Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, November 28, 2011

Boues municipales sur des champs agricoles: de l'engrais sûr?

Photo: Sue Dayton

Voici une traduction libre d'un article publié dans une revue et qui parle de la région d'Ottawa, où l'épandage des boues municipales, ou les restes solides après le traitement des eaux d’égouts, a soulevé tout un tollé. C'est pas drôle au Québec non plus. Voir cet article récent qui parle de la situation à Chambly et Elgin: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Carignan_navait_pas_le_droit_dinterdire_lepandage_de_boues_dusines_depuration.html?JournalID=25&ArticleID=729631


Pour connaître les permis octroyés par le gouvernement du Québec pour autoriser les épandages de boues municipales, fouillez ici: http://www.registres.mddep.gouv.qc.ca/index_LQE.asp

Les champs agricoles et les boues d’égouts

Quand la Municipalité d'Ottawa a permis l'épandage des biosolides sur un champs agricole près du village de Vernon, Jim Poushinsky passa à l'action. Dix ans plus tôt, Poushinsky avait démarré le groupe citoyen "Ontario Citizens Against Pollution by Sewage", alors c'était plutôt ironique que des biosolides, la boue qui reste dans le fond des bassins de décantation après le traitement des égouts, soient épandus dans sa propre communauté. Il a écrit aux autorités, il a écrit aux médias, et il a mobilisé ses voisins, obtint 182 noms sur une pétition et 70 personnes se sont déplacées pour aller à une réunion avec des représentants de la compagnie de manutention de matières résiduelles.

La pratique d'épandre les boues municipales sur les champs agricoles, ce qui donne de l'engrais gratuit aux fermiers tout en faisant économiser les municipalités en frais d'enfouissement, est encouragée par les gouvernements de tous les niveaux. Ils disent que c'est une manne pour les fermiers, pas dangereux pour les personnes, les animaux, le sol ou l'eau. Cela n'a rien de nouveau, mais çà demeure toujours un sujet controversé.

Les boues d’égouts sont testés pour les nitrites, les nitrates, l'ammoniaque, l'azote, le phosphore et 13 métaux; le seul organisme testé est l'E.coli. Mais les excréments humains ne sont pas du fumier de bétail. La recherche démontre que certains pathogènes humains survivent le procédé de traitement de digestion anaérobique. De plus, les biosolides peuvent continuer d'être biologiquement actifs, même après que l'on tire la chaîne de la toilette. Des voisins de champs où le produit a été épandu se sont plaints de puits contaminés, des problèmes de santé (dont des niveaux élevés de métaux dans leur corps), des terrains invendables et des maladies dans leur cheptel, dont des dérangements importants dans leur cycle hormonal. Des chimiques perturbateurs endocriniens sont la principale cause de la diminution d'habitats aquatiques. Il y a aussi les contaminants dans l'air, dont l'ammoniaque concentré. Les boues peuvent aussi contenir des chimiques venant des déchets industriels, des boues de désencrage et des eaux pluviales. Elles peuvent contenir des polybromodiphényléthers et des BPC, dont la dioxine. Pourtant, des tests complets n'ont jamais été faits.

Les gouvernements citent de la recherche qui démontre aucun liens de cause à effet entre les problèmes de santé, la pollution et les boues. On se base les affirmations rassurantes sur le fait que les boues correctement incorporées au sol demeurent dans les quelques pouces de surface. Mais une étude récente menée sur une terre agricole drainée artificiellement (et beaucoup de terres agricoles autour de chez moi le sont!) près de Winchester, en Ontario, qui partage le même bassin versant que Vernon, a trouvé de l'E. coli et des bactéries enterococci à 2 mètres de profondeur. Poushinsky est d'accord avec cette étude. Il a testé des spécimens d'eau prélevés des fossés de draînage et de la rivière avant l'épandage de Vernon, après l'épandage, et quelques jours plus tard après une pluie abondante. Après l'épandage, les niveaux d'E.coli ont augmenté, mais après la pluie, ils ont explosés. Un fossé est passé de 4 parties par 100 mL avant l'épandage à 990 après la pluie. Une concentration de 200 ferme les plages à la baignade.

Les règlements, qui sont en réalité des recommandations, suggèrent des bandes riveraines le long des cours d'eau, aucun épandage dans les plaines inondables ou près des puits d'eau potable, et se tenir à plus de 450 mètres des villages. Le Ministère de l'Environnement indique que les sites sont évalués avec soin. Mais à Vernon, 2 puits abandonnés ont échappé au consultant et le site est dans une plaine inondable d'une petite rivière qui passe au beau milieu du champs. La vigilance et les protestations des résidents ont fait que la surface d'épandage a été diminiuée de moitié. Qu'arrive-t-il ailleurs si les voisins ne sont pas vigilants?

Ce qui est davantage troublant, c'est que les règlements en vigueur actuellement se voient relâchées. En ce moment, les boues fait d'excréments sont classifiées dans la "classe B" des composts, et sont manipulées comme des matières dangereuses. Mais les nouvelles normes préparées pour cette année par la province de l'Ontario se préparent à diluer les biosolides en les mélangeant avec du compost régulier, ce qui en feraient du compost de "classe A" qui n'a pas de restrictions d'usages. Ce produit pourrait être mis en sacs et vendus aux consommateurs. Il semblerait bien que d'éviter d'être exposé aux boues sera impossible.

Les cours de justice pourraient ne pas être d'accord. À Warkworth, en Ontario, un procès qui établira des précédents a été entamé. Et la municipalité d'Elgin au Québec a interdit l'épandage des biosolides. L'automne dernier, cette interdiction a été mise au défi par un fermier. Il répète que le procédé est légal et est même encouragé par le gouvernement. Mais la cour supérieure du Québec a maintenu la validité du règlement municipal d'Elgin, précisant que les experts ne s'entendent pas sur les risques potentiels de la pratique.

Entre-temps, Jim Poushingsky continue de se battre. Il dit: "Ces agences gouvernementales chargées de protéger l'environnement de l'eau de surface croient que les "recommandations" peuvent empêcher les biosolides d’égouts de polluer les rivières et les lacs sans recherche scientifique réelle nécessaire pour étudier ce qui arrive dans les faits. Ils font de la protection de la ressource en eau une vraie farce."

L'article a été écrit en anglais par Candice Vetter et a été publié dans une revue appelée "Harrowsmith Country Life" dans son édition d'août 2010.
Photo: SF Public Utilities Commission

"Farm Fields and Sewage Sludge

When the City of Ottawa allowed biosolids to be spread on a farmer's field near the village of Vernon, resident Jim Poushinsky took action. Ten years earlier, Poushinsky had started Ontario Citizens Against Pollution by Sewage, so it was ironic that biosolids, the sludge remaining in the bottom of settling ponds after human sewage is treated, was being spread in his own community. He wrote to officials, he wrote to the media, and he roused his neighbours, getting 182 names on a petition and 70 people out to a public meeting with waste management officials.

The practice of spreading municipal sewage sludge on farm fields, providing farmers with free fertilizer while saving municipalities landfill space, is promoted by governments at all levels. They say it is a boon to farmers, not dangerous to people, animals, soil or water. It's nothing new, but it remains a hot-button issue.

