de pierre et de terre peut tenir le coup en cas de conditions météo extrêmes. Après une inspection faite en 2008, la Federal Energy Regulatory Commission a conclu que des précipitations abondantes sur une période assez longue pourrait compromettre l'intégrité structurelle du barrage, et le rapport du FERC a fait quelques recommendations.

DEMCO Inc. travaillait sur les améliorations du barrage depuis le mois d'août. On pense que la structure peut maintenant tenir bon malgré des pluies abondantes comme celles que la région de Nashville a reçues cette année. Le barrage a été élargi en amont et en aval et sa largeur est maintenant d'environ 200 pieds. Les pentes sont faites d'agrégat de gravier, de la glaise compactée, renforcies de rocs assez massifs pour tenir dans le courant.

Le barrage avait été construit durant le projet Manhattan Project de la Deuxième Grande Guerre pour empêcher les déversements des usines nucléaires de Clinton Laboratories de se retrouver dans la Clinch River et ses effluents. En érigeant un barrage dans White Oak Creek et faire passer la route 95 sur sa crête, on a créé le lac qui devint un étang de rétention pour les rejets et les fuites radioactifs du laboratoire et des tranchées d'ensevelissement de déchêts nucléaires tout près de là. Le barrage a été modifié et amélioré avec les années pour mieux contrôler et mesurer les débordements grâce à des déversoirs de béton.

Avec le temps, les déversements du laboratoire ont diminués et les sites d'ensevelissement dans Melton Valley ont été scellés dernièrement pour aider à ralentir la migration des polluants. Ceci a aidé les sédiments dans le fond du lac à se désintégrer pour atteindre des niveaux plus faibles. Le lac, par contre, demeure un Superfund site, et le barrage continue à servir de protection. White Oak Dam est inspecté régulièrement, et les contracteurs de DOE ont été particulièrement vigilants après la défaillance des murs de rétention des étangs de flyash à Kingston en décembre 2008.

Les derniers travaux sont conçus pour tenir dans des conditions extrêmes et ne veulent pas suggérer qu'une défaillance est imminente. Si le barrage venait à fléchir, des sédiments radioactifs pourraient être transportés avec l'eau en aval. On n'a pas constaté de fuites ou de ruissellements dans les dernières inspections visuelles du barrage qui n'est pas conçu pour retenir de l'eau indéfiniment. Le déversoir est là pour laisser écouler l'eau mais retenir les sédiments. Photo: Paul Efird

"White Oak Dam fortified
Energy Department upgrades earthen stone structure for worst-case scenarios

Department of Energy contractors are wrapping up a four-month, $3.7 million project to widen and strengthen White Oak Dam - which confines radioactively contaminated White Oak Lake - to make sure the earthen-and-rock dam can withstand extreme weather events. After a 2008 inspection, the Federal Energy Regulatory Commission concluded that a super-heavy rainfall over a short period could compromise the dam's structural integrity, and the FERC report recommended a number of enhancements.

DEMCO Inc. has been working on the dam improvements since August under a subcontract to Bechtel Jacobs Co., DOE's environmental contractor in Oak Ridge. "White Oak Dam is being upgraded to withstand a rainfall event similar to what was experienced in the Nashville area this past year," Dennis Hill, a spokesman for Bechtel Jacobs, said in response to questions. "The dam is being widened both upstream and downstream to an approximately total width of 200 feet. The slopes are constructed with gravel aggregate, compact clay, shot rock, and armored with rocks large enough to withstand the projected water currents."

The dam was built during the World War II Manhattan Project to prevent discharges from early nuclear operations at Clinton Laboratories (which became Oak Ridge National Laboratory) from free-flowing into the Clinch River and points downstream. The damming of White Oak Creek, topped by state Highway 95, created the lake, which became a large settling pond for the lab's radioactive releases and leakage from nuclear waste burial trenches in the vicinity. The dam has been rehabbed, modified and upgraded over the decades to better control and measure releases via its concrete spillway.

Over time, ORNL's discharges have diminished and the nuclear burial grounds in Melton Valley were capped in recent years to help stem the migration of pollutants. That has allowed the radioactivity in lake-bed sediments to decay to significantly lower levels. The lake, however, remains a Superfund site, and the dam continues to play a protective role. White Oak Dam is inspected on a regular basis, and DOE contractors performed additional checks following the disastrous failure of TVA's flyash-retention pond at Kingston in December 2008.

Hill said the latest enhancements are designed to protect against worst-case scenarios, and he emphasized there is nothing to suggest imminent failure. He said the weather-related conditions that the dam is being upgraded to address have never occurred in the dam's history. "Such conditions are extremely unlikely," he said. Tennessee regulations require that the roadway embankment, which in this case is White Oak Dam, be able to survive the flow produced by a storm that's one-third of the "probable maximum precipitation," Hill said. "Recent dam safety inspections have noted possible failure mechanisms principally at and around the box culvert near the south end of the embankment. Dam failure could potentially involve large-scale release and transport of the contaminated sediments." The dam is visually inspected four times a year by the "facility manager," Hill said. If heavy rainfalls cause the lake level to rise above 749 feet (normal level is 745 feet), additional inspections are performed for several weeks afterward, he said. FERC does an independent inspection of the dam once a year, usually in the fall, and Bechtel Jacobs has done an inspection every five years, he said.

Hill said there have been no identified leaks or seeps from the earthen dam, but he also noted that White Oak Dam is not designed to permanently hold back the water. "It is constructed with a spillway that allows flow of water out of the lake," he said.""

Excerpts from article written by Frank Munger published here: http://www.knoxnews.com/news/2010/dec/28/white-oak-dam-fortified/

I would have thought this horror story would not be happening in the richest country in the world, but it is!

Friday, December 10, 2010

Gaz de schiste - l'exploration et les puits verticaux sont aussi risqués



Au-delà de la fracturation, des experts se questionnent sur l'innocuité des puits exploratoires et des forages verticaux.

