Photo: Paul-Henri Frenière
Reportage de Paul-Henri Frenière publié dans Journal Mobiles ici: http://journalmobiles.com/politique/ottawa/marie-claude-morin-a-la-defense-des-rivieres
"C’est par un matin froid du 14 décembre dernier, sur le bord de la rivière Yamaska, que la députée de Saint-Hyacinthe-Bagot, Marie-Claude Morin a dénoncé les modifications apportées par le gouvernement conservateur à la Loi sur la protection des eaux navigables.
« La rivière Yamaska, tristement connue pour son état critique, ne peut que souffrir de ces changements considérables à la protection des eaux navigables, a déclaré Marie-Claude Morin. Je pense aussi aux rivières Noire et Le Renne, dans la circonscription, qui font aussi parties de ces eaux navigables désormais non protégées ».
C’est que depuis le 4 décembre dernier, la presque totalité (plus de 99%) des rivières et des lacs du Canada ne sont plus couverts par l’ancienne loi sur la protection des eaux. Rebaptisée « Loi sur la protection de la navigation » - nuance importante - la nouvelle législation évacue en quelque sorte tout l’aspect environnemental.
Ce changement important était enfoui dans le mammouthesque projet de loi C-45 maintenant adopté par la Chambre des communes. Avec cette réforme, il ne sera plus nécessaire d’obtenir un permis fédéral pour les projets de construction au-dessus des cours d’eau navigables non couverts par la nouvelle loi.
« Dans les prises de décision concernant l’octroi de permis de construction, seuls les facteurs touchant la navigation seront considérés, alors que les conséquences environnementales seront balayées du revers de la main » précise la députée.
Inquiétudes chez les environnementalistes
Il faut ajouter que la nouvelle loi permettrait également des travaux effectués « sous » les cours d’eau sans obtenir de permis fédéral. On pense évidemment aux pipelines, ce qui inquiète au plus haut point Jacques Tétreault, le président du Comité des citoyens et citoyennes pour la protection de l'environnement maskoutain.
Présent à la conférence de presse, Jacques Tétreault a affirmé que le gouvernement Harper n’était intéressé qu’au développement économique en faisant fi des considérations environnementales.
Il soupçonne que l’une des raisons motivant une telle loi serait de laisser le champ libre aux grandes compagnies pétrolières et gazières. Cela permettrait de construire des pipelines sans la contrainte de demander des permis fédéraux.
Or, dans l’éventualité d’un bris ou d’une fissure dans le réseau, les dangers de contamination de l’eau potable seraient dévastateurs, estime-t-il.
En cas de désastre, la nouvelle loi fera en sorte que ce sont les municipalités ou les groupes de citoyens qui devront poursuivre les responsables devant les tribunaux.
La pétition du NPD
« Mes collègues du NPD et moi, nous nous sommes levés 47 fois à la Chambre des communes pour essayer de faire dérailler ce projet de loi insensé » a déclaré Marie-Claude Morin.
Mais devant un gouvernement majoritaire, les possibilités d’infléchir les volontés ministérielles sont bien minces. Le NPD s’est donc rabattu, encore une fois, sur une formule qu’il privilégie, à savoir la pétition.
Cette pétition, pilotée par la députée néo-démocrate Anne Minh-Thu Quach, demande au gouvernement fédéral :
« D’assumer ses responsabilités en matière de protection du droit à la navigation et de ne pas déléguer aux citoyens la tâche de poursuivre eux-mêmes les responsables de projets devant les tribunaux. »
« De garantir le maintien du droit à la navigation sur tous les cours d’eau et les lacs du Canada, de même que le déclenchement du processus d’évaluation environnementale lors de propositions de projets sur et aux abords de plans d’eau. »
On peut signer la pétition au bureau de la députée Marie-Claude Morin situé au 1920, rue des Cascades."
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Thursday, December 27, 2012
Yamaska - MARIE-CLAUDE MORIN À LA DÉFENSE DES RIVIÈRES
Sunday, August 12, 2012
Rivière Yamaska - souvenirs de jeunesse
Ah ! ma Yamaska…
Paul-Henri Frenière
"Je me suis déjà baigné dans la Yamaska. C’était à la fin des années ’50. L’été, mes parents louaient un chalet à Douville. À l’époque, il y avait plein de quais flottants sur le bord de la rivière. Des quais pour les chaloupes, bien sûr, mais aussi des quais en forme de piscine pour permettre aux enfants de se baigner en toute sécurité.
À ce moment-là,la Yamaska était une source de plaisir. C’était chouette d’avoir la possibilité de faire trempette si près de chez soi, surtout les journées de canicule comme celles que l’on connaît cet été.Photo: l'auteur à 5 ans
Puis un jour, au cours des années ’60 si je me souviens bien, la rumeur a couru à l’effet que certains enfants avaient eu des problèmes de peau à cause de l’eau. Alors, mes amis et moi, on a arrêté de se baigner. Comme tous les Maskoutains d’ailleurs.
Au fil du temps, on a fini par oublier qu’une rivière traversait la ville de part en part. On savait qu’elle était là, mais il valait mieux l’oublier puisqu’on ne pouvait plus en profiter.