Sewage sludge is tested for nitrite, nitrate, ammonia, nitrogen, phosphorus, and 13 metals; the only organism tested for is E. coli. But human waste is not cattle manure. Research shows some human pathogens survive the anaerobic digestion treatment process. Moreover, biosolids are also suspected to contain estrogen steroids, flame retardants, pharmaceuticals and personal care products, all of which may still biologically active even after they've been flushed down the drain. Neighbours of spread fields have reported contaminated wells, health problems (including high levels of metals in their bodies), unsellable land, and illness in livestock including severe disruptions to hormone cycles. Hormone disrupting chemicals are a major cause of declining aquatic habitats. There are also airborne contaminants, including concentrated ammonia. Sludge can also contain chemicals from industrial waste, de-inking sludge and storm sewer run-off. It may have PBDEs and PCBs, including dioxin. Yet complete testing has never been done.

Governements quote research that shows no causative link between health complaints, pollution and sludge. The basis of the safety claim is that properly incorporated sludge will stay in the top few inches of soil. But a more recent study conducted on tiled land near Winchester, Ontario, which shares the same watershed as Vernon, found E.coli and enterococci bacteria two metres down. This research is supported by Poushinsky. He tested water samples from the drainage ditches and river before the Vernon spread after the spread, and a few days later, after heavy rain. After the spread, the E. Coli count increased, but after the rain it exploded. One ditch went from 4 parts per 100 mL before spreading to 990 after the rain. A count of 200 closes beaches.

The regulations, which are actually guidelines, suggest buffer strips along watercourses, not spreading on flood plains or near wells, and staying 450 metres from villages. The Ministry of Environement states that sites are carefully evaluated. But in Vernon, two abandoned wells were unknown to the consultant and the site is on a flood plain of a small river that cuts right through the field. The vigilance and protests of residents resulted in the spread area being cut in half. What happens elsewhere if neighbours are not vigilant?

More alarming, existing regulations are being loosened. Currently sewage sludge is considered "Class B" compost, and is treated as hazardous material. But new guidelines being drafted this year by the Province of Ontario propose to dilute biosolids by mixing them with regular compost, producing "Class A" compost, which would have no restrictions on use. It could be bagged and sold to consumers. It seems that preventing exposure to sludge is impossible.

Courts, however, may disagree. In Warkworth, Ontario, a landmark lawsuit has been launched. And the Municipality of Elgin in Quebec has banned biosolids use. Last fall that ban was challenged by a farmer. His claim stated the process was both legal and encouraged by government. But Quebec's Superior Court upheld Elgin's bylaw, noting that experts disagreed on potential risks.

Meanwhile Jim Poushingsky is still fighting. He says, "These government agencies responsible for protecting the surface water environment believe 'guidelines' can keep sewage biosolids from polluting rivers and lakes - without the need for actual research to study what in fact is happening. They make a mockery of source water protection."

Article written by Candice Vetter published in Harrowsmith Country Life magazine, August 2010 edition.

To keep updated on the sludge situation in Vernon, check out this blog: http://vernonsludge.blogspot.com/

To find out where sludge spreading permits are given out by the Quebec governement, dig in here: http://www.registres.mddep.gouv.qc.ca/index_LQE.asp

Un fermier constate que son maïs réagit mal à l'épandage de boues municipales
Photo: Doug Larson

Sunday, October 31, 2010

Chimiques passent au travers des usines d'épuration et se retrouvent dans l'environnement


Une nouvelle étude confirme de nouveau que les usines de traitement des eaux usées (égouts) municipales ne sont pas capables d'enlever les produits chimiques dans les médicaments ingérés par les citoyens et les produits de nettoyage et de ménage utilisés par ceux-ci dans leurs demeures, et ces produits se retrouvent donc à être déversés dans l'environnement. Nos connaissances sont très limitées pour ce qui est de savoir quels sont leurs effets sur le sol, l'eau et la santé humaine.

L'étude était financée par le Gouvernement fédéral par le biais du Conseil canadien des Ministres de l'Environnement (http://www.ccme.ca/). Hugh Monteith, un consultant en recherche qui a mené l'étude confirme: "Ce que nous avons le plus besoin, c'est une évaluation de risques. L'écosystème au complet a besoin d'être évalué pour étudier les effets des matériaux qui s'y trouvent."

L'étude a examiné 11 usines de traitement dans différentes communautés canadiennes au travers le pays. On a analysé les boues qui entraient dans le système et les soi-disants "biosolides" qui en sortent et qui sont souvent épandus dans les champs ou utilisés en remise en état de terrains contaminés. L'étude s'est penché sur 82 produits chimiques différents, dont le bisphénol A qui vient d'être déclarée une substance toxique le 13 octobre 2010. Deux douzaines de ces composés chimiques étaient encore présents dans plus de la moitié des échantillons traités. Le bisphénol A était toujours dans 86% des échantillons traités à une concentration moyenne de 325 parties par milliards.

Le triclocarban, un agent antibactérien souvent dans les savons et les désinfectants et reconnus comme étant des perturbateurs hormoniens chez les rats, était dans tous les échantillons traités. Le produit pharmaceutique carbamazepine qui sert à stabiliser les problèmes d'humeur et de comportement était aussi dans tous les échantillons mais à des concentrations très basses. Les antibiotiques, les composées aromatiques, les agents anti-fongiques et les anti-douleurs ont tous survécu au traitement dans plus de 2/3 des échantillons.

De plus, l'étude de Monteith a découvert que le type de traitement de la plupart des installations municipales semblent être moins efficaces à traiter les composés chimiques que d'autres méthodes connues. Les systèmes aérobiques qui se servent de l'oxygène pour aider à décomposer les eaux usées semblent mieux fonctionner que les systèmes les plus employés qui n'adoptent pas ce procédé. Mais Monteith dit que ni un ni l'autre système n'est vraiment conçu pour traiter ces types de composés chimiques. "Les procédés que nous avons examinés ne sont pas construits pour réduire des substances dans les boues, dit-il. Ces systèmes sont là pour soit enlever l'eau dans la boue ou réduire la concentration de pathogènes et les rendre moins nocives micro-biologiquement parlant."

Monteith dit que c'est difficile à dire si aucun de ces chimiques ont atteint une concentration dangereuse. Les niveaux de concentrations tolérables n'ont pas été évalués pour la plupart d'entre eux. Les conséquences seront probablement ressenties par les écosystèmes qui absorbent ces biosolides traités, continue Monteith. Les impacts sur les bactéries essentielles dans le sol, les plantes et les vers de terre ainsi que les insectes sont pour la plupart inconnus.

Une revue de la littérature disponible menée au printemps conclue que bien qu'on connaît quels produits chimiques se trouvent dans les usines de traitement, on en connaît beaucoup moins sur ce qui se passe en aval après leur déversement dans l'environnement. "Nos connaissances sont émergentes, dit Monteith. C'est seulement parce que notre capacité d'analyse commence à s'améliorer que nous commencons à les détecter. Nous ne savons pas si nous devrions nous en inquiéter ou appeurer ou pas."

Liz Dykman du conseil qui a payé la recherche dit que les données de l'étude seront utiles dans un effort national à établir une approche homogène constante à travers le pays. "Nous sommes à déterminer ce que çà aura l'air, dit Dykman. Nous travaillons fort là-dessus."

