Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Thursday, November 22, 2012

Le porc du Québec est plus vert???

Photo: Google Maps

Je vous laisse le soin de lire le dernier billet de Marie Allard dans La Presse d'aujourd'hui, estomacs fragiles s'abstenir!

http://www.lapresse.ca/environnement/201211/22/01-4596497-plus-vert-le-porc-quebecois.php


Par contre, je vous recommande la lecture de ce billet de Benoit Girouard: http://blogues.journaldemontreal.com/benoitgirouard/actualites/lempreinte-environnementale-du-porc-du-quebec-greenwashing/


Le porc du Québec plus vert? Pour m'en convaincre, il faudrait que l'on cesse d'épandre le purin juste avant une pluie annoncée par Environnement Canada. Pour m'en convaincre, il faudrait que je cesse de voir la couleur de la rivière changer à chaque pluie digne de ce nom. Pour m'en convaincre, il faudrait que je vois les bandes riveraines le long des fossés agricoles, le long des ruisseaux agricoles, autour des cours d'eau du Québec s'élargir: en tout cas, plus large que cette étroite bande d'herbacées qui titube tout en haut du talus, prête à s'écrouler dans le vide.

Le porc du Québec plus vert? Il faudrait d'abord cesser de le sous-doser d'antibiotiques dans une moulée faite en majorité de maïs-grain et de soya génétiquement modifié cultivés par monocultures qui ont déplacé toutes les autres, bien arrosées de pesticides de toutes sortes.

Le porc du Québec plus vert? Il faudrait d'abord qu'il ne soit pas élevé dans des méga-porcheries qu'on a imposées aux populations qui n'en voulaient pas. L'acceptabilité sociale, vous connaissez?

Le porc du Québec plus vert? Il faudrait cesser de subventionner à coup d'allégements fiscaux, d'assurances-récoltes et quoi d'autre les intégrateurs, et commencer à encourager ceux qui osent élever le porc autrement que sur des caillebotis sur gestion liquide, et penser à redonner à ces bêtes la qualité de vie dont ils méritent et pour laquelle ils ont évolué: fouiner dans une litière digne de ce nom!

Si le porc du Québec est si vert que çà, il faudra m'expliquer pourquoi ma MRC fait nettoyer des cours d'eau agricoles à presque tous les mois?

Facile de faire du copier-coller d'un communiqué de presse de la FPPQ, Marie! Bien trop facile!

Friday, January 28, 2011

Activisme - quand les lois sont contre nous

Photo: USGS


Les lois sur la diffamation servent à faire taire les opposants aux porcheries en Grande-Bretagne. Les opposants aux élevages de porcs industriels qui essayent d'arrêter leur implantation se font menacer par des actions en diffamation coûteuses. Ils ont été prévenus par des avocats qu'ils doivent cesser d'argumenter contre les élevages intensifs, qui pourraient contenir 25,000 bêtes, ou faire face à un procès légal si coûteux qu'il pourrait mener à la ruine.

Cela veut dire que les lois sur la diffamation de la G.-B., si critiquées pourtant, servent à influencer les lanceurs de projets et la façon dont ils prennent des décisions d'intérêt important pour la campagne. Les initiatives légales menacent également d'empêtrer le Secrétaire de la Justice Ken Clarke dans une controverse. Son ministère est impliqué dans la débâcle parce que la porcherie produira aussi de l'électricité pour une prison de femmes voisine. M. Clarke est aussi le ministre qui gère les réformes qui devraient limiter les activités des avocats en diffamation.

La controverse implique un élevage intensif projeté à Foston, dans le Derbyshire, l'un de plusieurs projets qui ont soulevé de l'opposition de groupes environnementaux et de bien-être animal qui disent que leur taille pourrait propager des maladies. Le projet compterait 2,500 truies de reproduction et jusqu'à 25,000 porcs et porcelets dont le purin irait dans une usine de biogaz qui produirait de l'électricité. La prison pour femme Foston Hall tout près de là serait probablement son client pour acheter l'électricité.

Parmi ceux qui s'opposent au projet est la Soil Association, un groupe de promoteurs de fermes biologiques, qui se sont plaint au conseil de South Derbyshire. L'Association dit qu'elle craint que la grande quantité de porcs concentrés à un seul endroit risquerait d'encourager le développement de maladies qui pourraient se propager chez les humains, des maladies comme la salmonelle, et les infections qui peuvent donner la méningite. Sa campagne de promotion a été prise de court par une mise en demeure des avocats Carter-Ruck qui met les met en garde pour les allégations très sérieuses et dommageables qu'elle fait. La lettre ajoute que ses allégations mal conçues et stéréotypées sont inexactes et diffamatoires pour leur client et ne devraient pas être davantage publiées ou répandues. Aussi, la lettre dit que les objections du Soil Association sur les politiques de planification étaient grandement inappropriées et demande que le groupe retire ses objections et rencontre les promoteurs du projet, Midland Pig Producers, avant de faire d'autres commentaires.

La lettre Carter-Ruck est la plus récente d'une série de tentatives d'employer les lois sur les diffamations pour faire taire les critiques des compagnies commerciales. Les scientifiques et les auteurs scientifiques reçoivent de telles lettres, dont un cas dans lequel un écrivain a été traîné en justice pour avoir qualifié les traitements des chiropraticiens comme étant bidons. L'automne passé, un chirurgien plastique a été menacé d'une action en diffamation après avoir dit qu'une crème pour grossir les seins ne fonctionnerait probablement pas.

Keith Mathieson, un avocat de Reynolds Porter Chamberlain spécialisé en médias, a dit hier que la mise en demeure de Carter-Ruck était menaçante et précisait que les gens qui argumentaient dans des applications d'urbanisme peuvent être actionnées pour diffamation seulement si ces personnes mentent délibérément ou avec imprudence.

Lord Melchett du Soil Association dit que les actions en diffamation sont très coûteuses et cela qui rend Carter-Ruck très puissant. Mais ce qui donne du pouvoir au Soil Association est le fait que les gens votent trois fois par jour aux repas sur les méthodes d'élevage des porcs.

Midland Pig Producers disent que le Soil Association est un organisme plus importante et mieux financée qu'elle même et nie qu'ils essayent de faire taire l'opposition.
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"Now libel laws are used to silence pig farm protesters

Campaigners fighting to stop a giant pig farm being built have been threatened with a hugely expensive libel action. They have been warned by lawyers to drop their arguments against the factory farm, which would house 25,000 animals, or face a ruinously costly legal case.

It means that Britain’s widely criticised libel laws are being used to try to influence planners and the way they take decisions of vital interest to the countryside. The legal move also threatens to snare Justice Secretary Ken Clarke in controversy. His ministry has an interest in the planning row because the pig farm is also designed to produce electricity for a neighbouring women’s prison. Mr Clarke is also the minister overseeing reforms expected to restrict the activities of libel lawyers.

The row involves a proposed factory farm in Foston, Derbyshire, one of a number of planned plants that have provoked opposition from environmental and animal welfare groups – who say their huge scale may spread disease. It would house 2,500 breeding sows and as many as 25,000 pigs and piglets and would also use slurry in a biogas plant to produce power. Nearby Foston Hall women’s prison is the most likely customer for the electricity.

Among objectors has been the Soil Association, the organic farming campaign group, which complained to planners at South Derbyshire council. The Association said it feared the high number of pigs in one location would risk producing diseases that could be passed to humans, including salmonella and infections that can produce meningitis. Its campaign has been set back by a letter from libel lawyers Carter-Ruck, which warned of the ‘very serious and damaging allegations that you make’. It added: ‘Your misconceived and formulaic allegations are inaccurate and defamatory of our client and should not be further published or disseminated.’ It also said objections by the Soil Association about planning policy were ‘wholly inappropriate’ and called for the group to withdraw its objections and meet farm promoters Midland Pig Producers before making any further comment.

The Carter-Ruck move is the latest in a series of attempts to use libel laws to silence critics of commercial companies. Scientists and science writers have faced action, including one case in which a writer was sued after referring to ‘bogus treatments’ of chiropractors. The claim was at first upheld before the writer won on appeal. Last autumn a plastic surgeon was threatened with a libel action after saying a £125-a-jar breast enlargement cream was ‘unlikely to work’.

Media lawyer Keith Mathieson, of Reynolds Porter Chamberlain, yesterday called the Carter-Ruck letter ‘menacing’ and pointed out that people arguing in planning applications can be sued for libel only if they lie deliberately or recklessly.

The Soil Association’s Lord Melchett said: ‘Libel actions are very expensive and that gives Carter-Ruck their power. But what gives us our power is that people vote three times a day at mealtimes on whether pigs should be farmed like this.’

Midland Pig Producers argued that the Soil Association was a larger and better-resourced organisation than itself and denied it was trying to silence opposition."

Excerpts from article written by Steve Doughty published here: http://www.dailymail.co.uk/news/article-1348812/Libel-laws-used-silence-pig-farm-protesters.html

Here in America, such legal intimidation is called a SLAPP, and the hog industry doesn't shy away from using those either.

Monday, October 11, 2010

Élevages intensifs élèvent aussi des bactéries résistantes aux médicaments

Photo: veganoutreach.org

Le Docteur Bill Mackie, un médecin de la Colombie-Britannique, titulaire de la chaire du comité de santé environnementale du B.C. Medical Association, n'a aucun doute que l'ajout des antibiotiques dans les moulées d'élevages industriels contribue à la prolifération de bactéries résistantes aux antibiotiques et expose inutilement les humains à un danger bien réel. La raison d'en parler ici dans un blog sur la rivière Richelieu est indirecte. Quand j'ai su en 2005 qu'on nous imposait une porcherie de 5,800 bêtes en amont et son épandage m'a motivé à faire beaucoup de recherches afin d'argumenter du mieux que je pouvais de l'inconscience d'une telle décision qui avait l'appui inconditionnel du Gouvernement du Québec.

