Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
Showing posts with label Châteauguay. Show all posts
Showing posts with label Châteauguay. Show all posts

Friday, January 27, 2012

Gaz de schiste - EauSecours! écrit à Arcand


Communiqué: Traitement des eaux de fracturation par les usines d'épuration municipales: EauSecours! questionne le Ministre Arcand


Montréal, le 24 janvier 2012 – La Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau – Eau Secours! a fait parvenir une lettre au ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand, afin d’obtenir des éclaircissements concernant le certificat d’autorisation accordé à la ville de Huntingdon pour le traitement des eaux de forage.

Dans cette lettre, Eau Secours! se questionne sur la pertinence d’accorder un permis de traitement des eaux de fracturation à Huntingdon et ce, avant que l’ÉES ou les experts du gouvernement n’aient évalué si tous les contaminants peuvent être enlevés par ce procédé.

Dans le journal Le Devoir du 20 janvier dernier, on apprend qu’un expert en toxicologie environnementale de l’Université de Sherbrooke, Raymond Van Coillie, a effectué un rapport pour le Vérificateur général du Québec et en est venu à la conclusion que nos usines d’épuration municipales «ne sont pas conçues» pour traiter les eaux de fracturation de l’industrie des gaz de schiste. Le MDDEP continue toutefois d’affirmer que le procédé est sécuritaire.

La rivière Châteauguay présente déjà tous les signes d’une grave problématique de pollution agricole et industrielle (lagunes de Mercier). De plus, les villes de Châteauguay et de Mercier ajoutent des fluorures à leur eau potable, lesquels finissent aussi par se retrouver dans la rivière. Par conséquent, Eau Secours! se demande si l’ensemble de ces contaminants se retrouvera, à son tour, dans l’eau potable des municipalités qui s’approvisionnent dans la rivière Châteauguay. Les impacts sur la santé de la population humaine, ainsi que ceux sur la faune et la flore ont-ils été bien documentés?

« Un problème de leadership semble aussi se manifester dans ce dossier. Le maire de Huntingdon peut-il décider seul d’accepter les eaux de fracturation de partout au Canada pour financer sa municipalité comme il l’a déclaré publiquement et ce, au détriment de toutes les autres villes s’approvisionnant en eau potable à la rivière Châteauguay ?» questionne Martine Chatelain, présidente d’Eau Secours!

La Coalition Eau Secours! se demande comment, malgré l’immense mouvement de protestation et de questionnement citoyen, un maire peut décider seul et unilatéralement de l’avenir de l’eau potable d’une région entière.

« Aux États-Unis, en Pennsylvanie, des problèmes de contamination d’une rivière, la Monongahela, par l’industrie des gaz de schiste, ont privé d’eau potable un bassin de 500 000 habitants. Des cas de contamination des nappes d’eau souterraine et de puits privés sont dorénavant documentés chez nos voisins du sud. La Pennsylvanie interdit maintenant le traitement des eaux de fracturation par les usines municipales d’épuration et l’état de New-York a instauré un moratoire pour protéger les sources d’eau potable. Pourquoi ne pas s’en inspirer chez nous? » ajoute Martine Chatelain

La Coalition pour une gestion responsable de l’eau, Eau Secours! a demandé au ministre Arcand un moratoire immédiat sur toute exploration ou exploitation des gaz de schiste et l’arrêt immédiat du traitement des eaux de fracturation par des usines d’épuration des eaux municipales. Elle a également réclamé des analyses des eaux de fracturation avant et après traitement municipal, et le dévoilement du nom de tous les contaminants des eaux de fracturation traitées, ainsi que leur proportion (%).

Eau Secours! demande au MDDEP la preuve écrite qu’aucun contaminant ne peut nuire à la santé de la population et de l’environnement. Le principe de prudence et le simple bon sens devraient s’appliquer pour protéger le patrimoine hydrique des Québécoises et des Québécois.

