Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Thursday, May 5, 2011

Fongicide contribue au déclin des amphibiens

Photo: birderslounge.com

Des chercheurs de l'université du sud de la Floride viennent de rendre publique les résultats d'une étude qui démontre qu'un fongicide populaire pourrait aider à la disparition des amphibiens tout en nuisant à la santé des grenouilles qui y survivent. Les têtards de grenouilles qui sont exposés à différentes concentrations, parfois moins, parfois plus que les concentrations trouvées dans l'environnement, meurent en quelques jours, à des taux variant selon les espèces. Des études précédentes faites avec des vairons, des truites, des palourdes et des puces d'eau avaient rapportés les mêmes résultats. Les produits chimiques ont longtemps été soupçonnés d'être partiellement coupables d'une population décroissante d'amphibiens. Cette étude est importante parce qu'elle est l'une de quelques exemples où la haute mortalité des grenouilles s'est produite à des concentrations habituellement trouvées dans l'environnement.

Le fongicide dont il est question ici est le chlorothalonil: c'est un pesticide à usage général utilisé surtout pour tuer les moisissures, le mildiou et les autres champignons sur les terrains de golf, les pelouses et les cultures, surtout les arachides, les pommes de terre, le maïs et des fruits. Il est aussi utilisé pour éliminer des bactéries et d'autres microbes, des insectes et des algues.

Le chlorothalonil est l'un des fongicides synthétiques les plus employés aux États-Unis. Presque 9 millions de livres sont épandus sur les récoltes et les pelouses par année. Le fongicide est surtout utilisé dans la partie nord-est et sud-est des É.-U., dans les régions autour des Grans Lacs et en Californie. Sur le marché, on le retrouve portant les marques Bravo, Daconil et Mold-Ex.

Les gens sont exposés directement au chlorothalonil quand ils épandent le produit, mangent les récoltes arrosées, ou boivent de l'eau contaminée par le ruissellement provoqué par irrigation ou à cause de la pluie. Ce fongicide a été mesuré dans des eaux de surface (cours d'eau ou lacs), dans de l'eau de pluie, et même dans des spécimens d'air. Le chlorothalonil est dans la même classe de pesticides que le DDT dont l'usage est interdit depuis des décennies mais qui persiste toujours dans l'environnement.

L'EPA classifie le chlorothalonil comme un carcirogène probable chez les humains. Dans des recherches en laboratoire, les animaux exposés à des concentrations élevées de ce chimique souffrent de lésions de la peau et développent des tumeurs à l'estomac et aux reins.

Dans une étude récente impliquant 150 mères enceintes du New Jersey, 97% des mères mesuraient des niveaux détectables de chlorothanolonil dans leur sang.

Des études précédentes avaient rapporté que ce fongicide tue une variété d'espèces aquatiques à des niveaux semblables trouvés dans la nature, dont des vairons, des truites, des palourdes et des puces d'eau. Le chlorothalonil est l'un des chimiques utilisés en agriculture qui est le plus concentré dans les ruches d'abeilles à miel. À cause de cela, certains pensent que ce chimique est l'un de ceux qui contribuent au déclin des abeilles.

Il y a longtemps que l'on pense que les chimiques employés en agriculture jouent un rôle dans les réductions des populations d'amphibiens. Plusieurs pensent que les grenouilles sont une espèce sentinelle qui sonne l'alarme lors des conditions environnementales dangereuses. Une fois dans l'environnement, le chlorothalonil peut se déplacer à grandes distances et contaminer des régions montagneuses qui sont à l'épicentre des populations décroissantes de grenouilles.

En plus de souffrir d'une perte d'habitat, les grenouilles souffrent de plus en plus de maladies infectieuses. De nos jours, une maladie fongique cutanée diminue considérablement les populations globales d'amphibiens. Le chlorothalonil nuit au système immunitaire des palourdes et des truites. Chez les ouvriers agricoles, l'exposition à ce chimique est souvent associé à des dermatites et des dommages aux cellules immunitaires.