Sachant que l'épandage du purin brut sur les terres agricoles ne me laisse aucun doute: la flore bactérienne des bêtes, leurs hormones, les résidus de leur nourriture principalement composée de grains de plantes OGM, en plus des pesticides épandus sur les champs agricoles, tout cela est délavé dans la rivière à la moindre pluie substantielle. Les champs agricoles sont maintenant bien draînés, souvent artificiellement, les fossés et ruisseaux en milieu agricole sont maintenant redressés, nettoyés, afin d'évacuer le plus rapidement tout excès d'humidité des terres qui doivent produire au max. Les plantes cultivées qui tolèrent le purin sont limitées: ce sont principalement le maïs-grain et le soya, des plantes annuelles qui laissent une grande partie des champs non protégés pour une grande partie de l'année. Le résultat est dévastateur: les particules de sol ruissellent, chargées de tout contaminant qu'on y épand, en plus des particules de plantes OGM que certaines études ont démontré la nocivité du pollen pour les micro-organismes qui vivent dans les sédiments au fond de la rivière.

Apprendre qu'en plus le sous-dosage d'antibiotiques dans la moulée de ces pauvres bêtes qui ne vont jamais dehors met en danger la santé humaine et notre capacité de soigner nos grands malades m'a indignée davantage. Je vous traduit ici l'argumentation de ce Docteur Mackie de la Colombie-Britannique: "C'est un gros problème. Je redoute sérieusement la journée que l'on réalisera qu'aucun de nos antibiotiques ne pourront guérir ces infections efficacement."

La résistance aux antibiotiques se développe quand les bactéries sont tuées par des médicaments, mais pas toutes, et les bactéries dont les mutations permettent à survivre le traitement peuvent ensuite se reproduire sans enfreinte. Des études scientifiques ont trouvé des nouvelles souches résistantes aux antibiotiques dans la viande vendue sur les tablettes des épiceries au Canada et dans l'environnement près de fermes comme celles dans la Fraser Valley, près de l'est de Vancouver.

Rick Thiessen, un fermier d'Abbotsford a commencé à dire à CBC News qu'il n'utilisait des antibiotiques sur sa ferme seulement quand une maladie se manifeste dans une de ses bâtisses. "Les antibiotiques sont utilisés si on trouve un problème dans notre cheptel. On consulte un vétérinaire, il pose un diagnostique, il remplit une ordonnance et nous les adminstrons alors. Mais bien franchement, je ne me souviens pas de la dernière fois que cela est arrivé." affirme Thiessen. Mais après avoir été questionné plusieurs fois, (il est aussi porte-parole du B.C. Chicken Marketing Board), il admet que ses volailles reçoivent de la moulée qui contient un antibiotique nommé Tylosin à tous les jours pour prévenir la maladie. "Les poulets, par leur nature, ont des bactéries dans leur système digestif, et afin de les garder en santé, nous leur donnons des produits approuvés dans leur moulée" ajoute-il. Thiessen dit que 20,000 poulets qui couraillent et picotent dans chacune de ses bâtisses, ils picotent occasionnellement dans leurs excréments, ce qui pourrait les rendre malades sans les antibiotiques.

Le Canada permet l'ajout de plus d'une douzaine d'antibiotiques dans la moulée, et ceux-ci peuvent être classifiés en 3 catégories: pour traiter une maladie, pour prévenir la maladi ou pour accélérer la prise de poids. C'est la dernière catégorie qui est la plus controversée. L'Europe, par exemple, a banni l'usage des antibiotiques pour accélérer la prise de poids du bétail il y a déjà plusieurs années de cela.

L'Association de Nutrition Animale du Canada, un groupe d'industriels qui représente les fabriquants de moulée, est catégorique: les antibiotiques sont ajoutés à la moulée pour prévenir la maladie et pas pour accélérer la prise de poids. Mais Bob Hancock, le directeur du Centre for Microbial Diseases and Host Defence Research à l'Université de la Colombie-Britannique insiste pour dire que la prévention et l'accélération de la prise de poids, c'est la même chose.

La raison pour laquelle les antibiotiques accélèrent la prise de poids est qu'ils empêchent la maladie, soulageant ainsi le système immunitaire de la bête pour que toute son énergie se concentre à engraisser plus rapidement, selon lui. Mais cet avantage à court terme pour obtenir plus de viande a des conséquences à long terme: des bactéries résistantes aux antibiotiques. "Je suis certain que l'accélération de la prise de poids contribue grandement à l'accroissement de la résistance aux antibiotiques" affirme Hancock.

Selon Hancock, le Tylosin est l'un de plusieurs produits pharmaceutiques qui peut rendre les bactéries résistantes à toute une série d'antibiotiques en médecine humaine. "Il y a des antibiotiques très puissants comme l'erythromycin et le clarithromycin qui servent en médecine aux soins intensifs pour les humains, et tous ces antibiotiques - quand vous rendez des organismes résistants au Tylosin - deviennent résistants à ces autres antibiotiques puissants administrés aux humains. Et cela continue." déplore Hancock.

Une étude publiée cette année dans le journal Emerging Infectious Diseases écrit par des chercheurs de l'Agence de la Santé Publique du Canada et le B.C. Centre for Disease Control a trouvé une souche résistante spécifique de salmonelle chez les humains, dont des patients de la province, semblable à la souche trouvé dans la volaille. "Les organismes qui viennent de là peuvent aboutir chez les humains et donc peuvent ensuite impacter les soins prodigués aux patients parce que les antibiotiques qui auraient pu les guérir ne sont plus efficaces" selon Mackie.

Les souches résistantes peuvent être difficile et plus dispendieuses à traiter, et cela a mené le B.C. Medical Association et l'Association Médicale Canadienne à demander au Gouvernement d'enquêter. Santé Canada a refusé une entrevue avec la CBC, mais Mackie dit qu'il est temps pour le gouvernement d'agir avant que les impacts sur la santé se propagent davantage.

"Ce que nous devons faire comme société est de se lever et affirmer que ceci va nous rendre malade. Ceci va rendre mes enfants malades, et si cela continue, mes petits enfants seront toujours malades. Nous devons prendre position. Nous devons changer les choses." affirme-t-il.

Malheureusement, tout ceci a été dit et redit au BAPE sur la production porcine au Québec en 2002-2003. Est-ce que les choses ont changées depuis les 8 dernières années? Je ne crois pas.
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"Livestock superbugs threaten humans: doctor

The widespread use of antibiotics in livestock feed is creating superbugs that are spreading off farms and endangering human health, a B.C. doctor says. Dr. Bill Mackie, chair of the B.C. Medical Association's environmental health committee, says antibiotic-resistant strains of bacteria developing in livestock pose a real risk to humans. "It's a big issue. I seriously worry about the day when none of the antibiotics we have access to is going to treat those infections effectively," he said.

Antibiotic resistance develops in bacteria when the drugs kill most — but not all — of the germs, leaving only those with mutations that allow them to survive and propagate as a new strain that antibiotics can't destroy. Scientific studies have found resistant strains of bacteria in meat on Canadian store shelves and in the environment near farms, including those in the Fraser Valley, east of Vancouver.

Abbotsford farmer Rick Thiessen initially told CBC News he only uses antibiotics on his farm when there's a rare outbreak in one of his barns. "Antibiotics will be used if you're finding a problem with your flock. You consult a veterinarian, have a diagnosis, he prescribes a course of medication and we'd use them in that sort of instance. But to be quite honest, I can't remember the last time we've had to do that," said Thiessen. But after repeated questions, Thiessen, who also speaks for the B.C. Chicken Marketing Board, said his chickens eat feed fortified with an antibiotic called Tylosin every day to prevent illness. "Chicken, by nature, have bacteria in their gut tract and, in order to keep them healthy, there are approved products that are used in the feed," he said. Thiessen said with 20,000 chickens running around in each of his barns, they'll occasionally peck at their own manure, which could make them sick without the antibiotic.

There are more than a dozen antibiotics approved for livestock feed in Canada, falling into three main categories: to treat illness, to prevent illness, or to help the animal grow faster. It's that last category that's most controversial. Europe for example, banned the use of antibiotics to promote livestock growth years ago.

The Animal Nutrition Association of Canada, an industry group representing feed manufacturers, is adamant they use them to prevent illness but not for growth promotion. But Bob Hancock, director of the Centre for Microbial Diseases and Host Defence Research at the University of British Columbia, argues that prevention and growth promotion are the same thing.

The reason antibiotics work to speed up growth is that they fend off illness, taking some burden off the animal's immune system so more energy goes into putting on weight, he says. But this short-term gain of more meat has the long-term cost of drug-resistant bacteria. "There's no question in my mind that growth promotion provides a massive pressure leading to increased antibiotics resistance," said Hancock.

According to Hancock, Tylosin is just one of many drugs that can make bacteria resistant to a whole class of antibiotics used in human medicine. "There are some very potent antibiotics, erythromycin, clarithromycin, all of which are utilized very highly in critical-care human medicine, and all of which — when you make organisms resistant to Tylosin — they become resistant to these other potent human antibiotics. And it goes on," said Hancock.

A study published this year in the journal Emerging Infectious Diseases, by researchers from the Public Health Agency of Canada and the B.C. Centre for Disease Control, found a specific resistant strain of Salmonella in humans, including B.C. patients, that matched what's found in chickens. "The organisms that come from that can end up in people and, therefore, can affect the treatment of people afterwards because the antibiotics that previously would have cured that particular organism now would no longer be effective," according to Mackie.