Samedi dernier, empreint de nostalgie, j’ai eu envie de la revoir, ma Yamaska. Paraît-il que depuis plus d’une dizaine d’années, des gens très sérieux se penchent sur son état piteux.
On a formé des organismes (les OBV), on a rédigé de nombreux rapports et l’on a élaboré des plans d’action pour la remettre en santé. Je m’attendais donc à ce qu’elle ait retrouvé des couleurs, ma Yamaska, autres que le brun caca.
Je me suis donc rendu au débarcadère de la rue Girouard, là où l’on peut emprunter un canot, un kayak ou un pédalo pour profiter de notre précieux plan d’eau.
J’avais apporté ma caméra, j’ai pris des photos.
Photo : PHF.
J’avais pourtant lu le texte d’Alain Charpentier avant d’y aller : La Yamaska ne se porte guère mieux. Les fameuses algues bleues (qui sont vertes, à vrai dire) venaient me confirmer que rien n’avait vraiment changé, que la rivière était toujours aussi polluée. Un poisson, sur le dos, apportait lui aussi son témoignage éloquent.
De retour à la maison, j’apprends enfin une bonne nouvelle : Des états généraux sur la Yamaska à l’automne, titre la Voix de l’Est. Et en plus, celui qui fait cette annonce, c’est Pierre Arcand, le ministre du Développement durable et de l’Environnement.
Un Maskoutain d’origine, comme moi, qui a dû lui aussi se baigner dans la Yamaska puisque nous sommes à peu près du même âge. Si quelqu’un peut comprendre ma nostalgie, c’est bien lui, je me suis dit.
Je continue à lire l’article et les bras me tombent. Le ministère va verser la mirobolante somme de 20 000$ pour régler le problème. Un petit cadeau parmi tant d’autres que le gouvernement libéral distribue allègrement avant les élections.
Avec cet argent, l’OBV de la Yamaska devra consulter les intervenants, rédiger un rapport et… élaborer un plan d’action. Bref, du déjà-vu.
Sacramant ! La Yamaska est la rivière la plus polluée, mais aussi la plus étudiée du Québec depuis au moins 40 ans. On devrait peut-être commencer à avoir une petite idée de « c’est quoi » la source principale du problème !!!
Avec toutes ces études pointues, on est en train de noyer le poisson (si vous me permettez la métaphore facile). On en vient même à comptabiliser les cacas de canards. Faut le faire…
Admettons donc, une fois pour toutes, que c’est l’agriculture industrielle qui a créé toute cette merde. L’élevage intensif, notamment du porc, qui a amené le déboisement systématique pour créer des champs de maïs à perte de vue, des champs qui servent à se débarrasser du lisier que l’on produit – c’est le cas de le dire -, en quantité industrielle.
Le gouvernement québécois a voulu favoriser l’exportation du porc, on en paie maintenant le prix. Les producteurs sont entrés dans cet engrenage et nous vivons tous, citadins comme ruraux, avec les inconvénients : un désastre environnemental et même un danger pour la santé publique.
Alors, existe-t-il une solution ? Tant que les principaux intéressés ne feront pas leur examen de conscience et que leur puissant lobby syndical continuera à les protéger, la santé de la Yamaska continuera à se dégrader.
Ah ! ma Yamaska… ma pauvre Yamaska."
Lien: http://www.journalmobiles.com/spip.php?article380
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Different river, same problems. This guy lived and is still living the same heaven (as a child) and the same hell (since the pollution) as I am. And we all know who the culprits are, don't we, but we don't want to hurt a few farmers feelings, don't we...
Paul-Henri Frenière
"Je me suis déjà baigné dans la Yamaska. C’était à la fin des années ’50. L’été, mes parents louaient un chalet à Douville. À l’époque, il y avait plein de quais flottants sur le bord de la rivière. Des quais pour les chaloupes, bien sûr, mais aussi des quais en forme de piscine pour permettre aux enfants de se baigner en toute sécurité.
À ce moment-là,la Yamaska était une source de plaisir. C’était chouette d’avoir la possibilité de faire trempette si près de chez soi, surtout les journées de canicule comme celles que l’on connaît cet été.Photo: l'auteur à 5 ans
Puis un jour, au cours des années ’60 si je me souviens bien, la rumeur a couru à l’effet que certains enfants avaient eu des problèmes de peau à cause de l’eau. Alors, mes amis et moi, on a arrêté de se baigner. Comme tous les Maskoutains d’ailleurs.
Au fil du temps, on a fini par oublier qu’une rivière traversait la ville de part en part. On savait qu’elle était là, mais il valait mieux l’oublier puisqu’on ne pouvait plus en profiter.
Samedi dernier, empreint de nostalgie, j’ai eu envie de la revoir, ma Yamaska. Paraît-il que depuis plus d’une dizaine d’années, des gens très sérieux se penchent sur son état piteux.
On a formé des organismes (les OBV), on a rédigé de nombreux rapports et l’on a élaboré des plans d’action pour la remettre en santé. Je m’attendais donc à ce qu’elle ait retrouvé des couleurs, ma Yamaska, autres que le brun caca.
Je me suis donc rendu au débarcadère de la rue Girouard, là où l’on peut emprunter un canot, un kayak ou un pédalo pour profiter de notre précieux plan d’eau.