Pour plus de 2 ans, le débat sur le forage à la quête du gaz naturel s'est concentré surtout sur la fracturation hydraulique dans les puits horizontaux. Mais un témoignage d'experts qui sera présenté à une audience gouvernementale le mois prochain (janvier 2011) met en doute ce que l'on prenait pour acquis tant qu'à la sûreté des forages verticaux en profondeur et les puits exploratoires qui surviennent dans plusieurs états avvec très peu de surveillance légale.

L'audience adminstrative est initiée par le Delaware River Basin Commission (un peu comme un organisme de bassin versant), une agence fédérale qui règlemente une panoplie d'activités terrestres et aquatiques en Pennsylvanie, dans l'état de New York, le New Jersey et le Delaware. Un sujet qui sera débattu est le fait que la commission ait rendu public en juin 2010 que les compagnies qui font des forages exploratoires, les forages qui sont faits pour déterminer si il y a en effet la présence de gaz, doivent obtenir un permis de l'agence avant de forer dans son territoire, et si oui ou non les 11 puits exploratoires en Pennsylvanie qui ont déjà été approuvés devraient être exclus de la règlementation.

La commission tient rarement des audiences, et le progrès de celle-ci est suivi de près par l'industrie et les défendeurs de l'environnement à cause des effets possibles sur le boom gazier dans la formation Marcellus qui se trouve sous la majorité du territoire du bassin versant.

La décision de la commission de règlementer les puits d'exploration est contestée par la Northern Wayne County Property Owner's Alliance avec les compagnies de forage Hess Corp. et Newfield Exploration Co. La contestation pour l'exemption des 11 puits déjà approuvés vient de 2 organismes environnementaux, le Damascus Citizens for Sustainability Inc. et le Delaware Riverkeeper Network avec le comté de Nosckamixon de la Pennsylvanie où est situé l'un des puits.

La Commission a refusé de fournir aucun des témoignages qui ont été soumis pour l'audience sans une demande d'accès à l'information. ProPublica a déposé cette demande, mais en attendant, les organisations environnementaux ont rendu disponible les rapports qu'ils ont soumis à l'audience, ainsi que les rapports que la commission a présentés en son propre nom. Aucun des autres partis impliqués dans l'audience n'a répondu à notre demande de commentaires ou fournir à ProPublica les rapports de leurs experts ou d'autres documents reliés au dossier.

Les rapports de la commission affirment que les puits creusés de 7,000 à 8,000 pieds pour atteindre la formation Marcellus créent des passages qui pourraient laisser passer des contaminants qui pourraient se déplacer dans les eaux souterraines et de surface. Les puits exploratoires ont le potentiel de nuire aux espèces menacées dans le bassin versant de la rivière.

Les rapports soumis par les 2 organisations environnementales affirment que bien que ces puits exploratoires sont soumis à moins de surveillance règlementaire, ils pourraient être plus dangereux que les puits d'exploitation parce que les risques venant des forages dans une région exploratoire sont par définition inconnus. Les produits chimiques sont utilisés dans le procédé de forage d'un puit exploratoire, et le risque que ces chimiques se déplacent dans l'eau souterraine dans le bassin versant de la rivière Delaware est accru à cause de l'activité sismique naturelle dans la région. Les 11 puits litigieux ne rencontrent pas les critères des puits exploratoires. La documentation indique que certains de ces puits ne seront pas seulement utilisés seulement pour receuillir des donnés mais pour la production gazière, ce qui détourne partiellement le procédé règlementaire applicable sur les puits d'exploitation. Les lois pour les compagnies de pétrole et de gaz en ce qui a trait à l'érosion en Pennsylvanie, la sédimentation et les eaux pluviales demandent moins de surveillane que n'importe quelle autre activité industrielle dans l'état.

Les démarches pour obtenir un permis du département de protection environnemental de l'état de la Pennsylvanie, Pennsylvania Department of Environmental Protection, les instructions en construction et les plans d'urgences sont insuffisants pour réduire les facteurs de risque venant des puits d'exploration. N'importe quelle activité de forage, vertical ou horizontal, qui a lieu dans des formations de shale est risquée pour la santé humaine et l'environnement.

Les rapports pour la commission ont été écrit par le biologiste Robert M. Anderson, l'écologiste Danielle A. Kreeger, les ingénieurs en produits pétroliers Peter M. Demicco et Susan L. Harvey, le scientifique en environnement Glenn C. Miller, l'ingénieur Emmett M. Owens, le géologiste Paul A. Rubin et le toxicologiste médical Daniel T. Teitelbaum.

Edward N. Cahn, un ex juge fédéral, a été nommé par la commission Delaware River Basin Commission à la présidence de l'audience de janvier. Le juge Cahn va présenter ses recommendations à la commission qui votera sur celles-ci à une rencontre publique subséquente.
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"Beyond Fracking: Experts Challenge Safety of Exploratory Wells, Vertical Drilling

For more than two years, the natural gas drilling debate has focused primarily on the use of hydraulic fracturing in horizontal wells. But expert testimony submitted for a government hearing next month (January 2011) challenges long-held assumptions about the safety of deep vertical drilling and exploratory wells, which operate in many states with limited regulatory oversight.

The administrative hearing will be held by the Delaware River Basin Commission, a federal agency that regulates a variety of water and land activities in Pennsylvania, New York, New Jersey and Delaware. At issue is the commission’s June 2010 determination that companies that drill exploratory wells—wells that are drilled to test theories about where gas might be found—must obtain the agency’s approval before drilling within its jurisdiction, and whether or not 11 exploratory wells in Pennsylvania that have already been approved should be exempt from the regulation.

The commission rarely holds hearings, and the progress of this one is being followed closely by industry and environmental advocates because of its implications for the drilling boom in the gas-rich Marcellus Shale rock formation, which underlies much of the basin.

The commission’s decision to regulate exploratory wells is being challenged by the Northern Wayne County Property Owner’s Alliance, with drilling companies Hess Corp. and Newfield Exploration Co. joining as interested parties. Challenging the exemption of the 11 approved wells are two environmental organizations, Damascus Citizens for Sustainability Inc. and the Delaware Riverkeeper Network, along with Nockamixon (Pa.) township, where one of the wells is located.