Resistant strains can be difficult and more expensive to treat, and that has led both the B.C. Medical Association and Canadian Medical Association to call on the government to investigate. Health Canada declined CBC's request for an interview, but Mackie said it is time for the government to act before the health impacts become more widespread.

"What we have to do as a society is stand up and say this is going to make us sick. This is going to make my kids sick, if it continues, my grandkids are going to be sick all the time. There has to be some digging in. We have to make some changes," he said."

Excerpts from article published on CBC News website here: http://www.cbc.ca/canada/british-columbia/story/2010/10/04/bc-livestock-superbugs-antibiotic-resistants.html

Worse thing is, this was all said at the BAPE sur la Production Porcine au Québec in 2002-2003. Has anything changed since then? I think not.

Tuesday, September 28, 2010

Les coûts cachés de la viande à rabais

Photo: ediblearia.com

Je traduis ici un article adressé aux citoyens des États-Unis, mais n'allez pas croire que les choses se passent autrement ici au Québec! Je pense que la production porcine, entre autres, est encore plus soutenue par subventions, assurances, exceptions non-imposables et autres mesures de soutien financier de toutes sortes dans La Belle Province!

Les critiques des élevages industriels intensifs disent que nous payons trop cher la nourriture à rabais. Si on tient en ligne de compte l'inflation et les salaires, les citoyens des États-Unis n'ont jamais si peu dépenser pour leur nourriture depuis quelques années. Pourtant, plusieurs disent que nous n'avons jamais si chèrement payé. Le département de l'agriculture des É.-U. démontre avec ses données que l'Américain moyen a seulement dépensé 9,5% de ses revenus nets pour se nourrir, un pourcentage moindre que la plupart des pays du monde entier. Et bien que l'on mange plus de viande depuis les 40 dernières années, son impact sur le portefeuille est moins que la moitié que dans les années 1970. La proportion dépensée pour de la viande est passée de 4,1% en 1970 à 1,6% en 2008!

La majorité de cette source de protéines est disponible grâce aux élevages intensifs qui engraissent des milliers d'animaux entassés dans des bâtisses fermées. Ces "opérations concentrées d'engraissement d'animaux", ou CAFO, produisent des quantités massives de nourriture à bas prix. Mais le système a aussi créé des désastres comme le rappel d'un demi milliard d'oeufs contaminés à la salmonelle du mois passé. Les critiques disent que la consolidation de la production de nourriture cause des dommages environnementaux, la perte de millions de petites fermes indépendantes, des risques croissants à la santé publique et des milliards de subventions alimentées par des fonds publics pour produire de la moulée à rabais.

"Les coûts peu élevés sont perçus par les comptables" dit Daniel Imhoff, un chercheur qui lance un nouveau livre intitulé "CAFO: The Tragedy of Industrial Animal Factories" - les élevages intensifs ou la tragédie des usines à viande. "Nous semblons avoir oublié comment additionner les coûts totaux de la production de viande à rabais sur notre santé, notre environnement, la perte de communautés vibrantes avec beaucoup de fermes familiales."

Des coûts qu'on ne calcule pas dans le prix au consommateur pour la viande et les produits de source animale, des coûts appelés des externalités qui affectent plusieurs facettes de notre vie comme:

La santé:

Les éleveurs ajoutent des antibiotiques dans la moulée afin d'accélérer la prise de poids et pour prévenir les maladies. Mais cet été, les autorités de plusieurs agences fédérales comme le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont plaidé pour des nouvelles règlementations qui réduiraient l'usage non thérapeutique des antibiotiques dans les CAFO, faisant un lien avec une augmentation des infections résistantes aux antibiotiques.

Une production de viande à rabais impacte aussi la santé publique en encourageant les gens de manger plus de viande. Les Américains mangent déjà plus de protéines que la quantité recommandée par les guides de nutrition. On estime que l'Américain consomme 5,5 onces de protéines par jour venant des viandes, poissons, légumineuses et noix. Les guides diététiques des É.-U. ajouteront à cette liste les oeufs tout prochainement.

"Alors c'est peut-être le temps de prendre du recul et se demander si c'est vraiment nécessaire d'avoir de la viande à si bas prix" dit David Kirby, l'auteur du livre intitulé "Animal Factory: The Looming Threat of Industrial Pig, Dairy and Poultry Farms to Humans and the Environment" - les usines à viandes, la menace venant des producteurs de porcs, de volaille et laitiers aux humains et à l'environnement. "Peut-être que nous en avons pas besoin autant. Peut-être que nous avons besoin plutôt de produits de meilleure qualité en modération."

La sécurité alimentaire

Bien que les producteurs disent que leurs élevages profitent d'avoir assez d'argent pour engager des consultants pour les aider à mener des installations plus sécuritaires et efficaces, les multiples infractions de l'installation de Wright County Egg qui est au coeur de la contamination à la salmonelle démontre que "plus gros" n'égale pas nécessairement "plus sécuritaire".

L'année passée, la Consumers Union a dévoilé que deux tiers des poulets testés venant de supermarchés aux É.-U. étaient contaminés avec de la salmonelle ou campylobacter, une autre bactérie qui peut rendre les humains malades. Tout aussi longtemps que le système d'élevages industriels est en place, les règlements stricts de sécurité alimentaire et leurs mise en application dans le pratique seront nécessaires selon Kirby: "En ce moment, nous n'avons tout simplement pas assez d'inspecteurs sur le terrain" selon lui.

Les fonds publics

L'industrie de la viande ne reçoit pas de subventions directes du gouvernement, mais dépend beaucoup de la production de maïs-grain et de soya, ingrédients de base pour une moulée peu dispendieuse destinée à l'engraissement des bêtes. Ces cultures dépendent des milliards de dollars en subventions annuelles. Elles reçoivent aussi des crédits pour gérer la pollution des élevages, et le gouvernement a acheté $150 million de porc et de jambon d'une industrie souffrant des craines suscitées par l'épidémie de grippe porcine l'an passé.

L'environnement

Sur les petites fermes familiales traditionnelles, les excréments des animaux sont utilisés pour fertiliser les récoltes. Les CAFOs génèrent trop de purin et les terres avoisinantes sont surfertilisées. Ce qui veut dire que le purin doit être entreposé, pompé et transporté par camion-citerne. Souvent, les environnementalistes disent que ce purin dégage des émanations toxiques, soit dans les fosses ou quand il est épandu au champ, ruisselle dans les cours d'eau, s'échappe des champs ou s'écoule des fosses et dégoutte des véhicules.

Au Iowa, où des centaines de CAFO se trouvent déjà, le département des ressources naturelles a enregistré 99 cours d'eau contaminés en 2008, suffisamment impactés pour provoquer la mort de poissons, et de ces incidents, 47 des contaminations peuvent être liées directement au purin. De telles contaminations ont tué jusqu'à 150,000 créatures aquatiques à la fois. Les activistes disent que de telles statistiques sont des sous-estimations du problème car elles ne comptent que les déversements qui sont rapportés et enquêtées.

Une analyse par le Chesapeake Bay Program (un organisme de bassin versant) a dévoilé que l'agriculture, incluant l'élevage et la culture de récoltes, est la plus grande source de pollution de la Baie de Chesapeake et contribue 42% de l'azote, 46% du phosphore et 76% des sédiments de la Baie.

Cette année, l'EPA a dévoilé que 21% des eaux souterraines dans la région agricole Yakima Valley autour de Washington contenait des niveaux dangereux de nitrates, les rendant impropres à la consommation résidentielle. Un rapport final devrait être rendu public dans quelques semaines, mais on soupçonne les excréments d'animaux riches en azote comme étant la source.

Les fermes

Les représentants des producteurs de viande admettent que la consolidation a contribué à la perte de presque 5 millions de fermes indépendantes familiales depuis 1935. Les critiques dont la USDA disent que ces pratiques mettent en danger ce qui reste des fermiers indépendants en les rendant moins compétitifs, surtout quand les indépendants se voient allouer des prix à la baisse pour leurs viandes que ceux qui sont à contrats.

Le bien-être animal

Les promoteurs d'élevages intensifs disent que l'entassement des animaux les protègent des prédateurs et de la température extérieure et facilite la distribution de la nourriture et des médicaments. Les défenseurs des droits des animaux et autres opposants aux CAFOs disent que le manque d'espace impose un stress aux animaux qui a un impact négatif sur leur santé et augmentent les chances d'infections massives. Ils objectent aussi à ce qu'ils perçoivent comme de la cruauté, comme la coupe des becs des poules et les queues des porcs.

En conclusion

Imhoff maintient qu'investir dans des pratiques de production de nourriture plus soutenables économiseraient de l'argent ailleurs: "Ce que nous entendons encore et encore de l'industrie est que nous ne pouvons pas nous permettre d'accroître les coûts croissants de la production de nourriture, mais nous n'avons même pas essayé! Et je ne crois pas que comme société, comme pays, les gens ne seraient pas prêt à payer plus s'ils comprenaient ce que çà prend pour produire de la viande à rabais."

Kirby ajoute: "C'est étrange que dans ce pays nous sommes si insistants sur le contrôle de la qualité quand il s'agit des jouets pour nos enfants, leur literie, les sièges d'auto...mais quand nous sortons faire nos courses, nous achetons la nourriture la moins chère disponible. C'est ce que nous nous mettons dans notre bouche, ce que nous servons à nos enfants. Pourquoi est-ce que nous ne règlementons pas mieux ce produit de consommation et pourquoi mettons-nous tant d'emphase à ce qu'il ne soit pas trop dispendieux?"
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"The costs of cheap meat

Critics of factory farms say we pay a high price for low-cost food. If you adjust for inflation and income, Americans have never spent less on food than they have in recent years. And yet many feel we've also never paid such a high price. U.S. Department of Agriculture figures show the average American spent just 9.5 percent of his or her disposable income on food last year, a lower percentage than in any country in the world. And although meat consumption has risen slightly over the past 40 years, its impact on the pocketbook is less than half of what it was in 1970, falling from 4.1 percent to 1.6 percent in 2008.