J’avais apporté ma caméra, j’ai pris des photos.
Photo : PHF.
J’avais pourtant lu le texte d’Alain Charpentier avant d’y aller : La Yamaska ne se porte guère mieux. Les fameuses algues bleues (qui sont vertes, à vrai dire) venaient me confirmer que rien n’avait vraiment changé, que la rivière était toujours aussi polluée. Un poisson, sur le dos, apportait lui aussi son témoignage éloquent.
De retour à la maison, j’apprends enfin une bonne nouvelle : Des états généraux sur la Yamaska à l’automne, titre la Voix de l’Est. Et en plus, celui qui fait cette annonce, c’est Pierre Arcand, le ministre du Développement durable et de l’Environnement.
Un Maskoutain d’origine, comme moi, qui a dû lui aussi se baigner dans la Yamaska puisque nous sommes à peu près du même âge. Si quelqu’un peut comprendre ma nostalgie, c’est bien lui, je me suis dit.
Je continue à lire l’article et les bras me tombent. Le ministère va verser la mirobolante somme de 20 000$ pour régler le problème. Un petit cadeau parmi tant d’autres que le gouvernement libéral distribue allègrement avant les élections.
Avec cet argent, l’OBV de la Yamaska devra consulter les intervenants, rédiger un rapport et… élaborer un plan d’action. Bref, du déjà-vu.
Sacramant ! La Yamaska est la rivière la plus polluée, mais aussi la plus étudiée du Québec depuis au moins 40 ans. On devrait peut-être commencer à avoir une petite idée de « c’est quoi » la source principale du problème !!!
Avec toutes ces études pointues, on est en train de noyer le poisson (si vous me permettez la métaphore facile). On en vient même à comptabiliser les cacas de canards. Faut le faire…
Admettons donc, une fois pour toutes, que c’est l’agriculture industrielle qui a créé toute cette merde. L’élevage intensif, notamment du porc, qui a amené le déboisement systématique pour créer des champs de maïs à perte de vue, des champs qui servent à se débarrasser du lisier que l’on produit – c’est le cas de le dire -, en quantité industrielle.
Le gouvernement québécois a voulu favoriser l’exportation du porc, on en paie maintenant le prix. Les producteurs sont entrés dans cet engrenage et nous vivons tous, citadins comme ruraux, avec les inconvénients : un désastre environnemental et même un danger pour la santé publique.
Alors, existe-t-il une solution ? Tant que les principaux intéressés ne feront pas leur examen de conscience et que leur puissant lobby syndical continuera à les protéger, la santé de la Yamaska continuera à se dégrader.
Ah ! ma Yamaska… ma pauvre Yamaska."
Lien: http://www.journalmobiles.com/spip.php?article380
Extrait du documentaire « Au chevet de la Yamaska » :
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Different river, same problems. This guy lived and is still living the same heaven (as a child) and the same hell (since the pollution) as I am. And we all know who the culprits are, don't we, but we don't want to hurt a few farmers feelings, don't we...
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Friday, July 13, 2012
La rivière Yamaska
Les effets du phosphore dans la rivière : prolifération d’algues et de cyanobactéries (algues bleues)."Seconde ronde d’échantillonnages
(Photo : OBV Yamaska)
La Yamaska ne se porte guère mieux
Alain Charpentier - 8 juillet 2012
L’OBV Yamaska a présenté le 21 juin dernier les résultats de son échantillonnage effectué sur le territoire de Saint-Hyacinthe pour l’année 2011. Cette démarche s’inscrit dans l’analyse du bassin versant de la Yamaska entamée en 2010. Les résultats présentés à l’Hôtel de Ville de Saint-Hyacinthe par Mme Catherine Laurence-Ouellet, présidente de l’OBV Yamaska, ont permis de voir que depuis le début des analyses, la situation de la Yamaska ne s’est guère améliorée.
Saint-Hyacinthe pollue la Yamaska
L’eau qui sort de la Ville de Saint-Hyacinthe est de moins bonne qualité qu’à son entrée : par exemple, le taux de coliformes fécaux présent dans la Yamaska est de 70 UFC/100 ml à l’entrée de Saint-Hyacinthe, alors qu’il est de 400 UFC/100 ml à la sortie de la Ville [1]. La qualité de l’eau passe donc de « bonne » à « satisfaisante » pour ce critère. Dans le cas du phosphore est des matières en suspension, les deux autres paramètres à considérer pour évaluer l’état de santé de la rivière, ils ont aussi augmenté après le passage de la Yamaska dans Saint-Hyacinthe. Point positif, la qualité de l’eau de la Yamaska va néanmoins en s’améliorant et la Ville de Saint-Hyacinthe a fait beaucoup de travail dans ce domaine depuis 2010.
Comme en 2010, on a établi treize stations d’échantillonnage le long de la Yamaska à Saint-Hyacinthe. Trois d’entre elles retiennent principalement l’attention : celles situées sur les ruisseaux Mercier (à la Providence, à la Métairie), Décharge des Douze (ruisseau Donat-Giard) et Daignault (à la Providence). L’état de santé de ces tributaires avait déjà été considéré comme préoccupant dans l’analyse de 2010. Depuis, cet état s’est maintenu ou s’est très légèrement amélioré.