The Commission refused to supply any of the testimony that has been submitted for the hearing without a Freedom of Information Act Request. ProPublica filed that request, but in the meantime the environmental organizations provided the reports they submitted, as well as the reports the commission submitted on its own behalf. None of the other parties involved in the hearing responded to requests to comment or to provide ProPublica their expert reports or other relevant documents.

The commission’s reports assert that:

Wells drilled 7,000 to 8,000 feet to reach the Marcellus formation create pathways through which naturally-occurring contaminants can potentially migrate into ground and surface water

Natural gas exploratory wells have the potential to harm endangered species in the river basin

The reports submitted by the two environmental organizations assert that:

Although they receive less regulatory review, exploration wells can be more dangerous than production wells because the drilling hazards in an exploration area are by definition unknown

Hazardous chemicals are used in the exploratory well construction process, and the risk of those chemicals moving into groundwater in the Delaware River Basin is exacerbated because of natural seismic activity in the area

The 11 wells in question do not meet the criteria for exploratory wells. Documentation indicates that some of these wells will be used not just for gathering data but for gas production, which circumvents part of the regulatory process required for production wells

Pennsylvania’s erosion, sedimentation, and storm water regulations for gas and oil companies require far less oversight than any other industrial activity in the state

The Pennsylvania Department of Environmental Protection’s permit process, construction guidelines and emergency preparedness plans are insufficient to mitigate the risk factors posed by exploratory wells

Any drilling activities, vertical or horizontal, that take place in shale rock formations pose significant risks to human health and the environment

The commission’s reports were written by fish and wildlife biologist Robert M. Anderson, ecologist Danielle A. Kreeger, petroleum engineer Patrick M. O’Dell, biologist Erik Silldorf, ecologist John K. Jackson, ecologist Bernard W. Sweeney and public health researcher Conrad Daniel Volz.

The environmental organizations’ reports were written by engineer Michele E Adams, chemist Ronald E. Bishop, civil engineer Peter M. Demicco, petroleum engineer Susan L. Harvey, environmental scientist Glenn C. Miller, engineer Emmett M. Owens, geologist Paul A. Rubin, and medical toxicologist Daniel T. Teitelbaum.

Edward N. Cahn, a former federal judge, has been appointed by the Delaware River Basin Commission to preside over the January hearing. Cahn will submit his recommendations to the commission, which will vote on them at a future public meeting."

Excerpts from article written by Marie C. Baca published by ProPublica here: http://www.propublica.org/article/beyond-fracking-experts-challenge-safety-of-exploratory-wells-vertical-dril

The Governement of Quebec and the gas industry keep telling us not to worry, that for now, all they are doing is exploratory drilling and that has nothing to do with extracting and producing gas. This article is the proof that citizens have doubted the good faith of the governement and the gas industry and have been right and have good reason to suspect foul play.

Tuesday, November 30, 2010

Gaz de schiste: ce que l'on sait et ce que l'on peut prédire

Photo: frackcheckwv.net

Voici une traduction libre d'un résumé de ce qui s'est dit à la conférence "Health Effects of Shale Gas Extraction: What is Known and What can we Predict?" à l'University of Pittsburgh Graduate School of Public Health.

"Les préoccupations pour la santé et la sécurité durant l'extraction des combustibles fossiles"

Le Docteur Bernard Goldstein, un professeur au département de santé environnementale et au travail a lancé la conférence avec une discussion sur la nécessité d'employer des techniques de communication du risque adéquates de la part de la santé publique, du gouvernement et de l'industrie quand ils discutent avec le public des dangers de forer pour le gaz naturel. Par exemple, si l'industrie avait divulgué d'une façon transparente les ingrédients dans les fluides qui fracturent le shale et les rôles de ces ingrédients dans la fracturation hydraulique dès le début, cela aurait été au devant des craintes du fait que l'exacte recette de chaque stimulation de puits est un secret corporatif.

De plus, le docteur Goldstein a demandé à la santé publique de commencer une recherche anticipative sur les risques potentiels du forage pour le gaz de shale sur la santé publique, parce que cela est difficile de faire des liens après les faits. Il a aussi remarqué que la Pennsylvanie est désavantagée quand il s'agit des fonctionnaires chargés de veiller à la santé du public.

La géochimie inorganique des eaux de fracturation du Marcellus

Carl S. Kirby a commencé sa présentation en définissant les termes "slick water" et "frack-water", puisque la chimie de chacun est tellement différente. " Slick water" est fait d'eau, de sable et des agents lubrifiants qui sont pompés dans le puits foré. "Frack water" est le nom donné aux liquides qui reviennent à la surface après la fracturation hydraulique. Ce liquide contient le "slick water" ainsi qu'une certaine concentration de saumures venant du puits. La concentration de saumure (eau salée) varie beaucoup et dépend de la géochimie des formations géologiques et du temps que le "slick water" a passé dans le puits foré avant de remonter à la surface comme eaux de fracturation. Le degré de concentration des saumures dans les eaux de fracturation est d'une importance majeure, puisque les traitements actuels des eaux de fracturation ne peuvent pas assurer que ces chimiques seront retirés des eaux de fracturation. Alors, on peut emmagasiner les eaux de fracturation, les recycler et les réutiliser, les transporter à des usines spécialisées pour les traiter ou les réinjecter. Pour le moment, une grande partie des eaux de fracturation de la Pennsylvanie va en Ohio où elles sont réinjectées dans des puits vides très profonds, une méthode que l'industrie appelle "closed loop", boucle fermée.

Les charactéristiques chimiques des eaux de fracturation sont surtout des TDS (Total Dissolved Solids - total de solides dissous) élevés, comme le Na, Ca, Cl, Ba, Sr et de basses concentrations de Mg et de SO4. Les eaux de fracturation sont radioactives et ont un pH entre 5 et 8, ce qui est plutôt neutre. Certaines eaux de fracturation sont aussi un tier des matières solides. Le volume de "flowback" , les eaux qui reviennent à la surface, est très élevé au début pour ensuite diminuer avec le temps, et pendant ce temps-là la concentration saline augmente beaucoup, pense-t-on, car il manque des données pour confirmer cette dernière affirmation. On s'est penché sur la radioactivité: les rayons alpha viennent surtout du gaz radon qui a une durée de vie plutôt courte. Les rayons beta par contre sont plus inquiétants, car ils indiquent habituellement la présence du radium qui demeure sous forme de particules en suspension.