Lettre envoyé au ministre Arcand

Article du Devoir: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/340662/traitement-des-eaux-de-fracturation-du-gaz-de-schiste-les-usines-d-epuration-ne-suffisent-pas-estime-un-expert

Lien du communiqué: http://eausecours.org/2012/01/communique-traitement-des-eaux-de-fracturation-par-les-usines-d%E2%80%99epuration-municipales/


Photo: http://madcitymike.blogspot.com

Press release: Fracking wastewater treated by municipal treatment plants: EauSecours! questions Minister Arcand

Montreal, January 24 2012 - La "Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau - Eau Secours!" (The Quebec Coalition for a responsible management of water) has sent a letter to the Minister of Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP - minister of the environment), Pierre Arcand, so that he would explain de authorization certificate given to the municipality of Huntingdon, letting it treat drilling and fracking wastewater.

In this letter, Eau Secours! wonders about the relevancy of giving a permit to treat fracking wastewater in Huntingdon even before the ÉES (Strategic environmental Evaluation) or government experts have evaluated if all contaminants can be removed with this procedure.

On January 20, in the newspaper Le Devoir, we learn that Raymond Van Coillie, an expert in environmental toxicology from Sherbrooke University, has done a report for Quebec's Auditor General that came to the conclusion that our municipal wastewater treatment plants "are not designed" to treat shale gas industry's fracking wastewater. The MDDEP keeps on saying that this procedure is safe.

The Chateauguay river already has all the signs of important agricultural and industrial pollution (Mercier lagoons). Also, the towns of Chateauguay and Mercier add fluoride to their drinking water, which also ends up in the river. Therefore, Eau Secours! wonders if all these contaminants will end up also in the drinking water of the towns that take their water from the Chateauguay river. Have all the health impacts for the human population and for wildlife been well documented?

"A leadership problem seems to emerge from this file. Can the mayor of Huntingdon take upon himself to decide accepting fracking water from everywhere in Canada to help finance his municipality like he declared publicly, no matter the consequences for all the towns downstream that take their drinking water from the Chateauguay River?" asks Martine Chatelain, Eau Secours!'s president.

The Coalition Eau Secours! wonders how one mayor can decide all by himself and unilaterally of the future of drinking water of a whole region, despite the wave of citizens' protests and questions.

"In the United States, in Pennsylvania, the Monongahela River problems of contamination caused by the shale gas industry have deprived 500,000 people of their drinking water. Groundwater contamination cases and private wells contamination cases are now well documented in our southern neighbors' country. Pennsylvania now does not let fracking wastewater be treated by municipal treatment plants and the state of New York has declared a moratorium to protect drinking water sources. Why not follow their example?" adds Martine Chatelain.

The coalition Coalition pour une gestion responsable de l'eau, Eau Secours! has asked minister Arcand to declare an immediate moratorium on all shale gas exploration and extraction and the immediate treatment of fracking wastewater by municipal wastewater treatment plants, and also the unveiling of all the contaminants of the treated fracking wastewater and their ratio (%).

Eau Secours! asks the MDDEP a written proof that no contaminant can harm the population's health and the environment's. The precaution principle and common good sense should be used to protect the aquatic inheritance of all Quebecois.

Un-authorized translation of letter sent to Minister Arcand.
Photo: MTQ

Saturday, December 17, 2011

Gaz de schiste - la SVP se prononce sur Huntingdon


Commentaire de la Société pour vaincre la pollution sur le traitement des eaux de fracturation de puits de gaz de schistes par la station d’épuration de Huntingdon.

Décembre 2011

D’après la Société pour vaincre la pollution, la gestion et le traitement des eaux de fracturation des puits gaziers est un des dossiers qui aura une grande importance dans la protection des eaux au Québec. L’expérience américaine nous enseigne que les eaux de remontée des puits contiennent, en plus des produits de fracturation injectés, des saumures (eau salée), des éléments radioactifs et toxiques que l’on retrouve dans les formations géologiques.

Une excellente enquête publiée dans le New York Times il y a plusieurs mois a montré que des usines d’épuration des eaux usées de la Pennsylvanie qui traitent les eaux de fracturation dépasseraient les normes de rejets pour la radioactivité.