Environnement Canada travaille actuellement sur un plan pour classer et évaluer les milles chimiques utilisés couramment. Certains d'entre eux seront éliminés, d'autres seront gérés par l'industrie et le gouvernement. Ottawa est à rédiger les meilleures pratiques pour l'élimination des produits comme les pharmaceutiques et les produits de beauté pour alléger l'empreinte environnementale.
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"Chemicals survive waste treatment to be released into environment: study

Chemicals in household drugs and cleaning products routinely survive waste treatment and are released into the environment, where little is known about their effects on land, water and human health, according to a government-funded study. "What are really needed are risk assessments," said Hugh Monteith, a research consultant who conducted the recently released study for the Canadian Council of Ministers of the Environment. "The whole ecosystem needs to be assessed for the effects of the materials that are present in here."

Monteith looked at treatment in 11 Canadian communities from coast to coast. He analyzed sludge entering the system and the so-called "biosolids" at the end that are often spread on fields or used in land reclamation. His study looked for 82 different chemicals, including bisphenol A, which was declared a toxic substance on Wednesday(October 13 2010). Two dozen of those compounds were still present in more than half the treated samples. Bisphenol A remained in 86 per cent of the treated samples at an average concentration of 325 parts per billion.

Triclocarban, an antibacterial agent found in soap and disinfectant and known to cause hormone disruption in rats, was found in all the treated samples. The mood-stabilizing drug Carbamazepine was also found in all the samples, although at low levels. Antibiotics, fragrance compounds, anti-fungal agents and painkillers all survived treatment in more than two-thirds of the samples.

As well, Monteith found that the type of treatment used in most Canadian municipalities seem to be less effective at breaking down compounds than other methods. Aerobic systems, which use oxygen to help break down waste, seem to outperform more common systems that don't. But Monteith said neither system is really designed to address the type of compounds he was looking at. "The processes we looked at were not designed to reduce (these substances) in the feed sludge," he said. "They're there to either de-water the sludge or to reduce the pathogens and to make them safer microbiologically."

Monteith said it's hard to say to if any of the chemicals have reached dangerous levels. Safe levels haven't even been set for most of them, he said. Consequences are most likely to be felt by ecosystems that absorb the treated biosolids, said Monteith. The impact on crucial soil bacteria, plants or worms and insects is largely unknown.

A literature review conducted last spring found that while much is known about the presence of chemicals going into waste treatment, much less is known about what happens to them after they enter the environment. "Our awareness of them is emerging," Monteith said. "It's only because our analytical abilities are starting to improve that we've been starting to see them. "We don't know whether we should be concerned or afraid of them or not."

Liz Dykman of the council that sponsored the research said the findings will be used in a cross-country effort to establish some sort of consistent national approach to such compounds. "We're in the process of determining what it's going to look like," Dykman said. "There's a lot of work going on."

Environment Canada is currently working on a plan to classify and assess thousands of chemicals in wide use. Some chemicals will be phased out; others will come under management plans developed by industry and government. Ottawa will is also developing best practices for the disposal of products such as pharmaceuticals and personal-care products to reduce the environmental burden."

Excerpts from article written by Bob Weber from The Canadian Press published here:
http://www.winnipegfreepress.com/life/sci_tech/chemicals-survive-waste-treatment-to-be-released-into-environment-study-104965919.html

And there is doubt right now about the capacity and ability of our municipal water treatment plants to deal with the frack water generated by the drilling in shale. We have been drilling in Quebec for the past few years now and very little is made public about where this wastewater ends up, and how it is dealt with.

Sunday, September 5, 2010

Nanoparticules d'argent: une menace pour les plantes (et les hommes!)


Nous savons depuis longtemps que les nanoparticules d'argent ont des propriétés antimicrobiennes et ces minuscules molécules plus petites que plusieurs virus sont ajoutées aux produits de consommation comme les vêtements, les savons à main, les usines de traitement d'eaux usées les utilisent et on en ajoute même à certains jouets comme les oursons de peluche!

Malheureusement, ce qui devient de ces nanoparticules dans l'environnement n'est pas bien documenté. Des études en laboratoire ont démontré leur toxicité pour les bactéries, les champignons (fungus) et autres microorganismes. On pense que les nanoparticules d'argent s'épandent dans l'environnement par les eaux usées (lavages de mains, de vêtements, etc...) en s'accumulant dans les boues municipales produites par les usines de traitement d'eaux usées (égouts). L'une des façons que l'on se débarasse des boues, c'est en les épandant sur les terres agricoles en les faisant passer pour des engrais.

Les engrais et les nutriments dans le sol sont essentiels pour la croissance des plantes, mais les végétaux dépendent aussi des bactéries et les champignons dans le sol pour extraire les éléments qu'ils ont besoin de l'air et la terre qui les entourent. Donc les effets antimicrobiens des nanoparticules d'argent pourraient avoir des impacts néfastes dans les écosystèmes: on devine que les nanoparticules agissent sur les microorganismes du sol directement, en partie parce qu'elles ont une réaction de la plante directement, et sans aucun doute les microbes ont un impact direct sur les plantes, ce qui pourrait influencer la croissance de la plante.

Pas de doute, nous n'en savons pas assez.

De plus, une autre étude scientifique plus récente découvre que ces particules nuisent au développement des cellules souches des spermatozoïdes!
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"Silver Beware: Antimicrobial Nanoparticles in Soil May Harm Plant Life

Silver nanoparticles, used for their potent antimicrobial properties in hospitals and consumer products, may negatively impact plant growth as they make their way into the environment, according to a new study. Whereas it may not spell the end of all flora as we know it, the findings suggest that the nanomaterial has environmental impacts worthy of further investigation.

The antimicrobial properties of silver in its ionized form have been recognized for centuries. When it is nanosize—between one and 100 nanometers, which is smaller than many viruses (a nanometer is one billionth of a meter)—silver is even more effective at killing microbes. This antimicrobial potency has prompted manufacturers to include silver nanoparticles in a wide variety of consumer products, such as odor-resistant clothing, hand sanitizers, water treatment systems and even microbe-proof teddy bears.

Although the microbicidal effects of silver nanoparticles are well documented, their impact on the environment is less understood. "There have been a lot of lab studies looking at silver nanoparticles showing that they are highly toxic to bacteria, fungi, other microorganisms," explains Ben Colman, a postdoctoral researcher at Duke University who led the study. "Most of these studies have been conducted in very simple lab settings."

Nanoparticles likely enter the environment through wastewater, where they accumulate in biosolids (sewage sludge) at wastewater treatment plants. One of the ways in which the sludge is disposed of is through land application, because it is valuable as a fertilizer. Whereas fertilizers add nutrients to the soil that are essential for plant growth, plants also depend on soil bacteria and fungi to help mine nutrients from the air and soil. Therefore, the antimicrobial effects of silver nanoparticles could have impacts at the ecosystem level—for example, affecting plants whose growth is dependent on soil-dwelling microorganisms.

As to how the nanoparticles impact plant growth, Colman says his guess it that "partly they are impacting the soil microorganisms directly, partly they are impacting the plants directly, and no doubt the microbes are having impacts on the plants…that could directly influence how the plants are growing. We are doing more work to try to discern that a little bit better."

Excerpts from article written by Nicholette Zeliadt published in Scientific American here: http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=silver-beware-antimicrobial-nanoparticles-in-soil-may-harm-plant-life

And now this more recent study finds that these particles stop the growth of male reproductive sperm cells: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/newscience/silver-nanoparticles-impair-sperm-stem-cell-signals/

All very fine and dandy, having clean hospitals and hands and nice smelling teddy bears, but is it compromising our ability to grow our food and to have babies?