La technologie existe pour pouvoir analyser certains aspects du forage, de la fracturation et les étapes de la production du gaz naturel. Les modèles hydro-géologiques ont été menées mar le travail du Docteur Kirby et son équipe. Les résultats des modèles démontrent que la source principale du fer (Fe) est la pyrite, pendant que la source principale du barium (Ba) vient des acides organiques. D'autres techniques sont aussi disponibles pour aider à prévenir la dégradation environnementale. En employant la conductivité pour surveiller les fuites dans les infrastructures des eaux de fracturation est l'une des solutions proposées, mais on doit prendre des précautions dans l'interprétation des changements de la qualité de l'eau de surface. En particulier, la conductivité est non-spécifique, et il y a aussi la possibilité du manque de brassage des eaux de surface et qu'ainsi le monitorage ne se rende pas compte d'un évènement .

La chimie des métaux dans la formation Marcellus

Tracy Bank a parlé de la chimie du Marcellus en commençant par la géologie de la formation. Le shale est un roc sédimentaire d'une composition mixte de minéraux granulés finement. Bien que la plupart des minéraux de glaise existent, les métaux s'y trouvent en quantités variables. Le Marcellus est un shale noir qui s'est formé sous des eaux relativement profondes sans oxygène. Les matières organiques en décomposition dans ces régions il y a presque 400 millions d'années ont aussi permis de garder le gaz, le pétrole et le charbon. Ces conditions favorisent aussi la présence de métaux comme le fer, le zinc, le molybdenum et l'uranium.

La solubilité des métaux, c'est-à-dire leur habilité à se dissoudre dans une solution homogène ou se trouver dans une solution d'eau dépend un peu de la quantité d'oxygène, de la pression et de la quantité du solvant. La recherche du Docteur Bank s'est concentré sur la solubilité de l'uranium, et dans sa présentation de vendredi, elle a expliqué que la solubilité de l'uranium dépend des conditions du redox (oxydation et réduction). Aussi, les concentrations d'uranium, par exemple, sont plus élevées quand les niveaux de carbone organique sont plus élevés, et des concentrations plus élevées de gaz naturel sont certainement ce que l'industrie cherche.

Le Docteur Bank suggère que la couche de shale et les formations de roc à des milles pieds sous terre manquent sûrement d'oxygène et donc réduise les taux de redox. Quand de grandes quantités d'eau à haute pression sont introduites dans ces formations par la fracturation, l'oxydation et les conditions sont ainsi changées et il peut en résulter une solution d'uranium, de fer et de zinc. Ceci arrive naturellement aux formations de roc qui sont exposées aux éléments quand le Marcellus perce à la surface.

L'exploitation du gaz non conventionel dans des paysages: les incertitudes dans l'histoire, la contamination

Dan Bain, professeur assistant dans le département de la géologie et les sciences planétaires de l'université de Pittsburgh a parlé des liens entre les paysages de la Pennsylvanie et l'exploitation du gaz naturel. Un danger préoccupant pour la santé publique est le potentiel de communication entre les différentes compositions de l'eau utilisées dans les procédés de production et le mouvement des métaux dans les sédiments résultant des travaux miniers dans la région. Selon le Docteur Bain, les interactions chimiques se font surtout dans les sédiments en contact avec l'eau, donc il est important de monitorer l'eau souterraine et de surface pour suivre l'augmentation de concentrations en métaux. Le mouvement du sodium est particulièrement inquiétant pour les écosystèmes riverains.

Comme les activités minières ont laissé leurs traces sur la région, l'exploitation du gaz du Marcellus laissera également ses traces dans les sédiments. Le Docteur Bain suggère que d'autres recherches sur nos connaissances des plaines innondables et les couches rocheuses près de la surface seront nécessaires pour se faire des modèles des effets qu'auront les activités de l'industrie sur les eaux par les sédiments qu'elle produira.

Les défis de la gestion de l'eau et la production du gaz du Marcellus

John Veil a présenté de l'information à partir de son travail financé par le U.S. Department of Energy. Premièrement, de l'information de base sur le gaz de schiste et son développement. Les types de gaz explorer mentionnés sont le méthane venant des couches de charbon, le gaz conventionnel sur terre et en mer, le gaz qui vient avec le pétrole brut, le gaz non conventionnel sur terre et le gaz importé. M. Veil affirme que le gaz de schiste ne peut que prendre plus de place sur le marché. Il mentionne les différents états et provinces qui ont des formations de schistes qui contiennent du gaz et il décrit les différentes étapes d'exploration: obtenir l'accès aux terrains par location ou par achat, l'exploration, la préparation du site, le forage, la préparation du puits pour la production (incluant la fracturation hydraulique) et finalement la production du gaz et la gestion de l'eau.

M. Veil s'est ensuite attardé sur la question de l'eau. Durant la préparation d'un site de forage, le ruissellement pluvial devrait être pris en ligne de compte à tous les endroits que le sol a été dérangé durant la construction, ce qui inclus le respect de toutes les pratiques de contrôle de sédiments et la stabilisation des surfaces dérangées ( habituellement préparées avec du gravier). Différentes firmes de forage adoptent différentes pratiques de gestion d'eaux pluviales. L'eau est aussi nécessaire pour les fluides de forage et les besoins varient entre 1 million de gallons dans le shale de Haynesville jusqu'à 60,000 gallons dans le shale de Fayetteville. La quantité d'eau nécessaire dépend des types de fluides de forage utilisés et la profondeur ainsi que la distance horizontale des puits. Le volume nécessaire pour forer dans le shale de Marcellus est plutôt vers la quantité la moindre dans cette échelle et se situe vers 800,000 gallons par puits. Les déchêts de forage sont ensuite envoyés dans des bassins de rétention. La fracturation hydraulique est un autre problème d'eau majeur. L'eau nécessaire pour un seul puits dans la formation Marcellus peut exiger de 1 à 5 millions de gallons d'eau. Chaque puits et sa demande en eau n'est peut-être pas un problème aigü, mais dans le cas d'une région où il se trouve plusieurs puits, cela devient plus criant. Les sources en eau peuvent venir d'un ruisseau, d'une rivière ou d'un lac, d'un puits de surface, d'un réservoir aménagé par l'exploitant, ou d'une source d'aqueduc public. Des pipelines ou dans la plupart des cas, des camions-citernes peuvent faire la livraison de l'eau sur le site. L'eau est ensuite entreposée dans des bassins ou des citernes.