The majority of this cheap protein is delivered by "factory farms" that house thousands of animals in confinement. These concentrated animal feeding operations, or CAFOs, produce mass quantities of food at low cost. But the system also has created disasters like last month's recall of half a billion salmonella-tainted eggs. Critics say the consolidation of food production has led to environmental damage, the loss of millions of small independent farms, rising health care expenditures and billions in tax-funded subsidies to produce cheap animal feed.

"Cheap is in the eyes of the accountant," said Daniel Imhoff, a researcher who edited the new book "CAFO: The Tragedy of Industrial Animal Factories." "Somehow we've forgotten how to add the total costs of cheap meat production to our health, environment, the loss of vibrant rural communities with lots of family farms."

The costs not calculated in the direct consumer price of meat and other animal products — called externalities — touch on a variety of issues. Among them:

Health

Meat producers put antibiotics in feed to make the animals grow faster and to prevent disease. But this summer, officials from several federal agencies, including the Centers for Disease Control and Prevention, testified in support of new guidelines that would curb CAFOs' nontherapeutic use of antibiotics, citing a rise in dangerous antibiotic-resistant infections.

A cheap meat supply also may affect health by encouraging people to eat more of it. Americans already eat more protein than the USDA dietary guidelines recommend — an average of 5.5 ounces of protein from meat, fish, beans and nuts combined daily. The USDA is expected to add eggs to that list of protein sources this year.

"So maybe it's time to step back and ask if it really needs to be that cheap," said David Kirby, author of "Animal Factory: The Looming Threat of Industrial Pig, Dairy and Poultry Farms to Humans and the Environment." "Maybe we don't need so much. Maybe we need better-quality animal products in moderation and less regularly."

Food safety

While some CAFO supporters say these operations benefit from having enough money to hire consultants who help create safer and more efficient facilities, the multiple violations at the huge Wright County Egg operation at the center of the salmonella outbreak show that larger doesn't always mean safer.

Last year, the Consumers Union found that two-thirds of American supermarket chickens they tested were contaminated with salmonella or campylobacter, another bacterium that can sicken humans. As long as the factory-farming system is in place, stringent safety rules and better enforcement are needed, Kirby said. "Right now we just don't have enough inspectors and boots on the ground," he said.

Taxpayer dollars

The meat industry doesn't receive direct subsidies from the government. However, it relies heavily on cheap corn and soy feed whose farming soaks up billions in subsidies each year. It also receives government grants for CAFO pollution management, and the government bought $150 million of pork from an industry damaged last year by swine flu fears.

Environment

On small traditional farms, animal waste is used to fertilize crops. On CAFOs, there are not enough crops nearby to absorb the enormous amount of waste, which must be stored, pumped out and transported away. Often, environmentalists say, the excrement creates toxic fumes (both while stored and when sprayed onto fields), leaks into waterways, runs off fields and spills from lagoons and transit vehicles.

In Iowa, home to hundreds of CAFOs, the Department of Natural Resources recorded that 99 waterways were contaminated enough in 2008 to cause fish kills and that 47 of the incidents that caused the contamination could be positively traced back to animal waste. Such contamination has killed as many as 150,000 aquatic animals at a time. Activists say such figures underestimate the problem because they account only for spills that are reported and investigated.

An analysis by the Chesapeake Bay Program found that agriculture — both livestock and crops — is the single biggest source of pollution in the bay, contributing 42 percent of the nitrogen, 46 percent of the phosphorus and 76 percent of the sediment in the troubled waterway.

This year the Environmental Protection Agency found that 21 percent of the groundwater sampled in Washington's agricultural Yakima Valley contained unsafe levels of nitrates, leaving it unfit for residents to use. A final report is due out in coming weeks, but nitrogen-rich animal waste is a suspected contributor.

Farms

Representatives of the meat industry acknowledge that consolidation has contributed to the loss of nearly 5 million independent family farms since 1935. Critics — including the USDA — say these practices put the remaining independent farmers at a disadvantage, especially when independents are given a lower price for their meat than the ones operating under contract.

Animal welfare

Supporters of CAFOs say housing animals this way protects them from predators and harsh weather and makes it easier to feed and medicate them. Animal rights supporters and other opponents say the crowded indoor conditions lead to stress that affects the animals' health and increases the likelihood of mass infection. They also object to what they view as mistreatment of the animals, such as the clipping of chicken beaks to prevent closely packed birds from wounding each other.

In conclusion:

Imhoff responds that investing in more sustainable food practices would save money elsewhere. "What we will hear time and time again from the industry is that we can't afford to have increases in food production costs, but we haven't tried," he said. "And I don't think as a society, as a country, people wouldn't pay more if they understood what it took to make the food cheap."

Kirby added: "It's strange, in this country we are crazy about quality control for our kids' toys, bedding, car seats … but then we will go out and buy the cheapest food we can find. "This is what we put in our mouth, what we feed our children," he said. "Why aren't we regulating it better and why is cheap such an important factor?""

Excerpts from article written by Monica Eng published in the Chicago Tribune : http://www.chicagotribune.com/health/ct-met-cheap-protein--20100923,0,6328357,full.story

And, my fellow Quebecers, don't think we're very different here, in "La Belle Province"! Because of our climate, fattening pigs and growing corn is even more expensive and taxpayers' money is wasted at a grand scale in this corrupted system !

Saturday, September 18, 2010

Des lacs comme poubelle

Photo: artandcarol.ca

Sous le prétexte qu'elle respecte toutes les lois en place (on connaît çà, le monde anti-cochons), la compagnie minière brézilienne Val veut utiliser le lac Sandy Pond à Terre-Neuve pour se débarasser de ses déchêts miniers. Je sais, je sais, mon blog est sur les rivières, mais j'estime qu'on a floué la Loi sur les Pêches dans le cas de la porcherie à Richelieu également. Personne n'a levé le petit doigt pour faire un estimé des impacts des épandages de purin, du ruissellement agricole et la pollution diffuse sur les endroits de fraie d'espèces menacées de poissons en aval dans la rivière Richelieu, comme le Chevalier cuivré. Exploitants miniers, producteurs de porc industriel, même pouvoir qui corrompt nos gouvernements sans gêne aucune, tout en profitant des lois adaptées à leurs besoins.

Une coalition de groupes environnementaux s'en va en bataille judiciaire pour stopper la compagnie Vale de se débarasser de 400,000 tonnes de résidus liquides et gangue par année dans un lac de Terre-Neuve reconnu pour ses truites exceptionnelles. "Sandy Pond est un lac beau et merveilleux et toute sa vie aquatique va être détruite" dit Meera Karunananthan, militante pour Le Conseil des Canadiens et un membre du nouveau groupe Sandy Pond Alliance. "Les autorités permettent à la compagnie d'utiliser notre eau immaculée comme un gros dépotoir."

Vale entend se servir du lac pour se débarasser de ses déchêts d'une usine de transformation de nickel qui doit ouvrir en 2013. C'est près de Long Harbour sur la péninsule Avalon dans la partie sud-est de Terre-Neuve, à environ une heure d'auto de Saint-John's. L'Alliance a déposé dernièrement une objection légale au fédéral car elle croit qu'il y a un flou légal dans la Loi sur les Pêches. Il permet aux lacs canadiens d'être classés comme des dépotoirs de déchêts miniers. Une fois le lac classifié de cette façon, une compagnie ne peut pas être traînée en justice pour se débarasser de ses rejets. Voir sur leur site: http://www.canadians.org/francais/medias/eau/2010/04-jui-10.html

L'argumentaire sera: "Le but de la Loi sur les Pêches est de conserver et protéger l'habitat du poisson. Le gouvernement a passé des clauses légales qui permettront la destruction de la vie aquatique dans des plans d'eau naturels." Si la coalition des citoyens de Sandy Pond gagne sa cause, cela créera un précédent judiciaire pour arrêter une pratique de 6 compagnies dont Vale, depuis que le Gouvernement Libéral a changé la Loi sur les Pêches en 2002. On pense qu'au moins 11 lacs sont sur la liste de reclassification à des fins de dumping minier.

Bien sûr, la compagnie se défend en disant qu'elle respecte toutes les lois en place (on l'a-tu entendu celle-là de la bouche des barons du porc!). L'activiste de Terre-Neuve Ken Kavanagh, un professeur à la retraite, dit que tous les Canadiens devraient s'inquiéter de la perte potentielle de leurs ressources en eau douce. "C'est symbolique, dit-il. Vous pourriez argumenter que ce n'est qu'un petit Sandy Pond à Terre-Neuve et Labrador aujourd'hui, mais il y a plusieurs lacs sur la liste qui permettra le dumping minier dans le futur. Çà pourrait continuer pour toujours...qui est-ce qui protège les plans d'eau au Canada?" Les clauses des Lois sur les Pêches servent comme échappatoire facile pour permettre aux compagnies d'éviter les coûts de construction de bassins de décantation pour leurs déchêts miniers.

Sandy Pond, malgré son nom trompeur, est un lac d'eau douce profond de 28 hectares, est reconnu pour la taille de ses truites ainsi que l'anguille indigène, révérée par les légendes Mi'kmaq. C'est un écosystème bien particulier car il est isolé des autres cours d'eau. Il n'y a pas de moyen de compenser pour la destruction d'un habitat de poisson naturel.