Un bilan très préliminaire de la gestion des eaux de fracturation au Québec par les stations municipales d’épuration des eaux usées a été fait par le BAPE (voir les p. 135 à 139 du rapport du BAPE). Tout semble se baser sur une évaluation en cours des rejets dans le fleuve de la station d’épuration de Trois-Rivières qui reçoit les eaux de fracturation de Talisman (puits Gentilly). Fait intéressant, il y a plusieurs mois un technicien de la station d’épuration de Trois-Rivières a contacté la S.V.P. pour nous demander des informations sur les composés dans les eaux de fracturation qu’il devait épurer.

La station d’épuration de Trois-Rivières dessert 120,000 personnes et a un débit de 98,000 m3/jr et rejette ses eaux traitées dans le fleuve Saint-Laurent qui a un débit de 11 000 m3/s devant Trois-Rivières.

Pour sa part, la station d’épuration d’Huntingdon (sur le Chemin Connaught) dessert 6,100 personnes (20 fois moins que Trois Rivières) et a un débit de 10,200 m3/jr (9 fois moins que Trois-Rivières) et rejette ses eaux traitées dans la rivière Châteauguay qui a un débit de 15 m3/s soit près de mille fois moins que le fleuve à Trois-Rivières.

La station d’épuration d’Huntingdon est donc beaucoup plus petite que celle de Trois-Rivières et rejette ses eaux traitées dans un cours d’eau aussi beaucoup plus petit. La petite échelle de la station d'Huntingdon affecterait sa capacité de dilution des eaux de fracturation reçues (une mauvaise chose). Aussi le faible débit de la rivière Châteauguay affecterait aussi la capacité de ce cours d’eau à diluer les rejets (aussi une mauvaise chose).

D’ailleurs, selon le ministère des Affaires municipales, un débit minimum de conception d’une station d’épuration pour traiter des eaux de fracturation serait de 10,000 m3/jr. La station de Huntingdon serait donc très proche de la limite requise.

Finalement, en traitant des eaux de fracturation, les boues d’épuration de la station d’Huntingdon pourraient s’avérées trop contaminées pour en faire une valorisation (compostage, biogaz) ce qui augmentera les coûts de gestion de ces boues pour la municipalité.

En conclusion, la SVP ne croit pas que la station d’épuration de Huntingdon devra être autorisée à recevoir des eaux de fracturation. Cette station est trop petite et le débit de la rivière Châteauguay trop faible pour en assurer une minimisation des impacts sur la région.

Daniel Green, co-président, Société pour vaincre la pollution
Photo: Le Soleil

Commentary on the treatment of shale gas wastewater by the Huntingdon plant

December 2011

It is of the opinion of the Société pour Vaincre la Pollution (S.V.P. - society to beat pollution) that the question of managing and treating of shale gas wastewater is of great importance when it comes to water protection in Quebec. The American experience has taught us that well flowback contain brines, radioactive and toxic materials already found in geological formations besides the fracking fluids that had been injected in the well.

An excellent investigative reporting published in The New York Times many months ago revealed that water treatment plants of Pennsylvania that had accepted fracking wastewater had violated accepted limits of radioactivity in their effluents.

A very preliminary report on the management of fracking wastewater in Quebec by municipal wastewater treatment plants was done by the BAPE (see pages 135 to 139 in the original BAPE report in the French version). The report seems to draw its' report on the evaluation of the current effluents coming out of the Trois-Rivières plant going into the St.Lawrence River after the treatment of the wastewater coming from Talisman's well in Gentilly. It is interesting to note that many months ago, a technician from the Trois-Rivières plant contacted S.V.P. to ask us about information we could have on the chemical compounds that were in the fracking wastewater he had to purify.

The water treatment plant in Trois-Rivières treats the wastewater generated by a population of 120,000 and can treat 98,000 square meters per day, pouring it's treated effluent in the St.Lawrence River which has a rate of flow of 11,000 cubic meters per second at the Trois-Rivières point.