De plus, cette étude rapporte que l'exposition au chlorothalonil tue les têtards de grenouille à des concentrations beaucoup plus basses que celles trouvées dans l'environnement. Et les chercheurs ont trouvés que les têtards qui ont survécu à l'exposition du fongicide peuvent souffrir ensuite d'un système immunitaire affaibli ou stressé. Cela est préoccupant car met en doute la bonne santé des grenouilles qui survivent et leur habileté à combattre les infections.

Ensemble, ces découvertes avancent que l'exposition au chlorothanlonil peut impacter les populations d'amphibiens de 2 façons. Un: le fongicide peut tuer immédiatement les têtards. Deux: il peut tuer indirectement les grenouilles en affaiblissant leur système immunitaire et les rendre plus susceptible d'attraper des maladies infectieuses.

L'étude démontre aussi que peu importe les concentrations faibles ou élevées, mais pas nécessairement à des niveaux intermédiaires, le fongicide augmente le taux de mortalité et les niveaux d'hormones de stress. Cela va contre la croyance populaire qui veut que les concentrations les plus élevées d'un chimique font toujours le plus de dommages. Plutôt, l'étude appui l'hypothèse plus récente qui avance qu'une variété de chimiques agricoles ont des effets nocifs à des concentrations très basses, comme ce qui se retrouve dans l'environnement naturel.Photo: dnr.state.il.us

"A common fungicide kills frog tadpoles, may contribute to amphibian declines.

Researchers at the University of South Florida report that a widely used fungicide may contribute to declines in amphibian populations and affect fitness of surviving frogs. Frog tadpoles exposed under varying conditions to levels lower and higher than those predicted to be in the environment died within days, but the rates depended on the species. Prior studies in minnows, trout, clams and water fleas report similar results. Chemicals have long been proposed to play a role in decreasing numbers of amphibians. This study is important because it is one of a handful of examples where high mortality was seen in frogs exposed to levels of fungicide that are realistically present in the environment.

Chlorothalonil is a broad-spectrum pesticide mainly used to kill mold, mildew and other fungi on golf courses, lawns and crops – predominantly, peanuts, potatoes, corn and fruit. It is also used to eliminate bacteria and other microbes, insects, and algae.

Chlorothalonil is one of the most widely used synthetic fungicides in the United States. Every year, nearly nine million pounds are applied to crops and turf. The fungicide is most commonly used in the northeast, southeast, the Great Lakes region and California (USGS 2002). It is commercially available under a host of brand names, including Bravo, Daconil, and Mold-Ex.

People are directly exposed to chlorothalonil when they apply the chemical, eat crops that have been sprayed with it, or drink water contaminated by runoff from irrigation or rain. The fungicide has been detected in surface water, rain and air samples (Sakai 2002, Scott et al. 2002). Chlorothalonil is in the same chemical family as the pesticide DDT, which has been banned for decades yet continues to persist in the environment.

The U.S. Environmental Protection Agency (EPA) classifies chlorothalonil as a probable carcinogen in humans. In laboratory studies, animals exposed to high levels of the chemical develop skin lesions and stomach and kidney tumors (EPA 1999).

Among a group of 150 pregnant mothers from New Jersey, a recent study reported that 97 percent of moms had detectable levels of chlorothanolonil in their blood (Barr et al. 2010). The fungicide was not associated with adverse birth outcomes like low body weight and small head size.

Previous studies report that the fungicide kills a range of aquatic species at environmentally realistic levels, including minnows, trout, clams and water fleas (Sakai et al. 2002, Scott et al. 2002, Ernst et al. 1991, Sherrard et al. 2003). Chlorothalonil is one of the most heavily concentrated agrochemicals found in bee hives (Mullin et al. 2010). Because of this, some speculate that it is one of several chemicals that may contribute to colony collapse disorder.

Agrochemicals have also long been proposed to play a role in global reductions in amphibian populations. Frogs are viewed by many as sentinels of dangerous environmental conditions for other living creatures. Once released in the environment, chlorothalonil can move vast distances and contaminate mountain regions, which are epicenters of declining frog populations.