Selon Karunananthan "la mentalité du gouvernement fédéral est que nous avons tellement d'eau au Canada que nous pouvons s'en défaire et s'en servir pour subventionner les compagnies minières. Mais c'est le summum de la privatisation que de permettre une resource d'eau douce publique de servir de dépotoir privé." Les environnementalistes craignent que la gangue s'infiltrera dans l'eau souterraine de la région, laissant derrière elle la contamination à la charge de la communauté locale, bien après le départ de la compagnie.
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"Vale targets pristine lake for tailings

A coalition of environmental groups is fighting to set a national precedent by stopping Brazilian mining giant Vale from dumping 400,000 tonnes a year of toxic tailings into a Newfoundland lake known for its prize-winning trout.

“Sandy Pond is a wonderful, beautiful lake and all aquatic life is going to be annihilated,” said Meera Karunananthan, national water campaigner for the Council of Canadians and a member of the newly-created Sandy Pond Alliance.. “The authorities are allowing the company to use our pristine water as one big garbage dump.”

Vale plans to use the lake for waste from a nickel processing plant, set to open in 2013. It’s located near Long Harbour on the Avalon Peninsula in southeastern Newfoundland, about an hour’s drive from St. John’s.The environmental alliance recently filed a legal challenge in federal court to what they see as a loophole in the Fisheries Act. It allows Canadian lakes to be reclassified as “tailings impoundment areas.” Once a body of water is reclassified, a company can’t be sued for dumping.

The court challenge, which is being heard in St. John’s, says: “The purpose of the Fisheries Actis to conserve and protect fish habitat. The (government) has enacted regulatory provisions which purport to allow the total annihilation of aquatic life in natural water bodies.” A win by the Sandy Pond citizens’ coalition would set a legal precedent to stop a practice that’s been used by six companies, including Vale, since a former Liberal government changed the Fisheries Act in 2002. It’s estimated at least 11 more lakes are on the list for reclassification as dump sites.

Activists did not challenge the amendment in 2002 because they thought it would be used only to protect companies from being sued for past practices—not to allow the future destruction of pristine waters. Yesterday, Vale appealed to the federal court in St. John’s to allow the company intervener status in the challenge. A ruling is expected later this month.

“We don’t consider it a loophole. That’s the law that exists,” said Toronto-based Cory McPhee, Vale’s vice-president of corporate affairs. He said the company has complied with all federal and provincial regulations, “technical, environmental and social,” in the application process for the plant, which will refine nickel from its mine in Voisey’s Bay, Labrador.

Newfoundland activist Ken Kavanagh, a retired teacher who attended yesterday’s courtNewfoundland activist Ken Kavanagh, a retired teacher who attended yesterday’s court proceedings in St. John’s, said all Canadians should be concerned about the potential loss of their natural water resources. “It’s symbolic,” he told the Star. “You might say it’s just Sandy Pond in Newfoundland and Labrador today, but there are many lakes on lists (to allow dumping) in future. It could go on forever . . . what’s to protect any body of water in Canada?”

Added Kavanagh: “The premier (Danny Williams) says no more giveaways for Newfoundland and Labrador, and here they are giving a lake free to a mining company to destroy.” Liberal water critic Francis Scarpaleggia (Lac-Saint-Louis) recently introduced legislation in the Commons to prohibit Canada’s lakes from being used as “low-cost disposal sites” for tailings from mining operations. Increasingly, said Scarpaleggia, federal Fisheries Act provisions “are being used as an easy loophole for allowing mining companies to avoid the costs of building safe impoundments areas for their mining waste.” The Quebec MP says the practice abrogates the original intention of the act, and should be closed.

Sandy Pond—a deep 28-hectare freshwater lake—is renowned for the size of its trout, as well as the American eel, a species revered in Mi’kmaq legend, according to environmentalists. It has its own special ecosystem because it’s not connected to other waterways.

Among regulations Vale has met, according to McPhee, is one that says there must be “no net loss” to Newfoundland’s environmental habitat. He said the company’s environmental team will meet that requirement. The plant will employ about 475 people and McPhee said the “hiring process, of course, is local.”

“There is no way to compensate for the destruction of a natural fish habitat,” countered Karunananthan. She added that the coalition wouldn’t have opposed the project had Vale included a strategy to contain its waste without destroying the natural habitat: “We’re not just against mining.” Kavanagh said the Sandy Pond Alliance sent out a recent newsletter to “make it clear we’re not against economic development or against jobs. We’re against one aspect of the development that will destroy the lake.” He argues the company chose to dump waste in Sandy Pond over such options as an artificial, lined containment pond, because it’s cheaper.

McPhee denies the claim, arguing Vale studied several alternative waste storage plans and determining Sandy Pond would be the best solution for the environment.

According to Karunananthan, “the mentality of the federal government is that we have so much water in Canada that we can give it up as a subsidy to mining companies. “But it is the height of privatization to allow a public freshwater resource to be used as a private dump.” She said environmentalists fear nickel tailings will leech into the groundwater at the contested Newfoundland site (and elsewhere), leaving behind contamination “for local communities to deal with, long after the large company is gone.”"

Excerpts from article written by Linda Diebel published in thestar.com here: http://www.thestar.com/news/canada/article/859667--vale-targets-pristine-lake-for-tailings#article

People in Richelieu tried to start a legal battle with their government about the exact same law that did not protect endangered species in the Richelieu river, downstream from a pig CAFO and its slurry spreading on agricultural land all along the Richelieu River. But we did not have enough money to proceed. Let's hope these people see it through.

Friday, September 3, 2010

Désobéissance civile, vous connaissez?

Depuis le 6 septembre 2005, beaucoup de choses se sont passées. Mais je n'ai jamais accepté la façon de faire de l'industrie porcine, du lobby porcin, des élus qui ne décident pas en faveur de la santé et de l'environnement de ses électeurs. J'ai tenté de calmer mon outrage afin de continuer à vivre la vie de tous les jours.

Je pensais être très raisonnable en limitant l'affichage de mon opinion sur l'élevage intensif des cochons à un seul endroit sur ma propriété. J'ai déjà arboré jusqu'à 11 pancartes dans le passé.

J'attends toujours la tombée d'une autre "batch" de pancartes de Saint-Marc-sur-Richelieu: j'ai commandé 2 pancartes "NON au gaz de schiste - un moratoire dès maintenant". Je suis toujours décidée à les installer avec fierté.

Pour ceux qui ne voient pas bien dans la photo: la devanture de la maison fait 40 pieds. Il y a 7 fenêtres et elles ont toutes des affiches dedans. Également, en plus de l'érable qui m'a mérité l'avis d'infraction de ma ville qui me demande de l'enlever d'ici 15 jours, j'ai ajouté 2 pancartes dans le pin rouge.

Voilà.

Contre les pancartes


Avis à tous les citoyens qui daignent exprimer leur opinion quand ils sont contre l'imposition d'une exploitation dans leur voisinage! J'ai une pancarte anti-porcheries industrielles devant chez moi depuis le 7 septembre 2005. Çà va faire 5 ans dans quelques jours pour ceux qui ne savent pas compter.

Je vous mets tous en garde contre les règlements municipaux: je reçois ce matin un avis d'infraction livrée par Postes Canada. Par ma pancarte décolorée par le soleil, j'enfreins au règlement de zonage qui dit:

"Aucune enseigne ne peut être placée sur un arbre, un poteau de service public ou autre, sur une clôture, un belvédère et un bâtiment accessoire".

Je vous ferai remarquer que ma pancarte, et non pas une enseigne, est sur un arbre qui m'appartient, sur ma propriété, de façon à respecter la croissance et le gonflement de l'écorce.

Wednesday, September 1, 2010

Le rapport Schindler, et ses commentaires durant la conférence de presse

Photo: Larry MacDougal

Le rapport du Docteur Schindler, rendu public le 30 août, est peut-être trop aride pour le lecteur néophite, mais ses remarques durant sa présentation pour la conférence de presse lors du dévoilement du rapport étaient très colorées, comme le personnage, d'ailleurs.

En anglais, une expression toute faite bien connue de tous est "canary in the coal mine", le pinson dans la mine de charbon qui avertissait les mineurs que l'air était vicié en tombant mort dans le fond de sa cage. Hé bien ici dans l'article d'un quotidien local, on compare le Docteur David Schindler au pinson avec des dents. Il chantait tout particulièrement bien lundi le 30 août d'ailleurs.

"Contrairement aux affirmations faites par l'industrie et le gouvernement dans les médias, l'industrie des sables bitumineux augmente d'une façon substantielle la concentration des produits toxiques prioritaires dans la rivière Athabasca et ses aflluents via les airs et le ruissellement"affirmait-il.

"Il est inconcevable que l'industrie peut laisser échapper des centaines de kilogrammes de produits toxiques à tous les ans et que ce ne soit pas discernable dans l'environnement à moins que le programme de surveillance est complètement incompétent" martelle Schindler, et continue de dire que le programme de suivi gouvernemental est pas mal incompétent, en effet.

Le Docteur Schindler a fait sa présentation basée sur la science, pas les émotions. Il n'est pas payé par Greenpeace, ni par le gouvernement ni par l'industrie. Dans un débat de plus en plus polarisé qui tend à classer les gens comme étant complètement pour ou contre l'industrie des sables bitumineux, Schindler, un expert de l'eau reconnu de par le monde, est une voix scientifique dont l'indépendance est agréable à entendre.