As for the Huntingdon plant on Chemin Connaught street, it treats the wastewater of a population of 6,100 (20 times less than Trois-Rivières) and has a capacity of treating 10,200 cubic meters per day (9 times less than Trois-Rivières) and pours it's effluent in the Châteauguay River that has a rate of flow of 15 cubic meters per second, almost a thousand times less than the St.Lawrence at the Trois-Rivières elevation.

The plant in Huntingdon is obviously much smaller than the one in Trois-Rivières and it's treated effluent is poured in a much smaller watercourse also. The smaller scale of the Huntingdon plant would affect it's capability of diluting the fracking wastewater it accepts, which is not a good thing. Plus, the smaller rate of flow of the Châteauguay River would also affect the capability of this watercourse to be able to dilute the effluents, which is not a good thing either.

Besides, as per the ministry of Municipal Affairs, the minimum rate of flow in the planning of a wastewater treatment plant to accept fracking wastewater would be 10,000 cubic meters per day. The Huntingdon plant would then be very close to the accepted limit.

Finally, by treating fracking wastewater, the biosolids coming from the Huntingdon plant could be too contaminated to be used as compost or the production of biogas, which will increase the costs of managing the biosolids for the municipality.

In conclusion, S.V.P. does not believe that the Huntingdon wastewater treatment plant should be authorized to receive fracking wastewater. This plant is too small and the rage of flow of the Châteauguay is too low to insure a minimum of impacts to the region.

Signed: Daniel Green, co-president, Société pour vaincre la pollutionPhoto: McGill University

Wednesday, December 14, 2011

Gaz de schiste - On nous prend pour qui?

Photo: François Roy, La Presse

"Il y a deux semaines (NDLR: fin novembre 2011), des camions citerne ont été vus transportant le contenu du bassin de rétention des eaux de fracturation du puits de gaz de St-Barnabé au bout du rang de La Pointe du Jour.

Selon les informations recueillies, nous avons appris que ces eaux furent transportées à l’usine d’épuration de la ville d’Huntingdon, que la toile imperméabilisante sera transportée aux installations de Waste management à St-Nicéphore et que des tests de sol seront entrepris…au printemps seulement pour vérifier si la dite toile n’aurait pas laissé percoler de son contenu dans le sol.

Bravo! Direz-vous, c’est parti du décor! Mais pourquoi attendre au printemps avant de prendre des tests de sol? Est-ce parce qu’on veut attendre que l’hiver et les lessivages qu’il engendre aient fait leur travail? Et les résidants à proximité de ce puits seront-ils les dindons de la farce? La nappe phréatique sera-t-elle affectée? Où sont les inspecteurs du MDDEP? Sur le terrain à surveiller les opérations? Impossible de le savoir. Voilà pour la transparence et la facilité d’avoir des informations.

Ensuite, qui héritera de ces déchets? Selon nos informations, l’usine de traitement des eaux de la ville d’Huntingdon détiendrait un permis émis par le MDDEP pour traiter ces eaux. Voici donc une excellente opportunité pour l’ÉES de valider des informations scientifiques, car les membres de cette commission d’étude gouvernementale sont sans aucun doute au courant du fait, car ce sont eux qui sont supposés autoriser de telles manœuvres. (Référence officielle Q-2, r. 47.1, article 3)  http://www.mddep.gouv.qc.ca/publications/lois_reglem.htm

Pourtant, de nombreux scientifiques indépendants doutent de la capacité de cette usine, ainsi que de toute autre au Québec, d’être en mesure de traiter des eaux contenants des produits chimiques en si grande quantité (plus de 656 selon l’EPA). La méthode utilisée pour s’en débarrasser sera sans doute celle de la dilution par les eaux domestiques de cette ville. Ces eaux seront ensuite libérées dans la rivière Châteauguay qui se déverse dans le fleuve St-Laurent… près de la prise d’eau potable de la ville de Montréal…