Monday, August 23, 2010

Boues municipales: tout dépend du traitement

Photo: Greg Agnew

Pendant que les gens de Halifax se plaignent de la senteur venant des boues municipales étendues sur les bords des routes, les gens de Moncton se mettent en ligne pour pouvoir s'en servir comme engrais.

En effet, Halifax prend les solides des égouts, les traite et les étends sur les bords des chemins, les considérants comme de l'engrais. Mais à Moncton, la municipalité a pris la chose en main (yeurk!). C'est la Greater Moncton Sewerage Commission qui voit aux procédés de traitement des boues municipales et peut se vanter de produire quelque chose de beaucoup plus acceptable.

À l'usine de traitement des eaux usées (égouts), les solides sont séparés des liquides et de la chaux est ajoutée aux solides pour stabiliser le produit, réduire les odeurs et faciliter le transport. La chaux devient aussi une partie intégrante de l'engrais en bout de ligne. Les solides sont ensuite compostés à un autre site où l'on ajoute de l'écorce et des feuilles et d'autres déchêts organiques verts: le tout est composté à 75 degrés Celsius pour tuer les pathogènes et les bactéries.

Il en résulte un compost qui contient environ 10% de boues municipales. Environ 2,000 résidents sont venus se servir et 3 municipalités s'en servent à différents endroits dans leur territoire. Le porte-parole dit que l'on produit environ 15,000 tonnes de compost par année et qu'il peut être utilisé dans les jardins potagers. Il attribue son succès au fait que la municipalité a gardé le contrôle du processus et n'a pas sous-contracté au privé.
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"Metro scoops up the poop

Haligonians have been kicking up a stink this week about the smell they say is coming from treated human waste the municipality used as fertilizer along roadways in one area of the city. The use of biosolids has not been well received by residents, to say the least.

Zoom over to Metro Moncton, though, and residents are lining up to get their hands on the treated waste produced by the Greater Moncton Sewerage Commission. "We have more demand than we have product," says commission chairman Ron LeBlanc. So what's the difference? LeBlanc says the two regions are not using the same treatment process, resulting in two very different end products. Moncton's treatment process refines the waste down to compost, which is odour-free.

At the treatment plant, the solids are separated from the liquids and lime is added to the solids. "It helps to stabilize the product, it helps with odour control and transportation, and it adds a valuable component to the product when we recycle it back into nature," LeBlanc says. "It's gone from a food product to a waste product to a sludge to what you would call a biosolid. Then we transport it to our composting facility on Delong Drive where we add bark and leaves and different green waste, then we compost it to about 75 degrees Celsius so it kills all the pathogens and bacteria that may be there and renders it safe.

"At the end we have a compost material that is about 10 per cent of the original sludge, once you add in all the other stuff. We call it gardener's gold." And local gardeners certainly seem to be buying into it. LeBlanc says more than 2,000 residents have picked up the compost to date and Moncton, Riverview, and Dieppe have all used it in various areas of the community. LeBlanc says they make about 15,000 tonnes of the compost each year and its use is unrestricted - it can even be used in vegetable gardens.

LeBlanc says there are other areas that do create compost from their sewage waste, "but the site we have is the leading edge in the world, and it is not by accident," he says, explaining the sewerage commission long ago decided to take care of the waste it is responsible for from A to Z rather than off-loading it to private contractors to treat or dumping it in a landfill."

Excerpts from article written by Aloma Jardine published in the Times&Transcript here: http://timestranscript.canadaeast.com/news/article/1180451

I kind of dislike the idea of spreading human poop on my veggie patch, even if it is composted! But I guess the stuff has to go somewhere...

Monday, August 16, 2010

Les récoltes absorbent les pharmaceutiques des boues municipales traitées

Photo: fermeCarignan.blogspot.com

Ce que l'on craignait est maintenant confirmé: des chercheurs de l'Université de Toledo en Ohio on découvert que le soya fertilisé avec des boues municipales traitées (égouts) en plein champ absorbe certains produits pharmaceutiques et médicaments (PPCP) qui pourraient être dans ces boues.

Aux États-Unis (et au Québec à notre insu), des agriculteurs fertilisent leurs champs agricoles avec des milliers de tonnes de boues traitées venant des usines de traitement des eaux usées (comprendre égouts) et irriguent avec des milliards de gallons d'eaux usées recyclées. De cette façon, une multitude de produits pharmaceutiques et de produits de beauté non-règlementés venant des maisons des consommateurs trouvent le chemin vers les champs agricoles. Nous savons maintenant qu'au moins l'une des récoltes, le soya, peut absorber facilement ces produits chimiques. Il faut se demander quelles sont les conséquences pour les gens et les animaux qui mangent ces plantes qui contiennent ces composés chimiques.

Les antimicrobiens triclosan et triclocarban s'accumulent dans les fèves soya elles-mêmes (la partie de la plante que nous consommons).

L'un des chercheurs de cette étude s'inquiète: "Ils (les PPCP) pourraient s'accumuler dans la chaîne alimentaire et aboutir dans l'assiette des consommateurs humains."

C'était l'une de nos objections d'avoir une porcherie de 5,800 en amont (et son épandage sur du maïs-grain et du soya): la crainte de voir les antibiotiques, les hormones des bêtes, la moulée OGM (et des traces de pesticides utilisés pour leur récolte) se retrouver dans le cycle infernal. Le purin qui contamine la récolte qui va dans la moulée qui nourrit le cochon qui aboutit dans notre assiette. (chez moi, nous mangeons que du porc bio depuis septembre 2005).
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"Crops Absorb Pharmaceuticals From Treated Sewage

Environmental Pollutants: Soybeans can accumulate drugs and personal care products commonly found in wastewater and solid waste. Each year, U.S. farmers fertilize their fields with millions of tons of treated sewage and irrigate with billions of gallons of recycled water. Through this treated waste, an array of pharmaceutical and personal care products (PPCPs) make their way unregulated from consumers' homes into farm fields. Now researchers find that at least one crop, soybeans, can readily absorb these chemicals, which raises concerns about the possible effects on people and animals that consume the PPCP-containing plants.

Researchers have previously shown that food crops take up veterinary medicines from manure fertilizer and some cabbage species absorb human pharmaceuticals when grown in hydroponic conditions. But environmental scientist Chenxi Wu and colleagues at the University of Toledo in Ohio wanted to determine if a major food crop could absorb common PPCPs under more realistic agricultural conditions, such as plants grown in soil. If the chemicals do find their way into the crops under real-life conditions, they could be toxic to the plants, Wu says. "Or they could accumulate through the food chain, and eventually end up in human consumers," he adds.

The antimicrobial compounds triclosan and triclocarban also accumulated in the beans themselves.

Wu thinks that more toxicology studies should come next: "If you find those compounds in the plant, what are they going to do to the plants or to animals that eat the plants?""

Excerpts from article written by Rachel A. Zurer published in Chemical & Engineering News here: http://pubs.acs.org/cen/news/88/i32/8832news.html

One of our objections to having a 5,800 pig farm upriver (and their slurry spreading on crops like corn and soy) was the possibility that their slurry still containing the antibiotics and the GMO feed (and their pesticides) would end up in the crops that feed future generations of pigs that are destined for human consumption. We eat organic pork.