La fracturation ou la stimulation du puits nécessite des volumes considérables d'eau, de sable et des additifs pompés à haute pression dans le puits à diffférentes étapes. Ce processus est monitoré en temps réel en enregistrant les pressions et les températures durant chaque étape (stage). Premièrement, il y a de grandes quantités de "flow back fluides", des fluides de refoulement qui reviennent à la surface dans les premières heures ou les premières journées, habituellement storées dans des bassins ou des étangs. Les sites les plus vastes entreposent les fluides de flowback dans des citernes de saumures où ils sont filtrés et réutilisés pour fracturer d'autres puits. La deuxième étape (stage) est quand les eaux usées (produced water) reviennent à la surface, de quantité moindres au fil du temps. Ces eaux usées sont entreposées dans des citernes et ramassées par camions-citernes. Ces eaux ramassées doivent être transportées vers d'autres puits vides ou à des usines de traitement d'eaux usées. Les puits d'injection sont une autre méthode de se débarasser des eaux usées, mais ne sont pas disponibles partout, et deviennent ainsi une source de traffic lourd qui va et vient entre les 2 sites.

M. Veil a mentionné la quantité d'eau utilisée durant une bonne année de production. Il dit que c'est difficile de prévoir le nombre maximum de puits, mais qu'un rapport du United States Geological Survey (USGS) qui date de 2005 a des mesures assez justes. La quantité totale utilisée dans les 3 états de la Pennsylvanie, de la Virginie Occidentale et de New York est d'environ 25 millions de gallons par jour. La quantité totale d'eau prélevée est 7,457 millions de gallons par jour par année, ce qui veut dire que moins de 1% de la source d'eau est utilisée. Ce qui veut dire qu'il y a amplement d'eau dans la région du Marcellus pour alimenter le forage, mais les besoins en eau et les facteurs variront selon la localisation géographique et les saisons.

Les effets cumulatifs et à long terme attendus des impacts du forage dans le Marcellus

Michel Boufadel, chaire du Département d'Ingénierie civile et environnementale du Temple University a parlé des factuers qui jouent dans la migration et la rétention des eaux de flowback. Le Docteur Boufadel mentionne que ceci peut venir du fond du puits durant l'injection et la fracturation, ainsi que du sol autour des fuites dans les coffrages.

Bien que le puits typique creusé dans le shale du Marcellus est environ 7,000 pieds de profondeur, les formations géologiques sont très fracturées, et quand les eaux de flowback sont injectées ou fracturées hydrauliquement à des pressions jusqu'à 10,000 psi (livres par pouce carré), c'est possible pour cette eau de migrer à des milles pieds de distance, selon les connections entre les failles géologiques et les joints.

L'autre façon que les eaux de flowback peuvent se déplacer est le danger des renversements. Le Docteur Boufadel insiste pour dire que la plupart des modèles sont inadéquats parce qu'ils ne tiennent pas compte de la grande densité des saumures. À cause de cela, les eaux de flowback tendent à pénétrer plus profondément dans le sol que l'eau douce, et demeurer dans les aquifères plus longtemps. De plus, les détecteurs de surface peuvent ne pas être capable de détecter la contamination pendant des années.

Des questions et des manques dans nos connaissances relevées par la salle:

L'interprétation des données est importante. Nous avons besoin de groupes de recherche pour colliger l'information afin de mieux diriger la communication des risques.

Les compagnies qui traitent les eaux usées "frac water", les eaux qui résultent des stimulations des puits, promettent que leurs techniques de purification peuvent produire de l'eau potable et des sels qui pourraient être utilisés comme appâts de chevreuils (blocs de sel). Quelle est la qualité de l'eau qui ressort de ces installations? Est-ce que le sel est sécuritaire pour la consommation animale ou pour saler les routes l'hiver? Que doit-on faire des composés qui viennent des fluides traités?

Bien que certaines compagnies ont des feuilles de route meilleures que d'autres, elles ont toutes commis des infractions en Pennsylvanie.

Le temps écoulé entre la revue par les pairs et la réponse donnée aux communautés est trop grand. De plus, les gens peinent à comprendre les études revues par les pairs de toute façon.

Est-ce quelqu'un a calculé la quantité totale de dioxide de carbone émis par toutes ces opérations du début du processus jusqu'à la fin?

"Recap of GSPH's Shale Gas Conference (Morning)

If you were unable to attend the University of Pittsburgh Graduate School of Public Health's all day conference, HEALTH EFFECTS OF SHALE GAS EXTRACTION: WHAT IS KNOWN AND WHAT CAN WE PREDICT?, here is a recap of the morning sessions for you provided by CHEC's staff. The conference was also recorded on video. We will post the link to the videos on this blog once the videographer has a chance to cut the tape into sections by speaker.

“Health and Safety Considerations in the Extraction of Fossil Fuels”

Bernard Goldstein, MD is a professor in GSPH's Department of Environmental and Occupational Health, as well as the school's past dean. Dr. Goldstein started off the conference with a discussion about the need for public health, government, and industry to use proper risk communication techniques when discussing risk of natural gas drilling with the public. For example, if the industry had openly discussed the ingredients of the fluid used to hydraulically fracture the shale and the purposes of those ingredients when hydraulic fracturing was first used, for example, it would have prevented a significant amount of [often times] unnecessary fear regarding the fact that the exact composition of each company's well stimulation mixture is proprietary (a trade secret).

Additionally, Dr. Goldstein called for public health to conduct prospective research on the potential public health impacts of shale gas drilling, because it is difficult to make connections retrospectively (looking back).

He also noted that Pennsylvania is at disadvantage when it comes to our public health workforce (the folks with the expertise and know-how to look out for the welfare of PA residents). - Only 6 of 67 counties in PA have a public health authority, and we have the smallest workforce in this field of any state in the U.S. In essence, "PA is a third world country in relation to its inadequate public health workforce."