Le CCCPEM réitère sa position et demande encore une fois qu’un moratoire soit décrété le plus rapidement possible afin que cessent toutes opérations concernant l’exploration des gaz de schiste au Québec. La population a été bernée par l’instauration de l’ÉES (Étude Environnementale Stratégique) mise en place par le MDDEP suite au rapport du BAPE. L’industrie continue son travail sous le couvert de cette étude. Il est vrai qu’aucune nouvelle fracturation n’a été effectuée depuis l’instauration de cette ÉES, mais nous voyons bien que les dégâts environnementaux n’ont pas cessé pour autant.

Si la transparence et la sécurité du public sont vraiment les prémisses au MDDEP, pourquoi les principaux intéressés ne sont-ils pas au courant des diverses manœuvres entreprises ? Pourquoi faut-il toujours quémander les informations ? Décidément, un moratoire s’impose de plus en plus!

Et on nous annonce à quelques jours d’avis que l’ÉES sera à Saint-Hyacinthe lundi (12 décembre 2011) pour entendre la population et recevoir les mémoires ! En fait ce ne sont pas vraiment les gens de l’ÉES qui seront présents mais plutôt une firme qu’ils ont engagée pour faire de la médiation (NDLR: une annonce subséquente confirme la présence de certains membres de l'ÉES seront présents). Quand va-t-on cesser de nous prendre pour des valises ?"

Signé: Jacques Tétreault, enseignant au CFM (Centre de formation des Maskoutains) et président du Comité des Citoyens et Citoyennes pour la Protection de l’Environnement Maskoutain (CCCPEM).

Le chauffeur aurait oublié de mettre son frein de stationnement?
Photo: Lock Haven University

"Do they take us for fools?

Two weeks ago (end of November 2011), tanker trucks were seen emptying the holding pond of wastewater of a shale gas well in St-Barnabé, down the road La Pointe du Jour.

From the information I could gather, the wastewater was trucked to the water treatment plant of Huntingdon and the liner will be transferred to the Waste Management plant in St-Nicéphore and the soil tests, to make sure the liner did not leak in the soil underneath, will be done...only next Spring!

Fine! Can I hear you say! Good riddance! But why wait till Spring for the soil tests? Do they want winter to flush it out? What about the neighbors living right beside it? Will the groundwater be affected? Where are the inspectors of the Ministry of the Environment? How come they're not on site to oversee the operations? It was impossible to find out. So much for transparency and the so-called ease to get information!

What now? Who will get the waste? As far as we were able to find out, Huntingdon's water treatment plant would have received a permit from the Ministry of the Environment to accept to treat this wastewater. Here's a fine opportunity for the Environmental Assessment Committee to get the scientific information it is mandated to obtain, because the members of this governmental committee are surely aware of these going ons, because they are the ones that are supposed to authorize such activities. (refer to Q-2, r. 47.1, article 3 here: http://www.mddep.gouv.qc.ca/publications/lois_reglem.htm ).

Even so, many independent scientists doubt that this plant is capable of completly treating this water: according to them, no water treatment plant in Quebec is able to treat wastwater containing chemicals products in such important concentrations (more than 654, according to the EPA). The method used will probably be dilution with residential wastewater of that municipality. This "treated" wastewater will then be poured into the Chateauguay river that then flows into the St.Lawrence...near the drinking water intake of Montreal...

The CCCPEM maintains its position and once more demands a moratorium as soon as possible so that all shale gas activities stop in the province of Quebec. The population has been deceived by the creation of the ÉES ( Strategic Environmental Assessment) by the MDDEP (Ministry of the Environment) following the BAPE (Bureau d'Audiences Publiques en Environnement - office of public environmental hearings) report. It's business as usual for the gas industry, thanks to this study. While it's true that there has not been any more fracking since the creation of the ÉES, we believe that the environmental impacts continue to be felt, nevertheless.

If transparency and public security are really priorities for the MDDEP, how come they are not aware of these industrial activities? Why must we always dig so hard to get information about them? No doubt about it, a moratorium is essential, more than ever!