Thursday, June 10, 2010

Des pesticides qui persistent


Photo: FermeCarignan.blogspot.com

Une étude faite par des chercheurs scientifiques en Australie a démontré comment les pesticides organochlorés portent bien leur classement parmis les polluants organiques persistants. Les pesticides organochlorés comme le DDT et le dieldrin ont été bannis et ne sont pas utilisés en Amérique du Nord, mais certains pays continuent de les utiliser, surtout pour contrôler les moustiques qui propagent la malaria.

Mais en Australie, qui ne les utilisent plus depuis les années 1990, le DDT continue d'être détecté dans les boues municipales. Ce qui est plus inquiétant encore, certains pays recyclent les boues municipales, ce qui reste de solides après que les égouts soient traités, et épandent le produit sur des terres agricoles, laissant planer le doute que le DDT est encore présent dans des régions agricoles de l'Australie.

D'où l'importance d'analyser avec viqueur les boues que l'on planifie d'épandre sur les terres agricoles, mêmes les boues municipales que l'on prévoit composter, comme pour le projet dans la ville de Carignan. Par mesure de précaution, la municipalité de Carignan a passé un règlement qui bannit l'épandage de boues municipales dans son territoire: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Carignan_bannit_les_boues_d_epuration_de_son_territoire.html?ArticleID=630235&JournalID=25

Le gouvernement de l'Uganda va recommencer à épandre du DDT pour contrer la malaria au début de juin 2010: http://www.newvision.co.ug/D/8/13/721582 . Quand on sait que le DDT comme les autres pesticides organochlorés persistants migrent dans les écosystèmes pour se concentrer dans les pôles du gloge, on se dit qu'on n'est pas sorti du bois!
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"Organochlorine pesticides are called 'persistent' for a reason.

For the first time, Australian researchers find that organochlorine pesticides remain in sewage sludge for more than 10 years. Despite having phased out the use of organochlorine pesticides in the 1990s, the chemicals continue to be detected in sewage sludge in Australia, according to a study that is the first to examine this issue on that continent.

The findings are important because they show that the chemicals can linger long after they have been banned. As in many countries, the sewage sludge – the solid part of processed sewage – is often recycled and used to fertilize crops. This suggests the pesticides are still present in agricultural areas of Australia. The low levels now found in the sludge are in most cases below government regulatory standards and international policy agreements.

Organochlorine pesticides are a class of chemicals that were used to control insect pests since the 1940s. They were mostly phased out of use in the last part of last century due to their longevity, a trait that made them effective for long term pest control, but also increased concerns of potential health outcomes such as cancer in humans and ecosystem disruption. The chemicals are still detected in people even though have been phased out in many parts of the world. Some countries still use them – mainly DDT – to control mosquitoes that carry malaria.

Researchers first detected the suite of chemicals in sludge in the 1980s and have monitored them since. In some cases, it has taken as long as 15 years after the chemicals were phased out for levels to drop below detection. Of the organochlorine pesticides monitored, DDE – the breakdown metabolite of the insecticide DDT – and dieldrin are still found at detectable levels in some countries, suggesting it takes even longer for these two compounds to break apart. In Australia, low concentrations of dieldrin and chlordane were detected in sewage sludge for up to 10 years after the pesticides were no longer being used.

These are important finding for countries continuing to use, or that have only recently discontinued use, of organochlorine pesticides. The authors indicate that sewage sludge may not be the only recyclable media that may still contain these persistent pesticides. While the chronic health effects from low level and long term exposure are poorly characterized, the presence of these persistent chemicals in sewage-based fertilizers will be an environmental factor to consider in future research on the health of people who live in agricultural communities."

Excerpts of synopsys written by Synopsis by Giffe Johnson published here: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/newscience/organochlorine-pesticides-persistent-in-australia-world/

Unfortunately, beginning of June 2010, the government of Uganda announced it would start spraying DDT again to fight malaria: http://www.newvision.co.ug/D/8/13/721582 Knowing that this persistent organochloride pesticide migrates through the food chain to end up concentrating somehow on our planet's poles, we are not about to get rid of this curse.

Sunday, March 21, 2010

Un gros déversement prend de l'expansion

La centrale Kingston au début du nettoyage. Photo: Penny

Un des plus gros désastres environnementaux en volume aux États-Unis prend de plus en plus d'ampleur, grâce aux humains qui n'osent pas officiellement déclarer les cendres qui viennent de la combustion du charbon comme toxiques, et qui insistent pour partager le cadeau empoissonné avec ses voisins.

Aux États-Unis, une grande part de l'électricité est faite en brûlant du charbon dans des centrales électriques: ces centrales sont souvent près des rivières car elles demandent beaucoup d'eau, et beaucoup d'espace pour entreposer les cendres. Depuis que les lois environnementales exigent que les cheminées crachent de la fumée propre, les "scrubbers" qui filtrent les produits toxiques de la fumée doivent être nettoyés, et ces restes, avec les cendres, doivent être entreposés en quelque part. Comme les particules sont très fines, on y ajoute de l'eau pour que ce soit plus gérable, et les "boues" sont versées dans des étangs de sédimentation. Le solide va dans le fond, et l'eau flotte en surface pour éventuellement retourner dans la rivière la plus près.

Mais voilà. Puisque la loi du moins dispendieux règne toujours, les murs de ces étangs de sédimentation, faits avec d'autres sédiments, cèdent parfois. C'est ce qui est arrivé à la centrale de Kingston, au Tennessee, l'an passé (2008), 3 jours avant Noël. On ramasse encore le désastre à la petite cuillère à ce jour. Ce qui sort de la rivière Emory est envoyé par train et par camion à qui veut bien recevoir les boues de cendres, le mercure et l'arsenic compris. Trois états différents reçoivent ce cadeau, 6 sites d'entreposage de déchêts. L'un d'eux, à Uniontown, en Alabama, par exemple, est maintenant pris avec les eaux de lixiviation. Il pleut beaucoup dans cette partie de l'Amérique: l'hiver, c'est 25 pouces de pluie entre novembre et février, ce qui fait que le dépotoir doit vivre avec jusqu'à 100,000 gallons d'eau contaminée par jour.

Ces eaux contaminées sont traitées par des usines de traitement des eaux usées de villes avoisinantes. Mais bien sûr, ces eaux usées une fois traitées sont déversées dans le cours d'eau le plus près, ce qui soulève souvent un tollé dans la population. En panique, on cherche d'autres usines de traitement qui veulent dépanner, mais qui n'ont pas toujours les permis requis, avouent même les autorités environnementales de l'état concerné.

Personne ne veut parler du problème de se débarasser des cendres ou des eaux contaminées qui viennent des sites d'enfouissement (comprendre dépotoirs). Moi, tout ce que je comprends, c'est qu'en bout de ligne, c'est toujours une rivière ou un cours d'eau qui écope.Boues de cendres qui sont toujours au fond de la rivière Emory. Photo: TVA

"Disposal of spilled coal ash a long, winding trip

CHATTANOOGA, Tenn. — More than a year after a Tennessee coal ash spill created one of the worst environmental disasters of its kind in U.S. history, the problem is seeping into several other states. It began Dec. 22, 2008, when a retaining pond burst at a coal-burning power plant, spilling 5.4 million cubic yards of coal ash across 300 acres into the Emory River and an upscale shoreline community near Knoxville. It was enough ash to cover a square mile five feet deep.

While the Tennessee Valley Authority's cleanup has removed much of the ash from the river, the arsenic- and mercury-laced muck or its watery discharge has been moving by rail and truck through three states to at least six different sites. Some of it may end up as far away as Louisiana.