Il dit que ce qui se passe dans les sables bitumineux n'est pas correct: "Tout ceci est clairement en violation de la Loi sur les Pêches. La Loi sur les Pêches n'est pas basée sur les quantités relâchées ou les concentrations dans une rivière; elle dit carrément qu'aucun intrant d'aucune substance nuisible pour une rivière ou assez près d'une rivière ne doit entrer dans la rivière. Point à la ligne...Nous devons se demander où est Environnement Canada dans tout çà?"

"Nous devons nous demander pourquoi nous avons l'argent pour de la promotion et pas d'argent pour de la bonne science? " continue le Docteur Schindler durant la conférence de presse. "Le Gouvernement a mis de l'argent dans ses campagnes de promotion pour dire aux gens que tout va bien. Je pense que ce n'est pas comme çà que devrait fonctionner la démocracie. Si les gens peuvent constater ce qui se passe vraiment et choisissent quand même de continuer d'exploiter les sables bitumineux, çà, c'est de la démocratie. Mais faire croire aux gens que tout va bien quand ce n'est pas le cas pour avoir leur aval, ce n'est pas la façon de faire du gouvernement de ce pays ou de cette province."

Le Gouvernement de l'Alberta est à revoir le rapport de Schindler, prenant soin de ne pas repousser Schindler ou ses commentaires. Après tout, il est un pinson avec des dents...

Et c'est un pinson que j'aurais aimé avoir à mes côtés lors de la bataille contre les porcheries, surtout celle de Richelieu qui met particulièrement à risque le milieu du poisson à cause de sa position en amont d'un refuge faunique abritant des endroits de fraie d'une espèce sur la liste de COSÉPAC, le chevalier cuivré. Là encore, Environnement Canada aurait dû sévir et empêcher tout épandage de purin sur les terres agricoles en amont, à moins d'obliger des mesures sévères comme des bassins de rétention et des étangs de filtration pour traiter le ruissellement agricole. Ce qui aurait probablement eu l'effet de décourager la construction de la porcherie d'une capacité de 5,800 bêtes à la fois.

Cela m'aurait même donné l'espoir de pouvoir et vouloir me baigner dans la rivière devant chez moi comme je le faisais il y a 55 ans!
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"Dump spotty water-monitoring regime - Schindler's report attacks gov't misinformation, secrecy on oilsands industry

He is our own canary in the coal mine, or should I say the oilsands mine. But this is not a canary to fall over dead when he senses danger. This canary sings. And David Schindler is in fine voice this week: "Contrary to claims made by industry and government in the popular press, the oil sands industry substantially increases loadings of toxic PPE (priority pollutants) to the AR (Athabasca River) and its tributaries via air and water pathways."

"There's no way industry can be belching out hundreds of kilograms of toxins every year and this not be detectable in the environment unless the monitoring program is totally incompetent," said Schindler, who then went on to say the government's monitoring program is indeed pretty much incompetent.

Schindler presented a compelling case based on science, not emotion. He is not paid by Greenpeace, neither is he on the payroll of government or industry. In an increasingly polarized debate that tends to pigeonhole people as being either totally for or against the oilsands industry, Schindler, a world-renowned expert on water, is an unimpeachable and refreshingly independent scientific voice.

He says what's happening in the oilsands is wrong: "All of this is in clear violation of the Fisheries Act. The Fisheries Act is not based on amounts released or concentrations in the river; it just says flatly that there will be no deposition of any deleterious substance to a river or near enough to a river to get into it. Period. ... You have to ask where is Environment Canada on all of this?"

"You have to wonder why do we have money for propaganda and not for proper science?," asked Schindler during the news conference as his comments -- perhaps driven by frustration over the gap between government propaganda and scientific evidence -- strayed into the area of public policy.

"Government has been putting money into their propaganda campaign to tell people everything is OK. I just think that's not the way democracy should work. If people can see what's really going on and they still choose to develop in the oilsands that's democracy. But making people think that everything's OK when it really isn't and therefore getting them to agree to this is not the way the government of this country or this province was set up to work."

The Alberta government is reviewing Schindler's report, being careful not to dismiss Schindler or his comments. After all, this is a canary with teeth."

Excerpts from article written by Graham Thomson for the Edmonton Journal published here: http://www.edmontonjournal.com/opinion/Dump%20spotty%20water%20monitoring%20regime/3463273/story.html?cid=megadrop_story

How I would have loved to have this canary sing at the public meeting for the new 5,800 pig farm upriver 5 years ago! Would he have shamed Environment Canada into protecting the Copper redhorse and its' spawning areas downriver (an endangered species on the COSEWIC list) ?

Monday, August 16, 2010

Les récoltes absorbent les pharmaceutiques des boues municipales traitées

Photo: fermeCarignan.blogspot.com

Ce que l'on craignait est maintenant confirmé: des chercheurs de l'Université de Toledo en Ohio on découvert que le soya fertilisé avec des boues municipales traitées (égouts) en plein champ absorbe certains produits pharmaceutiques et médicaments (PPCP) qui pourraient être dans ces boues.

Aux États-Unis (et au Québec à notre insu), des agriculteurs fertilisent leurs champs agricoles avec des milliers de tonnes de boues traitées venant des usines de traitement des eaux usées (comprendre égouts) et irriguent avec des milliards de gallons d'eaux usées recyclées. De cette façon, une multitude de produits pharmaceutiques et de produits de beauté non-règlementés venant des maisons des consommateurs trouvent le chemin vers les champs agricoles. Nous savons maintenant qu'au moins l'une des récoltes, le soya, peut absorber facilement ces produits chimiques. Il faut se demander quelles sont les conséquences pour les gens et les animaux qui mangent ces plantes qui contiennent ces composés chimiques.

Les antimicrobiens triclosan et triclocarban s'accumulent dans les fèves soya elles-mêmes (la partie de la plante que nous consommons).

L'un des chercheurs de cette étude s'inquiète: "Ils (les PPCP) pourraient s'accumuler dans la chaîne alimentaire et aboutir dans l'assiette des consommateurs humains."

C'était l'une de nos objections d'avoir une porcherie de 5,800 en amont (et son épandage sur du maïs-grain et du soya): la crainte de voir les antibiotiques, les hormones des bêtes, la moulée OGM (et des traces de pesticides utilisés pour leur récolte) se retrouver dans le cycle infernal. Le purin qui contamine la récolte qui va dans la moulée qui nourrit le cochon qui aboutit dans notre assiette. (chez moi, nous mangeons que du porc bio depuis septembre 2005).
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"Crops Absorb Pharmaceuticals From Treated Sewage

Environmental Pollutants: Soybeans can accumulate drugs and personal care products commonly found in wastewater and solid waste. Each year, U.S. farmers fertilize their fields with millions of tons of treated sewage and irrigate with billions of gallons of recycled water. Through this treated waste, an array of pharmaceutical and personal care products (PPCPs) make their way unregulated from consumers' homes into farm fields. Now researchers find that at least one crop, soybeans, can readily absorb these chemicals, which raises concerns about the possible effects on people and animals that consume the PPCP-containing plants.

Researchers have previously shown that food crops take up veterinary medicines from manure fertilizer and some cabbage species absorb human pharmaceuticals when grown in hydroponic conditions. But environmental scientist Chenxi Wu and colleagues at the University of Toledo in Ohio wanted to determine if a major food crop could absorb common PPCPs under more realistic agricultural conditions, such as plants grown in soil. If the chemicals do find their way into the crops under real-life conditions, they could be toxic to the plants, Wu says. "Or they could accumulate through the food chain, and eventually end up in human consumers," he adds.

The antimicrobial compounds triclosan and triclocarban also accumulated in the beans themselves.

Wu thinks that more toxicology studies should come next: "If you find those compounds in the plant, what are they going to do to the plants or to animals that eat the plants?""

Excerpts from article written by Rachel A. Zurer published in Chemical & Engineering News here: http://pubs.acs.org/cen/news/88/i32/8832news.html

One of our objections to having a 5,800 pig farm upriver (and their slurry spreading on crops like corn and soy) was the possibility that their slurry still containing the antibiotics and the GMO feed (and their pesticides) would end up in the crops that feed future generations of pigs that are destined for human consumption. We eat organic pork.

Sunday, August 8, 2010

L'esprit critique


Si il y a une chose que j'ai constaté chez plusieurs Québécois pendant mes nombreuses années à militer en environnement, c'est le manque d'esprit critique chez plusieurs.

Beaucoup de gens autour de moi ne prennent pas le temps d'approfondir un sujet, de se renseigner sur les pours et les contres d'une proposition, de se faire une opinion et trouver les mots pour l'exprimer avec conviction. Serait-ce le passé imbu de la religion catholique qui nous a enseigné pendant si longtemps qu'elle était omnisciente? Serait-ce la tendance innée d'accorder un respect inconditionnel à tout élu, à tout professionel ou à toute personne fortunée, peut importe sa ligne de parti ou sa feuille de route?

En tout cas, je constate très souvent une lacune de l'instinct de questionner une opinion ou des valeurs quand la personne qui en fait la promotion est soit un homme d'affaires en tête d'une grosse entreprise, ou une personne élue à un poste important, ou même simplement quand cette personne se sert du mot écrit pour avancer sa cause.

Il est vrai que c'est probablement un art qui se cultive, qui "ne vient pas toute seul", pour moi, en tout cas. Mes parents l'avaient très aiguisé, l'esprit critique, au point de me tomber sur les nerfs bien souvent. Ils lisaient beaucoup de livres et se tenaient au courant des nouvelles(c'était avant l'Internet), et critiquaient tout et tout le monde. C'est très agaçant pour une ado! Mais maintenant que j'ai l'âge qu'ils avaient quand j'étais adolescente, je les comprends un peu mieux.