“Inorganic Geochemistry of Marcellus Shale Hydrofracturing Waters”

Carl S. Kirby, PhD began his presentation by defining the terms “slick water” and “frack-water”, since the chemistry of each is so different. Slick water consists of water, proppant, and slicking agents that are pumped down into the drilled well. Frack water identifies the liquids returning up to the surface after hydrofracturing has been completed. This liquid includes the slick water, as well as a concentration of brine water from within the well. The concentration of brine is largely irregular, and depends upon the geochemistry of the drilled strata, and the amount of time the slick water remained in the well bore, before returning as frack water. The extent of dissolution of salts/brines in the frack water is a major concern, since the current treatments of frack water do not provide an assurance that these chemicals can be removed from the frack water. Therefore, the options for frack water are storage, recycling and reusing, transporting the frack water to be treated at specialized facilities, or reinjection. Much of the frack water goes to Ohio where it is injected into deep wells - a method the industry calls a “closed loop.”

The chemical characteristics of frack water are dominated by high TDS, specifically: Na, Ca, Cl, Ba, Sr, and low concentrations of Mg, SO4. The frack water is radioactive, and has a pH in the 5-8 range, which is rather neutral. A Durov diagram was presented to show the signature of anions and cations. Some frack waters are also 1/3 solids. The volume of flowback frack water is very high at first and then slows down while salinity is thought to increase dramatically with time, although there is currently not enough data to confirm the increasing salinity. The radioactivity was investigated; the gross alpha is typically due to radon gas, which is short-lived. The gross beta on the other hand is of higher concern, as it typically signifies radium, which remains particulate-bound.

Technologies are available to characterize certain aspects of the drilling, fracking, and production phases of natural gas production. Hydro-geological modeling with the geochemical program PhreeqC has been conducted by Dr. Kirby’s work group. Modeling results indicate that the main source of iron (Fe) is pyrite, while the main source of barium (Ba) is from organic acids. Other techniques are also available to help prevent environmental degradation. Using conductivity to investigate leaks in the frack water infrastructure is a possibility, but one would have to be careful when interpreting changes in surface water quality. In particular, conductance is non-specific, and there is also the potential for lack of mixing in surface water such that the monitors miss the event.

“Trace Metal Chemistry of the Marcellus Shale”

Tracy Bank, PhD discussed the chemistry of the Marcellus, beginning with the geology of the formation. Shale is a sedimentary (meaning deposition) rock type consisting of a fine-grained composition of a mixture of minerals. Though mostly clay minerals exist, metals species can exist in varying amounts. The Marcellus Shale is considered a black shale that was formed in relatively deep waters, devoid of oxygen. Trapped decaying matter in and around these areas nearly 400 million years ago lent to the conservation of natural gas, oil, and coal. Conditions that conserve organic matter also favor the conservation of redox sensitive metals such as; iron, zinc, molybdenum, and uranium.

The solubility of metals, meaning the ability to form a homogeneous solution or become mobilized with water (solvent) for instance, is partly dependent on the amount of oxygen, amount of pressure, and availability of a solvent. Dr. Bank’s research focused on the solubility of uranium, and in her presentation on Friday, she explained that the solubility of uranium is dependent upon redox conditions. Also the concentrations of uranium, for instance, are higher where there are higher levels of total organic carbon, and higher levels of natural gas is certainly what industry is seeking. Redox reactions, in short, describe the changing of a molecule’s oxidation number, commonly in the form of a gain or loss of electrons.

Dr. Bank presented that the shale layer and rock formations thousands of feet underground, are surely lacking oxygen, and thus are in a reducing redox state. When large amounts of pressure and water are introduced into these underground formations by fracing, the oxidation states and reducing conditions can be altered leading to the mobilization of uranium, iron, and zinc. This can and does happen naturally to rock layers exposed to weathering, as it does in the Marcellus Shale outcrops. Dr. Bank’s previous work, focused on Superfund sites containing relatively much higher levels of uranium and other radioactive contamination. Interesting to note, that in those projects - to clean contaminated areas - the bioremediation efforts focus on creating reducing redox conditions; the opposite of what fracing induces.

“Unconventional Gas Extraction in Legacy, Energy Production Landscapes: Uncertainties in History, contamination, and Interactions”

Dan Bain, PhD, assistant professor in the Department of Geology and Planetary Science at the University of Pittsburgh addressed the correlation of Southwestern Pennsylvania’s legacy landscapes and natural gas extraction. An important public health concern is the potential for the interaction of varying water compositions used in the Marcellus Shale production process and mobilization (or movement) of metals through legacy surface sediment i.e. sediment resultant from the effects of coal mining on the region. According to Dr. Bain, sediment drives most chemical interactions at the water-sediment interface. Therefore, it is critical to continue to monitor ground and surface water for increases in metal content. The mobilization of sodium is of particular concern to riparian ecosystems.

As coal mining left its imprint on the region, gas extraction from Marcellus Shale will undoubtedly leave another set of legacy sediment types. Dr. Bain proposes that continued research regarding comprehension of flood plains and near surface bed rock is necessary to appropriately model possible outcomes from movement of industry specific waters through legacy sediment.

“Water Management Challenges in Marcellus Shale Gas Production”

John Veil presented information based on his work funded by the U.S. Department of Energy. First, background information about shale gas and how it is developed was presented. The types of gas exploration include coal bed methane, conventional on-shore and off-shore, gas associated with crude oil, unconventional on-shore, and net imports. Mr. Veil stated that the contribution of shale gas is bound to expand. Shale is located in many places in US, and the most significant are the: Barnett (Texas), Fayetteville (Arkansas), Antrim Shale (Michigan), Haynesville (Louisiana), Marcellus (Northeast U.S.), and Woodford (Oklahoma). There are also shales located in Canada, the Horn River Shale in British Columbian, and Nontney Shale in British Columbia and Alberta. The steps in the shale gas extraction process include: gaining access to the gas through property leasing or acquisition, searching for natural gas, preparing the site, drilling the well, preparing a well for production (includes hydraulic fracturing), and finally gas production and water management.