At every stop along the route, new environmental concerns pop up. The coal-ash muck is laden with heavy metals linked to cancer, and the U.S. Environmental Protection Agency is considering declaring coal ash hazardous. "I'm really concerned about my health," said retiree James Gibbs, 53, who lives near a west-central Alabama landfill that is taking the ash. "I want to plant a garden. I'm concerned about it getting in the soil." Gibbs said that since last summer there has been a "bad odor, like a natural gas odor."

After the spill, the TVA started sending as many as 17,000 rail carloads of ash almost 350 miles south to the landfill in Uniontown, Ala. At least 160 rail shipments have gone out from the cleanup site, said TVA spokeswoman Barbara Martocci.
Since the EPA approved that plan, unusually heavy rain — including about 25 inches from November through February — has forced the landfill to deal with up to 100,000 gallons a day of tainted water. The landfill operators first sent it to wastewater treatment plants — a common way that landfills deal with excess liquid — in two nearby Alabama cities, Marion and Demopolis.

After what the EPA calls unrelated problems with ammonia in Marion, the landfill in January started using a commercial wastewater treatment plant in Mobile, Ala., 500 miles from the original spill. A month ago, however, after a public outcry about discharging it into Mobile Bay, that company refused to take more of the landfill water. A private treatment facility in Cartersville, Ga., also briefly took some of the befouled liquid in February, although Georgia environmental officials said Friday the company did not have a required state permit. Hi-Tech Water Treatment Services stopped accepting wastewater from the Alabama landfill, manager Amalia Cox said, after becoming "concerned about payments and the publicity."

In a landfill management plan presented to Alabama environmental officials, tanker trucks could haul the dirty water to a non-hazardous waste disposal site in Louisiana and to a public wastewater plant in Mississippi. The plan also says there are "negotiations underway" on taking it to an unspecified facility in Georgia.

Neither the TVA, the companies hired to take the ash, nor environmental regulators want to discuss the disposal problems. TVA's coal ash cleanup manager, Steve McCracken, and agency spokeswoman Martocci referred disposal questions to Knoxville, Tenn.-based contractor Phillips & Jordan. So did the owners of the 977-acre landfill, Perry-Uniontown Ventures and Perry County Associates. Phillips & Jordan, which operates the Alabama landfill with a subsidiary, Phill-Con Services, has a $95 million disposal contract with TVA. The operators, who are in a financial dispute with the landfill owners, referred questions about the ash water to a Nashville public relations firm, McNeely, Pigott and Fox.

In a statement issued through the PR firm, Phill-Con Services president Eddie Dorsett said the landfill had received about 1.4 million tons of TVA's coal ash with another 1.6 million tons projected for delivery. Dorsett declined to answer questions about where the ash water is being taken for treatment or any problems it may have caused elsewhere. In a letter to Alabama environmental officials, the landfill operators said they are trying to reduce the excess wastewater, partly by using lime and soil to solidify it. They also said TVA is making new efforts to "minimize moisture in the ash waste or to better bind up the moisture in the ash waste." TVA's McCracken said he was unaware of any new effort to further dry the dredged ash.
"We are not planning to do anything different," McCracken said.

Federal and state environmental regulators have been only minimally involved with disposal of the landfill wastewater. Even though coal ash contains toxic materials, it isn't considered hazardous waste. EPA officials late last year delayed a decision whether to propose reclassifying coal ash as hazardous. Doing so would limit where it could be sent for disposal, possibly increasing the projected $1.2 billion cleanup cost for TVA ratepayers and affecting the ability to recycle the ash into cement and building materials.

The Alabama Department of Environmental Management, which is paid $1 for each ton of the coal ash, monitors the landfill and has found no rules violations involving its excess water, spokesman Scott Hughes said. He said there are no restrictions on where the landfill sends the drained water, even to other states, as long as recipients have proper permits to treat it. In Demopolis, about 20 miles from Uniontown, officials failed to renew their wastewater treatment operating permit but the wastewater plant has continued receiving the landfill's drained fluids while operating under a special state order.

Hughes said Thursday that new orders propose additional monitoring of the wastewater at the landfill and allow Demopolis to accept it. If arsenic and other pollutant concentration levels meet standards, he said, there is no limit to how much landfill wastewater that Demopolis can take. He said Demopolis is the only treatment plant in Alabama currently taking the landfill wastewater. An attorney for the Demopolis wastewater system, Woodford "Woody" Dinning Jr., said the shipments are being tested on arrival.

David Ludder, Tallahassee, Fla.-based environmental attorney who represents Gibbs and other neighbors, said, "ADEM recovers a good bit of money off that coal ash. They get a fee for every ton of ash that gets disposed of there. EPA has a vested interest because they have to get the spill cleaned up in Tennessee and they can't do it without a place to put the ash."

Excerpts of article written by Bill Poovey of the Associated Press here: http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hJM1K4-QQjlGMxdTD0K7h3uWbo-AD9E8LRU00

Sunday, March 7, 2010

L'Ontario misera sur l'eau


Le discours du trône du Premier Minstre de l'Ontario sera demain, lundi, et si on se fie sur son site Web, il fera la promotion des connaissances de sa province dans le domaine de l'eau: le traitement des eaux usées et la conservation. Il pense qu'il y a un marché global de l'eau et qu'il faut s'y plonger.

Les compagnies de l'Ontario sont reconnues pour leurs méthodes de désinfection à l'ultraviolet, d'installations de traitements d'eaux usées compactes, d'information et systèmes informatiques sur l'eau, de conception et d'opération d'usines de traitement.

Un des points forts du discours demain sera une stratégie pour protéger, conserver et gérer les eaux douces de la province. Elle sera appuyée par une loi de viabilité de l'eau qui sera dévoilée au printemps. En plus de créér des emplois, la province veut améliorer la qualité de l'eau et des infrastructures et créer une "culture de conservation de l'eau".

Une autre priorité sera de réparer les vieux tuyaux d'aqueduc et colmater les fuites dans le système d'infrastructures aquatiques vieillissant de la province. Les taxes d'eau vont probablement monter, mais serviront à payer pour les travaux. Leur intention est de faire comprendre le prix réel de traiter l'eau potable et de disposer des boues.
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"Premier hopes to turn water into gold
Plans afoot to capitalize on province's treatment, conservation know-how

The Liberal government wants to capitalize on Ontario's technological know-how in water treatment and conservation to become a player in the multi-billion-dollar global water market. The Liberals hope a water strategy will lead to job growth, much like their expectations for the Green Energy Act – legislation passed recently which they say will yield 50,000 jobs in the next few years. Ontario firms are recognized leaders in ultraviolet disinfection, compact sewage treatment, water information and systems software and in plant design and operation, Premier Dalton McGuinty's website notes.

The adoption of a strategy to protect, conserve and manage the province's vast fresh water supply will be a key component of the government's throne speech on Monday, the Star has learned. The strategy will be supported by a new water sustainability act, which the government expects to unveil this spring. In addition to creating jobs, a government insider said the province also wants to improve water quality and infrastructure and create a "culture of water conservation."

Another top priority will be to repair old water pipes and stop leaks in the province's aging water infrastructure system. Discovering new ways to reuse water that from household washing machines and sinks, innovative water treatment services and improvements on the collection of storm water runoff are all areas that could yield jobs, the source said. McGuinty hinted last week at a fundraising dinner the government will soon unveil an "Open Ontario" plan that looks at ways to build on the province's clean water strength.