In addition to habitat loss, frogs are increasingly hard hit by infectious disease. Currently, a fatal skin fungus is severely diminishing global amphibian populations. Chlorothalonil suppresses immune function in oysters and trout (Baier-Anderson et al. 2000, Gagnaire et al. 2006, Shelley et al. 2009). In field workers, exposure is associated with contact dermatitis and immune cell damage (Lebailly et al. 1998, Penagos et al. 2002).

Additionally, this study reports that exposure to chlorothalonil kills frog tadpoles at levels far below those currently found in the environment. And, researchers found that tadpoles that survived exposure to the fungicide may have weakened or stressed immune systems. This raises critical concerns about the general health and fitness of surviving frogs and their ability to fight off infections.

Together, these findings suggest that chlorothalonil exposure can impact amphibian populations in two different ways. One, the fungicide can directly kill tadpoles. Two, it can indirectly kill frogs by weakening their immune systems and rendering them more susceptible to infectious disease.

The study also reported that low or high levels, but not intermediate levels, of the fungicide increase tadpole death and stress hormone levels. This is at odds with the conventional belief that higher concentrations of a chemical always cause greater harm. Instead, the study supports the growing concept that a wide variety of agrochemicals have adverse effects at very low, environmentally relevent levels."

Excerpts of article published on Environmental Health News' Website here: http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/newscience/fungicide-kills-tadpoles-may-contribute-to-amphibian-declines/

Wednesday, May 4, 2011

Barrages dans les parcs nationaux

Photo: Ron Watts/Corbiss

Un nouveau rapport ouvre à nouveaux les plaies des environnementalistes de l'ouest: la série de barrages sur la rivière Colorado a transformé irrévocablement les habitats de l'un des plus aimés des parcs nationaux des États-Unis. Les barrages nuisent à l'écoulement de l'eau, les volumes varient imprévisiblement, changeant la température de l'eau et modifiant le trajet du cours d'eau, endommageant ainsi des ruines fragiles et mettant en danger la survie même des espèces endémiques, selon un rapport du National Parks Conservation Association.

"Sans aménagements adéquats, les paysages si admirés des rives dans les parcs nationaux seront diminués considérablement, endommageant irrémédiablement en un siècle des écosystèmes qui auraient pris 6 millions d'années pour se former." dit David Nimkin, le directeur régional de la partie sud-ouest du NPCA.

Par exemple, au Dinosaur National Monument, au Grand Canyon National Park et au Black Canyon du Gunnison National Park, la rivière Colorado et ses affluents du Gunnison avaient l'habitude d'avoir des crues, selon le rapport, et la végétation riveraine a envahi certaines des rives. Dans le Grand Canyon, les sites de camping qui était disponibles auparavant sur les rives sablonneuses du Colorado il y a quelques décennies sont maintenant embroussaillés, selon le rapport.

Sur Lake Powell, un lac formé par le barrage Glen Canyon qui avait été dans la mire de groupes environnementaux dans les années 1950 mais qui s'est construit tout de même, les niveaux d'eau à la baisse permettent maintenant d'admirer des pétroglyphes anciens et des ruines et attirent des touristes et leurs embarcations. Ces trésors sont très peu protégés par les employés du parc, selon le rapport.

Le rapport continue à déplorer que plusieurs des problèmes pourraient être adressés sans impacter sérieusement la puissance hydro-électrique fournie par la suite de barrages sur la rivière et ses affluents, énergie qui alimente la région dont la population augmente rapidement.
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"Colorado River parks dammed, report finds

A report released Tuesday (April 26 2011) reiterates one of Western environmentalists' biggest gripes -- the network of dams along the Colorado River have irrevocably transformed the habitats of some of the country's most treasured national parks.

The dams make the flow of water along the river erratic, changing river temperatures as well as its shape, damaging fragile ruins and pushing native species to the brink, according to the report from the National Parks Conservation Assn.

"Without proper management, the landscapes that make the national parks located on its banks and its tributaries so incredible will be severely diminished, irreparably damaging in about a century’s time iconic ecosystems that was slowly formed over a period of 6 million years,” said David Nimkin, the southwestern regional office director of NPCA.