And with just a few days' warning, we're told that the ÉES is holding a public information meeting in Saint-Hyacinthe Monday (December 12 2011) to hear our questions! To add insult to injury, it won't be people from the ÉES that will attend, but rather a mediation firm they hired (editorial note: it was later confirmed that some members of the ÉES will be there). When will they stop taking us for fools?"

Signed: Jacques Tétreault, teacher at the CFM (Maskoutains training center) and president of the Comité des Citoyens et Citoyennes pour la Protection de l'Environnement Maskoutain (CCCPEM) - citizens' group for the protection of the maskoutain environment. Photo: economywatch.com

Wednesday, September 28, 2011

Des algues bleues dans la rivière Châteauguay

Photo: SCABRIC

"Une analyse du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs a révélé, le 22 août dernier, la présence d'une très grande concentration de cyanobactéries aussi appelées algues bleues dans la rivière Châteauguay à la hauteur de la municipalité de Sainte-Martine à proximité du quai du parc Léveillé.

C'est la première fois que la présence de cyanobactéries est détectée dans la vallée de la rivière Châteauguay. C'est l'observation d'une couche verdâtre, presque fluorescente, de quelque 15m2 qui a sonné l'alarme à la Société de conservation et d'aménagement du bassin de la rivière Châteauguay (SCABRIC). «Dès que nous avons reçu le résultat de l'analyse, nous avons recommandé la prudence et la municipalité a été avisée. Les participants à la location d'embarcations ont tous été informés des mesures de précaution à prendre lors des contacts avec l'eau autour du quai : de ne pas la boire, de ne pas s'y baigner et de bien se laver lors d'un contact avec la peau ou les yeux», explique Félix Blackburn, directeur général de la SCABRIC, lors d'un point de presse tenu mercredi dernier.

L'organisme environnemental et la Ville de Sainte-Martine élaborent présentement un plan de communication pour informer la population des dangers relatifs. Des affiches devraient bientôt être installées à proximité du quai. Une concertation avec les municipalités de Châteauguay et de Mercier est également prévue car ces secteurs sont aussi vulnérables à la prolifération des algues bleues.
Non toxiques

Bien que les analyses aient conclu à un niveau de toxicité sous les seuils de détection, le président de la SCABRIC recommande la prudence et la collaboration de la population. «Cette première observation de fleur d'eau de cyanobactéries, même si elle n'est pas toxique, ne garantit en rien que les prochaines ne le seront pas. Car la présence de ces algues résulte de plusieurs années de dégradation de la qualité de l'eau.»

«Les conditions propices aux développements d'algues bleues étaient réunies depuis plusieurs années, spécifie Geneviève Audet, agente de l'environnement pour la SCABRIC. Cette partie de la rivière contient 20 fois plus de phosphores que la norme. Ajoutez à cela une eau peu profonde où il y a absence de mouvement et un réchauffement, et vous obtenez une prolifération de bactéries.»
Responsabilité collective

Les algues bleus comportent plusieurs risques pour la santé publique. Aussi la SCABRIC recommande-t-elle d'adopter un plan d'action concerté, tant du côté des municipalités que des citoyens. «Ce sont les petits gestes à l'échelle individuelle qui font toute la différence à l'échelle du bassin versant», mentionne Mme Audet. L'utilisation de savons et de détergents sans phosphates, l'entretien des installations septiques, l'ajout de végétation sur les rives des lacs et des cours d'eau, les alternatives écologiques aux fertilisants sont autant de petits gestes qui peuvent faire une différence.

Actuellement, on évalue que 70% du phosphore contenu dans la rivière provient des activités agricoles. Les 30% restants sont attribuables aux activités industrielles et municipales, et aux fausses septiques non conformes."