La Décharge des Douze : légère amélioration
Dans la Décharge des Douze (aussi nommé ruisseau Donat Giard, il part des carrières St-Dominique pour traverser des terres agricoles et le Boisé des Douze), les taux de phosphore, de matières en suspension et de coliformes fécaux ont diminué de manière substantielle (de près du tiers dans chacun des paramètres). Cependant, ce ruisseau présente le plus haut niveau de matières en suspension de toute l’étude avec 46 mg/l. Comme cause à ces différents problèmes, on évoque l’érosion ou décrochage des berges, les branchements croisés (égouts sanitaires et pluviaux qui se déversent l’un dans l’autre) et peut-être même les Carrières St-Dominique, mais l’impact de certaines pratiques agricoles est passé sous silence.
Ruisseau Daignault : pas d’amélioration
Dans le cas du ruisseau Daigneault (ou Daignault ?), le taux de coliformes fécaux a diminué à 280 UFC/100ml, ce qui le classe comme « satisfaisant » pour ce critère. Le taux de matière en suspension est demeuré sensiblement le même qu’en 2010. Mais pour ce qui est du phosphore présent dans l’eau, à 230 ug/l, le ruisseau Daigneault affiche un résultat « très mauvais » pour cette catégorie, se classant deuxième derrière le ruisseau Mercier. Pour expliquer ces problèmes, on évoque l’impact possible de la « faune » ou « d’animaux domestiques » (doit-on comprendre « animaux d’élevage » ?… On ne parle sans doute pas de déjections de perruches ou de chats ici). Pour ce qui est du taux de phosphore, on croit que le Golf La Providence pourrait en être en partie responsable avec l’épandage d’engrais et le non-respect de bandes riveraines en bordure du ruisseau qui le traverse. C’est certes à vérifier, mais encore une fois, pas un mot sur les pratiques agricoles ; même que le mot « bétail » est atténué par l’euphémisme « animaux domestiques ».
Ruisseau Mercier : toujours dernier de classe
Pour le ruisseau Mercier (le ruisseau de la Métairie), le portrait est moins réjouissant. Ce cours d’eau, l’un des plus mal en point de l’analyse de 2010, a vu son taux de phosphore augmenter à 250 ug/l, ce qui en fait l’eau la plus phosphorée de tout le territoire. Les coliformes fécaux n’ont pas connu de pointe aussi spectaculaire qu’en 2010 (un niveau de 5500 UFC/100 ml avait été alors atteint), mais ils se maintiennent tout de même à 1100 UFC/100 ml, ce qui le classe deuxième dans cette catégorie après le ruisseau Sirois (Rapide-Plat Nord). Ajoutons à cela que le taux de matières en suspension est demeuré lui aussi important (troisième dans cette catégorie) et nous avons là le cours d’eau le plus mal en point de tout le territoire, et ce, malgré une nette amélioration par rapport à 2010. Parmi les causes de ces problèmes, on suspecte encore une fois des branchements croisés en secteur urbain, mais l’impact que pourraient avoir l’épandage de lisier de porc et le non-respect des bandes riveraines par les agriculteurs en amont est, encore une fois, absent de l’étude.
L’industrie agricole oubliée ?
Dans les démarches annoncées pour 2012, on propose de rencontrer la Ville de Saint-Hyacinthe, les Carrières St-Dominique et le Golf la Providence pour faire un suivi, mais aucune rencontre avec l’UPA ou des exploitants agricoles n’est prévue dans ce plan d’action. Désormais, TOUS les acteurs du milieu économique et industrielle de la MRC doivent mettre l’épaule à la roue, même ceux qui ont été passés sous silence dans cette étude de caractérisation. Enfin, il sera intéressant de voir quel sera l’impact des efforts d’aujourd’hui dans l’étude de 2012."
_________________________________________
[1] Les coliformes fécaux sont des bactéries. Pour les mesurer, on compte le nombre de colonies formées par les bactéries pour calculer « l’unité formant colonie » (UFC) par 100 ml d’eau, par exemple. Une eau de moins de 200 UFC/100 ml est jugée, dans cette étude, de bonne qualité. Le phosphore présent dans l’eau se mesure en ug/l (microgramme par litre). Dans l’analyse, l’eau est jugée de bonne qualité quand le taux de phosphore dissous est de moins de 30 microgrammes par litre. Pour les matières en suspension, on calcule la quantité présente dans l’eau en milligrammes par litre. Une eau de moins de 6 mg/l est de bonne qualité.
Lien: http://www.journalmobiles.com/spip.php?article364
Les matières en suspension dans la Yamaska proviennent de l’érosion des berges ce qui lui donne cette couleur grise.
(Photo : OBV Yamaska)
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Monday, June 25, 2012
Rivière Richelieu en 2005 - est-ce mieux aujourd'hui?
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Saturday, April 23, 2011
Pollution - l'agriculture et la faiblesse des encadrements

Cet article de Louis-Gilles Francoeur reflète tellement bien les pressions faites auprès de notre municipalité et de notre MRC pour protéger nos cours d'eau de l'ingérence de l'agriculture sur les bandes riveraines, les bandes de protection autour des terres agricoles, le long des routes, des développements immobiliers, des industries, que contrairement à mon habitude, je vais le reproduire ici dans son intégralité.