For example, in Dinosaur National Monument, Grand Canyon National Park and Black Canyon of the Gunnison National Park, the Colorado and its tributary of the Gunnison used to flood each spring, washing away large plants from river banks. But the floods have been eased by dams upriver from the parks, according to the report, and riparian vegetation has overtaken some of the banks. In the Grand Canyon, campsites that were once available on the sandy banks of the Colorado decades ago are now overgrown, the report says.

On Lake Powell -- created by the Glen Canyon dam, ferociously and unsuccessfully fought in the 1950s by environmental groups -- receding water levels have made ancient petroglyphs and ruins suddenly accessible to recreational boaters, with little protection by park staff, the report says.

It contends that many of the issues could be managed without seriously affecting the hydroelectrical power that the network of dams on the river and its tributary provide to the rapidly-growing region."

Excerpts of article written by Nicholas Riccardi published in The Los Angeles Times here: http://latimesblogs.latimes.com/greenspace/2011/04/colorado-river-dams.html

Tuesday, May 3, 2011

Agriculture - cacher la vérité sur l'élevage intensif



Voici une traduction libre d'un éditorial dans le prestigieux quotidien The New York Times.

Cacher la vérité sur les fermes industrielles.

Un client qui fait son épicerie dans une grande chaîne et qui achète du bœuf haché, des oeufs ou du lait a toutes les raisons et tous les droits de se questionner sur les méthodes de leur production. La réponse, quand il s'agit d'agriculture intensive, est bien cachée derrière des portes closes, et l'industrie aime bien cela ainsi. Dans au moins 3 états, l'Iowa, la Floride et au Minnesota, les lois vont de l'avant et déclareront que les opérations d'infiltration dans les élevages industriels, surtout prendre des photos et des vidéos, comme étant des activités criminelles. Ces lois n'ont qu'un seul but: pour cacher les conditions d'élevages dans ces bâtiments du regard du public qui commence à penser sérieusement aux droits des animaux et de la façon que la nourriture est produite.

Ces projets de lois partagent certains points en commun. Leur définition de l'agriculture est trop large: elle inclue les usines à chiots, par exemple. Ils considèrent les enquêteurs anonymes et les dénonciateurs comme s'ils étaient des terroristes décidés à faire du mal au bétail et endommager les installations. Ils criminaliseraient les reportages sur la production des récoltes également. Et ils sont appuyés par les gros canons de l'agriculture industrialisée: Monsanto, le Farm Bureau, les associations qui représentent les producteurs de porcs, l'industrie laitière et les éleveurs de bovins, ainsi que ceux de la volaille et les producteurs de soya et de maïs-grain.

Dénoncer les activités de l'industrie du bétail est une démarche secrète depuis Upton Sinclair. Presque toutes les améliorations importantes en qualité de vie des animaux en agriculture ainsi que les améliorations en sécurité alimentaire, se sont réalisées parce que quelqu'un avait dénoncé les conditions déplorable de leur vie et de leur mort. L'élevage intensif enferme les animaux qui vivent entassés dans des conditions artificielles et souvent insalubres. Nous devons en savoir plus, pas moins, sur ce qui se passe derrière ces portes closes.Photo: Matt Niebuhr

"Hiding the Truth About Factory Farms

A supermarket shopper buying hamburger, eggs or milk has every reason, and every right, to wonder how they were produced. The answer, in industrial agriculture, is “behind closed doors,” and that’s how the industry wants to keep it. In at least three states — Iowa, Florida, and Minnesota — legislation is moving ahead that would make undercover investigations in factory farms, especially filming and photography, a crime. The legislation has only one purpose: to hide factory-farming conditions from a public that is beginning to think seriously about animal rights and the way food is produced.

These bills share common features. Their definition of agriculture is overly broad; they include puppy mills, for instance. They treat undercover investigators and whistle-blowers as if they were “agro-terrorists,” determined to harm livestock or damage facilities. They would criminalize reporting on crop production as well. And they are supported by the big guns of industrial agriculture: Monsanto, the Farm Bureau, the associations that represent pork producers, dairy farmers and cattlemen, as well as poultry, soybean, and corn growers.

Exposing the workings of the livestock industry has been an undercover activity since Upton Sinclair’s day. Nearly every major improvement in the welfare of agricultural animals, as well as some notable improvements in food safety, has come about because someone exposed the conditions in which they live and die. Factory farming confines animals in highly crowded, unnatural and often unsanitary conditions. We need to know more about what goes on behind those closed doors, not less."