À mon âge, je m'explique mal l'apathie apparente des gens vis-à-vis les scandales financiers, politiques et environnementaux qui nous entourent. Je voudrais donc que les gens s'insurgent davantage, expriment leur dégoût par écrit et même descendent dans la rue plus souvent! Certains le font, et leur argumentation maladroite laisse penser que ce n'est pas un exercice qu'ils pratiquent bien souvent. Mais fâchez-vous donc, bon sens!

N.B.: Bien sûr, il y a toujours des exceptions qui me font mentir. La preuve: http://cotecuisinecotejardin.blogspot.com/2010/08/la-transformatin-des-citoyens-en.html . Vous m'en voyez fort aise!
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My family tree, both on my mother's and my father's side, goes back to France: people from Normandy and Perch who crossed the Atlantic to settle in New France in the early 1600s. You'd think I'd feel like one of the crowd by now. But my father went to school in the United States, and taught my mother(and me) English and a certain American way of thinking. Maybe that's why I often heard them evaluate and pick apart everything and everybody. My parents read a lot and followed the news, Canadian and American. When I was a teenager, their habit of criticizing all the time often got on my nerves. But now that I'm at their age when I was a teen, I get it.

I feel that a lot of French Canadians, or Quebecers as we like to be called now, lack that instinct of questioning what they hear and see, especially when the information comes from an important business man, a professional or an elected person. I find that they automatically bow to them in respect, without evaluating the opinion expressed or the person sharing it. Or they simply accept what is being told to them and go back to their routine.

Too few people around me, I feel, don't take the time to read on a subject, make up their own mind about the good and the bad of an opinion, get to some kind of conclusion and have the ability to share their thoughts in an ordered and convincing manner. Is it our Roman Catholic upbringing that taught us that the Church was omniscient? Or that because a person won an election that person automatically deserves our respect? (I've been told this. I swear!)

How I wish folks would get involved more, express their opinions when they have them, although they may not be mainstream, and even take to the streets! I can express myself in French and in English, and maybe not as well as I would like to, but darn if that's going to stop me from saying what I think of all this mess!

Wednesday, July 28, 2010

Les élucubrations du MDDEP


Voyons si je comprends bien ce système insensé...

C'est le MDDEP (Ministère du Développement Durable, de l'Environnement et des Parcs) qui a la charge de protéger les espèces sauvages menacées du Québec et sa biodiversité: http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/inter.htm

C'est aussi le MDDEP qui accorde à bout de bras des certificats d'autorisation pour des agrandissements d'élevage et l'implantation de nouveaux élevages de bovins, de volaille et de porcs partout dans la province de Québec, et ce même dans des bassins versants où la santé aquatique des rivières est déjà problématique à cause d'eutrophisation (grâce au ruissellement du purin dans les cours d'eau, la prolifération des algues prive toute autre vie aquatique de son oxygène). http://www.mddep.gouv.qc.ca/certificats/certificats.htm

Et j'apprends tout récemment grâce à Radio-Canada http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2010/07/02/002-tests_qualite_eau_lacs.shtml que les braves qui osent encore gérer des plages publiques dans les plans d'eau du Québec doivent PAYER le MDDEP jusqu'à $180 par visite pour faire analyser l'eau de baignade par le Ministère et faire paraître les résultats sur leur site Environnement-Plage: http://www.mddep.gouv.qc.ca/programmes/env-plage/ . Il me semble qu'après nous avoir assuré qu'il n'y a pas trop de surplus de lisier, qu'une bande riveraine d'un mètre en zone agricole est suffisant, qu'"Au Québec, on la gère bien, notre eau..." et SURTOUT, SURTOUT, qu'au Québec, ce sont les pollueurs qui payent, il me semble que les propriétaires de plages pourraient se faire analyser leur eau gratuitement!

Cette triple mission du MDDEP, c'est ce que j'appelle une situation de conflits d'intérêts multiples!
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No wonder we're going nowhere fast in Quebec! The same Ministry of the Environment has the duty to protect our Province's biodiversity and endangered species. It also gives out permits to beef, poultry and pig producers so they can produce even more, even in watersheds that are at the tipping point of eutrophication. And I just learned that anybody who owns a beach where people can swim in a natural waterway must PAY this same Ministry up to $180 per visit to have their water analyzed and have the results on their Website Environnement-Plage. Talk about multiple conflicts of interests!

Monday, July 19, 2010

Appréhensions quant au purin

Photo: Steve Apps

Un membre du comité de rédaction du Ottawa Citizen a révélé dernièrement dans le quotidien de la Capitale quelques faits surprenants sur l'épandage du purin sur les terres agricoles au Québec et en Ontario et les effets néfastes de cette pratique sur la santé humaine et environnementale du bassin versant des Grands Lacs .

Les élevages du Québec et de l'Ontario produisent autant de purin que les égoûts de 100 millions de personnes.

Selon Gord Miller, le commissaire en environnement de l'Ontario, la plus grande menace de l'eau en Ontario, ce n'est pas les déchêts toxiques, c'est le purin. Les autorités aiment donner le nom de nutriments au purin, surtout le purin des élevages industriels, accumulé dans les fosses, mariné et épandu sur les terres agricoles au printemps et à l'automne.

Depuis des années, on aime nous dire que l'E.coli et les autres pathogènes dans l'eau douce viennent des animaux de ferme et des humains, en sous-entendant que les deux sources ont une responsabilité égale. Mais une étude scientifique du Lac Huron s'est penché sur l'ADN de l'E.coli et a découvert que seulement de 1% à 3% de l'E.coli du lac vient des humains, et qu'environ 60% vient des animaux d'élevage. La balance est de source inconnue ou des animaux sauvages.

Il faut donc conclure que les égoûts humains ne sont pas le problème. Le problème, c'est l'épandage de purin au-delà de la capacité d'absorption du sol.

Pourtant, les lois sur la pollution au Canada et aux États-Unis se concentrent toujours sur les ennemis des années 1970: les industries chimiques qui déversaient leurs déchêts sur les rives des Grands Lacs. Çà, c'est le passé. C'est maintenant le temps de se concentrer sur la pollution comme celle de Walkerton. Il y a moins de poisons aujourd'hui, mais plus d'excréments d'animaux.

Ce problème menace plus que nos cours d'eau. Des scientifiques britanniques ont étudié les changements chez les bactéries au fil du temps. Dans le sol agricole, ils ont observé que les bactéries développent des signes génétiques de résistance à plusieurs antibiotiques. Le Professeur David Graham, qui a mené la recherche, dit que cela suggère une menace émergente pour la santé publique et environnementale.

Graham avance que la résistance aux médicaments des pathogènes infectueux est une menace connue. Cela devient souvent des "superbugs" qui infectent les gens, comme le SRAM (MRSA, ou staph) qui ne réagit plus à la méthicilline. Nous savons que les régions critiques où se trouvent des bactéries dans le sol résistantes aux médicaments sont souvent près des porcheries. Les cochons reçoivent des antibiotiques dans leur moulée d'une façon routinière, malades ou pas, et les médicaments sont évacués avec les excréments. À grands volumes, ceci est suffisant pour changer les bactéries dans le sol.

Mais les bactéries dans le sol ne nous touchent pas directement, n'est-ce-pas? Elles aident les récoltes et çà nous importe peu si elles résistent aux antibiotiques, oui?

Mais Graham nous précise que les bactéries inoffensives dans le sol peuvent transférer leurs gènes résistants à d'autres pathogènes qui provoquent des maladies chez l'humain, comme le SRAM, avec les résultats que l'on connaît. Car les bactéries ont cette facilité de s'échanger des gènes entre elles et de leur hôte.

Pourtant, le coordonnateur de COVABAR (Comité de concertation et de valorisation du Bassin de la rivière Richelieu) Marcel Comiré, s'empresse de dire publiquement et ce à chaque fois que je suis là pour l'entendre, qu'"une porcherie, il y a rien là", et que les citoyens de Richelieu sont les seuls à s'être objecté si vigoureusement à l'implantation d'une porcherie dans leur milieu. MENSONGES!
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"Misgivings about manure

What we do produce in enormous quantities is manure. Federal figures show that Ontario and Quebec together produce manure equivalent to the sewage from 100 million people. It is sprayed, mixed with water, on fields near the Great Lakes, especially lakes Huron and Erie, and the smaller St. Clair.

Miller (Gord Miller, environmental commissioner for Ontario) argued in his speech that the biggest threat to Ontario's water isn't toxic waste. It's manure.

Manure is called "nutrients" in official circles, but in reality it's foul-smelling brown stuff, especially the manure from factory farms that is kept in huge vats, fermenting a bit, and sprayed on fields in spring and fall. (And sometimes winter. They shouldn't do this because it runs off frozen land in spring into lakes and rivers, but people sometimes do it anyway.)

For years we've been told E. coli and other pathogenic material in fresh water comes from both farm animals and from humans, the implication that both groups are equally part of the problem. But a recent study of Lake Huron looked at the DNA of E. coli. It shows that only about one to three per cent of the lake's E. coli come from humans -- and about 60 per cent comes from livestock manure. The rest is either unknown or from wildlife.

So human sewage isn't the problem. The problem is the spraying of more animal manure than the land can soak up.

And yet Canadian and U.S. pollution regulations still focus on the enemies of the 1970s, the remnants of days when the chemical factories dumped waste material in a shallow hole out back, near the local river or lake. That's yesterday's problem. It's time to focus on the real, Walkerton-style pollution. There's less poison today, but more animal sewage.

This problem appears to threaten more than our waterways. At Newcastle University in England, scientists have been measuring how natural bacteria change over time. In farm soil, they've found something odd: soil bacteria are showing genetic signs of resistance to a variety of antibiotics. Professor David Graham, who led the research, said the findings suggest an emerging threat to public and environmental health.