"Lacs et rivières - La plus importante charge polluante de l'année
Il existe bien une politique de protection des bandes riveraines, mais encore aujourd'hui, plus de 75 % des municipalités n'ont pas intégré dans leurs règles de zonage les normes de protection riveraine exigées par la loi.
On savait que les lacs et cours d'eau subissaient au printemps un «choc acide», la fonte des neiges libérant d'un coup toutes les molécules déposées par la pollution atmosphérique. Mais nos lacs et cours d'eau subissent au même moment deux chocs tout aussi puissants et néfastes, un «choc sédimentaire» et un «choc toxique», causés par l'érosion phénoménale qui se produit au même moment.
Les lacs et cours d'eau du Québec habité reçoivent présentement la plus importante charge polluante de toute l'année, celle qui leur assurera une place au palmarès des algues bleu-vert l'été prochain et qui est en train de colmater et d'intoxiquer la plupart des frayères de ces cours d'eau aux eaux beiges.
La pollution diffuse est difficile à saisir parce qu'elle suinte de partout; des égouts pluviaux, des fossés et des rigoles des champs, des rives friables, etc. Son importance est inversement proportionnelle à l'ignorance qui l'entoure. On ne connaît aucune source industrielle de pollution qui puisse rivaliser avec la charge polluante, sédimentaire et souvent toxique, des principales rivières agricoles du Québec, si on les considérait comme des «sources» ponctuelles de pollution fluviale.
Un exemple. L'Organisme de bassin versant (OBV) de la rivière Yamaska évaluait, il y a deux ans, la charge sédimentaire de ce cours d'eau à 310 000 tonnes par année de terre provenant essentiellement des fermes de la région. «C'est l'équivalent de 12 400 voyages de semi-remorques ou 31 000 camions de 10 roues», précisait le bilan de cet OBV. Soit, en somme, un camion à neige rempli de bonne terre qui serait déversée dans le cours d'eau toutes les 17 minutes, 24 heures par jour pendant un an!
Mais ce qu'on sait moins, c'est que 50 % de toute cette charge polluante, sédimentaire et toxique en raison des engrais et pesticides qui l'accompagnent, frappe les cours d'eau au printemps en quelques semaines, explique Richard Laroche, un ingénieur agricole à la retraite du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).
Citant les travaux de son collègue Aubert Michaud, Richard Laroche explique que 50 % des débits annuels des cours d'eau y transitent entre le 15 mars et le 15 avril. Cet énorme débit d'eau, qui forme la crue annuelle, libère 40 % des précipitations annuelles, accumulées sous forme de neige.
Or, dit-il, entre 90 et 100 % de toute cette eau ruisselle en surface, car elle ne peut pénétrer dans le sol, encore gelé en profondeur. Ce qui dégèle en surface est immédiatement arraché aux champs, s'infiltre dans les rigoles, rejoint les fossés gonflés à bloc pour aboutir dans les cours d'eau, ce qui leur donne cette teinte d'un beige opaque.
La littérature internationale, ajoute cet expert, indique que les deux tiers de toute l'érosion annuelle transitent vers le cours d'eau par les rigoles et fossés de drainage en surface. Seulement le tiers de ce double choc, sédimentaire et toxique, est donc attribuable à l'absence de bandes riveraines.
Et les rives
Mais, ajoute de son côté Jacques Houle, le directeur de la Fondation des lacs et rivières du Canada, il ne faut pas sous-estimer l'érosion en rives au printemps, un moment où elle est beaucoup plus intense qu'en été, même au moment des pires orages qui gonflent à l'excès les cours d'eau.
Les volumes d'eau en période de crues étant plus importants, ils érodent férocement la partie la plus élevée des rives avec des courants plus rapides qu'en été, avec des glaces et des arbres qui agissent comme des béliers d'une force inouïe dans les pentes meubles, décrochant souvent des dizaines mètres cubes à la fois qui s'en vont colmater les frayères des poissons, souvent en plein processus nuptial! Les apports d'engrais vont pour leur part faire proliférer en été les algues et les plantes aquatiques, aux dépens des réserves d'oxygène du cours d'eau.
Le milieu agricole, dit-il, compte encore des milliers de kilomètres de berges en voie d'érosion intense qu'il est cependant possible de stabiliser par des enrochements pour briser la force des vagues. Mais, ajoute ce spécialiste en restauration des berges, il faut ensuite végétaliser la partie supérieure de la rive avec des plantes qui drageonnent afin qu'elles stabilisent la rive avec leurs racines, lesquelles vont aussi agir comme filtre végétal en plus de recréer progressivement un écosystème vivant dans la rive.
Système édenté
Or, sous ce rapport, le Québec a un double problème.