Editorial published in The New York Times here: http://www.nytimes.com/2011/04/27/opinion/27wed3.html?_r=1#

Monday, May 2, 2011

Rivière Richelieu - un paysage en devenir

La journée précédente, l'eau était à 6 au Barrage Chambly:
et le 1 mai, à midi, c'est à 8:
Le Barrage Chambly fait des geyser:
et à ses pieds, un seul arbre tient bon:
En aval de la vieille centrale, juste avant midi, un saule pleureur est toujours là (à la droite des remous blancs):
Mais bientôt, le courant l'emporte



Ensuite une rangée d'arbres tiennent pour un bout de temps
Mais bientôt 3 mastodontes sont les prochaines victimes (à la droite)

Lentement, mais sûrement, un à un les arbres trébuchent et se font emporter, tandis que l'île se fait gruger par la force du courant:



Je pense à toutes les petites bêtes qui s'y étaient installées. Les oiseaux qui avaient déjà délimité leur territoire, commencé à faire leurs nids. J'ai vu plusieurs canards (malards, garrots) voler en toutes directions. Avaient-ils commencé à pondre? Pourront-ils se refaire un autre nid ailleurs?

De mon côté de la rive, j'ai vu un couple de carouges à épaulettes chercher leur nid dans un bosquet de vinaigriers inondé. Çà faisait pitié de voir la femelle voler d'un arbre à l'autre, cherchant son nid à fleur d'eau, le mâle la suivant partout.

Gaz de schiste - un géoloque donne son opinion

Photo: Marc Durand

Allen Hubbard vit en Caroline du Nord et a travaillé pendant 20 ans pour les pétrolières. Il doit savoir de quoi il parle. Il a écrit une courte lettre d'opinion qui a été publiée en ligne sur un média virtuel. J'ai pensé traduire sa petite note:

Les risques de la fracturation hydraulique.

En tant que géologue qui a travaillé pendant 20 ans pour l'industrie pétrolière, j'en connaîs pas mal sur les fluides dans les environnements souterrains.

Le forage horizontal et la fracturation hydraulique dans le roc avec des chimiques très toxiques est une affaire très risquée quand il s'agit de protéger les aquifères d'eaux souterraines. L'étendue de la fracturation et la migrations des chimiques ne peuvent pas être prédits avec certitude à cause des fissures existantes et les failes dans le roc qui sont présentement inconnus. Il peut y avoir un encadrement sévère et toutes les lois sécuritaires par la suite, mais les gens font des erreurs, parfois, et quand ils en font, les effets sur les usagers de puits d'eau potable seront à grande échelle et catastrophiques.

De plus: la fracturation hydraulique survient au moment où la poussée républicaine dans le House de l'état (Caroline du Nord) fait du DENR (Département de l'Environnement et des Ressources Naturelles) une institution plus avenante pour l'industrie tout en lui coupant son budget. Le DENR devrait travailler pour nous, pas pour eux.

J'ai de l'expérience personnelle avec les industries pétrolière et gazière. Elles sont multinationales, très riches, et habituées à faire ce qu'elles veulent. Elles essayeront de nous en faire passer autant qu'elles pourront. Le DENR aura un besoin criant en main-d'oeuvre, en financement. Le DENR n'aura pas assez d'avocats et manquera de motivation.

Nous savons déjà que les Triassic shales contiennent du gaz à cause des épouvantables explosions dans les mines de charbon du début des années 1900, mais les bienfaits ne dépassent certainement pas les risques.

Allen Hubbard
Lincolnton, Caroline du NordPhoto: Keith Srakocic

"Fracking risks

As a geologist who has spent 20 years in the oil industry, I know more than a little about fluids in subsurface environments.

Horizontal drilling and fracturing the rock with highly toxic chemicals is a highly risky business when it comes to protecting groundwater aquifers. The extent of the fracturing and the migration of the chemicals cannot be predicted with certainty because of existing faults and fractures in the rock that are presently unknown. There can be strict oversight and all safety regulations can be followed, but people sometimes make mistakes; and when they do the effects on water well users will be widespread and catastrophic.