Graham's point is that drug resistance in infectious disease bugs is a known threat. It most often takes the form of "superbugs" that infect people, often in hospitals. A common one is MRSA, a staphylococcus bug that resists the drug methicillin. We know that hot spots of drug-resistance in soil bacteria are often near hog farms. Pigs get antibiotics in their food regularly, sick or not, and the drugs are flushed out with the manure. In high volume, this is enough to change those soil bacteria.

But then again, soil bacteria don't affect us directly, right? They help crops grow, and it doesn't matter, does it, whether they can resist antibiotics?

Turns out these bugs may affect us after all. Back at Newcastle, Graham points out that harmless soil bacteria could pass on a resistant gene to a disease-causing pathogen, such as MRSA, with obvious consequences. (Bacteria are weird; they borrow genes from each other, and from their hosts.)"

Excerpts from article written by Tom Spears, member of the Ottawa Citizen's editorial board, published here: http://www.ottawacitizen.com/health/Misgivings%20about%20manure/3248981/story.html

That said, the coordinator of COVABAR, a non-profit-making organization that aims at developing a systemic approach so as to obtain an integrated administration of resources and activities, for a sustainable development of the whole valley of the Richelieu, Marcel Comiré, always make sure to say in public (when I'm in hearing range anyway) that there is nothing to worry about pig farms, and that Richelieu is the only town that had an uprising against its new pig farm. ALL LIES!

Thursday, July 1, 2010

Une rivière: plus qu'une source d'électricité

Photo: YannPerreau.com

"SADC Vallée de la Batiscan:des citoyens bloquent des projets?

Existe-t-il des citoyens qui «s'amusent» à bloquer systématiquement certains projets à saveur économique? C'est ce que semblent croire les administrateurs de la Société d'aide au développement local des collectivités de la Vallée de la Batiscan.

On peut en effet lire dans le rapport annuel de l'organisme qu'en plus de devoir combattre un dollar trop fort, une agriculture moribonde, une crise forestière, des désastres météorologiques et l'effritement de l'aide gouvernementale, les intervenants économiques ont, «comble de malheur, à faire face à certains citoyens qui s'amusent à bloquer systématiquement certains projets pouvant amener à nos petites collectivités de l'eau au moulin, soit des redevances importantes pouvant servir de levier de développement maintenant indispensable au maintien et à la croissance de nos infrastructures et services.»

Quand on demande au directeur de la SADC Vallée de la Batiscan s'il n'y a pas une leçon à tirer de ce dossier, il répond en pesant bien ses mots, qu'il y a peut-être eu des ratés au niveau communication mais en même temps, il estime qu'il existe des gens qui seront toujours tout à fait contre un projet d'entravement d'une rivière, peu importe comment on leur présente un projet.

«Mais en même temps, qu'ont-ils fait ces opposants-là pour faciliter le développement, pour utiliser la rivière pour obtenir des retombées économiques? On parlait quand même de plusieurs centaines de milliers de dollars de retombées par année, pendant longtemps. C'est beaucoup pour une petite municipalité.»

M. Mercure estime que c'est surtout le court délai pour tenir un référendum qui a joué contre le projet. Par ailleurs, lors de rencontres d'information, des ingénieurs ont été incapables de répondre à certaines questions, ce qui a créé de la suspicion même chez les gens en faveur du projet de barrage.

Cela dit, il admet qu'une rivière intacte peut représenter un actif économique, mais il répète qu'il est partisan du compromis."

Extraits d'un article écrit par Louise Plante publié dans Le Nouvelliste ici: http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/vie-regionale/des-chenaux/201006/28/01-4293729-sadc-vallee-de-la-batiscandes-citoyens-bloquent-des-projets.php

Je regrette, mais quand il s'agit de modifier l'aspect d'une rivière et ce d'une manière définitive, le prix à payer est toujours trop grand comparé aux "plusieurs centaines de milliers de dollars de retombées". Il n'y a pas assez d'argent sur la planète pour me compenser la perte du plaisir de me baigner dans la rivière Richelieu, propre, comme quand j'étais petite. Il n'y a pas assez d'argent sur la planète pour compenser la perte d'une espèce animale endémique à la région qui compte seulement quelques centaines de bêtes, et je parle ici du Chevalier cuivré.

C'est ce qu'on risque de perdre quand on coule du béton dans une rivière, quand on regarde seulement le côté financier d'un projet qui changera la qualité de vie des riverains, qui bousculera toute l'écologie d'un système aquatique: les pertes sont irréversibles et au delà de toute compensation monétaire.

Le pire, dans tout çà, c'est que le Québec continue à foncer droit devant, à détruire des rivières pour quelques kilowatts, sous prétexte que çà donne des emplois (comme le Québec continue d'implanter des nouvelles porcheries, même si le marché n'est pas là). "Au nom du développement économique régional, Hydro-Québec donne le feu vert à l'aménagement sur les rivières de 13 petites centrales pour produire une énergie dont la société d'État n'a pas besoin. Un investissement totalisant 500 millions $." aprenait-on hier: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201006/30/01-4294589-hydro-quebec-retient-13-projets-de-petites-centrales-hydroelectriques.php . Oui, vraiment, l'industrie du béton a des amis à la bonne place...Photo: YannPerreau.com

Too often, when people want to put on hold projects that risk changing a whole way of life forever, that risk the loss of complete species from the surface of the planet, developers and their cronies typically look down at them, and give them all kinds of ridiculous hidden agendas. In this case, people who do not want to dam one of the last big rivers of Quebec are accused of doing it "for fun". Who would want to go against the flow, of standing alone against big developers and risk public ridicule "for fun"?

Is money everything? Is there enough money on this planet to compensate for the loss of a wild river? For the loss of the pleasure of swimming in clear, clean wild water? For the loss of whole species found nowhere else on earth because of the shortsightedness of those who want to make money at the cost of everything else? For the loss of whole aquatic ecosystems for a few Kilowatt-hours?

Can one drink money? Can one swim in money? Can one catch money in a dammed river and eat it? Can one ride rapids of money?

Again yesterday, our Minister of Natural Resources was happy to announce 12 new dams to be built in Quebec rivers, all for a few jobs, she had to admit, because we don't really need those extra kilowatts! Just like new pig CAFOs: the market isn't really there, but we still keep on building them. The concrete lobby is much too powerful in Quebec.

Tuesday, June 29, 2010

Important déversement de purin dans une rivière

Photo: Suzanne Labbé

"Un bris mécanique sur une ferme a provoqué le déversement de 100 000 litres de purin dans une rivière, en Estrie, à moins d'un kilomètre d'une usine de traitement de l'eau. Qualifiée de «sérieuse» par le ministère de l'Environnement, la fuite survenue à Val-Joli est désormais maîtrisée. Elle cause toutefois bien des maux de tête aux résidants de la région, inquiets pour la qualité de leur eau.

«C'est une concentration assez importante, a indiqué Yvan Tremblay, coordonnateur régional des mesures d'urgence pour le ministère de l'Environnement. Des déversements d'excréments animaux dans les cours d'eau, il y en a au Québec. Mais dans des quantités semblables, et si près d'une usine de filtration, c'est très rare. Heureusement, d'ailleurs.»

C'est un résidant de Val-Joli, près de Sherbrooke, qui a alerté les autorités vendredi soir. Une odeur nauséabonde l'a convaincu que quelque chose ne tournait pas rond. Le ministère de l'Environnement a ensuite pu constater l'ampleur des dégâts: d'un élevage de veaux s'écoulait le purin directement dans la rivière Watopéka. Les spécialistes du Ministère sont vite parvenus à arrêter la fuite, mais 100 000 litres de purin étaient déjà dans la rivière.

À un kilomètre de là, en aval, se trouve l'usine de filtration d'eau de Windsor, une ville de 5500 habitants. Rapidement, le Ministère a constaté que l'eau qui parvenait à l'usine était contaminée. Le taux d'ammoniac de l'eau avoisinait hier 0,8 mg/litre contre 0,1 mg/litre habituellement. Il a donc fallu traiter l'eau en conséquence, et demander aux résidants de la faire bouillir par mesure de sécurité. Une cinquantaine de poissons morts jonchaient les berges de la rivière, hier. Le purin siphonne l'oxygène présent dans l'eau et asphyxie les poissons.

Selon Yvan Tremblay, il ne reste plus qu'à attendre. «On ne peut pas sortir le purin de l'eau, car il est soluble», a indiqué l'expert du ministère de l'Environnement. «Il ne reste plus qu'à laisser la nature travailler pour nous», a-t-il expliqué."

Extraits d'un article écrit par Gabriel Béland dans La Presse ici:
http://www.cyberpresse.ca/environnement/201006/28/01-4293713-important-deversement-de-purin-dans-une-riviere.php

L'une des 2 fosses à purin de porcs à Richelieu peut contenir 1 million de litres de purin, et se trouve à quelques kilomètres en amont de la prise d'eau potable de Richelieu, Chambly et Marieville. "Une porcherie, il y a rien là!", n'est-ce-pas, Marcel Comiré de COVABAR? Jusqu'à ce que le purin se ramasse dans votre verre d'eau! Il faut se rappeler qu'il y a eu un déversement de purin de porc à Richelieu le 26 avril 2010 qui a nécessité l'intervention d'Urgence Environnement: http://www.eauquebec.com/ministere/urgence_environnement/urgence.asp?dossier=7110-16-10-5505701
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One hundred thousand liters of liquid manure in a river, fish kill, contaminated water filtration plant and drinking water for 5,500 people, but all the Environment Ministry's expert has to say is that we can't take it out of the river and we'll have to wait till Nature does its work. Isn't that Quebec's Golden Rule?