Il existe bien une politique de protection des bandes riveraines, mais encore aujourd'hui, plus de 75 % des municipalités n'ont pas intégré dans leurs règles de zonage les normes de protection riveraine exigées par la loi. Le ministre de l'Environnement, qui peut d'un trait de plume modifier les règlements municipaux muets sur la question, n'en a pour ainsi dire jamais corrigé un seul en 25 ans. Pire, les ministres des Affaires municipales approuvent depuis près de 20 ans des schémas d'aménagement qui ne sont pas plus conformes aux normes de protection riveraine, malgré les dispositions expresses de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
Mais en ce qui a trait aux fossés, qui charrient l'essentiel de cette pollution, aucune politique ni aucun règlement n'imposent au Québec après 30 ans d'assainissement de filtrer leur charge sédimentaire et toxique (engrais et pesticides) avec ce qu'on appelle des trappes à sédiments, par exemple. Il s'agit de petits étangs où l'eau se repose avant d'atteindre le cours d'eau, ce qui permet aux matières en suspension de s'y déposer.
Et malgré une politique officielle d'écoconditionnalité, la Financière agricole n'exige pas expressément un contrôle de ces charges sédimentaires et toxiques comme condition de l'aide gouvernementale. "
Article écrit par Louis-Gilles Francoeur publié dans le quotidien Le Devoir ici: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/321628/lacs-et-rivieres-la-plus-importante-charge-polluante-de-l-annee
Sunday, April 10, 2011
Espèces en danger dans nos rivières

"Une autre espèce de poisson en péril dans la région
Les populations de menés d'herbe accuseraient une baisse dans les rivières Saint-François, Yamaska et Richelieu. Ce petit poisson, dont la taille excède rarement six centimètres, détient le statut d’espèce préoccupante et protégée depuis que son abondance semble être à la baisse dans certains secteurs, dont les bassins hydrographiques des rivières Saint-François, Yamaska et Richelieu.
En contrepartie, un grand nombre de spécimens ont été recensés dans le tronçon du fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Sorel, ainsi que dans le lac Saint-Pierre et son archipel.
Les facteurs responsables du déclin des populations de menés d’herbe pourraient être liés à la dégradation de la qualité de l’eau, à l’accroissement de la turbidité et à une diminution de la disponibilité des herbiers aquatiques propices à l’espèce.
La pêche commerciale au poisson-appât, les maladies, la propagation des espèces exotiques et envahissantes, l’altération du régime d’écoulement des eaux, les changements climatiques et la pollution d’origine agricole, urbaine et industrielle sont les autres menaces connues et présumées par Pêches et Océans Canada (POC) et le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec.
Le plan de gestion préparé par POC, en collaboration avec les gouvernements du Québec et de l’Ontario, prévoit différentes mesures pour protéger les populations et les habitats, évaluer les menaces qui pèsent sur l’espèce et faire en sorte de sensibiliser le public à sa survie.
Parmi celles-ci, on compte cartographier des sites propices à l’espèce, tenir compte de son existence pour planifier l’utilisation des terres, dresser un liste des habitats à restaurer en priorité, obliger les promoteurs à vérifier sa présence avant d’y faire des travaux, mettre en œuvre un plan de communications et de sensibilisation, et effectuer des recherches pour mieux comprendre la dynamique et les habitats de l’espèce.
Des activités sont déjà en cours au Québec. Des échantillonnages ont été effectués dans les bassins versants des rivières l’Assomption, Châteauguay et des Outaouais. Une étude sur l’impact de la pêche commerciale au poisson-appât a aussi été menée. Une équipe de rétablissement des cyprinidés et des petits percidés du Québec, dont fait partie le mené d’herbe, a été formée il y a 5 ans. Elle regroupe plus d’une dizaine de membres provenant des ministères provinciaux et fédéraux et de groupes environnementaux."
Extraits d'un article écrit par Sébastien Lacroix publié dans Sorel-Tracy Région ici: http://www.soreltracyregion.net/actualite/page/actualite/article/l/11916
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Friday, November 26, 2010
116 maisons polluent les cours d'eau
Photo: Alain Dion"(Roxton Pond) Plus d'une centaine de maisons dans la MRC de la Haute-Yamaska continuent d'envoyer leurs eaux usées dans des cours d'eau, révèle une nouvelle étude. Et ce sont encore les lacs Roxton et Waterloo ainsi que la rivière Yamaska Nord qui écopent de cette pollution.
Sur les 117 inspections menées cette année par le groupe Hémisphères sur autant de propriétés en bordure de ces plans d'eau, 116 déversent en partie ou en totalité leurs eaux usées dans la nature.
L'étude, commandée par la MRC grâce au programme d'aide à la prévention des algues bleues financé par Québec, a permis de découvrir 39 propriétés qui n'avaient pas de fosse septique ou de champ d'épuration. Les inspections ont aussi permis d'identifier 77 propriétés où une contamination indirecte existe, dont 70 exigent des corrections «prioritaires».
Des trois cours d'eau touchés, le lac Roxton est celui qui présente le pire bilan. Le groupe Hémisphères a découvert que 28 maisons déversaient directement leurs eaux usées dans le lac et que 55 autres éprouvaient des problèmes importants avec leurs systèmes de captation et d'épuration.
La situation du lac Roxton aurait pu être pire. Les auteurs de l'étude n'ont en effet pas tenu compte des maisons de l'avenue du Lac Ouest entre le village et la 4e rue. Ces résidences seront branchées d'ici le printemps au nouveau réseau d'égout de la municipalité. Or, plusieurs de ces maisons envoient leurs rejets directement dans le lac, confirme le maire Raymond Loignon.