Mr. Veil then elaborated on water issues:
During site preparation, storm water runoff should be considered from all land areas disturbed during construction, which includes following proper sediment control practices and stabilizing exposed surfaces (generally prepared with gravel). Different operators follow different degrees of storm water management. Water is also necessary for the drilling fluids and can range from 1 million gallons in the Haynesville Shale to 60,000 gallons in the Fayetteville Shale. The amount of water depends on the types of drilling fluids used and the depth and horizontal extent of the wells. The Marcellus Shale drilling volume falls near the lower end of this range at 800,000 gallons per well. Drilling waste is then sent to lined pits. Hydraulic fracturing is another major water issue. The water needed for a single well in the Marcellus region may require 1 to 5 million gallons. Individual well volumes of water are generally not a critical issue, but collectively can be important within a region. Sources of water can be a stream, river or lake, ground water well, impoundment created by the producer, and a public water supply. Pipelines or tanker trucks (more often) can deliver water to the site. Water is then deposited in impoundments or tanks.

Fracturing (or stimulation) of the well, involves pumping large volumes of water, sand, and additives under high pressure into the well in stages. This process is monitored in real-time, recording the pressures and temperatures during each stage. After fracturing is complete, there is a period of time where water will flow back to the surface in two stages. First, there is the large volume of "flow back fluids" that return to the surface in the first few hours or days, typically collected into pits or ponds. Some larger sites collect flow back fluid in brine tanks where it is filtered and reused to fracture other wells. The second stage is when the "produced water" returns to the surface, slowing in volume over time. This low flow is stored in tanks and picked up by tanker trucks. Collected water must be removed from site by tank truck and hauled off site to commercial disposal wells or waste water treatment plants. Injection wells are another method of disposal. Commercial injection wells are not viable solutions in PA, but there are several in Ohio, causing high truck traffic back and forth between the states.

Mr. Veil discussed how much water would be needed in a high production year. He stated that it is hard to predict the maximum number of wells, but that the report by the United States Geological Survey (USGS), goes back to the year 2005 and does accurate measurements. The totals for the three states of PA, WV, and NY are about 25 millions of gallons/day. The total water withdrawal is 7,457 million gallons per day annually, which means that less than 1% of the total water supply is used. That means there is ample water in the Marcellus region for well drilling, but water needs and considerations will differ according to geographic location and the season.

“Long-Term and Cumulative Assessment of the Impact of Marcellus Shale Drilling”

Michel Boufadel, Ph.D., P.E., Chair of the Department of Civil and Environmental Engineering from Temple University, spoke about factors leading to the movement and retention of flowback water in his presentation. Dr. Boufadel indicated that this can happen from the bottom of the well up during injection and fracturing, as well as from the ground down in the case of pit leaks.

Although the typical Marcellus Shale well is 7,000 feet deep, the earth is highly fractured, and when the flowback water is injected or hydraulically fractured at pressures up to 10,000 psi (pounds per square inch), it is possible for this water to migrate up thousands of feet, depending on the connectivity of the faults and joints.

The other method for flowback water migration is the possibility of pit spills. Dr. Boufadel stressed that most current models are inadequate, because they do not account for the high density of the brine. Because of this, the flowback water tends to seep deeper in the ground than fresh water would, and remain in the aquifers longer. In addition, shallow sensors may not be able to detect the contamination for years.

Conversation with participants about the gaps in the science and future directions from the morning speakers
Radisav Vidic, PhD, PE was the moderator for the morning sessions. Dr. Vidic did an exceptional job guiding the speakers and discussions with the audience, despite the tensions present. The first part of this session involved summarizing the morning's presentations. During the second part of his session, participants were given the opportunity to ask questions and provide their input on what seems is missing from the repository of shale gas research.

Questions and Research Gaps Identified by the Audience:

Translation of data to information is important. We need to assemble cohorts (research groups) to gather background information in order to guide proper risk communication.
Companies dealing with "frac water" (the fluids produced after wells are stimulated) are promising that their water purification techniques can produce potable water and salt (e.g. for deer licks). What is the quality of the water coming out of these plants? Is the salt safe for animal consumption or use on the roads during wintertime? How should the components of the treated fluids that their systems claim to be able to filter out be handled?
Secretary Hanger of the PA DEP has referred to drilling companies as A, B, C students, meaning that some are better than others. Regardless, all of the companies have caused violations in PA.
The time between peer review and addressing community concerns is too much. Additionally, people have trouble understanding what peer reviewed research actually says anyway.
Has anyone calculated the amount of carbon dioxide we've put into the atmosphere from these operations collectively from the beginning of the process to the end?
Would you like to contribute your own comments about the conference? A link to the survey will be available soon."

Excerpts from article published here: http://www.fractracker.org/2010/11/recap-of-gsphs-shale-gas-conference.html

Thanks for the recap! Like we were there!

Sunday, November 14, 2010

Mais qu'est-ce qu'il y a dans la rivière?

Photo: Huw Williams

La rivière Wabash traverse les 2/3 de l'Indiana, et ce qu'il y a dans la rivière impacte bien plus que les poissons qui nagent dans ses courants. Megan Heller, une étudiante en agronomie fait des prélèvements et teste pour l'E.coli et d'autres particules dans la rivière une fois par semaine. Elle dit que bien des personnes assument le pire quand il s'agit de la Wabash River: "J'ai comme eue l'impression quand je suis arrivée ici que les gens pensaient mourir s'ils tombaient dans la Wabash, mais cela n'est tout simplement pas vrai."

Le Docteur Ron Turco du centre de recherche Indiana Water Resources dit que les choses s'améliorent, quand même: "La Wabash River va mieux. Je pense que les gens craignent qu'il y a une force maléfique dans la rivière, mais la santé de la rivière va quand même mieux qu'avant. C'est une grande ressource."