In addition: Hydrofracking is emerging at a time when the Republican thrust in the state House is toward making DENR more "industry friendly" and cutting funding. DENR should be working for us, not them.

I have first-hand knowledge of these oil and gas producers. They are multinational, are extremely wealthy, are used to getting their way and will try and get away with anything they can. DENR will be woefully understaffed, underfunded, underlawyered and under-motivated.

We know the Triassic shales contain gas because of the awful coal mine explosions that took place in the early 1900s, but the benefit certainly does not outweigh the risk.

Allen Hubbard,

Lincolnton (NC)"

Letter of opinion published here: http://www.newsobserver.com/2011/05/01/1164155/washed-away-our-water-woes.htmlPhoto: Le Courrier Sud

Sunday, May 1, 2011

Rivière Richelieu, 1 mai 2011

Hé bien! Ce que je pensais prendrait plusieurs décennies est arrivé cette nuit! L'eau a fait son travail, et une autre section de l'Île Saint-Jean est partie!

Le déversoir et l'Île Saint-Jean le 28 avril 2011:
et aujourd'hui:
La pancarte de Conservation de la Nature le 28 avril 2011:
et aujourd'hui:

Les pluies printanières, la pollution et le Lac Champlain

Photo: kathryncramer.com

Les inondations du printemps contribuent à la pollution du Lac Champlain, grand lac d'eau douce qui se draine principalement dans la rivière Richelieu. Les inondations de cette année ont arraché des routes et endommagé des propriétés riveraines, mais auront un impact environnemental également.

Les eaux de ruissellement ont délavé le phosphore et d'autres polluants vers le lac. De plus, les changements climatiques pourraient empirer le problème.

Dans la communauté d'Essex Center, la rivière Brown's River est habituellement un petit ruisseau bien calme qui méandre doucement vers la Winooski River. Mais durant la dernière de semaine d'avril, la Brown's River et les autres ruisseaux dans la région ont débordé de leur lit et ont inondé un champs près de la maison de David Cota: "Oui, çà fait une semaine qu'ils épandent du purin dans les champs." dit-il en regardant l'épandeur qui a dû s'immobiliser à cause de la hausse du niveau de l'eau brune. "Je ne sais si il en est resté ou pas. C'est probablement tout parti vers le Lac Champlain à cette heure-ci, maintenant que toute la vallée est inondée."

Les temps sont durs pour le lac à ce temps-ci de l'année: les rivières en crue délave les excréments d'animaux, les égouts et les sédiments de terre vers les cours d'eau. Le principal problème est le phosphore, un nutriment qui alimente les floraisons d'algues qui affligent le lac.

Eric Smeltzer est l'assistant gérant du programme de réhabilitation des écosystèmes de l'état. Il dit que les crues érodent les rives des ruisseaux et que l'érosion contribue également à l'intrant du phosphore: "Je m'attends qu'en 2011, la quantité de phosphore qui s'accumule dans le Lac Champlain viendra surtout de la semaine passée. Quand l'eau est aussi haute, non seulement plus d'eau charrie le phosphore, mais les concentrations en phosphore sont plus élevées à cause de l'érosion. C'est donc un double coup pour le lac."

Le projet d'assainissement pour le Lac Champlain du Vermont est basé sur une année relativement sèche: 1991. Ce projet est à être rédigé de nouveau par l'EPA, et sera probablement ré-ajusté pour réfléter la météo et les précipitations de la dernière décennie. Mais les précipitations pourraient être encore plus abondantes. Une étude de recherche faite l'année dernière par Conservation de la Nature avait prédit que les changements climatiques apporteront plus de précipitations dans le bassin versant du Lac Champlain.

Louis Porter de la Conservation Law Foundation dit que si plus de pluie deviendra la normale, la société devra s'ajuster, comme elle le fait avec la pollution de l'eau. :"Et cela veut dire que nous devons avoir plus de capacité dans nos systèmes de prévention si nous voulons encaisser toute cette eau et gérer les précipitations abondantes. Nous devons donc s'arranger pour que les champs agricoles puissent absorber plus d'eau sans ruissellement. Nous avons besoin de plus de capacité dans nos systèmes d'eaux pluviales pour éviter des débordements là aussi. Et nous avons besoin de plus de capacité dans nos usines de traitement d'eaux usées."