Des maisons contaminent également le lac Waterloo. Selon l'étude d'Hémisphères, sept propriétés de la municipalité de Shefford rejettent leurs eaux usées dans le lac Waterloo et les installations septiques de cinq autres présentent d'importantes anomalies. Des corrections immédiates s'imposent, juge-t-on.
Quant à la rivière Yamaska Nord, deux maisons de St-Joachim-de-Shefford et une de Roxton Pond la polluent directement parce qu'elles n'ont aucune installation pour capter et traiter leurs eaux usées. Notons aussi que des travaux «prioritaires» doivent être effectués sur les fosses septiques et champs d'épuration de cinq maisons de Shefford et deux de Saint-Joachim-de-Shefford. Elles sont sources de contamination indirecte de la rivière.
Le lac Boivin n'est pas épargné par cette pollution d'eaux usées. L'étude démontre qu'une maison dans la rue Drummond ne traite pas ses rejets et que trois autres contaminent indirectement le lac.
Ces cas sont les derniers qui restent à régler pour mieux protéger le lac Boivin. Les travaux de prolongement du réseau d'égout l'été dernier sur les rues de l'Estrie, Quévillon et Des Rossignols ont permis de corriger les autres situations problématiques.
Éléments de preuve
Ces informations visent à donner des munitions aux municipalités dans l'éventualité où les propriétaires concernés refusent de corriger la situation, explique Mathieu Charest, coordonnateur à la gestion des cours d'eau à la MRC. Elles pourraient être utilisées en cour pour forcer les propriétaires à effectuer les travaux nécessaires pour se conformer. «En cour, ça prend une preuve hors de tout doute. On a maintenant les éléments de preuve qu'il nous faut», dit-il.
D'autres propriétés pourraient poser problème. L'étude d'Hémisphères s'est limitée aux 118 propriétés jugées inquiétantes. Les rapports d'inspection des fosses septiques et champs d'épuration menés depuis 2006 dans l'ensemble des municipalités de la MRC ont permis à l'organisme paramunicipal de dresser une liste des priorités d'intervention. La MRC compte 600 propriétés équipées de fosses septiques et de champ d'épuration qui se trouvent à moins de 300 mètres d'un lac et 100 mètres d'une rivière.
L'étude du groupe Hémisphères a coûté 70 000$ et a été payée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs."
Extraits d'un article écrit par Michel Laliberté de La Voix de l'Est publié ici: http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201011/16/01-4343123-116-maisons-polluent-les-cours-deau.php
Photo: parcsquebec.com
Thursday, November 25, 2010
Expédition Yamaska Phase II
Photo: Eau secours de la YamaskaC'est un groupe de huit élèves et deux éducateurs qui part à la découverte de la rivière Yamaska, à partir de sa source jusqu'à son embouchure, pour devenir ses yeux, ses oreilles et lui redonner droit de parole.
Cette aventure se réalisera à pied, en canot et à vélo sur une distance d’environ 130 kilomètres, de Saint-Hyacinthe au lac Saint-Pierre (fleuve Saint-Laurent), du 6 au 10 octobre 2010. Cette deuxième phase suit l'expédition de 2009, de Lac-Brome à Saint-Hyacinthe.
Visionnez les vidéos, les photos et lisez leur journal de bord ici: http://www.csm.qc.ca/expedition/index0.html
Sunday, May 16, 2010
Des carcasses de porcs retrouvées par des citoyens
"Un résidant de Saint-Césaire a contemplé un paysage peu attrayant en marchant sur un rang cette semaine. Il a découvert les carcasses en décomposition avancée de trois porcs sur une terre agricole jouxtant celle d'un producteur de porc du rang Bas-de-la- Rivière Nord, à Saint-Césaire.
« C'est la première fois que j'en vois, mais ça fait un an ou deux ans que ça sent la charogne «, dit le résidant qui a demandé à garder l'anonymat. Les carcasses étaient situées non loin du cours d'eau mitoyen qui draine les terres. « J'en ai vu trois, mais il peut y en avoir jusqu'à l'autre bout de la terre «, précise-t-il. Ce dernier a contacté le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) et pris des photos. « Le propriétaire les a ramassées quand il a vu que je prenais des photos «, allègue-t-il.
« C'est ma santé. Je respire ça. Et ils sont probablement morts de maladie, et la maladie peut se propager «, dit-il, ajoutant que le fossé se jette dans un ruisseau qui coule dans la rivière Yamaska.
La ferme porcine appartiendrait à Michel Guillet et sa conjointe. « On est des producteurs de porcs, c'est officiel qu'il y a des porcs morts, a-t-elle indiqué tout en refusant de se nommer lorsque jointe au téléphone. On fait du compostage et les carcasses ont été transportées sur la terre à côté par les coyotes et les renards qui vivent dans les boisés. Avant, on faisait affaire avec une firme qui venait les chercher, mais (...) nos revenus ont baissé et il faut trouver d'autres sources. « La dame rappelle les difficultés que connaît l'industrie porcine.