Qu'est-ce qu'il y a dans la Wabash? Les chercheurs disent que la rivière va mieux, mais la situation est loin d'être idéale. Les chercheurs disent que la rivière est sécuritaire pour les activités récréatives, même la baignade, mais les choses pourraient être améliorées. Il y a encore des niveaux de polluants qui impactent la qualité de l'eau. Le Docteur Turco dit que la plus grande source de polluants dans la rivière Wabash sont les sédiments. Les sédiments, c'est ud sable, des particules de sol ou tout ruissellement qui aboutit dans la rivière. Les sédiments viennent habituellement des terres agricoles ou à cause de l'érosion. Les sédiments charrient d'autres particules, comme des fertilisants des terres agricoles. Les sédiments sont aussi une source de problèmes pour les poissons. "Ce qui m'inquiète le plus des sédiments, c'est qu'il y en a beaucoup. Ce que les gens remarquent et voient surtout, ce sont les algues. C'est ce qui donne la couleur et la turbidité à l'eau de rivière."

Le Docteur Turco dit que les algues en soit ne sont pas mauvaises pour la rivière, mais les concentrations d'E.coli peuvent indiquer qu'il y a d'autres polluants nocifs présents dans l'eau de la rivière comme la salmonelle et la shigella. Il y a des pics de concentration dans la rivière: la concentration est au-dessous de la norme acceptable pour environ la moitié du temps. La concentration de E.coli est souvent la plus élevée durant les mois d'automne et d'hiver. Il dit que la bactérie se retrouve dans la rivière de plusieurs façons: "Cela peut venir de sources agricoles. Nous ne faisons pas de différence entre les sources d'E.coli. Cela pourrait venir des fumiers des bêtes. Cela pourrait venir des débordements, des animaux dans la rue, des égouts défectueux. Cela pourrait venir de bien des endroits. Cela veut tout simplement dire qu'il y a contamination de matières fécales dans le système."

La Wabash River vient de loin. Les niveaux de pollution sont à la baisse et cela se voit. Mais les experts croient qu'il y a encore beaucoup à faire. Et cela demandera des fonds publics. Le Docteur Turco ajoute: "La mauvaise nouvelle est que tout ceci va coûter de l'argent. Et quand on commence à demander du financement pour les égouts, quelqu'un doit payer la note."

La prof Jane Frankenberger de Purdue est la coordinatrice du Water Quality. Elle dit que bien que les villes de Lafayette et West Lafayette ont dépensé près de $100 millions sur leurs systèmes d'égouts et leurs usines de traitement depuis les 10 dernières années, il y a encore beaucoup à faire. "Malheureusement, on parle de centaines de millions de dollars. C'est pas un petit projet. Ce n'est pas une petite étape. Car c'est un projet d'ingénérie compliqué."

Il y a beaucoup de groupes qui travaillent à assainir l'eau de la Wabash. Parmis ceux-ci, il y a le Wabash River Enhancement Corporation. Voici leur site: http://www.wabashriver.net/

On s'entend pour dire que dans ce texte, on peut facilement remplacer "Wabash" avec "Richelieu"?
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"What's in the Wabash?
Pollution continues, but is improving in the river

LAFAYETTE, Ind. (WLFI) - The Wabash River flows through more than two-thirds of the state of Indiana, and what's flowing in the river affects more than just the fish swimming in its currents. Purdue graduate student in agronomy Megan Heller tests for E. Coli and other particles in the river once a week. She said many people assume the worst about the river. "I kind of got the impression, when I first got here, that people thought they were going to die if they fall in the Wabash and that's just not true," said Heller

Dr. Ron Turco of the Indiana Water Resources research center said the situation is changing for the better. "The Wabash River is improving. I think some people think there's some terrible evil force in the river, but it's actually improving. It's a great resource," said Turco.

What is in the Wabash River? Researchers said the river is getting better, but the situation is far from ideal. Researchers said the river is safe to use for recreational purposes, even to swim in, but there is still a long way to go. There are still levels of pollutants affecting the water. Turco said the largest contributing pollutant in the Wabash is sediment. Sediment is any sand, parts of soil, or run off that flows into the Wabash. Sediment usually comes from agricultural lands or from erosion. Sediment carries other things with it, such as fertilizers from farm land. Sediment can also prove to be a problem for fish living in the waters. "The one thing I get concerned about is sediment, which there is quite a bit of. Then what everyone sees when people go out and look at it is the algae. That's what gives the river its color and its murkiness," said Turco.

Turco said the algae isn't bad for the river, but E. Coli levels could indicate other more harmful pollutants in the Wabash like Salmonella and Shigella. At the highest peak those levels can hit 2,000-3,000 E. Coli cells per 100 mL. of water. Safe levels for bodies of water are 235 cells per 100 mL. Turco said E. Coli levels are lower than the safety threshold about half the time. The E. Coli levels are often highest during the autumn and winter months. He said there are several ways this bacteria makes its way into the river. "It can be from agricultural sources. We don't differentiate where the E. Coli comes from. It could be from manures, animal manures. It could be from overflow, it could be from animals on the street, it could be from badly functioning sewer systems. It could be from a lot of things. It just means there is an input of fecal material going into the system," said Turco.

The Next Step

The Wabash River has come a long way. Pollution levels are visibly lowering. But experts do believe there is still more to be done. And that could translate into more taxpayer dollars. "The downside of this is that all this costs money. And when you start asking for more money on the sewer bills, that's all got to be paid for by somebody," said Turco.

Purdue Professor Jane Frankenberger is the University's extension Water Quality Coordinator. She said despite the cities of Lafayette and West Lafayette spending close to $100 million on sewage system and wastewater treatment improvements in the last 10 years, there is still more to be done. "Unfortunately we're talking in the hundreds of millions of dollars. It's not a small project. It's not a small step. Because it's a complicated engineering project. They have an engineering firm working on it. They're putting in a new lift station so some of the sewage will be captured and put to a different part of the sewage treatment plant," said Frankenberger.

There are many groups that are working to improve water quality in the Wabash. Among them is the Wabash River Enhancement Corporation."

Excerpts from article written by Alexandra Deiro published here: http://www.wlfi.com/dpp/living_green/what's-in-the-wabash

Here is the Website for the Wabash River Enhancement Corporation: http://www.wabashriver.net/

Let's be perfectly clear here. The words "Wabash River" can easely be replaced with "Richelieu River" with very little changes to this article, and it would still reflect reality.