Les inondations de ce printemps sont un phénomène naturel, vous rappellera Mike Kline. Il est à la tête du programme des rivières à l'agence des ressources naturelles de l'état. Il dit que quand une rivière déborde de son lit, la plaine inondable aide à ralentir l'écoulement du cours d'eau et à absorber les sédiments: "Parce qu'elle est la valve de sécurité pour absorber les pressions sur la rivière. Si la rivière peut déborder dans sa plaine inondable, l'érosion des rives sera moins sévère, ce qui diminue la pollution qui se rend au lac." Kline dit que le conflit et les dommages fait aux propriétés surgissent quand les populations occupent les endroits où la rivière déborde en construisant des routes et des bâtiments au cours des années. Il dit que le défi est de travailler avec les communautés pour protéger ces régions de plaines inondables.


"Spring Floods Contribute To Lake Champlain Pollution

(Host) The spring floods that have torn up roadways and damaged lakefront property are having an environmental impact as well.

The high water has washed phosphorus and other pollutants downstream into Lake Champlain.

As VPR's John Dillon reports, climate change could make the problem worse.

(Dillon) The Brown's River in Essex Center is normally a placid stream that meanders into the Winooski River. This week (last in April 2011) the Brown's River and another nearby stream jumped their banks - and inundated a field near David Cota's house.

(Cota) "Yeah, they've been out here spreading liquid manure now for a week."

(Dillon) Cota was looking at a manure spreader whose work was halted by the rising brown water.

(Cota) "Whether or not any of it's still here or not, I don't know. It's probably all headed to Lake Champlain by now this whole valley here being flooded now."

(Dillon) This time of year is hard on the lake, as raging rivers wash animal waste, sewage and soil sediment downstream. The main problem is phosphorus, a nutrient that feeds the algae blooms that plague the lake.

(Smeltzer) "I expect in terms of the amount of phosphorus that comes to Lake Champlain in 2011 we're going to see a really big chunk of it having come down just in this past week."

(Dillon) Eric Smeltzer is acting manager of the state's ecosystem restoration program. He says high water can scour out stream banks and that the erosion also contributes to the phosphorus load.

(Smeltzer) "When you get flows this high not only do you have more water carrying phosphorus, you actually have higher phosphorus concentrations in the water because of these processes, the added erosion that's caused. So it's almost a double whammy when you look at it that way."

(Dillon) Vermont based its Lake Champlain phosphorus clean up plan on a relatively dry year - 1991. That plan is now being re-written by the Environmental Protection Agency, and it will likely be re-adjusted to reflect the wetter weather of the past decade.

And it may get even wetter. A research study done last year for The Nature Conservancy predicted that climate change will bring more precipitation to the Lake Champlain basin.

Louis Porter of the Conservation Law Foundation says if more rainfall is the new normal, then society will have to adjust the ways it handles water pollution.

(Porter) "And what that means is that we have to have more capacity in all of the prevention system we have to take up water and to deal with large precipitation events. So we need more capacity on farm fields not to have run-off. We need more capacity in our stormwater system to prevent run off there. And we need more waste water plant capacity to handle loads there."

(Dillon) But floods like we're seeing this spring are natural events, a fact that Mike Kline is quick to point out. Kline is head of the rivers program at the state Agency of Natural resources. He says when a river goes over its banks, the floodplain helps slow the stream's flow and absorb sediment.

(Kline) "Because they're the pressure relief valve of the river. If the river can get out on its floodplain, it's going to be less erosive of those stream banks, which means less pollution into the lake."

(Dillon) Kline says the conflict - and property damage - occurs because people historically have put highways and buildings in places where rivers flood. He says the challenge is to work with communities to protect those floodplain areas.

For VPR News, I'm John Dillon in Montpelier. "

Excerpts from radio show on VPR, transcript published here: http://www.vpr.net/news_detail/90707/Photo: MarcelAubry