Tel que paru dans Le Soleil de Châteauguay ici: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Des_algues_bleues_dans_la_riviere_Chateauguay.html?JournalID=24&ArticleID=718218

Wednesday, December 1, 2010

Les rives de la Châteauguay manquent d'arbres

Photo: Valérie Lessard

"La rivière Châteauguay a besoin d'être rhabillée selon une étude de l'état des rive de la rivière à la hauteur des villes de Châteauguay et Mercier effectuée par un groupe environnemental. En effet, pour lui redonner une santé optimale, 74 000 arbustes et 3800 arbres devraient être plantés.

Les Amis et Riverains de la Rivière Châteauguay se sont associés au Regroupement des associations pour la protection de l'environnement des lacs et des cours d'eau de l'Estrie et du haut bassin de la rivière Saint-François (RAPPEL) pour identifier les différentes sources d'érosion et caractériser de façon générale la rivière Châteauguay l'été dernier.

4e rivière la plus détériorée

À prime abord, la rivière Châteauguay est loin de faire bonne figure en ce qui a trait à la qualité de son eau. Elle occupe le quatrième rang au classement des rivières les plus détériorées au Québec en raisons des piètres résultats de la qualité de ses eaux à son embouchure. D'après les données de l'Indice de la qualité bactériologique et physico-chimique, l'eau de la rivière est de bonne qualité à la frontière américaine, soit près de sa source. Cependant, la situation se détériore à partir d'Ormstown. «La rivière reçoit en effet des eaux de mauvaise qualité en provenance des rivière des Anglais, des Fèves et de l'Esturgeon qui suralimentent la rivière Châteauguay en éléments nutritifs tout en y acheminant quantité de matière en suspension», peut-on lire dans l'étude.

Érosion des sols

Selon le RAPPEL, une des causes contribuant à la dégradation de la qualité d'un cours d'eau est l'érosion des sols. «Ce n'est pas normal que l'eau d'une rivière soit sale. Ce n'est pas normal que l'eau devienne brune à la moindre pluie, explique le membre fondateur du RAPPEL, Jean-Claude Thibault. La nature en bordure de rive retient les sédiments et c'est pourquoi l'eau naturelle est normalement claire.»

Afin de voir dans quel état est la rivière Châteauguay, l'équipe du RAPPEL l'a sillonnée en canot sur une distance d'environ 14 kilomètres. Chaque secteur étudié était inventorié selon trois catégories: moyennement à fortement dégradée, faiblement à moyennement dégradée et peu ou pas dégradée. Au total, 51%, soit plus de la moitié des rives sont considérées peu ou pas détériorées. Cependant, les résultats démontrent que près de 63 % des rives qui figurent dans la catégorie moyennement à fortement dégradé se retrouve en milieu urbain soit au nord du pont des Bourdons (boulevard René-Lévesque). «Cette différence entre le secteur urbain et rural peut s'expliquer en grande partie par la pression exercée par la proximité entre les infrastructures humaines et la rivières (ex: routes, marinas, résidences, stationnements…)», note le RAPPEL.

L'organisme explique qu'en milieu urbain, peu d'espace a été consacré à la bande riveraine naturelle. En milieu rural, il est plus facile d'accroître la superficie de la bande riveraine puisqu'il y a plus d'espace. Le gouvernement du Québec exige qu'il y ait une bande de protection de 10 ou 15 mètres de largeur sur le périmètre des cours d'eau. En secteur urbain, la bande riveraine «est souvent limitée à quelques mètres de largeur» apprend-on dans l'étude.

Les conclusions de l'étude misent donc sur l'importance de revitaliser les rives de la rivière Châteauguay pour améliorer la qualité de son eau. L'étude démontre qu'il faudrait un minimum de 45 500 arbustes pour la revégétalisation, mais qu'il faudrait environ 74 000 arbustes pour que la bande riveraine ait une efficacité optimale."

Extraits du texte écrit par Valérie Lessard publié dans Le Soleil de Châteauguay ici: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Les_rives_de_la_Chateauguay_manquent_d_arbres.html?JournalID=24&ArticleID=671590

Pour visiter le site de RAPPEL: http://www.rappel.qc.ca/