"Open Ontario" is a new Liberal agenda that will target promising areas of the economy – from water to the mining of chromite in the north – to help lift the province out of its $24.7 billion deficit. McGuinty noted that in the next 20 years, worldwide demand for water will be 40 per cent greater than supply, forcing people to find new ways to use less water and purify polluted water.

"Ontario has been quietly growing one of the biggest clean water industries in North America," he said. "Our services and technologies are being sold here at home and around the world. And that means great Ontario jobs." The Conference Board of Canada estimates the global market for water technology at over $450 billion with annual growth of up to 15 per cent, he added. "So, why wouldn't we organize ourselves to grab an even bigger share of that market for Ontario?" McGuinty asked. "We're doing exactly that for clean energy so, why not for clean water?"McGuinty led a trade mission to India last December, accompanied by 25 Ontario representatives from the green energy and water sectors with the goal of promoting the province's businesses.

Liberal MPP David Caplan (Don Valley East) last month introduced a private member's bill that proposed a major revamping of the province's water system – one that would see residents pay the full cost of water use. Caplan, a former infrastructure minister, says the monthly cost of his plan for an average family would be about $50. His aim is to make people aware of how much water they use by metering usage in homes and charging the actual cost of producing clean water and treating the waste. The proceeds would be put into fixing the province's water infrastructure.

Earlier this week, Brad Duguid, minister of energy and infrastructure, wrote a letter to an Ottawa newspaper confirming the Liberals are developing a strategy that will make Ontario a "global leader" in the water and waste water sectors."In the weeks to come, an ambitious path forward will be outlined for this important sector which will not only seek to achieve our long-term goals of water sustainability, but will also use Ontario's advantages to create jobs," Duguid wrote.

Excerpts from article written by Tanya Talaga published in thestar.com here: http://www.thestar.com/news/ontario/article/775957--premier-hopes-to-turn-water-into-gold

Thursday, February 18, 2010

Des boues municipales sur les terres agricoles

Photo: fermecarignan.blogspot.com

Un fermier de la 8e génération de la Nouvelle-Écosse donne son opinion sur l'épandage des boues municipales sur les terres agricoles. Je vous traduis l'essentiel de sa pensée ici.

Monsier Greg Webster est la 8e génération qui fait de l'agriculture dans sa province. Il cultive des fruits, des petits fruits et des fèves. Et il n'a pas la langue dans sa poche: il ne se gène pas pour dire sa pensée sur l'épandage des boues municipales sur les terres agricoles. Il croit que d'utiliser les boues comme engrais met en péril les sols agricoles et suscite des inquiétudes sanitaires de la nourriture dans l'esprit du consommateur, ce qui fera du tort aux agriculteurs en bout de ligne.

Il pense que l'agriculture, en tant qu'industrie, doit viser l'excellence, et non pas niveller par le bas. Il siège sur plusieurs comités agricoles et a travaillé avec le Conseil canadien de l’horticulture pour établir un programme de sécurité alimentaire pour les producteurs de fruits. La sécurité alimentaire et la préservation des terres agricoles devraient empêcher les fermiers d'épandre des boues municipales traitées sur leurs terres: selon lui, ce qui respecte la loi n'est pas nécessairement éthique.

La ferme Webster vend à Loblaw et Sobeys qui ont des protocoles de sécurité alimentaire. L'industrie de vente au détail a donné les instructions aux fournisseurs qu'ils doivent garantir la qualité de leur nourriture. Le Conseil canadien de l'horticulture avec l'appui de l'Agence canadienne d'inspection des aliments a pris ces 8 dernières années à établir des programmes de sécurité alimentaire, et l'un des problèmes discutés sont les biosolides. Dans le programme de sécurité alimentaire, les égouts municipaux ne peuvent pas être utilisés, point à la ligne.

Loblaw demande à tous ses fournisseurs de suivre les programmes du conseil de sécurité alimentaire et de subir une vérification annuelle. L'utilisation des biosolides sur les terres agricoles fait échouer automatiquement la vérification. Selon les programmes de sécurité alimentaire, les fermiers sont responsables et doivent savoir ce qui c'est passé sur leur terre pendant les 5 dernières années. Avec la rotation des terres, si l'épandage des boues restreignent le nombre de terres disponibles pour les rotations, cela va à l'encontre de la protection des terres agricoles.

Nous savons que les municipalités ont un problème de disposition de leurs boues municipales, mais est-ce prudent de pelleter le problème dans la cour de l'agriculture, notre source de nourriture? Il dit que les consommateurs vont éviter d'acheter la nourriture qui vient de terres engraissées aux biosolides. Si on permet l'épandage de boues municipales sur les terres agricoles, les agriculteurs vont se couper du marché. Pourtant, la province de la Nouvelle-Écosse laisse encore l'agriculteur choisir s'il veut épandre des boues ou pas sur ses terres.Photo: fermecarignan.blogspot.com

"No biosolids on his back 40
Sewage sludge has no place in agriculture, farmer says. Greg Webster is an eighth-generation farmer in Nova Scotia.
And apart from the fruit, berries and beans that he grows on his farm in Cambridge, Kings County, Webster is known for speaking his mind. So it shouldn’t come as a surprise that he’s weighing in on the controversial issue of spreading treated sewage sludge on farmland.

The use of biosolids as fertilizer will compromise the land and raise food safety issues in the minds of consumers, hurting farmers in the long run, he said in an interview at his large farm that abuts both sides of Highway 1 just east of Berwick. "I think, as an industry, we need to take the high road, not the low road," said Webster, who sits on several agricultural committees and worked with the Canadian Horticultural Council in developing a food safety program for fruit growers. Food safety and land preservation issues should prevent farmers from spreading treated sewage sludge on their land, he said. "And it may be legal, but there is legal and there is right, and this just isn’t right."

Webster Farms, also owned and operated by brothers Chris and Brian, sells product to Loblaw Companies Ltd. and Sobeys, which have food safety protocols. "The retail industry has basically told suppliers they must guarantee the quality of their food," Webster said. The Canadian Horticultural Council, with support from the Canadian Food Inspection Agency, spent the last eight years putting together food safety programs. "And one of the issues is biosolids," said Webster, who sat on the berry crops safety committee. "In the food safety program, it says that municipal waste cannot be used, period."

Loblaw is requiring all of its suppliers to use the council’s food safety programs and to pass an annual food safety audit.
Using biosolids on farmland results in an automatic failing grade, "and when they score you with a fail in any audit, the auditor walks out the door and you’re done," said Webster. As part of the food safety programs, farmers are responsible for knowing what took place on that land over the previous five years.

"There is a lot of land trading and crop rotation in the Valley," Webster said. "If we get enough land covered with municipal waste that we can’t rotate fruit and vegetable crops through it, we’ve diminished our viable land base." And that flies in the face of recent efforts to protect prime agricultural land, he said."I know Halifax Regional Municipality has a sewage problem, but is it prudent to shove the problem onto your own food supply?"

He said consumers will shun products grown in biosolids. "If we keep this up, we won’t need to protect farmland, because we’re going to have denied ourselves the market." The province says it is up to individual farmers if they want to use the material on their land."