Ce n'est pas une raison, répond-on au MAPAQ. « La responsabilité de la gestion des carcasses revient au producteur «, affirme Maurice Lamontagne, à la direction de l'inspection des viandes au MAPAQ. Ce dernier a précisé qu'il était normal qu'il y ait des décès dans une production animale, mais la Loi sur les productions alimentaires prévoit les manières dont le producteur doit disposer des carcasses. Les producteurs de porcs peuvent en effet composter les carcasses, mais ils doivent détenir un permis et le faire dans des enclos, afin d'éviter que des animaux s'en emparent. « Il faut une plate-forme bétonnée qui permette l'évacuation des eaux de pluie et de la neige et retenir le lixiviat issu de la décomposition. L'installation doit comprendre un toit avec une corniche (...) et des sections de compostage en grillage ou en tôle (...) de 1,8 mètre de haut au maximum «, dit-il."
Article au complet écrit par Nancy Beaulieu publié dans La Voix de l'Est ici:
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201005/15/01-4280726-des-carcasses-de-porcs-retrouvees-par-des-citoyens.php?utm_categoriein%20terne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_actualite
Et malgré le marché toujours très faible, les changements prévus dans les subventions, les incitations monétaires du fédéral pour baisser la production de porc, on veut toujours partir des nouvelles porcheries, et faire l'épandage près des cours d'eau et les populations humaines: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Le_projet_de_megaporcherie_soumis_a_une_2e_consultation_publique.html?ArticleID=642101
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Friday, January 29, 2010
La surveillance des BPC dans les rivières

La Virginie vient d'annoncer qu'elle annule la surveillance annuelle de la pollution des cours d'eau. Tester pour les BPC semble être très dispendieux: tester pour des BPC dans la chair des poissons est 5 fois plus dispendieux que tester pour le mercure. Bien que la production des BPC est bannie depuis les années 1970, les BPC s'accumulent dans les chairs des animaux. Les BPC ne se diluent pas dans l'eau, mais sont ingérés par les micro-organismes dans les sédiments. Parce que les BPC sont plus toxiques que l'on croyait, la Virginie a baissé le niveau acceptable de BPC à 50 ppb.
Dans la synthèse 1998 de l'État de l'Écosystème aquatique du Bassin Versant de la Rivière Richelieu, on mentionne qu'en aval de Saint-Jean-sur-Richelieu, la concentration de BPC augmente de 50% dans les mousses aquatiques et les cellules à dyalise installées pour étudier le Richelieu. Dans certaines partie du Bassin de Chambly, à Beloeil et en amont de Saint-Marc-sur-Richelieu et de Saint-Ours, les poissons avaient des concentrations de BPC dans leur chair au-delà du critère de protection de la faune.
Dans des prélèvements plus récents, soit de 2001 à 2003, les résultats ne sont pas plus rassurants. Le critère reconnu pour assurer la protection de la faune terrestre psicivore (CFTP) est de 120pg/l. Les concentrations moyennes de BPC totaux mesurées sont 4 fois plus élevées que le CFTP. Et parce que le Richelieu a un débit plus important que la Yamaska, la quantité de BPC transportées par le Richelieu sont 5 fois plus que la Yamaska, avec des pics, bien sûr, vers les mois de mars-avril!
Selon le Plan Saint-Laurent, parmi les rivières du Québec étudiées pour les substances toxiques, les rivières Richelieu et Yamaska présentent les concentrations dans l'eau les plus élevées: http://www.planstlaurent.qc.ca/sl_obs/sesl/publications/fiches_indicateurs/FichesSaint-Laurent_RivYamaska_francais_finale.pdf
Pour les directives québécoises pour la consommation de poisssons:
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/environnement/index.php?poissons

"Virginia scraps its annual water pollution monitoring program
Tasteless, odorless and nearly as clear as water, polychlorinated biphenyls are among the most dangerous toxic chemicals in Virginia's waterways. Every year, state officials monitor the chemicals, known as PCBs, by testing fish from selected river basins. Fish advisories follow. Not this year.
Facing a $5 million funding cut, the state Department of Environmental Quality last summer scrapped the $365,000 PCB monitoring program.Developed early last century, PCBs were used in a variety of products, including lubricating oils, flame retardants and sealants. Their most common application was as a coolant and insulating fluid in electric transformers and capacitors.
Congress banned PCB production in the late 1970s after workers exposed to the chemicals for extended periods suffered irritation of the nose and lungs, as well as acne and rashes. Before then, however, companies routinely dumped PCBs into waterways. Others improperly disposed of the chemicals, which eventually seeped into the water table.
PCBs remain a problem because they do not readily dissolve in water. They accumulate in fish that eat smaller animals that feed on contaminated soil and sediment. This, in turn, poses a risk to people — especially pregnant women and infants — who eat fish. More complex than other water pollutants such as mercury, PCBs are five times as expensive to test for, Hale said. While spread throughout Virginia, their highest concentration is in industrial areas, such as the Hopewell section of the James River and branches of the Elizabeth River.
PCBs are more toxic than scientists first thought. That's why Virginia in 2004 lowered its allowable level of PCBs from 600 parts per billion to 50 ppb."
Excerpts of article written by Cory Nealon published in dailypress.com here: http://articles.dailypress.com/2010-01-25/news/dp-local_pcbs_0123jan26_1_pcbs-transformers-and-capacitors-water-table
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