Excerpts from article published in The Chronicle Herald here: http://thechronicleherald.ca/NovaScotia/1167757.html

Friday, February 12, 2010

Les prions dans les boues municipales

Photo: fermecarignan.blogspot.com

Un article signé Helane Shields, qui fait des recherches sur les boues depuis 1996, m'a fait découvrir d'autres risques auxquels on s'expose en épandant des boues municipales sur des terres agricoles: la dispersion de prions, des cellules de protéines qui sont fatales aux humains et aux animaux.

Pour vous donner une idée de la dangerosité des prions, pensez maladie d'Alzheimer, pensez vache folle, pensez la maladie de Creutzfeldt Jakob(CJD). Les prions infectueux sont dans les muscles comme le coeur, la sallive, l'urine, les excréments et d'autres organes.

Les prions peuvent aboutir dans les égouts puis les usines de traitement des eaux usées municipales via les effluents d'abattoirs, de gibier nettoyé à la maison, ou par les excréments d'humains qui souffrent de CJD. Il y a 5,3 millions de personnes souffrant d'Alzheimer aux États-Unis qui sécrètent des prions dans les égouts.

Les usines de traitement des eaux usées (égouts) ne font que concentrer la teneur de prions dans les boues municipales. L'EPA des USA affirme que les usines de traitement des eaux usées n'inactivent pas les prions. Et il semblerait que composter ou traiter les boues municipales n'inactivent pas les prions non plus. Les prions de la vache folle survivent à la digestion anaérobique. L'Université de Guelph, en Ontario, affirme que des températures au-dessus de 760C degrés sont nécessaires pour inactiver les prions. Et des prions humains sont 100,000 fois plus difficiles à inactiver que les prions d'animaux.

De plus, une fois les boues épandues sur des terres agricoles, certains prions deviennent 680 fois plus infectueux dans certains types de sols. Des prions peuvent survivre plus de 3 ans dans le sol.
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"Prions In Sewage Sludge

Recently, researchers at UC Santa Cruz, and elsewhere, announced that Alzheimer's Disease (AD) is a prion disease. “Prion” = proteinaceous infectious particle which causes always fatal TSEs (Transmissible spongiform encephalopathies) in humans and animals including BSE (Mad Cow Disease), scrapie in sheep and goats, and Chronic Wasting Disease in deer, elk and moose. Human prion diseases are AD and CJD (Creutzfeldt Jakob Disease,) and other rarer maladies. Infectious prions have been found in human and animal muscle tissue including heart, saliva, blood, urine, feces and many other organs.

“Prions could end up in wastewater treatment plants via slaughterhouse drains, hunted game cleaned in a sink, or humans with vCJD shedding prions in their urine or faeces. Alzheimer's rates are soaring as Babyboomers age - there are now over 5.3 million AD victims in US shedding infectious prions in their blood, urine and feces, into public sewers. This Alzheimer's epidemic has almost 500,000 new victims each year. No sewage treatment process inactivates prions - they are practically indestructible. The wastewater treatment process reconcentrates the infectious prions in the sewage sludge.

The US Environmental Protection Agency, says wastewater/sewage treatment does not inactivate prions. U. S. Dept. of Agriculture: “Bovine spongiform encephalopathy (BSE), or “mad cow disease” can survive anaerobic digestion.”
University of Guelph, Toronto, Canada, says temperatures in excess of 1400 F (760C) are needed to inactivate prions. Prions become 680 times more infectious in certain types of soil. Prions can survive for over 3 years in soils. And human prions are 100,000 times more difficult to inactivate than animal prions."

Excerpts of article written by Helane Shields published in vernonslludge.blogspot.com here: http://vernonsludge.blogspot.com/2010/02/prions-in-sewage-sludge.html

Monday, January 18, 2010

Épandage de boues en Virginie


Photo: fermecarignan.blogspot.com

Une compagnie attend un permis de l'état pour pouvoir épandre des boues municipales traitées sur des terres agricoles dans le bassin versant de la baie de Chesapeake. Mais les applications vont être suivi de très près par le département de qualité environnementale de l'état de la Virginie.

On ne pourra pas épandre plus de 15 tonnes sèches par acre par année, et cela pourrait être moins selon la météo et la saturation des sols. L'épandage devra se faire à 200 pieds de distance des résidences et 100 pieds des puits, sources et limites de propriétés. On ne pourra pas stocker plus de 100 tonnes liquides à un endroit.

Le DEQ, le département de qualité environnementale de la Virginie, testera les boues à intervalles réguliers, parce que les boues municipales, même traitées, contiennent des métaux lourds comme de l'arsenic, du cadmium, du cuivre, du plomb, du mercure, du nickel, du selenium et du zinc. Par exemple, pas plus de 36 livres d'arsenic ne seraient permises par acre par application.

Une compagnie de compostage à Carignan attend toujours son permis de composter des boues municipales de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, pour ensuite épandre le produit sur des terres agricoles à Carignan. Le Journal de Chambly suit de près ce dossier, et il y a aussi un excellent site sur le sujet: http://fermecarignan.blogspot.com/

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"Firm wants to spread sludge in Caroline

A Fauquier County company is seeking state approval to spread treated sewage sludge on nearly 6,500 acres in Caroline County. The Virginia Department of Environmental Quality is reviewing a permit application by Recyc Systems Inc. in Remington to apply what's commonly known as biosolids on dozens of farm fields throughout Caroline. Contractors must secure a Virginia Pollution Abatement permit before applying the sludge, a soil nutrient that recycles the main byproduct of the sewage-treatment process while providing fertilizer for farmers.

The permit would not allow discharge of wastes from the material into nearby waterways, and would expire in February 2020.
Beth Biller, with the DEQ's Northern Regional Office in Woodbridge, said Recyc Systems is one of three contractors with applications in various stages of the permitting process in Caroline. If approved, the permit would be Recyc Systems' first in the largely rural county, though the company has secured approval to work in other localities in central Virginia and the Northern Neck.

As for the amount of land involved, Biller said, "The acreage for Recyc [in] Caroline is neither the largest or smallest we have seen for the Northern Region." She said Recyc Systems would have to seek a permit modification to add or remove land once the permit is approved. On its Web site, Recyc Systems says it provides a "green solution to the disposal of biosolids. We serve municipalities by providing an alternative to dumping and support the agricultural industry by offering a clean, completely natural alternative to chemical fertilizers."

Biosolids would be applied on 6,496 acres owned by about 31 landowners. The smallest field is 4.6 acres along State Route 605 between Burkes Shop and Paige, and the largest is 81 acres along State Route 647 near Reedy Hill, according to the permit application. Application of the material would vary depending upon the parcel, but cannot exceed 15 dry tons per acre per year. Inclement weather and soil saturation would limit how much could be applied. Treated areas must be at least 200 feet from homes and 100 feet from water wells, springs and property lines. No more than 100 wet tons can be stored at any site.

The DEQ would monitor the contents of the sludge with periodic tests of the material. That's because biosolids contain heavy metals such as arsenic, cadmium, copper, lead, mercury, nickel, selenium and zinc. For example, no more than 36 pounds of arsenic, a toxic substance, would be allowed per acre per application. The DEQ took over regulatory oversight of land application of sewage sludge in January 2008 from the Virginia Department of Health. While localities are barred from regulating biosolids, they can employ monitors to ensure that state and federal requirements are met."

Excerpts of article written by Rusty Dennen published in fredericksburg.com here: http://fredericksburg.com/News/FLS/2010/012010/01172010/520720